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Full text of "Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives par Cl. Deciv & J. Vaissete. [Édition accompagnée de dissertations & notes nouvelles contenant le Recueil des inscriptions de la province, continuée jusques en 1790 par Ernest Roschach]"

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PRÉFACE 


DOM  Vaissete,  après  la  publication  du  cinquième  volume  de  son 
ouvrage,  avait  encore,  pour  remplir  le  cadre  qu'il  s'était  tracé,  à 
écrire  les  annales  de  la  Province  jusqu'à  la  mort  de  Louis  XIV 
&  à  dresser  les  listes  de  ses  dignitaires,  tant  laïques  qu'ecclésiastiques. 
M.  Ed.  Dulaurier,  directeur  de  la  présente  édition,  a  raconté  ailleurs  les 
vicissitudes  qu'eut  à  subir  cette  continuation;  toujours  ajournée,  confiée  à 
des  disciples  souvent  peu  dignes  de  leur  savant  prédécesseur,  elle  n'était 
encore  qu'ébauchée  quand  la  Révolution  vint  pour  un  temps  détourner 
l'attention  publique  de  toutes  les  questions  scientifiques. 

Fidèles  aux  traditions  laissées  par  leurs  devanciers,  les  nouveaux  éditeurs 
ont  jugé  nécessaire  de  remplir  le  cadre  indiqué  par  dom  Vaissete;  la 
partie  la  plus  utile  de  ce  complément,  confiée  à  M.  E.  Roschach,  forme  les 
tomes  XIII  8c  XIV  de  cette  édition,  &  fera  connaître,  dans  son  ensemble 
St  dans  ses  détails,  l'histoire  du  Languedoc  jusqu'en   1790. 

IV.  a 


vi  PRÉFACE. 

Quant  aux  listes  des  dignitaires   ecclésiastiques,   sachant  combien  celles 
qu'avait  données  le  Gallia  Christiana  sont' iiiiparfai tes  &  espérant  trouver  assez 
de  textes  inédits  pour  les  corriger  &  les  compléter,  M.  E.  Mabille  voulait 
faire  de  ce  travail  une  des  parties  les  plus  utiles  du  livre.  Malheureusement, 
les  documents  sur  lesquels  il  avait  compté  lui  manquèrent}  notre  savant  & 
regretté  collaborateur  s'aperçut  bientôt  qu'il  lui  fallait  se  restreindre.  Si  pour 
certaines  abbayes,  pour  certains  diocèses,  des  travaux  modernes,  plus  déve- 
loppés que   l'ouvrage  des  Bénédictins,  si  des  fonds  d'archives  inexplorés  par 
eux,  permettaient  d'obtenir  des  résultats  beaucoup  plus  précis,  pour  d'autres, 
au  contraire,  dont  les  titres  avaient  été  détruits  ou  dispersés,  force  était  de 
suivre  leur  trace.   Plus  d'une  fois,  il  a  fallu  s'en  tenir  au  Gallia,  heureux 
quand  une  exacte  révision  des  notes  des  Bénédictins  rendait  possibles  quel- 
ques légères  corrections.  On  peut  donc  reprocher  à  ce  travail  de  n'être  pas 
aussi  définitif  que  M.  Mabille  espérait  le  faire  j   il    pourra   tout  au  moins 
remplacer  le  Gallia  Christiana,  où  les  Eglises  du  Languedoc  sont  dispersées 
dans  quatre  ou  cinq  volumes,  disposition  qui  rend  l'usage  de  cette  collection 
assez  incommode.   Hâtons -nous   d'ajouter  qu'un   certain    nombre  de  Notes 
ne  laissent  pas  que   de  fournir  des  renseignements  nouveaux;   nous  nous 
permettrons  de  signaler  aux  lecteurs  érudits   les  Notes  sur  les  Églises  du 
Puv  tk  d'Elne,  sur  les  abbayes  de  Saint-Sernin  de  Toulouse,  du  Canigou, 
de  Villemagne,  de  Candeil,  de  Boulbonne,  de  Grandselve,  de  Belleperche, 
de  Bonnefoy,  &  beaucoup  d'autres  qui,  résumant  des  ouvrages  plus  ou  moins 
récents  ou  employant  des  documents  encore  inédits,  contiennent  nombre  de 
faits  inconnus  Se  rectifient  constamment  les  listes  des  Bénédictins. 

A  la  suite  des  Notes  sur  tel  ou  tel  établissement  en  particulier,  nous  avons 
placé  d'autres  Notes  ou  plutôt  des  dissertations  sur  les  établissements  reli- 
gieux des  différents  diocèses.  Dans  ce  supplément  nous  avons  fait  entrer  les 
matières  les  plus  diverses  :  renseignements  sur  d'anciennes  abbayes  suppri- 
mées de   bonne   heure,   sur  les   ordres   mendiants,  sur  les  domaines  £<  la 


PRÉFACE.  vij 

puissance  des  évêques,  &c.  On  y  trouvera  l'histoire  détaillée  des  principales 
seigneuries  ecclésiastiques  du  Lang-uetloc,  celle  des  chapitres  cathédraux,  Sec. 

Parmi  ces  travaux,  faits  en  général  directement  sur  les  sources  &  accom- 
pagnés de  textes  importants  publiés  en  note,  nous  citerons  ceux  qui  concer- 
nent Albi,  Narbonne,  Toulouse,  Agde,  Béziers,  Saint-Bertrand  de  Comminges, 
Saint-Papoul,  Rodez,  8<,c.  Les  livres  imprimés,  les  documents  manuscrits, 
tout  ce  que  nous  avons  pu  découvrir  a  été  compulsé  par  nous,  &  nous 
donnons  quantité  de  renseignements  utiles  pour  l'histoire  locale.  Nous  n'avons 
point  cherché  à  être  absolument  complet;  il  nous  aurait  lallu  pour  cela 
deux  ou  trois  volumes,  au  lieu  de  deux  cent  cinquante  pages.  Nous  avons 
seulement  voulu  mettre  à  la  portée  de  tous  des  matériaux  souvent  dispersés, 
des  renseignements  épars  dans  des  livres,  ou  des  recueils  difficiles  à  réunir. 

En  tête  du  volume  ont  été  placées  les  Notes  du  tome  II  de  dom  Vaissete, 
dissertations  pour  la  plupart  bien  supérieures  à  celles  du  tome  I,  &  dans 
lesquelles  il  était  difficile  de  trouver  quelque  chose  à  reprendre;  M.  Mabillc 
s'est  contenté  d'y  faire  quelques  additions;  il  a  traité  notamment  avec  un 
certain  développement  la  question  de  n)rigine  de  Constance,  troisième  femme 
du  roi  Robert,  que  dom  Vaissete  voulait  rattacher  à  la  famille  des  comtes  de 
Toulouse;  il  a  encore  étudié  à  nouveau  la  généalogie  des  comtes  de  Gévau- 
dan  S<  les  questions  subsidiaires  qui  s'y  rattachent. 

A  la  suite  de  cette  préface,  on  trouvera  les  sommaires  des  Notes  tant 
anciennes  que  nouvelles,  la  table  des  documents  publiés  dans  les  notes  de 
bas  de  pages,  8t,  à  la  fin  du  volume,  un  Index  alphabétique  des  noms 
d'hommes  6t  de  lieux;  rédigé  avec  le  plus  grand  soin,  il  remplacera  avanta- 
geusement les  tables  du  Gallia,  généralement  si  défectueuses.  Après  mûres 
réflexions,  nous  avons  adopté  l'ordre  des  prénoms  pour  les  dignitaires  ecclé- 
siastiques S<.  sous  chaque  nom  l'ordre  hiérarchique,  en  renvoyant  des  abbés 


viij  PRÉFACE. 

aux  évêques  &  aux  arclievêciues;  le  nom  de  chaque  personnage  sera  ainsi 
accompagné  de  l'indication  de  tous  les  titres  qu'il  a  portés  dans  le  Lan- 
guedoc". 

Après  ces  explications  sur  le  but  &  le  plan  du  présent  volume,  il  ne  nous 
reste  plus  qu'à  remercier  publiquement  tous  les  collaborateurs  qui  ont  bien 
voulu  nous  fournir  leur  concours  bénévole. 

A.  MOLINIER. 


Août  1876. 


'  Une  petite  observation  :  quand   un  dignitaire  la  liste  des  personnages  du  même  nom.  En  outre, 

a   occupé   une    haute  charge,    un   archevêché   par  les    évêques    sont    rangés   par   ordre   alphabétique 

exemple,    hors   de   la    Province,   &  une   abbaye,  de  sièges,  &  les  abbés  par  ordre  alphabétique  d'ab- 

voire   même   un    prieuré,   dans   le  Languedoc,   il  bayes,  avec  renvoi   pour  ceux  qui  en  ont  occupé 

faut  le  chercher  aux  abbés  ou  aux  prieurs,  dans  deux. 


SOMMAIRES  DES  NOTES 


DU  TOME   IV    DE    LA   NOUVELLE   EDIllON    DE  LHISTOIRE   r,H\ERALE   DE   LASOUEDOC 


N.  B.  —  Toutes  les  Notes  ajoutées  par  les  nouveaux  éditeurs  Jont  les  auteurs  ne  sont  pas  indii/ucs  dans 
la  présente  table  sont  de  MM.  Emile  Mabille  [É.  M.],  ou  A.  Molimek  [A.  M.]. 


NOTES 

DE  l'Édition   originale 

Note  I.  Sur  l'usurpation  du  royaume  de  Provence 
par  Boson,  &  la  souveraineté  de  nos  rois  sur 
le  Rhône,  p.   i . 

II.  Sur  les  conciles  de  Port  &  d'Urgel,  assemblés 
sous  S.  Théodard,  archevêque  de  Narbonne, 
p.   lo. 

III.  Sur  la  translation  des  reliques  de  S.  Antonin 
de  Pamiers,  p.   ii. 

IV.  Epoque  de  la  p.Tix  conclue  entre  les  rois  Eudes 
&  Charles  le  Simple,  p.  i3. 

V.  Sur  Louis  l'Aveugle,  roi  de  Provence  &  empe- 
reur, p.  I  4. 

VI.  Epoque  du  règne  de  Charles  le  Simple  dans 
la  Septimanie,  p.  22. 

VII.  Epoque  &  circonstances  de  l'union  du  mar- 
quisat de  Gothie  au  domaine  des  comtes  de  Tou- 
louse, p.  24. 

VIII.  Suite  des  comtes  de  Toulouse  pendant  les 
neuvième  8c  dixième  siècles,  p.  27. 

Tableau  généalogique,  pp.  3o-3i. 

IX.  Epoque  de  l'épiscopat  de  quelques  évéques 
d'Albi,  p.  47. 

X.  Sur  les   premiers  vicomtes  de  Polignac,  p.  49. 

XI.  Sur  les  anciens  vicomtes  de  Narbonne,  p.  5i. 
Tableau  généalogique,  p.  ,Î2. 

XII.  Sur  Hugueb,  roi  d'Italie,  &  la  cession  qu'il 
fit  do  la  Provence  aux  roii  de  Bourgogne,  p.  Ô3. 

XIII.  Sur  quelques  évèqucs  de  Carcassonne,  p.  ô5. 


XIV.  Epoque  de  l'union  du  marquisat  de  Provence 
au  domaine  des  comtes  de  Toulouse.  —  Étendue 
de  ce  marquisat.  —  Suite  des  comtes  héréditaires 
de  Provence  jusques  au  commencement  du  dou- 
zième siècle,  p.  57. 

Tableau  généalogique,  p.  61. 

XV.  Sur  le  partage  de  la  Provence  fait  en  ii25 
entre  Alphonse-Jourdain,  comte  de  Toulouse, 
&  Raimond-Bérenger  III,  comte  de  Barcelone, 
p.  7Ô. 

XVI.  Si  Raimond  Pons  succéda  à  Acfred,  neveu 
de  Guillaume  le  Pieux,  dans  le  duché  d'Aqui- 
taine &  le  comté  d'Auvergne,  &  sur  l'époque 
de  sa  mort,  p.  79. 

XVII.  Sur  les  comtes  de  Vêlai  &  d'Auvergne,  p.  85. 
Note  additionnelle.   Sur  les   comtes  d'Auvergne  de 

la  deuxième  race,  p.  91. 

XVIII.  Sur  quelques  évéques  de  Nimes.  —  Époque 
du  commencement  du  règne  de  quelques-uns  de 
nos  rois  de  la  seconde  race  dans  la  Province,  de 
la  mort  de  Hugues  Capet  &  du  commencement 
du  règne  de  Robert,  son  fils,  &c.,  p.  92. 

XIX.  Suite  des  évéques  de  Toulouse  depuis  la  fin 
du  neuvième  siècle  jusques  au  commencement 
du  douzième,  p.  98. 

XX.  Sur  les  anciens  vicomtes  de  Béziers  &  d'Agde, 
&  l'époque  de  l'union  de  ces  deux  vicomtes 
dans  la  même  maison,  p.   102. 

XXI.  Sur  l'origine  des  Trencavels,  vicomtes  d'Albi, 
de  Nimes,  &c.,  p.  1^4. 

Tableau  généalogique,  p.   io5. 

XXII.  Suite  Se  origine  des  comtes  héréditaires  de 
Carcassonne  8t  de  Razés  de  la  seconde  race,  & 


SOMMAIRES  DES  NOTES. 


des  comtes  héréditaires  de  Comminges,  de  Con- 
serans  8t  de  Foix,  p.   109. 

Tableau  généalogique,  p.  1  i3. 

XXIII.  Sur  l'époque  &  les  circonstances  de  la 
fondation  des  abbayes  de  Lézat  &  de  Saint- 
Pierre  de  la  Court  ou  du  Mas-Garnier,  p.  126. 

XXIV.  Quel  étoit  le  siège  épiscopnl  de  l'archevêque 
Géraud,  qui  donna  le  lieu  de  Saint-Saturnin, 
aujourd'hui  le  Pont-Saint-Esprit,  à  l'abbaye  de 
Cluny i"  p.   iï8. 

XXV.  Sur  les  comtes  &  vicomtes  de  Lodève,  p.  1  29. 

XXVI.  Sur  les  anciens  comtes  &  vicomtes  de  Gé- 
vaudan,  p.   |33. 

Note  rectificative,  avec  tableau  généalogique,  p.  i38. 

XXVII.  Sur  Oliba  Cabreta,  comte  de  Besalu,  de 
Cerdagne,  de  Fenouillèdes,  &c.,  &  ses  succes- 
seurs, p.  139. 

Tableau  généalogique,  p.   144. 

XXVIII.  Sur  quelques  évèques  du  Puy,  p.  145. 

XXIX.  Si  Constance,  seconde  femme  de  Robert, 
roi  de  France,  étoit  fille  de  Guillaum-.  Taillefer, 
comte  de  Toulouse,  ou  de  Guillaume  I,  comte 
d'Arles,  p.  148. 

Note  additionnelle.  Sur  la  famille  de  la  reine 
Constance,  p.  lôy. 

XXX.  Époque  du  rétablissement  de  la  ville  &  du 
siège  épiscopal  de  Maguelonne  &  de  la  dédicace 
de  la   nouvelle  cathédrale  de  cette  ville,  p.  161. 

Note  additionnelle.  Sur  la  reconstruction  de  la 
cathédrale  de  Maguelonne  (extrait  de  l'ouvraga 
de  M.  Germain  :  Maguelone  sous  ses  évêijues 
S-  ses  chanoines,  p.   i63). 

XXXI.  Époque  du  concile  de  Tulujes  où  l'on  éta- 
blit la  paix  &  la  trêve  de  Dieu,  p.  164. 

XXXII.  Sur  Pons,  comte  de  Toulouse,  fils  de 
Guillaume  Taillefer,  &  sur  Almodis,  sa  femme, 
p.  i65. 

XXXIII.  Sur  les  vicomtes  de  Toulouse  &  de  Bru- 
niquel,  p.   168. 

XXXIV.  Époque  du  concile  de  Saint-Gilles  tenu 
au  milieu  du  onzième  siècle,  &  de  quelques  au- 
tres conciles  tenus  à  Narbonne  vers  le  même 
temps,  p.  171 .  , 

XXXV.  Époque  de  la  plainte  de  Bérenger,  vicomte 
de  Narbonne,  contre  Guifred,  archevêque  de  cette 
ville,  p.  173. 

XXXVI.  Sur  les  comtes  héréditaires  de  Substan- 
tlon  ou  de  Melgueil,  p.  174. 

TabUau  généalogique,  pp.  178  &  180.  —  Note 
additionnelle,  p.  178;  liste  des  comtes  ecclé- 
siastiques de  Melgueil,  p.  180, 

XXXVII.  Suite  des  seigneurs  de  Montpellier,  p.  181 . 
Tableau  généalogique,  p.    184. 

XXXVIII.  Sur  l'origine  de  la  ville  de  Beaucaire, 
p.  i85. 

XXXIX.  Si  Frotard,  évêquc  d'Albi  au  onzième 
siècle,  fut  excommunié  &  déposé  pour  cause  de 
simonie,  p.  1  87. 

XL.  Sur  l'époque  de  la  mort  de  Guillaume  IV, 
comte  de  Toulouse,  &  le  droit  que  Raimond  de 
Saint-Gilles,  son  frère,  ayoit  à  sa  succession, 
p.  191. 


XLI.  Si  Bertrand,  fils  de  Raimond  de  Saint-Gilles, 
étoit  bâtard  ou  légitime,  &  sur  les  différentes 
femmes  de  ce  dernier,  p.   içS. 

XLII.  F,n  quel  temps  les  comtes  de  Toulouse  ont 
aliéné  les  comtés  de  Cahors  &  de  Rodez,  p.  199. 

XLIII.  Sur  quelques  circonstances  qui  regardent 
l'expédition  de  Raimond  de  Saint-Gilles  en 
Orient,  p.  204. 

XLIV.  Sur  l'époque  &  le  lieu  de  la  naissance  de 
Guillaume  X,  comte  de  Poitiers  &  duc  d'Aqui- 
taine, p.  208. 

XLV.  Si  le  Languedoc  a  jamais  été  appelé  la  pro- 
vince de  Saint-Gilles,  p.  208. 

XLVI.  Époque  de  la  prise  de  Carcassonne  par 
Raimond-Bérenger  III,  comte  de  Barcelone,  sur 
le  vicomte  Bernard-Aton ,  &  de  la  reprise  de 
cette  ville  par  le  dernier,  p.  211. 

XLVII.  Époque  du  départ  de  Bertrand,  comte  de 
Toulouse,  pour  la  Terre-Sainte,  de  la  prise  de 
Tripoli  &  de  ses  autres  expéditions  jusques  à  sa 
mort,  p.  212. 

XLVIII.  Sur  S.  Raimond,  évêque  de  Balbastro, 
p.    2l3. 

XLIX.  Sur  l'époque  du  concile  tenu  à  Toulouse 
par  le  pape  Callixte  II,  p.  2i5. 

L.  Sur  Alphonse-Jourdain,  comte  de  Toulouse, 
p.  217. 

LI.  Sur  le  concile  tenu  à  Narbonne,  sous  l'epis- 
copat  d'Arnaud  de  Lévezon,  p-  227. 

LU.  Sur  les  anciens  seigneurs  d'Uzès,  p.  227. 
Tableau  généalogique,  p.  228. 

LUI.  Époque  du  voyage  du  roi  Louis  le  Jeune 
dans  la  Province,  à  son  retour  de  Saint-Jacques 
en  Galice,  p.  23o. 

LIV.  Sur  l'époque  du  siège  de  Toulouse  par 
Henri  II,  roi  d'Angleterre,  &  sur  quelques  cir- 
constances de  son  expédition,  p.  23  1. 

LV.  Sur  Gaucelln  d'Azlllan,  maître  des  hospita- 
liers de  Jérusalem,  &  quelques  autres  grands 
maîtres  de  cet  ordre,  p.  234. 

LVI.  Apologie  de  Raimond  deuxième  du  nom, 
dernier  cointe  de  Tripoli  de  la  maison  de  Tou- 
louse, p.  237. 

NOTES 

AJOUTÉES    PAR    LES    NOUVEAUX    ÉDITEURS 

Note  LVII.  Église  de  Narbonne,  p.  242. 

Suite  des  évêques  de  Narbonne,  p.  243. 

LVIII.  Église  de  Béziers,  p.  260. 

Suite  chronologique  des  évêques  de  Béziers,  p.  261. 

LIX.   Église  de  Nimes,  p.  273. 

Suite  chronologique  des  évêques  de   Nlines,  p.  274 

(voir  aussi  p.  834). 
LX.  Église  de  Lodève,  p.  286. 
Évèques  de  Lodève,  p.  286. 
LXI.   Église  d'Uzès,  p.  297. 
Suite   chronologique   des    évêques    d'Uzès,   p.   298 

(voir  aussi  p.  864). 
LXII.   Eglise  d'Agde,  p.  304. 
Suite  chronologique  des  évèques  d'Agde,  p.  304. 


SOMMAIRES  DES  NOTES. 


X) 


LXni.   Eglise  de  Maguelonne,  p.  :>  i  i . 

Evéques  de  Maguelonne,  p.  3i3,  —  Evêqiies  de 
Montpellier,  p.  324. 

LXIV.  Eglise  de  Carcassonne,  p.  328. 

Suite  chronologique  des  évêques  de  Carcassonne, 
p.  328  (voir  aussi  p.  736). 

LXV.  Église  d'Elne,  p.  SSç. 

Evêques  d'Elne,  p.  339 Église  &  évéques  de  Per- 
pignan, p.  347  (voir  aussi  p.  777). 

LXVI.   Église  de  Toulouse,  p.  848. 

Evéques  de  Toulouse,  p.  35o;  archevêques  de 
Toulouse,  p.  357. 

LX^'II.  Église  d'Eause,  p.  365. 
Evêques  d'Eause,  p.  365. 
LXVIII.  Église  de  Lectoure,  p.  366. 
Evêques  de  Lectoure,  p.  366  (voir  aussi  p.  91  1). 
LXIX.   Eglise  de  Comminges,  p.  371. 
Evêques  de  Comminges,  p.  373. 
LXX.   Eglise  de  Conserans,  p.  378. 
Evêques  de  Conserans,  p.  379. 
LXXI.  Église  d'Albi,  p.  383. 

Evêques  d'Albi,  p.  383  ;  archevêques  d'Albi,  p.  ji)u 
(voir  aussi  p.  656). 

LXXII.   Église  de  Gévaudan,  p.  391. 

Evêques  de  Gévaudan  ou  de  Mende,  p.  391. 

LXXIII.   Église  du  Vêlai  ou  du  Puy,  p.  397. 

Évêques  du  Vêlai  &  du  Puy,  p.  399. 

LXXIV.  Église  de  Viviers,  p.  411. 

Evêques  de  Viviers,  p.  412. 

LXXV.  Église  de  Saint-Pons  de  Thomiêres  (abbaye 
de  l'ordre  de  Saint- Benoît,  évêché  en  i3i7), 
p.  418. 

Abbés  de  Saint-Pons,  p.  418;  évêques  de  Saint- 
Pons,  p.  420. 

LXXVI.  Église  d'AUt  (abbaye  de  l'ordre  de  Saint- 
Benoît,  évêché  en  i3i7),  p.  422. 

Abbés  d'AIet,  p.  422  ;  évêques  d'Alet,  p.  423. 

LXXVII.  Église  de  Montauban  'abbaye  de  Saint- 
Théodard,  ordre  de  Saint-Benoît,  évêché  en  i3  17), 
p.  424. 

Abbés  de  Saint-Théodard,  p.  425j  évêques  de 
Montauban,  p.  426. 

LXXVIII.  Eglise  de  Pamiers  (abbaye  de  Frézelas, 
ordre  de  Saint- Augustin,  évêché  en  1  295),  p.  428. 

Abbés  de  Saint-Antonin  de  Frézelas,  p.  429;  évê- 
ques de  Pamiers,  p.  430. 

LXXIX.  Eglise  de  Castres  (abbaye  de  Saint-Benoît, 
ordre  de  Saint -Benoît,  évêché  en   i3i7),  p.  433. 

Abbés  de  Saint-Benoît  de  Castres,  p.  433  ;  évêques 
de  Castres,  p.  484. 

LXXX.  Eglise  de  Mirepoix  (prieuré  de  Saint- 
Maurice,  ordre  de  Saint-Benoît,  évêchéen  1317), 
p.  435. 

Évêques  dt  Mirepoix,  p.  436. 

LXXXI.  Eglise  de  Lavaur  (pri«uré  de  Saint-Élan, 
ordre  de  Saint-Benoît,  évêché  en  i3i7),  p.  438. 

Evêques  de  Lavaur,  p.  438. 

LXXXII.  Eglise  de  Ricux  (paroisse  érigée  en  évê- 
ché en   i3i7),  p.  440. 

Evêques  de  Rieux,  p.  441. 


LXXXni.  Eglise  de  Saint-Papoul  (abbaye,  ordre 
de  Saint-Benoît,  évêché  en   i3i7),  p.  444. 

Abbés  de  Saint-Papoul,  p.  444;  évêques  de  Saint- 
Papoul,  p.  444. 

LXXXIV.  Eglise  d'Alais  (collégiale  de  Saint-Jean- 
Baptiste,  érigée  en  évêché  en   1694),  p.  446. 
Evêques  d'Alais,  p.  447. 

LXXXV.  Abbaye  de  Saint-Sauveur  d'Aniane  (ordre 

de  Saint-Benoît,  diocèse  de  Montpellier),  p.  447, 
Abbés  d'Aniane,  p.  447. 
LXXXVI.  Abbaye  d'Arles  (ordre  de  Saint-Benoît, 

diocèse  de  Perpignan  ou  d'Elne),  p.  452. 
Abbés  d'Arles,  p.  452. 
LXXXVII.    Abbaye  de  Mallast   ou   de   Montolieu 

(ordre  de  Saint-Benoît,  diocèse  de  Carcassonne), 

p.  455. 
Abbés  de  Montolieu,  p.  455. 

LXXXVIII.  Abbaye  du   Canigou  (ordre  de  Saint- 
Benoît,  diocèse  de  Perpignan  ou  d'Elne),  p.  463. 
Abbés  du  Canigou,  p.  463  (voir,  p.  591,  une  note 

rectificative  de  M.  Cazes). 
LXXXIX.  Abbaye  de  Saint-Pierre  de  Caunes  (ordre 

de  Saint-Benoît,  diocèse  de  Narbonne),  p.  464. 
Abbés  de  Caunes,  p.  465. 
XC.  Abbaye  de  Sainte-Foi    de  Conques  (ordre   de 

Saint-Benoît,  diocèse  de  Rodez),  p.  471. 
Abbés  de  Conques,  p.  472. 
XCI.  Abbaye  de  Saint-Michel  de  Cuxa  (ordre   de 

Saint-Benoît,  diocèse  d'Elne),  p.  474. 
Abbés  de  Cuxa,  p.  475. 
XCII.  Abbaye  de  La  Grasse  (ordre  de  Saint-Benoît, 

diocèse  de  Carcassonne),  p.  477. 
Abbés  de  La  Grasse,  p.  478. 
XCIII.    Abbaye   de    Saint-Pierre   de  Lunas  ou   de 

Joncels  (ordre  de  Saint-Benoît,  diocèse  de   Bé- 

ziers),  p.  48.). 
Abbés  de  Joncels,  p.  480. 
XCIV.  Abbaye  de  Saint-Pi«rre  de  Lézat  (ordre  de 

Saint-Benoît,    diocèse    de    Toulouse,    puis    de 

Rieux),  p.  488. 

Abbés  de  Lézat,  p.  489. 

XCV.  Abbaye  de  Saint-Sébastien  de  Manlieu  (ordre 
de   Saint-Benoît,  diocèse  de  Clermont),  p.  492. 

Abbés  de  Manlieu,  p.  492. 

XC^'I.  Abbaye  du  Mas  d'Azil  (ordre  de  Saint-Be- 
noît, diocèse  de  Toulouse,  puis  de  Rieux), 
p.  494. 

Abbés  du  Mas  d'Azil,  p.  494. 

XCVII.  Abbaye  de  Saint-Aphrodise  de  Béziers  (or- 
dre de  Saint-Augustin,  diocèse  de  Béziers),  p.  496. 

Abbés  de  Saint-Aphrodise,  p.  496. 

XCVIII.  Abbaye  de  Saint-Paul  de  Narbonne  (ordre 
de  Saint-Augustin,  diocèse  de  Narbonne),  p.  5oc. 

Abbés  de  Saint-Paul,  p.  ôoi. 

XCIX.  Abbaye  de  Saint-Pierre  de  Psalmodi  (ordre 

de  Saint-Benoît,  diocèse  de  Nimes),  p.  5o6. 
Abbés  de  Psalmodi,  p.  5o6. 

C.  Abbaye  de  Notre-Dame  de  Sorèze  (ordre  de 
Saint-Benoît,  diocèse  de  Toulouse,  puis  de  La- 
vaur, p.  5 10. 

Abbés  de  Sorèze,  p.  5i  1. 


XI) 


SOMMAIRES  DES  NOTES. 


CI.  Abbaye  de  Saint-Gilles  (ordre  de  Saint-Benoît, 

diocèse  de  Nîmes),  p.  614. 
Abbés  de  S<iiiit-Gilles,  p.  5 16. 
eu.    Abbaye  de  Saint-Sernin  (ordre  de  Saint-Ati- 

gustin,  diocèse  de  Toulouse),  p.  5i2. 
Prévôts  de  Saint-Sernin,  p.  524;  abbés  de  Saint- 

Sernin,  p.  52.^». 
cm.   Abbaye   de  Saint-Chinian   (ordre  de  Saint- 
Benoît,   diocèse    de    Narbonne,  puis   de   Saint- 
Pons  de  Tliomières),  p.  628. 
Abbés  de  S.iint-Chinlan,  p.  629. 
CIV.  Abb.Tyc  de  Saint-Genis  des  Fontaines  (ordre 
de  Saint-Benoît,  diocèse  d'Elne,  puis  de  Perpi- 
gnan), p.  53,). 
Abbés  de  Saint-Genis,  p.  535. 

CV.   Abbaye  de  Gellone  ou  de  Saint-Guillem  du 
Désert   (ordre   de   Saint-Benoît,  diocèse   de  Lo- 
dève),  p.  53 1 . 
Abbés  de  Saint-Guillem  du  Désert,  p.  SSçj. 
CVI.    Abbaye   de   Saint-Hilaire   (ordre   de   Saint- 
Benoît,  diocèse  de  Carcassonne),  p.  545. 
Abbés  de  Saint-Hilaire,  p.  540. 
CVII.  Abbaye  de  Saint-Polycarpe  (ordre  de  Saint- 
Benoît,  diocèse  de  Narbonne),  p.  649. 
Abbés  de  Saint-Polycarpe,  p.  55i. 
CVIII.    Abbaye  de  Saint-Thibéry  (ordre  de  Saint- 
Benoît,  diocèse  d'Agde),  p.  556. 
Abbés  de  Saint-Thibéry,  p.  557. 
CIX.   Abbaye  de  Saint-André  de  Sorède  (ordre  de 

Saint-Benoît,  diocèse  d'Elne],  p.  56i. 
Abbés  de  Sorède,  p.  56  1 . 

ex.   Abbaye  de   Notre-Dame   de   Quarante  (ordre 
de  Saint-Benoît,  diocèse  de  Narbonne),  p.  563. 
Abbés  de  Quarante,  p.  563. 

CXI.   Eglise  de  Vabre  (abbaye  de  l'ordre  de  Saint- 
Benoît,  diocèse  de   Rodez,  érigée  en   évêché   en 
i3i7),  p.  566. 
Abbés  de  Vabre,  p.  567. 

CXII.  Abbaye   de  Saint-CIiaffre  (ordre  de   Saint- 
Benoît,  diocèse  du  Puy),  p.  570. 
Abbés  de  Saint-Chaffre,  p.  570. 
CXIII.   Abbaye  de  Cruas  (ordre  de  Saint-Benoît, 

diocèse  de  Viviers),  p.  573. 
Abbés  de  Cruas,  p.  574  (liste  fournie  par  M.  l'j'bbé 

Rouchier). 
CXIV.   .abbaye  de  Villemagne  l'Argentlère  (ordre 

de  Saint-Benoît,  diocèse  de  Béziers),  p.   ')-jj. 
Abbés  de  Villemagne,  p.  576. 

CXV.   Abbaye  de  Saint-Salvi  (ordre  de  Saint-Au- 
gustin, diocèse  d'Albi),  p.  58i. 
Abbés  &  prévôts  de  Saint-Salvi,  p.  582. 
CXVI.   Abbaye  de  Saint- Jacques  (ordre  de  Saint- 
Augustin,  diocèse  de  Béziers),  p.  584. 
Abbés  de  Saint- Jacques,  p.  584. 
CX\'1I.    Abbaye  du  Mas  Garnier  (ordre  de  Saint- 
Benoît,  diocèse  de  Toulouse),  p.  586. 
Abbés  du  Mas-Garnier,  p.  587. 
CXVIII.    Abbaye   de    Saint -Martin    du   Canigou 
(ordre   de   Saint-Benoît,   diocèse  de    Perpignan 
ou  d'Elne),  p.  591 . 
Abbéi   du    Canigou,    p.    594  (note   fournie    par 
M.  Ca3C5;  voir  plus  haut,  p.  463). 


CXIX.  Abbaye  de  Saint-Michel  de  Gailbic  (ordre 
de  Saint-Benoît,  diocèse  d'Albi),  p.  SgS. 

Abbés  de  Saint-Michel  de  Gaillac,  p.  $97. 

CXX.  Abbaye  de  Vielmur  (abbaye  de  femmes,  ordre 
de  Saint-Benoît,  diocèse  de  Castres,  puis  d'Albi), 
p.  600. 

Abbesses  de  Vielmur;  p.  600. 

CXXI.  Abbaye  de  Mazan  (ordre  de  Cîteaux,  dio- 
cèse de  Viviers),  p.  60  i . 

Abbés  de  Mazan,  p.  601  (liste  fournie  par  M.  l'abbé 
Rouchier). 

CXXII.  Abbaye  de  Grandselve  (ordre  de  Cîteaux, 
diocèse  de  Toulouse,  puis  de  Montauban), 
p.  6o5. 

Abbés  de  Grandselve,  p.  6o5. 

CXXIII.  Abbaye  de  Boulbonne  fordre  de  Cîteaux, 
diocèse  de  Toulouse,  puis  de  Mirepoix),  p.  61  1. 

Abbés  de  Boulbonne,  p.  612.  —  Abbayes  de  Tra- 
mesaigues  &  deVajal,  unies  à  Boulbonne  au 
treizième  siècle,  p.  6i5,  Note. 

CXXIV.  Abbaye  d'Ardorel  (ordre  de  Cîteaux,  dio- 
cèse d'Albi,  puis  de  Castres),  p.  616. 

Abbés  d'Ardorel,  p.  616. 

CXXV.  Abbaye  de  Valmagne  (ordre  de  Cîteaux, 
diocèse  d'Agde),  p.  617. 

Abbés  de  Valmagne,  p.  617. 

CXXVI.  Abbaye  de  Fontfroide  (ordre  de  Cîteaux, 
diocèse  de  Narbonne),  p.  618. 

Abbés  de  Fontfroide,  p.  619. 

CXXVII.  Abbaye  de  Calers  (ordre  de  Cîteaux,  dio- 
cèse de  Toulouse,  puis  de  Rieux);  p.  620. 

Abbés  de  Calers,  p.  621. 

CXXVIII.   Abbaye  de  Candeil  (ordre  de  Cîteaux, 

diocèse  d'Albi),  p.  622. 
Abbés  de  Candeil,  p.  624. 

CXXIX.   Abbaye  de  Belleperche  (ordre  de  Cîteaux, 

diocèse  de  Montauban),  p.  626. 
Abbés  de  Belleperche,  p.  627. 

CXXX.  Abbaye  de  Franquevaux  (ordre  de  Cîteaux, 

diocèse  de  Nimes),  p.  629. 
Abbés  de  Franquevaux,  p.  629. 

CXXXI.  Abbaye  de  Villelongue  (ordre  de  Citeaux, 

diocèse  de  Carcassonne),  p.  63  1. 
Abbés  de  Villelongue,  p.  63  1. 

CXXXII.   Abbaye  de  Bonnsfont  (ordre  de  Cîteaux, 

diocèse  de  Commmges),  p.  633. 
Abbés  de  Bonnefont,  p.  633. 

CXXXIII.    Abbaye    d'Eaunes    (ordre    de    Cîteaux, 

diocèse  de  Toulouse),  p.  634. 
Abbés  d'Eaunes,  p.  635. 
CXXXIV.   Abbaye  de  Feuillans  (ordre  de  Cîteaux, 

diocèse  de  Toulouse,  puis  de  Rieux),  p.  636. 
Abbés  de  Feuillans,  p.  636, 

CXXXV.   Abbaye  de  Chambons  (ordre  de  Cîteaux, 

diocèse  de  Viviers),  p.  639. 
Abbés   de   Chambons,   p.   639   (liste    fournie    par 

M.  l'abbé  Rouchier). 

CXXXVI.   Abbaye  de   Bonnccombe   (ordre   do  Cî- 
teaux, diocc'ie  de  RoJoz),  p.  641. 
.\bbé5  de  Bonnccombe,  p.  641. 


SOMMAIRES  DES  NOTES. 


CXXXVII.   Abbaye  de   Nizors  (ordre   de  Cîteaiix, 

diocèse  de  Comminges),  p.  642. 
Abbés  de  Nizors,  p.  642. 
CXXXVIII.    Abbaye    de    Fabas    ou    Lumière-Dieu 

(abbaye  de  femmes,  ordre  de  Cîteaux,  diocèse  de 

Comminges),  p.  64.). 
Abbesses  de  Fabas,  p.  643. 

CXXXIX.  Abbaye  de  l'Abondance-Dieii  ou  de  Sa- 
leiiques  (abbaye  de  femmes,  ordre  de  Cîteaux, 
diocèse  de  Toulouse,  puis  de  Rieux),  p.  644. 

Abbesses  de  Salen(]ues,  p.  645. 

CXL.    I.   Abbaye  de  la  Capelle  (ordre  de   Prémoii- 

tré,  diocèse  de  Toulouse),  p.  643. 
Abbés  de  la  Capelle,  p.  645. 

II.   Abbaye  de   l'Oraison-Dieu  (abbaye  de  femmes, 
ordre  de  Cîteaux,  diocèse  de  Toulouse),  p.  646. 
Abbesses  de  l'Oraison-Dieu,  p.  646. 

CXLI.    Abbaye    de    Rieunette  (femmes,    ordre    de 

Cîteaux,  diocèse  de  Carcassonne),  p.  647. 
Abbesses  de  Rieunette,  p.  647. 

CXLII.  Chartreuse  de  Bonnefoy  (diocèse  deViviers"! 
p.  648.  ' 

Prieurs  de  Bonnefoy,  p.  648  (liste  fournie  par 
M.  l'abbé  Ro'ichier). 

CXLIII.  Etablissements  religieux  du  diocèse  d'AIbi, 
pp.  6iiz  &.  siiiv. 

Histoire  du  pouvoir  temporel  des  évêques  d'AIbi, 
p.  653;  corrections  à  la  liste  des  évéques  d'AIbi, 
p.  656;  chapitre  de  Sainte-Cécile,  p.  607;  égli- 
ses paroissiales  d'AIbi,  p.  609;  abbayes  de  Bel- 
lecelle,  de  Sainte-Sigolène  de  la  Grave  &  de 
Vioux,  p.  663;  maladreries  du  diocèse  d'AIbi, 
p.  664;  dominicains  d'AIbi,  p.  665;  frères  mi- 
neurs d'AIbi,  p.  665;  carmes  d'AIbi,  p.  666; 
augiistines  d'AIbi,  p.  666;  annonciades  d'AIbi, 
p.  666;  prieuré  de  Fargue,  p.  667;  petits  mo- 
nastères d'AIbi,  p.  669;  collège  d'AIbi,  p.  669; 
couvents  de  Rabastens,  p.  669;  couvents  de 
Cordes,  p.  670;  couvents  &  hôpitaux  de  Gaillac, 
p.  671;  hôpital  du  Vigan,  p.  672;  commnnde- 
ne  de  Montredon,  p.  67 j;  commanderie  de 
Vaour,  p.  67J. 

CXIV.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de  Nar- 
bonne,  pp.  674  &  suiv. 

Histoire  du  pouvoir  temporel  des  archevêques  de 
Narbonne,  p.  674;  chapitre  de  Saint-Just, 
p.  676;  prieuré  de  la  Mourguier,  p.  680;  col- 
légiale de  Saint-Sébastien,  p.  680;  dominicains 
de  Narbonne,  p.  681  ;  frères  mineurs  de  Nar- 
bonne,  p.  681  ;  augustins  de  Narbonne,  p.  681; 
hôpitaux  &  maladreries  de  Narbonne,  p.  682; 
petits  couvents  de  la  ville  &  du  diocèse,  pp.  685- 
686;  abbaye  de  Saint- Laurent  de  Cabreresse, 
p.  686;  abbaye  de  Saint-Martin  de  Cauchène, 
p.  686;  abbaye  de  Sainte-Marie  des  Olieiix, 
p.  686;  abbaye  de  Sainte-Marie  de  Cubières, 
p.  687;  Saint-Martin  de  Montredon,  p.  688; 
abbaye  de  Saint-.Martin  du  Puy,  p.  688;  Sainte- 
Eugénie  des  Corbieres,  p.  688;  Saint-Jean  & 
Saint-Sauveur  de  Narbonne,  p.  688;  Sainte- 
Marie  de  Peyrcnsc,  p.  688;  cl.i  risses  de  Narbonne, 
p.  638;  clariises  d'A^illo,  p.  689;  clarisses  de 
Lézignan,  p,  68(j, 


Xll] 

CXLV.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de 
Toulouse,  pp.  690  &  suiv. 

Prieuré  de  Saint-Antoine  de  Toulouse,  p.  690; 
Saint-Antoine  du  Viennois,  p.  692;  augustins 
de  Toulouse,  p.  692;  augustines,  p.  693  ;  béné- 
dictins de  la  Daurade,  p.  698;  capucins,  p.  695; 
carmes,  p.  696;  carmes  déchaussés,  p.  697; 
Sainte-Catherine  de  Longages,  p.  697;  Sainte- 
Catherine  de  Sienne,  p.  698;  chartreux,  p.  698; 
clarisses,  p.  698;  clarisses  de  la  Porte,  p.  698; 
cordeliers,  p.  699;  dominicains,  p.  699;  corde- 
liers  de  Saint-Antoine,  p.  702;  religieuses  de 
TEspinasse,  p.  702;  feuillans,  p.  703  ;  feuillan- 
tines, p.  703  ;  jésuites,  p.  7o3;  religieux  de  la 
Merci,  p.  703  ;  minimes,  p.  705  ;  religieuses  de 
Notre-Dame,  p.  700;  religieux  de  Saint-Orens, 
p.  7o5;  religieuses  de  Saint-Pantaléon,  p.  yoS  •' 
chanoinesses  de  Saint-Sernin,  p.  706;  petit  sé- 
minaire, p.  706;  trinitaires,  p.  706;  Saint- 
Germier  de  Muret,  p.  708;  hôpitaux  de  Tou- 
louse &  de  quelques  lieux  du  diocèse,  p.  712. 

CXLVI.  Etablissements  religieux  du  diocèse  d'Agde, 
pp.  713  &  suiv. 

Histoire  du  pouvoir  temporel  des  évêques  d'Agde, 
p.  7i3;  chapitre  cathédral,  p.  714;  abbaye  de 
Saint-André,  p.  714;  abbaye  de  Saint-Sever, 
p.  7i5;  abbaye  de  Netloc,  p.  715  ;  petits  cou- 
vents d'Agde  &  du  diocèse,  p.  715  ;  collège  de 
Pézénas,  p.  716;  maladreries  &  hôpitaux  de 
Mèze,  Saint-Thibéry,  Montagnac,  Florensac, 
Loupian,  &c.,  p.  716. 

CXL VII.  Etablissements  religieux  du  diocèse 
d'AIais,  pp.  718  &  suiv. 

Ch.Tpitre  cathédral,  p.  718;  abbaye  de  Saint- 
Etienne  de  Tournac,  p.  718;  abbaye  de  Cendras, 
p.  718;  abbaye  de  Saint-Pierre  de  Sauve,  p.  719J 
prieurs  de  Sauve,  p.  719;  abbés  de  Sauve,  p.  720; 
abbaye  de  Sainte-Claire  d'AIais,  p.  720;  mala- 
drerie  d'Anduze,  p.  720;  maladrerie  d'AIais, 
p.  721. 

CXLVIII.  Etablissements  religieux  du  diocèse 
d'Alet,  pp.  721   &  suiv. 

Chapitre  d'Alet,  p.  721;  abbaye  de  Saint-Jacques 
du  Jocou,  p.  721;  abbaye  de  Saint-Pierre  de 
FenouiUèdes,  p.  722;  collégiale  de  Saint-Paul 
de  FenouiUèdes,  p.  722;  abbaye  de  Saint-Mar- 
tin de  Lez,  p.  722. 

CXLIX.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de 
Béziers,  pp.  723  &  suiv. 

Histoire  du  pouvoir  temporel  des  évéques  de  Bé- 
ziers,  p.  723;  chapitre  cathédral  de  Béziers, 
p.  726;  petits  couvents  de  Béziers,  p.  727  ;  do- 
minicains de  Béziers,  p.  727;  cordeliers,  augus- 
tins &  carmes  de  Béziers,  p.  729;  hôpitaux  & 
maladrerie  de  Béziers,  p.  729;  maladrerie  de 
Thézan,  p.  730;  hôpital  Saint-Antoine  de  Bé- 
ziers, p.^73o;  hôpital  de  Corneillan,  p.  730; 
petits  hôpitaux  du  diocèse  de  Béziers,  p.  731  ; 
prieuré  de  Cassan,  p.  732;  abbaye  de  Saint- 
Geniès,  p.  733;  abbaye  du  Saint-Esprit  de  Bé- 
ziers, p.  733;  clarisses  de  Béziers,  p.  734. 

CL.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de  Car- 
cassonne, p.  735. 

tvéqucs  de  Carcassonne,  p.  73a;  chapitre  de  Saint- 
Nazajrie,  p.  738;  église  de  Saint-Naj-aire,  p.  742; 


XIV 


SOMMAIRES  DES  NOTES. 


église  de  Saint-Serniii,  p.  743;  églises  des  an- 
ciens faubourgs,  p.  744;  églises  de  la  ville  basse, 
p.  74^;  augusiins  de  C;ircassonne,  p,  746;  le 
Saint-Suaire  des  augustins,  p.  747;  capucins  de 
Carcassonne,  p.  74!);  carrnes  de  Carcassonne, 
p.  749i  clarisses  de  Carcassonne,  p.  700;  domi- 
nicains de  Carcassonne,  p.  7505  frères  mineurs 
de  Carcassonne,  p.  753;  minimes,  p.  753;  pères 
de  la  Merci,  p.  753;  religieuses  repenties,  p.  754; 
ursulines,  p.  704;  collège  de  Carcassonne,  p.  754; 
séminaire  de  Carcassonne,  p.  756;  hôpitaux  de 
Carcassonne,  p.  756;  hôpital  de  Capendu , 
p.  758;  hôpital  de  Trèbes,  p.  758;  hôpital  de 
Barbaira,  p.  759;  abbayes  de  Sainte-Marie  de 
Barnassonne,  de  Saint-Sépulchre  d'Aiguesvives, 
de  Saint-Estève  de  Cabardez  &  de  Saint-Fri- 
choux,  p.  709;  collégiale  de  Saint-Vincent  de 
Montréal,  p.  759;  frères  de  la  Pénitence  & 
carmes  de  Montréal,  p.  760;  chartreuse  de  la 
Loubatière,  p.  760. 
CLI.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de  Castres, 

pp.  761  &  suiv. 
Chapitre  cathédral,  p.  761;  dominicains  de  Cas- 
tres, p.  761;  cordeliers,  trinitaires,  capucins, 
jésuites,  clarisses,  hôpital,  &c.,  p.  762;  char- 
treuse de  Belvezer,  p.  762;  prieuré  de  Saint- 
Pierre  de  la  Salvetat,  p.  762;  hôpitaux  du  dio- 
cèse de  Castres,  p.  767. 
CLII.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de  Com- 

minges,  p.  767. 
Abbaye  de  Saint-Frajoul,  p.  768;  prieuré  de  Saint- 
Béat,  p.  768;  abbaye  de  Peyrissas,  p.  772;  hô- 
pital Saint-Julien,  p.  775;  chapitres  de  Caze- 
neuve  8c  de  Saint-Gaudens,  p.  776;  couvents 
de  Saint-Gaudens,  p,  776;  couvent  de  Saint- 
Laurent  (ordre  de  Fontevrault),  p.  776;  autres 
couvents  du  diocèse,  p.  776. 
CLIII,   Etablissements  religieux  du  diocèse  d'Elne 

ou  de  Perpignan,  pp.  776  &  suiv. 
Evéques  d'F.lne,  rectifications  à  la  liste  publiée 
plus  haut  (voir  pp.  339  &  suiv.),  pp.  777  & 
suiv.j  abbaye  de  Vallbona,  p.  790;  Notre-Dame 
du  Vilar,  p.  790;  Fontclara  ,  p.  791;  Saint- 
Estève-sur-Tét,  p.  791;  Notre-Dame  del  Camp, 
p.  792;  Saint-Sauveur  de  Sira,  p.  793;  posses- 
sions de  l'abbaye  Saint-Hilaire  du  Lauquet  en 
Roussillon,  p.  793;  possessions  des  abbayes  de 
Fontfroide  &  de  ViUelongue,  p.  794;  collégiale 
de  Notre-Dame  de  Cornella  de  Gonflent,  p.  794 
(note  fournie  par  M.  Cazes). 
CLIV.   Etablissements   religieux  du  diocèse  de  La- 

vaur,  pp.  796  &  suiv. 
Notice  sur  Saint-Alain  de  Lavaur,  p.  796;   cha- 
pitre de  Saint-Alain,  p.  797;  couvents  de  La- 
vaur, p.  799;  abbaye  de  la  Roue,  p.  799;  collège 
de  Lavaur,  p.  799. 

CLV.  Établissements  religieux  du  diocèse  de  Lo- 

dève,  pp.  799  &  suiv. 
Histoire  du  pouvoir  temporel  des  évéques  de  Lo- 

dève,  p.  800;  chapitre  de  Saint-Geniès,  p.  800; 

couvents  &  hôpitaux  de  la  ville  &  du  diocèse, 

p.  800;   collégiale  &  abbaye  de  Gorjan,  p.  801; 

abbaye  de  Saini-Sauveur  de  Lodève,  p.  802. 
CLVI.     Etablissements     religieux    du    diocèse     de 

Mirepoix,  pp.  804  &  suiv. 
Chapitre    cathédral    de    Saint-Maurice,    p.    804; 


couvents  du  diocèse  &  de  la  ville,  p.  8o5  ;  prieuré 
de  Camon,  p.  806. 
CLVII.    Établissements    religieux    du    diocèse    de 
Montauban,  pp.  807  &  suiv. 

Chapitre  cathédral,  p.  807;  collégiale  de  Saint- 
Etienne  du  Tescou,  p.  809;  hôpitaux  de  Mon- 
tauban, p.  811;  dominicains  &  augustins  de 
Montauban,  p.  812;  carmes  de  Montauban, 
p.  8ê2;  frères  mineurs  de  Montauban,  p.  812; 
commanderie  de  Saint-Antoine,  p.  812;  claris- 
ses, p.  8 1 3  ;  capucins,  p.  8  1  3  ;  carmélites,  p.  8 1 3  ; 
ursulines,  p.  81  3;  séminaire,  p.  81  3. 

CLVIII.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de 
Montpellier,  pp.  8i3  &  suiv. 

Histoire  sommaire  du  pouvoir  temporel  des  évé- 
ques de  Montpellier,  p.  814;  chapitre  de  Ma- 
guelonne,  p.  814;  églises  paroissiales  de  Mont- 
pellier, p.  817;  Notre-Dame  du  Palais,  p.  819; 
la  Trinité,  collégiale,  p.  819;  Sainte-Anne, 
Saint-Jean,  Saint-Sauveur,  Saint-Ruf,  Saint- 
Germain,  p.  820;  augustins,  capucins  &  carmes 
de  Montpellier,  p.  821  ;  clarisses,  dominicains 
&  dominicaines,  p.  822;  frères  mineurs  &  ordre 
deGrammont,  p.  823;  pères  de  la  Merci,  récol- 
lets, carmes  déchaussés  &  religieuses  de  Saint- 
Gilles,  p.  824;  trinitaires,  ursulines  &visitan- 
dines,  p.  825;  abbaye  de  Saint-Geniès,  p.  826; 
prieuré  de  Bonlieu  ou  de  Vignogoul,  p.  827; 
Saint-Félix  de  Monseau  ou  de  Gigean,  p.  827; 
prieuré  de  Sauret,  p.  829;  hôpitaux  de  Castel- 
nau  &,de  Saint-Guillem,  p.  829;  hôpitaux  de 
Saint-Eloi  &  du  Saint-Esprit,  p.  83o;  comman- 
derie de  Saint- Antoine,  p.  83i;  hôpitaux  de 
Saint-Barthélemi  &  de  Saint-Jacques,  p.  83i; 
hôpitaux  de  la  Madeleine,  de  Sainte-Marthe, 
de  Saint-Julien  de  Tournefort,  des  Teutons,  de 
Saint-Maiir,  de  la  Miséricorde,  p.  832;  hôpi- 
taux des  Pestiférés,  de  la  Charité,  général,  p.  833; 
Notre-Dame  du  Refuge,  maison  du  Bon-Pasteur, 
Petites-Maisons,  p.  834. 

CLIX.  Établissements  religieux  du  diocèse  de  Nî- 
mes, pp.  834  &  suiv. 

Evéques  de  Nimes,  p.  834;  chapitre  cathédral, 
p.  834;  abbaye  de  Saint-Bauzile,  p.  835;  ab- 
bayes de  Saint-Faustin ,  de  Saint-Saturnin  de 
Nodels,  d'Anduze,  de  Saint-Romain  d'AcuUia, 
de  Gallargues,  p.  836;  abbaye  de  Notre-Dame 
de  la  Font,  p.  836;  frères  mineurs  de  Nîmes, 
p.  838;  carmes,  p.  838;  augustins,  p.  839;  cla- 
risses, p.  839;  capucins,  p.  840;  jésuites,  p.  840; 
hospitalières  de  Saint-Joseph,  p.  840  ;  visitan- 
dines,  p.  841  ;  Notre-Dame  du  Refuge,  p.  841  ; 
ursulines,  p.  841;  frères  prêcheurs,  p.  841; 
hôpitaux  de  Nimes,  pp.  841-842;  pères  de  la 
Merci,  p.  842;  récollets,  p.  843. 

CLX.  Établissements  religieux  de  Pamiers,  pp.  843 
&  suiv. 

Histoire  du  paréage  de  Pamiers,  p.  843;  chapitre 

cathédral,  p.  846;  couvents  de  Pamiers,  p.  848; 

abbaye  de  Saint-Volusien  de  Foix,  p.  848. 
CLXI.    Etablissements    religieux    du     diocèse     de 

Rieux,  pp.  85o  &suiv. 
Chapitre  de  Rieux,  p.  85o  ;  couvents  de  Rieux  & 

du    diocèse,   p.   85o-85i  ;   abbaye    de  Valnègre, 

p.  85i. 


SOMMAIRES   DES   NOTES. 


XV 


CLXII.  Établissements  religieux  du  diocèse  de 
Saint-Papoul,  pp.  802  &  suiv. 

Chapitre  cathédral  de  Saint-Papoul,  p.  802;  ab- 
baye de  Prouille,  p.  853;  couvents  du  diocèse, 
p.  86o. 

CLXIII.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de 
Saint-Pons,  pp.  86i  &  suiv. 

Chapitre  de  Saint-Pons,  p.  86f  ;  bibliothèque  de 
Saint-Pons,  p.  8(5i  ;  abbaye  de  Fontcaude,  p.  863. 

CLXIV.  Établissements  religieux  du  diocèse  d'Uzès, 
pp.  864  &  suiv. 

Evèques  d'Uzès  (rectifications),  p.  864;  pouvoir 
temporel  des  évêques  d'Uzès,  p.  865;  abbayes  de 
Saint-Firmin ,  Saint-Julien,  Saint-Sulpice, 
Saint-Privat  de  Gers,  Saint-Etienne,  p.  866; 
abbaye  de  Goudargues,  p.  866;  prieuré  de  Saint- 
Sernin  du  Port  ou  du  Pont  Saint-Esprit,  p.  867; 
abbaye  de  Valsauve  ou  Bagnols,  p.  869;  reli- 
gieuses de  Notre-Dame  de  Sauzet,  p.  870;  do- 
minicains de  Genolhac,  p.  870;  petits  couvents 
de  la  ville  &  du  diocèse,  p.  870. 

CLXV.  Etablissements  religieux  du  diocèse  de  Ro- 
dez, p.  870. 

Histoire  du  pouvoir  temporel  des  évêques  de  Rodez, 
p.  871;  évêques  de  Rodez,  liste  chronologique, 


p.  873;  chapitre  cathédral  de  Rodez,  p.  876; 
cordeliers  de  Rodez,  p.  878;  dominicains  de 
Rodez,  p.  880;  collégiale  de  Saint-Amans  de 
Rodez,  p.  881  ;  hôpitaux  de  Rodez,  p.  88z  ; 
ville  de  Millau,  p.  883;  prieuré  de  Notre-Dame 
de  l'Espinasse,  p.  883;  frères  mineurs,  domini- 
cains &.  clarisses  de  Millau,  p.  884;  couvent  de 
l'Arpajonie,  p.  886;  carmes  de  Millau,  p.  886; 
capucins  de  Millau,  p.  887  ;  hôpitaux  de  Millau, 
p.  887;  couvents  de  Villefranche,  p.  887;  cou- 
vents de  Saint-Antonin,  p.  887;  collégiale  de 
Montsalvi,  p.  887;  hôpital  ou  domerie  d'Au- 
brac,  p.  888. 

CLXVI.    Etablissements    religieux   du   diocèse    de 

Viviers,  pp.  898  &  suiv. 
Pouvoir  temporel  des  évêques  de  Viviers,  p.  898; 

chapitre  cathédral   de  Saint-Vincent,   p.   899; 

couvents  de    la  ville   &   du   diocèse  de  Viviers, 

p.  899. 

CLXVII.   Église  d'Urgel,  p.  900. 

Liste  des  évêques  d'Urgel  (due  à  M.  J.-F.  Bladé), 
p.  901. 

Corrections  &  additions  à  la  Note  LXVIII,  sur  l'é- 
glise de  Lectoure  (fournies  par  M.  J.-F.  Bladé), 
p.  911. 


TABLE   CHRONOLOGIQUE 


DOCUMENTS   DIVERS   PUBLIÉS   EN   NOTE   DANS   LE   PRÉSENT   VOLUME 

(1020-1708) 


I020-I025.  Plaid  entre  Aimeri,  abbé  de  23  avril  1162.  Guillaume,  évéque  de  Bé- 
Lézat,  &  les  moines  de  Peyrissas,  au  ziers.  vend  à  Guillem  de  Béziers,  pré- 
sujet de  la  suprématie  de  ce  dernier  chantre  de  Saint-Nazaire,  &  au  juif 
monastère.  Nathan,  pour  deux  ans  entiers,  ses  re- 
Latin  9189,  f  99v°.  —  IV,  77Î.  venus   des  leudes  &  péages  de  Béziers, 

pour  la  somme  de  1000  sous  de  Mel- 

Vers  io5o.  Notice  des  droits  &  devoirs  du  gueil,  prix  de  terres  achetées  par  lui  à 

villicus  ou  avoué  de  l'abbaye  de  Peyrissas.  Gabian. 

Latin  9189,  f-ÔB  r°.  —  IV,  773.  Doat,  voL  61,  f''2i8.  —  IV,  724. 

1090.  Charte  de  dotation  &  de  consécra-  jjg,,  accord  entre  les  abbés  de  Peyrissas 
tion  de  1  eghse  de  Sainte-Marie  du  Puy,  g,  ^^  g^;^^              j^  j^vice  &  la  jouis- 
plus  tard  la  Salvetat.  3^,,^,g    jg    1^    chapelle    du    château    de 
Original,  Collection  de  Languedoc,  vol.    192,  Benciue. 
n.  1.  —  IV,  762. 

Latin  9  1  89,  ri  68  v».  —  IV,  774. 

Janvier  11 20.  Accord  entre  Eudes,  prévôt 

de   Saint-Germier  de    Muret,  &    Ug  &  Janvier  1 176.  Pons  d'Ox  abandonne  à  Guil- 

Arnaud,  frères,  pour  l'exploitation  de  la  ''^î"  '^^  Saint-Clar,  prieur  de  Saint-Ger- 

forgc  de  Saint-Germier.  mier,  le  quart  de  l'église  de  Saint-Mar- 

,     ■         0     /-,.    o      n        Ttr  t"i    d'Ox,   que    lui    avaient    légué    ses 

Latin  Q 180,  i' 280  r".  —  IV,  700.  »             '                                            ° 

^     ''                           '  /  y-  parents. 

Avril   II40.    Plaid    entre    Rainier,    moine,  Latin  9  i8y,  f"  282  v".  —  IV,  71  ,. 
les  clercs  de  Saint-Béat  &  les  seigneurs 

d'Astanos,  au  sujet  de  l'église  de  Saint-  Juin,   vers    1180.   Alfonse,   roi    d'Aragon, 

Julien  de  Saleissa.  comte  de  Barcelone  &  marquis  de  Pro- 

Latin  9  189,  f"  287  V".  _  IV,  765.  veiice,  défend  à  ses  baillis  de   prendre 

albergue  dans  le   cloître  de   l'église  de 

Vers  ii5o.  Liste  des  églises  dépendantes  de  Millau   &  leur  enjoint  de   conserver  à 

Saint-Béat  &  privilèges  de  cotte  église,  cette  église  la  jouissance  de  ses  libertés. 

Latin  9189,  f"  291  r''.  —  IV,  770.  DOat,  vol.  145,  f°  9.  —  IV,  883. 


TABLE  CHRONOLOGIQUE. 


xvij 


Vers  1192.  Inféodation  de  la  meunerie  du 
moulin  de  Benque  par  Fortanier  de  Car- 
zac,  prieur  de  Peyrissas,  à  Vidal  du 
Moulin. 

Latin  9  189,  f"  69  r".  —  IV,  y-r''). 

Octobre  1193.  Bernard,  prieur  de  Saint- 
Antoine  de  Toulouse,  inféode  une  terre 
à  Pierre  &  à  Vidal  Favre  de  Castauet; 
le  prieur  doit  entourer  cette  terre  de 
fossés. 
Latin  9189,  C  244  r".  —  IV,  691. 

Septembre  1 194.  Raimond  Guillem  de  Ben- 
que abandonne  à  Fortanier  de  Carzac, 
prieur  de  Peyrissas,  un  casai  au  même 
lieu  &  tous  ses  droits  sur  les  habitants. 

Latin  9  189,  f"  68  V".  —  IV,  775. 

Juin  1197.  Bernard,  comte  de  Comminges 
&  seigneur  de  Muret,  donne  franchise  à 
tous  pour  venir  à  Muret  célébrer  la  fête 
de  Saint-Germier  &  prend  les  pèlerins 
sous  sa  protection. 

Latin  9  189,  f  269  r".  —  IV,  710. 

1199.  Hugues,  évéque,  &  Guillaume,  comte 
de  Rodez,  exemptent  l'hôpital  d'Aubrac 
&  ses  dépendances  de  l'imposition  du 
commun  de  la  paix,  levé  dans  l'étendue 
du  diocèse  pour  l'entretien  de  la  paix. 

Doat,  vol.  134,  f»  îo.  —  IV,  894. 

1200-1400.  Extraits  du  nécrologe  de  l'ab- 
baye de  Saint-Sernin. 

IV,  Ô23. 

Octobre  I203.  Charte  de  sauvegarde  ac- 
cordée aux  membres  de  la  confrérie  de 
Saint-Béat  par  les  seigneurs  de  ce  lieu. 

Latin  9  1 89,  f"  72  r".  —  IV,  77 1 . 

26  mai  1208.  Testament  de  Pierre  de  Sans, 
bourgeois  de  Narbonne. 

Archives  nationales,  original,  S,  4858,  n.  74. 
—  IV,  680. 

I2i3.  Bernard  de  Béziers  se  démet  en  fa- 
veur du  nouvel  évéque,  Bertrand,  de 
tous  ses  droits  héréditaires  sur  la  mon- 
ture, la  chape  &  les  vêtements  de  l'évé- 
que,  à  sa  première  entrée  dans  le  palais 
episcopal. 

Doat,  vol.  61,  f"  67.  —  IV,  725. 

21  avril  1216.  Donation  par  Pierre  de  Vit 
à  Prouille  de  divers  domaines  &  droits  à 
lui  cédés  par  le  comte  de  Montfort. 
Doat,  vol.  98,  (••  23.  —  IV,  855. 


7  avril  1245.  Reconnaissance  consentie  par 
Pierre  le  Maire,  censitaire  de  Lézat  & 
de  Saint-Béat,  à  l'abbé  de  Lézat,  Pierre 
de  Dalbs. 
Latin  9  189,  f"  76  r".  —  IV,  771 . 

25  février  1247  (v.  st.).  Jean  de  Crannîs, 
sénéchal  de  Carcassonne,  délivre  aux 
frères  prêcheurs  l'emplacement  de  l'an- 
cien château  de  Béziers,  à  eux  donné  par 
le  roi. 
Doat,  vol.  60,  f»  343.  —  IV,  727. 

27  avril  1249.  Innocent  IV  maintient  les 
religieuses  de  Prouille  dans  l'usage  de 
la  règle  de  Saint-Dominique. 

Doat,  vol.  98,  i"  89.  —  IV,  857. 

22  septembre  1255.  Accord  entre  Bonet  de 
Muret  &  Guillem  de  Roër,  prieur  de 
Saint-Germier,  pour  une  terre  que  le 
prieur  soutenait  ne  pas  faire  partie  des 
fiefs  de  Bonet. 
Latin  9  1 89,  f»  280  v°.  —  IV,  7  m  . 

Mai  1260.  Accensement  d'une  terre  sise  à 
Combauria,    fait   par   le    procureur   du 
couvent  de  la  Salvetat  à  Bernard  de  Bos- 
segui  &  autres. 
Lang.  vol.  192,  n.  17.  —  IV,  764. 

19-24  décembre  1264.  Rigaud  de  Veillant 
{,Vigilando)^  prieur  de  Cieurac,  au  dio- 
cèse d'Albi ,  collecteur  des  décimes  des 
exempts  dans  les  diocèses  d'Albi,  Rodez 
&  Mende,  exempte  Riche,  prieure  de  la 
Salvetat,  au  diocèse  d'Albi,  du  payement 
de  ces  décimes,  à  cause  de  la  pauvreté  de 
son  monastère. 

Lang.  vol.  192,  n.  20.  —  IV,  763. 

5  octobre  1266.  Lambert  de  Monteil,  sei- 
gneur  de    Lombers,    ratifie    une    vente 
faite  par  Matfres  Boudrac  de  Montdra- 
gon  au  couvent  de  la  Salvetat. 
Lang.  vol.  192,  n.  23.  —  IV,  764, 

II  octobre  1266.  Clément  IV,  à  la  requête 
des  religieuses  de  Prouille,  interdit  la 
construction  de  toute  église  ou  oratoire 
aux  alentours  de  Saint-Martin  de  Li- 
moux. 
Doat,  vol.  98,  f"  i3i IV,  856. 

28  mars  1267.  Clément  IV  commet  l'abbé 
de  Bonneval  pour  examiner  la  règle 
d'Aubrac  &  la  confirmer  s'il  y  a  lieu, 
quoique  le  sceau  de  l'acte  original  soit, 
dit-on,  à  demi  détruit. 

Doat,  vol.  134,  f"  161.  —  IV,  888. 


XVI  II 


TABLE  CHRONOLOGIQUE. 


29  avril  1267.  Clément  IV  autorise  le  dom 
d'Aubrac  à  faire  saisir  partout  les  frères 
de  sou  couvent  qui  auront  rompu  leurs 
vœux,  sans  encourir  la  peine  de  l'ex- 
communication. 

Doat,  vol.  134,  f»  172.  _  IV,  893. 

12  septembre  1267.  Accensement  fait  par 
Riche,  prieure  de  laSalvetat,  à  Er.  Cluzel. 

Lang.  vol.  192,  n.  27.  —  IV,  765. 

Août  1283.  Charte  d'amortissement  concé- 
dée par  le  roi  Philippe  III  à  l'église  pa- 
roissiale Saint-Michel  du  Bourg  de  Car- 
cassonne. 
Latin  9996,  f°  201 .  —  IV,  7^5. 

17  juin  I  285.  Honorius  IV  prie  Philippe  III 
d'exempter  le  monastère  de  Prouille  du 
décime  levé  sur  les  ecclésiastiques  du 
royaume,  pour  la  guerre  d'Aragon. 

Doat,  vol.  98,  f°  173.  —  IV,  858. 

5  mars  1299  (v.  St.).  Bernard,  comte  de 
Comminges,  approuve  la  donation  faite 
par  feu  son  père  à  Aubrac  de  l'hôpital 
de  l'Ile-en-Dodon,  au  diocèse  de  Com- 
minges, sous  la  condition  expresse  d'y 
tenir  un  chapelain  qui  célébrerait  régu- 
lièrement l'office  divin  pour  l'âme  des 
comtes  de  Comminges. 

Doat,  vol.  i35,  C  29.  —  IV,  896. 

i3o2.  Agnès,  comtesse  de  Foix,  donne  à 
Valnègre  un  psautier  richement  relié. 

Doat,  vol.  85,  f>  274.  —  Ext.  IV,  p.  8ji. 

2  septembre  1304.  Philippe  IV  ordonne  au 
sénéchal  de  Rodez  d'informer  diligem- 
ment sur  l'attaque  à  main  armée  dirigée 
par  quelques  fils  d'iniquité  contre  le 
couvent  des  dominicains  de  Rodez  &  sur 
les  meurtres  qui  se  sont  commis  en  cette 
affaire. 
Doat,  vol.  i32,  {"  194.  —  IV,  880. 

Octobre  i3o8.  Philippe  IV  permet  aux  ju- 
rats  &  paroissiens  de  Saint-Vincent  de 
Carcassonne  d'acquérir,  sans  payer  au- 
cuns droits  d'amortissement,  quelques 
maisons,  tenues  en  censive  de  lui,  &  qui 
sont  nécessaires  pour  agrandir  le  chœur 
de  cette  église. 

Archives  nationales,  JJ.  42%  f"  69.  —  IV,  746. 

1309.  Inventaire  dressé  par  l'abbé  de  Boul- 
bonne  de  certains  objets  d'argent  donnés 
à  Valnègre  par  la  comtesse  de  Foix. 

Doat,  vol.  85,  f"  317.  —  Ext.  IV,  p,  852. 


1 309-1358.  Vie  de  Jean  III  de  Jaurens  ou 
Jofroi,  évèque  du  Puy. 

Latin  828.  —  IV,  407. 

Novembre  i3io.  Supplique  adressée  à  Clé- 
ment V  par  les  nobles  &  par  les  ecclé- 
siastiques du  Rouergue  pour  le  maintien 
de  l'hôpital  d'Aubrac  en  son  ancien  état. 

Doat,  vol.  i34,  {"  60.  —  IV,  890. 

17  juillet  i3ii.  Bail  à  emphytéose  fait  par 
Boudrague  Vassale,  prieure  de  la  Salve- 
fat,  à  Raimond-Jean  de  Réalmont,  de  la 
moitié  des  moulins  du  Dadou. 

Lang.  vol.  192,  n.  63,  —  IV,  766. 

28  juillet  i3ii.  Clément  V  commet  trois 
chanoines  de  l'église  de  Mende  pour  in- 
former sur  le  refus  fait  par  le  prieur  de 
Millau  de  contribue"  à  l'agrandissement 
de  l'église  paroissiale,  entrepris  par  les 
habitants  de  cette  ville. 

Doat,  vol.  145,  f"  1 13.  —  IV,  884. 

1 1  août  1 3i  I .  B.  Peremant,  tisseur  du  bourg 
de  Narbonne,  se  donne  pour  frère,  avec 
tous  ses  biens,  à  la  maison  des  lépreux 
du  Bourg. 

Archives  nationales,  S.  4808.  —  IV,  683. 

i3  janvier  i3ii.  Déclaration  faite  par  frère 
Guillem  de  Malhorgues,  à  Boudrague, 
prieure  de  la  Salvetat,  de  ses  biens  meu- 
bles &  immeubles. 

Lang.  vol.  192,  n.  64.  —  IV,  765. 

i3  juillet  i3i3.  Inventaire  des  reliques, 
vêtements  ecclésiastiques  &  objets  pré- 
cieux appartenant  à  Saint-Amans  de 
Rodez. 

Doat,  vol.  134,  f»  122.  —  Ext.  IV,  881. 

17  décembre  i3i6.  Inventaire  des  biens 
meubles  de  la  maison  des  lépreux  du 
bourg  de  Narbonne. 

S.  4  858,  n.  72.  —  IV,  684. 

Février  i3i6  (v.  st.).  Charte  d'amortisse- 
ment accordée  par  Philippe  le  Long  à 
l'hôpital  Saint-Jacques  de  Carcassonne, 

Archives  nationales,  JJ.  53,  n.  33.  —  IV,  757. 

26  avril  1319.  Transaction  entre  le  prieur 
des  frères  prêcheurs  de  Toulouse  &  les 
prieur  &  recteur  de  Saint-Pierre  des 
Cuisines,  au  sujet  des  droits  prélevés  sur 
les  enterrements  dans  l'étendue  de  cette 
paroisse. 

Doat,  vol  73,  f"  408.  —  IV,  702. 


TABLE  CHRONOLOGIQUE. 


XIX 


i"  mai  iSiy.  Jean  XXII  donne  aux  reli- 
gieuses clarisses  de  Millau,  menacées 
par  l'inondation,  l'emplacement  jadis 
occupé  dans  cette  ville  par  les  frères 
de  la  Pénitence,  &  les  autorise,  sous 
certaines  conditions,  à  y  transporter 
leur  cimetière  &  leur  église. 

Doat,  vol.  146,  {"  107.  —  IV,  885. 

27  mai  i335.  Roger  d'Armagnac,  seigneur 
de  Mauléon  &  de  Villefranche,  régent 
des  terres  du  comte  d'Armagnac,  absent, 
ordonne  à  Bertrand  Jels  Candels,  juge 
des  appeaux  du  comté  de  Rouergue,  de 
faire  expulser  des  femmes  de  mauvaise 
vie,  qui  se  sont  établies  près  du  couvent 
des  frères  mineurs  de  Rodez. 

Doat,  Yol.  i32,  {•>  253.  —  IV,  878. 

20  septembre  i335.  Pierre,  évèque  d'Albi, 
indique  aux  consuls  d'Albi  les  précau- 
tions à  prendre  pour  la  conservation 
des  reliquaires  8c  autres  objets  précieux 
donnés  à  Notre-Dame  de  Fargues  par 
feu  l'évèque  Béraud. 

Doat,  vol.  Il 3,  ^78.  —  IV,  667. 

21  novembre  1343.  Clément  VI  ordonne  à 
l'official  de  Carcassonne  de  faire  resti- 
tuer au  couvent  de  la  Salvetat,  au  dio- 
cèse de  Castres,  les  biens  qui  lui  ont  été 
injustement  ravis. 

Lang.  vol.  193,  n.  1  10.  —  IV,  766. 

22  juin  1345.  Philippe  VI  ordonne  aux 
viguier  &  juge  royaux  de  Béziers  de  faire 
changer  de  place  le  marché  aux  cuirs  de 
cette  ville,  dont  le  voisinage  incommode 
fort  les  frères  prêcheurs. 

Doat,  vol.  60,  f»  356.  —  IV,  728. 

14 février  1347  (v.  st.).  Philippe  VI  ordonne 
au  sénéchal  de  Carcassonne  de  punir  les 
auteurs  d'une  agression  nocturne  contre 
les  dominicains  de  Béziers,  qui  sont 
placés  sous  les  sauvegarde  &  protection 
royales. 

Doat,  vol.  60,  ("  358.  —  IV,  728. 

19  janvier  i363  (v.  st.).  Edouard,  prince 
de  Galles,  à  la  requête  des  consuls  de 
Millau,  enjoint  au  sénéchal  de  Rouer- 
gue d'empêcher  les  religieux  réfugiés 
dans  cette  ville  pendant  la  guerre  de  s'y 
établir  &  d'y  fonder  des  couvents. 

Doat,  vol.  141,  f  141.  —  IV,  886. 

1"  mars  i365  (v.  st.).  Louis,  fils  du  roi, 
lieutenant  du  roi  en  Languedoc,  duc 
d'Anjou  &  comte  du  Maine,  accorde  des 


lettres  de  rémission  à  Prouille,  dont  le 
prieur  &  le  procureur  avaient  violem- 
ment envahi  la  forteresse  de  Fenouillet, 
appartenant  par  indivis  au  roi  &  au  cou- 
vent. 

Doat,  vol.  98,  {"  225.  —  IV,  858. 

14  mars  i366.  Urbain  V  autorise  le  dom  & 
les  frères  d'Aubrac  à  se  faire  enterrer 
avec  leurs  vêtements  monastiques. 

Doat,  vol.  i35,  f"  104.  — IV,  893. 

Février  1372  (v.  st.).  Louis,  fils  du  roi, 
&  son  lieutenant  en  Languedoc,  duc 
d'Anjou  &  de  Touraine  &  comte  de 
Maine,  accorde  des  lettres  de  rémission 
au  procureur  de  Prouille,  coupable  du 
crime  de  lèse-majesté. 

Doat,  vol.  98,  f"  229.  —  IV,  859. 

i5  juillet  1392.  Bernard,  comte  d'Arma- 
gnac &  de  Rouergue,  annonce  aux  séné- 
chal &  juge  des  comté  &  montagnes  de 
Rouergue  qu'il  a  concédé  au  dom  d'Au- 
brac le  droit  d'élever  des  piloris  &  four- 
ches patibulaires  au  lieu  d'Aubrac,  où  il 
possède  la  justice  haute,  moyenne  & 
basse. 

Doat,  vol.  i35,  f  172.  —  IV,  895. 

19  août  1484.  Contrat  passé  entre  l'évèque 
d'Albi,  Louis  d'Amboise,  &  plusieurs 
maîtres  fondeurs  de  Paris,  pour  la  fabri- 
cation d'un  certain  nombre  d'objets  de 
bronze  destinés  à  la  cathédrale  de  Sainte- 
Cécile. 

Doat,  vol.  1 12,  f  5.  —  IV,  660. 

1484.  Délibération  du  chapitre  de  Lavaur, 
autorisant  ses  membres  à  quitter  la  ville 
pendant  les  ravages  de  la  peste,  sans 
cesser  de  jouir  de  leurs  prébendes. 

Doat,  vol.  81,  r-  268.  —  IV,  799. 

16  juillet  1490.  Gui  de  Louzière,  chevalier, 
seigneur  de  Montesquieu,  de  Pezeiic  & 
de  la  Chapelle,  sénéchal  do  Querci  & 
gouverneur  des  terres  &  personne  de 
Charles  d'Armagnac,  vise  pour  exécution 
les  lettres  du  roi  Charles  VIH,  autorisant 
la  translation  du  tombeau  de  Bonne  de 
Berry,  enterrée  en  l'église  des  frères  mi- 
neurs de  Rodez. 

Doat,  vol.  i32,  ("  ï6-j.  —  IV,  880. 

1493.  Inventaire  des  reliquaires. &  de  dif- 
férents objets  d'art  donnés  à  Sainte-Cé- 
cile par  l'évèque  d'Albi,  Louis  d'Amboise. 
Dont,  vol.  1 12,  f  128.  —  IV,  662. 


XX 


TABLE  CHRONOLOGIQUE, 


9  septembre   iSçô.   Lettres  de   sauvegarde  12  mai  1667.  Lettre  de  Louis  XIV  au  pape 

accordées  par  le  roi  Henri  IV  à  l'abbaye  pour    lui   demander   de    consentir   à    la 

d'Aubrac,  eu  considération  des  services  sécularisation  du  chapitre  cathédral  de 

à  lui  rendus  par  l'abbé,  M.  de  Sourdis,  Saint-Papoul. 

&  par  son  père.  ^  ,,      ■        ,     ,            ,           1           r„    ^ 

'  Collection    de    Lniigiiedoc,   vol.    i\^,   i"  43.   — 

Dont,  vol.  i36,  {"  22J.  —  IV,  894.  IV,  853. 

1629.  Récit  de  l'introduction  des  moines  Vers   1702.  Mémoire  rédigé  par  ordre  de 

réformés  de   la  congrégation  de  Saint-  rarchevêc[ue   de    Narbonne,    relatif  au 

Maur  à  Saint-Chinian.  droit  qu'il  a  de  porter  le   titre  de   duc 

IV,  -.28-9  &  5:53-4.  tle  cette  ville. 

Vy.,        r>  <    .       1      1,              *  .          ,  Collection    de    Languedoc,   vol.   40,   f"  61.  — 

ers   16J0.  Récit  de  1  occupation  du   mo-  iv,  676. 
nastère  de  Saint-Guilleni  de  Gellone  par 

les  protestants,  en  i562.  1704.  Récit  de  la  cérémonie  faite  à  Sainte- 
Latin  12Û72,  f"  261. IV,  543.  Cécile  d'AIbi  à  l'occasion  de  la  transla- 
tion des  reliques  de  saint  Clair. 

18  janvier  1634.  Lettre  de  Louis  XIII  au  ,-  n    .■        j     i           j           ^    -,0    c„  ^ 

'     ,.       ,  1,      7      .     .               .,    ""'^   •"■•'»   ""  Collection    de    Languedoc,   vol.   38,    f"  60.  — 

cardinal  liarberini  pour  hrançois  de  Ca-  iv    662. 
brière,  abbé  désigné  de  Saint-Aphrodise. 

Ms.  fr.  20896,  f"  238.  —  IV,  509.  Jii'"i   1708.    Récit  de    la   pose  de  la   pre- 
mière   pierre    des    nouvelles    construc- 

3o   juin    1634.  Lettre  du   même  à  M.  de  tions  de  la  cathédrale  de  Saint-Just  de 

Noailles,  ambassadeur  à  Rome,  pour  le  Narbonne. 

même  objet.  ^  ,,      ■         ,     .            ,            ,             .    ^ 

Collection    de    Languedoc,    vol.    40,    P   6.   — 

Ms.  fr.  20  896,  f"  238.  —  IV,  509.  IV,  678. 


Note 
78 


KOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


433 


Note 
79 


XXXIII.  Henri -Gaston  de  Lévis 
LerAN,  vicaire  général  de  l'archevêque  de 
Bordeaux,  nommé  évéque  le  24  août  1741, 
fut  sacré  le  11  février  1742.  Il  reçut  ses 
bulles  le  4  juillet  1743  &  vécut  jusqu'à  la 
Révolution.  [E.  M.] 


NOTE  LXXIX 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Kslise  de  Castres. 

o 

(Abbaye  de  Saint-Benoit,  érigée  en  évèché  en  i3i7.) 

L'ABBAYE  de  Saint-Benoît  paraît  avoir 
été  fondée  vers  l'an  640  ou  647,  dans  le 
diocèse  d'Albi,  par  trois  nobles  person- 
nages qui,  après  avoir  suivi  la  profession 
des  armes,  se  retirèrent  sur  les  bords  de  la 
rivière  d'Agoût  pour  y  vivre  sous  la  règle 
de  S.  Benoît.  Ils  se  construisirent  chacun 
une  petite  cellule  &  ils  eurent  bientôt  un 
certain  nombre  d'imitateurs  que  la  sainteté 
de  leur  vie  attira  auprès  d'eux.  Ainsi  naquit 
une  abbaye,  qui  fut  l'origine  de  la  ville  de 
Castres.  Elle  prit  S.  Vincent  pour  second 
patron  lorsque  les  reliques  de  ce  saint 
martyr  y  furent  apportées  d'Espagne,  en 
858,  &  fut  soumise  à  l'abbaye  de  Saint- 
Victor  de  Marseille  au  onzième  siècle.  Le 
pape  Jean  XXII  lui  restitua  son  indépen- 
dance lorsqu'il  l'érigea  en  évèché  le  11  du 
mois  de  juillet  de  l'an  i3i7.  Il  forma  le 
nouveau  diocèse  en  lui  attribuant  cent  qua- 
torze paroisses  ou  succursales,  qui  avaient 
appartenu  jusqu'alors  au  diocèse  d'Albi,  & 
nomma  pour  premier  évéque  de  Castres, 
Déodat,  abbé  de  Lagni-sur-Marne.  Le  cha- 
pitre de  la  nouvelle  cathédrale  continua  de 
vivre  sous  la  règle  de  S.  Benoît  jusqu'en 
i535.  Il  fut  à  cette  époque  sécularisé  par 
le  pape  Paul  III.  Il  était  composé  de  dix- 
sept  chanoines,  en  comptant  l'évêque,  qui 
jouissait  d'une  prébende  ainsi  que  chacun 
des  six  dignitaires  qui  étaient  les  quatre 
archidiacres,  le  préchantre  &  le  sous-chan- 
tre. Le  bas  chœur  consistait  en  quatre 
hebdomadiers  &  dix-neuf  chapelains  ou 
prébendiers. 


La  cathédrale  de  Saint-Benoît  &  Saint- 
Vincent  fut  détruite  en  1567  par  les  reli- 
gionnaires,  ainsi  que  les  autres  églises  de 
la  ville.  Elle  a  été  rebâtie  à  la  fin  du  dix- 
septième  siècle. 

La  liste  des  abbés  de  Castres  est  loin 
d'être  complète;  elle  offre,  surtout  pour  le 
commencement,  de  grandes  lacunes.  Nous 
donnerons  ici  les  noms  de  ceux  qui  sont 
parvenus  à  notre  connaissance. 

Abbés  de  Saint-Benoît  de  Castres. 

I.  Robert,  un  des  fondateurs  de  l'ab- 
baye de  Saint-Benoît  en  647,  en  fut  le  pre- 
mier abbé. 

II.  Faustin,  religieux  profès  de  Castres, 
était  abbé  en  678. 

III.  Bertrand  I  était  abbé  avant  l'an- 
née 722. 

IV.  Alphonse,  élu  en  722,  vivait  encore 
en  734. 

V.  GrtmoAld  est  cité  en  812. 

VI.  Adelmus,  en  825. 

VII.  Adalbert  ou  Albert,  en  844. 

VIII.  Elizachar,  en  804. 

IX.  Gislebert  ou  Gilibert,  abbé  en 
854  &  858,  reçut  les  reliques  de  S.  Vincent 
qui  furent  apportées  d'Espagne  à  Castres. 

X.  Salomon  est  cité  en  864. 

XI.  Bernon,  en  869. 

XII.  RiGAUD  I,  en  874  &  888. 

XIII.  GuiLHEM,  en  921. 

XIV.  Durand,  en  953. 

XV.  Ermengaud,  en  961.  Le  nécrologe 
de  laCanourgue  marque  sa  mort  au  20  mai, 
sans  désignation  de  l'année. 

XVI.  Sancius,  cité  en  992  &  1020. 

XVII.  Arnaud  I,  abbé  en  io3o,  mort 
en  odeur  de  sainteté. 

XVIII.  Gerbrard,  abbé  en  1043,  io52 
&  1066,  fit  un  pèlerinage  à  la  Terre-Sainte, 
ce  qui  permit  à  quelques  particuliers  de 
s'emparer  de  l'abbaye  où  le  relâchement  de 
la  discipline  ne  tarda  pas  à  s'introduire. 
Raimond-Bernard,  vicomte  d'Albi,  voulant 
y  rétablir  l'ordre,  l'unit  à  la  congrégation 
de  Saint-Victor  de  Marseille,  au  mois  de 
janvier  1074. 

XIX.  Arnaud  II  était  abbé  en  jo85  & 
1086. 


Note 
79 


IV, 


28 


Note 
79 


484 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XX.  GÉRAUD,  cité  en  1087  Si  1099. 

XXI.  GODEFROI    DE    MURET,    611     IlIO 

&  iii5. 

XXII.  BÉGON,  eu  II 24. 

XXIII.  RÉGINALD  ou  RÉGNAULT,  abbé 
en  1124  &  1126. 

XXIV.  Ameil-Hugues,  abbé  en  1127. 

XXV.  Bernard,  cité  en  11 28. 

XXVI.  Pierre  I  forma,  en  iiSç,  une 
association  de  prières  entre  son  abbaye  & 
celle  de  Dalon,  ordre  de  Cîteaux. 

XXVII.  Roger,  cité  en  1141,  ii54  & 
1164. 

XXVIII.  RiGAUD  II,  abbé  en  1 164  &  1 173. 

XXIX.  GuiLABERT  vivait  en  1176.  Rai- 
mond  VI,  comte  de  Toulouse,  l'envoya  en 
ambassade  auprès  de  Henri  II,  roi  d'An- 
gleterre, pour  y  traiter  de  la  paix  &  négo- 
cier le  mariage  de  Jeanne,  fille  de  ce  roi, 
avec  Raimond. 

XXX.  Pierre  II  Isarn,  cité  en  1190  & 
en  1208,  mourut  le  i3  juin  1211. 

XXXI.  Guillaume  I,  en  i2i5  &  1226. 

XXXII.  Adhémar,  en  1280  &  I23i. 

XXXIII.  AuDOUiN,  mort  le  23  juillet 
1236. 

XXXIV.  Helzeard  de  Cesserac,  reli- 
gieux profès  de  Saint-Victor  de  Marseille, 
docteur  en  décrets,  fut  élu  abbé  de  Castres 
en  1236. 

XXXV.  Guillaume  II  Auger,  en  1247 
&  1258. 

XXXVI.  Raimond  I  Bérenger,  élu  en 
janvier  1260,  cité  en  1268  &  1270. 

KXXVII.  Guillaume  IIÏ,  nommé  en 
1275. 

XXXVIII.  Raimond  II  Bérenger,  en 
1280. 

XXXIX.  Alziard,  en  1286,  1297  Se  i3o3. 
XL.  Bertrand  II  Bérenger,  élu  en 

i3o8,  fut  le  dernier  abbé  de  Castres,  l'ab- 
baye ayant  été  érigée  en  évèché  au  mois 
de  juillet  1817. 

Kvêques  de  Castres. 

î,  DÉODAT  T,  abbé  de  Lagni-sur-Marne, 
diocèse  de  Paris,  fut  nommé  premier  évêque 
de  Castres  par  le  pape  Jean  XXII,  le  5  août 
l3i7;  il  mourut  en  1827. 

II.  Amélius    de    Lautrec,   chanoine 


régulier  &  abbé  de  Saint-Sernin  de  Tou- 
louse, nommé  évêque  en  novembre  i327, 
mourut  en  i338. 

III.  Jean  I  des  Près-Montpezat,  ori- 
ginaire du  Querci,  nommé  en  i338,  mourut 
le  2  août  i353. 

IV.  Etienne  de  Abavo  succéda  au  pré- 
cédent en  i353. 

V.  Pierre  I  d'Estaing,  abbé  en  i354, 
l358  &  1359,  prend  le  titre  de  cardinal  dans 
son  testament  par  lequel  il  fait  des  legs  à 
Jean  d'Estaing,  son  neveu,  &  à  ses  frères 
Déodat  &  Gui. 

VI.  Raimond  I  de  Sainte-Gemme, 
doyen  de  la  collégiale  de  Burlas,  en  Albi- 
geois, élu  le  dernier  jour  de  mai  de  l'année 
1364,  mourut  le  5  décembre  1374. 

VII.  Élie  de  Donzenac  ou  de  Ven- 
TADour,  nommé  en  iZ'5,  mourut  le  3o  mai 
i383. 

VIII.  Gui  de  Roye,  doyen  de  Saint- 
Quentin,  nommé  évêque  de  Castres  le  8  oc- 
tobre i383,  posséda  plusieurs  évêchés  en 
même  temps  par  dispense  du  pape,  jusqu'.i 
sa  nomination  au  siège  de  Reims,  en  1390. 

IX.  DÉODAT  II  est  néanmoins  cité  en 
l386;  il  mourut  en  l388. 

X.  Jean  II,  surnommé  Engeard,  prit  pos- 
session de  l'évèché  de  Castres  le  2  décembre 
i388;  il  mourut  le  27  mars  1418. 

XI.  Aimeri  NadAL,  abbé  de  Saint-Sernin 
de  Toulouse  &  ensuite  évêque  deCondom, 
fut  transféré  à  Castres  en  1418  ou  1419  & 
mourut  au  mois  d'octobre  1421. 

XII.  Raimond  II  Mairosi,  originaire 
du  Rouergue,  évêque  de  Saint-Paul  Trois- 
Châteaux  &  ensuite  de  Saint-Papoul,  fut 
transféré  à  Castres  vers  l'an  1422  &  créé 
cardinal  par  le  pape  Martin  V  au  mois  de 
juin  1426;  il  mourut  le  22  octobre  1427. 

XIII.  Pierre  II  de  Cotigny,  évêque 
de  Montauban,  fut  transféré  à  Castres  au 
mois  de  novembre  1427  &  présida  sous  ce 
titre  le  concile  de  la  Province  de  Nar- 
bonne,  au  nom  de  François  de  Conzié, 
archevêque  de  cette  dernière  ville,  le 
29   mai  1480. 

XIV.  Gérard  Machet,  évêque  en  1482, 
mort  le  17  juillet  1448. 

XV.  Maraud  ou  Menaud  deCondom, 
chanoine  régulier  &  prieur  de  Cassan,  élu 
évêque  en  1449,  mourut  le  6  août  1456. 


Note 

79 


Note 
79 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


400 


XVI.  Jean  III  d'Armagnac,  évêque  en 
1460,  mourut  vers  l'année  1493. 

XVII.  Charles  I  de  Martigni,  évêque 
d'Elue,  fut  transféré  à  Castres  en  1494;  il 
mourut  le  2  juin  1509. 

XVIII.  Pierre  III  de  Martigni,  frère 
du  précédent,  lui  succéda  en  1509.  Il  sié- 
geait encore  en  i526. 

XIX.  Charles  II  de  Martigni,  vers 
l'an  i53o,  fut  nommé  par  le  roi  François  I 
en  vertu  du  concordat. 

XX.  Jacques  de  Tournon,  nommé  en 
i53i,  s'occupa  delà  sécularisation  de  son 
chapitre,  sécularisation  qui  fut  accordée 
par  la  bulle  du  pape  Paul  III  du  9  juillet 
i535.  Cette  bulle  ne  fut  cependant  fulmi- 
née &  exécutée  que  le  22  septembre  de 
l'année  suivante. 

XXI.  Antoine  de  Vesc,  évêque  de  Va- 
lence, permuta  avec  le  précédent  en  i535; 
il  ne  fut  cependant  sacré  qu'en  1540,  &  il 
mourut  en  i55i. 

XXII.  Claude  I  d'Oraison,  nommé  en 
i55i,  mourut  en  i553. 

XXIII.  Claude  II  d'Oraison,  neveu  du 
précédent,  nommé  en  i553,  mourut  à  Avi- 
gnon au  mois  de  mai  de  l'année  i583. 

XXIV.  Charles  III  de  Lorraine,  car- 
dinal de  Vaudemont  dès  l'année  iSyS,  n'a- 
vait que  vingt  &  un  ans  lorsqu'il  fut  nommé, 
en  i583,  à  1  evêché  de  Castres.  Il  résigna 
presque  aussitôt,  sous  la  réserve  d'une 
pension  de  six  mille  livres,  &  mourut  le 
3o  octobre  i588,  âgé  de  vingt-six  ans. 

XXV.  Jean  IV  de  Fossé,  Toulousain, 
théologal  de  la  cathédrale  de  Toulouse, 
nommé  vers  la  fin  de  l'année  i583,  sur  la 
démission  du  précédent,  fut  sacré  au  mois 
de  mai  de  l'année  suivante.  Il  mourut  le 
i3  mai  1682  dans  la  soixante-dix-neuvième 
année  de  son  âge. 

XXVI.  Jean  V  de  Fossé,  conseiller  au 
parlement  de  Toulouse,  neveu  du  précé- 
dent &  son  coadjuteur  dès  l'année  1617, 
lui  succéda  en  i632  &  mourut  en  1654. 

XXVII.  Charles-François  d'Anglure 
DE  BOURLEMONT,  évêque  d'Aire,  fut  trans- 
féré à  Castres  en  1607  &  à  Toulouse  dans 
le  mois  de  juillet  de  l'année  1662.  Il  mou- 
rut en  1669. 

XXVIII.  Michel  Tubeuf,  évêque  de 
Saint-Pons  de  Thomières,  fut   transféré  à 


Castres  en  avril  1662.  Il  mourut  le  16  avril 
1682,  âgé  de  quatre-vingts  ans. 

XXIX.  Augustin  de  Maupeou,  doyen 
de  Saint-Quentin  &  avocat  général  au  grand 
conseil,  fut  nommé  évêque  de  Castres  le 
3  juillet  1682  &  transféré  le  il  avril  lyoS 
à  Auch,  où  il  mourut  en  1712. 

XXX.  Honoré  de  Quiqueran  de 
BeAUJEU,  né  en  Provence,  prêtre  de  l'Ora- 
toire, fut  nommé  en  avril  1700.  Il  mourut 
au  mois  de  juillet  1736. 

XXXI.  François  de  Lastic  de  Saint- 
Jal,  originaire  du  Limousin,  évêque  d'U- 
zès,  fut  transféré  à  Castres  le  8  septembre 
1736.  Il  mourut  en  1753. 

XXXII.  Jean-Sébastien  de  Barral, 
né  à  Grenoble  en  1710,  fut  nommé  évêque 
de  Castres  en  1702  &  sacré  le  12  décembre 
de  la  même  année.  Il  mourut  en  1773. 

XXXIII.  Jean-Marc  de  Royère,  évê- 
que de  Tréguier  en  1767,  fut  transféré  à 
l'évéché  de  Castres  en  1773.  Il  y  resta  jus- 
qu'en 1790.  [E.  M.] 


NOTE  LXXX 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Eglise  de  Mirepoix. 

(PrieuriS  de  Saint-Maurice,  érigé  en  év^clii  en  i3i7.) 

L'ÉGLISE  paroissiale  de  Saint-Maurice  de 
Mirepoix  n'était  qu'un  simple  prieuré 
de  l'ordre  de  Saint-Benoît,  sous  la  dépen- 
dance de  l'abbaye  de  Saint-Victor  de  Mar- 
seille, lorsqu'elle  fut  érigée  en  église  ca- 
thédrale, le  26  septembre  i3i7,  par  le  pape 
Jean  XXII.  Au  mois  de  février  suivant,  1; 
pape  assigna  au  nouvel  évêché  cent  cin- 
quante-quatie  paroisses  démembrées  de 
l'ancien  diocèse  de  Toulouse.  L'évéché  de 
Mirepoix  fut  déclaré  suffragant  de  l'ar- 
chevêché de  Toulouse  qui  venait  d'être 
érigé  aussi  en  métropole.  Jean  de  Lévis, 
seigneur  de  Mirepoix,  donna  plusieurs 
biens  pour  la  fondation  de  la  nouvelle 
cathédrale,  le  21  décembre  i32i,  &  le  roi 
Charles  IV  confirma  cette  donation  par 
des  lettres  du  mois  de  mai  i322.  Le  pape 


NoTo 
7P 


Note 
8d 


Note 
80 


486 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


dédommagea  l'abbaye  de  Saint-Victor  de 
la  perte  qu'elle  faisait  du  prieuré  de  Saint- 
Maurice,  en  lui  soumettant  le  prieuré  de 
Notre-Dame  de  Villeneuve  de  Graulhet, 
qui  était  dans  le  diocèse  de  Rieux.  Le  cha- 
pitre de  Mirepoix  fut  composé  de  douze 
chanoines,  dont  quatre  possédèrent  les  di- 
gnités de  prévôt,  de  sacristain,  d'archi- 
diacre &  de  préchantre.  Le  bas  chœur 
consistait  en  vingt-quatre  prébendiers  prê- 
tres, deux  diacres,  deux  sous-diacres  & 
quatre  clercs. 

Êvêques  de  Mirepoix. 

\.  Raimond-Aton,  chanoine  régulier  & 
abbé  de  Saint-Sernin  de  Toulouse,  fut 
nommé,  en  i3i8,  premier  évêque  de  Mire- 
poix par  le  pape  Jean  XXII  ;  il  mourut  en 
i325,  suivant  l'ancien  nécrologe  de  l'église 
de  Mirepoix,  &  légua  au  chapitre  de  son 
église  la  seigneurie  de  Saint-Martin  de 
Lende  &  d'autres  biens  situés  dans  le  même 
territoire. 

II.  Jacques  Fournier,  originaire  de 
Saverdun,  dans  le  comté  de  Foix,  religieux 
de  Boulbonne,  puis  abbé  de  Fontfroide,  & 
évêque  de  Pamiers  en  iSiy,  fut  transféré 
à  Mirepoix  le  26  janvier  1826.  Nommé 
cardinal  en  1827  &  pape  sous  le  nom  de 
Benoît  XII,  le  20  décembre  i334,  il  mourut 
le  25  avril  1342. 

III.  Pierre  I  de  Piret,  natif  de  Querci 
&  religieux  de  l'ordre  de  Saint-Dominique, 
succéda  au  précédent  en  1828  &  mourut  le 
19  août  1348. 

IV.  Jean  I  de  Cojordan,  natif  de  Beau- 
puy,  au  diocèse  de  Mirepoix,  était  évêque 
d'Avignon  lorsqu'il  fut  transféré  par  le 
pape  Clément  VI  à  l'évêché  de  Mirepoix 
en  1348.  Il  testa  le  9  octobre  i36i  &  mou- 
rut peu  de  temps  après. 

V.  Arnaud  I  de  Villars,  nommé  en 
i362,  fut  transféré  de  l'évêché  de  Mirepoix 
à  celui  d'Alet,  le  3  juillet  de  la  même 
année. 

VI.  Pierre  II  de  Barrière  succéda  au 
précédent  en  i363  &  envoya  un  procureur 
pour  le  représenter  au  concile  de  Lavaur, 
en  l368;  il  fut  ensuite  évêque  d'Autun  & 
cardinal. 


VII.  Jean  II  était  évêque  de  Mirepoix 
en  i368. 

VIII.  Guillaume    I    était    évêque   le 

5  juillet  1376. 

IX.  Jean  III  de  Proins  siégeait  en  1877; 
il  mourut  le  29  septembre  de  la  même 
année. 

X.  Arnaud  II  de  la  Trémouille  mou- 
rut le  24  octobre  1894. 

XI.  Bertrand  de  Maumont,  neveu 
de  Pierre  de  Saint-Martial,  cardinal  &  ar- 
chevêque de  Toulouse,  nommé  évêque  de 
Mirepoix  le  16  novembre  1894,  fut  trans- 
féré à  Lavaur  le  18  septembre  1403,  en 
vertu  d'une  bulle  de  Benoît  XIII  dont  il 
était  zélé  partisan;  il  passa  au  siège  de  Bé- 
ziers  en  1408. 

XII.  Guillaume  II  du  Puy,  évêque 
de  Rieux,  succéda  au  précédent  en  1403.  Il 
fonda  dans  la  ville  &  l'université  de  Tou- 
louse le  collège  de  Mirepoix  ou  de  Saint- 
Nicolas  pour  huit  écoliers  &  deux  prêtres, 

6  entreprit  de  réédifier  son  église  cathé- 
drale. Il  vivait  encore  en  1481. 

XIII.  Guillaume  III  d'Estouteville, 
dit  le  cardinal  d'Estouteville,  eut  en  com- 
mende  les  évêchés  de  Mirepoix  &  de  Nimes. 
Il  n'a  pu  du  reste  garder  l'évêché  de  Mire- 
poix que  depuis  le  milieu  de  1481  jusqu'au 
milieu  de  1488,  puisque  son  successeur  est 
nommé  dans  un  acte  du  mois  de  juillet  de 
cette  dernière  année. 

XIV.  Jordan  d'Aure,  chanoine  régu- 
lier de  l'église  de  Tarbes,  fut  nommé  évê- . 
que  de  Mirepoix  le  26  juillet  1438,  par  le 
pape  Eugène  IV,  &  transféré  à  Conserans 
par  une  bulle  du  même  souverain  pontife, 
du  i5  mai  1441. 

XV.  Eustache  de  LÉVIS,  nommé  évê- 
que de  Mirepoix  le  16  mai  1441,  mourut 
en  1468. 

XVI.  Jean  IV  de  Lévis,  chanoine  do 
Conserans,  après  avoir  été,  en  1459,  çoad- 
juteur  d'Eustache,  fut  son  successeur  en 
1468.  Il  mourut  en  1467. 

XVII.  HÉLIE,  nommé  évêque  en  1468, 
siégeait  encore  en  1470  &  1474- 

XVIII.  Gabriel  du  Mas,  pourvu  de 
l'évêché  de  Mirepoix  le  9  avril  1475,  fut 
transféré  à  Périgueux  le   i5  juin  i486. 

XIX.  Jean  V  d'Espinai,  originaire  de 
Bretagne,  fut  nommé  évêque  de  Mirepoix 


Noie 
£0 


Note 
80 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


437 


Note 


le  jour  de  la  translation  du  précédent,  & 
transféré  lui-même  à  Nantes  en  1497. 

XX.  Philippe  de  Lévis,  abbé  de  Notre- 
Dame  de  la  Grasse  &  prieur  de  Camon,  fut 
pourvu  de  l'évêché  de  Mirepoix  le  22  mai 
1497.  Il  finit  la  construction  de  l'église 
cathédrale  qui  avait  été  commencée  par 
Guillaume  du  Puy,  enrichit  cette  église 
de  livres,  d'ornements,  fit  plusieurs  fon- 
dations, &  mourut  en  i537. 

XXI.  David  Bethon  de  Balfodr,  né 
en  Ecosse,  fut  nommé  en  l537  à  l'évêché  de 
Mirepoix  par  le  roi  François  I,  auprès 
duquel  il  remplissait  les  fonctions  d'am- 
bassadeur d'Ecosse,  &  qui  engagea  le  pape 
Paul  III  à  le  créer  cardinal  en  i538.  Il 
mourut  dans  sa  patrie,  au  mois  de  mai  1346. 

XXII.  Claude  de  la  Guiche  était 
évêque  d'Agde  lorsqu'il  fut  transféré  à  Mi- 
repoix en  1546.  Il  mourut  en  i556  à  Rome 
où  il  était  ambassadeur  du  roi  Henri  II.  Le 
père  Anselme  fixe  sa  mort  au  9  avril  i553, 
sans  alléguer  de  preuves. 

XXIII.  Innocent  du  Mont  ou  Monti, 
neveu  du  pape  Jules  III  &  cardinal,  fut 
nommé  évêque  de  Mirepoix  le  17  septem- 
bre i553,  par  un  bref  secret;  mais  le  pape 
Paul  IV,  qui  n'aimait  point  le  cardinal 
Monti,  lui  ôta  cet  évêché  dès  le  commen- 
cement de  son  pontificat. 

XXIV.  Jean  VI  Suavius  était  auditeur 
de  Rote,  en  i55.5,  lors  de  l'élection  du  pape 
Paul  IV  qui  le  nomma  aussitôt  cardinal  & 
évêque  de  Mirepoix.  Le  roi  donna  son 
agrément  à  cette  double  promotion.  Jean, 
qui  resta  à  Rome,  se  démit  de  son  évêché 
en  faveur  du  suivant,  en  i56o,  &  mourut 
à  Rome  le  9  septembre  i566. 

XXV.  Pierre  III  de  Villars,  né  à 
Lyon,  était  conseiller  au  parlement  de 
Paris  lorsqu'il  fut  nommé  à  l'évêché  de 
Mirepoix,  en  i56o,  sur  la  démission  du 
précédent.  Il  présida  en  cette  qualité  aux 
Etats  généraux  de  Languedoc  assemblés  à 
Béziers  en  i567,  à  ceux  de  Carcassonne 
en  i568,  &  assista  à  plusieurs  autres  assem- 
blées pareilles.  Il  était  archevêque  de 
Vienne  en  i583. 

XXVI.  Pierre  IV  de  Villars,  un  des 
prédicateurs  renommés  de  son  temps,  ne- 
veu du  précédent,  lui  succéda  dans  l'évê- 
ché de  Mirepoix  vers  i58o.  Il  se  démit  de 


cet  évêché  entre  les  mains  du  roi  Henri  III, 
en  i586,  &  devint  ensuite,  comme  son 
oncle,   archevêque   de  Vienne. 

XXVII.  Pierre  V  de  Donnaud,  reli- 
gieux bénédictin  de  l'abbaye  de  Lézat, 
avait  été  nommé  évêque  d'Agen  &  ensuite 
archevêque  de  Vienne,  mais  n'avait  ac- 
cepté ni  l'un  ni  l'autre  siège  lorsqu'il  fut 
pourvu  de  l'évêché  de  Mirepoix,  au  mois 
de  septembre  1687,  &  sacré  à  Rome  par  le 
cardinal  de  Joyeuse,  le  27  du  même  mois. 
Il  assista  par  procureur  au  concile  de  Tou- 
louse en  1590  &  mourut  le  4  juillet  i63o. 

—  Pierre  de  Donnaud,  neveu  du  pré- 
cédent, fut  son  coadjuteur  sous  le  titre 
d'évêque  de  Tripoli  &  sacré  en  cette  qua- 
lité, à  Rome,  par  le  cardinal  de  la  Roche- 
foucaud,  au  mois  de  novembre  1610.  Il 
mourut  avant  son  oncle,  le  14  juillet  1621. 

XXVIII.  Louis  de  Nogaret  de  la 
Valette  d'Épernon,  fils  naturel  de  Jean- 
Louis,  duc  d'Epernon,  fut  nommé  en  1628 
coadjuteur  de  Pierre  de  Donnaud,  sacré  le 
22  décembre  1629,  sous  le  titre  d'évêque 
de  Sébaste,  &  lui  succéda  en  i63o.  Après 
avoir  été  député  à  l'assemblée  générale  du 
clergé  en  i65o,  il  fut  transféré  de  Mire- 
poix à  Carcassonne  en  i655. 

XXIX.  Louis-Hercule  de  Lévis-Ven- 
TADOUR,  frère  de  François,  comte  deVau- 
vert,  &  de  Charles,  marquis  d'Annonay, 
qui  avaient  été  nommés  tous  deux  suc- 
cessivement à  l'évêché  de  Lodève  &  y 
avaient  tous  deux  renoncé,  fut  d'abord 
jésuite,  puis  nommé  évêque  de  Mirepoix 
en  i655.  Sacré  le  19  décembre  de  la  même 
année  par  l'archevêque  de  Bourges,  Anne 
de  Lévis,  son  frère,  il  mourut  en  janvier 
1679. 

XXX.  Pierre  VI  de  la  Broue  lui  suc- 
céda &  fut  sacré  à  Paris  le  8  septembre  1680. 
Il  mourut  dans  son  diocèse,  le  20  septem- 
bre 1720,  âgé  de  soixante-dix-sept  ans. 

XXXI.  François -Honoré  Lancelot 
DE  Maniban  de  Casaubon  fut  transféré, 
en  octobre  1729,  à  l'archevêché  de  Bor- 
deaux, où  il  mourut,  le  29  juin  1743. 

XXXII.  Jean-François  Boyer,  théatin, 
sacré  le  7  janvier  1731.  Nommé  précep- 
teur du  Dauphin  en  décembre  1735. 

XXXIII.  Jean-Baptiste  de  Cham- 
FLOUR,  nommé  en  1737,  sacré  le  28  fé- 


Note 
80 


438 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 


vrier  de  l'année  suivante,  mourut  dans  son 
diocèse,  le  6  février  1768,  âgé  de  quatre- 
vingt-quatre  ans. 

XXXIV.  François-Tristan  de  Cam- 
BON,  nommé  le  3  avril  1768,  fut  sacré  le 
10  juillet  suivant.  Il  garda  l'évéché  jus- 
qu'à sa  suppression,  en  1790.  [E.  M.] 


NOTE   LXXXI 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Eglise  de  Lavaiir. 

(Prieuré  de  Saint-Elan,  érigé  en  évêché  en  i3i7.) 

LA  ville  de  Lavaur  doit  en  quelque  sorte 
son  origine  à  l'abbaye  de  Saint-Pons  de 
Thomières.  En  1098,  Isarn,  évêque  de  Tou- 
louse, &  ses  frères  Bernard  &  Pierre,  tous 
trois  fils  de  Guillaume,  seigneur  du  châ- 
teau de  Lavaur,  qui  relevait  alors  des  vi- 
comtes d'Albi  &  de  Nimes,  donnèrent  aux 
religieux  de  Saint-Pons  l'église  de  Saint- 
Élan,  dans  le  Toulousain,  auprès  de  leur 
château,  sur  la  rive  occidentale  &  à  la 
gauche  de  la  rivière  d'Agoût,  à  la  charge 
de  faire  rebâtir  cette  église  qui  était  dé- 
truite &  d'y  construire  un  bourg  ou  une 
ville,  ce  que  ceux-ci  exécutèrent.  Il  paraît 
qu'après  la  donation  de  cette  église  à  l'ab- 
baye de  Saint-Pons,  la  ville  de  Lavaur  ne 
tarda  pas  à  se  former.  Elle  fut  assiégée  & 
prise  en  ii8i  par  les  croisés.  L'église  de 
Saint-Elan  ou  de  Saint-Alain,  comme  on 
la  nomma  depuis,  devint  en  même  temps  un 
prieuré,  sous  la  dépendance  de  l'abbaye  de 
Saint -Pons.  Le  pape  Jean  XXII  érigea, 
le  26  septembre  1817,  ce  prieuré  en  cha- 
pitre séculier  &  en  évêché,  qu'il  soumit  à 
la  nouvelle  métropole  de  Toulouse.  Il  dé- 
dommagea en  même  temps  l'abbaye  de 
Saint-Pons  de  Thomières  de  la  perte  qu'elle 
faisait  du  prieuré  de  Saint-Alain,  &  au  mois 
de  février  de  l'année  suivante,  il  assigna 
à  l'évéché  de  Lavaur  quatre-vingt-huit  pa- 
roisses de  l'ancien  diocèse  de  Toulouse. 
Il  établit  dans  l'église  cathédrale  un  cha- 
pitre composé  de  douze  chanoines  dont  les 
trois  premiers  furent  pourvus  des  dignités 


de  prévôt,  d'archidiacre  &  de  sacristain, 
un  quatrième  eut  l'office  de  préchantre  ; 
le  bas  chœur  était  composé  de  six  hebdo- 
madiers  &  de  trente  prébendiers. 

Êvêques  de  Lavaur. 

I.  Roger  d'Armagnac,  fils  de  Gé- 
raud  V,  comte  d'Armagnac  &  de  Fezensac, 
était  archidiacre  d'Agen,  quand  il  fut 
nommé  premier  évêque  de  Lavaur  par  le 
pape  Jean  XXII,  le  25  novembre  i3i7; 
transféré  à  l'évéché  de  Laon  en  i338. 

II.  Rohert  I  DE  Foix,  seigneur  de  Do- 
nazan,  troisième  fils  de  Gaston  I,  comte 
de  Foix,  succéda  au  précédent  le  1"'  juillet 
i338.  Il  avait  la  qualité  d'évèque  élu  de 
Lavaur  dès  le  mois  de  iuin  précédent.  Il 
vivait  encore  le  28  février  1848. 

III.  Archambaud  DE  Lautrec,  élu 
en  1348,  fut  transféré  à  Châlons-sur-Marne 
en  1357. 

IV.  Robert  II  de  Villemur  siégeait  à 
Lavaur  en  i358;  il  érigea  en  collégiale, 
en  i363,  l'église  de  Saint-Paul  de  Cada- 
joux,  assista  au  concile  de  Lavaur,  en  i368, 
&  mourut  en  i383. 

V.  Gilles  de  Bellemère,  archidiacre 
d'Angers,  docteur  en  droits  civil  &  canon, 
fut  nommé,  en  i383,  évêque  de  Lavaur  par 
le  pape  Clément  V.  Il  prit  possession  le 
l3  novembre  de  la  même  année  &  fut  trans- 
féré de  l'évéché  de  Lavaur  à  celui  du  Puy, 
le  17  octobre  1890.  Cet  évêque  est  aussi 
connu  sous  le  nom  de  Gilles  Aiscelin. 

VI.  Gui  de  la  Roche,  archidiacre  de 
Tours,  élu  le  i3  janvier  1891,  mourut  deux 
ans  après,   en   1398. 

VII.  Bernard  de  Chevenon  était  évê- 
que de  Lavaur  en  1895  &  1896;  il  fut  trans- 
féré à  l'évéché  d'Agen  le  29  mars  1897, 

VIII.  Pierre  I  de  Vissac,  dit  aussi  de 
Saint-Flour,  religieux  bénédictin,  fut 
transféré  de  l'évéché  de  Saint-Flour  à  La- 
vaur avant  le  2  septembre  1897.  Il  mourut 
au  mois  de  janvier  1405. 

IX.  Bertrand  de  Maumont,  origi- 
naire du  Limousin,  était  évêque  de  Mire- 
poix  lorsqu'il  fut  transféré  d'abord  à  La- 
vaur, au  mois  de  septembre  1405,  &  ensuite 
à  Bézicrs  en  1408. 


NoTC 

81 


Note 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


439 


X.  Pierre  II  Neveu,  licencié  en  droit, 
chanoine  des  églises  de  Narbonne  &  de 
Clermont,  doyen  de  l'église  collégiale  de 
la  Chapelle-Taillefer,  au  diocèse  de  Limo- 
ges, fut  élu  évêque  de  Lavaur  le  14  janvier 
1408,  lors  de  la  translation  de  Bertrand  de 
Maumont  à  l'évêché  de  Béziers.  Il  prit 
possession  le  17  octobre  suivant  &  fut 
transféré  à  Albi  en   1410. 

XI.  Pierre  III  Giraud  fut  créé  adminis- 
trateur perpétuel  de  l'église  de  Lavaur  en 
1410,  par  le  pape  Jean  XXIII.  Il  mourut  à 
Avignon  le  9  septembre  1415.  Cet  évêque 
est  connu  sous  le  nom  de  cardinal  du  Puy. 

XII.  Jean  I  Belin,  docteur  en  décrets  & 
auditeur  de  rote,  auteur  d'un  ouvrage  inti- 
tulé Summa  de  ordïne  judiciorum,  succéda 
au  précédent  &  assista  au  concile  de  Cons- 
tance comme  député  de  la  province  de  Tou- 
louse, en  1415.  Il  se  trouva  aussi  au  concile 
de  Castelnaudary,  en  1426,  &  mourut  à 
Lavaur  le  21  septembre  1433. 

XIII.  JeanII  Boucheroudu  Bouchet, 
originaire  du  Limousin,  fut  élu  évêque  de 
Lavaur  en  1433.  Il  reçut  ses  bulles  du  pape 
Eugène  IV  &  mourut  le  14  septembre  1458. 

—  Jean  de  Beausoleil,  élu  le  22  no- 
vembre 14.58,  ne  put  obtenir  la  confirma- 
tion de  son  élection,  puisqu'il  n'était  plus 
évêque  le  5  décembre  suivant. 

xiV.  Jean  III  Gentian,  natif  de  Paris, 
général  sur  le  fait  des  aides  en  Languedoc, 
en  1461,  fut  élu  la  même  année  évêque  de 
Lavaur.  Il  mourut  à  Toulouse,  le  26  avril 
1469. 

XV.  Jean  IV  Vigier,  chanoine  de  l'église 
de  Paris,  fut  élu  évêque  de  Lavaur  en  1469; 
il  l'était  encore  en  1476  &  en  I493,  quoique 
les  registres  de  la  chartreuse  de  Castres  fas- 
sent mention  d'un  Bernard,  évêque  de  La- 
vaur en  1472  &  1479.  Il  construisit  le  bâti- 
ment de  l'évêché  &  fit  élever  la  grande  tour 
de  l'église.  Selon  le  nécrologe  de  Lavaur, 
il  mourut  eu  1497;  mais  il  avait  dû  résigner 
ses  fonctions  avant  sa  mort. 

XVI.  Hector  de  Bourbon,  fils  naturel 
de  Jean,  duc  de  Bourbonnais,  était  évêque 
de  Lavaur  lorsqu'il  obtint  des  bulles  du 
pape  qui  le  nommaient  à  l'archevêché  de 
Toulouse  &  qui  furent  confirmées  au  mois 
de  décembre  1497  par  arrêt  du  Parlc-n)ent 
de  Bordeaux. 


XVII.  Pierre  IV  de  Rousergue,  doc- 
teur en  droits  civil  &  canon,  prévôt  de 
l'église  métropolitaine  de  Saint-Etienne  de 
Toulouse,  élu  archevêque  de  Toulouse  par 
une  partie  du  chapitre,  fut  obligé  de  céder 
cet  archevêché  à  Hector  de  Bourbon,  son 
compétiteur,  &  fut  évêque  de  Lavaur  vers 
l'an  i5oo.  11  mourut  le  3i  mai  i5i4. 

XVIII.  Simon  de  Beausoleil,  né  à 
Limoges,  abbé  de  Montolieu  en  i5oo,  grand 
archidiacre  de  l'église  de  Narbonne  en  i5o8 
&  prévôt  de  Lavaur,  fut  élu  évêque  en  i5i5  j 
il  mourut  fort  âgé,  le  24  juin  i53i.  Il  avait 
abdiqué  en  l525,  ou  dès  l523  selon  quel- 
ques-uns. 

XIX.  Pierre  V  Buxi,  originaire  de  Tou- 
louse &  prévôt  du  chapitre  de  Saint-Etienne, 
eut  l'évêché  de  Lavaur,  sur  la  démission  du 
précédent,  en  i523  ou  i525.  11  mourut  le 
3o  octobre  i526. 

XX.  Georges  de  Selve,  fils  de  Jean, 
premier  président  du  parlement  de  Paris, 
n'avait  que  dix-huit  ans  lorsqu'il  fut  nommé 
à  l'évêché  de  Lavaur  en  1 526  ;  il  ne  fut  sacré 
qu'en  i534.  Georges  fut  successivement 
ambassadeur  de  François  I  auprès  de  l'em- 
pereur Charles  V,  du  pape  &  de  la  républi- 
que de  Venise.  Il  mourut  le  12  avril  1342. 

XXI.  Pierre  VI  de  Mareuil,  évêque 
en  1542;  mourut  en  i556  ou  i557  dans  l'ab- 
baye de  Brantôme,  en  Périgord,  qu'il  avait 
unie  en  qualité  d'abbé  à  la  congrégation  de 
Chesal-Benoît. 

XXII.  Pierre  VII  Danès,  célèbre  pro- 
fesseur en  langue  grecque,  à  Paris,  où  il 
était  né,  succéda  au  précédent  en  i557.  Il 
mourut  à  Paris  le  23  avril  1677,  dans  sa 
quatre-vingt-deuxième  année,  &  fut  inhumé 
dans  l'église  de  Saint-Germain  des  Prés,  où 
son  éloge  fut  prononcé  par  Gilbert  Gene- 
brard,  religieux  de  Cluny  &  professeur  de 
langue  hébraïque  au  Collège  royal. 

XXIII.  Pierre  VIII  du  Faur,  en  faveur 
duquel  Pierre  Danès  s'était  démis  de  l'évê- 
ché de  Lavaur  dès  l'année  précédente,  mais 
qui  ne  put  en  obtenir  les  bulles  qu'en  i5Sl, 
était  archidiacre  de  l'église  de  Toulouse 
lorsqu'il  fut  nommé;  il  mourut  peu  de 
temps  après,  étant  fort  âgé. 

XXIV.  Horace  de  Birague,  neveu  du 
cardinal  de  Birague,  chancelier  de  France, 
était  évêque  de  Lavaur  en  i583.  Il  assista 


Note 
81 


Note 
Si 


440 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


au  concile  tenu   en   iSço  à  Toulouse,   & 
mourut  à  Lavaur  le  20  février  1601. 

XXV.  Claude  du  Vergier  était  con- 
seiller au  parlement  de  Toulouse,  lorsqu'il 
fut  nommé  évèque  de  Lavaur,  &  sacré  dans 
l'abbaye  de  Saint-Germain  des  Prés  le 
6  juillet  1606.  11  établit  des  capucins  à 
Lavaur  en  1617,  assista  à  l'assemblée  du 
clergé  de  1626,  &  mourut  le  2,5  mars  i636. 

XXVI.  Charles-François  de  Raconis, 
nommé  en  1687,  sacré  le  22  mai  1639,  mou- 
rut le  16  juillet  1646. 

XXVII.  Jean -Vincent  de  Tulles 
était  coadjuteur  de  l'évêque  d'Orange  Jean 
de  Tulles,  son  oncle,  lorsqu'il  fut  nommé 
évèque  de  Lavaur  le  3o  octobre  1646  & 
chargé  par  le  roi  d'accompagner  la  reine 
de  Pologne  Louise-Marie  de  Gonzague,  qui 
était  alors  sur  le  point  de  partir.  Il  mou- 
rut à  Paris  le  3  ou  le  4  décembre  1668  & 
fut  enterré  dans  l'église  des  feuillants. 

—  Louis  d'Anglure  de  Bourlemont, 
nommé  par  le  roi  en  1669,  n'accepta  point. 

XXVIII.  Michel  Amelot  de  Gour- 
NAY,  abbé  de  Saint-Calais,  diocèse  du  Mans, 
nommé  par  le  roi  évèque  de  Lavaur,  reçut 
ses  bulles  en  167 1  &  fut  transféré  à  l'arche- 
vêché de  Tours  le  16  janvier  1673. 

XXIX.  René  Le  Sauvage,  docteur  de 
Sorbonne,  fut  nommé  évèque  de  Lavaur  le 
28  avril  1673,  prit  possession  le  21  février 
1675,  &  mourut  le  17  mai  1677. 

XXX.  Charles  le  Goux  de  la  Ber- 
CHÈRE,  nommé  le  18  juin  1677,  fut  trans- 
féré à  Aix  le  12  novembre  i685  &  ensuite 
à  Albi  &  à  Narbonne. 

—  Esprit  Fléchier,  aumônier  de  ma- 
dame la  Dauphine,  fut  nommé  le  12  novem- 
bre i685;  mais  la  mésintelligence  survenue 
depuis  peu  entre  les  cours  de  France  &  de 
Rome  l'empêcha  d'obtenir  ses  bulles.  Ce- 
pendant il  se  rendit  à  Lavaur,  &  quoiqu'il 
ne  fût  pas  sacré,  il  y  donna,  en  qualité  de 
vicaire  général  de  son  chapitre,  les  ins- 
tructions &  les  soins  qu'il  jugeait  devoir 
à  son  troupeau;  il  fut  transféré  à  l'évèché 
de  Nimes  au  mois  d'août  1687. 

XXXI.  Victor-Augustin  de  Mailly, 
chanoine  de  Saint-Victor  de  Paris,  nommé 
évèque  de  Lavaur  le  14  août  1687,  ne  prit 
possession  que  le  21  janvier  1693.  Il  mou- 
rut à  Montpellier  le  23  décembre  1712. 


XXXII.  Nicolas  de  Malezieu,  nommé 
par  le  roi  le  22  avril  I7i3,  mourut  dans  son 
diocèse  le  14  mars  1748. 

XXXIII.  Jean-Baptiste-Joseph  de 
Fontanges,  nommé  en  1748,  fut  sacré  le 
12  décembre  de  la  même  année.  Il  mourut 
le  8  novembre  1764. 

XXXIV.  Jean-de-Dieu-Raimond  de 
Boisgelin  de  Cucé,  nommé  en  décem- 
bre 1764,  &  sacré  le  28  avril  1765;  il  fut 
transféré  à  Aix  en  1770. 

XXXV.  Jean-Antoine  de  Castellane, 
né  dans  le  diocèse  de  Saint-Paul  Trois- 
Châfeaux,  fut  nommé  par  le  roi  évèque  de 
Lavaur  en  1770,  &  sacré  le  7  juillet  1771. 
Il  garda  l'évèché  jusqu'à  sa  suppression, 
en  1790.  [E.  M.] 


NOTE  LXXXII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 
Eglise  de  Rîeux. 

(Érigi'e  en  évcché  en    i3i7) 

L'ÉGLISE  de  Rieux  n'était  autrefois  qu'une 
simple  paroisse,  sous  l'invocation  de 
Notre-Dame.  Par  ses  bulles  du  11  juillet 
i3i7,  le  pape  Jean  XXII  l'érigea  en  évèché 
suffragant  de  Toulouse,  dont  il  démembra 
soixante  paroisses  pour  en  former  la  cir- 
conscription. Il  érigea  dans  l'église  cathé- 
drale un  chapitre  composé  de  douze  digni- 
taires ou  chanoines,  quatre  hebdomadiers, 
deux  diacres,  deux  sous-diacres,  vingt-six 
prébendes  &  quatre   enfants  de  chœur. 

Le  diocèse  de  Rieux,  situé  à  l'extrémité 
de  la  partie  occidentale  du  Languedoc, 
confinait  avec  les  provinces  de  Guyenne, 
de  Foix,  de  Roussillon,  avec  les  diocèses 
de  Toulouse,  de  Mirepoix,  de  Pamiers,  de 
Conserans,  de  Comminges  &  de  Lombez. 
Il  était  divisé  en  spirituel  &  en  temporel. 
Le  diocèse  spirituel  comprenait  cent  quatre 
paroisses  &  trente -trois  annexes,  toutes 
soumises  à  la  juridiction  de  l'évêque,  quoi- 
que plusieurs  dépendissent  du  gouverne- 
ment de  Guyenne  &  de  celui  de  Roussillon 
&  de  Foix.  Le  diocèse  temporel  n'était  com- 


NoTE 

81 


^ 


Note 


Note 
8i 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


441 


posé  que  de  soixante-quinze  paroisses,  dé- 
pendantes du  gouvernement  de  Languedoc, 
&  sur  lesquelles  était  répartie  la  masse 
totale  de  l'imposition  diocésaine. 

Kvêques  de  Rieux. 

I.  Guillaume  I  de  Brosse,  originaire 
du  Limousin ,  doyen  de  l'église  de  Bour- 
ges, conseiller  du  roi.  Le  pape  Jean  XXII 
le  nomma  premier  évèque  de  Rieux , 
parla.bulle  même  d'érection  du  11  juillet 
iSiy.  Dès  le  mois  de  novembre  suivant,  il 
le  transféra  à  l'évêché  du  Puy. 

II.  PiLEFORT  DE  Rabastens  ,  né  en 
Albigeois,  évêque  de  Pamiers  en  i3i5,  élu 
évèque  de  Léon  en  i3i6,  fut  transféré  à 
Rieux,  par  Jean  XXII,  le  i3  novembre  iSiy. 
Le  18  novembre  1820,  il  fut  élevé  à  la  di- 
gnité de  cardinal,  &  mourut  en  i32i. 

III.  Bertrand  I  de  Piletort  succéda 
à  Pilefort  le  3o  mai  i32i,  suivant  les  re- 
gistres de  la  cour  romaine.  Il  ne  siégea  que 
quelques  mois,  car  le  siège  était  vacant  le 
9  novembre. 

IV.  Bertrand  II  de  Cardaillac,  fils 
de  Gérard,  était  évèque  de  Rieux  le 4  juillet 
i322j  il  fut  transféré  à  Cahors  en  i3a4. 

V.  Jean  I  de  la  Tisserenderie,  reli- 
gieux profès  de  l'ordre  de  Saint-François, 
nommé  à  l'évêché  de  Lodève  en  i322,  fut 
transféré  à  Rieux  par  le  pape  Jean  XXII  le 
20  juillet  1324.  Il  résidait  à  Rome  &  fit 
régir  son  évêché  par  un  vicaire  général. 
Il  paraît,  par  son  écusson  placé  sur  le  palais 
épiscopal,  qu'il  fit  construire  cet  édifice.  Il 
fit  aussi  bâtir  dans  le  couvent  des  fran- 
ciscains de  la  grande  observance,  à  Tou- 
louse, une  grande  chapelle  qui  conserva 
jusqu'à  la  Révolution  le  nom  de  chapelle 
de  Rieux.  Jean  y  choisit  sa  sépulture  &  y 
fut  inhumé  dans  un  tombeau  de  marbre  sur 
lequel  était  placée  une  lame  d'airain  por- 
tant son  épitaphe. 

VI.  Antoine  de  Lobens  de  Verdale 
succéda  à  Jean  en  1348;  il  est  cité  encore 
en  1349. 

VII.  Durand  des  Chapelles  était 
évèque  de  Rieux  le  l5  décembre  1349.  Il 
fut  transféré  à  Maguelonne  en  i353. 

VIII.  Jean   II,  successeur  de   Durand, 


n'était  pas  encore  sacré  lorsqu'il  assista,  le 
I"  septembre  i353,  à  la  fondation  du  mo- 
nastère de  Salenque.  Il  est  cité  dans  des 
actes   jusqu'en   1359. 

IX.  Pierre  I  de  Saint-Martial  fut 
nommé  évêque  de  Rieux  en  i359;  il  est 
cité  dans  des  actes  de  l'abbaye  de  Bonne- 
font  jusqu'en  iSyo.  Il  fut  transféré  à  Car- 
cassonne  en  1372,  &  de  là  à  Toulouse,  le 
23  octobre  1391. 

X.  Jean  III  de  Lanta  succéda  à  Pierre 
en  1372;  il  siégea  jusqu'en  1392. 

XI.  Jérôme  de  Foix  monta  sur  le  siège 
de  Rieux  en  1392. 

XII.  Thomas,  qui  avait  succédé  à  Jé- 
rôme dès  1393,  est  cité  dans  les  actes  capi- 
tulaires  depuis  cette  année  jusqu'en  1398. 

XIII.  Guillaume  II  du  Puy,  archi- 
diacre &  licencié  en  décrets,  fut  nommé 
évèque  de  Rieux  vers  la  fin  de  l'année 
14CO;  il  sollicitait  en  1401  la  confirmation 
de  son  métropolitain.  Il  passa'à  l'évêché 
de  Mirepoix  en  1403. 

XIV.  Pierre  II  de  Lévis,  chanoine 
d'Agen,  remplaça  Guillaume  en  1406  &  fut 
institué  par  l'archevêque  de  Bourges  pen- 
dant la  vacance  du  Saint-Siége.  Il  mourut 
à  Paris,  au  mois  de  décembre   1414. 

XV.  Vital  du  Lyon  du  Campet, 
oncle  paternel  de  Pierre,  archevêque  de 
Toulouse,  était  licencié  en  décrets,  cha- 
noine d'Agen  &  prieur  de  Saint-Caprais  j 
il  fut  promu  à  l'évêché  de  Rieux  le  14  sep- 
tembre 1416;  mais  il  eut  pour  concurrent 
Gaucelin  du  Bousquet,  auquel  il  fut  obligé 
de  céder  son  siège. 

XVI.  Gaucelin  du  Bousquet,  docteur 
en  droit,  fut  promu  à  l'évêché  de  Rieux  en 
1416;  il  l'emporta  sur  Vital,  son  compéti- 
teur, par  la  protection  du  roi,  qui  lui  con- 
serva ses  autres  bénéfices  contre  les  pré- 
tentions de  ceux  qui  y  aspiraient  à  raison 
de  sa  promotion;  il  fut  sacré  le  26  ou  le 
27  novembre  1417.  Il  dressa,  au  mois  d'août 
1420,  des  statuts  pour  le  collège  de  Pélegry, 
qui  avait  été  fondé  par  le  chanoine  Hugues 
Pélegrin,  &  fit  présent  à  son  église  d'un 
calice  sur  lequel  on  lisait  :  D.  Gaucelinus 
dédit  me  B.  Mariae  Kîvorum. 

XVII.  Hugues  I  de  Rouffignac,  origi- 
naire du  Limousin,  oncle  de  Bertrand,  évê- 
que de  Sarlat,  fut  transféré  de  l'évêché  de 


Note 
82 


Note 

82 


442 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Limoges  à  celui  de  Ricux,  en  vertu  d'une 
bulle  datée  du  11  décembre  1426.  Il  fit  la 
consécration  de  son  église  cathédrale  &  y 
fonda  quelques  obituaires.  Il  se  démit  de 
son  évêché  entre  les  mains  du  pape  Pie  II, 
vers  l'an  1460,  &  mourut  à  Sarlat  en  répu- 
tation de  sainteté.  Plusieurs  années  après 
sa  mort,  en  1476,  deux  chanoines  de  Rieux 
accompagnèrent  la  translation  de  son  corps 
dans  cette  ville,  où  il  fut  déposé  derrière 
l'autel  de  la  chapelle  Saint-Sixte,  au  pied 
du  mur,  du  côté  de  l'évangile. 

XVIII.  Pierre  III  Bonald  fut  trans- 
féré, en  1460,  de  l'évèché  de  Sarlat  à  celui 
de  Rieux,  sur  la  démission  de  Hugues,  qui 
avait  passé  quinze  ans  sur  ce  dernier  siège. 
Il  fit  son  testament  à  Toulouse  le  i5  mars 
1462. 

XIX.  Geoffroi  ou  Gaufroi  de  Ba- 
SILHAC  avait  été  élu  deux  fois  évèque  de 
Carcassonne  par  les  chanoines  de  cette 
église,  mais  ayant  eu  Jean  du  Chastel  pour 
compétiteur,  Pie  II  le  nomma  évêque  de 
Rieux  le  3o  avril  1462.  Il  mourut  le  pre- 
mier mars  1480. 

XX.  Pierre  IV  d'Abzac  de  la  Douze 
ou  DE  la  Deuze,  né  en  Périgord,  docteur 
en  décrets,  professeur  en  l'université  de 
Poitiers,  chambrier  de  l'abbaye  de  Saint- 
Jean-d'Angély,  abbé  de  la  Grasse  en  sep- 
tembre I465,  fut  élu  évêque  de  Rieux  le 
6  avril  1480,  &  confirmé  le  5  mai  même 
année  par  le  pape  Sixte  IV,  qui  lui  permit 
de  conserver  aussi  l'abbaye  de  la  Grasse.  Il 
présida,  le  20  juillet  1485,  les  Etats  de  Lan- 
guedoc assemblés  au  Puy;  vers  1489  il  fut 
transféré  à  Lectoure,  &  de  là  à  Narbonne. 

XXI.  Hugues  II  d'Espagne  s'étant  démis 
de  l'évèché  de  Lectoure  remplaça  Pierre, 
évèque  de  Rieux,  vers  1489;  il  fit  rebâtir 
l'ancienne  sacristie  de  Notre-Dame  qui 
servait  aux  archives  du  chapitre.  Il  mou- 
rut en  i5oo,  en  revenant  de  Rome,  &  fut 
inhumé  dans  l'église  paroissiale  de  Lates, 
près  de  Montpellier. 

XXII.  Pierre-Louis  de  Voltan  ne  fut 
institué  par  le  pape  Alexandre  VI  qu'en 
l5oi  parce  que,  après  la  mort  de  Hugues 
d'Espagne,  le  chapitre  ne  put  s'accorder 
pour  l'élection  de  son  successeur;  une  par- 
tie des  chanoines  élut  Bertrand  d'Espagne; 
l'autre  partie  élut  Pierre  de  la  Porte,  &  les 


deux  concurrents  firent  chacun  valoir  leurs 
droits.  Bertrand  d'Espagne  étant  mort  sur 
ces  entrefaites,  ses  partisans,  plutôt  que 
de  céder,  le  remplacèrent  aussitôt  par  Gas- 
pard de  Montpézat  qui  continua  la  que- 
relle avec  Pierre  de  la  Porte.  Pour  termi- 
ner cette  guerre  intestine,  le  pape  donna 
l'évèché  à  Pierre  de  Voltan,  auquel  le  cha- 
pitre finit  par  se  soumettre.  Pierre  de  Vol- 
tan présida  avant  son  sacre,  le  14  sep- 
tembre, les  Etats  de  Languedoc  assemblés 
au  Puy,  fit  bâtir  en  i5i8  la  chapelle  de 
Notre-Dame  de  la  Mourère  &  rebâtit  le 
palais  épiscopal  détruit  par  un  incendie. 

XXIII.  Gaspard  de  Montpézat,  an- 
cien compétiteur  de  Pierre  de  la  Porte  en 
i5oi,  religieux  du  monastère  de  Bonnefont, 
abbé  de  l'Escale-Dieu,  diocèse  de  Tarbes, 
succéda  à  Pierre-Louis  en  iSig.  Léon  X  le 
délégua,  au  mois  de  décembre  i520,  pour 
mettre  Jean  de  Pins  en  possession  de  l'é- 
vèché de  Pamiers. 

XXIV.  Louis  d'Aurelles,  conseiller  au 
parlement  de  Paris  ,  ne  nous  est  connu 
comme  évèque  de  Rieux  que  par  un  arrêt 
du  Parlement  de  Toulouse  qu'on  conservait 
dans  les  archives  de  cette  église.  Il  mourut 
en  i522. 

XXy.  Jean  IV  de  Pins,  fils  de  Gallard, 
seigneur  de  Pins  &  de  Muret,  étudia  succes- 
sivement à  Toulouse,  à  Poitiers,  à  Paris  & 
en  Italie,  où  il  eut  pourprofesseurPhilippe 
Beroalde  qui  lui  enseigna  le  grec  &  le  latin. 
Ayant  pris  les  ordres,  le  roi  le  nomma  con- 
seiller clerc  au  parlement  de  Toulouse  & 
plus  tard  son  ambassadeur  à  Rome  &  auprès 
de  la  république  de  Venise.  Il  fut  promu  à 
l'évèché  de  Pamiers  en  i520,  mais  il  ne  fut 
pas  intronisé.  Ayant  continué  de  rendre 
différents  services  au  roi  &  à  l'Etat  il  fut 
nommé  à  l'évèché  de  Rieux  en  i523.  Jean 
de  Pins  érigea  en  collégiale  ,  eu  1627, 
l'église  de  Saint-Ibars,  mourut  à  Tou- 
louse le  I"  novembre  i537,  &  fut  inhumé 
dans  le  tombeau  de  ses  ancêtres,  chez  les 
carmes.  Il  était  en  relation  avec  la  plupart 
des  érudits  de  son  temps  &  a  écrit  plusieurs 
ouvrages  parmi  lesquels  nous  citerons  :  la 
Vie  de  Beroalde,  son  maître,  celle  de  sainte 
Catherine  de  Sienne  &  la  Vie  de  saint  Roch. 

XXVI.  François  du  Bourg,  d'une  fa- 
mille originaire  d'Auvergne,  était  abbé  de 


Note 
8z 


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82 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


443 


Saint-Euverto  d'Orléans,  &  de  Saint-Lô,  dio- 
cèse de  Coutances,  au  mois  de  janvier  i53S; 
il  fut  nommé  évêque  de  Rieux  la  même 
année,  conserva  néanmoins  le  titre  de  maî- 
tre des  requêtes,  &  fut  sacré  par  l'évêque 
d'Angers  le  2  septembre  1542.  Il  fit  fondre 
les  deux  grosses  cloches  de  l'église.  Fran- 
çois mourut  à  Rieux  en  i568,  &  fut  enterré 
devant  l'autel  de  la  paroisse  où  était  alors 
le  chœur  de  la  cathédrale.  Il  s'était  démis, 
en  1564,  en  faveur  de  Louis  de  Genouilhac, 
évéque  de  Tulle.  Louis  ayant  reçu  ses 
bulles  de  Rome  prit  possession  malgré  le 
roi  &  le  chapitre  qui,  après  de  longues 
discussions,  le  forcèrent  néanmoins  à  se 
démettre. 

XXVII.  Jean-Baptiste  du  Bourg, 
maître  des  requêtes,  abbé  commendataire 
d'Olivet,  diocèse  de  Bourges,  fut  nommé 
parle  roi  à  la  place  de  François  &  confirmé 
le  19  février  i566.  Les  religieuses  feuillan- 
tines lui  durent  leur  établissement  dans  la 
ville  de  Rieux.  Il  approuva  leur  institut  le 
28  janvier  i588,  sur  la  demande  de  dom 
Jean  de  la  Barrière,  abbé  de  Feuillans.  Il 
commença  à  faire  reconstruire  le  chœur  & 
la  sacristie  de  la  cathédrale,  mais  il  ne  put 
les  achever.  Il  tomba  malade  &  mourut  le 
3i  août  1602;  son  corps  d'abord  inhumé 
dans  l'église  des  Cordeliers,  à  Rieux,  fut 
porté  dans  la  cathédrale  le  21  mars  i6o3  & 
placé  à  côté  de  celui  de  son  oncle. 

XXVIII.  Jean  V  DE  Berthier,  néàTou- 
louse  en  i556,  d'une  famille  parlementaire, 
avait  fait  ses  études  à  l'université  de  Tou- 
louse où  il  fut  reçu  docteur  en  droit.  Il  était 
abbé  de  Lézat  &  prévôt  de  Saint-Etienne, 
quand  il  fut  nommé  par  le  roi,  en  1602,  à 
l'évèché  de  Rieux,  &  sacré  le  6  avril  i6o3 
par  Pierre,  cardinal  de  Gondi,  au  château 
de  Villepreux,  près  Paris.  En  1614,  il  fut 
député  par  la  sénéchaussée  de  Toulouse 
pour  assister  aux  Etats  généraux  convoqués 
à  Paris.  Il  se  trouva,  en  i6i5,  à  l'assemblée 
générale  du  clergé.  Affaibli  par  l'âge  il 
obtint  du  roi  de  prendre  Jean-Louis,  son 
neveu,  pour  coadjuteur.  Il  mourut  en  fai- 
sant la  visite  de  son  diocèse  en  juillet  1620. 
Ce  fut  le  premier  évéque  inhumé  dans  le 
chœur  de  l'église  cathédrale  commencée 
par  son  prédécesseur. 

XXIX.  Jean-Louis  de  Berthier,  neveu 


du  précédent,  coadjuteur  de  son  oncle, 
fut  sacré  sous  le  titre  d'évêque  d'Héliopolis 
le  2!  juin  1617,  à  Saint-Denis  du  Pas;  après 
la  mort  de  Jean,  en  1620,  il  monta  sur  le 
siège.  Il  se  démit  de  l'évèché  &  de  tous  ses 
bénéfices,  en  l65j,  en  faveur  du  suivant, 
&  mourut  à  Paris  le  7  juin  i652. 

XXX.  Antoine-François  de  Berthier, 
conseiller  du  roi,  obtint,  sur  la  démission 
de  son  oncle,  le  brevet  de  nomination  à 
l'évèché  de  Rieux,  aux  abbayes  de  Lézat  &dc 
la  Capelle  &  à  la  prévôté  de  Saint-Etienne 
en  1657  ;  il  fut  sacré  à  Rieux  le  25  juin  1662. 
Ce  prélat  établit  les  pères  de  l'Oratoire 
dans  son  séminaire,  donna  sa  bibliothèque 
aux  pères  de  la  Doctrine  chrétienne  de 
Toulouse,  institua  une  confrérie  du  Saint- 
Sacrement,  &  mourut  à  Rieux  le  29  octo- 
bre 1705. 

XXXI.  Pierre  V  de  Charité  de  Ru- 
THIE,  de  la  même  famille  que  Bernard  de 
Ruthie,  grand  aumônier  de  France  sous 
François  I,  était  grand  archidiacre,  vicaire 
général  &  officiai  de  Comminges  lorsque 
le  roi  le  nomma  à  l'évèché  de  Rieux,  le 
24  décembre  i7o5;  il  fut  sacré  dans  la  ca- 
thédrale de  Saint-Bertrand,  le  3i  octobre 
1706,  &  mourut  le  29  septembre  1719. 

XXXII.  Alexandre  de  Jouanne  de 
Sauméry  était  prévôt  de  Notre-Dame  de 
Rieux,  lorsque  le  roi  le  nomma  évêque  au 
mois  de  février  1720.  Il  mourut  dans  sou 
diocèse,  en  1747,  âgé  de  soixante-sept  ans. 

XXXIII.  Jean-Marie  de  Catellan, 
né  à  Toulouse  en  1696,  conseiller  clerc  au 
parlement,  fut  nommé  évéque  de  Rieux  le 
29  octobre  1747;  il  fut  sacré  à  Toulouse  le 
28  avril  1748,  par  Jean-François  deMacheco 
de  Premeaux,  évêque  de  Conserans.  Il  prêta 
serment  de  fidélité  au  roi,  dans  la  chapelle 
de  Versailles,  le  20  mai  suivant.  Il  se  démit 
des  abbayes  de  Saint-Paul  de  Narbonne  & 
de  Boulencourt  &  de  son  office  de  con- 
seiller au  Parlement,  en  1748.  Jean-Marie 
mourut  le  27  mars  1771. 

XXXIV.  Pierre-Joseph  de  Lastic  de 
Saint-Jal,  né  dans  le  diocèse  de  Saint- 
Flour  en  1726,  vicaire  général  de  Châlons- 
sur-Marne,  fut  nommé  évêque  le  29  juillet 
1771  &  sacré  le  8  septembre  suivant.  11 
resta  sur  le  siège  de  Rieux  jusqu'à  sa  sup- 
pression, en  1790.  [E.  M.J 


Note 
82 


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83 


444 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


NOTE  LXXXIII 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Eglise   de  Saînt-Papoul, 

(Abbaye  du  mcme  nom,  érigée  en  évcchc  en  i3i7.) 

LA  ville  de  Saint-Papoul,  située  dans  le 
comté  de  Lauragais,  aune  petite  lieue 
de  Castelnaudary,  doit  son  nom  à  une  an- 
cienne abbaye  de  l'ordre  de  Saint-Benoît, 
fondée  sous  l'invocation  de  saint  Papoul, 
martyr  &  disciple  de  saint  Sernin,  premier 
évèque  de  Toulouse.  Il  est  fait  mention  de 
l'abbaye  de  Saint-Papoul,  dans  la  liste  des 
monastères  qui  fut  dressée  en  817  à  la  diète 
d'Aix-la-Chapelle. 

Le  pape  Jean  XXII  érigea,  en  iSiy, 
l'église  de  Saint-Papoul  en  cathédrale,  sous 
la  métropole  de  Toulouse.  Il  choisit  l'abbé 
pour  premier  évèque  &  marqua,  par  sa 
bulle  du  22  février  ]3i8,  les  limites  du  nou- 
veau diocèse,  auquel  il  assigna  quarante-six 
paroisses  de  l'ancien  diocèse  de  Toulouse, 
non  compris  les  annexes. 

Le  chapitre,  composé  d'un  prévôt  &  de 
onze  chanoines,  avec  quelques  chapelains 
ou  autres  bénéficiers,  est  demeuré  régulier 
jusqu'en  1670,  époque  à  laquelle  il  fut  sé- 
cularisé. L'évêque  était  qualifié  seigneur 
de  Saint-Papoul. 

Nous  ne  connaissons  que  les  noms  de 
quelques-uns  des  abbés. 

Abbés  de  Saint-Papoul. 

I.  Guillaume  I  n'est  cité  que  dans  un 
ancien  manuscrit,  rédigé  par  les  ordres  de 
Pierre  Soybert,  évèque  de  Saint-Papoul. 

II.  Raimond  I  assista  au  concile  de 
Toulouse  en  1068,  &  à  l'élection  de  l'abbé 
de  Sorèze  en  1071. 

III.  GÉRAUD    I. 

IV.  Olric  ou  Ulric,  mentionné,  comme 
le  précédent,  par  le  manuscrit  de  Pierre 
Soybert. 

V.  Guillaume  II  souscrivit,  en  i2o5, 
une  donation  faite  à  l'abbaye  de  la  Grasse. 


VI.  Pierre  de  Saint-Germain,  abbé 
en  1209. 

VII.  Bernard  I  de  Milhau,  abbé  en 
i23o  &  en  1233,  assista  à  l'élection  d'Ulger, 
abbé  d'Alet,  vers  l'an  1234. 

VIII.  Raimond  II  de  Altinhaco,  cité 
en  1244  &  1249. 

IX.  GÉRAUD  II,  abbé  en  i25o,  i253  & 
1254,  mourut  au  mois  d'avril  i255  &  fut 
enterré  dans  le  cloître. 

X.  Bertrand  était  abbé  de  Saint-Papoul 
en  1259,  1265  &  1273. 

XI.  Bernard  II  de  la  Tour  est  cité 
comme  abbé  en  1284,  1290,  1299  &  1309. 
Il  était  fort  âgé  lorsqu'il  fut  nommé  premier 
évèque  de  Saint-Papoul,  le  11  juillet  i3i7. 
Il  était,  à  ce  que  prétendent  les  auteurs  du 
Gallla  Chrîstiana,  de  la  famille  de  Bernard 
de  la  Tour,  fait  chevalier,  en  1244,  par 
Raimond  VII,  comte  de  Toulouse. 

Evêques  de  Saint-Papoul, 

I.  Bernard  I  de  la  Tour,  nommé  par 
le  pape  à  l'évèché  au  moment  de  son  érec- 
tion, en  i3i7,  mourut  le  27  décembre  de  la 
même  année. 

II.  Raimond  I  de  Monstuejols  ou 
MosTUEJOULS,  religieux  profès  de  l'ab- 
baye de  Saint-Guillem  du  Désert,  premier 
évèque  de  Saint-Flour,  fut  transféré  à  Saint- 
Papoul  au  commencement  de  l'an  1319  Si 
créé  cardinal  en  1327.  Il  mourut  le  i3  no- 
vembre i335. 

III.  Guillaume  I  de  Cardaillac,  ori- 
ginaire du  Querci,  nommé  évèque  de  Saint- 
Papoul  vers  l'an  i327,  mourut  le  i5  février 
1347. 

IV.  Bernard  II  de  Saint-Martial, 
évèque  de  Saint-Papoul  le  5  janvier  1348, 
mourut  le  9  août  l36i.  Il  fut  enterré  à  la 
droite  du  grand  autel  de  l'église  cathédrale. 

V.  Pierre  I  de  Cros,  religieux  béné- 
dictin de  Saint-Martial  de  Limoges  &  doc- 
teur en  décrets,  successivement  cellérier 
de  l'église  de  Tulle,  prieur  de  la  Voulte, 
ordre  de  Cluny,  &  abbé  de  Tournus,  fut 
nommé  évèque  de  Saint-Papoul  en  i36i. 
Au  mois  de  juin  1370,  il  fut  transféré  à  l'ar- 
chevêché de  Bourges,  &  plus  tard  à  celui 
d'Arles. 


Note 
83 


Note 
83 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


VI.  Bernard  III  de  Castelnau,  re- 
ligieux bénédictin  &  abbé  d'Aniane ,  fut 
nommé  évêque  de  Saint-Papoul  en  1870  à  la 
place  de  Pierre  de  Gros.  Il  mourut  en  iSyS. 

VII.  Pierre  II  de  Gros,  frère  de 
Pierre  I,  d'abord  camérier  de  l'église  cathé- 
drale de  Saint-Papoul,  puis  abbé  d'Aniane, 
fut  nommé  évêque  à  la  place  de  Bernard. 
Il  mourut  en  1412  &  fut  enterré  devant  le 
grand  autel  de  la  cathédrale. 

Après  sa  mort,  le  siège  demeura  vacant, 
l'évêché  fut  pillé  par  les  Bourguignons  & 
les  archives  furent  dispersées. 

VIII.  Jean  I  de  RochetAillée,  pa- 
triarche de  Constantinople,  à  qui  le  pape 
Jean  XXII  avait  donné,  en  janvier  1418, 
l'évêché  de  Saint-Papoul  en  commende,  ne 
put  en  prendre  possession,  quoique  l'ar- 
chevêque de  Toulouse  eût  confirmé  la  no- 
mination, les  chanoines  ayant  élu  à  sa  place 
l'abbé  de  Lézat,  qui  s'empara  à  main  armée 
du  palais  épiscopal  &  de  l'église.  Jean  fut 
successivement  évêque  de  Genève,  de  Paris, 
archevêque  de  Rouen  &  de  Besançon. 

IX.  Jean  II  Burle  ou  du  Bourg,  né  à 
Bourg,  en  Bresse,  fut  nommé  par  le  pape 
Martin  V,  en  1418,  évêque  de  Saint-Pa- 
poul; il  était  docteur  es  lois  &  évêque  de 
Nice  depuis  1409;  il  fut  dans  la  suite  trans- 
féré à  Saint-Flour. 

X.  Guillaume  II  de  Montjoie,  origi- 
naire de  Savoie,  fut  pourvu  de  l'évêché  de 
Saint-Papoul  sur  la  démission  du  précédent. 

XI.  Raimond  II  Mairosi,  d'abord  cha- 
noine de  Toulouse ,  ensuite  évêque  de 
Saint-Paul  Trois-Châteaux ,  fut  nommé 
évêque  de  Saint-Papoul,  après  le  précé- 
dent, &  bientôt  après  transféré  à  Castres, 
où  il  fut  créé  cardinal  du  titre  de  Sainte- 
Praxède,  le  23  juin  1426. 

XII.  Pierre  III  Soybert,  professeur  de 
droit,  fut  nommé  évêque  de  Saint-Papoul 
le  28  janvier  1427  &  prit  possession  le  27 
juillet  de  la  même  année.  Ayant  trouvé  à 
son  arrivée  l'église  &  le  palais  épiscopal  en 
ruines,  il  les  restaura  l'un  &  l'autre,  enri- 
chit l'église  de  plusieurs  joyaux  &  vases 
sacrés  &  fit  recueillir  en  un  volume  ce  qui 
put  être  retrouvé  des  titres  &  actes  du  cha- 
pitre dont  les  archives  avaient  été  dé- 
truites. Il  est  auteur  de  plusieurs  ouvrages 
spirituels.   Pierre  vivait   encore    en   1443. 


445 

Il  fut  enterré  devant  le  grand  autel  de  la 
cathédrale. 

XIII.  Raimond  III  de  Lupault,  de 
Lupo  alto,  chancelier  du  comte  d'Arma- 
gnac, nommé  évêque  de  Saint-Papoul  le 
26  avril  1451,  mourut  vers  l'an  1465. 

XIV.  Jean  III  de  la  Porte,  né  en 
Bourgogne,  prédicateur  célèbre,  succéda 
au  précédent  &   mourut  en   1468. 

XV.  Denis  de  Bar,  d'une  famille  origi- 
naire du  Berry,  fut  nommé  évêque  de  Saint- 
Papoul  en  1468,  prêta  serment  de  fidélité 
au  roi  le  9  janvier  1469  &  fut  transféré  en 
1471  à  l'évêché  de  Tulle,  dont  il  prit  pos- 
session le  25  mars  1472. 

XVI.  Clément  de  Brillac  fut  nommé 
évêque  de  Saint-Papoul  en  1472,  par  la 
résignation  du  précédent  avec  lequel  il 
échangea,  en  1495,  cet  évêché  contre  celui 
de  Tulle. 

—  Denis  de  Bar,  pour  la  seconde  fois 
évêque  de  Saint-Papoul,  présida,  comme  le 
plus  ancien  évêque,  les  États  de  Languedoc 
assemblés  à  Montpellier  en  i5o4,  ainsi  que 
ceux  qui  furent  tenus  à  Narbonne  en  i5o8. 
Il  mourut  le  3i  mai  i5i7. 

XVII.  Charles  de  Bar,  neveu  de  Denis, 
lui  succéda  &  mourut  en  Berry  au  mois 
d'août  i538. 

XVIII.  Jean  IV  Salviati,  neveu  du 
pape  Léon  X  par  sa  mère  Lucrèce  de  Mé- 
dicis,  cardinal,  avait  déjà  l'administration 
de  l'église  de  Ferrare  lorsqu'il  obtint  celle 
des  évêchés  d'Oloron  &  de  Saint-Papoul, 
à  la  recommandation  du  roi  François  I. 

XIX.  Bernard  IV  Salviati,  frère  du 
précédent,  après  avoir  été  chevalier  de 
Malte,  embrassa  l'état  ecclésiastique.  Il 
était  aumônier  de  la  reine  Catherine  de 
Médicis  lorsqu'il  fut  pourvu  de  l'évêché  de 
Saint-Papoul,  sur  la  démission  de  son  frère, 
le  7  juin  l549;  •'  ^"*  ensuite  transféré  à 
Clermont  en  i56i.  Le  pape  Pie  IV  le  créa 
cardinal,  &  il  mourut  à  Rome  en  i568. 

XX.  Antoine-Marie  Salviati,  neveu 
des  deux  précédents,  fut  pourvu  de  l'évêché 
de  Saint-Papoul,  après  ses  oncles,  8f  assista 
en  cette  qualité  au  concile  de  Trente,  en 
l563.  Etant  allé  à  Rome  l'année  suivante, 
il  se  démit  de  son  évêché  &  fut  créé  cardi- 
nal par  le  pape  Grégoire  XIII,  en  décembre 
i583.  Il  mourut  à  Rome  le  26  avril  1602. 


Note 
83 


Note 
83 


446 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XXI.  Alexandre  de  Bardis,  Floren- 
tin, nommé  évêque  de  Saint-Papoul  en 
1564,  assista  au  couronnement  de  la  reine 
Elisabeth  d'Autriche,  femme  de  Charles  IX, 
en  iSyi,  aux  États  de  Blois  en  iSyô,  au 
co.ncile  de  Narbonne  en  iSço.  Il  mourut  à 
Castelnaudary,  à  la  fin  d'août  de  l'année 
suivante,  &  le  siège  de  Saint-Papoul  resta 
vacant  pendant  près  de  onze  années. 

XXII.  Jean  V  Raimond,  conseiller  au 
parlement  de  Toulouse,  nommé  évêque  de 
Saint-Papoul  parle  roi  Henri  IV,  fut  sacré 
dans  l'église  Saint-Etienne  par  le  cardinal 
de  Joyeuse,  archevêque  de  Toulouse,  le 
i3  novembre  1602,  &  mourut  deux  ans 
après,  le  i5  novembre  1604. 

XXIII.  François  I  de  Donadieu,  reli- 
gieux profès  de  Montolieu,  abbé  de  Saint- 
Hilaire,  diocèse  de  Carcassonne,  fut  nommé 
évêque  de  Saint-Papoul  par  le  roi,  en  1608. 
Il  mourut  le  3  avril  1626. 

XXIV. Louis  deClaret,  néàToulouse, 
était  prévôt  de  Montpellier  &  conseiller  au 
parlement  de  Toulouse  lorsqu'il  fut  nommé 
eu  1626.  Il  mourut  le  2  mars  i636. 

XXV.  Bernard  V  Despruets,  nommé 
en  i636,  sacré  à  Paris  le  9  novembre  1637, 
mourut  le  20  juillet  i655. 

XXVI.  Jean  VI  de  Montpézat  de 
Carbon,  nommé  le  5  juin  lôSy,  fut  trans- 
féré à  l'archevêché  de  Bourges  le  28  octo- 
bre 1664.  Il  fut  nommé  à  l'archevêché  de 
Toulouse,  au  mois  de  mai  1674,  mais  ne 
prit  pas  possession,  ayant  obtenu  du  roi 
l'archevêché  de  Sens,  où  il  mourut  le  3 
avril  1686. 

XXVII.  Joseph  de  Montpézat  de 
Carbon,  frère  du  précédent,  fut  nommé 
pour  lui  succéder  le  28  octobre  1664,  & 
sacré  par  son  frère  dans  l'église  de  Sainte- 
Geneviève  de  Paris,  le  27  décembre  i665; 
il  fut  transféré  à  Toulouse  en  1674. 

XXVIII.  François  II  de  Barthélémy 
DE  Grammont  de  Lanta,  docteur  de  Sor- 
bonne  &  conseiller  au  parlement  de  Tou- 
louse, nommé  évêque  de  Saint-Papoul  le 
i3  septembre  1675,  ne  reçut  ses  bulles 
qu'en  1677.  Il  fit  reconstruire  le  palais 
épiscopal,  le  cloître  &  l'église  cathédrale, 
&  mourut  au  commencement  de  l'an  1716. 

XXIX.  Gabriel-Florent  de  Choi- 
Seuil-Beaupré,  nommé  le  16  mai  1716 


&  sacré  le  17  juillet  1718,  fut  transféré  à 
Mende  le  17  octobre  1723. 

XXX.  Jean-Charles  de  Ségur  fut 
nommé  le  17  octobre  1723,  &  sacré  à  La- 
vaur  le  24  août  1724;  il  remit  son  évêché 
au  roi  le  26  février  1735,  &  mourut  à  Paris 
le  29  septembre  1748. 

XXXI.  Georges-Lazare  Berger  de 
Charency,  sacré  le  25  septembre  1735,  & 
transféré  à  Montpellier  en  1738. 

XXXII.  Daniel-Bertrand  de  Langle, 
nommé  en  1738,  sacré  le  5  avril  1739,  mou- 
rut au  mois  de  juin  1774. 

XXXIII.  Guillaume-Joseph  d'Abzac, 
nommé  le  17  juillet  1774,  fut  sacré  le  7  mai 
1775,  &  mourut  en  1784. 

XXXIV.  Jean-Baptiste-Marie  de 
Maillé  de  la  Tour  Landri,  nommé  en 
1784.  L'évêché  de  Saint-Papoul  fut  sup- 
primé en  1790.  [E.  M.] 


NOTE  LXXXIV 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Eglise  d'Alals. 

(Collégiale  de  Saint-Jean-Baptiste,  érigde  en  évcché  en  1694.) 

LE  diocèse  d'Alais,  suffragant  de  Nar- 
bonne, comprenait  toute  la  partie  de 
l'ancien  diocèse  de  Nimes  qui  est  dans  le 
pays  des  Cévennes,  depuis  les  paroisses  de 
Sauve  &  de  Vezenobre  jusqu'aux  limites 
du  Rouergue,  du  Gévaudan  &  de  l'Uzège. 
Il  était  partagé  eu  sept  archiprêtrés  dans 
lesquels  étaient  distribuées  ses  quatre- 
vingt-douze  paroisses. 

L'église  collégiale  de  Saint-Jeau-Baptiste, 
fondée  à  Alais  au,  quatorzième  siècle,  par 
les  seigneurs  de  cette  ville,  &  composée  de 
dix  chanoines,  un  doyen,  &  un  sacristain 
chargé  en  même  temps  de  la  cure  de  cette 
ville,  fut  érigée  en  cathédrale  le  17  mai  de 
l'année  1694,  par  le  pape  Innocent  XII.  La 
bulle  d'érection,  munie  de  lettres  patentes 
qui  furent  données  à  Versailles  au  mois  de 
juin  de  la  même  année  &  enregistrées  au 
parlement  de  Toulouse  le  22  octobre  sui- 


NOTE 

83 


Note 
84 


NOTH 
84 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


447 


vaut,  réunit  à  la  nouvelle  cathédrale  l'église 
anciennement  abbatiale  &  pour  lors  collé- 
giale de  Saint-Pierre  de  Psalmodi,  dont  elle 
supprima  le  titre  abbatial,  de  sorte  que  les 
revenus  attachés  à  ce  titre,  &  évalués  à  dix- 
huit  mille  livres,  constituèrent  la  mense 
épiscopale  d'Alais,  &  que  les  deux  chapitres 
d'Alais  &  de  Psalmodi  n'en  formèrent  plus 
qu'un,  composé  d'abord  de  cinq  dignitaires, 
savoir  :  un  prévôt,  un  archidiacre,  un  chan- 
tre, un  sacristain,  toujours  curé  de  la  ville, 
&  un  sous-chantre,  de  dix-huit  chanoines, 
qui  restaient  tant  d'Alais  que  de  Psalmodi  & 
dont  les  prébendes,  devenues  dans  la  suite 
égales,  formèrent  dix-huit  canonicafs  en  y 
comprenant  les  cinq  dignités,  &  enfin  d'un 
bas  chœur,  tel  qu'il  existait  à  Aigues-mor- 
tes  ou  Psalmodi,  &  qui  consistait  en  douze 
prêtres,  deux  acolytes  &  un  clerc,  tous  des- 
tituables  au  gré  du  chapitre. 

Eve  que  s  d'Alais. 

\.  François  Chevalier  de  Saulx, 
d'une  ancienne  famille  de  Poitou,  docteur 
&  associé  de  Sorbonne  en  1678,  fut  le  der- 
nier abbé  de  Psalmodi,  ayant  été  nommé 
évéque  d'Alais  le  10  avril  1694  &  sacré  le 
29aoùt  suivant.  Il  mourut  dans  son  diocèse, 
k  la  fin  du  mois  d'octobre  de  l'année  1712. 

II.  Louis-François-Gabriel  de  Hen- 
NlN-LlETARD,  nommé  le  23  janvier  lyiS, 
transféré  à  l'archevêché  d'Embrun  au  mois 
de  novembre  1719. 

III.  Charles  de  Bannes  d'Avejan, 
nommé  le  8  janvier  1721,  abbé  de  Monte- 
bourg  en  1723,  mort  à  Paris  le  23  mai  1744. 

IV.  Louis-François  de  Vivet  de 
Montclus,  né  dans  le  diocèse  d'Uzès, 
était  évéque  de  Saint-Brieuc,  lorsqu'il  fut 
transféré  à  Alais  &  nommé  abbé  de  Saint- 
Gilles,  au  mois  de  septembre  1744. 

V.  Jean-Louis  de  Buisson  de  Beau- 
TEVILLE,  né  au  diocèse  de  Mirepoix  en 
1708 j  abbé  de  Valmagne,  diocèse  d'Agdc, 
en  1747;  nommé  évéque  d'Alais  le  16  no- 
vembre 1755,  sacré  en  1756;  abbé  de  Sainte- 
Croix  de  Bordeaux  en  1761.  Mourut  le 
3o  mars  1776. 

VI.  Pierre-Marie-Madeleine  Cor- 
TOIS  DE  Balore  ,  nommé  en  avril   1776, 


sacré  le  3o  juin,    fut    transféré  à  l'évèché 
de  Nimes  en  février  1784. 

VII.  N.-Louis-François  de  Beausset, 
vicaire  général  de  Digne,  nommé  en  fé- 
vrier 1784,  fut  sacré  évéque  d'Alais  le 
18  juillet  de  la  même  année.  [E.  M.J 


Note 
84 


NOTE  LXXXV 

AJOUTÉE  PAR  LES    NOUVEAUX    ÉDITEURS. 

Abhaye  de  Saint-Sauveur  d'Aniane. 

(Diocèse  de  Montpellier.) 

L'ABBAYE  de  Saint-Sauveur  d'Aniane  était 
située  dans  une  étroite  vallée  du  dio- 
cèse de  Maguelonne,  aujourd'hui  diocèse 
de  Montpellier.  Elle  fut  fondée  à  la  fin  du 
huitième  siècle  par  Benoit,  fils  d'un  sei- 
gneur visigoth.  Elle  doit  son  nom  au  petit 
ruisseau  d'Aniane,  aujourd'hui  Corbières. 

L'église  d'Aniane,  d'abord  dédiée  à  la 
Vierge  &  au  Sauveur,  fut  agrandie  &  con- 
sacrée par  S.  Benoît,  qui  s'appliqua  à  res- 
taurer la  règle  monastique  due  à  son  ho- 
monyme. La  discipline  à  laquelle  il  soumit 
ses  religieux  les  rendit  si  rccommandables, 
qu'on  lui  en  demanda  de  divers  monastères 
pour  y  introduire  la  réforme.  En  8i5,  S.  Be- 
noît quitta  le  monastère  d'Aniane,  par  ordre 
de  Louis  le  Débonnaire,  pour  prendre  la 
direction  de  celui  de  Noirmoutier  près  do 
Saverne,  &  plus  tard  de  celui  de  Saint-Cor- 
neille d'Inde.  Il  mourut  le  11  février  821. 

Cette  aibaye  fut  brûlée  en  i562  par  les 
religionnaires  ;  elle  a  été  rebâtie  depuis  sur 
le  même  ruisseau  d'Aniane.  Elle  fut  affiliée 
en  i663  à  la  congrégation  de  Saint-Maur. 

Abbés  d'Aniane. 

I.  S.  Benoit  fut  abbé  d'Aniane  jusques 
en  8i5;  il  mourut  en  821. 

II.  SÉNÉGILDE  fut  le  second  abbé  d'A- 
niane. Louis  le  Débonnaire  lui  accorda, 
en  8x5,  la  possession  du  monastère  de  Gou- 
dargucs  &  d'un  autre,  appelé  Caseneuve, 
qui  avait  été  fondé  autrefois,  dans  le  pays 


Note 
85 


Note 
8â 


448 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'Uzès,  sous  rhivocatioii  de  la  Vierge,  par 
Guillaume  de  Gellone ,  &  donné  par  ce 
comte  à  Charlemagne.  Sénégilde  mourut 
en  819. 

III.  Georges  était  abbé  d'Aniane  en 
G19,  année  où  il  reçut,  par  un  diplôme  de 
Louis  le  Débonnaire,  la  confirmation  de 
la  donation  faite  à  son  monastère  de  l'ab- 
baye de  Bellecelle,  fondée  par  Vulfarius  , 
comte  d'Albi.  Georges  mourut  en  822. 

IV.  Tructesinde  fut  élu  par  les  reli- 
gieux abbé  d'Aniane  en  822  ,  en  présence 
de  Nébridius,  archevêque  de  Narbonne,  & 
d'Agobard,  archevêque  de  Lyon. 

V.  Ermenald  succéda  à  Tructesinde. 
Cet  abbé  est  cité  dans  une  donation  faite 
en  83o  à  l'abbaye  d'Aniane,  par  une  femme 
nommée  Bertile.  Il  assista  en  835  à  la  diète 
de  Crémieu.  On  ignore  s'il  vécut  après 
l'année  838  ,  époque  où  on  voit  son  nom 
figurer  pour  la  dernière  fois. 

VI.  Élie,  successeur  d'Ermenald,  acheta 
d'Aliard ,  en  839  ,  tout  ce  qu'il  possédait 
dans  le  pays  de  Béziers. 

VIL  Arnoul  obtint,  le  21  juin  853,  de 
Charles  le  Chauve,  la  confirmation  des 
privilèges  de  son  abbaye  &  de  toutes  les 
donations  qui  lui  avaient  été  faites.  On 
croit  que  cet  abbé  est  le  même  qu'Arnoul 
qui  fut  élu  évêque  de  Carcassonne  en  875. 

VIII.  GiLMOND  était  abbé  d'Aniane  la 
troisième  année  du  règne  du  roi  Eudes, 
eu  890  ou  891. 

IX.  RoSTAING,  religieux  d'Aniane,  fut 
abbé  de  Goudargues,  d'Aniane  &  de  Cruas. 
Il  conserva  ces  abbayes  jusqu'en  913,  année 
de  sa  mort,  quoiqu'il  eût  été  nommé  arche- 
vêque d'Arles. 

X.  ManassÈs,  né  en  Bourgogne,  de  War- 
nier  &  de  Teutbergue,  était  neveu  de 
Hugues,  roi  d'Italie  &  comte  de  Provence. 
Il  succéda  à  Rostaing,  non-seulement  dans 
les  abbayes  d'Aniane,  de  Cruas  &  de  Gou- 
dargues, mais  encore  dans  l'archevêché 
d'Arles. 

XL  Bernard  I  Géraud,  évêque  de  Bé- 
ziers, était  abbé  d'Aniane  vers  960. 

XII.  Leufroi  était  abbé  en  971,  comme 
on  le  voit  par  un  acte  d'échange  qu'il  fit 
avec  Bernard  ,  évêque  de  Béziers  ,  &  Ber- 
nard, évêque  de  Nimes. 

XIII.  Rainald  reçut  en  972,  d'Heldin, 


vicomte  de  Lodève ,  les  églises  de  Saint- 
Martin  &  de  Saint-Jean.  Il  vivait  encore 
en  991 . 

XIV.  Hugues  premier  du  nom  fut  le 
successeur  de  Rainald. 

XV.  SalvATOR  était  abbé  d'Aniane  du 
temps  du  roi  Robert.  Il  avait  déjà  pris  pos- 
session de  l'abbaye  en  996  &  vivait  encore 
le  20  novembre  i025. 

XVI.PoNS  I  est  cité  comme  abbé  d'Aniane 
en  1028.  En  1061  Nicolas  II  lui  donna  un 
bref  confirmatif  de  celui  que  Jean  avait  ac- 
cordé à  son  prédécesseur  pour  les  biens, 
droits,  immunités  de  l'église  &  du  monas- 
tère, avec  la  faculté  d'envoyer  les  religieux 
à  ordonner  à  tel  évêque  qu'il  jugerait  à 
propos.  Sa  mort  est  marquée  au  mois  de 
janvier  dans  le  nécrologe  de  Lérins. 

XVII.  Emenon,  d'abord  religieux  de 
Gellone,  ensuite  prévôt  de  Saint-Pierre  de 
Sauve,  fut  élu  abbé  d'Aniane  après  la  mort 
de  Pons,  en  1062.  Il  vécut  jusqu'en  1093. 
Sa  mort  est  marquée  au  dix-huitième  jour 
d'avril  dans  les  nécrologes  de  Saint-Gilles 
&  de  Gellone. 

XVIII.  Pierre  I  de  Sauve  est  cité  dans 
un  acte  de  1094  comme  donataire  de  Pierre- 
Raimond,  pour  la  métairie  de  Combes.  Il 
vivait  encore  en  11 10. 

XIX.  Pons  deuxième  du  nom  était  abbé 
en  iii5,  ainsi  que  le  prouve  la  confirma- 
tion d'une  donation  faite  à  l'abbaye  par 
Garsinde  &  son  mari  Pierre-Raimond.  Pons 
assista  au  concile  de  Toulouse  en  11 19,  & 
le  l5  juillet  de  la  même  année  le  pape 
Callixte  II  lui  donna  l'investiture  du  mo- 
nastère de  Goudargues  contre  les  préten- 
tions de  l'archevêque  d'Arles  &  de  l'abbé 
de  la  Chaise-Dieu. 

XX.  Pierre  II  Raimond  de  Calz  reçut 
de  Fredol,  en  1120,  une  métairie,  en  pré- 
sence de  Pierre,  évêque  de  Lodève.  Il  vi- 
vait encore  en  11 38. 

XXI.  Guillaume  I,  fils  de  Béliarde,  cité 
en  1141,  eut  beaucoup  à  souffrir  de  Ber- 
mond,  évêque  de  Béziers.  C'est  ce  que 
nous  apprend  Pierre  le  Vénérable  dans  une 
lettre  adressée  au  cardinal  Aimeri.  Il  vécut 
jusqu'en  1 164. 

XXII.  Pierre  III  fit  quelques  acquisi- 
tions, en  II 55,  d'Ermessinde,  fille  de  Rai- 
mond   de    Celca.    Le   pape   Adrien    IV  lui 


Note 
8Ô 


Note 
85 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


449 


adressa  des  lettres  coufirmatives  de  la  tran- 
saction faite  par  Aldebert,  évêque  de  Ni- 
mes,  entre  lui  &  Bertrand,  prieur  de  Gou- 
dargues,  d'une  part,  &  Raimond,  évêque 
d'Uzès,  de  l'autre,  touchant  quatorze  églises 
dont  ils  revendiquaient  mutuellement  la 
propriété.  L'abbé  Pierre  vécut  jusqu'en 
1  i6o  environ. 

XXIII.  Gaucelin-Raimond  de  Mont- 
FEYROUX  était  abbé  d'Aniane  en  ii6i. 
Promu  par  Alexandre  II  à  l'évèché  de  Lo- 
dève,  le  pape  lui  accofda  la  permission  de 
conserver  son  abbaye;  mais  peu  de  temps 
après  il  en  confia  l'administration  au  sui- 
vant. 

XXIV.  Raimond  I,  fils  de  Guillaume  VI, 
seigneurde  Montpellier,  &de  Sybille, avait 
été  destiné,  en  1146,  par  le  testament  de 
son  père,  pour  être  religieux  de  Cluny. 
Après  avoir  fait  profession  dans  cet  ordre, 
il  fut  nommé  abbé  d'Aniane  en  1162.  Au 
mois  de  juillet  1187,  il  succéda  à  Gaucelin 
dans  l'évèché  de  Lodève. 

XXV.  Adhémar,  fils  de  Galberge,  est 
mentionné  avec  Aimeri,  abbé  de  Lodève, 
dans  un  acte  de  vente  passé  au  mois  de 
mars  1188.  Le  nom  de  cet  abbé  figure  dans 
les  actes  jusqu'en  1195. 

XXVI.  Gaucelin  était  cellérier  d'Aniane 
lorsqu'il  en  fut  élu  abbé  en  1196.  Il  forma 
une  association  de  prières  avec  Pons,  abbé, 
&  les  religieux  de  Franquevaux,  le  28  fé- 
vrier 1201,  &  leur  céda  l'église  de  Saint- 
Sauveur  du  Pin  avec  ses  dépendances.  Pour 
acquitter  les  dettes  de  son  monastère,  il 
aliéna  au  seigneur  de  Montpellier,  pour 
quatre  mille  sols  melgoriens ,  une  bonne 
partie  du  fief  &  des  redevances  féodales  de 
la  paroisse  de  Saint-Paul  de  Frontignan. 
Bn  qualité  de  prieur  de  Goudargues,  cet 
abbé  fit  échange  de  quelques  églises  avec 
Guillaume,  évêque  d'Uzès,  &  il  consentit 
à  l'établissement  de  la  chartreuse  de  Val- 
bonne.  Pons  de  Vallauques  lui  restitua, 
en  1204,  tout  ce  dont  ses  parents  s'étaient 
emparés  dans  une  des  paroisses  de  son  dio- 
cèse. 

XXVII.  Amian  est  cité  par  Andoque, 
dans  sa  Liste  des  évèques  de  Béziers  (p.  75), 
comme  abbé  d'Aniane  en  1204.  Guillaume, 
évoque  de  Béziers,  lui  fit  alors  cession  d'un 
fief  qu'il  avait  acquis  de  Pons  de  Ceiras. 


XXVIII.  Bernard  II  de  Verfeuil  était 
abbé  dès  i2o5,  ainsi  que  le  prouve  un  acte 
de  reconnaissance  passé  au  mois  de  juillet 
de  cette  année.  Il  eut  une  contestation 
avec  Pierre-Benoît,  abbé  de  Franquevaux, 
pour  l'église  de  Saint-Sauveur  du  Pin;  elle 
fut  terminée  en  1209  par  Hugues,  évêque 
de  Riez,  légat  du  Saint-Siège.  Bernard 
mourut  le  14  juillet  1218,  pendant  la  durée 
du  chapitre  général  qu'il  tenait  dans  son 
abbaye. 

XXIX.  Guillaume  II  d'Abrignac  fut 
élu  aussitôt  après  la  mort  de  Bernard,  en 
1218,  &  Bernard,  évêque  de  Maguelonne, 
confirma  son  élection.  Cet  abbé  vécut  jus- 
qu'en 1282. 

XXX.  Guillaume  III  de  Vallauques, 
cité  dans  un  acte  d'acquisition  de  l'an  1282, 
approuva,  en  1235,  la  donation  d'une  re- 
devance féodale  faite  à  son  monastère  par 
Raimond  de  Roquevieille.  Il  est  mentionné 
dans  le  nécrologe  au  3  novembre,  sans  dé- 
signation de  l'année. 

XXXI.  Guillaume  IV  de  Parme,  abbé 
d'Aniane,  était  chapelain  du  pape.  Il  fut 
choisi  comme  arbitre,  en  1246,  entre  Guil- 
laume, élu  archevêque  de  Narbonne,  & 
Ulger,  élu  évêque  d'Alet.  Il  est  encore  cité 
dans  un  acte  du  7  avril  1247. 

XXXII.  Pierre  IV  de  Sauve  était  abbé 
d'Aniane  en  i25o,  au  mois  de  janvier,  ainsi 
que  le  constate  l'acte  de  visite  de  l'abbaye 
de  Saint-Pierre  de  Sauve,  diocèse  de  Nimes, 
faite  par  Guillaume  de  Deux-Vierges,  abbé 
de  Saint-Guillem  du  Désert.  Il  prêta  serment 
de  fidélité  au  roi,  en  1269,  pour  le  château 
de  Gignac,  &  mourut  le  5  octobre  1281. 

XXXIII.  Raimond  II  Delmas  succéda  à 
Pierre  de  Sauve  en  1281.  Il  eut  à  peine  le 
temps  de  se  faire  reconnaître  &  mourut  la 
même  année. 

XXXIV.  Pons  III  de  Canillac,  oncle 
du  cardinal  Raimond,  fut  nommé  abbé  en 
1282.  Il  approuva,  en  1287,  la  fondation 
d'une  lampe,  qui  devait  être  allumée  à  cer- 
tains jours  de  fête  dans  l'église  de  Saint- 
Sauveur.  Pons  mourut  en  i3i  i. 

XXXV.  Gui  de  Canillac,  chambrier 
d'Aniane  ,  succéda  à  Pons  ,  son  frère  ,  selon 
Gariel,  en  i3i2.  Il  prêta  serment  de  fidélité 
au  roi  le  3o  avril  i3i7,  &  fut  définiteur  au 
chapitre  général  des   bénédictins,   tenu  à 


Note 
85 


Note 
85 


45o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Narbonne,  dans  l'abbaye  de  Saint-Thibery, 
en  1329.  Il  est  encore  fait  mention  de  lui 
en  i33o  &  en  i332. 

XXXVI.  Guillaume  V  de  Laudun  ou 
DE  Landorre  est  cité  comme  abbé  dans 
un  acte  capitulaire  d'Aniane  en  i335,  de 
concert  avec  Arnaud ,  évêque  de  Mague- 
lonne.  Il  fit,  en  iSSg,  beaucoup  de  bien 
à  l'église  de  Sainte-Croix  de  Celleneuve.  Il 
fut  promu  à  l'évêché  de  Béziers  en  1349. 
Le  nécrologe  indique  sa  mort  au  29  mai, 
sans  désignation  de  l'année. 

XXXVII.  Pons  IV  de  Canillac,  neveu 
des  précédents,  fils  de  Guillaume  &  neveu, 
par  une  sœur,  de  Bertrand  de  Deaux,  élu 
abbé  d'Aniane  en  1349,  réforma  plusieurs 
abus  qui  s'étaient  introduits  dans  l'admi- 
nistration de  l'abbaye  &  mourut  en  i36i. 

XXXVIII.  Jean  I  de  Gasc,  originaire  de 
Manosque,  en  Provence,  prieur  de  la  Ca- 
nourgue,  dans  le  diocèse  de  Monde,  fut 
nommé  abbé  d'Aniane  par  le  pape  Inno- 
cent VI  ,  en  i36i.  11  promulgua  les  bulles 
d'érection  du  monastère  de  Saint-Benoît  & 
Saint-Germain ,  fondé  à  Montpellier  par 
Urbain  V  en  i362.  Jean  gouverna  l'abbaye 
jusqu'en  1867  qu'il  fut  nommé  évêque 
de  Nimes.  Le  nécrologe  place  sa  mort  au 
19  août,  sans  désignation  de  l'année. 

XXXIX.  Bernard  III  de  Castelnau, 
né  dans  le  diocèse  d'Agde,  parent  du  pape 
Urbain  V,  fut  nommé,  en  1867,  par  le 
Souverain-Pontife  pour  remplacer  Jean  de 
Gasc.  Il  fut  promu  à  l'évêché  de  Saint- 
Papoul  en  1370. 

XL.  Pierre  V  de  Vernobs,  trésorier 
de  Grégoire  XI,  fut  élu  abbé  en  1369.  Le 
pape  le  nomma  à  l'évêché  de  Maguelonne 
le  i3  août  1373. 

XLI.  Pierre  VI  la  Plotte  était  abbé 
de  Charroux  lorsqu'il  fut  élu  abbé  d'Aniane 
en  1373.  Grégoire  XI  le  nomma  un  de  ses 
exécuteurs  testamentaires.  Il  assista  en 
1373,  avec  plusieurs  cardinaux  &  prélats, 
au  contrat  de  mariage  de  Raimond,  fils  du 
vicomte  de  Turenne,  &  de  Marie,  fille  de 
Jean ,  comte  de  Boulogne  et  d'Auvergne. 

XLII.  Hugues  II  de  Pouzols  fut  élu 
abbé  d'Aniane  vers  1378,  &  nommé  en  1395 
définiteur  du  chapitre  général  tenu  par  les 
bénédictins,  à  Carcassonne,  dans  la  maison 
des  dominicains,  &  de  celui  qui  se  réunit  à 


Toulouse  en  1397.  Il  mourut  peu  de  temps 
après. 

XLIII.  Philippe,  élu  abbé  par  les  reli- 
gieux d'Aniane  lorsqu'il  demeurait  à  Avi- 
gnon ,  institua,  le  16  juin  1899,  Jean, 
évêque  deTusculum,  cardinal  d'Amboise, 
son  vicaire  général ,  pour  approuver  la 
translation  d'un  religieux  de  Saint-Pierre 
de  Châlons  à  l'abbaye  d'Aniane,  &  lui  con- 
fier le  prieuré  de  Saint-Pierre  de  Gignac. 
Philippe  présida  ,  en  1401,  le  chapitre  des 
bénédictins  de  la  province  de  Narbonne  & 
de  celle  d'Auch.  Benoît  XIII  l'institua  son 
vicaire  général  &  son  officiai  dans  l'église 
d'Arles  pendant  la  vacance  de  ce  siège.  Il 
assista  au  concile  de  Pise  en  1409.  A  son 
retour,  il  fut  élu,  en  1410,  président  du 
chapitre  général  des  bénédictins  tenu  chez 
les  dominicains  de  Carcassonne;  il  résida 
depuis  dans  cette  abbaye. 

XLIV.  Guillaume  VI,  nommé  abbé, 
institua  un  vicaire  général  le  11  décembre 
1413,  assista  en  1414  au  concile  de  Cons- 
tance, comme  député  de  la  province  de 
Narbonne,  &  mourut  en  1422. 

XLV.  Pierre  VII  de  Rocosel,  docteur 
en  droit  canon  &  prieur  de  la  Daurade, 
assista  au  concile  général  de  Constance; 
il  devint  abbé  d'Aniane  en  1423  &  mourut 
en  1443,  vers  le  mois  d'août. 

XLVI.  Bertrand  de  Brison,  religieux 
d'Aniane  &  prieur  de  Saint-Amand  de  Teu- 
let,  fut  élu  abbé  au  mois  de  septembre  1448, 
mais  il  ne  put  obtenir  l'exclusion  de  Jean- 
Armand  ,  abbé  désigné  par  le  roi ,  &  fut 
obligé  de  se  retirer. 

XLVII.  Jean  II  Armand  était  abbé  de 
Saint-Thibéry,  lorsqu'il  fut  transféré  à 
l'abbaye  d'Aniane,  par  un  brevet  du  roi,  à 
la  fin  de  l'année  1448.  Il  eut  pour  concur- 
rent Bertrand,  élu  par  le  chapitre,  &  il  ne 
paraît  avoir  été  paisible  possesseur  qu'à  la 
fin  de  l'année  1444.  Jean  abdiqua  en  1402 
&  se  réserva  seulement  le  revenu  de  quel- 
ques terres.  Il  vivait  encore  en  1457;  son 
testament  est  daté  du  3  mai  de  cette  année. 

XLVIII.  Girard  Lerouge  fut  nommé 
abbé  d'Aniane  par  le  roi  Charles  VII  en 
1452,  sur  la  cession  du  précédent.  Il  reçut 
de  ce  prince,  au  mois  d'août  1454,  des  let- 
tres de  sauvegarde  &  de  protection  royale; 
les  religieux  d'Aniane  lui  accordèrent,  le 


N0T« 

85 


Note 
85 


NOTES  SUR  L'FIISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


45 1 


Note 


7  août  1459,  la  faculté  de  porter  le  bitou 
pastoral  hors  du  monastère  pendant  dix 
jours.  Girard,  parvenu  à  une  grande  vieil- 
lesse, résigna  son  abbaye,  en  1490,  en  fa- 
veur de  son  neveu.  Il  fonda,  en  1495,  un 
anniversaire  solennel,  à  l'occasion  duquel 
il  fit  plusieurs  legs.  11  vivait  encore  en  i5oi. 

XLIX.  Jacques  Lf.rouge,  protonotaire 
apostolique,  administrateur  perpétuel  de 
l'abbaye  de  Saint-Jacques  de  Béziers,  de- 
puis 1473,  fut  pourvu  de  celle  d'Aniane, 
en  vertu  de  la  résignation  de  son  oncle,  & 
prêta  serment  de  fidélité  au  roi  en  1490.  Il 
prit  possession  le  i"  juin  1491  &  vécut 
jusqu'en  1494. 

L.  Antoine  I  de  Narbonne,  de  la  mai- 
son de  Talairan,  diocèse  d'Agde,  fils  de  Jean 
de  Narbonne  ,&  de  Sybille  de  Caraman, 
succéda  à  Jacques,  &  son  élection  fut  con- 
firmée parisarn,  évéque  de  Maguelonne, 
le  18  février  1494.  11  prit  possession  par 
procureur  le  22  du  même  mois,  &  fit  cons- 
truire, en  i5o6,  la  chapelle  de  Saint-Sébas- 
tien. Le  parlement  de  Toulouse  lui  enjoi- 
gnit, le  i3  septembre  1^09,  de  faire  faire 
les  réparations  du  dortoir  &  du  réfectoire 
de  l'abbaye,  comme  il  y  était  tenu.  Antoine, 
parvenu  à  une  extrême  vieillesse,  résigna, 
en  i5i6,  en  faveur  de  son  neveu,  sous  la 
réserve  du  revenu  de  quelques  prieurés  & 
de  la  moitié  des  droits  de  collation. 

LI.  Antoine  II  de  Narbonne,  fils  de 
Guérin,  seigneur  de  Salelle,  était  neveu  du 
précédent;  il  avait  fait  profession,  en  i5o7, 
dans  l'abbaye  d'Aniane,  &  en  était  cellérier 
en  i5i3;  il  succéda  à  son  oncle  le  16  juin 
i5i6  &  prit  possession  le  7  septembre  sui- 
vant ;  ce  fut  le  dernier  abbé  régulier.  Le 
roi  le  nomma  à  l'évèché  de  Sisteron  en 
i53i,  en  vertu  du  concordat  passé  entre  ce 
monarque  &  le  pape  Léon  X.  Peu  d'années 
après,  Antoine  fut  transféré  à  l'évèché  de 
Màcon  &  conserva  néanmoins  son  abbaye. 
11  mourut  en  1543. 

LU.  Jean  III  du  Bellay,  cardinal,  évé- 
que de  Paris,  fut  le  premier  abbé  commen- 
dataire  nommé  par  le  roi.  Il  se  démit  de 
cette  abbaye,  en  1546,  en  faveur  du  suivant. 

LUI.  Rostaing  de  la  Baume,  évéque 
d'Orange,  prit  possession  de  la  commende 
de  l'abbaye  d'Aniane  en  1546.  Le  3i  jan- 
vier i547,  il  s'obligea  envers  les  religieux 


à  leur  fournir  annuellement  cinq  cents 
setiers  de  froment  &  cinquante  muids  de 
vin.  11  mourut  en  i555  ou  au  commence- 
ment de  i556. 

LIV.  Jean  IV  de  Saint-Chamont  était 
archevêque  d'Aix,  lorsqu'il  obtint  la  com- 
mende de  l'abbaye  d'Aniane,  en  i558.  Pen- 
dant son  administration,  les  religionnaires 
s'emparèrent  de  l'abbaye,  le  25  avril  i562. 
Ce  monastère  devint  la  proie  des  flammes  : 
les  meubles,  les  archives,  les  chartes  furent 
portés  sur  la  place  publique  &  jetés  au  feu; 
l'abbé  lui-même  embrassa  le  parti  des  cal- 
vinistes. Il  se  démit  en  i567  de  son  abbaye 
en  faveur  de  Jean  N...  Mais  ce  résignataire 
ne  put  obtenir  ses  bulles  de  Rome  à  causa 
de  son  ignorance,  &  Jean  de  Saint-Cha- 
mont  garda  son  abbaye  jusqu'en  i568,  re- 
nonçant au  droit  de  désigner  son  succes- 
seur. 

LV.  Jean  V  Bourgeois  fut  nommé  par 
le  roi  à  l'abbaye  d'Aniane,  lorsque  Jean  de 
Saint-Chamont  eut  embrassé  la  religion  ré- 
formée. Il  obtint  ses  provisio'ns  du  Saint- 
Siége  le  26  juin  i568,  &  prit  possession  à  la 
fin  de  l'année  suivante.  Le  confidentiaire, 
ainsi  que  le  nomment  les  tables  d'Aniane, 
conserva  la  commende  jusqu'en  iSyi,  qu'il 
s'en  départit  au  gré  de  Jean  de  Saint-Cha- 
mont, auquel,  après  l'édit  de  pacification, 
le  roi  avait  accordé  le  droit  de  choisir  son 
successeur.  Quelques-uns  prétendent  néan- 
moins que  Jean  Bourgeois  fnt  commenda- 
taire  jusqu'en  i58o,  année  où  il  se  maria. 
Heiwi  III  fit  alors  régir  cette  abbaye  par 
Jacques  de  la  Roche.  L'année  suivante,  en 
i58i,  il  en  confia  l'administration  à  Rai- 
mond  de  Fizes,  &  nomma  abbé,  le  5  février 
1582,  Laurent  de  Fizes. 

LVI.  Laurent  de  Fizes,  clerc  du  dio- 
cèse d'Agde,  était  abbé  de  Saint-Laumer 
de  Blois  lorsque,  après  le  mariage  de  Jean 
Bourgeois,  le  roi  lui  donna  le  brevet  de 
l'abbaye  d'Aniane  en  commende.  Le  pape 
Grégoire  XIII  lui  accorda  ses  bulles  le 
i3  février  i582.  Il  prit  possession  par  pro- 
cureur le  3i  mai  i583,  &  vint  lui-même  à 
Aniane  le  i5  février  1584.  Il  fut  obligé  de 
céder  son  abbaye  au  seigneur  de  Spondeil- 
lan  pour  éviter  les  inconvénients  fâcheux 
dont  il  était  menacé.  Ce  seigneur,  en  atten- 
dant que  son  fils  fût  en  âge  de  se  passer 


Nor 


4: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'un  prête-nom,  y  pinça  pour  représentant 
Pierre  Host,  prêtre  du  diocèse  de  Béziers. 

LVII.  Louis  1  du  Caylar  de  Spon- 
DEILLAN  prit  possession  de  l'abbaye  le 
19  août  1600.  Il  embrassa  le  parti  des  armes 
peu  de  temps  après. 

LVIIl.  Tannegui  le  Blanc  de  Rol- 
1.ET,  né  à  Aniane,fut  nommé,  par  Henri  IV, 
à  l'abbaye  d'Aniane  en  i6o3,  &  la  posséda 
jusqu'en  1614. 

LIX.  Pierre  VIII  le  Blanc  de  Rol- 
LET,  frère  cadet  du  précédent,  devint  abbé 
d'Aniane  par  suite  de  la  démission  de  son 
frère  en  sa  faveur.  Il  permuta  cette  dignité, 
en  i6l5,  avec  le  cardinal  de  Bonzi. 

LX.  Jean  VI  de  Bonzi,  cardinal,  évêque 
de  Béziers,  conserva  la  commende  jusques 
en  1621. 

LXI.  Clément  de  Bonzi,  chanoine  de 
la  basilique  de  Saint-Pierre  &  Saint-Paul, 
eut  le  brevet  du  roi  pour  l'abbaye  d'Aniane 
après  la  mort  du  cardinal  Jean,  le  26  juil- 
let 1621.  Grégoire  XV  lui  délivra  ses  bulles 
le  9  août  suivant.  Il  prit  possession  par 
procureur  le  17  avril  1622,  &  vint  à  Aniane 
le  5  septembre  1627,  où  il  fut  reçu  avec 
solennité.  L'année  suivante,  il  fut  promu 
à  l'évêché  de  Béziers.  C'est  ce  prélat  qui, 
à  la  demande  des  religieux  d'Aniane,  y  intro- 
duisit les  bénédictins  réformés  de  la  con- 
grégation de  Saint-Maur. 

LXII.  Pierre  IX  de  Bonzi,  cardinal, 
évèque  de  Béziers  &  successivement  arche- 
vêque de  Toulouse  &  de  Narbonne,  fut 
nommé  par  le  roi  à  l'abbaye  d'Aniane  en 
1639.  Il  posa  la  première  pierre  de  la  nou- 
velle église  de  cette  abbaye  le  28  avril  1679, 
en  fit  la  bénédiction  &  consacra  le  grand 
autel  le  10  février  1688.  Il  mourut  le 
II  juillet  1703. 

LXIII.  N.  Blouin  obtint  le  brevet  du 
roi  pour  la  commende  d'Aniane,  le  14  août 
1703. 

LXIV.  Louis  II  de  la  Tour  du  Pin  de 
MoNTAUBAN,  fils  d'Alexandre  de  la  Tour 
du  Pin  &  de  Lucrèce  du  Puy  de  Monfbrun, 
était  docteur  en  théologie,  abbé  de  Saint- 
Guillem  du  Désert  depuis  1698,  évèque  de 
Toulon  depuis  le  i5  août  1712;  il  fut 
nommé  par  le  roi  à  l'abbaye  d'Aniane  le 
17  octobre  1723,  &  mourut  dans  son  dio- 
cèse le   12  septembre  1737. 


LXV.  N.  de  Chevriers  fut  pourvu  en 
commende  en  1708. 

LXVI.  N.  MoreAU  fut  pourvu  en  com- 
mende en  1753;  il  fut  nommé  à  l'évêché 
de  Vence  en  1759  ,  &  transféré  à  Mâcon 
en  1763. 

LXVII.  N.  de  Tourdonnet  fut  pourvu 
de  l'abbaye  en  commende,  en  1782.  [E.  M.] 


NOTE  LXXXVI 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Ahhaye  de  Notre-Dame  d'Arles. 

(Diocèse  de  Perpignan.) 


Non 
85 


L' 


'abbaye  de  Notre-Dame  d'Arles,  ordre 
de  Saint-Benoît,  située  sur  le  bord  du 
Tech,  portait  primitivement  le  nom  de 
Valespir.  On  dit  qu'elle  avait  d'abord  été 
construite  plus  haut  dans  la  montagne,  8i 
que  ce  fut  sous  le  règne  de  Louis  le  Dé- 
bonnaire que  les  religieux  vinrent  s'établir 
dans  le  lieu  où  existe  aujourd'hui  la  petite 
ville  d'Arles.  Indépendamment  de  l'église 
abbatiale  de  Notre-Dame,  il  y  avait  à  Arles 
deux  églises  paroissiales,  Saint-Sauveur, 
qui  desservait  la  ville  &  les  deux  faubourgs, 
&  Saint-Etienne,  à  l'usage  des  habitants  de 
la  campagne.  Les  cures  étaient  à  la  nomi- 
nation de  l'abbé.  Cette  abbaye,  une  des 
plus  anciennes  des  Gaules,  puisqu'elle  re- 
monte au  temps  do  Charlemagne,  était  de- 
venue si  paiivre,  au  seizième  siècle,  qu'on 
se  vit  dans  la  nécessité  de  l'unir  à  l'abbaye 
de  Saint-André  de  Sorède.  Cette  union  fut 
faite  à  la  prière  de  Philippe  II,  roi  d'Es- 
pagne, par  le  pape  Clément  VIII.  Les  bulles 
d'union  sont  en  date  du  i3  août  1592.  De- 
puis lors,  l'abbaye  de  Sorède  ne  renferma 
plus  de  religieux  &  huit  moines  seulement 
résidèrent  à  Arles. 

Abbés  d'Arles. 

I.  Castellan  I,  considéré  comme  le 
fondateur  du  monastère,  obtint  en  821  un 
diplôme  en  faveur  de  son  abbaye. 

II.  Babila  était  abbé  en  832. 


Note 
86 


Note 
86 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


453 


III.  Recesindus  fit  confirmer  en  844, 
par  Charles  le  Chauve,  le  diplôme  obtenu 
de  Louis  le  Débonnaire,  en  821,  par  Cas- 
tellan. 

IV.  Recimirus,  frère  &  successeur  du 
précédent,  est  cité  dans  une  lettre  de 
l'abbé  Hilperic,  éditée  par  Mabillon". 

V.  Hilperic  écrivit  à  Charles  le  Chauve 
pour  lui  demander  de  contribuer  aux  ré- 
parations de  son  monastère,  ruiné  par  les 
Normands;  il  reçut  de  ce  prince,  en  869, 
un  diplôme  confirmatif  des  privilèges  de 
l'abbaye. 

VI.  Casteli.AX  II  était  abbé  en  873 
&  en  878. 

VII.  SuNiFRED  est  cité  comme  abbé 
en  883. 

VIII.  Bernard  I  était  abbé  en  900. 

IX.  Agobard,  cité  comme  abbé  en  916. 

X.  GiSAND  ou  WiSAND  était  abbé  eu  929. 

XI.  Guimera  est  cité  en  948  &  944. 

XII.  Agomksindus  est  nommé  dans  des 
actes  de  948  &  de  949. 

XIII.  AiMERl  fit  consacrer,  le  18  octo- 
bre 957,  les  églises  de  Notre-Dame  &  des 
saints  apôtres  Pierre  &  Paul,  in  Valle  Alba- 
niana,  par  Arnoul,  évèque  de  Girone. 

XIV.  Arnoul  siégeait  en  937  &  en  963. 
Il  mourut  le  24  octobre  &  tut  enterré 
dans  la  chapelle  des  SS.  Côme  &  Damien. 

XV.  Thibaut,  cité  en  977  &  en  978. 

XVI.  SiNTILLUS  vivait  en  994.  Il  est 
encore  cité  dans  un  acte  de  l'année  looi. 

XVII.  Etienne  est  cité  comme  abbé 
dans  une  charte  du  23  janvier  1008. 

Une  charte  du  mois  de  juin  1009  fait 
connaître  un  abbé  Gaudefroi,  lequel, 
si  ce  nom  a  été  bien  transcrit,  a  précédé 
l'abbé  Gauzbert. 

XVIII.  Gauzbert  est  mentionné  en 
1 010,  en  ion  &  en  1012. 

XIX.  BONFIL^  I,  Bonusfilius,  figure  en 
1020  dans  le  testament  de  Bernard,  comte 
de  Besaudun;  il  était  encore  abbé  en  I023. 

XX.  Guillaume  I,  cité  en  io3i  &  io32. 

XXI.  Bonfils  deuxième  du  nom  fit  un 
échange  avec  Guillaume,  comte  de  Besau- 
dun, en  1037.  Ce  futprobablement  sous  son 
administration  que  se  fit,  en  1046,  la  con- 
sécration de  l'église  de  Notre-Dame  d'Arles, 

'  Mabillon,  Annales,  t.  3.  p.  C72. 


par  Guifred,  archevêque  de  Narbonne,  Bé- 
renger,  évèque  d'Elne,  &  Guifred,  évèque 
de  Carcassonne. 

XXII.  BÉRENGER  I  siégeait  en  1060.  Il 
vécut  jusqu'en  1076. 

XXIII.  Girard  transigea  le  20  décembre 
1090  avec  Raimond-Matfred,  au  sujet  d'une 
église  de  Saint-Martin. 

XXIV.  Bernard  II  souscrivit  en  11 14 
la  sentence  portée  au  sujet  du  différend 
qui  existait  entre  son  monastère  &  celui 
de  Cuxa,  pour  l'église  de  Saint-Pierre  de 
Turreliis.  Il  vécut  au  moins  jusqu'en  ii32. 

XXV.  Raimond  I,  cité  en  1141,61  con- 
sacrer, le  II  octobre  ii57,  par  Bérenger, 
archevêque  de  Narbonne,  l'église  de  son 
monastère  qui  venait  d'être  reconstruite.  Il 
vécut  jusqu'en  1174. 

XXVI.  Robert  I,  surnommé  Déni  au 
dire  de  dom  Martène,  est  nommé  en  1178, 
au  mois  d'octobre,  dans  des  lettres  d'Al- 
phonse, roi  d'Aragon,  défendant  à  tout  che- 
valier ou  clerc  d'élever  des  châteaux  forts 
dans  l'étendue  des  fiefs  dépendant  de  l'ab- 
baye d'Arles. 

—  Bernard  n'est  connu  que  par  un  ca- 
talogue des  abbés,  fourni  par  dom  Taver- 
ner,  chanoine  de  Barcelone;  il  aurait  vécu 
en  1187.  Cette  autorité  étant  peu  digne  de 
foi,  nous  mentionnerons  cet  abbé  sans  lui 
fixer  de  rang  dans  la  série. 

XXVII.  Robert  II  reçut  en  1188  per- 
mission d'Alphonse,  roi  d'Aragon,  de  forti- 
fier la  paroisse  de  Saint-Martin  de  Four- 
ques.  Il  est  encore  cité  dans  un  acte  du 
17  juillet  1 198. 

XXVIII.  Bernard  III  est  mentionné  en 
1 199  &  en  1202;  il  vécut  jusqu'en  1208. 

XXIX.  Geraud  d'Esbac  était  abbé  en 
1209,  en  1212  &  en  I2i3. 

XXX.  Bernard  IV  de  Montesquiou, 
abbé  en  1214,  mourut  le  1 3  septembre  1220, 
comme  le  constate  l'épitaphe  placée  sur  sa 
tombe,  dans  la  chapelle  des  SS.  Côme  & 
Damien. 

XXXI.  Benoit  I  est  cité  en  1220. 

XXXII.  Bernard  V  de  Pineda  était 
abbé  d'Arles  en  1223  &  1226. 

XXXIII.  Benoit  II,  cité  en  1226. 

XXXIV.  Arnaud  I  Bérenger,  cité  en 
1229,  vivait  encore  le  12  octobre  1233. 

XXXV.  Palaïinus  est  cité  en  uSS. 


Note 
86 


Noie 


4-'4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XXXVL  Arnaud  II  Bérenger,  abbé  eu 
1289,  occupa  le  siège  jusqu'en  1248. 

XXXVII.  Pons  I  était  abbé  en  1249  & 

I25o. 

XXXVIII.  Pierre  I  est  cité  en  1230  & 

I25l. 

XXXIX.  Pons  II  de  Castellar  était 
abbé  au  mois  de  février  i252,  &  le  23  juin 
1260,  époque  où  il  fonda  son  anniversaire. 

XL.  Raimond  II  d'Esbac,  abbé  au 
mois  de  janvier  1261,  fut  le  successeur 
de  Pons  de  Castellar.  Les  Bénédictins  & 
les  auteurs  du  Gallia  Christlana'  placent 
ici  cinq  abbés  :  Raimond  II,  Antoine  I, 
Raimond  III,  Robert  III,  &  Raimond  IV 
qu'ils  font  vivre  jusqu'au  mois  de  novem- 
bre l3o3j  mais  M.  de  Bonnefoy,  en  pu- 
bliant l'épitaphe  de  Raimond  d'Esbac,  a 
prouvé  que  ces  cinq  abbés  n'en  faisaient 
qu'un  &  qu'il  fallait  effacer  de  la  liste  des 
abbés  d'Arles  Raimond  II,  Antoine  î,  Ro- 
bert III  &  Raimond  IV'.  Raimond  fit  un 
accord  le  23  novembre  1280  avec  le  roi  de 
Majorque,  au  sujet  des  droits  de  justice  du 
monastère;  il  augmenta  de  deux  le  nombre 
des  moines  qui  auparavant  n'était  que  de 
vingt,  acheta  le  Mas  de  Falgars  au  mois 
d'août  1282,  &  le  château  de  Codalet,  le 
29  avril  1296.  Cet  abbé  fit  une  donation 
au  vestiaire  des  religieux,  au  mois  de  no- 
vembre i3o3. 

XLI.  Bernard  VI  d'Axat,  religieux  &: 
prévôt  de  Cuxa,  fut  élu  abbé  d'Arles  en 
1304.  En  i3o8,  il  fit  dresser  le  livre  censier 
de  l'abbaye  appelé  caput  brève,  en  langage 
vulgaire  capbreou.  Il  figure  encore  dans  un 
acte  du  mois  de  février  i3il. 

XLII.  Bernard  VII  de  Thaosca,  reli- 
gieux de  Moissac,  fut  confirmé  abbé  d'Ar- 
les le  4  juillet  i3i2.  Il  est  encore  cité  en 
1314. 

XLIII.  Bernard  VIII  d'Esbac,  d'abord 
infirmier  de  l'abbaye,  fut  élu  abbé  le  i""  de 
mai  i3i6.  Il  résigna  en  1326  &  mourut  le 
26  novembre  1345. 

XLIV.  Guillaume  II,  dont  l'élection 
fut  confirmée  le  17  août  i326,  mourut  en 
i332. 

'  Nouv.  édit.  t.  6,  col.   1088. 

'  Voir  Bulletin  de  la.  Société  agricole  &  littéraire 
des  Pyrénées-Orientales,   1866. 


XLV.  Bernard  IX  Mainard,  moine  de 
la  Grasse,  fut  élu  abbé  d'Arles  en  i332.  Il 
est  mentionné  en  i339  &  le  7  septembre 
1340. 

XLVI.  Raimond  III  était  abbé  le  i8  octo- 
bre 1344.  Il  fit  rédiger  le  censier  de  l'abbaye 
en  1346  &  en  1347.  Il  était  abbé  le  i3  fé- 
vrier i35o,  comme  on  le  voit  par  un  acte 
dans  lequel  il  figure  comme  arbitre,  &  vi- 
vait encore  le  27  avril  i352;  mais  peut-être 
à  cette  dernière  époque  s'était-il  démis, 
puisqu'on  trouve  avant  cette  époque  le 
nom  de  son  successeur. 

XLVII.  Bérenger  II  de  Pierreper- 
TUSE  est  cité  comme  abbé  d'Arles  en  i35o, 
le  23  mai  &  le  4  septembre  i352.  Son  nom 
figure  encore  dans  un  état  des  cens  de 
l'abbaye  de  i36i. 

XLVIII.  Pierre  II,  abbé  en  1364  & 
l365,  renonça  à  ses  fonctions  en  1369. 

XLIX.  Arnaud  III,  abbé  de  Saint-Pierre 
de  Rosas ,  diocèse  de  Girone,  fut  nommé 
abbé  d'Arles  en  1369  &  mourut  la  même 
année. 

L.  Bérenger  III,  d'abord  prieur  de 
Saint-Paul  de  Barcelone,  nommé  en  1369, 
reçut,  le  3o  juin  i370,  l'hommage  des  habi- 
tants de  Saint-Laurent  de  Cerdagne,  &  le 
i5  novembre  de  la  même  année,  celui  des 
habitants  d'Arles.  Il  est  encore  cité  en  1371. 

LI.  Pons  III  transigea  en  1371  avec  les 
habitants  d'Arles. 

LU.  Bérenger  IV,  qui  n'est  peut-être 
pas  différent  de  Bérenger  III  ,  créa  un 
maître  de  l'œuvre  dans  l'église  de  Saint- 
Engrate,  en  1372. 

LUI.  Pierre  IÎI  reçut  le  serment  de 
fidélité  des  habitants  de  la  paroisse  de 
Saint-Etienne  d'Arles,  le  23  août  i373.  Il 
vivait  encore  le  23  avril  i38o. 

LIV.  François  I  était  abbé  le  3  octobre 
i38o.  Son  nom  se  trouve^dans  un  grand 
nombre  d'actes  jusqu'au  4  septembre  1393. 

LV.  Pons  IV  de  Villanova  fit  rédiger 
le  censier  de  l'abbaye,  le  3o  août  1394. 
Son  nom  figure  en  1398  &  même  en  1400  ; 
mais  à  cette  époque  il  devait  avoir  abdiqué. 

LVI.  Bernard  X  de  Ortallo  était 
abbé  en  1399.  D'après  un  catalogue  cité 
pardom  Martène,  il  fonda  son  anniversaire 
le  21  novembre  1416  &  vivait  encore  le 
1 1  août  1434. 


NOTB 
86 


Note 
86 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC 
Mar- 


455 


Note 


LVII.  QuiRCUS  est  cité  par  dom 
tèiie  en  1435. 

LVIII.  Antoine  I  siégeait  eu  1435,  1436 
&  1438.  Il  assista  au  concile  de  Bâle  en 
1439. 

LIX.  François  II,  abbé  en  1442  &  au 
mois  de  décembre  1453. 

LX.  Jacques  Vives,  abbé  en  i486. 

LXI.  Antoine  II  de  Narbonne,  abbé 
de  Notre-Dame  d'Arles,  le  6  mai  1493, 
d'après  le  chartrier  de  l'abbaye  de  Moissac. 

LXII.  Honoré  d'Oms,  d'abord  cham- 
brier  de  la  Grasse,  était  administrateur  de 
l'abbaye  d'Arles  en  i5i5,  en  i520  &  en  i533. 

L'abbaye  était  vacante  en  l545. 

LXIII.  François  III  vivait  en  1549;  il 
paraît  avoir  été  en  compétition  avec  le  sui- 
vant. • 

LXIV.  Michel  I  d'Oms,  cité  comme 
abbé  commendataire  le  8  juillet  i55i. 

LXV.  N.  d'Esbac,  abbé  en  1.552. 

L'abbaye  était  vacante  en  i555. 

LXVI.  Michel  II  d'Oms,  abbé  commen- 
dataire, cité  le  24  octobre  1564,  était  mort 
le  i5  mai  1576. 

L'abbaye  était  encore  vacante  en  1579 
&  en  1590. 

LXVII.  Michel  III  est  nommé  en  1594. 
Il  mourut  en  lâgS. 

LXVIII.  François  IV  de  Saint-Just, 
docteur  en  droit  civil  &  canon,  reçut 
l'abbaye  d'Arles  en  1598.  Eu  1614,  il  est  cité 
sous  le  titre  d'abbé  d'Arles  &  de  Saint- 
André  de  Sorède. 

LXIX.  Michel  IV  tint  un  chapitre  dans 
son  abbaye  en  1622. 

LXX.  Jean  I  Baptiste  de  Calders, 
abbé  dès  1622,  mourut  le  14  février  i63o. 

LXXI.  Marc  Corona  siégeait  en  i63o. 
Il  mourut  en  i632. 

LXXII.  N.  Desguell  est  cité  en  1634 
par  dom  Taverner. 

LXXIII.  Joseph  I  Porrass,  religieux 
de  Montserrat,  abbé  d'Arles,  mourut  en 
1644. 

LXXIV.  Pierre  IV  du  Pont,  docteur 
en  droit  civil  &  canon  &  en  théologie, 
chanoine  &  archidiacre  d'Urgel,  régit  l'ab- 
baye pendant  vingt  ans  sans  avoir  obtenu 
ses  bulles  qui  ne  lui  furent  expédiées  qu'en 
1669.  Il  mourut  en  1684. 

LXXV.  Joseph  II  de  Sulers,  religieux 


profès  de  Cuxa,  fut  enterré  dans  l'église 
d'Arles,  comme  on  le  voitpar  son  épitaphe. 
Il  mourut  le  3  décembre  1696, 

LXXVI.  Jean  II  Hervé  Bazan  de  Fla- 
MENVILLE,  évêque  d'Elne,  abbé  désigné 
par  le  roi,  régit  l'abbaye  jusqu'en  1701 
sans  avoir  obtenu  ses  bulles. 

LXXVII.  Natalis  Gaillard  deChau- 
DON,  né  à  Aix,  en  Provence,  religieux  pro- 
fès de  Saint-Victor  de  Marseille,  docteur  en 
théologie  &  conseiller  du  roi,  fut  désigné 
par  le  roi  le  24  décembre  1701.  Il  obtint 
ses  bulles  le  3i  juillet  1702,  &  mourut  le 
26  avril  1722,  année  où  la  mense  abbatiale 
d'Arles  fut  unie  à  l'évêché  d'Elne.  [E.  M.J 


NOTE  LXXXVII 

ajoutée  par  Lr.s  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Mallast  ou  de  Montolîeu, 

(Diocèse  de  Carcassonne.) 

LE  monastère  appelé  Saint-Jean-Baptiste 
de  Mallast  ou  du  château  de  Mallast 
dans  les  actes  du  neuvième  &  du  dixième 
siècles,  fut  aussi  désigné  sous  le  nom  de 
Valseguier,  à  cause  de  la  vallée  où  il  était 
situé,  &  plus  tard  il  fut  connu  sous  celui 
de  Montolieu,  en  raison,  disent  les  Béné- 
dictins, des  oliviers  dont  les  environs  sont 
plantés.  Ce  monastère  fut  fondé  du  temps 
de  Charlemagne,  par  un  saint  personnage 
nommé  Olemond  ,  près  d'une  chapelle  dé- 
diée à  saint  Martin,  sur  le  bord  du  ruisseau 
de  Lampy,  dans  le  diocèse  de  Carcassonne. 
Son  fondateur  obtint  un  diplôme  par  lequel 
l'empereur  prenait  le  nouveau  monastère 
sous  sa  protection  spéciale.  Olemond  eut 
soin  de  faire  confirmer  ce  privilège  par 
Louis  le  Débonnaire  en  816. 


Abbés  de  Montolieu. 

I.  Olemond  ou  Olomond,  fondateur 
du  monastère,  était  en  correspondance  avec 
Théodulphc,  évêque  d'Orléans,  qui  fait 
son  éloiTc.  Il  mourut  le  10  décembre  828, 


Note 

87 


Note 

87 


456 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


II.  V/lLAFRED,  qui  succéda  à  Olemond, 
obtint  eu  829  un  diplôme  de  Pépin,  roi 
d'Aquitaine.  Ce  prince  confirma  à  l'ab- 
baye, en  835,  la  donation  d'une  terre  si- 
tuée dans  le  comté  de  Toulouse.  V/ilafred 
mourut,  à  ce  qu'on  croit,  le  1"  décem- 
bre 844. 

III.  RiCHOMER  I  ou  RiCHiMER,  succes- 
seur de  Wilafred,  est  cité  dans  un  diplôme 
de  Charles  le  Chauve  du  3o  juillet  854,  par 
lequel  ce  prince  confirme  toutes  les  pos- 
sessions du  monastère.  11  nomma  un  fondé 
de  pouvoir  pour  venir  plaider  à  Narbonne 
au  tribunal  du  marquis  de  Gothie,  le  18  no- 
vembre 862,  contre  un  nommé  Pierre,  qui 
contestait  une  possession  de  l'abbaye.  Ri- 
chomer  vécut  jusqu'en  877. 

IV.  UgoberT,  abbé  en  878,  est  cité 
dans  les  chartes  en  884  &  en  898.  Il  mou- 
rut le  12  mars,  sans  qu'on  sache  en  quelle 
année. 

V.  Rainulfe  ou  Ranulfe,  cité  en  898, 


gneurs  de  Carcassonne,  &c.  Il  mourut  vers 
l'an  948. 

X.  Tresmire.  Suivant  l'acte  d'une  do- 
nation faite  par  Arnaud,  comte  de  Carcas- 
sonne, en  faveur  de  l'abbaye  de  Mallast, 
Tresmire  était  abbé  en  948;  il  fit  bâtir 
l'église  de  ce  monastère,  ou  seulement  la 
chapelle  de  Saint-Michel,  suivant  une  ins- 
cription trouvée  sur  une  pierre  d'autel,  au 
commencement  du  dix-huitième  siècle.  Il  est 
cité  dans  les  actes  jusqu'en  981,  &  sa  mort 
est  indiquée  au  sixième  jour  de  janvier. 

XI.  RoDALD  succéda  à  Tresmire  en  981. 
Un  prêtre,  nommé  Arnaud,  lui  fit  donation 
des  maisons,  jardins,  vignes  &  des  terres 
cultivées  ou  incultes  qu'il  avait  eus  de  la 
succession  de  ses  parents.  Cet  abbé  permit 
à  Aigbrand  &  à  Hubert,  en  986,  d'acheter 
près  de  Villeneuve  autant  de  terres  qu'ils 
le  jugeraient  convenable,  avec  exemption 
de  tout  cens  pendant  leur  vie,  mais  à  con- 
dition que  le   tout  ou  au  moins  une  partie 


Note 
87 


reçut,  en  906,  la  donation  d'un  alleu  &  de      retournerait  à  l'abbaye  après  leur  mort. 


quelques  domaines  légués  à  son  monastère 
par  Acfred,  comte  de  Carcassonne.  Il  mou- 
rut au  mois  de  novembre  de  cette  année 
ou  de  la  suivante. 

VI.  BOSON  reçut,  en  908,  la  donation 
de  l'alleu  de  Villepêche  &  de  l'église  de 
Sainte-Eulalie,  dans  le  diocèse  de  Carcas- 
sonne, &  mourut  le  i3  décembre  de  la 
même  année. 

VII.  RiCHOMER  II  ou  RiCHIMER  est 
connu  par  l'acquisition  qu'il  fit,  vers  909, 
de  l'alleu  de  Caux  ,  dans  le  territoire  de 
la  Grasse,  pour  lequel  il  paya  deux  cents 
sols  aux  vendeurs  Sanche  &  Richilde,  son 
épouse. 

VIII.  Alphonse  était  abbé  de  Monto- 
lieu  dès  910  ;  un  nommé  Benoît  lui  fit 
cession,  au  mois  d'août,  d'un  alleu  situé  à 
Montolieu.  Il  revendiqua,  en  918,  contre 
Bernard,  viguier  du  comte  de  Toulouse, 
l'alleu  do  Villefedose,  comme  étant  exempt 
de  toutes  charges,  dans  un  plaid  tenu  par 
Armand,  évêque  de  Toulouse.  Alphonse 
mourut  le  24  janvier  931. 

IX.  DoNADiEU  donna  à  son  monastère, 
le  14  avril  932,  un  village  situé  dans  le  ter- 
ritoire de  Carcassonne.  Il  recouvra  aussi 
les  biens  usurpés  par  le  comte  Pons  &  re- 


XII.  Benoît  était  abbé  de  Montolieu 
en  988,  au  mois  de  mai,  lorsqu'il  fit  l'acqui- 
sition d'un  alleu  dans  le  village  de  Popi- 
lian,  pour  vingt-deux  deniers,  d'Amélius 
&  d'Ellefrède,  son  épouse.  Il  mourut  le 
3l   août  de  cette  année. 

XIII.  Arnoul  devint  abbé  vers  looi. 
Voici  le  résumé  d'un  acte  qu'un  nommé 
Eudes,  partant  pour  Jérusalem,  fit  avec  lui 
en  faveur  du  monastère  :  «  Si  je  meurs 
u  dans  mon  voyage,  dit  Eudes,  je  donne  à 
«  la  maison  de  Saint-Jean-Baptiste  mon 
i<  alleu  appelé  Canavelles;  à  Autier,  ma 
u  maison  &  mes  moulins  de  Gariberne;  je 
«  les  lègue,  après  le  décès  d'Autier  ou  de 
«  son  fils,  à  l'abbé  Arnoul  s'il  vit  encore; 
«  enfin,  après  la  mort  d'Arnoul  &  d'Au- 
u  tier,  à  l'abbaye  de  Saint-Jean.  J'ai  fait  cet 
M  arrangement  avec  Arnoul,  parce  qu'il 
«  m'a  donné  cinquante  sols,  &  avec  Au- 
«  tier,  parce  qu'il  m'en  a  donné  quarante. 
«  Ce  sont  mes  amis.  »  Du  temps  d'Arnoul, 
Raoul,  religieux,  étant  malade,  donna  au 
monastère  trente  muids  de  vin  &  quatre- 
vingts  sols  de  deniers  narbonnais,  dont  le 
produit  devait  être  employé  à  faire  un  cru- 
cifix, &  sept  arpents  de  vignes,  dont  le  re- 
venu devait  être   affecté  à  la   façon   dudit 


çut  plusieurs  donations  faites  par  des  sel-      crucifix;   il  chargea  de  l'exécution  de  ces 


Note 
87 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


dispositions  trois  religieux  de  son  couvent, 
leur  prescrivant  de  prendre  possession  des 
vignes,  de  faire  couvrir  le  crucifix  d'une 
lame  d'argent  fin  &  de  le  faire  dorer  en  or 
moulu.  Cette  opération  achevée,  le  gardien 
ou  cellérier  de  l'église  de  Saint-Jean  devait 
percevoir  le  produit  des  vignes,  à  la  charge 
d'éclairer  l'église  en  tout  temps,  de  jour  & 
de  nuit,  soit  avec  des  cierges,  soit  avec 
des  lampes.  Ce  testament  est  du  3o  octo- 
bre  ICI  2. 

XIV.  Etienne  était  abbé  en  1016,  au 
mois  de  mai,  lorsqu'il  reçut  en  don  du 
prêtre  Benoît  un  alleu,  des  maisons,  des 
jardins,  terres,  vignes,  cour,  aire,  &c.,  si- 
tués au  village  d'Arzenc,  dans  le  Carcasses. 
Etienne  est  cité  dans  divers  actes.  Il  était 
encore  abbé  en  io36. 

XV.  Guillaume  I  Hugues,  cité  comme 
abbé  en  1041,  donna  à  cens,  en  1044,  un 
certain  nombre  d'arpents  de  vignes  à  Ber- 
nard &  à  Ponce,  sa  femme.  Jean  &  Aimeri, 
religieux  de  Mallast,  firent  donation,  avec 
son  autorisation,  à  leur  couvent,  de  quel- 
ques vignes  qui  leur  venaient  de  leurs  pa- 
rents :  ils  mirent  pour  condition  qu'on 
donnerait  chaque  année  un  repas  extraor- 
dinaire à  la  communauté.  Guillaume  mou- 
rut en  loSç. 

XVI.  Pierre  I  succéda  à  Guillaume-Hu- 
gues vers  1060,  suivant  une  sentence  ren- 
due contre  les  héritiers  de  Bernard  &  de 
Ponce.  Il  est  fait  mention  de  cet  abbé,  le 
3  février  io83,  dans  l'acte  d'une  donation 
faite  à  l'église  de  Saint-Pons,  par  Raimond, 
vicomte  de  Minerve.  Pierre  fut  promu  cette 
année  à  l'évéché  de  Carcassonne. 

XVII.  BÉRENGER  est  indiqué  comme  suc- 
cesseur de  Pierre.  Le  premier  acte  où  il 
soit  fait  mention  de  lui  est  de  l'année  1 100; 
c'est  un  engagement  pris  par  Pierre  Airo- 
veir,  partant  pour  Jérusalem,  par  lequel  il 
hypothèque  son  fief  pour  vingt  sols  nar- 
bonnais.  On  trouve  le  nom  de  l'abbé  Bé- 
renger  en  plusieurs  actes  jusqu'en  l'an- 
née  I  l32. 

XVIII.  Bernard  I  d'Amansans,  fils 
d'Ermengarde,  était  abbé  le  19  mars  1134 
ou  Il35.  Il  est  nommé  en  divers  actes  en 
ii36,  ii38,  1 141  &  1 142.  En  1 146,  Roger, 
vicomte  de  Carcassonne,  &  son  frère,  vi- 
comte  de   Béziers ,  fondèrent   la    ville  de 


457 

Montolieu,  auprès  de  l'abbaye  de  Valse- 
guier.  Dans  un  acte  de  l'année  1146,  le 
vicomte  Roger  déclare  avoir  construit  un 
château  dans  l'alleu  de  Saint-Jean-Baptiste 
de  Valseguier,  autrefois  le  château  de  Mal- 
last, aujourd'hui  Montolieu,  afin  de  pour- 
voira la  siireté  du  monastère,  avec  l'appro- 
bation de  Bernard,  de  l'évèque  Pons  do 
Carcassonne,  &c.,  &  il  établit  ensuite  le 
droit  que  lui,  au  cas  où  il  mourrait  sans 
enfants,  &  Raimond-Trencavel ,  son  frère, 
auraient  sur  le  château  &  le  bourg  de 
Montolieu.  Le  3  juin  de  la  même  année, 
Bernard  &  les  religieux  promirent  avec 
serment  de  rendre  aux  deux  vicomtes  le 
château  &  le  bourg  de  Montolieu  toutes 
les  fois  qu'ils  en  seraient  requis.  Telle  est 
l'origine  de  cette  petite  ville,  qui  a  donné 
son  nom  à  l'ancienne  abbaye  de  Mallast. 
L'abbé  Bernard  mourut  en  ii5o. 

XIX.  Pierre  II  de  l'Ile  était  prévôt 
de  Trulhars  lorsqu'il  fut  élu  abbé  de  Mon- 
tolieu. On  voit  des  actes  signés  de  lui  en 
1154  &  II 58.  On  le  trouve  encore  cité 
en  1 170. 

XX.  SiCARD,  fils  de  Guillerme,  de  pré- 
vôt qu'il  était  en  1169,  devint  abbé  de 
Montolieu  en  1172  &  peut-être  avant. 
Roger,  vicomte  de  Béziers,  lui  vendit,  le 
16  novembre  1174,  la  moitié  des  droits  féo- 
daux qu'il  avait  sur  le  château  &  le  bourg 
de  Montolieu. 

XXI.  ISARN  I  acheta,  le  28  mars  1182, 
les  droits  &  prétentions  de  Raimond-Guil- 
laume  sur  le  four  du  bourg  de  Montolieu, 
qu'il  tenait  du  monastère,  moyennant  vingt- 
cinq  sols  hugonencs  de  Carcassonne.  En 
1 189,  il  acheta  aussi  de  Bonhomme  de  Cas- 
tres ,  pour  soixante  sols  melgoriens ,  la 
moitié  du  four  du  bourg  de  Montolieu  que 
celui-ci  tenait  du  monastère.  Il  mourut  au 
mois  de  juillet  1 191. 

XXII.  Bernard  II  de  Magalad  était 
abbé  en  1192.  Le  3i  janvier  1195,  il  acheta 
de  Mabille  &  de  Gualharde,  sœurs,  filles 
de  Roger  de  Durfort,  ce  qu'elles  possé- 
daient dans  le  château  de  Ferrand,  moyen- 
nant deux  mille  sols  melgoriens.  En  11 96, 
Pons  l'Arbalétrier,  bailli  de  l'abbé,  quit- 
tança le  contrat  de  vente  d'une  maison  du 
château  de  Montolieu  &  en  perçut  les 
lods;  le  20  janvier  1202,  Bernard  est  cité 


Note 

87 


Note 
£7 


4!)^ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


sous  le  titre  d'ancien  abbé;  ce  qui  prouve 
qu'il  ne  l'était  plus  alors. 

XXIII.  IsARN  II  d'Aragon,  surnom  qu'il 
tirait  d'un  château  voisin  de  Montolieu,  se 
qualifiait,  le  20  janvier  1200,  procureur 
du  monastère  de  Saint-Jean  de  Valseguier, 
&  de  même  en  i2o5  &  1208;  il  est  appelé 
abbé  au  mois  de  mars  I2l3,  &  jîrocureur 
en  I2i5.  Isarn  vivait  encore  en  i23o,  &  il 
était  alors  qualifié  d'ancien  procureur  ou 
ancien  abbé. 

XXIV.  Ermengaud  était  abbé  élu  eu 
I2i5,  &  béni,  en  1217,  le  i3  juin.   Il  était 


gieux  donnèrent  en  usufruit  à  R.  Je  Cane 
suspenso  ou  de  Capendu,  &  à  Pierre,  son 
fils,  la  moitié  du  village  de  Villardonel, 
en  reconnaissance  de  ce  que  le  monastère 
ayant  été  envahi  par  Trencavel,  vicomte  de 
Béziers,  ils  avaient  accueilli  humainement 
l'abbé  &  les  religieux  qui  ne  savaient  où 
se  retirer  &  leur  avaient  procuré  un  asile 
dans  la  ville  de  Carcassonne.  Ermengaud 
confirma,  au  mois  de  septembre  1248,  les 
coutumes  de  la  ville  de  Montolieu,  suivant 
une  transaction  faite  avec  la  communauté 
de  cette  ville  qui  lui  compta  dix-huit  cents 


Note 
27 


présent  lorsque  Pierre  del  Boy  se  donna  sols  melgoriens,  &  prit  l'engagement  de 
gratuitement  &  volontairement  à  la  maison  payer  pareille  somme  pendant  six  ans  pour 
(le  l'Hôpital  de  Montolieu,  s'obligeant  sous  réparer  les  dommages  que  le  vicomte  Tren- 
te bon  plaisir  de  dom  Géraud  de  Ville-  cavel  &  les  autres  hérétiques  avaient  faits 
traver,  sacristain  de  l'abbaye,  à  prendre  la  au  monastère  en  1240.  Cet  abbé  mourut 
croix  sans   délai.   Guillemette,   femme   de  en  1247. 

Pierre  del  Boy,  s'offrit  également  à  cette  XXV.  GÉRAUD  I  DE  Montalt,  crigi- 

maison  à  laquelle   ils   donnèrent  les   pro-  naire  de  Mirepoix,  fut  abbé  en  1248.  L'ab- 

duits  de  deux  vignes  dans  le  fief  de  Monto-  baye  était  alors  grevée  d'emprunts,  &  pour 

lieu,  s'engageant  pour   toute  leur  vie,  &  la  libérer,  l'abbé  &  les  religieux  vendirent 

en  l'honneur  de  Dieu  &  de  la  Vierge,  à  en  usufruit  à  maître  Payen  de  Mirepoix, 

veiller  aux  propriétés  de  cette  maison  &  à  archiprêtre  d'Ulmaise,  les  revenus  &  droits 

distribuer  des  secours  aux  pauvres  du  lieu  qu'ils   avaient  dans  les  villages  voisins   de 

&  aux  étrangers.  Ermengaud  les  institua,  Saint-Gaudri ,  Orsans,  Castlar  &   Bordes, 

conjointement    avec    Bernard     Espinasse,  pour  deux  mille  quatre  cents  sols  melgo- 

procureurs,    maîtres  &  directeurs    de  cet  riens.  L'acte    fut    passé    en    chapitre.  Le 


hôpital,  qui  dépendait  de  cette  abbaye. 
Amauri,  duc  de  Narbonne,  comte  de  Tou- 
louse &  seigneur  de  Montfort,  donna  à 
Ermengaud  &  au  monastère  de  Valseguier 
ou  de  Montolieu  tout  ce  qu'il  avait  dans 
le  château,  la  ville  &  le  faubourg  de  Mon- 
tolieu &  dans  le  voisinage  de  cette  ville,  à 
l'exception  toutefois  de  ses  droits  d'ost  & 
de  chevauchée,  moyennant  onze  mille  sols 
melgoriens;  l'acte  est  daté  du  siège  de  C^as- 


12  janvier  1249,  Géraud  reçut  l'hommage 
d'un  grand  nombre  de  seigneurs  pour  des 
fiefs  dépendant  de  son  monastère.  En  1272, 
Grégoire  X  invita  Géraud  à  se  trouver  au 
concile  de  Lyon.  Cet  abbé  reçut  cette  même 
année,  dans  la  cour  de  l'abbaye,  l'hommage 
de  sept  cent  quarante-cinq  habitants  de 
Montolieu.  Géraud  présenta  requête,  en 
1278,  au  lieutenant  du  sénéchal  de  Carcas- 
sonne &  de  Béziers  pour  que  son  abbaye  ne 


telnaudary,   le   23   septembre    1220.   Saint      fût  pas  frustrée  de  ses  droits  sur  les  biens 

des  hérétiques  attribués  au  fisc.  Il  mourut 
au  mois  de  juillet  de  l'année  suivante  & 
fut  inhumé  à  côté  de  l'autel  de  la  Sainte- 
Trinité. 

XXVI.  Pierre  III  d'Alzonne  qui,  sui- 
vant un  catalogue,  était  fils  de  Pierre  de 
Miramont,  viguier  de  Montolieu,  avait  été 
ouvrier  &  chambrier  de  l'abbaye;  il  fut 
élu  abbé  le  27  octobre  1279.  En  1287,  lo 
3o  janvier,  Robin  Larchier,  Bourguignon, 
s'offrit  volontairement  comme  vassal,  lui 
&  ses  héritiers,  à  l'abbé  &  aux  religieux  de 


Louis,  roi  de  France,  confirma  le  traité  au 
mois  d'avril  i23i,  comme  on  le  voit  par  un 
acte  conservé  dans  les  archives  de  Carcas- 
sonne. Ermengaud  dressa  des  statuts  pour 
la  ville  de  Montolieu  au  mois  de  novem- 
bre   I23l. 

En  1238,  le  2  février,  il  partagea  les  re- 
venus de  l'abbaye  entre  les  officiers  de 
l'abbaye  qui  étaient  le  prieur  claustral,  le 
sacristain,  le  cellérier,  l'infirmier,  l'aumô- 
nier, le  maître  des  œuvres  &  l'armoirier. 

Le  6  janvier  1241,  Ermengaud  &  les  reli- 


Note 
87 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Montolieu.  Sous  Pierre  d'Alzoïine  on  com- 
mença la  reconstruction  de  l'église  du  mo- 
nastère qui  tombait  de  vétusté  j  mais  cette 
dépense  dépassant  les  moyens  de  l'abbaye, 
le  pape  Nicolas  IV accorda  cent  jours  d'in- 
dulgence à  ceux  qui  concourraient  à  cette 
bonne  œuvre  :  le  bref  est  du  i3  août  1 289. 
Suivant  une  ancienne  inscription,  Pierre 
fit  reconstruire  l'abbatiale  en  cette  même 
année.  Il  mourut  à  la  fin  de  l'année  1294. 

XXVII.  Pierre  IV,  fils  de  Bernard  de 
Capendu,  était  prieur  de  Villardonel  quand 
il  fut  élu  abbé  de  Montolieu,  le  12  février 
1295.  En  janvier  129S,  Bernard  de  Ca- 
pendu, chevalier,  reconnut  tenir  de  Pierre 
&  de  son  monastère,  en  fief  noble,  tout  ce 
qu'il  possédait  à  Villardonel.  Pierre  adhéra 
avec  les  autres  prélats  à  l'appel  au  futur 
concile  fait  par  Philippe  le  Bel  contre  les 
prétentions  de  Boniface  VIII.  Bernard  de 
Capendu,  ci-dessus  cité,  ayant  vendu, 
moyennant  deux  mille  livres  tournois,  la 
moitié  indivise  de  Villardonel  à  Bernard 
&  Pierre  de  Rochefort,  avec  le  droit  de 
moyenne  justice,  Bernard  &  Pierre  recon- 
nurent tenir  cette  acquisition  en  fief  noble 
du  monastère,  qui  possédait  l'autre  moitié, 
&  ils  promirent  à  l'abbé  ainsi  qu'aux  reli- 
gieux de  se  comporter  à  leur  égard  en  fidè- 
les vassaux.  En  i3o5,  l'abbaye  était  vacante. 

XXVIII.  Barthélémy  de  Barre  est 
qualifié  abbé  élu  &  confirmé  dans  une 
charte  du  27  aoilt  i3o6.  En  i3o8,  il  fut 
obligé  par  arrêt  de  remettre  au  roi  le  châ- 
teau de  Mallast  dont  il  s'était  emparé.  Bar- 
thélémy reçut  divers  actes  d'hommages  de 
la  part  des  feudataires  de  l'abbaye.  Il  mou- 
rut en  i32i  &  fut  inhumé  dans  la  chapelle 
de  Saint-Benoît. 

XXIX.  IsARN  III  DE  Hautpoul  fut  fait 
abbé  de  Montolieu  par  compromis  le  9  mai 
i32i;  mais  il  paraît  que  le  pape  ne  con- 
firma pas  son  élection. 

XXX.  Pierre  V  DE  Chastelus  est  qua- 
lifié abbé  le  22  août  i322;  il  était  alors 
absent.  A  la  fin  de  cette  même  année,  le 
pape  Jean  XXII  le  nomma  abbé  de  Cluny, 
&  le  fit  ensuite  passer  sur  le  siège  de  Va- 
lence. 

XXXI.  OziLiUS  de  Molone  ou  de  Mor- 
lone  était  abbé  de  la  Sauve-Majeure  lors- 
que Jean  XXII  l'institua  abbé  de  Monto- 


459 

lieu  en  i322.  Il  est  fait  mention  d'Ozilius, 
le  16  août  l327,  dans  un  règlement  fait  à 
propos  du  jugement  d'une  femme  adultère. 
Raoul  Chalot,  réformateur,  député  par  le 
roi  vers  les  sénéchaussées  de  Carcassonne 
&  de  Toulouse,  s'accorda  à  la  demande  de 
l'abbé  avec  les  consuls  de  Montolieu,  &  ils 
convinrent  que  les  coupables  d'adultère, 
soit  de  la  ville,  soit  de  la  campagne,  ne 
subiraient  que  la  peine  portée  par  la  loi 
Julia  &  ne  seraient  point  promenés  nus 
par  la  ville,  comme  c'était  la  coutume; 
qu'ils  payeraient  seulement  soixante  sols  à 
la  cour  de  justice  du  lieu,  à  moins  qu'ils  ne 
préférassent  faire  la  course.  On  ajoute  que 
pour  la  rémission  de  cette  peine,  les  habi- 
tants de  Montolieu  offrirent  mille  livres 
tournois  au  roi  &  à  l'abbé,  qui  depuis  i3i3 
avait  un  droit  égal  dans  la  juridiction  de 
cette  ville.  Ozilius  mourut  en  février  i332. 

XXXII.  Guillaume  II  d'Aure,  sur- 
nommé de  Poyane,  du  diocèse  de  Carcas- 
sonne, professeur  en  l'un  &  l'autre  droit, 
était  de  la  famille  de  Dodon ,  comte  de 
Comminges,  qui,  ayant  épousé  Bertrande, 
comtesse  d'Aure,  en  prit  le  nom  &  les  ar- 
mes. Guillaume  fut  d'abord  religieux  dans 
le  monastère  de  Lézat,  puis  abbé  d'Aisnay, 
&  enfin  de  Montolieu  en  i333,  par  la  fa- 
veur de  Jean  XXII,  qui  le  créa  cardinal 
le  18  décembre  i338.  Il  paraît  qu'il  se  dé- 
mit alors  de  l'abbaye.  Le  pape  le  fit  évo- 
que de  Tusculum  en  i35o,  &  il  mourut  à 
Avignon  en  i36i.  Pierre  Frizon  rapporte 
que  son  corps  fut  déposé  à  Montolieu 
dans  un  tombeau  de  marbre  blanc  sur  le- 
quel il  était  représenté  couché;  ce  monu- 
ment fut  détruit  au  seizième  siècle  par  les 
calvinistes.  Guillaume  avait  fondé  son  an- 
niversaire en  1346  &  avait  ordonné  qu'on 
nourrît  ce  jour-là  quinze  pauvres  ou  qu'on 
leur  donnât  à  chacun  quatre  deniers;  il 
donna  aussi  mille  florins  d'or  pour  que 
l'hebdomadier  distribuât  tous  les  jours 
trois  deniers  aux  pauvres,  mais  ce  capital 
fut  employé  à  la  bâtisse  de  l'église. 

XXXIII.  Raimond  I  Roger  d'Aure, 
sacristain  d'Alet,  parent  du  précédent, 
dont  il  était  vicaire  général  dès  i338,  est 
qualifié  abbé  par  la  grâce  de  Dieu  &  du 
Siège  apostolique,  au  préjudice  de  Saxe, 
élu    par   le    chapitre    de    Montolieu.    Le 


Note 
87 


Note 
87 


460 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


4  juillet  1842,  il  diminua,  avec  l'approba- 
tion du  pape  Clément  VI,  le  nombre  des 
religieux  &  le  fixa  à  trente-sept,  non  com- 
pris l'abbé  &  les  convers.  Le  14  décembre 
1844,  il  acquit  pour  trois  cents  livres  tour- 
nois l'exercice  de  la  justice  criminelle  & 
civile  dans  le  château  de  Villardonel.  Rai- 
mond  reçut,  le  11  avril  1340,  la  somme  de 
deux  mille  livres  des  consuls  de  Montolieu, 
pour  diminuer  l'amende  qui  frappait  les 
adultères.  Il  fit  faire  cette  même  année  la 
consécration  de  l'église.  On  mit  sous  le 
maître-autel  des  reliques  de  saint  Christo- 
phe &  d'autres  martyrs.  Raimond  mourut 
en  1847. 

XXXIV.  Guillaume  III  de  Cantise 
succéda  à  Raimond  en  1348.  L'archevêque 
de  Narbonne  Pierre  céda  à  Guillaume  &  à 
ses  successeurs,  en  1349,  le  droit  qu'il 
pouvait  avoir  dans  les  églises,  lieux  &  châ- 
teaux de  BrugairoUes,  Trulhars  &  autres 
en  ce  qui  concernait  la  garde  des  églises  & 
les  dépouilles  des  curés  morts  ab  intestat. 
Le  3  avril  l355,  maître  Arnaud  de  Castillon, 
notaire  royal,  originaire  de  Cologne,  dio- 
cèse de  Lombez,  se  donna  avec  tous  ses 
biens  au  monastère,  y  fit  vœu  de  chasteté 
&  d'obéissance  &  fut  reçu  par  l'abbé  &  le 
chapitre  comme  frère;  l'abbé  lui  promit 
vingt-cinq  florins  d'or  pour  son  travail. 
Le  8  décembre  i358 ,  Guillaume  reçut  do 
son  chapitre  un  moulin  situé  dans  la  juri- 
diction du  château  de  Trulhars,  à  condition 
que  l'abbé  ajouterait  un  demi-pain  &  un 
demi-quarton  de  vin  aux  deux  pains  & 
demi  &  aux  deux  quartons  de  vin  qu'il 
faisait  distribuer  tous  les  jours  à  chaque 
religieux;  ce  que  l'abbé  accepta.  Il  mourut 
le  20  juillet  i36i. 

XXXV.  Saxe  I  de  Montesquiou,  le 
même  probablement  qui  avait  été  élu  après 
la  mort  de  Guillaume  d'Aure,  promu  au 
cardinalat,  était  chambrier  du  monastère. 
Innocent  VI  l'en  nomma  abbé  par  une 
bulle  datée  de  la  dixième  année  de  son 
pontificat  qui  correspond  à  l'année  i36i. 
Le  21  janvier  1 366,  Saxe  s'engagea  à  bâtir 
une  forteresse  pour  défendre  les  fiefs  du 
roi  &  de  l'abbaye  ainsi  que  les  vassaux  du 
domaine  de  Trulhars  qui  lui  donnèrent 
à  cet  effet  soixante-cinq  florins  d'or.  Le 
3o  octobre  1374,  il  reconnut  tenir  le  lieu 


de  Montolieu  avec  ses  dépendances  en  pa- 
réage  avec  le  roi,  sous  le  serment  de  fidé- 
lité qu'il  prêta,  promettant  qu'il  serait  bon 
&  fidèle  sujet  du  roi  Se  de  ses  successeurs 
à  la  couronne  de  France.  Saxe  mourut  le 
9  novembre  1384. 

XXXVI.  Bertrand  de  Palaye  ou  de 
Palayan,  d'abord  abbé  de  Saint-Sever, 
en  Bigorre,  reçu  docteur  par  Guillaume 
d'Aigrefeuille ,  protonotaire  apostolique 
en  i365,  abbé  de  Saint-Hilaire  en  1369,  fut 
nommé  à  Montolieu  le  i3  décembre  1384; 
les  années  suivantes ,  il  reçut  divers  actes 
d'hommages.  En  1390,  Bertrand  fut  main- 
tenu, par  sentence  de  l'official  de  Carcas- 
sonne,  dans  la  possession  des  meubles  de 
feu  Raimond  de  Malvière,  curé  de  Gar- 
mase,  contre  l'héritier  Arnaud  de  Mal- 
vière; il  institua  un  maître  d'école  à  Mal- 
last,  le  17  octobre  1392,  &  mourut  au  mois 
d'août  1393. 

XXXVII.  HÉLiE  DE  Chalez,  neveu  de 
Pierre  de  Chalez,  évêque  de  Montauban, 
était  religieux  d'Aurillac  &  prieur  de  Lon- 
gueville,di.ocèsede  Rouen,  lorsqu'il  fut  ins- 
titué abbé  de  Montolieu  par  Clément  VII, 
le  16  août  1393;  il  était  vicaire  général  de 
Simon  de  Cramaud,  évêque  de  Carcassonne, 
&  vécut  jusqu'en  1409. 

XXXVIII.  Géraud  II  de  Penne,  grand 
prieur  de  l'église  d'Alet,  fut  institué  abbé 
de  Montolieu  par  Alexandre  V,  le  4  août 
1409.  Il  ne  prit  possession  qu'en  1411.  En 
1412,  les  religieux  lui  firent  des  remon- 
trances très-sérieuses  sur  sa  négligence  à 
remplir  ses  obligations  concernant  la  nour- 
riture des  frères;  il  mourut  au  mois  d'octo- 
bre 141 7. 

XXXIX.  Arnaud  Vinat  était  aumônier 
de  l'abbaye  lorsque  ses  confrères,  en  vertu 
du  décret  du  concile  de  Bâle,  l'élurent 
pour  leur  abbé,  le  18  octobre  1417  ;  il 
reçut  divers  hommages,  &  mourut  le  3o  sep- 
tembre 1429. 

XL.  Saxe  II  de  Montesquiou,  sacris- 
tain en  1417,  aumônier  en  1419,  fut  fait 
abbé  de  Montolieu  par  Martin  V,  le  21  oc- 
tobre 1429;  il  prêta  serment  de  fidélité  au 
roi,  en  présence  du  juge-mage  de  la  séné- 
chaussée de  Carcassonne,  au  mois  de  jan- 
vier 1430.  Bertrand  Peirolier,  doyen  de 
Montolieu,   reçut,    comme    procureur    de 


Note 
»7 


Note 
87 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


461 


l'abbé,  le  contrat  Je  l'acquisition  faite  par 
Guillaume  de  Noguères  d'une  condamine 
dans  Te  territoire  de  Montolieu.  Saxe  mou- 
rut en  1445,  au  mois  de  mars. 

XLL  Jean  1  Picon,  religieux  &  ouvrier 
de  Montolieu,  fut  élu  abbé  par  ses  con- 
frères, en  1443;  il  rendit  hommage  au 
roi,  la  même  année,  pour  les  lieux  de 
Brosses  &  de  Villardouel.  Cet  abbé  mourut 
le  12  février  1465,  &  fut  inhumé  le  lende- 
main dans  l'église. 

XLIL  Amauri  de  Senergue,  bachelier 
en  théologie,  profès  de  l'ordre  de  Saint- 
Benoît,  prêtre  &  prieur  de  Notre-Dame  de 
Toulouse,  fut  élu  abbé  de  Montolieu  à 
l'unanimité;  mais  l'évêque  de  Carcassonne 
&  ensuite  le  pape  refusèrent  de  confirmer 
son  élection.  Le  pape  entendait  maintenir 
Jean  Guasquet,  prévôt  de  l'église  de  Car- 
cassonne ;  le  roi  avait  désigné  Guillaume  de 
Roquefort,  qui  l'emporta  pendant  quelque 
temps.  Amauri  néanmoins  prit  possession 
cinq  ans  après,  mais  il  ne  jouissait  ni  des 
fruits  ni  des  revenus  de  l'abbaye. 

XLIII.  Guillaume  IV  DE  Roquefort, 
religieux,  prêtre  &  sacristain  du  monastère 
du  Mas-d'Azil,  diocèse  de  Rieux,  obtint  du 
roi  l'abbaye  de  Montolieu  par  la  faveur  de 
Bertrand  de  la  Roche,  chambellan  du  roi, 
son  parent;  il  prêta  serment  au  roi  en  1463. 
Jean  Guasquet  ayant  renoncé  à  ses  préten- 
tions, sur  l'invitation  de  Louis  XI,  moyen- 
nant la  réserve  d'une  pension  de  cent  cin- 
quante livres  tournois,  Paul  II  approuva 
cet  arrangement  le  9  août  1465,  &  malgré 
l'opposition  du  frère  Bernard  de  Voisins, 
Guillaume  fut  reconnu  abbé  en  1466.  Il  fit 
faire  la  boiserie  &  les  stalles  du  chœur  de 
l'église,  &  fut  nommé  évêque  d'Alet  en  1489. 

XLIV.  Pierre  VI  de  Rousergie,  im- 
proprement appelé  DU  Rosier,  docteur 
en  droit,  prévôt  de  l'église  métropolitaine 
de  Saint-Etienne  de  Toulouse,  chancelier 
de  l'université  de  cette  ville,  fut  nommé 
dès  1481  par  le  pape  à  l'abbaye  de  Monto- 
lieu, sur  la  démission  d'Amauri  de  Sener- 
gue, qui  prétendit  toujours  avoir  conservé 
son  droit  contre  Guillaume  de  Roquefort. 
Pierre  fit  valoir  ses  prétentions,  &  le 
14  août  1487,  Guillaume  fut  condamné  par 
arrêt  du  parlement  de  Toulouse  aux  dé- 
pens &  à  la  restitution  des  fruitsj  mais  les 


compétiteurs  transigèrent,  Se  Pierre  laissa 
à  Guillaume  une  pension  alimentaire. 

Le  22  juin  1490,  Pierre  prit  une  seconde 
fois  possession  de  l'abbaye  ;  lorsqu'il  eut 
été  fait  archevêque  de  Toulouse,  il  con- 
serva l'abbaye  de  Montolieu  en  commende. 
Nommé  évêque  de  Lavaur  après  avoir  cédé 
l'archevêché  de  Toulouse  à  Hector  de 
Bourbon,  son  compétiteur,  Pierre  résigna 
également,  en  1499,  l'abbaye  de  Monto- 
lieu; il  est  qualifié  dans  un  acte  de  i5oo 
docteur  en  droit,  évêque  de  Lavaur,  prévôt 
de  l'église  métropolitaine  de  Toulouse, 
chancelier  de  l'université  de  cette  ville  & 
ancien  abbé  de  Montolieu. 

XLV.  Simon  de  Beausoleil,  chanoine 
régulier,  prévôt  de  l'église  de  Lavaur,  grand 
archidiacre  de  celle  de  Toulouse,  fut  insti- 
tué abbé  de  Montolieu  par  Alexandre  VI, 
vers  la  fin  de  l'année  i5oo,  sur  la  démission 
de  Pierre  de  Rousergue.  Simon,  qualifié 
abbé  ou  administrateur  perpétuel  du  mo- 
nastère de  Montolieu,  donna,  de  concert 
avec  le  chapitre,  le  25  septembre  i5ii,  à 
Jacques  Cartier,  prêtre,  un  os  du  bras  de 
saint  Christophe,  martyr,  pour  l'église  de 
Chasteigner,  diocèse  de  Maillezais;  il  fut 
élu  évêque  de  Lavaur  en  i5i5. 

XLVI.  Jean  II  de  Beausoleil,  bache- 
lier en  droit,  sous-chantre  de  l'église  do 
Narbonne,  fut  pourvu  par  LéonX,  en  i5i5, 
del'abbaye  de  Montolieu,  sur  la  résignation 
de  son  oncle,  qui  se  réserva  la  moitié  des 
bénéfices  &  de  la  collation  des  offices  en 
forme  de  pension.  Le  même  pape  lui  per- 
mit de  se  servir  de  la  mitre,  de  l'anneau 
pastoral,  de  la  crosse  &  autres  ornements 
pontificaux  dans  l'abbaye  &  lieux  de  sa  dé- 
pendance, &c.  En  i5i7,  l'abbé  Jean  donna 
aux  commissaires  du  roi  une  déclaration 
de  tous  les  revenus  de  l'abbaye,  &  mourut 
peu  de  temps  après. 

XLVII.  SÉBASTIEN  de  Bonne,  grand 
prieur  de  l'église  cathédrale  de  Castres,  fut 
nommé  abbé  de  Montolieu  par  le  pape 
Léon  X,  le  6  février  i5i9,  sur  la  présenta- 
tion du  roi  ;  il  prit  possession  le  14  juin  & 
nomma  des  officiers  de  justice  au  mois  d'oc- 
tobre; il  se  démit  en  1540,  en  faveur  de  son 
neveu,  avec  lequel  il  permuta,  de  l'agré- 
ment du  roi,  pour  l'office  de  chambrier. 

XLVIII.  Antoine  de  Bonne,  religieux 


Note 
87 


NOTK 
87 


462 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


&  grand  prieur  de  l'église  de  Castres,  pré- 
vôt de  la  même  église  après  sa  sécularisa- 
tion, chambrier  de  Montolieu,  permuta 
avec  son  oncle  cet  office  pour  l'abbaye,  le 
24  juillet  1540.  Le  29  mai  1544,  Antoine 
permuta  la  prévôté  de  Castres  avec  Rai- 
mond  Suitard  de  Turin,  curé  de  Saint-Jean 
de  Fiac  &  annexes,  cure  que  Paul  III  lui 
avait  accordée  en  commende.  Il  mourut 
vers  le  mois  de  juin  1547. 

XLIX.  François  de  Créquy,  évêque 
de  Boulogne,  perçut  les  revenus  de  l'abbaye 
jusqu'à  ce  qu'il  eût  résigné  en  faveur  de  son 
frère. 

L,  Jacques  de  Créquy,  frère  du  pré- 
cédent, fut  nommé  par  le  roi  à  l'abbaye  de 
Montolieu  en  i55o,  &  reçut,  du  consente- 
ment de  son  frère,  ses  provisions  du  pape 
Jules  III  le  19  novembre;  cependant  la 
bulle,  adressée  à  Jacques  &  à  l'évèque  de 
Carcassonne,  porte  que  le  pape  avait 
nommé  cet  abbé  par  suite  de  la  mort 
d'Antoine  de  Bonne.  Jacques  reçut  divers 
hommages;  il  aliéna  en  iSyo,  en  faveur 
des  seigneurs  de  Bellissen,  la  moitié  de  la 
justice  haute,  moyenne  &  basse  de  Seve- 
rargues.  Le  20  janvier  iSyg,  les  calvinistes 
entrèrent  dans  la  maison  de  l'infirmerie  de 
Montolieu  &  la  détruisirent  en  y  mettant 
le  feu;  ils  se  retirèrent  avec  un  grand  butin 
après  avoir  commis  plusieurs  meurtres.  Le 
nécrologe  dit  qu'ils  emportèrent  les  reli- 
quaires qui  tenaient  à  peine  dans  le  grand 
autel,  long  de  dix  pieds  &  la  ge  de  sept, 
qu'ils  enlevèrent  des  ornements  d'or  &  de 
soie  couverts  de  perles  &  de  pierreries. 
L'abbé  Jacques  fut  si  frappé  de  ces  mal- 
heurs qu'il  mourut  de  chagrin  le  24  sep- 
tembre i58o;  les  religieux  nommèrent  deux 
d'entre  eux  pour  vaquer  au  spirituel  &  au 
temporel  du  monastère;  le  siège  était  en- 
core vacant  en  1682.  « 

LI.  Louis  de  Lorraine,  cardinal  de 
Guise,  archevêque  de  Reims,  était  abbé  de 
Montolieu  le  6  juillet  i582;  il  institua  pour 
son  vicaire  général  noble  François  de  Do- 
nadieu,  religieux  de  l'abbaye.  Louis  fut  tué 
aux  Etats  de  Blois,  en  i588.  Les  religieux, 
après  sa  mort,  nommèrent  le  cellérier  &  le 
chambrierpourvicaires  généraux,  le  28  jan- 
vier 1589. 

LII.  Christophe  de  l'Estang,  évèque 


de  Lodève,  reçut  de  Henri  III  la  commende 
de  l'abbaye  de  Montolieu;  mais  il  ne  put 
obtenir  les  provisions  de  Rome  ;  il  fut  aussi 
abbé  d'Uzerche,  évêque  d'Alet  &  plus  tard 
de  Carcassonne. 

LUI.  LiBÉRATus  de  l'Estang,  né  à 
Brives -la -Gaillarde,  vicaire  général  de 
Christophe  de  l'Estang,  évêque  de  Lodève, 
succéda  en  1391  à  ce  dernier  comme  abbé 
de  Montolieu,  &  perçut  en  son  nom  les 
revenus  de  l'abbaye.  Il  mourut  à  Monto- 
lieu où  il  attendait  ses  bulles,  au  mois  de 
novembre  suivant.  L'économe  nommé  par 
le  roi  &  les  vicaires  généraux  nommés  par 
le  chapitre  affermèrent  les  biens  du  monas- 
tère à  Louis  Gandilh,  négociant  d'Alzonne, 
&  le  siège  resta  vacant  jusqu'en  1624.  Le 
22  janvier  1601,  les  officiers  claustraux  du 
monastère  s'étaient  cotisés  volontairement 
pour  réparer  le  cloître,  ruiné  par  les  cal- 
vinistes. 

LIV.  Raimond  II  Roux,  prêtre  du 
diocèse  de  Carcassonne,  muni  du  brevet 
du  roi  &  des  bulles  d'Urbain  VIII,  prit 
possession  de  l'abbaye  au  mois  d'avril  1624. 
L'année  suivante,  au  lieu  de  payer  pension 
aux  religieux,  il  leur  céda  les  lieux  &  châ- 
teaux de  Montolieu,  de  Sainte-Eub.lie,  de 
Garmase,  de  Ferrand,  de  Brosses  &  de 
Trulhars  avec  tous  les  droits  &  revenus.  Il 
mourut  en  i63i. 

LV.  Jean  III  de  Saint-Jean  Mousso- 
LENS  reçut  le  brevet  du  roi  pour  la  com- 
mende de  l'abbaye  en  i632.  Urbain  VIII  lui- 
permit  de  conserver  la  cure  de  Saint-Na- 
zaire  de  Baings  de  Montferrant,  diocèse 
d'Alet.  Jean  passa  un  concordat  avec  dom 
Antoine  d'Espinasse,  prieur  de  Notre-Dame 
de  la  Daurade,  congrégation  de  Saint-Maur, 
pour  l'union  de  Montolieu  à  cette  congré- 
gation. Dom  Joseph  de  la  Roque,  prieur  de 
Notre-Dame  de  Sorèze,  prit  possession  de 
Montolieu  le  21  janvier  1649  &  y  mit  des 
religieux.  Le  monastère  était  alors  en  très- 
mauvais  état;  on  commença  par  réparer 
l'église.  Dom  Jean  Queulhe,  institué  prieur 
de  cette  abbaye,  orna  le  maître-autel  de 
quatre  colonnes  de  marbre  de  Cannes, 
hautes  de  quatorze  pieds  :  elles  coûtèrent 
trois  mille  livres,  &  furent  posées  le  i"  août 
i665;  les  chapelles  &  les  autels  furent 
décorés  de  tableaux  de  prix.  Le  26  septem- 


NoTB 

87 


Note 
87 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


463 


Note 
88 


bre  1674,  dom  Jean  Chalon,  prieur,  entre-  cette  restitution.  Ils  gardèrent  le  prieuré, 

prit  de  reconstruire  le  monastère;    il  en  malgré  les  réclamations  des  religieux,  jus- 

posa  la  première  pierre.  L'abbé  Jean  mou-  qu'à  l'époque  où  Eudes,  fils  d'Arnaud  II 

rut  dans  son  abbaye  le  18  août  1682,  &  fut  comte  d'Astarac,  &  de  la  comtesse  Atalase, 

inhumé  dans  la  chapelle  Saint-Michel.  y  eut  fondé  un  monastère  sous  l'invocation 

Antoine  Morin,  alors  prieur,  nommé  par  de  saint  Pierre.  Raimond,  abbé  de  Sorèze, 

les   religieux  vicaire  général   pour  la  va-  &  ses  religieux  renouvelèrent  alors  leurs 

cance,  continua  les  travaux;  il  bâtit  l'in-  plaintes  au  sujet  de  cette  usurpation;  ces 

firmerie  &  l'hôtellerie.  plaintes  engagèrent  enfin  le  comte  Sanche, 

LVI.    Michel   Gueynier    de    Roul-  sa  femme  &  ses  fils  Guillaume  &  Arnaud, 

LIÈRE,  prêtre  du  diocèse  d'Angers,  reçut  à  le  leur  restituer. 

le  brevet  du  roi  pour  la  commende  de  l'ab-  Cette  restitution  fut  faite  à  la  condition 

baye  de  Montolieu   le  4  septembre  1682.  que  l'abbé  de  Sorèze  établirait  &  entre- 

N'ayant  pu  obtenir  ses  bulles  de  Rome  à  tiendrait  des  religieux  dans  cette  maison; 

cause   des    différends    survenus    entre    les  peu  de  temps  après,  un   de  ces  religieux 

deux  cours,  Michel  prit  possession  civile  envoyés   à   Saramon,   nommé   Guillaume, 

le  10  juillet  i683,  en  vertu  d'un  arrêt  du  ne  voulut  plus  reconnaître  la  suprématie 

grand  conseil,  &  administra  jusqu'en  lyiS.  de  l'abbaye  de  Sorèze;  il  prit  le  titre  d'abbé 

Il  mourut   le   i3  octobre  de  cette   année.  &  soumit  son   monastère   à  Saint-Sernin 

Dom  Jacques  de- la  Gorée,  prieur  du  mo-  de  Toulouse.  Après  sa  mort,  l'abbaye  de- 

nastère,  acheva  en  1696  les  bâtiments  com-  meura    plusieurs    années    indépendante; 

raencés  depuis  vingt  &  un  ans.  puis   elle   fut   remise    sous    la   juridiction 

LVII.   Joseph    de   Lordat    de   Bran  de  Sorèze.  Elle  finit  cependant  par  en  se- 

obtint  le  brevet  du  roi  pour  l'abbaye,  le  couer  définitivement  le   joug,   malgré  les 

3i  octobre  1718.  nombreuses  tentatives  faites  par  les  abbés 

LVIII.  N.  DE  Bellegarde,  comte  de  pour   recouvrer   leur  ancienne    autorité. 

Lyon,  fut  nommé  à  la  commende  de  l'ab-  L'abbaye  de  Saramon  était  située  dans  le 

baye  de  Montolieu  en  1754.  [E.  M.]  diocèse   d'Auch,  sur   la  petite   rivière  de 

Gimone. 


NOTB 

88 


NOTE  LXXXVIII 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Saramon. 

(Diocèse  d'Auch.) 

ON  fait  remonter  l'origine  de  l'abbaye 
de  Saramon  au  temps  de  Louis  le  Dé- 
bonnaire. C'était,  dans  le  principe,  un 
prieuré  dépendant  de  l'abbaye  de  Sorèze; 
une  ctlle  appelée  Cella  Medulfi,  du  nom  de 
son  fondateur  ou  de  son  premier  prieur. 
Walefride,  abbé  de  Sorèze,  l'aliéna,  vers 
l'an  903,  pour  le  prix  de  mille  sous,  en  fa- 
veur de  Garcias,  comte  de  Gascogne  ou 
d'Astarac,  à  la  condition  qu'après  la  mort 
de  ce  dernier,  ce  prieuré  reviendrait  au 
monastère.  Mais  les  successeurs  du  comte 
Garcias  se  mirent  peu  en  peine  d'effectuer 


Abbés  de  Saramon. 

I.  Guillaume  I,  envoyé  à  Saramon  vers 
l'an  980. 

II.  AZENARIUS  vivait  en  988. 

III.  Guillaume  II  assista  au  concile 
provincial  d'Auch,  vers  l'an  1037. 

IV.  Macaire  était  évêque  de  Dax  en 
1061  ;  il  mourut  en  odeur  de  sainteté. 

V.  Bernard  I  vivait  en  1080. 

VI.  Arnaud  signa,  en  1119,  l'acte  de 
soumission  de  l'abbaye  de  Sorèze  à  celle 
de  Moissac. 

VII.  Bertrand  I  d'Autincamp  vivait 
en  1144. 

VIII.  GÉRAUD  I  d'EspArbèS,  vers  ii5o. 

IX.  Gauzbert  était  abbé  en  ii55. 

X.  Ursius  de  PolAstron  était  abbé 
de  Saramon  en  1170  &  en  1174. 

XI.  Bernard  II  del  Juncar  fut  fait, 
en  ii85,  abbé  de  Saramon  par  l'abbé  &  les 
religieux  de  Sorèze. 


NOTK 

88 


464 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Xn.  A.  DE  Meilhan  possédait  la  chaire 
abbatiale  en  1210. 
XIIL  A.  DE  Saint-Justin  vivait  en  1218. 

XIV.  GÉRAUD    II    DE   POLASTRON  était 

abbé  de  Saranion  en  1227.  Il  ne  vivait  plus 
en  1284. 

XV.  Raimond  I  DE  l'Isle  était  abbé 
en  1257;  il  vivait  encore  en  1265. 

XVI.  Bertrand  II  de  l'Isle,  en  1270. 

XVII.  Raimond  II  de  l'Isle  avait  déjà 
succédé  au  précédent  en  1271;  il  vivait 
encore  en  1297. 

XVIII.  Mancip  de  Moulas,  abbé  en 
i3o3,  répara  le  cloître  en  i3i5;  vivait  en- 
core en  1344. 

XIX.  Odon  de  Polastron,  en  i357. 

XX.  Pierre  I  de  Mendossa  ou  Men- 
DOUZE,  en  1370  &  en  1897. 

XXI.  Bernard  III,  en  1417. 

XXII.  FoRTANiERAssiNi,abbé  en  1428, 
mourut  en  1463. 

XXIII.  Guillaume  III  de  Collon- 
QUES,  élu  le  29  juillet  1463;  il  confirma, 
en  1487,  la  charte  des  coutumes  aux  habi- 
tants de  Saramon,  deTirenc,  de  Mongausi 
&  d'Aurimont,  &  mourut  en  1489. 

XXIV.  Pierre  II  de  Collonques,  élu 
en  1489,  mort  en  i5oi. 

XXV.  Jean  I  de  Pague,  mort  en  i5o2. 

XXVI.  Bernard  IV  de  Labarthe, 
nommé  dès  le  26  mai  i5o3,  résigna  son 
abbaye,  en  i53o,  en  faveur  de  son  neveu 
Roger. 

XXVII.  Roger  de  Labarthe  prit  pos- 
session le  5  octobre  i53o;  il  était  mort 
en  1545. 

XXVIII.  Jacques  II,  en  i55o. 

XXIX.  Hugues  Capelsalot,  en  i55i. 

XXX.  Jean  II  Jaquelot,  de  i553ài558. 

XXXI.  Pierre  III  Bertrand,  abbé  en 
1559,  mort  le  17  octobre  1670. 

XXXII.  Jean  III  de  Pachinis ,  nommé 
le  12  juin  1570. 

XXXIII.  Aymeric  I  DE  Vie  prit  posses- 
sion de  l'abbaye  le  27  juin  1572,  &  la 
résigna  le  10  février  i585. 

XXXIV.  Guillaume  IV  CAPELLE,abbé 
en  i585,  mort  en  1614. 

XXXV.  Aymercc  II  DE  Vie  prit  posses- 
sion en  1624. 

XXXVI.  Dominique  de  Vie,  en  1627; 
il  résigna  en  1648,  en  faveur  de  son  frère. 


XXXVII.  Charles  de  Vie  résigna  cette 
abbaye  entre  les  mains  du  roi,  en  i65i. 

XXXVIII.  Jean  IV  Jacques  de  Mont- 
LEZUN  DE  Bezmeaux  résigna,  en  1664, 
ce  bénéfice  en  faveur  de  son  neveu  : 

XXXIX.  Jean  V  Charles  de  Mont- 
lezun  de  Bezmeaux  prit  possession  de 
l'abbaye  le  2  décembre  1666  ;  mort  en 
1694, 

XL.  François  d'Urfé  de  Lascaris, 
nommé  en  1694,  ne  prit  point  possession, 
ayant  été  nommé  l'année  suivante  abbé 
d'Uzerche. 

XLI.  Gabriel  de  Sanguinet,  nommé 
en  1695,  mort  en  1702. 

XLII.  Armand-Jean  Duval  prit  pos- 
session en  1703. 

XLIII.  Antoine-Jérôme  de  Boivin  de 
Veau-Rouy,  nommé  en  1720,  ne  prit  pos- 
session qu'en  1727.  [E.  M.] 


NOTE  LXXXIX 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Saint-Pierre  de  Caunes. 

(Diocèse  de  Narbonne.) 


Note 
88 


UN  rel 
cons 


rN  religieux,  nommé  Daniel,  avait  fait 
istruire  un  petit  monastère  à  Cau- 
nes, sous  l'invocation  de  saint  Pierre  & 
saint  Paul,  apôtres;  il  le  donna,  un  peu 
avant  la  fin  du  huitième  siècle,  à  l'abbé 
Anian  qui  venait  de  faire  construire  au 
même  endroit,  sur  le  bord  de  la  rivière,  un 
autre  monastère  dédié  à  saint  Jean.  Il  n'est 
pas  douteux  que  ces  deux  monastères,  unis 
sous  la  main  d'Anian  dès  788,  n'aient  été 
l'origine  de  l'abbaye  de  Saint-Pierre  de 
Caunes,  citée  sous  ce  dernier  vocable  en 
817  &  en  821. 

Le  monastère  de  Caunes  fut  l'objet  des 
libéralités  du  comte  Milon,  de  Charlema- 
gne  &  de  Louis  le  Débonnaire.  En  1 182,  le 
pape  Luce  III  le  soumit  à  celui  de  Saint- 
Pons  de  Thomières;  en  i362,  Urbain  V 
voulut  l'unir  à  l'abbaye  de  Saint-Victor  de 
Marseille,  mais  ce  projet  n'eut  pas  de  suite, 


Noi  E 
89 


Note 
89 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC 
à  la  con 


465 


NOTI 


&  l'abbaye  fut  soumise,  en  i663 
grégation  de  Saint-Maur. 

Ahhés  de  Caunes, 


\.  Anian,  fondateur  &  premier  abbé  des 
deux  monastères  désignés  l'un  sous  le  nom 
de  Saint-Jean  in  Extorio  seu  Exequarense, 
&  l'autre  de  Saint-Laurent  in  Olibegio,  est 
cité  dans  l'acte  de  plaid,  tenu  en  802  en 
faveur  du  monastère  de  Caunes,  par  le 
vicomte  Cixilian.  Il  avait  assisté,  en  794, 
au  concile  de  Francfort,  convoqué  par 
Charlemagne. 

II.  Jean  I  était  abbé  de  Caunes  en  820. 
Il  est  encore  cité  dans  un  acte  de  l'an  822. 

III.  AzENARiUS  est  nommé  comme  abbé 
de  Caunes  dans  une  charte  du  2  mai  823. 

IV.  Jean  II  avait  succédé  à  Azenarius 
dès  826.  Il  est  mentionné  dans  plusieurs 
actes,  &  notamment  dans  une  charte  de 
l'année  833. 

V.  G0NDISALVE  ou  GoNDESALVE  acheta 
d'Undesinde,  clerc,  &  de  sa  femme  Ven- 
deline,  en  843,  pour  la  somme  de  vingt 
sols,  les  trois  quarts  d'un  moulin  situé 
dans  le  territoire  de  Ventajou,  diocèse  de 
Narbonne. 

VI.  DoNADiEU  fut  gratifié  en  852 ,  par 
le  prêtre  Enneco,  de  tout  ce  que  ce  dernier 
possédait  dans  le  village  d'Olonzac  &  dans 
le  Minervois. 

VII.  GoDESCALC  reçut,  au  mois  de 
novembre  858,  la  donation  d'une  vigne, 
située  dans  le  voisinage  de  Minerve.  Il  est 
encore  nommé  dans  un  acte  de  862. 

VIII.  Egika  cita  en  865  le  prêtre  Déodat 
devant  Frédold,  archevêque  de  Narbonne, 
pour  avoir  détenu  en  charte  privée  un 
prêtre  de  son  abbaye.  Egika  figure  dans 
un  assez  grand  nombre  d'actes  jusqu'à  l'an- 
née 870. 

IX.  Daniel  poursuivit  dans  un  plaid, 
tenu  le  23  avril  873,  devant  le  château  de 
Minerve,  par  le  comte  Salonion,  le  paie- 
ment d'une  dette  ([ue  l'archevêque  Frédold 
avait  contractée  l'année  précédente  envers 
l'abbé  Egika  &  le  monastère  de  Caunes. 
Cet  abbé  vivait  encore  en  877;  peut-être 
même  a-t-il  vécu  beaucoup  plus  tard. 

X.  HiLDÉRic  était  abbé  en  894.  Au  mois 


de  mars  908,  il  acheta  un  moulin  sur  l'Aude, 
dans  le  Carcasses,  &  vécut  jusqu'en  919. 

XI.  BaldemAR  était  abbé  de  Caunes 
en  919  &  en  923. 

XII.  Robert,  fils  deTrutgarde,fit  quel- 
ques acquisitions  pour  son  monastère,  le 
10  octobre  924.  Il  assista  à  la  dédicace  de 
l'abbaye  de  Saint-Pons  deThomières,  & 
vivait  encore  en  945. 

XIII.  Elian  succéda  à  Robert  vers  945. 

XIV.  Giscafred,  abbé  de  Caunes,  est 
cité  dans  un  acte  d'accord  de  l'année  972. 

XV.  A1MERI  était  abbé  en  980  &  en  983. 

XVI.  Raoul  est  nommé  comme  abbé 
dans  une  charte  de  986.  Il  est  encore  men- 
tionné dans  des  actes  de  987  &  de  988. 

XVII.  Udalgaire  ou  Ulger  fit,  au 
mois  de  novembre  994,  un  accord  avec 
Roger,  vicomte  de  Carcassonne,  &  Adé- 
laïde sa  femme.  Il  reçut,  le  3o  décembre 
ioû3,  de  Gauzbert,  Tedemar  &  Pons,  un 
alleu  situé  dans  le  voisinage  de  Minerve, 
&  mourut  en  1021. 

XVIII.  Guillaume  I,  fils  de  Théodmar, 
était  religieux  profès  de  la  Grasse,  quand 
il  fut  élu,  le  3  septembre  1021,  abbé  de 
Caunes  par  les  religieux  de  cette  abbaye, 
&  fut  ordonné  par  Wifred,  archevêque  de 
Narbonne.  Il  assista,  le  3  janvier  1061,  à 
une  donation  faite  à  l'abbaye  de  Saint-Pons 
de  Thomières.  On  voit  encore  son  nom 
figurer  dans  des  actes  de  1080  &  de  io83. 

XIX.  Isarn  est  qualifié  abbé  dans  une 
charte  de  Saint-Pons  de  Thomières  de 
l'année  io83.  Il  reçut,  au  mois  de  décembre 
de  la  même  année,  l'église  de  Sainte-Marie 
du  Cannet,  située  dans  le  comté  de  Carcas- 
sonne. Le  26  avril  1090,  Raimond-Adhé- 
mar  de  Cabarez,  fils  de  Rangarde,  aban- 
donna à  l'abbé  Isarn  &  à  son  abbaye  le 
nommé  Bernard-Adalbert,  avec  sa  ^emrae 
&  ses  enfants,  moyennant  vingt  sols  de 
deniers  narbonnais;  on  voit  de  semblables 
donations  faites  à  Isarn  pendant  les  années 
1092,  1093,  1094  &  1095.  En  1098,  Pierre- 
Raimond  &  Arnaud  de  Hautpoul,  son  frère, 
lui  donnèrent  l'église  de  Saint-Amant,  si- 
tuée dans  le  comté  d'Albi. 

XX.  GÉRARD  était  abbé  de  Caunes  en  i  ici 
lorsque,  le  2  août  de  cette  année,  Roger  de 
Cabarez,  son  frère  Hugues  &  leurs  enfants 
lui  cédèrent   pour   trente  sols  de  deniers 


IV. 


Note 
89 


466 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


hugonencs,  payables  aanuellement  à  la 
Toussaint,  les  serfs,  hommes  &  femmes, 
l'albergue  &  tout  le  mobilier  qu'ils  possé- 
daient dans  le  village  de  Palazol.  Cet  abbé 
reçut  un  grand  nombre  de  donations  pour 
son  abbaye.  Baluze  lui  donne  Isarn  II 
pour  successeur,  en  iio3.  Les  Historiens 
de  Languedoc  paraissent  de  cet  avis  &  lui 
attribuent  les  libéralités  que  Roger  de  Mi- 
repoix  &  Serène,  sa  femme,  firent  en  iioj 
à  l'abbaye  de  Caunes;  mais  le  cartulaire  de 
Cannes  indique  pour  ce  fait  l'année  1093, 
&  par  conséquent  cette  donation  regarde 
Isarn  I. 

XXI.  Arnaud  I  était  abbé  de  Caunes  en 
1106.  Depuis  cette  époque  jusqu'en  1124, 
cet  abbé  reçut  un  grand  nombre  de  dona- 
tions pour  son  abbaye. 

XXII.  Pierre  I  de  Siran  figure  comme 
donataire  dans  plusieurs  actes  des  années 
II25,  1182,  1184,  ii35  &  ii36.  Il  vivait 
encore  le  i"  août  1147,  mais  le  siège  paraît 
être  resté  vacant  depuis  le  mois  de  juillet 
1148  jusqu'en  Il5l. 

XXIII.  Castus  ou  Caston  ne  paraît  pas 
avoirété  abbé  avant  le  mois  de  janvier  ii52. 
Arnaud  deVentajou  ayant  quitté  la  vie  du 
siècle,  au  mois  de  juillet  ii55,  se  retira  à 
Caunes  &  céda  à  cette  abbaye,  du  consen- 
tement de  sa  femme  &  de  ses  enfants,  tout 
ce  qu'il  possédait  en  biens  propres. 

XXIV.  Raimond  I  Capellan  succéda  à 
Caston  en  iiSy,  le  19  septembre.  Il  est  cité 
comme  abbé  en  ii59,  en  1160  &  en  11 63. 

XXV.  BÉRENGER    DE     ErUGAIROLLES, 

cellérier,  devint  abbé  de  Caunes  le  23  juin 
1164.  Il  est  mentionné  dans  des  actes  de 
1169,  1170  &  de  1177. 

XXVI.  Pierre  II  de  Villalier  était 
abbé  le  3o  novembre  1177.  Au  mois  de  mai 
1x85,  il  engagea  à  Pierre  de  Lauze,  pour 
trois  cent  trente  sous  melgoriens,  toutes 
les  terres  qui  pouvaient  appartenir  au  mo- 
nastère dans  le  voisinage  de  Lauze  &  de 
Villelongue. 

XXVII.  Bernard  I  est  cité  comme  abbé 
en  ii85. 

XXVIII.  Arnaud  II  de  Sperausan  était 
abbé  de  Caunes  au  mois  de  février  1187. 
Il  est  probable  que  cet  abbé  était  mort 
en  1189,  car  dans  des  chartes  de  cette 
année,  contenant  des  donations  faites  au 


monastère,  le  nom  de  l'abbé  n'est  pas 
énoncé.  Le  siège  était  encore  vacant  le 
6  février  1190,  puisque  P.  Guillaume  de 
Grave  donna,  à  cette  date,  sa  fille  Ermes- 
sinde  à  Dieu,  à  la  Vierge,  à  Saint-Pierre 
de  Caunes,  à  l'abbé  futur  &  au  chapitre. 

XXIX.  Hugues  I  de  Celi.avinaria 
était  abbé  le  8  février  1194,  le  4  juin  &  le 
25  novembre  1195.  Il  est  nommé  dans  plu- 
sieurs actes  jusqu'en  1211. 

XXX.  GÉRAUD  DE  Villeneuve  figure 
comme  témoin  dans  une  charte  du  i'"^  jan- 
vier 121 3,  par  laquelle  Bertrand  de  Béziers 
remet  à  l'évèque  Bertrand  tous  les  droits 
qu'il  avait  sur  le  cheval  &  la  chape  du  nou- 
vel évèque  lors  de  sa  prise  de  poss'ession. 
Il  est  cité  comme  témoin  dans  des  chartes 
de  Montolieu,  le  5  janvier  1229  &  le  i3 
avril  1280.  On  voit  par  le  cartulaire  de  cette 
abbaye  qu'il  rendit  comme  arbitre,  le  1 5  juil- 
let 1234,  une  sentence  pour  Ermengaud, 
abbé  de  ce  monastère,  contre  Pierre,  arche- 
vêque de  Narbonne  ;  ce  qui  prouve  qu'il 
avait  abdiqué  depuis  quelques  années. 

XXXI.  Pierre  III  Raimond  était  abbé 
le  6  avril  1281.  Au  mois  de  septembre  de 
cette  année,  il  acheta  d'Adam  de  Millau, 
agissant  au  nom  du  roi,  tout  ce  que  le 
prince  &  ses  baillis  possédaient  dans  la 
mouvance  de  l'abbaye,  à  raison  des  fiefs 
confisqués  sur  les  hérétiques.  Il  vivait  en- 
core en  1287. 

XXXII.  Pierre  IV  Pelagos  était  abbé 
au  mois  de  juin  1289.  Le  5  octobre  suivant, 
il  remit  aux  habitants  de  Caunes  l'ancien 
droit  que  possédait  l'abbaye  de  s'emparer 
des  biens  de  ceux  d'entre  eux  qui  mouraient 
sans  enfants  ou  ab  intestat.  Il  reçut  d'eux,  à 
cette  occasion,  dix  mille  sols  melgoriens. 
L'abbé  Pierre  acheta,  le  i5  mars  I24i,un 
jardin  attenant  aux  murs  de  l'abbaye,  pour 
le  prix  de  trois  cent  quarante  sols  melgo- 
riens. Le  5  ou  6  de  novembre  1268,  Pierre 
d'Auteuil,  sénéchal  de  Carcassonne  &  de 
Béziers,  promit  à  l'abbé  de  Caunes  que 
toutes  les  affaires  qui  devaient  être  jugées 
en  première  instance  par  les  officiers  de 
l'abbaye  y  seraient  renvoyées  &  ne  vien- 
draient qu'en  appel  à  la  sénéchaussée.  Le 
20  avril  1266,  l'abbé  se  fit  adjuger  la  bana- 
lité des  fours  de  Caunes.  Guillaume  de 
Cohardon,  chevalier,  sénéchal  de  Béziers  & 


Note 
89 


Note 

89 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


de  Carcassonne,  confirma  l'abbaye  dans  ses 
droits  de  haute  justice,  le  21  août  1268. 
C'est  à  cette  époque  que  le  roi  S.  Louis, 
qui  avait  résolu  de  faire  abattre  les  murs  & 
les  fortifications  de  la  ville  de  Caunes,  à 
cause  des  progrès  de  l'hérésie  des  albigeois, 
reçut  des  lettres  de  tous  les  abbés  de  la 
Province  pour  le  prier  de  les  laisser  sur 
pied.  Pierre  Pelagos  ne  mourut  qu'en  1284, 
après  un  gouvernement  qui  fut  très-profi- 
table à  son  abbaye. 

XXXIII.  Hugues  II  de  PoNT,chambrier 
de  l'abbaye,  fut  élu  abbé  le  i"  septembre 
1285  &  confirmé  par  l'archevêque  de  Nar- 
bonne  quelques  semaines  après.  Hugues 
fit  un  voyage  à  Rome  en  1 288  ;  à  son  retour, 
il  fit  des  statuts  sur  l'ordinaire  des  reli- 
gieux &  contribua  à  leur  bien-être.  Le 
3i  janvier  1291,  il  députa  vers  l'évèque 
d'Albi  le  prieur  de  Saint-Amant  pour  pré- 
senter à  ce  prélat  le  prêtre  Alexis  qu'il 
venait  de  nommer  vicaire  perpétuel  de  ce 
prieuré.  Il  est  encore  fait  mention  de  cet 
abbé  en  1294  &  en  1296. 

XXXIV.  SiCARD    DE    MONTIGNAC    était 

abbé  de  Caunes  le  2  mai  1298. 

XXXV.  Arnaud  III  Soubiran  fut  élu 
abbé  en  i3oo  &  confirmé  en  cette  qualité 
au  mois  de  février  i3oi.  Il  fut  présent,  en 
i3i2,  à  une  sentence  portée  contre  ceux 
qui  troublaient  les  inquisiteurs  dans  leurs 
fonctions.  Les  religieux  s'étant  plaints  amè- 
rement de  la  dureté  &  de  la  parcimonie  de 
cet  abbé,  Bernard  de  Farges,  archevêque  de 
Narbonne,  décida,  le  6  septembre  i3i7,  que 
l'abbé  se  retirerait  de  Caunes  pendant  six 
ans  &  qu'il  recevrait  annuellement  deux 
cent  cinquante  livres  tournois  pour  ses  be- 
soins. Arnaud  Soubiran  était  encore  abbé 
en  février  i323. 

XXXVI.  Guillaume  II  d'Olargues, 
abbé  de  Villemagne,  devint  abbé  de  Caunes 
en  vertu  d'une  bulle  du  pape  Jean  XXII, 
donnée  à  Avignon  la  septième  année  de  son 
pontificat.  Guillaume  est  cité  comme  abbé 
de  Caunes  en  i323  par  Bernard,  son  succes- 
seur à  Villemagne,  qui  fait  l'éloge  de  son 
administration.  Guillaume  fit  un  accord  en 
i332  avec  le  seigneur  de  Pellefort,  touchant 
les  limites  de  la  ville  de  Caunes.  Le  9  avril 
1337,  du  consentement  des  frères,  il  per- 
mit à  la  communauté  de  Caunes  d'élire  tous 


467 

les  ans  six  consuls  &  dix-huit  conseillers. 
Au  mois  de  février  l334,  de  l'agrément  de 
son  chapitre,  il  compta  trois  cents  livres 
au  sénéchal  de  Carcassonne  pour  être  main- 
tenu dans  la  moyenne  &  basse  justice  des 
châteaux  de  Bagnols  &  de  Saint-André  près 
de  Limoux,  ce  qui  fut  ratifié  par  Philippe 
de  Valois. 

XXXVII.  Bernard  II,  surnowimé  May- 
nard  par  dom  Estiennot,  fut  élu  le  22  dé- 
cembre 1339.  Il  institua  ce  même  jour  pour 
son  procureur  Jean  Gosin,  notaire  à  Cau- 
nes. Il  statua  que  le  nombre  des  religieux 
de  son  monastère,  y  compris  l'abbé,  serait 
fixé  à  vingt-six,  outre  les  prêtres  non 
moines  qui  devaient  célébrer  l'office  divin 
avec  eux.  Bernard  vivait  encore  le  25  avril 
i35i. 

XXXVIII.  Embrin  de  Durban,  maître 
des  œuvres  du  monastère,  fut  élu  abbé 
après  la  mort  de  Bernard.  Innocent  VI  re- 
fusa d'abord  de  confirmer  son  élection, 
mais  il  la  ratifia  ensuite.  Embrin,  qui  rési- 
dait alors  à  Avignon,  chargea  de  sa  procu- 
ration Bernard-Ricard,  chanoine  de  Ma- 
jorque, qui  prit  possession  pour  lui  en  i355' 
&  recevait  les  revenus  en  son  nom.  Il  ren- 
dit aveu  au  roi  en  1371  &  donna,  l'aunéa 
suivante,  le  dénombrement  des  biens  de 
l'abbaye.  L'aveu  porte  que  le  seigneur 
d'Azillan  &  de  Cadirac  doit  accompagner,  à 
pied  &  sans  souliers,  l'abbé  de  Caunes,  lors- 
qu'il prend  possession,  &  tenir  la  bride  du 
cheval  que  monte  l'abbé;  celui-ci  doit  por- 
ter des  bottines  de  couleur  &  des  éperons 
dorés.  En  récompense,  l'abbé  est  obligé  de 
faire  présent  à  ce  seigneur  du  cheval  ou  de 
cent  sols,  à  son  choix.  Embrin  assista,  au 
mois  d'avril  1374,  au  concile  qui  se  tint  à 
Narbonne.  Il  statua,  avec  l'assistance  de  son 
chapitre,  qu'à  la  mort  de  chaque  religieux, 
il  devait  être  fait  une  neuvaine  particu- 
lière pour  le  repos  de  son  âme,  &  qu'on 
offrirait  pendant  la  messe  trois  pains  mol- 
lets &  une  mesure  &  demie  de  vin,  offrande 
qui  serait  distribuée  aux  pauvres  pendant 
trente  jours  après  la  neuvaine.  Il  fut  égale- 
ment statué  que  l'abbé  ne  conférerait  les 
offices  8i  bénéfices  réguliers  qu'aux  reli- 
gieux profès  du  monastère,  h  peine  de  nul- 
lité &  de  dévolution  à  l'évèque  diocésain, 
qui  y  nommerait  un  desdtts  religieux;   que 


Note 
89 


NOTB 
89 


.168 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


deux  de  ces  derniers  seraient  envoyés  à 
Paris  pour  y  étudier  à  l'université,  ou  que 
tout  au  moins  ils  seraient  envoyés  à  l'uni- 
versité d'Avignon  ou  de  Toulouse,  &  que 
l'abbé  payerait  leur  pension.  Embrin  pré- 
sida les  chapitres  provinciaux  tenus  à  Car- 
cassonne  en  1876  &  iSyç.  Il  mourut  vers 
la  fin  de  cette  année  ou  au  commencement 
de  i38o.     « 

XXXIX.  Jean  III  de  Castelpers  fut  élu 
abbé  de  Caunes  en  i38o.  Il  nomma,  le 
19  juin,  pour  son  vicaire  général  Gui  de 
Castelpers,  prieur  de  Sainte-Foi  en  Age- 
nais.  En  1 385,  Jean  avait  pour  vicaire  géné- 
ral Arnaud-Guillaume  de  Roqueville,  reli- 
gieux &  cbambrier  de  l'abbaye.  C'est  à  lui 
&  aux  frères  Bernard  Fabre,  aumônier,  & 
Jean  de  Goses,  prieur  de  Saint-Félix  des 
Orres,  procureurs  de  l'abbaye,  que  l'arche- 
vêque Jean-Roger  s'adressa  pour  ordonner 
que  l'abbé  donnerait  tous  les  jours  à  cha- 
que religieux  trois  pains  mollets  pesant  en 
pâte  cinq  quartons  &  demi  plus  une  once, 
&  une  mesure  &  demie  de  bon  vin  pur  81 
sans  mélange;  cette  mesure,  appelée  cos, 
équivalait  à  deux  quartons  à  l'usage  de  Cau- 
nes; les  jours  de  jeûne,  les  religieux  ne 
devaient  recevoir  que  deux  pains  mollets  & 
un  eos  de  vin.  L'abbé  prêta  le  serjnent  de 
fidélité  au  roi  en  1890  &  fournit  le  dénom- 
brement des  fiefs  &  domaines  de  l'abbaye. 
En  1391,  il  fit  faire  une  châsse  neuve  pour 
mettre  les  reliques  des  saints  martyrs 
Alexandre,  Arnaud,  Lucius,  &c.  Jean  fut 
forcé  d'abdiquer  en  1405. 

XL.  Raimond  II  DE  Ras,  cardinal,  étant 
lur  le  point  de  prendre  possession  de  l'ab- 
baye de  Caunes,  s'obligea  par  serment,  le 
3i  mars  1405,  à  maintenir  tous  les  privi- 
lèges de  ce  monastère;  mais  il  n'y  resta 
pas  longtemps,  Jean  de  Castelpers  ayant 
été  réintégré  dans  ses  fonctions  ou  les  lui 
ayant  disputées,  puisqu'on  lit  que,  parvenu 
à  une  grande  vieillesse,  il  permuta  avec 
Salomon  des  Moutiers,  religieux  de  l'église 
de  Castres  &  prieur  de  Murasson.  Jean, 
évêque  de  Castres,  patron  de  ce  prieuré, 
&  les  religieux  de  Caunes  consentirent  à 
cette  permutation.  Jean  Testa,  chanoine 
de  Béziers,  vicaire  général  de  l'archevêque 
de  Narbonne  &  délégué  ad  hoc  par  le  pré- 
lat, donna  l'institution  à  l'abbé  Salomon. 


Cette  cérémonie  fut  faite  le  29  mars  1410, 
à  Lauran. 

XLl.  Salomon  des  Moutiers  prit 
possession  de  l'abbaye  de  Caunes  en  1410. 
Le  2  aoilt  1413,  il  prêta  serment  de  fidé- 
lité au  roi  sur  l'autel  de  la  Vierge,  dans 
l'église  de  Saint-Biaise  de  Carcassonne,  en 
présence  de  Bertrand  Corserius,  représen- 
tant du  sénéchal  de  Carcassonne  &  de  Bé- 
ziers, pour  les  châteaux  &  lieux  dépen- 
dants de  Caunes.  En  1414,  il  avait  pour 
vicaire  général  Bertrand  de  Roqueville, 
chambrier  du  monastère,  &  au  mois  de  no- 
vembre de  la  même  année,  Jean  de  Goses, 
prieur  de  Libres. 

XLII.  Bertrand  I  de  Roqueville, 
vicaire  général  du  précédent,  était  abbé  de 
Conques  le  2  mai  1416.  Il  vivait  encore  le 
3  février  1419. 

XLIII.  Jean  IV  de  Goses,  prieur  de 
Libres,  fut  élu  abbé  de  Caunes  par  les  reli- 
gieux, après  la  mort  de  Bertrand.  Le  pape 
Martin  V  le  recommanda,  le  bi  décem- 
bre 1420,  à  l'archevêque  de  Narbonne.  Le 
23  janvier  1422,  Pierre-Isarn,  curé  de  l'é- 
glise paroissiale  de  Saint-Geniès  de  Caunes, 
déclara  à  l'abbé  &  aux  religieux  de  cette 
abbaye  qu'il  reconnaissait  ledit  abbé  pour 
patron  de  son  église,  qu'il  était  tenu,  lui  Si 
ses  successeurs,  de  reconduire  procession- 
nellement  jusqu'au  cimetière  de  l'abbaye 
les  corps  de  ceux  de  ses  paroissiens  qui  de 
leur  vivant  auraient  demandé  à  être  inhu- 
més dans  ledit  cimetière,  toutefois  après 
avoir  été  d'abord  transférés  à  l'église  de  la 
paroisse,  conformément  à  son  droit  curial. 
Cet  abbé  permuta  avec  le  suivant,  le  20  no- 
vembre 1429,  du  consentement  du  pape 
Martin  V. 

XLIV.  Pierre  V  de  Gaudiac,  docteur 
en  décrets,  officiai  &  vicaire  général  de 
François  de  Condolmer,  archevêque  de 
Narbonne,  permuta  son  abbaye  de  Cendras 
avec  Jean,  abbé  de  Caunes,  de  l'agrément 
du  pape,  en  1429.  A  la  prière  de  Guillaume, 
évêque  de  Béziers,  il  promulgua,  le  22  dé- 
cembre de  la  même  année,  la  bulle  d'Inno- 
cent IV,  en  date  du  3i  aoiit,  troisième  année 
de  son  pontificat,  contenant  les  lettres  de 
S.  Louis,  par  lesquelles  ce  monarque  ac- 
cordait à  l'église  de  Narbonne  les  privilèges 
dont  jouissait  l'église  gallicane. 


Note 
89 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


469 


XLV.  GuÉRiN  ou  Garin  deTournelle 
prêta  serment  de  fidélité  au  roi  en  1436, 
&  présida  un  chapitre  général  tenu  dans  la 
maison  des  frères  prêcheurs  de  Carcas- 
sonne,  au  mois  de  juillet  1444.  H  est 
encore  fait  mention  de  cet  abbé  le  19  mai 
1449,  mais  le  siège  était  vacant  le  i"  dé- 
cembre de  la  même  année. 

XLVI.  RiGAUD  d'Abrinhac  ,  abbé  de 
Caunes  &  administrateur  perpétuel  du 
prieuré  de  Saint-Pierre  de  Mairose,  diocèse 
de  Nimes,  reconnut  devoir  à  Pierre  Rubei, 
marchand  du  lieu  de  Saint-Amant  de  Val- 
toret,  diocèse  de  Castres,  deux  cents  écus 
d'or,  sept  sols  &  six  deniers  tournois  qu'il 
lui  avait  donnés  en  prêt.  Rigaud  vécut  jus- 
qu'en 1465. 

XLVII.  Guillaume  III  Bosquet  était 
infirmier,  lorsqu'il  fut  élu  abbé  de  Caunes. 
Après  son  institution,  il  donna,  le  24  mars 
1467,  à  Guillaume  Balade,  prêtre  de  cette 
abbaye,  le  prieuré  de  Lauran,  vacant  par 
la  mort  de  Pierre  Massigner. 

XLVIII.  Jean  V  Jofroy,  cardinal  prêtre 
du  titre  de  Saint-Martin-aux-Monts,  appelé 
le  cardinal  d'Albi,  fut  nommé  par  le  pape 
abbé  commendataire  de  Caunes.  Obligé  de 
'résider  quelque  temps  à  Rome,  il  nomma 
pour  ses  vicaires  généraux  Guillaume  Bos- 
quet, prieur  de  Saint-Laurent  de  Conques, 
oc  Guillaume  de  Susilhac,  chambrier  & 
religieux  de  Caunes,  par  lettres  du  14  août 
1467.  Le  i5  août  1468,  il  accorda  cent  jours 
d'indulgences  à  ceux  qui  visiteraient  l'église 
de  Caunes  &  qui  contribueraient  aux  ré- 
parations. Le  cardinal  abbé  mourut  le 
4  décembre  1473,  &  le  siège  était  encore 
vacant  le  ^  février  1474. 

XLIX.  Etienne  de  Blosset  fut  pourvu 
en  commende  de  l'abbaye  de  Caunes  en 
Î474.  11  institua  pour  son  vicaire,  au  mois 
de  janvier  1477,  N.  Petit,  prêtre,  maître 
es  arts  &  bachelier  en  droit  civil.  11  mou- 
rut le  I"  novembre  i5o5,  évêque  de  Lisieux, 
après  avoir  occupé  le  siège  de  Nimes. 

L.  Ambroise  Le  Veneur,  prêtre  & 
chanoine  de  Lisieux,  obtint  la  prébende  de 
l'abbaye  de-Caunes  &  en  perçut  les  reve- 
nus depuis  i5o6  jusqu'au  7  octobre  1509. 
11  avait  chargé  de  sa  procuration  Jacques 
de  Venois,  prêtre,  bachelier  en  droit  Si 
chanoine  de  l'église  de  Lisieux. 


LI.  Gabriel  Le  Veneur  fut  pourvu 
en  commende  parle  pape  Jules  II  de  l'ab- 
baye de  Caunes,  par  la  cession  d'Ambroise, 
son  frère;  il  en  prit  possession  par  procu- 
reur le  24  octobre  i5ii,  &  en  jouissait 
encore  en  1519. 

LU.  Jean  VI  de  Vesc,  évêque  d'Agde, 
reçut  du  pape  Léon  X,  le  2  octobre  1619, 
les  provisions  d'abbé  commendataire  de 
Caunes.  L'abbaye  était  vacante  le  5  novem- 
bre 1524. 

LUI.  Antoine  de  Vesc,  évêque 
d'Agde,  ayant  obtenu  la  commende  de  l'ab- 
baye de  Caunes,  le  i5  mars  i525,  institua 
des  procureurs  pour  approuver  le  concor- 
dat qu'il  avait  fait  avec  le  chapitre;  il  vivait 
encore  en  i532,  le  27  septembre,  jour  au- 
quel Pierre-Ermengaud,  novice  de  ce  mo- 
nastère, prononça  ses  vœux  en  présence 
de  Raimond  de  Roquefort,  aumônier  de 
l'abbaye,  &  des  autres  religieux. 

LIV.  Pons  Drogon  de  Pontpeirenc, 
archidiacre  de  Sos,  dans  le  diocèse  d'Auch, 
abbé  commendataire  de  Caunes,  institua 
Adalbert  Drogon  de  Pontpeirenc,  religieux 
bénédictin  &  prieur  d'Anduze,  son  vicaire 
général,  le  2  octobre  i534. 

LV.  Augustin,  cardinal,  jouissait  de  la 
commende  en  1546  &  en  1547. 

LVI.  Nicolas  de  Pessano,  Italien, 
pourvu  en  commende  de  l'abbaye  de  Cau- 
nes, obtint  par  transaction  avec  le  chapi- 
tre, 1°  qu'à  l'avenir  l'abbé  de  Caunes  pour- 
rait disposer  librement  par  testament  de 
tous  les  acquêts  faits  par  lui  &  qui  n'ap- 
partiendraient pas  à  la  mense  abbatiale; 
2"  que  l'abbé  ne  serait  plus  tenu  de  fournir 
pendant  trois  jours  le  pain,  le  vin,  la  chan- 
delle, le  foin  &  l'avoine  pour  les  chevaux, 
aux  parents  ou  amis  3es  religieux  qui  vien- 
draient leur  rendre  visite;  3°  qu'il  ne  se- 
rait plus  chargé  des  frais  de  sépulture  des 
religieux.  Il  fut  également  stipulé  que 
l'abbé  payerait  au  chapitre  les  distributions 
journalières  des  religieux  absents,  qu'il 
observerait  les  statuts,  notamment  qu'il 
ferait  les  frais  de  la  nourriture  de  sept  reli- 
gieux dans  l'abbaye,  &  de  leurs  chevaux; 
qu'il  donnerait  annuellement  à  chacun 
d'eux  &  au  chapitre  cinq  charges  de  foin 
majene  ik  quinze  charges  de  foin  arr'ere  ou 
regain,   cinquante   quintaux  de  paille,  8c 


Note 
89 


Note 
89 


470 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


que  les  biens,  tant  des  abbés  que  des  moi- 
nes décédés  ab  intestat,  seraient  destinés  à 
la  réparation  de  l'église.  Cet  acte  est  du 
3i  mars  1547. 

LVII.  Marc-Antoine  I  de  Saules,  pro- 
fesseur en  droit,  succéda  à  Nicolas.  Il 
nomma,  le  3  janvier  i556,  Pierre-Ermen- 
gaud,  religieux  de  l'abbaye,  à  l'office  d'in- 
firmier. Bertrand  de  Saint  -  Martin  ,  son 
vicaire  général,  pourvut  le  même  religieux 
du  prieuré  de  Lauran. 

LVIII.  Bertrand  II  de  Saint-Martin- 
LE-ViEUX,  bachelier  en  décrets,  conseiller 
&  aumônier  du  roi,  chanoine  de  Carcas- 
sonne  Scvicaire  général  du  cardinal  de  Bour- 
bon, évèque  de  cette  ville,  fut  pourvu  de 
la  commende  de  l'abbaye,  le  19  mai  1567. 
Il  constitua  Pierre-Ermengaud  son  vicaire 
général  &  lui  confia  toute  son  autorité. 
Cet  abbé  mourut  vers  1591. 

L'abbaye  fut  longtemps  régie  par  des 
vicaires  généraux  nommés  par  le  chapitre, 
malgré  l'élection  de  Jean  de  Bernon,  moine 
&  chambrier  de  Montolieu,  faite  par  quel- 
ques-uns de  ses  membres. 

LIX.  Jean  VII  Alibert,  né  à  Cannes, 
profès  de  l'abbaye,  puis  infirmier  de  Saint 


&  fut  inhumé  dans  le  sanctuaire  de  l'église, 
au  pied  du  maître-autel. 

LX.  Saturnin  de  Narbonne,  de  la 
famille  des  vicomtes  de  Saint-Girons,  grand 
archidiacre  de  Montpellier,  ne  paraît  avoir 
possédé  l'abbaye  de  Cannes  qu'en  vertu 
du  seul  brevet  du  roi,  depuis  l'an  1627 
jusqu'à  sa  mort  arrivée  en  i653.  L'abbaye 
resta  vacante  jusqu'en  1661.  Le  9  janvier, 
le  chapitre  traita  avec  dom  Luc  Bertrand, 
prieur  de  Saint-Chinian  ,  de  la  congréga- 
tion de  Saint- Maur  &  son  procureur  en 
cette  partie,  des  moyens  d'établir  la  ré- 
forme de  cette  congrégation  dans  l'abbaye 
de  Cannes.  L'accord  fut  fait  à  Saint-Chi- 
nian, en  présence  d'Antoine  Espinasse, 
visiteur  de  la  même  congrégation  dans  la 
province  de  Toulouse. 

LXI.  Hugues  III  de  Trelon,  natif  de 
Toulouse,  chevalier  de  Saint-Jean  de  Jéru- 
salem, employé  par  le  roi  dans  différentes 
négociations, était  nommé  depuis  un  certain 
temps  à  l'abbaye  de  Caunes  par  Louis  XIV, 
comme  il  paraît  dans  l'acte  en  date  du 
16  juin  1661,  par  lequel  ce  prince  commet 
Denis  Pinazel  pour  administrer  les  biens 
de  l'abbaye  de  Caunes  &  en  rendre  compte 


Note 
89 


Hilaire  de  Carcassonne,  fut  nommé  par  le      à  Hugues  de  Trelon.  Ce  dernier  jouit  de^ 


roi  à  l'abbaye  de  Caunes  &  reçut  ses  provi- 
sions de  Clément  VIII  par  une  bulle  donnée 
à  Ferrare  le  25  novembre  1598.  Il  prit  pos- 
session le  i3  avril  1599.  ^^'  l'année  sui- 
vante il  fit  construire  l'abbatiale.  Le  18  mai 
l6o5,  de  concert  avec  son  chapitre,  il  passa 
avec  les  consuls  &  la  communauté  de  Cau- 
nes un  accord  dans  lequel  Pierre  Alibert, 
sans  doute  parent  de  l'abbé,  est  appelé 
viguier  de  la  ville  de  Caunes.  Le  26  mars 
161 1,  frère  Marc  du  Cercle,  docteur  en 
théologie  &  prieur  des  frères  prêcheurs  de 
Narbonne,  institua,  à  la  sollicitation  de 
l'abbé  Alibert  &  avec  la  permission  spéciale 
du  pape,  la  confrérie  du  rosaire  dans  la  cha- 
pelle de  la  Vierge  de  l'église  Saint-Pierre 
de  Caunes.  Le  père  du  Cercle  était  vicaire 
général  de  l'archevêque  de  Narbonne  &  du 


revenus  de  l'abbaye  de  Caunes  depuis  i653 
jusqu'en  1688. 

LXII.  Marc-Antoine  II  de  Brisai  de 
Denonville,  chanoine  de  l'église  de  Char- 
tres, abbé  de  Chaumont,  de  l'ordre  des 
prémontrés,  diocèse  de  Reims,  prieur  dé 
Saint-Barthélémy  d'Auvergat,  obtint  le 
brevet  du  roi  pour  l'abbaye  de  Caunes,  le 
9  avril  1689,  &  reçut  les  bulles  de  Rome 
le  19  avril  1694.  Le  8  aoîit  1693,  il  fit  un 
concordat  avec  les  religieux  de  la  congré- 
gation de  Saint- Maur,  récemment  intro- 
duits dans  l'abbaye  &  qui,  dès  le  6  avril 
1696,  entreprirent  la  reconstruction  des 
lieux  réguliers  qui  tombaient  en  ruine. 

LXIII.  Jean  VIII  du  Bois,  frère  du  car- 
dinal, fut  nommé  par  le  roi  à  l'abbaye  de 
Caunes.  Il   fut  proposé  à   Rome  dans    le 


chapitre  général  de  son  ordre.  Jean  Alibert      consistoire,   le  20  mars  1726,  &  mourut  à 


présida,  le  21  août  1623,  le  chapitre  géné- 
ral des  bénédictins  de  la  congrégation  de 
France,  tenu  à  Marmoutier;  il  en  était 
général  en  1625.  11  mourut  à  Caunes  dans 
sa  maison  abbatiale,  le  24  septembre  1626, 


Brives  le  1"  février  1727,  âgé  de  soixante- 
deux  ans. 

LXIV.  Bernardin-François  Fouquet, 
prêtre  du  diocèse  de  Rennes,  docteur  de 
Sorboune,  fut  désigné  abbé  de  Caunes  le 


Note 
8? 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


471 


Note 

y  3 


27  avril  1727,  &  agent  général  du  clergé 
le  21  mai  1735. 

LXV.    N.    DE    Vernon    fut   pourvu   de 
l'abbaye  en  1779.  [E.  M.] 


NOTE  XC 

AJOUTÉE  PAR   LES   NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Sainte-Foi  de  Conques. 

(Diocèse  de  Rodez.) 

L'ABBAYE  de  Conques,  de  Tordre  de  Saint- 
Benoît,  était  située  dans  le  diocèse  de 
Rodez.  Elle  fut  fondée  sous  le  règne  de 
Charlemagne,  par  Dadon  qui,  voulant  se 
livrer  à  la  vie  contemplative,  se  bâtit  un 
petit  ermitage  dans  la  solitude  de  Conques' 
&  y  vécut  avec  un  compagnon  nommé  Ma- 
draldus.  Un  certain  nombre  de  prosélytes 
vint  bientôt  se  mettre  sous  leur  direction. 
Guibert,  comte  de  Rouergue,  leur  fit  don 
du  territoire  qui  appartenait  au  fisc,  &  ils 
construisirent  un  monastère  &  une  église 
sous  l'invocation  du  Saint-Sauveur.  Dadon, 
qui  préférait  la  solitude  à  la  vie  commune, 
se  retira  à  Grandvabre,  laissant  à  Madral- 
dus  le  gouvernement  de  la  congrégation. 
Louis  le  Débonnaire  prit  le  nouveau  mo- 
nastère sous  sa  protection,  le  visita  plu- 
sieurs fois   &  l'enrichit  de  ses  dons.  Les 


'  Le  chapitre  consacré  par  le  Gallia  Chrhtiana 
à  l'abhaye  de  Conques  laisse  beaucoup  à  désirer^ 
ainsi  que  le  prouve  un  excellent  travail  de  M  Des- 
jardins, publié  dans  la  Bibliothèque  de  l'Ecole  des 
chartes  (année  1872,  p.  254). 

M.  Desjardins,  qui  a  résidé  quelque  temps  à 
Rodez  comme  archiviste  du  département,  a  trouvé 
aux  archives  de  la  Société  des  lettres,  sciences  &  arts 
de  l'Aveyron,  le  Cartulaire  de  l'abbaye  de  Conques 
dans  lequel  sont  copiées  cinq  cent  quarante-huit 
chartes,  parfaitement  sincères,  comprises  entre  les 
années  801  &  1180.  Il  a  pu,  en  l'étudiant,  indi- 
quer avec  certitude  la  véritable  origine  d<  l'abbaye 
&  donner  une  liste  des  abbés  beaucoup  plus  exacte 
que  celle  qu'on  avait  jusqu'ici.  Nous  n'avons  guère 
fait  que  résumer  dans  cette  notice  ce  travail  plein 
de  faits  &  de  renseignements  nouveaux. 


religieux  y  vivaient  sous  la  règle  de  Saint- 
Benoît. 

En  839,  Pépin  II  donna  à  l'abbaye  de 
Conques  le  monastère  de  Jonant  qui  était 
tombé  en  décadence.  Par  suite  de  cette  ad- 
jonction, le  nombre  des  religieux  étant 
devenu  très-considérable,  ce  roi  fit  cons- 
truire à  Figeac  un  autre  couvent  qui  fut 
appelé  la  Nouvelle-Conques;  une  partie 
des  religieux  s'y  établit  sous  l'autorité 
d'Hélie,  abbé  de  Conques.  Cependant  l'hon- 
neur de  la  priorité  étant  réservé  à  l'abbaye 
mère,  le  roi  laissa  aux  moines  de  la  Nou- 
velle-Conques, après  la  mort  d'Hélie  ou  de 
son  successeur,  la  faculté  d'élire  leur  abbé, 
s'ils  trouvaient  dans  leurs  rangs  un  frère 
en  état  de  les  conduire  selon  la  règle  de 
Saint-Benoît. 

Ces  dispositions  furent  respectées  pen- 
dant quelque  temps,  mais  avant  la  fin  du 
dixième  siècle,  les  abbés  de  Conques  éle- 
vèrent la  prétention  de  dominer  Figeac,  & 
les  deux  maisons  ne  tardèrent  pas  à  être 
en  guerre  ouverte.  Au  milieu  du  onzième 
siècle,  Odolric,  abbé  de  Conques,  invoqua 
contre  Figeac  le  secours  du  bras  séculier. 
A  sa  demande,  Begon  de  Calmont  réunit  de 
force  le  second  monastère  au  premier,  & 
décida,  au  mépris  des  intentions  du  roi 
Pépin,  qu'après  la  mort  do  l'abbé  existant 
de  Figeac,  son  successeur  serait  nommé  par 
l'abbé  de  Conques  avec  l'agrément  des  sei- 
gneurs de  Calmont.  Les  religieux  de  Fi- 
geac, pour  échapper  au  joug  de  leurs  ri- 
vaux, se  mirent  sous  l'obédience  de  l'abbaye 
de  Cluny.  En  1076,  Etienne  II,  abbé  de 
Conques,  appela  de  cette  décision  au  pape 
Grégoire  VII.  Celui-ci  déclara,  en  1084, 
que  Figeac  devait  se  soumettre  à  Conques. 
Mais,  loin  de  terminer  la  querelle,  cette 
sentence  ne  fit  que  l'aggraver.  Enfin,  en 
1097,  le  concile  de  Nimes  imposa  un  terme 
à  ces  débats  en  séparant  les  deux  abbayes, 
&  en  donnant  à  chacune  le  droit  de  nom- 
mer son  abbé. 

Du  texte  des  jugements  rendus  dans  ce 
long  procès,  il  ressort  que  les  religieux  de 
Conques  ne  produisirent  jamais  que  des 
copies  tronquées  du  diplôme  de  Pépin,  roi 
d'Aquitaine.  La  vue  de  l'original,  qui  existe 
encore,  les  eût  convaincus  d'usurpation 
flagrante.  Pour  soutenir  leurs  prétentions. 


Note 
90 


Note 
90 


472 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ils  rédigèrent  des  factums  &  allèrent  même 
jusqu'à  fabriquer  de  faux  titres;  en  quoi 
ils  furent  imités  par  les  moines  de  Figeac 
dont  la  situation  n'était  pas  meilleure.  La 
Chronique  de  Figeac  &  celle  de  Conques 
sont  les  produits  de  cette  industrie.  La 
première  est  un  pur  roman,  &  on  ne  doit 
faire  usage  de  la  seconde  qu'avec  une  cer- 
taine réserve,  ainsi  que  l'a  démontré 
M.  Desjardins  dans  son  travail  sur  l'abbaye 
de  Conques.  Il  a  démontré  aussi  que  le 
culte  de  sainte  Foi,  dont  l'abbaye  possédait 
les  reliques,  n'est  pas  aussi  ancien  qu'on 
le  prétend  généralement.  C'est  en  883  seu- 
lement que  les  reliques  de  cette  sainte  y 
furent  portées  d'Agen,  &  ce  n'est  pas  avant 
la  fin  du  onzième  siècle  que  son  culte  s'é- 
tendit d'une  manière  régulière  en  dehors 
des  provinces  limitrophes. 

Abbés  de  Conques. 

I.  Dadon,  fondateur  de  l'abbaye  au  hui- 
tième siècle,  est  mentionné  dans  un  di- 
plôme de  Louis  le  Débonnaire,  &  dans  un 
autre  de  Pépin,  roi  d'Aquitaine. 

II.  Madraldus  lui  avait  succédé  en  Soi; 
il  obtint  de  Louis  le  Débonnaire  un  privi- 
lège pour  son  abbaye  en  819  '. 

III.  A>fASTASIUS  vivait  en  828. 

IV.  HÉLIE  envoya  des  religieux  à  Figeac 
en  839". 

V.  Begon  I  était  abbé  en  85i  &  en  864. 

VI.  GiBERT  reçut  de  Bernard,  en  883, 
les  églises  de  Verneducio,  aujourd'hui  Saint- 
Cyprien,  près  Conques. 

VII.  Frotaire  siégeait  vers  l'année  888. 

VIII.  Ayrault  reçut,  en  901,  d'Avienne 
&  de  ses  fils,  un  manse  situé  dans  le  pays 
de  Rodez.  Il  est  encore  cité  en  904. 

IX.  Raoul,  abbé  en  904,  acheta  en  908, 
d'un  nommé  Seguin,  à  la  charge  de  cer- 
taines redevances,  deux  manses,  situés  en 
Rouergue.  En  925,  il  s'était  associé  Frédol. 
Raoul  vécut  jusqu'en  930. 

■  Argofredus,  placé  ici  par  le  Gallia  Christiana 
d'après  la  Chronique  de  Conques,  n'est  pas  nommé 
dans  le  Cartulaire. 

*  Blandinus,  cité  comme  abbé  en  S55  par  le  récit 
de  la  translation  du  corps  de  saint  Vincent,  n'a 
pu  être  abbé  à  cette  époque,  d'après  les  chartes. 


X.  Frédol,  fils  de  Senegonde,  était 
abbé  de  Conques  conjointement  avec  Raoul 
en  925;  il  devint  abbé  de  Vabre'. 

XI.  Jean  I  était  abbé  en  980  &  935. 

XII.  Etienne  I,  successeur  de  Jean,  gou- 
verna l'abbaye  de  942  à  984.  Il  était  évèque 
de  Clermont. 

XIII.  Begon  II  fut  associé  à  Etienne  en 
958.  Il  fut  le  coadjuteur  &  le  successeur 
d'Etienne  sur  le  siège  de  Clermont. 

XIV.  Hugues  I,  mentionné  avec  les  pré- 
cédents, fut  le  véritable  abbé  jusqu'en  984. 

XV.  ArlALD  I,  qui  fut  associé  à  Be- 
gon II,  vivait  sous  Hugues  Capet. 

XVI.  GiRBERT,  autre  associé  de  Begon  II 
&  successeur  d'Arlald,  fit,  de  996  à  1004, 
de  nombreuses  acquisitions  dans  le  terri- 
toire de  Rodez'. 

XVII.  Arlald  II  fut  associé  à  Begon  II 
depuis  1004  jusqu'en  loio,  année  où  ce- 
lui-ci mourut. 

XVIII.  AirADUS,  abbé  après  la  mort 
d'Arlald  II. 

XIX.  AdALGERIUS,  doyen  du  temps  d'Ai- 
radus,  fut  son  successeur.  Il  vivait  sous  le 
roi  Robert. 

XX.  Lautard,  abbé  de  Joncels  &  de 
Conques,  gouverna  l'abbaye  de  Conques 
pendant  trois  ans,  sous  le  règne  du  roi 
Robert.  Il  fut  enterré  dans  l'église  de  Con- 
ques. 

XXI.  Ulric  I  gouverna  l'abbaye  pen- 
dant plus  de  trente  ans;  en  lo35,  il  reçut 
une  donation  de  la  comtesse  Garsinde.  Ulric 
était  abbé  en  1039,  lorsque  Robert,  comte 
de  Rodez,  &  sa  mère  Philippe,  donnèrent 
à  Sainte-Foi  de  Conques  une  église  &  un 
fonds  de  quatre  manses  situés  en  Auver- 
gne. En  1062,  cet  abbé  céda  quelques  biens 
à  Pierre-Bérenger,  évèque  de  Rodez.  Ulric 
passe  pour  un  des  plus  grands  bienfaiteurs 
de  l'abbaye.  Il  en  fit  reconstruire  l'église 
&  augmenta  considérablement  ses  revenus. 

XXII.  Etienne  II  appliqua  tous  ses 
soins  à  réformer  la  discipline  dans  l'abbaye 
de  Conques. En  1078,  il  porta  plainte  devant 
Raimond,  comte  de  Rodez,  &  Ermengarde, 

'  Géraud,  placé  ici  par  le  Gatlta  C/iristîana,  ne 
figure  dans  aucune  charte. 

'  Nepos,  mentionné  par  la  Chronique  de  Con- 
ques, ne  figure  dans  aucune  charte. 


Note 
90 


Note 
9° 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


473 


vicomtesse  de  Béziers,  contre  Bermond 
d'Agde  qui  voulait  exiger  certaines  coutu- 
mes sur  les  terres  de  l'abbaye.  En  io83,  cet 
abbé  reçut  en  alleu  l'église  de  Saint-Jean  de 
Mouteils.  Etienne  porta  à  Rome  le  procès 
de  son  abbaye  contre  les  religieux  de  Fi- 
geac,  au  sujet  de  la  dépendance  de  leur 
abbaye.  Le  différend  fut  jugé,  en  1084,  en 
faveur  des  religieux  de  Conques,  par  une 
sentence  du  Saint-Siège.  Etienne  vivait 
encore  en  io85. 

XXIII.  Begon  III,  digne  successeur 
d'Etienne,  construisit  le  cloître,  mit  les 
reliques  du  monastère  dans  une  châsse 
d'or  &  fit  faire  un  évangéliaire.  En  1099, 
Toulque,  évêque  de  Barcelone,  lui  donna 
une  église  située  dans  son  diocèse  ;  en 
1 100,  Begon  en  reçut  une  autre  de  Virgile 
&  de  Raimond  son  frère,  dédiée  à  saint 
Martin.  En  iioi,  Pierre-Sanche,  roi  d'Ara- 
gon, fonda  le  monastère  de  Sainte-Foi  de 
Earbastro,  en  reconnaissance  de  la  vic- 
toire que  Dieu  lui  avait  accordée  sur  les 
Maures.  Begon  vivait  encore  au  comm:;n- 
cement  de  l'année  1 108. 

XXIV.  BoNiFACE  reçut  de  Henri  I,  roi 
d'Angleterre,  la  confirmation  des  privi- 
lèges qu'il  avait  déjà  accordés  à  l'abbaye 
de  Conques,  pour  ses  possessions  situées 
dans  le  comté  de  Norwich.  Cet  abbé  est 
cité,  en  11 10,  dans  l'acte  par  lequel  Didon 
d'Andoche  offre  son  fils  Pierre  pour  être 
religieux  dans  l'abbaye  de  Sainte-Foi  de 
Conques. 

XXV.  B.  vivait  en  11 39. 

XXVI.  Eudes  est  cité  dans  le  cartulaire 
de  Saint-Etienne  de  Mcaux,  au  sujet  d'un 
accord  conclu  entre  les  deux  abbayes.  11 
figure  encore  comme  témoin  dans  une 
charte  de  1154. 

XXVII.  Hugues  II  fit  une  transaction, 
en  ii65,  avec  Ermengard  ,  abbé  de  Val- 
magne. 

XXVIII.  IsARN  I  acheta,  en  1167,  plu- 
sieurs domaines  de  Déodat  de  Mirabel. 

XXIX.  Gaucelme,  abbé  en  1170. 

XXX.  IsARN  II  vivait  en  1172. 

XXXI.  Ut-Ric  II,  abbé  de  Conques,  con- 
céda certains  biens,  en  1173,  à  Adémar, 
abbé  de  Bonneval. 

XXXII.  Guillaume  I  reçut,  en  1179, 
de  Hugues,  évêque  de  Rodez,  un  hôpital 


situé  sur  la  grande    route   qui    conduit   à 
Notre-Dame  de  Roc-Amadour. 

XXXIII.  Galbert  était  abbé  en  ii83. 

XXXIV.  Géraud  vivait  en  1 189.  On  croit 
que  cet  abbé  résigna  ses  fonctions  avant  sa 
mort. 

XXXV.  SiCARD,  désigné  quelquefois  par 
la  première  lettre  de  son  nom,  était  abbé 
de  Conques  en  1195. 

XXXVI.  Pons  donna,  au  mois  de  mars 
1199,  à  Fine  d'Aigues-mortes,  religieuse, 
&  à  ses  frères  &  soeurs,  l'église  de  Sainte- 
Foi,  dans  le  territoire  de  Narbonne. 

Il  y  a  ici  une  lacune  dans  la  série  des 
abbés. 

XXXVII.  VÉZIAN  était  abbé  de  Conques 
en  1242. 

XXXVIII.  Guillaume  II  gouvernait 
l'abbaye  en  1243  &  en  1244. 

XXXIX.  HUMBERT  reçut  du  pape  le  droit 
de  porter  la  mitre.  Au  mois  de  février  1247, 
il  confirma  un  accord  fait  pour  son  abbaye 
avec  les  religieux  de  Bonnecombe. 

XL.  Hugues  III  de  Panât  confirma, 
en  1255,  l'accord  passé  entre  Guillaume 
Roland,  chanoine  de  Paris,  au  nom  d'Al- 
phonse, comte  de  Toulouse,  &  les  religieux 
de  Conques,  au  sujet  de  l'église  de  Sainte- 
Foi  de  Paracolio.  Au  mois  de  juillet  1262, 
Hugues  &  les  religieux  de  Conques  affer- 
mèrent certains  biens  au  seigneur  de  Bour- 
nazeille.  Cet  abbé  mourut  en  1265. 

XLI.  Raimond  I  du  Four  reçut,  en 
1265,  de  Pierre  Paulinha  hommage  pour 
son  domaine  de  Segonzac.  L'année  sui- 
vante, il  transigea  avec  Astruc,  abbé  de 
Bonnecombe,  &  le  jour  de  l'Ascension  1286, 
il  fit  un  acte  d'association  de  prières  avec 
Gui,  abbé,  &  le  couvent  de  Vierzon.  Le  nom 
de  l'abbé  Raimond  figure  dans  un  grand 
nombre  d'actes  jusqu'en  l'année  i3o8. 

XLII.  Hugues  IV  de  Milhet,  chape- 
lain du  pape,  unit  à  la  mense  abbatiale,  le 
17  janvier  i3ii,  les  prieurés  d'Espayrac  & 
de  Bar.  En  i3i2,  faisant  la  visite  du  prieuré 
de  Capairous,  il  trouva  que  plusieurs  pré- 
bendiers  tenaient  des  concubines  dans 
leurs  maisons,  il  leur  ordonna  de  les  chas- 
ser, sous  peine  d'excommunication  &  de  la 
perte  de  leurs  bénéfices.  En  i3i6,  cet  abbé 
visita  de  nouveau  le  prieuré  de  Capairous. 

XLIII.  PiFBBF  DF  loPMF.  Sur  la  foi  du 


Note 
90 


474 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


nécrologe  tic  Saint-Robert  deCornillon,  les 
auteurs  du  Gallia  Christiana  placent  ici  cet 
abbé  dont  il  n'est  pas  fait  d'autre  mention. 

XLIV.  Guillaume  III  de  Cardailhac 
était  abbé  en  i323.  Il  fut  élu  évêque  de 
Marseille  en  1324. 

XLV.  Bertrand  I,  abbé  de  Saint-Gilles, 
était  abbé  de  Conques  en  1324. 

XLVI.  Hugues  V  s'accorda,  en  i356, 
avec  Guillaume,  évêque  d'Agen. 

XLVII.  Bertrand  II  de  la  Barrière 
transigea,  le  2  avril  1364,  avec  Bertrand, 
prieur  d'Espayrac.  Le  10  juin  i366,  il  tint 
dans  son  abbaye  un  chapitre  général  où 
furent  prises  différentes  mesures  relatives 
à  la  reconstruction  du  monastère. 

XLVIII.  Raimond  II  de  Rilhac,  profes- 
seur en  décrets,  était  abbé  de  Conques  en 
1369,  comme  il  appert  d'un  acte  par  lequel 
il  se  désiste  de  ses  prétentions  sur  des 
terres  appartenant  à  Guillaume  le  Blanc. 
En  1374,  •'  fi'  rédiger  par  le  chapitre  plu- 
sieurs règlements  concernant  la  discipline 
du  monastère.  Raimond  est  encore  cité 
en  1379. 

XLIX.  Raimond  III  de  la  Salle  fut 
nommé  abbé  de  Conques  par  bulles  du  pape 
Clément  VII,  données  à  Avignon  le  26  mai 
1390.  Le  24  octobre  1396,  il  baptisa  dans 
l'église  des  frères  mineurs  Jean  d'Armagnac, 
fils  aîné  du  comte  d'Armagnac.  Il  est  cité, 
en  1409,  comme  ayant  envoyé  un  procu- 
reur au  concile  de  Pise.  Cet  abbé  refit  les 
stalles  du  chœur  &  reconstruisit  le  dortoir, 
détruit  depuis  quatre-vingts  ans.  Il  vivait 
encore  en  1421. 

L.  Raimond  IV  de  la  Romegnière. 

LI.  FoRTON  Mancip  de  Flars. 

LU.  Etienne  III  Barton,  originaire 
de  Limoges. 

LUI.  Louis  I  de  Comborn,  abbé  com- 
raendataire,  protonotaire  apostolique  en 
1474,  conserva  cette  abbaye,  quoique 
nommé  évoque   de  Clermont. 

LIV.  Louis  II  de  Crevant,  fils  de  Jean 
de  Crevant,  était  abbé  de  Vendôme,  quand 
il  fut  nommé  abbé  de  Conques  après  Louis 
de  Comborn.  Cité  en  1482  &  1487;  il  était 
encore  abbé  en  1493. 

LV.  Louis  III  de  Marsillac. 

LVI.  Antoine  de  Rousselet,  nommé 
en  i5i3,  était  encore  abbé,  disent  les  Bé- 


nédictins, au  mois  de  septembre  i537,  lors- 
que le  pape  Paul  III,  à  la  demande  de 
François  I",  sécularisa  l'abbaye.  Il  résigna 
avant  sa  mort  en  faveur  du  suivant. 

LVII.  Claude  de  Rousselet  eut  à 
soutenir  un  long  procès  contre  l'évèque 
de  Rodez,  au  sujet  de  la  sécularisation  de 
l'abbaye  décrétée  par  le  pape  Paul  III.  Le 
différend  se  termina  par  une  transaction 
en  1545. 

LVI  II.  Georges,  cardinal  d'Arma- 
gnac, évêque  de  Rodez,  que  les  auteurs 
du  GalUa  Christiana  placent  avant  Claude 
de  Rousselet,  fut  nommé  abbé  de  Conques 
au  mois  d'octobre  i556  pendant  qu'il  était 
à  Rome,  ainsi  que  le  prouve  une  lettre 
adressée  par  lui  le  25  octobre  de  cette 
année  à  l'évèque  de  Dax,  son  ami'. 

LIX.  Alexandre  de  Caretto,  fils  de 
Jean,  était  abbé  de  Conques  en  i566  & 
1571.  Il  était  aussi  abbé  de  Bonnecombe. 

LX.  Jean  II  Mignot  assista  aux  États 
du  pays  de  Rouergue  le  19  septembre  1596 
&  le  3i  décembre  de  la  même  année. 

LXI.  Louis  IV  de  Crussol,  de  la  fa- 
mille des  ducs  d'Uzès,  était  abbé  en  1654.  Il 
résigna  par  la  suite  &  épousa  la  mère  du 
suivant. 

LXII.  Jean  III  Armand  Fumée  des 
Roches  succéda  à  Louis  de  Crussol.  Jean 
était  en  même  temps  abbé  de  Figeac;  il 
mourut  en  1712. 

LXIII.  N.  de  Renouard,  nommé  le 
26  mars  1712.  [E.  M.] 


NOTE  XCI 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Âbhaye  de  Saint-Michel  de  Cuxa. 

(Diocise  d'Elne.) 

L'abbaye  de  Saint-Michel  de  Cuxa,  dio- 
cèse d'Elne,  tire  son  origine  d'un  an- 
cien monastère  appelé  Saint-André  d'Exala, 
situé,  comme  il   est  dit  dans   les   actes,   in 

'   Recueil   de    Gaigntères  ;    n°    20892    du    Fonds 
français  à  la  Bibliothèque  nationale. 


Note 
9° 


Note 
9' 


Note 
9' 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


470 


valu  Engarra.  Ce  monastère,  fondé  sur  la 
fin  du  règne  de  Louis  le  Débonnaire  par 
quelques  prêtres  originaires  du  diocèse 
d'Urgel,  ayant  été  détruit  par  une  inonda- 
tion de  la  Têt  en  874,  l'abbé  Protasius  ?: 
trente-six  religieux,  échappés  au  sinistre, 
résolurent,  pour  éviter  le  retour  d'une 
semblable  catastrophe,  de  transporter  ail- 
leurs le  siège  du  monastère.  Ils  choisirent, 
pour  s'y  établir,  le  lieu  de  Cuxa  :  c'est  ce 
qui  arriva  vers  l'année  878;  l'installation 
eut  lieu  en  883,  ainsi  que  l'établissent  plu- 
sieurs chartes,  relatives  à  la  restauration 
de  l'abbaye,  imprimées  parBaluze  à  la  suite 
du  M.arca  Hispanica.  Le  nouveau  monas- 
tère fut  placé  d'abord  sous  le  patronage 
de  saint  Germain  d'Auxerre,  &  plus  tard 
sous  celui  de  saint  Michel.  En  955,  l'abbé 
Pons  résolut  de  reconstruire  le  monastère; 
te  16  mars  956,  il  posa  la  première  pierre 
du  nouveau  bâtiment  qui  fut  achevé  &  dé- 
dié par  l'abbé  Garin  en  974. 

Abbés  de  Cuxa. 

\.  Eldebertus  était  abbé  d'Exala  sous 
le  règne  de  Louis  le  Débonnaire. 

II.  CoMENDATUS,  abbé,  est  cité  dans  une 
donation  de  l'année  854. 

III.  WiTlSA  figure  dans  un  grand  nom- 
bre de  pièces.  11  siégeait  en  869  &  vivait 
encore  en  873. 

IV.  Baron  est  nommé  dans  des  actes  de 
donation  des  années  873,  875  &  876. 

V.  Protasius,  religieux  d'Exala  sous  les 
abbés  Witisa  &  Baron,  fut  le  successeur  de 
ce  dernier  &  le  fondateur  du  monastère 
de  Saint-Germain.  C'est  en  883  qu'il  prit 
possession  définitive  de  ce  nouveau  mo- 
nastère. 

VI.  Elisée  était  abbé  de  Cuxa  en  900, 
selon  dom  Martène. 

VII.  GoNDEFROiD  I  est  cité  comme  abbé 
dans  la  notice  d'un  plaid,  tenu  en  901,  par 
le  comte  Miron,  en  faveur  du  monastère 
de  Cuxa. 

VIII.  Amitard  est  cité  comme  abbé  de 
Cuxa,  en  943,  par  dom  Martène;  néan- 
moins la  charte  à  laquelle  il  renvoie  ne 
nomme  point  cet  abbé. 

IX.  GONDEFROID  II  obtint,  au  mois  de 


décembre  95o,  une  bulle  du  pape  Aga- 
pet  II,  par  laquelle  ce  pape  prend  sous  sa 
protection  le  monastère  de  Cuxa  &  ses  dé- 
pendances. Cet  abbé  vivait  encore  en  954. 

X.  Pons  était  abbé  de  Cuxa  en  957,  lors- 
que Miron,  archidiacre  de  Gironc,  frère 
de  Guifred,  comte  de  Besaudun,  fit  do- 
nation au  monastère  de  Cuxa  d'un  alleu 
qu'il  possédait  dans  le  pays  d'Elne.  En  959, 
un  particulier  nommé  Trassovadus  vendit 
à  l'abbé  Pons  &  au  monastère  de  Cuxa  le 
droit  qu'il  avait  sur  un  moulin  situé  à 
Sahorre,  dans  le  Confiant. 

XI.  GoNDEFROiD  III  Succéda  à  Pons  en 
962,  comme  on  le  voit  par  le  testament  de 
la  comtesse  Ave,  qui,  pour  le  repos  de 
l'âme  du  comte  Miron,  son  mari,  donna 
à  cet  abbé  &  à  son  monastère  ce  qu'elle 
possédait   dans  la  vallée  de  Balaguier. 

XII.  Garin  reçut,  en  969,  la  donation 
faite  au  monastère  de  Cuxa  par  Lupus,  pri- 
micier  &  archidiacre  de  Saint-Etienne  de 
Toulouse,  de  deux  alleux  situés' dans  le 
pays  de  Toulouse,  pour  le  repos  de  son 
;ime  &  de  celle  de  Hugues,  archevêque  de 
Toulouse.  Il  assista,  le  22  février  970,  à  la 
translation  des  reliques  de  saint  Hilaire, 
évêque  de  Carcassonne,  &  en  973,  à  la  dé- 
dicace de  l'église  de  Notre-Dame  de  Tra- 
mesaigues.  Sous  cet  abbé,  la  nouvelle  église 
de  Cuxa,  dont  l'abbé  Pons  avait  jeté  les  fon- 
dations vingt  ans  auparavant,  fut  achevée 
oj  consacrée  par  Suniaire,  évêque  d'Elne. 
Garin  fut  un  des  intimes  de  Gerbert,  qui 
devint  pape  sous  le  nom  de  Silvestre  II. 
Il  mourut  en  985. 

XIII.  GuiFRED,  successeur  de  Garin,  est 
cité  comme  abbé  en  991.  Il  reçut,  au  nom 
de  son  monastère,  en  1004,  la  donation 
faite  par  son  frère  Geoffroi. 

XIV.  OlibA,  fils  d'Oliba,  comte  de  Cer- 
dagne  &  de  Besaudun,  était  religieux  do 
Ripoll  quand  il  fut  élu  abbé  de  Cuxa  en 
1009.  En  novembre  ïoii,  il  obtint  une 
bulle  par  laquelle  le  pape  Sergius  IV  pre- 
nait sous  sa  protection  l'abbé  &  les  reli- 
gieux de  Cuxa.  Au  mois  de  novembre  1019, 
Oliba  était  abbé  de  Ripoll  &  de  Cuxa  & 
évêque  d'Ausone  :  c'est  en  cette  triple  qua- 
lité qu'il  fit  un  échange  avec  Adaltrude, 
vicomtesse,  &  le  vicomte  Sunifred  son  fils. 
Cet  abbé  mourut  en  1047  dans  le  monastère 


Note 
91 


Note 
5" 


476 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


de  Cuxa,  où  il  fut  enterré.  Il  avait  alors 
abdiqué  les  fonctions  d'évèque  d'Ausone. 

XV.  MiRON,  oublié  par  les  auteurs  du 
Gallia  Christîana,  fut  le  successeur  d'Oliba, 
comme  on  le  voit  par  une  charte  du  mois 
d'août  1048,  contenant  un  échange,  entre 
quelques  particuliers  &  la  communauté  de 
Cuxa,  de  terres  situées  dans  les  territoires 
de  Roussillon  &  de  Passa. 

XVI.  Geoffroi  I  figure  comme  abbé  de 
Saint-Michel  de  Cuxa  dans  des  chartes  de 
lo5o  &  de  1054.  Il  vivait  encore  en  1072,  à 
ce  que  prétendent  les  auteurs  du  nouveau 
Gallia  Christîana.  Néanmoins  Gerbert,  son 
successeur,  est  cité  comme  abbé  de  Cuxa 
en  1068. 

XVII.  Gerbert,  qui  figure  dans  un 
grand  nombre  d'actes,  vécut  jusqu'en  1076. 
Il  est  cité  notamment  dans  l'acte  de  con- 
sécration de  l'église  de  Notre-Dame  Je 
Riquerio,  faite  au  mois  d'avril  1078  par 
Raimond,  évêque  d'Elne,  &  dans  un  acte 
daté  de  la  dix-septième  année  du  règne  du 
roi  Philippe,  ce  qui  correspond  aux  an- 
nées 1076  ou  1077. 

XVIII.  Pierre  I  Guillaume  est  dit 
abbé  de  Saint-Michel  de  Cuxa  dans  un  acte 
de  1075,  quoique  l'abbé  Gerbert  ait  con- 
servé ses  fonctions  jusqu'en  1076.  Il  est 
nommé  tantôt  Pierre-Guillaume,  tantôt 
Pierre  seulement,  dans  des  actes  de  1091, 
1096,  1097,  iioo  &  1108.  L'abbé  Pierre 
vécut  jusqu'en  1117.  Le  21  juin  de  cette 
année,  il  fit  un  accord  avec  un  nommé  Ber- 
nard-Isarn  &  Raimond-Bernard,  son  sei- 
gneur, au  sujet  de  l'église  de  Saint-André 
de  Castla.  Au  mois  d'août  suivant  il  était 
remplacé  par  l'abbé  Bernard. 

XIX.  Bernard  I  était  déjà  abbé  de  Cuxa 
en  II  12  &  en  il  14,  selon  les  auteurs  du 
Gallia  Christîana;  mais  on  ne  trouve  point 
le  nom  de  cet  abbé  dans  les  actes  qu'ils  in- 
diquent. C'est  seulement  en  11 17,  dans  un 
accord  daté  du  septième  jour  d'août,  que 
Bernard  est  nommé  pour  la  première  fois. 

XX.  Grégoire  I  fut  le  successeur  de 
Bernard.  Il  reçut  en  ii3o,  le  28  novembre, 
une  bulle  du  pape  Innocent  II,  confirmant 
les  privilèges  dont  jouissait  son  abbaye. 
Nommé  archevêque  de  Tarragone  en  ii37, 
il  conserva  l'abbaye  de  Cuxa  au  moins  jus- 
qu'en 1145. 


XXI.  Geoffroi  II  ou  Jouffroi  suc- 
céda à  Grégoire  en  1145.  Il  est  mentionné 
comme  abbé  de  Saint-Michel  de  Cuxa  dans 
des  chartes  de  1149  ^  ^^  ii53. 

XXII.  AusTENDUS,  grand  prieur  de  l'ab- 
baye en  1 149,  est  cité  comme  abbé,  en  1 167, 
dans  une  donation  faite  par  Pons-Adémar. 

XXIII.  Arbert  est  dit  abbé  de  Saint- 
Michel  de  Cuxa  en  1160,  ii63  &  1166. 
En  1174,  il  conféra  l'église  de  la  Perche  à 
un  prêtre  du  nom  de  Ferrier. 

XXIV.  Grégoire  II  est  nommé  en  1175. 

XXV.  Bernard  II  était  abbé  en  1181, 
époque  à  laquelle  Alphonse,  roi  d'Aragon, 
concéda  aux  religieux  la  faculté  de  cons- 
truire une  tour  pour  la  défense  de  leur 
monastère;  il  vivait  encore  en  1188. 

XXVI.  Arnaud  obtint  en  1188  un  pri- 
vilège du  roi  Alphonse;  il  en  obtint  un 
autre  en  1194,  &  fut  destitué  pour  avoir 
dilapidé  les  biens  de  l'abbaye. 

XXVII.  Pierre  II,  abbé  de  Saint-Martin 
du  Canigou ,  élu  abbé  de  Cuxa  en  i2o3, 
s'appliqua  à  réparer  les  maux  causés  au 
monastère  par  son  prédécesseur.  Il  obtint 
d'abord  de  Pierre,  roi  d'Aragon,  un  diplôme 
déclarant  nulles  &  non  avenues  toutes  les 
aliénations  qui  avaient  été  faites.  En  1209, 
Pierre  donna  à  Béranger,  abbé  de  Boul- 
bonne,  l'église  ou  prieuré  de  Notre-Dame 
de  Tramesaigues.  Il  vivait  encore  au  mois 
de  mai  1218. 

XXVIII.  Bertrand  I  est  cité  par  la 
première  lettre  de  son  nom  seulement, 
dans  un  document  de  l'an  1238.  Son  nom 
figure  en  toutes  lettres  dans  une  charte  de 
Bernard,  évèque  d'Elne,  de  l'année  1241. 

XXIX.  Bernard  III  institua,  en  i25i,  un 
vicaire  général  dans  l'église  de  Saint-Julien. 

XXX.  Jausbert  est  nommé,  en  1252, 
dans  des  lettres  de  Jacques,  roi  d'Aragon. 
En  1265,  il  eut  avec  l'abbé  de  Boulbonne, 
au  sujet  du  prieuré  de  Tramesaigues,  un 
différend  qui  fut  terminé  le  7  juillet  par 
sentence  de  Géraud,  abbé  de  Saint-Paul  de 
Narbonne,  &  deux  autres  juges  nommés  par 
le  Saint-Siège.  Jausbert  mourut  en  1268. 

XXXI.  BÉRENGER  I  de  Pulgato,  élu  en 
1268  abbé  de  Cuxa,  après  le  décès  de 
Jausbert,  fit  vers  cette  époque  une  tran- 
saction avec  Avril,  évêque  d'Urgel,  en  pré- 
sence de  Raimond  de  Pennafort,  religieux 


Note 
9' 


Note 
9' 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


477 


de  l'ordre  des  frères  prêcheurs.  En  1269, 
Jacques,  roi  d'Aragon,  lui  accorda  l'autori- 
sation d'avoir  une  maison  à  Perpignan. 
Bérenger  vécut  jusqu'en  1293. 

XXXII.  Guillaume  I  vivait  en  1298. 
Le  19  mars  i3o4,  il  fit  un  acte  d'association 
de  prières  avec  l'abbé  &  les  religieux  de 
Boulbonne. 

XXXIII.  Raimond  I  est  cité  en  1809;  il 
mourut  en  i3i6,  d'après  un  fragment  de 
chronique  conservé  pardom  Estiennot. 

XXXIV.  GrimAud  de  Baniuls,  prieur 
dePalières,  dans  le  diocèse  de  Girone,  suc- 
céda à  Raimond  en  i3o6.  Le  3  avril  i3i7, 
il  fit  un  acte  d'associatioia  de  prières  avec 
Guillaume  d'Alzonne,  abbé  de  la  Grasse. 
Grimaud  est  nommé  dans  des  actes  de  1819, 
i320,  i33i  &  i338.  Il  gouverna  l'abbaye 
jusqu'en  1341. 

XXXV.  Amélius  était  abbé  en  i35o. 

XXXVI.  Raimond  II  succéda  à  Amélius, 
d'après  Baluze. 

XXXVII.  Bertrand  II  est  cité  en  i36i; 
il  transigea,  en  1867,  avec  les  habitants  & 
les  consuls  de  Villefranche,  &  vivait  encore 
en  1371. 

XXXVIII.  Gauceran  était  abbé  en  i385, 
1393  &  1405. 

XXXIX.  Guillaume  II  était  abbé  en 
141 1. 

XL.  Bérenger  II,  abbé  en  1428  &  1486, 
est  peut-être  le  même  que  Bérenger  Je  Pon- 
lonibus,  qui  est  dit  abbé  en  1442  &  en  1451. 
Bérenger  prêta  serment  de  fidélité  au  roi, 
au  mois  de  mars  1461. 

%IA.  Jean  I,  abbé  de  Saint-Michel  de 
Cuxa  &  de  Saint-Martin  du  Canigou,  con- 
féra, en  1463,  la  cure  de  Regolèze,  &  en 
1468,  la  chapelienie  de  Saint-Germain. 

XLII.  Pierre  III  de  Ornacho,  abbé  de' 
Souillac,  diocèse  de  Cahors,  est  cité  comme 
abbé  de  Cuxa  en  1482. 

XLIII.  Cesarin,  cardinal,  cité  comme 
abbé  en  1495. 

XLIV.  Bernard  IV  Boyl  était  abbé  ré- 
gulier en  i5o3. 

XLV.  Jacques,  cardinal  du  titre  de 
Saint-Clément,  abbé  de  Cuxa  en  i5o7,  en 
vertu  d'une  bulle  du  pape  Jules  II. 

XLVI.  Pierre  IV  Louis  de  Voltan, 
abbé  de  Cuxa  en  i5io,  évêque  de  Rieux  & 
ambassadeur  en  Espagne  du  roi  Louis  XII. 


XLVII.  Jules  de  Médicis,  archevêque 
de  Narbonne,  &  ensuite  pape  sous  le  nom 
de  Clément  VII,  était  abbé  de  Cuxa  en  i5i6 
&i5i8. 

XLVII I.  Henri  de  Cardonne,  abbé 
en  1526. 

XLIX.  Archange  Mercader,  en  1539 
&  i552. 

L.  Louis  I  de  Sagarrigue,  abbé  régu- 
lier en  i568. 

LI.  Bernard  V  de  Cardonne,  abbé 
en  1595. 

LU.  François  I  Caraps,  en  1612. 

LUI.  François  II  de  Erils,  en  i6i5. 

LIV.  Pierre  V  Apuigmari  était  abbé 
en  1619. 

LV.  Vincent  Ferrer,  abbé  en  i63i. 

LVI.  Michel  Salavardène,  cité  en 
i633. 

LVII.  François  III  de  Montpalau, 
abbé  commendataire  en  1648,  n'obtint  pas 
ses  bulles. 

LVIII.  Louis  II  Habert  pe  Mont- 
mort  fut  désigné  par  le  roi  comme  abbé, 
au  mois  de  septembre  1684. 

LIX.  Joseph  de  Trokat,  abbé  du  Ca- 
nigou &  de  Cuxa  en  1675. 

LX.  Jean  II  Hervé  de  Basan  de  Fla- 
MENVILLE,  évêque  de  Perpignan,  abbé 
nommé  par  le  roi  le  16  décembre  1701. 
Sous  son  administration,  l'abbaye  fut  unie 
à  l'évêché  de  Perpignan,  au  mois  de  dé- 
cembre 1704. 

LXI.  Salvator  de  Copons,  religieux 
de  Cuxa,  est  dit  avoir  gouverné  l'abbaye, 
comme  abbé  régulier,  de  1721  à  1726. 

[E.  M.] 


NOTE  XCII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Notre-Dame  de  la  Grasse. 

(  Diocise  de  Carcassonne.) 

L'abbaye  de   Notre-Dame   de  la  Grasse 
fut  nommée  anciennement  Notre-Dame 
d'Orbieu,  à  cause  de  la  rivière  sur  laquelle 


Note 
9' 


Note 
9» 


Nom 
9^ 


478 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


elle  était  située.  Nimphridius  qui  en  fut 
le  fondateur  en  fut  également  le  premier 
abbé.  Ses  religieux  regardaient  les  empe- 
reurs Charlemagne  &  Louis  le  Débonnaire 
comme  leurs  principaux  bienfaiteurs.  Le 
pape  Léon  III  &  ses  successeurs  exemptè- 
rent ce  monastère  de  la  juridiction  de  l'or- 
dinaire, du  consentement  du  métropolitain 
&  de  l'évèque  de  Carcassonne.  C'était  un 
des  plus  riches  &  des  plus  considérables 
du  pays;  il  fut  néanmoins  soumis  à  celui 
de  Saint-Victor  de  Marseille  au  onzième 
siècle.  L'abbaye  de  la  Grasse  a  donné  nais- 
sance à  une  petite  ville  qui  s'est  formée 
à  côté  d'elle  dans  le  même  vallon,  n  Quoi- 
(1  qu'une  des  plus  considérables  du  pays, 
«  dit  dom  Martène,  qui  la  visita  en  1700, 
i<  on  n'y  voit  pourtant  rien  ni  dans  les  bâ- 
«  timents,  ni  dans  l'église,  qui  se  ressente 
«  de  son  ancienne  splendeur,  excepté  le 
«  grand  autel  qui  est  magnifique.  »  On 
voyait  dans  le  trésor  la  châsse  de  saint 
Maxime,  évêque  de  Riez;  le  chef  de  saint 
Abyn,  archevêque  d'Embrun,  qu'on  a  long- 
temps fait  passer  pour  le  chef  de  saint 
Aubin,  évêque  d'Angers,  &  une  custode 
d'ivoire. 


Abbés  de  la  Grasse. 

I.  NÉFRiDius,  Nimphridius  ou  Né- 
BRIDIUS,  lié  d'amitié  avec  saint  Benoît 
d'Aniane,  fut  le  fondateur  &  le  premier 
abbé  de  la  Grasse,  abbaye  construite  dans 
un  vallon  désert,  sur  la  rivière  d'Orbieu, 
en  777  ou  778.  Néfridius  devint  archevê- 
que de  Narbonne  &  obtint  la  faveur  de 
Charlemagne,  de  Louis  le  Débonnaire  & 
de  son  fils  Pépin,  qui  lui  donnèrent  des 
marques  signalées  de  leurgénérosité.Théo- 
dulfe,  évêque  d'Orléans,  fait  l'éloge  de 
Néfridius  dans  une  de  ses  pièces  de  vers. 
Sa  mort  est  indiquée,  dans  le  nécrologe  de 
la  Grasse,  au  V  janvier,  sans  indication  de 
l'année. 

II.  Attala  succéda  à  Néfridius  en  799. 

III.  AdALARIC  était  abbé  de  la  Grasse 
en  820.  Le  comte  Oliba  &  son  épouse 
Elmetrude  ayant  donné  à  l'abbaye  le  do- 
maine appelé  Favarîas,  Adalaric  s'engagea 
à  payer  un  cens  annuel  de  vingt  sols. 


IV.  AgilA  reçut  en  827  un  diplôme  de 
Pépin,  roi  d'Aquitaine,  confirmatif  de  la 
donation  d'Oliba. 

V.  HÉI.IE  I  obtint,  en  844,  une  charte  de 
sauvegarde  de  Charles  le  Chauve.  Ce  prince 
faisait  alors  le  siège  de  Toulouse. 

VI.  S0NIARIUS  ou  Suniaire  I  obtint 
également,  en  855,  des  lettres  de  sauve- 
garde de  Charles  le  Chauve. 

VII.  SuNiFRED  reçut  de  Charles  le 
Chauve  divers  privilèges.  Wifred  le  Velu, 
comte  de  Barcelone,  fit  donation  à  Suni- 
fred,  en  888,  du  lieu  de  Prades,  dans  le 
comté  de  Confiant. 

VIII.  Saborel  reçut  du  roi  Eudes,  en 
891,  l'église  de  Saint-Paul  de  Fonleclara, 
située  au  territoire  de  Girone. 

IX.  Durand  était  abbé  en  897.  Les  pos- 
sessions de  l'abbaye  de  la  Grasse,  situées 
dans  les  pays  de  Carcassonne,  de  Nar- 
bonne, de  Confiant  &  de  Razès,  furent 
confirmées  par  Charles  le  Simple,  en  899, 
pendant  le  séjour  de  Durand  à  la  cour  de 
ce  roi. 

X.  WiTiZA  obtint,  en  902,  plusieurs  do- 
maines &  fit  quelques  acquisitions  pour  le 
monastère  de  la  Grasse. 

XI.  SONIARIUS    ou    SUNIAIRE     II     était 

abbé  le  29  juin  917;  il  assista,  en  937,  au 
concile  d'Ausède  &  fut  présent  à  la  dédi- 
cace de  l'église  de  Saint-Pons  de  Thomiè- 
res.  Il  souscrivit  les  lettres  de  fondation  de 
ce  monastère,  données  par  Raimond,  comte 
de  Toulouse  &  duc  d'Aquitaine.  Suniaire 
fonda,  en  948,  le  monastère  de  Camon.  Il 
vivait  encore  en  959. 

XII.  Segarius  ou  Secharius,  abbé  de 
Saint-Martin  de  Lez  en  954,  était  abbé  de 
la  Grasse  quand  il  vendit  au  prêtre  Simpli- 
cius  un  alleu,  dans  le  comté  de  Narbonne, 
le  23  avril  965. 

XIII.  Rodolphe  était  abbé  de  la  Grasse 
de  968  à  977,  pendant  l'épiscopat  de  Su- 
niaire, évêque  d'Elne. 

XIV.  DoNAT  est  probablement  le  même 
que  le  religieux  de  ce  nom  qui  transcrivit, 
en  965,  la  charte  de  vente  ci-dessus  men- 
tionnée, faite  par  l'abbé  Segarius.  Il  était 
abbé  vers  l'an  969,  &  reçut  d'Adémar  &  de 
Rotille,  son  épouse,  un  alleu  dans  le  comté 
de  Toulouse,  avec  une  église  de  Saint-Sa- 
turnin. 


Note 
9^ 


Note 
9^ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


479 


XV.  Bernard  I  fit,  en  994,  quelques  ac- 
quisitions au  nom  de  son  abbaye.  En  997, 
il  acheta  des  vignes  dans  le  territoire  de 
Ferais,  &  assista,  en  1019,  à  l'assemblée 
tenue  à  Girone  pour  astreindre  à  la  vie 
commune  les  chanoines  de  la  cathédrale. 

XVL  Etienne,  déjà  cité  comme  abbé 
en  1021,  se  trouva,  en  1026,  à  un  plaid 
tenu  par  le  comte  Roger  L 

XVII.  Randulphe  était  abbé  de  la 
Grasse  en  io36.  Isambert  &  Richilde,  son 
épouse,  donnèrent  à  l'abbé  Randulphe  un 
village,  en  loSy.  En  io56,  le  pape  Victor  II 
accorda  à  cet  abbé  le  renouvellement  des 
privilèges  de  son  abbaye. 

XVIII.  Dalmace  succéda  à  R.andulphe 
en  1068  &  assista  au  concile  de  Girone.  Il 
fut  élu  archevêque  de  Narbonne  en  loSi, 
mais  comme  il  ne  fut  pas  d'abord  paisible 
possesseur  de  ce  siège,  il  ne  se  démit  de 
son  abbaye  qu'en  mai  1086. 

XIX.  Robert  I  fut  élu  abbé  de  la  Grasse 
le  5  mai  1086,  époque  à  laquelle  Dalmace 
se  démit.  Robert  s'occupa  particulièrement 
de  la  conservation  du  temporel  de  son  ab- 
baye. Il  se  trouva  au  concile  de  Narbonne 
en  1091.  L'archevêque  Dalmace  lui  rendit 
l'abbaye  de  Saint  -  Laurent ,  réduite  en 
prieuré  &  unie  au  monastère  de  la  Grasse, 
mais  qu'il  avait  retenue  moyennant  l'an- 
cien cens  annuel  de  dix  sols  de  Narbonne. 
Robert  fit  plusieurs  acquisitions,  entre 
autres  celles  de  l'église  de  Saint-Symphr- 
rien,  en  iioi,  &  du  prieuré  du  Saint-Sé- 
pulcre de  Palières,  reçut  en  don  le  monar- 
tère  de  Saint-Martin  du  Puy,  en  1093,  Jk 
en  1102  l'église  de  Saint-André  de  Rive- 
saltes.  Cet  abbé  mourut  en  1 108. 

XX.  Léon,  fils  de  Pierre-Bernard,  sei- 
gneur de  Hauterive,  &  d'Etiennette,  fut 
offert  pour  être  religieux  à  l'abbaye  de  la 
Grasse  par  ses  parents,  dès  son  jeune  âge, 
avec  l'église  de  Hauterive,  &  en  devint 
abbé  le  27  septembre  1109,  lorsque  Agnès, 
comtesse  de  Roussillon,  unit  l'abbaye  de 
Saint-André  de  Sorède  à  celle  de  la  Grasse, 
sur  l'avis  d'Ermengaud,  évèque  d'Elne. 
Léon  reçut  plusieurs  donations  pendant 
les  années  suivantes. 

XXI.  Bérenger  I  DE  Narronne,  fils 
du  vicomte  Aimeri  &  de  Mathilde,  fille  do 
Robert  Guiscard  ,  duc  de   Messine,   était 


religieux  de  Saint-Pons  de  Thomières  lors- 
qu'ii  fut  élu  abbé  de  la  Grasse,  vers  l'an 
II 17.  Le  16  janvier  11 18,  Bérenger,  comte 
de  Barcelone,  frère  de  l'abbé,  soumit  à 
l'abbaye  de  la  Grasse  le  monastère  de  Saint- 
Pierre  de  GalUcant,  situé  près  de  Girone  ; 
l'abbé  Bérenger  reçut,  en  1 1 26,  la  donation 
de  l'église  &  du  village  de  Fontcouverte, 
faite  par  Pierre  Udalger  de  la  Font.  En 
ii33,  il  reçut  de  Bérenger  de  Castelnou 
&  de  Ruzène,  son  épouse,  les  moulins  de 
Ferais.  En  1189,  Gausfred,  comte  de  Rous- 
sillon, lui  confirma  le  droit  de  juridiction 
sur  l'abbaye  de  Saint-André  de  Sorède,  &: 
Raimond -Bérenger,  comte  de  Barcelone, 
donna  à  l'abbé  Bérenger,  son  frère,  un 
château  situé  dans  le  diocèse  de  Saragosse. 
Bérenger  devint  archevêque  de  Narbonne 
en  1 156,  &  mourut  le  7  avril  1 162.  On  pré- 
sume que  c'est  sous  l'abbé  Bérenger  qu'on 
introduisit  les  offices  claustraux  &  le  par- 
tage des  revenus  dans  ce  monastère.  Comme 
dans  la  plupart  des  abbayes,  les  moines 
pourvus  de  ces  offices  furent  :  le  grand 
prieur  ou  prieur  claustral,  qui  avait  dou- 
ble portion  de  religieux  ;  le  chambrier, 
dont  le  revenu  égalait  celui  de  l'abbé  ;  le 
grand  aumônier, seigneur  du  lieu  de  Ferais; 
le  sacristain  ,  qui  avait  plusieurs  fiefs  à  la 
Grasse,  à  Montlaur,  &c.;  l'infirmier,  qui 
jouissait  des  dîmes  &  du  revenu  du  vil- 
lage de  la  Palme;  le  maître  des  œuvres  ou 
ouvrier,  seigneur  des  terres  de  Bise  &  de 
Capestang;  enfin  le  maître  des  jardins,  le 
trésorier,  le  pitancier  &  le  grand  chantre. 

XXII.  Guillaume  I  est  connu  par  une 
bulle  d'Adrien  IV,  confirraativc  de  tous  les 
privilèges  de  la  Grasse,  en  date  du  26  avril 
Ii58. 

XXIII.  Robert  II  était  sacristain  de  la 
Grasse,  sous  l'abbé  Bérenger,  en  1147.  Il 
était  élu  abbé  en  ii63,  lorsqu'il  acquit  un 
fief  considérable  à  Ferais,  le  27  janvier.  Le 
titre  de  sacristain  dans  cette  abbaye  n'est 
connu  qu'à  partir  du  milieu  de  ce  siècle. 

Robert  reçut,  le  18  juillet  ii65,  la  do- 
nation d'un  moulin.  On  croit  qu'il  mourut 
cette  même  année. 

XXIV.  BÉRENGER  II  fut  gratifié  par 
Gauzbert  de  Leucate,  le  27  avril  1167,  des 
dîmes  du  village  de  Saint-Jean  de  la  Palme. 

XXV.  Arnaud   I  de  Lévis  est  men- 


NOTE 

92 


Note 
9^ 


480 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tionné  dans  une  charte  de  1168,  sous  le 
nom  d'Arnaud  de  Castel  Rossillon.En  1172, 
il  obtint  conjointement  avec  les  habitants 
de  Rivesaltes,  d'Alphonse,  roi  d'Aragon, 
l'autorisation  de  construire  une  forteresse 
en  ce  lieu. 

XXVI.  Francon  est  présumé  avoir  été 
abbé  en  1176  &  1178.  Il  est  nommé  dans 
une  charte  de  donation  de  plusieurs  biens 
nobles,  dans  le  canton  de  Burgal,  faite  par 
Bernard,  comte  de  Palhians,  &  parGuilIel- 
mine,  sa  mère. 

XXVII.  Arnaud  II  de  l'Isle  obtint, 
en  1179,  d'Alphonse,  roi  d'Aragon,  un  di- 
plôme d'immunités  &  de  protection.  Il 
conféra,  en  1189,  le  prieuré  de  Pierrefite. 

XXVIII.  Raimond  I  fit  un  accord,  au 
mois  de  juin  1192,  avec  Alphonse,  roi 
d'Aragon,  pour  le  château  &  le  village  de 
Salses.  En  1197,  Raimond  racheta,  pour 
seize  mille  sols  melgoriens,  le  lieu  de  Ca- 
sillac,  mis  précédemment  en  gage.  Dom 
Estiennot  rapporte  un  acte  qui  constate 
que  Raimond  donna  le  lieu  nommé  Palais 
à  Ermengarde  &  à  Guillemette,  sœurs,  & 
à  leur  frère  Jean  de  Alcari,  pour  y  cons- 
truire un  monastère,  au  mois  de  septembre 
1198.  Après  cet  abbé,  le  siège  abbatial  va- 
qua pendant  quelques  années. 

XXIX.  Bernard  II  de  Marseillette 
était  abbé  au  mois  de  mai  i2o5.  II  reçut, 
en  1207,  l'hommage  de  Guillaume,  vicomte 
de  Castelnou. 

XXX.  Guillaume  II  de  Cerviez  occu- 
pait l'abbaye  en  juin  1208.  Le  24  août  I2i5, 
il  s'accorda  avec  Simon  de  Montfort  pour 
le  partage  de  certains  biens  dont  partie 
revint  au  comte  auquel  l'abbé  paya  en 
outre  dix  mille  sols  melgoriens.  Guillaume 
avait  commencé  à  réparer  l'église,  mais  il 
mourut,  avant  d'avoir  achevé  les  travaux, 
en  1221. 

XXXI.  Benoît  d'Allignan  reçut,  le 
8  janvier  1224,  de  Guillaume,  vicomte  de 
Cardone,  cent  charges  de  sel  à  percevoir 
tous  les  ans.  En  juin  1226,  Benoît  fut  por- 
teur des  lettres  que  les  habitants  de  Car- 
cassonne  écrivirent  au  roi  Louis  VIII  pour 
l'assurer  de  leur  soumission;  le  roi,  pour 
récompenser  l'abbé  des  services  qu'il  lui 
avait  rendus  pendant  le  siège  de  cette  ville, 
lui  accorda,  la  même  année,  tous  les  do- 


maines que  le  vicomte  de  Béziers  Si  de 
Carcassonne  &  ses  chevaliers  possédaient 
en  bénéfices,  de  même  que  toutes  les  con- 
fiscations de  fiefs  faites  sur  les  hérétiques. 
En  i23o,  il  fut  élevé  sur  le  siège  de  Mar- 
seille, qu'il  occupait  encore  en  1266  au 
mois  d'août. 

XXXII.  BÉRENGER    III     de    GrAVE    fut 

abbé  de  Notre-Dame  de  la  Grasse  en  i23i. 

XXXIII.  Bernard  III  d'Imbert  était 
prieur  de  Camon  lorsqu'il  fut  élu  abbé  de 
la  Grasse,  le  9  juillet  1237.  Jacques,  roi 
d'Aragon,  lui  donna  la  ville  &  l'église  de 
Saint- Vincent,  près  de  Valence,  pour  y 
construire  un  monastère  en  l'honneur  de 
la  Vierge  &  de  saint  Vincent,  martyr.  Des 
lettres  de  S.  Louis  nous  apprennent  que 
l'abbé  Bernard  se  contenta,  pour  sa  part  des 
biens  confisqués  sur  les  hérétiques  &  an- 
nexés au  fisc,  d'une  rente  de  trois  cents  li- 
vres. Par  la  suite  il  fut  vivement  poursuivi 
à  cause  des  calomnies  portées  contre  lui 
devant  le  pape  Innocent  IV.  Bien  que  re- 
connu innocent,  il  évita  avec  peine  une 
flétrissure;  mais  le  principal  calomniateur 
ayant  enfin  dévoilé  lui-même  ses  manœu- 
vres, Bernard  lui  pardonna,  &  se  retira  en 
remettant  l'abbaye  entre  les  mains  du  pape, 
qui  lui  laissa  une  pension. 

XXXIV.  BÉRENGER     IV     DE     GrAVE  , 

chambrier  de  la  Grasse,  fut  élu  abbé  sur  le 
refus  de  l'abbé  de  Saint-Hilaire.  En  1259, 
l'abbé  &  ses  confrères  accordèrent  à  Oli- 
vier de  Termes  la  moitié  du  produit  deS 
mines  d'argent  de  Palairac  &  de  Quillan, 
à  la  condition  que  les  mineurs  pren- 
draient dans  ses  forêts  le  bois  nécessaire 
tant  pour  l'extraction  du  minerai  de  la 
mine  que  pour  la  fonte  des  métaux.  A  la 
mort  d'Olivier,  la  moitié  qui  lui  était  cédée 
devait  revenir  à  l'abbaye.  Bérenger  mourut 
en  1261. 

XXXV.  Pierre  I  de  Pierrelate,  ap- 
pelé Pierre-Raimond  dans  quelques  actes, 
abbé  de  Sorèze,  fut  élu  abbé  de  la  Grasse 
par  Gui  Foucauld ,  archevêque  de  Nar- 
bonne,  le  prieur  de  Notre-Dame  de  Camon 
&  le  chambrier  de  la  Grasse,  que  les  moi- 
nes avaient  choisis  pour  compromissaires. 
Il  était  considéré  comme  versé  dans  la  con- 
naissance des  lettres  &  comme  bon  admi- 
nistrateur. Pierre  augmenta  les  revenus  de 


Note 
9* 


Note 
9^ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


481 


la  mense  commune  &  en  affecta  une  partie 
aux  charges  de  l'église  &  de  l'infirmerie. 
Il  vécut  jusqu'en  1269  après  avoir  été  près 
de  trente  ans  abbé  de  Sorèze,  &  sept  ans 
abbé  de  la  Grasse.  L'abbaye  resta  vacante 
pendant  quelques  années. 

XXXVI.  AuGER  DE  GoGEUX  ne  fut  élu 
que  vers  1279;  il  signala  sa  gestion  par  la 
construction  de  plusieurs  édifices,  par  la 
réparation  de  l'église  &  l'augmentation  des 
revenus  de  l'abbaye.  Il  reçut  l'hommage 
d'un  grand  nombre  de  vassaux,  fit  réparer 
le  logis  abbatial,  y  bâtit,  en  1296,  la  cha- 
pelle dédiée  à  saint  Barthélémy,  &  abdiqua 
après  le  i5  juin  i3o8. 

XXXVII.  Guillaume  III  d'Alzonne 
ou  DE  Marcillac  était  abbé  le  23  juillet 
1309.  Il  est  question  de  lui  dans  des  lettres 
de  sauvegarde  données  par  Philippe  le  Bel, 
en  i3i4.  Le  8  juillet  i3i5,  il  fit  un  accord 
avec  les  consuls  de  la  Grasse  pour  la  juri- 
diction &  les  droits  de  l'abbé,  les  statuts  & 
les  franchises  de  la  ville.  Le  l8  avril  1324, 
Guillaume,  du  consentement  de  son  cha- 
pitre, donna  pleine  &  entière  liberté  aux 
habitants  de  Saint-Pierre  de  Calmes  qui 
jusqu'alors  avaient  été  serfs.  En  i33o,  Phi- 
lippe le  Long  adressa  à  Guillaume  un  di- 
plôme par  lequel  il  prenait  l'abbaye  sous 
sa  protection.  Dans  un  chapitre  général 
des  religieux  de  la  Grasse,  tenu  la  même 
année,  on  convint  à  l'unanimité  de  réduire 
le  nombre  ties  moines  de  cette  abbaye  à 
soixante-dix,  non  compris  l'abbé.  Guillaume 
fut  nommé  à  l'évêché  d'Alet  en  i333. 

XXXVIII.  Nicolas  Roger,  de  la  maison 
de  ce  nom,  dans  le  Limousin,  était  fils  de 
Pierre  Roger,  seigneur  de  Rosiers.  Il  fut 
élu  abbé  en  i333.  Benoît  XII  avait  pour 
lui  beaucoup  de  considération.  Clément  VI 
lui  accorda,  en  1342,  le  droit  de  porter  la 
mitre  &  la  crosse,  même  en  présence  de 
l'évèque  diocésain  &  du  légat  du  Saint- 
Siège.  En  1343,  il  fut  élevé  sur  le  siège  de 
Rouen,  &  Clément  VI  le  fit  cardinal.  Ni- 
colas mourut  à  Avignon,  vers  1349. 

XXXIX.  Pierre  II  de  la  Jugie,  ori- 
ginaire du  Limousin,  religieux  de  l'ordre 
de  Saint-Benoît  &  abbé  de  Saint-Jean-d'An- 
gély,  fut  fait  abbé  de  la  Grasse,  en  i343, 
par  Clément  VI,  qui  l'exempta  de  la  rési- 
dence à  raison  de  ses  études.  Gui  de  Las- 


teyrie,  docteur  en  droit  &  chanoine  deCar- 
thagène,  reçut  en  son  nom  l'hommage  de 
plusieurs  seigneurs  feudataires.  Pierre  fut 
nommé,  en  l345,  à  l'évêché  de  Saragosse 
par  le  pape  Clément  VI,  qui  le  transféra  à 
Narbonne  en  1347. 

XL.  Raimond  II  d'Aigrefeuille,  re- 
ligieux profès  de  Saint-Martial  de  Limoges, 
&  abbé  de  Saint-Jean-d'Angély,  devint  abbé 
de  la  Grasse  le  18  juillet  134.5.  Le  pape  lui 
permit  d'officier  pontificalement.  Il  est  en- 
core cité  comme  abbé  en  juin  1349,  mais 
au  mois  de  juillet  de  cette  année,  le  pape 
le  nomma  à  l'évêché  de  Rodez.  Raimond 
emporta  avec  lui  dans  sa  nouvelle  rési- 
dence plusieurs  manuscrits  précieux  qu'il 
s'engagea  à  rendre  à  l'abbaye,  par  cédule 
du  27  octobre  1359. 

XLI.  Pierre  III  d'Aigrefeuille,  frère 
de  Raimond  &  son  successeur  à  l'abbaye 
de  la  Grasse,  devint  ensuite  évêque  d'Uzès. 
Le  nom  de  cet  abbé  ne  se  trouve  pas  dans 
les  anciens  Catalogues,  &  peut-être  au  Heu 
de  Crassensis  abbas  faut- il  lire  Angeria- 
censis,  de  Saint-Jean-d'Angély,  abbaye  que 
Pierre  occupa  certainement  après  Rai- 
mond. On  croit  cependant  qu'il  fut  quel- 
que temps  abbé  de  la  Grasse. 

XLII.  Hélie  II  DE  Champiers  était 
abbé  de  la  Grasse  le  12  décembre  1349, 
lorsqu'il  reçut  l'hommage  d'Ermengaud  de 
Saint-Martin  pour  le  lieu  de  Champlong. 
Le  20  août  i35i,  il  fit  avec  son  chapitre  une 
convention  importante,  appelée  la  Roul- 
liace  de  Moyse,  dans  laquelle  on  trouve 
en  détail  les  anciennes  coutumes  du  mo- 
nastère &  les  devoirs  des  abbés,  prévôts 
&  autres  religieux.  Il  transigea,  le  16  août 
i355,  avec  les  consuls  de  la  Grasse  tou- 
chant la  juridiction  de  l'abbé  &  les  fran- 
chises des  habitants.  Il  permit,  en  i36o, 
d'entourer  de  murs  la  ville  de  Saint-Lau- 
rent, à  condition  qu'en  temps  de  guerre 
Jeux  chevaliers  de  ce  lieu  s'uniraient  aux 
autres  gardiens  de  l'abbaye  pour  veiller  à 
sa  sûreté.  Hélie  mourut  vers  la  mi-décem- 
bre i36i. 

XLIII.  Raimond  III  Foucaud  reçut 
ordre  du  pape  Innocent  VI,  le  12  mai  1362, 
de  dresser  un  état  des  revenus  de  l'abbaye 
de  la  Grasse  pour  déterminer  le  nombre 
de  religieux  qu'elle  pourrait  admettre.  Le 


Note 
92 


IV. 


Note 
9^ 


4a: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


17  août  i363,  le  bruit  s'étant  répandu  que 
les  ennemis  se  disposaient  à  faire  une  in- 
cursion dans  le  canton,  Raimond  confia  la 
garde  du  château  de  Comigne  à  un  com- 
mandant militaire  présenté  par  Bernard 
de  Comigne.  Raimond  mourut  cette  même 
année. 

XLIV.  Gui  I  du  Breuil,  doyen  de 
Psalmodi,  fut  élu  abbé  de  la  Grasse  à  la  fin 
de  l'année  i363.  Avec  l'autorité  du  pape 
Urbain 'V,  il  obligea  les  jeunes  religieux 
qui  habitaient  des  maisons  particulières 
hors  du  cloître,  à  se  réunir  à  ceux  qui 
habitaient  le  monastère.  Le  i5  juillet  i366, 
le  même  pape  soumit  l'abbaye  de  la  Grasse 
à  celle  de  Saint-Victor  de  Marseille.  Gui 
obligea  tous  les  vassaux  de  l'abbaye  à  lui 
rendre  foi  &  hommage,  &  régla,  le  i5  mars 
1367,  avec  son  chapitre,  les  sommes  à  em- 
ployer pendant  la  guerre  pour  la  gr.rde  du 
monastère  qui,  étant  protégé  par  une  spa- 
cieuse forteresse,  exigeait  beaucoup  de 
monde  &  des  sentinelles  jour  &  nuit.  Il 
mourut  en  1390  &  fut  inhumé  dans  la  cha- 
pellede  la  Madeleine  de  l'église  de  la  Grasse. 

XLV.  Guillaume  IV  de  Luc,  Limou- 
sin d'origine,  était  abbé  de  Saint-Florent 
de  Saumur,  lorsqu'il  fut  transféré  à  l'ab- 
baye de  la  Grasse  le  27  de  mai  1390.  Le 
12  octobre  1393,  il  fit  présent  à  son  église 
d'un  calice  de  vermeil  &  de  burettes  d'ar- 
gent ainsi  que  d'autres  ornements  pré- 
cieux. Gérard  de  Luc,  son  frère,  racheta 
du  camérier  du  pape  Clément  VII,  le 
12  décembre  1393,  pour  onze  cents  florins 
d'or,  le  mobilier  &  la  dépouille  de  cet 
abbé  que  le  pape  avait  réservés  pour  la 
chambre  apostolique. 

XLVI.  Gui  II  DE  RoFFiNHAc,  religieux 
de  la  Chaise-Dieu,  était  abbé  de  Bernai, 
diocèse  de  Lisieux.  Guillaume  de  Luc  l'a- 
vait nommé  son  vicaire  général.  La  recom- 
mandation du  cardinal  de  Préneste  enga- 
gea les  religieux  de  la  Grasse  à  l'élire  en 
1393.  En  1396,  il  rendit  hommage  au  roi 
pour  le  château  de  Montlaur.  Il  reçut,  la 
même  année,  d'autres  hommages  &  assista, 
en  1409,  au  concile  de  Pise.  En  1411,  Gui 
fit  son  testament,  &  en  T415,  il  légua  à  la 
sacristie  tout  ce  qu'il  avait  de  vaisselle 
d'or  &  d'argent  pour  fonder  deux  anni- 
versaires, l'un  pour  lui,  l'autre  pour  Gui 


de  Malajltta,  cardinal  de  Préneste,  &  mou- 
rut dans  le  diocèse  de  Nevers,  le  i"  juil- 
let 1416. 

XLVII.  Bonhomme  de  Lomagne,  reli- 
gieux &  sacristain  de  la  Grasse,  docteur  en 
théologie,  fut  élu  abbé,  le  11  août  1416, 
par  le  suffrage  de  trente-huit  de  ses  con- 
frères; il  répara  en  entier  l'église  de  la 
Grasse,  en  1424,  &  mourut  en  1431. 

XLVIII.  Hugues  de  Périer,  docteur 
en  théologie,  fut  transféré,  en  1431,  do 
l'abbaye  de  Gaillac  à  celle  de  la  Grasse;  il 
fit  plusieurs  legs  à  son  monastère,  &  décéda 
dans  l'année  1439. 

XLIX.  Louis  I  D'ALBRET,fils  de  Charles 
d'Albret,  comte  de  Dreux,  &  d'Anne  d'Ar- 
magnac, était  protonotaire  apostolique;  ce 
fut  le  premier  qui  obtint  l'administration 
de  l'abbaye  de  la  Grasse,  par  la  volonté  du 
roi,  sur  la  fin  de  l'année  1440;  il  fut  fait 
évêque  de  Cahors  en  1460,  &  le  18  décem- 
bre 1461,  Pie  II  le  créa  cardinal.  Louis 
laissa  aux  religieux  de  la  Grasse  la  moitié 
de  son  héritage,  &  mourut  à  Rome  le  4  sep- 
tembre 1465. 

L.  Pierre  IV  d'Abzac  de  la  Douze,  de 
la  maison  de  ce  nom,  dans  le  Périgord,  était 
religieux  &  chambrier  de  Saint-Jean-d'An- 
gély,  docteur  en  théologie,  prieur  de  Fon- 
tenai,  diocèse  de  Saintes,  abbé  des  Alleux, 
diocèse  de  Poitiers,  quand  il  fut  nommé 
abbé  de  la  Grasse  par  Paul  II,  en  1465,  le 
25  septembre.  En  1476,  il  fit  rentrer  dans 
l'ordre  les  habitants  de  la  ville  &  les  priva 
du  droit  de  pêche  pour  les  punir  de  leurs 
excès;  il  fut  élevé,  en  1480,  sur  le  siège 
de  Rieux.  Sixte  IV  lui  permit  de  cumuler 
les  fonctions  d'abbé  &  de  chambrier  de  la 
Grasse.  Pierre  passa,  au  mois  do  mars  1488, 
au  siège  de  Lectoure,  &  souscrivit,  en  cette 
qualité  &  en  celle  d'abbé  de  la  Grasse, 
une  sentence  qui  lui  adjugea,  contre  les 
prétentions  de  l'évèque  d'Elne,  la  présen- 
tation &  le  patronage  des  églises  de  Saint- 
Félix  de  Pédillan,  de  Saint-Pierre  des  Prés, 
de  Saint-Etienne  d'Estagel,  de  Saint-Mar- 
tin de  Corneillan,  de  Saint-André  de  Ri- 
vcsaltes  &  autres  ;  il  fit  faire,  en  1491,  les 
stalles  du  chœur  de  l'église  de  la  Grasse, 
&  se  démit  de  l'office  de  chambrier,  en 
1492,  en  faveur  de  son  neveu,  Audouin 
d'Abzac,   religieux   de    l'abbaye   &   prévôt 


Note 
9^ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


483 


de  Camon,  sous  la  réserve  d'une  pension 
annuelle.  Il  fut  alors  nommé  archevêque 
de  Narbonne,  Georges  d'Amboise  s'étant 
démis  de  cet  archevêché  en  sa  faveur,  & 
en  prit  possession  le  lo  janvier  1495.  La 
même  année,  Pierre  résigna  à  son  neveu 
Audouin  l'abbaye  de  la  Grasse,  avec  la  ré- 
serve du  regrès,  si  le  résignataire  venait  à 
décéder. 

LI.  Audouin  d'Abzac  de  la  Douze, 
neveu  du  précédent,  religieux  &  cham- 
brier  de  la  Grasse,  reçut  les  provisions  de 
l'abbaye,  sur  la  démission  de  son  oncle,  le 
4  mai  1495.  Audouin,  avant  d'être  abbé  de 
la  Grasse,  l'avait  été  de  la  Sauve-Majeure. 
Quoiqu'il  eût  un  concurrent,  Aimery  de 
Castres,  celui-ci,  élu  canoniquement,  céda 
S2S  droits  à  Audouin  moyennant  une  pré- 
vôté ;  mais  Audouin  abdiqua,  craignant 
d'être  accusé  de  simonie  &  Aimery  resta 
paisible  possesseur  de  l'abbaye  de  la  Sauve- 
Majeure.  Audouin  mourut  après  trois  ans 
d'exercice,  le  25  octobre  1498,  à  Camon, 
où  il  fut  inhumé.  En  1499,  °"  distribua,  le 
jour  de  son  anniversaire,  deux  mille  livres 
de  pain  aux  pauvres. 

—  Pierre  d'Abzac  de  la  Douze,  pri- 
mat de  Narbonne,  reprit  le  siège  abbatial 
par  droit  de  regrès,  le  2  novembre  1498, 
ïi  le  conserva  jusqu'en  l5oi  ;  il  le  quitta 
alors  pour  la  seconde  fois,  &  mourut  eu 
i5o2,  dans  le  château  de  ses  ancêtres. 

LU.  Antoine  de  Chambert,  religieux 
de  la  Grasse,  prévôt  de  Cabrespine,  fut 
proclamé  abbé  par  ses  confrères  à  la  solli- 
citation de  Pierre  d'Abzac,  en  i5oi.  Mais 
avant  la  fin  du  mois  qui  avait  vu  sa  nomi- 
nation, il  fut  dépouillé  de  son  titre  par 
arrêt  du  parlement  de  Toulouse,  arrêt  pro- 
voqué par  Philippe  de  Lévis,  porteur  d'un 
brevet  du  roi,  &  qui  fut  déclaré  abbé  sur 
la  démission  du  suivant. 

LUI.  Jean  de  Lanxis,  cardinal  du  titre 
de  Sainte-Marie  d'au-delà  du  Tibre,  aussitôt 
après  la  démission  de  Pierre  d'Abzac,  en 
i5oi,  fut  pourvu  d'un  brevet  du  roi  pour 
l'abbaye  de  la  Grasse;  mais  il  y  renonça 
avant  d'avoir  pris  possession. 

LIV.  Philippe  de  Lévis,  évèque  de 
MirepoiXjSur  la  démission  de  Jean  d'Abzac 
&  en  vertu  d'arrêts  des  parlements  de  Paris 
&  du  Toulouse  tant  contre  l'archevêque  de 


Toulouse  que  contre  Antoine  de  Cham- 
bert, fut  déclaré  administrateur  perpétuel 
de  l'abbaye  ;  il  en  prit  possession  par  pro- 
cureur, le  3  août  i5oi,  &  en  personne  le 
25  octobre  i5o2.  Les  consuls  8f  les  prin- 
cipaux habitants  vinrent  seuls  le  saluer. 
D'abord  fort  mal  reçu  des  religieux  de  la 
Grasse,  il  n'omit  rien  pour  ramener  les 
esprits  ;  aidé  de  l'abbé  de  Saint-Sauveur 
d'Aniane,  délégué  du  pape,  il  y  réussit 
&  se  montra  le  bienfaiteur  de  l'abbaye. 
Il  fit  construire  la  grande  tour  pour  les 
cloches,  orna  la  galerie  &  le  jubé  d'un 
très-bel  orgue,  enrichit  la  sacristie  d'or- 
nements précieux,  &c.  Philippe  mourut 
en  1537. 

LV.  Rodolphe  le  Pieux,  dit  cardinal 
de  Carpi,  obtint  le  brevet  du  roi  François  I 
pour  la  commende  de  l'abbaye,  &  est  cité 
comme  abbé  de  la  Grasse  dans  des  actes  de 
1546  &  1547.  C'était  un  prélat  prudent, 
consommé  dans  les  affaires;  il  fut  d'abord 
évèque  de  Faenza ,  légat  de  Clément  VII 
auprès  de  l'empereur  &  de  François  I , 
pour  la  convocation  du  concile  de  Trente  ; 
il  devint  cardinal  en  i535,  puis  évêque- 
cardinal  d'Albano,  de  Tusculum  &  d'Ostie, 
président  du  sacré  collège  &  suprême  in- 
([uisiteur.  Il  mourut  à  Rome  en  1564. 

LVI.  Georges  I  d'Armagnac,  cardinal 
du  titre  deSaint-Nicolas  in  carcere  TulUano, 
fils  de  Pierre,  comte  de  l'Ue-Jourdain,  & 
d'Yolande  de  la  Haye,  né  en  i5oo,  fut  évè- 
que de  Rodez  en  1529,  administrateur  des 
évéchés  de  Vabre  &  de  Lescar  en  i536, 
archevêque  de  Toulouse  en  1 555,  d'Avignon 
en  1577.  Paul  III  l'avait  nommé  cardinal  le 
19  décembre  1544;  il  fut  proclamé  abbé  de 
laGrasse  sur  la  démission  du  cardinal  Carpi. 
Dès  i55o,  Georges  avait  l'administration 
de  l'abbaye,  &  il  la  conserva  jusqu'en  1579 
qu'il  abdiqua  en  faveur  du  suivant. 

LVII.  Guillaume  V  de  Père,  archi- 
diacre de  Rodez,  obtint  la  commende  de  la 
Grasse  par  la  démission  volontaire  de  Geor- 
ges, cardinal  d'Armagnac,  le  11  mars  1579; 
il  se  démit  en  i582,  &  mourut  cette  même 
année. 

—  Georges  d'Armagnac  reprit  la  com- 
mende de  l'abbaye  en  1682;  il  était  alors 
archevêque  d'Avignon,  prévôt  de  Pédillan, 
dans  le  comté  de  Roussillon,  &  en  cette 


NoTn 
9^ 


Note 
9- 


484 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


qualité  seigneur  du  lieu  de  Corneillan,  &c. 
11  abdiqua  entre  les  mains  de  Grégoire  XIII, 
deux  ans  avant  sa  mort,  qui  survint  en 
l585  ;  il  était  âgé  de  quatre-vingt-cinq  ans. 

LVIII.  Georges  II  de  Mandelot,  re- 
ligieux de  Cluny, était  frère  du  gouverneur 
de  Lyon  de  ce  nom,  qui  lui  procura  le 
brevet  du  roi  pour  l'abbaye  de  la  Grasse; 
mais  le  gouverneur  de  Lyon  étant  mort, 
Henri  III  donna  l'abbaye  à  N.  du  Perrat, 
de  Lyon,  &  le  gouvernement  de  cette  ville 
au  duc  de  Nemours;  il  est  douteux  que 
du  Perrat  ait  joui  de  la  commende  de  la 
Grasse;  on  ne  trouve  nulle  mention  de 
lui  dans  les  Catalogues.  On  voit  d'ailleurs 
que  dom  Antoine  de  Saint-Gatien,  ancien 
vicaire  général  des  deux  abbés  précédents, 
fut  commis  par  le  roi  pour  la  régie  du 
temporel,  &  que  les  religieux  de  l'abbaye  le 
nommèrent  vicaire  général  le  5  avril  i588. 
Louis  du  Mas,  de  Narbonne,  fut  nommé 
économe  de  la  mense  abbatiale  le  25  juin. 

LIX.  François  de  Joyeuse,  fils  de 
Guillaume,  vicomte  de  Joyeuse,  &  de 
Marie  de  Batarnay ,  fut  successivement 
archevêque  de  Narbonne  en  i58i,  puis  de 
Toulouse,  &  enfin  de  Rouen  en  i6o5;  il 
avait  été  créé  cardinal  en  i583,  &  fut  aussi 
évêque  de  Sabine  &  d'Ostie,  doyen  du  sacré 
collège,  abbé  commendataire  de  Marmou- 
tier,  de  Fécamp,  du  Mont-Saint-Michel, 
de  Saint-Florent  &  d'Aurillac,  &  pourvu 
de  l'abbaye  de  la  Grasse  en  1590.  François 
se  trouva  à  une  assemblée  capitulaire  des 
religieux  de  cette  abbaye  en  août  1697  où, 
entre  autres  propositions,  il  fut  délibéré 
sur  celle  de  n'admettre  dans  la  suite  aucun 
religieux  dans  l'abbaye  s'il  n'était  noble  & 
conçu  en  légitime  mariage.  En  1601,  après 
la  mort  de  dom  Antoine  de  Saint-Gatien, 
chanibrier,  François  obtintde  ClémentVIII 
l'union  de  cet  office  à  la  mense  abbatiale, 
ce  qui  doubla  le  revenu  de  l'abbé;  il  fut 
convenu  toutefois  que  l'abbé  supporterait 
certaines  charges  de  plus  que  celles  aux- 
quelles il  était  originairement  tenu  ;  la 
baronnie  de  Rivesaltes  était  une  dépen- 
dance de  cet  office.  Sous  son  administra- 
tion, le  8  décembre  1607,  le  monastère  de 
la  Grasse  fut  uni  à  la  congrégation  des 
exempts.  François  de  Joyeuse  mourut  à 
Avignon,  le  23  août  i6i5. 


LX.  Louis  II  de  Nogaret,  cardinal  de 
la  Valette,  fils  de  Jean-Louis  de  Nogaret  de 
la  Valette,  duc  d'Epernon,  &  de  Margue- 
rite de  Foix,  comtesse  de  Candale,  était 
archevêque  de  Toulouse,  abbé  de  Saint- 
Sernin,  de  Saint -Victor  de  Marseille,  de 
Saiut-Mélaine  de  Rennes,  de  Grandselve, 
de  Saint-Vincent  de  Metz,  &  prieur  de 
Saint-Martin  des  Champs,  quand  il  fut 
pourvu  de  l'abbaye  de  la  Grasse,  en  1621. 
Il  mourut  le  28  septembre  1689. 

LXI.  FÉLIX  DE  Savoie,  fils  naturel  de 
Charles-Emmanuel,  duc  de  Savoie,  posséda 
la  commende  de  la  Grasse  pendant  trois 
ans  ;  il  fut  nommé  cardinal  sous  le  nom  des 
Ursins;  mais  il  mourut  en  1648,  peu  de 
temps  après  avoir  reçu  le  chapeau. 

LXII.  Louis  IIÎ  Barbier  de  la  Ri- 
vière, évêque  &  duc  de  Langres,  pair  de 
France,  conseiller  d'Etat,  chancelier  de 
l'ordre  du  Saint-Esprit,  abbé  de  Saint-Père 
de  Chartres,  de  la  Sauve-Majeure,  de  Lire, 
de  Saint-Benoît  sur  Loire  &  d'Aurillac, 
obtint  la  commende  de  la  Grasse  à  la  fin  do 
l'année  1648  par  la  faveurdu  duc  d'Orléans. 
En  1662,  il  introduisit  dans  l'abbaye  la  ré- 
forme de  la  congrégation  de  Saint-Maur, 
malgré  l'opposition  de  dom  Gabriel  le 
Comte  &  de  dom  Antoine  de  Villars  de 
Montfaucon  ;  cette  opposition  fut  jugée  au 
Parlement  de  Toulouse,  &  la  réforme  auto- 
risée par  arrêt  de  la  cour,  en  i663.  Louis 
de  la  Rivière  mourut  le  3o  janvier  1670. 

LXIII.  Louis  IV  d'Anglure  de  Bour- 
LEMONT,  fils  de  Claude  &  d'Angélique 
Diacete,  était  auditeur  de  rote,  lorsqu'il 
fut  nommé  par  le  roi  à  l'abbaye  de  la 
Grasse  ;  il  reçut  ses  provisions  de  Clé- 
ment X,  le  16  novembre  1670.  Au  mois  de 
mars  1679,  il  fut  promu  à  l'évêché  de  Fré- 
jus;  mais  avant  d'avoir  ses  bulles,  il  fut 
désigné  pour  celui  de  Carcassonne  dont  il 
prit  possession  en  janvier  1680.  Louis  fut 
transféré  à  Bordeaux  la  même  année,  &  il 
mourut  le  9  novembre  1697,  à  l'âge  de 
soixante-dix-neuf  ans. 

LXIV.  Anne-Marie-Joseph  de  Lor- 
raine d'Harcourt,  fils  aîné  d'Alphonsc- 
Henri-Charles,  prince  d'Harcourt,  &  de 
Marie-Françoise  de  Brancas,  eut  la  com- 
mende de  l'abbaye  de  la  Grasse,  le  24  dé- 
cembre 1697;  il  ne  prit  possession  que  le 


Noiï 
91 


Note 
9* 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 
uillet 


485 


Note 
93 


3  novembre  1700  &  se  démit  le  i 
1705  pour  se  marier. 

LXV.  Armand  I  Bazin  de  Bezons,  ar- 
chevêque de  Bordeaux,  puis  de  Rouen,  fut 
nommé  abbé  le  14  août  1700,  &  mourut 
le  8  décembre  1721. 

LXVI.  Armand  II  Bazin  de  Bezons, 
neveu  du  précédent,  permuta  l'abbaye  de 
Saint-Jouin  sur  Marne  pour  celle  de  la 
Grasse  en  1721.  Il  fut  fait  évéque  de  Car- 
cassonne  au  mois  de  mars  1780,  &  n'en 
conserva  pas  moins  la  commende  de  l'ab- 
baye jusqu'en  1774. 

LXVII.  Jérôme-Marie  Champion  de 
CiCÉ,  né  à  Rennes  en  1745,  sacré  évéque 
de  Rodez  le  27  avril  1770,  transféré  à 
Bordeaux  en  1781,  fut  pourvu  de  l'abbaye 
de  la  Grasse  en  17805  cette  abbaye  était  en 
économat  depuis  1774;  Jérôme  donna  sa 
démission  en  1785.  [E.  M.] 


NOTE  XCIII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Saint-Pierre  de  Lunas 
'ou  de  Joncels. 

(Diocèse  de  Bézicrs.  ) 

LE  monastère  de  Joncels,  de  l'ordre  de 
Saint-Benoît,  construit  sous  l'invoca- 
tion de  saint  Pierre,  dans  le  territoire  de 
Lunas,  était  situé  sur  la  montagne  à  deux 
lieues  de  Lodève;  on  ne  sait  quelle  fut 
son  origine  non  plus  que  le  nom  de  son 
fondateur;  nous  ne  savons  pas  davantage 
quels  furent  ses  premiers  abbés.  Détruite 
par  les  Sarrasins,  cette  abbaye  fut  rétablie, 
en  85i,  à  la  prière  de  Benoît,  abbé,  par 
Pepiii  II,  roi  d'Aquitaine.  Ce  prince  la 
prit  sous  sa  protection,  comme  on  le  voit 
par  un  diplôme  donné  à  Ponthion  la 
sixième  année  de  son  règne.  A  la  sollicita- 
tion du  même  abbé,  Pépin  gratifia  ce  mo- 
nastère du  territoire  de  Joncels,  qui,  plus 
tard,  lui  a  donné  son  nom.  Le  roi  Eudes, 
sur  les  instances  de  l'abbé  Audegaire,  con- 
firma, en  890,   la   charte  de  Pépin.  Rai- 


mond,  comte  de  Rouergue,  légua  plusieurs 
domaines  à  ce  monastère  en  961.  Adélaïde, 
vicomtesse  de  Provence,  lui  fit,  en  977, 
par  son  testament,  quelques  legs.  Gré- 
goire VII,  Pascal  II,  Innocent  II,  Luce  III 
&  Clément  IV  confirmèrent  ses  posses- 
sions; dès  909,  ce  monatère  était  uni  à 
celui  de  Psalmodi,  ainsi  que  le  prouve  un 
diplôme  de  Charles  le  Simple  confirmant 
les  biens  de  l'un  &  de  l'autre  monastère. 
Malgré  les  tentatives  faites  par  les  reli- 
gieux de  Joncels  pour  se  soustraire  à  cette 
union,  ils  ne  purent  y  réussir  qu'en  1139. 
Au  dixième  siècle  ce  monastère  était  tombé 
en  ruines;  saint  Fulcrand,  évéque  de  Lo- 
dève, le  rétablit  &  lui  légua  en  949  plu- 
sieurs terres  qu'il  avait  dans  le  Rouergue. 
Bernard-Aton  V  légua,  par  son  testament 
du  7  mai  11 18,  à  Raimond,  son  fils  aîné,  le 
château  de  Lunas  &  l'abbaye  de  Joncels 
dont  il  s'était  emparé.  Dans  l'assemblée 
qui  fut  tenue  au  Caylar  en  11 22,  on  dé- 
cida un  différend  qui  s'était  élevé  entre  les 
religieux  de  Joncels  &  ceux  de  Conques  en 
Rouergue,  touchant  l'église  de  Casouls. 
Guillaume  de  Grimoard,  depuis  Urbain  V, 
soumit  l'abbaye  de  Joncels  à  celle  de  Saint- 
Victor  de  Marseille,  par  une  bulle  datée 
de  i366.  Les  calvinistes  pillèrent  &  détrui- 
sirent presque  entièrement  ce  monastère  à 
la  fin  du  seizième  siècle;  tous  les  monu- 
ments qui  y  étaient  conservés  furent  dissi- 
pés, &  ce  n'est  qu'avec  beaucoup  de  peine 
que  dom  Estiennot  a  pu  dresser  la  suite 
des  abbés. 


Abbés  de  Joncels. 

I.  Fructueux  était  abbé  de  Saint-Pierre 
de  Lunas  en  773,  du  temps  de  Charlemagne. 

II.  Benoît,  à  la  sollicitation  duquel  le 
roi  Pépin  II  rétablit  le  monastère  de  Saint- 
Pierre  de  Lunas,  reçut  de  ce  prince  le 
domaine  de  Joncels  dont  l'abbaye  a  pris  le 
nom. 

III.  Audegaire  gouvernaitle  monastère 
de  Joncels  sous  le  règne  du  roi  Eudes;  ce 
prince  confirma  les  privilèges  accordés  par 
Charlemagne  &  Pépin. 

IV.  RagembAUT  est  dit  abbé  des  monas- 
tères de   Psalmodi  &  de  Joncels  dans  un 


Note 
93 


Note 
93 


486 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


diplôme  de  Charles  le  Simple  du  5  juin  909 
ou  915,  selon  la  manière  dont  on  compte 
les  années  du  règne  de  ce  prince. 

V.  GuiTARD  reçut  du  pape  Etienne  un 
bref  dont  nous  n'avons  pas  la  date. 

VI.  Etienne  fut  mis  à  la  tête  de  l'ab- 
baye de  Joncels  par  S.  Fulcrand,  évèque  de 
Lodève,  lorsque  ce  dernier  rétablit  le  mo- 
nastère dont  les  édifices  étaient  tombés  eu 
ruines. 

VII.  Lautard,  abbé  de  Joncels,  passa 
vers  l'an  loi3  à  l'abbaye  de  Conques. 

VIII.  Garnier  était  abbé  de  Psalmodi  & 
de  Joncels,  sous  le  règne  du  roi  Robert. 

IX.  Pons-Eble,  doyen  du  monastère  do 
Gellone,  devenu  abbé  de  Lodève,  gouver- 
nait l'abbaye  de  Joncels  en  1070  &  fut  élu 
par  les  religieux  de  Gellone  prieur  de  Saint- 
Pierre  de  Sauve. 

X.  BÉRENGER  I  réunissait  les  deux  titres 
d'abbé  de  Psalmodi  &  d'abbé  de  Joncels 
en  1076,  quand  il  reçut  la  donation  de 
Bérenger-Guillaume  8i  de  sa  femme  Lu- 
piana,  qui  gratifièrent  l'abbaye  du  don  de 
l'église  de  Sainte-Cécile,  située  au-dessous 
du  château  de  Loupian.  En  1098,  Urbain  II 
ordonna,  par  un  bref  daté  de  Rome  le 
I"'  mai,  que  le  monastère  de  Joncels  serait 
désormais  soumis  an  gouvernement  &  à  la 
juridiction  de  l'abbé  de  Psalmodi. 

XI.  BÉRENGER  II  était  abbé  de  Joncels 
en  ii35;  il  reçut  alors  une  bulle  d'Inno- 
cent II  qui,  se  conformant  à  celles  de  ses 
prédécesseurs  Grégoire  VII  8:  Pascal  VI, 
confirme  &  dénombre  les  églises  &  les 
biens  annexés  à   ce   monastère. 

XII.  Guillaume  I  obtint,  en  1139,  pour 
Joncels,  son  entière  indépendance  du  mo- 
nastère de  Psalmodi,  &  donna,  en  ii5l, 
à  Guiraud,  abbé  de  la  Sauve,  la  dîme  de 
Rafègue. 

XIII.  Bernard  I  est  dit  abbé  de  Joncels 
dans  le  cartulaire  de  Gellone  en  l'année 
Il58;  cinq  ans  après,  il  termina  comme 
arbitre  un  procès  soutenu  par  Richard, 
abbé  de  Gellone,  &  Géraud  Geraldi,  sur 
les  droits  de  justice  du  château  de  Verdun. 
Il  est  encore  cité  en  1178. 

XIV.  DÉODAT  DE  Clermont  fut  élu 
par  les  religieux  abbé  de  Joncels  en  1174; 
mais  son  élection  ne  parut  pas  régulière 
à  l'évêque  de  Béziers  qui  la  déclara  nulle. 


Cette  sentence  n'empêcha  pas  Déodat  de 
conserver  son  titre.  A  la  suite  de  plusieurs 
pourparlers  &  à  l'instigation  de  l'archidia- 
cre &  du  grand  chantre  de  l'église  de  Saint- 
Nazaire ,  l'évêque  se  réconcilia  avec  les 
religieux  &  bénit  solennellement  Déodat, 
dans  l'église  cathédrale,  le  10  mars  1180. 

XV.  Guillaume  II  était  abbé  de  Jon- 
cels en  1189.  Le  nécrologe  de  Cassan  mar- 
que le  jour  de  sa  mort  au  5  août,  sans 
désigner  l'année. 

XVI.  Hugues  de  Gignac  était  abbé  en 
1200. 

XVri.  Bernard  II  de  Magalad  était 
abbé  de  Joncels  en  1204.  Cet  abbé  se 
trouve  cité,  en  1212,  dans  des  chartes  de 
l'église  de  Lodève;  parvenu  à  un  grand 
âge,  ses  infirmités  l'obligèrent  à  abdiquer, 
&  il  approuva  l'élection  qui  venait  d'être 
faite  de  Raimond  de  Clairan  pour  son  suc- 
cesseur. 

XVIII.  Raimond  I  de  Clairan,  reli- 
gieux de  la  Sauve,  fut  élu  par  ceux  de 
Joncels  après  la  démission  de  Bernard,  qui 
sollicita  l'évêque  de  Béziers  de  confirmer 
l'élection  de  son  successeur. 

XIX.  Pierre  I  de  Deux-Maisons,  fils 
d'un  seigneur  voisin  de  Joncels,  était  abbé 
de  ce  monastère  en  1236.  Il  fit  une  acqui- 
sition en  1237. 

XX.  JOURDAN    DE    MONTPAON    fut    élu 

abbé  de  Joncels  en  i258;  il  refusa  de  re- 
connaître la  juridiction  de  l'évêque  do 
Béziers,  pour  ne  pas  préjudicier,  disait-il, 
aux  privilèges  accordés  par  les  papes  à  son 
monastère;  l'affaire  ayant  été  portée  de- 
vant le  pape,  Alexandre  IV  confirma  l'élec- 
tion de  Jourdan  &  ordonna  à  l'évêque  de 
le  bénir,  sinon  Jourdan  se  présenterait  à 
l'évêque  de  Rodez.  En  conséquence,  ce 
dernier  fit  la  cérémonie  &  reçut  le  serment 
de  Jourdan,  au  mois  de  janvier  1269.  Jour- 
dan se  trouva,  le  21  octobre  1261,  à  l'élec- 
tion de  Bernard  de  la  Tour,  abbé  de  Vabre  ; 
en  1266,  il  reconnut  tenir  en  fief  d'Al- 
phonse, comte  de  Poitiers  &  de  Toulouse, 
le  monastère  de  Joncels  avec  ses  dépen- 
dances. 

XXI.  Arrasat  était  abbé  de  Joncels  en 
1283. 

XXII.  Angussac  vivait  en  1296.  Peut- 
être  n'est-il  pas  différent  du  précédent. 


Note 
93 


Note 
93 


KOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


487 


XXIII.  Guillaume  III  Frédol  assista 
au  concile  de  Béziers,  le  29  octobre  1299. 
Il  adhéra  à  l'appel  fait  par  Philippe  le  Bel 
au  concile  général,  en  i3o3,  dans  l'assem- 
blée de  Montpellier. 

XXIV.  Guillaume  W  de  Roquelon- 
GUE  succéda  à  Guillaume-Frédol. 

XXV.  Jean  I  Gombaud  reconnut,  en 
i3o7,  tenir  son  monastère  &  ses  dépendan- 
ces en  fief  du  roi  de  France,  lequel  prit 
l'abbé  &  son  monastère  sous  sa  protection 
spéciale.  Il  mourut  en  i33i. 

XXVI.  Jean  II  Jean  fut  nommé  par  le 
pape  Jean  XXII  à  l'abbaye  de  Joncels,  en 
i332;  il  était  docteur  en  droit  civil  &  canon. 
Il  a  laissé  un  ouvrage  manuscrit  sur  le  droit 
canon. 

XXVII.  JoBELiN  fut  présent,  le  28  juil- 
let i344,  à  l'hommage  de  Marguerite  de 
Mostuéjols,  veuve  de  Matfred  de  Casillac, 
chevalier. 

XXVIII.  AdÉMAR  était  abbé  de  Joncels 
en  1345. 

XXIX.  Pierre  II  de  Roays,  prieur  de 
Canaux,  dans  le  diocèse  de  Vabre,  fut  créé 
abbé  de  Jonct-ls  par  une  bulle  du  pape 
Innocent  VI,  datée  d'Avignon,  la  neuvième 
année  de  son  pontificat.  Le  9  février  i362, 
il  présida  le  chapitre  provincial  des  moines 
noirs.  Dans  un  chapitre  général  des  béné- 
dictins des  provinces  de  Narbonne,  Auch 
iîi  Toulouse,  tenu  à  Lavaur,  en  i368,  dans 
la  maison  des  frères  mineurs,  &  où  il  fut 
élu  président,  on  décida  qu'il  remettrait 
audit  chapitre  l'exemplaire  de  la  règle  & 
des  constitutions  de  Saint-Benoît,  glosé  & 
commenté  parle  pape  Benoît  XII,  &  qui 

-  était  resté  entre  les  mains  de  Pierre,  an- 
cien abbé  de  Saint-Chinian,  diocèse  de 
Saint-Pons;  lequel  exemplaire  serait  con- 
servé avec  soin  à  Carcassonne  jusqu'au  cha- 
pitre suivant  qu'on  devait  y  tenir.  Pierre 
était  encore  abbé  de  Joncels,  en  1384,  selon 
dom  Estiennot. 

XXX.  Armand  I,  appelé  par  erreur  Ar- 
naud dans  les  actes  du  concile  de  Pise, 
succéda  à  Pierre;  il  fit  quelques  acquisitions 
pour  son  monastère,  en  1407,  &  envoya 
un  procureur  à  Pise  en  1409. 

XXXI.  Raimond  II  fut  le  successeur 
d'Armr.nd.  Il   se  démit  ou  mourut  en  1434. 

XXXII.  Gui  de  Saint-Baudile,  prieur 


de  Saint-Barthélémy  de  Lodève,  devint 
abbé  de  Joncels  en  vertu  d'un  bref  du  pape 
Eugène  IV,  donné  à  Florence  le  19  juillet 
1434.  Il  est  mentionné  dans  les  archives  de 
l'église  de  Vabre  en  1442;  il  vivait  encore 
en  1448  &  il  assista  au  chapitre  général  des 
bénédictins,  tenu  à  Béziers,  le  mercredi 
l"  mai  de  cette  année. 

XXXIII.  Guillaume  V  de  Saint-Ju- 
lien. 

XXXIV.  Guillaume  VI  d'Estoute- 
VILLE,  cardinal,  évèque  de  Lodève,  fut  le 
premier  abbé  commeiidataire  de  Joncels, 
en  1464. 

XXXV.  Armand  II  de  Rohan  était  abbé 
en  1456.  Il  obligea  les  habitants  de  Joncels 
à  lui  payer,  d'après  un  ancien  usage,  qua- 
rante livres  tournois  pour  son  joyeux  avè- 
nement. 

XXXVI.  Bernard  III  du  Verger, 
chanoine  de  Narbonne,  est  désigné  dans 
les  archives  de  Montpellier  en  qualité 
d'administrateur  perpétuel  de  l'abbaye  de 
Joncels,  en  1477.  Nommé  abbé,  il  eut  de 
longues  discussions  avec  Antoine  de  The- 
san,abbé  de  Villemagne;  leur  différend 
fut  porté,  en  1484,  au  parlement  de  Tou- 
louse. Bernard  mourut  en  1488. 

XXXVII.  Olivier  I  de  Montfaucon, 
successeur  de  Bernard,  présida  aux  cha- 
pitres généraux  des  bénédictins  dans  les 
années  1490,  1495  &  I499. 

XXXVIII.  Pierre  III  Raimond  était 
abbé  en  l5oo. 

XXXIX.  François  I  d'Augne,  conseiller 
8j  aumônier  de  la  reine,  prêta  serment  de 
fidélité  au  roi  en  i5o3. 

XL.  Olivier  II  Alrerti  ,  religieux 
de  Sorèze,  fut  élu  abbé  de  ce  monastère 
au  commencement  du  seizième  siècle  ; 
mais  il  eut  des  concurrents  auxquels  il 
fut  obligé  de  céder  son  droit  moyennant 
une  pension.  Il  devint  abbé  de  Joncels 
en  i5i2. 

XLI.  Jacques  de  Lautrec,  fils  de  Si- 
mon, seigneur  de  Saint-Germier,  était  abbé 
de  Joncels  le  16  février  1542. 

XLII.  François  II,  cardinal  de  Tour- 
non,  archevêque  d'Auch,  jouit  de  l'abbaye 
de  Joncels  en  conimende,  depuis  1546  jus- 
qu'en 1557. 

XLIII.  Pierre  IV  d'Espinac  obtint  la 


Note 
93 


Note 
93 


488 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
94 


commende  depuis  i56o  jusqu'en  1369,  où  il 
fut  pourvu  du  décanat  de  l'église  &  ensuite 
de  l'archevêché  de  Lyon. 

XLIV.  Paul  de  Foix,  abbé  depuis  iSyo 
jusqu'en  1596. 

XLV.  Henri  de  Thesan  était  tout  à  la 
fois,  en  1616,  archidiacre  de  Saint-Pons  de 
Thomières  &  abbé  de  Joncels.  Il  se  démit 
en  faveur  du  suivant,  en  1645. 

XLVI.  Joseph-Gabriel  DE  Thesan  du 
PUJOL  conserva  la  commende  de  1645  jus- 
qu'en 1686.  C'est  à  tort  que  les  auteurs  du 
GaUia  Chrîstiana  font  deux  abbés  de  ce 
personnage. 

XLVII.  N.  François  de  Batailler,  de 
l'ordre  des  capucins,  évêque  de  Bethléem, 
fut  pourvu  en  commende  de  l'abbaye  de 
Joncels,  au  mois  d'aoiit  1686.  Il  permuta 
cette  abbaye,  au  mois  de  mai  1693,  pour 
celle  de  la  Boisière,  avec  Jean-François  de 
Brizay,  évêque  de  Comminges,  &  mourut  à 
Paris  le  22  juin  1701,  âgé  de  quatre-vingt- 
quatre  ans. 

XLVIII.  Jean  III  François  de  Brizay 
DE  Denonville,  évêque  de  Comminges, 
abbé  de  Joncels  en  1693;  mourut  à  Com- 
minges en  17 10. 

XLIX.  Jean  IV  Joseph  de  Massillan 
fut  nommé  par  le  roi  le  25  juillet  1710. 

L.  N.  Bon  de  Villevers  fut  pourvu  de 
l'abbaye  en  1737. 

LI.  N.  DE  Baussu  fut  nommé  abbé  en 
1777.  [E.  M.] 


NOTE   XCIV 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Saint-Pierre  de  Léjat. 

(Diocèse  de  Rieux.) 

L'abbaye  de  Saint-Pierre  de  Lézat,  ordre 
de  Saint-Benoît,  était  située  dans  le 
pays  de  Foix,  sur  la  petite  rivière  de  Lèze, 
à  laquelle  elle  doit  son  nom.  Elle  fut 
d'abord  dédiée  aux  SS.  a])ôtres  Pierre  & 
Paul.  On  ajouta  plus  tard    à  ces  patrons 


saint  Antoine  dont  l'église  de  Lézat  pré- 
tendait avoir  des  reliques'. 

On  ne  possède  aucun  renseignement  au- 
thentique sur  cette  abbaye  avant  l'année 
940;  elle  était  alors  soumise  à  celle  de 
Cluny.  A  la  fin  du  dixième  siècle,  elle  se 
sépara  de  son  chef  d'ordre  pour  se  sou- 
mettre à  l'abbaye  de  Cuxa,  en  Roussillon. 
Sous  cette  nouvelle  direction,  l'importance 
de  l'abbaye  de  Lézat  ne  tarda  pas  à  s'ac- 
croître :  elle  acquit  de  nombreux  prieurés 
parmi  lesquels  nous  signalerons  ceux  de 
Saint-Béat  &  de  Saint-Germier  de  Muret, 
qui  dans  le  principe  étaient  de  petits  mo- 


'  Voici  ce  que  dit  à  ce  sujet  dom  Martène  :  «  Les 
religieux  de  Lézat  nous  reçurent  avec  le  plus  grand 
accueil  du  monde...  ils  nous  firent  voir  un  ancien 
cartulaire  fort  beau...  ce  fut  dans  ce  cartulaire  que 
nous  apprîmes  qu'il  y  a  plus  de  huit  cents  ans  que 
l'on  croit  à  Lézat  être  en  possession  du  corps  de 
saint  Antoine,  abbé,  père  de  tant  de  saints  soli- 
taires d'Egypte.  On  y  montre  encore  ses  reliques, 
auxquelles  il  y  a  beaucoup  de  dévotion  dans  le 
pays;  il  s'y  fait  même  plusieurs  miracles,  &  autre- 
fois le  parlement  de  Toulouse  faisoit  jurer  sur  ces 
reliques  pour  connoître  la  vérité.  La  tradition  du 
monastère  est  que  ce  fut  deux  religieux  de  la  mai- 
son qui,  étant  allés  en  Orient,  enlevèrent  le  corps 
de  saint  Antoine  &  l'apportèrent  à  Lézat.  Cepen- 
dant on  prétend  l'avoir  au  diocèse  de  'V'ienne,  dans 
une  abbaye  qui  porte  son  nom  &  qui  est  chef 
d'ordre.  La  ville  d'Arles  croit  aussi  l'avoir.  On  y 
montre  une  très-belle  châsse  dans  laquelle  on  pré- 
tend que  sont  ses  reliques,  dont  les  magistrats  ont 
la  clef;  &  on  dit  que  lorsque  les  religieux  de  Saint- 
Antoine  de  Vienne,  qui  originairement  n'étoient 
que  des  hospitaliers  destinés  à  secourir  les  malades 
du  feu  de  Saint-Antoine,  érigèrent  leur  maison  en 
abbaye  &  prirent  la  règle  de  Saint-Augustin,  les 
religieux  du  Mont-Majour,  auxquels  Us  avoient 
été  soumis  jusqu'alors,  voyant  qu'ils  avoient  secoué 
leur  joug,  emportèrent  le  corps  de  saint  Antoine 
en  se  retirant,'  comme  un  bien  qui  leur  apparte- 
noit,  &  le  déposèrent  dans  une  paroisse  de  leur 
dépendance.  C'est  affaire  aux  critiques  d'exercer 
leur  plume  sur  une  si  belle  matière  &  de  nous  dé- 
velopper les  difficultés  qui  s'y  rencontrent.  On 
montre  encore  à  Lézat  le  chef  de  saint  Vincent, 
martyr,  celui  de  saint  Aubin,  &  dans  la  paroisse 
du  lieu  une  sainte  épine,  où  il  y  a  une  inscription 
écrite  du  temps  de  saint  Louis'.  » 


'    Voyag:e   Hitcraire    de    deux   religieux   bénédictins, 
II,  p.  35. 


Note 
94 


Note 
94 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


489 


nastères  plus  anciens  que  l'abbaye  de  Léz;it. 
Cette  dernière  revint  néanmoins  sous  la 
dépendance  de  Cluny,  à  la  fin  du  onzième 
siècle,  &  elle  ne  cessa  de  lui  être  soumise 
que  pour  passer  sous  la  règle  de  S.  Benoît. 
L'église  de  Lézat  fut  rebâtie  en  entier,  vers 
1040,  par  Bernard,  évêque  de  Conserans, 
aidé  de  plusieurs  personnages  qui  contri- 
buèrent à  cette  œuvre  de  leurs  propres 
deniers.  Le  cartulaire  de  Lézat  fut  copié, 
au  dix-septième  siècle,  parles  soins  du  pré- 
sident Doat;  la  copie  forme  cinq  volumes 
in-folio  qui  portent  aujourd'hui  les  n""  98 
à  102  de  la  collection  Doat.  Le  cartulaire 
original,  parvenu  à  la  Bibliothèque  natio- 
nale en  1793,  se  trouve  lui-même  dans  cet 
établissement  &  porte  le  n"  9189  du  fonds 
latin.  Notons  en  passant  que  plusieurs  des 
chartes  qui  se  rapportent  aux  premiers 
temps  de  cette  abbaye  &  inscrites  dans  ce 
cartulaire,  ne  sont  pas  d'une  authenti- 
cité irréprochable.  Les  auteurs  du  GalUa 
Christiana  ont  fait  figurer  sur  leur  liste 
des  abbés  de  Lézat  un  Hugues  I  qui  nous 
paraît  être  le  même  que  l'abbé  nommé  par 
eux  Hugues  II;  un  Benoît  I  qui  ne  nous 
paraît  pas  différent  de  Benoît  II.  Ils  no- 
tent encore  deux  abbés  du  nom  de  Guarin, 
quand  il  nousçemble  n'y  en  avoir  eu  qu'un 
seul,  à  considérer  les  époques. 

Abbés  de  Lé-^at. 

ASTARES,  AURÉOLUS,  ViDIANUS  &  AS- 
NARius,  considérés  comme  les  premiers 
abbés  de  Saint-Pierre  de  Lézat,  doivent 
être  retranchés  de  la  liste,  leur  existence 
ne  nous  étant  révélée  que  par  des  docu- 
ments qui,  si  l'on  s'en  rapportait  à  leurs 
notes  chronologiques,  remonteraient  à  une 
époque  antérieure  à  la  fondation  de  l'ab- 
baye. Il  est  probable  que  plusieurs  de  ces 
personnages  étaient  abbés  non  de  Lézat, 
mais  de  quelques-uns  des  petits  monastères 
plus  ancien  qui,  comme  celui  de. Saint- 
Béat,  lui  furent  soumis  à  titre  de  prieurés. 

I.  Adasius,  abbé  de  Sarlat,  fut  adjoint  à 
S.  Eudes  ou  Odon,  abbé  de  Cluny,  dans  le 
gouvernement  des  monastères  de  cet  ordre; 
il  fut  chargé  de  l'administration  de  l'ab- 
baye de  Lézat,  qui  avait  néanmoins,  dit-on, 
un  abbé  particulier. 


II.  Daniel  était  abbé  particulier  de 
Lézat  en  945. 

III.  Guarin  ou  Warin,  qui  fut  tout  à 
la  fois  abbé  de  Cuxa,  de  Lézat,  d'Alet,  de 
Saint-Hilaire  &  du  Mas-Garnier,  figure 
comme  abbé  de  Lézat  en  960  &  en  963; 
il  assista,  en  970,  à  la  translation  des  reli- 
ques de  saint  Hilaire,  faite  par  les  soins 
de  Roger,  seigneur  de  Carcassonne.  Guarin 
mourut  en  980. 

IV.  Eudes  I,  nommé  dans  une  charte 
citée  pardom  Estiennot,  succéda  à  Guarin. 

V.  Hervé.  On  a  peu  de  renseignements 
sur  Arvé  ou  Hervé  qu'on  lui  donne  pour 
successeur. 

VI.  Aton  I  ou  Atton  succéda  à  Hervé. 

VII.  AmÉlius  est  cité  dans  une  charte 
du  cartulaire  vers  990. 

VIII.  Benoît  vivait  en  991  ;  il  était  en- 
core abbé  en  l'an  1000. 

IX.  Hugues  succéda  à  Benoît  en  looi, 
comme  on  le  voit  dans  une  donation  faito 
par  Roger,  comte  de  Carcassonne,  &  par 
Adéla'ide,  sa  femme. 

X.  Gaucelin  est  cité  dans  une  dona- 
tion faite  à  Saint-Pierre  &  à  Saint-Antoine 
de  Lézat  par  le  prêtre  Adalbert,  du  temps 
du  roi  Robert. 

XI.  AiMERY,  nommé  en  1020,  reçut  pour 
son  monastère,  vers  1024,  la  donation  d'une 
terre  située  dans  le  diocèse  de  Toulouse. 

XII.  Aton  II  fut  en  même  temps  abbé  de 
Lézat  &  du  Mas-d'Azil;  voyant  que  les  sei- 
gneurs laïques  s'emparaient  impunément 
des  biens  du  monastère,  il  eut  recours,  de 
concert  avec  ses  confrères,  à  l'autorité  du 
comte  de  Carcassonne  Raimond-Guillaume, 
auquel  il  céda  la  moitié  des  terres  que  ce 
comte  lui  ferait  restituer. 

XIII.  GuiRAUD  reçut  en  io35  la  dona- 
tion d'une  église  de  Saint-Vincent  faite  à 
son  abbaye. 

XIV.  Bernard  I  Raimond  Pelet,  évê- 
que de  Conserans,  était  abbé  de  Lézat  en 
io36.  Il  fut  présent  à  la  dédicace  de  l'église 
de  Girone,  rebâtie  en  io38,  &  fit  rebâtir 
lui-même  celle  de  Lézat. 

XV.  Pons  I  fut  nommé  abbé  de  Lézat 
par  S.  Hugues,  abbé  de  Cluny,  vers  1073; 
il  gouvernait  également  l'abbaye  du  Mas- 
d'Azil  &  était  encore  abbé  en  1081. 

XVI.  Seguin,  abbé  en  1084,  se  rendit 


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94 


Note 
94 


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NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


au  concile  de  Clermont,  en  1093,  pour  se 
plaindre  de  l'abbé  &  des  religieux  de  Saint- 
Pierre  de  la  Court,  qui  refusaient  de  re- 
connaître son  autorité.  Il  vivait  encore 
en  1 100. 

XVII.  GÉRAUD  ou  GuiRAUD  était  abbé 
de  Lézat  en  1102,  trois  ans  après  la  prise 
de  Jérusalem.  Il  céda,  en  iio5,  à  l'abbé  de 
Moissac  ses  droits  sur  l'abbaye  de  Saint- 
Pierre  de  la  Court  ou  du  Mas-Garnier. 

XVIII.  Eudes  II  de  Bajeras  écrivit, 
en  1 106,  au  pape  Pascal  II  pour  lui  exposer 
les  motifs  qu'avait  eus  son  prédécesseur  da 
céder  l'abbaye  du  Mas-Garnier  à  celle  de 
Moissac.  Il  reçut,  en  iii5,  de  Guillaume, 
comte  de  Toulouse  &  d'Aquitaine,  un  ter- 
rain dans  le  faubourg  de  Toulouse,  devant 
la  porte  du  château  Narbonnais,  pour  y 
fonder  un  prieuré  dédié  à  saint  Antoine. 
Eudes  vivait  encore  en  juillet  1127. 

XIX.  Guillaume  I  Raimond  d'Espel 
obtint,  en  1127,  d'Alphonse,  comte  de  Tou- 
louse, duc  de  Narbonne  &  marquis  de  Pro- 
vence, un  terrain  situé  devant  le  château 
Narbonnais,  pour  y  planter  une  vigne.  Le 
nom  de  Guillaume  figure  dans  des  actes 
jusqu'en  1 13]. 

XX.  Guillaume  II  Ravad  était  prieur 
lorsqu'il  fut  élu  abbé  en  iiSy.  Il  est  fait 
mention  de  lui  en  1140  au  mois  de  juin,  & 
en  1142  au  mois  de  juillet. 

XXI.  Aton  III  est  cité  dans  des  actes  de 
1146,  1149,  II 54  &  1166. 

XXII.  Guillaume  III  de  Castelnau 
était  en  même  temps  prieur  de  la  Daurade 
&  abbé  de  Lézat  au  mois  d'août  1168.  Il 
transigea,  en  1176,  avec  Guillaume  de  Saint- 
Clair,  prieur  de  Saint-Germier  de  Muret, 
&  termina  comme  arbitre,  en  1180,  un  dif- 
férend entre  Pierre  de  Recessac  &  Bernard, 
prieur  de  l'église  de  Saint-Antoine. 

XXIII.  Raimond  I  Gautier,  qui  est  cité 
comme  abbé  au  mois  de  mai  1189,  transi- 
gea avec  Géraud  de  Saint-Marcel,  en  1 198, 
&  vivait  encore  en  décembre  1209. 

XXIV.  Guillaume  IV  Pons  conféra, 
au  mois  de  décembre  1209,  à  un  religieux 
nommé  Pons,  l'église  &  la  maison  de  Saint- 
Pierre  de  Rebac. 

XXV.  Pierre  I  de  Pêne  inféoda  plu- 
sieurs domaines  en  novembre  1214.  Il  vivait 
encore  en  1218. 


XXVI.  Raimond  II  de  Montpézat 
était  abbé  en  1223.  Eudes  de  Saint-Médard 
lui  céda  tous  ses  droits  sur  les  alleux  & 
sur  le  territoire  de  Marsac.  Raimond  passa 
à  l'abbaye  de  Moissac  en  1229. 

XXVII.  Bernard  II  de  Sarrante  pro- 
mit obéissance,  en  1229,  à  Raimond,  abbé 
de  Moissac.  Il  conféra,  en  i233,  l'église  de 
Saint-Antoine  de  Toulouse  à  Sanche-Ané- 
rius  de  Sarrante  &  transigea,  en  1241,  avec 
Fortanier  de  Scado':^,  commandeur  de  la 
maison  des  templiers  du  Mont-Salins. 

XXVIII.  Pierre  II  de  Dalbs  était  prieur 
de  la  Daurade  en  i238.  Il  fut  élu  abbé  de 
Lézat  en  1241,  au  mois  de  mai.  Le  10  mars 
1243,  il  reçut  l'hommage  de  Jourdain  de 
Saint-Médard;  en  1244,  ceux  de  Roger, 
comte  de  Foix,  &  de  Guillaume  de  Puy 
Auriol,  pour  les  fiefs  qu'ils  tenaient  de 
l'abbaye.  Il  conféra,  en  1243,  le  prieuré  de 
Montesquieu  à  Arnaud  de  Belfage  &  l'obli- 
gea de  rebâtir  l'église  &  les  maisons.  Cet 
abbé  obtint,  en  I25i,  du  pape  Innocent  IV 
l'autorisation  de  se  servir  des  ornements 
pontificaux,  &  mourut  en  1234.  11  avait 
fait  transcrire  en  un  cartulaire  les  princi- 
paux titres  de  son  abbaye. 

XXIX.  GÉRARD  de  Villeneuve  fit  ren- 
dre, en  1255,  une  sentence  arbitrale  par 
laquelle  le  monastère  de  la  Grâce -Dieu 
était  condamné  à  rendre  hommage  à  celui 
de  Lézat  pour  quelques  territoires  dénom- 
més dans  l'acte.  Il  reçut,  en  février  1256, 
l'hommage  de  Roger,  comte  de  Foix,  pouT 
les  fiefs  de  Lézat  &  de  Sauveterre.  Gérard 
est  encore  cité  dans  des  chartes  de  1262  & 
de  1265. 

XXX.  Pierre  III  de  Bignac  donna  un 
domaine  en  fief  en  1263. 

XXXI.  Aiguillon  (Aculeus)  était  abbé 
en  1266.  Il  confirma,  en  1284,  le  partage 
fait  entre  l'abbé  Pierre  de  Dalbs  &  Roger, 
comte  de  Foix.  Aiguillon  gouvernait  en- 
core en  1290. 

XXXII.  Raimond  III  de  Baur  fut  élu 
en  1293  Si  mourut  en  1298. 

XXXIII.  Guillaume  V  Hunaud  de 
Lantar  accorda,  au  mois  d'août  1299,  à 
Bernard,  prieur  de  Muret,  le  pouvoir  de 
transiger  avec  Bernard  de  Comminges,  che- 
valier, seigneur  de  Lenthenac.  Il  ratifia, 
en  i3o2,  le  paréage  fait  par  l'abbé  Pierre 


Note 
94 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


491 


de  Dalbs,  reçut  en  iSoy,  dans  son  monas- 
tère, le  pape  Clément  V,  fit,  en  l3il,  la 
visite  des  monastères  de  Fussignac  &  de 
Pardinian,  &  construisit  le  cloître  de  Lé- 
zat.  Guillaume  fut  élu  évêque  de  Tarbes 
en  i3i6;  il  fonda  en  cette  qualité  deux 
chapelles  dans  le  monastère  de  Lézat. 

XXXIV.  Pons  II  de  Villemur  fut  élu 
abbé  en  i3i6.  Le  pape  le  commit,  en  iSzS, 
pour  accorder  les  chanoines  de  Toulouse 
&  les  curés  des  diocèses  de  Mirepoix  &  de 
Saint-Papoul,  par  rapport  aux  redevances 
qu'ils  avaient  coutume  de  payer  au  prévôt 
de  Saint-Etienne.  Envoyé  par  le  pape,  en 
i362,  à  Conserans  pour  y  rétablir  la  paix 
dans  le  clergé,  Pons  fut  élu  malgré  lui  évê- 
que de  cette  ville  le  10  décembre.  En  i368 
il  se  fit  préparer  un  tombeau  dans  la  cha- 
pelle de  Saint-Benoît  de  l'église  de  Lézat, 
où  il  fut  inhumé. 

XXXV.  BÉRENGER  fut  envoyé,  en  iSyS, 
en  Italie  par  Grégoire  XI  pour  ramener  les 
Florentins  à  l'obéissance  qu'ils  devaient  au 
souverain  pontife. 

XXXVI.  Guillaume  VI  Rigaud  est 
cité  en  1378  &  en  1391  dans  des  chartes 
de  l'église  de  Toulouse.  Il  fit,  en  1402,  la 
visite  des  prieurés  dépendant  de  l'abbaye, 
&  envoya,  en  Î409,  un  procureur  au  con- 
cile de  Pise. 

XXXVII.  M.  n'est  connu  que  par  la  pre- 
mière lettre  de  son  nom.  Il  présenta,  en 
1416,  à  l'église  paroissiale  de  Lézat. 

XXXVIII.  Pierre  IV  de  Foix,  cardinal, 
est  qualifié  abbé  de  Lézat  dans  un  acte  de 
l'église  de  Rieux  en  1419  &  dans  un  autre 
de  1424. 

XXXIX.  Dominique  appela  d'une  sen- 
tence portée  contre  lui  &  ses  religieux 
par  l'official  de  Rieux  &  la  fit  annuler  le 
23  juillet  1427  par  Martial  Fournier,  élu 
évêque  d'Evreux. 

XL.  Guillaume  VII  Rigaud  succéda 
en  1429  à  Dominique.  Le  pape  Martin  V 
le  commit,  le  21  août  i43o,  pour  absoudre 
le  chapitre  de  Mirepoix  d'une  excommu- 
nication qu'il  avait  encourue  pour  n'avoir 
pas  tenu  compte  de  trois  sentences  pro- 
noncées contre  lui.  Il  exerça  les  fonctions 
d'abbé  jusqu'en  1430. 

XLI.  SiCARD  Squivat,  successeur  de 
Guillaume,  décéda  en  1455. 


XLII.  Guillaume  VIII  Garsias  de 
Benque  succéda  à  Sicard. 

XLIII.  Garsias  de  Merlet,  frère  du 
précédent,  &  Olivier  de  Morlhon  furent 
élus  tous  les  deux  par  le  chapitre  divisé. 
Leur  compétition  fut  portée  devant  les 
évêques  de  Rodez,  de  Saint-Papoul,  de 
Montauban,  &  l'abbé  de  Saint-Sernin, 
commis  à  cet  effet  en  1460  par  Pie  II.  Oli- 
vier perdit  son  procès  &  céda  tous  ses 
droits  à  Garsias,  le  21  avril  1464,  moyen- 
nant une  pension  de  deux  cents  écus  d'or. 

XLIV.  Mathieu  de  Nardogarsia, 
protonotaire  apostolique,  fut  nommé,  en 
1478,  administrateur  perpétuel  de  l'abbaye, 
&  mourut  en  voyage  en  1483.  Il  est  appelé 
de  Nagartia  ou  de  Nasquartia  dans  les 
Notes  de  Gaignières. 

XLV.  Pierre  V  de  Foix,  cardinal  du 
titre  des  SS.  Côme  &  Damien,  légat  a  la- 
iere  &  nonce  du  pape,  succéda  à  Mathieu 
en  i486  &  mourut  en  1490.  Après  sa  mort, 
Pierre  Brun,  religieux  profès  du  monas- 
tère, prieur  de  Saint-Germier  de  Muret, 
fut  élu  abbé  par  une  partie  du  chapitre; 
mais  son  élection  fut  sans  effet. 

XLVI.  Jean  I  de  Pardailhan,  cha- 
noine de  Conserans,  fut  institué  adminis- 
trateur du  monastère  de  Saint-Pierre  do 
Lézat,  le  18  janvier  1491.  Après  sa  mort, 
les  religieux  divisés  ayant  élu  deux  abbés, 
l'abbé  de  Cluny  nomma  le  suivant. 

XLVII.  Nicolas  de  Moissac,  reli- 
gieux, licencié  en  décrets,  fut  pourvu  par 
Jacques  d'Amboise,  abbé  de  Cluny,  le  5 
avril  i5oi,  &  prit  possession  le  12  juillet. 

XLVIII.  Aman  ou  Amanieu  d'Albret, 
cardinal-diacre  du  titre  de  Saint-Nicolas, 
était  abbé  en  1604,  lorsque  Jules  II  ac- 
corda des  indulgences  à  ceux  qui  visite- 
raient le  monastère  de  Lézat  les  jours  da 
la  fête  &  des  translations  de  S.  Antoine. 
Il  mourut  en  décembre  i520. 

XL IX.  Louis  I  Canosse,  évêque  de 
Bayeux,  obtint  la  commende  en  i52i. 

L.  Hercule  de  Gonzague,  cardinal, 
se  démit  en  i536  entre  les  mains  du  papo 
Paul  III,  en  faveur  du  suivant. 

LI.  Augustin  Trivulce,  cardinal-dia- 
cre, obtint  ses  bulles  le  1 1  avril  i537  &  prit 
possession  le  16  août.  Il  conféra  une  pré- 
bende dans  l'église  de  Lézat,  le  25  juin  1542, 


Note 
94 


Note 
94 


492 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


LII.  Charles  I  Trivulce,  cardinal, 
succéda  à  Augustin  en  i543. 

Lin.  François,  comte  de  Taurel, 
Italien,  avait  d'abord  administré  l'abbaye 
du  vivant  des  cardinaux  Augustin  &  Char- 
les Trivulce,  par  provisions  de  la  cour  de 
Rome  du  1 1  septembre  i538.  Il  était  fort  lié 
avec  Pierre  de  Donaud,  religieux  de  Lézat, 
docteur  du  collège  de  Navarre  &  depuis 
évêque  de  Mirepoix.  Il  mourut  en  iSyç  & 
fut  inhumé  devant  le  grand  autel. 

Après  sa  mort,  le  monastère  fut  sans 
abbé  jusqu'en  iSçS. 

LIV.  Bertrand  de  Bertier  prit  pos- 
session le  16  juillet  1593,  mais  comme  il 
fut  troublé,  il  obtint  de  nouvelles  bulles 
le  9  juin  1599  &  reprit  possession  le  4  mars 
1600.  Il  résigna  à  son  neveu  en  1623,  & 
mourut  le  17  octobre  1628,  dans  la  maison 
de  la  prévôté  de  Toulouse. 

LV.  Jean  II  Louis  de  Bertier,  neveu 
du  précédent,  évêque  de  Rieux,  prévôt  de 
l'église  de  Toulouse  &  conseiller  au  par- 
lement, abbé  commendataire  de  laCapelle, 
diocèse  de  Toulouse,  prit  possession  le 
i3  juillet  1623.  Il  se  démit  en  léSy  en  fa- 
veur de  son  neveu. 

LVI.  Antoine-François  de  Bertier, 
neveu  du  précédent,  succéda  à  son  oncle 
dans  toutes  ses  dignités,  en  lôSy,  &  les 
conserva  jusqu'en  octobre  lyoS. 

LVII.  Louis  II  Félix  de  Crussol 
d'UzÈS,  fils  d'Emmanuel,  duc  d'Uzès,  &  de 
Marie-Julie  de  Sainte-Maure  de  Montau- 
sier,  fut  désigné  par  le  roi,  le  24  décembre 
1705,  &  prit  possession  le  9  janvier  1707. 

LVI II.  Pierre  VI  Jean  Martin  de 
BÉrulle  fut  nommé  par  le  roi  le  i5  août 
1712.  Il  assista,  le  25  octobre  lyiS,  à  l'as- 
semblée générale  du  clergé  de  France,  & 
mourut  à  Paris  le  29  juin  1782. 

LIX.  Charles  II  Guillaume  de  Mau- 
PEOU  ,  conseiller  d'État,  ancien  agent 
général  du  clergé,  chanoine  honoraire  de 
l'église  de  Paris,  évêque  de  Lombez,  fut 
proposé  au  consistoire  de  Rome,  le  17  no- 
vembre 1732,  pour  l'abbaye  de  Lézat.  Il 
mourut  dans  son  diocèse,  le  17  février  I75i, 
âgé  de  soixante-onze  ans. 

LX.  Louis  III  de  la  Marthonie  de 
CaussADE,  évêque  de  Poitiers,  obtint  la 
commende  le  7  avril  I753,  fut  fait  premier 


aumônier  de  la  princesse  Adélaïde  de 
France,  le  28  janvier  1769,  prêta  serment 
entre  les  mains  du  roi  le  4  février,  &  fut 
transféré  à  Meaux  la  même  année. 

LXI.  N.  JouFFROi  d'Abans  fut  pourvu 
en  1779.  Il  était  chanoine  de  Saint-Claude. 

[E.  M.] 


NOTE  XCV 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS, 

Ahhaye  de  Saint-Sébastien 
de  Manlieu. 

(Diocèse  de    Clermont.) 


Note 
94 


L" 


'ABBAYE  de  Manlieu,  ordre  de  Saint-Be- 
noît, située  dans  le  diocèse  de  Clermont, 
en  Auvergne,  sur  un  ruisseau  qui  porte  le 
nom  d'AUiout,  était  dédiée  à  saint  Sébas- 
tien. Le  récit  de  la  translation  des  reliques 
de  saint  Sébastien  attribue  à  ce  monastère 
une  origine  purement  légendaire.  Saint  Gé- 
nies, évêque  de  Clermont,  paraît  en  avoir 
été  le  fondateur;  il  y  mit  comme  abbé,  vers 
l'année  656,  Evodius  ou  Vosy,  que  l'on 
croit  être  le  même  personnage  que  celui 
qui  fut  évêque  du  Puy.  Cette  abbaye  est 
citée  au  nombre  de  celles  que  Louis  le  Dé- 
bonnaire fit  construire  ou  réparer. 

Nous  donnerons  ici  les  noms  des  abbés 
qui  sont  parvenus  jusqu'à  nous;  la  série 
renferme  de  grandes  lacunes,  ce  qui  tient 
à  la  rareté  des  documents  qui  nous  été 
conservés  sur  cette  abbaye. 

Abbés  de  Manlieu. 

I.  Evodius  ou  saint  Vosy,  nommé  par 
saint  Génies,  vers  656,  fut  le  premier  abbé 
de  ce  monastère. 

II.  Bobo  est  mentionné  dans  la  Vie  de 
saint  Bonit. 

III.  Adelphius;  le  nom  de  cet  abbé 
se  trouve  dans  le  même  document. 

IV.  HermAN  gouvernait  l'abbaye  sous 
Charlemagne  &  Louis  le  Débonnaire. 


Note 
95 


Note 
95 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


V.  AlAîON  obtint  de  Louis  le  Débon- 
naire, en  818,  un  diplôme  en  faveur  de  son 
abbaye;  il  en  obtint  un  autre  de  Pépin  I, 
roi  d'Aquitaine. 

VI.  AiRARD  s'opposa,  vers  877,  aux  pré- 
tentions d'Adhémar  ou  Aimar,  évèque  de 
Clermont,  qui  voulait  empiéter  sur  les 
droits  du  monastère  de  Manlieu. 

VII.  Etienne,  abbé  de  Manlieu,  recon- 
nut la  juridiction  de  R.,  évèque  de  Cler- 
mont. 

VIII.  D.  n'est  désigné  que  parla  première 
lettre  de  son  nom  dans  un  acte  de  l'église 
de  Clermont,  où  figure  G.,  évèque  de  cette 
ville.  Il  est  difficile  de  fixer  l'époque  à 
laquelle  a  vécu  cet  abbé,  non  plus  que  le 
précédent;  on  ne  peut  même  affirmer  que 
l'ordre  dans  lequel  ils  sont  ici  nommés  soit 
le  véritable. 

IX.  Armand  de  Montboissier,  frèr3 
de  Pierre,  abbé  de  Cluny,  de  Pons,  abbé  de 
Vézelai,  &  de  Jourdain,  abbé  de  la  Chaise- 
Dieu,  fut  d'abord  prieur  de  Cluny,  puis 
abbé  de  Manlieu. 

X.  Pierre  I  vivait  en  1 182. 

XI.  Artaud  est  cité,  en  i233,  dans  une 
charte  de  Sainte-Croix  de  Souvigni  conte- 
nant une  transaction  entre  lui  &  Guillaume 
de  la  Roue,  prieur  de  Souvigni. 

XII.  Hugues  fit  un  accord,  au  mois  de 
juin  1256,  avec  Pons,  abbé  du  Bouchet  ou 
de  Vauluisant,  diocèse  de  Clermont. 

XIII.  Martel  fut  élu  par  compromis  & 
sur  la  démission  de  Hugues,  d'après  une 
charte  du  23  octobre  1266. 

XIV.  Arnaud  s'accorda  avec  Bernard  I 
de  la  Tour,  seigneur  d'Oliergues,  en  iSig, 
pour  le  droit  de  haute  justice  du  lieu  de 
Verfolaye.  Il  transigea,  au  mois  d'août  de 
l'année  1346,  avec  Robert,  comte  d'Auver- 
gne &  de  Boulogne,  pour  la  justice  des 
villes  du  Roure  &  de  Saint-Maurice. 

XV.  Guillaume  I  fit  accord,  le  3i  octo- 
bre i352,  pour  la  justice  des  mêmes  villes, 
avec  Jeanne,  reine  de  France,  comtesse 
d'Auvergne  &  de  Boulogne. 

XVI.  Bertrand  de  Tineri  était  abbé 
en  1375,  1377  &  i388. 

XVII.  Chatard  était  abbé  en  1405. 

XVIII.  Robert  est  nommé  dans  une 
charte  de  l'évéché  de  Clermont,  donnée 
le  3i  mai  1418. 


493 

XIX.  Anet  de  Montmorin,  fils  de 
Pierre  de  Montmorin,  chambellan  du  roi 
Charles  VII,  &  d'Isabelle  de  Chavigny, 
dame  de  Nades,  était  abbé  commendataire 
de  Manlieu  en  1463  &  en  1469.  D'après  les 
archives  tle  l'église  de  Clermont,  il  fit  une 
transaction  avec  Charles  de  Bourbon,  évè- 
que de  Clermont,  le  17  décembre  1498. 

XX.  Antoine  de  Montmorin,  neveu 
du  précédent,  était  abbé  vers  l'année  i5o7. 

XXI.  Claude  Duprat,  d'une  famille 
noble  d'Auvergne,  était  abbé  de  Mausay  & 
de  Manlieu  en  i5i7.  Il  restaura  l'église,  la 
salle  du  chapitre  &  les  autres  bâtiments  du 
monastère,  en  i522,  &  fut  fait  évèque  de 
Mende  en  1624. 

XXII.  Philippe  de  la  Chambre,  car- 
dinal de  Boulogne,  abbé  en  1642,  est  en- 
core cité  le  5  janvier  i545. 

XXIII.  N.  de  Chazeron  construisit  le 
réfectoire. 

XXIV.  Guillaume  II  de  Montmorin 
refit  le  clocher. 

XXV.  Augustin  de  Thou  était  abbé  de 
Manlieu  en  1621  &  1620,  d'après  les  archi- 
ves de  l'église  de  Clermont. 

XXVI.  Gilbert  de  Veny  d'Arbouze, 
moine,  8c  abbé  de  Manlieu  pendant  cin- 
quante-quatre ans,  mourut  évèque  do 
Clermont,  le  22  avril  1682. 

XXVII.  Jacques  I  de  Rochechouart 
DE  MoNTMOREAU,  fils  de  René  de  Roche- 
chouart, comte  de  Saint-Ouen  &  de  Mont- 
moreau,  &  d'Antonia  de  Malinguehem,  fut 
nommé  par  le  roi  abbé  de  Manlieu,  le 
26  mai  1682.  Il  mourut  en  Auvergne,  en 
allant  prendre  possession  de  son  abbaye. 

XXVIII.  Jean-François-Gaspard  de 
Montmorin,  fils  de  François-Gaspard, 
marquis  de  Saint-Hérem,  gouverneur  de 
Fontainebleau,  &  d'Anne  le  Gras,  fut  dési- 
gné pour  l'abbaye  le  8  septembre  1682.  Il 
mourut  en  1702. 

XXIX.  Jacques  II  Gabriel  de  la 
Chaise,  dit  l'abbé  du  But,  frère  du  P.  Fr. 
de  la  Chaise,  confesseur  du  roi,  prieur  de 
Souvigni,  fut  nommé  abbé  de  Manlieu  en 
1702,  &  mourut  le  4  septembre  1708. 

XXX.  Pierre  II  Gabriel  de  Beau- 
verger  de  Mougon,  abbé  d'Issoire,  fut 
nommé  abbé  de  Manlieu  le  i"  novembre 
1708.  [E.  M.] 


Note 
95 


Note 
p6 


494 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


NOTE  XCVI 

AJOUTÉE  PAR  LES    NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Ahhaye  du  Mas-d'A-il, 

(Diocisc  de  Rieux.) 

L'ARBAYE  (lu  Mas-d'Azil,  ordre  de  Saint- 
Benoît,  dont  l'église  était  dédiée  à 
saint  Etienne,  remonte  au  temps  de  Char- 
lemagne;  elle  était  alors  comprise  dans  le 
diocèse  de  Toulouse;  plus  tard  elle  dépen- 
dit de  celui  de  Rieux.  Située  dans  le  pays 
de  Foix,  sur  la  petite  rivière  de  l'Arise,  à 
quelques  lieues  à  l'est  de  Pamiers,  cette 
abbaye  fut  détruite,  en  iSyo,  par  les  reli- 
gionnaires  qui  tuèrent  la  plupart  des  re- 
ligieux &  obligèrent  les  autres  à  prendre 
la  fuite  ;  le  monastère  fut  renversé  de  fond 
en  comble  &  il  ne  resta  pas  le  moindre 
vestige  de  son  ancienne  splendeur.  Cin- 
quante ans  après,  vers  l'an  1620,  les  reli- 
gieux qui  s'étaient  retirés  à  Montbrun 
tentèrent  de  relever  leur  maison  :  ils  n'y 
réussirent  pas.  Ce  fut  seulement  quelques 
années  plus  tard  qu'ils  rebâtirent  leur 
église  &  les  lieux  réguliers,  tels  qu'ils  ont 
existé  jusqu'à  la  fin  du  dix-huitième  siècle; 
la  destruction  des  archives  de  cette  abbaye 
ne  nous  permet  pas  d'entrer  dans  de  grands 
détails  sur  les  abbés  qui  l'ont  gouvernée. 

Ahhés  du  Mas-d'A-^il. 

I.  Calastus  était  abbé  du  Mas-d'Azil 
en  807. 

II.  ASNARIUS  gouvernait  l'abbaye  vers 
l'an  817,  lorsque  Ebolatus  &  Vérane,  sa 
femme,  lui  donnèrent  le  prieuré  de  Saint- 
Pierre  de  Sylva  agra  où  reposait  alors  le 
corps  de  saint  Rustique. 

III.  Aton  était  abbé  sous  le  règne  du  roi 
Robert.  De  concert  avec  les  autres  abbés 
de  la  province,  il  parvint  à  déterminer 
Raimond-Guillaume,  comte  de  Comminges 
&  de  Carcassonne,  à  restituer  aux  abbayes 
les  biens  qu'il  avait  usurpés.  En  1026,  Aton 
était  abbé  du  Mas-d'Azil  &  de  Lézat. 


IV.  Pierre  I  obtint,  en  1067,  de  Ber- 
nard de  Durban  la  renonciation  aux  usages 
qu'il  s'était  attribués  sur  l'abbaye  du  Mas- 
d'Azil. 

V.  Pons  I  était  abbé,  en  1081,  des  ab- 
bayes du  Mas-d'Azil  &  de  Lézat. 

'VI.  Raimond  I,fils  d'Amélius,  reçut  de 
son  père  une  église,  qui  devait  appartenir 
après  sa  mort  à  Guillaume,  son  frère,  & 
après  le  décès  de  celui-ci,  à  l'abbaye,  sans 
retour.  La  charte  est  sans  date,  mais  elle 
fut  donnée  vers  l'an  io85. 

VII.  Pierre  II  reçut,  au  mois  de  juin 
1089,  une  donation  importante  pour  son 
abbaye,  &  il  obligea  Bernard  de  Durban, 
en  1097,  à  lui  rendre  hommage  pour  le 
château  de  Durban. 

VIII.  Pierre  III  reçutdu  même  Bernard 
de  Durban  &  de  sa  femme,  au  mois  de  mai 
I124,  le  quart  des  dîmes  du  village  de 
Salles,  sur  la  Garonne.  Cet  abbé  vivait  en- 
core au  mois  de  mai  11 3o. 

IX.  Raimond  II  Isarn  est  cité,  en  ii35, 
dans  une  donation  faite  par  Sanche  de  Cers 
&  ses  frères.  11  est  encore  fait  mention  de 
lui  en  ii5o  &  ii5i. 

X.  AnASTASE  succéda  à  Raimond  en 
ii5i. 

XI.  Pierre  IV  eut  part,  au  mois  d'octo- 
bre 1170,  aux  libéralités  de  Bernard  &  da 
Bertrand  de  Durban. 

XII.  Pons  II  est  mentionné  dans  un  acte 
du  mois  de  novembre  1170. 

XIII.  Pierre  V  reçut  une  donation  d'Ar- . 
naud  de  Villemur,  le  26  septembre  1175. 

XIV.  Laurent  était  abbé  en  1186  ;  il  fit 
un  accord,  en  1188,  avec  Guillaume,  abbé 
de  Calers. 

XV.  Etienne,  conjointement  avec  Guil- 
laume-Aniélius,  céda  à  l'abbaye  de  Calers, 
en  1234,  la  métairie  de  Vallete. 

XVI.  Guillaume  I  Arnaud  de  Dalbs 
est  cité  dans  une  charte  du  6  août  1237.  Il 
transigea,  au  mois  de  mai  i238,  avec  l'évè- 
que  de  Conserans.  En  1246,  il  associa  Ro- 
ger, comte  de  Foix,  à  la  participation  des 
biens  &  des  prières  du  monastère,  à  condi- 
tion que  ce  seigneur  prendrait  le  monas- 
tère sous  sa  protection. 

XVII.  Arnaud  I  Garsias  amena  Roger, 
comte  de  Foix,  à  reconnaître,  le  20  novem- 
bre 1254,  qu'il  tenait  de  l'abbaye  le  château 


Note 
96 


Note 
96 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


49a 


de  la  Bastide.  Le  3  décembre  suivant,  il 
donna,  de  concert  avec  ce  comte,  à  Isarn, 
abbé  de  Combelongue,  le  quart  de  Montes- 
quieu. Il  fut  présent  à  l'hommage  que  Ro- 
ger, comte  de  Foix,  rendit  en  1261  à  Guil- 
laume, abbé  de  Pamiers.  Arnaud  assista,  le 

24  février  1263,  à  la  mort  de  Roger  IV, 
comte  de  Foix,  &  fut  témoin,  en  1275,  du 
payement  de  la  dot  d'Esclarmonde,  fait  par 
Roger-Bernard,  comte  de  Foix,  son  frère, 
lors  de  son  mariage  avec  Jacques,  infant 
d'Aragon. 

XVIII.  Guillaume  II  Pierre  s'excusa, 
en  1281,  de  ne  pouvoir  assister  au  concile 
de  Béziers.  Il  réconcilia,  en  1283,  Bertrand, 
évèque  de  Toulouse,  &  Vital  Vaquier,  pré- 
vôt de  Saint-Efienne,  avec  Guillaume-Go- 
defroi,  abbé  de  Belleperche.  En  1284,  il  fit 
un  accord  avec  Auger  de  la  Tour,  abbé  de 
Bonnefont.  Guillaume  gouvernait  encore 
l'abbaye  en  1285. 

XIX.  Raimond  III  Aton  reçut,  en  1285, 
l'hommage  de  Roger-Bernard,  comte  de 
Foix  &  vicomte  de  Castelbon.  Il  confirma, 
en  1286,  le  5  avril,  les  coutumes  &  privilè- 
ges des  consuls  de  la  ville  du  Mas-d'Azil  ; 
assista,  en  1291,  au  concile  de  Béziers,  &  le 

25  juin  i3oo,  fut  témoin  de  l'absolution 
donnée  par  Bernard,  évèque  de  Pamiers,  à 
Roger-Bernard,  comte  de  Foix.  Raimond 
assista,  en  i3o7,  à  l'invention  des  reliques 
de  saint  Antoine,  dans  l'abbaye  de  Lézat. 

XX.  Bernard  Durban  est  mentionné, 
le  9  novembre  i32i,  dans  un  acte  par  lequel 
les  consuls  lui  promettent  sept  cent  cin- 
quante livres  tournois  pour  réparer  l'église 
du  monastère.  Il  est  cité  dans  des  chartes 
de  1329  &  du  22  mars  i33i. 

XXI.  Guillaume  III  Arnaud  de 
Dalbs  fit  un  compromis,  le  6  août  i337, 
avec  Loup  de  Foix,  &  transigea  l'année 
suivante  avec  l'évèque  de  Conserans,  pour 
un  prieuré  &  quelques  autres  églises. 

XXII.  Bertrand  I  eut  une  contestation, 
en  1347,  avec  les  consuls,  touchant  une 
chapelle  qu'il  voulait  faire  construire  dans 
l'église  paroissiale  de  Saint-Etienne;  le 
vicaire  général  de  Rieux  la  termina  par  une 
sentence  rendue  le  2  août  de  la  même 
année. 

XXIII.  Jean  I  Pilfort  de  Rabastens, 
abbé  de  l'Ile  Barbe,  fut  transféré  à  l'abbaye 


du  Mas-d'Azil  en  i334.  Il  est  cité,  le  14  avril 
i363,  dans  le  traité  de  paix  fait  entre  les 
comtes  de  Foix  &  d'Armagnac. 

XXIV.  Jean  II  Albert,  prieur  de  Saint- 
Orens  d'Auch,  docteur  en  théologie  de  la 
faculté  de  Toulouse,  fut  élu  peu  après  abbé 
du  Mas-d'Azil. 

XXV.  Bertrand  II  de  Tonin  fut  élu 
en  1390.  Il  est  cité  comme  témoin  dans  la 
charte  de  confirmation  du  paréage  de  Ma- 
zères,  fait  entre  les  religieux  de  Boul- 
bonne  &  le  comte  de  Foix,  en  1391. 

XXVI.  Pierre  VI  de  Foix,  cardinal,  fut 
nommé  administrateur  perpétuel  de  l'ab- 
baye par  une  bulle  de  Martin  V,  du  l"'  juin 
1427.  Il  se  fit  rendre  hommage,  la  même 
année,  par  le  viguier  &  les  consuls  de  la 
Bastide-de-Sérou. 

XXVII.  François  de  Savoie  mourut  au 
mois  de  septembre  1490. 

XXVIII.  Guillaume  IV  de  Calvaire 
fut  élu  en  1490. 

XXIX.  Arnaud  II  de  la  Barte  était 
abbé  en  i5o3. 

XXX.  AmANIEU  d'Albret,  évèque  de 
Bazas,  jouissait  de  l'abbaye  en  i5i2. 

XXXI.  Pierre  VII  de  la  Faye  est 
mentionné  entre  les  années  1371  &  1592. 

XXXII.  Germain  de  Lévis  était  abbé 
en  159J  &  en  1596. 

XXXIII.  Jean  III  de  Volvire,  né  en 
Bretagne,  fils  de  Philippe,  marquis  de  Ruf- 
fec,  &  d'Anne  de  Dailion,  avait  les  abbayes 
du  Mas-d'Azil  &  de  la  Couronne  en  1602. 
Il  mourut  en  1619. 

Après  lui  le  siège  fut  vacant  pendant 
quelques  années.  L.e  16  juillet  1621,  Jac- 
ques de  Causert,  seigneur  de  Saint-Laurent, 
percevait  les  revenus  comme  économe.  Le 
17  février  1622,  les  religieux  s'assemblèrent 
pour  élire  un  vicaire  général. 

XXXIV.  Henri  Dardier,  conseiller 
clerc  au  parlement  de  Paris,  avait  la  com- 
mende  en  1626  &  en  i635. 

XXXV.  Jacques  de  Carbon  de  Mont- 
PÉ2AT,  archevêque  de  Sens,  eut  l'abbaye 
en  commende  pendant  quatre  ans.  Il  mou- 
rut en  novembre  1688. 

XXXVI.  Jean  IV  de  MontpézAT,  ar- 
chevêque de  Toulouse,  frère  du  précédent, 
eut  la  commende  pendant  sept  ans. 

XXXVII.  Joseph  de  l'Estrades,  né  à 


Note 
96 


496 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


KnTE 
97 


Montcorbon,  près  de  Nérac,  fut  pourvu  en 
1687. 

XXXVIII.  N.  DE  MONTEIL  était  abbé  au 
mois  de  novembre  1717. 

XXXIX.  N.  DE  Maignol  fut  nommé  par 
le  roi  le  1"  février  1744. 

XL.  N.  DE  MoNTLEZUN  fut  désigné  par 
le  roi  en  1746. 

XLI.  N.  DE  BarrAL  fut  pourvu  en  1782. 
11  était  vicaire  général  de  Sens  &  agent  gé- 
néral du  clergé.  [E.  M.] 


NOTE  XCVII 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX    ÉDITEURS. 

Abbaye  de  S aint-Aphrodise  de  Béjiers. 

(Diocisc  de  Béziers.) 

L'ÉGLISE  de  Saint-Aphrodiseest  considé- 
rée comme  la  plus  ancienne  de  Béziers. 
On  prétend  qu'elle  doit  son  origine  à  une 
chapelle  construite  par  S.  Paul,  à  Béziers, 
sous  le  titre  de  Saint-Pierre.  Aphrodise, 
qui  avait  vécu  parmi  les  chrétiens  de  Bé- 
ziers, ayant  souffert  le  martyre,  on  ajouta 
son  nom  à  celui  de  Pierre,  qui  finit  par 
être  oublié.  On  donne  pour  preuve  de  ce 
fait  que  l'ancien  sceau  du  chapitre  de  Saint- 
Aphrodise  portait  accolées  les  figures  de 
S.  Pierre  &  de  S.  Aphrodise.  Cette  église, 
située  hors  des  murs  de  la  cité,  servit  de 
sépulture  aux  premiers  chrétiens;  elle  ren- 
fermait les  tombeaux  des  évéques  de  Bé- 
ziers dont  elle  fut  le  premier  siège.  Ce 
n'est  qu'au  huitième  siècle,  au  dire  du  P.  le 
Cointe,  que  le  siège  épiscopal  fut  trans- 
féré à  l'abbaye  de  Saint-Nazaire,  bâtie  dans 
l'intérieur  de  la  ville. 

L'église  de  Saint-Aphrodise  fut  d'abord 
desservie  par  des  moines,  ensuite  par  des 
chanoines  réguliers,  présidés  par  un  abbé. 
Ce  chapitre  était  soumis  à  la  juridiction  de 
l'église  cathédrale  de  Saint-Nazaire,  ainsi 
qu'on  le  voit  par  la  transaction  intervenue 
entre  les  deux  églises,  le  20  mai  1175,  8e:  en 
vertu  de  laquelle  les  chanoines  de  Saint- 
Nazaire   se   réservent  le   droit  de  choisir 


leur  sépulture  à  Saint-Aphrodise  &  de 
prendre  la  moitié  des  dîmes  de  cette  pa- 
roisse. 

L'église  de  Saint-Aphrodise  fut  recons- 
truite à  la  fin  du  neuvième  siècle  &  au  com- 
mencement du  dixième  par  les  vicomtes  de 
Béziers. 

L'abbé,  qui,  après  sa  nomination,  devait 
prêter,  comme  vassal,  serment  de  fidélité  à 
l'évêque,  avait  la  préséance  sur  tous  les 
autres  abbés  du  diocèse.  Il  était  seigneur 
temporel  dans  son  bourg  &  y  exerçait  la 
justice  civile  &  criminelle.  Il  nommait  à  cet 
effet  un  juge  &  un  viguier. 

Le  chapitre  était  autrefois  composé  do 
treize  chanoines  :  l'un  des  canonicats  était 
uni  à  la  mense  de  l'abbé,  un  deuxième  à  la 
chantrerie,  un  troisième  à  la  sacristie  &  un 
quatrième  à  lasous-chantrerie.  Benoît  XIII 
supprima  la  chantrerie  &  le  canonicat  qui 
lui  était  annexé,  par  une  bulle  donnée  la 
dixième  année  de  son  pontificat.  Depuis 
lors,  il  n'y  eut  que  trois  dignitaires  cha- 
noines &  neuf  chanoines  simples.  On 
comptait  en  plus  dix-neuf  bénéficiers  pour 
le  service  du  chœur  &  de  l'autel. 

Les  protestants  ayant  brûlé  les  archives 
du  chapitre  en  i562,  la  liste  des  abbés  de 
Saint-Aphrodise  offre  malheureusement  de 
nombreuses  lacunes. 


Abbés  de  Saint-Aphrodise, 

I.  Bernard  I  est  le  premier  abbé  dont 
on  connaisse  le  nom.  Il  est  mentionné  avec 
Bernard,  évèque  de  Béziers,  dans  un  acte 
de  973. 

II.  Bernard  II  vivait  en  io36.  On  voit, 
par  un  registre  de  Saint-Nazaire  de  Béziers, 
qu'en  cette  année,  Etienne,  évèque  de  Bé- 
ziers, donna  à  ses  chanoines  une  pièce  de 
terre,  située  près  de  Saint-Aphrodise,  du 
consentement  de  Bernard,  abbé  de  ce  mo- 
nastère. 

III.  Matfred  conféra,  vers  1076,  la 
sacristie  de  Saint-Aphrodise  à  Bernard, 
auquel  il  inféoda  plusieurs  maisons  & 
quelques  terres.  Matfred  devint  évèque  de 
Béziers  en  1077. 

IV.  Pierre  I  est  cité,  en  1092,  dans  une 
charte  de  l'église  de  Béziers. 


Note 
97 


KoTE 

97 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


497 


V.  BÉRENGER  I  DE  Ventaiou,  frère  de 
Bernard  de  Canet,  abbé  eu  1129,  souscrivit 
alors  un  accord  fait  entre  Roger  &  son 
frère Trencavel.  Il  est  encore  cité  en  ii3o. 

VI.  Bermond  de.Lèvezon,  évêque  de 
Béziers,  fut  abbé  de  Saint-Aphrodise  après 
la  mort  du  précédent,  en  il 38.  Il  conserva 
cette  dignité  pendant  toute  sa  vie.  Ber- 
mond céda  au  chapitre  de  Saint-Aphrodise 
les  moulins  de  Bagnols  en  1144. 

VII.  Guillaume  I  de  Murvieil  en- 
gagea, en  II 54,  Guillaume  de  Béziers  à 
adjuger  aux  chanoines  de  Saint-Nazaire  des 
vignes  dont  le  prélat  &  les  chanoines  se 
disputaient  la  propriété.  Il  fit,  en  ii56, 
plusieurs  règlements  pour  les  réparations 
des  moulins  de  Bagnols  &  des  digues  cons- 
truites sur  la  rivière  d'Orb. 

VIII. Guillaume  II  de  Margon  donna, 
en  1166,  à  l'abbaye  de  Saint-Aphrodise  une 
somme  de  dix  mille  sols  melgoriens  pour 
porter  à  douze  le  nombre  des  chanoines  qui 
devaient  remplacer  les  religieux  bénédictins 
dans  cette  église.  Il  approuva,  en  1 182,  une 
vente  faite  au  monastère  de  Valmagne.  Pen- 
dant son  administration,  Guillaume  enri- 
chit considérablement  l'abbaye. 

IX.  GuiLLAUlviE    III   DE    ReQUOSEILLE 

ou  RoQUESEiLLE  fut  présent,  le  25  septem- 
bre II 89,  au  testament  de  Roger,  vicomte 
de  Béziers,  &  à  la  restitution  que  fit  ce  sei- 
gneur au  chapitre  de  Saint-Aphrodise  des 
moulins  de  Bagnols  dont  il  jouissait  indû- 
ment. Guillaume  fut  élu  évèque  de  Béziers 
en  II 99. 

X.  HÉLIE  est  cité  dans  un  cartulaire  de 
Foix,  au  mois  d'août  1199,  sous  le  titre 
d'abbé  de  Saint-Aphrodise. 

XI.  Bernard  III  Calvet  est  mentionné 
dans  les  règlements  faits  parRaimond  pour 
les  chanoines  de  Saint-Nazaire,  en  i2o3.  Il 
fut  nommé  arbitre,  en  1208,  au  sujet  d'un 
échange  fait  entre  Pierre,  évèque  de  Lo- 
dève,  &  Arnaud,  archidiacre  de  cette  église, 
&  assista,  en  avril  1212,  au  concile  tenu  à 
Narbonne,  dans  le  palais  archiépiscopal. 

XII.  Pons  de  Coquon  était  chanoine  de 
l'église  d'Agde,  lorsqu'il  fut  élu  abbé  de 
Saint-Aphrodise.  Il  se  trouva,  le  3  septem- 
bre 1219,  à  l'accord  passé  entre  le  duc  de 
Narbonne  &  l'évèque  d'Agde  touchant  les 
châteaux  de  Florensac,  de  Pomérol,  ikc. 


XIII.  Raimond  I  Michel  était  cha- 
noine de  Saint-Aphrodise  lorsqu'il  fut  élu 
abbé.  Il  accorda,  au  mois  de  janvier  1222, 
en  faveur  de  l'œuvre  8c  aumônerie  de  son 
église,  à  tous  les  clercs  &  bénéficiers  de 
l'abbaye,  la  liberté  de  vendre,  sans  payer 
aucun  droit,  le  froment  &  les  légumes 
qu'ils  recueilleraient  dans  les  terres  de 
leurs  bénéfices,  privilège  qu'il  étendit  à 
leurs  successeurs.  Le  nécrologe  de  Cassan 
marque  sa  mort  au  i3  novembre,  sans  in- 
dication d'année. 

XIV.  Pierre  II  de  Cassan,  diacre  & 
chanoine  de  Notre-Dame  de  Cassan,  fut 
élu  abbé  de  Saint-Aphrodise.  Il  autorisa 
Pierre  de  Magalas,  sacristain  de  cette 
église,  à  réduire  à  un  cens  annuel  de  deux 
setiers  d'orge  le  champart  qui  lui  était  dû 
par  Pierre  Vairat.  L'acte  est  du  mois  de 
janvier  Ï2i5. 

XV.  Bernard  IV  Guitard  reçut,  le 
7  jufn  1227,  d'Aymes  de  Corneillan,  l'hom- 
mage de  tout  ce  qu'il  possédait  dans  le  fief 
de  Saint-Geniès  de  Monistrol  &  de  Saint- 
Jean  de  Gradan.  11  établit,  en  1232,  la  fête 
de  l'apparition  de  S.  Michel  &  légua  pour 
cette  solennité  trois  cents  sols  melgoriens. 

XVI.  Guillaume  IV  de  la  Broue, 
chanoine  de  Montpellier,  abbé  dès  le  18 
novembre  1232,  assista  au  concile  tenu  à 
Narbonne  en  1244.  Ayant  été  élu  arche- 
vêque de  Narbonne  le  24  mai  1245,  il  rési- 
gna ses  fonctions  d'abbé  avant  le  mois  de 
juin  1245. 

XVII.  Jacques  I  fut  élu  abbé  après  la 
promotion  de  Guillaume  au  siège  de  Nar- 
bonne. 11  est  cité  comme  présent,  avec  plu- 
sieurs autres  prélats,  le  7  avril  1247,  dans 
la  charte  de  cession  des  vicomtes  de  Béziers 
&  de  Carcassonne,  faite  au  roi  S.  Louis  par 
le  vicomte  Trencavel.  Il  institua,  en  i25o, 
dans  l'église  de  Saint-Aphrodise,  la  fête  des 
SS.  Just  &  Pasteur.  En  i255,  Jacques  était 
chanoine  de  Narbonne  &  il  fut  élu  par  le 
chapitre,  en  1267,  à  l'archevêché  de  cette 
ville. 

XVIII.  Raimond  11  de  Sérignan  était 
abbé  de  Saint-Aphrodise  le  11  juillet  i255; 
il  assista,  la  même  année,  à  la  sentence  que 
rendit  le  sénéchal  de  Carcassonne  contre 
le  comte  de  Foix.  Il  renouvela,  en  1260, 
l'ancienne  confraternité,  presque  oubliée, 


Note 
97 


IV. 


3s 


Note 
97 


498 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


entre  son  église  &  celle  de  Saint-Paul  de 
Narbonue,  dont  Géraiid  était  abbé.  Rai- 
niond  mourut  en  1268. 

XIX.  Pierre  III  Vesian,  sacristain  de 
Saint-Aphrodise,  en  fut  nommé  abbé  en 
1263.  A  cette  époque  il  s'éleva  un  grand 
différend  entre  Pons  de  Saint-Just,  évèque 
de  Béziers,  &  les  chanoines  de  l'abbaye. 
Les  chanoines  ayant  nommé  Pierre  Vesian 
abbé,  sans  appeler  ni  consulter  l'évêque, 
celui-ci  les  excommunia  le  5  juillet  1263. 
L'affaire  fut  portée  devant  Gui,  cardinal  & 
légat  du  Saint-Siège,  qui  prescrivit  la  forme 
à  observer  dans  la  suite  pour  l'élection  des 
abbés  de  Saint-Aphrodise  &  annula  l'élec- 
tion de  Pierre.  Cette  sentence,  prononcée 
le  26  mai  1264,  fut  acceptée  par  les  deux 
parties.  On  procéda,  du  consentement  de 
l'évêque,  à  une  nouvelle  élection,  &  les 
suffrages  se  réunirent  de  nouveau  en  fa- 
veur de  Pierre  Vesian.  Cet  abbé  mourut  le 
6  juin  1287,  jour  marqué  dans  son  épita- 
phe.  Après  sa  mort,  Pons  de  Saint-Just, 
évêque  de  Béziers,  donna  l'administration 
de  l'abbaye  à  Raimond  Fabre,  prieur  de  la 
Madeleine  de  cette  ville,  jusqu'à  l'élection 
d'un  nouvel  abbé. 

XX.  BÉRENGER  II  Frédol  eut  une 
discussion  avec  Raimond,  administrateur 
pendant  la  vacance,  pour  les  sommes  que 
répétait  celui-ci  à  raison  de  son  administra- 
tion &  des  dépenses  qu'il  prétendait  avoir 
faites;  ils  choisirent  des  arbitres  à  la  sen- 
tence desquels  ils  se  soumirent  le  25  juillet 
1292.  Il  fut  nommé  en  1294  à  l'évèché  de 
Béziers. 

XXI.  Bernard  V  Roi  succéda  à  Béren- 
ger,  en  vertu  d'une  bulle  du  pape  Céles- 
tin  V,  donnée  au  mois  de  novembre  1294. 

XXI I.  Jean  I  Aycelin  était  abbé  dès 
1296;  on  en  a  la  preuve  dans  l'acte  de  col- 
lation de  l'abbaye  faite  par  Gilles  Aycelin, 
archevêque  de  Narbonne,  en  vertu  des 
bulles  de  Nicolas  IV,  en  date  du  23  mai  de 
cette  année. 

XXIII.  Benoit  Gaétan  était  abbé  en 
i3ii.  Le  2  juillet  de  cette  année,  il  con- 
firma les  statuts  &  règlements  dressés  par 
les  chanoines  de  Saint-Aphrodise  depuis 
le  3i  août  1307. 

XXIV.  Frédéric  de  Flise,  fils  de 
Guillaume  de  Flise  de  Camesane,  succéda 


à  Benoît  en  vertu  de  la  collation  à  lui  faite 
par  Luc,  cardinal  du  titre  de  Sainte-Marie 
in  via  lata.  L'évêque  de  Béziers,  mécontent 
de  cette  nomination,  qui  le  frustrait  de  son 
droit  d'administration  pendant  la  vacance 
de  l'abbaye,  &  les  chanoines,  choqués  de  se 
voir  ravir  leur  droit  d'élection,  en  appe- 
lèrent au  pape  le  3o  mars  i3i2. 

XXV.  Guillaume  V  porte  le  titre  d'abbé 
de  Saint-Aphrodise  dans  un  acte  du  mois 
de  juin  i3i6,  qui  se  trouvait  dans  les  ar- 
chives de  Montpellier. 

XXVI.  André  Frédol  était  chanoine 
de  Lodève  &  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
lorsqu'en  18x7  il  fut  envoyé  au  concile 
provincial  de  Narbonne  au  nom  de  l'église 
de  Lodève.  Le  22  février  i3i8,  il  ratifia  le 
legs  d'un  moulin  fait  par  Guiraud  Salomon 
à  l'aumônerie  de  Saint-Aphrodise;  André 
était  en  même  temps  chanoine  de  l'église 
de  Narbonne.  Le  12  mai  1847,  il  promulgua 
un  statut  au  sujet  des  pénitences  que  de- 
vaient s'imposer  les  hcbdomadiers  &  les 
bénéficiers  pour  les  fautes  commises  au 
chœur. 

XXVII.  Gilbert  était  abbé  de  Saint- 
Aphrodise,  lorsqu'il  fut  promu  à  l'évèché 
de  Saint-Pons,  en  1849,  P^*"  ^^  pape  Clé- 
ment VI,  à  la  place  d'Etienne  Aldobrandi, 
camérier  du  Saint-Siège,  transféré  par  le 
même  pape  à  l'archevêché  d'Arles. 

XXVIII.  Bernard  VI  de  Mandaga- 
CHES  était  abbé,  en  i358,  lorsque  Rostaing 
de  Amatio,  sacristain  de  Saint-Aphrodise, 
s'opposa,  au  nom  de  ses  confrères,  à  Hu- 
gues de  la  Jugie,  évêque  de  Béziers,  qui  se 
présenta  le  18  septembre  de  cette  année 
pour  faire  la  visite  du  chapitre.  Les  con- 
suls de  Béziers  firent  remise  à  Bernard,  le 
80  novembre  1864,  de  cent  six  florins  sur 
les  deux  cent  trente-deux  que  le  prieur  de 
Cassan  &  lui  devaient  pour  les  réparations 
des  murs  de  la  ville.  Bernard  mourut  en 
1891.  On  vit  renaître  après  son  décès  les 
contestations  tant  de  fois  renouvelées  entre 
l'évêque  de  Béziers  &  le  chapitre  de  Saint- 
Aphrodise,  touchant  l'administration  de 
l'abbaye  pendant  la  vacance.  L'évêque  Bar- 
thélémy &  les  chanoines  ayant  consenti  à 
un  arbitrage,  Jacques  Lebrun  &  Raimond 
Fouquier,  bacheliers,  rendirent  leur  sen- 
tence le  26  avril  1891;  &  tout  fut  pacifié 


Non 
97 


Note 
97 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


499 


en  vertu  du  décret  qui  avait  été  rendu  en 
1264  par  Gui,  cardinal  de  Sainte-Sabine. 

XXIX.  Mathieu  est  compté  parmi  les 
abbés  qui  envoyèrent  un  procureur  au  con- 
cile de  Pise  en  1409. 

XXX.  Jean  II  Sessala,  chanoine  de 
Saint-Nazaire,  était  abbé  en  1424,  lorsque 
Guillaume  de  Montioie,évêque  de  Béziers, 
le  députa  vers  le  comte  de  Foix  pour  le 
détourner  du  dessein  qu'il  avait  manifesté 
de  loger  ses  troupes  dans  l'église  de  Saint- 
Nazaire  &  dans  le  palais  épiscopal.  Jean 
mourut,  suivant  le  nécrologe  de  Béziers, 
le  8  septembre  1428,  &  fut  inhumé  dans  le 
cloître. 

XXXI.  GÉRARD  CHARRAC  OU  DE  BrI- 

COIGNE  succéda  à  Jean  Sessala,  le  14  sep- 
tembre 1428.  Il  prêta  serment  de  fidélité  à 
Guillaume  de  Béziers  le  18  avril  de  l'année 
suivante.  Gérard  était  aussi  archidiacre  de 
Laon,  lorsqu'il  fut  élu,  en  1433,  à  l'évêché 
de  Pamiers  j  il  passa  ensuite  sur  le  siège  de 
Saint-Pons. 

XXXII.  Raimond  III  Ardit,  chanoine 
de  Saint-Nazaire,  fut  élu  abbé  de  Saint- 
Aphrodise  &  prêta  serment  de  fidélité  à 
l'évêque,  en  1431.  Conformément  au  décret 
du  concile  de  Bâle,  il  présenta  en  1438  à 
Guillaume  de  Montjoie,  évéque  de  Bé- 
ziers, à  l'abbé  de  Saint-Thibéry  &  à  l'offi- 
cial  d'Agde,  commissaires  délégués  par  le 
concile,  les  statuts  de  son  église  pour  qu'ils 
fussent  réformés.  On  trouve  le  nom  de  Rai- 
mond cité  jusqu'en  1461. 

XXXIII.  Jacques  II  Petit  ne  géra, 
depuis  sa  promotion  à  l'abbaye,  que  par 
l'entremise  de  Pierre  Morel,  chanoine  de 
Saint-Aphrodise,  son  vicaire  ou  procureur 
général.  Il  mourut  à  Montpellier,  le  24 
mai  1475. 

XXXIV.  Humbert  de  Laia  succéda  à 
Jacques  Petit  en  1475.  Après  son  décès, 
arrivé  en  septembre  1478,  Jacques  Picard 
administra  les  biens  de  l'abbaye  au  nom 
du  roi  jusqu'à  l'élection  du  suivant. 

XXXV.  Jean  III  d'Oriole,  conseiller- 
clerc  au  parlement  de  Toulouse,  fit  un 
accord,  le  21  février  1481,  avec  Jacques 
de  Aîinutoïis,  évéque  d'Agde,  touchant  la 
redevance  annuelle  d'un  muid  &  demi  de 
blé  oraon,  provenant  d'un  échange  de  dîmes. 

XXXVI.  Arnaud  Capuci,  bachelier  en 


droit  civil  &  canon,  était  chanoine  d'Agde 
quand  il  fut  élu  abbé  de  Saint-Aphrodise. 
Il  assista,  le  2  octobre  iSop,  en  qualité  de 
vicaire  général  d'Antoine  du  Bois,  évéque 
de  Béziers,  à  l'élection  de  Catherine  de 
Briniac,  abbesse  du  Saint-Esprit.  Arnaud 
fit  beaucoup  de  bien  à  Saint-Aphrodise  & 
lui  donna  la  grange  de  La  Foucarde.  Il 
mourut  le  g  novembre  i5ll. 

XXXVII.  Arthur  Bureau,  neveu  de 
Jean,  évéque  de  Béziers,  prêta  serment 
d'obéissance,  en  i5ii,  à  Antoine  du  Bois, 
évéque  de  cette  même  ville.  Il  était  encore 
abbé  en  1514.  On  trouve  plusieurs  titres  de 
son  temps  écrits  par  Martin  Mas,  son  pro- 
cureur. 

XXXVIII.  Antoine  I  de  Vesc  fut  abbé 
de  Saint-Aphrodise  &  évéque  d'Agde. 
Pierre  de  Corneillan,  chanoine  &  sacris- 
tain de  Saint-Nazaire,  donna  une  investi- 
ture en  son  nom,  le  8  juillet  1629.  Il  se 
démit  de  son  abbaye  en  faveur  du  suivant, 
vers  i53o,  lorsqu'il  fut  transféré  à  l'évêché 
de  Valence. 

XXXIX.  François  I  de  Castelnau, 
cardinal  de  Clermont,  est  le  premier  abbé 
de  Saint-Aphrodise  nommé  par  le  roi.  Il 
est  cité  en  1534. 

XL.  Guillaume  VI  Cajot,  mentionné 
par  Guichenon  dans  son  Histoire  Je  Savoie, 
avait  la  commende  de  Saint-Aphrodise 
en  1543. 

XLI.  Simon  de  Pierrevive  institua 
pour  son  procureur  général  Amédés  Baro- 
nat,  chanoine  &  sacristain  de  Saint-Paul 
de  Lyon.  Ce  procureur,  après  la  mort  de 
Simon,  conserva  la  régie  de  l'abbaye  jus- 
qu'à ce  que  le  roi  eût  nommé  le  suivant. 

XLII.  Antoine  II  du  Puy,  archidiacre 
de  Cabrières,  au  diocèse  de  Béziers,  fut 
nommé  abbé  de  Saint-Aphrodise  vers  l'an 
1562.  Il  reçut  la  bénédiction  de  Julien  de 
Médicis,  évéque  de  Béziers.  Ses  bulles  de 
provision  renouvelèrent  l'usage  où  était 
l'abbé  d'officier  avec  la  crosse,  la  mitre  & 
les  ornements  pontificaux.  Antoine  mourut 
le  20  septembre  1672. 

XLIII.  François  II  de  Trotin,  archi- 
diacre de  Carcassonne,  succéda  à  Antoine 
comme  abbé,  mais  il  ne  fit  aucun  séjour 
à  Saint-Aphrodise. 

XLIV.  Hercule  de  Gaillac  succéda 


Note 
97 


Note 
97 


5oo 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


à  François.  Après  la  mort  de  ce  dernier,  il 
s'éleva  un  différend  entre  le  pape  &  le  roi 
de  France.  Le  pape  avait  nommé  François 
Isarn  à  l'abbaye,  &  le  roi  avait  désigné 
Dominique  Resseignier,  religieux  &  prêtre. 
Celui-ci  ayant  donné  sa  démission,  le  roi 
accorda  aussitôt  le  brevet,  le  3  mars  i597, 
à  Hercule  de  Gaillac.  Hercule  fit  un  ac- 
commodement, le  i6  août  i6or,  avec  Isarn, 
pourvu  par  le  pape,  &  resta  paisible  posses- 
seur de  l'abbaye  dont  il  se  démit  néanmoins 
peu  après,  en  faveur  du  suivant. 

XLV.  Pierre  IV  Dalimace  reçut  le 
brevet  du  roi  en  date  du  lo  novembre  1601, 
sur  la  démission  d'Hercule.  Le  pape  lui 
envoya  ses  bulles,  &  il  fut  béni  avec  le 
pouvoir  d'user  de  la  crosse  &  de  la  rnitre, 
le  19  janvier  i6o3,  par  Pierre  de  Fleyres, 
évéque  de  Saint-Pons  de  Thomières,  du 
consentement  de  Jean  de  Bonzi ,  évéque 
de  Béziers,  auquel  il  rendit  hommage  le 
16  mai  i6o5. 

Dominique  de  Bonzi,  évéque  de  Cé- 
sarée  &  coadjuteur  de  Jean,  évéque  de 
Béziers,  est  mis  par  MM.  de  Sainte-Marthe 
au  rang  des  abbés  de  Saint-Aphrodise, 
parce  qu'il  en  disputa  la  possession  à  Henri 
de  Disimieu.  Mais  cette  raison  ne  paraît 
pas  suffisante. 

XLVI.  Henri  de  Disimieu,  originaire 
du  Dauphiné,  après  le  procès  qu'il  eut  à 
soutenir  avec  Dominique  de  Bonzi,  resta 
paisible  possesseur,  en  1619,  de  l'abbaye 
de  Saint-Aphrodise;  mais  il  n'y  résida  pas 
&  ne  quitta  point  le  séjour  de  Vienne,  où 
il  s'était  fixé. 

XLVII.  Jean  IV  de  Pierre  succéda  à 
Henri.  Clément  de  Bonzi,  évéque  de  Bé- 
ziers, lui  disputa  le  droit  d'user  des  orne- 
ments de  sa  dignité;  Jean  ne  négligea  rien 
pour  le  maintenir  :  il  obtint  une  bulle  du 
pape  Innocent  X,  en  date  du  22  mai  i65i, 
par  laquelle  il  était  confirmé  dans  ses  pré- 
rogatives &  dans  l'usage  de  porter  la  mitre, 
la  crosse,  l'anneau  pastoral,  la  croix  pecto- 
rale &  autres  ornements  pontificaux.  Jean 
fut  député  à  l'assemblée  générale  du  clergé 
tenue  à  Paris  le  2  septembre  i656,  &  mou- 
rut en  1676.  C'est  à -ce  prélat  qu'on  est 
redevable  de  la  liste  des  abbés  de  Saint- 
Aphrodise,  insérée  par  les  frères  de  Sainte- 
Marthe  dans  leur  Gallia  Christiana. 


XLVIII.  Jean  V  Pelissier  fut  pourvu  & 
prit  possession  le  9  décembre  1676.  Il  mou- 
rut en  1692. 

XLIX.  Pierre  V  Geneste  fut  nommé 
parle  roi  le  jour  de  Pâques,  5  avril  1692. 
Il  prit  possession  la  même  année. 

L.  N.  Geneste  prit  possession  par  pro- 
cureur en  1700.  Il  était,  dit-on,  breveté  du 
roi  dès  1696. 

LI.  N.  Mercorant  succéda  au  précé- 
dent en  1745. 

LU.  N.  Mauduit  du  Plessis  fut 
pourvu  en  1767. 

LUI.  Jean  VI  Baptiste  de  Maillé 
DE  La  Tour  Landri,  né  au  château 
d'Entrame,  diocèse  du  Mans,  le  6  décem- 
bre 1743,  fut  nommé  abbé  en  1768,  &  à 
l'évêché  de  Gap  en  1777.   [E.  M.] 


NOTE  XCVIII 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX    ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Saint-Paul  de  Narhonne. 

(  Diocèse  de  N'arbonne.) 


NoTc 
97 


L'ÉGLISE  de  Saint-Paul  est  une  des  plus 
anciennes  &  des  plus  célèbres  de  Nar- 
bonne.  Elle  devait  cette  célébrité  aux  reli- 
ques de  saint  Paul,  son  patron,  qui  y  fut 
enterré.  Cette  église,  située  dans  l'origine 
en  dehors  des  murs  de  la  ville,  ne  fut  ren- 
fermée dans  son  enceinte  qu'à  une  époque 
relativement  récente  :  il  y  existait  au  com- 
cement  du  neuvième  siècle  un  monastère 
qui  vraisemblablement  remontait  beaucoup 
plus  haut.  Lorsque  Louis  le  Débonnaire 
confirma,  en  814,  en  faveur  de  Nébridius, 
archevêque  de  Narbonne,  les  privilèges  de 
l'église  de  cette  ville,  il  confirma  en  même 
temps  ceux  du  monastère  de  Saint-Paul. 
Nous  voyons  qu'en  881  l'église  de  Saint- 
Paul  était  encore  soumise  à  l'archevêque, 
comme  celle  de  Saint-Just  &  de  Saint- 
Pasteur,  cathédrale  de  la  ville. 

La  plupart  des  bienfaiteurs  de  l'église 
métropolitaine  de  Narbonne  l'ont  été  aussi 
de  l'église  de  Saint-Paul.  Nous  ne  rappor- 
terons   pas    ici    les   différentes    donations 


Note 
98 


Note 
98 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5oi 


dont  cette  dernière  fut  gratifiée,  ces  dona- 
tions ayant  été  mentionnées  déjà  dans 
l'histoire  générale.  Vers  le  milieu  du  on- 
zième siècle,  les  religieux  de  Saint-Paul  se 
réformèrent  &  embrassèrent  la  vie  com- 
mune, sous  la  règle  des  chanoines  régu- 
liers; &  comme  les  chanoines  soumis  à 
cette  règle  n'étaient  gouvernés  que  par  des 
prévôts,  lorsque  le  pape  Urbain  II  con- 
firma, en  1093,  cette  nouvelle  institution 
dans  l'abbaye  de  Saint-Paul,  depuis  long- 
temps gouvernée  par  un  abbé  séculier,  il 
marqua  expressément  dans  sa  bulle  que 
l'abbé  leur  tiendrait  lieu  de  prévôt;  c'est 
ainsi  que  cet  ancien  monastère,  après  avoir 
été  occupé  par  des  chanoines  séculiers  de- 
puis environ  le  milieu  du  dixième  siècle, 
passa  entre  les  mains  des  chanoines  régu- 
liers qui,  dans  la  suite,  se  sont  sécularisés 
à  leur  tour  &  ont  toujours  eu  pour  chef  un 
abbé  élu. 

Ahbés  de  Saint-Paul. 

I.  Savari  est  le  plus  ancien  abbé  de 
Saint-Paul  que  nous  connaissions;  il  assista 
&  souscrivit,  en  91 1,  au  concile  de  la  Pro- 
vince convoqué  par  Aruuste,  archevêque 
de  Narbonne. 

II.  LÉOTARD  OU  Leutard  cst  désigné 
comme  abbé  &  archidiacre  en  939  &  en 
940.  Il  a  signé  en  ces  qualités  ua  acte 
d'échange  fait  en  959  par  Aymeri,  arche- 
vêque de  Narbonne,  &  Suniarius,  abbé  de 
la  Grasse. 

III.  Aymeri  I,  archidiacre  de  Narbonne 
&  abbé  de  Saint-Paul,  fit  un  échange  en 
969  avec  Bernard  Geraldi,  évéque  de  Bé- 
ziers  ;  il  vivait  encore  en  974. 

IV.  Gautier,  surnommé  Belhomme,  était 
abbé  de  Saint-Paul  vers  976.  Le  23  fé- 
vrier 977,  le  juif  Samuel,  fils  d'Abraham, 
conjointement  avec  ses  frères  Moyse,  Isaac 
&  Lévi ,  vendirent  à  cet  abbé  &  à  Guil- 
laume, diacre,  un  moulin  situé  sur  la  ri- 
vière d'Aude,  sous  le  pont,  au-dessus  de  la 
ville  de  Narbonne. 

V.  Agius,  diacre  &  abbé,  souscrivit  une 
donation  faite  par  Eudes  ou  Odon,  diacre, 
en  978. 

VI.  Aymeri  II  fit  un  échange  avec  un 
nommé  Eudes  en  986. 


VII.  Arucio  était  abbé  en  989. 

VÏII.  Deus-Dedit,  abbé  de  Saint-Paul, 
fut  nommé  exécuteur  testamentaire  du 
prêtre  Simplicius,  le  5  novembre  993.  Il 
acheta,  en  999,  quelques  domaines  dans  le 
village  d'Attilian,  &  assista,  au  mois  de 
mars  de  l'an  1007,  à  un  plaid  que  tint  Er- 
mengaud,  archevêque  de  Narbonne,  dans 
le  village  de  Saint-Georges. 

IX.  Bernard  I  Riquin,  abbé  en  1022. 

X.  AuGER,  abbé  de  Saint-Paul,  compa- 
rut le  3i  mars  I023  à  un  plaid  tenu  à  Nar- 
bonne pour  y  défendre  la  possession  d'un 
domaine  dont  Raimond-Adalgaire  lui  dis- 
putait la  propriété.  Il  fit,  en  io3o,  une 
donation  en  faveur  de  Pierre,  sous-diacre 
&  capiscol  ou  écolàtre  de  l'église  de  Saint- 
Just.  Auger  vivait  encore  en  io3i. 

XI.  Oton  était  abbé  en  io32. 

XII.  Bernard  II  Rainon,  abbé  de  Saint- 
Paul,  souscrivit  en  io32  une  charte  de 
donation  faite  à  son  abbaye  par  Hugues, 
comte  de  Rouergue,  prince  de  Septimanie 
ou  de  Gothie. 

XIII.  Raimond  I  Bernard  fut  gratifié, 
en  io33,  d'un  fief  situé  au-dessus  du  bourg 
de  Saint-Paul. 

XIV.  Wifred  ou  GuiFRED,  le  même  que 
l'archevêque  de  Narbonne  de  ce  nom,  fit  de 
nombreuses  libéralités  à  l'abbaye  de  Cuxa. 
Il  était  déjà  abbé  en  io58.  Guifred,  arche- 
vêque &  abbé  de  Saint-Paul,  ayant  donné, 
au  mois  de  mars  1079,  à  l'église  de  Saint- 
Paul  une  condamine  sur  la  rivière  d'Aude, 
il  faut  admettre  que  Raimond,  qu'on  sup- 
pose abbé  en  io58  du  temps  de  l'archevê- 
que Guifred,  non  plus  que  Matfred  qu'on 
dit  être  cité  en  1066,  n'étaient  abbés  de  ce 
monastère,  quoique  effectivement  ils  eus- 
sent été  élus  pourremplir  cette  dignité  à  la 
place  de  Guifred,  qui  avait  été  excommu- 
nié par  le  pape,  mais  qui  ne  cessa  point  ses 
fonctions  malgré  cette  excommunication. 

XV.  Pierre  I,  fils  de  Bérenger,  vicomte 
de  Narbonne,  prend  la  qualité  de  clerc  en 
souscrivant  la  donation  que  son  père  & 
l'archevêque  Guifred  firent  en  1048  à  la 
cathédrale  de  cette  ville.  Il  fut  promu, 
en  lODi ,  à  l'évèché  de  Rodez  qu'il  obtint 
peut-être  par  le  crédit  de  Hugues,  comte  de 
Rouergue,  son  allié.  Il  paraît  qu'il  fut  élu 
d'une   manière   peu  canonique,   puisqu'il 


NoiB 
90 


Note 
98 


5o2 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


fut  déposé  dans  la  suite  comme  simonia- 
que.  Aussitôt  que  Pierre  eut  appris  la  mort 
de  Guifred,  usant  du  crédit  qu'il  avait  dans 
la  ville,  il  se  fit  élire  archevêque  de  Nar- 
bonne  &  abbé  de  Saint-Paul. 

XVI.  Guillaume  I,  vicomte  de  Castel- 
nau,  abbé  de  Saint-Paul,  fut  un  des  conseils 
de  Dalmace,  archevêque  de  Narbonne,  lors- 
qu'en  io85  ce  prélat  retira  l'église  de  Gri- 
sante, située  auprès  des  faubourgs  de  la 
ville,  des  mains  des  la'ics  qui  la  détenaient 
auparavant  &  l'unit  au  monastère  de  La- 
mourguier.  Cet  abbé  assista  au  concile  de 
la  Province  convoqué  par  Dalmace  en  1090. 
Il  était  encore  abbé  en  1093.  C'est  lui  qui 
reçut  &  qui  peut-être  provoqua  la  bulle 
donnée  par  le  pape  Urbain  II  pour  réfor- 
mer l'abbaye  de  Saint-Paul  &  y  rétablir  la 
vie  régulière. 

XVII.  Guillaume  II  Gausbert  vivait 
en  1094. 

XVIII.  Hugues,  abbé  de  Saint-Paul 
en  1096,  consentit,  au  mois  d'août  de  cette 
année  à  la  donation  d'un  alleu  que  Pierre- 
Raimond,  sacristain  de  cette  église,  fit  à 
son  chapitre  avant  que  de  partir  pour  Jé- 
rusalem. Hugues  vivait  encore  en  1114& 
en  1117. 

XIX.  Udalger,  vicomte  de  Castelnau, 
neveu  de  Guillaume  I,  fut  élu  abbé  de 
Saint-Paul  au  mois  de  février  1118.  Le  pape 
Gélase  confirma  son  élection  par  une  bulle 
qu'il  adressa  au  chapitre  au  mois  de  sep- 
tembre. Il  assista,  en  1119,  à  la  prestation 
de  serment  de  fidélité  fait  par  Aymeri, 
vicomte  de  Narbonne,  à  Arnaud  de  Lève- 
zon,  archevêque  de  la  ville,  &  fit,  au  mois 
de  juillet  1127,  un  règlement  ou  statut 
concernant  la  nourriture  des  chanoines 
qui  vivaient  en  commun. 

XX.  Pons  I  de  Brugal  est  cité  comme 
abbé  de  Saint-Paul  &  archidiacre  mineur 
de  Narbonne  dans  une  charte  d'Arnaud, 
archevêque  de  cette  ville,  comme  ayant 
terminé  un  différend  entre  les  chanoines 
&  le  sacristain  de  l'église  de  Saint-Paul  en 
1145.  Il  était  encore  abbé   en  ii52. 

XXI.  Arnaud  I  ou  Arnulphe  de  Lè- 
VEZON,  abbé  de  Saint-Paul,  se  rendit  à 
Poitiers,  au  mois  de  mai  iiSi,  pour  y  faire 
ses  études.  Il  mourut  en  Ii56,  étant  abbé 
de  Saint-Paul  &  archidiacre  de  Narbonne. 


XXII.  Pierre  II  des  Fossés  acheta  de 
Pierre-Raimond  de  Hautpoul,  le  i5  mai 
I  i63,un  fief  pour  la  somme  de  six  cents  sols 
nielgoriens.  Il  était  encore  abbé  en  11 78. 

XXIII.  Aldebert  est  cité  comme  abbé 
en  1174  &  1180.  Il  paraît  qu'il  eut  pour 
concurrent  à  l'abbaye  Pons  d'Arsac,  arche- 
vêque de  Narbonne,  qui  se  trouve  indiqué 
par  la  première  lettre  de  son  nom  comme 
abbé  de  Saint-Paul,  en  1176  &  II79>  &  pai" 
son  nom  entier  avec  les  qualités  d'arche- 
vêque &  d'abbé,  le  i"  juillet  1178. 

XXIV.  Ber...  DE  RoD...  se  trouve 
marqué  du  temps  du  pape  Luce  III  qui  lui 
fit  une  réprimande  pour  avoir  admis  un 
chanoine  sans  avoir  consulté  l'archevêque. 

XXV.  Hubert,  appelé  Imbert  par  la 
Chronique  de  Saint-Paul,  était  en  contes- 
tation, en  ii85,  avec  l'archevêque  Bernard- 
Gaucelin,  touchant  l'établissement  d'une 
sacristie.  Il  fit,  en  1186,  son  testament  par 
lequel  il  choisit  sa  sépulture  dans  l'église 
de  Saint-Paul,  &  mourut  la  même  année. 

XXVI.  B.  Jourdain,  l'un  des  archidia- 
cres de  l'église  de  Narbonne,  fut  élu  abbé 
de  Saint-Paul  du  temps  de  l'archevêque 
Bérenger,  vers  1192. 

XXVII.  Aymeri  III,  successeur  de 
B.  Jourdain,  paraît,  d'après  une  bulle  du 
pape  Célestin  III,  avoir  été  élu  en  1198. 

XXVIII.  Pierre  III  donna,  en  septem- 
bre 1204,  à  son  chapitre  dont  Bérenger, 
évêque  de  Carcassonne,  était  membre,  la 
dîme  des  vignes  du  clos  de  la  grande  sa-- 
cristie.  Il  assista,  en  1214,  à  une  donation 
faite  à  la  cathédrale  de  Narbonne  par  Ay- 
meri, vicomte  de  cette  ville.  On  lit  dans  le 
nécrologe  de  l'abbaye  qu'il  décéda  en  1221. 

XXIX.  Rebaud  fut  élu  abbé  de  Saint- 
Paul  après  la  mort  de  Pierre  ;  malgré 
l'opposition  de  l'archevêque  Arnaud,  son 
élection  fut  approuvée  par  le  pape  Hono- 
rius  III  le  28  février  1224.  En  1226,  les 
abbés  de  la  Grasse  &  de  Saint-Hilaire  le 
convoquèrent  à  un  chapitre  de  moines 
noirs  assemblés  pour  la  réformation  de 
leur  ordre;  enfin  il  fut  élu  évêque  de  Pavie 
en  1232.  Ce  fut  lui  qui,  l'an  1229,  après 
Pâques,  à  la  tête  de  son  chapitre  &  en 
présence  des  consuls  du-  bourg  de  Nar- 
bonne, posa  la  première  pierre  de  la  nou- 
velle église  de  Saint-Paul. 


NOTÏ 

98 


Note 
98 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5o3 


XXX.  Pierre  IV  Guiraud,  sacristain 
en  second  de  l'église  de  Saint-Paul,  était 
l'un  des  trois  chanoines  que  le  chapitre 
députa  à  Rome,  avec  le  pouvoir  d'élire  un 
nouvel  abbé,  lorsque  le  Saint  Père  aurait 
confirmé  l'élection  de  Rebaud  à  l'évèché 
de  Pavie.  Cette  confirmation  fut  faite  dans 
l'église  de  Latran  en  1282.  Aussitôt  les  deux 
confrères  de  Pierre  le  proclamèrent  abbé 
de  Saint-Paul.  A  leur  retour  à  Narbonne, 
le  chapitre  approuva  leur  choix,  mais  l'ar- 
chevêque de  Narbonne,  qui  s'attribuait 
une  juridiction  complète  sur  cette  église, 
refusa  son  autorisation.  On  convint  de  s'en 
rapporter  à  des  arbitres  qui  décidèrent,  au 
mois  de  mai  1232,  que  l'élection  était  nulle 
&  statuèrent  que  dorénavant  le  chapitre 
préviendrait  l'archevêque  de  la  vacance  du 
siège  abbatial  &  que,  sous  son  autorisa- 
tion, le  chapitre  procéderait  à  l'élection 
d'un  nouvel  abbé. 

XXXI.  Guillaume  III  Peyronet  fut 
probablement  celui  sur  lequel  les  voix  se 
réunirent.  On  voit,  en  effet,  par  les  archi- 
ves de  Narbonne,  que  Guillaume  confirma 
les  coutumes  de  cette  ville  au  mois  de  fé- 
vrier 1233.  Il  était  encore  abbé  en  1235. 

XXXII.  Guillaume  IV  Gerse  est  cité 
dans  un  acte  d'hommage  que  Géraud  de 
Pépieux  rendit  à  Pierre-Ameil,  archevêque 
de  Narbonne. 

XXXIII.  Bernard  III  de  Saint-Brice 
est  qualifié  abbé  en  1240, 1242  &  1249. C'est 
eu  cette  dernière  année  qu'en  vertu  d'une 
bulle  donnée  par  le  pape  Innocent  IV,  il 
exposa  au  souverain  pontife  les  dommages 
causés  aux  moines  de  Boulbonne  par  les 
religieux  de  Pamiers  qui,  s'étant  emparés 
par  voie  ^e  fait  de  la  grange  de  Bonrepos, 
en  avaient  chassé  l'abbé  de  Boulbonne 
après  l'avoir  fort  maltraité.  Il  est  encore 
fait  mention  de  lui  en  1254  &  1255.  Le 
nécrologe  de  Saint-Paul  porte  que  Bernard 
mourut  cette  même  année  &  qu'il  fut  in- 
humé à  Maguelonne. 

XXXIV.  Glraud  I  DE  Narbonne  fut 
gratifié,  au  mois  de  décembre  1256,  par 
Pierre  de  la  Redorte,  de  tous  les  droits 
qui  lui  appartenaient  dans  une  forge  de 
fer.  11  fit,  au  mois  de  novembre  1261,  un 
accord  avec  Amaury,  vicomte  de  Nar- 
bonne, touchant  la  haute  justice  civile  & 


criminelle  que  l'abbé',  le  chapitre  &  les 
sacristains  de  Saint-Paul  exerçaient  dans 
le  bourg  de  Narbonne.  En  1265,  Géraud 
fut  nommé  avec  deux  autres  délégués  du 
Saint-Siège  pour  terminer  un  différend 
entre  l'abbé  de  Boulbonne  &  Joubert,abbé 
de  Cuxa,au  sujet  du  prieuré  de  Trame- 
saigues.  On  rapporte  au  25  juillet  de  cette 
année  le  transport  du  tombeau  de  saint 
Paul,  patron  de  Narbonne,  du  rond-point 
du  chœur  aux  colonnes  du  maître-autel. 
Géraud  fit  un  accord,  en  avril  1266,  avec  la 
confrérie  des  Pénitents  de  Narbonne  con- 
cernant les  cierges  offerts  dans  leur  église 
&  dont  la  moitié  appartenait  à  l'abbé  de 
Saint-Paul.  Il  mourut  en  1277,  au  mois  de 
janvier,  après  avoir  fait  quelques  legs  en 
faveur  de  son  église,  &  fut  inhumé  devant 
le  maître-autel. 

XXXV.  Bernard  IV  d'Olargues,  pré- 
chantre de  l'église  de  Saint-Paul,  en  fut 
élu  abbé  à  la  fin  de  février  1277.  Il  mou- 
rut le  21  avril  1279. 

XXXVI.  Raimond  II  Legras  lui  succéda 
au  mois  de  novembre  de  la  même  année. 
Il  mourut  au  mois  de  décembre  1283. 

XXXVII.  Guillaume  V  de  Fontcou- 
VERTE,  exécuteur  testamentaire  de  Rai- 
mond de  Bages  en  1287,  est  qualifié  abbé 
de  Saint-Paul  &  vicaire  général  de  l'arche- 
vêque au  mois  de  décembre  1 292.  Il  mourut 
le  27  juillet  i3o8,  après  avoir  résigné. 

XXXVIII.  Bernard  V  d'Olargues  ne 
paraît  pas  avoir  été  élu  avant  i3o9,  &  il 
est  probable  qu'il  décéda  ou  abdiqua  en 
i3i4,  car  son  siège  était  alors  vacant. 

XXXIX.  Pierre  V  de  Narbonne  s'ex- 
cusa, en  i3i7,  de  ne  pouvoir  assister  au 
concile  de  Béziers.  Quelques-uns  préten- 
dent que  c'est  le  même  qui  fut  nommé  peu 
de  temps  après  à  l'évèché  d'Urgel. 

XL.  Philippe  de  Majorque,  abbé  dès 
l'an  i3i8,  eut  de  vives  discussions  avec  son 
chapitre  sur  la  nomination  des  syndics. 
Les  chanoines  réclamèrent  la  médiation  de 
Jean  Ferrier,  son  vicaire  général,  pour 
terminer  leur  différend. 

XLI.  Arnaud  II,  qui  succéda  à  Philippe 
en  1827,  ne  jouit  pas  longtemps  de  sa  di- 
gnité. Il  était  mort  en  1828. 

XLII.  Pons  II  d'Aurench  fut  élu  la 
même  année. 


Note 
93 


Note 
98 


5o4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 


XLIII.  Pierre  VI  de  Narbonne,  fils 
d'Amaury,  vicomte  de  Narbonne,  &  de 
Jeanne  de  l'Ile-Jourdain,  était  abbé  en 
i33i.  En  i335,  le  vendredi  après  la  fête  de 
Saint-Barnabe,  il  dressa  des  statuts  pour  la 
célébration  de  l'office  divin  &  la  réforma- 
tion de  la  discipline.  Pierre  fut  nommé 
évêque  d'Urgel,  &  mourut  à  Montpellier 
le  9  novembre  1347.  Il  avait  abdiqué  ses 
fonctions  d'abbé  au  moins  depuis  1342. 

XLIV.  Adhémar  d'Aure  était  abbé  en 
1347.  Jean  de  Guillan  &  Etienne  Guersa, 
ses  vicaires  généraux,  firent  avec  le  cha- 
pitre des  règlements  sur  l'usage  des  offran- 
des. C'est  peut-être  le  même  personnage 
qu'Auger,  désigné  comme  abbé  en  diffé- 
rents actes  de  i345,  1346  &  1348,  à  moins 
qu'ils  ne  fussent  tous  deux  compétiteurs; 
l'un  aurait  été  élu  par  le  chapitre  &  l'autre 
aurait  eu  pour  lui  l'institution  du  pape. 

XLV.  Bernard  VI,  prieur  d'Olargues, 
qui  passe  pour  avoir  été  pourvu  par  Clé- 
ment VI,  après  la  mort  d'Auger,  mourut  à 
Avignon. 

XLVI.  Arnaud  III  de  Villars  affran- 
chit, en  i357,  les  habitants  de  Raissac  de 
la  servitude;  ils  ne  furent  plus  assujettis 
depuis  qu'à  certaines  corvées.  Envoyé  à 
Beaucaire  par  le  comte  de  Poitiers,  gou- 
verneur de  Languedoc,  il  reçut  pour  cette 
commission  cinquante-quatre  écus. 

XLVII.  Pierre  VII.  On  croit  qu'il  fut 
institué  abbé  de  Saint-Paul  par  le  pape 
Innocent  VI,  au  mois  de  janvier  i358,  après 
la  mort  de  Bernard.  Ce  qui  donne  à  penser 
qu'Arnaud  succéda  à  Adhémar  par  suite  de 
l'élection  du  chapitre,  &  Pierre  à  Bernard 
par  la  nomination  du  pape. 

XLVIII.  GuiRAUD  fit  un  accord  avec 
les  carmes  en  1369. 

XLIX.  Astorge  de  Landorre  paraît 
avoir  été  abbé  en  1379,  i387  &  i395.  Bé- 
gon  Sicard,  chanoine  de  Saint-Just,  était 
son  vicaire  général.  Astorge  vivait  encore 
en  1399. 

L.  Gilbert  de  Veyrac  est  marqué 
abbé  en  1405.  Il  assista,  le  9  juin  1409,  à  la 
consécration  de  Geoffroi  de  Pompadour, 
élu  évêque  de  Saint-Pons  deThomières; 
elle  fut  faite  dans  l'église  de  Narbonne  par 
Pierre,  évêque  de  Bazas,  vicaire  général 
de  François  de  Conzié.  Il  est  encore  fait 


mention  de  Gilbert  dans  les  années  1413 
&  1421. 

LI.  Raimond  III  de  Fabricis,  en  1426. 

LU.  GuiBERT,  en  1430. 

LUI.  Albert,  en  1449. 

LIV.  Raoul  Bonnier,  abbé  de  Saint- 
Paul  &  vicaire  général  de  l'archevêque  de 
Narbonne,  mourut  au  mois  de  mai  1458. 

LV.  Pierre  VIII  Raimond  d'Auxi- 
LION,  docteur  es  lois,  abbé  dès  1463,  fit, 
en  1467,  une  transaction  avec  Antoine  du 
Bec  Crespin ,  archevêque  de  Narbonne, 
auquel  il  céda  la  collation  d'un  canonicat 
de  l'église  de  Saint-Paul;  il  est  encore 
mentionné  en  1473. 

LVI.  Georges  d'Amboise,  neveu  de 
Gaucher  de  Forcalquier,  évêque  de  Gap, 
nomma,  en  1470,  Pierre  Bailli  pour  son 
vicaire   général. 

LVII.  Louis  d'Auceille. 

LVIII.  Antoine  I  Daude. 

LIX.  Géraud  II  BoissERiE,  promu  par 
l'archevêque  de  Narbonne  &  admis  par  le 
chapitre  de  Saint-Paul,  prit  possession  le 
16  novembre  1496. 

LX.  Jean  I  de  Pois  était  abbé  en  i5oi 
&  se  démit  l'année  suivante. 

LXI.  Pierre  IX  d'Auxilion  était  abbé 
de  Saint-Paul  &  évêque  de  Carcassonne 
en  i5o5.  Il  fit  renouveler,  en  i5io,  l'état 
&  le  dénombrement  des  biens  dépendant 
de  l'abbaye,  &  se  démit  en  i5ii  entre  les 
mains  du  pape  Jules  II. 

LXII.  Martin  de  Saint-André,  clerc 
de  l'église  de  Carcassonne,  parent  de 
Pierre  d'Auxilion  &  âgé  de  seize  ans,  fut 
nommé  abbé  de  Saint-Paul  par  Jules  II, 
sur  la  démission  de  Pierre,  dès  le  mois  de 
janvier  i5ii  ;  il  ne  prit  possession  que 
deux  ans  après  &  par  procureur.  Devenu 
évêque  de  Carcassonne,  il  se  démit,  en  i5i3, 
de  l'abbaye  entre  les  mains  du  pape  Clé- 
ment VII,  en  faveur  du  suivant. 

LXI II.  Pierre  X  d'Auxilion,  cha- 
noine des  églises  de  Narbonne  &  de  Car- 
cassonne, nommé  abbé  de  Saint-Paul  le 
19  décembre  1624,  fit  dans  son  église  la 
fondation  de  la  fête  de  Saint-Raimond,  & 
mourut  au  mois  de  mai  1627. 

LXIV.  Thomas  de  Saint-Bonnet,  élu 
abbé  en  i528,  décéda  en  i53o. 

LXV.  Pierre  XI  Chabot,  bachelier  en 


Note 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5o5 


Note 


droit  &  chanoine  "de  Saint-Paul,  élu  abbé 
en  i53o,  mourut  au  mois  de  juillet  i534. 

LXVI.  Tristan  de  Clermont,  breveté 
du  roi  &  muni  des  provisions  du  pape,  prit 
possession  de  l'abbaye  le  26  mai  iSig,  mal- 
gré les  protestations  du  chapitre.  11  fut  en 
procès  avec  les  deux  abbés  précédents,  élus 
par  les  chanoines,  mais  qui  ne  s'étaient 
pas  mis  en  possession.  L'un  &  l'autre  étant 
décédés,  Tristan  fut  élu  par  le  chapitre,  le 
2  décembre  1534. 

LXVII.  Benoit  Dupont  était  abbé 
en  iSSy.  Il  abdiqua  en  faveur  du  suivant. 

LXVIII.  Antoine  II  Besson,  nommé, 
dit-on,  dès  l'année  i568,  ne  reçut  que  le  i5 
février  i572  sa  confirmation  par  le  vicaire 
général  de  Narbonne,  &  en  i574seulement, 
ses  provisions  du  pape  Grégoire  XIIl.  Il 
décéda  au  mois  de  septembre  1577. 

LXIX.  Henri  I  d'Autemar,  officiai  de 
l'église  de  Narbonne,  reconnu  abbé  le  26 
avril  1578,  mourut  en  i58o. 

LXX.  Barthélémy  Favre,  chanoine  de 
Saint-Paul,  fut  nommé  abbé  le  22  septem- 
bre i58o  &  confirmé  par  le  vicaire  général 
du  chapitre  de  Narbonne,  auquel  il  jura 
obéissance  le  lo*  octobre  de  cette  même 
année.  Pendant  la  vacance  du  siège  archié- 
piscopal, il  aliéna  une  partie  de  la  terre 
de  Saint-Amant,  pour  satisfaire  aux  déci- 
mes extraordinaires  qui  furent  imposées 
alors  sur  son  abbaye.  Il  mourut  en  1584  & 
fut  inhumé  auprès  du  grand  autel,  devant 
la  chaire  abbatiale. 

LXXI.  Pierre  XII  de  Mamillon,  pro- 
moteur de  l'église  de  Narbonne,  fut  intro- 
nisé le  25  juin  i585.  Il  est  qualifié  en  1604 
docteur  en  droit  &  abbé  de  Saint-Paul.  Le 
cardinal  de  Joyeuse  l'avait  nommé  précé- 
demment administrateur  des  biens  de  l'ar- 
chevêché. C'était  un  savant  prédicateur;  il 
décéda  en  i6i5,  &  fut  inhumé  avec  ses 
habits  abbatiaux  &  les  marques  de  sa  di- 
gnité, la  crosse  &  la  mitre. 

LXXII.  Gabriel  Dumas,  chanoine  de 
la  cathédrale,  fut  élu  abbé  par  le  chapitre 
de  Saint-Paul.  Il  eut  pour  concurrent 
Arnaud  Guyon,  breveté  par  Louis  XIII 
le  7  novembre  i6i5,  mais  qui  f\it  évincé. 

LXXIII.  Bernardin  d'Autemar  ayant 
obtenu  l'abbaye  de  Saint-Paul  par  la  rési- 
gnation du  précédent,  dont  il  était  neveu, 


transigea  avec  François  de  Trégoin,  élu  par 
le  chapitre,  &  conserva  son  titre.  Il  donna 
à  son  église  un  calice  &  des  burettes  de 
vermeil,  mo\irut  en  1668  &  fut  enterré  de- 
vant la  chaire  abbatiale. 

LXXIV.  Henri  11  d'Autemar,  frère  du 
précédent,  aumônier  du  roi,  aj)bé  d'Eaunes, 
diocèse  de  Toulouse,  &  de  Saint-Guillem 
du  Désert,  fut  élu  abbé  de  Saint-Paul  le 
3  janvier  1669. 

LXXV.  Hyacinthe  d'Autemar  du 
Taur,  neveu  &  résignataire  de  Henri,  son 
oncle,  prit  possession  le  29  décembre  1669. 
11  mourut  en  1693  &  fut  inhumé  devant  la 
chaire  abbatiale. 

LXXVI.  Etienne  le  Franc  de  la 
Grange,  docteur  en  Sorbonne,  vicaire 
général  du  cardinal  de  Bonzi,  archevêque 
de  Narbonne,  était  chanoine  théologal  de 
Saint-Just,  archidiacre  de  Corbières,  & 
président  de  la  chambre  des  comptes  de 
Montauban  en  1682,  lorsqu'il  fut  élu  abbé 
de  Saint-Paul  en  1693  ;  il  prit  possession 
en  1695  par  procuration  dont  il  chargea 
Vincent  Fabre,  chanoine  de  cette  abbaye, 
&  assista,  en  1706,  au  synode  diocésain 
tenu  à  Narbonne. 

LXXVII.  Jean  II  Baptiste  de  Ma- 
CHECO  de  Premeaux,  de  Dijon,  arrière- 
neveu  par  sa  sœur  de  M.  Le  Goux  de  la 
Berchère,  archevêque  de  Narbonne,  fils  de 
Bénigne  de  Macheco,  seigneur  de  Premeaux 
&  d'Anne  Le  Cocq  de  Corbeville,  fut  élu 
abbé  de  Saint-Paul  le  27  mars  1709.  Pech, 
chanoine  de  Saint-Paul,  chargé  de  sa  pro- 
curation, prit  possession  en  son  nom. 

LXXVIII.  Jean  III  François  de  Ma- 
checo de  Premeaux,  né  à  Dijon  le  4  fé- 
vrier 1667,  succéda,  à  la  fin  de  1709,  à 
Jean-Baptiste,  son  frère.  Il  prit  possession 
le  6  octobre  171 1.  Il  avait  assisté,  en  17 10, 
à  l'assemblée  générale  du  clergé,  &  il  y  fut 
nommé  commissaire  avec  M.  Charles  Le 
Goux  de  la  Berchère,  archevêque  de  Nar- 
bonne, pour  examiner  le  projet  d'une 
nouvelle  édition  du  Gallia  Christiana,  dont 
le  soin  fut  confié  à  dom  Denis  de  Sainte- 
Marthe.  Nommé  agent  général  du  clergé 
en  1720,  il  assista  en  cette  qualité  aux  as- 
semblées de  1723  &  de  1725.  Il  fut  nommé 
à  l'évêché  de  Conserans  le  29  mars  1726  & 
se  démit  de  l'abbaye  en  1727. 


Note 
p3 


5o6 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
^9 


LXXIX.  Jean  IV  Marie  de  Castel- 
LAN,  originaire  du  Languedoc,  docteur  en 
théologie  de  la  maison  de  Navarre,  déjà 
abbé  de  BuUencour,  dans  le  diocèse  de 
Troyes,  député  en  1725  à  l'assemblée  gé- 
nérale du  clergé  de  France,  prit  posses- 
sion de  l'abbaye  de  Saint-Paul  le  14  juin 
1727,  sur  la  démission  de  l'évêque  de  Con- 
serans.  [E.  M.] 


NOTE  XCIX 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Ahhaye  de  Saint-Pierre  de  Psalmodi. 

(Diocèse  de  Nimcs.) 

L'abbaye  de  Psalmodi,  placée  primitive- 
ment sous  l'invocation  du  Sauveur  &  de 
saint  Julien,  &  plus  tard  sous  celle  de  saint 
Pierre,  une  des  plus  anciennes  du  Langue- 
doc, était  située  à  quatre  lieues  de  Nimes, 
dans  une  île  appelée  Insula  Psalmodia  ;  la 
mer,  en  se  retirant,  a  joint  cette  île  au 
continent,  &  l'emplacement  de  l'abbaye  est 
aujourd'hui  à  près  de  dix  kilomètres  dans 
les  terres.  Détruit  de  fond  en  comble  par 
les  Sarrasins,  lors  de  leur  seconde  irrup- 
tion dans  les  Gaules,  en  725,  ce  monastère 
fut  rétabli  par  Pépin,  &  en  l'année  791, 
Charlemagne  mit  sous  sa  dépendance  celui 
de  Saint-Saturnin  de  Nodels,  diocèse  de 
Nimes.  Il  lui  donna  aussi  le  territoire  de 
la  Tour  de  Matafère,  où  depuis  le  roi 
saint  Louis  fit  construire  le  port  d'Aigues- 
mortes.  A  partir  de  sa  restauration,  sous 
les  carlovingiens,  l'abbaye  de  Psalmodi  ne 
fit  qu'acquérir  une  plus  grande  impor- 
tance. Elle  reçut,  sur  les  dernières  années 
du  règne  de  Charlemagne  &  sous  celui  de 
Louis  le  Débonnaire,  un  grand  nombre  de 
donations  particulières  &  renfermait  alors 
cent  quarante  religieux;  mais  sa  situation 
dans  une  île  &  à  proximité  de  la  haute  mer 
l'exposait,  comme  l'abbaye  de  Maguelonne, 
aux  incursions  des  pirates  maures  &  autres 
qui,  aux  neuvième  &c  dixième  siècles,  déso- 
lèrent les  côtes  de  la  Méditerranée;  aussi 


l'histoire  de  cette  abbaye,  depuis  le  règne 
de  Louis  le  Débonnaire  jusqu'au  commen- 
cement du  onzième  siècle,  est-elle  à  peu 
près  inconnue.  On  voit  seulement  par  un 
diplôme  de  Charles  le  Simple,  donné  en 
909,  que  l'abbaye  avait  été  de  nouveau 
détruite,  que  les  religieux  s'étaient  réfu- 
giés à  Corneillan,  entre  Lunel  &  le  bourg 
de  Port,  qu'ils  y  avaient  bâti  des  chapelles 
&  quelques  cellules,  mais  que  ce  nouvel 
établissement  avait  aussi  été  ravagé  lors 
d'une  nouvelle  descente  des  pirates.  En 
1004,  dans  une  assemblée  des  principaux 
seigneurs  du  pays  tenue  à  Psalmodi  même, 
il  fut  statué  qu'on  reconstruirait  le  rao 
nastère  &  qu'on  le  rétablirait  dans  son  état 
primitif;  ce  qui  fut  exécuté. 

Les  religieux  de  Psalmodi  se  séculari- 
sèrent en  1537.  Les  Etats  de  Languedoc 
firent  des  remontrances  au  roi  sur  cette 
sécularisation  ainsi  que  sur  plusieurs  au- 
tres faites  à  la  même  époque,  &  il  fut  dit, 
dans  une  assemblée  tenue  à  Carcassonne 
le  17  octobre  1647,  touchant  les  doléances 
que  le  pays  faisait  sur  la  sécularisation 
des  églises  &  l'union  des  bénéfices,  qu'à 
cet  égard,  il  serait  acquiescé  à  la  volonté 
du  roi,  sauf  aux  particuliers  qui  se  plain- 
draient de  poursuivre,  si  bon  leur  sem- 
blait, suivant  la  provision  sur  ce  obtenue. 
Le  chapitre  de  Psalmodi,  sécularisé,  fut 
transféré  d'abord  à  Algues-mortes,  à  raison 
du  mauvais  air  qui  régnait  alors  à  Psal- 
modi, &  à  la  fin  du  dix-septième  siècle,  il 
fut  uni  à  celui  de  la  collégiale  d'Alais  pour 
former  le  chapitre  de  la  cathédrale  de  cette 
ville. 

Abhés  de  Psalmodi. 

I.  CORBILIAN    ou    CORBILIANUS,     abbé 

de  Psalmodi  en  791,  contribua  beaucoup  à 
la  reconstruction  du  monastère. 

II.  ThÈodemir,  de  race  visigothique, 
succéda  à  Corbilian  auquel  il  avait  été 
confié  dans  sa  jeunesse  &  qui  l'avait  élevé. 
Il  était  abbé  en  810,  en  821  &  en  8i3,  & 
mourut  vers  l'année  825. 

III.  Thibaut  était  abbé  en  842,  d'après 
un  diplôme  de  Charles  le  Chauve. 

IV.  WiTARD  I  ou  GuiTARD  était  abbé  de 
Saint-Julien  de  Psalmodi  en  887,   comme 


Note 
99 


Note 
99 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5o7 


on  le  voit  par  les  actes  du  concile  de  Port, 
Si  en  897,  d'après  une  bulle  du  pape 
Etienne  VI,  bulle  attribuée  à  tort  au  pape 
Etienne  VIII  par  les  auteurs  du  Gallia 
Christiana,  ce  qui  leur  a  fait  placer  Witard 
à  l'année  940. 

V.  Ragembald,  abbé  en  909,  obtint 
cette  même  année,  de  Charles  le  Simple, 
un  diplôme  confirmatif  des  privilèges  de 
son  abbaye;  il  est  aussi  qualifié  dans  cet 
acte  abbé  de  Joncels ,  ces  deux  abbayes 
ayant  été  unies  sur  la  fin  du  neuvième 
siècle. 

VI.  Witard  II  reçut  de  Guillaume, 
comte  de  Toulouse,  &  d'Emme  de  Pro- 
vence sa  femme,  en  997,  le  prieuré  de 
Saint-Julien  de    Corneillan. 

VII.  Garnier,  élu  abbé  à  l'assemblée 
tenue  en  1004,  à  Psalmodi,  pour  le  réta- 
blissement de  l'abbaye,  est  cité,  en  ioo5, 
dans  l'acte  d'élection  de  Wifred  à  l'abbaye 
de  Saint-Victor  de  Marseille.  Il  signa, 
en  1019,  la^tharte  de  fondation  du  monas- 
tère de  religieuses  de  Saint-Geniès,  dio- 
cèse de  Maguelonna,  &  en  I025,  la  charte 
de  Judith,  première  abbesse  de  ce  monas- 
tère. Garnier  mourut,  avec  la  double  qua- 
lité d'abbé  de  Psalmodi  &  de  Joncels,  le 
5  février,  selon  le  nécrologe  de  Saint- 
Gilles. 

VIII.  Raimond  I  était  abbé  au  mois  de 
décembre  1054. 

IX.  Guillaume  I  Philaud,  religieux 
de  Gellone,  prieur  de  Sauve  vers  1048,  fut 
élu  abbé  de  Psalmodi  vers  107 1. 

X.  Bérenger  était  abbé  de  Psalmodi  & 
de  Joncels  en  1082.  Pierre-Ermengaud, 
cvêque  de  Nimes,  lui  fit  en  cette  année 
donation  de  l'église  de  Teillan. 

XI.  Pierre  I  était  abbé  en  1084. 

XII.  Guillaume  II  souscrivit,  en  io85, 
un  acte  par  lequel  Daimace,  archevêque 
de  Narbonne,  réservait  à  son  église  une 
redevance  annuelle  de  trois  livres  de  cire 
sur  l'église  de  Notre-Dame  de  Narbonne. 

XIII.  Arnaud  I  reçut,  en  1086,  la  dona- 
tion faite  aux  monastères  de  Psalmodi  &  de 
Joncels,  par  Bérenger-Guillaume  &  Lou- 
piane,  sa  femme,  de  l'église  de  Sainte- 
Cécile  du  château  de  Loupian  qui  leur 
appartenait.  Il  vivait  encore  en  1093. 

XIV.  Foulque  I  fut  nommé  dans  une 


assemblée  tenue  par  les  ecclésiastiques  de 
la  province  en  1097,  où  le  monastère  de 
Psalmodi  fut  soustrait  à  la  juridiction  de 
Saint-Victor  de  Marseille,  soustraction 
dont  l'acte  fut  renouvelé  par  le  pape  Ur- 
bain II  en  1099.  Pascal  II  confirma,  en 
Iii5,  en  faveur  de  Foulque,  toutes  les 
possessions  de  son  monastère.  Cet  abbé 
mourut  le  \j  mai  de  cette  dernière  année. 

XV.  Pierre  II  paraît  devoir  être  placé 
ici,  à  cause  de  la  discussion  qu'il  eut  avec 
Bérenger,  abbé  de  Joncels,  sur  la  dépen- 
dance de  ce  monastère  de  celui  de  Psal- 
modi. C'est  en  iii5  que  la  sentence  sur 
ce  différend  fut  prononcée. 

XVI.  Bertrand  reçut,  le  jeudi  22  fé- 
vrier 1 1 17,  une  donation  de  Richard,  arche- 
vêque de  Narbonne.  C'est  de  son  temps 
que  le  pape  Gélase  II  vint  visiter  Psal- 
modi, dédia  l'église  de  Teillan  &  confirma, 
en  II  19,  les  possessions  &  privilèges  de 
l'abbaye.  Bertrand  administrait  encore  le 
monastère  en  ii38. 

XVII.  Pierre  III   était  abbé  en  1141. 

XVIII.  Guillaume  III  occupait  le 
siège  abbatial  en   ii55  &  en  1157. 

XIX.  Pierre  IV  d'Uzès  fut  présent,  en 
1174,  à  1^  donation  de  la  terre  d'Airolles, 
faite  à  Bertrand,  abbé  de  Franquevaux, 
par  Raimond  d'Uzès,  seigneur  de  Pos- 
quières.  Il  se  démit  peu  après  l'année  1 176; 
mais  il  vivait  encore  en  1181. 

XX.  Guillaume  IV  fut  élu  abbé  de 
Psalmodi,  en  1 180,  après  la  démission  de 
Pierre  d'Uzès. 

XXI.  Foulque  II  est  qualifié  abbé  en 
ii85.  Le  nécrologe  de  Saint-Gilles  mar- 
que sa  mort  au  19  décembre. 

XXII.  Guillaume  V  siégeait  en  1190. 

XXIII.  Aldebert  est  cité  en  1198,  & 
dans  le  nécrologe  de  Saint-André  lès-Avi- 
gnon au  20  décembre. 

XXIV.  Raimond  II,  en  i2o3. 

XXV.  Bernard  I  de  Gêneras,  d'une 
famille  noble,  voisine  de  Psalmodi,  était 
abbé  en  i2o3;  il  fut  présent  au  traité  de 
paix  fait,  en  1206,  entre  Pierre,  roi  d'Ara- 
gon, &  les  habitants  de  Montpellier.  Il 
transigea,  en  1217,  avec  les  chanoines  de 
Saint-Just  de  Narbonne. 

XXVI.  Raimond  III,  en  1220. 

XXVII.  Pons  est  cité  dans  des  chartes 


NOTB 

99 


Note 
99 


5o8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


de  l'église  d'Agde  en  1226  &  1234.  Il  paraît 
encore  en  1239  &  en  1241. 

XXVIII.  G.  est  mentionné,  en  1243, 
comme  abbé  de  Psalmodi,  dans  une  charte 
de  Pierre-Bermond,  seigneur  d'Anduze. 

XXIX.  Raimond  IV  céda,  au  mois  d'août 
1248,  au  roi  saint  Louis,  le  territoire  d'Ai- 
gues-mortes  ;  ce  prince  y  fit  établir  un 
port  &  donna  en  échange  à  l'abbaye  une 
terre  ou  condamine  qui  lui  appartenait 
dans  le  canton  de  Sommières. 

XXX.  Guillaume  VI  est  cité  en  1249. 

XXXI.  GiRAUD  DE  Brugières  fut  abbé 
de  1258  à  1269. 

XXXII.  Bernard  II  ^ey4nagia  prescrivit 
certaines  mesures,  en  1272,  à  Bertrand-Ros- 
taing,  au  sujet  des  pêcheries  de  l'abbaye. 

XXXIII.  Pierre  V  Bedoc  était  abbé 
du  temps  du  pape  Nicolas  IV,  lequel  donna 
commission  à  l'évêque  de  Marseille  de 
faire  la  visite  de  Psalmodi  &  d'y  réformer 
les  abus  qui  s'y  étaient  introduits.  Pierre 
fit  en  i3oo  une  association  de  prières  avec 
l'abbaye  de  Saint-Gilles,  &  en  l3i5,  année 
de  sa  mort,  il  en  fit  une  autre  avec  les  re- 
ligieux de  Cuxa. 

XXXIV.  Raimond  V  Bernard,  prieur 
de  Saint-Martin  d'Alayrac,  fut  fait  abbé  de 
Psalmodi  en  i3i7,  en  vertu  d'une  bulle  du 
pape  Jean  XXII,  &  gouverna  l'abbaye  jus- 
qu'en l3l9,  année  de  son  élection  comme 
abbé  de  Cluny. 

XXXV.  Arnaud  II,  religieux  &  aumô- 
nier de  Saint-Papoul,  nommé  abbé  de  Psal- 
modi en  l3l9,  mourut  la  même  année. 

XXXVI.  FrÉdol,  religieux  &  doyen 
de  Psalmodi,  en  fut  nommé  abbé  par 
Jean  XXII,  en  i320.  Il  prêta  serment  de 
fidélité  au  roi  en  i32i,  &  permuta,  en  i33o, 
avec  l'abbé  de  Saint-Thibéry. 

XXXVII.  Gaillard  avait  été  prieur  de 
Montferrat,  diocèse  d'Uzès,  avant  que  le 
pape  Jean  XXII  le  nommât  abbé  de  Saint- 
Thibéry.  Ce  pape  le  fit  permuter,  en  i33o, 
avec  Frédol,  abbé  de  Psalmodi.  Gaillard 
mourut  en  i33i. 

XXXVIII.  Raimond  VI  de  Sérinhac, 
d'abord  abbé  de  Gellone  &  prieur  de  Gou- 
dargues,  ensuite  abbé  de  Saint-Gilles,  le 
devint,  en  i332,  de  Psalmodi  qu'il  gouverna 
jusqu'en   l352. 

XXXIX.  Gaucelin  de  Deaux,  neveu 


de  Bertrand,  évêque  d'Embrun,  fut  institué 
abbé  de  Psalmodi,  en  i352,  par  une  bulle 
du  pape  Innocent  VI,  datée  d'Avignon.  Il 
fut  présent  à  la  confirmation  des  statuts  de 
l'église  de  Cavaillon  &  est  mentionné,  en 
i36i,  dans  les  archives  de  la  chambre  des 
comptes  de  Paris.  L'année  suivante,  Ur- 
bain V  le  nomma  à  l'évêché  de  Nimes;  il 
était  néanmoins  encore  abbé  de  Psalmodi 
en  i363  &  trésorier  du  pape. 

XL.  Raimond  VII  était  doyen  de  Saint- 
Gilles  lorsque  le  pape  Urbain  V  le  nomma 
à  l'abbaye  de  Psalmodi,  en  i362.  Il  mou- 
rut à  Avignon  en  i365. 

XLI.  Guillaume  VII  Colomb,  reli- 
gieux de  Saint-Pierre  de  Montmajour,  fut 
pourvu  en  i365,  mais  pour  peu  de  temps, 
de  l'abbaye  de  Psalmodi. 

XLII.  Pierre  VI  Lasteyrie,  fils  de 
Gérard  &  de  Marguerite  de  Peyrefumade, 
était  abbé  en  i368  ;  son  frère  Gui  lui  légua 
par  testament  la  vaisselle  d'argent  qu'il  lui 
avaitprêtée  lors  de  sa  promotion  à  l'abbaye. 
Pierre  gouverna  celle-ci  jusqu'en  1376. 

XLIII.  Pierre  VII  lui  succéda  en  1376; 
il  était  abbé  de  Saint-Aubin  d'Angers,  & 
Grégoire  XI  le  transféra  à  l'abbaye  de  Psal- 
modi; il  fut  nommé  visiteur  des  bénédic- 
tins dans  leur  chapitre  général,  tenu  à 
Carcassonne  en  1395.  Dans  le  chapitre  de 
1399,  cet  abbé  institua  des  prières  particu- 
lières pour  les  religieux  décédés  dans  les 
différentes  églises  dépendantes  de  l'abbaye, 
&  ordonna  que  les  prêtres  célébreraient 
pour  chaque  défunt  trois  messes,  que  les 
clercs  &  les  frères  convers  réciteraient  trois 
cents  Pater  &  Ave,  que  l'abbé  nourrirait, 
le  lendemain  de  chaque  décès,  quinze  pau- 
vres, &c.  Pierre  mourut  le  28  avril  1400, 
à  Saint-Laurent,  à  une  demi-lieue  de  Psal- 
modi, où  les  abbés  faisaient  alors  leur 
résidence. 

XL IV.  Aymeri  de  la  Gardie  fut 
nommé  abbé  en  1400.  Il  termina,  en  1404, 
un  différend  entre  Antoine,  évéque  de  Ma- 
guelonne,  &les  chanoines  de  son  chapitre. 
Il  envoya,  en  1409,  un  procureur  au  con- 
cile de  Pise. 

XLV,  Arnaud  III  de  Saint-Félix  était 
abbé  en  1415. 

XLVI.  Pierre  VIII  de  Narbonne, 
en  1438. 


Note 
99 


Note 
99 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XLVIL  Arnaud  IV  de  Saint-Félix, 
abbé  en  1439,  fut  défiiiiteur  au  chapitre 
général  tenu  à  Carcassonne  en  1448.  Il 
vivait  encore  en  1459. 

XLVIII.  Guillaume  VIII  de  Saint- 
Félix  était  abbé  en  1462. 

XLIX.  Gui  Lauret,  protonotaire  apos- 
tolique, fut  le  premier  abbé  conimenda- 
faire  de  Psalmodi  ;  il  conserva  la  com- 
mende  depuis   1483   jusqu'en  iSoy. 

L.  Jacques  de  Beaune,  évêque  de 
Vannes,  fut  abbé  de  Psalmodi  depuis  iSoy 
jusqu'à  sa  mort,  arrivée  en  i5io  ou  i5ii. 
Les  religieux  élurent  Girard  Filet,  dit  de 
la  Verne,  mais  cette  élection  ne  fut  pas 
confirmée. 

LI.  Martin  de  Beaune  fut  pourvu  de 
la  commende  de  i5ll  à  l522. 

LU.  JÉRÔME  DE  Canossa  avait  la  com- 
mende de  l'abbaye  en  i522  &  en  i5i3. 

LUI.  Louis  de  Canossa,  évêque  de 
Bayonne , -était  abbé  commeudataire  en 
1624  &  en   i53i. 

LIV.  Regnault  fiE  Martigni,  évêque 
de  Vabre,  était  abbé  commeudataire  de 
Psalmodi  en  i536. 

LV.  Jean  I  de  Luxembourg  fut  nommé 
abbé  la  même  année.  L'année  suivante,  les 
religieux  de  Psalmodi  furent  sécularisés 
par  le  pape  Paul  III;  &  comme  ils  se  plai- 
gnaient de  l'insalubrité  de  l'air  de  leur 
demeure,  ils  furent  transférés  à  Aigues- 
mortes.  Peu  de  temps  après,  les  religion- 
naires  ruinèrent  en  grande  partie  l'abbaye, 
dont  il  ne  resta  que  l'église  &  une  portion 
du  dortoir  &  du  cloître.  Jean  fut  abbé 
jusqu'en  1549. 

LVI.  Barnabe  de  Fayolles  fut  nommé 
en  iSSo;  il  résidait  à  Paris  le  22  mai  i566 
&  y  gérait  les  affaires  du  connétable  de 
Montmorenci. 

LVII.  François  I  de  Fayolles  succéda 
à  Barnabe. 

LVIII.  Jean  II  de  Fayolles  fut  abbé 
commendataire  après  François. 

LIX.  Marc  de  Calvièrë,  ayant  été 
nommé  président  au  parlement  de  Tou- 
louse, se  démit  en  faveur  de  son  frère. 

LX.  Jean  III  de  Calvièrë,  frère  du  pré- 
cédent, fut  nommé  sur  sa  résignation.  Il 
était  abbé  en  1634.  Il  se  démit  de  l'abbaye 
en  faveur  de  son  neveu,  François  de  Cal- 


vièrë, clerc  du  diocèse  de  Nimes.  Le  roi 
écrivit,  en  faveur  de  ce  dernier,  au  car- 
dinal   Barberini ,   son    envoyé    à    Rome', 

'  Voici  le  texte  de  deux  lettres  écrites  à  ce  sujet 
par  le  roi  Louis  XIII  :  l'une,  au  cardinal  Barbe- 
rini ,  l'autre  au  comte  de  Noailles,  ambassadeur  de 
France  à  Rome'  ;  elles  établissent  l'ordre  de  suc- 
cession de  ces  trois  abbés. 

«  Mon  cousin,  je  vous  prie,  suivant  la  lettre 
que  j'écris  à  notre  très  saint  Pire  le  Pape,  inter- 
céder, vous  employer  &  tant  faire,  qu'à  ma  nomi- 
nation, M''  François  de  Calvièrë,  clerc  du  diocèse 
de  Nismes,  soit  pourvu  de  l'abbaye  séculière  de 
Saint-Pierre  de  Psalmodi,  diocèse  de  Nismes,  à 
présent  vacante  par  la  résignation  que  M'  Jean 
de  Calvièrë,  abbé  d'icelle,  son  oncle,  en  a  faite 
en  sa  faveur,  &  à  son  profit,  soubs  la  réserve  de 
la  troisième  partie  des  rentes  &  des  revenus  de  la 
dite  abbaye,  sa  vie  durant,  oultre  aultre  pension 
du  tiers  des  fruits  &  rentes  du  dit  bénéfice,  ré- 
servée cy  devant  en  faveur  du  S''  Marc  de  Calvièrë, 
mon  conseiller  &  président  en  ma  court  de  Parle- 
ment de  Thoulouse,  frère  du  dit  sieur  abbé  &  son 
résignant,  afin  qu'il  lui  en  soit  expédié  toutes  & 
chacunes  les  bulles,  dispenses  &  provisions  apos- 
toliques nécessaires  avec  les  réserves  des  dites  pen- 
sions, conformément  aux  procurations,  mémoires 
&  suplications  qui  en  seront  présentés  à  Sa  dite 
Sainteté  &  vous  me  ferez  bien  agréable  plaisir. 
Sur  ce  je  prie  Dieu,  mon  cousin,  vous  tenir  en 
sa  sainte  garde. 

n  Escrite  à  Paris,  le  18'  jour  de  janvier  1634. 

(I  Signé,  Louis. 
«  Et  plus  hai  : 

1!  De  Loméme.  )i 

Et  au  dos  est  écrit  :  A  mon  cousin  le  cardinal 
Barberini,  comprotecteur  de  mes  affaires  à  Rome. 

c(  M'  le  comte  de  Noailles,  le  $■■  de  Calvièrë, 
président  en  ma  court  de  Parlement  de  Thoulouse, 
m'a  rendu  en  diverses  occasions  des  preuves  de  son 
affection  à  mon  service,  ce  qui  me  convie  de  l'avoir 
en  particulière  considération,  &  d'autant  qu'il  m'a 
fait  entendre  désirer  quelque  grâce  de  nostre  saint 
Père  le  Pape,  pour  la  conservation  d'une  pension 
que  je  luy  ai  accordée  sur  les  fruits  d'une  abbaye, 
laquelle  il  a  résignée  depuis  longtemps  à  un  sien 
frère,  par  ma  permission;  je  désire  que  vous  vous 
employiez  en  mon  nom  à  Rome,  &  fassiez  tous  les 
offices  nécessaires  pour  l'obtention  de  la  dite  grâce, 
faisant  cognoistre  qu'elle   sera  dignement  faite  & 

'  Extrait  des  archives  de  Noailles,  par  Gaigniéies.  Ms. 
latin  jotigd,  f"  î38. 


Note 
99 


Note 
99 


DIO 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
loo 


demandanf  l'abbaye  pour  le  résignataire, 
avec  la  retenue  du  tiers  des  fruits  pour 
l'oncle,  outre  la  pension  précédemment 
retenue  en  faveur  de  Marc  de  Calvière, 
alors  président  au  parlement  de  Toulouse, 
frère  de  Jean,  dernier  résignant.  On  assure 
que  Jean  renonça  à  sa  pension,  en  1689, 
en  faveur  du  nouvel  évéché  d'Alais,  cette 
abbaye  ayant  été  comprise  dans  la  dotation 
de  cet  évêché;  il  obtint  en  dédommagement 
l'abbaye  de  Lire.  Jean  mourut  en  1698. 

LXI.  François  II  de  Calvière.,  neveu 
du  précédent,  fut  nommé  sur  la  résigna- 
tion de  son  oncle,  en  1634. 

LXII.  François  III  Chevalier  de 
Saulx,  premier  évêque  d'Alais,  obtint  du 
roi  l'union  de  l'abbaye  de  Psalmodi  à  son 
évêché,  en  1690.  [E.  M.] 


NOTE  C 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abhaye  de  J^otre-Vame  de  Sorèie. 

(Diocèse  de  Lavaur.) 

LA  ville  de  Sorèze  est  située  au  pied  de 
la  Montagne-Noire,  à  une  lieue  de 
Revel  vers  le  sud-est,  &  dans  une  plaine 
fertile  qui  a  six  lieues  d'étendue.  L'ab- 
baye, dédiée  à  Notre-Dame,  qui  lui  a 
donné  naissance,  serait,  à  ce  qu'on  pré- 
tend, de  la  plus  haute  antiquité.  On  as- 
sure, en  effet,  qu'elle  fut  détruite  au  hui- 
tième siècle  par  les  Sarrasins  ;  il  est  certain 
qu'elle  existait  en  817  &  qu'elle  fut  res- 

qiie  j'en  aurai  un  particulier  contentement.  Sur 
ce  je  prie  Dieu  qu'il  vous  ait,  Monsieur  le  comte 
de  Noailles,  en  sa  sainte  garde. 

«  Escrit  à  Saint-Germain  en  Laye,  le  3o'  jour 
de  juin  163^. 

n  Signé,  LoDis. 

«  Et  plus  has  : 

(1    BOUTHILLIER.   )l 

Et  au  dos  est  écrit  :  A  Monsieur  le  comte  de 
Noailles,  chevalier  de  mes  ordres,  conseiller  en 
mon  conseil  d'Estat,  &  mon  ambassadeur  à  Rome. 


taurée  par  Pépin,  roi  d'Aquitaine,  fils  de 
Louis  le  Débonnaire.  Ce  prince  la  soumit 
au  Saint-Siège  &  voulut  qu'elle  fût  indé- 
pendante de  toute  autre  église.  Le  pape 
Callixte  II  lui  confirma  ce  privilège  en  1 1  20 
&  Innocent  II  en  1 141 .  Cependant  l'évèque 
de  Lavaur,  Jean  Boucher,  attaqua  cette 
immunité  vers  l'année  1436,  mais  elle  fut 
défendue  &  conservée  en  son  entier  par 
Jean  de  Leyrac  qui,  après  avoir  été  cham- 
brier  &  prieur  dans  cette  abbaye,  jouissait 
alors  de  la  dignité  abbatiale.  Il  défendit 
avec  le  même  succès,  contre  l'évèque  de 
Saint-Papoul,  le  droit  de  nommer  à  la 
cure  de  Saint-Paulet.  L'abbaye  de  Sorèze 
fut  une  seconde  fois  détruite  en  iSyS,  lors- 
que les  calvinistes,  après  en  avoir  expulsé 
les  religieux,  renversèrent  les  bâtiments 
de  fond  en  comble.  Ils  ne  laissèrent  de- 
bout que  les  murailles  de  l'église  dont  ils 
firent  leur  temple,  brûlèrent  les  reliques, 
les  titres  &  tous  les  papiers,  &  s'emparè- 
rent des  biens  &  des  revenus  qu'ils  conser- 
vèrent jusqu'en  1601,  époque  où  les  com- 
missaires du.  roi  ordonnèrent  que  l'exercice 
de  la  religion  catholique  y  serait  rétabli  & 
que  les  biens  seraient  restitués  aux  reli- 
gieux. Ceux-ci  revinrent  à  Sorèze,  mais 
n'osèrent  rentrer  de  suite  dans  tous  leurs 
droits.  Cependant  Barthélémy  Robin,  bé- 
nédictin de  Saint-Corneille  de  Compiègne, 
ex-prédicateur  du  roi,  ayant  été  pourvu 
en  i636  de  l'abbaye  de  Sorèze  &  béni  le 
29  janvier  1640,  dans  l'abbaye  de  Saint- 
Germain  des  Prés,  commença  par  unir  son 
abbaye  à  la  congrégation  de  Saint-Maur, 
&  s'appliqua  avec  tant  de  zèle  à  relever 
l'église  qu'elle  fut  en  état,  dans  le  mois 
de  septembre  1642,  d'être  consacrée  sous 
le  nom  &  l'invocation  de  Notre-Dame  de 
la  Paix,  par  l'archevêque  de  Toulouse, 
Charles  de  Montchal,  assisté  des  évéques 
de  Saint-Papoul  &  d'Alet. 

La  destruction  des  archives  ne  permet 
pas  de  donner  une  liste  bien  exacte  des 
abbés  qui  ont  gouverné  cette  abbaye'. 

'  Cette  notice  serait  incomplète  si  nous  ne  disions 
quelques  mots  du  célèbre  collège  de  Sorèze.  Son 
origine  est  fort  ancienne;  elle  remonte  à  l'école 
que  les  Bénédictins  tenaient  dons  leur  monastère 
&   oii   ils  enseignaient  gratuitement  le  latin  aux 


Noi  B 
1  00 


Note 

lOO 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5i 


donna  le  domaine  qui  devint  dans  la  suite 
le  prieuré  de  Saramon. 

mai  1 737,  avec  trente-six  élèves  seulement  ;  il  y  en 
avait  cent  dix  le  i.ï  janvier  1759,  lorsqu'il  en  fit 
Touverture  solennelle, 

Dom  Victor  Fougeras  peut  être  considéré  comme 
enseignement  une  plus  grande  extension  lorsqu'ils  le  restaurateur  de  l'école  de  Sorèze  ;  il  y  apporta 
eurent  embrassé  la  réforme  de  Saint-Maur.  Ils  fu-  un  plan  d'éducation  qui  a  servi  de  modèle  à  beau- 
rent  surtout  poussés  dans  cette  voie  par  le  désir  de  coup  d'institutions  modernes  &  dont  la  mise  en 
faire  concurrence  à  l'académie  protestante  de  Puy-  pratique  assura  la  réputation  du  collège.  Les  suc- 
laurens.  Le  succès  ayant  favorisé  leur  entreprise,       cesseurs  de  dom  Fougeras,  dom  Lacroix,  dom  Las- 


Ahbés  de  Sorè-^e. 

I.   Bertrand  I    était   abbé    de   Sorèze 
en  817,  lorsque  Louis  le  Débonnaire  lui 

enfants  de  la  ville.  Ces  religieux  donnèrent  à  leur 


ils  construisirent,  sous  la  direction  de  Jacques  Hody, 
prieur  de  l'abbaye,  un  nouveau  bâtiment  destiné  à 
répondre  à  tous  les  besoins  de  l'enseignement  &  au 
nombre  toujours  croissant  des  élèves. 

Ce  collège,  dans  lequel  on  enseignait,  outre  les 
langues  mortes  qui  faisaient  le  fondement  de  l'édu- 
cation, l'arithmétique  &  la  géométrie,  la  géogra- 
phie &  l'histoire,  fut  inauguré  le  12  octobre  1682  j 
l'ouverture  des  classes  se  fit  le  lendemain,  |3.  Cet 
établissement  jouit  bientôt  d'une  grande  réputation 
&  acquit  un  degré  de  prospérité  qn'il   garda    pen- 


serre  &  dom  Raimond  Despaulx,  nommé  directeur 
en  1767,  furent  des  hommes  de  mérite.  Sous  l'ad- 
ministration de  ce  dernier,  l'école  devint  royale 
militaire;  c'est-à-dire  que  le  roi  la  prit  sous  sa 
protection  spéciale,  y  plaça  un  certain  nombre 
d'élèves  entretenus  aux  frais  de  l'Etat  &  y  envoya 
chaque  année  un  officier  comme  inspecteur. 

Souvent  attaquée  par  les  journaux  &  par  l'uni- 
versité de  Paris  pour  sa  méthode  d'enseignement, 
l'école  de  Sorèze  ne  continua  pas  moins  de  pros- 
pérer jusqu'à    la   Révolution    française.  Dom  Des- 


dant  plui  de-ringt  ans.  Nous  ne  devons  pas  oublier        paulx,  considérant  le   grand  nombre  d'élèves  qui 


de  noter  ici  que  dom  Clajjde  Devic,  l'un  des  au- 
teurs de  V Histoire  générale  de  Languedoc  ^  né  à 
Sorèze,  le  i5  juin  1670,  commença  ses  études  au 
collège  le  jour  même  de  cette  première  ouverture, 
&  que  tes  succès  dans  toutes  ses  classes,  ayant 
attiré  sur  lui  les  yeux  de  ses  supérieurs,  ceux-ci 
l'engagèrent  à  entrer  dans  leur  congrégation,  où 
son  savoir,  universellement  reconnu,  &  ses  vertus 
déterminèrent  ses  chefs  à  le  charger  de  missions 
importantes   auprès  du   pape  Clément  XI.  Lorsque 


se  destinaient  au  génie,  à  la  navigation,  aux  cons- 
tructions navales  &  à  l'artillerie,  développa  dans 
l'école  l'étude  des  mathématiques  &  multiplia  les 
moyens  de  faire  faire  à  ceux  qui  voulaient  em- 
brasser ces  carrières  des  progrès  rapides  :  les  cours 
furent  faits  d'une  manière  plus  pratique;  on  créa 
un  cabinet  de  physique  &  de  chimie;  un  cabinet 
d'histoire  naturelle;  on  construisit  un  observa- 
toire, &c. 

La  Révolution  française,  en  supprimant  tous  les 


l'Archevêque  de  Narbonne,  président  des  Etats,  fit  établissements  religieux,  pensa  ruiner  l'école  de 
demander  au  général  de  la  congiégation  de  Saint-  Sorèze.  En  1791,  les  moines  se  dispersèrent  &  les 
Maur  les  deux  sujets  les  plus  capables  de  travailler  bâtiments  de  l'abbaye  &  du  collège  furent  mil  en 
à  l'Histoire  générale  de  Languedoc,  on  lui  désigna  vente.  Cependant,  un  des  plus  distingués  parmi 
tout  d'abord  dom  Claude  Devic,  qui  fut  à  cet  effet  les  bénédictins,  dom  François  Ferlus,  professeur  de 
rappelé  d'Italie.  rhétorique  &  d'histoire,  encouragé  pax  l'autorité 
La  peste  de  Marseille,  qui,  en  1722,  se  faisait  civile,  entreprit  de  sauver  cet  établissement.  Il 
craindre  dans  le  Languedoc,  obligea  momentané-  s'associa  quelques-uns  de  ses  confrères,  retint  les 
ment  les  religieux  à  renvoyer  leurs  élèves,  La  con-  autres  professeurs,  en  appela  de  nouveaux,  con- 
grégation de  Saint-Maur,  qui  avait  vu  les  progrès  serva  les  élèves,  racheta  les  bâtiments  en  emprun- 
toujours  croissants  du  collège,  jugea  à  propos  de  tant  l'argent  nécessaire,  &  recomposa  en  quelque 
lui  donner  un  plus  grand  essor;  elle  profita  de  sorte  le  corps  enseignant  près  de  se  dissoudre.  Une 
l'occasion  pour  faire  construire  un  bâtiment  plus  époque  si  remplie  de  troubles  ne  pouvait  manquer 
vaste  8c  mieux  approprié  à  sa  destination.  Mais  ce  de  susciter  de  nombreux  obstacles  â  une  semblable 
bâiiment,  retardé  par  une  foule  d'obstacles  suscités  entreprise;  il  sut  les  surmonter  par  son  habileté 
par  la  jalousie  ou  l'intérêt  particulier,  ne  s'éleva  Se,  sous  sa  direction,  le  plan  des  études  devint  plus 


que  fort  lentement,  &  ce  ne  fut  qu'en  i  767,  sur  les 
réclamations  rèiiérèes  des  habitants,  que  dom  Fou- 
ger.^s  fut  envoyé  comme  prieur  par  le  chapitre  gé- 
néral de  la  congrégation  8c  chargé  de  réorganiser 
les  études  à  Soieze.  Cet  homme,  remarquable  à  plus 
d'un  titre,  n'attendit  pas  que  le  local  fut  achevé 
pour  ouvrir  le  collège;  il  commença,  au  mois  de 


complet;  â  toutes  les  parties  qu'on  enseignait  déjà, 
il  ajouta  la  déclamation,  l'espagnol,  le  commerce, 
la  tenue  des  livres,  la  logique,  la  métaphysique  8c 
la  inorale;  la  géographie  8c  l'histoire  formèrent  des 
cours  distincts.  Il  fonda  le  jardin  de  botanique; 
il  fit  faire  des  réparations  fort  importantes  aux 
bâtiments   8c  sépara    en   trois  cours,  d'après   leur 


Note 
100 


Note 
loo 


312 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


II.  Walafrède  était  abbé  vers  904, 
époque  à  laquelle  il  céda,  du  consente- 
ment des  religieux,  au  comte  Garsias,  la 
maison,  l'église  &  les  dépendances  de  Sara- 
mon,  à  charge  de  retour  à  l'abbaye  après 
la  mort  du  comte,  moyennant  mille  sols 
que  l'abbé  employa  à  réparer  son  église, 
en  partie  détruite  par  un  incendie. 

III.  Datbert  était  abbé  en  940. 

IV.  RoDOLFE  ou  Raoul,  abbé  en  944, 
gouverna  l'abbaye  pendant  vingt  ans. 

V.  Seniorel  assista,  en  1027,  au  juge- 
ment d'un  différend  qui  intéressait  Aymeri, 
abbé  de  Lézat. 

VI.  Pierre  I  était  abbé  en  loSy.  On 
voit  par  quelques  actes  qu'il  vivait  encore 
en  1061. 

VII.  Raimond  I  fut  élu,  après  une  va- 
cance de  dix  ans  du  siège  abbatial,  en  1071. 
Le  comte  Sanche  rendit  à  cet  abbé  le;  lieu 
de  Saramon. 

VIII.  Pierre  II  reçut,  en  1093,  la  resti- 
tution que  Géraud  de  Roquefort  &  Aymeri, 
son  frère,  lui  firent  de  dîmes  appartenant 
au  monastère. 


âge,  les  élèves  qui  auparavant  n'en  formaient  que 
deux.  Dora  François  Ferlus  décéda  à  Soièze,  en 
1812,  âgé  de  soixante-quatre  ans  ;  il  eut  pour  suc- 
cesseur son  frère,  Raimond-Dominique  Ferlus,  qu'il 
s'était  associé  dès  l'année  1797.  Celui-ci  continua 
dignement  l'œuvre  de  son  frère  &  apporta  aussi 
des  réformes  importantes  dans  l'enseignement.  Il 
mourut  à  Sorèze,  le  i ''''  mars  1840,  à  l'âge  de  qua- 
tre-vingt-trois ans.  Ses  deux  gendres,  M.  de  Ber- 
nard 8c  M.  de  Lasplanes,  mirent  alors  le  collège 
en  vente,  &  l'abbé  Gratacap,  officier  de  l'univer- 
sité, ancien  proviseur  du  collège  de  Toulouse  & 
représentant  d'une  Société  par  actions,  en  fit  i'ac- 
quisition  le  23  mai   1840. 

En  1854,  cette  Société  offrit  la  direction  de 
l'école  au  P.  Lacordaire,  avec  la  faculté  de  se  nom- 
mer un  successeur.  Sous  le  regard  du  célèbre  Do- 
minicain, Sorèze  reprit  en  si^f  années  son  ancien 
éclat;  il  se  maintient  depuis  1861,  grâces  aux 
efforts  de  M.  l'abbé  Mourey,  que  le  P.  Lacordaire 
avait  choisi  &  désigné  d'avance  pour  le  remplacer. 

Un  ancien  élève  du  collège  de  Sorèze,  M.  A.  Clos, 
a  écrit,  sur  Sorèze  &  son  école,  un  ouvrage  qui  ren- 
ferme des  détails  intéressants;  il  est  intitulé  :  No- 
tice historique  sur  Sorè:^e  &■  ses  environs,  par  A.  Clos, 
docteur  en  médecine,  membre  correspondant  de  la 
Société  des  antiquaires  de  France  &  de  plusieurs 
autres  académies.  [E.  M.] 


IX.  Arnaud  I  de  Villaborais,  abbé 
en  1x32,  mourut  le  3o  septembre  de  la 
même  année. 

X.  Guillaume  I,  abbé  en  ii53,  mourut 
le  28  avril. 

XI.  Bernard  I  de  Saint-Michel  oc- 
cupa le  siège  de  1160  à  1187. 

XII.  Guillaume  II  fut  son  successeur; 
sa  mort  est  marquée  dans  le  nécrologe 
au  dix-huitième  jour  d'août. 

XIII.  Bertrand  II  de  Pierrelade, 
cité  dans  des  chartes  comme  abbé  en  119"), 
reçut  plusieurs  donations  &  recouvra  la 
dîme  de  l'église  de  Saint-Sulpice.  Il  vivait 
encore  en  1224,  mais  comme  il  était  très- 
vieux,  Conrad,  légat  du  Saint-Siège,  lui 
donna  un  coadjuteur  pour  administrer  le 
temporel  de  son  abbaye. 

XIV.  Isarn  est  mentionné  en  1225  & 
en  i23o. 

XV.  Pierre  III  de  Pierrelade  ou  de 
Roquefort  était  prieur  en  12375  '^  ^^^ 
élu  abbé  en  1240. 

XVI.  Pierre  IV  de  Goust  succéda  au 
précédent.  Il  sollicita,  en  12.52,  auprès 
d'Alphonse,  comte  de  Toulouse,  la  dotation 
de  la  chapelle  de  Saint-Louis,  &  il  y  ins- 
titua un  chapelain  pour  y  célébrer  chaque 
jour  la  messe  pour  le  repos  de  l'âme  de 
Louis  IX,  lorsqu'il  ne  serait  plus,  en  re- 
connaissance de  ce  que  ce  prince  avait 
réduit  à  huit  livres  les  redevances  féodales 
du  monastère.  Pierre  de  Goust  fut  élu  abbé 
de  la  Grasse  en  1262. 

XVII.  Bertrand  III  de  Saint-Geniès 
succéda  à  Pierre  en  1203. 

XVIII.  Arnaud  II  deMontaigu  reçut, 
en  1271,  l'hommage  de  Pierre  de  Castel- 
nau,  &  s'excusa,  en  1273,  de  ne  pouvoir 
assister  au  concile  de  Béziers.  11  vivait 
encore  en  1277. 

XIX.  Bernard  II  reçut  en  1282,  de  Rai- 
mond-Pons,  la  donation  d'une  rente  suffi- 
sant à  l'entretien  d'une  lampe  qui  devait 
rester  allumée  pendant  tout  le  carême. 

XX.  Pierre  V  Philippe  d'Auriac  est 
connu  par  les  comptes  des  domaines  de  la 
sénéchaussée  de  Toulouse,  qui  constatent 
qu'en  i3i2  &  i3i3  il  contribua  aux  frais 
de  la  guerre  de  Flandre. 

XXI.  Aymeri  de  Roquefort  était  abbé 
en  i3i4.  11  donna,  en  i327,  deux  cent-cin- 


NOTE 

100 


Note 
loo 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5i3 


quante  florins  d'or  pour  sa  part  dans  les 
contributions  du   clergé. 

XXIL    RAIMOND    II  DE  SOLIGNAC  fit  UU 

accord,  en  i33o,  avec  les  consuls  de  la 
ville  de  Sorèze,  au  sujet  des  droits  de 
justice.  Il  mourut  le  9  août  1340. 

XXIII.  JOUFFROI     ou     GODEFROI,    qui 

succéda  à  Raimond,  est  qualifié  de  fidèle 
conseiller  des  rois  Philippe  de  Valois  & 
Jean  le  Bon.  11  mourut  le  29  juillet  i36i. 

XXIV.  Philippe  Crolle  assista  au 
concile  de  Lavaur,  en  i368,  en  qualité  de 
délégué  d'Arnaud,  archevêque  d'Auch.  On 
ne  sait  s'il  mourut  en  1390,  ou  s'il  était 
mort  dès  i38o. 

XXV.  Jean  I  avait  remplacé  Philippe 
en  1390.  Il  ne  vécut  que  peu  de  mois. 

XXVI.  Hugues  de  Goust,  successeur 
de  Jean  en  1390,  augmenta  les  pensions 
des  religieux.  Il  mourut  le  28  août  1409. 

XXVII.  Stold  de  Pazzi  ,  originaire 
d'Avignon,^fut  nommé  abbé  de  Sorèze  par 
bulles  du  Pape  Jean  XXIII,  datées  du  26 
septembre  1414.  Il  est  cité  dans  les  actes 
jusqu'en  1426. 

XXVIII.  Etienne  était  abbé  en  1435. 

XXIX.  Jean  II  de  Leyrac,  prieur  & 
chambrier,  succéda  à  Etienne  dès  l'année 
1435  &  fut  confirmé  par  Eugène  IV.  Il 
soutint,  en  1437,  un  procès  contre  l'évéque 
de  Lavaur  pour  la  franchise  des  droits  de 
juridiction  de  sou  abbaye. 

XXX.  Gallard  de  Undis,  originaire  de 
Castres,  était  abbé  en  1443.  Il  mourut  le 
12  novembre  1449. 

XXXI.  Jean  III  succéda  à  Gallard  & 
obligea,  en  1457,  les  habitants  de  Sorèze 
à  payer  la  dîme.  Il  donna  à  ferme,  en  1460, 
le  moulin  de  Durfort. 

XXXII.  Louis  I  d'Albret,  prieur  de 
Pontons,  évèque  d'Aire,  cardinal ,  devint 
abbé  de  Sorèze  quelque  temps  avant  sa 
mort,  arrivée  à  Rome  le  5  décembre  1465. 
Il  fut  inhumé  dans  cette  ville. 

XXXIII.  Richard  de  Longueil,  évè- 
que de  Coutances,  savant  cardinal,  eut 
l'abbaye  en  commende  jusqu'en  1470. 

XXXIV.  Pierre  VI  de  Lyon,  proto- 
notaire apostolique,  eut  la  commende  de 
l'abbaye  jusqu'en  1475,  époque  où  il  fut 
nommé  à  l'archevêché  de  Toulouse. 

XXXV.  Jean  IV  Jacques  Duverger, 

IV. 


religieux  de  Sorèze,  fut  élu  abbé  en   1473 
&  conserva  le  siège  jusqu'en   1488. 

XXXVI.  Bérenger-Albert,  vicaire  du 
précédent,  garda  le  siège  pendant  deux 
ans.  A  sa  mort,  les  religieux  s'éfant  divisés 
sur  le  choix  de  son  successeur,  le  siège 
resta  vacant  jusqu'en  1493. 

XXXVII.  Florent  Galand,  nommé  en 
1493,  avait  été  l'un  des  présidents  du  cha- 
pitre général  des  bénédictins  de  la  pro- 
vince deNarbonne,  tenu  en  1490  au  Mas- 
d'Azil.  Il  fit  faire  des  réparations  à  l'église 
qui  tombait  en  ruines,  &  mourut  en  1509. 
Les  religieux,  encore  divisés,  partagèrent 
leurs  voix  entre  Pierre  de  Soulage,  ou- 
vrier, &  Olivier,  sacristain;  mais  ni  l'un  ni 
l'autre  n'eut  l'agrément  du  pape  ni  du  roi  : 
ces  deux  derniers  nommèrent  le  suivant. 

XXXVIII.  Pierre  VII  Raimond  de 
GUERT,  évèque  d'Alet,  fut  pourvu  de  la 
commende  de  l'abbaye  par  le  roi,  en  fé- 
vrier i5io.  Les  deux  élus  du  chapitre 
firent  opposition  ;  mais  Olivier  seul  obtint 
une  pension,  &  peu  après,  l'abbaye  de 
Joncels,  au  diocèse  de  Béziers.  Pierre  fit 
travailler  aux  réparations  de  l'église  en 
i5i3,  &  reconstruisit  entièrement  le  sanc- 
tuaire. Il  vivait  encore  en  i523. 

XXXIX.  Jean  V  de  Langeac,  maître 
des  requêtes,  eut  la  commende  de  l'abbaye 
en   1324  &  en  jouit  jusqu'en   1529. 

XL.  Antoine  Lascaris  de  Tende, 
d'abord  évèque  de  Riez,  puis  de  Beauvais 
&  ensuite  de  Limoges,  revint  plus  tard  à 
son  premier  siège;  paraît  comme  abbé  en 
i535.  Il  mourut  en  1546. 

XLI.  Honoré  d'Esparron  de  Ville- 
neuve, évèque  de  Riez,  succéda  à  An- 
toine. Il  se  démit  de  l'abbaye,  en  1549,  en 
faveur  du  suivant. 

XLII.  Odet  de  Coligny,  cardinal  de 
Châtillon ,  pourvu  en  1549,  embrassa  la 
religion  réformée  8t-se  retira  à  Genève. 

XLIIl.  Charles  I  de  Bourbon,  cardi- 
nal, fit  un  nouveau  concordat  avec  les 
religieux  de  Sorèze  en  i565.  Il  se  démit 
de   l'abbaye  peu  de   temps  après. 

XLIV.  Charles  II  de  Lorraine  suc- 
céda au  précédent,  en  ajoutant,  en  i570, 
la  commende  de  Sorèze  à  toutes  ses  autres 
dignités;  il  mourut  en  ID74. 

XLV.   Vincent   de  Garzelles   était 


33 


Note 


Note 

lOO 


.14 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


abbé  en  i575,  pendant  l'exil  ou  la  retraite 
forcée  des  religieux  de  Sorèze,  obligés  de 
quitter  l'abbaye  en  présence  des  calvi- 
nistes. 

XLVI.  François  I  de  Rogier,  baron  de 
Ferrais,  s'accommoda  avec  les  calvinistes  & 
partagea  avec  eux  les  revenus  de  l'abbaye. 
En  1601,  les  commissaires  du  roi  firent  ré- 
tablir l'office  divin  dans  l'église  de  Sorèze 
&  restituer  les  biens  aux  religieux. 

XLVII.     N.    HURAULT    DE    L'HÔPITAL, 

seigneur  de  Bu,  fut  nommé  par  le  roi  en 
1606.  De  son  temps  on  célébrait  l'office 
divin  dans  un  souterrain,  par  crainte  des 
calvinistes. 

XLVIII.  GuARiN  Palarin,  né  à  Tou- 
louse, protégé  par  la  reine  Marguerite, 
obtint  la  commende  en  1610  &  la  garda 
jusqu'en   i63l. 

XLIX.  Louis  II  François  Mitte,  fils 
de  Melchior,  comte  de  MioUens,  marquis 
de  Saint-Chaumont,  succéda  à  Guarin.  Il 
fut  chargé  de  plusieurs  missions  diploma- 
tiques &  se  démit  en  i636. 

L.  Barthéleaiy  Robin,  religieux  bé- 
nédictin de  l'abbaye  de  Saint-Corneille  de 
Compiègne,  docteur  de  Sorbonne  &  prédi- 
cateur du  roi,  fut  nommé  en  i636,  mais  ne 
fut  béni  qu'en  1640;  il  fit  démolir  le  tem- 
ple que  les  calvinistes  avaient  élevé  sur  les 
ruines  de  l'ancienne  église  &  entreprit 
avec  tant  de  célérité  sa  reconstruction  & 
celle  du  monastère,  qu'en  1642  il  en  fit 
faire  la  dédicace.  Barthélémy  mourut  le 
i3  avril  i656,  à  l'âge  de  soixante  ans. 

LI.  François  II  de  Rebé  fut  nommé 
par  le  roi  à  l'abbaye,  en  i656. 

LU.  Louis  III  Fouquet,  abbé  comm.en- 
dataire,  fut  un  des  bienfaiteurs  du  collège 
institué  dans  cette  abbaye  &  dont  l'inau- 
guration fut  faite  le  12  octobre  1682.  Il 
mourut  le  4  février  1702. 

LUI.  Joseph-Emmanuel,  cardinal  de 
la  Trémouille-Noirnioutiers ,  fut  nommé 
par  le  roi  le  14  avril  1702.  Il  était  abbé 
de  Lagny,  en  Brie,  de  Haute-Combe,  en 
Savoie,  de  Grandselve,  diocèse  de  Tou- 
louse, de  Saint-Amand,  dans  le  Tournaisis, 
&  de  Saint-Etienne  de  Laon.  Il  mourut  à 
Rome  le  10  janvier  1720. 

LIV.  Henri  de  Rosset  de  Ceilhes 
DE  RocoSEL  eut  la  commende  de  l'abbaye 


le  8  janvier  1721.  Il  obtint  celle  de  Saint- 
Sernin  en  1729  &  se  démit  de  la  première, 
en  1740,  pour  prendre  celle  de  Fontfroide. 
Henri  mourut  le  20  février  1748. 

LV.  N.  D'Agay  DE  MiON,  ancien  vi- 
caire général  d'Orléans,  succéda  à  Henri 
en  1740,  le  21  de  janvier. 

LVI.  Jean  VI  Gabriel  d'Agay,  né  à 
Besançon  le  26  mars  1701,  chanoine  de  l'é- 
glise cathédrale  de  Saint-Claude  en  1737, 
fut  pourvu  de  l'abbaye  de  Sorèze  en  1779. 
Nommé  coadjuteur  de  l'évèque  de  Perpi- 
gnan la  même  année,  il  fut  sacré  évêque 
de  Canoples  en  1780,  &  devint  évêque  de 
Perpignan  en  1783.  [E.  M.] 


NOTE  CI 

ajoutée  par  l'es  nouveaux  éditeurs. 

Ahhaye  de  Saint-Gilles. 

(Diocèse  de  Nimes.) 

L'abbaye  de  Saint-Gilles,  située  sur  le 
Rhône,  était  dédiée  primitivement  aux 
apôtres  saint  Pierre  &  saint  Paul.  Son  ori- 
gine est  fort  obscure,  car  on  ne  peut  ac- 
cepter pour  vraies  toutes  les  allégations 
des  actes  de  saint  Gilles  qui  n'ont  été  écrits 
qu'au  dixième  siècle.  Au  dire  de  ces  actes, 
saint  Gilles,  Grec  de  naissance,  se  rendit 
en  Gaule,  où  après  avoir  fait  quelque  sé- 
jour à  Arles,  il  vint  fonder  un  ermitage 
dans  le  lieu  où  depuis  s'est  élevée  la  ville 
qui  porte  son  nom. 

Nous  ne  discuterons  point  les  circons- 
tances fabuleuses  rapportées  par  la  légende 
de  saint  Gilles,  &  nous  n'essayerons  pas 
davantage  de  faire  concorder  cette  légende 
avec  les  faits  historiques.  Ce  qui  est  cer- 
tain, c'est  que  saint  Gilles  après  sa  mort  fut 
enterré  dans  l'ermitage  qu'il  avait  fondé, 
que  la  réputation  de  sainteté  qu'il  s'était 
acquise  pendant  sa  vie  attira  après  sa  mort 
de  nombreuses  donations  à  l'église  qui  ren- 
fermait son  corps,  &  qu'un  monastère  riche 
&  puissant  ne  tarda  pas  à  s'élever  sur  l'em- 
placement des  modestes  cellules  qu'il  avait 


Note 
100 


Note 
loi 


Note 
lor 


KOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5i.') 


construites.  Ce  monastère  fut  protégé  &: 
enrichi  par  les  princes  visigoths  qui  pos- 
sédaient alors  la  contrée;  mais  il  fut  dé- 
truit par  les  Sarrasins  lorsqu'on  721  ceux-ci 
pénétrèrent  dans  les  Gaules.  Les  bâtiments 
furent  restaurés  peu  de  temps  après  &  le 
monastère  relevé  de  ses  ruines.  Néanmoins 
on  ne  possède  aucun  renseignement  au- 
thentique sur  son  histoire  avant  le  com- 
mencement du  neuvième  siècle.  En  808 
Charleniagne  prit  sous  sa  protection  l'ab- 
baye de  Saint-Gilles,  qui  est  mentionnée 
en  817  parmi  celles  qui  ne  devaient  que 
des  prières  pour  le  prince  &  la  prospérité 
de  sa  famille  &  de  l'Etat.  Plus  tard  Gilbert, 
évèque  de  Nimes,  ayant  usurpé  les  revenus 
de  ce  monastère,  le  pape  Jean  VIII,  par 
une  bulle  datée  du  21  fuillet  878,  adressée 
au  prêtre  Arneil  &  à  Léon,  abbé  de  Saint- 
Gilles,  fit  rendre  à  ce  monastère  les  biens 
qui  en  avaient  été  détournés  &  lui  restitua 
sa  primitive  indépendance. 

Cette  abbaye  reçut,  pendant  les  dixième 
&  onzième  siècles,  de  nombreuses  dona- 
tions particulières.  Parmi  les  principaux 
donateurs  nous  citerons  Raimond  I",  Guil- 
laume-Taillefer,  comtes  de  Toulouse,  & 
Raimond,  comte  de  Saint-Gilles.  Il  se  tint 
dans  la  ville  de  Saint-Gilles,  le  4  septem- 
bre 1042,  un  concile  dans  lequel  on  con- 
firma les  règlements  sur  la  trêve  de  Dieu, 
faits  l'année  précédente  dans  celui  deTulu- 
jes.  Le  pape  Urbain  II,  lors  de  son  voyage 
en  France  en  1095,  arriva  à  l'abbaye  de 
Saint-Gilles  à  la  fin  du  mois  d'août  pour 
y  célébrer  la  fête  du  saint,  qui  tombe  le 
I"  septembre,  il  y  revint  le  14  juillet  1096 
&  il  y  consacra  l'autel  de  la  nouvelle  église 
qu'on  venait  d'achever.  Il  y  séjourna  jus- 
qu'au 20.  De  là  il  se  rendit  à  Saint-André, 
vis-à-vis  d'Avignon. 

Au  douzième  siècle,  l'affluence  des  pèle- 
rins qui  venaient  pour  honorer  les  reli- 
ques de  saint  Gilles  était  si  grande  que 
l'église  qui  portait  son  nom  ne  pouvait 
suffire  à  les  contenir.  A  côté  se  trouvaient 
cependant  deux  autres  églises,  celle  de 
Saint-Pierre  réservée  aux  religieux  &  dont 
le  chœur  renfermait  quatre-vingts  stalles, 
&  une  troisième  dédiée  à  la  Vierge.  On  se 
décida  t  démolir  ces  trois  églises  pour  en 
construire    une    seule   plus    considérable. 


Les  fondations  de  celle-ci  furent  jetées  le 
lundi  dans  l'octave  de  Pâques  de  l'an  il  16. 
Elle  était  regardée  comme  une  des  plus 
belles  églises  des  Gaules. 

Le  pape  Gélase  II,  parti  de  Pise  au  com- 
mencement de  novembre  11 18,  débarqua  à 
Saint-Gilles  le  7  du  même  mois;  il  fut  reçu 
dans  l'abbaye  avec  tous  les  honneurs  qui 
lui  étaient  dus  par  l'alibé  Hugues  &  les 
religieux  qui  le  défrayèrent  lui  &  sa  cour 
pendant  tout  le  temps  de  son  séjour. 

Callixte  II  donna  à  cette  abbaye  des 
preuves  particulières  d'intérêt  &  mit  tout 
en  œuvre  pour  la  délivrer  des  vexations 
du  comte  Alphonse-Jourdain,  qui  s'était 
emparé  de  l'église  &  du  bourg  à  main  ar- 
mée. Dans  la  suite,  ce  prince  répara  les 
dommages  dont  il  était  l'auteur,  &  con- 
firma par  son  testament,  fait  en  Palestine 
en  1148,  les  donations  que  Raimond  de 
Saint-Gilles,  son  père,  avait  faites  aux  ab- 
bayes de  la  Chaise-Dieu  &  de  Saint-Gilles. 

Le  roi  Louis  le  Jeune  fit  expédier  d'E- 
tampes,  en  1 163,  une  charte  par  laquelle  il 
confirmait  l'abbé  &  les  religieux  de  Saint- 
Gilles  dans  la  possession  de  tous  les  do- 
maines &  droits  qui  pouvaient  leur  appar- 
tenir, soit  dans  la  ville  &  le  territoire  de 
Saint-Gilles,  soit  dans  le  voisinage,  &  les 
mit  à  perpétuité  sous  la  sauvegarde  royale. 
Cette  charte  fut  renouvelée  en  1210  par  le 
roi  Philippe  Auguste. 

En  I25i,  le  pape  Innocent  IV  excepta 
l'abbaye  de  Saint-Gilles  de  l'exécution  des 
statuts  dressés  par  Grégoire  XI  pour  la  dis- 
cipline des  différents  monastères. 

Gui  Fulcodi,  natif  de  la  ville  de  Saint- 
Gilles,  devenu  pape  sous  le  nom  de  Clé- 
ment IV,  écrivit  en  1266  plusieurs  lettres 
en  faveur  de  l'abbaye  de  Saint-Gilles.  Par 
la  première,  datée  de  Pérouse  le  5  janvier 
1266,  il  accorda  à  Bérenger,  abbé  de  ce 
monastère,  &  à  ses  successeurs,  le  pouvoir 
de  réconcilier  les  églises  non  consacrées 
de  la  ville  &  du  territoire  de  Saint-Gilles, 
qui  auraient  été  profanées.  Par  une 
deuxième,  datée  du  même  endroit,  le  4  fé- 
vrier suivant,  il  fit  présent  au  prieur  &  aux 
religieux,  pour  leur  usage  particulier,  d'un 
sceau  d'argent  différent  de  celui  de  l'abbé  : 
dix  autres  lettres  furent  écrites  par  le 
même  pape   pour  annoncer  aux  religieux 


Note 
I  01 


Note 
loi 


5i6 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 

Abbés  de  Saint-Gilles. 


quelques  présents  ou  quelques  faveurs  par- 
ticulières. 

Philippe  le  Bel  fit  expédier  de  Paris,  le 
24  mars  i3i3,  des  lettres  par  lesquelles  il 
déclare  qu'à  cause  de  l'affection  singulière 
qu'il  portait  à  l'abbé  &  aux  religieux  de 
Saint-Gilles,  il  confirmait  le  traité  passé 
entre  eux  &  ses  officiers  au  sujet  des  biens 
confisqués  sur  les'^uifs  par  les  dernières 
ordonnances,  &  cédait  à  l'abbaye  le  tiers  de 
tous  les  biens  saisis  sur  les  juifs  de  ce  ter- 
ritoire. Le  29  juillet  1340,  le  roi  Philippe 
de  Valois  ordonna  que  toutes  les  causes  de 
l'abbaye  de  Saint-Gilles  &  de  ses  dépen- 
dances ressortiraient  immédiatement  à  la 
sénéchaussée  de  Beaucaire,  &  jamais  au 
viguier  ou  au  juge  royal  de  Nimes. 

Cette  abbaye  subsista  sous  la  règle  de 
Saint-Benoît  dans  un  état  plus  ou  moins 
florissant  jusqu'au  17  août  i538,  époque 
à  laquelle  elle  fut  sécularisée  par  Paul  III 
&  convertie  en  collégiale.  Il  y  avait  alors 
un  abbé  commendataire,  un  grand  prieur, 
un  doyen,  un  prieur  claustral  nommé  par 
l'abbé,  un  chambrier,  un  aumônier,  un 
infirmier,  un  maître  des  œuvres,  un  hôte- 
lier, un  préchantre,  un  économe,  un  ar- 
chidiacre, un  cellcrier  &  trois  sacristains, 
dont  deux  pour  l'autel  de  Saint-Gilles  & 
le  troisième  pour  la  sacristie  de  Saint- 
Pierre,  nommée  Fia  sacra;  tous  officiers 
claustraux.  Il  y  avait  en  outre  soixante 
religieux.  Par  la  bulle  de  sécularisation, 
promulguée  le  11  mai  iSSg,  le  pape  abolit 
l'ancien  état  de  choses  &  institua  dans 
l'abbaye  un  abbé  séculier  qui  devait  avoir, 
comme  s'il  eût  été  régulier,  la  juridiction 
spirituelle  &  temporelle  de  la  ville  &  de 
tout  le  territoire  de  Saint-Gillesj  un  doyen, 
un  premier  &  un  deuxième  archidiacre, 
dignitaires  principaux,  un  sacristain,  un 
préchantre,  un  trésorier,  ayant  le  rang 
de  personnats,  plus  dix-huit  canonicats, 
y  compris  ceux  possédés  par  le  doyen,  les 
deux  archidiacres,  le  sacristain,  le  pré- 
chantre &  le  trésorier,  &  treize  prébendes 
ou  petits  canonicats. 

Les  reliques  de  saint  Gilles  furent  con- 
servées avec  soin  dans  cette  abbaye  jus- 
qu'au temps  de  la  guerre  des  albigeois. 
A  cette  époque,  elles  furent  transportées 
dans  l'église  de  Saint-Sernin  de  Toulouse. 


NOTB 

loi 


I.  Saint  Gilles,  fondateur  &  premier 
abbé  du  monastère  qui  devait  plus  tard  por- 
ter son  nom,  vivait,  dit-on,  vers  l'an  680. 
Sa  fête  se  célèbre  le  !'■■  septembre,  &  le 
10  octobre  on  solennise  l'anniversaire  de 
la  dédicace  de  l'église  de  Saint-Gilles. 

II.  Atticus  fut,  dit-on,  préposé  en  739 
à  l'abbaye  de  Saint-Gilles  par  Charles-Mar- 
tel, que  l'on  regarde  comme  le  restaura- 
teur du  monastère  après  sa  destruction  par 
les  Sarrasins  en  721. 

III.  Chrestien,  évéque  de  Nimes,  passe 
pour  avoir  été  pourvu  de  cette  abbaye  par 
Louis  le  Débonnaire,  la  première  année 
de  son  empire,  en  814. 

IV.  LÉON  était  abbé  de  Saint-Gilles  dont 
il  revendiqua  l'indépendance,  en  878,  con- 
tre Gilbert,  évéque  de  Nimes,  qui  la  con- 
testait. 

V.  AuTULFE  gouvernait  l'abbaye  en  925. 
C'est  de  son  temps  que  les  reliques  de 
saint  Gilles  furent  tirées  de  leur  ancien 
tombeau  pour  être  placées  dans  un  plus 
convenable. 

VI.  Ragefroi  ou  Rangefroid  était 
abbé  de  Saint-Gilles  lorsqu'il  fut  pourvu 
de  l'évêché  d'Avignon,  vers  l'an  940. 

VII.  Giraud  ou  Géraud  assista  à  l'as- 
semblée tenue  en  1004  pour  la  reconstruc- 
tion de  l'abbaye  de  Psalmodi.  Il  est  encore 
cité  dans  une  charte  du  20  octobre  1020 
&  dans  une  de  l'année  1026. 

VIII.  Gautier  fut  gratifié,  en  io32,  de 
l'église  ou  abbaye  de  Saint-Eusèbe,  diocèse 
d'Apt,  par  Eldebert,  sa  femme  Ermengarde 
&  ses  deux  fils. 

IX.  Virgile  est  cité  dans  un  acte  du 
28  mars  1044. 

X.  Ermengaud  I,  abbé  de  Saint-André 
d'Avignon  en  io5o,  fut  ensuite  élu  à  l'ab- 
baye de  Saint-Gilles  qu'il  gouverna  pen- 
dant sept  ans. 

XI.  Béraud,  que  les  Historiens  de  la 
province  de  Languedoc  appellent  Bernard, 
se  trouva  au  concile  d'Avignon,  tenu  en 
1060  par  Hugues,  abbé  de  Cluny,  légat  du 
Saint  Siège.  Il  assista  en  1068  au  concile 
de  Toulouse.  C'est  à  tort  qu'il  est  appelé 
Bernard  dans  les  actes  de  ce  concile.  De 


Note 
loi 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5i7 


son  temps  l'abbaye  de  Saint-Gilles  fut  sou- 
mise à  celle  de  Cluny. 

XIL  Benoit  n'est  connu  que  par  le  né- 
crologe de  Saint-André-lès-Avignon,  qui 
indique  sa  mort  au  ll  de  mai  &  marque  à 
ce  jour  son  anniversaire. 

XIII.  Odilon  se  trouvait  en  1096  à  l'as- 
semblée de  Nimes,  dans  laquelle  le  comte 
Raimond  abandonna  à  l'abbaye  de  Saint- 
Gilles  la  part  dont  il  jouissait  injustement 
dans  les  offrandes  de  cette  église. 

XIV.  Etienne  succéda  à  Odilon.  Il  était 
abbé  en  1099. 

XV.  Hugues  I,  qui  remplaça  Etienne, 
était  abbé  en  1106.  Il  jeta,  en  11 16,  les 
fondations  de  la  nouvelle  église  de  Saint- 
Gilles,  destinée  à  remplacer  les  anciennes 
qui  n'étaient  plus  assez  grandes  pour  con- 
tenir les  pèlerins  qui  affluaient  de  toutes 
parts.  Cet  abbé  fut  eu  différend  avec  le 
comte  Alphonse-Jourdain, qui  voulait  em- 
piéter star  les  privilèges  de  l'abbaye  & 
s'emparer  de  ses  biens;  il  mourut  en  1121. 

XVI.  Pierre  I  d'Anduze  fut  nommé 
par  Callitte  II  abbé  de  Saint-Gilles,  après 
la  mort  de  Hugues,  sauf  le  droit  de  l'abbé 
de  Cluny.  Pierre  assista  au  concile  tenu  à 
Uzès  en  II 89,  &  contribua  à  la  réconcilia- 
tion des  abbés  de  Psalmodi  &  de  Joncels. 
En  1143  il  reçut  une  lettre  du  Pape  Céles- 
tin  II,  qui  lui  mandait  de  se  transporter  à 
Montpellier  pour  poser  la  première  pierre 
de  la  chapelle  que  Guillaume,  seigneur  de 
cette  ville,  allait  faire  bâtir  dans  son  châ- 
teau. Il  fut  présent,  en  1146,  à  un  engage- 
ment fait  à  Rostaing  de  Posquières  par 
Eernard-Aton,  vicomte  de  Nimes.  Pierre, 
évéque  de  Sisteron,  fit  donation  à  cet  abbé, 
en  ii5o,  de  l'église  de  Notre-Dame  &  de 
Saint-Maurice,  dans  le  château  de  la  Ro- 
que. Pierre  d'Anduze  fut  élu  la  même  année 
archevêque  de  Narbonne. 

XVII.  Bertrand  I  de  Saint-Come 
reçut  en  1154  une  bulle  d'Adrien  IV,  qui 
exemptait  l'abbaye  de  la  juridiction  de 
l'archevêque  de  Narbonne,  &  de  tout  au- 
tre prélat  qui  ne  serait  pas  légat  a  latere. 
Il  accorda  aussi  à  l'abbé  le  droit  de  porter 
la  mitre.  Le  23  janvier  11 55,  Bertrand  fit 
don  d'un  jardin  aux  frères  ou  chevaliers 
de  la  milice  du  Temple  de  Saint-Gilles.  Il 
consentit,  le   28   janvier  de   l'année   sui- 


vante, à  l'acquisition  que  les  mêmes  che- 
valiers du  Temple  firent  d'une  maison  à 
Saint-Gilles.  Il  paraît  qu'il  n'y  avait  encore 
dans  cette  ville,  en  iiSy,  qu'un  simple  hô- 
pital pour  la  réception  des  pèlerins  qui  s'y 
embarquaient  pour  la  Terre  Sainte.  Ber- 
trand donna  alors  aux  templiers,  en  la  per- 
sonne du  maître  Raimond,  la  permission 
d'y  bâtir  un  oratoire  avec  un  clocher.  Il 
fut  présent,  en  1162,  à  un  acte  de  réconci- 
liation passé  entre  Guillaume,  seigneur  de 
Montpellier,  &  les  seigneurs  de  Pignan. 
11  écrivit,  en  ii63,  à  Louis  le  Jeune,  roi 
de  France,  pour  se  plaindre  du  comte  de 
Toulouse,  qui  voulait  exiger  des  droits  de 
péage  des  habitants  de  Saint-Gilles,  malgré 
l'exemption  &  les  privilèges  particuliers  de 
cette  ville,  &  accompagna  sa  lettre  d'un 
présent  consistant  en  aromates  &  épiceries 
du  Levant  arrivés  sur  des  vaisseaux  dans 
le  port  de  Saint-Gilles,  alors  le  plus  fré- 
quenté du  royaume  sur  cette  côte.  L'abbé 
les  offrit  au  roi  comme  une  chose  rare,  & 
comme  un  témoignage  de  son  attachement: 
ce  présent  était  composé  de  cinq  livres  de 
sumac,  de  trois  livres  de  cannelle  &  de  car- 
damome, 8c  d'une  livre  de  gérofle,  de  mus- 
cade, de  zedoaire,  de  nard  celtique  &  de 
cubèbe.  Louis  confirma  par  un  diplôme  les 
privilèges  de  l'abbaye.  Bertrand  de  Saint- 
Côme  vécut  jusqu'en  1168. 

XVIII.  Raimond  I  est  cité  comme  abbé 
élu  de  Saint-Gilles,  en  1169,  dans  des  let- 
tres de  Louis  le  Jeune  confirmatives  des 
privilèges  de  cette  abbaye.  Cet  abbé,  lors 
de  son  inauguration,  prêta  entre  les  mains 
de  R.,  cardinal-diacre  du  titre  de  Sainte- 
Marie  in  via  lata,  serment  de  fidélité  au 
pape  Alexandre  III,  &  s'obligea  par  ce 
serment  à  faire  un  voyage  tous  les  ans  à 
Rome;  mais  le  pape  restreignit  cette  obli- 
gation à  un  seul  voyage  en  deux  ans,  qu'il 
pourrait  même  faire  exécuter  par  un  dé- 
puté. 

XIX.  Ermengaud  II  se  concilia  comme 
son  prédécesseur  les  bonnes  grâces  d'A- 
lexandre III.  Ce  pape  confirma  en  sa  fa- 
veur les  privilèges  de  l'abbaye  par  une 
bulle  datée  du  palais  de  Latran,  le  4  juillet 
1179.  Au  mois  de  décembre  de  l'année  sui- 
vante, le  Saint-Père  soumit  à  la  juridiction 
de  l'abbaye  de    Saint-Gilles   l'administra- 


NOTK 
loi 


Note 
loi 


5i8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tioii  &  la  disposition  de  l'nbbaye  de  Saint- 
Gervais,  située  dans  le  diocèse  d'Arles.  Il 
est  fait  mention  de  cet  abbé  dans  plu- 
sieurs actes  concernant  les  templiers  de 
Saint-Gilles  en  ii83,  1188,  1194  &  1195. 

XX.  Rainier  est  désigné,  selon  dom 
Estiennot,  par  la  première  lettre  de  son 
nom,  comme  abbé  de  Saint-Gilles,  dans  un 
acte  de  1195.  Plus  tard  il  fut  nommé  com- 
missaire par  le  pape  Innocent  III,  avec 
l'abbé  de  Valmagne,  pour  recevoir  la  dé- 
mission de  Hugues,  abbé  de  Saint-Guillem, 
&  assister  à  l'élection  de  son  successeur. 

XXI.  Pons  I  était  abbé  en  1208;  Philippe- 
Auguste  confirma,  en  1210,  les  acquisitions 
faites  par  cet  abbé  dans  la  ville  de  Saint- 
Gilles.  Il  se  tint,  la  même  année,  un  con- 
cile dans  l'abbaye  de  Saint-Gilles.  Le 
22  mars  1214,  Pons  &  son  chapitre  confir- 
mèrent les  coutumes  de  la  ville  de  ce  nom. 
Le  3o  janvier  I2i5,  il  assista  à  l'acte  d'in- 
féodation  du  château  de  Beaucaire  fait  à 
Simon  de  Montfort  par  Michel,  archevê- 
que d'Arles,  en  présence  de  l'évêque  d'Avi- 
gnon, du  doyen  de  Saint-Gilles  &  de  plu- 
sieurs autres  personnages  de  marque.  Pons 
fît  ses  oppositions  en  forme  à  l'érection  du 
monastère  de  Saint-Gervais  des  Fossés  en 
collégiale  en  1221.  Cette  érection  avait  été 
faite  sans  le  consulter  par  Conrad,  évèque 
de  Porto,  légat  du  Saint-Siège,  quoique  ce 
monastère  fut  soumis  à  la  juridiction  im- 
médiate de  l'abbaye.  Pons  fut  présent,  en 
1226,  au  mois  de  mai,  au  serment  de  fidé- 
lité prêté  au  roi  par  Pierre-Bermond,  sei- 
gneur de  Sauve,  &  gouverna  l'abbaye  de 
Saint-Gilles  jusqu'en  1241. 

XXII.  Pons  II  fut  transféré  de  l'abbaye 
de  Psalmodi  à  celle  de  Saint-Gilles  vers 
1241.  Il  est  mentionné  dans  le  jugement 
prononcé  par  Pierre,  archevêque  d'Arles, 
touchant  le  droit  de  sépulture  disputé 
entre  les  abbés  de  Saint-Gilles  &  de  Fran- 
quevaux,  en  avril  1247. 

XXIII.GuillAUMeI,  grand  prieur  claus- 
tral de  Saint-Gilles,  élu  abbé  après  la  mort 
de  Pons,  est  cité  comme  abbé  en  1262.  Il 
ratifia,  en  1254,  une  aliénation  faite  par  le 
prieur  de  Sainte-Cécile  d'Estagel;  soumit, 
en  1267,  au  jugement  d'arbitres,  les  diffi- 
cultés qu'il  avait  avec  la  communauté  de 
Saint-Gilles,  &  fit  un  traité,  le  6  septem- 


bre I  261 ,  avec  Martin  de  Lonay,  architecte 
de  Posquicres,  pour  achever  la  construc- 
tion de  la  basilique  du  monastère  dont  les 
travaux  avaient  été  commencés  en  il  16. 
Son  grand  âge  le  détermina,  en  1265,  à 
prier  Clément  IV  de  l'autoriser  à  se  dé- 
mettre de  ses  fonctions  pour  vaquer  au 
soin  de  son  salut,  ce  qui  lui  fut  accordéj 
il  mourut  le  7  mai  1275. 

XXIV.  BÉRENGER  BARNIER  DE  SAUVE, 

religieux  de  Saint-Gilles  &  prieur  de  Saint- 
Jean  de  Gardonech,  fut  nommé  abbé  par 
le  pape  Clément  IV,  après  la  démission  de 
Guillaume,  le  19  décembre  1265.  Ce  pape, 
originaire  de  Saint-Gilles,  combla  le  mo- 
nastère de  ses  bienfaits.  Bérenger  ratifia, 
au  mois  de  janvier  1269,  l'inféodation  de 
quelques  terres  sises  à  Estagel.  Il  obtint, 
en  1270,  du  roi  saint  Louis  un  diplôme 
confirmatif  des  privilèges  de  son  abbaye. 
Le  25  février  1275,  Bérenger  prêta  serment 
de  fidélité  au  roi  Philippe  le  Hardi  entre 
les  mains  de  Philippe  de  Saulx,  sénéchal  de 
Beaucaire  &  de  Nimes. 

XXV.  Pierre  II  de  Lunel,  d'abord  in- 
firmier, puis  doyen  de  Saint-Gilles,  ensuite 
abbé  de  Saint-Eusèbe  en  1271,  fut  élu  abbé 
de  Saint-Gilles  le  7  septembre  1275.  Depuis 
sa  nomination,  on  ne  trouve  pas  d'autre 
mention  de  cet  abbé. 

XXVI.  AsTORGE  assista,  en  1281,  avec 
plusieurs  évêques,  abbés  &  seigneurs  con- 
voqués par  Charles,  prince  de  Salerne,  à  la 
translation  des  reliques  de  sainte  Marie-' 
Madeleine,  faite  à  Saint-Maximin,  abbaye 
dépendante  de  celle  de  Saint-Victor  de 
Marseille,  le  dimanche  25  mai  1281.  Il 
mourut  au  mois  de  mai  1286. 

XXVII.  Raimond  II  Roi  ou  Le  Roi 
fut  élu  par  compromis  après  la  mort  d'As- 
torge,  le  i5  juillet  1286.  Étant  à  Rome 
en  1291  au  mois  d'octobre,  il  y  apprit  la 
vacance  du  prieuré  de  Provenchères.  En 
1293  il  nomma  des  procureurs  pour  perce- 
voir dix  livres  tournois  de  rente  qui  avaient 
été  assurées  à  l'abbaye  par  Robert,  comte 
de  Dreux,  &  la  comtesse  Béatrix,  son 
épouse,  &  renouvela,  en  i3oo,  la  confra- 
ternité de  prières  qui  existait  entre  son 
abbaye  &  celle  de  Psalmodi.  En  i3oi 
Isnard  Cambis,  abbé  de  Saint-Eusèbe, 
étant  décédé,  les  religieux  de  Saint-Eusèbe 


Note 
1 01 


Note 
loi 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


519 


s'en  rapportèrent  à  Raimond  pour  la  no- 
mination de  son  successeur,  pourvu  que  son 
choix  tombât  sur  l'un  d'entre  eux;  Rai- 
mond leur  écrivit  que  cela  était  contraire 
aux  statuts  &  qu'ils  devaient  demander  un 
abbé  au  chapitre  de  Saint-Gilles,  qui  en 
élirait  un  à  l'ordinaire.  Raimond  mourut 
sur  ces  entrefaites  au  mois  de  mai. 

XXVIII.  Bertrand  II  de  la  Tour, 
jirieur  de  Mousan,  fut  élu  par  huit  com- 
promissaires  choisis  parmi  les  religieux  de 
Saint-Gilles,  le  jour  de  la  Saint-Earthé- 
lemy.  Le  chapitre  demanda  la  confirma- 
tion de  cette  élection  au  Saint-Siège;  mais 
Bertrand  se  démit  entre  les  mains  du  pape. 

XXIX.  Hugues  II  de  Foulhaquière, 
grand  prieur  du  monastère,  fut  nommé  sur 
la  démission  de  Bertrand  par  le  pape  Bo- 
niface  VIII,  par  lettres  en  date  du  i5  no- 
vembre i3o2.  Il  existe  différents  actes  de 
Hugues  de  i3o7,  i3ii  &  i3i4.  Au  mois  de 
septembré'i3i5,  il  approuva  avec  son  cha- 
pitre l'accord  conclu  entre  Bertrand-Rai- 
mond,  prieur  d'Estagel,  d'une  part,  &  Ar- 
naud de  Remoulins,  chevalier,  de  l'autre, 
au  sujet  des  limites  du  territoire  d'Estagel 
8f  d'Aigues-vives.  Il  est  encore  fait  men- 
tion de  cet  abbé  aux  mois  de  mai  &  de  no- 
vembre i3i8. 

C'est  à  tort  que  l'on  a  mis  au  rang  des 
abbés  de  Saint-Gilles,  Vidal  du  F'our, 
originaire  de  Bazas,  savant  théologien  de 
l'ordre  des  frères  mineurs,  cardinal  ;  tout 
au  plus  aurait-il  pu  être  nommé  par  le 
pape  administrateur  de  l'abbaye  après  la 
mort  de  Hugues  jusqu'à  l'élection  d'un 
nouvel  abbé. 

XXX.  Bertrand  III,  cellerier  de  Saint- 
Gilles,  en  fut  nommé  abbé  par  une  bulle 
de  Jean  XXII,  en  date  de  1319.  Il  fut  trans- 
féré en  1324  par  le  pape  à  l'abbaye  de 
Conques,  diocèse  Je  Rodez. 

XXXI.  Raimond  III  de  Serinhac  ou 
DE  SerignAC  était  abbé  de  Saint-Guiilem 
du  Désert  lorsque  Jean  XXII,  ayant  trans- 
féré Bertrand  à  Conques,  le  nomma,  en 
1324,  à  l'abbaye  de  Saint-Gilles.  Ce  pape 
accorda  des  bulles  à  cet  abbé  contre  ceux 
qui  troublaient  son  église.  Raimond  fut 
transféré  à  Psalniodi  en  i332. 

XXXII.  Hugues  III  était  prieur  de 
Saint-Gervais,  diocèse  de  Rouen,  lorsque 


Jean  XXII  le  nomma,  en  i332,  à  l'abbaye 
de  Saint-Gilles,  d'où  il  le  fit  passer  peu 
après  à  celle  de  Saint-Jean  d'Angély. 

XXXIII.  Gerbert  de  Cantabrie,  reli- 
gieux &  chambrier  de  Saint-Papoul ,  fut 
nommé  à  l'abbaye  de  Saint-Gilles  par  le 
pape  Jean  XXII,  le  29  mai  i332,  par  let- 
tres données  à  Avignon.  Il  est  mentionné 
dans  plusieurs  actes  en  l334  &  devint  abbé 
de  Saint-Victor  de  Marseille,  puis  évêque 
de  Rodez. 

XXXIV.  Bertrand  IV  était  abbé  de 
Saint-Gilles  le  3  novembre  i335.  Il  est 
mentionné  en  i336  &  en  i338. 

XXXV.  Bertrand  V,  successeur  du 
précédent,  était  grand  prieur  de  Saint- 
Gilles  lorsqu'il  en  fut  élu  abbé.  Sa  nomi- 
nation fut  confirmée  par  le  pape  au  mois 
d'avril  1339.  En  i343,  Clément  VI  confirma 
en  sa  faveur  les  privilèges  de  l'abbaye  de 
Saint-Gilles  &  lui  accorda,  ainsi  qu'à  ses 
successeurs,  la  faculté  d'avoir  en  voyage  un 
autel  portatif. 

XXXVI.  Raimond  IV  de  Ganges  (</e 
Agentico)  fut  élu  abbé  par  une  partie  des 
religieux  de  Saint-Gilles  en  1348  ;  les  suf- 
frages des  autres  religieux  se  portèrent  sur 
Hugues.  Le  pape  délégua  l'évèque  de  Sa- 
bine pour  prononcer  sur  ce  différend,  & 
il  paraît  que  ce  commissaire  adjugea  la 
crosse  à  Raimond.  Cet  abbé  conclut,  en 
i353,  un  accord  entre  le  chambrier  &  le 
chapitre  de  Saint-Gilles.  Il  vécut  au  moins 
jusqu'en  i358. 

XXXVII.  Arnaud,  religieux  de  Saint- 
Thibéry  &  prieur  de  Sérignan,  fut  pro- 
clamé abbé  de  Saint-Gilles  en  vertu  d'une 
bulle  d'Innocent  VI  donnée  en  i36i.  Son 
nom  se  trouve  dans  divers  actes  de  recon- 
naissance, depuis  le  22  février  1362  jus- 
qu'au 20  janvier  1367. 

XXXVIII.  Guillaume  II  de  Miers, 
frère  d'Eblc,  évêque  de  Vaison,  fut  trans- 
féré de  l'abbaye  du  Mas-Garnier  à  celle 
de  Saint-Gilles,  en  i367,  en  vertu  d'une 
bulle  d'Urbain  V,  &  gouverna  l'abbaye  jus- 
qu'au 3o  avril  i373. 

XXXIX.  EsQuiou  (Esquivus)  était  abbé 
au  mois  de  novembre  i373.  Il  avait  nommé 
Frédol  de  Lèvezon,  infirmier  du  monas- 
tère, son  vicaire  général.  Son  nom  se 
trouve  dans  les  actes  jusqu'au  i3  août  1378. 


Note 
loi 


Note 

■  01 


o:o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 


XL.  Sauveur-Guillaume  fut  promu  à 
l'abbaye  de  Saint-Gilles  par  le  crédit  du  car- 
dinal d'Albano,  après  la  mort  d'Esquiou. 
Il  est  qualifié  professeur  en  droit  canoni- 
que &  abbé  de  Saint-Gilles,  dans  des  bulles 
datées  d'Avignon  du  mois  de  noveinbre 
1379.  Il  prêta  serment  de  fidélité  au  roi 
&  donna  le  dénombrement  des  biens  de 
son  monastère  en  iSgZ.  Il  assista,  en  1409, 
au  concile  de  Pise,  &  vécut  jusqu'en  1417. 

XLI.  Jean  I  de  Melzen,  religieux  de 
Saint-Gilles,  bachelier  en  droit,  fut  élu 
abbé  en  1417;  il  ne  vécut  pas  longtemps. 

XLII.  Antoine  I  Fouquier  était  abbé 
en  1421.  Il  convint  avec  son   chapitre  de 


Saint-Pierre  aux  Liens,  grand  pénitencier 
de  l'Eglise  romaine,  archevêque  d'Avi- 
gnon &  successivement  de  Sabine  &  d'Os- 
tie,  fut  nommé  par  son  oncle  à  l'abbaye  de 
Saint-Gilles  en  1483;  il  prêta  serment  de 
fidélité  au  roi  en  cette  qualité  en  i486,  & 
nomma  vicaire  général  de  l'abbaye  Ber- 
riard  de  Montfrin,  religieux  &  chambrier 
de  Saint-Gilles.  Julien  fut  élu  pape  en 
i5o3  sous  le  nom  de  Jules  II. 

XLVI.  François  I  de  Chassaignes, 
originaire  de  Bordeaux,  eut  la  commende 
de  l'abbaye  de  Saint-Gilles,  après  le  précé- 
dent. Il  institua  pour  son  vicaire  général 
Antoine  de  Beaumont,  grand  prieur  claus- 


réparer  la  châsse  qui   renfermait  le  chef      tral,  qui  tint,  en  i5ii  &  i5i2,  un  chapitre 


de  Saint-Gilles.  Elle  était  d'argent  enri- 
chie de  pierres  précieuses,  mais  le  temps 
l'avait  dégradée.  Nicolas  Habert,  évêque 
de  Nimes,  rendit  deux  ordonnances  le 
24  juillet  1423,  qui  permirent  de  mettre  ce 
projet  à  exécution.  Par  la  première,  il  ad- 


général  de  l'abbaye.  Dans  un  acte  de  l5l8, 
François  est  cité  comme  licencié  en  droit, 
chanoine  &  chantre  de  l'église  de  Bor- 
deaux, &  abbé  commendataire  de  Saint- 
Gilles.  En  i520,  Jean  de  Rousergue,  re- 
ligieux de  Saint-Gilles,  était  son  vicaire 


jugea  quarante  livres  tournois  à  prendre      général, 
sur  les  fonds  qui  étaient  entre  les  mains  XLVII.  Antoine  II  DE  Beaumont  ou 

du  procureur  des  âmes  &  des  causes  pieu-  DE  Bremont,  religieux  de  Saint-Gilles, 
ses  de  la  cour  épiscopale  de  Nimes;  par  la  prieur  de  Saint-Etienne  de  Ménerbe,  dio- 
seconde,  il  accorda  quarante  jours  d'indul-  cèse  de  Cavaillon,  puis  grand  prieur  claus- 
gences  aux  fidèles  qui  contribueraient  à  tral,  fut  élu  abbé  par  les  suffrages  de  ses 
cette  réparation.  Antoine  rendit  hommage  confrères.  Après  avoir  pris  possession  en 
au  roi  en  1437.  Il  fit  faire  une  crosse  d'ar-  i52i,  il  tint  un  chapitre  général  le  10  juin 
gent  de  la  longueur  de  sept  cornes  ou 
palmes,  surmontée  d'une  petite  statue. 

XLIII.  Jean  II  Prévérend,  profes- 
seur en  droit,  administrateur  perpétuel 
de  l'archidiaconé  d'Uzès,  se  trouva,  en 
1448,  à  l'élévation  des  reliques  de  sainte 
Marie,  faite  à  la  prière  de  René,  roi  de 
Sicile,  &  apposa  sa  signature  &  son  sceau 
à  l'acte  qui  fut  dressé  de  cette  cérémonie. 
Il  institua,  le  10  juillet  1453,  Abriac  du 
Puy,  bachelier  en  droit,  religieux  &  infir- 
mier de  Saint-Gilles,  sou  viciire  général, 
&  se  démit  de  ses  fonctions,  en  1472,  entre 
les  mains  du  pape  Sixte  IV. 

XLIV.  Jean  III  de  Mareuil,  évêque 
d'Uzès,  fut  nommé  par  Sixte  IV  abbé  com- 
mendataire de  Saint-Gilles,  sur  la  démis- 
sion de  Jean,  par  bulle  datée  de  Saint- 
Pierre  de  Rome,  le  12  octobre  1472.  Il 
mourut  en  1483. 

XLV.  Julien  de  La  Rovère,  neveu 
du    pape   Sixte   IV,   cardinal    du    titre    de 


de  la  même  année  &  mourut  en  1529. 

XLVIIl.  Jean  IV  du  Rosier  fut  élu 
par  le  chapitre  abbé  de  Saint-Gilles  & 
confirmé  par  bulle  du  pape  Clément  VII, 
en  date  du  19  août  1629.  Il  ne  prit  néan- 
moins possession  que  le  5  février  i53o,  & 
nomma  pour  son  vicaire  général  Gouiii 
Priât,  maître  des  œuvres  de  l'abbaye.  On 
lui  fit  présent  de  huit  cents  livres  tournois 
pour  son  joyeux  avènement.  Son  vicaire 
général  convoqua  un  chapitre  en  i53l. 
Depuis  cette  époque  il  n'est  plus  fait  men- 
tion de  cet  abbé. 

XLIX.  Gabriel  d'Aigremont,  cardi- 
nal-prêtre du  titre  de  Sainte-Cécile,  était 
abbé  commendataire  le  1"  décembre  i53l. 
Il  se  démit,  au  mois  d'octobre  i532,  entre 
les  mains  du  pape  Clément  VII,  en  faveur 
du  suivant. 

L.  Théodore-Jean  de  Clermont, 
de  la  maison  de  Tallard,  en  Dauphiné,  frère 
de  François  de  Clermont,  doyen  du  sacré 


Note 
loi 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LAKGUEDOC. 


collège  &  légat  d'Avignon,  était  clerc  du 
diocèse  de  Gap.  Il  fut  nommé  par  Clé- 
ment VII  abbé  commendataire  de  Saint- 
Gilles,  en  i532,  sur  la  résignation  de  Ga- 
briel. Il  obtint  deux  bulles  du  pape 
Paul  III,  l'une  en  i534  contre  les  usurpa- 
teurs des  biens  de  son  église;  l'autre,  le 
17  août  i538,  pour  la  sécularisation  de 
l'abbaye.  Cette  dernière  fut  exécutée,  le 
1 1  mai  suivant,  par  Pons  de  Ranc,  abbé  de 
Franquevaux.  Théodore  fut  nommé  évè- 
que  de  Senez  en  i55i,  &  vice-légat  d'Avi- 
gnon en  l553.  Il  conserva  néanmoins  l'ad- 
ministration de  l'abbaye  jusqu'en  iSjç. 
Elle  resta  vacante  pendant  les  années  i56o 
&  i56i.  Le  chapitre  nomma  vicaire  général 
Guillaume  Belon,  grand  chantre. 

LI.  Martin  de  Beaune,  chancelier  de 
la  reine,  abbé  de  Royaui^ont  &  de  Saint- 
Père  de  Chartres,  évéque  du  Puy,  fut 
nommé  abbé  de  l'église  séculière  de  Saint- 
Gilles  en  rSôi.  Cette  même  année,  les  reli- 
gionnaires  s'emparèrent  de  la  ville  de  Saint- 
Gilles,  les  reliques  furent  dispersées,  les 
maisons  des  Cordeliers  &  de  la  Rédemption 
des  captifs  furent  pillées  &  détruites,  les 
livres,  les  cartulaires  &  les  chartes  de  l'ab- 
baye de  Saint-Gilles  furent  portés  sur  la 
place  &  brûlés,  à  l'exception  de  ceux  que 
le  grand  chantre  Guillaume  Belon  avait 
fait  passer  aux  chanoines  de  Saint-Tro- 
phime  d'Arles,  pour  les  mettre  en  sûreté. 

LU.  Renaud  de  Beaune,  maître  des 
requêtes,  prit  possession  de  l'abbaye  le 
I"  février  i566.  Le  i"  octobre  1567,  les 
calvinistes  firent  une  nouvelle  irruption  à 
Saint-Gilles,  s'emparèrent  de  l'église,  tuè- 
rent quelques  prêtres  &  obligèrent  les  au- 
tres à  prendre  la  fuite;  la  plus  grande 
partie  des  membres  du  chapitre  se  retira 
à  Beaucaire  où  ils  étaient  encore  au  mois 
de  juillet  1370.  Dans  une  transaction  faite 
avec  la  collégiale  de  Saint-Agricole  d'Avi- 
gnon, Renaud  est  qualifié  maître  des  re- 
quêtes, évéque  de  Mende  8c  abbé  de  Saint- 
Gilles;  devenu  archevêque  de  Bourges,  il 
conserva  l'administration  de  l'abbaye  jus- 
qu'en 1393,  année  où  il  se  démit. 

LUI.  Gn.LES  Chamkrier,  nommé  abbé 
de  Saint-Gilles  par  brevet  du  roi,  sur  la  dé- 
mission de  Renaud,  se  démit  aussi,  au  mois 
de  décembre   1594,  en   faveur  du  suivant. 


LIV.  Jean  V  Baptiste  Seguier,  cha- 
noine &  maître  des  œuvres  de  Saint-Gilles, 
nommé   abbé   par  brevet  du    roi    daté   du 

10  janvier  iSgS,  prit  possession  le  23  avril; 
mais  les  calvinistes  nommèrent  de  leur  côté 
Guillaume  Jacquet,  qui  entra  dans  l'église 
accompagné  de  cinquante  soldats  &  s'en 
empara.  Jean-Baptiste  Seguier,  obligé  de 
sortir  de  la  ville,  se  retira  d'abord  à  Beau- 
caire d'où  il  se  rendit  à  Avignon  &  y  sé- 
journa pendant  quelque  temps,  jusqu'à  ce 
qu'enfin,  pour  le  bien  de  la  paix,  il  se 
démit  de  tous  ses  droits  en  faveur  de 
Guillaume. 

LV.  Guillaume  III  Jacquet,  chanoine 
d'Aigues-mortes,  prêtre,  fut  maintenu  par 
les  calvinistes  dans  l'usurpation  de  l'abbaye 
de  Saint-Gilles  en  1595. 

LVI.  Michel  de  Mathis,  aumônier 
du  roi,  était  abbé  de  Saint-Gilles  en  1601; 
étant  à  Lyon  le  16  octobre,  il  institua  pour 
son  vicaire  général  Etienne  Courtois,  cha- 
noine &  archidiacre  mineur  du  chapitre  de 
Saint-Gilles.  Michel  vivait  encore  en  1607. 

LVII.  Barthélémy  de  Chaumont, 
fils  naturel  d'Abdias  de  Chaumont,  s.-igneur 
de  Bertichères,  était  diacre  lorsqu'il  fut 
nommé  abbé  de  Saint-Gilles.  Les  archives 
de  ce  chapitre  lui  donnent  ces  titres  depuis 
le  8  décembre  1607  jusqu'au  14  juin  1609. 

11  confirma  Etienne  Courtois  dans  ses  fonc- 
tions de  vicaire  général.  En  1619,  Barthé- 
lémy fut  emprisonné  par  ordre  d'Abdias, 
son  père,  qui  s'empara  de  l'abbaye  &  y  mit 
des  soldats.  Vainement  les  chanoines  récla- 
mèrent en  Cour  la  liberté  de  leur  abbé; 
Âbdias  ne  tint  aucun  compte  des  ordres  du 
roi  &  établit  pour  abbé  un  autre  de  ses 
bâtards. 

LVIII.  Jean  VI  Picard,  nommé  ailleurs 
Gallien,  frère  de  Barthélémy,  fut  mis  en 
possîssion  de  l'abbaye  par  Abdias  de  Chau- 
mont, son  père,  en  1620;  il  en  jouit  jus- 
qu'au 4  septembre  1622,  époque  à  laquelle 
Louis  XIII,  pendant  le  siège  de  Montpel- 
lier, le  déposséda  par  un  arrêt  du  Conseil. 

LIX.  Guillaume  IV  de  Noset,  arche- 
vêque de  Séleucie  &  vice-légat  d'Avignon, 
fut  pourvu  de  l'abbaye  de  Saint-Gilles  par 
brevet  du  roi  en  date  du  7  septembre  1622. 

LX.  Claude  de  Saint- Bonnet  de 
ToirAS,  agent  général  du  clergé,  prieur 


Note 
loi 


Note 
loi 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


commendataire   de  Longpoiit,   près  Paris, 
évêque    de    Nimes,    jouit    de    l'abbaye    de 
Saint-Gilles   depuis    1625    jusqu'en    1642, 
qu'il  mourut  subitement  à  Montpellier. 
LXI.  Anthime -Denis  Cohon,  évêque 


BERINGHE^f  fut  pourvu  en  lySS;  il  avait 
été  nommé  évêque  du  Puy  le  24  mars  1726. 
Il  mourut  le  17  octobre  1742. 

LXIX.  Louis-François  de  Vivet  de 
MoNTELUS  fut  pourvu  seulement  en  1744. 


Note 
101 


abbé  en  1755. 

LXXl.  N.  Traçante,  en  1773. 

LXXII.  Jean  VIII  de  Dieu  Raimond 
DE  Bois  Gelin,  né  à  Rennes  le  27  février 
1732,  sacré  évêque  de  Lavaur  le  28  avril 
1765,  archevêque  d'Aix  en  1770,  fut  pourvu 
de  l'abbaye  de  Saint-Gilles  en  1774.  Il  fut 
nommé  à  l'Académie  française  en  1776. 

[E.  M.J 


NOTE  Cil 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Ahbaye  de  Saint-Sernin, 

(Diocèse  de  Toulouse.) 


de  Nimes,  fut  pourvu  de  l'abbaye  de  Saint-      L'abbaye  était  restée  en  économat  l'année 
Gilles   par    la    protection    du    cardinal   de      précédente. 

Richelieu;  mais  Anthime,  ayant  appris  la  LXX.    N.    DE  CORIOLIS    D'ESPINOUSE, 

mort  du  cardinal  &  celle  du  roi  avant  d'a- 
voir reçu  ses  bulles,  se  démit  volontaire- 
ment entre  les  mains  de  la  reine  mère. 

LXII.  Jules  de  Nogaret  de  Cal- 
vissoN  DE  Manduel,  fils  de  Jean-Louis, 
marquis  de  Calvisson,  &  de  Françoise  de 
Saint-Bonnet  deToiras,  fut  pourvu  de  l'ab- 
baye en  1643,  étant  encore  fort  jeune. 
Après  avoir  reçu  ses  bulles,  il  prit  posses- 
sion le  12  février  1644,  &  conserva  l'abbaye 
jusqu'en  i658.  Il  s'en  démit  alors  avec  l'a- 
grément du  roi,  en  faveur  du  suivant,  sous 
la  réserve  d'une  pension  de  3  000  livres 
pour  lui  &  de  2  000  livres  pour  un  de  ses 
frères,  chevalier  de  Malte. 

LXIII.  François  II  de  Nogaret  de 
Calvisson  reçut  le  brevet  du  roi  pour 
l'abbaye  de  Saint-Gilles,  sur  la  démission 
de  Jules,  son  frère.  C'est  de  son  temps,  le 
12  mai  i663,  que  ce  qui  restait  des  archi- 
ves fut  volé.  François  était  encore  abbé 
en  1704. 

LXIV.  François  III  de  Louvet  ou  de 
Louvel  de  Calvisson,  frère  du  marcjuis 
de  Calvisson,  lieutenant  du  roi  en  Lan- 
guedoc, mourut  à  Marsillagues  en  1707; 
on  ne  sait  pas  exactement  l'année  où  il 
avait  été  nommé. 

LXV.  Charles  Le  Goux  de  la  Ber- 
CHÈRE ,  archevêque  de  Narbonne,  fut 
promu  à  l'abbaye  en  1707.  Il  mourut  en 
1719. 

LXVI.  Jacques-Antoine  Phelipeaux 
DU  Verger,  évêque  de  Lodève,  fut  bre- 
veté du  roi  après  la  mort  de  Charles,  le 
8  janvier  1721.  Il  était  aussi  abbé  de  Nant, 
diocèse  de  Vabre,  &  de  Saint-Sauveur  de 
Lodève. 

LXVII.  Jean  VII  César  Rousseau  de 
LA  ParisiÈRE,  évêque  de  Nimes,  fut  pro- 
clamé abbé  le  14  juin  1732.  Ses  bulles  fu- 
rent expédiées  le  28  septembre  1733.  Il  dé- 
céda le  i5  novembre  1736. 

LXVIII.    François    IV    Charles    de 


L' 


E  monastère  de  Saint-Sernin,  un  des 
plus  anciens  du  Languedoc,  était  situé 
près  de  la  ville  de  Toulouse,  en  dehors  des 
murs.  Son  origine  est  fort  obscure;  on 
croit  qu'il  fut  fondé  par  saint  Sylve,  évo- 
que de  Toulouse.  Au  commencement  du 
cinquième  siècle,  saint  Exupère  transféra, 
de  l'oratoire  du  Taur  dans  cette  église,  le 
corps  de  saint  Sernin,  &  le  plaça  dans  un 
tombeau  de  marbre.  A  la  fin  du  sixième 
siècle,  le  monastère  formait  un  établisse- 
ment considérable.  Il  fut  ruiné  par  les 
Sarrasins  en  721,  &  reconstruit  un  peu 
plus  tard,  sans  qu'on  puisse  fixer  exacte- 
ment la  date  de  son  rétablissement.  Charles 
le  Chauve  vint  y  fixer  sa  résidence,  en  844, 
lorst[u'il  mit  le  siège  devant  Toulouse. 
Un  certain  nombre  de  diplômes  en  faveur 
des  abbayes  des  diocèses  voisins  ont  été 
signés  par  ce  prince  pendant  son  séjour 
dans  ce  monastère.  Les  religieux  qui  des- 
servaient l'abbaye  de  Saint-Sernin  furent 
remplacés,  au  commencement  du  onzième 
siècle,  par  des  clercs   séculiers.  Ceux-ci, 


Note 
102 


Note 

I02 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


123 


en  1706,  avaient  adopté  la  règle  de  Saint-  coup  à  désirer.  A  l'aide  des  chartes  de  cette 

Augustin  &  s'étaient  soumis  à  la  vie  corn-  abbaye,  conservées  aux  archives  du  dépar- 

mune.  Peu  de  temps  après  cette  réforme,  tement  de   la   Haute-Garonne,   &   de   l'in- 

iis  eurent  de  graves  démêlés  avec  Isarn,  ventaire  dressé,  en  lySo,  par  l'archiviste 

évèque  de  Toulouse,  &  son  chapitre,  qui  Cresty,  nous  avons  'pu  rectifier  plusieurs 


Note 

I02 


prétendaient  exercer  une  entière  juridic 
tion  &  avoir  des  droits  particuliers  sur 
l'église  de  Saint-Sernin.  Ils  réussirent  à 
faire  échouer  ces  tentatives  contre  leur 
indépendance.  Isarn,  voyant  qu'il  n'avait 
pas  réussi,  chercha  un  autre  expédient. 
Comme  il  savait  que  saint  Hugues,  abbé  'a  liste  suivante 
de  Cluny,  avait  beaucoup  de  crédit  sur 
l'esprit  de  Grégoire  VII,  il  passa  avec 
Hunaud,  abbé  de  Moissac,  un  accord  par 
lequel  il  céda  à  cet  abbé  &  à  celui  d3 
Cluny  l'église  de  Saint-Seriyn,  pour  y  éta- 
blir des  moines,  se  réservant  certains  droits 
sur  l'église.  Par  cet  acte,  que  l'on  rapporte 
à  l'année  1082,  il  fut  convenu  qu'il  n'y 
aurait  pas^ d'abbé  à  Saint-Sernin  &  que  le 
monastère  serait  gouverné  par  un  prévôt, 
sous  l'autorité  de  l'abbé  de  Cluny.  En  con  • 
séquence,  Guillaume,  comte  de  Toulouse, 
qu'Isarn  avait  su  mettre  dans  ses  intérêts, 
expulsa  les  chanoines  de  Saint-Sernin  &  y 
introduisit  les  religieux  de  Cluny;  mais 
ceux-ci  n'y  restèrent  pas  longtemps,  parce 
que  Guillaume,  réprimandé  par  le  pape, 
dut  remettre  les  chanoines  en  possession 
de  leur  église  &  s'engager  par  serment  à 
les  laisser  en  paix  tant  qu'ils  vivraient  ca- 
noniquement.  Il  révoqua  en  même  temps 
l'acte  qu'il  avait  passé  avec  Isarn  &  l'abbé 
Hunaud  :  la  charte  est  du  23  juillet  io83. 

Depuis  lors  les  chanoines  réguliers  de- 
meurèrent paisibles  possesseurs  de  l'église 
de  Saint-Sernin.  Ils  continuèrent  d'être 
gouvernés  par  un  prévôt  jusqu'en  11 19;  à 
cette  époque  ils  avaient  un  abbé  régulier. 

Le  24  mai  1096,  le  pape  Urbain  II  con- 
sacra solennellement  l'église  de  Saint-Ser- 
nin nouvellement  rebâtie  :  le  pontife,  as- 
sisté de  seize  prélats,  consacra  lui-même 
le  principal  autel  en  l'honneur  de  saint 
Sernin  &  y  mit  une  partie  de  son  chef. 

Au  seizième  siècle,  un  grand  relâchement 
s'étant  introduit  dans  la  discipline,  l'ab- 
baye fut  sécularisée  en  vertu  d'une  bulle 
de  Clément  VII,  du  25  septembre  1626. 

La  lisie  des  abbés  de  Saint-Sernin,  don- 
née par  le  Gallia  Chrisùana ,  laisse  beau- 


erreurs  de  dates,  &  augmenter  la  liste  de 
quelques  noms  qui  n'y  ont  point  figuré 
jusqu'ici.  Nous  imprimons  ci-dessous,  en 
note,  un  extrait  d'un  vieux  nécrologe  de 
Saint-Sernin,  copié  par  dom  Estiennot, 
lequel   nous  a  été  très-utile  pour  dresser 


Excerpta  ex  necrologio  inclitae  domus 
Sancti  Saturnini  Tolosae. 


JANUARIUS 
Nonis  jan.  obiit  dominus  Guillelmus  de  Contesio, 

abbas  Sancti  Saturnini,  anno  Domini   mccxii. 
MV  kalend.  febr.   commemoraiio  fratruin   Fulien- 

sium. 
.VII    kalend.   febr.  obiit   Rcinigius,   Pampilonensis 

episcopvis. 
\i   kalend.  febr.  obiit  Ferrandus,  episcopus  Pam- 
pilonensis, &  Raymondus  de  Luco,    Baionensis 

episcopus. 
i\    kalend.    febr.    commemoratio    fratrum    Sancti 

Johannis. 
vil  kalend.  febr.  commemoratio  fratrum  nostrorum 

manentium  prope  civitatem  Turonicam. 

VI  kalend.  febr.  commemoratio  fratrum  S.  Auberti 
Camcracensi»,  tam  canonicorum  quara  presbyte- 
rorum  nosirae  congregationis. 

FEBRUARIUS 

Il  non.  febr.  obiit  reverendus  in  Christo  pater 
domnus  Franciscus  de  Simiano,  episcopus  Ap- 
tensis  &  abbas  Sancti  Saturnini  Tolosae,  qui, 
anno  m  0  lxxx,  die  iv  februarii,  donavit  capi- 
tule praesentis  ecclesiae  Sancti  Saturnini  jus 
praesentandi  x  praebendas  in  eadem  ecclesia, 
fundatas  prout  in  litteris  coniinetur. 

Eodem  die  obiit  Bonuspuer,  episcopus  Lapurdcnsis. 

vil  idus  febr.  obiit  dominus  Isarnus,  episcopus 
Tolosanus. 

Il  id.  febr.  commemoratio  fratrum  Majoris  Monas- 
terii  manentium  apud  civitatem  Turonicam. 

xvi  kalend.  martii,  obiit  Johannes,  abbas  Sancti 
Bertini. 

XV  kalend.  martii,  commemoratio  fratrum  Sancti 
Laurentii  de  Cumbalonga. 

xii  kalend.  martii,  obiit  anno  Domini  Mcc  xxxiii, 
dominus  Jordanus,  abbas  Sancti  Saturnini. 

XI  kal.  martii,  obiit  dominus  Ramnulphus  de 
Vasinaclo,  abbas  Sancti  Saturnini. 

VII  kal.  martii,  obiit  dominus  Antonius,  abbas 
Sancti  Saturnini  8c  episcopus  Mlrnplccnsis. 


Note 

101 


5:4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC 
Prévôts  de  Saint-Sernin. 


\.  Pierre  était  prévôt  de  Saint-Sernin 
en  1090  &  en  1096. 

Oblit  Azamarius,  Convenarum  episcopus. 

VI  kalend.  martii,  commemoratio  fratrum  Clunia- 


censium  nostrorum  familiarium. 
MARTIUS 
Kalendis  martli,  commemoratio  fratrum  Pampilo- 

nensium.  . 

,v  non.  martii,  commemoratio  fratrum  Casae-Dei. 
,„    non.   martii,  commemoratio  fratrum  Rocidae 

Vallis  nostrorum  familiarium. 
VII    id.  martii,    commemoratio    Nemausensium   & 

commemoratio  fratrum  Psalmodiensium. 
,V  idus  martii ,  obiit  dominus  Johannes  de  Noga- 

reto,  abbas  Sancti  Saturnini. 
III  idus,  commemoratio  fratrum  Lezatensium. 
XVII   kalend.  aprilis,  obiit  dominus  Belengerius, 

abbas  Sancti  Jacobi  Biterrensis. 
XV  kalend.    aprilis,  obiit  dominus    Bernardus   de 

Rosergio,  archiepiscopus  Tolosanus,  qui    anno 

„  cccc  Lxv.ii    fecit  fieri.....   quod  est    in    cap.te 

ecclesiae  Sancti  Saturnini. 
XIII    kal.   aprilis,   commemoratio    fratrum    Sancti 

Stephani  Tolosae. 
XI    kal.    aprilis,    obiit  dominus    Petrus  Textoris, 

abbas  Sancti  Saturnini  &  S.  R.  E.  cardinalis  & 

cancellarius. 
III    kal.    aprilis,    commemoratio    fratrum    Sancti 

Aegidii. 
Obiit    Bernardus   Arnaldi ,   qui    fecit    fieri    unam 

capsam  argenteam  deauratam,  ad  honorem  bea- 

tissimi  Symonisapostoli,  m  qua  rcquiescit  caput 

ejù«4em    honorifice. 

*"  APRILIS 

VIII   idus  aprilis,   obiit  Bertrandus,  abbas  Sancti 

Ruffi. 

IV  idus  aprilis,  obiit  Raymondus,  episcopus  Tolo- 
sanus. 

Il  idus  aprilis,  obiitdominus  Bernardus, Tarbensis 

episcopus. 
xvi   kalend.  maii,   obiit  dominus  Ugo,  episcopus 
Tolosanus,  secundus  abbas  Sancti  Saturnini. 

MAIUS 
Il    nonas   maii,   commemoratio    fratrum    Grandis 

Silvae. 
xvi    kalend.    junii,    obiit    dominus    Johannes    de 

Junaco,  abbas  Sancti  Saturnini. 
xiv  kal.  junii,  obiit  Bernardus  de  Aurivalle,  abbas 

Sancti  Saturnini. 

JUNIUS 
III    non.   junii,    commemoratio    fratrum   Aniani , 

Magalonensis  dioecesis. 


IL  MUNION  porte  le  titre  de  prévôt 
dans  la  donation  faite,  en  1098,  par  le 
comte  Bertrand,  du  village  de  Blagnac. 

II  non.  junii,  obiit  dominus  Sanctius  de  Narano, 
abbas  Sancti  Saturnini. 

Idibus  junii,  obiit  Lambertus,  Angolismensis  epi- 
scopus. 

XIV  kalend.  julii,  obiit  nobilis  &  religiosus  vir 
dominus  Johannes  ieu  Gua,  prior  de  S'^  CoUimba, 
alias  de  Sabarduno  monachus. 

Commemoratio  fratrum  Magalonensium. 

XII  kal.  julii,  obiit  Raymondus,  Barbatensis  epi- 
scopus';  est  sanctus. 

VIII  kalend.  julii,  commemoratio  fratrum  Sancti 
Stephani  Agenensis. 

IV  kalend.  julii,  obiit  Sancius,  rex  Navarrae. 

JULIUS 

V  non.  julii,  obitus  Raymondi  Gairardi  devotis- 
simi.  Est  sanctus  Raymondus,  fundator  collegii 
B.  Raymundi,  ubi  jacet,  anno  m  c  xviii. 

VIII  id.  julii,  commemoratio  fratrum  Sancti  Jacobi 
Biterrensis. 

XV  kalend.  aug.  obiit  Raymondus  Roberti,  primus 
abbas  Sancti  Saturnini. 

XIV  kal.  aug.  obiit  Bernardus,  abbas  Sancti  Satur- 
nini, &  dominus  Berengarius  Michaëlis,  infir- 
marius  hujus  ecclesiae  &  prior  de  Layraco. 

III  kalend.  augusti,  commemoratio  fratrum  Leo- 
dicensium. 

AUGUSTOS 

III  nonas  augusti,  commemoratio  fratrum  Braca- 
rensium  &  Andreae  Fabri ,  qui  dédit  magnum 
calicem  tabulae  corporum  sanctorum. 

11  nonas  augusti,  obiit  dominus  Petrus,  abbas 
Sancti  Saturnini. 

V    idus    augusti ,    commemoratio    fratrum    Sancti 

Hylarii. 
lU    idus    augusti,    commemoratio    fratrum    Sancti 

Germani  Montispessulani. 
Il    idus   aug.   obiit  Johannes   de    Nogareto,   abbas 

Sancti   Saturnini. 
XVI   kalend.    septembris,    commemoratio   Anianae, 

ord.  S.  Bened.,  Magalonensis  dioecesis. 
XIV    kalend.    septembris,    obiit    dominus     Petrus 

Vitalis  Blasini,  abbas  Sancti   Saturnini. 
XI  knl.  septembris,  obiit  dominus  Pontius,  tertius 

abbas  Sancti    Saturnini. 
II    kal.   septembris,    obiit    Petrus    de  ViUamonte, 

abbas  Sancti  Saturnini  de  Brimo. 
SEPTEMBER 

IV  nonas  septembris,  obiit  dominus  Fulco  de 
Rueria,  abbas  hujus  ecclesiae  Sancti  Saturnini, 
qui  obiit  anno  Domini  M  cccc  LV. 


Note 
102 


'  Non  ibi  dicitur  abbas  Sancti  Saturnini. 


Note 

101 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


120 


III.  Raimond  GairARD,  connu  SOUS  le  réédificafiou    de    l'église  ;    il    voulut    être 

nom  de  saint  Raimond,  était   chanoine  de  inhumé  dans  l'hôpital  qu'il    avait  fondé  & 

Frédelas  lorsqu'il  fut  élu  prévôt  de  Saint-  où  il  avait  fait  préparer  son  tombeau.  Cet 

Sernin ,   en    iioi    environ.   On   croit   que  hôpital  fut  transformé  dans  la  suite  en  un 

c'est  le  même  qui   fut  nommé  évêque  de  collège   pour   des   étudiants   pauvres.   On 

Barbastro  en  1104.  Cependant  le  vieux  né-  doit  aussi  à  saint  Raimond  la  construction 

crologe  de  Saint-Sernin  distingue  ces  deux  d'un  pont  sur  la  Garonne.   Il  mourut  le 

personnages.  Saiiit  Raimond  contribua  à  k  3  juillet  11 18. 


NoTB 

102 


Il  non.  scptcmbr.  commemoratio  fratrum  S.  Sal- 
vaioris  Anianae  &  domini  Antonîi  ReveiUiati, 
qut  fecit  reparare  capellam  Sanctae  Crucis. 

Konis  septembris,  obilt  revercndus  dominus  Lau- 
rentius  Alamandus,  episcopus  &  princeps,  ac 
abbas  hujus  ecclesiae  Sancti  Snturnini. 

VII  idus  septembr.  obiit  Ildefonsus,  rex  Aragoniae. 

XVII  kal.  octobris,  commemoratio, fratrum  Sancti 
Salvii  Albiensis. 

OCTOBER 

V  nonas  octob.  obiit  dominus  Aymericus  Natalis, 
abbas  S.  Saturnini,  &  Philippus  Gazanhayrc, 
primus  episcopus  Condomiensis,  postea  Castren- 
sis,  &  rcferendarius  domini  nostri  Papae,  qui 
dedit  libres  Nicolai  de  Lyra  &  libros  Novel- 
larum  Johannis  Andreae  &  plures  alios  libros 
huic  ecclesiae. 

Nonis  octobris,  commemoratio  fratrum  nostrorum 

Sancti  Bertini,  dioecesis  Morinensis,  nostrorum 

familiarium. 
■  Il    idus   octobris,   commemoratio   fratrum    Sancti 

Jacobi  de  Leodio. 
Il  idus  octobris,  commemoratio  fratrum  Aginnen- 

sium. 
Obiit    dominus    Bernardus    de    Genetiaco ,    abbas 

Sancti    Saturnini. 

XVI  kalend.  novemb.  obiit  Petrus  de  Sancto  Mar- 
tiale, episcopus  Tolosanus. 

Vil  kalend.  novemb.  obiit  recolendae  memoriae 
dominus  Hugo  Rogerii,  abbas  Sancti  Saturnini. 

NOVEMBER 
IV  idus  novembr.  commemoratio  fratrum Tarbeien- 
sium. 

XVII  kalend.  decemb.  obiit  Amelius,  abbas  Sancti 
Saturnini. 

IX  kalendas  decembris,  obiit  reverendus  in  Christo 
pater  dominus  Johannes  MafTre,  cardinalis  & 
abbas   praesentis    monasterii    Sancti   Saturnini. 

DECEMBER 
VI  idus  decembris,  commemoratio  fratrum  Fredelaci. 

V  tdus  decembris,  commemoratio  fratrum  Sancti 
Ruffi. 

XV  kalend.  januarii,  commemoratio  fratrum  Sancti 

Pontii  Tomeriensis. 
IX  kalend    januarii,  commemoratio  fratrum  Sancti 

Aegidii. 


Abbés  de  Sa'int-Sernln. 

I.  Raimond  I  Guillaume,  selon  le 
cartulaire  de  Saint-Sernin,  ou  Raimond- 
RoBERT,  selon  le  nécrologe,  succéda  au 
précédent  comme  prévôt.  11  prenait  le  titre 
d'abbé  en  1 1  ig  &  est  appelé  premier  abbé 
de  Saint-Sernin  dans  le  nécrologe.  Il  vivait 
encore  au  mois  de  mai  1140;  il  ne  mourut 
donc  pas  le  22  juillet  iiSg,  comme  l'allè- 
guent les  auteurs  du  Gallia  Christiana.  Son 
décès  est  marqué  dans  le  nécrologe  au 
18'  jour  de  juillet. 

II.  Hugues  I  est  qualifié  deuxième  abbé 
de  Saint-Sernin  dans  le  nécrologe  de  l'é- 
glise; il  est  cité  dans  des  actes  de  1141, 
1145  &  années  suivantes.  Nommé  évêque 
de  Toulouse  en  1172,  il  conserva  néan- 
moins les  fonctions  d'abbé  jusqu'en  1175. 

III.  Pons  I  de  Sainte-Foi  était  abbé 
de  Saint-Sernin  en  1175.  Les  auteurs  du 
Gallia  Christiana  le  font  mourir  en  ii83  & 
lui  donnent  Guillaume  de  Cantez  pour 
successeur;  mais  selon  les  chartes,  Fpns 
de  Montpezat  était  abbé  de  Saint-S^nin 
au  mois  d'avril  1182;  c'est  donc  lui^ui  fut 
le  successeur  de  Pons  de  Sainte-Fj^. 

IV.  Pons  II  de  Montpezat  fut  abbé 
de  Saint-Sernin,  selon  les  chartes,  depuis 
1182  jusqu'en  1199. 

V.  Guillaume  de  Gantez  était  abbé 
en  1200;  il  figure  dans  un  grand  nombre 
d'actes  jusqu'en  121 1.  Il  mourut,  selon  le 
nécrologe,  le  5  janvier  1212. 

VI.  Jourdain  fut  élu  abbé  de  Saint- 
Sernin  en  1212.  Il  avait  la  réputation  d'un 
homme  instruit  &  continua  de  jouir  d'une 
grande  considération  jusqu'à  sa  mort,  arri- 
vée le  i8  février  1233. 

VII.  Pierre  I.  Les  auteurs  du  Gallia 
Christiana  prétendent  que  Bernard  de  Gen- 
tiac  succéda  à  Jourdain  en  1234,  mais  on 
trouve  un  abbé  du  nom  de  Pierre  cité  dans 


Note 

I02 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


un  acte  de  l'année  1234  &  dans  un  autre 
du  28  février  1235.  Cet  abbé,  qui  ne  vécut 
que  peu  de  temps,  est  probablement  le 
même  que  l'abbé  Pierre  dont  la  mort  est 
marquée  au  sixième  jour  d'août  dans  le 
nécrologe  de  Saint-Sernin. 

VIII.  Bernard  I  de  Martres,  in- 
connu aux  auteurs  du  GalUa  Christiana, 
est  cité  dans  des  chartes  de  1236  &  de  1238. 
Cet  abbé  est  donc  le  prédécesseur  de  Ber- 
nard de  Genfiac,  fait  confirmé  du  reste 
par  le  nécrologe,  qui  mentionne  la  mort 
de  quatre  abbés  du  nom  de  Bernard,  tandis 
que,  selon  les  Bénédictins,  il  n'y  aurait  eu 
que  trois  abbés  de  Saint-Sernin  de  ce  nom. 

IX.  Bernard  II  de  Gentiac  succéda 
à  Bernard  de  Martres,  on  ne  sait  en  quelle 
année.  Il  était  néanmoins  déjà  abbé  en 
1243.  Il  mourut  au  mois  d'octobre  1263,  & 
fut  enterré  dans  le  cloître,  sous  l'autel  de 
la  chapelle  de  Notre-Dame  de  Salut. 

X.  Arnaud  de  Villemur  est  men- 
tionné comme  abbé  nouvellement  élu  '  dans 
une  charte  du  mois  de  décembre  1263;  il 
était  prieur  de  Saverdun.  Au  mois  d'avril 
1287,  il  permit  à  l'abbé  de  Grandselve  de 
construire  dans  la  ville  de  Toulouse  une 
église  destinée  au  collège  institué  par  cet 
abbé  pour  enseigner  la  théologie.  On 
trouve  son  nom  dans  les  actes  jusqu'en 
1292.  Néanmoins  il  est  dit,  dans  une  charte 
de  1294,  que  l'abbaye  était  vacante  depuis 
cinq  ans,  parce  que  deux  compétiteurs 
ayant  été  nommés,  aucun  n'avait  pu  pren- 
dre possession. 

XI.  Sanche  de  Aissada,  ou  de  Na- 
RANO,  selon  l'ancien  nécrologe,  cité  dans 
des  actes  de  1299,  fut  inhumé,  le  4  juin 
i3oi,  dans  la  chapelle  de  Notre-Dame  de 
Salut,  au  côté  droit  de  l'autel. 

XII.  Raimond   II  Aton  ou  de  Car- 

'  Peu  après  son  élection  ,  Arnaud  de  Villemur 
prit  possession  des  meubles  laissés  par  son  prédé- 
cesseur Bernard  de  Gentiac.  L'inventaire  de  ces 
meubles,  qui  se  trouve  aux  Archives  de  la  Haute- 
Garonne,  fonds  de  Saint-Sernin,  mentionne  parmi 
les  livres  du  prélat  :  Item  Avicennam;  item  Dia- 
logozon;  item  quemdam  librum  qui  incipit  in 
transitu  Jordani;  item  quemdam  librum  Isidori  ; 
item  librum  Confessionum  S.  Augustini  ;  item  li- 
brum Platonis;  item  librum  Tabularum  Aegyp- 
tioruir. 


DEILHAC,  qui  succéda  à  Sanche  en  i3o) ,  est 
le  fondateur  du  monastère  des  religieuses 
de  Saint-Sernin  à  Toulouse  ;  régla  leur 
institut  par  acte  du  3  juillet  i3o2,  as- 
sista, en  i3o7,  à  l'élévation  des  reliques  de 
saint  Antoine,  dans  l'abbaye  de  Lézat,  &  fut 
nommé,  en  i3i8,  premier  évêque  de  Mi- 
repoix. 

XIII.  Pierre  II  Le  Teissier,  origi- 
naire de  Saint-Antonin,  diocèse  de  Rodez, 
était  prieur  lorsqu'il  fut  élu  abbé  de  Saint- 
Sernin  en  i3i8.  Peu  après  il  fut  nommé 
chancelier  de  l'Eglise  romaine  et  obtint  en 
cette  qualité,  en  i32o,  des  lettres  du  pape 
Jean  XXII  en  faveur  des  chauoinesses  de 
Saint-Sernin.  Nommé  cardinal  la  même  an- 
née, il  mourut  à  Avignon  le  22  mars  i32i, 

XIV.  Ameil  de  Lautrec  fut  élu  abbé 
en  i32i;  accusé  d'hérésie  au  tribunal  de 
l'inquisition  par  Gautier  de  Neuville, 
viguier  de  Toulouse  &  gouverneur  du 
château  Narbonnais,  il  fut  déclaré  non 
coupable  par  les  inquisiteurs  &  par  le 
parlement  de  Paris,  le  20  janvier  i325, 
&  fut  promu  à  l'évêché^e  Castres  en  1327. 

XV.  Hugues  II  Roger  était  abbé  le 
29  mars  i328.  Il  est  cité  dans  plusieurs 
chartes  jusqu'au  18  février  1339.  Il  ne  mou- 
rut donc  pas  en  i356  comme  le  prétendent 
les  auteurs  du  GalUa  Christiana. 

XVI.  Jean  I  de  Nogaret,  Toulousain, 
docteur  en  décrets,  satisfit  à  la  chambre 
apostolique  le  21  novembre  i36o.  Il  mour 
rut  l'année  suivante  &  fut  inhumé  dans  la 
chapelle  de  Notre-Dame  de  Salut,  à  gauche 
de  l'autel. 

XVII.  Renoul  ou  Rainulfe  de  Vali- 
GNAC  ou  de  Vasinhac  succéda  à  Jean, 
en  i36i,  &  mourut  le  19  février  i375.  Il 
fut  inhumé  dans  la  même  chapelle  que  son 
prédécesseur. 

XVIII.  Pierre  III  Vidal  Blasin,  doc- 
teur en  décrets,  était  abbé  en  1376.  Il 
mourut  le  19  août  1397. 

XIX.  Antoine  de  Bruyères  de  Cha- 
LAFRE  fut  abbé  en  1398.  Les  auteurs  du 
Gallia  Christiana  le  font  mourir  la  même 
année,  &  le  nécrologe  de  l'église  de  Saint- 
Sernin  lui  donne  le  titre  d'évêque  de  Mi- 
repoix;  son  nom  ne  figure  pas  cependant 
sur  la  liste  des  évêques  de  ce  diocèse. 

XX.  Aymeri  Noël  ou  Natal,  profes- 


NOTE 
I  02 


Note 

102 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


D27 


seur  en  décrets,  était  abbé  en  1398  ;  il  suivit 
le  parti  de  Benoit  XIII  qui  l'institua  réfé- 
rendaire &  conservateur  des  privilèges  de 
l'ordre  de  Cîteaux.  Il  est  cité  comme  abbé 
dans  des  actes  de  1403,  1403,  1406  &  1408, 
&  devint  évêque  de  Condom  en  141 1. 
L'abbaye  était  vacante  en  1409. 

XXI.  Bernard  III  d'Orval,  originaire 
de  Toulouse  &  docteur  en  décrets,  était 
abbé  de  Saint-Sernin  en  141 1.  Il  mourut 
le  19  mai  141 2. 

XXII.  Foulque  de  la  Rovère,  origi- 
naire de  Saint-Léonard,  diocèse  de  Limoges, 
docteur  eu  théologie,  fut  élu  abbé  de  Saint- 
Sernin  en  1413,  &  fut  institué  sous-conser- 
vateur des  privilèges  de  l'ordre  de  Saint- 
Dominique;  il  paraît  n'avoir  plus  exercé 
ses  fonctions  d'abbé  après  1446,  car  en  1447 
l'abbaye  est  dite  vacante.  Néanmoins  il  ne 
se  démit  définitivement  de  tous  ses  droits 
en  faveur^e  Jean  de  Juniac  qu'en  1453.  11 
mourut  en  1455. 

XXIII.  Jean  II  de  Juniac,  qui  n'est  pas 
nommé  par  les  Bénédictins,  prêta  serment 
au  pape  en  1451  comme  abbé  de  Saint-Ser- 
nin ;  il  est  cité  en  I453  &  en  1455,  &  est 
mentionné  au  nécrologe  comme  étant  mort 
le  ij'  jour  du  mois  de  mai. 

XXIV.  Bernard  IV  de  Rousergue 
reçut  du  pape,  en  1462,  la  commende  de 
l'abbaye  de  Saint-Sernin,  nonobstant  l'élec- 
tion que  le  chapitre  &  les  chanoines  de 
Saint-Sernin  avaient  faite  de  la  personne 
de  Jean  d'Armagnac  pour  leur  abbé.  Il  fit 
faire  les  vitraux  de  la  grande  fenêtre  de 
l'église  en  1468. 

XXV.  Jean  III  Joffroy,  né  à  Luxeuil, 
dans  les  Vosges,  docteur  en  théologie,  car- 
dinal depuis  1461,  obtint  la  commende  de 
l'abbaye  de  Saint-Sernin  en  1468;  il  mourut 
en  1473. 

XXVI.  Gilles  de  Laval  reçut  la  com- 
mende en  1475.  Il  était  conseiller  du  roi 
Louis  XI  &  protonofaire  apostolique. 

XXVII.  Laurent  1  Alamand,  évéque 
de  Grenoble,  fut  fait  abbé  de  Saint-Sernin 
en  1478  ;  il  vivait  encore  en  l520. 

XXVIII.  Laurent  II  Alamand,  neveu 
du  précédent  &  comme  lui  évéque  de  Gre- 
noble, succéda  à  son  oncle  en  i520.  Il  eut 
en  i523  un  procès  avec  les  chanoines  dont 
le  Parlement  de  Toulouse  avait  ordonné  la 


réforme  par  un  arrêt.  Laurent  poursuivit 
auprès  de  Clément  VII  &  obtint  la  sécula- 
risation du  chapitre;  c'est  ce  qu'on  voit 
par  la  bulle  de  ce  pape  du  27  septembre 
i5i6.  Laurent  mourut  le  5  décembre  i56i. 

XXIX.  Jean  IV  Baptiste  de  Simiane, 
évêque  d'Apt,  fut  nommé  abbé  en  i56l.  Il 
renonça  à  la  foi  catholique  en  1371  &  per- 
dit ses  bénéfices. 

XXX.  François  I  de  Simiane,  frère  du 
précédent,  lui  succéda  comme  abbé  de 
Saint-Sernin  &  comme  évêque  d'Apt.  Il 
donna  au  chapitre  le  droit  de  présenter 
à  dix  prébendes  qu'il  avait  fondées  dans 
l'église  de  Saint-Sernin.  Il  mourut  en 
1587. 

XXXI.  François  II  de  Joyeuse,  cardi- 
nal &  archevêque  de  Toulouse,  succéda  à 
François  de  Simiane  en  1587.  Il  mourut  le 
23  août  i6i5. 

XXXII.  Louis  de  Nogaret  de  la  Va- 
lette, cardinal  &  archevêque  de  Tou- 
louse, succéda  à  François  de  Joyeuse  & 
conserva  l'abbaye  jusqu'en  1639.  Il  fut  en- 
terré à  Saint-Sernin. 

XXXIII.  Jean  V  Coeffier  Ruzé  d'Ef- 
FIAT,  né  en  1622 ,  obtint  l'abbaye  do 
Saint-Sernin  en  1640,  prêta  le  serment 
accoutumé,  en  chapitre,  le  28  novembre 
i65i,  &  ensuite  au  Parlement,  comme  con- 
seiller-né, le  Il  janvier  i6i)2.  Il  mourut  à 
Paris  le  19  octobre  1698. 

XXXIV.  François  III  Sanguin  de 
LiVRY  fut  nommé  abbé  en  1698,  le  i"  no- 
vembre. Il  mourut  en  1729. 

XXXV.  Henri  de  Rosset  de  Ceilhes 
de  Rocosel  obtint  le  brevet  d'abbé  de 
Saint-Sernin  en  1729.  Il  mourut  le  20  fé- 
vrier 1748. 

XXXVI.  N.  de  Flavigny,  chancelier  de 
l'église  de  Bourges,  fut  nommé  jiar  le  roi 
abbé  de  Saint-Sernin  le  28  avril  1748. 

XXXVII.  N.  DE  Narbonne  Lara  fut 
nommé  abbé  de  Saint-Sernin  en  1778. 

Le  nécrologe  fait  mention,  au  vingt-troi- 
sième jour  de  novembre, de  Jean  Mafkre, 
cardinal  &  abbé  de  Saint-Sernin.  Nous 
n'avons  pu  trouver  exactement  la  place 
qu'il  occupe  dans  la  série.  [E.  M.] 


Note 
102 


Note 
io3 


,);î 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


NOTE  cm 


AJOUTÉE  PAR  LES    NOUVEAUX    ÉDITEURS. 


Abbaye  de  Saint-Chlnïan. 


(D'abord  dans  le  diocèse  de  Narbonne.  &  plus  tard  dans 
celui  de  Saint- Pons.) 


U' 


rN  homme  pieux,  nommé  Durand,  que 
l'on  qualifiait  du  titre  d'abbé,  avait 
fondé  du  temps  de  Louis  le  Débonnaire 
un  monastère  dans  un  domaine,  appelé 
Holotianus,  sur  la  rivière  de  Vernosoubre, 
aujourd'hui  le  Verdouble,  domaine  qu'il 
tenait  de  la  munificence  impériale.  Il  pria 
l'empereur  de  prendre  sous  sa  protection  le 
nouveau  monastère,  dont  l'église  était  dé- 
diée à  saint  Aignan,  évèque  d'Orléans,  & 
de  lui  accorder  les  privilèges  &  immunités 
dont  jouissaient  les  abbayes  de  fondation 
royale.  Louis  acquiesça  à  cette  demande, 
&  par  un  diplôme  daté  du  l6  août  826, 
il  prit  sous  sa  sauvegarde  cet  établ. ^sè- 
ment alors  gouverné  par  l'abbé  Woica. 
Les  immunités  accordées  au  moiiastère  de 
Saint-Aignan,  devenu  Saint-Chignan  ou 
Chinian  dans  le  langage  du  pays,  furent 
confirmées  par  Charles  le  Chauve  en  844. 
Entre  les  années  897  &  899,  le  monastère 
de  Saint-Laurent  in  OUbegîo,  fondé  à  peu 
de  distance  par  Anian,  ami  &  contemporain 
de  saint  Benoît  d'Aniane,  &  qui,  depuis 
la  fin  du  huitième  siècle,  était  gouverné 
par  des  abbés  particuliers,  fut  uni  à  celui 
de  Saint-Chinian ,  &  cette  union  fut 
confirmée  par  un  diplôme  de  Charles  le 
Simple  donné  en  899. 

Depuis  cette  époque,  le  monastère  a  tou- 
jours été  connu  sous  le  nom  de  Saint-Chi- 
nian. Situé,  à  l'origine,  dans  le  diocèse  de 
Narbonne,  il  fut  compris  dans  la  circons- 
cription de  celui  de  Saint-Pons  lors  de  la 
création  de  ce  dernier.  Bertrand,  arche- 
vêque de  Narbonne,  trouvant  que  la  disci- 
pline ecclésiastique  s'était  beaucoup  relâ- 
chée dans  le  monastère  de  Saint-Chinian, 
le  soumit  en  iioi  à  celui  de  Saint-Pons 
de  Thomières.  En  i365,  il  fut  placé  sous 


la  dépendance  de  Saint-Victor  de  Mar- 
seille; puis  affilié  en  1629  à  la  congré- 
gation de  Saint-Maur". 

■  Le  récit  suivant,  conservé  par  les  Bénédictins 
de  la  congrégation  de  Saint-Maur  dans  les  notes 
qu'ils  destinaient  au  Monasticon  Gallicanum  (t.  3, 
321),  noLis  fait  connaître,  sous  sa  forme  naïve,  ce 
que  les  religieux  de  Saint-Chinian  savaient,  au 
dix-septième  siècle,  de  l'origine  de  leur  monastère. 

n  L'abbaye  de  Saint-Chinian  est  de  fondation 
royale  ou  plutôt  impériale.  Ce  point  est  tenu  pour 
assuré  par  la  tradition,  par  les  committimus,  tou- 
jours continués  à  cette  abbaye,  8t  par  le  rapport  de 
dom  Ambroise  Taboriech,  capiscol,  &  maître  An- 
toine.Belot,  camérier,  lesquels  ont  leu  la  fondation 
dans  la  ville  de  Beziers,  au  pouvoir  de  M'Massip, 
le  notaire  de  Beziers,  environ  l'an  1620  en  original, 
parchemin  escrit  en  lettres  gothiques,  en  forme, 
avec  ses  sceaux,  la  peau  bien  large,  lequel  instru- 
ment on  nous  asseure  estre  encore  au  pouvoir  de 
son  fils  Massip  l'advocat. 

«  L'acte  de  la  fondation  contient  ce  qui  s'ensuit, 
selon  que  nous  l'ont  rapporté  les  susdits  capiscol 
&  camérier  :  Un  certain  Durandus,  abbé  familier 
&  fort  aimé  de  l'empereur  Louis  le  Débonnaire, 
dit  Pius,  fils  de  Charlemagne,  environ  l'an  820 
[lisex  826),  vers  la  fin  du  règne  de  Charlemagne  ou 
sur  le  commencement  [du  règne]  de  Louis  son  fils, 
passant  par  ce  pays,  eut  une  vision,  dormant  en  la 
vallée  où  est  maintenant  la  ville  de  Saint-Chinian, 
laquelle  vallée  n'estoit  qu'une  forest  &  se  nommoit 
territorium  Sextanianum.  En  cette  vision  il  lui  sem- 
bloit  voir  comme  douze  chantans  dans  un  monas- 
tère qu'il  pensoit  voir  en  cette  vallée.  Estant  de 
retour  de  ce  voyage  heureusement  &  venant  sur  la 
signification  de  sa  vision,  il  demanda  le  territoire 
Sextanian  au  nouvel  empereur,  lequel  le  luy  ac- 
corda. Ledit  Durandus  tout  content  vint  en  per- 
sonne fonder  l'abbaye  de  Saint-Chinian,  au  lieu 
où  il  avoit  veu  les  douze  moines  :  il  fit  donc  la 
fondation  pour  ce  nombre  de  religieux  qu'il  y  mit 
de  sa  main  &  fut  le  premier  abbé.  On  tient  par 
tradition  que  les  moines  furent  premièrement  logés 
en  une  ancienne  tour  nommée  turris  Nemorosa. 
C'est  celle  qui  sert  à  présent  de  clocher  à  la  pa- 
roisse, &  de  là  s'en  alloient  faire  le  service  à  Saint- 
Laurent,  église  encore  en  pied,  dépendante  de 
l'office  de  l'infirmier  du  diocèse  de  Narbonne  jus- 
qu'à l'érection  de  celui  de  Saint-Pons. 

i(  Cette  abbaye  a  toujours  esté  de  l'ordre  de  Saint- 
Benoît.  Elle  a  eu  le  bonheur  d'embrasser  de  bonne 
heure  Iw  réformes  de  l'ordre,  quand  la  régularité 
y  a  esté  descheue.  Environ  l'an  i362,  elle  reçut 
celle  de  Saint-Victor,  de  quoi  il  y  a  un  bref  d'Ur- 
bain V.  La  paroisse  est  à  Saint-Celse.  De  toute 
antiquité  elle   étoit  dans  le  monastère  &  le  vicaire 


Note 
io3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC 
Ahhés  de  Saint-Chinlun. 


529 


L  WoiCA  fut  le  premier  abbé  de  Saint- 
Chiiiian,  comme  011  le  voit  par  le  diplôme 
de  Louis  le  Débonnaire  de  l'an  826. 

H.  RiCHEFROI  ou  RlCHEFRID  CSt  dit 
abbé  du  monastère  de  Olotiano,  situé  dans 
le  pays  de  Narbonne,  dans  le  diplôme  par 
lequel  Charles  le  Chauve,  eu  844,  renou- 
velle tous  les  privilèges  &  exemptions  du 
monastère. 

IH.  FrojA,  abbé,  &  les  religieux  de 
Saint-Chinian  vendirent  en  893,  à  l'aLbé 
Rainulfe  &  aux  religieux  de  MjUast  ou  de 
Montolieu,  deux  domaines  avec  leurs  dé- 
pendances. Froja  assista  au  concile  de  Port 
en  897. 

IV.  Bera  était  abbé,  le  6  juin  899, 
lorsque  Charles  le  Simple  couiirma  les 
privilèges  de  l'abbaye  dédiée  à  saint  Chi- 
niaii,  confesseur,  &  à  saint  Laurent,  mar- 

perpétuel  étoit  inansal  du  couvent.  On  ne  sait  l'oc- 
casion de  la  paroisse,  ni  quand  elle  fut  changée, 
seulement  sçait-on  que  les  habiians  procurèrent 
la  due  translation  &  pour  cette  fin  bastirent  une 
petite  csglise  paroissiale,  laquelle  fut  agrandie  l'an 
|535  d'un  tiers.  Or,  afin  d'appeler  le  vicaire  par 
devers  eux,  ils  lui  ordonnèrent  les  prémices  des 
grains,  vins  &  fruits  sur  tout  le  terroir  de  Saint- 
Chinian  qui  valent  près  de  six  cens  llvres,'con- 
firmé  par  arrest  environ  l'an  1608.  La  marque  de 
ceci  est  une  pierre  qui  est  au  premier  pilier,  à  main 
gauche  en  entrant  par  la  grand  porte,  où  il  y  a  en 
chiffres  i532,  par  dessus  est  l'armoirie  de  l'abbé 
d'alors  avec  une  crosse  devers  le  midi.  Il  y  a  un 
peu  plus  bas  une  tête  qu'on  tient  estre  de  celui  qui 
fit  bastir  la  dite  esglise  paroissiale  regardant  vers 
la  grand  porte. 

((  Touchant  le  bastiment  du  monastère,  il  ne 
s'en  trouve  rien;  il  y  a  une  pierre  de  inarbre  en 
carré  d'un  pied  sur  laquelle  est  [quelque  chose] 
d'écrit.  Et  selon  que  le  cloistre  commença  à  se  bas- 
tir  l'an  I  260,  il  fut  parfait  du  depuis  &.  dura  ainsi 
que  le  reste  du  choeur.  On  ne  sçait  qu'il  ait  été  des- 
truit  jusqu'en  l'an  i558.  Les  religieux  qui  vivent 
encore  ont  appris  de  ceux  qui  avoient  veu  le  mo- 
nastère en  son  entier  &  en  sa  splendeur  que  le 
cloistre  estoit  à  la  monastique,  les  piliers  de  mar- 
bre, les  murailles  du  cloistre  peintes  de  partout, 
où  estoit  représenté  le  vieux  &  le  nouveau  Testa- 
ment fort  richement;  les  chambres  du  dortoir  à 
l'antique  prenant  le  jour  par  des  lucarnes  au 
plancher  à  demi    pied   de   largeur.  » 

IV. 


tyr,  située  dans  le  lieu  de  Olotiano.  —  Il 
existe  après  Bera  une  lacune  considérable 
dans  la  suite  des  abbés  de  Saint-Chinian. 

V.  Sicard  I  fit  une  acquisition  pour  son 
monastère  le  2  juillet  1045. 

VI.  GérAUD  paraît  devoir  être  placé  ici. 
C'est  à  lui  que  Bérenger,  vicomti  de  Nar- 
bonne, &  Garsinde  sa  femme,  confirmèrent 
la  possession  d'un  alleu  que  leur  fils  avait 
cédé  au  monastère  de  Saint-Chinian  dans 
la  ville  même. 

VII.  Ermengaud,  religieux  de  Saiiit- 
Pons,  était  abbé  de  Saint-Chinian  vers  1 100, 
selon  le  cartulaire  de  l'église  de  Narbonne. 
Au  mois  de  mars  suivant,  l'abbaye  de  Saint- 
Chinian  fut  soumise  à  celle  de  Saint-Pons 
de  Thomières.  En  1 123,  Ermengaud  fit  une 
donation  à  la  commanderie  du  Burgaud, 
diocèse  de  Toulouse. 

VIII.  Guillaume  I  succéda  à  Ermen- 
gaud vers  1129. 

IX.  Pierre  I  d'Adag  était  abbé  en  1 140. 

X.  Guillaume  II  fut  abbé  de  Saint- 
Chinian  depuis  ii52  jusqu'en  1167.  Il 
transigea  en  1139  avec  Pons,  évêque  de 
Carcassonne,  pour  l'église  de  Saint-Martin 
de  Cabrières. 

XI.  Pierre  II  vendit,  au  mois  de  mars 
1175,  à  Guillemette,  abbesse  de  Rieunette, 
tous  les  droits  qu'il  avait  à  Villeneuve;  il 
est  fait  mention  de  cet  abbé  en  1178.  En 
i2o3,  il  engagea  quelques  biens  de  son 
abbaye  pour  réparer  les  dommages  que  lui 
avaient  fait  éprouver  les  albigeois.  Il  fut 
même  réduit  à  céder,  en  1208,  l'alleu  de 
Capestang  à  l'archevêque  de  Narbonne. 

XII.  Arnaud  I  ue  Cruzy  était  abbé  de 
Saint-Chinian  en  1280.  Le  3o  mars  I23i, 
Bernard  de  la  Sale,  bailli  de  J'abbaye,  ra- 
tifia la  vente  d'une  terre  dépendante  du 
domaine  de  l'abbaye.  Arnaud  fit  un  accord 
en  1248  avec  Guillaume,  archevêque  de 
Narbonne.  Il  y  eut  un  nouvel  abbé  élu 
cette  année,  on  ne  sait  si  ce  fut  le  suivant. 

XIII.  Raimond  I  DE  Figuière  fut  élu 
abbé  de  Saint-Chinian,  en  présence  de 
l'abbé  de  Saint-Pons;  il  se  rendit  le  5  jan- 
vier I25i  à  Thomières  &  y  jura  obéissance 
à  l'abbé  à  genoux  &  les  mains  jointes.  C'est 
de  son  temps  que  les  religieux  de  Saint- 
Chinian  obtinrent  du  pape  Innocent  IV 
lu    permission   d'user   de    la   viande,   par 


Note 
io3 


NOTK 

io3 


;)Jo 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


une  bulle  du  i3  juin  1232.  Rainiond  fit 
un  accord  en  1238  avec  Jacques,  arche- 
vêque de  Narbonne,  touchant  plusieurs 
églises  de  son  diocèse.  II  commença  en 
1260  à  faire  construire  le  cloître  de  l'ab- 
baye. Il  est  encore  fait  mention  de  cet  abbé 
dans  des  actes  de  1279  ^  1289. 

XIV.  Arnaud  II  succéda  à  Raimond.  Il  y 
eut  un  grand  procès  en  1298,  entre  lui, 
l'archevêque  de  Narbonne  et  l'abbé  de 
Saint-Pons  sur  la  juridiction  de  l'abbaye 
de  Saint-Chinian,  que  le  primat  &  l'abbé  de 
Saint-Pons  de  Thomières  revendiquaient 
réciproquement;  Arnaud  prétendait  être 
exempt;  l'affaire  resta  indécise. 

X'V.  Bernard-Pons  fit  un  contrat  avec 
ses  religieux  le  19  novembre  i3o2,  par 
lequel  il  leur  accorda  une  augmentation 
de  pitance. 

XVI.  Pons  était  abbé  en  i3o5.  Il  tran- 
sigea en  i3o7,  avec  Ayraeri,  vicomte  de 
Narbonne,  sur  quelques  diflérends  qu'ils 
avaient  au  sujet  de  Cruzy. 

XVII.  Pierre  III  fit,  avec  son  chapitre, 
une  transaction,  le  28  février  i3i3,  par 
laquelle  le  nombre  des  religieux  fut  fixé 
à  douze.  Il  assigna  à  chacun  d'eux  une 
pension,  fonda    le   vestiaire  &   prescrivit 


diocèse  de  Carcassonne,  religieux  &  cham- 
brier  de  Saint-Chinian,  en  était  abbé  en 
l35o.  Il  fut,  en  l355,  l'un  des  présidents 
du  chapitre  de  son  ordre  tenu  à  Carcas- 
sonne; il  remplit  aussi  les  fonctions  de 
visiteur.  En  1364  il  fut  pourvu  de  l'évêché 
d'Orvieto,  d'où  il  passa  à  celui  de  Vaison. 
Trithème  a  iait  son  éloge  &  l'a  rangé  parmi 
les  hommes  illustres  de  l'ordre  de  Saint- 
Benoît. 

XX.  Arnaud  III  deVerdale  fut  nommé 
abbé  par  une  bulle  d'Urbain  V,  en  1364. 
L'année  suivante,  ce  pape  soumit  à  l'abbaye 
de  Saint-Victor  de  Marseille  les  abbayes 
de  Saint-Chinian  &  de  Saint-Sauveur,  avec 
leurs  prieurés  &  dépendances.  Arnaud  & 
son  chapitre  consentirent,  le  27  septem- 
bre, à  cette  soumission  qui  ne  paraît  pas 
cependant  avoir  été  immédiatement  effec- 
tuée. Arnaud  fut  définiteur  du  chapitre 
provincial  des  bénédictins  en  1370.  Il  as- 
sista au  concile  de  Narbonne  en  1374.  Le 
6  avril  i388,  cet  abbé  fit  un  accord  avec 
les  habitants  de  Cruzy  sur  le  payement  de 
la  dîme  &  des  prémices  du  blé,  des  olives, 
de  la  vendange,  du  chanvre,  &c.  Le  10  sep- 
tembre 1391,  il  reconnut  avoir  reçu  de 
noble  Guillaume-Bernard  de  Durfort,  sei- 


NOTE 

io3 


de  célébrer  dans  l'abbaye  la  fête  du  Saint-      gneur  de  Villesèque,  diocèse    de   Carcas- 


Sacrement,  avant  que  cette  fête  n'eût  été 
établie  par  l'Église.  Le  18  avril  i3i8,  il 
fit  un  décret  pour  qu'on  célébrât  solen- 
nellement dans  le  monastère  les  fêtes  de 
saint  Pierre,  saint  Paul  &  saint  Jean-Bap- 
tiste; Pierre  avait  assisté,  en  i3i7,  au 
concile  de  Béziers;  il  assista  également  à 
celui  qui  fut  tenu  dans  la  même  ville  en 
1827;  enfin  il  remplit  les  fonctions  de 
définiteur  dans  le  chapitre  général  des 
bénédictins  de  la  province  de  Narbonne, 
tenu  à   Saint-Thibéry   en   1829. 

XVIII.  SiCARD  H,  appelé,  dit-on,  Sicard 
de  Assinïano,  augmenta,  le  3o  juillet  1340, 
de  dix-sept  livres  tournois,  la  pension  des 
religieux.  Il  y  eut  des  plaintes  portées 
contre  lui  &  contre  quelques-uns  de  ses 
confrères  au  chapitre  des  bénédictins  des 
provinces  de  Narbonne,  de  Toulouse  & 
d'Auch,  convoqué  à  Carcassonne  en  1341. 
On  chargea  le  visiteur  d'informer  &  de 
punir  ceux  qui  seraient  trouvés  coupables. 

XIX.  Pierre  IV  Boyer,  né  à  la  Redorte, 


sonne,  cent  cinquante  francs  d'or  qui 
étaient  dus  pour  arrentement  à  son  monas- 
tère. Guillaume-Sicard,  religieux  de  Saint- 
Chinian,  &  noble  Bertrand-Bernard,  sei- 
gneur de  Verdale,  étaient  présents  à  ce 
paiement.  Les  mêmes  jour  &  an,  le  sei- 
gneur de  Durfort,  coseigneur  de  Ville- 
sèque, donna  quittance  de  cette  somme 
qui  lui  fut  comptée  par  Arnaud,  abbé  de 
Saint-Chinian,  pour  la  dot  de  Cécile-Ber- 
narde,  épouse  dudit  seigneur  &  nièce  de 
l'abbé. 

XXI.  SiCARD  III,  qui  succéda  à  Arnaud 
en  1400,  assigna  quelques  revenus  à  la 
mense  conventuelle. 

XXII.  Jean  I  fut  un  des  quatre  défini- 
teurs  du  chapitre  provincial  des  béné- 
dictins, tenu  le  16  mai  1401,  à  Carcas- 
sonne, dans  le  monastère  des  dominicains. 
Il  y  fut  chargé  de  faire  la  visite  des  mo- 
nastères de  Saint-Thibéry,  Villemagne, 
Lodève,  Joncels  &  Aniane,  &  y  fut  désigné 
avec  les  abbés  de  Sorèze,  de  Montolieu  & 


Note 
io3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


53 1 


de  Saint-Polycarpe,  pour  présider  le  cha- 
pitre suivant.  Jean  envoya  un  procureur 
au  concile  de  Pise  en  1409. 

XXIII.  Raimond  II,  abbé  en  1425,  in- 
tenta une  action,  en  1448,  contre  les  habi- 
tants de  Cruzy,  qui  refusaient  de  payer  la 
dîme  des  olives.  Il  fut  un  des  présidents 
du  chapitre  provincial  tenu  à  Carcassonne 
en  1444,  &  définiteur  en  1448. 

XXIV.  Renaud  de  Valon,  cité  comme 
abbé,  en  1430,  dans  un  registre  de  la 
chambre  des  comptes  de  Paris,  fit  renou- 
veler, le  14  juin  1462,  l'obligation  con- 
tractée en  i3i5  par  les  habitants  de  Crusy 
de  payer  chaque  année  à  l'abbé^une  rente 
de  trente  livres.  Il  fit  avec  eux,  en  1465, 
une  transaction  à  l'amiable  au  sujet  de 
quelques  autres  droits. 

XXV.  Antoine  de  Narbonne  succéda 
à  Renaud.  Il  fut  un  des  présidents  des  cha- 
pitres généraux  tenus  en  1490  au  Mas- 
d'Azil,  &  ■en  1495  à  la  Daurade. 

XXVI.  Jean  II  de  la  Garde  fit  la  dé- 
claration des  biens  de  l'abbaye,  le  16  dé- 
cembre i5i7,  en  présence  du  sénéchal  de 
Carcassonne  &  de  Béziers.  Il  porte  le  sur- 
nom de  la  Coude  dans  un  acte  par  lequel, 
le  24  mai  i5i8,  Bernard  Albugaires,  sacris- 
tain &  prieur  claustral  de  Saint-Chinian, 
vicaire  général  de  l'abbé,  donne  quelques 
biens  à  emphytéose;  il  est  nommé  la  Garde 
dans  un  acte  de  i522. 

XXVII.  Guillaume  III  de  Caissac, 
originaire  d'Auvergne,  était  abbé  en  1540, 
lorsqu'il  prêta  serment  de  fidélité  au  roi  & 
donna  la  déclaration  des  biens  du  monas- 
tère. 11  conféra,  le  27  novembre  1542,  l'of- 
fice de  sacristain  à  frère  Gui  de  Journaux, 
&  nomma  pour  vicaire  général,  le  8  juin 
1544,  dom  Etienne  Pigeyre,  religieux  de 
l'abbaye,  qui  fut  nommé  infirmier  cette 
même  année.  Guillaume  conféra  l'office  de 
chambrier  à  dom  Pierre  Vidal  le  2  octobre 
1649.  Il  vécut  jusqu'au  10  juillet  i554. 

XXVIII.  Georges,  cardinal  d'Armagnac, 
fut  le  premier  abbé  commendalaire  de 
Saint-Chinian;  il  se  démit  cinq  mois  après 
sa  prise  de  possession  en  faveur  du  suivant. 

XXIX.  Nicolas  de  Salerne,  Floren- 
tin, protonotaire  apostolique,  prit  posses- 
sion de  Saint-Chinian,  le  24  avril  i555, 
sur  la  démission  du  cardinal  d'Armagnac. 


Nicolas  fit  un  nouveau  traité  avec  les  reli- 
gieux au  sujet  de  leurs  pensions,  le  3  fé- 
vrier 1559;  ils  convinrent,  le  18  mai  sui- 
vant, de  mettre  ces  pensions  en  commun 
&  de  manger  dans  le  même  réfectoire. 

XXX.  H1PP0LYTE  d'Esté,  cardinal  de 
Ferrare  &  archevêque  de  Narbonne,  abbé 
de  Fontfroida  &  de  Fontcaude,  posséda 
aussi,  depuis  i562  jusqu'en  1572,  la  com- 
mende  de  Saint-Chinian.  Sous  son  admi- 
nistration, en  1567,  les  religionnaires  dé- 
vastèrent l'abbaye.  Hippolyte  ne  put  la 
réparer  qu'en  1571  ;  il  mourut  à  Rome  le 
2  décembre  1572. 

On  ignore  quel  fut  son  successeur.  L'ab- 
baye fut  alors  confiée  à  un  économe  pour 
en  continuer  les  réparations.  Elle  fut  pillée 
de  nouveau  &  presque  entièrement  dé- 
truite, en  1578,  par  un  détachement  de 
calvinistes,  conduit  par  un  nommé  Bacon, 
du  village  de  Pierrerue,  voisin  de  Saint- 
Chinian.  Le  28  avril  i58i,  noble  Jacques 
Pelet,  chevalier  des  ordres  du  Roi,  sei- 
gneur de  la  Vérune,  fondé  de  pouvoir  de 
Jean  de  Moissonna,  conseiller  du  roi,  di- 
recteur des  ports  de  la  province  de  Nar- 
bonne &  économe  de  cette  abbaye,  en 
afferma  les  biens  pour  cinq  ans.  Peu  de 
temps  après,  Jacques  Pelet  fut  nommé  par 
le  roi  administrateur  de  Saint-Chinian,  & 
exerça  ces  fonctions  depuis  i582  jusqu'en 
1587. 

XXXI.  Jean  III  Pelet,  fils  d'Etienne  & 
de  Jeai\ne  d'Orléans,  docteur  en  droit,  clia- 
noine  de  Monip.llier  &  abbé  commenda- 
taire  de  Saint-Chinian,  est  appelé  frère 
Jean,  en  1687,  dans  un  registre  de  la  cham- 
bre des  comptes  de  Paris.  Le  i3  mars  de  la 
même  année,  il  nomma  dom  Louis  Cabrol, 
sacristain  de  l'abbaye,  son  vicaire  géné- 
ral. Il  aliéna,  en  faveur  des  habitants  de 
Saint-Chinian,  le  droit  de  prendre  le  dix- 
neuvième  pain  cuit  au  four  banal  &  rédui- 
sit ce  droit  au  trentième.  Jean  fit  réparer 
l'abbaye  &  reconstruire  les  bâtiments  en 
1594,  &  mourut  en  1595. 

XXXII.  Guillaume  IV  Pelet  de  la 
Vérune,  cousin  du  précédent,  prévôt  & 
vicaire  général  de  l'église  de  Montpellier, 
prit  possession  de  l'abbaye  le  i5  mars  1695 
&  s'en  démit  l'année  suivante.  11  fit  son 
testament  le  18  août  1600. 


Note 
io3 


Note 
io3 


via  2 


HOTES  SUR  l'histoire  DE  LANGUEDOC. 


X3(XIII.  GuiTARD  DE  RaTTE,  évêquo 
de  Nloiitpellier,  auparavant  aumônier  du 
roi,  fut  pourvu  de  la  commende  de  Saint- 
Chinian,  par  brevet  du  roi  du  i5  février 
1596.  Le  ])arlenient  de  Toulouse  rendit  un 
arrêt,  le  8  octobre  1697,  pour  obliger  les 
religieux  de  Saint-Chiniau  à  obéir  à  dom 
Jacques  de  Rives,  vicaire  général  de  Saint- 
Victor  de  Marseille,  &  nommé  commis- 
saire par  l'abbé  de  ce  monastère  pour 
introduire  la  réforme  à  Saint-Chinian. 
Un  deuxième  arrêt  fut  rendu  après  la 
mort  de  Guitard,  le  4  août  1606,  pour  le 
même  objet,  contre  l'économe  de  Saint- 
Chinian. 

XXXIV.  Pierre  V  de  Réveilhes,  cha- 
noine de  l'église  de  Paris,  reçut  ses  provi- 


Trois  mois  après,  le  séminaire  de  Saint- 
Louis  fut  érigé  à  Toulouse,  &  Thomas 
l'audry,  qui  en  fut  le  premier  supérieur, 
ayant  visité  les  monastères  de  la  Province 
f[ui  désiraient  s'associer  à  la  congrégation, 
reçut,  dès  son  arrivée  à  Saint-Chinian,  une 
nouvelle  demande  de  l'abbé  &  des  reli- 
gieux. Un  nouveau  concordat  fut  fait  Si 
homologué  au  parlement  de  Toulouse  le 
II  août  1623.  Dom  Pierre-Ambroise  Ta- 
boriech,  prieur  de  l'abbaye,  &  qui  faisait 
alors  son  noviciat  au  séminaire  de  Saint- 
Louis,  fournit  un  état  exact  des  revenus  de 
la  maison  de  Saint-Chinian  ;  on  ne  put 
donner  immédiatement  suite  à  ce  projet 
faute  de  sujets;  mais  en  1628,  la  peste 
ayant  obligé  plusieurs  religieux  de  sortir 


Note 
io3 


sions  de  Rome  pour  la  commende  de  Saint-  de  Toulouse,  on  en  envoya  deux  à  Saint- 
Chinian,  le  10  mai  1606.  Il  en  prit  posses-  Chinian  pour  préparer  les  lieux  réguliers, 
sion  par  procureur  le  28  avril  1608.  Jean  La  sacristie  était  dénuée  de  tout.  Ils  furent 
Roger,  bachelier  en  droit,  religieux  du  obligés  de  loger  dans  la  ville,  chez  un 
Mas-Garnier,  visiteur  des  monastères  des  riche  particulier  nommé  du  Bosquat,  qui 
provinces  de  Narbonne  &  de  Toulouse,  venait  de  perdre  sa  femne.  Celui-ci  donna 
unit  l'abbaye  de  Saint-Chinian   à  la  con-  tout  ce   qui  avait  appaitenu    à    cette  der- 


grégition  des  exempts,  à  la  prière  des  re- 
ligieux de  ce  monastère,  le  16  juin  1607. 
Cependant  dom  Henri  Fornier,  religieux 
de  Saint-Victor,  ea  fit  encore  la  visite 
dans  les  années  i6i5  &  1617,  pendant  la 
vacance  du  siège  abbatial.  Il  fit  des  statuts 
&  des  règlements  sans  aucune  opposition 
de  la  part  de  qui  que  ce  soit.  Pierre  ré- 
para le  dortoir  &  quelques  autres  édifices, 
en  1616,  &  mourut  le  6  mars. 

XXXV.  FÉLICIEN  DE  Faure,  chanoine 
de  l'église  de  Grenoble,  breveté  du  roi  & 
confirmé  par  le  pape  au  mois  d'octobre 
1616,  prit  possession  le  2  mai  1617.  Le 
9  juin  1620,  il  fit  un  accord  avec  dom 
Pierre  Taboriech  ,  prieur  &  grand  chaii- 
tre  de  Saint-Chinian,  Louis  du  Bosquat, 
sacristain,  &  Antoine  Belot,  chambrier, 
pour  l'introduction  des  religieux  réformés 
de  Saint-Maur  dans  l'abbaye.  Dom  Pierre 
Taillade  &  dom  Antoine  Gizard  approu- 
vèrent aussi  ce  concordat  le  18  j  uillet  1628. 
Jean-Grégoire  Tarisse,  prieur  de  Cessenon, 
&  Pierre-Ambroise  Taboriech  avaient  déjà 
embrassé  cette  réforme.  Les  réformés  étant 
encore  en  trop  petit  nombre  ne  purent 
envoyer  des  leurs  aux  termes  de  l'accord  ; 
aussi  cet  accord  fut-il  révoqué  par  l'abbé. 


nière  &  y  ajouta  même  une  somme  con- 
sidérable pour  élever  des  bâtiments  £c 
reconstruire  les  lieux  réguliers.  Dès  qu'ils 
furent  en  état,  on  y  envoya  six  religieux'; 
mais  comme  la  peste  n'avait  pas  encore 
cessé  d'affliger  la  ville  de  Toulouse,  on 
ne  voulut  pas  les  admettre  à  Saint-Chi- 
nian. Il  furent  obligés  de  se  retirer  dans 
un  lieu  désert  qui  n'était  pas  éloigné  & 
où  il  y  avait  une  chapelle  consacrée  à 
la  Vierge  qu'on  appelait  Notre-Dame  de 
Nazareth.    Ils  y  eurent  beaucoup  à  soiif- 


'«  L'an  1629  restablissement  de  nos  Pères  fut 
fait  à  Saint-Chinian  &  pour  ce  au  fort  de  la  peste 
y  furent  envoyés  du  monastère  de  la  Daurade  en 
Tolose  les  R.  P.  dom  Martin  Fiteau  sous  prieur 
du  monastère  susdit  pour  directeur,  Frère  Emilian 
Arnoux  du  diocèse  de  Chartres,  Frère  Simon  Bon- 
nier  du  lieu  de  Saint-Calais,  Frère  Mummole  La- 
font  de  la  Réole  en  Bazadois,  tous  religieux  clercs 
&  Frère  Arsène  Dupuy  du  lieu  de  Montréal  en 
Condomois,  religieux  commis  &  profès,  lesquels 
avec  les  Pères  dom  Joseph  Duchalmeau  &  dom  An- 
toine Roques  qui  venus  de  la  Daurade  depuis  le 
mois  de  septembre  1  628  y  résidoient,  commencèrent 
à  y  faire  l'office  divin  le  18  février  de  cette  année 
1629.  (Extrait  d'un  mémoire  rédigé  par  les  religieux 
Je  Saint-Chinian  ;  ms.  latin   12660,  p.  324.) 


Note 
io3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


533 


frir  des  încommoJités  de  la  saison  &  de 
la  disette  de  toutes  les  choses  nécessai- 
res à  la  vie.  Cependant  ils  y  passèrent 
neuf  jours  &  n'en  sortirent  que  pour  aller 
prendre  possession  de  l'abbaye,  le  17  fé- 
vrier 1629.  Le  lendemain  ils  y  firent  un 
office  solennel  auquel  assista  un  grand 
concours  de  peuple".  M.  du  Bosquat,  qui 

'  Ce  ns  fut  pas,  en  effet,  sans  difficultés  que  les 
religieux  réformés  parvinrent  à  s'établir  dans  l'ab- 
baye. Voici  le  récit  des  principales  tribulations 
qu'ils  eurent  à  essuyer,  dû  à  dom  Martin  Fiteau, 
sous  le  titre  de  :  Mémoire  Je  ce  ^ui  s  est  passé  à 
no'tre  estabîissement  a  Saint-Chintan  &  des  difficul- 
tés <iui  sont  arrivées  du  depuis.  «  Premièrement  il 
est  certain  qu'un  pur  acte  de  charité  nous  a  portés 
a  venir  en  ce  lieu,  sachant  bien  que  la  maison 
étoit  toute  ruinée  &  de  bien  peu  de  revenu  ;  & 
pour  ce  les  religieux  ont  souffert  toutes  les  in- 
commodités qu'on  se  peut  imaginer  à  venir  en 
temps  d'hiv^  &  au  plus  fort  de  la  contagion,  qu'il 
falloit  coucher  à  l'enseigne  de  la  lune.  Quelques 
religieux  anciens,  lorsqu'on  voulut  prendre  posses- 
sion &  commencer  par  le  service  divin,  conduits 
par  M'  l'Abbé  &  les  autres  Messieurs  anciens  re- 
lii^ieux,  s'opposèrent  &  vouloisnt  faire  l'office.  Le 
l:ndemain  entre  cinq  &  six  [heures]  du  matin 
M'  d'Icher  sonna  matines  pour  eux  lorsque  nous 
allions  dire  prime,  ce  qui  nous  causa  du  trouble  & 
confusion,  voulant  à  toute  force  faire  l'office.  Nous 
ne  fumes  pas  phistot  entrés  au  monastère,  logés  si 
estroitementque  les  religieux  a  voient  en  h  y  ver  deux 
pieds  de  neige  sur  leurs  couches.  Souffrant  tant 
d'incommodités  en  notre  petit  logement  nous  sup- 
pliâmes M'  d'Icher  nous  accommoder  de  sa  cham- 
b«  ,  vu  qu'il  a  logis  dans  le  plain  affecté  à  son 
office  &  M'  l'infirmier  de  même  &  que  selon  les 
coutumes  régulières  les  officiers  doivent  demeurer 
en  leur  maison  d'office  &  laisser  les  lieux  dedans 
les  cloîtres  aux  réguliers  &  conventuels,  ils  n'y 
voulurent  jamais  entendre.  Nous  remonstrâmes  que 
lï  Saint-Père  en  faveur  de  la  reformation  leur 
permettoit  ce  changement  pour  laisser  les  lieux 
réguliers  aux  religieux  reformés  &  fismes  voir  la 
bulle.  Cela  ne  servant  de  rien,  nous  fisines  entendre 
qu'il  falloit  bâtir  le  monastère  du  côté  de  leurs 
chambres  selon  qu'il  avoit  été  autrefois  comme  il 

appert  par  les  ruines  qui  marquent  encore Ne 

profitant  rien  en  cela  nous  avons  esté  contraints  de 
bâtir  ailleurs  avec  plus  d'incommodité  de  venir 
à  l'esglise  tant  de  jour  que  de  nuit.  Finalement 
M' l'abbé  ayant  compassion  de  notre  incommodité 
les  assembla  tous  &  pria  ledit  sieur  d'Icher  de  nous 
accommoder  de  sa  chambre  jusques  à  la  louer  & 
lui  offrir  trois  pistolles  par  an,  qui  estoit  un  prix 


les  avait  aidés  de  ses  secours,  se  consacra 
lui-même   à   Dieu    dans    la   congrégation. 

beaucoup  plus  haut  pour  le  logis  au  jugement  d'un 
chacun. 

«  L'infirmier  a  toujours  mangé  dehors,  en  une 
petiti  maison  qui  est  au  plain  &  vient  coucher 
dans  la  sienne  au  monastère,  nonobstant  que  nous 
l'ayons  souvent  prié  &  conjuré  de  nous  laisser 
l'une  ou  l'autre;  se  retirant  souvent  à  huit,  neuf 
&  dix  heures  du  soir,  ce  qui  oblige  un  frère  por- 
tier à  veiller  deux  ou  trois  heures  à  la  porte  pour 
les  attendre  plus  qu'il  ne  feroit,  &  ont  dit  du  de- 
puis trois  jours  M"  d'Icher  &  Gizard  religieux, 
que  si  on  ne  leur  ouvre  &  promptement  ils  enfon- 
ceroient  les  portes.  Partout  où  ils  se  trouvent,  ils 
nous  décrient  &  donnent  contre  nous  de  mauvai- 
ses impressions  au  peuple. 

«  Quant  aux  habitans  la  congnoissance  &  expé- 
rience a  rendu  la  plupart  certains  des  biens  que 
nous  désirons  &  [leur]  procurons,  car  nous  ne 
fusmes  pas  plutost  en  possession  qu'on  se  mit  à 
confesser  selon  le  désir  &  la  permission  de  Mon- 
seigneur l'évesque  de  Saint-Pons,  à  prescher,  à  vi- 
siter &  faire  le  service  &  tout  cela  avec  beaucoup 
d'incommodités  de  nostre  côté  &  peines,  n'estant 
pas  [tel]  notre  institut  pour  le  jourd'hui,  mais  de 
mener  une  vie  retirée  &  plus  conten-.plative  qu'ac- 
tive. Ce  qui  devoit  obliger  à  louer  Dieu  de  cette 
nouvelle  assistance.  Au  contraire  nous  sommes  en- 
trés en  ville  après  avoir  passé  trois  semaines  en  un 
petit  hermitage  à  cause  de  la  contagion,  au  gré 
d'une  partie  &  regret  de  l'autre,  principalement 
de  M''  Gizard,  greffier,  qui  a  fait  toujours  ses 
efforts  pour  empescher  notre  introduction,  au  lieu 
qu'en  la  plupart  des  abbayes  oii  nous  sommes  ap- 
pelles &  establis  en  France,  on  va  au  devant  des 
pères  à  troupes  ou  en  procession. 

(1  Peu  de  jours  après  M'  le  viguier  contestoit 
que  nous  étions  venus  pour  les  aider,  autrement 
qu'on  ne  nous  eût  pas  receu,  jusques  là  que  quel- 
ques uns  dirent  que  si  nous  ne  voulions  confes- 
ser, prescher,  &c.,  nous  pouvions  bien  plier  ba- 
gage ;  je  répondis  que  nous  étions  venus  primo  & 
primario  pour  relever  &  remettre  sur  pied  une  mai- 
son de  l'ordre  perdue  en  y  vivant  religieusement 
conformément  à  notre  sainte  règle,  au  reste  que 
nous  n'étions  pas  mendians  &  par  conséquent 
point  à  charge  à  la  ville  &  par  tant  point  obligés  ; 
que  ce  que  nous  faisions  &  désirions  faire  est  une 
pure  grâce  de  laquelle  ils  doivent  estre  biemaises  & 
reconnoissans. 

«  Le  jour  des  Rameaux  la  bénédiction  d'iceux  & 
procession  solennelle  se  faisoit  avec  l'office  au  mo- 
nastère qui  est  chef  &  maîtresse  esglise,  la  paroisse 
en  dépendant.  En  cette  paroisse  faute  d'avoir  heure 
réglée,  ils  commencèrent  la  messe  si   tard  à  cause 


Note 
io3 


Note 
io3 


534 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Félicien  de  Faure  mourut  eu  1629,  regretté 
de    tous    les    religieux  ;    il    avait   cédé    le 

de  quelques  confessions  que  nous  procédâmes  à  la 
bénédiction  &  procession,  à  laquelle  le  peuple  de- 
Toit  assister,  mais  la  messe  parrochielle  dite  & 
procession  faite,  on  contraignit  le  sous-vicaire  de 
bénir  les  rameaux  &  faire  procession  en  ville,  ce 
qui  ne  s'est  iamais  fait,  au  préjudice  des  droits  & 
privilèges  de  l'abbaye,  tellement  qu'après  avoir  crié 
Crucifîge  on  chanta  Hosanna  filio  David,  heneJictus 
jui  venit,  fi'C,  contre  tout  ordre  &  forme  de  l'Esglise. 
De  plus  un  habitant  nommé  Moiily  fit  une  sédi- 
tion dans  l'esglise,  se  levant  sans  être  en  charge  & 
disant  tout  haut  au  peuple  que  ces  Pères  les  bra- 
voient  &  qu'il  falloit  défendre  à  leurs  femmes,  en- 
fans  &  serviteurs  de  plus  venir  à  l'abbaye  comme 
si  c'eut  été  une  m.iison  de  gens  excommuniés  ou 
une  retraite  de  voleurs,  qui  est  un  grand  scandale 
&  sédition  populaire.  C'étoit  bien  assez  en  un  si 
bon  jour  d'avoir  ouï  parler  de  celle  de  Barabas. 

Il  M' l'abbé  nous  a  donné  quatre  sesterées  de  terre 
en  un  champ,  joignant  le  fossé  pour  faire  un  jar- 
din, car  il  n'y  a  pas  de  lieu  au  monastère  &  est 
impossible  à  personnes  retirées  &  reformées  de  s'en 
passer,  tant  pour  s'en  sustanter,  estant  très  pauvres 
d'ailleurs,  que  pour  se  recréer  parfois  selon  la  règle 
&  les  constitutions.  Quelques  uns  ne  le  peuvent 
souffrir  Se  entre  autres  le  dit  Gizard,  qui  anime  cha- 
cun contre  nous,  représentant  leur  interest.  C'est 
notre  bien  fond  de  l'abbé,  duquel  nous  sommes  co- 
seigneurs.  D'ailleurs  nous  offrons  au  bout  du  jardin 
donner  plan  pour  dépiquer  leur  bled  &  passage 
plus  commodément  que  le  présent.  S'ils  avoient 
recolets  ou  capucins  ou  autres  religieux  mendians, 
il  leur  conviendroit  les  bâtir,  nourrir,  entretenir. 
Nous  ne  leur  demandons  rien  ;  nous  leur  faisons, 
pour  le  spirituel  autant  que  les  autres  feroient, 
s-lon  notre  petite  capacité  &  le  tout  gratis.  Pour 
le  temporel  nous  sommes  seigneurs  avec  l'abbé.  La 
ville  est  beaucoup  postérieure  à  l'abbaye  &  les  su- 
jets feroient  la  guerre  !  quelle  apparence  ! 

tt  Notre  pauvreté  ne  nous  permettant  de  faire  que 
ce  qu'on  voit  par  le  présent,  &  faute  d'horloge  no- 
tre service  divin  estant  mal  réglé  selon  le  temps,  dé- 
pendant de  celui  de  la  ville,  qui  est  mal  mené,  nous 
avons  fait  prier  Messieurs  de  la  ville  de  le  mettre 
au  monastère,  qu'en  aurions  la  conduite  &  le  soin 
&  il  iroit  mieux  &  pour  nous  &  pour  le  public, 
que  nous  leur  espargnerions  dix  livres  tous  les  ans 
qu'on  donne  à  celui  qui  en  a  la  charge,  l'entretien- 
drions à  nos  frais,  leur  donnerions  déclaration  par 
acte  capitulaire  comme  nous  le  tenons  d'eux  pour 
le  rendre  lorsqu'il  leur  plaira.  On  n'a  pu  avoir 
cette  courtoisie.  Les  cloches  de  la  paroisse  estant 
aussi  à  la  ville  pour  sonner  &  servir  non-seulement 
à  la  dite  paroisse  mais  aussi  aux  offices  solennels  & 


sixième  de  sou  revenu  pour  être  employé 
aux  réparations  du  monastère.  Il  avait 
augmenté  de  soixante  livres  la  pension  du 
prieur  claustral  &  affecté  cent  livres,  en 
1622,  à  la  réception  des  hôtes. 

XXXVI.  Louis  de  Gordes  de  Simiane 
DE  LA  CosTE,  chanoine  de  l'église  de 
Grenoble  &  vicaire  général,  obtint  la  com- 
mande de  Saint-Chinian,  le  14  novembre 
i63o;  il  prit  possession  le  11  juin  i63i. 
Les  lieux  réguliers  &  le  cloître  furent 
achevés  la  même  année  aux  dépens  de  la 
congrégation  de  Saint-Maur,  qui  fit  jeter 
les  fondations  d'une  nouvelle  église  en 
1647,  l'ancienne  tombant  en  ruines.  Louis 
se  démit,  en  1634,  en  faveur  du  suivant. 

XXXVII.  Alphonse  de  Simiane  de  la 
CosTE,  fils  du  président  de  ce  nom  au 
parlement  de  Grenoble,  fut  pourvu,  à  la 
suite  de  la  démission  de  son  oncle,  d'un 
brevet  du  roi  &  d'un  rescrit  de  Rome,  le 
9  juillet  1637.  Il  prit  possession  de  l'ab- 
baye le  29  novembre  suivant.  De  son  temps 
l'église  fut  achevée  par  les  bénédictins  de 
Saint-Maur;  commencée  en  1647,  la  nef 
en  était  élevée  en  1664;  elle  fut  finie 
&  bénie  en  1667.  Alphonse  y  contribua 
pour  sept  cents  livres.  L'année  suivante, 
le  chœur  fut  ajouté  à  la  nef.  Alphonse 
mourut  à  Paris  au  mois  de  juin  1681. 

XXXVIII.  Jean  IV  Rose  de  la  Cheva- 
lerie, clerc  du  diocèse  de  Paris,  reçut  le 
brevet  du  roi  pour  la  commande  de  Saint- 
Chinian,  le  12  juin  1681.  Il  reçut  ses  pro- 
visions de  Rome  le  23  novembre  1684,  prit 
possession  le  29  novembre  i685,  &  mourut 
au  mois  d'octobre  1728. 

XXXIX.  Charles    Octavien    d'An- 

actions  publiques  qui  se  font  au  monastère  duquel 
la  dite  paroisse  dépend,  on  a  souvent  prié  &  requis 
nostre  vicaire  de  faire  sonner  qui  a  toujours  res- 
pondu  qu'il  n'estoit  notre  valet,  &  des  paroles  si 
deshonnètes  Semai  séantes  à  la  bouche  d'un  prestre 
que  la  modestie  défend  de  les  repeter. 

«  Voilà  comment  on  traite  les  serviteurs  de 
Dieu  qui  ne  leur  coûtent  rien,  les  servent  par 
pure  charité  &  sans  obligation,  voire  avec  beau- 
coup d'incommodités  &  préjudices  à  leurs  fonctions 
&  exercices  ordinaires.  »  (Extrait  d'un  mémoire 
écrit  par  dom  Martin  Fiteau  ,  intitulé  :  Regrets 
sur  les  difficultés  faites  a  l'introduction  des  réformés 
a  Saint-Chiniatt.) 


Note 
io3 


Note 
ic3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


535 


NOTB 
104 


TELIMY,  évêque  de  Grasse,  obtint  le  brevet 
du  roi  au  mois  de  décembre  1729. 

XL.  N.  Péguilhem  de  Larboust  fut 
nommé  en  1752.  Il  était  conseiller  d'Etat. 

[E.  M.] 


NOTE  CIV 

AJOUTÉE    PAR   LES  NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Ahhaye  de  Saint-Geniès  des  Fontaines. 

(Diocise  d'Elnc,  &  plus  tard  de  Perpignan.) 

LE  monastère  de  Saint-Geniès  des  Fon- 
taines, ordre  de  Saint-Benoît,  fut  fondé 
en  Roussillon,  à  peu  de  distance  de  la  ville 
d'Elne,  par  un  homme  religieux  nommé 
Sentimirus;  c'est  ce  que  constate  un  di- 
plôme acé^ordé  en  819  par  Louis  le  Dé- 
bonnaire à  Assaricus,  abbé  du  nouveau 
monastère.  En  888,  il  se  tint  dans  cette 
abbaye  un  synode  des  deux  provinces  de 
Narbonne  8c  d'Arles,  où  furent  cités  Selve 
&  Hermemire,  qui  s'étaient  emparés  sans 
droit  des  églises  d'Urgel  &  de  Girone. 
Détruit  par  les  barbares,  ce  monastère 
était  reconstruit  en  981.  En  i5o7,  le  pape 
Jules  II,  à  la  prière  du  cardinal  Bernardin 
qui  résigna  ses  fonctions  d'abbé,  ordonna 
que  l'abbaye  de  Saint-Geniès  serait  unie  h 
celle  de  Montserrat  &  qu'à  l'avenir  elle  se- 
rait gouvernée  par  des  abbés  nommés  pour 
trois  ans,  conformément  à  la  règle  de  la 
congrégation  dite  de  Valladolid.  Ce  système 
d'administration  dura  jusqu'en  1659,  épo- 
que où  le  Roussillon  ayant  été  cédé  à  la 
France  par  suite  du  traité  des  Pyrénées, 
l'abbé  de  Saint-Geniès,  institué  par  l'abbé 
de  Montserrat,  fixa  sa  résidence  au  mo- 
nastère de  Montserrat,  laissant  le  gou- 
vernement de  l'abbaye  à  un  vicaire.  Cet 
état  de  choses  persista  jusqu'en  1684;  peu 
après,  cette  abbaye  fut  définitivement  unie 
à  celle  de  Montserrat. 

Abbés  de  Saint-Geniès  des  Fontaines. 

I.  Assaricus  est  cité  en  819  dans  le  di- 
plôme de  Loiiis  le  Débonnaire. 


II.  Adolfus  vivait  du  temps  de  Charles 
le  Simple  ou  au  commencement  du  dixième 
siècle. 

III.  GuiMÉRA  reçut,  en  990,  une  dona- 
tion faite  à  son  monastère  par  un  nommé 
Azenarius  &  sa  femme  Dachonile. 

IV.  Guillaume  I  était  abbé  de  Saint- 
Geniès  vers  l'an  1020. 

V.  Pons  assista  en  1046  à  la  dédicace  de 
la  nouvelle  église  de  l'abbaye  d'Arles,  avec 
Raimond,  abbé  de  S^int-André  de  Sorède; 
il  est  cité  dans  les  actes  de  la  dédicace  de 
l'église  d'Elne  en  io53,  &  dans  le  privilège 
accordé  par  Guifred,  comte  de  Roussillon, 
en  1069. 

VI.  Arnaud  I  Pons  est  mentionné  en 
II 14  &  en  112S;  il  est  nommé  dans  l'acte  de 
consécration  de  l'église  de  son  monastère, 
faite  le  6  octobre  1 153,  par  Artaud,  évêque 
d'Elne,  &  Pons  de  Tresmals,  évêque  de 
Carcassonne. 

VII.  Pierre  I  assista,  en  ii57,  à  la  dédi- 
cace de  la  nouvelle  église  d'Arles. 

VIII.  Raimond  I  siégeait  en  1178. 

IX.  Bertrand  I,  en  1180. 

X.  Raimond  II  était  abbé  en  1184&1187. 
Il  mourut  en  1196,  comme  on  le  voit  par 
son  épitaphe  que  nous  avons  insérée  au 
tome  V  de  cette  édition. 

XI.  Arnaud  II  est  mentionné  pendant 
les  années  1197,  1200  &  1208. 

XII.  Gausbert,  abbé  en  1210,  mourut 
en  1232,  comme  le  constate  son  épitaphe 
rapportée  au  tome  VIII  de  cette  édition. 

XIII.  Pierre  II  était  abbé  en  i235  & 
1236. 

XIV.  Sapte  de  Pollestris  était  abbé 
en  1245.  Pierre,  roi  d'Aragon,  le  prit  lui  & 
son  monastère  sous  sa  protection  spéciale 
en  1260.  Cet  abbé  mourut  en  1271,  après 
avoir  fait  beaucoup  de  bien  à  son  abbaye, 
comme  l'établit  son  épitaphe  rapportée  au 
tome  VIII  de  cette  édition.  Il  répara  le 
monastère,  &  fit  recouvrir  l'église. 

XV.  Michel  est  mentionné  dans  un  acte 
de  1280. 

XVI .  Guillaume  II  était  abbé  de  Saint- 
Geniès  en  1283,  I29r,  1298,  i3o2  &  i3o5. 

XVII.  B.  d'Abadie  (.de  Abbatia)  est 
connu  seulement  par  son  épitaphe  qui  se 
voyait  dans  le  cloître  de  Saint-Geniès  des 
Fontaines  à  l'entrée  de  l'église. 


Note 
104 


Noïï 
•04 


536 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XVIII.  Pierre  III  d'Ardena  était  abbé 
en  i3o8. 

XIX.  Pierre  IV  Guarsion  était  abbé 
en  i3i3,  i3i6,  i335  &  1340. 

XX.  Jean  est  mentionné  en  1344. 

XXI.  Arnaud  III,  en  iSyi. 

XXII.  Bertrand  II,  abbé  la  même  an- 
née 1371,  comme  on  le  voit  par  une  vente 
de  bois  qu'il  fit  cette  année-là,  fut  un  des 
présidents  du  chapitre  général  des  bénédic- 
tins, tenu  à  Carcassonne  dans  le  couvent 
des  frères  préclieursen  iSyô;  il  est  encore 
cité  en  i382  &  1391. 

XXIII.  Jacques  était  abbé  en  1404. 

XXIV.  C.  CoRDELLAS,  abbé  en  1409. 

XXV.  Guillaume  III,  mentionné  en 
1412  &  1416. 

XXVI.  Pierre  V,  en  1438, 

XXVII.  Bernard  Pujol  est  nommé  en 
1446,  1456,  1472  &  i486. 

XXVIII.  Louis  de  Benabulo  mourut 
en  1493. 

XXIX.  BlaiseTroses  est  mentionné  en 
1494  &  1496. 

XXX.  Ferdinand  de  Médine  était  abbé 
en  1604. 

XXXI.  Bernardin  de  Carvajal,  prêtre 
Si  cardinal,  obtint  en  i5o4  la  commendc  de 
l'abbaye  de  Saint-Geniès  des  Fontaines, 
qu'il  résigna  bientôt  après  pour  se  con- 
former à  la  réforme  de  la  congrégation  de 
Valladolid.  L'abbaye  de  Saint-Geniès  fut 
alors  unie  à  celle  de  Montserrat,  en  vertu 
d'une  bulle  du  pape  Jules  II,  datée  du 
i'"^  mai  i5o7  &  promulguée  le  5  juin  de  la 
même  année. 


Voici  la  suite  des  abbés  temporaires  ou 
prévôts  qui,  selon  la  règle  de  la  congré- 
gation da  Valladolid,  devaient  changer  tous 
les  trois  ans  &  plus  tard  tous  les  quatre 
ans. 

I.  Pierre  I  Camps  prit  possession  le 
II  août  l5o7;  il  gouvernait  encore  en  1509. 

II.  Pierre  II  de  Barnasona  était  abbé 
en  i5i3;  il  mourut  le  26  juillet  i5i5. 

III.  Jean  I  de  Saint-Jean  était  abbé 
en  i5i7. 

IV.  Antoine  I  de  Berlanga,  abbé  en 
i5i7  &  i5i8,  mourut  en  i56o,  dans  le  mo- 
nastère de  Montserrat. 


V.Bernard  deTarbes  mourut  en  i523, 
n'ayant  exercé  les  fonctions  d'abbé  que 
pendant  trente-huit  jours. 

VI.  Martin  I  de  Léon  prit  possession 
le  7  novembre  1628. 

VII.  Pierre  III  Lloret  prit  possession 
le  19  juin  i53i  ;  il  mourut  le  i"  août  1534. 

VIII.  Antoine  II  BRENAC,abbé  en  i537, 

IX.  Jean  II  Cordellas,  protonotaire 
apostolique  &  évêque  de  Guardia,  dans  le 
royaume  de  Naples,  fut  abbé  commenda- 
taire  en  1539. 

X.  Michel  I  Cordellas,  frère  de  Jean 
&  procureur,  est  appelé  abbé  dans  des  actes 
des  années  i539  à  1569,  mais  il  n'obtint  pas 
ses  bulles, 

XI.  Thomas  I  Mayo,  abbé  en  1672,  fut 
élu  en  i583  abbé  de  Saint-Etienne  de 
Ribas,  en  Galice, 

XII.  Benoit  de  Torres  prit  possession 
le  8  septembre  i583,  il  fit  une  entrée  solen- 
nelle le  17  décembre  1584,  &  exerçait  en- 
core les  fonctions  d'abbé  le  23  août  i586. 

XIII.  Jacques  1  Negro  succéda  le 
même  jour  à  Benoît  de  Torres;  il  mourut 
peu  après. 

XIV.  Michel  II  de  Sainte-Foi  prit 
possession  le  22  septembre  1687,  &  gou- 
vernait encore  le  16  octobre  1590. 

XV.  Jacques  II  Capmany  siégeait  le 
17  octobre  1690,  &  gouverna  jusqu'au  23 
juillet  1595, 

XVI.  Thomas  11  Rajadel  est  cité  la 
même  année  comme  abbé. 

XVII.  André  Correa,  après  avoir 
rempli  différentes  fonctions  dans  l'abbaye 
de  Montserrat,  fut  promu  au  gouverne- 
ment de  l'abbaye  de  Saint-Geniès  le  27  août 
1598. 

XVIII.  Benoit  de  Torres,  nommé  abbé 
une  première  fois  en  i583,  fut  nommé  de 
nouveau  le  10  juillet  1601. 

XIX.  Diego,  moine  de  Saint-Pierre  de 
Cardonne,  puis  de  Montserrat,  fut  chargé 
de  l'administration  de  l'abbaye  de  Saint- 
Geniès  le  24  mars  1604.  Il  resta  en  fonc- 
tions trois  mois  &  demi. 

XX.  Benoit  de  Torres  fut  nommé  abbé 
pour  la  troisième  fois  le  7  juillet  1604, 

XXI.  Jacques  III  Calbis  succéda  à 
Benoît  de  Torres  le  7  n)ars  1606. 

XXII.  Alphonse  I  de  Haranda,  grand 


Note 

I  04 


Note 
104 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


53' 


prieur  de  Monfserrat,  devint  abbé  de  Saiiit- 
Geniès  le  i''''  mai  1608. 

XXIII.  Martin  II  Terreras  succéda  à 
Alphonse  le  27  juillet  1610. 

XXIV.  Jean  III  de  Cei.ada,  grand 
vicaire  de  l'église  d'Elne,  fut  abbé  de  Salnt- 
Geniès  de  1614  à  1617;  il  mourut  simple 
religieux  du  même  monastère  le  i5  sep- 
tembre 1621. 

XXV.  Alphonse  II  Gomez  était  grand 
prieur  deSaint-Geniès,  lorsqu'il  fut  nommé 
abbé  de  cette  abbaye  le  9  juillet  1617. 

XXVI.  Alphonse  t)E  Haranda,  élu  de 
nouveau  le  i5  novembre  1621,  mourut  le 
5  décembre  1624. 

XXVII.  Philippe  I  Caballo  fut  nommé 
abbé  en  1625. 

XXVIII.  François  I  Rodriguez  suc- 
céda à  Philippe  en  1626. 

XXIX.  Philippe  II  de  Valladolid, 
abbé  en  1628. 

XXX.  Jean  IV  de  Plaisance,  célèbre 
professeur  de  théologie,  fut  nommé  abbé 
le  5  novembre;  il  se  distingua  par  son  zèle 
envers  les  malades  durant  la  peste  qui  dé- 
solait alors  la  Province.  Jean  fit  exécuter 
d'importantes  réparations  à  l'abbaye. 

XXXI.  Jean  V  de  Salazar  commença 
à  gouverner  l'abbaye  en  i633. 

XXXII.  François  II  de  Velezar,  après 
avoir  rempli  de  nombreuses  fonctions  dans 
Tabbaye  de  Montserrat,  fut  nommé  abbé  de 
Saint-Geniès  en  i635. 

XXXIII.  Philippe  de  Valladolid, 
nommé  de  nouveau  abbé  de  Saint-Geniès, 
mourut  avec  sept  autres  moines,  le  24  oc- 
tobre 1639,  dans  l'hôpital  de  Perpignan, 
où  il  recevait  les  confessions  des  soldats 
mourants. 

XXXIV.  Jean  de  Salazar,  nommé  pour 
la  seconde  fois,  se  réfugia  en  Castille,  lors 
des  événements  politiques  arrivés  en  Rous- 
cillon.  11  mourut  en  1640. 

XXXV.  Philippe  III  Fixa  fut  pourvu 
de  l'abbaye  en  1641. 

XXXVI.  Placide  I  Foncaldo,  nommé 
en  1645,  résigna  peu  de  temps  après. 

XXXVII.  Jacques  IV  Vidal,  abbé  la 
même  année  1645,  institua  dans  l'abbaye  de 
Saint-Geniès  des  cours  de  théologie  &  de 
philosophie. 

XXXVIII.  Placide    II    Puyo,  élu    en 


1649.    Sous   son    administration,    l'abbaye 
comptait  quinze  religieux. 

XXXIX.  Etienne  I  Velasquez,  abbé 
désigné  en  l653,  ne  put  à  cause  de  la 
guerre  prendre  possession  de  l'abbaye. 
Placide  Puyo,  son  prédécesseur,  remplit 
ses  fonctions. 

XL.  Jean  VI  Pardo. 

XLI.  Maurus  de  la  RéA,  originaire 
de  Castille,  prit  possession  de  l'abbaye  en 
1657. 

XLII.  Jean  VII  de  Vernet,  nommé  en 
1661,  mourut  avant  d'avoir  accompli  tout 
son  temps. 

XLI II.  Denys  de  Tournemiue  prit 
possession  de  l'abbaye  en  1667,  comme 
vicaire  d'Alonzo  Melendez,  abbé  désigné, 
&  exerça  ses  fonctions  pendant  deux  ans 
&  trois  mois. 

XLIV.  Joseph  Ribas  ne  put  prendre 
possession  à  cause  de  la  guerre. 

XLV.  Anselme  Ribera. 

XLVI.  Etienne  II  de  Avila. 

XLVII.  Pierre  IV  Canada,  abbé  de 
Montserrat.  De  son  temps,  Pierre  Poude- 
roux  fut  pourvu  par  le  roi  de  la  coni- 
mende  de  l'abbaye;  mais  le  roi  révoqua 
cette  nomination  en  Conseil  privé  en  1688. 
Pierre  Pouderoux  fut  nommé  à  l'abbaye 
de  Campredon  le  8  septembre  1695. 

XLVIII.  Bremond  Paredes. 

XLIX.  Félix  Llano  était  abbé  lorsque 
Dom  Martène  visita  l'abbaye. 

L.  Louis  de  Fongavado,  prêtre  &  re- 
ligieux de  Saint-Geniès,  fut  élu  abbé  par 
les  moines  de  Saint-Geniès,  sans  avoir 
obtenu  le  consentement  de  l'abbé  de  Mont- 
serrat; aussi  cette  élection  fut-elle  annulée 
par  une  sentence  du  grand  Conseil,  pro- 
noncée le  7  octobre  1724,  qui  assura  à 
l'abbé  de  Montserrat  le  droit  de  nommer 
tous  les  trois  ans  les  abbés  de  Saint-Geniès, 
pourvu  qu'ils  fussent  Français  &  choisis 
parmi  les  religieux  profès  de  l'abbaye,  La 
même  sentence  accorda  à  l'abbé  Louis  le 
droit  d'être  reçu  dans  un  monastère  de  son 
ordre,  à  lui  désigné  par  l'évêque  d'Elne,  & 
lui  assigna  une  rente  annuelle  de  cinq  cents 
livres  sur  les  revenus  de  Saint-Geniès. 

rE.  M.J 


Note 
104 


Note 
io5 


533 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


NOTE  CV 

AJOUTÉE   PAR  LES   NOUVEAUX    ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Gellone  ou  de  Saint- 
Guillem  du  Désert. 

(Diocèse  de  Lodève.) 

GUILLAUME,  comte  bénéficiaire  de  Tou- 
louse &  conseiller  intime  de  Charle- 
magne,  connu  dans  les  chansons  de  geste 
sous  le  nom  de  Guillaume  au  Court-île^, 
voulut  vers  l'an  800  se  retirer  du  monde, 
&  obtint  de  l'empereur  la  permission  de 
construire  un  monastère  en  Septimanie. 
Après  de  longues  recherches,  il  trouva  dans 
le  diocèse  de  Lodève  une  vallée  déferte. 


28  mai  812  ou  8i3,  emportant  avec  lui  les 
regrets  &  l'admiration  de  tous.  Il  fut  d'a- 
bord inhumé  à  côté  du  grand  autel,  vers 
l'épître,  là  où  fut  consacré,  au  onzième 
siècle,  l'autel  de  Saint-Guillem.  Au  dou- 
zième siècle,  ses  reliques  furent  enfermées 
dans  une  châsse  de  plomb;  en  i562,  on  les 
enfouit  lors  de  l'attaque  des  calvinistes,  8f 
on  ne  put  les  retrouver  qu'en  1679. 

La  charte  de  fondation  du  monastère  de 
Gellone  existe  en  deux  exemplaires,  l'un 
daté  du  14,  l'autre  du  i5  décembre  804; 
ces  deux  textes,  semblables  au  fond,  diffè- 
rent notablement  par  la  forme,  &  le  second 
contient  quelques  clauses  que  l'autre  ne 
présente  pas.  Celui-ci  dit  simplement  que 
Guillaume  fonda  un  monastère  avec  l'aide 
de  saint  Benoît  d'Aniane  ;  au  contraire 
l'autre  dit  qu'il  le  soumit  à  perpétuité  au 
monastère  d'Aniane.  La  plupart  des  histo- 
riens   ont    jusqu'ici    suivi    cette   dernière 


Note 
io5 


écartée,  arrosée  par  une  source  d'eau  vive, 

appelée    Gellone,   sur  laquelle    son   choix      version,  qui  est  contredite  par  divers  mo- 

s'arrêta.  Il  y  éleva  des  bâtiments  d'abord      numents  postérieurs,  où  les  deux  couvents 


peu  nombreux,  puis  une  petite  église,  dé- 
corée avec  somptuosité  &  pavée  de  marbre. 
Plus  tard,  autour  de  ce  premier  établisse- 
ment, se  groupa  une  petite  ville,  Saint- 
Guillem  du  Désert,  qui  comprit  deux  pa- 
roisses, Saint-Barthélémy  &  Saint-Laurent. 
Non  content  d'avoir  fondé  le  monastère, 
Guillaume  le  dota  richement;  soixante-dix- 
sept  villages  de  Septimanie  &  d'Aquitaine 
furent,  par  acte  de  décembre  804,  donnés  à 
la  communauté,  &  il  ne  tarda  pas  à  se  re- 
tirer au  monastère  avec  ses  deux  sœurs, 
Albane  &  Berthe.  Ces  princesses  n'entrè- 
rent pas  directement  au  couvent,  mais  se 
retirèrent  dans  une  petite  maison  bâtie  à 
vingt  pas  des  bâtiments  claustraux,  &  qui 
subsistait  encore  en  1265.  Elles  donnèrent 
naissance  à  une  petite  communauté  de  fem- 
mes, dont  les  membres  étaient  nommés  par 
l'abbé.  En  venant  au  monastère,  le  comte 
y  avait  apporté  une  portion  de  la  vraie 
croix,  donnée  par  Charlemagne;  après 
avoir  déposé  ses  armes  sur  le  tombeau  de 
saint  Julien  de  Brioude,  il  fit  profession 
le  29  juin  806.  Depuis  ce  moment  jusqu'à 
sa  mort,  il  fut  un  modèle  d'exactitude  mo- 
nastique &  de  piété;  il  défricha  &  cultiva 
les  environs  du  monastère,  fit  pratiquer 
une  route  dans  les  rochers,  &  mourut  le 


apparaissent  sur  un  pied  absolu  d'égalité. 
Mais  ce  qui  rend  surtout  leur  opinion 
inadmissible,  c'est  la  forme  de  ce  second 
acte,  qui  n'est  qu'un  faux,  exécuté  au  on- 
zième siècle,  écrit  dans  le  latin  barbare 
de  l'époque  &  avec  de  nombreuses  inco- 
hérences dans  la  rédaction.  C'est  sur  cet 
acte,  fabriqué  à  Aniane,  que  les  moines  de 
cette  dernière  abbaye  s'appuyèrent  pour 
revendiquer  auprès  du  pape  la  prétendue 
sujétion  de  Saint-Guillem.  Urbain  II  dé- 
joua leurs  prétentions  &  soumit  directe- 
ment Gellone  au  Saint-Siège". 

Le  monastère  de  Saint-Guillem  eut  dès 
son  origine  de  puissants  protecteurs.  En 
807,  Louis,  roi  d'Aquitaine,  à  la  prière  de 
Guillaume,  confirma  à  l'abbé  Juliofred  la 
possession  de  toutes  les  terres  données 
par  le  fondateur.  En  1066,  les  archives  du 
monastère  ayant  péri  dans  un  incendie, 
une  bulle  d'Alexandre  II  confirma  à  l'abbé 
Pierre  la  jouissance  de  tous  ses  privilèges 
&  immunités,  &  celle  de  toutes  les  terres 
dont  il  pourrait  prouver  la  possession  tren- 

'  Voyez,  sur  les  deux  chartes  de  fondation  de 
l'abbaye  de  Gellone,  une  dissertation  de  M.  Tho- 
raassy,  Bibliothèque  de  l'Ecole  des  Chartes,  t.  i, 
p.    177. 


Note 
ic5 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


539 


tcnaire;  la  bulle  fut  accordée  à  la  de- 
mande de  l'évèque  de  Lodève,  Rostaing. 
En  II 24,  Callixte  II;  en  1146,  Eugène  III  ; 
en  1164,  Alexandre  III,  confirment  la  dé- 
cision rendue  par  Urbain  II  entre  les 
moines  de  Gellone  &  ceux  d'Aniane,  &  les 
soumettent  à  la  seule  juridiction  du  Saint- 
Siège.  Etant  à  Senlis,  en  1162,  le  roi 
Louis  VII  concéda  à  l'abbé  Richard  la 
suzeraineté  de  la  ville  de  Saint-Guilleni , 
du  château  de  Verdun  qui  la  dominait,  le 
libre  exercice  de  la  justice  dans  toutes  ses 
possessions,  le  droit  de  fortifier  ses  vil- 
lages :  c'était  renouveler  les  anciennes  im- 
munités carlovingiennes.  Plus  tard,  en  juin 
i3i3,  Philippe  le  Bel  accorda  à  l'abbé  Ber- 
nard la  connaissance  des  premiers  appels 
de  la  vallée. 

En  septembre  1284,  par  sentence  arbi- 
trale prononcée  entre  lui  &  l'évèque  de  Lo- 
dève, l'abbé  de  Gellone  obtint  la  justice  & 
la  suzeraiiîeté  de  la  vallée,  &  la  juridiction 
spirituelle  sur  les  clercs  &  les  la'iques  qui 
y  habitaient,  sayf  les  cas  réservés  aux  seuls 
évéques.  Les  deux  paroisses  de  la  ville  fu- 
rent exemptées  de  l'obligation  d'envoyer 
au  synode  diocésain,  &  l'évèque  dut  ordon- 
ner les  clercs  qui  lui  seraient  envoyés  par 
l'abbé ,  sans  leur  faire  subir  d'examen 
préalable. 

La  liste  des  anciens  abbés  ne  présente 
presque  aucune  obscurité,  grâce  aux  nom- 
breux cartulaires  qu'ils  avaient  fait  exé- 
cuter. Le  premier  abbé,  Juliofred,  com- 
posa une  pancarte  rappelant  les  noms  de 
tous  les  villages  donnés  par  saint  Guil- 
laume. Vers  ioo6,  Géraud  fit  écrire  un 
cartulaire  avec  miniatures,  qui  existait 
encore  au  dix-huitième  siècle.  A  la  fin  du 
onzième  siècle,  l'abbé  Pierre  en  fît  com- 
poser un  autre,  conservé  aujourd'hui  aux 
archives  du  département  de  l'Hérault.  Ces 
cartulaires,  qui  échappèrent  aux  calvinistes 
en  1362,  ont  permis  aux  auteurs  du  Gallia 
Christiana  de  donner  une  liste  à  peu  près 
définitive  des  abbés  du  monastère,  pendant 
les  premiers  siècles  de  son  existence. 

Abhés  de  Sa'int-Guillem  du  Désert. 

I.  Juliofred  I,  parent  deCharlemagne, 
préposé  au  monastère  par  saint  Benoît  d'A- 


niane, était  abbé  en  807,  date  du  diplôme 
de  Louis,  roi  d'Aquitaine.  C'est  de  son 
temps  que  le  comte  Guillaume  fit  au  mo- 
nastère la  plupart  de  ses  donations;  Julio- 
fred en  dressa  la  liste;  on  ne  sait  quand  il 
mourut. 

II.  HuCERANDUS,  abbé  en  824,  d'après 
un  acte  de  l'évêché  de  Lodève. 

III.  Ardingus,  mentionné  sous  le  règne 
de  Charles  le  Simple,  vers  900. 

IV.  Juliofred  II  reçoit,  en  926,  une 
donation  de  quatre  manses. 

V.  JosuÉ  reçoit,  en  929,  une  donation 
d'Odoacre  &  du  diacre  Guérin. 

VI.  Ebregarius  est  indiqué,  en  940, 
comme  ayant  précédé  le  suivant. 

VII.  Alinardus  eut,  en  940,  un  procès 
avec  les  deux  Amalbert  &  Ugosinde  au  sujet 
de  la  possession  de  l'église  de  Saint-André; 
il  obtint  gain  de  cause.  Au  mois  de  septem- 
bre de  la  même  année,  il  reçut  une  dona- 
tion de  ce  même  Amalbert. 

VIII.  Benoit;  en  juin  958,Sicard  donne 
à  l'abbaye  des  vignes  dans  le  pays  de  Subs- 
tantion. 

IX.  Gaufrkd  I  reçoit,  en  961,  de  Gari- 
bcrta,  de  Hildin  &  de  Ado,  vicomtes,  un 
lieu  dans  le  pays  de  Substantion. 

X.  GuiNABERT  ou  CuNiBERT  fait,  en 
982,  l'échange  d'un  lieu  sis  dans  le  ter- 
ritoire de  Substantion,  avec  le  vicomte 
Hildin  &  son  épouse  Archimberte. 

XI.  RainALDUS  ou  Rainaud  I  reçut,  en 
984,  le  lieu  de  Darboles  du  maire  Abbon, 
&  une  donation  de  Séguin. 

XII.  Gaufred  II;  vers  988,  il  reçoit  de 
la  comtesse  de  Melgueil,  Sénégonde,  do 
son  fils  Pierre,  évéque  de  Maguelonne,  & 
du  comte  Bertrand,  son  neveu,  l'église  de 
Sainte-Reurade  (Reparata). 

XIII.  Petronus  ou  Pierre  I  vivait  sous 
le  roi  Robert  (996-1031). 

XIV.  Géraud  vivait  avant  1006,  car  le 
livre  des  miracles  de  Saint-Guillem  le  men- 
tionne en  même  temps  que  Fulcrand,  évé- 
que de  Lodève,  qui  mourut  cette  année  ; 
il  avait  fait,  en  ioo5,  un  échange  avec 
Raimond,  fils  d'Auger. 

XV.  Gaufred  III.  Le  nécrologe,  au  20 
mai,  dit  que  durant  sa  vie  terrestre,  il 
s'appliqua  avec  zèle  à  l'étude  de  Dieu.  En 
novembre    1026,  il   souscrit  l'élection   de 


Note 
io5 


Note 
io5 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Judith,  première  abbesse  de  Saint-Gcaiès  ; 
en  1027,  il  reçoit  deux  manscs,  destinés  à 
entretenir  le  luminaire  de  son  église.  C'est 
pendant  son  administration,  que  la  vicom- 
tesse de  Eéziers  Garsinde,  &  ses  fils,  Ber- 
mond  &  Almerade  de  Sauve,  établirent  dans 
cette  dernière  ville  un  prieuré  ou  celle; 
l'organisation  en  fut  réglée  par  Gaufred  , 
&  l'abbaye  de  Gellone  y  perçut  un  cens 
annuel  de  vingt  sous;  ce  prieuré,  compris 
d'abord  dans  le  diocèse  de  Nimes,  puis  dans 
celui  d'Alais,  resta  toujours  sous  la  dé- 
pendance de  Saint-Guillem  (1029).  Vers  la 
même  époque,  de  concert  avec  Pons,  abbé 
d'Aniane,  Gaufred  s'engagea  à  construire 
un  pont  sur  l'Hérault;  Pons  fournit  les 
matériaux,  Gaufred  fut  chargé  de  la  cons- 
truction; on  stipula  qu'on  n'y  élèverait  ni 
forteresse,  ni  chapelle;  le  pont  subsistait 
encore  au  dix-huitième  siècle.  Gaufr -d  re- 
çut de  nombreuses  donations,  entre  autres, 
en  io32,  de  Séguin  de  Roquefeuil,  dont 
l'acte  fut  approuvé  par  Frotaire,  évêque  de 
Nimes,  &  en  1041  de  Bermond  de  Sauve, 
fils  de  Garsinde,  confirmée  l'année  suivante 
par  Almerade  d'Anduze.  Itier  &  Odilon  de 
Solomiac  lui  donnèrent  encore  trois  églises 
dans  le  diocèse  de  Viviers,  avec  le  consen- 
tement des  évèques  d'Agde,  de  Mende  &  de 
Viviers.  Gaufred  mourut  vers  io5o. 

XVI.  Pierre  II,  vir  eruditissimus,  pru- 
dentissimus,  inclytus,  dit  le  nécrologe.  Le 
29  septembre  io5i,  il  reçoit  au  monastère 
Frédelon,  homme  de  naissance  noble;  l'an- 
née suivante,  Pierre,  fils  d'Almerade  d'An- 
duze, corfirme  une  donation  de  celui-ci  à 
Sauve.  Vers  1060,  il  reçoit  la  paroisse  de 
Gourguenégre  (de  Gurgitenigro),  en  échange 
d'un  cheval,  muni  d'une  selle  &  d'un  frein. 
Pendant  son  gouvernement,  un  incendie 
dévore  les  anciens  titres  de  l'abbaye;  en 
1066,  à  la  demande  de  l'évêque  de  Lodève, 
Alexandre  II  prend  le  monastère  sous  sa 
protection.  En  septembre  1074,  l'abbé 
Pierre  reçut  de  Pierre,  fils  de  Bermond 
d'Anduze,  l'église  de  Saint  Pierre  de  Sauve. 
Il  mourut  le  3  décembre  1074, 1075  ou  1076. 

XVII.  BÉRENGER  était  abbé  dès  juillet 
1077;  en  1079,  il  acquiert  le  lieu  de  Tau- 
riac,  en  Rouergue;  en  janvier  1081,  une 
partie  de  l'église  de  Cornus  dans  le  même 
pays.  Pendant  son  administration,  les  moi- 


nes virent  s'accroître  considérablementleur 
nombre.  De  io85  à  1097,  il  reçut  plusieurs 
donations;  Pierre,  évêque  de  Rodez,  lui 
céda  la  moitié  des  droits  de  synode  &  de 
joyeux  avènement,  payés  à  son  église  par 
Saint- Estève  de  Larzac.  Eérenger  vécut 
jusqu'en  1099;  son  tombeau,  élevé  sur 
quatre  colonnettes,  portait  un  distique  qui 
rapportait  sa  mort  au  6  novembre  1099. 

XVIII.  Guillaume  I  était  abbé  en  juin 
lioo;  la  même  année,  il  reçoit  de  Herraen- 
garde  &  de  ses  enfants  un  manse  pour  l'àme 
de  son  frère  Raimond-Eérenger,  tué  par  ses 
ennemis,  &  la  délivrance  de  son  autre  frère 
Guillaume-Bérenger,  retenu  captif.  Ber- 
nard-Aton,  vicomte  de  Béziers,  parlant 
pour  la  croisade,  lui  donna  l'église  de 
Saint-Pons,  au  diocèse  d'Agde  (iioi). 

XIX.  Hugues  I  reçoit,  en  1102,  d'Adé- 
laide  de  la  Vérune,  une  vigne  dans  le  pays 
de  Substantion;  il  vivait  encore  en  i  io3. 

XX.  Pierre  III  reçoit,  en  1106,  diverses 
donations;  en  avril  1107,  Guillaume-Rai- 
mond  lui  cède  l'église  de  Murviel;  en  1108 
&  1109,  la  famille  de  Montpeyroux  se  mon- 
tre la  bienfaitrice  du  souvent.  Il  mourut 
vers  1 120. 

XXI.  Guillaume  II,  auteur  du  second 
volume  du  cartulaire  qui  fut  exécuté  en 
1122.  En  1124,  Callixte  II  lui  accorda  des 
lettres  de  protection.  En  11 27,  puis  en 
ii3o,  Guillaume,  évêque  de  Béziers,  &  le 
chapitre  de  cette  ville,  lui  donnent  l'église 
de  Saint-Vincent  de  Poupien.  En  ii33,  il' 
achète,  moyennant  deux  cents  sous  de 
Melgueil,  au  comte  de  Provence  Bérenger- 
Raimond,  une  maison  à  Millau.  Cet  abbé, 
remarquable  par  son  habileté  administra- 

,tive   &   sa    rigueur   dans    l'observance    des 
règles  monastiques,  dépassa  l'année  1134. 

XXII.  Raimond  I  Ermengaud  acquiert 
en  ii37,  de  Pons  d'Agon,  ses  droits  sur  le 
moulin  de  l'Estrade;  il  était  neveu  d'Er- 
mengaud  des  Deux  Vierges,  qui,  en  1141, 
donna  au  monastère  vingt  mille  sous  de 
Melgueil  &  se  fit  enterrer  à  Gellone.  Il 
mourut  après  1143,  le  3  avril. 

XXIII.  Hugues  II;  en  1145  il  achète, 
au  prix  de  quatre-vingts  sous,  de  Pierre- 
Henri  ,  la  moitié  de  la  dîme  de  Vaissière. 
L'année  suivante,  Eugène  III  confirme  les 
biens  &  privilèges  du  monastère. 


Note 
io5 


KOTE 

1  c5 


NOTES  SUR  l'histoire  DE  LANGUEDOC. 


541 


XXIV.  Raimond  II,  abbé  en  ii5i,  fit 
une  donation  à  Salvanos,  à  la  demande  de 
Eugène  III;  la  même  année,  il  reçoit  d'Al- 
debert,  évêque  de  Nimes,  l'église  de  Bers. 
En  II 53,  il  fait  une  donation  au  précep- 
teur de  Saiiif-Jean  de  Jérusalem,  en  pré- 
sence des  évéques  de  Rodez  &  de  Lodève. 
En  ii54,  il  reçoit  de  Hugues,  comte  de 
Rouergue,  &  de  Pierre,  évêque  de  Rodez, 
l'église  de  Creissel.  Il  mourut  peu  après. 

XXV.  Richard  d'Arboras,  mentionné 
dès  1154;  deux  ans  après,  il  transige  avec 
l'évêque  d'Agde  pour  l'église  de  Cnux  ;  en 
ii58,  il  obtient  de  Ga\icelin  de  Montpey- 
roux  la  baillie  du  château  de  Verdun;  en 
1161,  Daurde-Rigal  &  sa  femme  lui  cèdent 
foutes  leurs  possessions,  à  condition  de 
recevoir  à  leur  mort  l'habit  monastique  & 
d'être  enterrés  dans  le  cloître.  Il  obtient  un 
diplôme  de  Louis  VII  en  1162,  une  bulle 
d'Alexandre  III  en  1164;  en  ii65,  il  assiste 
au  concile^de  Lombers  contre  les  héréti- 
ques albigeois;  en  1167,  il  reçoit  le  châ- 
teau de  la  Peyrc,  dans  l'évéché  de  Gap.  Il 
résigna  en  1169;  il  vivait  encore  en  ii8c. 

XXVI.  Bernard  I  Guillaume  de 
MèZE,  fils  de  chevalier,  offert  à  l'abbaye 
en  II 24,  abbé  en  1170;  en  liyS,  il  engage 
pour  dix  ans  aux  moines  de  Valmagne  les 
droits  du  monastère  sur  Saint-Martin  de 
Caux,  pour  quatre  mille  sous  dus  par  son 
monastère. 

XXVII.  Raimond  III  de  Cantobrîo, 
prieur  de  Saint-Martin  de  Londres,  était 
abbé  en  I189;  se  démit  vers  I190;  vivait 
encore  en  1 196. 

XXVIII.  Ekle,  abbé  en  1190;  approuve 
une  donation  de  Raimond,  évêque  de  Lo- 
dève, à  Nonenque. 

XXIX.  Hugues  III  de  Fodière,  noble, 
connu  par  une  transaction  de  I196,  aban- 
donne, en  1197,  à  Valmagne  l'église  de 
Saint-Pierre  de  Fontmars,  &  fait  un  accen- 
sement  en  1 199. 

XXX.  Pierre  IV  Raimond  de  Leyssac 
confirme  en  1204,  à  Valmagne,  la  posses- 
sion de  Fontmars,  reçoit  en  i2o5  l'hom- 
mage de  B.  de  Montpeyroux  ;  la  même 
année,  il  a  avec  Raimond  de  Saint-Maurice 
une  querelle,  apaisée  par  B.  de  Coste,  ar- 
chidiacre de  Rodez;  en  août  1211,  il  reçoit 
de  Raimond   des   Arènes   Ik  de   Pierre  de 


\allan  les  dîmes  de  Saint-Jean  de  Fos;  en 
121 2,  il  termine  la  querelle  qu'il  avait  avec 
Guillaume-Richard  &  Richard  de  Fodière; 
en  1217,  il  s'accorde  avec  l'abbé  de  Valma- 
gne, au  sujet  de  Fontmars;  en  121 8,  il  reçut 
l'hommage  de  Guillemet  te,  fille  de  Raimond 
des  .\rènes.  Dix  ans  après,  il  se  démit  de 
son  titre  en  faveur  de  Guillaume,  moine  de 
Saint-Victor  de  Marseille.  Plus  tard  il  es- 
saya vainement  de  le  reprendre.  Le  nécro- 
loge mentionne  sa  mort  au  11  octobre. 

XXXI.  Guillaume  III  de  Roque- 
FEUIL,  novice  à  Saint-Victor,  fut  nommé 
abbé,  sans  avoir  été  ordonné,  par  la  faveur 
de  la  noblesse,  &  força  le  précédent  à  se 
démettre.  Les  moines  refusèrent  de  l'ac- 
cepter à  cause  des  crimes  qu'on  lui  impu- 
tait; ils  en  appelèrent  à  la  cour  de  Rome, 
mais  Guillaume  prit  violemment  posses- 
sion des  châteaux  &  des  terres,  supprima 
les  pensions  des  moines,  les  frappa  d'ex- 
communication &  alla  à  Rome  plaider  lui- 
même  sa  cause.  Le  pape  ordonna  la  réins- 
tallation provisoire  du  précédent,  qui  ne 
put  prendre  possession  par  l'opposition  de 
Guillaume;  les  moines  alors  envoyèrent  à 
Rome  l'un  d'entre  eux,  Pierre  Séguier.  La 
cause  de  l'intrus  triompha;  en  l23o,  on  le 
voit  acheter  différents  biens;  en  1284,  il 
reçoit  l'hommage  du  recteur  de  Saint-Mar- 
tin de  Montpeyroux;  en  1236,  il  assiste  au 
serment  de  fidélité  prêté  par  Jacques,  roi 
d'Aragon,  à  l'évêque  de  Montpellier;  en 
1245,  il  fait  avec  l'abbé  de  Valmagne  un 
accord  au  sujet  des  dîmes  de  Fontmars; 
en  avril  1248,  il  consent  un  accensement. 
Il  mourut  le  7  avril  1249;  son  tombeau  ne 
reçut  aucun  emblème,  ik  les  moines  n'y 
mirent  qu'une  simple  pierre. 

XXXII.  Guillaume  IV  des  Deux  Vierges, 
moine  d'Aniane,  élu,  puis  confirmé;  fait 
un  accensement  le  28  avril  1249;  en  i25o, 
il  pourvoit  aux  besoins  des  frères  infirmes; 
en  décembre  de  la  même  année,  il  visite 
Saint-Pierre  de  Sauve;  en  1253,  il  approuve 
une  transaction  au  sujet  des  dîmes  de  Pou- 
])ien;  en  1260,  de  concert  avec  les  abbés  de 
Saint-Aphrodise  &  de  Saint-Thibéry,  il 
fait  des  règlements  en  faveur  de  Tabbaye 
d'Aniane;  en  1261,  le  roi  de  Navarre  &  sa 
famille  entrent  en  communion  spirituelle 
avec  le  monastère;  le  29  mai  1264,  il  fait 


Note 
1  oj 


Note 
io5 


542 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


des  règlements  de  discipline,  confirmés  par 
Clément  IV  en  décembre  1265;  en  août 
1266,  il  s'accorde  avec  l'évêque  &  l'archi- 
diacre de  Eéziers,  pour  les  dîmes  de  Mur- 
viel.  Deux  ans  plus  lard,  le  pape  lui  donne 
Saint-Sernin,  au  diocèse  de  Nimes;  en 
mai  1276,  il  décide,  en  chapitre  général, 
que  l'argent  appartenant  aux  moines  morts 
reviendra  à  la  sacristie;  enfin,  le  29  mai 
1280,  il  renouvelle,  en  chapitre  solennel, 
l'ancienne  coutume  de  la  résignation  an- 
nuelle des  prieurs.  Il  vivait  encore  en 
1286;  il  mourut  le  3  avril  12S7  ou  1288. 

XXXIII.  Guillaume  V  de  Mostue- 
JOULS,  né  d'une  famille  noble  du  Rouer- 
gue,  élu  vers  1289;  il  reçoit  de  nombreux 
hommages  le  26  avril  de  cette  même  année; 
en  1299,  il  assiste  au  concile  de  Béziers;  en 
i3oi,  il  est  présent  à  l'ordination  de  son 
neveu  Raimond,  nommé  plus  tard  cardi- 
nal, &  enterré  en  i335  à  droite  du  grand 
autel  de  Saint-Guillem.  Guillaume  mourut 
au  commencement  de  i3o3;  l'abbaye  va- 
quait le  25  juillet  de  cette  année,  lors  de 
l'assemblée  de  Montpellier. 

XXXIV.  Bernard  II  de  Valbonne, 
docteur  en  décrets  &  prieur  de  Saint-Mar- 
tin de  Montpeyroux,  moine  en  1290,  fut 
exempté  par  le  pape  des  censures  qu'il 
avait  encourues  pour  excès  de  jeunesse.  Il 
était  à  Anagni  en  juin  i3o3,  quand  les 
députés  vinrent  lui  annoncer  son  élec- 
tion. En  i3o5,  il  décida  qu'à  la  mort  des 
abbés  &  des  moines,  leurs  pierres  fines 
iraient  à  la  fabrique,  leurs  livres  à  la  bi- 
bliothèque, les  ornements  sacerdotaux  à  la 
sacristie;  deux  moines  furent  préposés  à 
la  bibliothèque,  &  ne  purent  en  prêter  les 
manuscrits  sans  l'autorisation  du  chapitre. 
En  juin  i3i3,  Philippe  IV  lui  accorda  la 
connaissance  des  premiers  appels  des  habi- 
tants de  la  vallée.  Il  mourut  en  cour  de 
Rome,  le  8  juillet  i3i7,  après  avoir  été 
abbé  quatorze  ans. 

XXXV.  Raimond  IV  de  Sérinhac, 
moine  de  Gellone,  prieur  de  Goudargues, 
au  diocèse  d'Uzès,  nommé  par  Jean  XXII 
en  i3i7,  s'excuse  la  même  année  de  ne 
pouvoir  assister  au  concile  de  Eéziers.  En 
i320,  son  procureur  acquitte  les  sommes 
dues  à  la  chambre  apostolique  par  l'ab- 
baye de  Gellone  jusqu'en   1298.   En    1324, 


le  pape  le  nomme  abbé  de  Saint-Gilles,  8< 
plus  tard  de  Psalmodi. 

XXXVI.  DÉCAN  d'Uzès,  de  la  famille  de 
ce  nom,  abbé  de  Saint-Pierre  de  Sauve, 
nommé  à  Gellone  en  1324  par  Jean  XXII. 
En  1328,  il  unit  quelques  revenus  à  l'office 
de  cellérier.  En  i332,  il  établit  un  pré- 
chantre. En  1344,  il  confirme  la  permission 
accordée  par  le  roi  aux  syndics  de  Saint- 
Guillem  de  construire  un  pont  au  lieu  dit 

10  Prat.  La  même  année,  en  chapitre  gé- 
néral, il  s'accorde  avec  le  camérier  sur 
leurs  juridictions  respectives.  Il  fut  abbé 
jusqu'en  i347;  le  nécrologe  mentionne  sa 
mort  au  l5  janvier. 

XXXVII.  Guillaume  VI  de  Lescha- 
MELLE,  nommé  en  1347  par  Clément  VI, 
mourut  peu  après,  le  17  mars,  en  léguant 
au  couvent  cinquante  florins,  un  exem- 
plaire des  Décrétales,  avec  le  Sexte  &  les 
Clémentines. 

XXXVIII.  Raimond  V,  nommé  par  Clé- 
ment VI  en  1349;  partant  pour  Rome  en 
i35o,  il  nomme  des  vicaires  généraux.  Il 
vécut  jusqu'en  i36l. 

XXXIX.  Pierre  V  de  Roqûefeuil, 
prieur  de  Villecluse,  au  diocèse  de  Fréjus, 
fut  nommé  en  i36i  par  Innocent  VI.  Il 
mourut  le  7  avril  1374. 

XL.  Hugues  IV  d'Aussac  paraît  en  1378; 
fut  vicaire,  dans  le  diocèse  de  Cologne,  du 
cardinal  de  Saint-Etienne  in  Monte  Coelio. 

11  était  encore  abbé  le  i''  mars  1387.  Il  lé- 
gua au  monastère  six  marcs  d'argent,  un 
calice,  deux  burettes,  une  tapisserie  histo- 
riée, un  tapis,  &  son  costume  sacerdotal. 

XLI.  Rainaud  II,  conseiller  du  roi,  dé- 
puté par  lui,  le  3o  avril  i388,  pour  lever  un 
subside  dans  le  Languedoc.  Au  chapitre  gé- 
néral des  bénédictins  des  provinces  d'Auch 
&  de  Narbonne,  tenu  à  Carcassonne  en 
1393,  il  est  définiteur;  celui  de  1395  le  dé- 
pute pour  visiter  les  monastères  du  diocèse 
de  Béziers.  En  1397,  il  déclare  qu'à  l'avenir 
lui  ou  le  chapitre  pourront  seuls  nommer 
un  capitaine  de  l'abbaye.  En  1407,  il  a  des 
querelles  avec  les  moines  &  leur  refuse 
la  subsistance  ;  est  excommunié,  sur  leurs 
plaintes,  &  ne  fut  absous  qu'en  1423.  Mar- 
tin V  fit  informer  contre  lui  à  cause  de  sa 
mauvaise  administration  &  de  son  irrégu- 
larité. Après  enquête,  ce  pape  nomma,  en 


Note 


Note 

I03 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


1426,  un  administrateur'général  de  l'ab- 
baye; Rainaiid  mourut  peu  après. 

XLII.  Guillaume  VII  de  Cenaret, 
d'une  famille  noble  du  pays  d'Uzès,  d'éco- 
nome de  l'abbaye  devint  abbé  en  février 
1426,  par  bulle  de  Martin  V.  En  1446,  le 
chapitre  général  des  bénédictins  l'envoya 
visiter  Saint-Pons  de  Thomières,  où  il  fit 
une  enquête  sévère  &  minutieufe;  en  1448, 
un  autre  chapitre  le  nomma  son  prési- 
dent. II  eut  avec  les  clercs  de  Lodève  des 
querelles  dont  Callixte  III  remit  la  con- 
naissance à  des  juges  nommés  par  lui  en 
I455.  Il  mourut  le  18  mars  I458. 

XLIII.  Gérenton  de  Montajoco ,  élu 
par  les  moines,  confirmé  par  Pie  II  eu 
1453,  paya  à  la  chambre  apostolique  cent 
trente  sous;  le  28  mai  1464,  il  reçut  un 
hommage. 

XLIV.  Jean  I  de  Corguilleray  est  le 
premier  évèque  de  Lodève  qui  ait  eu  l'ad- 
ministration de  Saint-Guillem  (1465).  Il  fit 
de  nombreux  dons  à  la  bibliothèque  du 
couvent  &  réunit,  en  1487,  la  mense  abba- 
tiale &  la  mense  conventuelle.  En  1488, 
d'accord  avec  le  chapitre,  il  décide  qu'à 
l'avenir  l'abbé  devra  donner  les  bénéfices, 
dépendants  du  monastère,  à  des  moines 
de  Gellone.  Il  mourut  cette  même  année, 
après  avoir  réformé  les  mœurs  intérieures 
du  monastère. 

XLV.  Guillaume  VIII  Briçonnet, 
abbé  commendataire  de  1490  à  i5i5.  En 
i5i6  ou  i5i7,  il  céda  sa  dignité  à  son 
neveu,  en  retenant  la  collation  des  béné- 
fices. 

XLVÎ.  Michel  I  Briçonnet,  évèque 
de  Nimes,  abbé  dès  i5i7;  paraît  encore 
en  i536. 

XLVII.  Claude  Briçonnet,  évèque  de 
Lodève,  abbé  commendataire  par  la  cession 
du  précédent.  Le  28  juin  i554,  il  s'accorde 
avec  les  moines  au  sujet  de  leur  pitance 
quotidienne.  Les  calvinistes  occupèrent 
l'abbaye  pendant  son  gouvernement  en 
1562'.  Il  mourut  en  iSyô. 

'  Le  manuscrit  latin  12672  [Monasticon  Bene- 
Jictinum ,  t.  i5,  f°  261)  contient  une  relation 
curieuse  de  l'occupation  du  monastère  par  les  calvi- 
nistes en  i5j2;  elle  est  intitulée  :  EccUircinemens 
sur  ce   (ju'un   ancien    religieux  a   escrit   touchant  les 


XLVIII.  Antoine  I  Martin,  abbé  com- 
mendataire de  Saijit-Guillem  &  de  Juliac; 
paraît  en  1579;  vécut  peu. 

reliijues  de  Saint-Guillcn ;  nous  en  donnons  quel- 
ques extraits  : 

«  On  a  remarqué  dans  les  réflexions  faites  sur 
les  diverses  vies  écrites  de  saint  Guillen,  d'un  an- 
cien religieux,  appelle  La  Roque,  qui  estoit  sacris- 
tain du  monastère  &  prieur  de  Saint-Martin  de 
Londre;  ayant  reçu  une  lettre  d'un  autre  ancien 
de  la  communauté  de  Saint-Guillen,  appelle  Ran- 
quier,  qui  luy  mandoit  que  tout  le  chapitre  estoit 
en  peine  8c  [ne]  sç;ivoit  ce  qu'estoit  devenu  le  corps 
du  mesme  saint  GuiUen,  La  Roque  luy  fit  responce. 
Sa  lettre  est  dattée  du  neufvieme  avril  de  l'année 
mil  six  cents  trente.  Voicy  ce  que  contient  cette 
responce  touchant  les  reliques  de  saint  Guillen  £1 
ce  qui  s'estoit  passé  lors  de  l'invasion  des  calvi- 
nistes. 

«  La  Roque  dit  d'abord  à  Ranquier  qu'il  est 
Tiiarry  que  les  religieux  qui  estoient  de  son  temps 
au  monastère  ne  luy  eussent  pas  apris  &  à  ses  con- 
frères, ce  que  les  anciens,  qui  vivoient  dans  l'ab- 
baïe  &  qui  composoient  la  communauté,  lors  de 
l'invasion  des  Huguenots,  luy  avoient  apris  &à 
ses  confrères  ce  qu'ils  avoient  fait  84  comme  ils 
s'estoient  comportez  tant  à  l'égard  des  reliques  que 
pour  ce  qui  concernoit  le  monastère. 

CI  Avant  de  passer  plus  avant,  il  faut  remarquer 
sur  ces  premières  paroles  de  la  responce  de  La 
Roque,  qu'il  y  distingue  trois  communautez  dif- 
férentes, selon  la  forme  de  vivre  des  religieux  an- 
ciens de  ce  temps  là,  qui  ne  changeoient  point 
comme  l'on  fait  à  présent,  mais  passoient  toute 
leur  vie  dans  le  monastère. 

«  La  première  communauté  est  celle  des  anciens, 
qui  furent  les  spectateurs  de  l'invasion  des  héréti- 
ques, que  La  Roque  avoit  veu  Se  desquels  il  avoi 
apris  ce  qu'il  escrivoit  à  Ranquier. 

<i  La  seconde  communauté  est  celle  de  La  Roque 
dans  laquelle  il  avoit  exercé  l'office  de  sacristain. 

K  Et  la  troisième  est  la  communauté  de  Ran- 
quier, dont  La  Roque  estoit  séparé,  puisqu'il  rési- 
doit  à  Saint-Martin  de  Londre  dont  il  estoit 
prieur. 

(Z.f  récit  Je  La  Ro^ue  s'étendait  Je  i56o  ou  i56i 
il  i63o.j 

«  Il  assure  que  les  Huguenots   se   rendirent 

les  maistres  de  Saint-Guillen  par  l'intelligence 
qu'ils  avoient  avec  une  bonne  partie  des  habitans. 
Il  est  indubitable  qu'estant  ainsy  les  plus  fortz, 
ils  se  seroient  aussy  rendus  les  maistres  du  monas- 
tère, si  les  anciens  ne  s'y  feussent  pas  fortifiez  8c 
n'y  eussent  pas  eu  une  garnison  de  douze  soldatz, 
St  dont  La  Roque  ne  dit  mot,  mais  cela   n'est  pat 


N0T8 
io5 


Note 
io5 


5^4  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 

XLIX.  Laurent  du  Pont,  abbé  com-  chapitre  général,  la  permission  accordée 
mendataire,  renouvelle,  de  concert  avec  le  aux  moines  par  Claude  Briçonnet,  de  dis- 
poser de  leurs  biens  par  testament  (mai 
moins  vray,  puisqu'il  conste  encore  par  les  roolles  iSSz).  Il  était  encore  abbé  en  l^gi  &  l593, 
que  nous  avons  dans  les  archives  de  la  dépense  &  résii^aa  longtemps  avant  Sa  mort,  arri- 
desdits  soldatz,  pour  raison  de  laquelle  les  anciens  yée  le  22  décembre  l6l2. 
furent  constraintz  de  vendre  quelqu'argenterie,  ce 
qu'ils  contribuolent  du  leur  ne  suffisant  pas.  Les 
Huguenoiz  estant  entrez  dans  Saint-CuiUen ,  se 
saisirent  d'abord  de  l'église  de  Saint-Laurent, 
qu'ils  se  fortifièrent,    &  en   firent   le   lieu   de  leur 

retraite Le   reste  des  habitans  qui   ne  s'osolent 

pas  déclarer  pour  les  Huguenotz,  n'osèrent  pas  non 


Nore 

IClÔ 


L.  Michel  II  ue  La  Roque,  abbé  en 
1596  &  1598. 

LI.  SciPiON  DE  RoQUEFEUiL  nommo 
le  cellérier  Etienne  Philippe  son  vicaire 
général,  le  3  juin  1601.  En  1610,  les  moines 
lui  permettent  d'unir  au  coUéj^e  des  Jésui- 


pas  déclarer  pour  les  Muguenotz,  nosercui  i^o.  .."..  ',      ,„       ,  -,     ,.  ,       .1,. 

plus  se  déclarer  pour  les  anciens.   Ils  se   tmdrent        tes   de  ToulouSe   un   prieuré   dépendant  du 


enfermez  dans  leurs  maisons  ayant  peur  d'estre 
maltraitez  par  les  hérétiques,  s'ils  donnoient  quel- 
qu'assistance  au  monastère.  Les  anciens  considérant 
bien  tout  cela,  &  qu'ils  estolent  en  danger  d'estre 
bientôt  forcez,  parce  que  d'autres  hérétiques  dé- 
voient venir  joindre  les  Invaseurs  &.  s'assemblolent 
pour  cela  à  Ganges,  se  résolurent  d'abandonner  le 
monastère.  Les  plus  vieux  se  retirèrent  chez  leurs 
parens,  &  les  autres  donnèrent  avis  à  leur  abbé, 
qui  estoit  l'évèque  de  Lodève,  Claude  Brissonnet, 
de  ce  qui  se  passolt,  qui  leur  manda  de  tenir  bon 
&  qu'il  les  vlendrolt  bientôt  secourir,  ce  qu'il  fit 

en  effet. 

<c  Cependant  les  anciens,  ne  sachant  pas  ce  qui 
pouvoit  arriver,  firent  enfermer  dans  de  petitz 
toneaiix  neufs  toute  l'argenterie  qui  leur  restolt, 
les  omemens,  titres  &  papiers,  qu'Us  envolèrent 
par  des  muiez  à  Lodève.  De  plus  ils  firent  enterrer 
les  tables  des  autels  de  Saint-Sauveur,  de  Notre- 
Dame  &  de  Salnt-GiiUlen  devant  les  autels  mêmes 
&  firent  paver  les  fosses  afin  qu'on  ne  s'en  aperceut. 
Ils  ouvrirent  le  sépulchre  de  saint  Guillen  ,  qui 
estoit  joignant  son  autel,  auprès  du  grand  autel; 
ils  trouvèrent  dans  ce  sépulchre  un  coffret  de  bois 


monastère.  Il  mourut  le  3  mai  161 1. 

hallebardes  au  passage;  les  jettant  de  là  dans  une 
grande  fosse  qu'ils  avolent  fait  pour  cette  exécu- 
tion. Le  nombre  de  ces  Huguenotz  estoit,  comme 
l'on  tient,  de  cinquante  homes.  Le  peu  de  temps 
qu'ils  restèrent  dans  le  monastère  ne  leur  laissa 
pas  le  loisir  de  renverser  aucun  bastlment.  Ils  cou- 
pèrent seulement  les  testes  des  figures  qu'ils  trou- 
vèrent dans  l'église  &  le  cloître,  &  firent  briller  en 
pleine  place  ce  qu'ils  trouvèrent  de  tittres  &  de 
papiers  que  les  anciens  n'avolent  peu  envoler  à 
Lodève,  ce  qui  paroist  par  l'enquête,  qui  en  fut  du 
depuis  faite  qui  sert  de  tlttre  pour  le  présent  au 
monastère.  Le  nombre  des  soldatz,  qui  composoient 
le  secours,  estoit  de  quatre  compagnies  à  ce  que  l'on 
dit    ce  qui  pouvolt  monter  à  deux  cents  hommes. 

n  Le  monastère  &  le  vilage  estant  netoyez  de  cette 
vermine  d'hérétiques,  La  Roque  dit  que  les  anciens 
religieux  y  retournèrent,  rétablirent  tous  les  autels 
&  furent  chercher  en  procession  le  coffret  de  bols 
enterré  dans  le  cimetière  de  Salnt-Barthélemy, 
qu'Us  mirent    dans   l'autel  de    Saint-Guillen   par 


ils  trouvèrent  dans  ce  sépulchre  un  coffret  de  bois  ^^^  ^^^.^^  ^^^^^  ^^-   ^^^^-^^  ^^  derrière  de  cet  autel 

de  deux  pans  &  demy  de  long  qu'Us  firent  enterrer  ^^  ^^^^^  ^-^^  ^^^^^  ^^^^    H   ^{f,,^^   constam- 

de   nuict  dans   le   cimetière  de   Saint-Barthélémy.  ^^^^^  5^,,  ce  qu'il  en  avoit  aprls  des  anciens  qui 

Cela  fait  Us  abandonnèrent  le  monastère,  dont  les  -^^^  effectivement  enfermé   ce  coffret   dans   cet 


Huguenotz  s'emparèrent  incontinent.  Ces  hérétl 
ques  firent  à  leur  ordinaire,  c'est  à  dire  qu'Us 
brisèrent  les  Images  &  les  sépulchres  des  sœurs 
de  saint  Guillen  &  du  cardinal  de  Mostuèges. 
N'ayant  rien  trouvé  dans  celui  de  saint  Guillen, 
ils  le  mirent  en  pièces,  ils  ne  touchèrent  pas  aux 
autels,  les  volant  sans  tables,  ce  qui  sauva  l'une 
de  marbre  qui  estoit  enfermée  dans  la  massonerie 
de  l'autel  de  Salnt-GuUlen  &  les  saintes  reliques 
qui  estolent  dans  un  petit  caveau  entièrement  au- 
dessous  du  même  autel. 

«  Le  secours  estant  venu,  ils  trouvèrent  les 
Huguenotz  dans  le  monastère.  Us  l'attaquèrent,  & 
t'en  saisirent  &  de  tous  ces  voleurs  qu'Us  massa- 
crèrent, les  faisant  passer  par  la  porte  de  la  basse 


avolent  effectivement  enfermé  ce  coffret  dans  cet 
autel,  qu'il  contenolt  les  reliques  de  S.  Guillen; 
mais  les  anciens  se  trompolent,  n'ayant  d'autre 
fondement  de  leur  créance  que  d'avoir  trouvé  le 
coffret  dans  le  tombeau  de  S.  Guillen,  lorsqu'ils 
en  tirèrent  ses  reliques  pour  l'emporter  de  nuict 
au  cimetière.  Apparemment  ce  coffret  fut  mis  par 
l'Evesque  Hugoln  d'Alby  &  les  abbés  de  Gellone  & 
Nant  dans  le  sépulchre  de  S.  GuUIen,  lorsqu'ils  en 
tirèrent  ses  reliques  pour  les  cacher  dans  le  caveau, 
ce  qui  fut  en  l'an  mille  cent  trente  huit.  » 

(Il  paraît  par  laque  ce  coffret  ne  renfermait  pa5 
réellement  les  reliques  de  saint  GuUlem,  que  c'était 
un  souvenir  laissé  dans  le  tombeau  lors  d'une  an- 
cienne translation.   Les    reliques  véritables   furent 


crerent,  les  laisani  yu:>=^.  f".  •"  r ,  ,  ,    ,  _ ,  ,  ,,., 

cour  qui  répond  au  cloître,  &  les  perçant  avec  des       retrouvées,  en  ,679,  au  pied  du  grand  autel 


NOTK 

loâ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


545 


LH.  Jean  II  de  Bonzi,  cardinal  &  évèque 
de  Béziers,  abbé  comniendataire  en  1611. 
En  162J,  le  Parlement  deToulouse  lui  per- 
met de  consacrer  au  mobilier  de  la  fabrique 
&  aux  réparations  de  l'église  la  sixième 
partie  des  fruits  &  revenus  du  monastère. 
Il  mourut  la  même  année. 

LUI.  Thomas  de  Bonzi,  neveu  du 
précédent,  lui  succéda  à  la  fois  dans  son 
évèché  &  dans  son  abbaye.  Le  7  juillet 
1622,  il  s'accorde  avec  ses  moines  au  sujet 
de  leurs  pensions  &  des  réparations  du 
monastère.  Par  délibération  du  chapitre 
général  du  24  mai  1626,  les  moines  de 
Saint-Guillem  s'unirent  à  la  congrégation 
de  Saint-Maur.  Thomas  approuva  cette  dé- 
libération le  4  décembre  1627.  Il  mourut 
au  commencement  de  l'année  1628. 

LIV.  Pierre  VI  Henri  Autemar  de 
Vires,  aumônier  du  roi,  fut  nommé  abbé 
commendataire  par  le  pape,  le  12  février 
1628;  il  prit  possession  le  i5  juillet  1629. 
Il  traita  avec  dom  Grégoire  Tarrisse,  supé- 
rieur général,  pour  l'union  du  monastère 
à  la  congrégation  de  Saint-Maur,  le  3  jan- 
vier i632.  Le  23  septembre  1644,  doni  Syl- 
vestre en  prit  possession  au  nom  de  la  con- 
grégation. Pierre  mourut  le  19  juin  1675. 

LV.  François  Eugon  de  Fourchaud, 
nommé  par  le  roi  en  1675.  Le  i5  aoiàt  de  la 
même  année,  il  nomme  son  frère  Gaspar 
pour  percevoir  les  fruits.  Il  mourut  à  Paris 
en  janvier  1682. 

LVI.  Gaspar  Eugon  de  Fourchaud, 
frère  du  précédent,  nommé  par  le  roi  en 
1682;  il  prit  possession  en  i685.  Il  mourut 
en  1698,  &  fut  enterré  le  2  juillet. 

LVII.  Louis  de  La  Tour  du  Pin  de 
Montauban,  originaire  du  Dauphiné, 
docteur  en  théologie,  chanoine-comte  de 
Lyon,  remplace  Gaspar  le  18  août  1698} 
il  fit  prendre  possession  par  le  curé  d'As- 
piran,  qu'il  nomma  son  vicaire  général 
pour  les  affaires  temporelles.  Evèque  de 
Toulon  en  1712,  il  vivait  encore  en  1739. 

LVIII.  Antoine  II  de  Lastic,  pourvu 
en  1738. 

LIX.  N.  de  La  Prumarède,  en  1741. 

LX.  N.  DE  Baganne,  en  1770. 

LXI.  Jean  III  Félix-Henri  de  Fu- 
MEL,  évèque  de  Lodève  le  5  juillet  i75o, 
abbé  en  1781.  [A.  M.] 


NOTE  CVI 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  S aïnt-Hilaire . 

(Diocèse  de  Carcassonne.) 

L'abbaye  de  Saint-Hilaire,  diocèse  de 
Carcassonne,  avait  d'abord  été  fondée 
sous  l'invocation  de  saint  Saturnin,  martyr; 
elle  prit  ensuite  le  nom  de  saint  Hilaire, 
évèque  de  Carcassonne,  qui  y  fut  enterré. 
Cette  abbaye  de  bénédictins  non  réformés 
existait  du  temps  de  Charlemagne,  mais  on 
ne  sait  quelle  fut  son  origine.  Les  comtes 
de  Carcassonne,  ses  protecteurs,  ont  été 
ses  principaux  bienfaiteurs.  Peiidant  long- 
temps elle  a  renfermé  une  nombreuse  com- 
munauté; au  dix-huitième  siècle,  par  suite 
d'aliénations  &  de  circonstances  malheu- 
reuses, les  religieux  furent  réduits  à  sept, 
dont  six  possédaient  les  offices  de  camé- 
rier,  de  sacristain,  d'aumônier,  d'infirmier, 
de  prévôt  de  Pomas  &  de  prévôt  de  Gar- 
vieux.  L'abbé  avait  conservé  le  patronage 
de  tous  les  offices  &  le  droit  de  présenter 
à  la  cure  de  Saint-Hilaire  avec  ses  annexes 
de  Gardies  &  de  Villebasy,  ainsi  qu'aux 
cures  de  Villardebelle,  de  Saint-Jean-Bap- 
tiste de  Cambieuré,  de  Saint-Pierre  de  Cor- 
neille, de  Saint-Sernin  de  Pech-Salomon, 
&  de  Saint-Sernin  de  Brasse,  qui  était  un 
prieuré  simple. 

Abbés  de  Saint-Hilaire. 

I.  Nampius,  premier  abbé  connu  du 
monastère  de  Saint-Hilaire,  obtint,  à  la  fin 
du  huitième  siècle,  un  diplôme  de  Charle- 
magne, prenant  le  monastère  sous  sa  pro- 
tection. 

II.  MoNELLUS,  successeur  de  Nampius, 
obtint  de  Louis  le  Débonnaire,  vers  820, 
la  confirmation  des  biens  donnés  par  Char- 
lemagne à  ce  monastère. 

III.  Egidius  ou  Gilles  vivait  du  temps 
du  même  empereur.  Il  ne  resta  que  peu  de 
temps  à  la  tête  de  l'abbaye. 

IV.  LÉONIN,  successeur  de  Gilles,  était 


Note 
106 


IV. 


35 


Note 
106 


546 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


abbé  de  Saint-Hilaire  en  829.  11  reçut  de 
Pépin,  roi  d'Aquitaine,  un  diplôme  sem- 
blable à  celui  que  Monellus  avait  obtenu 
de  Louis  le  Débonnaire;  ce  diplôme  con- 
férait aux  religieux  le  droit  d'élire  leurs 
abbés. 

V.  Ana  ou  Ano  était  abbé  en  841.  Il 
obtint  de  Charles  le  Chauve,  vers  85o,  un 
diplôme  dans  lequel  sont  longuement  énu- 
mérées  toutes  les  propriétés  dont  la  pos- 
session est  confirmée  à  l'abbaye. 

VI.  EmAN  était  abbé  en  852  &  SSy. 

VII.  Castellan  fit,  en  863,  un  échange 
de  quelques  terres  appartenant  à  l'abbaye, 
situées  en  Roussillon. 

VIII.  RecAMOND  succéda  vers  883  à 
Castellan. 

Il  existe  une  lacune  dans  la  série  des 
abbés,  entre  Recamond  &  Benoît,  que  l'on 
ne  peut  combler  faute  de  documents. 

IX.  Benoit  I  était  abbé  lorsque  Roger, 
comte  de  Carcassonne,  fit  procéder  à  l'élé- 
vation des  reliques  de  saint  Hilaire,  évèque 
de  cette  ville,  enterré  dans  l'église  de  Saint- 
Saturnin,  derrière  l'autel  qu'il  avait  con- 
sacré lui-même.  Cette  cérémonie  fut  faite 
le  22  février  970  ou  le  i"  mars  978.  Benoît 
vécut  jusqu'à  l'an  1000. 

X.  Gaufred  succéda  à  Benoît.  Arnaud, 
vicomte  de  Carcassonne,  s'étant  saisi  d'une 
partie  des  biens  donnés  par  Roger  à  l'ab- 
baye de  Saint-Hilaire,  en  prétendant  qu'ils 
appartenaient  à  la  vicomte,  Gaufred  se 
plaignit,  en  1002,  au  comte  Roger  qui 
partait  pour  Rome;  le  comte  ordonna 
qu'on  rendît  justice  à  l'abbé  &  aux  reli- 
gieux, &  le  vicomte  fut  obligé  de  se  désis- 
ter de  ses  prétentions. 

XI.  Benoit  II  est  connu  par  deux  actes, 
l'un  de  1008,  l'autre  de  ion,  par  lesquels  le 
comte  Roger  I  &  sa  femme  Adéla'ide  firent 
donation  à  l'abbaye  d'un  alleu,  de  maisons 
&  de  domaines  situés  près  du  village  de 
Limoux,  dans  le  comté  de  Razès.  On  croit 
que  le  comte  Roger  &  sa  femme  furent 
inhumés  dans  l'abbaye  de  Saint-Hilaire. 

XII.  Oliba  était  abbé  en  1020,  année 
où  Guimera  &  sa  femme  Auruque  lui  don- 
nèrent un  alleu,  situé  dans  le  village  de 
Pomas.  En  io35,  Raimond,  comte  de  Razès, 
donna  l'alleu  de  Vallevèse,  situé  dans  son 
comté,   à  l'abbaye   de  Saint-Hilaire   &   à 


l'abbé  Oliba,  pour  le  salut  de  son  âme  & 
celui  de  sa  femme  Beliarde,  &  en  recon- 
naissance de  l'aide  que  lui  avait  accordée 
saint  Hilaire,  dans  sa  guerre  contre  Ar- 
naud-Gibert  qu'il  avait  vaincu.  Oliba  vécut 
jusqu'en  1042  ou  1043. 

XIII.  Henri  reçut,  en  1046,  d'un  noble 
nommé  Bernard,  un  alleu  dans  le  village 
des  Bordes.  On  ne  sait  combien  de  temps 
il  fut  abbé. 

XIV.  Pons  I  recouvra  en  1080  le  village 
de  Cassaigne,  dans  le  comté  de  Razès,  dont 
s'était  emparé  Bernard-Araulon.  Il  tint  le 
siège  jusqu'en  1094. 

XV.  Guillaume  I  succéda  à  Pons  en 
1094  &  gouverna  l'abbaye  jusqu'en  iio5. 

XVI.  CoNON  était  abbé  en  iio5,  suivant 
une  charte  qui  règle  les  dîmes  que  possé- 
daient Aton-Gilabert  &  sa  femme  Béatrix 
dans  le  fief  de  Saint-Hilaire,  comté  de 
Razès. 

XVII.  Udalger  avait  succédé  à  Conon 
en  II 17.  Guillaume-Raimond  lui  donna  un 
alleu,  la  même  année,  dans  le  village  de 
Raissac.  Il  obtint,  en  1120,  une  bulle  de 
Callixte  II. 

XVIII.  Pons  II  est  mentionné  en  lliS, 
dans  des  chartes  concernant  le  prieuré 
de  Saint-Etienne,  situé  en  Roussillon.  Er- 
mengaud,  abbé  de  Saint-Michel  de  Cluse, 
fit  en  ce  temps  la  visite  du  monastère  de 
Saint-Hilaire  sur  lequel  il  avait  juridic- 
tion. 

XIX.  Bernard  était  abbé  en  1146. 

XX.  GÉRAUD  I,  en  II 54. 

XXI.  Raimond,  dans  les  années  1170- 
1186. 

XXII.  Pons  III  de  Bram  (de  Bramo)  était 
abbé  en  1187.  Le  vicomte  de  Béziers  fit 
une  donation  au  monastère  en  ii93;  l'an- 
née suivante,  il  prit  sous  sa  protection 
tout  ce  que  possédait  l'abbé  Pons  dans  le 
Carcasses  &  le  Razès.  Pons  vivait  encore 
en  1206. 

XXIII.  Alboin  était  abbé  de  Saint- 
Hilaire  vers  l'an  1217.  Bérenger,  archevê- 
que de  Narbonne,  avait  donné,  en  120B, 
l'église  de  Saint-Martin  de  Limoux  avec 
ses  dépendances  au  monastère  de  Prouille. 
Cette  donation  causa  un  grand  différend 
entre  l'abbé  &  les  religieux  de  Saint-Hi- 
laire, qui  prétendaient  avoir  droit  sur  cette 


Note 


Note 

106 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


547 


église,  &  saint  Dominique  &  les  religieux 
de  son  ordre.  Les  premiers  s'opposèrent 
tant  qu'ils  purent  à  la  prise  de  possession; 
les  autres,  pour  obtenir  la  délivrance  des 
biens  qui  leur  étaient  donnés,  accusèrent 
leurs  adversaires  d'hérésie,  &  saint  Domi- 
nique obtint  non -seulement  la  confir- 
mation de  cet  acte,  mais  encore  l'union 
entière  de  l'abbaye  de  Saint- Hilaire  au 
monastère  de  Prouille.  Alboin  &  ses  reli- 
gieux se  purgèrent  facilement  de  l'accusa- 
tion formée  contre  eux,  mais  ils  ne  purent 
obtenir  de  sitôt  l'indépendance  de  leur 
monastère.  Cependant,  après  une  longue 
contestation  de  part  &  d'autre,  les  reli- 
gieux de  Saint-Hilaire  rentrèrent  en  pos- 
session de  leur  monastère,  &  les  religieuses 
de  Prouille  conservèrent  l'église  de  Saint- 
Martin  de  Limoux,  par  sentence  du  car- 
dinal Conrad,  prononcée  à  Béziers  le  28 
mars  1224.  Alboin  vivait  encore  en  1286. 

XXIV.  Guillaume  II  Pierre  était  abbé 
en  1287,  1238  &  1248.  En  1253,  la  prieure 
du  monastère  de  Prouille  ou  de  Fanjaux, 
de  l'ordre  de  Saint-Dominique,  à  la  maison 
de  laquelle  les  frères  prêcheurs  abandon- 
nèrent tous  leurs  revenus,  après  le  fameux 
chapitre  général  dans  lequel  ils  renoncè- 
rent à  toute  propriété,  voulut  attaquer  la 
transaction  faite  avec  l'abbé  Alboin.  Guil- 
laume, successeur  d'Alboin,  se  pourvut  de- 
vant Guillaume  Bardin,  prévôt  de  Fréjus, 
chapelain  d'Innocent  IV,  qui  débouta  la 
prieure  de  Prouille  de  toutes  ses  demandes 
&  prétentions.  Vers  ce  temps,  Guillaume 
fut  élu  abbé  de  la  Grasse,  mais  il  refusa  de 
quitter  son  siège.  Il  s'efforça  de  réparer 
les  dommages  que  les  albigeois  avaient 
fait  essuyer  à  son  monastère,  &  dépensa 
douze  cents  sols  melgoriens  pour  le  remet- 
tre en  bon  état,  vers  1256. 

XXV.  Arnaud  I  était  religieux  de  Saint- 
Hilaire,  lorsqu'il  en  fut  élu  abbé  &  pré- 
senté à  l'évêque  de  Carcassonne  pour  re- 
cevoir sa  confirmation  &  sa  bénédiction. 
Celui-ci  s'y  refusa,  parce  que  la  mère 
d'Arnaud  avait  été  condamnée  comme 
hérétique,  que  son  père  avait  été  suspecté 
d'hérésie,  que  lui-même,  à  l'âge  de  dix  ou 
douze  ans,  avait  assisté  à  un  prêche  des 
hérétiques,  &  que  son  frère  &  son  cousin 
avaient  été  brûlés  pour  hérésie.  Le  pape 


Clément  IV,  ayant  examiné  l'affaire,  or- 
donna à  l'évêque,  en  1205,  de  donner  la 
bénédiction  à  l'abbé  Arnaud.  Il  vivait  en- 
core en  1288,  mais  il  avait  déjà  résigné 
en  1285. 

XXVI.  PoNS  IV  DE  Gajan  fut  pourvu 
de  l'abbaye,  en  1285,  en  vertu  d'une  bulle 
d'Honorius  IV,  sur  la  démission  d'Arnaud, 
&  confirmé  par  le  pape  en  1286;  il  est' 
mentionné  dans  des  actes  de  1292,  1295, 
i3o3  &  i3i6.  Il  fut  convoqué  au  concile 
de  Béziers,  en  i3i7. 

XXVII.  Bertrand  I  deTouron,  natif 
de  Carcassonne,  chambrier  de  Saint-Hi- 
laire, en  fut  institué  abbé  par  une  bulle  du 
pape  Jean  XXII,  de  1324.  Il  fut  présent  au 
serment  des  nobles  de  Languedoc  &  spécia- 
lement de  ceux  de  Carcassonne,  lorsqu'ils 
jurèrent  aux  évêques  &  aux  inquisiteurs 
de  poursuivre  les  hérétiques  par  toutes  les 
voies  légitimes,  en  1829.  Bertrand  gouverna 
l'abbaye  jusqu'en  1840. 

XXVIII.  Jourdain  était  abbé  le  i3  août 

1844,  lorsque  son  procureur  fit  appel  au 
Saint-Siège  contre  Pierre  de  Montagne, 
qui  voulait  être  admis  au  nombre  des  reli- 
gieux de  Saint-Hilaire.  Le  26  octobre  de  la 
même  année,  Gaucelin,  évêque  de  Carcas- 
sonne, délégué  par  le  pape,  fixa  à  vingt-six 
le  nombre  des  religieux  de  cette  abbaye.  En 

1845,  l'évêque  Gaucelin  fit  l'élévation  des 
reliques  de  saint  Saturnin.  Jourdain  sié- 
geait encore  en  i35o. 

XXIX.  Pierre  I  Arquier,  doyen  de 
l'église  de  Rouen,  était  abbé  de  Saint-Hi- 
laire en  i35i,  selon  une  charte  de  l'église 
de  Narbonne. 

XXX.  Guillaume  III  ne  portait  que  le 
titre  d'élu  en  i358,  lorsqu'il  prêta  serment 
de  fidélité  au  roi.  Il  mourut  en  iSSy. 

XXXI.  Arnaud  II  Raimond  fut  trans- 
féré de  l'abbaye  de  Saint-Sever  de  Rustan 
à  celle  de  Saint-Hilaire,  par  une  bulle  du 
pape  Innocent  VI,  le  28  décembre  i357. 
En  1860,  les  religieux  portèrent  contre  lui 
des  plaintes  à  l'évêque  de  Carcassonne, 
lors  de  sa  visite.  Ils  lui  reprochaient  de 
s'absenter  souvent  &  sans  qu'on  sût  où  il 
était,  &  de  confier  le  soin  des  revenus  & 
du  gouvernement  à  des  laïques  incapables 
ou  négligents.  Les  ordonnances  de  l'évêque 
ne  suffirent  point  pour  ramener  l'abbé  à 


N0T8 
106 


Note 
106 


548 


NOTES  SUR  L'FIISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ses  devoirs  ;  il  donna  sa  démission  en  iSôç, 
en  faveur  du  suivant. 

XXXII.  Bertrand  II  de  Palaye,  cé- 
lèbre professeur  en  théologie,  passa  de 
l'abbaye  de  Saint-Sever  de  llustan  à  celle 
de  Saint-Hilaire  en  1369.  En  1379,  il  fut 
élu  visiteur  des  monastères  &  des  églises 
cathédrales  d'Alet  &  d'Elne.  Il  était  depuis 
1374  vicaire  général  de  Pierre  de  la  Jugie, 
archevêque  de  Narbonne.  Il  passa  en  1384 
à  l'abbaye  de  Montolieu. 

XXXIII.  Jacques  I  succéda  au  précé- 
dent. Son  vicaire  général  fit  remettre,  le 
20  août  i385,  à  Hugues  de  Batulo,  capi- 
taine ou  gardien,  nommé  par  l'abbé,  de  la 
forteresse  voisine  du  monastère,  deux  ciels 
de  cette  forteresse  que  les  consuls  avaient 
entre  les  mains.  Il  gouverna  jusqu'en  1405. 

XXXIV.  Bertrand  III  Arnaud  envoya 
un  procureur  au  concile  de  Pise  en  1409. 
A  la  suite  des  plaintes  portées  contre  lui 
par  les  religieux,  on  lui  ôta  le  gouver- 
nement du  monastère.  Pierre,  patriarche 
d'Alexandrie  &  administrateur  de  l'évêché 
de  Carcassonne,  lui  nomma  un  économe. 
Il  paraît  que  Bertrand  fut  ensuite  rétabli, 
puisqu'il  nomma,  en  1415,  à  la  cure  de 
Corneillan. 

XXXV.  Guillaume  IV  Babon  conféra 
le  prieuré  de  Corneillan  en  1441.  Il  mou- 
rut le  27  juillet  1451. 

XXXVI.  Gauzbert-Auger  était  abbé  de 
Saint-Polycarpe  &  fut  élu  abbé  de  Saint- 
Hilaire  en  1451  ;  il  prêta  serment  defidélité 
au  roi  &  fournit  la  déclaration  des  biens 
de  son  abbaye  au  mois  de  décembre  1453. 
Il  abdiqua,  en  1476,  en  faveur  du  suivant. 

XXXVII.  Arnaud  III  Raimond  de  Ro- 
quette, conseiller-clerc  au  Parlement  de 
Toulouse,  fut  pourvu  de  l'abbaye  en  1476. 
Dans  l'hommage  qu'il  rendit  au  roi,  le  18 
octobre  1481,  il  est  désigné  comme  nouvel 
abbé  &  administrateur  de  Saint-Hilaire.  Il 
mourut  en  i5o9,  le  11  janvier. 

XXXVIII.  GÉRAUD    II    DE    BONET,    élu 

par  ses  confrères,  fut  confirmé,  en  i5o9, 
par  l'évêque  de  Carcassonne.  Il  décora  & 
meubla  la  maison  abbatiale  &  fit  beaucoup 
de  bien  à  son  monastère. 

XXXIX.  LÉON  ChASTEIGNER  présenta, 
le  29  novembre  i53j,  au  chapitre  de  Beau- 
vais,  les  lettres  d'Odet  de  Coligny  ou  de 


Châtillon,  archevêque  de  Toulouse.  Il 
mourut  en   i537. 

XL.  Jean  I  de  Basilhac  avait  la  com- 
mende  de  Saint-Hilaire  en  1540. 

XLI.  Jean  II  de  Gondi  ,  fils  d'Antoine 
de  Gondi,  Florentin,  &  de  Catherine  de 
Pierrevive,  était  abbé  commendataire  en 
1545,  l56o  &  1564.  Il  mourut  en  1674, 
étant  aussi  abbé  de  la  Chaume. 

XLII.  Jacques  II  Lespervier  est  cité 
comme  abbé  régulier  en  i56o,  1564  &  i565, 
d'où  l'on  peut  inférer  qu'il  était  compéti- 
teur du  précédent.  Il  fut  massacré  par  les 
habitants  du  lieu,  contre  lesquels  il  défen- 
dait les  droits  de  l'abbaye. 

XLIII.  François  de  Donadieu,  reli- 
gieux de  Montolieu,  fut  élu  par  les  reli- 
gieux, après  la  mort  de  Jacques  Lespervier, 
en  i588.  Il  gouverna  jusqu'en  1608,  époque 
où  il  fut  nommé  évêque  de  Saint-Papoul  ; 
il  résigna  en  1624  &  mourut  le  3  avril  1626. 

XLIV.  Barthélémy  de  Donadieu  de 
Griesc  obtint  la  commende  de  l'abbaye  de 
Saint-Hilaire,  sur  la  démission  de  son  oncle 
François,  en  1624.  Il  fut  nommé  évêque  de 
Comminges,  sur  la  démission  d'un  autre 
oncle  du  même  nom,  &  mourut  en  1637. 

XLV.  Martin  Lucas  fut  abbé  de  1639 
à  1664. 

XLVI.  Pierre  II  de  Berthier,  évêque 
de  Montauban,  jouit  de  la  commende  depuis 
i665  jusqu'au  3o  juin  1674,  où  il  mourut. 

XLVII.  Joseph  de  La  Barre,  du  dio- 
cèse de  Paris,  fut  abbé  depuis  1674  jus- 
qu'en 1677. 

XLVIII.  Jean  III  Baptiste  Lulli  fut 
nommé  en  1677;  il  permuta  l'abbaye  de 
Saint-Hilaire,  en  1687,  avec  celle  de  Saint- 
Georges  sur  Loire,  de  l'ordre  de  Saint-Au- 
gustin, diocèse  d'Angers. 

XLIX.  Louis-Joseph  Adhémar  de 
MONTEIL  DE  Grignan,  évéque  de  ("ar- 
cassonne,  était  abbé  de  Saint-Georges  de- 
puis 1674;  il  en  fit  l'échange,  en  1687, 
avec  celle  de  Saint-Hilaire.  Il  mourut  le 
i''  mars  1722. 

L.  N.  Plantavit  DE  La  Pau?e  de 
Margon  reçut  le  brevet  du  roi,  du  18 
octobre  1723,  pour  la  commende  de  Saint- 
Hilaire.  Proposé  au  consistoire  de  Rome 
seulement  en  1732,  il  ne  fut  admis  que 
l'année  suivante. 


Note 
1 06 


Note 
loô 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


549 


Note 
107 


LL  N.  Teintot  fut  pourvu  en  1762. 

LH.    N.  DE  COMBETTY,  en  1772. 

LIIL  N.  DE  DoLOMiEU,  en  1781. 

[E.  MO 


NOTE  CVII 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Saïnt-Polycarpe. 

(Diocèse  de  Narbonne.) 

L'origine  de  l'abbaye  de  Saint-Poly- 
carpe ,  située  dans  le  Razès ,  à  trois 
lieues  de  Limoux,  six  d'AIet,  &  trois  de 
Saint-Hilaire,  est  fort  obscure.  On  ne  sait 
au  juste  ni  quand,  ni  par  qui  elle  fut  fon- 
dée. Un  prétendu  diplôme  de  Charlema- 
gne"  rapporterait  cette  fondation  aux  an- 
nées 790  à  8o5.  Un  certain  Attala,  que  ce 
diplôme  qualifie  d'abbé ,  accompagné  d'un 
nommé  Agobard,  de  serfs  &  d'affranchis, 
aurait  quitté  l'Espagne,  pour  éviter  le 
contact  des  infidèles,  &  serait  venu  s'ins- 
taller dans  le  pays  de  Pierrelades,  au  lieu 
appelé  M.agrei;esum ;  de  là  il  aurait  gagné 
le  Razès  &  y  aurait  fondé  un  monastère, 
défriché  des  terrains  incultes,  planté  des 
vignes.  Pour  le  reste,  ce  diplôme  ressemble 
entièrement  aux  actes  analogues  concédés 

'  Mss.  du  p.  Laporte,  t.  2,  n°  1  ;  il  le  date  de  787. 
Copie  meilleure  dans  D.  Estiennot,  Latin  12760, 
r*  349;  celui-ci  déclare  n'avoir  pu  en  retrouver 
l'original,  <jui,  lui  dit-on,  existait  anciennement 
à  Saint-Polycarpe.  Quoique  Mabillon  [Annales, 
t.  II,  p.  233)  ait  admis  ce  diplôme  comme  authen- 
tique, les  formules  de  la  suscription,  de  l'annonce 
des  signes  de  validation  &  les  éléments  de  la  date 
ne  permettent  pas  d'imiter  son  exemple.  En  effet, 
la  quarante-troisième  année  du  règne  de  Cbarle- 
magne  est  811  ;  l'indiction  de  cette  année  est  Iv, 
Si  l'année  8o5,  indict.  xiii,  n'est  que  la  trente- 
huitième  du  règne}  en  outre,  jamais  Charlemagne 
ne  s'est  appelé  imperator  Longohardorum .  Il  faut  y 
voir  un  acte  fabriqué  après  coup,  &  dont  une 
bonne  partie  a  été  empruntée  à  des  actes  posté- 
rieurs; mais  si  l'scte  est  faux,  les  faits  qu'il  ren- 
ferme peuvent  cependant  être  vrais  dans  une  cer- 
taine mesure. 


à  l'abbaye  par  Carloman  &  Eudes.  Il  n'y  a 
rien  d'impossible  dans  les  faits  qu'il  in- 
dique, mais  il  faut  y  voir,  au  lieu  d'un 
diplôme  authentique,  un  acte  fabriqué 
postérieurement  à  890,  d'après  des  ren- 
seignements traditionnels. 

Quoi  qu'il  en  soit,  le  monastère  n'avait 
probablement  pas  titre  d'abbaye  en  817, 
puisque  la  liste  des  abbayes  de  l'empire 
ne  le  cite  pas;  mais  il  l'avait  en  844, 
car  l'abbé  CentuUe  reçut  cette  année  de 
Charles  le  Chauve,  alors  à  Toulouse, 
un  diplôme  confirmant  les  donations  du 
comte  Austrimire,  &  ses  autres  possessions 
déjà  nombreuses,  lui  accordant  l'immunité, 
&  approuvant  une  délimitation  de  terri- 
toires faite  autrefois  par  les  comtes  Gau- 
celme  &  Bernard  ;  le  même  acte  permettait 
l'élection  de  l'abbé  par  les  moines.  En  881, 
cet  acte  de  privilège  fut  renouvelé  par  le 
roi  Carloman  à  Pierrefitte,  près  Paris;  les 
hommes  libres  ayant  défriché  des  terres 
autour  de  l'abbaye  durent  lui  payer  des 
redevances.  Enfin,  en  juin  889,  Eudes 
étant  dans  le  pays  chartrain  ,  prit  l'abbaye 
sous  sa  protection  &  lui  délivra  une  charte 
d'immunité  ;  ce  fut  à  la  re([uête  de  l'évêque 
Ernemire  &  du  comte  Suniaire. 

Dès  cette  époque  Saint-Polycarpe  paraît 
avoir  été  soumis  à  l'abbaye  d'AIet.  Cette 
sujétion  fut  effectuée  par  un  certain  Wille- 
mond,  probablement  comte  de  Razès,  qui 
vivait  sous  Charles  le  Chauve.  L'histoire  de 
l'abbaye  devient  ensuite  très-obscure.  Sous 
le  règne  de  Philippe  I,  le  monastère  avait, 
parait-il,  été  enlevé  à  Alet,  car  le  comte 
Raimond,  puis  la  vicomtesse  Ermengarde, 
en  ordonnèrent  la  restitution;  celle-ci 
toutefois  ne  tarda  pas  à  en  faire  cadeau 
à  l'abbaye  de  la  Grasse.  Saint-Polycarpe 
resta  au  pouvoir  de  cette  dernière  au  moins 
trente-six  ans,  de  1080  à  1116.  En  1081, 
Dalmace,  abbé  de  la  Grasse,  étant  devenu 
archevêque  de  Narbonne,  voulut  l'enle- 
ver au  monastère;  grâce  à  son  obstination, 
l'abbé  Robert  parvint  à  la  conserver;  la 
possession  lui  en  fut  confirmée  dans  un 
concile  tenu  à  Narbonne,  en  mars  1090. 
Mais  l'abbaye  d'AIet  ne  tarda  pas  à  en 
réclamer  la  possession,  en  vertu  des  dona- 
tions anciennes  de  Willemond  &  de  Rai- 
mond. Urbain,  lors  de  son  séjour  dans  la 


Note 
107 


Note 

107 


ajo 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Province,  écouta  ces  réclamations  &  y  fit 
droit;  cependant  Saint-Polycarpe  était 
encore  aux  mains  de  l'abbé  de  la  Grasse  en 
Iii3.  Enfin,  en  iii5,  un  concile  assemblé 
à  Saint-Gilles,  &  dont  les  décisions  furent 
approuvées  l'année  suivante  par  Pascal  II, 
décida  de  nouveau  que  l'abbaye  appartien- 
drait à  Alet.  Cette  sentence,  confirmée  par 
Callixte  II  en  11 19,  &  par  Alexandre  III 
en  1162,  n'eut  point  de  suites  durables. 
Dès  1 171,  Saint-Polycarpe  était  redevenu 
indépendant.  Pendant  tout  ce  temps  il 
avait  été  gouverné  par  des  prieurs. 

La  décadence  de  ce  monastère  fut  rapide; 
les  abbés  commendataires,  par  leur  mau- 
vaise administration,  y  réduisirent  le  nom- 
bre des  moines  à  trois  ou  quatre.  Au  com- 
mencement du  dix-huitième  siècle,  l'abbé 
Henri  de  la  Fitte  Maria,  quoique  abbé 
séculier,  entreprit  &  réussit  à  y  établir 
une  réforme  austère,  digne  de  la  Trappe. 
Mais  son  œuvre  ne  devait  pas  avoir  une 
longue  durée.  L'austérité  de  leur  règle  fit 
accuser  les  religieux  de  Saint-Polycarpe 
de  jansénisme,  &  dès  lySS,  après  des  tra- 
casseries de  toute  espèce,  une  société  de 
prêtres  demandait  au  roi  la  réunion  de  la 
mense  conventuelle  au  séminaire  de  Nar- 
bonne.  La  recherche  de  commodo  &  incom- 
modo  fut  autorisée  le  17  janvier  1756,  & 
l'union  décrétée  en  1771.  Mais  l'exécution 
en  fut  difficile  :  les  religieux  y  mirent  tous 
les  obstacles  possibles,  &  elle  ne  put  avoir 
lieu  qu'en  avril  1778,  après  la  mort  tra- 
gique du  dernier  d'entre  eux.  L'union  défi- 
nitive fut  effectuée  en  avril  1775  '. 

Abbés  de  Saint-Polycarpe. 

I.  AttalA  I  est  le  premier  abbé  connu 
de  Saint-Polycarpe;    il    nous  est  indiqué 

'  Voir,  sur  cette  dernière  partie  de  l'histoire  de 
Saint-Polycarpe,  deux  ouvrages  de  circonstance  : 
Histoire  de  Vahbaye  de  Saint-Polycarpe  depuis  sa 
fondation  jusiju"a  sa  destruction  (par  l'abbé  Re- 
gnaud)  ,  17791  in- 1 2  ;  &  Histoire  de  l'abbaye  de 
Saint-Polycarpe...  depuis  sa  fondation  jusqu'à  l'ex- 
tinction de  la  communauté j  dans  le  temps  d'une 
réforme  édifiante.  Rédigée  par  ordre  des  temps  (par 
dom  Labat),  1785,  in-12. 

Nous  tirons  de  ce  dernier  les  détails  qui  suivent; 


par  le  diplôme  de  Charlemagne  dont  nous 
avons  plus  haut  discuté  l'authenticité.  On 

ils  offrent  un  curieux  tableau  de  la  vie  que  les  re- 
ligieux menaient  dans  ce  monastère.  L'abbaye  de 
Saint-Polycarpe  avait  été  unie  à  la  congrégation 
des  exempts  vers  l'an  1 600.  Dom  Labat,  après  avoir 
montré  que  les  anciens  religieux  enfreignaient 
tous  les  devoirs  de  la  vie  monastique,  dit  qu'une 
pareille  association  n'avait  fait  qu'assurer  leur  im- 
punité. 

«  A  la  mort  de  M.  de  la  Rochejaquelein,  il  n'y 
avoit  plus  de  régularité  dans  l'abbaye,  dit-il;  les 
religieux  ne  l'étoient  que  de  nom  ;  l'esprit  de 
recueillement,  de  mortification  &  de  pénitence 
étoient  bannis  de  cette  ancienne  demeure;  tout  y 
respiroit  l'air  du  monde;  les  saintes  lectures  &  les 
exercices  laborieux  de  la  vie  monastique  y  étoient 
remplacés  par  le  jeu,  la  chasse,  la  bonne  chère  & 
la  danse  avec  les  personnes  du  sexe.  «  Cette  expo- 
sition, peut-être  exagérée,  des  désordres  de  la  mai- 
son de  Saint-Polycarpe,  précède  l'annonce  de  l'ar- 
rivée de  son  réformateur,  l'abbé  Henri-Antoine  de 
la  Fitte  Maria,  que  l'auteur  a  choisi  pour  son 
héros.  Cet  abbé,  nommé  le  24  décembre  1706,  fit 
de  longs  efforts  pour  changer  les  mœurs  de  ses  re- 
ligieux; ses  conseils  furent  rejetés,  les  règlements 
qu'il  proposa  furent  regardés  avec  mépris  :  huit 
ans  s'écoulèrent  dans  des  discussions  continuelles 
entre  les  moines  &  l'abbé.  Enfin  celui-ci  fit  casser 
par  le  parlement  de  Toulouse  l'union  de  son  mo- 
nastère à  la  congrégation  des  exempts.  Cet  arrêt  fit 
rentrer  la  communauté  sous  la  juridiction  immé- 
diate de  l'archevêque  de  Narbonne  qui  était  décidé 
à  seconder  les  desseins  de  l'abbé  de  la  Fitte  Maria. 
Les  religieux  se  retirèrent,  à  l'exception  du  prieur; 
de  nouveaux  profès  entrèrent  dans  l'abbaye,  &  de 
nombreux  postulants  y  furent  admis.  Nous  ren- 
verrons, pour  les  détails  de  la  vie  intérieure, 
observée  alors  dans  la  maison  de  Saint-Polycarpe, 
à  l'histoire  elle-même;  on  y  voit  que  l'austérité  y 
fut  portée  à  un  point  si  extraordinaire,  qu'une 
grande  partie  des  novices  mourut  avant  d'avoir 
fait  profession. 

Nous  ferons  connaître  ici  les  noms  d'une  partie 
de  ceux  qui  vinrent  d'abord  à  Saint-Polycarpe, 
pour  y  pratiquer  exactement  les  principes  de  la 
réforme  &  qui  reçurent  l'habit  dans  cette  maison, 
à  laquelle  l'abbé  de  la  Fitte  Maria  avait  rendu 
tout  son  éclat.  L'église  de  France  était  alors  divisée 
en  deux  partis  par  des  questions  théologiques  :  les 
sentiments  de  l'abbé  Maria  &  des  solitaires  dont 
il  était  le  chef,  étaient  conformes  à  ceux  de  Port- 
Royal  :  on  y  considérait  comme  des  confesseurs 
de  la  foi  les  évêques  dissidents,  &  la  mémoire  de 
M.  Pavillon,  évêque  d'Alet ,  y  était  surtout  en 
vénération.  «  Et  conséquemment,  dit  l'auteur  que 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


55 1 


Note  Noti 

'°^      ne  sait  s'il  était  abbé  avant  sa  venue  d'Espa-      dès  cette  époque.  Il  vécut  probablement  de       '"'^ 

gne,  ou  si  Saint-Polycarpe  était  une  abbaye      790  à  810,  &  l'évèque  d'Orléans,  Théodul- 


nous  avons  déjà  cité,  les  religieux  de  Saint-Poly- 
carpe éioient  fortement  attachés  aux  principes  de 
morale  dont  ce  grand  prélat  avoit  été  un  des  plus 
fermes  appuis.  Le  livre  de  La  fré<juente  communion, 
les  instructions  de  M.  Singlin,  les  Essais  &  la  Con- 
tinuation des  Essais  de  morale j  étoient,  après  les 
livres  saints,  &  avec  les  meilleurs  ouvrages  ascéti- 
ques, la  nourriture  de  chaque  jour,  que  le  pieux 
abbé,  comme  le  bon  pasteur,  distribuoit  à  ses  bre- 
bis. II  Les  opinions  de  M.  de  Maria  n'étaient  pas 
conformes  à  celles  de  beaucoup  de  prélats.  "  Il 
croyoït  que  le  formulaire  d'Alexandre  VII  n'im- 
pose pas  la  nécessité  de  croire  que  les  cinq  fameuses 
propositions  se  trouvent  dans  le  livre  de  l'évèque 
d'Ipres.  »  On  croyait  que  l'abbé  de  Maria  avait 
d'abord  accepté  la  bulle  Unigenitus;  mais  l'histo- 
rien du  monastère  assure  que  la  preuve  authen- 
tique de  cette  acceptation  n'existe  nulle  part. 

Le  premier  de  ceux  qui  s'illustrèrent  alors  dans 
l'abbaye  de  Saint-Polycarpe,  fut  le  frère  Maiir 
[dans  le  monde  Louis  Mas|.  Il  fit  profession  le 
|5  août  1717,  &  mourut  deux  jours  après.  Cette 
victime  de  la  pénitence  fut  suivie  d'une  autre  qui 
consomma  son  sacrifice  au  commencement  de  l'an- 
née suivante  :  on  le  nommait  frère  Palemon  [dans 
le  monde  Ignace  Lombard].  Il  mourut  quelques 
heures  après  avoir  prononcé  ses  vœux,  le  7  janvier 
1718.  Mais  l'un  de  ceux  qui  mérita  le  plus  l'estime 
des  personnes  pieuses  fut  l'abbé  de  Montazels,  qui 
prit  à  Saint-Polycarpe  le  nom  de  frère  Arsène,  81 
qui  fut  prieur  de  cette  maison.  On  cite  aussi  le 
frère  Hilarion  [Joseph  GaichierJ,  qui,  selon  l'au- 
teur, «  ayant  quitté  les  habits  du  siècle,  Sis'étant 
dépouillé  du  vieil  homme,  étbit  parvenu  tout  à 
coup  à  une  grande  perfection  ;  mais  toujours  ac- 
cablé par  les  maux  les  plus  cuisans,  sa  plus  grande 
crainte  étoit  que,  par  les  soins  qu'on  prenoit  de 
lui,  sa  vie  ne  fût  prolongée  :  Quand  je  serai  mort, 
disoit-il  à  l'abbé  Maria,  je  serai  plus  parfait  jue 
mes  chers  frères;  ils  seront  encore  pécheurs  &  je  ne  le 
serai  plus,  u  Les  frères  Joseph  [Jean  Bedelj  &  Guil- 
laume [Raimond  Martre]  survécurent  peu  à  leur 
profession.  Mais  la  promptitude  avec  laquelle  la 
mort  enlevait  les  religieux  n'épouvantait  pas  ceux 
que  la  réputation  de  sainteté  du  monastère  de 
Saint-Polycarpe  attirait  vers  son  enceinte  antique. 

On  y  voyait  arriver  chaque  année  des  prosélytes 
nouveaux,  &  leur  trépas  semblait  en  engager  d'au- 
tres à  venir  les  remplacer  dans  la  voie  de  la  péni- 
tence &  du  salut  :  l'esprit  de  parti  ajoutait  d'ail- 
leurs à  l'enthousiasme  qu'inspirait  cette  maison. 
Une  foule  de  jeunes  gens  se  présentaient  pour 
commencer  leur  noviciat  à  Saint-Polycarpe;  pres- 
que tous  succombaient  sous  le  poids  des  austérités, 


&  ainsi  se  justifiaient  ces  paroles  de  l'un  d'entre 
eux  :  Nous  ne  sommes  pas  venus  ici  pour  y  vivre, 
mats  pour  y  mourir.  Un  des  moyens  que  saint 
Benoît  proposait  à  ses  religieux,  pour  s'encourager 
dans  l'exercice  des  vertus,  était  d'avoir  la  mort 
toujours  présente  aux  regards  :  Mortem  ^uotidie 
ante  oculos  suspectam  hahere.  L'abbé  de  Maria, 
désirant  que  la  pratique  de  cette  maxime  devînt 
familière  à  ceux  qu'il  dirigeait,  avait  établi  l'usage 
d'avoir  toujours  à  Saint-Polycarpe  une  fosse  ou- 
verte pour  le  premier  qui  mourrait;  à  peine  cette 
fosse  était-elle  remplie,  que  la  communauté,  son 
supérieur  à  la  léte,  allait  en  ouvrir  une  autre.  «  Le 
lendemain  de  la  mort  du  frère  Macaire,  il  y  avoit 
dans  la  maison  un  postulant  pour  le  chœur.  Voici 
de  quelle  manière  il  raconte  à  son  père  ce  qui  s'y 
passa  :  Nous  venons  du  travail,  mais  d'un  travail 
bien  édifiant,  comme  vous  l'allez  voir.  C'est  ici  la 
coutume  qu'il  y  ait  toujours  une  fosse  ouverte 
pour  le  premier  qui  mourra.  Dimanche,  cette  fosse 
fut  remplie  par  un  de  nos  chers  frères,  que  Dieu 
avoit  appelé  à  lui  ;  &  ainsi  nous  avons  été  en 
ouvrir  une  nouvelle.  M.  l'abbé  éioit  à  notre  tête, 
portant  des  sabots  &  tenant  une  bêche  à  la  main, 
comme  les  autres  :  il  y  avoit  deux  infirmes,  qui 
ont  de  la  peine  à  se  traîner  &  qui  marchoient  avec 
nous  ayant  la  mort  sur  les  lèvres;  l'un  d'entre  eux, 
ne  pouvant  contenir  sa  joie,  faisoit  signe,  avec  un 
air  riant,  qu'on  le  menoit  à  une  fête.  Lorsqu'on  y 
a  été,  M.  l'abbé  lui  a  dit  :  Eh  bien!  mon  frère,  ceci 
sera  peut-être  pour  vous.  —  Hélas,  Monsieur,  a  ré- 
pondu le  malade,  je  ne  mérite  pas  d'être  enterré 
dans  une  fosse  ;  j'ai  tant  offensé  Dieu,  qu'après  ma 
mort,  en  devrait  jeter  mon  corps  dans  la  rivière,  » 
Cette  résignation,  cette  humilité,  exaltaient  l'ima- 
gination des  personnes  qui  ne  recevaient  ni  le  For- 
mulaire ni  la  bulle  Unigenitus.  On  racontait  avec 
enthousiasme  les  œuvres  de  pénitence  des  religieux 
de  Saint-Polycarpe;  &  dans  la  capitale  même,  les 
noms  de  ces  victimes  d'une  règle  trop  austère  étaient 
joints  au  nom  ^u  diacre  Paris  &  des  plus  célèbres 
opposants.  L'abbé  de  Maria  donnait  lui-même 
l'exemple  de  la  plus  grande  contrition  :  il  obser- 
vait avec  ferveur  toutes  les  pratiques  pieuses  qu'il 
imposait  à  ses  frères;  mais  son  tempérament, 
quoique  robuste,  ne  put  supporter  les  travaux  & 
les  jeûnes,  &  ce  réformateur  cessa  de  vivre  le 
4  mars  1728.  II  eut  pour  successeur  M.  de  Beche- 
ran,  «  qui,  ne  se  sentant  point  appelé,  dit  l'histo- 
rien du  monastère,  à  la  réforme  qui  y  étoit  établie, 
se  contenta  de  la  favoriser,  u  Ce  fut  dom  Arsène,  qui 
conserva  dans  l'abbaye  l'esprit  de  M.  de  Maria.  Il 
se  déclara  ouvertement  contre  la  Bulle,  &  l'ardeur 
de  son  zèle  l'aurait  exposé  peut-être  à  des  persécu- 


Note 
107 


0>)2 


WOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEGOC. 


phe,  le  mentionne  dans  le  récit  de  ses 
voyages  en  Septimanie,  en  même  temps 
qu'Olemoiid,  abbé  de  Montolieu. 

lions.  Il  mourut  le  7  novembre  1729,  après  avoir 


II.   Centulle   nous  est  connu  par  le 
diplôme  de  Charles  le  Chauve  de  844. 

qu'il   lui   défendait  de   recevoir  à   l'avenir  aucun 
novice.  Bientôt  des  désordres  intérieurs   se  mani- 


recomm;mdé  aux  religieux  de  tout  souffrir  plutôt  festèrent  :  des  ennemis  de  la  réforme  parurent  dans 
que  de  recevoir  la  Constitution  ou  de  signer  îe  For-  les  rangs  mêmes  dts  religieux.  Le  plus  audacieux 
mulaire.  Celui  cjui  eut  après  lui  le  titre  de  prieur  fut  le  frère  Moyse  Belot,  qui  se  ligua  dans  la  suite 
fut  Jacques  Viguier,  de  Castelnaudary,  qui  prit  en  avec  un  autre  profès  nommé  Antoine  Cicéron.  La 
religion  le  nom  de  dom  Jérôme.  Nous  n'entrerons  mort  de  M.  de  Beauvau  fit  perdre  à  l'abbaye  l'un 
pas  dans  une  foule  de  circonstances  &  de  détails  de  ses  plus  puissants  défenseurs.  Ce  prélat  fut  rem- 
peu  propres  à  être  recueillis  par  l'histoire,  que  dom  placé  sur  le  siège  de  Narbonne  par  M.  de  Grillon, 
Labat  a  entassés  dans  son  ouvrage.  Il  ne  nous  reste  qui  avait  donné  de  nombreuses  preuves  de  sa  haine 
plus   qu'à    raconter   la   destruction    du    couvent   de  pour  le  jansénisme.  Ce  fut  dans  cette  circonstance 


Saint-Polycarpe  &  la  mort  tragique  du  dernier  su- 
périeur de  cette  maison  religieuse. 

Sur  le  rapport  d'un  religieux  capucin  du  cou- 
rent de  Toulouse,  qui  avait  passé  quelques  jours  à 
Saint-Polycarpe,  &  qui  se  crut  transporté  dans  la 
demeure  des  anciens  cénobites,  les  novices  qui 
étaient  dans  le  couvent  de  son  ordre  à  Toulouse 
résolurent  d'embrasser  la  règle  établie  par  l'abbé 
de  Marii.  Le  père  gardien  fut  alarmé  de  l'enthou- 
siasme des  novices  pour  les  solitaires  de  l'abbaye, 
&  pour  les  épouvanter  il  leur  présenta  le  fantôme 
de  l'hérésie  placé  sur  le  seuil  de  cette  maison,  &  il 
a'outa  qu'elle  était  infectée  par  le  jansénisme.  Ses 
exhortations  eurent  un  succès  complet  j  la  frayeur 
des  jeunes  gens  qui    habitaient  le  noviciat  fut  ex- 


que  le  frère  Moyse  Belot  se  déclara  hautement  pour 
la  Bulle  &  le  Formulaire.  Il  écrivit  au  cardinal  de 
Fleury,  pour  lui  demander  la  grâce  d'être  appelé 
près  de  lui,  ayant  des  choses  très-importantes  à 
communiquer  sur  la  réforme  de  Saint-Polycarpe. 
Ses  lettres  furent  interceptées,  &  le  père  prieur 
l'excommunia  le  18  janvier  1741.  Devenu  plus 
audacieux  malgré  ce  châtiment,  il  dénonça  de 
nouveau  ses  frères.  Mais  ses  lettres  ne  parvinrent 
pas  à  leur  adresse.  Dom  Jérôme  écrivit  à  son  sujet 
à  M.  de  Grillon,  qui  se  contenta  de  faire  savoir  au 
prieur  qu'iZ  fallait  se  porter  au  bien- de  la  maison, 
c'est-à-dire  qu'il  fallait  signer  le  Formulaire.  Dans 
une  visite  pastorale  qui  eut  lieu  le  8  septembre 
t7i)0,  cet  archevêque    reprocha   à   la   communauté 


trême,  &  un  seul  d'entre  eux  partit  en  secret  pour  de  professer  des   erreurs,  de   rendre   les  sacrements 

Saint-Polycarpe.    Les   capucins   de    Limoux    &   de  impraticables,   &c.,    &c.  Dom  Jérôme  défendit   les 

Narbonne  partagèrent  bientôt  les   sentiments  que  principes   reçus  dans  la  maison  j   mais  ses  raison- 

ceux  de  Toulouse  vouèrent  au  couvent  de  Saint-  nements  ne  convainquirent  point  le  prélat,  &  il 

Polycarpe,  &  on  annonça  que  cet  asile  des  enfants  ordonna  au  prieur  de  signer  de  suite  le  Formulaire, 

de  saint  Benoît   serait  bientôt   envahi   par  les  en-  le  menaçant,  en  cas  de  refus,  de  détruire  son  mo- 

nemis  de  la  réforme.  nastère.  Dom  Jérôme  refusa  &  appela  au  tribunal 


Cependant  les  personnes  pieuses  conservèrent 
une  véritable  estime  pour  l'abbaye  :  on  y  reçut 
non-seulement  un  grand  nombre  de  novices,  mais 
des  laïques  vinrent  s'y  établir  en  sollicitant  l'avan- 
tage d'être  admis  aux  exercices  de  la  maison  sans 


de  Dieu  de  la  conduite  de  l'archevêque.  Divers 
membres  de  la  communauté  furent  successivement 
interrogés,  &,  à  l'exception  du  frère  Moyse,  tous 
imitèrent  le  refus  du  prieur.  La  visite  finit  par 
une  défense  faite  à  dom  Jérôme  d'entendre  les  con- 


changer  d'état.  L'accusation  de  jansénisme,  portée  fessions  de  ses  religieux,  d'admettre  aucun  externe 
contre  le  monastère  de  Saint-Polycarpe,  ne  fut  pas  à  faire  des  retraites  dans  le  monastère,  aucun  pos- 
accueillie  par  l'archevêque  de  Narbonne,  qui,  soit       tulant  au  noviciat,  aucun  novice  à  la  profession, 

&  cette  défense  fut  accompagnée  de  grandes  mena- 
ces. Une  lettre  de  cachet  confirma  bientôt  cette  dé- 


qu'il  ignorât,  soit  qu'il  feignît  d'ignorer  les  sen- 
timents des  religieux  de  cette  maison  sur  la  Cons- 
titution &  sur  le  Formulaire^  évita  constamment 
d'en  venir  à  des  éclaircissements  dont  leurs  enne- 
jnis  auraient  pu  se  prévaloir,  &  qui  auraient  pu 
le  mettre  dans  la  nécessité  de  sévir  contre  eux  ou 
de  se  compromettre  avec  le  cardinal  de  Fleury, 
qu'il  n'aimait  pas,  &  dont  il   paraît  qu'il  n'était 


fense;  elle  fut  suivie  de  tracasseries  continuelles. 
Le  frère  Antoine  Cicéron  ,  après  avoir  quitté  le 
monastère,  écrivit  un  libelle  contre  le  prieur; 
celui-ci  répondit  avec  force,  mais  il  avoua  «  qu'il 
avoit  mis  dans  l'église  des  reliques  de  M.  Pans,  si 
célèbre  par  l'éclat  de  sa  sainteté  &  par  les  miracles 


point  aimé.   Il    fallut   cependant,    plus    tard,    les  opérés  sur  son  tombeau,  dans  le  cimetière  de  Saint- 

interroger,   &  ils  furent    reconnus   pour  bons  ca-  Medard.  Il  déclara  aussi  qu'il  en    avoit  élevées  de 

tholiques  :    mais   on    revint  encore   à   l'accusation  M.  Pavillon,  évêque  d'Alct,  &  de  M.  Soanen,  évè- 

banale  de  jansénisme,    &  le  comte  de   Saint-Flo-  que  de  Senez.  »  Son   apologie  n'eut  aucun  succès, 

rentin    écrivit,   le   24  avril    1738,   à   dom  Jérôme  La  destruction  du  monastère  était  décidée.  En  1747, 


Note 

107 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


00 


53 


III.  AjTTALA    II    obtint  un  diplôme   de 
Carloman  en  881. 

la  communauté  des  religieux  de  chœur  était  réduite 
à  trois  :  dom  Jérôme,  dom  Pierre  &  le  frère  Arsène. 
Ils  voulurent  laisser  un  monument  de  leur  croyance, 
&  ils  le  firent  dans  une  profession  de  foi  qu'ils 
adressèrent  à  M.  de  Caylus,  évéque  d'Auxerre, 
fameux  par  son  appel  de  la  bulle  Vnigenhus  au 
prochain  concile,  &  par  plusieurs  ouvrages  dans 
lesquels  il  combattait  les  opinions  des  jésuites.  La 
mort  de  M.  de  Grillon,  archevêque  de  Narbonne, 
ne  changea  point  les  destinées  du  monastère  de 
Saint-Polycarpe.  M.  de  la  Roche-Aymon,  qui  lui 
luccéda,  ne  montra  cependant  d'abord  que  le  désir 
de  voir  les  religieux  se  soumettre  à  signer  le  For- 
mulaire. Ceux-ci  voyant  que  le  roi,  par  une  décla- 
ration rendue  en  1754,  imposait  silence  sur  les 
questions  théologiques  que  la  bulle  Unigenitus  avait 
fait  naître,  eurent  un  moment  l'espoir  que  leur 
maison  ne  serait  pas  supprimée.  Mais  les  prêtres 
de  Saint-Lazare,  directeurs  du  séminaire  de  Nar- 
bonne, demandèrent  que  les  biens  de  l'abbaye  fus- 
sent unis  à  l'établissement  placé  sous  leur  surveil- 
lance :  ils  présentèrent  à  ce  sujet  une  requête  au 
roi,  sur  la  fin  de  1755.  Ils  réussirent  :  un  brevet 
en  date  du  17  janvier  1756,  porta  :  «  Qu'il  étoit 
permis  au  syndic  du  séminaire  de  Narbonne  de 
poursuivre  devant  l'archevêque  la  suppression  de 
la  mense  conventuelle,  &  sa  réunion  au  séminaire 
de  Narbonne,  à  condition  que  les  revenus  des  offi- 
ces claustraux  seroient  unis  à  la  mense  abbatiale.  » 
M.  de  Saint-Bonnet,  abbé  commendataire  de  Saint- 
Polycarpe,  dont  on  avait  eu  soin  de  ménager  les 
intérêts,  donna  sans  difficulté  les  procurations  né- 
cessaires pour  la  destruction  de  la  communauté. 
Les  religieux  firent  opposition.  Ils  adressèrent  un 
mémoire  au  roi,  mais  tous  leurs  efforts  furent 
inutiles  ;  le  ministre  répondit  que  l'intention  du 
roi  était  que  le  brcv;t  de  réunion  au  séminaire  eût 
toute  sa  force  &  fut  exécuté  selon  sa  teneur.  Fn 
1758,  l'archevêque  fit  une  visite  pastorale  à  Saint- 
Polycarpe.  M.  de  la  Roche-Aymon  dit  à  son  retour 
qu'il  ne  voulait  pas  qu'on  troublât  les  religieux. 
11  tint  parole,  puisque  l'affaire  de  l'union  n'eut 
aucune  suite,  tant  qu'il  conserva  l'archevêché  de 
Narbonne.  En  1761,  il  fut  transféré  au  siège  de 
Reims.  M.  de  Dillon  lui  succéda  &  ne  parut  pas 
d'abord  s'occuper  de  Saint-Polycarpe.  Dom  Jérôme, 
affaibli  par  l'âge,  les  ch.igrins  &  les  austérités, 
mourut  le  10  janvier  1765,  âgé  de  soixante-qua- 
torze ans.  Il  fut  inhumé  près  de  l'abbé  de  Maria, 
dans  le  cimetière  de  l'abbaye.  Il  ne  restait  plus 
alors  que  deux  religieux  du  choeur  :  l'opinion  la 
plus  généralement  répandue  était  que  l'on  n'at- 
tendait que  la  mort  de  leur  prieur  pour  consommer 
l'union,  &  qu'on  ne  tarderait  pas  à  les  arracher  de 


IV.  Arnoul  obtint  en  889,  du  roi  Eudes, 
une  charte  de  protection. 

Dès  cette  époque,  l'abbaye  est  soumise  à 

leur  solitude.  Les  lettres  de  l'abbé  commendataire 
parurent  l'annoncer;  mais  il  mourut  aussi  la 
même  année  &  fut  remplacé  par  l'abbé  Gohin. 
Dom  Pierre  &  le  frère  Arsène  soutenaient  par  leur 
austère  conduiti  l'honneur  du  couvent;  les  bâti- 
ments étaient  en  bon  état;  les  biens  entretenus 
avec  le  plus  grand  soin.  Toute  la  contrée  voyait 
dans  le  monastère  de  Saint-Polycarpe  une  retraite 
chérie  de  Dieu  &  habitée  par  des  saints.  Mais  te 
promoteur  du  diocèse  obtint  du  roi  des  lettres  pa- 
tentes pour  l'union.  On  réserva  une  pension  de 
six  cents  livres  pour  chaque  religieux  &  les  effets 
mobiliers  dont  ils  pourraient  avoir  besoin.  Dom 
Pierre  &  le  frère  Arsène  protestèrent  contre  la  des- 
truction de  la  maison,  &  ce  fut  le  dernier  acte  qu'ils 
firent  de  concert.  Le  frère  Arsène  obtint  un  ordre 
du  roi  pour  se  retirer  dan;  l'abbaye  de  la  Grasse, 
&  dom  Pierre  resta  seul  dans  le  couvent.  Il  sollici- 
tait pour  qu'il  fut  fait  une  enquête  Je  commoJo  & 
incommoda.  Une  foule  d'hommes  estimables  8c  de 
grands  seigneurs  se  prononçaient  contre  l'union. 
Les  habitants  forains  de  Saint-Polycarpe  prirent, 
le  22  mars  1772,  une  délibération  pour  s'opposer 
à  l'exécution  des  lettres  patentes,  &  démontrer, 
disaient-ils,  les  surprises  faites  à  la  religion  du 
conseil  du  roi.  On  craignit,  pendant  quelque 
temps,  que  l'affaire  ne  prît  une  tournure  bien 
différente  de  celle  qu'on  désirait.  Quelques  misé- 
rables, mus  sans  aucun  doute  par  des  motifs  bien 
étrangers  à  ceux  que  leur  suppose  l'historien  de 
l'abbaye,  mirent  un  terme  aux  destinées  de  celle-ci. 
n  Depuis  longtemps,  dit  cet  historien,  les  amis 
de  dom  Pierre  étoient  vivement  allarmés  :  il  lui 
venoit  des  avis  fréquens,  &  de  plusieurs  endroits, 
pour  qu'il  eut  à  se  tenir  sur  ses  gardes.  On  l'aver- 
tissoit  surtout  de  se  défier  du  jardinier  du  monas- 
tère. Lui  seul  étoit  tranquille  au  milieu  de  ces 
agitations.  Rien  n'étoit  cependant  plus  réel  que 
le  complot  tramé  contre  sa  vie  :  elle  lui  fut  en- 
levée par  un  assassin ,  le  mardi  de  la  semaine 
sainte,  6  avril  1773.  Comme  il  alloit  à  l'église, 
vers  les  deux  heures  du  matin,  pour  y  dire  l'office, 
selon  sa  coutume,  le  jardinier  &  trois  autres  misé- 
rables vinrent  fondre  sur  lui.  Il  étoit  convenu 
que,  pour  éviter  ses  regards,  on  commenceroit  par 
lui  arracher  les  yeux.  Cette  cruelle  opération  fut 
suivie  de  quinze  coups  mortels  portés  sur  la  tête  : 
puis  on  le  laissa  étendu  sur  les  dalles.  »  C'est  ainsi 
que  finit  la  maison  de  Saint-Polycarpe,  &  le  décret 
d'union  fut  prononcé  le  1 1  septembre  de  la  même 
année.  Dans  la  suite,  les  biens  qui  en  dépendaient 
devinrent  une  propriété  particulière.  Une  partie 
des  bâtiments  subsiste  encore. 


NOTB 

107 


Note 

107 


)04 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


celle  d'Alet,  &  son  histoire  devient  exces- 
sivement obscure.  Nous  avons  vu  plus 
haut  toutes  les  vicissitudes  qu'elle  eut  à 
subir;  enlevée  à  Alet  par  la  vicomtesse 
Ermengarde,  elle  passe  aux  mains  de  l'abbé 
de  la  Grasse  &  lui  reste  pendant  trente- 
six  ans  (1080-1 116).  Elle  est  alors  gou- 
vernée par  des  prieurs.  Nous  n'en  con- 
naissons que  deux  :  à  l'un,  PlERRE-PoNS, 
Bernard-Aton ,  vicomte  de  Carcassonne 
&  de  Béziers,  donne  quelques  terres  en 
1090;  l'autre,  Pierre,  reçoit  en  1109,  de 
Raimond  &  de  Guillaume  de  Cahuzac, 
l'église,  les  dîmes  &  le  cimetière  de  Sainte- 
Colombe,  dans  le  Razès.  En  11 16,  l'abbaye 
est  restituée  aux  moines  d'Alet,  &  elle 
leur  reste  jusque  vers  1160.  A  partir  de 
cette  époque,  elle  redevient  indépendante. 

V.  Pierre  I  était  abbé  en  1169  &  1171. 

VI.  Bernard  I  de  Saint -Ferréol 
était  abbé  de  Saint-Polycarpe  avant  1197; 
à  cette  dernière  date,  il  fut  élu  abbé  d'Alet; 
mais  l'opposition  de  Bertrand  de  Saissac, 
tuteur  du  vicomte  de  Béziers,  l'empêcha 
de  prendre  possession. 

VII.  Roger  de  Esculenco  était  abbé  en 
1210  &  1212.  En  1216,  il  consent  un  don 
fait  par  Boson  ,  abbé  d'Alet,  à  Bernard, 
abbé  de  Fontfroide.  En  1224,  de  concert 
avec  Isarn  d'Aragon,  archidiacre  de  Car- 
cassonne, il  sert  d'arbitre  entre  le  couvent 
de  Prouille  &  l'abbaye  de  Saint-Hilaire, 
qui  se  disputaient  l'église  de  Saint-Martin 
de  Limoux.  En  1229,  il  assiste  à  l'hom- 
mage rendu  par  Jaubert  des  Fonts  à  l'abbé 
de  la  Grasse,  &  assiste  peu  après  à  l'élec- 
tion d'un  abbé  d'Alet.  Il  vivait  encore  en 
1247,  année  où  il  avait  procès  avec  l'ar- 
chevêque de  Narbonne. 

VIII.  Bernard  II  de  Saint-Ferréol 
était  abbé  dès  1252.  En  1255,  son  procu- 
reur assiste  au  concile  de  Béziers,  tenu 
par  Guillaume  de  la  Broue,  archevêque  de 
Narbonne.  Il  fut  chargé  d'une  mission  à 
la  cour  de  Rome  par  le  monastère  d'Alet, 
en  1205;  &  le  pape  Clément  IV  l'envoya 
demander  au  roi  de  Sicile  la  grâce  d'un 
certain  Pierre  de  Sainte-Colombe,  qui 
s'était  révolté  contre  lui.  Mais  le  roi  le 
mit  en  prison  &  le  pape  eut  peine  à  obte- 
nir sa  liberté.  En  1274,  il  prêta  serment  de 
fidélité  au  roi;  six  ans  plus  tard,  il  s'excu- 


sait de  n'avoir  pu  assister  au  concile  de 
Béziers.  Il  vécut  jusqu'en  1287. 

IX.  Pierre  II  Raimond,  abbé  en  1287, 
1290  &  1294,  était  neveu  de  Hugues-Rai- 
mond,  abbé  de  Lérins,  évêque  de  Riez,  & 
légat  du  pape  lors  de  la  croisade  du  Midi, 

X.  Pierre  II!  Bertrand,  abbé  dès 
i3oi,  adhère  le  25  juillet  i3o3,  à  Montpel- 
lier, à  l'appel  interjeté  par  le  roi  au  futur 
concile  général. 

XI.  Raimond  I  envoya  un  procureur  au 
concile  de  Béziers  de  i3i7.  En  i32i  & 
1329,  il  est  président  des  chapitres  géné- 
raux tenus  à  Carcassonne  par  les  moines 
noirs  des  provinces  d'Auch,  Narbonne  & 
Toulouse.  Cette  dernière  année,  au  mois 
de  septembre,  il  assiste  à  un  acte  de  foi, 
tenu  contre  les  hérétiques  albigeois  par 
les  inquisiteurs  de  Carcassonne.  On  sait 
qu'en  i337  il  était  en  cour  de  Rome. 

XII.  Jean  I,  abbé  vers  1340,  n'est  connu 
que  par  un  acte  du  suivant. 

XIII.  Raimond  II,  prieur  de  Vogortone, 
docteur  en  droit  canon,  fut  nommé  abbé 
en  1349  par  bulle  de  Clément  VI  ;  il  n'était 
plus  abbé  en  i358. 

XIV.  Raimond  III,  nommé  par  Inno- 
cent VI  en  i36i,  se  démit  peu  après. 

XV.  Hugues  de  Chambes,  moine  de 
Saint-Jean  d'Angély,  succède  peu  après  au 
précédent;  il  fut  abbé  jusque  vers  i373. 

XVI.  Pierre  IV,  préchantre  du  chapitre 
régulier  d'Alet,  fut  élu  après  la  mort  de 
Hugues,  &  confirmé  par  Grégoire  XI  en 
1374.  En  1376,  il  fut  président  du  chapitre 
général  tenu  par  les  bénédictins  à  Carcas- 
sonne; deux  ans  plus  tard,  il  prononce  un 
sermon  public  à  un  autre  chapitre,  A 
celui  de  1379,  ''  ^^^  nommé  visiteur  des 
abbayes  &  des  églises  cathédrales  de  la 
province  de  Toulouse. 

XVII.  Antoine  I  Guitard  était  abbé 
en  1384,  année  où  il  s'accorde  avec  Jean, 
archevêque  de  Narbonne;  en  i388,  il  exé- 
cute des  lettres  apostoliques  relatives  à 
la  Grasse,  Le  27  mai  i395,  il  paraît  comme 
vicaire  général  de  l'évèque  d'Alet,  &  la 
même  année  il  est  définiteur  dans  un  cha- 
pitre général  des  bénédictins;  deux  ans 
plus  tard,  il  remplit  les  mêmes  fonctions 
à  Toulouse,  &  en  1401  à  Carcassonne. 
A  ce  dernier  chapitre,  il  fut  nommé  visi- 


NllïE 

107 


NOTB 

107 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


555 


teur  de  diverses  abbayes  du  Roussillon. 
En  1402,  il  transige  avec  l'archevêque  de 
Narboune,  sur  les  peines  à  infliger  aux 
moines,  &  de  concert  avec  le  syndic  de 
la  Grasse,  il  crée  à  Rieugrand  un  juge,  un 
bayle  &  un  sergent  exerçant  pour  les  deux 
abbayes. 

XVIII.  Bernard  III  avait  succédé  au 
précédent  en  1406;  en  1409,  il  envoie  un 
procureur  au  concile  de  Pise  ;  en  1416,  il 
était  encore  abbé. 

XIX.  Gauzbert-Auger  assiste,  en  1448, 
au  chapitre  général  des  bénédictins  tenu 
dans  le  couvent  des  frères  prêcheurs  à  Car- 
cassonne;  le  26  juin  1449,  il  est  mentionné 
dans  une  substitution  de  procureur.  Il  de- 
vint abbé  de  Saint-Hilaire  en  1461. 

XX.  Bernaru  IV  DupRAT,  infirmier 
de  Saint-Hilaire,  fut  élu  abbé  de  Saint- 
Polycarpe  le  21  mars  1432,  après  une  va- 
cance d'un  an.  Il  fit  hommage  au  roi,  le 
II  mai  1453,  entre  les  mains  du  lieutenant 
d'Antoine  de  Chabannes,  comte  de  Dam- 
raartin,  sénéchal  de  Carcassonne  &  de 
Béziers. 

XXI.  Bertrand  prêta  serment  au  roi 
en  décembre  1453. 

XXII.  Jean  II  du  Cassar  était  abbé  le 
4  mai  1462. 

XXIII.  Eudes  Ozic  assista,  en  1478,  au 
chapitre  général  des  bénédictins  tenu  à  la 
Daurade  de  Toulouse;  il  devint  évêque  de 
Vaison  le  17  juin  1482. 

XXIV.  Bernard  V  Michel,  docteur  à 
l'université  de  Toulouse,  fut  abbé  en  1490 
&  années  voisines. 

XXV.  Jean  III  Michel,  docteur  en 
droit  canon  &  protonotaire  apostolique, 
abbé  en  1496  &  1497;  nommé  abbé  de 
Saint-Thibéry  par  quelques  moines  en 
1499,  il  se  désista  bientôt  de  ses  préten- 
tions en  faveur  de  Jean  Dupuyj  il  fut 
abbé  jusqu'en  i5o9,  année  où  il  postulait 
l'évêché  d'Alet. 

XXVI.  RuFiN  ou  Roux  de  Brinhac, 
(on  l'appelle  encore  Rostaing  de  Boynier), 
déjà  abbé  par  le  décès  de  celui  qui  pré- 
cède, en  aoîit  i5i6,  lors  du  mariage  de  sa 
nièce  Béatrix  de  Faugères  avec  Jean  de 
Narbonne  ;  il  siégeait  encore  en  1519. 

XXVII.  GisARD  de  Brinhac,  abbé  com- 
mendataire  en  iSzS  ïi  i528. 


XXVIII.  Antoine  II  de  Dax,  appelé 
aussi  d'Acqs,  chanoine  de  Carcassonne, 
préchantre  d'Alet,  vicaire  général  de  Guil- 
laume de  Joyeuse,  évèque  d'Alet,  &  pro- 
tonotaire apostolique,  abbé  en  1629;  il 
eut  à  régler  les  affaires  de  la  succession 
de  Pierre,  cardinal  de  Saint-Clément,  & 
s'attira  à  cette  occasion  plusieurs  répri- 
mandes du  pape.  On  le  retrouve  encore 
en  1548-1553;  il  devint  vicaire  général 
de  François  de  Faucon,  évèque  de  Car- 
cassonne, &  évêque  d'Alet  en  1564;  il  est 
encore  abbé  en  i565. 

XXIX.  N.  DE  Dax,  neveu  du  précédent, 
paraît  avoir  été  abbé  quelques  années  par 
suite  de  la  résignation  d'Antoine. 

XXX.  Paul  de  Dax,  frère  du  précé- 
dent, aumônier  du  roi  &  archidiacre  d'A- 
let, fut  abbé  de  1570  à  i6i5,  année  de  sa 
mort. 

XXXI.  Gabriel  de  Siran,  abbé  de  i6i5 
à  1678,  année  où  écrivait  dom  Estiennot. 

XXXII.  René-Charles  du  Verger  de 
LA  R0CHEJAQUELEIN,  d'une  famille  noble 
du  Poitou,  chanoine  &  doyen  de  Langres, 
aumônier  de  la  dauphine,  nommé  abbé  le 
8  septembre  1681  ;  il  mourut  le  2  décem- 
bre 1705,  &  fut  enseveli  à  la  Sorbonne, 
dont  il  était  membre. 

XXXIII.  Henri-Antoine  de  la  Fitte 
Maria,  originaire  du  Béarn,  nommé  le 
24  décembre  1705.  Pieux  &  zélé  pour  la 
discipline,  quoique  abbé  commendataire, 
il  restaura  l'abbaye  &  en  fit  un  modèle 
d'austérité  comme  la  Trappe  &  Orval  ;  ap- 
puyé par  l'archevêque  de  Narbonne,  Le 
Goux  de  la  Berchère,  dès  1712,  il  avait  ras- 
semblé plusieurs  élèves;  en  I7i5,  il  obtint 
du  roi  un  brevet  pour  posséder  l'abbaye 
d'une  manière  régulière;  |a  bulle  du  pape 
n'arriva  qu'en  1717.  Son  principal  aide  dans 
ses  travaux  spirituels  fut  l'abbé  de  Calmez 
de  Montazels,  du  diocèse  d'Alet,  qui  entra 
à  l'abbaye  en  qualité  de  novice.  Il  mou- 
rut regretté  de  tous,  en  mars  1728,  &  fut 
enseveli  dans  le  cimetière,  emportant  avec 
lui  l'estime  de  tout  le  pays. 

XXXIV.  N.  Bescheran,  chanoine  de 
la  cathédrale  de  Montpellier,  nommé  le 
i5  mai  1728. 

XXXV.  N.  DuprAT,  nommé  abbé  de 
Saint-Polycarpe  en    174O, 


Note 
107 


Note 

107 


556 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


Note 
108 


XXXVI.  N.  DE  Saint-Bonnet,  nommé      de  mai  1216,  vint  confirmer  ces  privilèges 

&   énumérer  les   biens   de   l'abbaye   alors 
considérables. 

Les  religieux  de  Saiiit-Thibéry  conser- 
vèrent longtemps  le  droit  d'élire  l'abbé, 
malgré  les  réclamations  des  Souverains 
Pontifes,  qui,  notamment  Innocent  VI 
en  1362,  faisaient  valoir  leur  droit  de  ré- 
serve; jusqu'au  seizième  siècle  les  moines 
furent  en  possession  de  ce  privilège.  Après 
le  concordat  de  i5i6,  on  le  leur  contesta; 
mais  sur  la  présentation  d'actes  authen- 
tiques, le  Grand  Conseil,  par  arrêt  du 
23  février  1622,  en  reconnut  la  légitimité 
&  approuva  l'élection  faite  par  le  couvent. 
'ancienne   colonie    latine   de    Cessera,  H  se  tint  de  nombreuses   assemblées  à 

située  sur  l'Hérault,  au  confluent  de  la       l'abbaye  :  en  907,  un  concile  provincial  y 


Note 
I  o3 


en  1742. 

XXXVII.  N.  DE  GOHIN,  nommé  en  1765. 

[A.  M.] 


NOTE  CVIII 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Salnt-Thibéry. 

(Diocèse  d'Agde.) 


Bongne,  perdit  ce  nom  vers  le  huitième 
siècle  &  prit  celui  de  saint  Thibéry,  l'un 
des  martyrs  dont  on  y  conservait  les  corps. 
Autour  du  tombeau  de  ces  martyrs,  Ti- 
bérius,  Modestus  &  Florentia,  s'éleva  un 
monastère  fondé  vers  780  par  Attilio,  ami 
de  saint  Benoît  d'Aniane.  Ce  monastère  ne 
tarda  pas  à  s'agrandir,  &  avait  déjà  titre 
d'abbaye  en  817;  à  cette  date,  il  fut  com- 
pris par  Louis  le  Débonnaire  dans  le  nom- 
bre des  établissements  religieux  qui  ne 
devaient  que  des  prières  pour  le  salut  du 
prince  &  la  prospérité  de  l'Etat". 

Cette  abbaye  était  soumise  immédiate- 
ment au  Saint-Siège  &  ne  relevait  de  l'évè- 
que  de  Béziers  que  pour  certains  points  de 
liturgie.  On  fait  remonter  l'origine  de  ce 
privilège  à  Serge  II  (844-847)  ou  Serge  III 
(904-91 1),  qui,  dans  un  concile  tenu  à  Bé- 
névent,  lui  en  aurait  accordé  la  jouis- 
sance; mais  l'acte  du  concile  est  faux,  & 
des  èvêques  qui  y  figurent,  aucun  n'est 
contemporain.  Cette  exemption  fut  confir- 
mée en  II 17,  par  Pascal  II,  qui  déclara 
que  l'abbé  aurait  la  juridiction  temporelle 
de  la  ville  de  Saint-Thibéry,  qu'il  jouirait 
d'une  immunité  complète,  sous  le  cens  an- 
nuel d'un  sou  d'or  dû  au  Souverain  Pon- 
tife; les  moines  purent  en  outre  élire  libre- 
ment leur  abbé.  Une  bulle  d'Innocent  III, 

'  Le  manuscrit  latin  12700  contient  une  his- 
toire latine  du  monastère  de  Saint-TInbéry,  avec 
un  grand  nombre  de  preuves;  elle  a  été  écrite  à 
J'abbaye,  par  un  religieux,  vers  1670, 


reconnut  la  liberté  de  l'église  d'Ausone; 
en  io5o,  Guifred,  archevêque  de  Narbonne, 
y  excommunia  les  usurpateurs  des  biens  de 
l'église  d'Arles,  en  Roussillon;  enfin,  en 
1226,  les  bénédictins  y  délibérèrent  sur  la 
réformation  de  leur  ordre.  Le  monastère 
lui-même  fut  plus  tard  réformé,  &  devint 
membre  de  la  congrégation  de  Saint-Maur 
en  1647. 

De  Saint-Thibéry  dépendaient  un  grand 
nombre  de  prieurés,  situés  dans  les  diocèses 
de  Béziers,  d'Agde,  Toulouse  &  Auch,  entre 
autres  Saint-Martin  de  Fenouillèdes,  les 
Saintes-Puelles  &  Saint-Pierre  de  Bessan. 
Ce  dernier  prieuré,  donné  à  l'abbé  Déodat 
par  l'évêque  d'Agde,  fut  l'objet  d'un  grand 
nombre  de  contestations;  enlevé  à  l'abbaye 
par  le  même  prélat  vers  1106,  il  fut  attri- 
bué par  lui  à  la  Chaise-Dieu.  Un  plaid, 
tenu  à  Loupian  en  11 29,  cassa  cette  se- 
conde donation;  le  pape  Innocent  II  écri- 
vit en  faveur  de  l'abbé  de  Saint-Thibéry, 
qui,  en  11 34,  consentit  à  payera  son  com- 
pétiteur une  rente  de  quinze  sous  de  Mel- 
gueil.  L'affaire  ne  fut  terminée  qu'au  con- 
cile d'Uzès  de  1139.  Au  neuvième  siècle, 
Saint-Volusien  de  Foix  en  dépendit  aussi 
pendant  un  certain  temps;  il  lui  avait  été 
donné  par  Charles  le  Chauve,  en  844,  à  la 
prière  du  marquis  de  Gothie,  Humfrid.  Le 
pape  Callixte  II,  en  11 23,  défendit  à  tout 
laïque  de  construire  des  forteresses  sur  les 
terres  de  l'abbaye,  sans  l'aveu  de  l'abbé. 

Le  monastère  reçut  de  nombreuses  dona- 
tions du  vicomte  de   Béziers,  Guillaume, 


Note 
108 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


557 


Note 


en  990;  de  la  vicomtesse  de  Narbonne, 
Adélaïde,  en  977;  de  Raimond,  comte  de 
Rouergue,  en  961.  En  1142,  Raimoiid- 
Trencavel,  vicomte  de  Béziers,  abaiidoiiiia 
à  l'abbé  ses  droits  de  justice  à  Saint-Thi- 
béry,  sauf  les  cas  d'homicide  &  d'adultère, 
&  ses  droits  de  chevauchée  sur  les  habi- 
tants. Mais,  en  1273,  l'abbé  Bermond  dut 
reconnaître  qu'il  tenait  en  fief  du  roi  de 
France  la  ville  de  Saint-Thibéry  &  la  jus- 
tice haute,  moyenne  &  basse,  sous  la  rede- 
vance annuelle  d'un  faucon  bien  dressé  ou 
de  cinquante  sous  tournois;  cet  acte  fut 
confirmé  par  Philippe  III,  en  décembre 
1273.  Enfin  par  lettre  de  i3i6,  Hugues 
Morel, prieur  de  Montfaucon,  commissaire 
du  roi,  vendit  à  l'abbé  Raimond,  pour  sept 
cents  sous  tournois,  le  droit  de  connaître 
des  premières  appellations;  cet  acte  fut 
confirmé  par  Philippe  le  Long. 

L'église  de  Saint-Thibéry  existait  dès 
i3i6,  mais  en  1437  elle  fut  recommencée 
par  l'abbé  Antoine  de  Rosène.  Les  guerres 
&  les  malheurs  des  temps  en  firent  traîner 
la  construction  jusqu'en  i535;  la  consé- 
cration en  fut  faite  le  28  juillet  de  cette 
année.  On  y  fit  d'abord  une  nouvelle  voûte 
&  une  couple  de  chapelles.  En  i5o4,  le 
chœur  était  déjà  reconstruit,  &  les  consuls 
de  Saint-Thibéry  donnèrent  une  certaine 
somme  pour  permettre  l'établissement  de 
deux  chapelles  de  chaque  côté.  Jean  IV 
Dupuy  construisit  le  grand  clocher  &  posa 
l'entablement.  Antoine  de  Clermont  par 
son  testament,  en  juillet  1499,  avait  or- 
donné à  ses  héritiers  d'élever  à  leurs  frais 
les  stalles  du  chœur.  Les  châsses  d'argent 
qui  contenaient  les  corps  de  saint  Thibéry 
&  de  ses  compagnons,  furent  fondues  par 
les  calvinistes  en  i562;  elles  furent  réta- 
blies, en  i565,  par  les  consuls  &  l'abbé 
Louis  de  Flavin. 

Abbés  de  Saint-Thibéry. 

I.  Attilio  est  le  fondateur  ou  le  res- 
taurateur du  monastère  de  Saint-Thibéry. 
Ami  intime  &  conseiller  de  saint  Benoît 
d'Aniane,  il  est  mentionné  dans  la  Vie 
de  ce  saint.  Après  un  voyage  qu'il  fit 
en  Bourgogne,  vers  770,  il  se  retira  du 
monde  &  alla  habiter  auprès  du  tombeau 


de  saint  Thibéry  &  de  ses  compagnons,  au- 
tour duquel  s'était  sans  doute  déjà  formée 
une  congrégation  religieuse.  C'est  vers  780 
qu'il  lia  connaissance  avec  saint  Benoît, 
lors  de  l'arrivée  de  celui-ci  sur  l'autre  rive 
de  l'Hérault.  Il  fut  aussi  l'ami  &  le  con- 
seiller de  Nimphridius,  abbé  de  la  Grasse, 
puis  archevêque  de  Narbonne,  &  de  Théo- 
dulphe,  évêque  d'Orléans,  qui  l'avait  en 
grande  estime  &  le  rappelle  dans  ses  vers. 
C'est  à  lui  que  Mabillon  rapporte  la  cé- 
lèbre donation  de  Raimond-Raphinel,  duc 
d'Aquitaine  &  comte  de  Toulouse,  acte 
inventé  postérieurement,  &  dont  la  faus- 
seté est  aujourd'hui  pleinement  démontrée. 

II.  MoDAHltiS,  peut-être  élève  de  saint 
Benoît  d'Aniane,  nous  est  connu  par  une 
lettre  écrite  par  ce  dernier,  sur  la  fin  de 
sa  vie,  en  821,  à  Georges,  abbé  d'Aniane, 
pour  l'engager  à  protéger  Modarius  &  ses 
frères. 

III.  Adreraldus  reçut  en  849,  de 
Charles  le  Chauve,  l'abbaye  de  Saint-Volu- 
sien  de  Foix,  dans  le  pays  de  Toulouse,  & 
le  fisc  de  Mejan,  en  Biterrois;  l'empereur 
lui  en  confirma  la  possession  en  869.  Cet 
abbé  dut  survivre  peu;  en  effet, 

IV.  Grimoardus,  son  successeur,  est 
indiqué  comme  étant  mort  le  27  février 
863,  par  le  nécrologe  de  la  Sauve-Majeure, 
au  diocèse  de  Bordeaux. 

V.  BoNESiNDUS  recouvre,  le  i3  juin  867, 
par  un  jugement  du  comte  &  marquis  Ber- 
nard, l'abbaye  de  Saint-Volusien  de  Foix 
&  le  fisc  de  Mejan,  qu'avait  usurpés  un 
certain  Aton.  —  On  prétend,  mais  sans 
preuves,  que  vers  cette  époque  l'abbaye 
fut  détruite  par  les  Sarrasins. 

VI.  RoDOALDUS  reçut,  en  925,  un  champ 
du  prêtre  Ildegaire,  avec  l'assentiment  de 
l'évêque  de  Béziers,  Raimond,  auquel  il 
succéda  au  moins  en  937;  il  mourut  avant 
957. 

VII.  Ermengaud  est  témoin  à  une  con- 
vention passée  en  977,  entre  Fulcrand, 
évêque  de  Lodève,  &  Bernard,  évêque  de 
Béziers. 

VIII.  BÉRENGER  I  obtint,  en  février  990, 
de  Guillaume,  vicomte  de  Béziers,  &  de  sa 
femme  Arsinde,  partant  pour  Rome,  la  res- 
titution de  diverses  églises  à  Saint-Thibéry 
&  aux  environs. 


Note 
io3 


558 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


IX.  Guillaume  I  ne  nous  est  connu 
que  par  un  accensement  de  1026. 

X.  DÉODAT  ou  Deusdedit,  moine  à 
Marseille,  puis  sacristain  à  Saint-Thibéry, 
fut  élu  abbé  vers  io65.  Il  rétablit  la  règle 
de  Saint-Benoît  dans  toute  son  intégrité, 
mit  fin  aux  infractions  amenées  par  les 
guerres  &  reconstruisit  les  bâtiments  ré- 
guliers; son  éloquence  lui  conciliait  la  fa- 
veur des  grands  &  des  prélats.  Il  donna 
en  censive  une  terre  située  près  du  pont 
de  l'Hérault,  sans  date  d'année.  Sa  mort 
arriva  le  12  février  d'après  divers  nécro- 
loges. 

XI.  ÉerARD  assiste,  en  novembre  1097, 
au  jugement  des  légats  exemptant  Psal- 
modi  de  la  juridiction  de  Saint-Victor. 

XII.  Arnaud  I,  ennemi  de  l'évèquo 
d'Agde  Bernard,  se  vit  enlever  par  lui  l'é- 
glise de  Bessan  qu'il  avait  donnée  à  Déodat; 
ce  prélat  en  fit  cadeau,  avant  1106,  à  la 
Chaise-Dieu.  Arnaud  obtint  des  bulles  de 
Pascal  II  en  11 17,  de  Callixte  II  en  ii23. 
Il  assista  à  l'assemblée  du  Caylar  en  1122; 
en  1127,  le  jugement  d'une  assemblée  d'évê- 
ques  força  Elzéar  &  sa  femme  Engelrade  à 
lui  restituer  une  viguerie  &  des  dîmes  que 
lui  avait  léguées  un  certain  Guillaume- 
Arnaud.  Guillaume-Bernard  &  sa  femme 
Marie  lui  abandonnèrent,  en  11 28,  les 
dîmes  de  Saint-Martin  de  Granoilariis.  Il 
mourut  en  1 133. 

XIII.  AdémAR  I  était  abbé  dès  1134;  il 
passa  une  partie  de  sa  vie  à  lutter  contre 
l'abbé  de  la  Chaise-Dieu,  pour  la  posses- 
sion de  Bessan.  En  1142,  Raimond-Tren- 
cavel,  vicomte  de  Béziers,  lui  abandonne 
une  partie  de  ses  droits  sur  Saiiit-Thibéry. 
En  1146,  il  approuve  l'accensement  d'un 
pré  dépendant  du  monastère.  Il  mourut 
peu  après. 

XIV.  Guillaume  II,  connu  par  une 
déclaration  de  1147. 

XV.  Bernard  I  assiste  à  la  dédicace  de 
l'église  d'Arles,  en  Roussillon,  le  i3  oc- 
tobre 1157. 

XVI.  RaimonD  I  paraît  en  1160;  en 
ii65,  il  est  témoin  dans  une  charte  de  Rai- 
mond-Trencavel ,  vicomte  de  Béziers,  en 
faveur  de  Salvanés. 

XVII.  Guillaume  III,  appelé  de  U-^etio 
(d'Uzès),  dans  un  acte  de  11 72,  est  men- 


tionné vers  1168  avec  éloges  :  il  assiste,  en 
1171,  au  mariage  de  Roger  II  &  d'Adéla'ide 
de  Toulouse;  en  1174,  dans  un  chapitre 
général,  il  décide  à  quels  jours  les  prévôts 
des  églises  rurales  auraient  à  subvenir  à 
l'entretien  de  l'abbaye.  La  même  année, 
il  est  témoin  à  une  donation  de  Bernard 
d'Uzès  à  Franquevaux. 

XVIII.  Hugues  de  Garde  assiste 
à  un  accord  relatif  à  la  Provence,  passé 
en  II 76,  entre  Raimond  V  &  son  frère  Al- 
phonse; sa  mort  est  mentionnée  au  8  mai, 
par  un  nécrologe  de  Saint-Gilles. 

XIX.  BÉRENGER  II,  dit  Nigret,  parent 
de  Raimond,  évèque  de  Béziers,  paraît  en 
février  1184,  fait  un  prêt  en  1194  &  meurt 
en  1195,  d'après  une  ancienne  notice.  Il  y 
eut  une  vacance  après  lui  &  on  a  des  actes 
émanés  des  moines  pendant  cet  intervalle. 

XX.  BÉRENGER  III,  de  Lodève,  ne  paraît 
qu'en  mai  1197;  à  cette  date,  il  reçoit  la 
reconnaissance  de  Raimond  de  Faugères, 
pour  ses  fiefs  de  Saint-Thibéry.  En  1204,  il 
acquiert  différents  droits  de  Pierre  de  Mèze 
&  de  Bernier  de  Magalas.  Il  vend,  en  1 209, 
la  boucherie  de  la  ville  pour  six  cents  sous 
de  Melgueil  ;  en  mars  1210,  il  assiste  à 
l'hommage  rendu  à  Simon  de  Montfort 
par  Etienne  de  Servian,  dans  le  monastère 
même.  Est  présent,  en  1212,  au  concile  de 
Narbonne;  en  septembre  I2i3,  assiste  à  la 
bataille  de  Muret,  &  en  souscrit  la  rela- 
tion. En  1216,  Innocent  III  renouvelle  en 
sa  faveur  les  bulles  de  ses  prédécesseurs. 
Bérenger  eut  à  lutter  contre  les  albigeois 
qui,  sous  la  conduite  de  Bernard  de  Séri- 
gnan,  s'emparèrent  du  monastère;  il  par- 
vint pourtant  à  les  en  chasser.  Chargé  par 
le  pape  de  détenir  en  dépôt  le  château  de 
Foix,  au  nom  de  l'Eglise  romaine,  le  comte 
Raimond-Roger  lui  donna  un  sauf-conduit 
en  février  1217  &  lui  promit  une  indem- 
nité pour  chaque  semaine  de  garde.  Pierre 
de  Vaux  Cernay  lui  reproche  d'avoir  laissé 
plus  tard  tomber  cette  forteresse  au  pou- 
voir du  comte.  Le  3  mars  1219,  il  transige 
avec  Bernard,  évèque  de  Béziers;  le  4  oc- 
tobre 1229,  avec  Raimonde,  veuve  de  Ber- 
nard de  Sérignan ,  vassal  de  l'abbaye,  dont 
les  biens  avaient  été  confisqués  à  cause 
des  dévastations  qu'il  avait  commises;  la 
même  année,  il  s'accorde  avec  Thédise, 


Note 


NoiB 
108 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


559 


évêque  d'Agde,  au  sujet  de  Bessan.  Il  mou- 
rut peu  après. 

XXI.  Bertrand  I  de  Mornac  eut  à 
disputer  l'abbaye  au  suivant;  il  est  cité 
plusieurs  fois  du  vivant  de  Bérenger;  en 
1234,  il  augmenta  la  pitance  des  religieux 
des  produits  de  la  terre  de  Sérignan. 

XXII.  Salomon  du  Colombier,  qui  lui 
succéda,  était  en  lutte  avec  lui  en  avril 
i23o,  quand  l'évèque  Thédise  lui  reconnut 
le  droit  de  présentation  aux  vicariats  de 
Bessan,  Castelnau,  Saint-Thibéry  &  Flo- 
rensac.  Après  avoir  été  prieur  de  Floren- 
sac,  il  redevint  abbé  après  Bertrand.  En 
1238,  il  termina  des  différends  qu'il  avait 
avec  l'évèque  d'Agde,  Bertrand;  s'appliqua 
à  réparer  les  désastres  de  la  guerre  des 
albigeois,  &  institua  son  anniversaire  le 
27  mai  1249,  moyennant  une  rente  de 
vingt  sous  de  Melgueil.  Son  dernier  acte 
est  une  transaction  de  mai  i25i,  avec  les 
habitants  de  Béziers,  au  sujet  des  leudes 
&  péages  qu'il  en  exigeait. 

XXI II.  Guillaume  IV  Martin  de 
PÉZENAS  jure  obéissance,  en  i25i,  à 
Innocent  IV;  paraît,  en  1253,  dans  une 
transaction  entre  le  chapitre  général  des 
bénédictins  &  quelques  marchands.  Le  8 
septembre  1256,  il  fonda  un  anniversaire 
pour  lui  &  sa  famille. 

XXIV.  Bermond  {d'Andu'{e?)i  prieur  de 
Sommières,  confirmé  par  l'évèque  d'Agde, 
en  mars  1257.  L'année  suivante,  il  fit  une 
association  spirituelle  avec  l'abbaye  de 
Castres.  En  1273,  il  reconnaît  tenir  en 
fief  du  roi  la  ville  de  Saint-Thibéry,  avec 
haute,  moyenne  &  basse  justice.  En  1274, 
Jacques,  roi  d'Aragon,  lui  permet  d'acheter 
une  maison  à  Montpellier  &  d'y  vendre 
chaque  année  cinq  cents  setiers  de  blé, 
sans  payer  de  droits.  En  1285,  il  fit  un 
accord  avec  les  religieux. 

XXV.  AdÉmAR  II  achète  une  maison  à 
Montpellier,  en  1287,  avec  la  permission 
du  roi  de  Majorque;  il  vivait  encore  en 
1290. 

XXVI.  Guillaume  V  de  Canillac, 
religieux  à  Aniane,  puis  abbé  de  Saint- 
Thibéry,  de  1291  à  1296. 

XXVII.  Bérenger  IV  Raimond,  élu 
en  1297,  adhère  en  juillet  i3o3  à  l'appel 
interjeté  par  le  roi  contre  Boniface  VIII. 


XXVIII.  G.;  i3o6. 

XXIX.  Frédol  I  de  La  Vérune  paraît 
en  i3o7  &  i3i6.  —  Un  abbé  de  Saint-Thi- 
béry fut  la  même  année  député  pour  régler 
les  affaires  du  comté  d'Artois;  on  ne  sait  si 
ce  fut  Frédol  ou  le  suivant. 

XXX.  Raimond  II,  nommé  par 
Jean  XXII;  était  abbé  en  juin  i3l6;  rend 
hommage  au  roi  par  procureur,  le  3o  avril 
l3i7;   ©n  ne  sait  ce  qu'il  devint  plus  tard. 

XXXI.  Bertrand  II  était  abbé  en  1324, 
sur  la  nomination  de  Jean  XXII;  il  devint 
évèque  de  Sarlat,  en  i325. 

XXXII.  Ratier  de  Lenac,  prieur  de 
Lautrec,  nommé  abbé  par  le  pape  en  i325; 
vicaire  général  de  l'évèque  de  Castres  en 
i327,  il  devint  abbé  de  Saint-Victor  de 
Marseille  en  i328. 

XXXIII.  Gaillard,  prieur  de  Montfer- 
rat  (diocèse  d'Uzès),  nommé  par  Jean  XXII 
en  1329,  permute  en  i33o  avec  l'abbé  de 
Psalmodi. 

XXXIV.  Frédol  II,  abbé  de  Psalmodi; 
en  i33o,  son  vicaire  général  concède  aux 
habitants  de  la  ville  des  libertés  munici- 
pales; le  10  décembre  1341,  il  leur  ac- 
corde le  privilège  d'avoir  un  four. 

XXXV.  Séguin  d'Authon  se  démit  en 
i36i,  quand  les  religieux,  sur  les  ordres 
d'Innocent  VI,  adoptèrent  une  réforme 
plus  rigoureuse. 

XXXVI.  Pons  d'Afrian,  élu  parles  re- 
ligieux en  i36i,  ne  fut  reconnu  par  le  pape 
Innocent  VI  que  par  condescendance  pour 
ses  vertus  &  sa  piété.  En  1374,  '1  assiste  au 
concile  de  Narbonnô;  en  1389,  à  celui  de 
Saint-Thibéry,  &  reçoit  Charles  VI  à  l'ab- 
baye. Eu  1373,  1376,  1393  &  1402,  il  fut 
président  des  chapitres  de  son  ordre  tenus 
à  Carcassonne.  Il  mourut  en  1402,  laissant 
un  grand  renom  de  piété,  décèle  &  d'hon- 
nêteté. 

XXXVII.  Bernard  II,  pourvu  en  1402 
par  Benoît  XIII,  rend  hommage  au  roi,  par 
procureur,  le  21  août  1404;  envoie  un  pro- 
cureur à  Pise  en  1409,  &  meurt  fort  regretté 
en  1427. 

XXXVIII.  Jean  I  Armand,  nommé  par 
Martin  V  en  1427,  rend  hommage  au  roi 
en  1429.  Il  est  député  pour  diverses  affaires 
par  le  concile  de  Bâle  en  1437,  &  en  1438, 
il  charge  les  évêques  de  Béziers  &  de  Poi- 


NoTE 

io3 


Note 
108 


56o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tiers  &  l'archevêque  de  Narbonne  de  le 
représenter  aux  Etats  de  Bourges.  II  de- 
vint abbé  d'Aiiiane  à  la  fin  de  l'année  1448. 

XXXIX.  Antoine  I  de  Rosène  prête 
serment  au  roi  le  3  février  1446;  il  eut 
avec  ses  moines  des  querelles  qui  furent 
terminées  par  un  arrêt  du  Parlement  de 
Toulouse.  Le  1"  mai  1448,  il  assiste  au 
chapitre  général  des  moines  noirs,  tenu  à 
Carcassonne.  En  1455,  il  permet  l'union 
du  prieuré  de  Galan  au  nouveau  collège  de 
Foix,  fondé  à  Toulouse.  En  i^5j,  il  jette 
les  fondements  de  la  nouvelle  église.  Il 
mourut   le   il   septembre   1464. 

XL.  Jean  II  François  de  Narbonne, 
élu  abbé  par  les  moines,  céda  la  place  au 
suivant,  institué  par  bulle. 

XLI.  Richard, cardinal  de  Saint-Eusèbe, 
abbé  commendataire  pendant  quelques 
mois  par  bulle  de  Paul  II,  en  1464-1463. 

XLII.  Jean  III  de  Corguilleray, 
évêque  de  Lodève,  nommé  par  Paul  II  le 
3  octobre  1465;  il  eut  pour  vicaire  général 
Jean  Dupuy,  plus  tard  abbé;  il  mourut  en 
1488. 

XLIII.  Antoine  II  Guillaume  de 
Clermont,  notaire  apostolique,  archi- 
diacre de  Béziers,  abbé  commendataire  de 
Villemagne  ik  de  Saint-Thibéry  en  1490; 
il  mourut  le  4  juillet  1499. 

XLIV.  Jean  IV  Dupuy,  élu  par  les  moi- 
nes, eut  à  lutter  contre  François-Guillaume 
de  Clermont,  nommé  par  le  pape,  &  contre 
Jean-Michel,  nommé  par  quelques  moines. 
Il  dut  le  chasser  à  main  armée  de  l'église, 
qu'il  avait  occupée  &  dont  il  avait  vendu 
ou  dispersé  les  vases  sacrés  &  les  orne- 
ments sacerdotaux  ;  il  fut  maintenu  en 
possession  par  un  arrêt  du  Parlement  de 
Toulouse  ;  il  releva  les  lieux  réguliers. 
Nommé  en  i9b9  à  l'évêché  d'Alet,  il  re- 
fusa, puis  accepta,  d'après  des  actes  du 
parlement  de  Toulouse  de  i5ii.  Il  était 
encore  abbé  en  1614  &  iSiy.  En  i5i8,  il 
eut  à  lutter  contre  le  Parlement  de  Tou- 
louse, qui  le  mit  en  prison.  Il  mourut  le 
3  juin  i52i. 

XLV.  Gisard  de  Corneillan,  élu  en 
juin  iSii;  on  lui  opposa  Guillaume  de 
Lanjac,  nommé  par  le  roi.  Les  moines 
l'emportèrent,  &  un  arrêt  du  23  février 
i522  les  confirma  dans  leur  droit.  En  i533, 


Gisard  présenta  aux  commissaires  du  roi  le 
recensement  de  ses  biens.  Il  acheva  l'église 
en  i535.  En  l539,  il  était  vicaire  général 
de  l'évêque  de  Saint-Pons,  &  mourut  le 
10  août  1543. 

XLVI.  Jacques  de  Saint-Félix  perçut 
illicitement  les  revenus,  depuis  1548  jus- 
qu'en septembre  1645,  moment  où  il  reçut 
l'absolution  du  Saint-Siége  &  l'investiture 
canonique.  Le  28  janvier  i553,  il  règle  les 
pitances  journalières  des  religieux  &  fixe 
leur  nombre  à  vingt.  Il  mourut  en  février 
i562. 

XLVII.  Louis  de  Flavin,  abbé  com- 
mendataire de  i565  à  i585.  En  i562,  le  mo- 
nastère fut  ruiné  par  les  calvinistes  &  rasé. 
Cet  abbé  n'eut  point  de  successeur  régu- 
lier avant  i6o3.  Pendant  cet  intervalle,  on 
trouve  un  certain  Michel  d'Arles,  qui  s'in- 
titulait abbé  pour  permettre  à  son  patron, 
Jules  de  Montmorency,  de  percevoir  les 
fruits. 

XLVIII.  François  II  Boyer  est  nommé 
abbé  par  une  bulle  du  27  août  i6o3;  il  reçut 
la  bénédiction  abbatiale  le  20  juin  1604; 
il  mourut  à  quatre-vingts  ans,  le  29  août 
1635,  &  fut  enterré  devant  le  grand  autel. 

XLIX.  Maurice  de  Bruslet  d'An- 
DELOT,  nommé  par  bulle  du  16  décembre 
i636,  ne  prit  possession  que  le  12  avril 
1642.  Il  essaya  de  ramener  les  moines  à 
l'observation  de  la  vie  régulière;  ne  pou- 
vant y  parvenir,  il  s'accorda  avec  les  reli- 
gieux réformés  de  Saint-Maur  en  1643,  &  les 
installa  le  12  octobre  1647.  En  i658,  il  eut 
procès  avec  les  habitants  de  Saint-Thibéry; 
en  1679,  il  assista  à  la  pose  de  la  première 
pierre  de  l'église  d'Aniane,  par  le  cardinal- 
abbé  Pierre  de  Bonzy.  Il  s'appliqua  à  res- 
taurer l'église,  à  racheter  les  droits  aliénés, 
à  rétablir  les  lieux  réguliers,  &  mourut  fort 
regretté  en  1698.  —  Pendant  sa  vie,  les  re- 
ligieux entreprirent  à  deux  reprises  diffé- 
rentes des  missions  pour  convertir  les  pro- 
testants du  diocèse  d'Agde  ;  ces  missions 
eurent,  dit-on,  beaucoup  de  résultats;  le 
prieur  de  l'abbaye,  dom  Gabriel  Leoomte, 
se  distingua  principalement  par  son  zèle 
à  Montignac  &  à  Florensac. 

L.  Pierre-Louis  Houdiart,  musicien 
du  roi,  nommé  le  29  mars  1698,  mourut  en 
1703. 


Note 


Note 
loS 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


56 1 


Note 
109 


LI.  Guillaume  VI  Nicolas  de  Paris, 
d'une  famille  de  parlementaires,  abbé  le 
14  août  lyoS,  meurt  le  8  octobre  lySo. 

LII.  Claude  Simonnot,  de  Châlons- 
sur-Saône,  abbé  de  Usserthal,  au  diocèse 
de  Spire,  en  1727,  fut,  à  la  suite  de  procès 
avec  le  baron  de  Sickingen,  transféré  à 
Saint-Thibéry  le  11  novembre  1780  ;  il 
reçut  la  bénédiction  le  19  octobre  1732. 

LUI.  N.  Berton  de  Grillon, chevalier 
de  l'ordre  de  Malte,  maréchal  des  camps 
&  armées  du  roi,  abbé  commendataire  en 
1740;  mort  en  1786.  —  A  partir  de  ce  mo- 
ment, jusqu'en  1790,  l'abbaye  fut  régie  par 
des  économes.  [A.  M.] 


NOTE  CIX 

AJOUTÉE  PAR   LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Saint-André  de  Sorède. 

(Diocèse  d'EIne.) 

L 'abbaye  de  Sorède,  dans  le  Roussillon, 
non  loin  de  CoUioure,  est  d'origine 
carlovingienne.  Un  certain  Miron,  qu'on 
qualifie  d'abbé,  vint,  sous  Louis  le  Pieux, 
résider  dans  le  pays  &  y  fonder  un  monas- 
tère. Après  deux  essais  infructueux,  deux 
tentatives  d'établissement  aux  lieux  ou 
celles  de  Saint-Martin  &  de  Saint-Vincent, 
il  vint  s'installer  à  Sorède,  &  y  éleva  une 
église  dédiée  à  saint  André.  Ce  personnage 
vivait  probablement  vers  820  ou  826;  à  sa 
mort,  il  eut  pour  successeur  Sisegutus,  qui 
obtint  de  Louis  le  Débonnaire,  aux  appro- 
ches de  l'année  836,  un  diplôme  par  lequel 
cet  empereur  prenait  le  couvent  sous  sa 
protection  &  lui  accordait  une  immunité 
pleine  &  entière.  L'acte  fut  rendu  à  la  re- 
quête du  comte  Gaucelin.  Vers  85o,  le 
comte  Suniaire  obtint  de  Charles  le  Chauve 
la  confirmation  de  cet  acte,  en  faveur  du 
nouvel  abbé  Froyslus  ;  le  même  roi  con- 
firma son  premier  diplôme  par  acte  donné 
à  Saint-Denis,  en  février  869. 

L'histoire  de  Sorède  est  assez  obscure, 
faute  de  documents.  On  sait  seulement 
qu'en   1109,  le  monastère,  se   trouvant  à 

IV. 


demi  ruiné,  fut  donné  par  Agnès,  comtesse 
de  Roussillon,  avec  l'assentiment  d'Ermen- 
gaud ,  évéque  d'EIne,  à  l'abbaye  de  la 
Grasse;  la  princesse  promit  en  même  temps 
de  faire  approuver  cette  donation  par  son 
mari,  à  son  retour  de  Palestine.  En  1139, 
le  comte  Gaufred,  son  épouse  Trencavelle, 
&  son  fils  Guirard,  en  confirmèrent  la 
possession  à  la  Grasse,  en  stipulant  que 
l'abbé,  élu  par  les  moines  de  Sorède,  serait 
choisi  parmi  les  religieux  de  la  Grasse, 
sauf  l'abbé  &  le  prieur;  l'abbé  de  la  Grasse 
aurait  droit  de  censure,  &  le  comte  de 
Roussillon  &  l'évêque  d'EIne  pourraient 
formuler  leur  avis.  Cette  union  dura.  Des 
bulles  des  papes  Gélase  II,  Callixte  II  & 
Grégoire  IX  nous  montrent  l'abbaye  de 
la  Grasse  possédant  Sorède  en  1118,  1119, 
&  1228.  Un  grand  nombre  d'abbés  furent, 
aux  treizième  &  quatorzième  siècles,  choi- 
sis parmi  les  moines  de  la  Grasse,  &  en 
1288  nous  voyons  encore  les  religieux  de 
Sorède  demander  à  l'abbé  de  ce  monastère 
la  confirmation  de  l'élection  faite  par  eux. 
Le  dernier  moine  de  la  Grasse,  que  l'on 
sache  avoir  été  abbé  à  Sorède,  est  Ar- 
naud II,  en  i36i. 

L'abbaye  de  Sorède,  qui  au  moyen  âge 
avait  été  en  communauté  de  prières  avec 
Cassan,  déclina  promptement,  &  en  1592, 
sur  la  demande  de  Philippe  II, Clément  VIII 
l'unit  à  celle  d'Arles,  sa  voisine;  en  1722, 
celle-ci  fut  à  son  tour  unie  à  la  cathédrale 
de  Perpignan. 

Abbés  de  Sorède. 

I.  Miron,  fondateur  du  monastère, 
vivait  dans  les  trente  premières  années  du 
neuvième  siècle;  quelques  auteurs  l'ont 
placé  vers  814. 

II.  Sisegutus,  successeur  du  précé- 
dent, obtint,  vers  836,  un  diplôme  de  Louis 
le  Pieux,  à  la  demande  du  comte  Gau- 
celin. 

III.  Froiselus  ou  Froyslus  obtint  de 
Charles  le  Chauve,  vers  85o,  la  confirma- 
tion du  diplôme  de  son  père. 

IV.  Jean  I  obtint,  en  869,  des  lettres  de 
protection  du  même  prince. 

V.  Addala  est  mentionné  dans  une 
charte  du  cartulaire  d'EIne,  datée  de  la 

36 


Note 


Note 
109 


j6: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


troisième   année   du   rSgne   de  Charles  le 
Simple  (901). 

VI.  Savu.A  ou  Sanila,  mentionné  dans 
une  charte  de  1016. 

VII.  Raimond  I  assiste,  le  i5  novembre 
1046,  à  la  dédicace  de  l'église  d'Arles,  à 
laquelle  prit  part  Guillaume,  comte  de 
Pailhas.  En  io53,  il  transige  avec  Béren- 
ger,  évèque  d'Elne.  Sa  vie  se  prolongea 
jusqu'en  io58,  si  l'on  rapporte  à  cette 
année  la  dédicace  de  la  cathédrale  d'Elne, 
que  quelques  auteurs  attribuent  à  l'année 
io53. 

VIII.  Bauzo  souscrivit,  en  io63,  un  di- 
plôme du  roi  Ramire,  accordé  à  l'église 
d'Huesca,  pendant  le  concile  de  Jacca. 

IX.  Pons  I  Arnaud,  devenu  abbé  en 
II 10,  assista,  en  11 14,  à  un  jugement  d'é- 
vêques  pour  Cuxa  ;  le  17  octobre  1121, 
l'église  du  monastère  est  consacrée  en  sa 
présence  par  Pierre,  évèque  d'Elne  ;  il  était 
encore  abbé  en  1140  &  ii43,  années  où 
il  reçut  diverses  donations  du  comte  de 
Roussillon,  Gaufred  &  de  sa  femme  Tren- 
cavelle. 

X.  Pierre  I  assiste  au  serment  prêté,  le 
8  mai  1164,  par  les  exécuteurs  testamen- 
taires de  Gaufred,  comte  de  Roussillon. 
Il  paraît,  en  juillet  11 72,  dans  un  acte  de 
Girard,  comte  de  Roussillon;  en  1175,  il 
est  mentionné  dans  la  sentence  rendue 
entre  Arnaud  de  Castel-Roussillon  &  l'abbé 
de  la  Grasse. 

XI.  Guillaume-Bertrand  obtient,  en 
1188,  un  diplôme  d'Alphonse  d'Aragon;  en 
1 192,  il  assiste  à  un  échange  entre  ce  prince 
&  l'abbé  de  la  Grasse. 

XII.  R.,  abbé  en  1201. 

XIII.  Xatmar,  ailleurs  ACATMEIRUS, 
paraît  dès  le  10  janvier  1206;  assiste,  en 
1207,  au  serm"ent  prêté  par  Guillaume, 
vicomte  de  Castelnau  ,  à  Bernard  ,  abbé  de 
la  Grasse. 

XIV.  Bernard  I  de  Tulujes.  Le  10 
avril  1222,  Nunez  Sanche,  seigneur  de 
Roussillon,  Confiant  &  Valespir,  lui  con- 
firme la  donation  d'une  certaine  Agnès 
Baron,  en  stipulant  que  le  monastère  en- 
tretiendrait un  prêtre  séculier  qui  prierait 
jîerpétuellement  pour  lui.  Le  même  prince 
accorda  à  cet  abbé  divers  privilèges  en 
1225.  En   1226,  Bernard  est  arbitre  entre 


l'abbé  de  la  Grasse,  Perrière,  fille  de  Rai- 
mond de  Saint-Félix,  &  Guillaume  de  Vil- 
lelongue.  Il  paraît  encore  en  i23o  &  1240 
dans  différents  actes  des  abbés  de  la  Grasse. 

XV.  Raimond  II  était  moine  de  la 
Grasse  en  1256,  lors  de  l'élection  de  l'abbé 
de  la  Grasse  Bérenger.  Il  fut  à  la  fois  pro- 
cureur de  ce  monastère  &  abbé  de  Sorède 
de  1258  à  1267.  A  cette  dernière  date,  Jac- 
ques, roi  d'Aragon,  lui  fit  restituer  diffé- 
rentes localités. 

XVI.  Pierre  II  Carbonnier,  moine 
de  la  Grasse  &  prieur  de  Parazols  ;  un 
moine  de  Sorède  vint  notifier  son  élection 
au  chapitre  de  la  Grasse  en  mars  1271. 
Pierre  mourut  en  1287. 

XVII.  Pons  II  du  Puy,  moine  &  infir- 
mier de  la  Grasse,  fut  élu  abbé  en  1288, 
confirmé  par  Auger,  abbé  de  la  Grasse,  la 
même  année,  en  janvier.  Il  paraît  jusqu'en 
juin  1297. 

XVIII.  Bernard  II  paraît,  en  octobre 
1299,  à  une  sentence  rendue  par  Jacques, 
roi  d'Aragon,  en  faveur  de  la  Grasse;  il 
est  abbé  de  i3o2  à  i3i7;  peu  après,  Béren- 
ger, évèque  d'Elne,  lui  enleva  l'adminis- 
tration du  monastère  dont  il  avait  dila- 
pidé les  biens. 

XIX.  Arnaud  I  d'Alion,  moine  de  la 
Grasse,  prieur  de  Saint-Martin  d'Alfegar  à 
Saragosse;  il  fut  élu  par  la  communauté 
de  la  Grasse  &  installé  par  Bérenger,  évè- 
que d'Elne,  le  16  juillet  i3i8  ou  1319. 

XX.  Bernard  III,  le  même  peut  être 
que  Bernard  II;  il  paraît  en  i323,  &  le 
7  mai  1324;  à  cette  dernière  date,  Guil- 
laume, abbé  de  la  Grasse,  lui  confirma  à 
lui  &  à  ses  douze  moines  les  dons  de  ses 
prédécesseurs.  On  le  trouve  encore  en 
i338  &  1339. 

XXI.  Bertrand  paraît  de  1840  à  i35i; 
il  mourut  la  troisième  année  du  pontificat 
d'Innocent  VI,  en  i355. 

XXII.  Arnaud  II,  moine  &  sacristain 
de  la  Grasse,  puis  abbé  de  Sorède.  Men- 
tionné en  mai  i36i,  il  assiste  en  i38o  à  la 
publication  des  constitutions  de  Raimond, 
évèque  d'Elne;   il  paraît  encore  en   i3Sl.~ 

XXIII.  Jacques  I  souscrivit  une  charte 
avec  six  moines,  le  22  février  1391  (1392). 

XXIV.  Jean   II  paraît  en   1401   &  1430. 

XXV.  Antoine  Cèlera,  1445  &  1446. 


Note 
109 


Note 
lop 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


563 


Note 

I  lO 


XXVI.  Jean  III,  i6  avril  1461. 

XXVII.  Balan,  1474. 

XXVIII.  Jacques  II  Baller  ou  Bel- 
LERO,  décembre  1481  &  1482. 

XXIX.  Antoine  de  Narbonne,  moine, 
procureur  de  l'abbé  d'Aiiiane,  était  abbé 
de  Sorède  en  1492  ;  devient  abbé  d'Aniane 
le  22  février  1494. 

XXX.  Michel  Marti,  chanoine  d'Elne, 
vicaire  général  de  l'évêque  de  cette  ville, 
aumônier  de  Charles-Quint,  abbé  com- 
mendataire  le  17  octobre  iSpy;  eut  pour 
compétiteur  un  moine  d'Arles,  Pierre  Sas- 
tre,  qui  s'intitule  abbé  en  i5i5  &  i5i6; 
Michel  l'était  encore  en  iSiç. 

XXXI.  Jean  IV  de  Salaye,  originaire 
du  diocèse  de  Valence,  docteur  en  théo- 
logie de  la  faculté  de  Paris,  abbé  commen- 
dataire  le  24  février  1345. 

XXXII.  Onofrio  GigentA,  d'abord 
abbé  de  Saint-Geniès  &  de  Sainte-Marie 
d'Aspiran,  désigné  par  le  roi  d'Espagne 
en  iSSç. 

En  1592,  l'abbaye  de  Sorède  fut  unie  à 
celle  d'Arles  &  suivit  dès  lors  toutes  ses 
vicissitudes.  [A.  M.] 


NOTE  ex 

AJOUTÉE  PAR  LES  KOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Notre-Dame  de  Quarante. 

(Diocèse  de  Narbonne.) 

L'abbaye  de  Quarante  était  située  dans 
le  diocèse  de  Narbonne,  à  trois  lieues 
de  cette  ville  vers  le  nord,  sur  les  limites 
de  l'évêché  de  Saint-Pons.  Elle  ne  remonte 
pas  plus  haut  que  le  commencement  du 
dixième  siècle;  néanmoins  il  existait  au- 
paravant dans  ce  lieu  une  église,  dédiée  à 
Notre-Dame.  Ainsi  on  voit  par  les  actes  du 
concile  d'Azillan,  convoqué  le  i3  juin  902, 
que  Tetbaldus  était  curé  de  Notre-Dame 
de  Vie  ou  de  Quarante,  &  qu'il  s'opposait 
à  ce  que  son  église  fût  soumise  à  celle  de 
Sainte-Eulalie  de  Crusy.  L'abbaye  de  No- 
tre-Dame de  Quarante    est  encore  citée. 


en  961,  dans  le  testament  de  Raimond  I, 
comte  de  Rouergue  &  marquis  de  Gothie, 
parmi  les  églises  cathédrales  ou  abba- 
tiales auxquelles  ce  prince  fit  des  libérali- 
tés. Ermengaud,  archevêque  de  Narbonne, 
dédia  l'église  de  Notre-Dame  en  982.  Un 
acte  de  990  apprend  que  l'abbaye  était 
alors  desservie  par  dés  chanoines  réguliers, 
qui  vivaient  en  commun;  ces  chanoines 
embrassèrent  la  règle  de  Saint-Augustin 
au  onzième  siècle;  ils  étaient  gouvernés 
par  un  abbé. 

La  liste  des  abbés  que  nous  donnons 
ci-dessous  est  loin  d'être  complète,  ce  qui 
tient  à  la  pénurie  des  archives  de  l'abbaye. 
Dom  Estiennot'  signale  quelques  abbés, 
auxquels  on  ne  peut  assigner  de  rang;  ce 
sont  : 

B.  Piano,  dont  le  nécrologe  de  Qua- 
rante place  la  mort  au  3  novembre; 

Ebrard,  dont  le  nécrologe  de  Cassai! 
indique  la  mort  au  14  avril  ; 

Sévère,  dont  le  même  nécrologe  fixe 
le  jour  de  la  mort  au  22  avril. 

Abbés  de  Quarante, 

I.  BéRENGER  I  était  abbé  en  1027,  sui- 
vant les  auteurs  du  GalUa  Christiana. 

II.  RlCUiN  était  abbé  de  Quarante, 
lorsque  Guillaume-Aribert  se  fit  religieux 
&  se  donna  comme  chanoine,  en  1087,  à 
cette  abbayç. 

III.  Matfred  paraît  avoir  été  abbé  en 
1063  &  en  1067. 

IV.  Raimond  I  Udalger  gouvernait 
l'abbaye  en  1089  &  1090.  Il  assista,  avec  le 
titre  d'abbé,  le  20  mars  1091,  au  concile 
de  Narbonne.  C'est  peut-être  le  même 
Raimond  dont  il  est  fait  mention  dans 
les  années  1126  &  ii3i.  Le  nécrologe  de 
Saint-Nazaire  de  Carcassonne  porte  :  «  Le 
12  des  calendes  de  septembre  (21  août), 
mourut  Raimond-Udalger,  de  vénérable 
mémoire,  clerc  de  notre  congrégation  & 
abbé  de  Quarante.  » 

V.  RiCHiN  ou  Richer  reçut  du  pape 
Innocent  II,  le  11  novembre  ii36,  une 
bulle  de  protection  &  de  confirmation  des 
privilèges    de   son   abjjaye.  Le  26  janvier 

'  Fragmenta,  t.  8. 


Note 
I  lo 


Note 
1  lo 


564. 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 


1154,  Guillaume,  vicomte  de  Minerve,  & 
Ermengarde,  sa  femme,  firent  plusieurs 
donations  à  cet  abbé. 

VI.  Raimond  II  est  connu  par  les  let- 
tres confirmatives  d'un  acte  d'échange,  fait 
entre  Ricuin,  son  prédécesseur,  &  le  cha- 
pitre de  Narbonne,  données  le  3i  mars 
1164  par  Hyacinthe,  cardinal-diacre,  &  lé- 
gat du  Saint-Siège. 

VII.  Pierre  I  siégeait  en  1169  &  1164. 

VIII.  Bernard  I  est  mentionné  comme 
abbé  de  Quarante,  dans  un  acte  de  l'abbaye 
de  Fontfroide  de  iiyS. 

IX.  Pierre  II  obtint,  en  1180,  une  sen- 
tence contre  Adéla'ide,  épouse  de  Bérenger 
de  Montseret;  il  vécut  jusqu'en  1197. 

X.  Guillaume  I  était  grand  prieur  de 
Notre-Dame  de  Saragosse  lorsqu'il  fut  élu 
abbé  de  Quarante.  Il  fit  contracter,  en 
1197,  une  association  de  prières  &  de  bon- 
nes œuvres  entre  les  deux  abbayes. 

XI.  Benoit  fut  élu  abbé  la  même  année. 
Le  chapitre  de  la  métropole  n'ayant  pas 
voulu  confirmer  son  élection  pendant  l'ab- 
sence de  l'archevêque,  il  se  pourvut  devant 
ce  prélat  ,  qui  ordonna  une  nouvelle 
assemblée  capitulaire  en  présence  des  cha- 
noines. Après  cette  soumission,  Bérenger 
de  Motien,  archidiacre,  confirma  l'élection 
au  nom  du  primat. 

XII.  BÉRENGER  II  de  Motien  devint 
abbé  de  Quarante  en  1204. 

XIII.  Pierre  III  Leblant  était  abbé 
en  1207;  il  en  avait  encore  le  titre  en 
I2i5,  selon  dom  Estiennot;  mais  il  devait 
alors  avoir  résigné  ses  fonctions. 

XIV.  Bérenger  III  de  Seillan  était 
déjà  abbé  en  I2i3.  Le  vicomte  Aymeri  lui 
confirma,  en  I2i5,  la  donation  que  la  vi- 
comtesse Ermengarde  avait  faite  précédem- 
ment à  l'abbé  Pierre.  Il  est  encore  fait 
mention  de  cet  abbé,  en  1284  &  1236.  Sa 
mort  est  indiquée,  dans  le  nécrologe  de 
l'abbaye,  au  19  décembre. 

XV.  Guillaume  II  fut  présent,  le 
19  avril  1238,  au  testament  de  Pierre,  mé- 
tropolitain de  Narbonne. 

XVI.  Bernard  II  du  Pas  était  abbé 
en   1239. 

XVII.  Guillaume  III  de  Saint-Pierre 
est  cité,  en  1242  &  1246,  dans  plusieurs 
lettres  des  inquisiteurs  adressées  au  Pape. 


Il    est   nommé    en   i255  pour  la  dernière 
fois.  Le  nécrologe  place  sa  mort  au  3  avril. 

XVIII.  Bérard  reçoit,  en  1260,  l'hom- 
mage de  Raimond-Bernard  de  Crusi.  Il  fit 
un  échange,  le  21  mars  1262,  avec  Rai- 
mond-Guillaume,  commandeur  de  la  mai- 
son hospitalière  de  Capestang. 

XIX.  Richard  termina,  le  i3  juin  1265, 
une  contestation  entre  Raimond  de  Fi- 
guière,  abbé  de  Saint-Chinian,  &  Rai- 
mond de  Sales,  seigneur  de  Villespassans, 
concernant  les  limites  qui  devaient  les 
séparer. 

XX.  Bernard  III  d'Alquier  est  cité 
comme  abbé,  en  1268,  par  l'ancien  GalUa 
Chrîstiana.  En  1269,  il  promit  obéissance  à 
Maurin,  archevêque  de  Narbonne,  &  mou- 
rut le  20  août. 

XXI.  Bernard  IV  de  Nissan,  élu  abbé 
en  1272,  s'excusa  de  ne  pouvoir  assister  au 
concile  de  la  province,  convoqué  en  1277. 
Il  forma,  en  1280,  une  association  de 
prières  avec  les  chanoines  de  Pamiers  & 
de  Cassan. 

XXII.  Bernard  V  Salvador  institua, 
en  1283,  un  office  complet,  le  premier 
lundi  d'après  la  fête  de  Saint-Michel,  pour 
tous  les  abbés  décédés. 

XXIII.  Ermengaud,  qui  exerçait  l'of- 
fice de  maître  des  œuvres  du  monastère, 
fut  nommé,  en  1288,  abbé  de  Quarante  par 
suite  de  la  contrainte  exercée  sur  les  cha- 
noines par  les  habitants  du  bourg. 

XXIV.  Pierre  IV  promulgua  des  règle- 
ments en  1297. 

XXV.  Bernard  VI  était  abbé  en  i3o3. 

XXVI.  Pierre  V  fit,  en  i3o3,  un  accord 
avec  les  consuls  du  lieu.  Sa  mort  est  indi- 
quée, dans  le  nécrologe,  au  18  mai  i3i3. 

XXVII.  Jacques  I  Gondolin  prêta  ser- 
ment d'obéissance,  en  i3i3,  aux  vicaires 
généraux  de  Bernard,  archevêque  de  Nar- 
bonne. Il  mourut  le  19  mars  1324. 

XXVIII.  Arnaud  Salvador  fut  élu  le 
21  mars  1324,  &  confirmé  par  les  vicaires 
généraux  du  métropolitain;  il  décéda  le 
16  juillet  1328. 

XXIX.  Pons  d'Aurenc,  chambrier  du 
monastère,  fut  proclamé  abbé  &  confirmé 
par  l'archevêque  Bernard,  en  i328.  Il  mou- 
rut le  12  janvier  i337. 

XXX.  Roger  fut  sommé  par  son  cha- 


Note 
I  lo 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


565 


pitre  de  rédiger  un  règlement  pour  la 
nourriture  ordinaire  des  chanoines;  il  était 
docteur  en  droit.  Le  nécrologe  marque  sa 
mort  au  2  juillet  1348. 

XXXI.  Bernard  VII  de  Mesenchère, 
prieur  d'Olargue,  succéda  à  Roger  &  re- 
çut, en  1848,  son  institution  du  pape 
Clément  VI.  Il  est  qualifié  de  professeur 
&  maître  en  Ecriture  sainte,  dans  le  né- 
crologe qui  place  le  jour  de  sa  mort  au 
9  juin  1357. 

XXXII.  Pierre  VI  de  Mesenchère, 
prieur  de  Murât,  au  diocèse  de  Castres, 
est  dit  abbé  de  Quarante  dans  une  bulle 
d'Innocent  VI,  en  i357.  Il  mourut  le 
1"  septembre  i36i. 

XXXIII.  Etienne  I  de  Tripière  sié- 
geait en  i368.  Il  assista,  au  mois  d'avril 
l374,  au  concile  provincial  de  la  province 
de  Narbonne,  &  décéda  le  16  juin  1379. 

XXXIV.  Vincent  de  Siran,  bachelier 
en  droit,  ne  jouit  pas  longtemps  de  son 
titre.  Il  mourut  le  i3  septembre  i38o. 

XXXV.  Jacques  II  était  abbé  en  i383, 
1892  &  1401.  Il  envoya  un  représentant 
au  concile  de  Pise  en  1409. 

XXXVI.  Jean  I  Isarn  mourut  le  10  juin 
1413. 

XXXVII.  Raimond  III  DE  Fabrègue 
était  abbé  en  1413.  Il  plaida,  en  1426, 
contre  le  procureur  de  l'archevêque  de 
Narbonne,  qui  l'avait  privé  pendant  six  ans 
de  la  jouissance  de  son  abbaye,  sous  pré- 
texte de  dissipation.  Il  fut  réintégré  dans 
ses  droits,  puisqu'il  s'excusa,  en  sa  qualité 
d'abbé,  de  n'avoir  pas  assisté,  en  1480,  au 
concile  de  Narbonne. 

XXXVIII.  Guillaume  IV  de  Saint- 
Maurice,  qui  était  parvenu  à  une  extrême 
vieillesse,  abdiqua  en  1459,  en  faveur  du 
suivant. 

XXXIX.  Gérard  ou  Guiraud  de 
Saint -Maurice,  religieux  de  Cluny, 
prieur  de  Mazières  &  de  Sédillac,  fut  élu 
abbé,  en  1459,  sur  la  démission  de  Guil- 
laume; il  obtint,  en  1474,  une  bulle  du 
pape  Paul  II,  frappant  d'excommunication 
les  usurpateurs  des  biens  de  son  abbaye. 
Il  vivait  encore  en  1476. 

XL.  Geoffroi,  licencié  en  droit,  jura, 
lors  de  sa  prise  de  possession,  en  1481,  de 
maintenir  les  droits  de  l'abbaye;  il  en  con- 


firma la  même  année  les  anciens  statuts  & 
règlements. 

XLI.  Henrx-Geoffroi,  chanoine  d'Albi, 
fut  pourvu  en  commende  de  l'abbaye  de 
Notre-Dame  de  Quarante,  le  18  janvier 
1482.  Il  en  jouit  jusqu'en  1490. 

XLII.  Jean  II  du  Mesnil,  conseiller 
du  roi,  fut  le  second  abbé  commendataire 
de  Quarante.  Le  roi  lui  fit  payer,  le  16  mai 
14971,  la  somme  de  soixante  francs  tournois 
pour  un  voyage  qu'il  avait  fait  par  son 
ordre  de  Rouen  à  Lyon;  il  est  encore  cité 
en  i5o4. 

XLIII.  Raimond  IV  était  abbé  en  i5o8. 

XLIV.  Robert  de  Coquebourne  , 
évéque  de  Rochester ,  trésorier  de  la 
Sainte-Chapelle  de  Paris,  avait  l'adminis- 
tration de  l'abbaye  en  l5l7  &  l522. 

XLV.  Guillaume  V  de  laVolpillère 
était  en  même  temps  abbé  de  Quarante  & 
de  Saint-André  de  Clermont,  &  chanoine 
de  l'église  cathédrale  de  cette  ville.  Il  mou- 
rut le  19  juillet  1529. 

XLVI.  Claude  d'Oraison  jouissait  de 
la  commende  en  i53o.  Il  fut  nommé  évé- 
que de  Castres  le  20  août  i55i,  après  la 
mort  d'Antoine  de  Vesc. 

XLV II.  Blaise  Cistel,  prévôt  de 
l'église  de  Clermont,  avait  l'administration 
de  l'abbaye  de  Quarante  en  i553. 

XLVIII.  Pierre  VII  de  Briniac  fut 
commendataire  en  1564  &  en  i565. 

Les  seigneurs  de  la  Jugie  de  Rieux  joui- 
rent des  fruits  de  la  mense  abbatiale  de- 
puis i565  jusqu'en  i6o3. 

XLIX.  Pierre  VIII  Redon  fut  pourvu 
de  la  commende  en  i6o3,  &  mourut  en 
1606,  à  l'âge  de  vingt-trois  ans. 

L.  Balthazar  de  Thésan  de  Saint- 
Geniès  était  abbé  en  1606. 

LI.  Jean  III  Antoine  de  Thésan  de 
Saint-GenièS  était  abbé  en  1621. 

LU.  Barthélemi  de  Renouard,  ar- 
chidiacre de  Narbonne,  abbé  en  i636. 

LUI.  Louis  de  La  Vergne  de  Mon- 
TENARD  de  Tressan,  évêque  de  Vabre, 
&  ensuite  du  Mans,  abbé  de  Quarante  en 
1668  &  en  1670. 

LIV.  Anne  Tristan  de  la  Beaume  la 
SuZE,  abbé  en  1672,  puis  évêque  de  Tar- 
bes,  de  Saint-Omer,  &  enfin  archevêque 
d'Auch  en  1692  ;  mourut  le  24  mars  lyoS. 


Note 
I  10 


Note 

I  10 


566 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
1 1  I 


LV.  Antoine  de  Renouard,  archi- 
diacre de  Narbonne  &  abbé  de  Quarante 
en  1686. 

LVI.  Etienne  II  Antoine  de  Jouan, 
de  Paris,  abbé  le  11  avril  1705  j  mourut 
en  1763. 

LVII.  N.  DE  Boussanelle  fut  nommé 
par  le  roi  en  1763. 

LVI II.  François  Gain  de  Monta- 
GNAC,  né  le  6  juin  1744,  fut  nommé  à  l'ab- 
baye de  Quarante,  en  1768  ,  &  sacré  évêque 
de  Tarbes  le  20  octobre  1782.  [E.  M.] 


NOTE  CXI 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Eglise  de  Vabre. 

(Abbaye  érigée  en  évèché  en  iSiy.) 

PARMI  les  monastères  d'Aquitaine,  dans 
lesquels  l'invasion  normande  vint  por- 
ter le  trouble  &  la  désolation,  l'un  des  plus 
éprouvés  fut  celui  de  Paunat,  en  Périgord. 
L'irrégularité  s'y  introduisit,  &  l'abbé 
Adalgise  résolut  de  chercher  un  lieu  plus 
propice  au  travail  &  à  la  méditation.  Il 
s'adressa  à  Raimond,  comte  &  marquis  de 
Toulouse,  qui,  par  un  acte  du  3  novembre 
863,  lui  céda  le  lieu  de  Vabre,  en  Rouer- 
gue,  avec  un  certain  nombre  d'églises,  de 
vUlages  &  de  serfs;  le  monastère  fut  dédié 
au  Saint-Sauveur,  à  la  Vierge  &  à  saint 
Denis,  martyr;  le  choix  de  l'abbé  fut  laissé 
à  l'élection  des  moines  &  leurs  biens  joui- 
rent d'une  entière  immunité.. L'année  sui- 
vante, Raimond  faisait  confirmer  ses  dona- 
tions par  Charles  le  Chauve;  le  même  roi 
accorda  à  Bernard,  fils  de  Raimond,  comte 
&  marquis,  une  nouvelle  confirmation 
e^i  870.  La  famille  de  Raimond  conserva 
sa  protection  à  ce  monastère;  en  865, 
puis  en  883,  la  comtesse  Berteiz  &  ses  fils, 
Bernard  &  Eudes,  lui  firent  de  grandes  & 
importantes  donations. 

Sous  les  abbés  suivants,  le  monastère  ac- 
quit un  grand  renom  de  sainteté  ;  c'est  là 
que  saint  Géraud  vint  chercher  des  moines 
pour  peupler  Aurillac.  Un  grand  nombre 


de  prieurés  furent  créés  aux  environs;  en- 
tre autres  celui  de  Nant  qui,  fondé  en  926, 
devint  abbaye  en  ii35  &  ne  fut  affranchi 
de  la  sujétion  de  Vabre  qu'en  i366;  celui 
de  la  Vergne,  fondé  en  944,  celui  de  Saint- 
Marcel,  en  985  :  toutes  ces  possessions  lui 
furent  confirmées  par  Pascal  II,  en  avril 
1 116,  moyennant  une  redevance  annuelle 
d'un  sou  d'or,  payable  à  Latran. 

Mais  avec  le  temps  cette  prospérité  s'éva- 
nouit :  dans  la  première  moitié  du  onzième 
siècle,  le  monastère  n'avait  plus  d'habi- 
tants &  tombait  en  ruines;  la  régularité 
n'existait  plus.  Pour  remédier  à  ce  fâcheux 
état  de  choses,  l'évêque  de  Rodez,  Déodat, 
résolut,  en  1062,  de  le  soumettre  à  Saint- 
Victor  de  Marseille,  alors  dans  toute  sa 
])rospérité.  Il  prit  l'avis  du  pape  Nicolas 
&,  avec  l'aide  de  Raimbaud,  archevêque 
d'Arles,  il  exécuta  son  projet.  L'abbé  de 
Saint-Victor  eut  le  droit  d'expulser  les 
moines  irréguKers  &  dut  approuver  l'élec- 
tion de  l'abbé.  Cette  sujétion  fut  confir- 
mée par  les  papes  Grégoire  VII  en  1079, 
Urbain  II  en  1095,  Pascal  II  en  m 3,  In- 
nocent II  en  1x33.  Mais  elle  donna  lieu  à 
de  nombreux  procès  en  1120,  1127,  1154. 
En  vain  Callixte  II,  Eugène  III,  Anas- 
tase  IV  prêchèrent-ils  successivement  l'o- 
béissance aux  abbés  de  Vabre;  jusqu'en 
1235  il  y  eut  des  contestations.  En  1218, 
l'abbé  de  Saint-Victor  fit  la  visite  &  trouva 
l'abbaye  pleine  d'irrégularités  &  d'abus; 
tous  les  biens  du  monastère  étaient  dilapi- 
dés; aidé  par  les  prélats  des  environs,  il  y 
apporta  les  remèdes  qu'il  crut  les  meilleurs, 
sans  pourtant  réussir  dans  tous  ses  projets. 

En  i3i7,  Jean  XXII  affranchit  Vabre  de 
la  juridiction  de  Saint-Victor.  En  effet, 
ce  fut  le  i3  août  i3i7  que  ce  pape  érigea 
l'abbaye  en  évèché;  il  forma  le  nouveau 
diocèse  de  cent  trente  paroisses,  prises 
sur  celui  de  Rodez,  &  leur  donna  le  Tarn 
pour  limite  commune;  trois  abbayes  cister- 
ciennes furent  attribuées  à  Vabre  :  Nant, 
Nonenque  &  Salvanès,  ainsi  que  Beaumont, 
prévôté  de  chanoines  réguliers.  La  commu- 
nauté devint  chapitre  régulier  &  conserva 
la  règle  de  Saint -Benoît.  Le  nombre  des 
chanoines  fut  fixé  plus  tard  à  dix-sept,  plus 
l'évêque;  il  y  eut  trois  dignitaires,  le  pré- 
vôt, l'archidiacre  &  le  chantre.  Mais  les 


Note 
I  I  1 


Note 
1 1  I 


NOTES  -SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


567 


statuts,  édictés  en  1 320  par  le  premier  éyè- 
que,  Pierre  d'Olargue,  avaient  maintenu  le 
nombre  ancien  de  trente  &  un  chanoines 
&  toutes  les  dignités  capitulaires.  Le  cha- 
pitre fut  sécularisé  en  i56i  ,  par  Pie  IV, 
à  la  demande  de  Jacques  de  Corneillan. 
Henri  III  y  consentit  en  iSyS,  &  le  Parle- 
ment enregistra  là  bulle  en  1587. 

L'évêché  deVabre  subsista  jusqu'en  1790J 
à  cette  époque  il  fut  supprimé. 

Ahhés  de  Vabre'. 

I.  AdALGISE  était  abbé  de  Paunat,  en 
Périgord;  chassé  par  les  Normands,  il  ob- 
tint du  comte  de  Toulouse,  Raimond,  Te 
lieu  de  Vabre,  en  Rouergue,  &  y  cons- 
truisit un  monastère  en  863  ;  deux  ans  plus 
tard,  il  reçut  de  Berteiz,  veuve  du  comte, 
d'importantes  donations.  On  ne  sait  au 
juste  quand  il  mourut. 

II.  Rolland,  son  successeur  présumé, 
était  attaché  à  la  famille  du  fondateur.  Il 
s'intitule  clerc  &  filleul  du  comte  Raimond, 
dans  une  donation  au  monastère,  de  no- 
vembre 862  ou  863.  En  janvier  870,  il  lui 
donne  l'église  de  Saint-Vincent  &  Saint- 
Amans  pour  y  entretenir  le  service  divin; 
un  diplôme  de  Charles  le  Chauve,  du 
21  juin  870,  lui  confirma  les  donations 
précédentes. 

III.  Bernard  I  était  abbé,  en  décembre 
875,  quand  Richard  &  sa  femme  Rotrude, 
pour  le  salut  de  leurs  seigneurs,  les  comtes 
&  marquis  Frédelon,  Raimond  &  Bernard, 
donnèrent  au  monastère  différents  lieux 
de  la  viguerie  de  Millau,  entre  autres 
Noaillac.  Il  reçut  aussi,  en  883,  de  la  com- 
tesse Berteiz  &  de  ses  enfants,  le  lieu  & 
l'église  de  Brusque,  en  Rouergue. 

IV.  Agio  ou  Aigo,  que  l'on  a,  sans  rai- 
son plausible,  identifié  avec  l'archevêque 
de  Narbonne  de  ce  nom  ,  qui  vivait  quel- 
ques années  plus  tard,  reçoit  en  910,  de 
son  oncle  Aimeradus,  la  ville  &  l'église  de 
Montagu,  en  Rouergue.  Il  écrivit  la  rela- 
tion de  la  fondation  du  monastère. 

V.  Frédelon,  fils  d'Amblard  &  de  Sé- 

'  Cette  liste  a  éli  dressée  tant  avec  le  Gallia  Chris- 
tiana^  qu'avec  les  pièces  contenues  dans  le  tome  148 
de  la  collection  Doat,  à  la  Bibliothèque  nationale. 


negonde,  était  abbé  en  916;  ses  parents 
font  diverses  donations  à  l'abbaye  en  916 
&  922;  en  février  926,  il  reçoit  de  Bernard 
&  de  sa  femme  Udalgarde  le  Ueu  de  Nant, 
en  Rouergue,  pour  y  fonder  un  prieuré; 
en  929,  il  fait  diverses  fondations  dans  son 
église.  En  934,  il  fait  un  échange  avec  le 
comte  de  Rouergue,  Ermengaud,  &  vers  la 
même  époque,  avant  936,  il  conclut  avec 
lui  &  son  fils  une  nouvelle  transaction. 

VI.  AcFRED  I  reçut  une  donation  la  pre- 
mière année  du  règne  de  Louis  d'Outre- 
mer (936-937). 

VII.  Ramnulfe  était  abbé  dès  938,  an- 
née où  il  fait  un  échange  avec  le  vicomte 
Bernard  ;  il  paraît  en  942,  année  où  il  re- 
çoit du  diacre  Hugues  différents  biens  sur 
le  Tarn.  En  944,  il  reçoit  le  lieu  de  la  Ver- 
gne  pour  y  établir  un  monastère;  en  mai 

948,  l'église  de  Confolens;  en  septembre 

949,  celle  de  Saint-Cir;  en  956  enfin,  celle 
de  Saint-Eugène. 

VIII.  AcFRED  II  était  abbé  sous  le  règne 
de  Lothaire,  avant  985  ;  il  reçut  de  Saluster 
le  lieu  de  Feretum  pour  y  construire  un 
monastère. 

IX.  Bernard  II,  qui  lui  succéda  peut- 
être,  est  mal  à  propos  identifié  avec  le  sui- 
vant par  le  Gallia.  Il  reçut  un  grand  nom- 
bre de  donations,  régnante  Domino  nostro 
Jesu  Christo  ;  les  chartes  ainsi  datées  se 
rapportent  certainement  au  dixième  siècle 
&  sont  probablement  des  premières  années 
du  règne  de  Hugues  Capet,  qui  ne  fut  que 
difficilement  reconnu  dans  le  Midi. 

X.  Bernard  III,  que  nous  trouvons 
après  une  lacune  de  soixante-dix  ans,  re- 
çoit, en  1060,  l'église  de  Saint-Privat;  en 
1062,  Deusdet,  évêque  de  Rodez,  soumet 
l'abbaye  à  Saint-Victor  de  Marseille;  en 
1066,  Bernard  souscrit  la  donation  de  l'ab- 
baye de  Saint-Gilles,  faite  à  Cluny,  par 
la  comtesse  Almodis  &  son  fils  Raimond, 
comte  de  Rouergue. 

XI.  Hugues  reçut,  en  1082,  de  Bernard 
de  Combret  &  de  ses  fils,  un  certain  nom- 
bre d'églises.  Il  reçut  encore  de  nombreu- 
ses donations,  datées  seulement  du  règne 
de  Philippe,  entre  autres  celles  d'Arnaud 
de  la  Tour. 

XII.  André,  auquel,  en  11 16,  divers 
seigneurs   restituent  plusieurs  églises.  La 


NOTB 
I  I  1 


Note 
1 1 1 


568 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


même  année,  il  obtint  une  bulle  du  pape 
Pascal  II. 

XIII.  RiGAUD  eut  avec  l'abbé  de  Saint- 
Victor,  son  supérieur,  des  querelles  vio- 
lentes, apaisées  en  1127  par  Aton,  arche- 
vêque d'Arles,  &  Adémar,  évêque  de  Rodez. 

XIV.  Pierre  I  fit  successivement  deux 
donations  aux  moines  de  Salvanès,  en  1146 
&  1148;  en  ii54,  le  pape  Anastase  lui  en- 
voya une  bulle,  l'engageant  à  obéir  mieux 
que  par  le  passé  à  l'abbé  de  Saint-Victor. 

XV.  Guillaume  paraît  dans  une  charte 
de  Salvanès  de  1159. 

XVI.  Arnaud,  la  même  année,  donne  à 
ce  monastère  ses  possessions  à  la  Lande; 
en  1162,  il  lui  fait  une  nouvelle  donation 
avec  l'assentiment  de  ses  moines. 

XVII.  GÉRAUD,  connu  par  iin2  donation 
d'Adémar  du  Breuil  de  1177. 

XVIII.  Adémar  fit,  en  1190,  un  échange 
avec  Belissende,  prieure  de  Nonenque. 

XIX.  Bernard  IV  d'Arles  fait,  en  1 195, 
une  vente  à  Bérenger,  abbé  de  Villemagne. 

XX.  P.  avait  été  abbé  avant  1218,  d'après 
le  procès-verbal  de  la  visite  du  monastère 
par  l'abbé  de  Saint-Victor;  il  avait  même 
commis  de  nombreuses  irrégularités  &  plu- 
sieurs détournements. 

XXI.  Raimond  I  était  abbé  en  1220. 

XXII.  Pierre  II  de  Prouille  eut, 
avec  l'abbé  de  Saint-Victor,  des  différends 
apaisés  en  i235. 

XXIII.  Raimond  II  reçut,  en  1246,  une 
donation  de  Gaillard  d'Aunac. 

XXIV.  Bègue,  auparavant  prieur  de  la 
Vergne,  paraît,  en  1235,  avec  le  surnom  de 
Jourdain;  en  1248,  il  fait  une  transaction 
avec  l'abbesse  de  Nonenque,  au  sujet  de 
dîmes  &  de  droits  divers;  en  1253,  il  fait 
avec  la  même  un  nouvel  accord;  en  i256, 
il  paraît  dans  un  échange;  il  fut  abbé  jus- 
que vers  1271.  Les  Bénédictins  en  ont  fait 
deux  abbés  sans  raisons  suffisantes. 

XXV.  Bernard  V  de  la  Tour  eut  avec 
les  seigneurs  de  Caylus  &  les  consuls  de 
Saint-Affrique  des  différends  apaisés  parle 
juge  de  Millau,  en  1280.  En  1285,  il  fait 
un  paréage  avec  le  roi  pour  la  juridiction 
de  la  ville  de  Vabre. 

XXVI.  Pierre  III  d'Olargue  paraît 
dans  des  reconnaissances  de  i3o7  &  de 
i3i  I  ;  en  i3i7,  il  fit  une  nouvelle  transac- 


tion avec  Pierre  de  Ferrières,  procureur 
du  roi.  Il  devint  évêque  la  même  année. 


Note 
1 1 1 


Êvêques  de  Vabre. 


I.  Pierre  I,  nommé  évêque  de  Vabre 
par  bulle  de  Jean  XXII,  datée  d'Avignon 
le  19  septembre  i3i7,  fut  consacré  par  le 
souverain  pontife  qui,  le  23  décembre  de 
la  même  année,  ordonna  au  chapitre  & 
aux  vassaux  de  l'ancien  monastère  de  lui 
obéir  fidèlement.  Le  nouvel  évêque  fit,  le 
22  juin  i320,  avec  le  concours  de  l'évéque 
de  Saint-Papoul  &  des  délégués  du  chapi- 
tre, des  statuts  que  le  pape  approuva.  Il 
mourut  en  octobre  1329. 

II.  Raimond  d'Olargue,  parent  du 
précédent,  fut  élu  par  le  chapitre  le  17 
octobre  1329;  il  était  auparavant  prieur 
de  la  Vergne;  en  i333,  il  approuve  une 
réduction  faite  par  l'abbé  de  Nant  du  nom- 
bre de  ses  moines;  en  i336,  il  prête  ser- 
ment par  procureur  à  l'archevêque  de  Bour- 
ges. En  1346,  il  fonde  à  Saint-Affrique  une 
association  de  prêtres;  il  ne  dépassa  pas 
l'année  suivante. 

III.  Gui  de  Ventadour,  évêque  de 
1347  à  i35i. 

IV.  Pierre  II  d'Aigrefeuille,  origi- 
naire du  Limousin,  abbé  de  la  Chaise- 
Dieu,  évêque  de  Clermont,  transféré  à  Va- 
bre en  i352;  fut  plus  tard  évêque  d'Uzès, 
puis  de  Mende. 

V.  Bertrand  de  Pibrac,  prieur  de 
Ventadour,  en  Limousin,  &  de  Saint- 
Martin  des  Champs  de  Paris,  évêque  de 
Vabre  le  28  octobre  i353;  approuve,  en 
i355,  la  fondation  faite  à  Saint-Affrique 
par  l'évéque  Raimond. 

VI.  Guillaume  I  Bragose,  originaire 
du  Gévaudan,  docteur  en  droit  canon  à 
Toulouse  &  vicaire  général  de  l'archevê- 
que de  cette  ville  ;  grand  canonîste  £•  homme 
de  cœur,  dit  le  biographe  d'Urbain  V;  il 
devint  cardinal  le  17  septembre  i36i. 

VII.  Etienne  de  Vassignac,  évêque 
en  1364  &  1370;  en  1374,  ''  confère  une 
église,  sur  la  présentation  de  l'abbesse  de 
Nonenque.  Il  paraît  dans  des  chartes  de 
Salvanès  de  1378  &  1396;  envoie  un  pro- 
cureur au  concile  de  Pise,  en  1409,  & 
meurt  le  24  novembre  1417. 


Note 
iii 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  56q 

mai,  au   château   de  Saint- 


VIII.  Guillaume  II  de  Bastidos  pa- 
raît dans  une  charte  de  Nonenque,  du  3 
octobre  1418;  mort  vers  1421. 

IX.  Jean  I  Pierre  paraît  de  1421  à  1451; 
fit  ériger  en  collégiale  l'association  établie 
dans  le  siècle  précédent  à  Saint-Affrique 
(1449).  Obtint  plus  tard  le  titre  d'évêque 
de  Beyrouth. 

X.  Bernard  Blanc,  neveu  du  précé- 
dent, d'abord  prévôt  de  Beaumont,  paraît 
de  1453  à  1475.  En  1453,  il  fait  la  visite  de 
son  diocèse;  en  1460,  il  transige  avec  son 
chapitre  pour  la  collation  des  bénéfices 
&  la  tenue  des  synodes  diocésains. 

On  prétend  qu'il  ne  mourut  qu'en  I485; 
dans  ce  cas,  il  aurait  abdiqué  longtemps 
avant,  car 

XI.  Antoine-Pierre  de  Narbonne, 
fils  du  baron  de  Talairan,  était  abbé  de 
Fontfroide,  &  évêque  dès  1477;  en  1488,  il 
apaise  une  querelle  qui  divisait  l'abbé  de 
la  Grasse  &  l'évêque  d'Elne  ;  en  1491,  il 
consacre  différents  autels  à  la  Grasse.  Il 
mourut  le  20  juillet  1499  &  fut  enterré 
à  Fontfroide. 

XII.  Louis  I  de  Narbonne,  frère  du 
précédent,  élu  en  1499;  fit  construire  le 
choeur  de  l'église  &  l'évèché;  donna  à  la 
fabrique  des  vases  &  des  ornements  pré- 
cieux; il  était  abbé  de  Fontfroide  &  de 
Grandselve;  il  mourut  en  1519. 

XIII.  Rainaud  de  Martigny,  cha- 
noine d'Elue,  élu  le  8  avril  iSig.  Il  mourut 
à  Montpellier  le  27  mai  i536. 

XIV.  Georges  d'Armagnac,  évèque  de 
Rodez,  administrateur  de  l'évèché  de  Va- 
bre  en  i536,  plus  tard  archevêque  de  Tou- 
louse, puis  d'Avignon,  enfin  cardinal.  En 
1645,  il  visita  le  diocèse. 

XV.  Jacques  de  Corneillan  était 
évèque  en  i554, quand  Antoine  de  Bourbon 
le  nomma  son  surintendant  en  Rouergue, 
en  l'absence  du  cardinal  de  Bourbon.  En 
i56o,  il  devint  évèque  de  Rodez.  L'année 
suivante,  &  sur  sa  demande,  Pie  II  sécula- 
risa le  chapitre. 

XVI.  François  I  de  la  Valette  Cor- 
NUSSOn,  originaire  du  Querci,  petit-neveu 
du  célèbre  grand  maître  Jean  de  la  Valette, 
qui  défendit  Malte  contre  les  Turcs. 

En  i568,  l'église  cathédrale  fut  brûlée 
par  les  huguenots.  François  de  la  Valette 


mourut  le   18   n 
Izier. 

XVII.  Thomas  du  Laur,  mentionné 
dans  les  catalogues  jusqu'en  1599. 

XVIII.  François  II  de  la  Valette 
Cornusson,  abbé  de  Moissac,  élu  en  jan- 
vier 1600;  assista  aux  Etats  généraux  de 
1614.  En  1618,  il  avait  un  coadjuteur  & 
demandait  au  pape  la  sécularisation  de 
Moissac.  Il  mourut  en  1622. 

XIX.  François  III  de  la  Valette 
Cornusson,  neveu  &  coadjuteur  du  pré- 
cédent, était  abbé  de  Moissac  &  évèque 
de  Philadelphie.  Il  mourut  le  20  décem- 
bre 1644. 

XX.  IsAAC  Habert,  docteur  en  Sor- 
bonne,  fut  sacré  évêque  de  Vabre  à  Saint- 
Victor  de  Paris,  le  17  décembre  1645.  Il 
parut,  en  i65o,  à  l'assemblée  du  clergé.  Il 
écrivit  de  nombreux  ouvrages  de  théologie 
dogmatique  &  traduisit  en  latin  le  céré- 
monial de  l'Eglise  d'Orient;  c'est  à  lui  que 
Sirmond  dédia  son  édition  des  œuvres  de 
Théodulfe,  évèque  d'Orléans.  D'abord  fa- 
vorable à  Jaiisénius,  il  l'attaqua  ensuite 
violemment.  Il  mourut  d'apoplexie,  le  i5 
septembre  1668,  &  fut  inhumé  dans  l'église 
cathédrale  qu'il  avait  fait  reconstruire. 

XXI.  Louis  II  de  laVergne  de  Mon- 
TENARI)  deTressan,  Originaire  du  dio- 
cèse d'Agde,  abbé  de  Quarante,  aumônier 
du  duc  d'Orléans,  nommé  par  le  roi  en 
avril  1669,  prit  possession  en  juillet  1671, 
&  devint  évèque  du  Mans  au  mois  de  no- 
vembre de  la  même  année. 

XXII.  Louis  III  de  Bardât,  abbé  de 
Clermont,  au  diocèse  du  Mans,  nommé 
en  janvier  1673,  prononça  l'oraison  fu- 
nèbre de  François  de  Harlay,  archevêque 
de  Paris,  le  25  septembre  1695;  mort  le 
17  mars  1710. 

XXIII.  Alexandre  le  Filleul  de 
LA  Chapelle,  originaire  de  Normandie, 
neveu    &    vicaire  général    de    l'évêque    de 
Mende,  nommé  le  12  juillet  1710.  Mort  le  . 
8  février  1764. 

XXIV.  Jean  II  de  la  Croix  de  Moi- 
rargues  de  Castries,  évêque  de  1764  à 
1790. 

L'évèché  de  Vabre  fut  supprimé  en  1790 
&  ne  fut  pas  rétabli  lors  du  Concordat 
de  1800.  [A.  M.] 


Note 
1 1 1 


Note 

I  12 


570 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


NOTE  CXII 

AJOUTÉE   PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abhaye  de  Saint-Chaffre. 

(Diocèse  du  Piiy.) 

L'ABBAYE  de  Saint-Chaffre,  ou  le  monas- 
tier  Saint-Chaffre,  fut  fondé  par  saint 
Calmin  ou  Carmerin  (Calmilius'),  noble  Au- 
vergnat, qui  avait  construit,  vers  l'an  680, 
le  monastère  de  Manzay  &  y  avait  embrassé 
la  vie  religieuse.  Carmerin  avait  édifié  un 
monastère  dans  un  de  ses  domaines  appelé 
Villiers,  Villare  ;  il  plaça  l'église  sous  le 
patronage  de  saint  Pierre.  Il  fit  plus  tard 
le  voyage  de  Rome  &  pria  le  pape  d'accor- 
der sa  protection  à  sa  nouvelle  création.  Il 
s'arrêta,  en  revenant,  à  Lérins  &  demanda 
à  l'abbé  de  lui  donner  quelques  religieux 
pour  peupler  ce  monastère.  L'abbé  se  ren- 
dit à  sa  demande  &  lui  donna  entre  autres 
un  de  ses  confrères,  nommé  Eudes,  qui 
fut  le  premier  abbé  de  Carmeri,  ainsi  ap- 
pelé du  nom  de  son  fondateur. 

Ce  monastère,  soumis  à  la  règle  de  Saint- 
Benoît,  était  situé  à  trois  lieues  au  S.-E.  de 
la  ville  du  Puy;  il  conserva  toujours  une 
certaine  importance  :  ses  abbés  avaient  leur 
place  réservée  dans  le  chœur  de  la  cathé- 
drale du  Puy  &  y  étaient  reçus  en  céré- 
monie lorsqu'ils  s'y  présentaient  pour  la 
première  fois;  ils  juraient  alors  de  garder 
fidèlement  l'ancienne  union  fraternelle  qui 
subsistait,  depuis  l'origine,  entre  le  monas- 
tère &  le  chapitre  de  cette  église. 

L'abbaye  de  Saint-Chaffre  avait  sous  sa 
dépendance  plusieurs  monastères  &  prieu- 
rés conventuels  dont  les  principaux  étaient 
Saint-Pierre  du  Puy  &  Chamalières,  en  Vê- 
lai; Sainte-Enimie  &  Saint-Pierre  de  Lan- 
gogne,  en  Gévaudan;  Notre-Dame  de  Sé- 
verac ,  en  Rouergue,  &  le  monastère  de 
filles  de  Saint-Pierre  de  Fraissinet,  voisin 
de  Saint-Chaffre. 

L'abbaye  de  Saint-Chaffre,  ruinée  par 
les  Sarrasins,  fut  restaurée,  en  812,  ])ar 
Louis  le  Débonnaire  qui,  en  840,  lui  ac- 
corda une  charte  de  privilèges.  Elle  subit 


la  réforme,  en  937,  par  les  soins  de  Gotes- 
calc,  évèque  du  Puy,  &  d'Arnoul,  abbé 
de  Saint-Géraud  d'Aurillac;  ce  dernier, 
après  y  avoir  rétabli  l'observance  de  la  règle 
de  Saint-Benoît,  y  institua  pour  abbé  Dal- 
mace,  son  disciple.  Vulfald,  qui  était  abbé 
de  Saint-Chaffre  en  961,  fit  construire  une 
nouvelle  église  &  y  transporta  les  corps  de 
saint  Eudes  &  de  saint  Chaffre,  premiers 
abbés  du  monastère. 

Ahhés  de  Saint-ChaJJfre. 

I.  Saint  Eudes  fut  le  premier  abbé  de 
Carmeri.  Il  était  issu  d'une  famille  consi- 
dérable d'Orange,  &  avait  été,  dit-on,  ar- 
chidiacre de  Saint-Paul-Trois-Châteaux, 
avant  de  se  retirer  au  monastère  de  Lé- 
rins. Il  fut  chargé  par  Maxime,  abbé  de 
Lérins,  de  conduire  à  Carmeri  la  colonie 
de  religieux  qu'il  y  envoya.  Eudes  était 
oncle  de  Theofred,  un  des  religieux  qu'il 
emmena  avec  lui  &  qui  lui  succéda.  Après 
sa  mort,  Eudes  fut  honoré  du  titre  de 
bienheureux.  On  célèbre  sa  fête  le  20  no- 
vembre. 

II.  Theofred,  devenu  saint  Chaffre 
dans  le  langage  du  pays,  se  rendit  célèbre 
par  la  sainteté  de  sa  vie.  11  donna  son  nom 
à  l'abbaye  de  Carmeri.  On  fixe  sa  mort  au 
19  octobre;  il  est  honoré  comme  martyr. 

III.  Saint  Savinien,  regardé  comme  le 
successeur  de  saint  Chaffre,  vivait,  à  ce 
qu'on  croit,  vers  782. 

IV.  Bodon  ou  Badon  était  abbé  de 
Saint-Chaffre  en  840. 

V.  Gautier  succéda  à  Bodon  vers  l'an- 
née 845.  Il  obtint  un  diplôme  de  Pépin  II, 
roi  d'Aquitaine,  confirmant  tous  les  pri- 
vilèges &  dons  faits  à  son  monastère  par 
Louis  le  Débonnaire  &  Charles  le  Chauve. 
Il  paraît  que  Gautier  ne  vécut  pas  long- 
temps. 

VI.  DructAN  succéda  à  Gautier  en  846 
ou  847. 

VII.  ROSTAING  était  abbé  de  Saint- 
Chaffre  en  877,  comme  on  le  voit  par  un 
diplôme  de  Charles  le  Chauve. 

VIII.  Gotescalc  gouverna  l'abbaye 
pendant  quelques  années,  avant  d'être  élu 
évèque  du  Puy.  Il  fit  tous  ses  efforts  pour 
rétablir  la  stricte  observance  de  la   règle 


Note 

I  12 


I  12 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Syi 


de  Saint-Benoît  dans  cette  abbaye.  Dans 
ce  but,  il  s'adressa  à  Arnoul,  abbé  de  Saint- 
Géraud  d'Aurillac,  qui,  en  987,  y  envoya 
des  religieux  &  y  mit  pour  abbé  Dalmace, 
un  de  ses  disciples.  Gotescalc  fit  dresser 
un  acte  de  cette  réformation.  Il  ordonna 
que  le  monastère  serait  à  l'avenir  gou- 
verné par  un  abbé  régulier,  dont  l'élection 
se  ferait  de  son  consentement,  &,  pour  en- 
gager par  son  exemple  les  usurpateurs  à 
rendre  les  biens  qu'ils  avaient  usurpés,  il 
commença  par  restituer  à  l'abbaye  ceux 
qu'il  possédait  en  qualité  d'abbé  bénéfi- 
ciaire. L'abbaye  de  Saint-Chaffre  rentra 
ainsi  dans  quelques-unes  de  ses  posses- 
sions, entre  autres  dans  celle  de  Chama- 
lières,  en  Vêlai,  où  fut  établi  depuis  un 
prieuré  conventuel.  Géronce,  archevêque 
de  Bourges,  métropolitain  de  la  province, 
Begon  &  Gui  d'Anjou,  successivement  évè- 
ques  du  Puy,  confirmèrent  la  réforme  de 
cette  abbaye,  qui  depuis  devint  très-floris- 
sante. 

IX.  Dalmace,  disciple  d'Amoul,  abbé 
de  Saint -Géraud  d'Aurillac,  devint  abbé 
régulier  de  Saint-Chaffre  en  987.  Etienne, 
évêque  de  Mende,  pria  Dalmace,  en  951, 
de  prendre  sous  sa  conduite  le  monastère 
de  Sainte-Eminie,  en  Gévaudan,  à  condi- 
tion que  lui  &  ses  successeurs  y  auraient 
une  pleine  autorité.  Peu  après,  l'abbé  fit 
le  voyage  de  Rome  à  la  suite  du  même  évê- 
que de  Mende. 

X.  VuLFALD,  appelé  aussi  Golfald, 
prieur  de  Chamalières,  succéda  à  Dalmace 
vers  955.  En  936,  Achidius,  évêque  de  Die, 
fit  donation  à  Saint-Chaffre  de  l'église  de 
Saint-Jean  de  Carrevoles.  Vulfald  fit  bâtir 
une  nouvelle  église  &  y  transféra  les  corps 
de  saint  Eudes  &  de  saint  Chaffre.  Il  fut 
élu  évêque  de  Die  en  961.  Toutefois  il 
conserva  le  titre  d'abbé  &  confia  le  gou- 
vernement du  monastère  à  Arman,  qui  était 
doyen. 

XI.  GuiGUES  I,  évêque  de  Glandève, 
succéda  à  Vulfald  vers  973,  &  comme  son 
prédécesseur,  fit  gouverner  l'abbaye  par 
un  vice-abbé.  Guignes  portait  encore  le 
titre  d'abbé  en  ion.  Gui  II,  évêque  du 
Puy,  soumit  à  la  juridiction  de  l'abbaye  de 
Saint-Chaffre  le  monastère  de  Saint-Pierre 
du  Puy,  qu'il  avait  fondé  en  998. 


XII.  Guillaume  I  de  Capdenac  suc- 
céda à  Guigues  en  ici 2.  Il  résigna  ses  fonc- 
tions en  io36,  peu  de  temps  avant  sa  mort. 

XIII.  Guillaume  II  de  Solignac,  ne- 
veu de  saint  Odilon,  abbé  de  Cluny,  fut  élu 
abbé  vers  io36.  Le  comte  Lambert  &  ses 
fils,  Amédée  &  Odon,  donnèrent  au  mo- 
nastère de  Saint-Chaffre,  en  1042,  l'église 
de  Notre-Dame  des  Echelles,  diocèse  de 
Grenoble. 

XIV.  Guigues  II  ou  Gui  succéda  au  pré- 
cédent vers  1054.  Le  coiilte  de  Valentinois, 
Geilin,  lui  fit  une  donation  dont  l'acte  est 
daté  du  règne  du  roi  Philippe.  Guigues  se 
démit  en  1074,  à  cause  de  son  grand  âge. 

XV.  Guillaume  III,  nommé  en  1074, 
béni  par  Hugues,  évêque  de  Die,  était 
doyen  ou  prieur  de  Sainte-Enimie.  Il  s'ap- 
pliqua au  rétablissement  de  la  discipline  & 
à  la  réparation  des  lieux  réguliers.  Pendant 
son  administration,  Adhémar,  évêque  du 
Puy,  lui  donna  l'église  de  Saint-Vincent 
de  Solignac,  &  Geilin,  comte  de  Valenti- 
nois, confirma  la  donation  faite  par  ses 
prédécesseurs  de  l'église  de  Saint-Victor 
de  Valence.  Guillaume  mourut  le  i3  dé- 
cembre 1086. 

XVI.  Guillaume  IV  fut  élu  en  1087 
pour  succéder  à  Guillaume  III.  Hugues, 
évêque  de  Grenoble,  lui  donna  la  béné- 
diction en  l'absence  d'Adhémar,  évêque  du 
Puy,  ou,  selon  d'autres,  il  la  reçut  d'Adhé- 
mar, en  présence  de  Hugues.  Guillaume  IV 
était  fils  de  Geilin,  comte  de  Valentinois 
&  bienfaiteur  de  l'abbaye  ;  il  restaura  une 
partie  du  monastère  &  fit  transcrire  toutes 
les  chartes  dans  un  cartulaire  par  un  des 
religieux,  qui  y  inséra  en  même  temps  la 
chronique  du  monastère.  Il  fit  un  voyage 
à  Rome  en  1090,  &  le  pape  Urbain  II  lui 
accorda  un  privilège  pour  son  abbaye.  A 
son  retour,  il  obtint  des  évêques  du  Puy, 
de  Viviers  &  de  Rodez  la  donation  de  plu- 
sieurs églises.  Cet  abbé  est  le  même,  quoi- 
que quelques-uns  aient  dit  le  contraire, 
que  Guillaume,  auparavant  religieux  & 
ensuite  abbé  de  Saint-Chaffre,  qui  vivait 
encore  en  ii34  &  dont  le  bienheureux 
Guigues,  prieur  de  la  Grande-Chartreuse, 
fait  mention  dans  la  Fie  qu'il  écrivit  alors 
de  saint  Hugues,  évêque  de  Grenoble.  En 
effet,  suivant  le  témoignage  du  même  au- 


NOTE 
I  iz 


Note 

I  12 


572 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


teur,  cet  abbé  Guillaume,  de  la  piété  du- 
quel il  fait  un  grand  éloge,  était  en  ce 
temps-là  fort  âgé  &  avait  été  disciple  de 
saint  Hugues,  avec  lequel  il  avait  vécu  plus 
de  vingt  ans  dans  le  désert  de  la  Chartreuse, 
lorsque  saint  Bruno,  leur  ami  commun, 
jeta  les  fondements  de  ce  monastère  en 
io83.  Guillaume  IV  fut  donc  abbé  de  Saint- 
Chaffre  depuis  l'an  1087  jusqu'en  ii35. 

XVII.  Gkraud  fut  le  successeur  de  Guil- 
laume IV.  On  ne  doit,  en  effet,  tenir  au- 
cun compte  de  Fràncon  &  de  Guillaume  V, 
placés  par  quelques  auteurs  avant  Géraud, 
ces  deux  abbés  n'ayant  pas  existé.  Géraud 
obtint  du  pape  Luce  II,  en  1144,  la  confir- 
mation de  toutes  les  donations  faites  pré- 
cédemment à  son  abbaye. 

XVIII.  Bf;rtrand  obtint,  enii54,  du 
pape  Adrien  IV,  une  bulle  confirmative 
des  possessions  du  monastère  de  Saint- 
Chaffre.  Dans  cette  bulle  sont  énumérées 
deux  cent  trente  églises  soumises  à  la  juri- 
diction de  l'abbaye. 

XIX.  Pierre  I  de  Belmont  succéda 
en  1 166  à  Bertrand. 

XX.  Pons  de  Chalençon,  prieur  de 
Chamalières,  fut  abbé  de  Saint-Chaffre  de 
II72  à  1186. 

XXI.  Guillaume  V  de  Varie  succéda 
à  Pons  vers  1 186. 

XXII.  Pierre  II  de  Servissac,  prieur 
de  Chamalières,  était  abbé  en  l2o3. 

XXIII.  An est  désigné  comme  abbé 

de  Saint-Chaffre  dans  une  charte  de  l'ab- 
baye de  Mazan,  en  i2o5. 

XXIV.  Guillaume  VI  de  Montclar 
était  abbé  en  1206  &  1208. 

XXV.  SoFFRED,  abbé  vers  I2i3,  fut  élu 
évêque  de  Grenoble  avant  1223. 

XXVI.  Pierre  III  Gaudin,  successeur 
de  Soffred,  était  mort  ou  s'était  démis  en 

1232. 

XXVII.  Raimond  I  de  Barjac  était 
abbé  en  1242.  Soffred,  évêque  de  Greno- 
ble &  ancien  abbé  de  Saint-Chaffre,  lui  fit 
présent  de  mille  sous  viennois. 

XXVIII.  Antelme  I  gouvernait  l'abbaye 
en  1258. 

XXIX.  Jourdain  de  Chateauneuf 
était  abbé  en  1272;  il  échangea,  en  1273, 
avec  le  grand  prieur  d'Auvergne,  comman- 
deur de  l'hôpital  de  Saint-Jean  de  Jérusa- 


lem "du  Puy,  le  prieuré  des  Échelles,  dio- 
cèse de  Grenoble,  contre  une  maison  &  un 
oratoire  à  Fraissinet,  avec  l'agrément  de 
l'évêque  du  Puy. 

XXX.  Antelme  II  était  abbé  en  1284. 

XXXI.  Guillaume  VII  fit  un  accord 
avec  le  prieur  &  les  religieux  de  son  ab- 
baye, le  10  mars  1288. 

XXXII.  Pierre  IV  succéda  à  Guil- 
laume. 

XXXIII.  Pierre  V  de  Montlaur  suc- 
céda au  précédent,  &  fut  confirmé  par 
l'évêque  du  Puy,  en  1293. 

XXXIV.  N.  DE  Villars  successeur  de 
Pierre,  en  1297  &  l3o3. 

XXXV.  Raimond  II  Ayrault,  né  aux 
environs  du  Puy,  d'une  famille  qui  donna 
un  abbé  à  la  Chaise-Dieu,  était  abbé  de 
Saint-Chaffre  en  i3i8. 

XXXVI.  Bernard  fut  associé  par 
Jean  XXII  à  Barthélemi,  évêque  d'Alet, 
délégué  par  ce  pape  vers  le  roi  de  Lithua- 
nie,  qui,  de  concert  avec  un  grand  nombre 
de  ses  sujets,  avait  demandé  au  souverain 
pontife  de  désigner  un  archevêque  de  Riga, 
Bernard  est  probablement  le  même  abbé 
avec  lequel  les  religieux  transigèrent  pour 
la  pitance  commune,  en  i355  &  en  i356. 

XXXVII.  Amblard  de  Rollands  fut 
abbé  depuis  i358  jusqu'en  i368. 

XXXVIII.  Jacques  est  cité  dans  des 
chartes  des  années  i368  &  1369.  Il  fut  élu 
abbé  de  Cluny  en  i374,  &  mourut,  en  i383, 
à  Avignon,  où  il  fut  enterré  dans  l'église. 
de  Saint-Martial. 

XXXIX.  Gilbert,  nommé  par  une  bulle 
de  Grégoire  XI,  datée  d'Avignon  le  10  jan- 
vier i374,  vécut  jusqu'en  i386. 

XL.  Dreux  de  Saint-Vidal  fut  élu 
vers  1390.  Deux  ans  après,  il  fut  reçu  par 
droit  de  confraternité  dans  le  chapitre  du 
Puy,  après  le  serment  accoutumé. 

XLI.  BoMPAR  Ayrault  était  abbé  en 
1419. 

XLII.  Vidal  ErAil  est  cité  en  1451  & 
1469  dans  des  chartes  de  Montolieu;  il  ré- 
signa son  abbaye  eu  faveur  de  François 
d'Estaing,  prêtre  &  chanoine-comte  de 
Lyon,  avec  l'approbation  du  pape,  d'après 
une  bulle  du  20  mai  1493. 

XLIII.  François  d'Estaing,  fils  de 
Gaspard,  seigneur  d'Estaing,  ik  de  Jeanne 


Note 
I  12 


Note 

I  12 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


573 


Mireuîl,  était  frère  d'Antoine,  évêque 
d'Angoulême.  Il  devint  abbé  de  Saint- 
Chaffre  en  1492,  fit  réparer  les  voûtes  de 
l'église,  construire  la  grande  tour  pour  les 
cloches,  replacer  les  degrés  de  l'entrée 
Notre-Dame,  bâtir  un  pont  qui  porte  en- 
core son  nom,  ériger  un  jubé  fort  élégant, 
orner  le  chœur  de  tapisseries  &  relever 
les  murs  de  la  ville  de  Langogne. 

XLIV.  Gaspard  de  Tournon  succéda 
à  François  vers  i5oo  &  fit  au  chapitre  de 
Notre-Dame  le  serment  de  fidélité  &  de 
confraternité  accoutumé. 

XLV.  Charles  I  de  Saint-Nectaire, 
fils  d'Antoine  &  de  Marie  d'Alègre,  était  abbé 
d'Aurillac,  quand  il  succéda  à  Gaspard  en 
i520.  Il  mourut  après  s'être  démis,  en  i56o. 

XLVI.  Antoine  de  Saint-Nectaire, 
pourvu  par  suite  de  la  démission  de  Char- 
les, son  oncle,  en  i56o,  gouverna  jusqu'en 
1592.  Il  était  en  même  temps  abbé  d'Auril- 
lac, abbaye  qu'il  permuta,  en  iSyi,  avec 
l'évêque  du  Puy.  Il  retint  celle  de  Saint- 
Chaffre,  où  il  fut  inhumé  en  1692. 

Depuis  cette  année  jusqu'en  1621,  ses 
neveux  du  même  nom  possédèrent  les  ab- 
bayes de  Saint-Chaffre  &  de  Doë  à  diffé- 
rents titres.  Il  y  a  cependant  des  listes  où 
Martin  Barry,  son  neveu,  est  indiqué 
comme  ayant  possédé  ces  deux  abbayes 
pendant  cet  intervalle. 

XLVII.  Charles  II  de  Saint-Nec- 
taire posséda  régulièrement  l'abbaye  de- 
puis 1621  jusqu'en  1645.  Il  fut  inhumé  au- 
près de  ses  oncles  Charles  &  Antoine. 

XLVIII.  Henri  de  Saint-Nectaire 
fut  abbé  régulier  en  1645.  Il  était  aussi 
abbé  de  Doë.  Il  mourut  en  1677. 

XLIX.  Armand  I  PitRRE  de  la  Croix, 
fils  de  René-Gaspard  &  d'Elisabeth  de 
Bonzi,  fut  abbé  de  Saint-Chaffre  &  de 
Valmagne  en  1678. 

L.  Pierre  VI  de  Bonzi,  évêque  de  Bé- 
ziers,  puis  successivement  archevêque  de 
Toulouse,  &  de  Narbonne,  &  enfin  cardi- 
nal, mourut  en  1703. 

LI.  Armand  II  Pierre  de  la  Croix 
de  Castries,  neveu  maternel  du  cardi- 
nal de  Bonzi,  archidiacre  de  Narbonne, 
archevêque  désigné  de  Tours  &  aumônier 
de  la  duchesse  de  Berry,  succéda  à  son  on- 
cle. Il  fit  rebâtir  le  cloître  &,  de  concert 


avec  les  religieux  qui  y  contribuèrent  pour 
leur  part,  fit  construire  un  hôpital  sous 
l'invocation  de  saint  François  de  Sales. 

LU.  Jean  Georges  le  Franc  de 
Pompignan,  né  à  Montausson  le  22  fé- 
vrier 1715,  sacré  évêque  du  Puy  le  11  août 
1743,  fut  nommé  à  l'abbaye  de  Saint-Chaf- 
fre en  1747,  &  transféré  à  l'archevêché  de 
Vienne  en  1774.  [E.  M.] 


NOTE  CXIII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 


Abbaye   de   Cruas. 

(Diocèse  de  Viviers.) 

SITUÉE  près  du  Rhône,  à  trois  lieues 
de  Viviers,  l'abbaye  de  Cruas  fut  fon- 
dée, .1  la  fi  u  du  huitième  siècle,  par  Eribert, 
comte  du  pays,  qui  donna  un  lieu  désert, 
siège  autrefois  d'une  grande  ville  détruite 
par  les  barbares,  à  des  moines  venus  d'A- 
niane.  Le  nouveau  monastère  fut  dédié  à 
la  Vierge  &  à  saint  Josserand.  Le  fils  d'Éri- 
bert,  le  comte  Elpodore,  obtint  de  Louis 
le  Débonnaire,  en  817,  un  diplôme  rappe- 
lant &  confirmant  les  fondations  de  son 
père;  la  même  année,  le  capitulaire  d'Aix- 
la-Chapelle  mit  Cruas  au  nombre  des  ab- 
bayes qui  ne  devaient  que  des  prières  pour 
le  salut  de  l'empereur  &  la  prospérité  de 
l'État.  Vers  le  milieu  du  neuvième  siècle, 
l'abbaye  échappa  à  la  juridiction  de  l'é- 
vêque de  Viviers  pour  passer  sous  l'auto- 
rité immédiate  de  l'archevêque  d'Arles, 
alors  métropolitain  du  Vivarais.  Cette  sou- 
mission fut  effectuée  par  l'empereur  Lo- 
thaire  I,  en  864;  elle  fut  confirmée  par 
Boson,  roi  de  Provence,  vers  880, &  par 
son  fils  Louis,  en  920;  elle  durait  encore 
en  970,  époque  de  la  visite  de  l'abbaye  par 
l'archevêque  Ictérius,  &  dut  cesser  lors  du 
passage  de  Viviers  de  la  province  d'Arles 
dans  celle  de  Vienne,  vers  le  onzième 
siècle. 

Au  seizième  siècle,  Cruas  eut  beaucoup 
à  souffrir  des  incursions  des  protestajits; 
l'abbaye  subit  un  siège,  les  biens  furent 


Note 
I  iz 


NOTB 

ii3 


NOTB 

Ii3 


074 


NOTES  SUPx  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


aliénés  ou  usurpés,  &  elle  ne  put  les  re- 
couvrer qu'à  la  suite  de  longs  procès,  qui 
ne  prirent  fin  qu'en  1674.  Les  archives 
ayant  été  détruites  pendant  la  Révolution 
&  n'ayant  jamais  été  fouillées  par  les  Bé- 
nédictins, la  liste  des  abbés  est  forcément 
incomplète.  [A.  M.] 

Abbés  de  Cruas'. 

I.  BoNALD  fut  le  fondateur  &  le  pre- 
mier abbé  du  monastère  de  Cruas.  11  est 
nommé  dans  le  privilège  que  l'empereur 
Louis  le  Débonnaire  accorda  à  l'abbaye 
en  817. 

II.  Uliebaud  obtint  de  l'empereur  Lo- 
thaire  la  confirmation  des  privilèges  de 
son  abbaye,  le  8  septembre  855. 

III.  Amicus  en  880.  Il  est  nommé  dans 
le  diplôme  que  le  roi  Boson  accorda  à 
Rostaing,  archevêque  d'Arles,  pour  lui 
maintenir  la  haute  juridiction  sur  l'ab- 
baye. 

IV.  FouCHER  occupa  le  siège  abbatial 
vers  la  fin  du  neuvième  siècle.  Il  fut 
promu  à  l'évèché  d'Avignon  vers  905,  & 
mourut  en  odeur  de  sainteté. 

V.  Abraham,  en  970.  C'est  sous-  lui  que 
l'archevêque  d'Arles,  Ictérius,  fit  la  visite 
du  monastère,  &  reçut  d'une  dame  nom- 
mée Gotelinde  les  fonds  nécessaires  à  la 
reconstruction  de  l'église  abbatiale. 

VI.  Rainoard  prend  part  à  la  fonda- 
tion du  prieuré  conventuel  de  Moirans,  à 
la  suite  de  la  donation  faite  par  Humbert, 
évêque  de  Grenoble,  le  25  novembre  1016  : 
il  assiste  à  l'élection  de  Léger,  abbé  de 
Saint-Barnard  de  Romans. 

VII.  Rostaing. 

VIII.  GÉRAUD,  abbé  de  Cruas,  1069. 
Reçoit,  en  échange  du  prieuré  de  Saint- 
Pierre  de  Moirans,  l'église  de  Notre-Dame 
de  Quincieux,  au  diocèse  de  Grenoble, 
avec  toutes  ses  dépendances. 

IX.  Artaud,  vers  io85.  Son  nom  se 
trouve  dans  le  nécrologe  de  Saint-Rambert 
de  Grenoble. 

'  Nous  devons  la  liste  qui  suit  à  M.  l'abbé  Rou- 
chier,  auteur  de  VH'isto'ire  du  Vïvarais ^  8c  d'autres 
ouvrages  justement  estimés  sur  cette  partie  du  Lan- 
guedoc. [E.  M.] 


X.  BozoN,  en  II 10.  Il  reçut  de  l'évêque 
saint  Hugues,  de  Grenoble,  les  églises  pa- 
roissiales de  Chantasse,  de  Vourey  &  de 
Saint-Jean  de  Chepie,  sous  la  réserve  d'un 
cens  déterminé,  dont  les  moines  du  prieuré 
de  Moirans  garantirent  le  paiement;  on  y 
mit  pour  condition  que  l'abbé  Bozon  re- 
noncerait à  toute  prétention  sur  l'église 
paroissiale  de  Pollénas  ,  qu'un  prieur  de 
Moirans,  nommé  Ardenc,  avait  acquise  par 
des  voies  simoniaques,  mais  dont  l'évêque 
avait  obtenu  la  restitution  en  frappant  le 
coupable  des  peines  canoniques. 

XI.  Raimond  I,  abbé  en  1 167.  Il  se  rend 
caution  du  paiement  de  la  rançon  de  Rai- 
mond !"■'',  évêque  de  Viviers,  &  de  ses  cha- 
noines, faits  prisonniers  par  Humbert,  sire 
de  Beaujeu.  (1160-1167.) 

XII.  Giraud  I,  en  1202,  assiste  comme 
témoin,  le  V  juin  1202,  à  l'hommage  que 
Raimond  VI,  comte  de  Toulouse,  fit  à 
l'abbé  de  Cluny,  à  cause  de  la  concession 
à  lui  faite  par  le  prieur  de  Saint-Saturnin 
du  Port. 

XIII.  GuiGUES  I  approuve  en-  1272  une 
transaction  faite  par  le  prieur  régulier  de 
Lussas  avec  celui  de  Saint-Laurent  sous 
Coiron. 

XIV.  Guillaume,  en  1283.  Il  assista  au 
concile  provincial  de  Vienne,  tenu  en 
1289,  &  en  signa  les  décrets. 

XV.  GuiGUES  II  GuiLHON,  en  1298. 

XVI.  Raimond  II  de  Chamaret,  en 
i3ii. 

XVII.  Pierre  Chambrier,  en  i3i6. 

XVIII.  Giraud  II  de  Taulignan,  en 
i355  ;  se  trouvait  à  Avignon  à  la  cour 
d'Innocent  VI,  le  18  juin  i36o.  Il  assista 
à  la  cession  que  fit  Tassiette  de  Baux,  au 
nom  de  son  fils  Giraud  Adhémar,  de  la 
souveraineté  de  Montélimar,  en  échange 
du  château  de  Condillac,  possédé  par  l'ab- 
baye de  Cruas. 

XIX.  P...,  abbé  en  1367. 

XX.  ISNARD,  en  1378. 

XXI.  Etienne  I,  en  1397.  Homme  de 
grand  savoir  &  probité,  comme  j'ai  appris 
par  divers  memoyres ,  dit  le  chanoine  de 
Bannes.  En  1407,  il  présida  l'enquête  or- 
donnée par  le  pape  Benoît  XIII  sur  l'état 
des  revenus  &  des  charges  du  chapitre-^& 
de  la  cathédrale  de  Viviers^ 


Note 
ii3 


NOTB 

ii3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


575 


XXIL  N.  DE  Lavoulte,  en  1423. 

XXIIL  Jean  I  de  Tournon,  en  1469.  Il 
était  fils  de  Guillaume  VI,  baron  de  Tour- 
non  ,  &  oncle  de  l'illustre  cardinal  de 
Tournon.  Il  mourut  dans  son  monastère 
&  fut  enseveli  dans  l'église  abbatiale.  On 
a  retrouvé  dernièrement  la  statue  &  l'é- 
cusson  qui  ornaient  son  tombeau  &  qui 
avaient  été  mutilés  par  les  protestants, 
eu  i585. 

XXIV.  Antoine  de  Chabannes  ,  en 
i5i2,abbé  commendataire;  devint,  en  i5i4, 
évéque  du  Puy.  Il  fut  impliqué  dans  la 
conspiration  du  connétable  de  Bourbon 
dont  il  était  le  parent  &  l'ami. 

XXV.  Gaspard  de  Tournon,  abbé  de 
Saint-Chaffre,  évêque  de  Valence  en  i5o5, 
fut  nommé  abbé  commendataire  de  .Cruas, 
en  i5i7. 

XXVI.  Jean  II  de  Rebé,  abbé  commen- 
dataire en  i53i. 

XXVII.  Alexandre  Rousset,  abbé  en 
1546. 

XXVIII.  Etienne  II  Déodel,  évéque 
de  Grasse,  abbé  commendataire,  en  i58o.  Il 
se  trouvait  dans  son  abbaye,  lorsque  les 
religionnaires  vinrent  assiéger  le  bourg 
&  le  château  de  Cruas.  Secondé  par  ses 
religieux,  il  soutint  bravement  l'attaque  & 
força  l'ennemi  à  la  retraite.  Mais  atteint 
de  la  peste,  dont  les  soldat?  huguenots 
avaient  porté  le  germe  dans  le  village,  il 
mourut  quelques  jours  après  (i585),  &  fut 
enseveli  dans  l'église  de  l'abbaye. 

XXIX.  Pierre  DuBOURG,abbéen  iSSy, 
résigne  l'abbaye  en  i6o3. 

XXX.  François  le  Lièvre,  en  i6o3. 

XXXI.  SciPioN  Lancelin  de  la  Rou- 
VIÈre, abbé  en  1627. 

XXXII.  Hugues  Humbert  de  Ser- 
VIENT,  abbé,  en  1670.  Il  était  aussi  prieur 
commendataire  de  Rompon ,  &  en  cette 
qualité,  il  fit  hommage  au  roi,  le  i"  juin 
i683. 

XXXIII.  Jean  Bernard  de  Coriolis, 
abbé  commendataire,  en  1740,  meurt  à 
Aix ,  où  il  avait  été  chanoine  de  l'église 
métropolitaine,  en  1752. 

XXXIV.  Paul  Boyer  d'Argent  d'E- 
GUILLE,  chanoine  de  la  métropole  d'Aix, 
abbé  commendataire  le  28  mars  1752.  Il 
obtint,  en   1768,  une  bulle  du  pape  qui 


lui  accordait  la  faculté  de  donner,  pendant 
sept  ans,  les  bénéfices  de  l'abbaye  en  coni- 
mende,  excepté  les  prieurés  conventuels  & 
les  offices  claustraux.  Son  frère,  le  mar- 
quis d'Argent,  fit  refaire  à  ses  frais  le  maî- 
tre-autel de  l'église  abbatiale. 


NOTE  CXIV 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abhaye  de  Villemagne  l'Argentière. 

(DiocC'se  de  Biî/icrs.) 

L'ABBAYE  de  Villemagne  apparaît  pour 
la  première  fois  dans  la  liste  des  mo- 
nastères impériaux,  dressée  en  817.  Située 
sur  les  limites  des  diocèses  de  Béziers  &  de 
Castres,  à  cinq  lieues  au  nord  de  Béziers, 
son  origine  est  inconnue;  c'est  sans  preu- 
ves que  D.  Estiennot  lui  donne  pour  fon- 
dateurs les  abbés  Clarin  &  Leubile,  dont 
Théodulfe  parle  dans  ses  poèmes.  Dédiée 
primitivement  à  saint  Martin,  elle  adopta 
un  nouveau  patron,  quand,  à  la  fin  du  neu- 
vième siècle,  par  une  pieuse  supercherie, 
deux  de  ses  moines  furent  allés  dérober 
en  Gascogne  les  reliques  de  saint  Majan, 
confesseur  &  martyrj  ce  rapt,  effectué  sous 
l'épiscopat  de  Théodard  de  Narbonne  & 
de  Gilbert  de  Béziers,  eut  lieu  par  consé- 
quent vers  892;  sa  relation  nous  donne  le 
nom  du  premier  abbé  connu,  Vénérand,  & 
par  les  détails  &  les  synchronismes  qu'elle 
contient,  elle  peut  passer  pour  authen- 
tique. Au  dix-huitième  siècle,  de  l'ancien 
monastère  il  n'existait  plus  guère  que  les 
ruines;  on  y  voyait  encore  une  vaste  église 
dédiée  à  saint  Martin  &  à  saint  Majan"; 
deux  autres  plus  petites  s'élevaient  à  côté; 
dans  le  bourg  on  en  comptait  trois. 

L'abbaye  de  Villemagne  resta  toujours 
indépendante  jusqu'en  1661,  date  de  son 
union  définitive  à  la  congrégation  de  Saint- 
Maur.  Grâce  au  renom  des  reliques  qu'elle 

'  Elle  avait  été  reconstruite  au  dix-septième  siècle 
&  consacrée,  le  il  septembre  1679,  par  François 
Girod,  visiteur  de  la  province  de  Toulouse. 


NoTB 
ii3 


Note 
114 


Note 
"4 


576 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


possédait,  grâce  à  l'esprit  entreprenant  de 
plusieurs  de  ses  abbés,  elle  arriva  à  pos- 
séder de  grands  domaines  &  à  percevoir  des 
revenus  considérables.  La  plupart  des  sei- 
gneurs de  la  Province,  au  dixième  siècle, 
lui  firent  de  nombreuses  donations;  tels 
sont  le  vicomte  de  Narbonne  Matfred  & 
sa  femme  Adéla'ide,  en  966  &  990;  Garsinde, 
comtesse  de  Toulouse,  vers  975;  Ermen- 
gaud,  archevêque  de  Narbonne,  en  ioo5. 
Vers  I175,  Louis  VII,  à  la  demande  de 
l'abbé  Bérenger,  lui  accorda  de  nombreux 
&  importants  privilèges;  elle  put  fortifier 
le  lieu  de  Cogna,  autrement  dit  Villemagne ; 
nul  ne  put  bâtir  de  forteresse  dans  l'éten- 
due de  sa  juridiction;  l'aliénation  des  biens 
du  monastère  fut  interdite;  ses  possessions 
actuelles,  ses  acquisitions  futures  lui  furent 
confirmées;  il  eut  la  propriété  &  l'usage 
des  mines,  la  justice  civile  &  criminelle  ; 
enfin  la  prescription  légale  n'eut  pas  d'ac- 
tion pour  les  biens  usurpés  sur  lui.  En 
1210,  ces  privilèges  furent  étendus  &  re- 
nouvelés par  Philippe-Auguste.  Parmi  les 
revenus  de  l'abbaye,  il  faut  mentionner  le 
produit  des  mines  d'argent,  découvertes 
en  1164,  qui  lui  valurent  son  nom.  Elles 
donnèrent  lieu  à  une  transaction  entre 
Raimond-Trencavel,  vicomte  de  Béziers, 
&  Ermengarde  de  Narbonne;  il  fut  con- 
venu que  les  mines  trouvées  sur  des  ter- 
res appartenant  à  l'abbaye  donneraient  à 
celle-ci  la  moitié  de  leur  produit,  &  qu'elle 
percevrait  le  tiers  des  droits  levés  sur  l'ar- 
gent transporté  au  dehors. 

La  prospérité  de  l'abbaye  diminua  ra- 
pidement &,  au  seizième  siècle,  en  i562, 
elle  fut  ruinée  à  jamais  par  les  calvinis- 
tes; ils  dévastèrent  l'abbaye,  détruisirent 
les  reliques,  sauf  les  ossements  de  saint 
Majan,  qui  leur  échappèrent,  brûlèrent 
les  archives  &  réduisirent  les  religieux  à 
la  plus  grande  pauvreté.  Au  dix-septième 
siècle,  l'état  de  sujétion  dans  lequel  la 
tint  pendant  quarante  ans  la  famille  de 
Thémines,  &  la  lutte  que  les  abbés  eu- 
rent à  soutenir  contre  le  baron  de  Pujol, 
achevèrent  de  la  réduire  au  plus  pitoyable 
état. 

De  Villemagne  dépendaient  un  certain 
nombre  de  prieurés;  c'étaient,  dans  le  dio- 
cèse de  Béziers  :  Saint-Pierre  de  Puissali- 


con,  Saint-Raphaël,  Saint-Pierre  de  Razès, 
Notre-Dame  de  Soumartre,&  Saint-Sauveur 
dans  les  faubourgs  de  Béziers;  dans  celui 
de  Vabre  :  Saint-Amans  de  la  Tour;  dans 
celui  de  Castres,  auparavant  d'Albi  :  Saint- 
Gervais.  Ce  dernier,  dont  le  titulaire,  lors 
de  son  installation,  devait  à  l'abbé  de  Ville- 
magne un  droit  de  mutation  de  80  livres, 
donna  lieu  à  de  nombreuses  querelles  avec 
les  évêques  d'Albi.  Donné  à  Villemagne 
par  un  de  ceux-ci,  Aldegaire,  au  commen- 
cement du  douzième  siècle,  il  lui  fut  suc- 
cessivement contesté,  puis  confirmé  par 
Hugues  en  1142,  par  Guillaume  en  iiyS, 
par  Guillaume-Pierre  en  1192.  En  1224,  de 
plus  graves  démêlés  éclatèrent  entre  l'abbé 
Arnaud  &  l'évêque  Guillaume;  celui-ci,  qui 
voulait  y  introduire  des  chanoines ,  irrité 
de  la  résistance  du  prieur,  le  frappa  d'ex- 
communication, sans  faire  les  trois  somma- 
tions exigées  par  les  canons,  &  sans  avertir 
l'abbé  Arnaud,  supérieur  hiérarchique  du 
prieur;  aussi  l'abbé  Arnaud,  pour  résister 
à  ces  usurpations,  dut  en  appeler  à  la  Cour 
de  Rome  &  se  placer  sous  la  protection  du 
Saint-Siège  &  de  son  légat,  l'évêque  de 
Porto.  A  partir  de  cette  époque,  Saint-Ger- 
vais  fut  possédé  paisiblement  par  l'abbaye. 
La  liste  d'abbés  qui  suit,  extraite  du 
GalUa  Christiana,  présente  un  certain  nom- 
bre d'améliorations  &  quelques  additions, 
que  nous  ont  fournies  les  diverses  collec- 
tions de  la  Bibliothèque  nationale'. 

Abbés  de  Villemagne. 

I.  VÉNÉRAND,  que  dom  Vaissete  écrit 
Vivérand,  premier  abbé  connu,  vivait  lors 
de  la  translation  du  corps  de  saint  Majan, 
effectuée  vers  l'an  890-892. 

II.  GuiGARD  est  connu,  comme  les  trois 
suivants,  par  le  rouleau  mortuaire  du  comte 
de  Cerdagne,  Guifred,  envoyé  par  le  mo- 
nastère du  Canigou'  dans  une  partie  de  la 

'  Notamment  les  vol.  i  i  8 1 9 ,  12683,  12699  du 
fonds  latin,  qui  contiennent  chacun  une  histoire 
de  l'abbaye,  &  les  deux  derniers  un  inventaire  de 
ses  archives. 

'  D'après  M.  Delisle,  Rouleaux  des  Morts,  publiés 
pour  la  Société  de  l'histoire  de  France,  p.  124;  les 
Bénédictins  du  GMia  le  rapportaient  à  l'an  io25. 


Note 
114 


Note 
"4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


577 


France,  Ce  document  est  de  io5o  &  men- 
tionne quatre  abbés  de  Vilieniagne  morts 
avant  cette  époque, 
,   III.  RiCHER,  avant  lo5o, 

IV.  Pons,  avant  io5o. 

V.  GairAud,  avant  io5o. 

VI.  Arman  reçut,  en  novembre  1087, 
d'un  certain  Erraengaud,  le  village  de  Ba- 
jelle,  avec  les  hommes  qui  y  demeuraient, 

VII.  AuBERT  ou  Arbert,  cité  dans  une 
charte  de  Béziers  de  1092. 

VIII.  Hugues  I,  avant  1142;  mentionné 
avec  le  suivant  par  le  rouleau  mortuaire 
de  Saint-Aubin. 

IX.  Berenger  I  était  abbé  le  3o  mars 
II42  (v.  st.),  quand  il  obtint  de  l'évéque 
d'Albi,  Hugues,  la  confirmation  du  don  de 
l'église  de  Saint-Gervais,  fait  à  Villemagne 
par  son  prédécesseur  Aldegaire;  il  mourut 
avant  1134,  date  du  rouleau  mortuaire  de 
Robert,  abbé  de  Saint-Aubin  d'Angers,  qui 
le  mentionne  au  titre  XXVII. 

X.  Hugues  II  fut  présent,  en  septembre 
ii56,  à  un  jugement  rendu  par  Estève  de 
Servian;  il  n'était  encore  qu'abbé  élu.  En 
IlSç,  avec  l'assentiment  de  son  chapitre,  il 
permet  à  Ermengaud,  abbé  de  Valmagne, 
de  ne  payer  ni  leude,  ni  péage  dans  les 
terres  de  son  monastère,  &  conclut  avec 
lui  une  association  spirituelle,  La  môme 
année,  il  accordait  à  Salvanés  un  privilège 
analogue.  En  1161,  il  permit  l'entrée  dans 
son  monastère  d'un  moine  de  cette  dernière 
abbaye.  Enfin  en  1162,  Pierre,  évéque  de 
Rodez,  informait  le  pape  Alexandre  III 
qu'il  avait  donné  à  Nonenque  des  terres  à 
lui  cédées  par  Hugues,  abbé  de  Villemagne, 

Les  auteurs  du  Gallia  Christîana  donnent 
pour  successeur  à  Hugues  un  certain  Kci- 
mond,  qui,  en  1169,  aurait  prêté  serment 
de  fidélité  au  roi  de  France;  ce  fait  était 
absolument  impossible  au  douzième  siècle, 
&  l'identité  des  initiales  de  leurs  noms 
nous  fait  rapprocher  ce  Raimond  de  Ro- 
bert, abbé  en  1389, 

XI.  BéRENGER  II  restaura  l'abbaye  & 
régla  l'administration  des  biens.  Il  obtint 
de  Louis  VII,  à  une  époque  indécise,  un 
diplôme  de  protection,  confirmé  par  Phi- 
lippe-Auguste en  1210,  Il  paraît  d'abord  en 
1173,  année  où  Guillaume,  évêque  d'Albi, 
lui  confirma  la   possession  de   l'église  de 

IV. 


Saint-Gervais,  En  1182,  il  avait  querelle 
avec  l'évéque  de  Béziers,  au  sujet  de  l'église 
de  Saint-Pierre  de.Razès;  une  sentence, 
rendue  par  Guillaume,  abbé  de  Saiiit- 
Aphrodise,  &  Guillaume  de  Narbonne,  cha- 
noine de  Béziers,  lui  donna  gain  de  cause. 
En  1189,  l'aumônier  du  couvent  acquiert 
en  son  nom  le  lieu  de  Marnagues,  d'un  cer- 
tain Auger,  moyennant  soixante  sous  de 
Melgueil,  L'année  suivante,  il  permet  la 
vente  d'un  jardin,  sis  à  Villemagne.  En 
1192,  les  abbés  de  Candeil  &  de  Saint-Pons 
apaisent  la  querelle  qui  s'était  élevée  entre 
lui  &  l'évéque  d'Albi,  Guillaume-Pierre,  au 
sujet  de  Saint-Gervais  ;  celui-ci  lui  en 
confirme  la  possession  &  ordonne  aux  ha- 
bitants de  cette  paroisse  de  lui  obéir  désor- 
mais, sauf  la  juridiction  épiscopale.  En 
1195,  le  prieur  de  Soumartre  &  l'abbé  de 
Vabre  lui  vendirent  une  partie  des  forêts 
de  Soumartre;  &  la  même  année,  il  permit 
aux  habitants  de  Bédarieux  d'élever  des 
fortifications  pour  se  défendre  contre  les 
attaques  des  barons  du  voisinage.  Le  10  juin 
1197,  il  persuade  Salomon,  seigneur  de 
Faugères,  de  modérer  les  droits  de  péage  & 
de  leude  qu'il  exigeait  des  hommes  du  mo- 
nastère; &  cette  convention  fut  approuvée 
de  nouveau  par  lui  &  les  hommes  de  Ville- 
magne, deux  ans  plus  tard.  Il  termine,  en 
juin  1202,  les  contestations  qui  divisaient 
l'infirmier  de  Villemagne  &  les  possesseurs 
des  moulins  à  draps  des  bords  de  la  rivière. 
Trois  ans  plus  tard,  grâce  à  l'intervention 
de  l'évéque  de  Béziers,  il  força  Estève  de 
Servian  à  abandonner  ses  prétentions  sur 
le  château  de  Cassan.  La  dernière  mention 
de  Bérenger  se  trouve  dans  une  vente  faite 
par  son  baile,  en  février  1208  (v.  st.). 

XII.  Raimond  I  paraît  dès  1209.  En 
mars  1212,  il  assiste  au  concile  de  Nar- 
bonne &  souscrit  une  donation  faite  à 
l'église  de  Saint-Paul  par  l'archevêque  Ar- 
naud ;  l'année  suivante,  il  est  présent  à  une 
donation  faite  par  Simon  de  Montfort  à 
l'évéque  de  Béziers.  On  ne  sait  si  ce  fut 
lui  ou  le  suivant,  qui  eut  des  démêlés  avec 
Aimeri,  vicomte  de  Narbonne,  en  1216; 
les  abbés  de  Cannes  &  de  la  Grasse  durent 
écrire  à  ce  dernier  pour  l'engager  à  y  mettre 
fin.  Raimond  mourut  le  26  juin,  d'après 
le  nécrologe  de  Saint-Pons. 


Note 
114 


NOTB 
114 


578 


NOTES  SUR  LHISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XIII.  Arnaud  I  ou  Artaud  eut  de 
nombreuses  contestations  avec  Guillaume, 
évêque  d'Albi.  au  sujet  du  prieuré  de  Saiiit- 
Gervais  ;  le  prélat,  qui  y  voulait  introduire 
des  chanoines,  en  chassa  violemment  les 
moines  &  commit  de  nombreux  excès;  Ar- 
naud dut  avoir  deux  fois  recours  à  Rome, 
en  janvier  &  février  1224  (v.  st.).  Il  assista 
au  concile  de  Béziers  de  1226.  En  i23o,  il 
souscrit  un  accord  entre  Durand,  évêque 
d'Albi,  &  Pierre,  archevêque  de  Narbonne, 
réglant  les  limites  de  leurs  diocèses  respec- 
tifs. En  mars  i23i,  il  acquiert  divers  droits 
à  Gazelle.  En  1232,  par  l'entremise  de  Thé- 
dise,  évêque  d'Agde,  il  termine  ses  diffé- 
rends au  sujet  de  Saint-Gervais;  la  même 
année,  des  arbitres  lui  reconnaissent  le 
droit  d'instituer  le  curé  de  Puissalicon.  En 
février  i238  (v.  st.),  il  approuve  le  partage 
fait  par  Estève  de  Pézenas  de  ses  fiefs  de 
Bédarrieux  &  de  Luzan.  Le  nécrologe  de 
Cassan  marque  sa  mort  au  26  février. 

XIV.  Pierre  I  transige,  le  23  mai  1241, 
avec  Bernard,  évêque  de  Béziers,  au  sujet 
de  quelques  dîmes;  il  paraît  encore  en 
1246. 

XV.  Raimond  II  assiste,  le  8  avril  1247, 
à  la  cession  de  Trencavel  au  roi  de  France; 
la  même  année  &  par  son  ordre  le  cellérier 
fait  un  engagement. 

XVI.  Pierre  II  du  Breuil,  sacristain, 
puis  abbé  dès  1247.  En  1253,  il  forme 
avec  le  prieur  de  Cassan  une  association 
spirituelle;  il  assiste  au  concile  de  Béziers 
de  1255.  L'année  suivante,  il  fait  un  accord 
analogue  avec  Bérenger,  abbé  de  la  Grasse, 
&  acquiert  de  Bègue  Jourdain,  abbé  de  Va- 
bre,  l'église  de  Soumartre,  en  échange  de 
celle  de  Fundamentum,  dans  le  diocèse  de 
Rodez.  En  1260,  il  se  fait  adjuger,  par 
l'évêque  de  Béziers,  contre  Salomon  de 
Faugères,  la  justice  entière  de  Soumartre. 
En  1262,  il  reçoit  une  donation  de  Guil- 
laume Gandale.  En  1272,  il  envoie  un  pro- 
cureur au  concile  de  Béziers,  ne  pouvant  y 
aller  lui-même  à  cause  de  ses  infirmités.  La 
chaire  vaquait  le  20  janvier  1273  (n.  st.), 
date  d'un  acte  de  l'aumônier  &  du  procu- 
reur du  couvent,  administrateurs  provi- 
soires. 

XVII.  A.,  ainsi  désigné  dans  une  charte 
de  l'église  d'Albi  de  1279. 


XVIII.  Pierre  III;  le  23  février  1283, 
trois  arbitres,  choisis  par  lui  &  la  commu- 
nauté des  habitants  de  Villemagne,  déci- 
dèrent que  ceux-ci  ne  pourraient  avoir  d» 
fours  particuliers  ou  communs  dans  la  ville 
&  dans  son  territoire.  Le  5  novembre  1296, 
il  transigea  avec  les  habitants  de  Taussac, 
pour  le  paiement  des  dîmes. 

XIX.  Gui  déclara,  le  i5  décembre  i3i2, 
que  les  habitants  de  Saint-Nazaire  de  Lo- 
dazan  étaient  tenus  de  payer  à  l'aumônier 
le  vingtième  de  leurs  légumes.  Il  envoya  un 
représentant  au  concile  de  Béziers  de  i3i7. 

XX.  Guillaume  d'Olargue,  seigneur 
de  Saint-Geniès  de  Barassan,  donne  le  i3 
août  i3i8  un  champ  à  emphytéose.  En 
i323,  il  fut  nommé  abbé  de  Caunes  par  le 
pape  Jean  XXII. 

XXI.  Bertrand,  prieur  de  Saint-Cres- 
pin,  au  diocèse  de  Vabre,  nommé  par  le 
pape  en  i323. 

XXII.  Sicard  paraît  dans  une  transac- 
tion, faite  en  chapitre  le  3  octobre  i329; 
le  17  avril  i33i,  il  reçoit  l'hommage  de 
Pons  de  Thésan,  pour  Garagues  &  Bois- 
sedon. 

XXIII.  Frotard  paraît  en  i33i,  année 
où  il  reçoit  un  nouvel  hommage  de  ce  même 
Pons  de  Thésan.  En  février  i332,  il  cède  à 
Salomon  de  Faugères  l'usage  de  quelques 
pâturages.  Le  prieur  élu  de  Saint-Gervais 
lui  compta,  le  8  mars  1340,  80  livres  dues 
à  l'abbaye  à  chaque  changement  de  titu- 
laire. 

XXIV.  Ermengaud,  indiqué  comme 
abbé  le  23  juillet  1364;  meurt  en  i368, 
sixième  année  du  pontificat  d'Urbain  V. 

XXV.  PoNS  II,  nommé  par  le  pape  en 
i368.  Par  bulle  donnée  à  Lyon,  le  11  fé- 
vrier 1373,  Grégoire  XI  ordonna  à  l'abbé 
de  Saint-Jacques  de  Béziers  de  l'aider  con- 
tre les  usurpateurs  des  biens  de  son  église. 

XXVI.  Robert  I,  dont  les  Bénédictins 
ont  fait  deux  abbés,  prête  hommage  au  roi 
pour  Thésan,  Saint-Geniès,  Barassan  & 
Aligne,  en  1389;  le  i5  mai  de  la  même 
année,  en  chapitre  général,  il  approuve 
un  accord  relatif  aux  dîmes  de  Bédarieux. 
Il  fut  définiteur  aux  chapitres  généraux 
des  bénédictins,  tenus  au  couvent  des  do- 
minicains de  Carcassonne  en  1393  &  iSgS. 
En  1399,  il  sépare  la  mense  abbatiale  de 


NoTG 


Note 
"4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5 


79 


la  mense  capitulaire  &  assigne  des  revenus 
particuliers  pour  la  nourriture  des  reli- 
gieux. 

XXVII.  Michel  est  indiqué  le  ii  avril 
1404.  En  février  1407,  les  syndics  de  Bé- 
darieux  promirent  entre  ses  mains  de  s'ac- 
quitter loyalement  de  leurs  fonctions.  En 
1409,  il  envoya  un  représentant  au  concile 
de  Pise.  En  janvier  1412,  il  apaisa  une 
contestation  entre  les  syndics  de  Béda- 
rieux  &  Raimond  Malaure.  Il  mourut  ou 
abdiqua  en  1426;  le  siège  était  vacant  le 
28  octobre  de  cette  année. 

XXVIII.  Hugues  III  de  Poupian,  élu 
en  1427}  le  14  septembre  de  la  même  année, 
au  moment  de  sa  prise  de  possession,  les 
syndics  de  Villemagne  obtinrent  de  lui  la 
confirmation  de  leurs  privilèges,  franchises 
&  libertés.  En  1432  ,  il  concède  un  droit 
d'usage  dans  ses  bois  aux  habitants  de  Cal- 
mettes.  En  1445,  il  unit  le  prieuré  de  Saint- 
Geniès  à  la  mense  abbatiale.  Trois  ans  plus 
tard,  il  assiste  au  chapitre  général  tenu  à 
Carcassonne. 

A  cause  de  son  grand  âge,  il  se  démit  en 
faveur  du  suivant,  en  se  réservant  la  col- 
lation des  bénéfices,  droit  qu'il  exerçait 
encore  le  12  novembre  1460.  L'abbaye  était 
en  économat  le  6  avril  1439. 

XXIX.  Antoine  I  de  Thésan,  de  la 
famille  de  ce  nom,  prieur  de  Saint-Geniès  ; 
le  9  décembre  1463,  il  perçoit  les  lods  & 
ventes  de  quelques  terres  à  Boissedon.  En 
1472,  il  s'oppose  à  un  accord  passé  entre 
Pierre  Ramas,  vicaire  de  Bédarieux,  &  le 
chambrier  de  Villemagne.  Il  eut  avec  Ber- 
nard du  Verger,  administrateur  perpétuel 
de  Joncels,  un  procès  important  qui  fut 
porté  devant  le  parlement  de  Toulouse; 
il  le  perdit,  se  pourvut  en  révision  en  1481, 
&  poussa  si  loin  les  choses,  que  le  28  juillet 
1484,  le  parlement  lança  contre  lui  &  ses 
complices  un  mandat  d'amener.  Sa  mort, 
arrivée  en  1484,  vint  empêcher  de  nou- 
veaux scandales. 

XXX.  Antoine  II  Guillaume  de 
Clermont,  protonotaire  apostolique, 
archidiacre  de  Cabrières,  dans  le  diocèse 
de  Béziers,  &  prieur  de  Saint- Martin 
obtint  la  commende  de  Villemagne  d'In- 
nocent VIII,  le  26  février  1484  (v.  st.).  Il 
administrait   en   même   temps  Saint-Thi- 


béry.  Le  28  décembre  1491  ,  il  augmenta 
les  pitances  des  religieux  qui  n'étaient  plus 
suffisantes  pour  leur  permettre  de  vivre. 
En  1497,  il  passa  un  accord  avec  les  syn- 
dics de  Bédarieux;  il  fit  son  testament  le 
3  juillet  1499  ,  se  fit  enterrer  chez  les 
clarisses  de  Béziers,  &  fit  divers  legs  à  ses 
abbayes;  il  donna  à  Villemagne  la  somme 
nécessaire  pour  faire  un  chef  d'argent  à 
saint  Majan. 

XXXI.  François  I  Guillaume  de 
Clermont  fut  pourvu  par  le  pape,  mal- 
gré les  religieux,  qui,  réunis  après  la  mort 
d'Antoine,  avaient  élu  Tristan  de  Thésan, 
de  bonne  naissance,  instruit  &  pieux,  le 
17  juillet  1499. 

François  était  bachelier  en  droit  &  clerc 
de  Lodève;  il  fut  nommé  par  Alexandre  VI, 
le  2  août  1499.  ^'^  mars  i5oo,  le  même  pape 
accorda  aux  religieux  le  droit  de  conférer 
les  bénéfices  pendant  la  vacance.  François 
essaya,  mais  en  vain,  d'obtenir  la  com- 
mende de  Saint-Thibéry. 

XXXII.  Arnaud  II  de  Louère,  nommé 
par  Louis  XII  en  1604,  mort  en  1614. 

XXXIII.  Jean  I  Ferrier,  archevêque 
d'Arles,  breveté  du  roi  en  i5o8;  nomma 
pour  son  vicaire  général  Jean  de  Roque- 
feuille. 

Il  fit  rebâtir,  en  i5io,  l'église  &  le  cloî- 
tre 8i  donna  de  grands  biens  à  l'abbaye; 
mort  à  Marseille  le  17  janvier  1621.  — 
Après  sa  mort,  les  religieux  se  divisèrent, 
les  uns  élurent  Raimond  de  Thésan,  reli- 
gieux de  Saint-Pons,  les  autres  Gisard  de 
Corneillan,  grand  prieur. 

Le  roi  nomma  le  suivant. 

XXXIV.  François  II  Guillaume  de 
Clermont,  fils  de  Tristan,  baron  de 
Clermont,  &  de  Catherine  d'Amboise;  ar- 
chevêque d'Auch,  cardinal  &  légat  d'Avi- 
gnon, abbé  commendataire  en  1621.  Il  fut 
zélé  pour  le  rétablissement  de  la  disci- 
pline. En  i525,  il  nomma  son  vicaire  gé- 
néral,  Pierre  Ciffred.  Il  paraît  jusqu'en 
septembre  1628;  à  cette  date,  les  moines 
demandèrent  pour  abbé  Clément  Cherny, 
abbé  de  Gaillac,  qui  en  i523  avait  visité  le 
monastère  par  ordre  du  parlement  de  Tou- 
louse. 

On  ne  sait  s'ils  obtinrent  leur  demande. 

XXXV.  Bernard  de  la  Croix,  abbé 


Note 
114 


Note 
"4 


58c 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


commendataire  ;  le  20  mai  i53i,  il  dis- 
tribue des  domaines  aux  sept  religieux 
alors  à  Villemagne,  pour  leurs  vêtements 
&  leur  nourriture. 

XXXVL  Robert  II  de  la  Tour,  qui 
avait  déjà  possédé  divers  prieurés,  était 
abbé  commendataire  dès  i53i.  Il  est  men- 
tionné en  i534  &  en  septembre  1548. 

XXXVII.  François  III  de  Faucon, 
successivement  évéque  de  Tulle,  Orléans, 
Mâcon  &  Carcassonne;  abbé  commenda- 
taire en -1543;  prit  possession  le  28  février 
1544.  Il  présentait  à  deux  cures  en  i553 
&  1554. 

XXXVIII.  Amanieu  ou  Amédée  de 
Poix,  breveté  du  roi  en  aoiît  i554;  suc- 
cessivement administrateur  de  l'évèché  de 
Carcassonne,  évêque  de  Mâcon  &  de  Bazas  ; 
abbé  commendataire  jusqu'en  i556. 

XXXIX.  Jean  II  de  Chambert,  docteur 
en  droit,  archidiacre  de  Narbonne,  neveu 
d'Antoine  de  Chambert,  abbé  de  la  Grasse; 
institué  par  le  pape  en  iSSy.  Les  calvinis- 
tes détruisirent  le  monastère  en  i562.  Le 
3o  juillet  i565,  il  rachète  le  château  de 
Bédarieux,  aliéné  par  ses  prédécesseurs 
pour  payer  les  impositions  royales.  Il  fut 
vicaire  général  de  Charles  de  Bourbon, 
évéque  de  Carcassonne.  En  i566,  il  reçoit 
l'hommage  des  habitants  de  Villemagne.  Il 
mourut  le  7  janvier  iSyS. 

XL.  Raimond  Vigor,  Normand,  abbé 
commendataire,  prend  pour  procureur  Ar- 
naud Vigor,  premier  médecin  de  la  reine, 
son  parent,  le  i3  février  1679.  D'abord 
conseiller  au  Parlement  de  Rouen,  il  de- 
vint plus  tard  maître  des  requêtes.  Le 
21  avril  i586,  le  duc  de  Montmorency 
saisit  ses  revenus  à  cause  d'absence  non 
justifiée,  &  ne  les  lui  rendit  que  quelque 
temps  après.  Il   paraît  jusque  vers   1699. 

Après  sa  mort,  l'abbaye  tomba  aux  mains 
du  maréchal  de  Thémines,  qui,  pour  en 
assurer  les  revenus  à  son  frère,  Thomas 
d'Avausan,  fit  nommer  le  suivant  par  le  roi 
&  le  pape. 

XLI.  Jean  III  Perpétue  Alboti, 
prêtre  de  Cahors,  obtint  ses  bulles  en 
février  1599;  son  vicaire  général  paraît 
en  1604.  Il  mourut  en  1616.  Après  sa 
mort,  le  frère  du  maréchal  de  Thémines 
continua  à  percevoir  les  revenus  &  à  con- 


sidérer l'abbaye  comme  une  propriété  de 
famille. 

XLII.  Henri  de  Thésan,  désigné  par 
lui  en  1617,  pourvu  par  bulle  de  Paul  V  au 
mois  d'août,  céda  sa  place  à  son  neveu  en 
1626.  Mourut  à  la  fin  de  mai  i63o. 

XLIII.  Jean  IV  Jacques  de  Thésan, 
dont  la  sœur  avait  épousé  Thomas  d'Avau- 
san ;  nommé  par  Urbain  VIII  en  octobre 
1626;  il  prit  possession  le  5  décembre  1628, 
mais  ne  jouit  jamais  des  biens  de  l'abbaye, 
qui  restèrent  aux  mains  de  sa  famille. 

XLIV.  Gabriel  Trotin,  nommé  par  le 
roi  &  par  le  pape  en  1634.  Le  seigneur  de 
Pujol  l'empêcha  deux  ans  de  prendre  pos- 
session; il  obtint  du  parlement  de  Tou- 
louse un  arrêt  contre  lui,  le  12  juin  i636. 
Le  9  mai  1637,  puis  en  i638,  il  fait  un 
double  accord  pour  l'introduction  de  la 
réforme  de  Saint-Maur,  accord  approuvé 
par  le  parlement  de  Toulouse  en  1689; 
il  ne  fut  mis  à  exécution  qu'en  1661.  Les 
querelles  &  les  violences  du  vicomte  de 
Pujol  forcèrent  Gabriel  à  se  démettre  en 
fr.veur  du  suivant  (10  juin  1647). 

XLV.  François  IV  de  Mirmand,  de 
Montpellier,  parent  du  vicomte  de  Pujol, 
abbé  commendataire  de  1647  à  i655,  année 
où  il  céda  son  titre  à  son  frère. 

XLVI.  Jean  V  de  Mirmand,  nommé 
par  le  pape  &  le  roi,  prit  possession  le 
18  juillet  i655.  Le  17  septembre  1661,  les 
anciens  religieux  cédèrent  la  place  à  ceux 
de  la  congrégation  de  Saint-Maur;  Jean 
fit  avec  ceux-ci  un  nouveau  concordat  en 
1664,  &  le  2  juin  1669,  la  sacristie  &  les 
reliques  de  saint  Majan  leur  furent  re- 
mises par  D.  Paul  Abbes,  ancien  sacristain. 

XLVII.  N.  de  Thésan,  conseiller  à 
Toulouse,  de  la  famille  de  Pujol  &  d'Olar- 
gue.  Il  fut  probablement  abbé  commenda- 
taire, mais  ne  fit  que  couvrir  de  son  nom 
l'usurpation  des  seigneurs  de  Pujol.  Il 
mourut  en  1708. 

XLVIII.  Pierre  IV  de  Gayet,  vicaire 
général  de  l'évêque  de  Béziers,  abbé  com- 
mendataire le  3i  octobre  1704;  se  montra 
le  bienfaiteur  des  pauvres. 

XLIX.  N.  de  Boizai-Courtenay. 
pourvu   en  lySi. 

L.  N.  JouFFROi  d'AbANS  ,  pourvu  en 
1772.   fA.  M.] 


Note 
114 


KOTB 

1 15 


NOTES  SUR  L'FÎISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


NOTE  CXV 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Saint-Salvi. 

(Diocèse  d'Albi.) 

L'usage  constant,  dans  les  premiers  siè- 
cles de  l'Eglise  des  Gaules,  fut  d'enseve- 
lir les  évêques,  non  point  dans  les  églises 
cathédrales,  mais  dans  des  basiliques,  gé- 
néralement situées  hors  des  murs  de  la 
cité  &  consacrées  à  cet  usage  de  temps 
immémorial.  Telle  fut  l'église  de  Saint- 
Salvi,  à  Albi,  dédiée  à  l'un  de  ses  premiers 
évêques  dont  on  y  vénérait  les  reliques. 
Autour  de  son  tombeau  dut  se  rassembler 
de  bonne  heure  une  congrégation  de  clercs, 
que  nous  trouvons,  au  dixième  siècle,  or- 
ganisée en  chapitre,  sous  la  direction  d'un 
abbé  &  l'autorité  de  l'évèque.  Au  douzième 
siècle,  elle  fut  remplacée  par  des  chanoi- 
nes réguliers,  soumis  à  la  règle  de  Saint- 
Augustin  ;  depuis  déjà  un  siècle,  l'abbé 
avait  pris  le  titre  de  prévôt.  En  1493, 
le  nombre  de  ces  chanoines  fut  réduit  à 
quinze;  Clément  VII  prononça  leur  sécu- 


sécularisation  du  chapitre;  l'espace  man- 
quait pour  reconstruire  les  édifices  claus- 
traux ;  le  lieu  même,  entouré  d'une  ville 
populeuse,  ne  permettait  plus  de  se  livrer 
à  la  méditation.  On  y  établit  donc  une  pré- 
vôté, douze  canonicats,  douze  prébendes, 
quatre  bénéfices  simples,  huit  vicairies  & 
deux  offices  ;  la  vie  en  commun  &  la  règle 
de  Saint-Augustin  furent  supprimées;  les 
biens  &  les  charges  furent  également  ré- 
partis. 

Le  prévôt  était  élu  par  le  chapitre  & 
confirmé  par  l'évèque;  il  nommait  à  tous 
les  prieurés,  aux  cures  dépendantes  des 
menses  prévôtale  &  capitulaire,  &  aux  ca- 
nonicats vacants  par  mort  pendant  les 
quatre  grandes  fêtes  de  l'année  &  au  jour 
de  Saint-Salvi. 

Les  autres  dignités  étaient  conférées  par 
les  chanoines  &  par  lui  à  tour  de  cheville. 
11  officiait  pontificalement  avec  l'anneau  & 
la  crosse. 

En  1715,  le  chapitre  renfermait,  outre 
les  douze  chanoines  &  le  prévôt,  cinq 
hebdomadiers,  cinq  musiciens  prébendes, 
(luatre  sous-diacres,  un  organiste,  deux 
bedeaux  &  quatre  enfants  de  chœur. 

Le  chapitre  reçut,  pendant  le  moyen 
âge,  un  grand  nombre  de  donations  :  du 
comte  de  Rouergue,  en  961;  du  vicomte 
Matfred,  en  966;  de  Garsinde,  comtesse  de 


Note 
u5 


larisation  en  i523. 

Le  chapitre  de  Saint-Salvi  eut  à  subir  Toulouse,  en  976;  d'Adélaïde ,  vicomtesse 

de  nombreuses  vicissitudes.  Vers  le  milieu  de  Narbonne,   en    977.    Il   était   seigneur 

du  douzième  siècle,  l'irrégularité  s'y  mit,  haut- justicier  des  lieux   de   Mont-Salvi, 

&  pendant  assez  longtemps,  il   resta  sans  Cambon  &  Grézet  &  envoyait  un  député 

prévôt.  L'évèque  d'Albi,  Guillaume-Pierre,  h  l'assemblée  des  trois  états  du  pays  d'Al 


qui  en  avait  autrefois  été  chanoine,  réso- 
lut, vers  ii85,  d'y  restaurer  la  vie  régu- 
lière. Il  nomma  un  prévôt  que  dès  lors 
les  chanoines  purent  élire.  La  règle  qui 
leur  fut  imposée  consista  surtout  dans 
l'observance  de  la  vie  commune  &  dans 
l'assiduité  aux  offices.  Plus  tard,  en  1498, 
Alexandre  VI  consentit  à  l'établissement 
dans  l'église  de  quatre  offices  d'enfants 
de  choeur,  dont  l'entretien  fut  assuré  au 
moyen  du  revenu  de  l'une  des  quatre  vicai- 
ries séculières.  Une  chapelle  de  musique  y 
fut  fondée  par  le  pape  Jules  III  &  auto- 
risée par  le  Grand-Conseil  en  i552.  Enfin, 
en  iSzS,  à  la  demande  du  prévôt  Claude 
de   Mondoire,   Clément  VII   prononça  la 


bigeois.  Il  était  en  relations  spirituelles 
avec  les  communautés  de  Burlas,  séant  à 
Lautrec,  de  Gaillac  &  de  Saint-Sernin  de 
Toulouse  ;  le  nécrologe  de  celui-ci  men- 
tionne les  frères  de  Saint-Salvi  au  i5  sep- 
tembre '. 

Les  reliques  de  saint  Salvi  furent  con- 
servées de  tout  temps  dans  l'église;  le  chef 
vn  fut  renfermé  dans  une  châsse  pré- 
cieuse, donnée  par  Raimond ,  comte  de 
Toulouse,  &  à  la  fin  du  quinzième  siècle, 

*  Nous  avons  employé  pour  cette  notice  les  piè- 
ces renfermées  dans  le  tome  ii3  de  l.i  collection 
Dont  j  3to  feuillets  de  ce  voliirac  sont  consiicrés  à 
Saint-Salvi. 


Note 
ii5 


582 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Louis  d'Amboise  ,  évêque  d'Albi,  donna 
une  châsse  pour  recevoir  les  os  &  les  cen- 
dres. 

Abbés  &  prévôts  de  Saint-Salvi. 

\.  DÉODAT  était  abbé  sous  l'épiscopat 
d'Angelvin,  évêque  d'Albi;  il  est  témoin  à 
un  acte  par  lequel  cet  évêque  reçoit  l'église 
de  Monastier  (921). 

H.  Gauzbert  1,  sous  l'épiscopat  de  Mi- 
ron,  qui  reçut  en  son  nom  la  donation 
d'un  alleu,  dans  l'Albigeois  (960). 

in.  GuiTARD  I,  abbé  la  deuxième  année 
du  roi  Robert  (998). 

IV.  AdÉmar,  dans  un  acte  d'un  certain 
Rémi,  sous  le  règne  de  Robert  (avant  io3i). 

V.  Anselme  paraît  dans  un  acte  que  le 
Gallîa  date  de  987,  mais  que  dom  Vaissete 
rapporte  mieux  à  io32  ;  par  cet  acte,  l'abbé 
de  Saint-Salvi,  à  la  demande  des  évêques 
du  voisinage  &  du  vicomte  Bernard-Aton, 
permit  la  construction  d'un  pont  sur  le 
Tarn,  pour  la  commodité  des  habitants 
de  la  cité,  &  abandonna  le  port  de  Saint- 
Salvi. 

VI.  Pierre  I,  prévôt,  reçut,  vers  1060, 
une  donation  de  l'évêque  de  Nimes,  Fro- 
taire,  &  de  son  frère,  le  vicomte  Bernard. 
Peu  après,  les  chanoines  de  Saint-Salvi 
eurent  querelle  avec  l'évêque  d'Albi,  Fro- 
tard,  au  sujet  des  églises  de  Loupian  &  de 
la  Salvetat,  données  à  leur  chapitre  par 
Matfred  Dido  j  la  donation  de  ce  dernier 
fut  confirmée  par  ses  fils  (vers  l'année 
1079). 

VII.  Pierre  II  Saisset  {Saxeti)  était 
prévôt  vers  iioo,  sous  l'épiscopat  d'Alde- 
gaire;  il  reçut  au  nombre  des  chanoines 
de  son  église  Sicard,  fils  de  Bernard. 

Guitard  était  simplement  prieur  en 
1 1 20,  date  d'une  bulle  de  Callixte  II  en  fa- 
veur du  chapitre.  La  réforme  venait  d'être 
établie  dans  le  monastère. 

Suit  une  grande  lacune  dans  la  série  des 
prévôts;  cependant  nous  voyons  le  mo- 
nastère exister  toujours;  en  ii57,  Guil- 
laume, évêque  d'Albi,  &  Pierre,  abbé  d'Ar- 
dorel,  ménagent  un  accord  entre  lui  & 
Sainte-Cécile,  au  sujet  de  l'hôpital  &  de 
l'église  d'au  delà  du  pont  d'Albi. 

VIII.  GAUSFRED,  minister  Sancti  Salvii, 


était  prévôt  en  1162,  année  où,  de  concert 
avec  le  prieur  Bernard,  il  cédait  à  Guil- 
laume de  Vissen  diverses  terres  sur  le  bord 
du  Tarn,  en  échange  de  ses  droits  sur  le 
chemin  de  la  Caussade.  La  même  année,  il 
s'accorde  avec  Gauzbert  de  La  Roque,  pour 
Saint-Michel  de  Barzac.  Quatre  ans  plus 
tard,  le  chapitre  réclama  auprès  du  vicomte 
Raimond-Trencavel  le  rétablissement  de 
l'ancienne  coutume  d'un  repas  annuel,  dû 
par  les  clercs  de  Sainte-Marciane  aux  cha- 
noines de  Saint-Salvi. 

IX.  Gaillard  I  fut  élu  prévôt  lors  de  la 
restauration  du  monastère  par  l'évêque 
Guillaume-Pierre,  vers  ii85;  il  posséda 
cette  dignité  jusque  vers  1200. 

X.  Guillaume  I  Pierre,  évêque 
d'Albi,  élu  prévôt  par  les  chanoines  (1212- 

I2l3). 

XI.  Raimond  I  DU  PoRTAL  est  men- 
tionné dans  des  chartes  de  I2i5  &  1216; 
en  1220,  il  est  témoin  d'une  transaction 
entre  l'évêque  Guillaume  &  les  habitants 
d'Albi,  permettant  à  ceux-ci  de  disposer 
de  leurs  biens  par  testament. 

XII.  Gaillard  II  de  Rabastens  était 
prévôt  en  1224;  en  1227,  il  obtint  de  l'évê- 
que un  certain  nombre  de  prérogatives 
spirituelles.  Il  promit  entre  les  mains  du 
sénéchal  royal,  Philippe  de  Bertezi,  au 
chapitre  cathédral,  à  l'évêque  &  aux  habi- 
tants d'Albi,  de  les  secourir  fidèlement. 
Il  eut  avec  Durand,  évêque  d'Albi,  de  nom- 
breuses discussions,  toutes  terminées  à  son 
avantage  en  1229  &  i23o. 

Il  fut  l'un  des  commissaires  choisis  pour 
faire  enquête  sur  le  mariage  du  comte  de 
Toulouse  &  de  Sancie  d'Aragon;  lui  & 
Durand,  évêque  d'Albi,  en  prononcèrent 
la  nullité. 

En  1246,  il  termine  un  procès  avec  Ber- 
nard, prévôt  de  Saint-Cécile.  Il  s'occupa 
activement  de  l'administration  des  biens 
du  chapitre.  En  1267,  il  faisait  recons- 
truire son  église;  l'évêque  de  Rodez  lui 
accorda,  le  21  juillet,  une  lettre  d'indul- 
gences pour  les  bienfaiteurs  de  cette  œu- 
vre. Il  paraît  enfin  dans  une  transaction 
du  17  novembre  1259,  entre  les  chanoines 
&  le  précepteur  de  l'hôpital  de  Raissac. 

XIII.  Gauzbert  II  de  Lescure,  pré- 
vôt de  1263  à  1265. 


Note 
ii5 


Note 
ii5 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


583 


XIV.  Pierre  III  de  la  Caune  était 
prévôt  en  1205;  il  s'accorda  avec  le  cha- 
pitre, le  lo  novembre  1270,  au  sujet  de  la 
reconstruction  du  cloître,  &  s'engagea  à 
contribuer  à  la  dépense  dans  la  proportion 
de  dix  livres  de  Cahors  par  an;  les  chanoi- 
nes promirent  le  dixième  de  leurs  revenusj 
le  chapitre  comprenait  alors  dix-sept  mem- 
bres, y  compris  les  dignitaires.  Le  29  avril 
1276,  le  même  reçut  l'hommage  de  Phi- 
lippe Ouric,  chevalier  d'Albi ,  pour  des 
rentes  sur  les  paroisses  de  Sainte-Marciane 
&  de  Saint-Affrique. 

XV.  BÈGUE  I  Boursier  paraît  fré- 
quemment de  1278  à  i3o3.  En  1288,  il 
s'accorde  avec  l'abbé  de  Candeil,  au  sujet 
de  divers  territoires.  En  1287,  il  fait  un 
échange  de  dîmes  avec  le  prieur  de  Ra- 
bastens  ;  la  même  année  ,  la  veuve  de 
Pierre  de  Salvanhac  lui  restitue  des  dîmes 
usurpées.  Deux  ans  plus  tard,  le  chapitre 
avait  querelle  avec  la  maison  du  Temple 
de  la  Selve,  diocèse  de  Rodez,  au  sujet 
des  limites  de  divers  territoires.  Enfin,  le 
20  août  i3o3,  Jourdain  de  Salvanhac  con- 
firme l'abandon  consenti  par  sa  mère  en 
1287. 

XVI.  Amels  Vassal,  1309. 

XVII.  Pierre  IV  Boursier,  docteur  en 
décrets,  i322. 

XVIII.  Ratier  de  Penne  avait  querelle 
avec  les  treize  chanoines  de  son  chapitre, 
en  novembre  i334,  à  propos  des  dépouilles 
&  des  biens  des  prieurs  &  des  chanoines. 
Il  fut  décidé  que  tous  les  membres  du  cha- 
pitre pourraient  librement  disposer  de  la 
moitié  de  leurs  biens;  l'autre  moitié  dut 
rester  au  prévôt  &  au  vestiaire  des  cha- 
noines. En  février  i335,  le  nouvel  évèque 
d'Albi,  Pierre,  reconnut  qu'en  entrant  dans 
l'église  de  Saint-Salvi,  après  sa  prise  de 
possession,  il  n'avait  point  entendu  préju- 
dicier  aux  droits  du  chapitre.  En  1340, 
Ratier  nomma  des  syndics  généraux  du 
chapitre.  Le  4  août  1342,  Philippe  VI  dé- 
clara que  pour  empêcher  le  chapitre  de 
Saint-Salvi  d'être  en  butte  aux  attaques  de 
certains  malveillants,  il  le  prenait  sous  ses 
protection  &  sauvegarde  spéciales.  L'an- 
née suivante,  on  apposa  solennellement 
les  panonceaux  du  roi  au  lieu  ordinaire 
des  processions  du  chapitre,  pour  indiquer 


à  tous  cette  protection  &  sauvegarde.  Ra- 
tier vécut  jusqu'en  i352. 

XIX.  André  Viguier,  1359. 

XX.  Pierre  V  de  Lauset  accorda,  en 
1362,  aux  consuls  d'Albi,  la  permission 
d'employer  une  des  cloches  de  l'église  à 
marquer  les  rondes  &  les  changements  de 
garde,  en  temps  de  guerre.  Il  était  encore 
prévôt  en  i375  &  peut-être  encore  en  i38o. 

XXI.  Guillaume,  licencié  en  décrets, 
prévôt  en  i388. 

XXII.  Raimond  II  GuARiN,  1405. 

XXIII.  Pierre  VI  Amels,  mort  en  1436. 

XXIV.  Raimond  III  Lauret,  prévôt 
élu  en  1436;  paraît  encore  en  1439. 

XXV.  Jacques  I  Lauret  se  démit  en 
1456,  en  faveur  du  suivant.  La  bulle  de 
Callixte  III  approuvant  cette  démission  est 
du  23  mai. 

XXVI.  Bègue  II  Montanha,  prieur  des 
Connils,  au  diocèse  d'Albi,  &  chanoine  ré- 
gulier, institué  par  Callixte  III,  le  23  mai 
1456.  La  même  année,  le  pape  ordonna 
aux  officiaux  de  Toulouse,  Carcassonne  & 
Rodez  de  faire  restituer  les  domaines  de 
Saint-Salvi,  usurpés  par  des  laïques  &  par 
des  prélats.  Bègue  paraît  encore  en  1463 
&  meurt  en  1477. 

XXVII.  Pons  du  Put,  élu  en  1477; 
nomme,  en  1486,  un  procureur  pour  ren- 
dre hommage  à  Jean  de  Vésins,  vicomte  de 
Lautrec,  &  à  Pierre,  baron  de  Lescure.  En 
1488-89,  il  a  avec  Louis,  évêque  d'Albi, 
une  violente  contestation  ;  l'évêque  voulait 
forcer  les  chanoines  à  renvoyer  leurs  ser- 
vantes &  à  les  loger  hors  des  bâtiments 
claustraux.  La  querelle  fut  portée  devant 
le  métropolitain,  puis  devant  Innocent  VIII 
qui  nomma  des  commissaires  en  janvier 
1491.  Elle  durait  encore  en  1498. 

XXVIII.  Raimond  IV  Ycher,  élu  en 
1490.  II  obtint  plusieurs  bulles  de  privi- 
lèges d'Alexandre  VI,  en  juillet  I493;  la 
même  année,  en  juin,  le  même  pape  con- 
sentit à  la  réduction  du  chapitre  à  quinze 
chanoines. 

XXIX.  Gèraud  Boysserie,  prévôt  en 
1497.  La  même  année,  Alexandre  VI  ac- 
corda aux  chanoines  divers  privilèges  dont 
ils  avaient  usé  autrefois,  mais  dont  les 
actes  s'étaient  perdus.  A  cette  époque  il  y 
eut  de  grandes  luttes  au  sujet  de  la  pré- 


NOTK 

Ii5 


Note 
ii5 


584 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
ii6 


voté;  Géraiid  eut  pour  compétiteurs  Jean 
Isarn,  en  1499,  J-^'^'^'^  Isarn,  en  l5o4;  il 
semble  l'avoir  emporté,  car  il  prit  posses- 
sion en  février  i5o6.  Un  autre  de  ses  com- 
pétiteurs fut  Déodat  Isarn,  qui,  en  i5o6, 
obtint  de  Jules  II  des  bulles  de  confirma- 
tion. 

XXX.  HÉLION  JoFROY,  fondateur  de  la 
Chartreuse  &  des  annonciades  de  Rodez, 
vivait  en  i520;  il  était  chantre  de  l'église 
de  Rodez  &  neveu  du  cardinal  d'Arras. 

XXXI.  Claude  de  Mondoire  obtient, 
en  l523,  de  Clément  VII,  une  bulle  de 
sécularisation.  Il  était  abbé  de  Ferrières, 
dans  le  diocèse  de  Clermont,  archidiacre 
d'Albi  &  chanoine-comte  de  Lyon.  Il  vivait 
encore  en  1541. 

XXXII.  Jacques  II  du  Faur,  abbé  de 
la  Chaise-Dieu,  prévôt  en  i55i. 

XXXIII.  Georges  d'Armagnac,  cardi- 
nal-archevêque de  Toulouse,  1564. 

XXXIV.  Jacques  III  de  Villemur, 
i565. 

XXXV.  Pierre  VII  Armay,  1597-99. 
Il  eut  pour  compétiteur,  en  1598,  un  cer- 
tain Pierre  Mouret. 

XXXVI.  Alphonse  I  d'Elbène,  évêque 
d'Albi,  1610. 

XXXVII.  Alphonse  II  d'Elbène,  neveu 
du  précédent,  lui  succède  en  1640. 

XXXVIII.  Louis  Manchaud,  1643. 

XXXIX.  Jacques  IV  Cardon,  1661. 
XL.  Jérôme-François   Cardon, 

nommé  en  1691;  était  encore  prévôt  en 
1715.  [A.  M.] 


NOTE  CXVI 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Saint-Jacques. 

(Diocèse  de  Bdziers.) 

L'abbaye  de  Saint-Jacques,  située  dans 
la  ville  de  Béziers  &  affiliée  à  l'ordre  de 
Saint-Augustin,  était  moins  ancienne  que 
sa  rivale,  Saint-Aphrodise.  On  ne  sait  ni 
quand,  ni  par  qui  elle  fut  fondée;  ses  pre- 


miers abbés  connus  vivaient  au  commen- 
cement du  dixième  siècle. 

Soumise,  comme  Saint-Aphrodise,  ; 
l'évèque ,  elle  était  aussi  astreinte  aux 
mêmes  obligations.  L'abbé,  à  son  entrée 
en  charge,  prêtait  serment  à  l'évèque, 
remplissait  son  stage  à  Saint-Nazaire  &  y 
faisait  l'office  de  chanoine  hebdomadier, 
sous  peine  d'amende. 

L'histoire  de  Saint-Jacques  est  assez 
obscure.  En  969,  les  exécuteurs  testamen- 
taires du  vicomte  de  Béziers  Rainard  lui 
font,  par  son  ordre,  diverses  donations.  En 
990,  donation  analogue  des  exécuteurs 
testamentaires  du  vicomte  Guillaume.  En 
1664,  l'abbaye  fut  rattachée  à  la  congré- 
gation des  chanoines  réguliers  de  France, 
qui  essaya  d'y  ramener  la  régularité. 

Abbés  de  Saint-Jacques. 

I.  A1MERI  était  abbé  la  dixième  année 
de  Charles  le  Simple  C908),  date  de  con- 
testations entre  lui  &  un  certain  Arion 
pardevant  Boson,  vicomte  de  Béziers. 

II.  AdAULFE  revendique  en  920,  par- 
devant  l'évèque  Raimond  &  le  vicomte 
Boson,  un  bien  donné  à  Saint-Jacques. 

m.  Matfred,  fils  d'Ermengaud  de 
Cazouls,  assiste  avec  son  père  à  un  plaid 
tenu  à  Béziers  le  20  août  io53. 

IV.  Raimond  reçut,  sous  le  règne  de 
Philippe  I  (1060-1108),  une  donation  de 
Bernard-Pierre. 

V.  Hugues  I  était  abbé  en  1093  &  1094. 

VI.  Arnaud  de  Lévezon  était  à  la  fois 
cvèque  de  Béziers  &  abbé  de  Saint-Jacques, 
à  la  fin  du  onzième  siècle  &  au  commen- 
cement du  douzième. 

VII.  GÉRAUD  reçut  en  1104  une  dona- 
tion d'Imbert  &  de  sa  femme  Adélaïde. 

VIII.  Hugues  II  fait  diverses  acquisi- 
tions en  1 120. 

IX.  Bruno  paraît  dans  un  acte  de  11 37. 
En  I  148,  il  reçoit  d'un  certain  Pons  le  lieu 
de  Villeneuve.  En  ii53,  il  avait  une  con- 
testation avec  un  nomir.é  Riculfe.  Le  né- 
crologe de  Cassan  mentionne  sa  mort  au 
25  mars. 

X.  Guillauime  I  Bernard  est  témoin, 
eu  1170,  d'une  donation  faite  à  l'église  de 
Béziers  par  Bernard  d'Aligné.  Une  charte 


Note 
116 


Note 

IIÔ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'Aniane  de  iiyS  le  cite.  Le  cartulaire  de 
Béziers  le  mentionne  en  1174,  &  en  1178, 
dans  un  engagement  fait  par  l'évéque 
Bernard,  prêt  à  partir  pour  le  concile  de 
Latran. 

XI.  Pierre  I  dePeyriés  (deParietibus), 
chanoine  de  Cassan,  devint  abbé  de  Saint- 
Jacques  en  1181.  En  1182,  il  assiste  à  une 
donation  de  Bérenger  de  Puissourguier  à 
Aniane.  En  1191,  il  a  des  différends  avec 
Gaufred ,  évéque  de  Béziers,  au  sujet  de 
l'hommage  qu'il  lui  refusait;  ils  furent  ter- 
minés par  voie  d'accord  en  1194.  Le  nécro- 
loge de  Cassan  l'indique  au  3  mai. 

XII.  GuiRAUD,  indiqué  dans  une  charte 
de  l'église  de  Béziers  de  I2i3. 

XIII.  BÉRENGER  est  cité  dans  une  charte 
de  Béziers  de  1225.  En  i232,  le  27  mai,  il 
souscrit  la  sentence  portée  parThédise, 
évéque  d'Agde,  &  Bernard,  évéque  de  Bé- 
ziers, contre  l'élection  de  P.  Guiraud,  sa- 
cristain de  Saint-Paul  de  Narbonne, comme 
abbé  de  ce  monastère.  En  laSS,  il  est  en- 
core cité  dans  une  charte  de  Narbonne.  Le 
vieux  nécrologe  de  Saint-Sernin  de  Tou- 
louse mentionne  sa  mort  au  16  mars. 

XIV.  Guillaume  II  Arnaud,  souscrit 
en  1245,  la  lettre  écrite  par  les  abbés  & 
évèques  de  la  Province  à  Innocent  IV,  en 
faveur  de  l'Inquisition.  Il  fut  désigné  par 
Othon,  cardinal-évêque  de  Porto,  pour 
décider  auquel  devait  appartenir  l'église 
de  Gabian,  à  Biaise,  sous-diacre  aposto- 
lique, ou  à  Guillaume,  archevêque  de 
Narbonne;  il  l'adjugea  à  celui-ci.  Inno- 
cent IV  lui  adressa  successivement  deux 
bulles  relatives  à  divers  sujets.  Il  mou- 
rut le  27  mai,  d'après  le  nécrologe  de 
Cassan. 

XV.  Pierre  II  est  cité  dans  un  acte  de 
Saint-Aphrodise  de  1264.  Il  fut  procureur 
de  son  homonyme,  abbé  de  cette  abbaye, 
au  concile  de  iMontpcllier  de  1269,  &  aux 
états  de  la  sénéchaussée,  tenus  à  Béziers 
en  1271. 

XVI.  Guillaume  III  Bernard,  abbé 
en  1273. 

XVII.  B.  1 304-1 3o5. 

'XVIII.  Pierre  III,  abbé  en  i328.  On 
l'accusa  de  prodigalités  &  de  moeurs  licen- 
cieuses; par  bulle  du  23  mars  de  cette  an- 
née, Jean  XXII  chargea  Etienne  Chotard, 


sacristain  de  Lodève,  le  prieur  des  domi- 
nicains &  le  gardien  des  franciscains  de 
Béziers,  d'informer  sur  sa  conduite. 

XIX.  Guillaume  IV  Sermar,  abbé  de 
i363  à  1390. 

XX.  B.,  connu  seulement  par  l'initiale 
de  son  nom,  1401-1406. 

XXI.  Gui  de  Garrigue,  1417. 

XXII.  Pierre  IV,  1433. 

XXIII.  André  des  Orts  rend  hom- 
mage à  l'évéque  de  Béziers  en  1433. 

XXIV.  Jacques  I  Cariet  ou  Carese, 
abbé  dès  1438,  année  où  l'évéque  de  Béziers 
le  cite  en  promulguant  quelques  canons 
du  concile  de  Bâle.  Le  23  mai  1439,  le  pape 
Eugène  lui  commettait  le  soin  de  faire  ren- 
dre aux  augustins  de  Béziers  diverses  som- 
mes d'argent  qu'on  leur  avait  enlevées.  Il 
est  encore  cité  en  1443.  Il  devint  évéque 
de  Maurienne  le  3o  septembre  1461;  on 
ne  sait  si  son  élection  fut  confirmée. 

XXV.  Barthélémy  I  1455-1459-1461. 

XXVI.  Jean  I  Enault,  abbé  en  1462, 
se  démit  entre  les  mains  du  pape  Paul  II 
en  1465.  L'abbaye  était  dans  un  grand  dé- 
labrement, les  bâtiments  en  ruines,  le 
temporel  dilapidé  ou  engagé.  Jean  se  ré- 
serva d'ailleurs  une  pension  de  10  écus 
d'or  &  le  prieuré  de  Plahan,  dépendant 
du   monastère. 

XXVII.  GÉRARD  LE  Rouge,  abbé  d'A- 
niane, nommé  par  une  bulle  de  Paul  II 
du  28  avril  1465.  Il  se  démit  en  faveur  du 
suivant. 

XXVIII.  Jacques  II  le  Rouge,  prieur 
de  Serignan,  protonotaire  apostolique, 
administrateur  perpétuel  de  Saint-Jacques 
depuis  1473  jusqu'en  1491.  Il  mourut  en 
1494. 

XXIX.  Charles  le  Rouge,  abbé  de 
1495  à  1497. 

XXX.  Jean  II  le  Rouge,  frère  aîné  du 
précédent,  religieux  d'Aniane,  abbé  depuis 
lîoi  jusqu'en  l5i9,  année  où  il  se  démit 
en  faveur  du  suivant,  en  se  réservant  une 
pension. 

XXXI.  Jean  III  le  Rouge,  frère  cadet 
du  précédent,  pourvu  sur  sa  démission  par 
Léon  X,  le  1"  juin  iSig.  Il  siégeait  encore 
en  i532. 

XXXII.  Jean  IV  ou  Jacques  d'Arnove 
ET  DE  Marseillargues,  professeur  en 


Note 
116 


NOTB 

ii6 


586 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
117 


droit,  pourvu  en  i534.  II  était  vicaire  gé- 
néral de  l'évéque  de  Béziers  en  1546,  &  lui 
prêta  hommage  en  i556. 
XXXIII.  Pierre  V  Dupuy,  i588. 


la  jugerie  de  Verdun,  ne  remonte  pas  au 
delà  de  l'année  940.  Un  acte,  renfermé 
dans  le  cartulaire  de  Lézat,  rapporte  que 
le   vicomte   Aton-Benoit,    &   son    épouse 


Note 
117 


XXXIV.  Anne  de  Murviel,  évéque  de  Amélie,  ne  pouvant  avoir  d'enfants,  firent 
Montauban,  pourvu  eu  1606,  céda  son  vœu  d'élever,  chacun  sur  leurs  domaines, 
titre  au  suivant,  moyennant  une  pension.  un  monastère;  la  femme  construisit  Mas- 

XXXV.  Jean  V  Louis   de   Murviel,  Garnier,  le  mari  fonda  Lézat. 

neveu    du    précédent,    clerc    de   Béziers,  A   peine    fondée,    l'abbaye   du   Mas    fut, 

nommé  par  le  roi   le  3o  septembre  i633.  soumise,    en    même    temps   que    Lézat,   à 

La  réforme  s'introduisit  de   son   temps  à  Saint-Michel  de  Cuxa  en  Roussillon,  qui, 

Saint-Jacques  en  1664,  date  de  son  union  sous   la  direction   intelligente   du   célèbre 

à  la  Congrégation  de  France.  Jean  mou-  Guarin,  venait  de  devenir  le  centre  d'une 

rut  en  lyoS,  à  l'âge  de  quatre-vingt-huit  association  monastique,  dans  le  genre  de 

ans.  l'ordre  de  Cluny.  Cette  union,  confirmée 

XXXVI.  Artus  II  TiMOLÉON  de  Bar-  par  le  pape  Jean  XV  dans  une  bulle  de  993, 
COS,  abbé  de  Saint-Siguéran,  docteur  en  dura  peu  d'ailleurs;  l'association  fut  dis- 
Sorbonne,  chanoine  de  Paris,  nommé  par  soute  après  looi,  date  de  la  mort  de  Gua- 
le  roi  le  3i  octobre  lyoS;  mort  en  1764.  rin.  Le  monastère,  dont  l'histoire  est  fort 

XXXVII.  N.  GuiLLOT  de  MontdÉSIR,  obscure  pendant  le  onzième  siècle,  se  vit 
1764.  alors  en  butte   aux  prétentions  des  abbés 

XXXVIII.  N.   CoRTOis   de   Pessigny,  de  Lézat  qui  voulaient  l'assujettir  à  leur 


1780.  [A.  M.] 


NOTE  CXVII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Ahhaye  du  Mas-Garnîer^ . 

(Diocèse  de  Toulouse.) 

L'origine  de  l'abbaye  du  Mas-Garnier, 
située  dans  le  diocèse  de  Toulouse,  à 
cinq  lieues  au  nord  de  cette  ville,  &  dans 

'  L'abbaye  du  Mas-Garnier  a  été  de  la  part  de 
M.  Joiiglar,  de  Bouillac,  l'objet  d'un  travail  assez 
étendu  [Monographie  de  Vabhaye  du  Mas-Grenier, 
Toulouse,  i865,  in- 12);  mais  dans  cet  ouvrage  qui, 
sur  plusieurs  points,  rectifie  les  travaux  des  Béné- 
dictins, l'auteur  a  eu  tort  de  rapporter  à  842  la 
fondation  de  l'abbaye,  sur  la  seule  foi  de  la  trop 
fameuse  charte  d'Alaon,  que  rien  jusqu'ici  n'est 
venu  confirmer.  C'est  ce  document  apocryphe  qui, 
seul,  révèle  l'existence  d'un  prétendu  Antoine,  vi- 
comte de  Béziers,  restaurateur  imaginaire  de  Lézat 
&  du  Mas-Garnier.  En  outre,  dans  plusieurs  cas, 
M.  Jouglar  accepte  trop  aisément  les  affirmations 
d'une  sorte  de  pouillé  du  dix-huitième  siècle,  qui 
n'est  susceptible  d'aucune  espèce  de  contrôle,  les 
archives  du  monastère  ayant  disparu  depuis  long- 


suprématie.  Au  concile  de  Clermont  de 
1095,  Séguin,  abbé  de  ce  dernier  couvent, 
se  plaignit  aux  pères  assemblés  de  la  con- 
duite de  l'abbé  du  Mas,  Bertrand,  qui  re- 
fusait de  reconnaître  son  autorité.  L'ar- 
chevêque de  Tolède,  nommé  arbitre  par  le 
concile,  admit  les  réclamations  de  Séguin, 
&  confirma  l'union  du  Mas  à  Lézat;  Ber- 
trand promit  de  se  soumettre  le  lende- 
main; mais  dans  la  nuit  il  quitta  le  con- 
cile, &  ne  céda  que  plus  tard  après  menace 
d'excommunication  &  de  suspension.  Le.s 
dissensions,  un  moment  apaisées,  recom- 


temps,  &  qui  doit  même  renfermer  nombre  d'er- 
reurs. C'est  ainsi  que  l'auteur  de  ce  travail,  ayant 
mal  copié  la  légende  d'un  sceau  de  l'an  1400,  qui 
portait  ces  mots  :  Rostegnus,  abhas  S.  Pétri  Mansi 
Garnerii j  a  inventé  un  certain  Tegnas ,  premier 
abbé  du  Mas,  dont  le  nom  se  serait  retrouvé  sur 
les  sceaux  de  tous  ses  successeurs;  en  1400,  les 
abbés  du  Mas  ne  connaissaient  certainement  pas 
le  nom  du  premier  de  leurs  prédécesseurs,  nom 
d'ailleurs  absolument  inusité;  &  jamais  on  n'a 
relevé  nulle  part  cet  usage  de  mettre  sur  les  sceaux 
le  nom  du  premier  abbé  de  l'abbaye,  quand  cet 
abbé  n'était  pas  le  saint  même,  patron  du  monas- 
tère. En  tout  cas,  le  livre  de  M.  Jouglar  renfer*e 
des  renseignements  intéressants  sur  l'histoire  du 
monastère  pendant  les  trois  derniers  siècles  de  son 
existence.  [A.  M.] 


NOTB 
117 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


587 


mencèreiit  bientôt;  Bertrand  s'opposa  à 
une  visite  que  Séguin  voulait  faire  dans  son 
monastère  &  chassa  les  moines  de  Cluny, 
qu'y  avait  introduits  le  légat  apostolique 
Brunon.  La  lutte  s'envenima,  &,  vers  11 12, 
les  moines  de  Moissac,  héritiers  des  pré- 
tentions de  ceux  de  Lézat,  se  plaignirent 
amèrement  au  pape  Pascal  II;  mais  leurs 
plaintes  restèrent  sans  effet,  par  suite  de 
l'union  effectuée,  vers  1098,  entre  le  Mas 
&  l'abbaye  de  la  Cluse,  dans  le  Piémont. 
Cette  puissante  protection  imposa  silence 
aux  réclamations  de  l'ordre  de  Cluny. 
L'abbé  de  la  Cluse  eut  sur  le  Mas  droit 
de  visite  &  de  réforme,  dut  veiller  à  l'admi- 
nistration du  temporel  &  confirmer  l'élec- 
tion de  l'abbé  :  cette  union  dura;  en  1245, 
Innocent  IV  mentionne  notre  abbaye  au 
nombre  des  possessions  de  la  Cluse.  Elle 
en  faisait  encore  partie  en  1458. 

Plus  tard,  l'abbaye  fut  unie  successive- 
ment à  la  congrégation  des  Exempts  (1607), 
puis  à  celle  de  Saint-Maur  (25  août  1640); 
l'abbé  chassa  les  moines  réformés;  mais 
ceux-ci  en  appelèrent  au  Parlement  de 
Toulouse  &  au  conseil  privé,  &  l'union 
fut  approuvée  par  le  parlement  de  Tou- 
louse, le  II  février  1643.  En  1646,  ils 
firent  avec  l'abbé  un  nouveau  concordat. 
La  même  année,  les  réformateurs  s'instal- 
lèrent au  Mas  de  Verdun,  près  du  monas- 
tère; ils  y  restèrent  jusqu'en  1660;  à  cette 
époque,  un  nombre  suffisant  de  cellules 
ayant  été  construit,  ils  entrèrent  à  l'abbaye 
le  I"  novembre.  Us  reprirent  &  achevè- 
rent la  reconstruction  complète  du  monas- 
tère, dont  les  anciens  bâtiments  avaient 
été  dévastés  par  les  calvinistes  au  seizième 
siècle. 

Le  Mas-Garnier  porta  un  grand  nombre 
de  noms;  dédié  à  saint  Pierre,  à  la  Vierge 
&  à  saint  Girons,  il  s'appela  le  Mas  de 
Verdun,  Saint-Pierre  de  la  Court,  Garne- 
sium,  &c. 

Le  monastère  eut  à  subir  de  nombreu- 
ses vicissitudes.  Les  Anglais,  sous  le  Prince 
Noir,  le  dévastèrent  en  i355.  L'abbé  Gé- 
rard, au  quinzième  siècle,  fit  de  vains  ef- 
forts pour  le  restaurer;  les  querelles  des 
abbés  commendataires  achevèrent  sa  déca- 
dence. En  1574,  'es  calvinistes  l'envahirent, 
dispersèrent  le   mobilier  sacré,  brûlèrent 


les  manuscrits  &  les  archives,  détruisirent 
les  reliques,  chassèrent  &  maltraitèrent  les 
moines,  &  renversèrent  l'église  &  les  édi- 
fices réguliers.  Les  religieux  ne  rentrèrent 
en  possession  qu'en  1600'. 

Abhés  du  Mas-Garnier. 

I.  Hugues  était  abbé  en  993,  époque 
où  une  bulle  de  Jean  XV  confirma  à 
Guarin,  abbé  de  Cuxa,  la  suprématie  de 
l'abbaye.  Vers  ioi5,  au  mois  de  février, 
Forto-Guillaume,  vicomte  de  Gimoez,  lui 
abandonna  l'alleu  de  Nones,  près  Grand- 
selve. 

II.  Raimond  I  était  abbé  en  1070;  l'an- 
née suivante,  Raimond-Arnaud,  &  son  fils 
Raimond,  lui  donnent  la  terre  de  Gaia,  au 
terroir  de  Toulouse,  avec  l'église  de  Sainte- 
Marie.  En  janvier  1089,  il  acheta  de  Pons- 
Arnaud,  moyennant  cent  sous  de  Toulouse, 
le  lieu  d'Ocamville;  à  ce  moment,  il  était 
près  de  mourir. 

III.  Bertrand  I  acheta  de  Pons-Arnaud 
la    moitié    de    l'église    d'Ocamville  ;    &    le 

5  janvier  1095,  moyennant  quatre-vingt- 
dix  sous  &  une  mule,  il  acquit  les  droits 
de  Arnaud-Gauzbert  sur  le  même  lieu.  La 
même  année,  étant  au  concile  de  Cler- 
mont,  il  eut  une  querelle  violente  avec 
Séguin,  abbé  de  Lézat,  auquel  il  refusa 
obéissance  ;  forcé  de  se  soumettre,  il  quitta 
nuitamment  la  ville  &  n'y  revint  que  sur 
les  menaces  de  l'archevêque  de  Tolède. 
En  1106,  il  eut  avec  l'abbé  de  Moissac  une 
nouvelle  querelle,  qui  fut  portée  devant 
Pascal  II,  &  dans  laquelle  intervint  l'abbé 
de  Cluny,  supérieur  de  celui  de  Moissac. 

IV.  Jean  I  reçut  de  Guillem  de  Bessens 

6  de  sa  femme  Marie,  le  quart  des  églises 
de  Viviers  &  de  Ricancele  ;  ils  offrirent, 
en  même  temps,  leur  fils  Eudes  à  l'abbaye; 
la  charte  est  datée  de  l'épiscopat  d'Amé- 
lius,  évêque  de  Toulouse,  ce  qui  la  rap- 
porte à  peu  près  à  ii3o. 

V.  Eudes,  probablement  le  même  qui 
fut  offert  vers   ii3o,  reçut,   en   1143  aux 

'  Nous  nous  sommes  servi  surtout  d'un  trav-ail 
important,  renfermant  de  nombreux  extraits  d'ac- 
tes authentiques,  qui  se  trouve  au  f"  290  du  t.  22 
du  Monasticon  BcneJictinum.  (Ms.  lat.    iiô'i^.) 


Note 
117 


Note 
"7 


588 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


mois  d'avril  &  de  mai,  d'Arnaud  de  Viviers, 
les  dimes  de  Ricancele  '. 

VI.  AlACIP  ou  Macip,  paraît  en  août 
1166,  dans  un  échange  entre  Pons,  abbé 
de  Grandselve,  &  Garin,  abbé  de  Sarlat.  En 
1178,  il  accorde  à  Vidal,  abbé  de  Grand- 
selve, la  permission  de  construire  des  mou- 
lins sur  la  Garonne.  On  croit  que  ce  fut 
lui  qui  donna  aux  turbulents  habitants  du 
Mas-Garnier  leur  première  charte  de  li- 
bertés. 

VU.  Raimond  II  est  cité  dans  une 
charte  de  Raimond  V,  comte  de  Toulouse, 
de  1180;  par  cet'acte,  ce  prince  prenait 
le  monastère  sous  sa  protection,  confir- 
mait ses  privilèges,  &  déclarait  que  ni 
lui  ni  ses  successeurs  ne  pourraient  pren- 
dre d'albergue  au  château  ou  y  élever 
des  fortifications;  de  plus  les  habitants 
en  furent  libres  &  soumis  à  la  seule  ab- 
baye. Le  8  septembre  1184,  Arbert  de  Deu- 
pantala  fut  reçu  comme  frère  de  l'abbaye, 
à  laq'uelle  il  abandonna  quarante  sous  sur 
le  quart  du  dîniaire  de  ce  nom,  qui  lui 
était  engagé. 

VIII.  Guillaume  I  Robert  confirma, 
en  1198,  à  Arnaud-Amauri,  abbé  de  Grand- 
selve, le  droit  de  pêche  dans  la  Garonne 
&  celui  d'y  construire  un  moulin,  moyen- 
nant deux  deniers  de  cens  par  moulin  & 
deux  deniers  d'arrière-acapte. 

IX.  Pierre  I  Arnaud,  mentionné  dans 
un  ancien  catalogue  à  l'année  1200. 

X.  EUSTACHE  paraît  en  i2o5  &  dans 
les    années    suivantes. 

XI.  Guillaume  II  Ratier  souscrit, 
en  I2i3,  un  accord  passé  entre  Raimond, 
abbé  de  Moissac,  &  un  certain  Béraud. 
En  1229,  il  fait  avec  Elie,  abbé  de  Grand- 
selve, un  accord  relatif  au  village  de  Vil- 
lenisagues.  En  novembre  I23i,  le  prieur 
de  Grandselve  lui  demanda  de  laisser,  pour 
une  fois,  passer  la  Garonne  à  son  sel  sans 
payer  de  droit;  Guillaume  s'y  refusa,  crai- 
gnant de  créer  un  précédent.  Il  mourut 
avant  octobre  1233. 

XII.  Bernard  consentit  pour  une  fois 
au    libre    passage    du    sel    acheté    pour    la 

'  La  charte  est  m;il-à-piopos  datée  de  i  i63  dans 
le  Galîia  Ckristiana ;  le  manuscrit  latin  12679, 
f"  291,  la  date  mieux  de  1  143. 


maison  de  Grandselve,  en  octobre  1233. 
En  1236,  il  accompagne  Raimond,  abbé 
de  Moissac,  dans  la  visite  du  monastère 
d'Exieu.  Le  6  janvier  1248,  il  fit,  avec  les 
habitants  du  Mas-Garnier,  un  nouvel  ac- 
cord pour  leurs  libertés;  l'abbé  de  Cluse, 
Guillaume,  servit  de  médiateur;  les  droits 
de  banalité  du  four  &  du  moulin  de  l'abbé 
furent  réservés.  Enfin,  en  1254,  il  tran- 
sigea avec  l'abbé  de  Grandselve  au  sujet 
des  dîmes  &  des  limites  de  plusieurs  ter- 
ritoires. 

XIII.  Raimond  III  de  Septènes  passa 
de  Clairac  au  Mas-Garnier.  Le  18  mars 
1255,  il  reçoit  de  Raimond,  évêque  de 
Toulouse,  diverses  églises;  le  même  prélat 
confirma  la  jouissance  de  toutes  les  pos- 
sessions de  l'abbaye.  L'abbé  consentit,  vers 
la  même  époque,  à  la  mise  en  vigueur  de 
règlements  faits  par  le  doyen  de  la  Cluse, 
lors  de  sa  visite  &  pria  l'évêque  de  les 
ratifier.  En  1257,  il  dut  exclure  un  moine 
accusé  de  plusieurs  crimes;  l'évêque  lui 
ordonna  de  le  reprendre,  &,  sur  son  refus, 
envoya  contre  lui  Pierre  de  Landreville, 
sénéchal  de  Toulouse,  avec  des  gens  d'ar- 
mes; le  sénéchal  entra  par  force  dans 
l'abbaye  &  en  fit  piller  les  effets  mobi- 
liers par  ses  soldats  ;  enfin  le  prélat  déposa 
l'abbé  qui  mourut  de  chagrin  en  1264. 

XIV.  Vidal  d'Espaon  fut  nommé  par 
l'évêque  à  la  place  du  précédent,  vers  1260; 
sa  conduite  le  força  à  abandonner  la  place, 
&  il  fut  déposé  en  1264. 

XV.  Guillaume  III  d'Alahan,  fut 
nommé  par  les  religieux  à  la  place  de 
Vidal,  dont  la  tyrannie  était  insupporta- 
ble. Le  8  mars  1265,  il  termina  ses  diffé- 
rends avec  l'évêque  de  Toulouse,  &,  par 
acte  du  même  jour,  les  commissaires  nom- 
més par  le  comte  Alphonse,  Philippe  de 
Montléard,  &  Barthélemi  d'Orléans,  cha- 
noine d'Angoulême,  obligèrent  Pierre  de 
Landreville  à  restituer  ce  qu'il  avait  enlevé 
au  monastère.  En  1271,  il  reçoit  l'hom- 
mage de  Pierre -Jourdain  pour  les  terres 
de  Belprat  &  de  Belcastel;  le  fils  de  Pierre 
lui  renouvela  cet  hommage  en  i3oo.  En 
novembre  1271,  il  avait  déjà  prêté  serment 
au  roi.  En  1277,  il  s'excuse  de  ne  pouvoir 
assister  au  synode  de  Béziers.  En  1279, 
voyant  que  les  habitants  du  Mas-Garnier 


NOTB 

117 


Note 
"7 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


589 


étaient  toujours  disposés  à  se  révolter,  il 
appela  Philippe  le  Hardi  en  paréage,  &  de- 
puis lors  le  roi  &  l'abbé  nommèrent  ensem- 
ble les  officiers  de  justice".  En  avril  1283, 
il  apaisa  une  querelle  entre  l'évèque  de 
Toulouse  &  l'abbé  de  Belleperche.  Il  mou- 
rut en  1304. 

XVI.  Bertrand  II  de  Faudoas,  de 
famille  noble,  frère  d'Ainard,  abbé  de 
Clairac,  paraît  dans  le  catalogue,  en  i3o6  ; 
en  i3io,  il  fait  un  accord  avec  Girmond, 
prieur  d'Auvillar;  la  même  année,  le  9  dé- 
cembre, devant  de  l'argent  à  Jean  Payen, 
changeur  à  Toulouse,  lui  &  son  frère  s'ac- 
quittèrent envers  lui.  L'année  suivante, 
le  juge  de  Verdun  lui  reconnut  le  droit 
d'élire  un  cinquième  consul  dans  la  ville. 
Il  est  encore  cité  en  i3i2  Se  i3i4,  &  mou- 
rut en  i3i7. 

XVII.  RaIMOND    IV   DE   MONTAIGU   fut 

transféré  de  Clairac  au  Mas  par  une  bulle 
de  Jean  XXII,  donnée  à  Avignon.  En  i322, 
il  transigea  avec  l'abbé  de  Grandselve  au 
sujet  de  différents  droits  &  de  limites  de 
territoires  j  c'est  à  lui  que  remonte  dans 
l'abbaye  l'office  d'aumônier,  auquel  il  as- 
signa les  revenus  nécessaires.  Il  mourut 
en  i323. 

XVIII.  AiMERi  DE  MoNTAiGU,  nommé 
abbé  en  1324  par  Jean  XXII.  En  i333,  à 
la  suite  d'une  ordonnance  de  Bernard- 
Roger,  abbé  de  Saint-Sever  de  Rustan, 
président  du  chapitre  général,  il  assigna 
des  revenus  au  chambrier,  à  l'infirmier 
&  aux  autres  officiers  claustraux.  En  mai 
i337,  de  concert  avec  ses  religieux,  il  dé- 
cida qu'à  l'avenir  il  n'y  aurait  plus,  au 
monastère,  que  vingt-cinq  religieux.  Il 
vécut   jusqu'en  juillet   1348. 

XIX.  Pierre  II  de  Marguerite,  ori- 
ginaire du  Limousin,  était  abbé  en  décem- 
bre 1348,  date  du  don  qu'il  fit  à  son  frère, 
Guillaume  de  Marguerite,  de  l'hôpital  de 
Saint-Jacques  du  Mas-Garnier.  Il  vivait 
encore  le  11  mars  i35o. 

XX.  Raimond  V  HuNAUD,  religieux  de 
Saint-Théodard  de  Montauban  ;  de  prieur 
de  Borrel  devint  abbé  du  Mas  &  mourut 
en  i35i. 

'  Voir  la  pièce  citée  en  appendice,  par  M.  Jou- 
glar,  p.  199  de  l'ouYrage  précité. 


XXI.  Guillaume  IV  de  Miers  était 
auparavant  abbé  de  Sainte-Sophie  de  Bé- 
névent,  devint  abbé  du  Mas  vers  i352; 
le  3o  aoiit  i365,  il  fait  un  échange  de  mai- 
sons situées  au  Mas.  L'année  suivante,  il 
devint  abbé  de  Saint-Gilles. 

XXII.  Jean  II  Albert,  prieur  de  Saint- 
Emerent  d'Auch,  nommé  abbé  du  Mas  par 
une  bulle  d'Urbain  V  de  i366;  en  i368,  il 
assiste  au  chapitre  provincial  des  moines 
noirs  des  provinces  d'Auch,  Toulouse  & 
Narbonne,  tenu  à  Lavaur,  chez  les  fran- 
ciscains. En  mai  1374,  '^  vend  une  forge 
à  Montesquiou.  Il  est  encore  cité  en  1382. 

XXIII.  Rostaing  d'Ansois,  abbé  de 
1391  à  1400;  son  vicaire  général  était 
Raimond   Brogol. 

XXIV.  Pierre  III,  mentionné  le  8  mars 
1404  dans  une  restitution  faite  au  monas- 
tère par  Jean  Flammenche. 

XXV.  GÉRARD  I  élu,  en  1408,  président 
du  chapitre  général  des  bénédictins,  tenu 
à  la  Daurade  de  Toulouse. 

XXVI.  Pierre  IV  Peladon.  Vers  1410, 
il  assigne  une  île  de  la  Garonne  pour  le 
vestiaire  des  religieux;  il  s'occupa  avec 
soin  &  zèle  de  l'administration  de  l'ab- 
baye. Le  i5  novembre  1410,  il  présente 
à  l'église  de  Saint-Jacques  du  Mas-Gar- 
nier. Il  mourut  le  18  juillet  1416,  &  fut 
enterré  le  20  du  même  mois.  Les  moines 
élurent  pour  vicaires  généraux,  dans  l'in- 
tervalle, le  sacristain  &  l'infirmier. 

XXVII.  Bertrand  III  de  Bedat,  élu 
par  le  couvent  le  7  août  1416,  après  la 
mort  du  précédent;  les  auteurs  du  GalUa 
ne  le  font  siéger  que  deux  ans;  mais  nous 
le  voyons  créer  des  procureurs,  le  18  jan- 
vier 1440,  paraître  en  1441  &  en  1451. 

XXVIII.  Jean  III  de  Felgar,  que  les 
Bénédictins  placent  en  1418,  ne  fut  abbé 
que  de  1455  à  1457;  il  avait  été  nommé 
par  le  pape.  En  1457,  il  se  démit  à  cause 
de  son  grand  âge. 

XXIX.  OuEN  de  Gaing,  peut-être  frère 
de  Pierre  de  Gaing,  abbé  de  Cadouin,  était 
prieur  de  Saint-Sardos  quand  il  fut  élu  le 
4  novembre  1457.  Guillaume,  abbé  de  la 
Cluse,  le  confirma  en  1458.  Il  eut  dans 
Louis-Albert,  évêque  d'Aire,  créé  abbé  par 
une  bulle,  un  concurrent  redoutable,  dont 
il  parvint  toutefois  à  triompher.  Ouen  pa- 


NOTE 

117 


Note 
>'7 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5go 

raît  jusqu'en  juin  1466,  époque  où  il  con- 
sentit un  accensement  en  faveur  d'un  liabi- 
tant  de   Montech. 

XXX.  GÉRARD  II  DU  Prat,  prieur 
d'Auvillar,  vicaire  général  du  précédent, 
paraît  en  1466;  reçut,  en  1474,  une  re- 
connaissance due  par  l'abbé  de  la  Capelle, 
ordre  de  Prémontré.  En  1478,  il  assiste 
au  chapitre  général,  tenu  par  les  béné- 
dictins à  la  Daurade  de  Toulouse.  On 
l'appela  le  Grand,  par  reconnaissance  pour 
sa  bonne  administration.  Le  monastère, 
avant  lui,  tombait  en  ruines j  l'église,  la 
sacristie  étaient  dénudées;  les  biens  alié- 
nés ou  sans  valeur.  Il  pourvut  à  tout;  fit 
entourer  l'abbaye  de  murs,  en  fit  réparer 
les  bâtiments,  augmenta  les  revenus,  fit 
de  nombreuses  acquisitions,  rétablit  tout, 
fermes,  moulins  &  prieurés,  &  mérita  les 
éloges  du  pape  Innocent  VIII.  En  1489, 
il  institua  une  chapellenie  dans  l'église, 
desservie  par  trois  prêtres  &  par  un  clerc 
séculier,  y  fit  exécuter  diverses  œuvres 
d'art,  &  la  dota  richement;  une  bulle 
d'Innocent  VIII,  du  8  novembre  1489, 
approuva  cette  fondation.  Il  mourut  uni- 
versellement regretté  en  1495. 

XXXI.  Antoine  de  Caraman,  grand- 
prieur  de  la  cathédrale  de  Montauban, 
était  déjà  abbé  de  Moissac  &  de  Bonne- 
combe  quand,  vers  1494,  aidé  par  son 
frère,  le  vicomte  de  Caraman,  il  s'empara 
de  vive  force  du  Mas-Garnier;  il  profitait 
de  la  maladie  de  son  prédécesseur.  Il  en 
resta  le  maître,  malgré  les  efforts  des  reli- 
gieux, &  ceux  de  Jean,  cardinal  de  Sainte- 
Sabine,  &  de  Jean  de  Castanha,  religieux 
de  Montmajour,  tous  deux  pourvus  de  pro- 
visions. Cette  résistance  l'exaspéra,  &  jus- 
qu'à sa  mort,  arrivée  à  Montricos  en  iSoy, 
il  s'attacha  à  vexer  &  à  maltraiter  les  reli- 
gieux du  monastère. 

XXXII.  Bernard  de  Caraman,  frère 
du  précédent,  nommé  par  Jules  II,  le  5  dé- 
cembre iSoy.  Mort  le  i3  août  i5o8. 

XXXIII.  Mathurin  de  Balaguier, 
moine  de  Saint-Flour,  nommé  par  Jules  II 
en  i5o8;  mort  en  1609. 

XXXIV.  Gilles  de  Falgar,  d'abord 
infirmier,  puis  prieur  de  Borrel,  fut  élu 
abbé  le  18  décembre  iSoy;  il  fut  confirmé 
par  Jean  de  Varax,   évêque  de   Belley  & 


abbé  de  la  Cluse;  il  ne  fut  reconnu  par 
le  pape  qu'en  iSog.  Gilles  s'appliqua  avec 
zèle  à  l'administration  du  monastère;  il 
orna  l'église,  fit  bâtir  &  dota  la  chapelle 
de  Saint-Joseph,  fit  de  nombreuses  acqui- 
sitions, &  s'attacha  à  faire  oublier  aux 
religieux  les  rigueurs  de  son  prédécesseur. 
En  i52i,  il  abdiqua  en  faveur  du  suivant. 

XXXV.  Jean  V  de  Touchebœuf  devint 
abbé  par  cette  démission;  en  i554,  ''  se 
démit  de  sa  dignité  en  faveur  de  son  frère, 
auquel  il  survécut,  étant  mort  en  janvier 
1559.  Il  fut  inhumé  dans  l'église  abbatiale. 

XXXVI.  Pierre  V  de  Touchebœuf, 
frère  du  précédent,  prit  possession  en 
1554,  mort  en  octobre  iSSy;  il  fut  enterré 
dans  le  monastère. 

XXXVII.  Jacques  de  Bajourdan,  pro- 
tonotaire apostolique,  aumônier  du  roi 
obtint  une  bulle  du  pape  &  un  brevet  du 
roi,  &  fut  le  premier  abbé  commendataire 
en  1559.  Il  mourut  en  iSgS.  Pendant  son 
administration,  l'abbaye  fut  envahie  par 
les  calvinistes,  favorisés  par  les  habitants 
du  Mas-Garnier  (11  mai  1574).  Le  cime- 
tière fut  occupé  par  eux  &  servit  à  leurs 
sépultures;  les  églises  furent  changées  en 
temples  &  l'exercice  de  la  religion  catholi- 
que fut  impossible;  de  plus,  la  ville  devint, 
après  redit  de  Nantes,  une  des  places  de 
sûreté  des  protestants.  En  1600,  Claude 
de  Saint-Félix,  conseiller  du  roi,  chargé 
d'exécuter  l'édit  de  Pacification,  ordonna 
le  rétablissement  du  culte  catholique  &  la 
restitution  des  églises  paroissiales  &  du 
monastère  aux  religieux,  qui  en  avaient  été 
si  longtemps  éloignés,  moyennant  le  rem- 
boursement aux  réformés  des  dépenses  par 
eux  faites  pour  l'entretien  des  bâtiments. 
Leur  occupation  avait  duré  trente-cinq  ans, 
&  pendant  tout  ce  temps  les  religieux 
avaient  vécu  au  Mas  de  Verdun". 

A  la  mort  de  Jacques  de  Bajourdan 
(août  1693),  il  y  eut  une  vacance;  le  roi 
nomma  économe  de  l'abbaye,  le  12  jan- 
vier 1595,  Jean  Blanvard,  prêtre;  le  Grand- 
Conseil  l'autorisa  le  3o  mars  de  la  même 
année.  Cependant  deux  intrigants,  Pierre 
de  Caulet  &  Jean  Berthier,  s'étaient  ren- 

'  D'après  deux  actes  de  160O  &  1609,  ms.  laf. 
12679,  f°323. 


Note 
"7 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5gi 


dus  à  l'abbaye,  &,  sans  avoir  aucun  titre, 
s'en  disputaient  la  possession  &  agissaient 
comme  abbés;  après  de  longues  querelles, 
aucun  ne  l'emporta,  &  ils  durent  céder 
au  suivant. 

XXXVIII.  Christophe  de  l'Estang, 
évêque  de  Carcassonne,  nommé  par  le  roi 
en  1607,  année  de  l'union  du  monastère 
à  la  congrégation  des  Exempts.  Il  mourut 
le  II  août  1621.  L'abbaye  vaquait  en  octo- 
bre 1621  &  novembre  1622. 

XXXIX.  Jean  V  Alard  des  Plans, 
pourvu  en  1623  ;  se  démit,  en  1634,  pour 
entrer  dans  un  couvent  de  capucins. 

XL.  Guillaume  IV  de  Guillermin 
était  abbé  en  1634;  il  mourut  à  Mont- 
pellier en  mai  1660;  c'est  de  son  temps 
que  l'abbaye  fut  unie  à  la  congrégation 
de   Saint-Maur. 

XLI.  Pierre  VI  Dupont  de  Gau, 
gentilhomme  de  Montpellier,  chevalier  de 
Malte,  abbé  commendataire  par  la  protec- 
tion de  Mazarin  en  1660;  il  se  démit,  en 
1686,  en  faveur  du  suivant. 

XLII.  Jean  VI  Michel  de  Colbert 
de  VillACERF,  évêque  de  Montauban, 
puis  de  Toulouse;  prit  possession  le  6 
juin   1686;   mourut  le   11   juillet  1710. 

XLIII.  Fabius  Brulart  de  Sillery, 
évêque  de  Soissons  &  abbé  commendataire 
de  plusieurs  abbayes,  obtint  la  commende 
le  17  août  1710.  Il  mourut  le  i5  novem- 
bre  1714. 

XLIV.  Henri  de  Nesmond,  archevê- 
que de  Toulouse  &  l'un  des  quarante  de 
l'Académie  française;  abbé  de  1714  au 
27    mai    1727. 

XLV.  Louis  de  Vialas  de  la  Treille 
DE  SoRBS,  breveté  du  roi  à  la  fin  d'août 
1727;  mort  en  1743. 

XLVI.  François  de  Castellane  Ma- 
JASTRE,  chanoine  de  Riez,  nommé  par  le 
roi  à  la  fin  de  juin  1743;  mort  en  1745. 

XLVII.  Louis  de  Belzunce,  vicaire 
général  de  l'évêque  de  Marseille,  breveté 
du  roi  le  3  juillet  1745;  mort  en  1772. 

XLVIII.  Charles-Auguste  le  Quien 
de  la  Neuville,  né  à  Bordeaux  le  25 
juillet  1728;  évêque  d'Acqs;  nommé  à 
l'abbaye  par  le  roi  en  1772.  11  était  visi- 
teur général  des  carmélites  de  France. 

[A.  M.] 


NOTE  CXVIII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Saint-Martin  de  Canigou'. 

(Diocèse  de  Perpignan.) 


Note 
118 


L 


'abbaye  de  Saint-Martin  de  Canigou 
fut  fondée  au  onzième  siècle  par  le 
comte  de  Cerdagne,  Guifred,  au  pied  de  la 
montagne  qui  lui  donna  son  nom. 

Dans  l'enclos  même  de  Saint-Martin  de 
Canigou',  &  à  une  petite  distance  de  la 
porte  extérieure  (porta  forana),  on  trouve 
les  ruinesd'une  chapelle, autrefois  paroisse 
de  Castell,  &  qu'on  appelait  Saint-Martin; 
après  la  construction  du  monastère,  on 
l'appela  Saint-Martin  le  Vieux'. 

L'identité  de  ces  noms  de  saints  a  ré- 
pandu sur  l'origine  de  l'abbaye  une  confu- 
sion qu'il  importe  de  faire  disparaître.  — 
Les  chartes  originales  mentionnent  l'église 
de  Saint-Martin  (Jomus)  &  le  monastère  de 
Saint-Martin  (coenobium  ou  monastertum). 
L'inventaire  de  1086  signale  aux  n"'  iioi, 
509  à  5i3,  plusieurs  dons  faits  à  Saint- 
Martin,  &  c'est  sous  les  dates  de  997,  998, 
999,  1000,  1007,  1008.  Mais  don  Juan 
d'AguUana,  qui  n'a  fait  que  transcrire,  sans 
aucun  ordre  de  dates,  les  étiquettes  ou 
énoncés  très-sommaires  des  actes  qu'il  in- 
dique, aurait  pu  lire  dans  les  textes,  s'il 
les  eût  consultés,  qu'il  s'y  agit  d'une  église 
(domus),  &  non  d'un  monastère  (monaste- 
rîum,  coenobium').  En  effet,  quelques  do- 
nations ,  mentionnées  dans  l'inventaire 
comme   faites  au» monastère,  sont  appli- 

'  La  liste  des  abbés  de  Saint-Martin  de  Cani- 
gou, que  nous  donnons  ici,  est  beaucoup  plus 
complète  que  celle  du  Gallia  Cbristiana.  [Note  des 
nouveaux  éditeurs.] 

'  Le  nom  de  Canigà  ou  Canigou,  comme  on  l'écrit 
en  français,  en  changeant  en  ou  l'a  catalan,  dérive 
du  latin  canum  jugum  (sommet  blanc),  qui  se  pro- 
nonçait canum  tugum^  camugum. 

'  San  Marti  lo  Vell  (Société  des  Pyrénées-Orien- 
tales, t.  10,  p.  97  :  Liste  des  églises  paroissiales  Sr 
rurales  du  Confient.) 


Note 
lia 


;)92 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


quées  à  l'église  (^domus)  sans  autre  désigna- 
tion ■. 

ioo5,  12  juin;  donation  du  comte  de 
Cerdagne  Guifred,  &  de  sa  femme  Guisla. 
(Publiée  Marca  Hispanica,  c.  961-2.) 

1007,  25  mars;  Adbert  &  sa  femme  Ri- 
chel  donnent  à  la  même  église  (ac/  domum 
Sancti  Martini)  un  alleu  qu'ils  possèdent 
au  territoire  de  Sahorre.  (Inventaire  de 
i586,  n"  5i2.) 

1007,  II  mai;  la  comtesse  Ermengarde, 
veuve  d'Oliba  Cabreta  &  mère  du  comte 
Guifred  II,  donne  à  l'église  {domum),  l'un 
de  ses  alleux  situé  au  territoire  de  Llupia. 
(Inventaire  f"  118  b.) 

Enfin,  le  14  juillet  1007,  le  comte  Gui- 
fred &  la  comtesse  Guisla  donnent  diffé- 
rents alleux  à  l'église  &  y  fondent  un  mo- 
nastère'. 

...  Cette  laborieuse  entreprise  fut  termi- 
née après  vingt-huit  mois,  puisque  l'église 
conventuelle  fut  consacrée  le  10  novembre 
1009'.  Enfin  le  pape,  à  la  prière  du  comte 
Guifred,  dans  le  mois  de  novembre  loii, 


'  La  distinction  qu'on  fait  entre  domus  &  mo~ 
nasterium  nous  semble  peu  fondée.  On  sait,  en 
effet,  que  dans  les  actes  du  moyen  âge  le  mot  do- 
mus s'applique  à  toute  communauté  religieuse,  cha- 
pitre cathédral,  abbaye,  &c.,  concurremment  avec 
sacrosancta  ecclesia  ^  monasterium  ,  coenobium  ^  &c. 
(Voir,  t.  V  de  la  présente  édition,  charte  96,  ce 
terme  appliqué  à  l'abbaye  de  Saint-Martin  de  Fe- 
nouiUèdes  ;  voir  dans  le  même  volume  les  col.  1  1  3, 
i35,  &c.)  C'est  le  synonyme  de  Casa  Dei,  qui  s'em- 
ploie si  fréquemment  pour  désigner  des  maisons 
religieuses.  Rien  d'ailleurs,  dans  l'acte  de  1007  du 
comte  Guifred,  n'indique  que  ce  ne  soit  pas  une 
restauration,  une  reconstruction;  le  monastère, 
fondé  peut-être  plus  anciennement,  pouvait  avoir 
été  détruit  par  les  guerres,  comme  la  plupart  des 
maisons  religieuses  du  Languedoc,  &  le  comte 
Guifred  n'aura  fait  qu'y  ramener  la  régularité. 
En  tout  cas,  &  quand  bien  même  les  termes  de  la 
charte  du  comte  Guifred  indiqueraient  seulement 
une  création  nouvelle,  il  existait  certainement, 
avant  l'an  1000,  sur  le  mont  Canigou,  un  éta- 
blissement religieux,  dédié  à  saint  Martin,  domus 
Sancti  Martini,  dont  les  chartes  &  les  actes  de  do- 
nations se  trouvaient  dans  les  archives  de  Saint- 
Martin  du  Canigou;  il  avait  diî  par  conséquent  le 
précéder.  [Note  des  nouveaux  éditeurs,] 

'  Marca  Hispanica,  c.  964-5. 

'  Ibid.,  c.  971. 


donnait  à  la  communauté  naissante  la  bulle 
d'institution  canonique'. 

L'église  de  Saint-Martin  de  Canigou, 
construite  dans  toute  la  simplicité  du  style 
roman  primordial,  est  à  trois  nefs,  sépa- 
rées par  de  lourds  piliers;  elle  porte  sur 
une  crypte,  creusée  dans  le  roc,  comme 
toutes  les  cryptes  des  églises  anciennes, 
de  même  forme  &  de  dimensions  égales, 
mais  plus  basse,  &  qui  était  dédiée  à  la 
Vierge.  Le  seul  ornement  du  vaisseau  su- 
périeur est  l'arcature  qui  règne  au  dehors, 
au  haut  des  absides;  sur  deux  des  piliers 
de  ce  vaisseau  se  trouve  sculptée  une  fleur 
de  lis  assez  semblable  à  celles  que  présen- 
tent plusieurs  des  plus  anciennes  mon- 
naies de  France  &  d'Aragon. 

L'église  de  Saint-Martin  ne  se  présente 
que  par  le  chevet,  &  l'entrée  de  l'édifice 
est  sous  le  clocher.  Pour  arriver  au  por- 
tail de  l'église,  il  faut  passer  sous  une 
voilte  pratiquée  dans  le  massif  de  ce  clo- 
cher, parcourir  une  cour  allongée,  bornée 
d'un  côté  par  le  mur  de  l'église,  de  l'autre 
par  des  roches  qu'on  a  dû  escarper.  L'église 
est  double;  celle  à  laquelle  on  arrive  de 
plain-pied  est  l'église  supérieure;  de  l'au- 
tre, au-dessous  de  celle-ci,  creusée  dans  le 
roc,  il  ne  se  reconnaît  plus  rien. 

Les  trois  nefs  de  l'église  supérieure, 
dont  celle  du  milieu  a  3'"25  de  largeur  & 
les  bas  côtés  3  mètres  sur  24  de  longueur, 
sont  séparées  par  cinq  colonnes  &  un 
pilier  de  chaque  côté.  Ces  colonnes  ont 
seulement  i'"8o  de  fût  &o"'33  de  diamètre; 
d'une  colonne  à  l'autre  s'élance  un  arc 
supportant  le  mur  qui  soutenait  la  voûte 
de  la  grande  nef,  aujourd'hui  tout  en 
ruines.  Quelques  simples  ornements  sont 
à  peine  ébauchés  sur  les  pierres  taillées 
grossièrement  en  chapiteaux.  Du  cloître, 
il  ne  reste  plus  que  la  place;  tout  a  dis- 
paru, portiques  &  galeries;  les  colonnes 
mêmes  ont  été  emportées  par  les  habitants 
de  Castell. 

C'est  à  tort  que  Baluze,  dans  le  Marca 
Hispanica  &  dans  ses  Miscellanea,  &  les 
Bénédictins  dans  la  présente  histoire  & 
dans  le  Gallia  Christiana,  suivis  par  la  plu- 

'  Original  sur  papyrus  à  la  Bibliothèque  de  Per- 
pignan. —  Marca  Hispanica,  c.  988. 


Note 
ii3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


part  des  auteurs  modernes,  ont  placé  la 
fondation,  ou,  si  l'on  veut,  la  restauration 
du  monastère  à  l'an  looi,  sur  la  foi  de  la 
chronique  dite  de  RipoU.  C'est  à  l'an  1007 
qu'il  la  faut  certainement  rapporter,  d'à- 


Ou  raconte  que  Guifred,  comte  de  Cerda- 
gne,  désireux  de  doter  son  monastère  de 
quelques  reliques ,  envoya  des  émissaires 
dans  le  Toulousain  pour  tâcher  de  s'en 
procurer  &  qu'ils  en  revinrent  avec  celles 


NoTO 

iiS 


près  la  charte  du  comte  Guifred,  plus  haut      de  saint  Gauderique, 


citée. 

A  la  date  du  3o  décembre  iSiS,  l'inven- 
taire de  i586,  n.  81,  vise  un  induit  apos- 
tolique accordant  à  l'abbé  de  Saint-Martin 
le  droit  d'user  de  la  m.itre,  de  la  crosse  & 
des  autres  insignes  épiscopaux,  de  con- 
férer la  tonsure  &  les  ordres  mineurs  aux 
novices  &  autres  personnes  dépendantes 
du  monastère,  de  réconcilier  4es  églises  & 
les  cimetières  pollués,  avec  de  l'eau  bé- 
nite, par  un  évèque. 

Avant  cette  concession,  les  abbés  n'a- 
vaient droit  qu'à  la  crosse;  il  paraît  même 
qu'ils  ne  commencèrent  à  user  de  ce  droit 
que  postérieurement  à  i3o3.  Ce  qui  nous 
le  fait  penser,  c'est  que  sur  trois  abbés 
dont  on  voit  les  sarcophages,  ornés  de  bas- 
reliefs,  au  haut  du  mausolée  du  comte, 
dans  l'église  de  Castell,  celui  dont  l'épita- 
phe  porte  la  date  de  i3o3  est  représenté 
sans  crosse,  tandis  que  son  successeur  im- 
médiat, mort  en  i3i4,  en  est  décoré,  & 
que  parmi  les  religieux  qui  entourent  son 
cercueil  figure  aussi  un  successeur  avec 
cet  insigne. 

Le  monastère"  fut  sécularisé  en  1783, 
en  septembre;  la  suppression  en  fut  dé- 
cidée par  un  arrêt  du  conseil  souverain 
du  Roussillon,  du  8  avril  1785;  l'évéque 
de  Perpignan  fut  chargé  de  répartir  en- 
tre les  paroisses  de  son  diocèse  les  orne- 
ments sacerdotaux  &  les  livres  sacrés.  Le 


Quant  aux  circonstances  de  ce  fait,  voici 
d'abord,  en  peu  de  mots,  comment  les  rap- 
porte Domenech,  hagiographe  de  la  prin- 
cipauté de  Catalogne,  d'après  un  manus- 
crit du  diocèse  :  «  Les  envoyés  de  Guifred 
s'étant  rendus  à  Toulouse  pour  y  dérober 
les  reliques  (usage  très-commun  dans  ce 
temps  d'ignorance  &  de  ténèbres),  trouvè- 
rent l'endroit  où  gisait  dans  un  tombeau 
le  corps  de  saint  Gauderique,  très  favora- 
ble à  l'exécution  du  vol,  attendu,  dit-il, 
que  les  murs  d'enceinte  étaient  détruits  jus- 
qu'aux fondements  &  les  portes  ouvertes  &■ 
sans  garde;  ils  y  revinrent  de  nuit,  mais 
ils  ne  purent  lever  la  pierre  tombale  qui 
recouvrait  les  reliques  qu'après  avoir  fait 
vœu  au  saint  de  le  placer  dans  un  lieu  très 
honoré.  Le  tombeau  ouvert,  ils  emportè- 
rent les  ossements  sacrés.  » 

Suivant  le  biographe  anonyme  de  saint 
Gauderique,  les  émissaires  du  comte,  arri- 
vés à  Toulouse,  entrèrent  à  Saint-Sernin. 
Sous  prétexte  de  visiter  le  caveau  qui  ren- 
ferme tant  de  reliques,  ils  remarquèrent 
que  la  grille  de  fer  qui  garantissait  la 
châsse  de  saint  Gauderique  était  plus  fa- 
cile à  forcer  que  les  autres,  &  s'intro- 
duisirent nuitamment  dans  cette  église  & 
même  dans  le  caveau,  probablement  après 
avoir  mis  quelqu'un  dans  leurs  intérêts;  la 
grille  fut  forcée,  mais  la  châsse  résista  à 
tous  les   efforts  (comme  la  pierre  sépul- 


5  juin  1787,  M'  François  Serra,  notaire  de      craie  de  l'autre  version)  ;  aussi  même  voeu 


Perpignan,  dressa  l'inventaire  des  papiers 
du  monastère,  qui  lui  furent  ensuite  remis. 
Parmi  les  saints  dont  le  monastère  de 
Canigou  conservait  les  reliques,  nous  de- 
vons une  mention  particulière  à  saint  Gau- 
derique. La  translation  de  ses  reliques,  de 
Toulouse  à  Saint-Martin[,  est  rapportée 
par  la  plupart  des  auteurs  à  l'année  1014'. 

'  L'Inventaire  de  i586,  n.  181,  mentionne,  en 
efTet,  sous  la  date  de  ioi5,  un  don  fait  «  à  l'église 
de  Saint-Martin,  à  saint  Gauderique  &  aux  autres 
saints  qui  y  sont  vénérés.  » 


au  saint,  en  lui  représentant  en  outre 
qu'il  serait  plus  honoré  en  Gonflent  qu'à 
Toulouse,  où  il  rencontrait  tant  de  con- 
currents, pour  ainsi  dire,  de  sa  gloire. 
Cette  considération  aurait  déterminé  saint 
Gauderique  à  se  rendre;  la  châsse  fut  mise 
à  terre  &  pillée.  Mais  comme  on  vénère 
encore  à  Toulouse  les  reliques  de  ce  saint, 
notre  biographe  a  soin  d'ajouter  que  les 
ravisseurs,  par  l'effet  du  trouble  où  ils 
étaient,  ou  bien  peut-être  par  délicatesse, 
durent  en  laisser  une  partie  au  fond  de  la 
châsse. 


IV. 


38 


Note 
ii8 


594 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Abbés  de  Saint-Martin  de  Canigou, 

Les  premiers  moines  de  Saint-Martin 
de  Canigou  furent  tirés  de  Saint-Michel 
de  Cuxa  &  eurent  pour  abbé  Oliba,  frère 
du  comte  Guifred,  qui  régissait  aussi,  &  si- 
multanément, Saint-Martin  de  Canigou,  le 
monastère  de  Sainte-Marie  de  RipoU,  en 
Catalogne,  depuis  l'an  1009.  Mais  en  1014, 
cet  abbé  &  les  religieux  de  Cuxa,  le  comte 
Guifred  &  Bernard,  son  frère,  comte  de 
Besalu,  exposèrent  à  l'évêque  diocésain, 
Oliba,  qu'ils  avaient  pris  la  résolution  de 
mettre  à  la  tête  du  monastère  un  abbé  pris 
dans  le  sein  même  de  la  communauté,  vu 
que  l'église  était  consacrée,  autorisée  par 
le  pape,  &  suffisamment  pourvue  de  reve- 
nus &  de  moines.  Ils  priaient  en  consé- 
quence ce  prélat  de  leur  donner  pour  abbé 
frère  Selva",  qui  avait  présidé  à  la  cons- 
truction du  monastère. 

I.  Oliba,  1009-1014. 

II.  Selva,  1014-1044. 

III.  Renard  I,  1044-? 

IV.  Guillaume  I,  ?-io49. 

V.  MiRON,  io5o-io65. 

VI.  Renard  II,  21  mars  1066-1076. 

VII.  Pierre  I  Ermengaud,  22  février 
1080-12  juillet  1084. 

VIII.  Pierre  II  Suniaire,  ii  juillet 
1084-1110. 

IX.  Raimond  I  Walls,  de  la  Grasse, 
5  février  1114-1114. 

X.  Pierre  III,  de  la  Grasse,  mars  1124- 

II  52. 

XI.  Bérenger  I,  de  la  Grasse,  i3  octo- 
bre II 57-? 

XII.  Raimond  II,  sacristain  de  RipoU, 
1159-1168. 

XIII.  GÉRAUD,  frère  du  précédent,  22 
novembre  1 171- ? 

XIV.  Pierre  IV,  25  septembre  1172- 
23  janvier  1212. 

XV.  Pierre  V  d'Espira,  22  avril  121 2- 
21  août  i23o. 

XVI.  Bernard,  21  janvier  i23o-i255. 

XVII.  Pierre  VI  de  Sahorre,  22  avril 
i258-i5  novembre  1279. 

'  On    a   écrit  Sclua,   mais    cette    leçon    provient 
d'une  mauvaise   lecture   &  d'une    faute  du  Marca. 
I  Not':  des  nouveaux  éditeurs.] 


XVIII.  Pierre  VII,  7  mai  1282-9  octo- 
bre 1290. 

XIX.  Guillaume  II,  10  février  1291- 
19  octobre  1299. 

XX.  Pierre  VIII,  23  décembre  1299-  ? 

XXI.  Guillaume  III  de  Cervoles, 
23  mai  1300-24  mai  i3o3. 

XXII.  Arnaud  de  Corbiac,  19  juin 
i3o3-3  août  1314. 

XXIII.  Bérenger  II  de  Colomer, 
i3  octobre  1314-18;  septembre  i335. 

XXIV.  Raimond  III  de  Banyuls,  3i 
juillet  i336-i336. 

XXV.  Paul,  23  mai  i338-i338. 

XXVI.  Pierre  IX  de  Vernet,  4  juin 
1339-2  janvier  1347. 

XXVII.  Raimond  IV  Patau,  6  août 
1348-15  avril  i36o. 

XXVIII.  Pierre  X,  7  mai  i36o. 

XXIX.  Raimond  V  Bérenger,  9  dé- 
cembre 1360-28  janvier  i38o. 

XXX.  Pierre  XI,  11  septembre  1384-85. 

XXXI.  François, i386-2inovembrei390. 

XXXII.  Guillaume  IV,  9  avril  1391-20 
août  1396. 

XXXIII.  Marc  deVilalta,  i3  juillet 
i397-> 

XXXIV.  Guillaume  V  Catala,  17  oc- 
tobre 1397-22  juin  1405. 

XXXV.  Jean  I  Squerd,  14  mars  1407- 
1441. 

XXXVI.  Jean  II  de  Millars,  4  juin 
1442-1468. 

XXXVII.  Rodolphe  de  Lahire,  27 
février  1471-? 

XXXVIII.  Jacques  de  Banyuls,  dé- 
cembre 1484;  mort  en  i5o6. 

XXXIX.  ALOYS,    dit    LE    CARDINAL  D'A- 

RAGON,  premier  abbé  commenda taire,  i5o6- 
i5i3. 

XL.  GaspAR  Borrell,  28  avril  i5i3-fin 
juillet  i522. 

XLI.  Jacques  Sirach,  mars  i522  ;  mort 
le  12  juin  1534. 

XLII.  Le  cardinal  Cesarini,  9  février 
1534- 1540. 

XLIII.SiGiSMOND  Paratge,  i552-i554. 

XLIV.  Le  cardinal  JACQUES,  adminis- 
trateur perpétuel;  i558-? 

XLV.  Pierre  XII,  4  janvier  i562. 

XLVI.  Onuffre  de  Giginta,  8  juillet 
1577-9  mai  1594. 


Note 
118 


Note 
ii8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


5g^ 


Note 
"9 


XLVII.  Ange  Juallar,  9  août  i6oi-6 
décembre  lôlS. 

XLVIII.  Le  docteur  Melchior  Soler 
D'ArmendAris,  coadjuteur  du  précédent; 
6  décembre  1623-décenibre  1648.  Pendant 
plus  de  cinquante  ans,  le  roi  fit  adminis- 
trer l'abbaye  par  des  séquestres.  En  voici 
les  noms  ainsi  que  les  dates  connues. 

Frère  Benoît  Mangalich,  prieur  de  Saint- 
Sauveur  de  Breda ,  diocèse  de  Girone, 
nommé  séquestre  le  3o  mai  1649;  dernière 
date  connue,  10  juillet  i65i. 

D.  François  de  Montpalau,  abbé  de  Bam- 
jolas,  même  diocèse,  1659;  mort  en  1674 

Frère  Sauveur  Balaguer,  prieur  de  Saint- 
Michel  de  Cuxa,  14  juin  i685j  conjointe- 
ment avec  le  suivant. 

Dom  Joseph  Viladat,  abbé  de  Saint-Mi- 
chel de  Cuxa,  mort  en  1692. 

Dom  Joseph  Margarit,  abbé  élu  &  non 
confirmé,  1692;  successeur  du  précédent 
avec  le  frère  Sauveur  Balaguer  susdit. 

XLIX.  Pierre  XIII  Pouderoux,  17  mai 
1698-28  août  1714. 

L.  Dom  Augustin  Llambi,  4  octobre 
1714-1728. 

LI.  Dom  Ignace  de  Valls,  1728-1739. 

LU.  Dom  Jacques  Bomber,  de  Millas, 
moine  d'Arles;  1743-16  février  1764. 

LUI.  Dom  Jean-Jacques  de  Durfort, 
17  décembre  1764-mort  le  16  février  1779. 

LIV.  Dom  Jean-Marie  Grumet  de 
MONTPIÉ,  I"  septembre  1779.  Sécularisé 
avec  le  monastère  en  1782. 


NOTE  CXIX 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Saint-Michel  de  Gaillac  ' . 

(Diocèse  d'Albi.) 

L'ARBAYE  de  Saint-Michel    de  Gaillac, 
fondée  au  dixième  siècle  par  les  com- 
tes de  Toulouse,  vit  peu  à  peu  sou  exis- 

'  Nous  empruntons  pour  la  plus  grande  partie 
cette  notice  sur  l'abbaye  de  Saint-Michel  de  Gail- 


tence  assurée  par  les  libéralités  des  sei- 
gneurs souverains  du  pays,  parmi  lesquels 
il  faut  citer  Raimond  I,  comte  de  Rouer- 
gue,  &  Matfred,  vicomte  de  Narbonne. 
En  961,  Raimond  I  donna  aux  religieux 
de  Saint-Michel  les  trois  alleus  de  Brice, 
de  Vertus  &  de  Saynes.  En  966,  Matfred 
&  sa  femme  Adélaide  lui  donnèrent  plu- 
sieurs mas  dans  le  Taur,  dont  ils  se  réser- 
vèrent toutefois  la  jouissance.  La  même 
Adélaïde,  veuve  de  Matfred,  accorda,  en 
977,  à  l'abbé  de  Saint-Michel,  le  tiers  des 
fruits  &  revenus  des  terres  de  Pouzols, 
Ourban  &  Corras,  les  deux  autres  tiers 
ayant  été  précédemment  donnés  par  elle  à 
la  cathédrale  d'Albi  &  à  l'église  de  Saint- 
Salvi.  Antérieurement,  en  972,  Frotaire, 
évèque  d'Albi,  avait  doté  le  monastère  des 
églises  de  Brens,  de  Montans,  de  Falgai- 
rolles,  de  Donnazac  &  de  Saint-Pierre  de 
Gaillac,  avec  leurs  dépendances,  &  Rai- 
mond II,  comte  de  Rouergue,  &  Garsinde, 
veuve  de  Raimond-Pons,  comte  de  Tou- 
louse, confirmant  cette  donation,  investi- 
rent l'abbé  de  la  seigneurie  de  Gaillac, 
s'étendant  le  long  du  Tarn ,  de  Saint- 
Martin  de  Villecourtes  à  Montans.  Deux 
ans  après,  en  974,  Garsinde,  comtesse  de 
Toulouse,  lui  laissa  deux  domaines,  celui 
de  Garrigues,  pour  en  jouir  immédiate- 
ment après  sa  mort,  &  celui  de  Garbuse 
seulement  après  la  mort  de  deux  frères 
Miron  &  Matfred. 

De  seigneurs  suzerains ,  les  comtes  de 
Toulouse  devinrent  vassaux  de  l'abbaye. 
En  I23i,  Raimond  Vil  remit  aux  religieux 
Valbergue  &  la  bladade  qu'il  avait  à  Mon- 
tels,  &  les  libéra  de  la  moitié  de  l'albergue 
qu'il  avait  avec  vingt  cavaliers  dans  leur 
monastère;  il  se  déclara  feudataire  de 
l'abbé  pour  les  droits  féodaux  qu'il  con- 
serva dans  la  juridiction  de  Gaillac.  Les 
rois  de  France,  héritiers  du  comte  de  Tou- 
louse, &  sujets,  dès  le  principe,  aux  mê- 
mes obligations  que  leurs  prédécesseurs, 
favorisèrent  le  monastère  de  Gaillac.  Al- 
phonse s'était  engagé  à  rendre  à  l'abbé  de 
Saint-Michel  la  terre  de  Rabastens,  à  lui 

lac  à  un  excellent  ouvrage  de  M.  A.  Rossignol  : 
Les  Monographies  communales  du  départemttzt  du 
Tarn  (arrondissement  de  Gaillac),  t.  2,  p.  280. 


Note 
119 


NOTB 
119 


596 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


payer  annuellement  un  marabotin  d'or 
pour  les  moulins  du  pont,  &  cent  sous 
caorcins  pour  le  fief  de  Saint-Michel  qu'il 
détenait  au  terroir  de  Buzet  ;  il  l'avait  au- 
torisé à  creuser  un  vivier  dans  la  ville  de 
Gaillac  &  devait  lui  donner  la  quatrième 
partie  des  marabotins  qu'il  lèverait  sur  les 
juifs  de  Gaillac.  En  1277,  Philippe  III 
confirma  cet  accord,  &  en  1285,  il  reconnut 
tenir  en  fief  du  monastère  les  droits  qu'il 
avait  à  Gaillac,  &  confirma  aux  religieux 
la  donation  que  leur  avait  faite  Eustache 
de  Beaumarchais  ,  sénéchal  de  Toulouse, 
de  cent  sous  caorcins  &  de  dix  setiers  de 
blé,  mesure  de  Cahuzac,  à  prendre  sur  le 
fief  de  la  Begonie,  confisqué  sur  Raimond, 
Bernard  &  Guillaume  Marenx,  hérétiques. 
Le  roi  Philippe  IV  approuva  également 
cette  cession  en  i285,  &  à  cette  occasion 
l'abbé  lui  promit  une  somme  de  mille  li- 
vres tournois,  qu'il  paya  l'année  suivante 
à  Philippe  des  Fontaines,  lieutenant  de 
son  trésorier,  à  Toulouse. 

Les  petits  seigneurs  du  pays,  les  bour- 
geois &  les  paysans  firent,  de  leur  côté, 
des  donations  à  l'abbaye;  nous  citerons 
dans  le  nombre  les  frères  Pierre-Guillaume 
&  Bernard  de  Penne,  qui  lui  cédèrent  des 
domaines  importants  du  côté  de  Montans. 

Les  évéques  d'Albi  dotèrent  aussi  cet 
établissement.  En  i235,  l'évêque  Durand 
approuva  toutes  les  donations  que  ses 
prédécesseurs  &  les  seigneurs  la'iques  lui 
avaient  faites.  Par  cet  acte,  &  en  échange 
des  droits  de  l'abbaye  sur  l'église  de  Brens, 
l'évêque  céda  le  tiers  des  dîmes  de  la  pa- 
roisse de  Saint-Germain  près  Montels,  & 
confirma  les  donations  qui  lui  avaient 
été  faites  pour  le  service  de  la  chapelle  de 
la  Vierge  du  couvent  &  la  donation  des 
églises  de  Sainte-Exupérie,  d'Avès,  de  Lon- 
gueville  ,  &  de  Sainte-Marie  de  Boissel. 
Plus  tard,  en  1822,  à  la  suite  de  longs 
différends,  l'évêque  Béraud  prit  sous  sa 
protection  l'abbé  &  les  religieux  de  Saint- 
Michel,  &  promit  de  les  maintenir  dans 
tous  leurs  privilèges. 

Les  religieux  de  Saint-Michel  suivaient 
la  règle  de  Saint-Benoît;  &  peu  de  temps 
après  la  fondation  du  couvent,  en  972,  le 
comte  Raimond  stipula  qu'ils  la  garde- 
raient  à    perpétuité;   mais    dans    la    suite 


le  relâchement  s'introduisit  parmi  eux,  & 
l'abbé,  pour  rétablir  la  bonne  discipline, 
soumit  sa  communauté  à  l'abbaye  de  la 
Chaise-Dieu,  en  Rouergue.  En  1079,  Guil- 
laume, évéque  d'Albi,  consentit  à  cette 
union,  qui  fut  approuvée  successivement 
par  les  papes  Grégoire  VII  le  27  mars  1080, 
&  Pascal  II  en  décembre  1107.  L'abbaye 
de  Gaillac  resta  pendant  plus  de  deux  siè- 
cles sous  la  dépendance  de  la  Chaise-Dieu. 
Géraud,  abbé  de  cette  dernière,  fut  un  des 
médiateurs  entre  le  comte  de  Toulouse  & 
l'abbé  de  Saint-Michel,  au  sujet  de  leurs 
différends  que  le  cardinal  de  Saint-Ange 
d'abord,  puis  Grimoald,  évéque  de  Com- 
minges,  terminèrent  à  l'amiable  en  I23i. 
Le  siège  de  Gaillac  étant  venu  à  vaquer  en 
mars  1282,  le  légat  du  pape,  tout  en  fai- 
sant élire  pour  abbé  Guillaume,  prieur  de 
Saint-Pons  de  Thomières,  réserva  expres- 
sément les  droits  de  l'abbé  de  la  Chaise- 
Dieu. 

On  ignore  l'époque  précise  à  laquelle 
les  deux  monastères  furent  séparés.  En 
1285,  suivant  les  lettres  de  Philippe  III, 
déjà  citées,  le  couvent  de  Gaillac  dépen- 
dait encore  de  la  Chaise-Dieu,  &  l'abbé 
devait  être  nommé  par  le  double  concours 
de  l'abbé  de  la  Chaise-Dieu  &  des  religieux 
de  Gaillac. 

Au  seizième  siècle,  notamment  sous  Fran- 
çois I,  le  clergé  régulier  cherchait  dans  la 
sécularisation  une  vie  plus  commode  & 
moins  dépendante.  Les  religieux  de  Gaillac 
adressèrent  dans  ce  but  leurs  vœux  au  pape 
Clément  VII,  qui  en  i53i  les  accueillit  fa- 
vorablement; &  Paul  III,  son  successeur, 
à  peine  élevé  sur  le  trône,  sécularisa  l'ab- 
baye, le  3  novembre  1534.  Il  établit  qu'il 
y  aurait  à  l'avenir  à  Saint-Michel  un  abbé, 
un  doyen,  douze  chanoines,  quatre  hebdo- 
madiers  pour  célébrer  les  messes  &  tenir 
l'office,  six  chapelains  pour  dire  les  mes- 
ses de  fondations,  &  deux  diacres  pour 
chanter  les  évangiles,  deux  sous-diacres, 
un  maître  de  musique,  quatre  enfants  de 
chœur,  deux  clercs  &  un  bedeau.  Le  droit 
de  présentation  de  l'abbé,  des  chanoines 
&  des  prébendiers,  était  réservé  au  roi 
comme  patron  &  fondateur  du  couvent. 
François  I,  le  i5  décembre  i535,  autorisa 
la  publication  de  cette  bulle  &  accorda  au 


NoTB 

"9 


Note 

I  IQ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


597 


chapitre  la  faculté  d'élire  le  doyen,  d'af- 
fermer les  dîmes  &  de  distribuer  les  pré- 
bendes &  chapellenies.  Le  cardinal  de  Lor- 
raine, évêque  d'Albi,  consentit  aussi,  le 
II  novembre  i536,  à  la  sécularisation  du 
monastère,  sous  la  réserve  des  droits  épis- 
copaux  &  du  privilège,  pour  lui  &  ses 
successeurs,  de  confirmer  la  nomination 
du  doyen  &  des  chanoines. 

La  sécularisation  du  monastère  canoni- 
quement  &  légalement  prononcée,  l'abbé 
qui  était  alors  Bermond  Seguier,  de  con- 
cert avec  le  chapitre,  rédigea  les  statuts 
&  règlements  nécessaires;  il  détermina  la 
forme  du  serment  des  abbé,  doyen,  cha- 
noines &  autres  bénéficiers  du  chapitre; 
fixa  l'ordre  des  offices  divins  &  les  rangs 
&  préséances  dans  le  choeur.  Ce  travail 
d'organisation  fut  terminé  en  mai  i537, 
&  le  II  de  ce  mois  la  bulle  de  sécularisa- 
tion, &  les  statuts  &  règlements,  furent 
solennellement  publiés  dans  l'église  Saint- 
Michel.  La  sécularisation  entraînant  la 
division  des  biens  entre  l'abbé  &  les  cha- 
noines, ils  eurent  alors  chacun  leur  mense, 
c'est-à-dire  leur  revenu  à  part. 

La  bulle  do  sécularisation  avait  réservé 
au  roi  la  collation  des  canonicats.  Au  dix- 
septième  siècle,  par  suite  de  l'aliénation  des 
rentes  &  des  dettes  contractées,  les  reve- 
nus des  prébendes  se  trouvèrent  considé- 
rablement diminués.  Les  prêtres  nommés 
par  le  roi  aux  places  vacantes,  se  faisaient 
exempter  de  l'obligation  de  résider  à  Gail- 
lac,  &  le  service  divin  ne  se  faisait  plus 
avec  régularité.  Dans  ces  circonstances, 
l'abbé  &  son  chapitre,  persuadés  que  des 
prêtres  du  pays  seraient  plus  exacts  à  rem- 
plir les  devoirs  de  leur  charge,  offrirent 
au  roi  d'échanger  la  collation  des  douze 
canonicats  qu'il  avait,  contre  celle  d'un 
certain  nombre  de  prieurés  dépendants  de 
la  collation  de  l'abbé.  Acquiesçant  à  cette 
proposition,  le  roi,  les  7  juin  1659  &  21 
janvier  1660,  chargea  les  juges  mages  de 
Toulouse  &  de  Cahors  de  prendre  des  in- 
formations sur  les  revenus  des  prieurés  & 
des  prébendes.  Le  revenu  de  chaque  pré- 
bende, toutes  charges  déduites,  fut  re- 
connu être  de  120  livres,  soit  les  douze  de 
1440  livres,  &  celui  des  prieurés  de  i  586 
livres.  L'échange  fut  proposé  sur  ce  pied, 


les  douze  canonicats  contre  trois  prieu- 
rés, &  accepté  le  i5  juin  1660.  La  permu- 
tation eut  lieu  le  26  janvier  1661,  &  fut 
approuvée  par  lettres  patentes  enregis- 
trées sur  la  demande  du  chapitre  au  Grand 
Conseil,  le  11  avril  suivant. 

Abbés  de  Saint-Michel. 

I.  Robert  I  occupait  le  siège  abbatial 
lors  de  la  consécration  d'un  autel  que  fit, 
dans  l'église  de  Saint-Michel,  Frotaire, 
évêque  d'Albi,  en  972.  Il  fut  un  des  té 
moins,  en  987,  de  la  donation  faite  par 
Pons,  comte  d'Albi,  du  monastère  d 
Vieux  à  l'église  d'Albi. 

II.  Bernard  I  siégeait  en  ii3o  &  en 
Il33.  Les  auteurs  du  GalUa  Christiana, 
considèrent  son  existence  comme  dou- 
teuse. 

II.  Henri  assista  au  concile  de  Lom- 
bers,  en  1 165. 

IV.  Robert  II  autorisa  en  1168  un  de 
ses  religieux  à  faire  une  donation  au  cou- 
vent de  Candeil.  Il  reconnut,  en  1171,  te- 
nir du  comte  de  Toulouse  la  seigneurie  de 
Gaillac,  8f  fut  un  des  témoins  de  la  confir- 
mation, faite  par  Raimond  V,  de  la  dona- 
tion du  couvent  de  Vieux  aux  chanoines 
d'Albi. 

V.  GuilABERT  prêta  serment  d'obéis- 
sance, en  1212;  à  Guillaume-Pierre,  évê- 
que d'Albi ,  &  en  1218,  fut  chargé  par  cet 
évêque  de  bénir  l'abbesse  de  Vielmur. 

VI.  Arnaud  I,  1224. 

VII.  Raimond  I  transigea  en  1229  avec 
l'évèque  d'Albi  Durand,  &  en  i23i  avec 
le  comte  de  Toulouse  Raimond  VII.  Son 
sceau  le  représente  tenant  la  crosse  abba- 
tiale, avec  cette  légende  :  S.  RalmunJi,  ab- 
batis  Galhiacenisîs'\. 

VIII.  Guillaume,  prieur  de  Saint-Pons 
de  Thomières,  fut  élu  abbé  de  Gaillac  en 
1232  par  Gautier,  évêque  de  Tournai,  légat 
du  pape. 

IX.  R.  N'est  désigné  que  par  la  pre- 
mière lettre  de  son  nom,  en  i235,  dans 
l'acte  d'échange  de  l'église  de  Brens  contre 
celle  de  Saint-Germain. 

X.  Arnaud  II  fut  choisi,  en  1243,  pour 
juge  d'un  procès  concernant  le  prieuré  de 
Sainte-Livrade,  en  Agenais. 


NOTB 

119 


Note 
"9 


598 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XL  Arnaud  III  était  abbé  de  Gaillac  en 
1253.  En  1256,  il  provoqua  la  construc- 
tion d'un  pont  sur  le  Tarn,  à  Gaillac. 

XII.  Bernard  II  de  Riom  prêta  ser- 
ment à  l'évêque  d'Albi,  le  3o  septembre 
1263,  aussitôt  après  sa  nomination.  En 
1266,  il  dispensa  Alphonse,  comte  de  Tou- 
louse, de  l'hommage  qu'il  lui  devait,  & 
en  1271  il  promulgua  les  statuts  de  la  ville 
de  Gaillac,  &  provoqua  la  reconstruction 
de  l'église  de  Saint- Michel  dans  son 
abbaye. 

Le  siège  était  vacant  le  3o  mai  1277. 

XIII.  Pierre  I,  successeur  de  Bernard, 
fut  excommunié  par  l'évèque  d'Albi,  le 
5  février  1278,  pour  avoir  négligé  de  faire 
confirmer  son  élection.  En  1280,  il  s'ac- 
corda avec  l'abbé  de  Candeil  au  sujet  de 
diverses  possessions  à  Montans.  Il  élut  en 
janvier  1290,  Pierre  Alaman,  recteur  de 
Saint-Michel. 

XIV.  Raimond  II  de  Rochecoeur 
ou  d'Apremont,  religieux  de  la  Chaise- 
Dieu ,  fut  nommé  abbé  de  Gaillac  en  l'an- 
née i3oo.  Plus  tard,  en  i3i8,  le  pape 
Jean  XXII  l'appela  à  l'évèché  de  Sarlat, 
dans  le  Périgord,  &  en  1824  il  le  fit  pas- 
ser à  l'évèché  de  Saint-Pons. 

XV.  Arnaud  IV  de  Montdenard  suc- 
céda à  Raimond  en  i3i8.  Sous  son  ad- 
ministration, les  différends  qui  duraient 
depuis  si  longtemps  entre  les  évêques 
d'Albi  &  son  couvent,  prirent  fin  par  sen- 
tence du  cardinal  Pilfort  de  Rabastens,  du 
21  novembre  i322. 

XVI.  Gui  ou  Guigues  de  Teichieres, 
mal  à  propos  nommé  Hugues  par  quel- 
ques auteurs,  cité  par  la  bulle  du  pape 
Jean  XXII,  annonçant,  en  1820,  à  l'évê- 
que d'Albi,  qu'il  avait  pourvu  de  l'abbaye 
de  Gaillac,  pour  en  jouir  après  la  mort  de 
l'abbé  Arnaud,  frère  Hugues,  prieur  de 
Saint-Matfred  de  Bruniquel ,  ordre  de 
Cluny,  au  diocèse  de  Cahors.  Frère  Hu- 
gues, ou  plutôt  Guigues,  Wigo,  s'établit 
alors  à  Gaillac,  devint  syndic  de  l'abbaye, 
&  approuva  en  cette  qualité  la  sentence 
du  21  novembre  1822.  L'abbé  Arnaud  étant 
mort  quelques  jours  après,  il  fut  immé- 
diatement installé.  L'évêque  exigea  qu'il 
fît  desservir  ses  églises  par  des  prêtres 
séculiers,  &  le  16  avril   i325,   le  vicaire 


général  du  diocèse  érigea,  avec  l'approba- 
tion de  l'abbé  Guigues  &  de  ses  religieux, 
les  deux  vicariats  perpétuels  de  Saint- 
Michel  &  de  Montels. 

XVII.  Boniface,  1842. 

XVIII.  Arnaud  V  de  Faugère,  abbé 
de  Gaillac,  fut  un  des  témoins  de  l'achat 
de  la  vicomte  de  Turenne,  26  avril  i35o; 
il  est  mentionné  dans  un  titre  de  l'abbaye 
de  l'Abondance-Dieu,  de  l'année  i357, 
&  encore  dans  des  actes  relatifs  à  l'église 
d'Albi,  de  l'année  l363.  Arnaud  de  Fau- 
gère était  en  même  temps  prieur  de  Sainte- 
Livrade. 

XIX.  Roger  de  la  Tour  rendit  hom- 
mage au  roi  en  1877  ;  il  est  cité  dans  un 
acte  de  l'abbaye  de  1878,  &  siégeait  encore 
en  1393.  Ses  armes  étaient  une  tour.  Elles 
sont  sculptées  sur  la  clef  de  voûte  de  la 
chapelle  de  l'église  de  Saint-Michel,  à 
gauche  en  entrant. 

XX.  Raimond  ÏII,  1406. 

XXI.  André  assista  au  concile  de  Pise 
en  1409;  il  est  cité  dans  un  acte  de  1410, 
&  travailla,  en  I4l3,  à  la  rédaction  des 
statuts  de  l'Université  de  Toulouse. 

XXII.  Hugues  de  Périer,  docteur  en 
décrets,  régla,  le  17  octobre  1417,  le  diffé- 
rend qu'il  avait  avec  l'abbé  de  Candeil.  En 
1431,  il  fut  fait  abbé  de  la  Grasse. 

XXIII.  Bernard  III  de  Laroque, 
1435  à  1438. 

XXIV.  François  de  Rabastens,  1488 
à  1448. 

XXV.  Pierre  II  de  Caraman,  abbé  ou 
administrateur  perpétuel  du  monastère 'de 
Gaillac ,  était  en  même  temps  abbé  de 
Moissac,  en  1449.  Le  21  septembre  1464, 
il  paya  les  droits  d'amortissement  en  qua- 
lité d'abbé  de  Gaillac.  Il  fut  en  procès  en 
1470  avec  l'évêque  d'Albi,  au  sujet  des 
droits  de  visite.  En  1484,  il  résigna  son 
bénéfice  en  faveur  de  Bernard  de  Cara- 
man, son  neveu. 

XXVI.  Bernard  IV  de  Caraman  s'oc- 
cupa activement  de  réformer  son  monas- 
tère. 11  mourut  en  i5o6. 

XXVII.  Clément  de  Cheverry,  reli- 
gieux réformé  de  Saint-Michel,  fut  élu 
abbé  à  la  mort  de  Bernard  de  Caraman  ,  & 
installé  le  24  août  i5o8.  Il  s'occupa  beau- 
coup du  temporel  de  l'abbaye.  Vers  i528, 


Note 
I  12 


Note 
"9 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


il  devint  abbé  de  Villemague  &  résigna  en 
faveur  de  Berraônd  Seguier,  sous  la  réserve 
d'une  pension. 

XXVm.  Bermond  Seguier  demanda 
la  sécularisation  de  l'abbaye  &  l'obtint  en 
1534.  Il  mourut  au  château  de  Florentin, 
où  il  était  en  visite,  le  24  mai  i538.  Son 
corps  fut  enterré  dans  l'église  du  lieu , 
auprès  du  maître-autel,  du  côté  de  l'évan- 
gile. Sur  sa  tombe  on  grava  ses  armes, 
qui  étaient  un  lion  avec  trois  coquilles 
eu  chef. 

XXIX.  Jean  Maffre  de  Voisins,  1540 
à  1545. 

XXX.  Gilles  DE  LoMAGNE,  i55i  à  i555. 

XXXI.  Charles  de  Peyrusse,  duc 
d'Escars,  évêque  de  Poitiers  &  de  Langres, 
pair  de  France,  abbé  commendataire  de 
Gaillac  en  i56i.  Sous  son  abbatial,  l'église 
de  Saint-Michel  &  les  bâtiments  du  mo- 
nastère furent  pillés  &  détruits  en  partie 
par  les  protestants;  il  les  fit  relever,  &  le 
sieur  Blanquet,  son  vicaire  général,  s'ac- 
corda, au  sujet  de  la  reconstruction  des 
murs  &  de  la  voûte  de  l'église,  avec  les 
consuls  de  Gaillac,  le  12  novembre  iSçi. 

XXXII.  N.  d'Audouin  était  en  1598  en 
procès  avec  Roques  de  Combcttes,  juge 
d'Albigeois,  &  les  coiisuls  de  Gaillac,  au 
sujet  de  quelques  droits  du  chapitre. 

XXXIII.  Urbain  d'Aspet,  1600  &  1610. 

XXXIV.  Jean-Jacques  de  Cheveury 
de  la  Reulle  s'occupa  de  la  recherche 
des  titres  de  l'abbaye  &  fut  longtemps  en 
procès  avec  les  habitants  de  Gaillac,  au 
sujet  de  ses  droits  seigneuriaux  &  ecclé- 
siastiques. Son  frère  Michel  de  Cheverry, 
baron  de  la  Reulle,  étant  mort  vers  l'an- 
née i63i,  il  obtint  une  bulle  de  dispense 
du  pape,  résigna  son  bénéfice  &  se  maria. 

XXXV.  Claude  de  Moulnorry,  con- 
seiller du  roi  &  maître  des  requêtes,  & 
prieur  commendataire  de  Saint-Etienne  de 
Nevers,  était  abbé  de  Gaillac  en  1634.  Il 
s'occupa  avec  un  soin  intelligent  de  répa- 
rer les  bâtiments  de  l'abbaye  &  l'église  de 
Saint-Michel.  Il  mourut  en  1670. 

XXXVI.  Ferdinand  de  Vallot,  doc- 
teur en  Sorbonne,  conseiller  au  parle- 
ment, chanoine  de  Paris  &  abbé  d'Eper- 
nay.  Avant  qu'il  eût  obtenu  à  Rome  ses 
bulles  de  provision  pour  l'abbaye  de  Gail- 


599 

lac,  les  fruits  de  cette  abbaye  furent  régis 
par  un  économe  commissionné  par  le  roi, 
par  lettres  des  25  juin  &  17  août  1670.  Il 
mourut  à  Paris,  le  2  avril  1709. 

XXXVII.  Jean-Claude  de  la  Poeppe 
DE  Vertrieux,  évéque  de  Poitiers,  abbé 
en  1709. 

XXXVIII.  Jean  Bernard  de  Coriolis, 
licencié  en  théologie  de  la  Faculté  de  Pa- 
ris, ancien  aumônier  du  duc  de  Berry,  fut 
nommé  à  Gaillac,  le  19  août  1716,  &  reçu 
le  7  juillet  de  l'année  suivante.  Il  prit 
aussi  possession  de  l'abbaye  de  N.-D.  de 
Cruas  dans  le  Vivarais.  Il  mourut  à  Aix, 
dans  son  hôtel  paternel,  le  21  avril  1762. 

XXXIX.  Jean-Marie  de  Lastic  de 
Saint-Jal,  chanoine,  grand  archidiacre  & 
vicaire  général  de  Castres ,  fut  promu  à 
l'abbaye  de  Gaillac,  le  26  août  1762;  reçu 
par  procuration,  le  22  janvier  1753,  &  per- 
sonnellement, le  3  décembre  suivant.  Il 
mourut  à  Gaillac,  le  24  février  1787  '. 

Pendant  la  vacance  du  siège  on  nomma, 
le  25  mai  1787,  deux  vicaires  généraux;  le 
roi  la  fit  cesser  en  avril   1788. 

XL,  N.  DE  Faudoas,  nommé  abbé  de 
Gaillac,  avait  été  pourvu,  par  décret  du 
25  janvier  1788,  d'une  pension  de  25oo  li- 
vres sur  l'abbaye  de  Braine.  [E.  M.] 

'  On  fit  à  l'abbé  de  Lastic  des  funérailles  pom- 
peiisesi  VOICI  une  partie  du  cérémonial  suivi  à  sa 
mort  : 

«  Le  décès  de  l'abbé  étant  annoncé,  le  chapi- 
tre en  corps  &  in  Aaii'tu,  accompagné  du  bedeau, 
à  l'issue  des  matines,  se  transporta  dans  la  cham- 
bre du  mort,  &  le  bedeau  s'approchant  du  lit, 
ouvrit  les  rideaux,  &  s'adressani  à  l'abbé  lui  de- 
manda s'il  était  mort,  en  lui  criant  par  trois  fois: 
Monsieur  l'abbé^  étes-vous  mort?  Ledit  abbé  n'ayant 
rien  répondu,  le  bedeau  se  tourna  du  côté  du  cha- 
pitre 8c  lui  dit  par  trois  fois  ;  Monsieur  l'abbé  est 
mort.  Ensuite  le  chapitre  se  transporta  au  chœur, 
le  bedeau  monta  à  la  stalle  de  l'abbé,  &  se  tour- 
nant vers  les  chanoines,  leur  répéta  encore  par 
trois  fois  :  Monsieur  l'abbé  est  mort.  Sortant  en- 
suite du  chœur  on  fut  au  grand  portail  de  l'abbaye, 
Si.  là  le  bedeau  se  tournant  du  côté  du  chapitre, 
répéta  encore  par  trois  fois  :  Monsieur  l'abbé  est 
mort.  Le  cortège  rentra  enfin  dans  l'église  &  puis 
se  dispersa.  »  Le  lendemain,  le  corps  de  l'abbé  fut 
apporté  au  cimetière  de  Saint-Jean.  (A.  Rossignol, 
Monographies  communales  du  département  du  Tarn^ 
t.  2,  p.  283.) 


Note 
"9 


Note 

120 


600 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


NOTE  CXX 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abhaye  de  Vielmur. 

(Diocèse  d'Albi,  puis  de  Castres.) 

L'ABBAYE  de  femmes  de  Vielmur,  située 
dans  la  vallée  de  l'Agout,  à  deux  lieues 
de  Lautrec,  fut  fondée  au  commencement 
du  onzième  siècle  par  les  vicomtes  de  cette 
maison.  Vers  1048,  Isarn  &  Frotard  la  sou- 
mirent à  Notre-Dame  du  Puy.  Beaucoup 
de  ses  abbesses  furent  des  princesses  de  la 
même  famille,  &  tous  les  vicomtes  comblè- 
rent l'abbaye  de  leurs  bienfaits.  Vers  1140, 
on  unit  à  Vielmur  le  monastère  &  l'hôpital 
de  Saint-Orens.  Celui-ci  avait  été  fondé 
vers  1095  par  une  femme  noble,  Emerie 
d'Altejean,  qui  s'était  d'abord  croisée  dans 
l'intention  d'aller  en  Terre-Sainte;  mais 
Isarn,  évêque  de  Toulouse,  lui  conseilla 
de  construire  plutôt  une  maison  pour  les 
pauvres  &  les  infirmes  :  de  là  le  couvent 
de  Saint-Orens,  dans  le  diocèse  de  Tou- 
louse, sur  les  confins  du  Comminges.  La 
nomination  à  ce  monastère  appartint,  à 
partir  de  1140,  à  l'abbesse  de  Vielmur, 
qui  nommait  aussi  à  la  cure  de  Sainte- 
Marie  dans  la  ville  abbatiale,  &  à  un  cer- 
tain nombre  d'églises  paroissiales  &  de  cha- 
pelles dans  les  diocèses  de  Castres,  Lavaur, 
Albi  &  Toulouse. 

Ahhesses  de  Vielmur. 

\.  GiSLE  OU  GuiSLE,  première  abbesse 
connue,  souscrivit,  vers  1048,  sous  le  règne 
de  Henri  I  &  sous  l'épiscopat  d'Ameil  II, 
évêque  d'Albi,  l'acte  des  vicomtes  Isarn 
&  Frotard,  plus  haut  indiqué. 

IL  Calvète,  en  1140,  fit  procéder  à 
l'union  à  son  monastère  du  prieuré  &  hô- 
pital de  Saint-Orens  &  promit,  vers  1126, 
fidélité  à  Bertrand,  évêque  d'Albi.  En  l  iSy, 
elle  reçut  de  Bernard,  comte  de  Commin- 
ges, une  ville  dans  son  comté;  la  même 
année,  Raimond,  évêque  de  Toulouse,  lui 
accorda  divers  privilèges. 


III.  Raimonde  de  Hautpoul;  le  i3 
juillet  1202,  date  de  l'achèvement  de  l'église 
abbatiale,  dédiée  à  la  Vierge. 

IV.  Ponce  reçut,  en  1218,  la  bénédic- 
tion pontificale  des  mains  de  Guillaume- 
Pierre,  évêque  d'Albi,  &  lui  promit  obéis- 
sance. Elle  mourut  le  23  juillet  1238, 
d'après  son  épitaphe". 

V.  Duchesse  ou  Dugueste,  1244- 
1256. 

VI.  CoMTORs  DE  Lautrec,  sœur  du 
vicomte  Sicard,  qui  fit  à  l'abbaye  plusieurs 
donations;  abbesse  de  1256  à  1286;  elle 
meurt  le  17  août  de  cette  année. 

VII.  Sybille  DE  Lautrec,  fille  du 
vicomte  Bertrand,  1286-1309. 

VIII.  Jeanne  I  de  Lautrec,  probable- 
ment fille  du  vicomte  Frotard  &  de  sa 
femme  Yolande;  abbesse  en  i3i  i  ;  en  i3i2, 
sa  mère  est  enterrée  dans  le  monastère. 
En  i332,  elle  réduit  le  nombre  des  reli- 
gieuses à  soixante.  En  i335.  Marquise  de 
Roquefort,  femme  de  Gui  de  Lautrec,  & 
dame  de  Dourgne,  fit  de  nombreux  dons 
au  monastère  &  y  fut  ensevelie.  En  i339, 
le  frère  de  Jeanne,  Bertrand,  lui  donne 
différentes  terres;  elle  mourut  en  1340. 

IX.  Agnès  de  Lautrec  succède  à  Jeanne 
au  plus  tard  en  1341  ;  morte  en  i345. 

X.  Éléonore  de  Lautrec  était  abbesse 
en  mai  1379,  date  de  l'union  au  monastère 
de  l'église  paroissiale  de  Roquecourbe  par 
Grégoire  XI.  Déjà  en  1364,  Sicard,  évêque 
d'Agde,  lui  avait  fait,  par  testament ,  des. 
donations  importantes;  il  se  fit  enterrer 
dans  la  chapelle  de  Sainte- Marguerite, 
près  de  sa  mère,  Marguerite  de  Périgueux, 
vicomtesse  de  Lautrec.  Eléonore  mourut 
en  1382. 

XI.  Jeanne  II,  nièce  de  la  précédente; 
1382-1390. 

XII.  Catherine  I  de  Montbrun, 
1393-1413. 

XIII.  Esclarmonde  Ruffine,  1419- 
1455. 

XIV.  Julienne  de  Cardaillac;  1456- 
1458.  —  Il  faut  peut-être  l'identifier  avec 
la  suivante. 

XV.  Jeanne  III  de  Cardaillac,  ab- 
besse en   1458.  Elle  se  démit,  en  T493,  en 

'  Voyez  au  tome  VIII  de  cette  édition. 


Note 
120 


KOTE 
I20 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


60 1 


faveur  de  sa  sœur  Catherine,  en  se  réser- 
vant les  honneurs  &  les  émoluments  de  sa 
dignité  &  le  droit  de  rentrer  en  posses- 
sion de  l'abbaye,  en  cas  de  prédécès  de 
cette  sœur.  Cette  singulière  démission  fut 
déclarée  nulle  par  le  parlement  de  Tou- 
louse en  1497. 

XVI.  Ersande  de  Laurit  fut  élue  en 
1493,  après  la  démission  de  Jeanne. 

XVII.  Catherine  II  de  Cardaillac 
ne  put  profiter  de  la  démission  de  sa  sœur 
Jeanne  &  fut  probablement  élue  après  la 
mort  d'Ersande;  abbesse  de  1497  à  1614. 

XVIIÏ.  Françoise  de  Vesc  ,  sœur 
d'Antoine  de  Vesc,  évéque  de  Castres,  fut 
pourvue  par  une  bulle  de  Léon  X,  du  i3 
novembre  i5i4;  abbesse  jusqu'en  i555.  — 
Cette  vacance  fut  amenée  par  l'invasion 
des  huguenots,  en  i568;  ils  respectèrent 
les  religieuses,  les  renvoyèrent  à  leurs  pa- 
rents, mais  pillèrent  &  détruisirent  le  mo- 
nastère. 

XIX.  Madeleine  d'Arpajon,  nommée 
abbesse  par  Grégoire  XIII  en  1576,  gou- 
verna jusqu'en  1691  ,  année  où  elle  se 
démit  en  faveur  de  la  suivante. 

XX.  Antoinette  de  Saint-Maurice 
fut  nommée  après  la  démission  de  la  pré- 
cédente, en  1691;  elle  ne  siégea  que  deux 
ans. 

XXI.  Jeanne  IV  de  Cardaillac  nom- 
mée par  Clément  VIII  le  26  octobre  i593; 
morte  en  i65i  ;  elle  était  sœur  de  Louis, 
comte  de  Rieux,  gouverneur  du  Lan- 
guedoc. 

XXII.  Anne  Dufaur  de  Saint-Jory, 
nommée  en  i652  ,  mourut,  après  une  sage 
administration,  le  28  janvier  1664. 

XXIII.  Jeanne  V  Louise  d'Arpajon, 
de  la  famille  de  ce  nom,  professe  de  l'ab- 
baye do  Millau,  en  Rouergue,  fut  nom- 
mée par  le  roi  &  reçut  ses  bulles  en  i665; 
elle  fut  bénie  par  l'évêque  de  Castres  en 
1667.  Elle  répara  les  lieux  réguliers  &  fit 
bâtir  de  nouveaux  édifices.  Elle  mourut  en 
1700. 

XXIV.  Renée  Rigaud  de  Sérezin, 
nommée  le  4  août  1700. 

XXV.  N.  de  Belingued. 

XXVI.  N.  DE  Montcalm. 

XXVII.  N.  DE  RoYÈRE,  abbesse  en  1774. 

[A.  M.] 


NOTE  CXXI 

ajoutée  PAR  LES    NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Ahhaye  de  Ma-^an. 

(Diocèse  de  Viviers.) 

L'ABBAYE  de  Mazan,  de  l'ordre  de  Cî- 
teaux,  fut  fondée  en  11 24,  en  un  lieu 
sauvage,  dans  les  montagnes  du  Vivarais, 
près  du  ruisseau  des  Itiers,  qui  se  jette 
dans  la  Loire;  autrefois  appelée  M.ansus 
Adae ,  Mansus  Adami ,  cette  localité  prit 
plus  tard  le  nom  de  Mansiada,  M.a'{an. 
Son  fondateur  fut  Amédée  d'Auberive,  qui 
avait  pris  l'habit  de  moine  dans  le  monas- 
tère de  Bonneval  :  désireux  de  vivre  dans 
une  solitude  plus  absolue,  il  se  mit  à  la 
recherche  d'un  lieu  plus  propre  à  la  médi- 
tation; son  choix  s'arrêta  sur  Mazan,  & 
vers  1122,  il  y  conduisit  une  colonie  de 
treize  moines,  venus  de  Bonneval.  Large- 
ment dotée  par  les  princes  des  environs, 
la  nouvelle  abbaye  ne  tarda  point  à  deve- 
nir extrêmement  riche,  tout  en  restant 
fidèlement  soumise  à  l'autorité  de  Bonne- 
val. Elle  fonda  à  son  tour  des  monastères 
plus  puissants  qu'elle-même  :  en  ii36, 
Salvanés;  la  même  année,  le  Toronet,  en 
Provence;  Senenques,  dans  le  diocèse  de 
Cavaillon,  en  1148;  Chambons,  dans  celui 
de  Viviers,  en  1162  ;  il  faut  y  ajouter  plu- 
sieurs monastères  de  femmes.  En  1217, 
Mazan  obtint  du  pape  Honorius  III  une 
bulle  de  privilèges,  énumérant  ses  posses- 
sions &  prouvant  la  rapidité  avec  laquelle 
ses  richesses  s'étaient  accrues.  [A.  M.] 

Abbés  de  Majan'. 

I.  Pierre  I  Itier,  premier  abbé.  Il 
appartenait  à  la  famille  des  anciens  sei- 
gneurs de  Géorand,  que  l'abbaye  compte 
parmi  ses  plus  insignes  bienfaiteurs.  Avant 
d'entrer  dans    l'ordre   de    Cîteaux,  Pierre 

■  Nous  devons  cette  liste  à  M.  l'abbé  Roiichier, 
déjà  cité  comme  nous  ayant  fourni  la  Note  CXIII 
sur  Cruas.   [A.  M.] 


NOTB 

121 


Note 

121 


601 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Itier  avait  été  chanoine  &  prévôt  de  la 
cathédrale  de  Viviers.  Ce  fut  lui  qui  or- 
donna Adhéniar,  premier  abbé  de  Salva- 
nès.  En  1144,  de  concert  avec  Pierre  Gau- 
dis,  abbé  de  Saint-Chaffre,  &  Guillaume  du 
Béage, prieur  de  Thueyts;  il  fit  déterminer 
les  limites  &  confronts  de  la  grange  de 
Vauclair.  En  ii5i,  Armand,  abbé  de  Segu- 
ret,  lui  donna  pour  lui  &  ses  successeurs, 
du  consentement  de  Pons  II,  évéque  du 
Fuy,  le  cens  &  la  justice  qu'il  possédait 
au  lieu  de  Fabras.  En  ii54,  Héracle,  vi- 
comte de  Polignac,  fit  entre  ses  mains 
donation  au  monastère  du  domaine  d'Is- 
sallas.  Les  armes  de  Pierre  Itier  étaient 
d'ai^ur  à  trois  tètes  de  lion  arrachées,  cou- 
ronnées d'or  £•  lampassées  de  gueules. 

II.  Durand  est  indiqué  dans  le  marty- 
rologe de  l'ordre  comme  second  abbé  de 
Mazan. 

III.  Raimond  I  est  le  troisième. 

IV.  Hugues  I. 

y.  Philippe  I,  en  1194,  selon  le  testa- 
ment d'Hugues  d'Ucel. 

VI.  Pierre  II,  en  1196.  Il  fit  un  accord 
avec  B.,  abbé  de  Savigni,  au  sujet  du  châ- 
teau de  Torrenchie,  dans  le  Forez,  qui 
avait  été  donné  à  l'abbaye  de  Mazan.  L'acte 
est  du  14  mars  1196.  En  1209,  il  reçut  une 
donation  importante  du  seigneur  de  Géo- 
rand,  qui  céda  au  monastère  ses  domaines 
d'Usclades  &  de  Rieutort,  avec  la  pèche 
du  lac  d'Issarlès  &  de  la  Loire.  En  1210,  il 
transigea  avec  l'abbé  de  Saint-Chaffre  pour 
les  pâturages  de  Mezenc,  &  cet  accord  fut 
ratifié  &  approuvé  par  Burnon,  évêque  de 
Viviers,  en  présence  des  parties,  au  mois 
de  février  de  l'année  suivante. 

VII.  Benoit. 

VIII.  Philippe  II.  En  1217,  le  seigneur 
de  Géorand,  Pierre  Itier,  donna  au  mo- 
nastère le  droit  de  pâture  dans  tous  les 
herbages  de  sa  seigneurie  &  spécialement 
dans  les  pâquis  de  Tauron.  Sur  les  ins- 
tances de  cet  abbé,  le  pape  Honorius  III 
prit  l'abbaye  sous  sa  protection  &  lui  ac- 
corda une  bulle  de  privilèges  datée  d'A- 
gnani,  2  juillet  1217.  11  occupait  encore 
le  siège  abbatial  en  1226. 

IX.  Ghraud  I,  en  i23o. 

X.  Arnaud,  en  i233.  Héracle,  seigneur 
de  Montlaur,  lui  donna,  en  1287,  le  mas 


comtal  de  Villesèche,  dans  la  paroisse  de 
Coucouron,  pour  prix  de  la  fondation  par 
l'abbé  dans  la  chapelle  de  l'église  abba- 
tiale, dédiée  à  saint  Jean-Baptiste,  d'une 
messe  perpétuelle  pour  le  donateur  &  sa 
famille. 

XI.  Bernard  î  d'Anduze  est  indiqué 
dans  le  martyrologe  comme  le  onzième 
abbé  de  Mazan. 

XII.  Géraud  II. 

XIII.  Guillaume  I  de  Monestier,  en 
1240;  au  mois  de  juin  de  cette  année,  il 
s'accorda  avec  Guillaume  d'Alconat,  prieur 
des  chartreux  de  Bonnefoy,  par  la  média- 
tion de  Bertrand,  évéque  du  Puy,  pour  la 
délimitation  des  pâturages  de  l'abbaye  & 
de  la  chartreuse  dans  les  mandements  des 
châteaux  de  Mezenc,  du  Béage  &  de  Con- 
taignet.  En  1246,  il  eut  aussi  des  difficultés 
avec  le  commandeur  de  Lavilate  sur  le 
droit  de  pacage  des  herbages  de  la  cha- 
pelle Saint-Philibert  en  Montagne,  ainsi 
que  sur  les  limites  respectives  de  leurs  pro- 
priétés de  Rîchairant  &  de  Montagul.  Le 
différend  fut  terminé  par  une  sentence  ar- 
bitrale prononcée  par  l'évêque  de  Viviers 
en  1247. 

XIV.  Pierre  III  Moure  fit,  en  i255, 
un  arrangement  avec  le  prieur  de  l'église 
de  Notre-Dame  de  Prevenchères,  au  sujet 
des  dîmes  &  des  droits,  levés  par  celui-ci 
en  qualité  de  curé  sur  les  granges  de 
Vauclair  &  de  la  Grâce.  En  i256,  il  con- 
firma la  sentence  arbitrale  rendue  par  Ber- 
trand, prévôt  du  chapitre  de  Saint-Paul- 
Trois-Châteaux ,  entre  le  monastère  de 
Mazan,  Pons  &  Héracle  de  Montlaur,  au 
sujet  de  la  juridiction  des  granges  de 
Mezeyrac,  d'Issallas  &  de  Trespis.  En 
1258,  il  transigea,  avec  le  prieur  de  la 
Chapelle  Graillouse,  pour  les  dîmes  per- 
çues par  celui-ci  sur  les  habitants  des  ter- 
res que  l'abbaye  de  Mazan  possédait  dans 
sa  paroisse. 

XV.  Raimond  II  de  Maliac,  en  1272, 
transigea  avec  le  chevalier  Pons  d'Ongle, 
commandeur  de  Lavilate,  touchant  les  pa- 
cages de  la  chapelle  Saint-Philibert  en 
Montagne. 

XVI.  RosTAiNG  I,  en  1276. 

XVII.  Foulques,  en  1283,  obtint  de 
Pons   de   Montlaur   des    concessions    ini- 


NoTB 
121 


Note 

121 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


6o3 


Note 


portantes,  soit  en  terres,  soit  en  usages  & 
droits  de  juridiction  dans  le  mandement 
du  château  de  Mayres.  La  même  année,  il 
fit  un  accord  avec  Guillaume  de  Salignac 
&  Béraud  du  Béage  pour  les  pâturages  de 
Tauron.  En  1284,  il  partagea  avec  Aimar 
de  Poitiers  la  juridiction  des  terres  que 
l'abbaye  possédait  dans  les  mandements  des 
châteaux  de  Fay  &  de  Mezenc.  La  même 
année,  il  céda  en  pariage  au  roi  de  France 
une  partie  de  la  terre  de  Berg  pour  la 
construction  de  Villeneuve  de  Berg. 

XVIII.  GuÉRiN,  en  iiSS. 

XIX.  Etienne  1  de  Tinlande.  Odilon, 
seigneur  de  Tournel,  reconnaît,  en  1287, 
tenir  plusieurs  terres  de  cet  abbé. 

XX.  Gilles,  en  12B9.  Le  27  juillet  de 
cette  année,  l'abbé  &  le  chapitre  de  l'ab- 
baye donnèrent  procuration  à  Guillaume 
de  Saugue  &  Guillaume  de  Vogué,  religieux 
de  Mazan,  pour  traiter  avec  Béraud,  sei- 
gneur de  Bouzols  &  de  Chabrières,  pour 
le  mas  de  la  Calmète. 

XXI.  Guillaume  II  Darnaud  de 
Saugue  succéda  à  Gilles.  En  1290,  il  oéda 
à  Aldebert  de  Peyre,  évêque  de  Viviers, 
les  terres  de  Géronne  &  de  Vervède  que 
le  monastère  possédait  dans  le  mandement 
du  château  de  Ivlontpensier,  à  Château- 
neuf-du-Rhône,  en  échange  de  la  dîme  du 
blé  que  l'église  de  Viviers  percevait  dans 
la  paroisse  de  Lespéron.  En  1295,  il  fit 
déterminer  les  limites  respectives  des  pos- 
sessions de  l'abbaye  &  des  seigneurs  de 
Burzet  8f  de  Géorand,  dans  la  forêt  de 
Bauzon.  Guillaume  de  Vogué,  frère  con- 
vers  &■  procureur  général  du  monastère, 
figure  comme  arbitre  dans  ce  partage.  En 
1296,  l'abbé  Guillaume  de  Saugue  transige 
avec  Jean,  comte  de  Forez,  pour  le  châ- 
teau de  Torrenchie  ;  en  1298,  avec  Jean 
Cardinal,  doyen  &  maître  de  l'hôpital  des 
pauvres  de  Notre-Dame  du  Puy,  au  sujet 
d'une  certaine  rente  j  enfin,  en  1299,  avec 
Gui  de  Montlaur,  pour  la  chapelle  de 
Saint-Philibert. 

XXII.  Raimond  III,  en  i3oi.  Le  sei- 
gneur de  Montlaur,  Gui,  donna  à  l'abbé 
Raimond  l'investiture  d'une  donation  faite 
au  monastère  par  Guillaume  Maurel  d'Au- 
benas.  En  i3o8,  Raimond  régla  avec  Gi- 
rard, prieur  de  la  Chartreuse  de  Bonne- 


foy,  les  droits  litigieux  des  deux  monastères 
sur  le  territoire  de  Gibernestas  &  la  forêt 
de  Sépos.  En  iSog,  il  fit  reconnaître  les 
droits  de  propriété  de  son  abbaye  sur  le 
lieu  du  Savel,  près  le  Chaylard,  paroisse 
d'Ucel,  qui  étaient  contestés  par  le  sei- 
gneur Gui  de  Montlaur. 

XXIII.  Hugues  II  de  Privât  était 
abbé  en  i3i4,  date  d'un  accord  fait  par 
lui  par  l'entremise  de  frère  Jaucelin  de 
Chananeilles,  avec  le  prieur  de  Saint-Cir- 
gues  en  Montagnes,  au  sujet  des  dîmes 
réclamées  par  celui-ci  aux  habitants  des 
terres  du  monastère  &  du  château  des 
Esperviers;  il  transigea  avec  le  seigneur 
de  ce  château  en  i3i7.  Huit  ans  plus 
tard,  le  seigneur  de  la  Roche  qui  avait 
succédé  à  Jarenton  des  Esperviers,  fit  re- 
vivre les  mêmes  prétentions,  ce  qui  donna 
lieu  à  un  nouveau  compromis  entre  ce 
seigneur  &  l'abbé  Hugues.  En  i32i,  ce 
dernier  fit  un  arrangement  avec  Bernard 
Itier,  seigneur  de  Géorand,  pour  l'exer- 
cice de  la  justice  sur  les  terres  que  ses  an- 
cêtres avaient  données  à  l'abbaye.  L'acte 
fut  ratifié  dans  un  chapitre  général  auquel 
assistèrent  vingt-six  religieux  &  six  cqn- 
vers.  Cet  abbé  obtint  du  pape  Clément  V, 
pour  lui  &  ses  successeurs,  la  faculté  de 
porter  la  mitre  &  les  autres  insignes  pon- 
tificaux, il  obtint  aussi  l'union  de  l'église 
de  Mayres  à  son  monastère.  Hugues  oc- 
cupait encore  le  siège  abbatial  en  l'an- 
née 1328. 

XXIV.  Etienne  II  du  Lac  figure  dans 
un  grand  nombre  de  transactions.  En  i328, 
il  fait  un  accord  avec  Gui  de  Châteauneuf, 
préchantre  de  la  cathédrale  de  Viviers, 
&  son  frère  Lambert,  seigneur  de  Saint- 
Remèze,  pour  la  jouissance  de  quelques 
ferres,  situées  dans  le  diocèse  de  Mende  ; 
en  i33i,  avec  Girard,  seigneur  de  Godet, 
pour  le  Cros  de  Montrouge,  &  avec  le 
prieur  bénédictin  de  Tence  (diocèse  du 
Puy),  pour  quelques  dîmes;  en  i337,  avec 
Pons  de  Montlaur  pour  les  pâturages  & 
les  limites  de  la  grange  de  Rieutort;  enfin, 
en  1344,  avec  Etienne,  abbé  d'Aiguebelle, 
pour  la  Chalm  de  Mayalène,  paroisse  de 
Sainte-Eulalie,  &c. 

XXV.  Pierre  IV  de  Molette,  abbé, 
en  i358.  Jeanne  de  Bourbon,  comtesse  de 


Note 


604 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Forez,  lui  permit,  en  1874,  de  fortifier  le 
château  de  Torrenchie. 

XXVL  Hugues  III,  en  1394.  Cet  abbé 
cède  à  emphythéose,  pour  la  somme  de 
trois  cerrts  écus  d'or  &  sous  la  rente  an- 
nuelle de  sept  livres  tournois  &  de  deux 
livres  d'épices,  de  gingembre,  de  figues 
&  de  gruau,  une  maison  sise  à  Viviers, 
près  de  la  porte  de  Riquet,  appelée  l'hô- 
tellerie du  Cheval-Blanc,  à  Guillaume  Bo- 
relle,  habitant  de  cette  ville;  il  y  mit 
pour  condition  que  lui  &  ses  hoirs  &  suc- 
cesseurs seraient  tenus  de  recevoir  avec 
plaisir  dans  leur  hôtellerie  le  seigneur 
abbé,  sa  suite  accoutumée  de  moines  & 
de  frères  convers ,  le  grand  cellerier  du 
monastère,  le  maître  de  la  grange  de  Berg, 
&  généralement  tous  les  moines  qui  vien- 
draient à  Viviers  pour  être  promus  aux  or- 
dres; de  mettre  à  la  disposition  dudit  sei- 
gneur abbé  &  de  ses  religieux,  chaque  fois 
qu'ils  se  rendraient  dans  la  ville  épisco- 
pale,  les  chambres  du  rez-de-chaussée  de 
l'hôtellerie,  qui  seraient  évacuées  par  tou- 
tes personnes;  d'y  préparer  un  lit  conve- 
nable &  d'y  mettre  du  bois  en  quantité 
suffisante  pour  la  cuisson  des  aliments  ou 
le  chauffage  pendant  l'hiver. 

XXVII.  Pierre  V  d'Aiglin.  Cet  abbé 
reçut,  en  1410,  des  legs  considérables  d'un 
chevalier  nommé  Gilbert  Goy,  seigneur 
de  Corbière  &  coseigneur  de  Thucyte  & 
d'Antraigues.  En  1414,  il  transigea  avec 
Pierre,  bailli  de  Fay,  &  en  1419,  avec  le 
prieur  de  Montrotier,  au  diocèse  de  Lyon, 
pour  les  dîmes  de  Torrenchie. 

XXVIII.  Bernard  II  de  Bonserre, 
abbé,  en  1445.  Il  termina  à  l'amiable  plu- 
sieurs différends  qui  s'étaient  élevés  entre 
l'abbaye  &  divers  seigneurs  :  par  exemple 
en  1449,  avec  Jean  Itier,  seigneur  de  Géo- 
rand,  &,  deux  ans  plus  tard,  en  1451,  avec 
Dragonet,  seigneur  des  châteaux  de  Saint- 
Vital,  de  Glavenas,  de  Montuselat,  de 
Montvert  &  de  Lafarre. 

XXIX.  Jean  I  de  Serres.  Il  fit,  en  1461, 
la  visite  régulière  du  couvent  de  Mercoire 
c[ui  était  de  la  filiation  de  Mazan. 

XXX.  B...,  abbé  en  1473. 

XXXI.  Pierre  VI  de  Grolée. 

XXXII.  MÉRAUD  de  Grolée,  abbé 
commendataire   &   administrateur   perpé- 


tuel  de  l'abbaye  de  Mazan,   transige,   en 
1492,  avec  Louis  de  Montlaur. 

XXXIII.  Gaspard  de  Tournon,  abbé 
commendataire,  en  i5o7. 

XXXIV.  Charles  I  de  la  Baume  de 
SuZE,  en  i523,  transige  cette  année  avec 
Jean  l'Hermite  de  Montravel ,  baron  de 
Mezenc,  pour  la  coseigneurie  des  terres 
&  châteaux  de  Montbrac  &  de  Bonnefont. 

XXXV.  RosTAiNG  II  de  Suze,  abbé 
commendataire,  en  i538. 

XXXVI.  Barthélemi-Gabriel  du 
RoUREZ,   abbé    commendataire,   en    i56l. 

XXXVII.  Antoine  de  Suze,  abbé  com- 
mendataire, en  1579. 

XXXVIII.  Jean  II  de  Boissy,  en  1614. 

XXXIX.  Charles  II  de  la  Baume  de 
Suze,  abbé  commendataire,  en  1640. 

XL.  Louis  I  François  de  la  Baume 
DE  Suze,  évêque  de  Viviers,  abbé  com- 
mendataire, en  1662. 

XLI.  Charles  III  Antoine  de  la 
Garde  de  Chambonas,  évêque  de  Lo- 
dève,  succéda  à  son  oncle,  Louis  de  Suze, 
dans  l'évèché  de  Viviers  &  l'abbaye  de 
Mazan,  en  1690. 

XLII.  Martin  de  Ratabon,  évêque 
de  Viviers,  successeur  de  Charles  de  Cham- 
bonas, abbé  commendatafre,  en  1714. 

XLIII.  Louis  II  de  Montesquieu 
d'ARTAGNAN,  abbé  de  1727  à  I73i,  année 
de  sa  mort. 

XLIV.  Louis  III  Chomel,  ancien  évêque 
d'Orange,  conseiller  du  roi  en  ses  conseils, 
nommé  au  mois  d'octobre  I73i,  prend  pos- 
session par  procureur  le  28  décembre  de 
la  même  année. 

XLV.  François  du  Tilly,  qui  avait 
remplacé  Louis  Chomel  sur  le  siège  d'O- 
range, lui  succéda  également,  après  son 
décès,  vers  la  fin  de  l'année  1732,  dans 
la  commende  de  l'abbaye  de  Mazan.  Ce 
prélat  fut  transféré  d'Orange  à  l'évèché  de 
Lavaur,  en  1746,  &  nous  voyons  par  le 
registre  des  Insinuations  du  diocèse  de 
Viviers  qu'il  était  encore  titulaire  de  l'ab- 
baye  de    Mazan  en    1768. 

XLVI.  N.  DE  Pierreven,  abbé  com- 
mendataire jusqu'en  1790,  époque  de  la 
suppression  des  ordres  religieux. 


NOTB 

121 


NOTK 
I2Z 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


6o5 


NOTE  CXXII 

AJOUTÉE  PAR   LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abhaye  de  Grandselve. 

(Diocèse  de  Toulouse). 

L'ABBAYE  de  Grandselve  peut  être  regar- 
dée comme  la  mère  de  toutes  les  ab- 
bayes cisterciennes  du  Midi  de  la  France. 
Elle  fut  fondée  en  1114,  à  dix  lieues  de 
Toulouse,  sur  la  rive  gaucbe  de  la  Ga- 
ronne, par  saint  Gérard  de  Salles,  disciple 
du  célèbre  Robert  d'Arbrissel.  Il  rassem- 
bla d'abord  près  de  la  forêt  qui  donna  son 
nom  à  l'abbaye  un  certain  nombre  de  reli- 
gieux &  fit  confirmer  ses  premières  pos- 
sessions par  Amélius,  évêque  de  Toulouse, 
en  1 1 17.  Soumise  pendant  quelques  années 
à  l'abbaye  de  Cadouin,  en  Périgord,  Grand- 
selve lui  échappa  en  1147,  en  s'unissant  à 
Clairvaux  &  en  se  mettant  sous  la  toute- 
puissante  protection  de  saint  Bernard.  Elle 
donna  naissance  aux  monastères  de  Calers, 
de  Candeil,  de  Fontfroide,  de  Carthagène, 
fit  confirmer  ses  possessions  par  Inno- 
cent II  &  Grégoire  IX,  &  reçut  des  dona- 
tions innombrables  de  tous  les  seigneurs 
des  environs.  C'est  encore  à  elle  que  le 
collège  de  Saint-Bernard,  à  Toulouse,  dut 
son  origine;  ,de  maison  d'asile,  il  devint, 
en  1286,  une  sorte  de  petite  université;  le 
droit  de  visite  dans  cet  établissement  fut 
enlevé  aux  abbés  du  monastère  en  1695. 

A  partir  de  la  guerre  de  Cent  ans,  pen- 
dant laquelle  le  Prince  Noir  détruisit  com- 
plètement les  bâtiments  claustraux,  Grand- 
selve ne  fit  plus  que  décroître.  Elle  échappa 
à  toutes  les  tentatives  de  réforme;  en  1579, 
l'abbé  des  Feuillans,  Jean  de  la  Barrière, 
essaya  vainement  de  l'unir  à  son  monas- 
tère nouvellement  réformé;  en  1643,  la 
congrégation  des  Abstinents,  plus  tard  la 
Trappe,  ne  réussirent  pas  davantage. 

Les  possessions  de  l'abbaye  étaient  im- 
menses aux  douzième  &  treizième  siècles. 
Soigneux  de  conservftr  leurs  archives,  les 
abbés  de  cette  époque  firent  exécuter  six 
cartulaires,  dont  cinq  se  trouvent  aujour- 


d'hui à  la  Bibliothèque  nationale,  sous 
les  numéros  9994,  11  008,  1 1  009,  11  010, 
non  du  fonds  latin;  le  sixième,  qui  ne 
contenait  presque  exclusivement  que  des 
chartes  de  princes,  a  été  copié  en  majeure 
partie  dans  la  collection  Doat.  Enfin,  un 
certain  nombre  de  pièces  originales  des 
douzième  &  treizième  siècles  se  trouvent 
aux  Archives  nationales. 

La  liste  des  abbés  telle  que  nous  la  don- 
nons a  été  dressée  d'après  les  cartulaires  qui 
nous  ont  permis  d'améliorer  considérable- 
ment la  chronologie  du  GalUa  Christiana. 
Nous  avons  surtout  développé  l'histoire 
des  abbés  des  premiers  temps,  sur  lesquels 
ces  manuscrits  offrent  le  plus  de  docu- 
ments. Pour  les  temps  modernes,  nous 
renverrons  le  lecteur  à  la  monographie, 
publiée  par  M.  Jouglar,  dans  les  Mémoires 
de  la  Société  Archéologique  du  Midi,  en 
i858;  elle  contient  des  détails  intéressants 
sur  l'église  de  l'abbaye  &  son  ancien  trésor. 

Abbés  de  Grandselve. 

I.  Etienne  fut  le  premîer  abbé  de 
Grandselve  institué  régulièrement  par 
saint  Gérard  de  Salles;  c'est  la  chronique 
de  Maillezais  qui  nous  l'apprend  ;  mais 
son  nom  ne  paraît  point  dans  les  actes. 
C'est  à  Gérard'  qu'en  11 17  l'évêque  de 
Toulouse,  Amélius,  confirme  ses  posses- 
sions à  Grandselve  &  aux  environs,  en 
l'exemptant  du  paiement  des  dîmes  dues 
à  son  église.  La  même  année,  Olivier  de 
Bessens  lui  donne  une  partie  de  la  forêt 
de  Grandselve. 

II.  Bertrand  I  était,  dit-on,  un  prédi- 
cateur remarquable,  &  un  religieux  d'une 
vertu  éprouvée.  Il  paraît  pour  la  première 
fois  en  il 28,  date  de  la  donation  faite  à 
Grandselve  par  Guillem  Sicher  &  son  frère 
Gérard  d'une  terre  à  Combes,  pour  le  salut 
de  leur  frère  Raimond,  nort  excommunié. 
Deux  ans  plus  tard,  il  ..^çoit  d'Amélius, 
évêque  de  Toulouse,  l'église  de  Ricancelle 
{Riquerii  cella).  Vers  ii33,  le  comte  de 
Toulouse,  Alphonse,  donna  au  monastère 
une  culture  de  terre  au  lieu  de  La  Sela, 
&  en  II 35,  Arnaud  de  Montech  renonce 
en  sa  faveur  à  tous  ses  droits  sur  cette 
terre.   Vers   la    même    époque,    Bertrand 


Note 
122 


Note 

I  22 


606 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ayant  tenté  de  se  soustraire  à  l'obéissance 
de  l'abbé  de  Cadouin,  auquel  le  fondateur 
de  Grandselve  l'avait  soumise,  Innocent  II 
chargea  l'évêque  de  Toulouse  de  le  rap- 
peler à  l'observation  de  ses  devoirs.  Le 
i3  août  1140,  nous  le  voyons  faire  une 
vente  d'oubliés  à  Bernard  Risum  agni  ha- 
benti,  frère  de  l'hôpital  d'Arnaud-Bernard. 
Deux  ans  plus   tard,  par  bulle  du  I'^''  avril 

1142,  Innocent  II  confirme  toutes  les  pos- 
sessions du  monastère,  déjà  nombreuses, 
&  parmi  lesquelles  on  comptait  Font- 
froide.  qui  allait  devenir  une  abbaye.  En 

1143,  par  charte  du  7  avril,  Roger,  vicomte 
de  Carcassonne,  exempte  à  la  fois  Grand- 
selve &  Fontfroide  de  tous  droits  de  péage 
&  de  guidage  dans  ses  domaines.  Dans  les 
années  suivantes,  Bertrand  reçut  de  nom- 
breuses donations  des  seigneurs  de  Com- 
bes, de  Guillaume  de  Montech,  de  Bernard 
de  Castelpor  (1144,  cession  d'un  revenu 
d'olives),  &c.  Il  paraît  pour  la  dernière  fois 
dans  une  charte,  datée  de  1147,  sans  indi- 
cation du  mois  (donation  d'une  terre  à 
La  Sela  par  Arnaud  de  Montech).  C'est  ce 
même  abbé  qui,  sans  doute  pour  séparer 
définitivement  son  église  de  l'abbaye  de 
Cadouin,  alla,  en  1147,  à  Clairvaux  l'offrir 
à  saint  Bernard  ;  celui-ci  lui  donna  l'habit 
de  son  ordre,  &  des  lettres  de  protection 
adressées  aux  habitants  de  Toulouse.  Ber- 
trand mourut  avant  ii5o;  à  Grandselve  on 
l'honorait  comme  un  saint  &  on  lui  ren- 
dait un  culte  public. 

III.  Alexandre  I,  de  famille  noble, 
chanoine  &  docteur  de  Cologne,  fut  tou- 
ché de  l'éloquence  de  saint  Bernard,  quand 
celui-ci  alla  prêcher  la  croisade  en  Alle- 
magne &  vint  se  faire  moine  à  Clairvaux. 
Quelques  années  après,  saint  Bernard  l'en- 
voya à  Grandselve,  dont  il  était  abbéj  le 
26  septembre  ii5o,  donation  d'une  terre 
par  Guillem  Esquivet  &  Raimond  de  Saint- 
Salvi.  En  juillet  ii5i,  la  vicomtesse  de 
Narbonne,  Ermengarde,  lui  accorda  dix 
charges  de  sel  à  prendre  chaque  année 
dans  ses  salines  de  Narbonne.  C'est  dans 
le  cours  de  ii53,  qu'il  commença  à  acqué- 
rir des  terres  au  lieu  d'Annones,  qui  de- 
vint, plus  tard,  l'une  des  propriétés  les 
plus  importantes  de  l'abbaye.  Le  28  octo- 
bre de  la  même  année,  Bonafos,  doyen  de 


la  communauté  de  Cariacum,  près  Mon- 
tauban,  lui  abandonna  une  terre  dans  le 
terroir  de  La  Sela,  sous  une  redevance 
annuelle  de  deux  setiers  de  blé.  C'est 
aussi  à  Alexandre  que  Guiraud  du  Bec 
donna,  vers  ii54,  le  lieu  &  la  forêt  de 
Candeil,  pour  y  élever  une  abbaye.  Le 
20  octobre  ii56,  il  obtient  de  Sicard  de 
Laurac  une  charte  d'exemption  de  la  leude 
du  sel.  En  janvier  ii57,  la  terre  de  Ma- 
zères,  au  pays  de  Poix,  lui  est  donnée  par 
Pierre  de  Bagnols.  Il  dut  se  démettre,  peu 
de  mois  après,  car  vers  mars  ii57,  le  sui- 
vant, Pons,  recevait  une  donation  de  Rai- 
mond de  Saint-Caprais.  En  1168,  Alexan- 
dre devint  abbé  de  Cîteaux. 

IV.  Pons  I  fut  élu  vers  mars  ii57,  & 
gouverna  l'abbaye  jusque  vers  11 65;  sous 
son  administration,  les  possessions  de 
Grandselve  s'accrurent  d'une  manière  pro- 
digieuse. Dans  le  cours  de  ces  huit  années, 
elle  reçut  plus  de  cent  cinquante  donations 
des  seigneurs  &  des  petits  propriétaires  des 
environs,  &  acquit  d'immenses  domaines 
aux  lieux  de  La  Sela,  d'Annones,  de  Viel- 
aigue,  &c.  En  voici  quelques-unes  par 
ordre  de  dates.  En  ii58,  Radulphe,  prieur 
de  Saint-Sardos,  céda  à  Pons  ce  qu'il  avait 
au  lieu  de  Serrago^a,  moyennant  un  cens 
perpétuel  de  douze  deniers  morlas  &  une 
somme  de  quinze  sous  une  fois  payée. 
En  1160,  le  prieur  de  Moissac,  Guiraud 
d'Alathz,  lui  céda  une  pièce  de  terre  à 
Panperdud,  &  Raine  de  Maleville,  prieur 
des  Catallans,  lui  confirma  cette  donation, 
moyennant  un  cens  annuel.  Le  i5  avril 
ii63,  Guillaume  de  Toulouse,  proprié- 
taire d'une  partie  des  péages  de  Toulouse, 
l'exempta  de  tous  droits  à  son  égard;  eu 
juillet  de  la  même  année,  donation  du 
vicomte  de  Terride.  Un  an  plus  tard,  Rai- 
mond, comte  de  Toulouse,  lui  confirme  la 
possession  de  la  culture  donnée  en  11 33  par 
son  père  Alphonse.  Envoyé  par  Louis  VII 
à  Alexandre  III,  il  se  concilia  l'amitié  du 
pape  &  en  obtint,  en  ii63,  une  bulle  de 
protection  &  de  confirmation.  Vers  ii65, 
il  fut  élu  abbé  de  Clairvaux  &  devint 
évêque  de  Clermont  en  1170. 

V.  PoNS  II  lui  sucaéda  immédiatement, 
car  la  série  chronologique  des  actes  ne 
présente  aucune  lacune.  Cet  abbé  acquit 


NOTB 

122 


KOTE 
122 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


607 


de  grands  biens  à  la  Lande  &  à  Terrafort. 
Le  i5  août  1 166,  il  cède  à  Guarin,  abbé  de 
Sarlat,  une  partie  de  ses  domaines  de  Ricol- 
mont,  en  échange  d'une  portion  de  l'hon- 
neur de  Berzac;  le  10  octobre  de  la  même 
année,  il  reçoit  une  donation  de  Raimond- 
Arnaud  de  Saint-Antonin.  Le  17  mars  1167, 
donation  de  droits  de  pâture  par  le  vicomte 
de  Bruniquel.  L'année  suivante,  il  a  avec 
les  frères  de  la  Capelle,  couvent  voisin  de 
Grandselve,  une  querelle  assez  grave  au 
sujet  du  territoire  de  Vieilaigue,  querelle 
heureusement  apaisée  par  l'abbé  de  Saint- 
Sernin,  Hugues.  Peu  après,  il  obtint  du 
comte  de  Toulouse  des  lettres  d'amortisse- 
ment &  de  protection,  renouvelées  plus 
tard  par  son  successeur,  Raimond  VI;  cet 
exemple  est  suivi,  en  1170,  par  le  vicomte 
de  Béziers,  Roger  II,  qui  affranchit  l'abbaye 
de  tout  péage  dans  ses  domaines.  En  1173 
enfin,  l'évèque  de  Toulouse,  Hugues, 
exempte  l'abbaye  de  payer  les  prémices 
dues  par  la  grange  de  La  Sela,  moyennant 
un  cens  annuel  de  trois  sous  de  Toulouse. 
La  dernière  mention  de  Pons  II  est  du 
19  février  1173  (v.  st.),  la  première  de  son 
successeur  est  du  23  avril  suivant. 

VI.  Gui  Vidal  reçut  un  grand  nombre 
de  donations  des  propriétaires  voisins  du 
monastère,  entre  autres  des  seigneurs  de 
l'Ile  en  Jourdain,  qui,  en  1174,  lui  con- 
cédèrent l'usage  dans  leurs  bois  &  le  droit 
de  pâture  pour  ses  bestiaux.  La  même  an- 
née, il  avait  avec  l'abbaye  de  Belleperche, 
au  sujet  des  églises  de  Saint-Porquaire 
&  des  Catallans,  des  querelles  violentes, 
que  parvint  à  apaiser  Géraud,  abbé  de 
Clairvaux,  dans  sa  visite  des  monastères 
cisterciens  de  la  Gascogne,  En  1173,  nou- 
velle querelle  avec  le  prieur  de  Saint-Sar- 
dos,  au  sujet  des  pâturages  des  bords  du 
Lambon,  apaisée  cette  fois  encore  par 
des  arbitres.  En  1178,  il  obtient  de  l'abbé 
du  Mas-Garnier,  Alacip,  l'autorisation  de 
construire  un  moulin  sur  les  bords  de  la 
Garonne.  La  dernière  mention  de  Gui  est 
du  22  mai  de  la  même  année. 

VII.  Guillaume  I  de  Combanol  pa- 
raît dès  le  8  juin  suivant.  Pendant  sa  lon- 
gue administration,  il  acquit  de  grands 
domaines.  En  septembre  11 78,  Pons,  abbé 
de  Saint-Sernin,  lui  permet  d'acquérir  jus- 


qu'à dix  arpents  de  terre  dans  un  fief  ap- 
partenant à  son  abbaye.  Peu  après  il  ter- 
mine des  différends  qu'il  avait  avec  l'abbé 
de  Combelongue,  au  sujet  des  montagnes 
de  Ravat,  par  l'entremise  des  abbés  d'Eau- 
nes,  de  Boulbonne  &  de  Foix.  En   1181, 
Raimond  V  lui   concède   le   sel  nécessaire 
aux  besoins  de  la  congrégation  à  prendre 
sur  le  salin  d'Agen;  l'année  suivante,  il  lui 
donne   divers   pâturages   &   l'exempte   du 
payement  des   péages  &   droits  analogues 
dansées  domaines.  En  ii83,  échange  avec 
Gauzbert,  abbé  de  Marcillac,  de  Saint-Giri 
contre  une  terre  sise  à  Montech.  En  1184, 
Raimond,  comte  de  Toulouse,  lui  donne 
les   moulins    bannaux   du    Lhers,  près  la 
grange  de  Banols.  Deux  ans  plus  tard,  il 
reçoit  du  vicomte  de  Lomagne,  Vézias,  le 
droit  de  pâture  dans  ses  domaines.  En  1187, 
donations    nombreuses   des    seigneurs   de 
Terride,  &  exemption  de  péage  accordée 
par  Gaston  de  Béarn.  En  1188,  le  comte  de 
Toulouse  lui  renouvelle  le  droit  d'usage 
dans   ses    pâturages    &   dans   ses   bois,  & 
lui    donne   un    emplacement   pour   cons- 
truire deux   moulins   au  lieu  de  Verned. 
L'année  suivante,  il  reçoit  diverses  dona- 
tions des  seigneurs  de  l'Ile  en  Jourdain; 
en  1192,  Barrai,  seigneur  &  vicomte  de 
Marseille,  concède  à  l'abbaye  un  revenu  de 
vingt  livres  de  poivre  sur  le  port  de  Mar- 
seille, revenu  qu'elle  percevait  encore  long- 
temps après;  en  iiçS,  nouvelle  exemption 
de  péage  &  de  leude,  accordée  par  le  comte 
d'Armagnac,  Géraud.  L'abbé  Guillaume  pa- 
raît pour  la  dernière  fois  dans  un  acte  de 
janvier  1197  (v.  st.),  ce  qui  détruit  la  con- 
jecture des  Bénédictins,  qui  placent  entre 
lui  &  le  suivant  un  abbé,  nommé  Hugues, 
dont  les  cartulaires  ne  font  point  mention. 
VIII.   Arnaud   I   Amauri,  auparavant 
abbé  du  Poblet,  en  Catalogue,  devint  abbé 
de   Grandselve   vers    septembre    1198;    au 
mois  d'octobre  de  la  même  année,  il  reçoit 
l'île   de  Borrel  de  Bernard  de  Montaut  & 
de  sa  mère  Indie  ;  le  2  janvier  1198  (v.  st.). 
Esquirols  de  Beaupuy  lui  cède  ses  posses- 
sions au  Mas,  à  Grandselve  &  à  Annones. 
La  même  année,  Guillaume-Robert,  abbé 
du  Mas-Garnier,  lui  permet  de  construire 
un  moulin  sur  la  Garonne  avec  barrage, 
moyennant  un  cens  annuel  de  douze  de- 


NOTE 

122 


Note 

IZ2 


608 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


niers  de  Morlas  &  le  quart  de  la  pêche  ; 
en  même  temps,  Vézias,  vicomte  de  Loma- 
gne,  lui  accordait  une  saumade  de  ven- 
dange à  prendre  à  Auvillars.  Ilparaît  encore 
en  mars  1199  (v.  st.)  &  le  29  novembre  1201, 
date  d'une  donation  d'Amanieu,  sire  d'Al- 
bret.  Peu  après,  il  quitta  le  Midi  pour  de- 
venir abbé  de  Cîteaux;  il  n'y  revint  qu'en 
1209,  en  qualité  de  légat,  à  la  suite  de 
l'armée  croisée.  Son  dévouement  à  la  cause 
du  catholicisme  &  son  grand  zèle  lui  valu- 
rent le  siège  archiépiscopal  de  Narbonne 
en  1212.  Il  posséda  cette  dignité  jusqu'en 
1222,  époque  de  sa  mort. 

IX.  AiMERi,  paraît  dans  les  actes  en 
février  1201  (v.  st.),  date  d'une  exemption 
de  péage  accordée  à  l'abbaye  par  Ratier 
de  Castelnau.  Il  est  encore  mentionné  en 
octobre  de  la  même  année,  &  en  novembre 
1202,  date  du  testament  de  Guillaume,  sei- 
gneur de  Montpellier,  qui  se  fit  enterrer 
à  l'abbaye,  &  lui  légua  cent  livres.  Son 
successeur  ne  paraît  qu'un  an  plus  tard. 

X.  Guillaume  II  Robert  obtint,  le 
9  octobre  i2o3,  du  vicomte  de  Béziers, 
Raimond-Roger,  la  confirmation  des  pri- 
vilèges accordés  à  Grandselve  par  ses  pré- 
décesseurs. En  i2o5,  le  comte  de  Toulouse 
lui  donne  une  maison  de  Castelverdun  ; 
en  1208,  le  comte  de  Comminges  prend 
l'abbaye  sous  sa  protection  &  lui  accorde 
le  droit  de  pâture  dans  ses  domaines.  En- 
fin, en  juin  I2i3,  Guillaume  obtient  de 
Raimond  de  Ramafort  une  concession  ana- 
logue. 

XI.  Pierre  I  paraît  en  septembre  I2i5,' 
date  d'une  charte  de  protection  du  vicomte 
de  Lomagne,  Vézias.  En  1217,  l'évêque 
d'Agen  exempte  de  tout  péage  sur  la  Ga- 
ronne les  possessions  de  l'abbaye;  enfin, 
au  mois  d'octobre  de  la  même  année,  il 
acquiert  divers  droits  de  Bernard  de  Mon- 
taut. 

XII.  Raimond  I  Pierre  de  Roque- 
ville  est  gratifié,  le  21  févrieri2i7  (v.st.), 
du  lieu  d'Avezac  par  Arnaud  de  Faudoas. 
Le  28  avril  suivant,  Senebrus,  seigneur  de 
Lesparre,  lui  cédait  un  revenu  annuel  de 
deux  muids  de  sel  sur  le  lieu  de  Solacum. 
D'après  le  Gallia,  il  vivait  encore  en  avril 
1220  &  en  1221. 

XIII.  Bernard  I,  cité  dans  une  dona- 


tion de  Eudes  de  Pardaillan  au  monastère 
dans  le  mois  de  décembre  1222;  vivait  en- 
core en  1223,  d'après  le  Gallia. 

XIV.  Hélie  obtint,  lé  3o  juillet  1224, 
des  consuls  d'Agen,  la  permission  d'user, 
sous  certaines  conditions,  de  l'eau  de  la 
Garonne,  dans  l'intérieur  de  cette  ville; 
au  mois  de  septembre  de  la  même  année, 
Senebrus  de  Lesparre  lui  renouvela  sa 
donation  de  1217.  En  mars  1227,  il  s'ac- 
corda avec  l'abbé  de  Gimont,  au  sujet  des 
pâturages  de  Sirac.  Déjà  employé  dans  les 
négociations  avec  les  princes  albigeois  de 
1224  à  1226,  il  fut  chargé  par  saint  Louis 
&  le  cardinal-légat  de  Saint-Ange,  de  né- 
gocier la  paix  de  Melun  avec  Raimond  VII  ; 
il  fut  le  mandataire  de  celui-ci  lors  de  la 
signature  du  traité,  qui  stipulait  en  faveur 
de  Grandselve  une  indemnité  de  1000  marcs 
(janvier  1229,  v.  st.).  En  mai  1229,  il  re- 
çoit une  donation  de  Géraud  d'Armagnac, 
de  Eudes  de  Terride,  en  mars  i23o  :  il 
s'accorde  avec  l'abbé  du  Mas-Garnier,  en 
juillet  i23o.  Vers  la  même  époque,  Eudes, 
vicomte  de  Lomagne,  lui  confirma  les  do- 
nations de  son  père  Vézias.  Il  était  déjà 
mort  le  25  décembre  i23i. 

XV.  Arnaud  II  Gaillard  était  abbé, 
le  5  décembre  1232,  date  d'un  arbitrage 
entre  l'abbé  de  Boulbonne  &  Bertrand  de 
Beaupuy;  en  1234,  Grégoire  IX  lui  con- 
cède différents  privilèges  judiciaires.  En 
avril  1236,  il  s'accorde  avec  l'abbé  du  Mas- 
Garnier  au  sujet  de  quelques  possessions 
à  Auvillars  &  à  Verdun. 

XVI.  Bernard  II,  indiqué  par  le  Gallia 
comme  ayant  fait  plusieurs  acquisitions 
en  1237. 

XVII.  Raimond  II  Bertier  ou  Ter- 
rier paraît  en  i238;  en  octobre  1240, 
Amanieu,  sire  d'Albret,  l'exempte  de  tous 
péages  &  leudes  dans  ses  domaines.  A  la 
même  époque, le  roi  d'Angleterre  Henri  III 
lui  confirma  la  jouissance  des  donations 
faites  autrefois  à  Grandselve  par  les  rois 
d'Angleterre.  Les  actes  capitulaires  indi- 
quent à  l'année  1240  l'élection  de  l'abbé 
de  Fontfroide  à  la  dignité  abbatiale,  &  son 
refus,  amené  par  des  raisons  importantes. 

XVIII.  Eudes  de  Chateauroux,  né 
en  Berry,  docteur  en  théologie  &  chan- 
celier de  l'université  de  Paris,  abbé  d'Ours- 


N0T8 
122 


Note 

122 


NOTES  SUR  L'filSTOIRE  DE  LANGUEDOC 


6c 


camp,  puis  de  Grandselve,  devint  cardiiial- 
évéque  de  Tusculum  en  1244. 

XIX.  Pierre  II  Raimond  reçoit  le  22 
mars  1244  une  donation  de  Géraud,  comte 
d'Armagnac.  En  août  1247,  Eudes  de  Ter- 
ride,  fils  de  Bernard  d'Astafort,  lui  donna 
une  terre  près  du  port  de  Léon  de  la 
Garde. 

XX.  Richard  paraît  dès  juillet  1248; 
au  mois  de  janvier  suivant,  Eudes,  vi- 
comte de  Lomagne,  confirme  une  conven- 
tion passée  entre  lui  &  l'un  de  ses  vas- 
saux, &  peu  après,  le  vicomte  de  Béarn 
l'exempta  de  tous  péages  dans  ses  domaines. 
Richard  obtint  à  plusieurs  reprises  des 
exemptions  semblables  des  riverains  de  la 
Garonne,  &  le  pape  Alexandre  IV  lui  ac- 
corda de  nombreuses  bulles  de  protection 
&  de  sauvegarde.  Le  27  avril  1252,  l'évè- 
que  de  Toulouse,  Raimond,  vint  consacrer 
l'église  de  l'abbaye  avec  plusieurs  autres 
prélats.  En  octobre  1254,  Alphonse  de  Poi- 
tiers lui  fait  délivrer  les  sommes  dues  à 
l'abbaye  par  Raimond  VII  &  les  legs  que 
lui  avait  faits  ce  prince.  En  janvier  i256 
(y.  st.),  il  fait  un  accord  avec  Barthélemi, 
abbé  de  Gimont.  Il  cesse  de  paraître  en 
1258-59. 

XXI.  Pons  III.  Le  17  avril  1259,  il  tran- 
sige avec  Simon,  abbé  de  Belleperche;  le 
3  janvier  1239  (v.  st.),  le  cellérier  majeur 
de  l'abbaye  &  l'official  d'Agen  mettent 
fin  à  leurs  différends  avec  Baudouin  de 
Durfort,  seigneur  de  Clermont-sur-Ga- 
ronne,  au  sujet  des  péages  dudit  lieu;  le 
même  jour,  transaction  analogue  avec  ses 
coseigneurs,  Arnaud  de  Durfort  &  Guillem 
Saisset.  En  septembre  1261,  Holdric  de 
Corbarieu  (de  Curvorivo),  fils  de  Bertrand 
de  Roquefort,  lui  vend  tous  ses  droits  sur 
le  bois  de  Flaorac.  La  même  année,  ayant 
des  querelles  avec  l'évêque  de  Toulouse  & 
le  prévôt  de  Saint-Etienne,  il  en  remit  la 
décision  à  l'abbé  de  Lombers,  Bertrand  de 
Miramont.  En  avril  &  septembre  1262,  il 
obtient  des  bulles  de  protection  de  Clé- 
ment IV  &  d'Urbain  IV.  Enfin,  le  28  sep- 
tembre de  la  même  année,  le  prieur  de 
Saint-Orens  d'Auch  lui  donne  quittance 
du  paiement  de  divers  droits. 

XXII.  Bernard  III  de  Bac  paraît  le 
25  novembre  1262,  date  d'une  procuration 

IV. 


donnée  par  lui  à  Guillem  Vidal;  en  1263, 
il  a  contestation  avec  Yves,  abbé  de  Cluny. 
Il  obtint  de  nombreuses  exemptions  de 
péage  des  propriétaires  riverains  de  la  Ga- 
ronne. Le  9  septembre  1267,  il  transige 
avec  le  précepteur  de  Brugal,  qui  se  re- 
connaît vassal  de  l'abbaye.  Au  mois  de 
novembre  suivant,  Géraud,  comte  d'Ar- 
magnac, amortit  en  sa  faveur  diverses  ter- 
res tenues  de  lui.  Il  devait  encore  vivre  en 
juillet  1269,  mais  il  était  mort  au  mois  de 
novembre  de  la  même  année. 

XXIII.  Bertrand  II  Geoffroi  paraît 
en  novembre  1269;  en  1275,  Philippe  III 
lui  accorda  des  lettres  de  protection  &  de 
sauvegarde,  &  en  1279,  des  lettres  d'amor- 
tissement. C'est  du  temps  de  cet  abbé 
qu'Alphonse,  roi  de  Casfille,  ayant  fondé 
en  Murcie  différents  monastères  de  moi- 
nes-chevaliers, assujettie  à  la  règle  de  Ca- 
latrava,  les  soumit  à  Grandselve;  le  chef- 
lieu  de  ces  établissements  fut  Carthagène. 
En  1279,  paréage  avec  le  roi  pour  la  Bas- 
tide-de-Beaumont.  Le  7  mai  1281,  Mar- 
tin IV  lui  accorde  une  bulle  de  protection; 
la  même  année,  la  vicomtesse  de  Lomagne 
&  d'Auvillars  lui  confirme  l'exemption  de 
péages  accordée  par  ses  prédécesseurs.  En 
1282,  il  s'accorde  avec  Arnaud  de  Villemur, 
abbé  de  Saint-Sernin,  pour  la  construction 
d'une  chapelle  &  d'un  collège  dans  cette 
paroisse;  les  statuts  du  collège  sont  de 
1286.  Ce  fut  le  collège  de  Saint-Bernard, 
dont  plus  tard  on  enleva  la  direction  aux 
moines  de  Grandselve.  Bertrand  mourut 
en  1288  &  fut  inhumé  dans  le  cloître,  où 
l'on  voyait  encore  son  épitaphe  au  siècle 
dernier. 

XXIV.PlERREllIALFARIC,élueni288; 
en  1289,  lettres  de  protection  du  roi  de 
France,  Philippe  le  Bel.  En  1290,  de  con- 
cert avec  le  sénéchal  de  Toulouse,  Eus- 
tache  de  Beaumarchais,  il  construit  une 
ville  neuve  à  la  grange  de  Vieilaigue  près 
Grandselve;  la  même  année,  il  s'accorde 
avec  l'abbé  de  Belleperche,  au  sujet  de 
leurs  pâturages  communs.  En  1292  enfin, 
le  3  avril,  il  déclare  les  libertés  dont  joui- 
ront les  habitants  de  la  nouvelle  bastide 
de  Grenade. 

XXV.  Bertrand  III  i5e  Bruaval,  au- 
paravant abbé  d'Aumery;  élu  à  Grandselve 

39 


Note 
122 


KOTB 
122 


6lO 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


en  1293.  En  janvier  1294,  Philippe  le  Bel 
l'envoya  avec  l'abbé  de  Belleperche  & 
plusieurs  autres  ecclésiastiques  au  lieute- 
nant du  roi  d'Angleterre,  pour  le  sommer 
d'avoir  à  évacuer  le  duché  d'Aquitaine. 
En  1299,  lettres  de  protection  du  même 
prince;  en  i3oi,  exemption  des  dîmes  ac- 
cordée par  Boniface  VIII.  En  i3o6,  com- 
position avec  le  connétable  de  Bordeaux 
pour  le  paiement  des  leudes  &  des  péages 
au  port  de  cette  ville  &  dans  sa  juridic- 
tion. Enfin,  le  17  octobre  i3i4,  Raimoiul 
Pelet,  seigneur  du  Puy-Gontaud,  lui  ac- 
corde une  exemption  de  péage  sur  la  Ga- 
ronne. 

Jean  Gilles^  moine  de  la  Séoube,  ayant 
été  élu  par  quelques  moines  contre  les 
règles  canoniques,  fut  déposé  par  le  pape. 

XXVI.  Pons  IV  Maurin,  abbé  de  Val- 
magne,  nommé  par  Jean  XXII  en  l3l9; 
en  i322,  il  s'accorde  avec  Raimond  de 
Montaigu,  abbé  du  Mas-Garnier,  au  sujet 
de  quelques  droits.  La  même  année,  Char- 
les le  Bel  lui  octroie  des  lettres  de  sau- 
vegarde &  de  protection.  Le  il  janvier 
1326  (v.  st.),  Arnaud-Guillaume,  comte  de 
Montlezun,  l'exempte  des  leudes  &  péages 
dans  ses  terres;  Pons  Maurin  mourut  peu 
après. 

XXVII.  Guillaume  III  de  Piret, 
abbé  de  Beaulieu,  en  Rouergue,  fut  trans- 
féré à  Grandselve  par  Jean  XXII,  en  iSzy; 
il  est  mentionné  plusieurs  fois,  de  i338 
à  1346. 

XXVIII.  Raoul,  abbé  en  1348.  Philippe 
de  Valois  l'envoya  en  mission  auprès  du 
sénéchal  de  Carcassonne.  En  1349-50,  le 
même  prince  exempta  l'abbaye  du  paie- 
ment des  décimes  accordés  par  le  Saint- 
Siège,  à  cause  de  son  extrême  pauvreté. 
En  i3î>8,  Raoul  achète  une  maison  à  Grand- 
selve ;  en  1364,  une  autre  maison  à  Tou- 
louse contiguë  au  collège  Saint-Bernard.  Il 
mourut  en  i368. 

XXIX.  Bernard  IV  de  la  Fours,  abbé 
de  Franquevaux,  en  i35l,  puis  de  Sinan- 
que,  au  diocèse  de  Cavaillon,  en  i3;'>4, 
nommé  à  Grandselve  par  Uibain  V,  en 
i368;  abbé  jusqu'en  i386  &  1391. 

XXX.  Guillaume  IV,  1391-93-98. 

XXXI.  Pierre  IV  Olier,  proviseur  du 
collège  de  Saint-Bernard  de  Toulouse,  élu 


en  1400;  en  1408,  il  reçoit  une  donation 
d'Esclarmonde  de  Bourgemont;  en  141 5, 
il  procède  à  la  visite  du  monastère  de 
Calers. 

XXXII.  Jean  I  Azemar,  1424;  dé- 
posé, en  1432,  à  cause  de  sa  mauvaise 
administration,  par  les  abbés  de  Mori- 
mont  &  de  Cadouin,  commissaires  du  cha- 
pitre général  de  Cîteaux. 

XXXIII.  Gilles  de  Morban,  élu  en 
1432;  le  choix  des  religieux  fut  ratifié  par 
l'abbé  de  Bonnefont,  commis  pour  la  ré- 
formation  du  monastère.  En  1448,  il  ap- 
prouve l'élection  de  Martial  ,  abbé  de 
Fontfroide.  En  1464,  il  fonde  la  chapelle 
du  Purgatoire  à  Grenade,  &  plus  tard  lui 
donne  des  statuts.  En  1467,  il  reçoit  une 
donation  d'Amanieu  d'Albret,  sire  de  Les- 
parre  ;  il  vivait  encore  en  1438,  le  4  mars 
1460  &  le  3  janvier  1461  (v.  st.) 

XXXIV.  Bertrand  IV  d'ALBi,  abbé  en 
1463.  En  1469,  il  confirme  l'élection  de 
Jacques  Gaillard,  abbé  de  Calers,  &  le 
i5  mars  1473,  celle  de  Pierre  de  la  Roque, 
abbé  de  Fontfroide. 

XXXV.  Arnaud  III  Blanc,  147.5. 

XXXVI.  Antoine -Pierre  de  Nar- 
BONNE,  1476;  évêque  de  Vabre  &  abbé  do 
Fontfroide,  se  démit  en  faveur  de 

XXXVII.  Georges  I,  cardinal  d'Am- 
boise,  1477-83. 

XXXVIII.  Louis  I  de  Narbonne,  frère 
d'Antoine,  évèque  de  Vabre,  paraît  en 
1494;  d'après  une  inscription  du  21  juillet 
1494,  il  fit  orner  de  peintures  l'église  & 
le  cloître.  Mort  le  7  février  1519. 

XXXIX.  Gabriel  I  de  Narbonne,  abbé 
de  Candeil,  i5i9-3o. 

XL.  Georges  II  de  Narbonne,  abbé 
de  Saint-Germer  &  de  Fontfroide,  i53i-35. 

XLI.  Jean  II  Bertrand,  de  Toulouse, 
chancelier  &  cardinal,  1549. 

XLII.  Pierre  V  Berirand,  parent 
du  précédent,  i55o;  évêque  de  Cahors 
en    1557. 

XLIII.  Alexandre  II  Farnèse,  cardi- 
nal-évêque  de  Tusculum,  vice-chancelier 
de  l'Eglise  romaine  &  légat  d'Avignon, 
1572-79. 

XLIV.  N.  de  la  Roque,  de  Toulouse, 
1589. 

XLV.    Pierre  VI   de   Lanes,  élu  le 


Note 

122 


Note 

122 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


6ii 


29  mai  iSgS  par  les  religieux,  non  accepté 
par  le  roi,  se  démet. 

XLVI.  Louis  II  de  Nogaret  de  la 
Valette,  cardinal-archevêque  de  Tou- 
louse, promu  en  1699,  fait  bâtir  le  chœur 
de  l'église,  1604;  abdique  en  1612  en  fa- 
veur de 

XLVII.  François  de  Joyeuse,  car- 
dinal-archevêque de  Toulouse,  puis  de 
Rouen,  1612,  mort  en  1616.  Le  précédent 
reprend  alors  l'abbaye  &  la  possède  jus- 
qu'en 1639. 

XLVIII.  Louis  III  Armand  de  Bour- 
bon, PRINCE  DE  CoNTI,  1639.  Ne  s'oc- 
cupa  aucunement  de  l'administration  de 
l'abbaye  &  eut  de  nombreux  procès  avec 
les  religieux;  en  i653,  il  résigna  son  titre 
&  se  maria  l'année  suivante. 

XLIX.  Jules  Mazarin,  cardinal  &  mi- 
nistre, s'empara  du  temporel,  en  1654;  le 
pape  lui  refusa  ses  bulles.  Il  eut  avec  les 
religieux  de  nombreux  procès,  qui  ne  fini- 
rent qu'après  sa  mort,  arrivée  le  9  mars 
1661,  Il  légua  sa  chapelle  à  l'abbaye,  & 
par  son  testament  chercha  à  réparer  une 
partie  des  torts  qu'il  lui  avait  causés.  Les 
exécuteurs  testamentaires  &  ses  héritiers 
remplirent  fidèlement  les  clauses  de  son 
codicille  '. 

L.  Gabriel  II  de  Roquette,  nommé 
par  le  roi  le  10  mars  1661  ;  il  n'obtint  ses 
iîulles  qu'en  i665.  Il  fit  administrer  le 
temporel  par  son  frère,  Jean  de  Roquette, 
conseiller  au  parlement  de  Toulouse,  Il 
mourut  en  1707. 

LI.  Joseph-Emmanuel  de  la  Tré- 
MOUILLE,  cardinal-évéque  de  Bayeux,  ar- 
chevêque de  Cambrai,  abbé  de  Lagny  & 
de  Bonnecombe,  abbé  de  Grandselve,  le 
23  avril  1707.  Mort  en  janvier  1720. 

LU.  Frédéric  Lanti  de  la  Roere, 
neveu  du  précédent  par  sa  mère,  Antoi- 
nette de  la  T.rémouille,  abbé  commenda- 
taire,  en  1719. 

LUI.  N.  DE  Lanti,  1760. 

LIV.  N.  de  Veri,  1766. 

LV.  N.  de  Grillon,  1779. 

Lors  de  sa  suppression,  en  1790,  l'abbaye 
était  en  économat  depuis  un  an.  [A.  M.J 

'  Voir  à  ce  sujet  la  monographie  de  M,  Joiiglar, 
plus  haut  citée. 


NOTE  CXXIII 

AJOUTÉE   PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abhaye  de  Boulbonne, 

(Dioccse  de  Toulouse,  puis  de  Mirepoîx.) 

FILLE  de  Bonnefont,  de  la  famille  de 
Morimont,  l'abbaye  cistercienne  de 
Boulbonne  fut  fondée  vers  1129;  d'abord 
bénédictine,  elle  ne  fut  définitivement 
affiliée  à  Cîteaux  qu'en  ii5o.  Enrichie  par 
les  seigneurs  des  environs,  elle  fonda 
autour  d'elle  de  nombreux  monastères; 
Notre-Dame  de  Marenx,  que  Rainiond, 
évêque  de  Toulouse,  lui  avait  donnée,  en 
1169,  avec  l'assentimeni  d'Aton  ,  abbé  de 
Lézat,  lui  fut  unie  en  1442;  en  Espagne, 
elle  éleva  le  monastère  d'Ovila,  &  en 
Grèce  une  maison  religieuse.  En  1196, 
l'abbaye  voisine  de  Vajal  lui  fut  soumise, 
&  en  1225,  cette  union  fut  confirmée  par 
Guillaume,  abbé  de  Fontdouce,  maison- 
mère.  Vers  la  même  époque  fut  fondé  le 
couvent  de  femmes  de  Valnègre,  qui  fut 
plus  tard  uni  à  Boulbonne  par  G.,  abbé  de 
Morimont.  Enfin,  en  1219,  Tramesaigues 
lui  avait  été  cédé  par  l'abbé  de  Cuxa,  dont 
il  dépendait.  L'abbaye  de  Calers,  qui  lui 
avait  été  momentanément  unie,  en  fut 
séparée  en  1460. 

Boulbonne  avait,  à  l'université  de  Tou- 
louse, un  collège  pour  l'éducation  des  jeu- 
nes moines.  Elle  fut  comblée  de  bienfaits 
par  les  comtes  de  Foix,  dont  elle  contenait 
les  tombeaux;  en  1270,  on  y  fonda  la  cha- 
pelle des  SS.  Jacques  &  Philippe,  destinée 
spécialement  à  leur  servir  de  chapelle 
mortuaire. 

La  communauté  a  produit  un  pape,  Jac- 
ques Fournier,  qui  prit  le  nom  de  Be- 
noît XII,  &  un  cardinal,  son  neveu, 
Guillaume  Court,  qui  reçut  la  pourpre 
en  i338. 

Au  seizième  siècle,  l'abbaye  fut  détruite 
par  les  calvinistes,  &  les  religieux  habitè- 
rent leur  collège  de  Toulouse  jusqu'en 
1632;  à  cette  époque,  ils  relevèrent  leur 
monastère  à  trois  milles  de  l'ancien  em- 


NOTE 
123 


Note 

123 


6l2 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


placement,  au  lieu  de  Tramesaigues,  entre 
le  Lhers  &  l'Ariége. 

Abbés  de  Boulbonne\ 

I.  Dominique  I,  premier  abbé  connu; 
reçoit,  en  octobre  ii54,  une  donation 
d'une  dame  nommée  Bérengère.  En  sep- 
tembre 1159,  l'évèque  de  Toulouse,  Rai- 
mond,  lui  donne  l'église  de  Marenx,  en 
réservant  ses  droits  de  synode;  eu  1166, 
donation  de  droits  de  pâture  par  Arnaud 
de  Castelverdun.  La  même  année,  Domi- 
nique s'accorde  avec  Arnaud,  abbé  de 
Combelongue,  au  sujet  des  pâturages  de 
Bonrepaux  &  de  Montant.  Dix  ans  plus 
tard,  le  comte  de  Toulouse  l'exemptait  des 
leudes  &  péages  levés  dans  ses  domaines, 
exemption  confirmée  plus  tard  par  le  roi 
Philippe  le  Hardi.  Il  reçut  encore  diffé- 
rentes donations  dans  les  années  suivantes 
&  notamment  en  février  1180  (n.  st.).  Il 
dut  mourir  peu  après. 

II.  Eudes  reçoit,  en  juin  1180,  d'Aton- 
Arnaud  de  Castelverdun,  le  Caylar  de  Cher- 
corb.  Sous  cet  abbé,  le  monastère  acquit 
de  grands  biens  dans  la  ville  &  aux  envi- 
rons de  Mazères.  Le  23  novembre  1182,  le 
pape  Luce  III  lui  confirme  ses  possessions 
&  privilèges;  la  même  année,  Eudes  reçoit 
un  bois  de  Sicard  de  Laurac.  En  11 86, 
nouvelle  bulle  de  protection  d'Urbain  III, 
qui  ordonne  à  divers  prélats  de  la  province 
de  faire  respecter  tous  les  privilèges  & 
immunités  de  l'abbaye.  En  1188,  Bernard  , 
abbé  de  Cuxa,  lui  abandonne  la  moitié  des 
dîmes  de  Tramesaigues.  En  même  temps, 
Raimond-Roger,  comte  de  Foix,  exemptait 
de  tous  droits  &  de  toutes  redevances  les 
maisons  possédées  à  Pamiers  par  l'abbaye; 
le  i"'  janvier  1188,  exemption  des  dîmes  & 
prémices  accordée  par  Fulcrand,  évêque 
de  Toulouse.  En  1191,  Eudes  s'accorde 
avec  Guillaume,  abbé  de  Grandselve,  au 
sujet  des  pâturages  du  mont  de  Ravat.  En 
avril  1192,  nouvelle  donation  du  comte  de 
Foix  d'une  maison  auprès  deTarascon.  Un 

'  Nous  avons  employé  pour  cette  notice  les  vo- 
lumes 83,  84,  85  &  86  de  la  collection  Doat,  qui 
contiennent  un  grand  nombre  de  prcces  extraites 
des  archives  de  l'abbuye. 


an  plus  tard,  Raimond  Forz  abandonne 
à  Boulbonne  le  monastère  de  Vajal  &  ses 
droits  sur  son  territoire.  Eudes  paraît  en- 
core en  janvier  1 194  (v.  st.),  date  d'une  do- 
nation de  Sicard  de  Laurac,  &  le  28  mars 
1 195  (n.  st.),  l'abbé  de  Tenaille,  supérieur 
de  Vajal,  lui  confirma  la  possession  de  ce 
lieu.  Vers  1192,  il  avait  obtenu  une  bulle 
de  privilèges  de  Célestin  III. 

III.  Dominique  II  reçut,  en  janvier 
1196,  de  Guillem  Galobia  de  Amancianis  la 
maison  de  Sainte-Marie  de  Vajal,  moyen- 
nant cent  sous  de  Toulouse;  divers  do- 
maines de  cette  abbaye  furent  vendus  par 
le  même  Guillem,  en  octobre  1199,  à  son 
successeur  Bérenger;  en  juin  1196,  Guil- 
lem-Roger,  seigneur  de  Mirepoix,  déclara 
renoncer  en  sa  faveur  à  tous  ses  droits  sur 
les  biens  d'un  aveugle  de  Vajal. 

IV.  Bérenger  I;  il  paraît  en  mars 
1197  (n.  st.)  :  donation  par  Guillaume  de 
Lapenne  de  ses  droits  sur  les  biens  de 
l'abbaye  de  Vajal.  En  juin  1197,  Guillem, 
prieur  de  Bergerac,  lui  confirme  diverses 
donations.  Le  i5  mars  1199  ^^*  ^'Oî  le 
comte  de  Foix,  à  l'occasion  de  la  dédicace 
de  la  nouvelle  église,  lui  concède  d'im- 
portants privilèges.  En  1200,  le  seigneur 
de  Montréal,  Aimeri,  lui  donne  ses  posses- 
sions au  dîmaire  de  Saint-Jean  de  Nèrac; 
la  même  année,  donation  d'Esclarmonde, 
sœur  du  comte  de  Foix.  En  1201,  tran- 
saction entre  Bérenger  &  le  prieur  de 
Cintegabelle  ;  Innocent  III  la  confirma 
par  bulle  du  3i  janvier  de  cette  année.  En 
i2o3,  Raimond  Roger,  vicomte  de  Carcas- 
sonne  &  de  Béziers,  exempte  de  tous 
droits  une  maison  du  faubourg  de  Saint- 
Vincent,  à  Carcassonne,  acquise  par  lui 
du  fils  d'un  juif  nommé  Bonet  Baron. 
Bérenger  paraît  pour  la  dernière  fois  dans 
une  charte  d'Estève  de  Caumont,  qui  entra 
comme  frère  à  l'abbaye,  en  février  i2o5 
(n.  st.). 

V.  AuGER  acquit,  en  juin  1206,  les  dîmes 
de  Saint-Pierre  de  Mazères,  de  Péronelle, 
dame  de  cette  ville.  Il  paraît  encore  en 
janvier  &  mai  l  208. 

VI.  BÉRENGER    II    VaLART;    c'est    SOUS 

cet  abbé  que  Tramesaigues  fut  unie  à  Boul- 
bonne; par  chartes  de  juin  &  de  juillet 
1209,    Pierre,    abbé    de   Cuxa,   lui   vendit 


Note 
iï3 


Note 

123 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


6i3 


cette  église,  moyennant  un  cens  annuel 
de  douze  sous  de  Barcelone;  &  la  même 
année,  Elle  de  Laurac  lui  fit  remise  de 
dix-neuf  cents  sous  de  Toulouse,  prix  de 
cette  acquisition.  L'année  suivante,  il  re- 
çoit une  terre  du  comte  de  Foix.  Le  i3  juin 
I2IO,  Innocent  III  lui  renouvelle  le  privi- 
lège jadis  accordé  par  le  Saint-Siège  de 
ne  payer  aucune  dîme  pour  ses  églises  & 
autres  possessions.  Bérenger  paraît  encore 
en  mars  I2i3  (n.  st.). 

VII.  Raimond  I  SiGiER  reçoit,  en  avril 
I2i5  (n.  st.),  de  Raimond  de  Montant,  ses 
droits  sur  le  pays  entre  le  Lhers  &  l'Ariége; 
la  même  année,  il  s'accorde  avec  Guil- 
laume de  Cervian ,  abbé  de  la  Grasse,  au 
sujet  de  l'église  de  Corbières,  &  Gui  de 
Lévis,  maréchal  de  Simon  de  Montfort,  lui 
abandonne  une  redevance  de  trois  muids 
de  blé  qu'il  avait  à  Mazères.  Persécuté  par 
ses  supérieurs  ecclésiastiques  &  menacé 
par  eux,  il  obtint  du  pape  Innocent  III 
une  bulle  de  protection  (3o  octobre  I2i5). 
Simon  de  Montfort,  en  1216,  lui  continue 
la  possession  du  lieu  d'Ampoulhiac.  En 
1218,  Estève  de  Caumont  confirme  par 
son  testament  toutes  les  donations  faites 
par  ses  prédécesseurs  à  Boulbonne  &  lui 
lègue  cent  sous  de  Toulouse.  Enfin,  en 
août  1220,  Bernard,  abbé  de  Calers,  apaisa 
la  querelle  qui  divisait  Raimond  &  G.  des 
Camps,  au  sujet  de  la  ville  d'Ampoulhiac, 
ancienne  dépendance  de  la  maison  de  Tra- 
mesaigues. 

VIII.  Guillaume  I  paraît  en  1221. 

IX.  Robert,  alias  Robin,  se  fait  céder, 
en  1222,  l'abbaye  de  Vajal  par  l'abbé  de 
Bonnefont.  Le  27  novembre  1227,  il  reçoit 
une  bulle  de  protection  de  Grégoire  IX. 
Peu  après.  Foulque,  évéque  de  Toulouse, 
lui  confirmait  la  possession  de  Tramesai- 
gues.  Enfin,  en  1228,  il  s'accorde  avec  Mau- 
rin,  abbé  de  Saint-Antonin  de  Pamiers. 

X.  Pierre  I  siège  le  i"  juillet  1229  au 
concile  de  Saint-Jean  des  Verges,  réuni 
pour  réconcilier  le  roi  &  le  comte  de 
Foix,  Roger- Bernard.  Le  23  novembre 
i23o,  il  s'accorde  avec  Maurin,  abbé  de 
Pamiers,  au  sujet  des  droits  sur  la  sépul- 
ture des  paroissiens  de  Saint-Antonin  à 
Boulbonne;  la  même  année,  sur  la  plainte 
de  l'abbé  de  Calers,  des  juges,  députés  ])ar 


le  chapitre  général  de  Cîteaux,  lui  défen- 
dent d'élever  une  grange  à  Ampoulhiac. 
En  juillet  I23l,  il  s'accorde  avec  Bernard 
de  Durfort.  Enfin,  eu  avril  i232,  il  reçoit 
une  donation  de  Dias,  dame  du  Felgar. 

XI.  Pons  de  Saint-Victor  paraît  le 

5  décembre  1232;  il  eut,  quelques  mois 
plus  tard,  de  grands  démêlés  avec  Cuxa,  au 
sujet  de  la  possession  de  Tramesaigues.  En 
avril  1233,  le  comte  de  Foix  garantit  l'exé- 
cution d'une  convention  conclue  entre 
lui  &  le  seigneur  de  Durfort;  Pons  pa- 
raît encore  au  mois  de  décembre  suivant, 

6  pendant  l'année  1234. 

XII.  Adémar  I,  abbé  le  i5  octobre  i236. 

XIII.  Bernard  I  d'Albars  paraît  dans 
un  acte  du  i5  août  1237  ;  il  s'accorde,  en 
1239,  avec  Bernard,  abbé  de  Calers;  ob- 
tient, en  1241,  une  lettre  de  protection  de 
Roger,  comte  de  Foix. 

XIV.  Bérenger  III  renonce,  le  19  fé- 
vrier 1247  (n.  st.),  à  l'exemption  des  droits 
sur  le  sel,  jadis  accordée  à  Boulbonne  par 
le  dernier  vicomte  de  Béziers;  le  28  décem- 
bre de  la  même  année,  il  admet  Raimond 
de  Foix  parmi  les  frères,  &  obtient  d'Inno- 
cent IV  plusieurs  bulles  de  privilèges.  En 
1248,  nouveau  compromis  avec  l'abbé  de 
Pamiers  au  sujet  des  legs  du  comte  de  Foix 
à  son  monastère.  En  i25i,  le  chapitre  gé- 
néral de  Cîteaux  lui  permet  de  célébrer 
l'anniversaire  des  comtes  de  Foix,  enterrés 
dans  l'église  abbatiale,  &  bienfaiteurs  du 
monastère. 

XV.  Adémar  II  fait  paréage,  le  29  jan- 
vier 1252  (n.  st.),  avec  Roger,  comte  de 
Foix,  pour  la  ville  de  Mazères.  Il  eut  de 
nombreux  démêlés  avec  les  officiers  du 
comte  de  Toulouse,  Alphonse,  &  le  pape 
fut  obligé  d'intervenir,  ainsi  que  le  roi. 
Ce  dernier  députa  Pierre  d'Auteuil,  son  sé- 
néchal de  Carcassonne,  qui  fit,  à  ce  sujet, 
une  enquête  sévère  (fin  i255).  Le  3  juin 
1256,  Adémar  s'accorde  avec  le  seigneur 
de  Mirepoix;  le  4  juillet  suivant,  une  sen- 
tence arbitrale  lui  adjuge  la  grange  de 
Bonrepaux,  que  lui  disputait  l'abbaye  de 
l'amiers. 

XVI.  Guillaume  II  Robert  confirme, 
le  9  janvier  1257  (n.  st.),  le  paréage  pour 
la  ville  de  Mazères,  précédemment  fait 
avec   le    comte    de    Foix.   D'après   un   acte 


Note 

123 


Note 

123 


614 


NOTES  SUR  L'nlSTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


&  d'après  l'épitaphe  du  comte  de  Poix,  il 
aurait  encore  vécu  le  25  février  1264,  &  le 
4  mars  1266;  mais  il  doit  y  avoir  erreur, 
car,  dans  l'intervalle,  nous  trouvons  un 
autre  abbé. 

XVII.  Arnaud  I.  22  mai  1262,  fondation 
d'une  chapelle  mortuaire  pour  les  comtes 
de  Poix,  à  Boulbonne,  par  le  comte  Roger, 
&  transaction  du  7  août  1263  avec  Jaubert, 
abbé  de  Cuxa. 

XVIII.  Roger  transige,  le  i5  août  1269, 
avec  l'abbé  de  Pamiers  au  sujet  de  l'incen- 
die de  sa  grange  de  Bonrepaux;  le  28  juin 
1270,  il  réclamait  de  l'évêque  de  Toulouse 
une  église,  sur  laquelle  il  prétendait  avoir 
des  droits. 

XIX.  Olric  reçoit,  le  25  mars  1272, 
une  donation  de  Bernard  de  Lordat,  che- 
valier. La  même  année,  eut  lieu,  dans  le 
monastère,  une  entrevue  restée  célèbre 
entre  les  rois  de  France  &  d'Aragon  &  le 
comte  de  Poix.  En  1275,  Olric  s'accorde 
avec  l'abbé  de  Calers. 

XX.  Bernard  II  Saquet  paraît  en 
1276;  en  1278,  il  confirme  le  paréage  de 
Mazères.  Le  27  février  1280  (v.  st.),  il 
reçoit  la  confession  d'un  juif  de  Mazères, 
qui  se  reconnut  coupable  d'un  vol. 

XXI.  ImBERT  requiert,  le  19  juin  1282, 
Marguerite,  comtesse  de  Poix,  d'avoir  à 
remplir  les  clauses  du  paréage  conclu  entre 
l'abbaye  &  les  anciens  comtes  pour  Mazè- 
res. Le  28  août  1285,  Honorius  IV  prend 
l'abbaye    sous    sa   protection.    Le   8   mars 


1290, 


il  s'accorde  avec  l'abbé  de  Combe- 


longue,  au  sujet  de  la  jouissance  du  ruis- 
seau d'Astald.  Il  paraît  encore  plusieurs 
fois  de  1294  à  1298. 

XXII.  Arnaud  II  Guillaume  paraît  en 
1299;  le  3  décembre  i3oo,  le  comte  de 
Poix  ordonne  la  construction,  à  Mazères, 
aux  frais  de  l'abbé,  d'une  prison  commune 
aux  deux  juridictions.  L'année  suivante, 
ce  prince  est  enterré  dans  l'abbaye.  Le 
19  mars  1804,  Arnaud  renouvelle  l'asso- 
ciation spirituelle  qui  unissait  depuis  long- 
temps son  abbaye  &  celle  de  Cuxa.  Il  pa- 
raît encore  en  i3i3  &  1814. 

XXIII.  Guillaume  III  Court,  du  dio- 
cèse de  Mirepoix,  étudia  la  théologie  &  la 
philosophie  au  collège  des  Bernardins,  à 
Paris,  &  devint  docteur.  Abbé  en  i3i6,  en 


i325,  il  reçoit  de  Gaston,  comte  de  Poix  & 
de  Béarn,  les  produits  de  la  sergenterie  de 
Mazères.  En  i328,  il  transige  avec  l'arche- 
vêque de  Toulouse  pour  la  jouissance  du 
ruisseau  d'Astald.  En  i337,  Benoît  XII,  son 
oncle,  le  nomme  évêque  de  Nimes;  quel- 
ques mois  après,  il  devient  évèque  d'Albi, 
&  cardinal  du   titre  des  Quatre-Couronnés. 

XXIV.  Durand,  moine  de  la  Perte;  re- 
çoit un  hommage  le  25  mars  i339  (n.  st.)  ; 
le  22  avril  1841,  il  donne  quittance  de  mille 
florins  d'or,  légués  à  Boulbonne  par  Be- 
noît XII  ;  il  mourut  la  même  année. 

XXV.  Arnaud  III  paraît  en  1346;  fait, 
en  i35o,  la  visite  du  monastère  de  femmes 
de  Valnègre  &  transige,  le  3  février  i354 
(v.  st.),  avec  Jean  de  Lévis,  seigneur  de 
Mirepoix. 

XXVI.  Bertrand,  que  les  auteurs  du 
Gallia  appellent  Guillaume ,  paraît  dans 
une  quittance  du  8  mai  i354. 

XXVII.  Raimond  II  fonde,  le  6  octobre 
1364,  l'anniversaire  de  Guillaume,  cardinal- 
évêque  de  Tusculum,  qui  avait  légué  tous 
ses  biens  à  Boulbonne;  paraît  encore  en 
i368. 

XXVIII.  Pierre  II  Aulier,  abbé  de 
Calers,  paraît  de  1870  à  1874;  en  1890,  il 
s'accorde  avec  Roger-Bernard  de  Lévis, 
seigneur  de  Mirepoix;  en  1891,  le  comte 
de  Poix,  Mathieu,  lui  confirme  tous  les 
privilèges  accordés  à  l'abbaye  par  ses  pré- 
décesseurs :  il  figure  encore  dans  un  acte 
du  26  novembre  1895  ;  d'après  un  docu- 
ment de  1899,  il  était  docteur  en  théo- 
logie. 

XXIX.  Arnaud  IV,  d'abord  abbé  de 
Bonnefont,  paraît  en  1401. 

XXX.  Pierre  III  Élie  ou  de  Poix, 
bachelier  en  droit,  abbé  de  1404  au  25 
octobre  1481. 

XXXI.  Raimond  III,  1484;  promulgue, 
le  5  octobre  1485,  une  bulle  d'Eugène  IV, 
unissant  l'église  paroissiale  de  Valz  à  la 
cathédrale  de  Mirepoix. 

XXXII.  Pierre  IV  Erbolet.  Le  28  juin 
1453,  Nicolas  V  lui  permet  d'officier  avec 
les  ornements  pontificaux  ;  par  bulle  du 
même  jour,  Calers  fut  unie  à  Boulbonne. 
Pierre  mourut  en  1459. 

XXXIII.  Antoine  Solier,  renommé 
comme  professeur  de  théologie,  abbé  de 


NOTB 

iï3 


NoTB 
123 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


6i5 


Calers,  fut  confirmé  comme  abbé  de  Boul- 
bonne,  en  1459,  par  Bertrand,  abbé  deBon- 
nefont.  Le  3  avril  1462,  il  était  procureur 
général   de   l'abbé  de   Cîteaux. 

XXXIV.  Guillaume  IV  Roger,  élu  & 
confirmé  par  Guillaume,  abbé  de  Bonne- 
font,  en  1476;  il  paraît  encore  en  sep- 
tembre 1491  &  en  1493. 

XXXV.  Jean  de  Foix,  abbé  commen- 
dataire,  du  3i  août  1494  au  24  septembre 
1497. 

XXXVI.  N...,  cardinal  de  Ferrare,  i5o8. 

XXXVII.  Paul  de  Béarn,  abbé  com- 
mendataire,  en  i5i4;  fait,  en  i320,  une 
transaction  avec  ses  moines;  il  était  aussi 
abbé  de  Saint-Savin  &  évéque  de  Lescar. 
Mort  en  i533. 

XXXVIII.  Amanieu  de  Foix,  i535; 
clerc  du  diocèse  de  Bordeaux,  protonotaire 
apostolique.  Une  bulle  de  Paul  III,  du 
9  mai  1539,  confirme  la  transaction  précé- 
demment intervenue  entre  l'abbé  Paul  & 
les  moines.  En  i543,  le  même  pape  lui  per- 
met de  remplir  les  fonctions  spirituelles 
d'abbé.  Il  paraît  jusqu'en  i55i,  année  où 
il  fut  nommé  par  le  roi  administrateur  de 
l'évéché  de  Carcassonne  :  il  devint  plus 
tard  évêque  de  Màcon,  puis  de  Ba7.as. 

XXXIX.  HiPPOLYTE  d'Est,  cardinal 
de  Ferrare  &  abbé  de  plusieurs  monas- 
tères; devint,  en  i55i,  abbé  de  Boulbonne 
parla  résignation  du  précédent;  la  même 
année,  son  vicaire  général  transige  avec  les 
habitants  de  Mazères  pour  la  restauration 
du  clocher.  En  i56j,  le  monastère  fut 
ruiné  par  les  calvinistes.  Hippolyte  d'Est 
mourut  en  1,572. 

XL.  Aloysius  d'EsT,  neveu  du  pré- 
cédent, cardinal  de  Ferrare,  archevêque 
d'Auch ,  nommé  par  bulle  du  2  décem- 
bre 1372.  En  septembre  1579,  Henri,  roi 
de  Navarre,  lui  fait  restituer  les  biens 
du  monastère  ravis  par  les  huguenots.  Il 
mourut  le  3o  décembre  i586. 

XLI.  Arnaud  IV,  1593. 

XLII.  François  de  Joyeuse,  archevê- 
que de  Toulouse,  permute  avec  le  sui- 
vant, en  1597. 

XLIII.  Jacques  de  Villemur  de 
Pailhies,  prieur  de  la  Daurade,  qu'il 
échange  contre  Boulbonne,  en  1597.  Il 
siégeait  encore  en  i635  &  en  i638. 


XLIV.  F.  DE  Villemur  de  Pailhies, 
1664. 

XLV.  Charles  Andrault  de  Lan- 
GERON,  chevalier  de  l'ordre  de  Malte,  pré- 
cepteur de  Villefranche  en  Berry,  nommé 
par  le  roi  le  8  janvier  1721  ;  mort  à  Paris, 
le  8  juillet  1729. 

XLVL  Barthélemi  de  Salignac  Fé- 
NELON,  chanoine  &  archidiacre  de  Cam- 
brai, nommé  par  le  roi  à  la  fin  de  17295 
l'année  suivante,  il  devint  abbé  de  Saint- 
Martin  de  Pontoise,  plus  tard  évéque  de 
Pamiers. 

XLVII.  N.  de  Choiseul-Beaupré, 
nommé  par  le  roi  en  juin   1730. 

XLVIII.  Georges-Lazare  Berger  de 
Charency,  évêque  de  Saint-Papoul,  puis 
de  Montpellier;  nommé  abbé  en  septem- 
bre 1740,  mort  subitement  le  14  février 
1748,  à  l'âge  de  soixante  ans. 

XLIX.  N.  d'ORMESSON,  chanoine  de 
Notre-Dame  de  Paris,  nommé  par  le  roi, 
en  avril  1748. 

L.  N.  DE  MoNTESQUiou,  vicaire  géné- 
ral de  Limoges,  nommé  par  le  roi,  le  8 
septembre  1777 '•  [A.  M.] 


'  A  cette  note  nous  croyons  utile  d'ajouter  quel- 
ques indications  sur  Us  deux  anciennes  abbayes 
bénédictines  de  Vajal  &  de  Tramesaigues ,  qui 
furent  réunies  à  Boulbonne  dès  le  treizième  siècle. 

Vajal,  autrement  dit  Garnicia,  domus  Aîmericif 
près  de  Saverdun  ;  fondée  vers  1  1  20  par  des  moines 
bénédictins  de  Tenaille,  en  Saintonge.  En  1196, 
elle  fut  soumise,  &  en  1226,  unie  à  Boulbonne. 
Dans  l'intervalle,  la  règle  cistercienne  s'y  était 
introduite.  Voici  la  liste  de  ses  abbés  connus  : 

I.  A1MERI,    I  125. 

II.  Guillaume  I,  1  iSp  à  avril  11 72. 

III.  PiEBBE,  août  1174. 

IV.  Guillaume  II ,  1177-1194. 

Tramesaigues,  fondée  entre  l'Ariége  &  le  Lhers, 
à  leur  confluent,  par  Loup,  primicier  de  Saint- 
Etienne  de  Toulouse  en  juillet  969  :  il  y  joignit 
l'alleu  d'Ampoulhiac  &  la  donna  à  Saint-Michel 
de  Cuxa.  L'église  fut  consacrée  par  l'abbé  Guarin, 
en  973,  &  la  même  année,  l'évèque  de  Toulouse, 
Hugues,  en  confirma  la  possession  à  Saint-Michel. 
En  io35,  un  concile  d'évèques  des  deux  versants 
des  Pyrénées  lui  accorda  de  nombreux  privilèges. 
Elle  fut  unie,  en  1219,  à  Boulbonne,  après  de 
longues  querelles.  [A.  M.] 


Note 

123 


Note 
124 


616 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 

Abbés  d'Ardorel. 


Note 
124 


NOTE  CXXIV 

AJOUTÉE    PAR   LES  NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Abbaye  d'Ardorel. 

(Diocèse  de  Castres.) 

LE  monastère  d'Ardorel,  situé  en  Albi- 
geois, dans  le  diocèse  de  Castres,  à  une 
demi-lieue  de  la  petite  rivière  de  Tore, 
fut  construit  par  Elie,  abbé  de  Cadouin, 
en  Périgord,  disciple  du  bienheureux  Gé- 
rard ou  Géraud  de  Sales. 

Cécile,  femme  du  vicomte  Bernard-Aton, 
en  est  regardée  comme  la  fondatrice. 

Le  vicomte  son  mari,  &  Roger  leur  fils, 
autorisèrent,  en  1124,  avec  Bertrand,  évo- 
que d'Albi,  la  donation  d'une  partie  con- 
sidérable de  la  forêt  d'Ardorel  que  firent 
alors  à  ce  monastère  quelques  seigneurs 
du  pays. 

C'est  à  tort  qu'on  a  prétendu  que  l'union 
de  ce  monastère  à  l'ordre  de  Cîteaux  fut 
effectuée,  vers  11 33,  par  Foulques,  moine 
de  Cadouin  &  premier  abbé  d'Ardorel;  cette 
union  n'eut  lieu  que  beaucoup  plus  tard, 
vers  ii5o,  du  consentement  de  l'abbé  de 
Cadouin  dont  il  dépendait.  C'est  ce  qu'éta- 
blit en  particulier  une  lettre  que  Rigaud, 
évêque  d'Albi ,  écrivait  quelques  années 
plus  tard  à  Jean,  abbé  d'Ardorel,  &  à  ses 
religieux,  dont  quelques-uns  voulaient 
quitter  cet  institut.  Ce  prélat  leur  rap- 
pelle que  c'était  à  leur  prière  &  à  celle  de 
Guillaume,  qui  était  alors  leur  abbé,  qu'il 
avait  écrit  à  Cîteaux  pour  établir  la  règle 
de  cet  ordre  parmi  eux,  ce  qui  avait  été 
exécuté  du  consentement  de  l'abbé  de 
Cadouin  &  de  son  chapitre  &  des  prin- 
cipaux nobles  du  pays,  les  vicomtes  Ro- 
ger &  Trencavel,  &  Ermengaud  de  Vin- 
tron,  &c. 

L'abbaye  d'Ardorel  fut  entièrement  rui- 
née, au  seizième  siècle,  pendant  les  guerres 
de  religion;  les  moines  se  transportèrent 
à  la  Rode,  une  de  leurs  dépendances,  si- 
tuée dans  le  diocèse  de  Lavaur,  où  ils 
bâtirent  un  nouveau  monastère  r[iii  sub- 
sista jusqu'à  la  Révolution. 


I.  Foulques,  religieux  de  Cadouin,  fut 
le  premier  abbé  d'Ardorel,  vers  ii33.  Il 
vivait  encore  en  1140. 

II.  GuiRAUD  I,  ou  GÉRAUD  était  abbé 
d'Ardorel  en  1145  &  1147. 

III.  Jean  I,  abbé  en  1148. 

IV.  Guillaume  I  reçut,  au  nom  de  l'ab- 
baye, beaucoup  de  bienfaits,  en  ii5i,  d'Ar- 
naud-Bernard &  de  Bernard-Arnaud  de 
Montredon,  fils  de  Pons-Bernard. 

V.  Jean  II,  en  ii55. 

VI.  Pierre  I  siégeait  en  ii56.  Il  vivait 
encore  en  1170. 

VII.  Bernard  I,  cité,  en  1 173,  dans  une 
charte  de  Fontfroide. 

VIII.  Pierre  II,  1176. 

IX.  Guillaume  II  vivait  à  la  fin  du 
douzième  siècle. 

X.  G.,  désigné  par  cette  seule  initiale, 
vivait  en  i  226. 

XI.  Élie  I,  abbé  en  1240,  l'était  encore 
en  1248. 

XII.  Bertrand  I,  en  i253  &  i255. 

XIII.  Elie  II,  qui  transigea,  en  i258, 
avec  Jourdain  de  Saissac,  est  encore  nommé 
dans  des  chartes  de  l'an  1261. 

XIV.  Guiraud  II,  abbé  en  1268,  est  en- 
core connu  par  des  chartes  des  années 
1268  &  1275. 

XV.  Arnaud,  1277-1280. 

XVI.  Elie  III,  abbé  en  1283,  vivait  en- 
core en  1286. 

XVII.  Jean  III  de  Cahors,  1290. 

XVIII.  Bertrand  III  de  Montlaur, 
1294. 

XIX.  Bernard  II  de  Peyrusse,  i3o8, 
1309. 

XX.  Jean  IV  Masson,  de  i3i6  à  i336. 

XXI.  Durand  I,  1337. 

XXII.  Jean  V,  1340. 

•    XXIII.  Durand  II,  1341-1343. 

XXIV.  Jean  VI  succéda  à  Durand  II, 
qui  mourut  en  i343;  mais  il  ne  fut  abbé 
d'Ardorel  que  pendant  quelques   mois. 

XXV.  Durand  III,  1844. 

XXVI.  Pierre  III,  de  i35o  à  1362. 

XXVII.  Raimond,  1366-1391. 

XXVIII.  Jean  VII  Saturnin,  1397-1404. 

XXIX.  Dieudonné  I  Coste,  1438-1445; 
mort  en  1460. 


Note 
124 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


C17 


NOTB 
125 


XXX.  Pierre  IV  Libaud,  abbé  de  Saint- 
Marcel,  fut  élu  abbé  d'Ardorel,  en  1450. 

XXXI.  Jean  VIII  de  Boisset  est 
nommé  dans  des  actes  qui  comprennent 
l'esp.ace  de  temps  écoulé  entre  1467  &  1478. 
Il  rendit  de  notables  services  à  son  mo- 
nastère. 

XXXII.  Jean  IX  de  Boisset,  neveu  du 
précédent,  mort  vers  l'an  iSSç. 

XXXIII.  Antoine  Pontaud  fut  le  pre- 
mier abbé  commendataire  d'Ardorel.  Il 
prit  possession  du  siège  en  iSSg  &  le  con- 
serva jusqu'en  i554. 

XXXIV.  Jean  X  de  Mandagot,  abbé 
en  1564;  ce  fut  de  son  temps  que  les  hu- 
guenots s'emparèrent  du  monastère  d'Ar- 
dorel, le  détruisirent  en  grande  partie  & 
massacrèrent  presque  tous  les  religieux 
qui  l'habitaient.  Ceux  qui  purent  s'échap- 
per se  retirèrent  à  la  Rode. 

XXXV.  François  d'Amboise,  1 586-1590. 

XXXVI.  Louis  I  de  Cardailhac,  1627. 

XXXVII.  Jean  XI  de  Cardailhac, 
abbé  de  i638  à  1666. 

XXXVIII.  Michel  Bancal  de  Prui- 
NES,  successeur  du  précédent,  était  encore 
abbé  d'Ardorel  en  1688. 

XXXIX.  Louis  II  Girard  de  Labour- 
NAC-Clermont,  frère  &  vicaire  général 
d'Antoine,  évéque  de  Poitiers,  &c.,  nommé 
en  1688.  [E.  M.] 


NOTE  CXXV 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Valmagne. 

(Diocèse  dAgde.) 

LE  monastère  de  Valmagne,  situé  dans  le 
diocèse  d'Agde,  fut  construit  en  11 38, 
&  mis  sous  la  dépendance  de  l'abbaye 
d'Ardorel,  suivant  l'institut  du  bienheu- 
reux Géraud  de  Sales.  Il  eut  pour  fon- 
dateurs Guillem  Frézol,  Ermessinde,  sa 
femme  &  leurs  enfants,  Bérenger  Rustan, 
sa  femme  Amade  &  Pierre  de  Pradines  qui, 
en  1 138,  cédèrent  à  Foulques,  abbé  de  No- 
tre-Dame d'Ardorel,  tout  ce  qu'ils  possé- 
daient au  lieu  dit  Tortoreire  pour  y  fonder 


un  monastère.  Cette  fondation  fut  ratifiée 
l'année  suivante  par  Raimond ,  évéque 
d'Agde.  Foulques,  abbé  d'Ardorel,  y  en- 
voya plusieurs  religieux  pour  y  établir  la 
régularité.  Raimond-Trencavel,  vicomte  de 
Béziers,  &  sa  femme  Adéla'ide  en  furent 
les  principaux  bienfaiteurs  avec  Guillaume 
d'Omelas,  frère  de  Guillaume  VII,  seigneur 
de  Montpellier,  &  divers  chevaliers  du  voi- 
sinage. Cette  abbaye  reçut  encore  une  do- 
nation considérable  en  1147,  de  Trenca- 
velle,  comtesse  de  Roussillon,  du  vicomte 
Raimond-Trencavel,  son  frère,  de  Géraud, 
son  fils,  &  de  la  vicomtesse  Cécile,  sa  mère. 
Comme  l'abbaye  d'Ardorel,  celle  de  Val- 
magne embrassa  l'institut  de  Cîteaux,  vers 
l'an  ii5o,  du  consentement  de  l'abbé  de 
Cadouin,  leur  supérieur.  Elle  donna  nais- 
sance à  plusieurs  monastères  d'hommes  & 
de  femmes,  tant  dans  le  diocèse  d'Agde  que 
dans  celui  d'Arles;  mais  ces  établissements 
finirent  par  être  réunis  à  la  maison  mère. 

Abbés  de  Valmagne. 

I.  Foulques,  abbé  d'Ardorel,  est  compte 
comme  le  premier  abbé  de  Valmagne,  en 
ii38;  il  l'était  encore  en  1140. 

IL  Pierre  I  Raoul  siégeait  en  1146  & 
ii55.  Le  pape  Eugène  III  lui  adressa  une 
bulle,  la  quatrième  année  de  son  pontificat. 

III.  Ermengaud  I,  en  ii55.  Il  vivait 
encore  en  1171. 

IV.  AmÉdée  I  est  nommé  dans  des  char- 
tes des  années  1171  &  1173. 

V.  Jean  I,  était  déjà  abbé  de  Valmagne 
en  1173.  Il  n'est  plus  fait  mention  de  lui 
après  l'année  1179. 

VI.  AmÉDÉe  II  était,  cette  même  année, 
sur  le  siège  de  Valmagne.  Il  n'est  plus  men- 
tionné dans  les  chartes  après  l'année  1193. 

VIL  Jean  II,  en  1 195.  Il  reçut  des  dons 
de  la  puissante  maison  de  Montpellier. 

VIII.  Pierre  II  d'Autun  était  abbé 
en  1195  &  en  1197.  Il  mourut  ou  se  démit 
cette  dernière  année,  puisque  l'on  voit  son 
successeur  figurer  dans  les  chartes  avant 
la  fin  de  1197. 

IX.  Ermengaud  II,  1197. 

X.  Pierre  III,  1201-1211. 

XI.  Bernard  de  Coste  fut  béni  le 
II  avril  121 1  ;  vivait  encore  en  1217. 


Note 

125 


Note 

120 


6i8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XII.  Etienne  I,  1216-1217. 

XIII.  Guillaume  I  de  Liecan,  1217- 
1222. 

XIV.  Raimond  de  Montaignac,  moine 
de  Valmagne,  fut  le  successeur  du  précé- 
dent; son  nom  paraît  dans  plusieurs  actes 
de  1226  à  1233. 

XV.  AmÉdée  III  était  abbé  de  Valmagne 
en  1234. 

XVI.  Pierre  IV  Raimond,  1235-1239. 

XVII.  Arnaud  1,  1242. 

XVIII.  Rigaud,  1244. 

XIX.  Bertrand  d'Auriac,  1245-1 261. 

XX.  Hugues  paraît  dans  des  chartes  de 
1263,  1266,  1269. 

XXI.  Jean  III  était  abbé  en  1274. 

XXII.  Arnaud  II  de  Pouzols,  en  1277 
&  1295  &  peut-être  encore  en  1297. 

XXIII.  Pons  Maurin  en  1297.  Il  devint 
abbé  de  Grandselve,  en  1319. 

XXIV.  BÉRENGER  BARFIN,  OU   RAFFIN, 

fut  le  successeur  de  Pons,  i3i9-i322. 

XXV.  Pierre  V  était  abbé  de  Valmagne 
en  1339  &  en  1342. 

XXVI.  Guillaume  II,  1343,  1344,1349. 

XXVII.  Arnaud  III  était  abbé  en  1349. 

XXVIII.  Guillaume  III,  i352. 

XXIX.  Adémar,  i353-i362. 

XXX.  Pierre  VI  régit  l'abbaye  de  Val- 
magne, de  1362  à  1376. 

XXXI.  Guillaume  IV  Guitard,  1377- 
1402. 

XXXII.  Jean  IV,  abbé  de  Valmagne,  en 
1412,  1420  &  1422. 

XXXIII.  Guillaume  V,  1426-1436. 

XXXIV.  Jean  V  de  Guers,  fut  le  suc- 
cesseur du  précédent;  il  était  encore  sur 
le  siège  abbatial  en  1465. 

XXXV.  Jean  VI,  abbé  de  Valmagne  de 
1472  à  1476. 

XXXVI.  Arnaud  IV  de  Lausières,  issu 
d'une  noble  famille  de  Languedoc,  proto- 
notaire apostolique,  1477-1506;  il  se  démit 
en  faveur  de  son  frère  François,  qui  suit. 

XXXVII.  François  de  Lausières 
prend  possession  le  24  juillet  i5o6. 

XXXVIII.  Robert  II  de  Lausières, 
i556. 

XXXIX.  Antoine  de  Villeneuve, 
i563. 

XL.  Vincent  Concombet  de  Saint- 
SÉvERiN,  1571-1577, 


XLI.  Pierre  VIII  de  Guers,  monté 
sur  le  siège  abbatial  en  1578,  le  possédait 
encore  en  i6o3. 

XLII.  Etienne  II  du  Verger,  abbé 
commendataire   de  Valmagne,    i6o3-l6i3. 

XLIII.  Guillaume  VI  de  Marion, 
1613-1614. 

XLIV.  Henri  de  Thezan  de  Sazes, 
issu  de  la  famille  noble  de  ce  nom,  devint 
abbé  commendataire  de  Valmagne,  de  1628 
à  1644,  par  résignation  du  précédent. 

XLV.  Victor  de  Siri,  Italien,  nommé 
par  le  pape,  en  1670,  céda  l'abbaye  au  car- 
dinal de  Bonzi,  choisi  par  le  roi. 

XLVI.  Pierre  VIII  de  Bonzi,  cardinal- 
archevêque  de  Narbonne,  &  abbé  commen- 
dataire de  Valmagne,  en  1680.  Il  augmenta, 
par  de  nouvelles  constructions,  les  anciens 
bâtimens  de  l'abbaye;  il  la  céda  à  son  ne- 
veu qui  suit. 

XLVII.  Armand-Pierre  de  la  Croix 
DE  Castries,  fils  du  marquis  de  Castries 
&  d'Isabelle  de  Bonzi,  sœur  du  cardinal 
de  ce  nom,  eut  en  commende  l'abbaye  de 
Valmagne  par  la  cession  que  lui  en  fit  son 
oncle.  Il  en  prit  possession,  par  procu- 
reur, le  6  septembre  1698;  plus  tard,  il  fut 
promu  au  siège  de  Tours  &  ensuite  à  celui 
d'Albi,  en  1719.  [A.  M.] 


NOTE  CXXVI 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Ahbaye  de  Fontfroïde. 

(Diocèse  de  Narbonne.) 

ON  attribue  généralement  la  fondation 
de  l'abbaye  de  Fontfroide,  dans  le 
diocèse  de  Narbonne,  aux  moines  cister- 
ciens de  Grandselve.  Cependant  elle  exis- 
tait dès  la  fin  du  onzième  siècle;  en  1118 
elle  avait  un  abbé  nommé  Bernard;  Font- 
froide doit  probablement  son  origine  aux 
vicomtes  de  Narbonne  qui  y  avaient  leur 
sépulture.  Elle  dépendait,  en  1143,  de 
Grandselve  comme  il  paraît  par  une  charte 
de  Roger,  vicomte  de  Béziers,  de  Carcas- 
sonne,  de  Razès  &  d'Albi,  qui  exempta  alors 
ces    deux    monastères    de    toute    leude    & 


Note 

125 


Note 
126 


Note 
126 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


péage  dans  ses  domaines.  Cette  dépen- 
dance, qui  subsista  jusqu'au  dix-huitième 
siècle,  donne  lieu  de  croire  que  la  règle  de 
Cîteaux  fut  introduite  à  Fontfroide  par  les 
moines  de  Grandselve. 

L'abbaye  de  Fonfroide,  célèbre  par  la 
grandeur  &  la  beauté  de  ses  bâtiments,  les 
tombeaux  qu'elle  renfermait  &  le  nombre 
de  personnages  illustres  qui  y  firent  pro- 
fession, était  dédiée  à  sainte  Marie. 

En  1149,  Raimond  IV  Bérenger,  comte 
de  Barcelone,  demanda  à  l'abbé  Sanche 
des  religieux  pour  peupler  le  monastère 
du  Poblet  que  ce  prince  venait  de  fonder 
dans  le  diocèse  de  Tarragone,  &  dans  le- 
quel lui  &  la  plupart  des  rois  d'Aragon, 
ses  successeurs,  choisirent  leur  sépulture. 

Ahhés  de  Fontfroide. 

I.  Bernard  I,  premier  abbé  de  Font- 
froide, vivait  en  1 1 18. 

II.  Sanche  fut  son  successeur  :  il  paraît 
dans  une  charte  de  l'an  1146.  En  1149, 
Raimond,  comte  de  Barcelone,  donna  à 
l'abbaye  de  Fontfroide  le  territoire  de  Po- 
blet (Populetum)  en  Catalogne,  pour  y 
construire  un  monastère.  Sanche  vivait 
encore  en  i  i5i. 

III.  Vidal  I  était  abbé  de  Fontfroide, 
en  Ii56.  Il  assista  au  concile  de  Lombçrs, 
assemblé  contre  les  hérétiques  albigeois, 
en  ii65.  On  ne  trouve  rien  sur  lui  au  delà 
de  l'année  1 177. 

IV.  Bernard  II  possédait  le  siège  abba- 
tial, en  1180;  il  vivait  encore  en  1198. 

V.  Eudes  I,  siégeait  en  1199  &  1200. 

VI.  Bernard  III  était  sur  le  siège  en 
1200  ou  1201  &  1217.  Sous  son  adminis- 
tration, l'abbaye  reçut  de  nombreuses  do- 
nations. Aimeri ,  vicomte  de  Narbonne, 
Pierre,  roi  d'Aragon,  Hugues,  comte  d'Am- 
purias  ,  Rainiond-Roger,  comte  de  Foix, 
Guillaume,  seigneur  de  Montpellier,  fu- 
rent comptés  alors  au  nombre  de  ses  bien- 
faiteurs. 

VII.  Robert  était  abbé  en  1218. 

VIII.  Vidal  II,  en  1223. 

IX.  Hélie  I  était  abbé  au  mois  de  jan- 
vier 1223  (v.  st.);  il  reçut  à  cette  époc|ue 
une  donation  du  comte  Amauri  de  Mont- 
fort. 


619 

X.  Bernard  IV  de  Bon'nières,  abbé  de 
1 225  à  1 234.  Il  reçut  des  donations  considé- 
rables d'une  foule  de  personnages  illustres. 

XL  Hélie  II,  i235. 

XII.  Bernard  V,  1286-1237. 

XIII.  Pierre  I  occupait  le  siège  abba- 
tial l'année  suivante,  1237-1241.  Ce  fut  de 
son  temps  que.fut  fondée  l'abbaye  de  Val- 
bonne,  dans  le  diocèse  d'Elne. 

XIV.  Eudes  II    était,  dit-on,  abbé  de 
Fontfroide,  en  1243.  Il  est  mentionné  dans 
une  charte  de  l'an  1248.  Il  occupa  le  siège 
au  moins  jusqu'en  1262. 

XV.  DalmACE,  1 264-1 266. 

XVI.  Arnaud  I  est  nommé  dans  des 
titres  de  l'an  1270.  Il  semble  avoir  gou- 
verné jusqu'en  1281. 

XVII.  Bernard  VI,  1282-1283. 

XVIII.  Pierre  II,  abbé  en  1284,  l'était 
encore  en  1287. 

XIX.  MONTASIN    ou    MONTESIN,    ou, 

selon  quelques-uns,  Jean  Montasin,  déjà 
abbé  de  Fontfroide  en  1288,  occupait  en- 
core le  siège,  en  1289,  &  peut-être  quel- 
ques années  plus  tard. 

XX.  Arnaud  II  Novel,  1297-1810.  Les 
dons  qu'il  reçut,  les  acquisitions  qu'il  fit, 
augmentèrent  considérablement  les  domai- 
nes du  monastère;  pieux,  savant,  il  mérita 
les  récompenses  du  saint-siége.  Le  pape 
Clément  V  le  fit  vice-chancelier  de  l'Église 
romaine.  Boniface  VIII  lui  accorda  la 
pourpre,  sous  le  titre  de  cardinal  de  Sainte- 
Priscille.  Il  mourut,  à  Avignon,  le  14  août 
i3i7,  &  fut  enterré  près  du  grand  autel  de 
l'église  de  Fontfroide.  Depuis  déjà  long- 
temps il  n'en  était  plus  abbé. 

XXI.  Jacques  Fournier,  fils  d'une 
sœur  du  précédent,  né  à  Saverdun,  dans  le 
diocèse  de  Pamiers,  d'abord  simple  moine 
à  Boulbonne,  puis  à  Fontfroide,  élu  abbé 
de  ce  monastère,  en  i3ii,  devint  plus 
tard  cardinal,  &  enfin  pape  sous  le  nom 
de  Benoît  XII. 

XXII.  Géraud  ou  GuiRAUD,  abbé, 
i3i7-i325. 

XXIII.  Pierre  III  de  Barrau  siégea, 
de  i325  à  i383. 

XXIV.  Arnaud  III  est  nommé  dans  une 
charte  de  l'an  1884. 

XXV.  Antoine,  i335-i34i.  Il  fut 
nommé  évêque  de  Lombez  en  1342. 


Note 
.26 


Note 
126 


)20 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XXVI.  Bérenger  fut  élu,  après  l'élé- 
vation d'Antoine  à  l'épiscopat  1 342-1 348. 

XXVII.  Bernard  VII,  promu  à  l'évêché 
d'Aire  en  i353. 

XXVIII.  Jean  I  Engelbert,  abbé  en 
i355,  l'était  encore  en  i358. 

XXIX.  Jean  II  Clérain,  i358-i372. 

XXX.  Pierre  IV,  1374. 

XXXI.  Jean  III  de  Surzoles,  élu  en 
i38o,  mort  la  même  année  :  il  fut  enseveli 
daiis  la  chapelle  caphulaire.  La  pierre  sé- 
pulcrale de  cet  abbé  a  été  retrouvée  en  1821. 

XXXII.  Bernard  VIII,  en  i388  &  jus- 
qu'en 1399. 

XXXIII.  Jean  IV,  1409-1414.  Il  devint 
cardinal. 

XXXIV.  Pierre  V,  de  1423  à  1425. 

XXXV.  Jean  V,  1426-1431, 

XXXVI.  Pierre  VI,  1436. 

XXXVII.  Bernard  IX,  1441-1443. 

XXXVIII.  Pierre  VII  Ferrier,  élu  en 
1433.  Cette  même  année,  Marie,  reine 
d'Aragon,  de  Sicile  &  de  Jérusalem  & 
comtesse  de  Barcelone,  prit  sous  sa  pro- 
tection l'abbaye  de  Fontfroide.  Pierre  fut 
déposé  en  1448. 

XXXIX.  Martial  I  de  la  Rue  prit 
possession  en  1448. 

XL.  Pierre  VIII  de  la  Roque,  abbé 
1473-1488. 

XLI.  Antoine-Pierre  ou  Pierre  de 
Narbonne,  évêque  de  Vabre  &  abbé  de 
Grandselve,  1476;  mourut  le  20  juillet 
1499,  &  fut  inhumé  à  Fontfroide. 

XLII.  Louis  de  Narbonne,  frère  du 
précédent,  lui  succéda  dans  l'évêché  de 
Vabre  &  dans  l'abbaye  de  Fontfroide,  mort 
en  i5i8  (v.  st.). 

XLIII.  Georges  de  Narbonne,  abbé  de 
Grandselve  &  de  Saint-Germer  en  Flaye, 
transféré  à  Grandselve  en  i53i. 

XLIV.  Benoit  Taillecorne  prit  pos- 
session, le  2  janvier  i532,  &  mourut  à  Avi- 
gnon, le  18  octobre  i536. 

XLV.  Augustin  Trivulce,  issu  de  la 
célèbre  famille  milanaise  de  ce  nom,  car- 
dinal du  titre  de  Saint-Adrien,  évêque  de 
Grasse,  abbé  de  Fontfroide  en  iSSy,  mort 
à  Rome  en  1648. 

XLVI.  HippOLYTE  d'Est,  cardinal  de 
Ferrare,  abbé  avant  d'avoir  l'âge  canoni- 
que, en  1548,  mort  en  iSyz. 


XLVII.  Jean  V  Maffei,  de  Vérone, 
administra  l'abbaye  de  l573  à  i582. 

XLVIII.  Janus  de  Frégose,  évêque- 
comte  d'Agen,  fut  abbé  de  Fontfroide,  de 
i582  à  1587. 

XLIX.  Alexandre  de  Frégose,  de  la 
même  famille  que  le  précédent,  occupa  le 
siège  abbatial,  de  i588  à  1619. 

L.  Dominique  de  Frégose,  chanoine 
de  Vérone,  fut  abbé  de  Fontfroide  par  ré- 
signation du  précédent,  de  1619  ou  1620 
à  1646. 

LI.  Claude  de  Rebé,  archevêque  de 
Narbonne,  eut,  par  économat,  l'abbaye  de 
Fontfroide  de  1646  à  i65o. 

LU.  Jean  VI  de  Noblet  Desprez  fut 
nommé  en  i65o,  par  suite  de  la  résignation 
du  précédent,  &  était  encore  en  possession 
en  i655. 

LUI.  Henri-Achille  de  la  Roche- 
foucauld, fils  de  François,  duc  de  la 
Rochefoucauld,  pair  de  France  &  prince 
de  Marcillac,  abbé  de  la  Chaise-Dieu  & 
de  Fontfroide,  en  1667.  Il  mourut  en  1698 
&  fut  inhumé  dans  l'église  de  Saint-Ger- 
main des  Prés. 

LIV.  Henri  de  la  Rochefoucauld, 
neveu  du  précédent,  nommé  abbé  de  Font- 
froide, le  14  août  1698.  Il  mourut  en  1708. 

LV.  Roger  de  la  Rochefoucauld, 
déjà  abbé  du  Bec,  nommé  en  1708.  Il  mou- 
rut en  Hongrie  en  combattant  les  Turcs, 
le  18  juin  1717,  âgé  de  trente  ans.  Il  por- 
tait alors  le  nom  de  prince  de  Marcillac- 

LVI.  Emmanuel-Henri-Timoléon  de 
CossÉ  DE  Brissac,  prêtre,  docteur  en 
théologie,  vicaire  général  de  Lyon,  évêque 
de  Condom,  nommé  en  1717.  [E.  M.J 


NOTE  CXXVII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 
Ahhaye  de  Calers. 

(Diocèse  de  Toulouse  &  plus  tard  de  Rieux.) 

L 'abbaye  de  Calers,  dans  le  diocèse  de 
Toulouse  &  plus  tard  de  Rieux,  fut 
fondée,  en  1 147,  par  Grandselve,  qui,  de- 
puis peu  de  temps,  était  entré  dans  l'ordre 


Note 
126 


NOTB 
127 


Note 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


621 


de  Cîteaux;  ce  fut  Bertrand,  abbé  de  cette 
abbaye,  qui  reçut  des  seigneurs  des  envi- 
rons un  vaste  terrain,  le  long  du  ruisseau 
de  Calers.  Cette  abbaye  obtint  du  pape 
Alexandre  III,  lors  de  son  séjour  à  Mont- 
pellier, une  bulle  de  protection  &  de  pri- 
vilèges, le  21  juillet  ii65. 

Abhés  de  Calers. 

I.  Le  premier  abbé  de  Calers  fut  Etien- 
ne I,  en  1148.  Il  reçut  de  GuillemPierre 
&  de  Jean  de  Lissac  le  don  de  quelques 
terres  &  vignes  situées  à  l'Erm  &  à  Roque- 
fort; il  reçut  aussi,  la  même  année,  de 
Guillem  d'Aure  &  de  Raimoiid-Bernard  la 
terre  de  l'Erm. 

II. .Jean  I  reçut,  en  iiSç,  &  en  présence 
d'Aton,  abbé  de  Lézat,  un  fonds  dans  la 
paroisse  de  Saint-Julien  de  Thésac  donné 
par  Géraud  de  Saint-Simplice. 

m.  Guillaume  I  Jourdain  reçut 
encore  des  biens  dans  le  lieu  de  Thésac, 
en  1161.  Jourdain  de  Lissac,  son  neveu, 
lui  donna,  en  1 164,  la  moitié  de  la  forêt  de 
Calers. 

IV.  Pons  I  est  indiqué  dans  une  charte 
de  l'an  1164.  On  trouve  encore  son  nom 
dans  un  titre  de  Bonnefont,  en  li65. 

V.  DalmACE  I  était  abbé  de  Calers  en 
I166  &  1167. 

VI.  AiMERl  I  possédait  cette  abbaye 
en  1 169  &  encore  en  1176. 

VII.  Dalmace  II,  successeur  du  précé- 
dent, 1177-1178. 

VIII.  Bernard  I,  1180-1181. 

IX.  Guillaume  II.  Le  nom  de  cet  abbé 
est  fourni  par  des  actes  des  années  1187 
&  1188. 

X.  Nicolas,  en  1189  &  1193. 

XI.  Guillaume  III  du  Falgar  était 
abbé  de  Calers  en  1199. 

XII.  Arnaud  I,  1199. 

XIII.  Roger.  Son  nom  paraît,  en  1206, 
dans  une  donation  faite  par  Pons-Adémar 
de  Rozeille. 

XIV.  Etienne  II,  en  1208. 

XV.  Bernard  II,  en  1211. 

XVI.  OsSAN  engagea  à  cens,  en  1214, 
une  vigne  qu'Aton-Adémar  d'Usens  avait 
donnée  à  l'abbé  Aimeri  en  1176. 

XVII.  Bernard  III,  de  i2i5  à  1220. 


XVIII.  Arnaud  II.  Sous  son  abbatiat, 
Calers  reçut,  ainsi  que  durant  l'adminis- 
tration de  ses  deux  prédécesseurs,  plu- 
sieurs donations  importantes.  On  trouve 
son  nom  dans  des  actes  de  1222  &  de  1229. 

XIX.  Bernard  IV  Hugues  est  nommé 
dansdesdocumensde  I23i,  1232,1238,1289. 

XX.  Pierre  I  de  Ménébac,  1243. 

XXI.  Ermengaud  siégeait  en  1248  & 
1244. 

XXII.  Raimond  I  F0RTANIER.  On 
trouve  son  nom  dans  des  chartes  de  1246, 
1248  &  1249. 

XXIII.  Raimond  II  Bayle  (Bajulus), 

I25o. 

XXIV.  Etienne  III  fit  un  accord  avec 
l'abbé  de  Lézat  en  I25i.  Il  est  fait  men- 
tion de  lui  jusqu'en  1255. 

XXV.  Raimond  III  d'Arsac  était  abbé 
en  1255,  i256,  1257  &  I258. 

XXVI.  Guillaume  IV  de  Saint-Exu- 
père,  1258,  1260,  1262,  1263,  1264. 

XXVII.  Bernard  V  du  Bois  est  men- 
tionné dans  des  titres  de  1264  &  1273.  On 
le  voit  paraître  dans  une  charte  d'arbi- 
trage de  1275,  avec  Pons,  abbé  d'Eaunes, 
&  Aldric,  abbé  de  Boulbonne. 

XXVIII.  Guillaume  V  Robert,  en 
I 279-1 280. 

XXIX.  Bertrand  d'Auriac,  1282, 1288, 
1284,  1285. 

XXX.  Aimeri  II  de  Brassoles  (Bras- 
seolîs)  s'accorda,  le  25  mars  1287,  avec  les 
consuls  &  les  habitants  de  Pamiers.  Il  est 
nommé  en  1291  &  1294;  obtint  un  pri- 
vilège du  souverain  pontife  en  1297;  fit 
un  échange  de  bois  avec  Loup,  comte  de 
Poix,  la  veille  de  la  Pentecôte  i3o6; 
assista  à  l'exaltation  des  reliques  de  saint 
Antoine  en  i3o7,  &  reçut,  en  i3io,  une 
donation  de  Jacques  d'Arnaudat. 

XXXI.  Raimond  IV  de  Montlaur, 
i3i7,  i32ij  i322. 

XXXII.  Etienne  IV,  i323. 

XXXIII.  Raimond  V  de  Montlaur, 
en  1828,  1329  &  i332. 

XXXIV.  Guillaume  VI  du  Verdier 
est  nommé  dans  des  actes  des  années  i334, 
1339,  1343. 

XXXV.  Pons  II  de  Castanac,  pro- 
fesseur de  théologie  &  lettré  distingué, 
mourut  en  1348. 


Note 
127 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XXXVI.  Bernard  VI  de  Planeville 
{de  Piano  Villario)  était  déjà  abbé  de  Ca- 
1ers  en  1348.  Il  est  mentionné  dans  la 
charte  de  fondation  du  monastère  de  l'A- 
bondance-Dieu,  en  i353.  Il  mourut  en  i356. 

XXXVII.  Martin,  en  i357. 

XXXVIII.  Pierre  III,  en  i358,  iSSç. 

XXXIX.  Pierre  IV  Aulier,  moine  de 
Boulbonne,  succéda  à  Pierre  III,  &  pos- 
séda l'abbaye  de  Calers  jusqu'en  iSyo,  épo- 
que où  il  fut  élu  abbé  de  Boulbonne. 

XL.  Jean  II,  1430. 

XLI.  Antoine  Solier,  1459.  La  même 
année  il  devint  abbé  de  Boulbonne. 

XLII.  Maurice  Palabat,  moine  de 
Fontfroide,  fut  nommé  abbé  par  Philippe, 
abbé  deClairvaux,  le  6  août  1459.  Mau- 
rice est  encore  nommé  en  1471. 

XLIII.  Jacques  Gaillard,  religieux  de 
Fontfroide,  professeur  de  théologie,  fut 
confirmé  par  l'abbé  de  Grandselve ,  en 
1469;  il  mourut  en  1478. 

XLIV.  Julien  Pellissier,  religieux  de 
Grandselve,  nommé  en  1478. 

XLV.  Pierre  V  du  Taur,  ancien 
prieur,  occupa  le   siège  abbatial   de   i5o5 

à   l522. 

XLVI.  Maffroi  Villers,  en  1529 
&  i53o. 

XLVII.  Georges  d'Armagnac,  arche- 
vêque de  Tours,  abbé  en  1548. 

XLVIII.  Lancelot  de  Carles,  évèque 
de  Riez,  l553  &  l556. 

XLIX.  Pierre  VI  Sabatier,  i56o. 

L.  Albert  de  Nobles,  1584;  résigna 
en  faveur  de  son  neveu  en  1620. 

LI.  François  I  de  Nobles,  nommé  en 
1620. 

LU.  Pierre  VII  Anne  de  Montfau- 
coN,  de  la  Roque-Taillade,  dans  le 
pays  de  Limoux,  mort  en  1659. 

LUI.  François  II  de  Barthélemi 
DE  GrAMMONT,  évèque  de  Saint-Papoul, 
nommé  abbé  de  Calers  en  1660,  vivait  en- 
core en  1681. 

LIV.  Jean  III  Mathias-Barthélemi 

DE  GrAMMONT  de  LanTA,  fils  de  Jacques- 
Barthélemi  de  Grammont  de  Lanta  &  de 
Catherine  de  Riquet,  fut  abbé  de  Calers 
en  1717,  de  Sainte-Marie  d'Arles  en  1725, 
évèque  de  Perpignan  en  17265  mort  dans 
son  diocèse  en  1743. 


LV.  François  III  de  Verdier,  sep- 
tembre 1743.  [A.  M.] 

LVI.  N...  de  Berthon,  vicaire  général 
de  Bordeaux, député  à  l'Assemblée  du  clergé 
en  1750;  mort  le  24  avril  1751 . 

LVII.  N...  Guyonnet  de  Monbalen, 
nommé  en  1751.  [k.  M.] 


Note 
127 


NOTE  CXXVIII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

NoTB 
128 

Ahhaye  de  Candeil, 

(Diocèse  d'Albi.) 

L'abb 
ord 


'abbaye  de  Sainte-Marie  de  Candeil, 
re  de  Cîteaux,  était  située  entre 
Gaillac  &  Graulhet,  dans  le  diocèse  d'Albi. 
Ce  monastère,  fondé  vers  le  milieu  du 
douzième  siècle,  vit  ses  possessions  s'aug- 
menter en  peu  d'années  d'une  manière 
considérable.  Les  comtes  de  Toulouse,  les 
vicomtes  de  Béziers  &  de  Lautrec  &  les 
comtes  de  Montfort  lui  firent  des  dona- 
tions &  lui  accordèrent  des  privilèges  im- 
portants, &  les  évèques  d'Albi  se  démi- 
rent en  sa  faveur  de  plusieurs  églises  & 
des  droits  ecclésiastiques  qui  en  dépen- 
daient. Dans  ces  temps  prospères,  le  nom- 
bre des  religieux  s'éleva  jusqu'à  quarante, 
&  longtemps  après  l'abbaye  en  renfermait 
encore  trente,  non  compris  l'abbé  &  les. 
frères  servants.  Depuis  l'année  1456,  les 
abbés  portaient  la  crosse  &  la  mître. 

Après  Raimond  V,  comte  de  Toulouse, 
Sicard,  vicomte  de  Lautrec,  Raimond- 
Trencavel,  vicomte  de  Béziers,  sa  femme 
Saure,  &  leur  fils  Roger,  Raimond  VI  & 
Raimond  VII,  comtes  de  Toulouse,  Phi- 
lippe I  de  Montfort  &  Philippe  II,  son 
fils,  on  voit  figurer  au  nombre  des  princi- 
paux bienfaiteurs  de  l'abbaye,  les  membres 
des  familles  de  Montaigu,  de  Grave,  de  Ra- 
bastens,  de  Graulhet,  de  Candeil,  de  Brens 
&  de  Cadalen.  En  même  temps  que  les 
possessions  du  monastère  s'augmentaient, 
les  religieux  obtenaient  les  privilèges  les 
plus  étendus  des  souverains-pontifes  &  de 
l'autorité  épiscopale.  En  ii63,  le  pape 
Alexandre  III  confirma  à  l'abbé  Gauzbert 


Note 
128 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


6:3 


les  biens  appartenant  au  monastère  &  ceux 
qu'elle  acquerrait  à  l'avenir;  plus  tard,  le 
pape  Grégoire  IX,  par  une  bulle  de  l'année 
i23o,  assura  aux  religieux  de  Candeil  & 
dans  les  mêmes  termes,  les  biens  qu'ils 
avaient  &  qu'ils  pourraient  avoir.  Ils  pos- 
sédaient alors  le  lieu  de  Candeil  &  ses  dé- 
pendances, les  granges  de  Banis  de  la 
Gacherie,  de  Labastide,  de  Lésignac  &  de 
Millars;  des  maisons  &  des  fiefs  dans  les 
villes  de  Lautrec,  de  Gaillac  &  de  Grau- 
Ihet;  les  granges  de  Cantaloup,  de  Cam- 
bauger,  de  Candeil-Vieil,  de  Saint-Raphaël 
de  Burlas  ou  Jel  Saler  &  de  Rieuvernet, 
&  enfin  des  terres  éparses  entre  le  Tarn 
&  le  Dadou,  consistant  en  prés,  vignes, 
terres  &  bois. 

Les  évéques  d'Albi  cédèrent  aux  abbés 
plusieurs  droits  ecclésiastiques,  tout  en 
les  confirmant  dans  la  jouissance  de  leurs 
biens.  En  1170,  l'évèque  Guillaume,  du 
consentement  de  son  chapitre,  confirma  à 
l'abbé  Gui  toutes  les  possessions  du  mo- 
nastère situées  dans  son  diocèse.  Guil- 
laume-Pierre, au  commencement  de  son 
épiscopat,  en  1187  &  plus  tard  en  1207  & 
1222,  confirma  aux  abbés  la  possession  de 
toutes  leurs  églises,  en  réservant  seule- 
ment ses  droits  épiscopaux.  Sous  les  mêmes 
réserves,  en  i23i  &  1202,  l'évèque  Durand 
lui  accorda  d'autres  églises  avec  les  dîmes, 
prémices,  fiefs  &  oblations  qui  en  dépen- 
daient. L'évèque  Bernard  protégea  les  ab- 
bés de  Candeil  comme  ses  prédécesseurs 
Guillaume  &  Durand,  &  leur  reconnut, 
en  1291,  la  jouissance  de  plusieurs  droits 
honorifiques. 

Le  nom  de  l'abbaye  de  Candeil  est  mêlé 
à  la  plupart  des  événements  de  l'histoire 
de  Languedoc.  Gauzbert,  son  deuxième 
abbé,  assista,  en  ii65,  au  concile  de  Lom- 
bers;  l'année  suivante,  le  même  abbé, 
ayant  mené  quelques-uns  de  ses  religieux 
à  Bonnecombe,  abbaye  fondée  par  Hugues, 
évèque  de  Rodez,  y  célébra  la  première 
messe,  le  12  janvier,  &  y  établit  Matfred 
pour  abbé.  Les  religieux  de  Candeil  éprou- 
vèrent le  contrecoup  des  guerres  suscitées 
par  la  croisade  contre  les  albigeois.  L'ab- 
baye eut  à  supporter  pendant  les  guerres 
qui  signalèrent  le  seizième  siècle  bien 
d'autres  dégâts.  Heureusement  que  les  rois 


de  France  &  les  évèques  d'Albi  se  firent 
toujours  un  devoir  de  la  protéger  &  de  di- 
minuer ses  charges. 

En  i3l5,  l'abbaye  fut  mise  solennelle- 
ment sous  la  sauvegarde  &  la  protection 
du  roi.  Les  lettres  du  roi  Louis  X  furent 
adressées  au  sénéchal  de  Carcassonne,  &, 
par  celui-ci,  au  viguier  d'Albi,  qui  commit 
Bernard  Fenesca,  sergent  de  cette  ville, 
pour  les  mettre  à  exécution.  Ce  dernier  se 
rendit  sur  les  lieux,  le  12  mars  i3i5,  &, 
assisté  de  M'  Jean  Costa,  notaire  de  Labes- 
sière,  &  de  frère  Sicard  Aimeri,  syndic  du 
couvent,  déclara  placer  sous  la  protection 
du  roi  l'abbé  &  la  communauté  de  Can- 
deil; puis,  se  transportant  successivement 
aux  métairies  de  Marlac,  de  Badaillac  & 
des  Tuileries,  il  proclama  chacun  de  ces 
domaines  avec  les  personnes  y  attachées 
sous  la  sauvegarde  du  roi.  Pour  attester 
cette  déclaration  de  sauvegarde,  il  apposa 
le  bâton  royal  à  la  manière  accoutumée 
sur  les  portes  de  chacune  de  ces  métairies, 
ce  qui  n'empêcha  point  l'abbaye  d'éprouver 
de  nombreux  désastres  pendant  la  guerre 
avec  les  Anglais,  &  d'être  obligée  de  comp- 
ter avec  les  routiers,  qui,  plus  d'une  fois, 
rançonnèrent  le  pays. 

Thomas  Duprat,  évêque  de  Clermont, 
qui  paraît  en  i527,  fut  le  premier  abbé 
commendataire.  Depuis  cette  époque,  il  y 
eut  à  Candeil  indistinctement,  des  abbés 
réguliers  &  des  abbés  commendataires  jus- 
qu'à l'année  1724,  où  l'abbaye  fut  mise  dé- 
finitivement en  commende,  après  la  mort 
de  Pierre  Brun,  abbé  régulier. 

Les  bâtiments  de  l'abbaye  eurent  beau- 
coup à  souffrir  pendant  les  guerres  des 
albigeois.  Déjà,  en  1 162,  d'après  le  Gallia 
Chrisùana,  à  peine  élevés,  ils  avaient  été 
considérablement  endommagés,  &  le  comte 
Raimond  fut  obligé  de  payer  200  marcs 
pour  leur  reconstruction.  Le  traité  de  paix 
de  1229  accorda  à  l'abbé  de  Candeil  une 
somme  de  3oo  marcs  d'argent  à  payer  par 
le  comte  de  Toulouse  pour  réparation  des 
dommages  qu'il  avait  fait  éprouver  aux  bâ- 
timents du  couvent.  Ils  furent  de  nouveau 
pillés  par  Gui  de  Comminges  &  ses  com- 
plices, les  Anglais  &  les  routiers,  ainsi 
que  le  constate  un  acte  du  concile  de  Baie 
de  1435.  Aussi  à  cette  époque,  une  recons- 


NoTE 

ii8 


Note 
128 


624 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


truction  presque  générale  fut- elle  jugée 
indispensable;  elle  fut  entreprise  &  menée 
à  bonne  fin  par  l'abbé  Guillaume  de  Bois- 
set  dans  les  dernières  années  du  quinzième 
siècle. 

A  peine  reconstruits,  ces  bâtiments  fail- 
lirent être  dévorés  par  un  incendie  qui  s'é- 
leva dans  le  four,  un  jour  de  vent  violent. 
Mais  l'embrasement,  qui  menaçait  d'être 
complet,  put  être  maîtrisé  avant  d'avoir  pris 
de  trop  grandes  proportions.  Après  cette 
époque,  plusieurs  réparations  furent  faites 
successivement  à  l'abbaye.  La  plus  impor- 
tante fut,  en  i656,  la  construction,  par  les 
soins  de  l'abbé  Antoine  Ruel,  d'un  dortoir 
de  vingt-six  cannes  de  long  sur  cinq  de 
large.  Lorsque  l'abbaye  fut  donnée  défini- 
tivement en  commende,  les  bâtiments  fu- 
rent négligés  &  les  réparations  indispen- 
sables à  peine  faites.  Le  logis  abbatial, 
inoccupé  depuis  l'année  1728,  tomba  en 
ruines,  &  la  destruction  en  fut  ordonnée 
par  le  parlement  de  Toulouse,  le  i"  sep- 
tembre 1764. 

A  la  Révolution,  l'État  prit  possession 
de  l'abbaye,  le  16  décembre  1790,  ainsi 
que  le  constatent  les  termes  d'un  procès- 
verbal  dressé  par  le  sieur  Dourlhiès,  maire 
de  Labessière.  Elle  ne  renfermait  plus 
alors  que  quatre  religieux". 

Ahhés  de  Candeil. 

L  Alexandre,  abbé  de  Grandselve,  doit 
être  placé  en  tête  de  la  liste,  car  c'est  à  lui 
que  furent  faites  les  premières  donations 
en  faveur  de  Candeil. 

II.  Gauzbert  est  citédans  des  actes  de 
Ii52  à  1166.  Il  assista  au  concile  de  Lom- 
bers,  en  11 65,  &  célébra,  le  12  janvier 
1 166,  la  première  messe  à  l'abbaye  de  Bon- 
necombe  en  Rouergue. 

m.  Gui  siégeait,  en  1168,  année  où  il 
reçut  une  donation  de  Pierre  de  Candeil, 
religieux  de  Gaillac.  En  11 70,  l'évèque 
d'Albi  lui  confirma  toutes  ses  possessions. 
Sous  son  administration  étaient  prieurs  : 

'  Cette  notice  est  le  résumé  du  travail  consacré 
à  la  même  abbaye  par  M.  E.-L.  Rossignol,  dans 
tes  Monographies  communales  du  département  du 
Tarn,  t.  1 . 


dom  Guillaume,  eu  ii68  &  1169,  Si  dom 
Hugues,  en  1170  8i  1178. 

IV.  Guillaume  1  est  cité  dans  une  do- 
nation de  l'année  1174. 

V.  Etienne  est  cité  dans  plusieurs  do- 
nations des  années  1174  &  1175. 

VI.  Guillaume  II  siégeait  en  1177, 
1178  &  1179. 

VII.  AiMERi,  un  des  abbés  les  plus  cé- 
lèbres de  Candeil,  figure  dans  les  actes 
de  1182  à  1192  :  il  fut  pris  pour  arbitre 
avec  Ermengaud,  abbé  de  Saint-Pons,  pour 
régler  un  différend  entre  l'évèque  d'Albi 
&  l'abbé  de  Villemagne.  L'évèque  d'Albi, 
en  1186  &  1187,  lui  confirma  toutes  ses 
acquisitions.  Il  reçut  d'importantes  con- 
cessions, en  1190,  de  Raimond  V,  qui  lui 
accorda  encore,  en  1191,  ainsi  qu'à  ses  re- 
ligieux, le  privilège  d'être  cru  en  justice 
sur  parole. 

VIII.  Guillaume  III  occupa  le  siège 
en  1194  &  au  commencement  de  1195. 

IX.  SiCARD  est  nommé  dans  des  actes  de 
donations  des  années  1195,  1196,  1197  & 
1200. 

X.  Pierre  I  Torrete,  d'abord  prieur, 
paraît  avec  le  titre  d'abbé  dans  des  actes 
de  1202  &  i2o3.  Raimond-Roger,  vicomte 
de  Béziers,  le  prit  sous  sa  protection  en 
1202. 

XI.  Raimond  I  est  cité  dans  des  actes 
de  1206  &  1208. 

XII.  Bernard  I  est  souvent  mentionné 
depuis  l'année  1209  jusqu'à  l'année  1217. 

XIII.  Pierre  II  d'Esumbel,  indiqué 
comme  prieur  dans  les  actes  de  1209  à 
1217,  prête  serment  en  qualité  d'abbé  de 
Candeil  aux  chanoines  de  Sainte-Cécile 
d'Albi,  en  l'année  1219.  Dans  une  charte 
de  1222  figure  le  nom  de  Sicard,  abbé  de 
Candeil  (Doat,  v.  144,  f.  88),  &  de  Sicard, 
prieur.  Sur  la  foi  de  cet  acte,  qui  doit 
renfermer  une  erreur  de  copiste,  le  Gallia 
Chrîstiana  admet  un  Sicard,  abbé  de  Can- 
deil, qui  ne  figure  pas  ailleurs. 

XIV.  Bernard  II  de  Montlaur  est 
cité  dans  des  actes  très-nombreux,  depuis 
l'année  1222  que  Raimond  VII  lui  donna 
ses  droits  seigneuriaux  dans  les  paroisses 
de  Candeil-Vieil  8c  de  Saint-Raphaël,  jus- 
qu'en I25l  ,  qu'il  fit  faire  une  enquête 
pour  justifier  de  ses  droits  de  pêche  dans 


Note 
128 


NOTK 
128 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


625 


le  Tarn;  il  fut  pris  pour  arbitre  en  plu- 
sieurs occasions,  savoir  :  en  1229,  par 
l'évéque  d'Albi  &  le  prévôt  de  Saint-Salvi, 
&,  en  1239,  par  les  abbés  de  Pamiers  8c 
de  Boulbonne.  Quelques  donations  sont 
faites,  en  1284  &  1240,  à  Jean  Vidal,  abbé 
de  Candeil  ;  mais  le  nom  de  Bernard  de 
Montlaur  reparaissant  dans  des  actes  pos- 
térieurs,  il  est  probable  que  Jean  Vidal 
n'était  que  prieur. 

XV.  Anselme  ou  Ancelin,  abbé  de 
Candeil,  termina,  le  4  novembre  i25i,  un 
procès  de  son  couvent  avec  Gaillard  II, 
prévôt  de  Saint-Salvi.  Il  bâtit,  en  1255,  la 
ville  de  Labessière. 

XVI.  Raimond  II  Tisseur,  cité  en  i256 
&  1262.  En  1258,  du  consentement  de  dom 
Sicard  Élie,  prieur,  &  des  autres  frères,  il 
confirma  les  coutumes  que  son  prédéces- 
seur avait  accordées  aux  habitants  de  La- 
bessière. L'année  suivante,  il  régla  le  diffé- 
rend qu'il  avait  au  sujet  de  la  chàtellenie 
de  Brens,  &,  en  1292,  celui  qu'il  avait  avec 
Philippe  de  Montfort,  au  sujet  de  ses  droits 
seigneuriaux  sur  Labessière  &  Peyrole. 

XVII.  Guillaume  IV  est  mentionné 
comme  abbé  dans  de  nombreux  actes  de 
1264  a  1280.  En  1265,  il  provoqua  un  nou- 
vel arrangement  avec  le  seigneur  de  Brens, 
&  régla,  en  1279,  son  différend  avec  les 
templiers  de  Raissac,  &,  en  1280,  celui 
qu'il  avait  avec  l'abbé  de  Gaillac.  Précé- 
demment, en  1277,  il  avait  concouru  à  la 
fondation  de  la  ville  de  Técou,  par  Phi- 
lippe de  Montfort.     . 

XVIII.  Arnaud  Guasc,  prieur  &  pro- 
cureur fondé  de  Guillaume  dans  l'arran- 
gement de  1280  plus  haut  cité,  est  indiqué 
comme  abbé  dans  des  titres  de  1283  &  1284. 

XIX.  Bernard  III  Saquet  paraît  en 
1286  dans  un  acte  de  vente  des  droits  de 
la  communauté  à  Cornebouc,  Rivière  & 
Lacourtade.  Obligé,  par  un  arrêt,  d'en- 
tretenir le  pont  du  ruisseau  d'Agros  sur 
la  route  de  Réalmont,  il  en  fit  charger  à 
sa  place,  en  1289,  les  consuls  de  Grèses. 
En  1291,  il  obtint  de  l'évéque  d'Albi  la 
confirmation  des  donations  de  plusieurs 
églises  &  fut  pris  pour  arbitre  par  l'abbé 
de  Bonneconibe.  Bernard  Saquet  appela, 
en  i3o6,  le  roi  Philippe  le  Bel  en  paréage 
pour  les  seigneuries  de  Montans,  Brens  & 


Hunai,  &  accorda,  conjointement  avec  lui, 
en  i3o8,  des  coutumes  &  franchises  aux  ha- 
bitants d'Annay.  Sous  son  administration, 
éclata  le  soulèvement  des  peuples  de  l'Al- 
bigeois contre  les  inquisiteurs  &  l'évéque 
Bernard  de  Castanet,  &  un  de  ses  reli- 
gieux, le  frère  Isnard  de  Salles,  prit  part 
à  ce  mouvement. 

XX.  Daydé  de  Vareilles,  abbé  de 
Candeil  en  i3ii,  eut,  en  i3l8,  des  contes- 
tations avec  l'évéque  d'Albi,  au  sujet  des 
dîmes  de  Brens.  D'après  le  Gallia  Chris- 
tiana,  il  mourut  en  1828  ou  1829. 

XXXI.  Bernard  IV  Brice,  prieur  claus- 
tral, fut  nommé,  en  i323,  abbé  de  Ville- 
saintej  mais,  à  la  mort  de  Daydé,  il  fut 
appelé  à  l'abbatiat  de  Candeil  par  le  pape 
Jean  XXII.  Il  vivait  encore  en  1378. 

XXII.  Raimond  III  Rafin  était  abbé 
en  1379  &  i38i. 

XXIII.  Gui  II  Bernard  occupa  proba- 
blement le  siège  de  1384  ou  i386  à  1417. 

XXIV.  Pierre  III  de  Grave  transigea, 
en  1417,  avec  l'abbé  de  Gaillac,  au  sujet 
des  arrérages  de  la  pension  qu'il  devait  lui 
servir.  Il  obtint,  en  1427,  la  grâce  des  ha- 
bitants de  Labessière,  accusés  du  crime  de 
lèse-majesté  pour  avoir  refusé  l'entrée  aux 
soldats  du  comte  de  Poix,  &  eut  aussi,  à  ce 
sujet,  son  temporel  saisi.  En  1448,  il  régla 
avec  les  habitants  de  Labessière  la  banalité 
du  four  de  la  ville. 

XXV.  Raimond  IV  de  Boisset  nommé, 
en  1458,  abbé  de  Candeil  par  le  chapitre 
général  de  Cîteaux,  obtint,  en  1456,  du 
légat  du  pape  le  privilège  de  porter  la 
mitre  &  la  crosse.  Il  mourut  en  1472;  son 
corps  fut  enseveli  devant  le  grand  autel  de 
l'église  du  monastère. 

XXVI.  Guillaume  V  de  Boisset,  ne- 
veu du  précédent.  Il  reconstruisit  les  bâti- 
ments de  l'abbaye;  il  assista,  en  1480,  à  la 
consécration  de  l'église  Sainte-Cécile,  à 
Albi,  &,  en  1496,  à  une  nouvelle  levée  du 
corps  de  saint  Salvi.  En  1498,  il  résigna  en 
faveur  de  son  neveu  Guillaume  de  Boisset, 
que  le  pape  pourvut  de  l'abbaye  la  même 
année.  Guillaume  V  mourut  le  10  décem- 
bre i5oo  &  fut  enterré  devant  le  grand  au- 
tel de  l'église  abbatiale. 

XXVII.  Guillaume  VI  de  Boisset, 
abbé  en   1498   par  la  résignation  de  son 


NoTB 

11» 


Vf. 


40 


Note 

128 


626 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


oncle,  est  cité  dans  plusieurs  actes  de 
l'église  d'Albi  en  i5i2  &  i5i3.  Pendant 
son  abbatiat,  un  incendie  faillit  consumer 
les  bâtiments  du  monastère  qui  venaient 
d'être  reconstruits  à  neuf.  Le  siège  était 
vacant  en  i5i4,  dit  le  Gallia  Christiana, 

XXVIIL  Thomas  Duprat,  èvêque  de 
Clermont,  premier  abbé  commendataire  de 
Candeil,  paraît  dans  un  acte  de  1527,  par 
lequel  il  accorde  aux  consuls  de  Labessière 
le  droit  de  porter  le  chaperon. 

XXIX.  Antoine  Duprat,  cardinal  & 
chancelier  de  France,  évèque  d'Albi,  abbé 
commendataire  de  Candeil,  cité  le  28  mai 
i53i.  Il  mourut  le  9  juillet  i535. 

XXX.  Jacques  1  de  Castelnau  de 
Clermont-LodÈVE,  èvêque  de  Saint-Pons 
de  Thomières,  abbé  commendataire  de  Can- 
deil, est  cité  dans  les  actes  de  1546  à  i586. 
Il  mourut  dans  cette  dernière  année. 

XXXI.  Jean  I  de  Castelnau  de  Cler- 
mont, abbé  commendataire,  prit  posses- 
sion le  12  août  1587. 

XXXII.  Alexandre  de  Castelnau  de 
Clermont,  abbé  commendataire  en  iSçS. 

XXXIII.  Pierre  IV  de  Conard,  abbé 
régulier,  fut  nommé,  en  1609,  par  le  pape 
Paul  V  &  sacré  dans  l'église  Sainte-Cécile 
d'Albi  l'année  suivante j  il  s'occupa  beau- 
coup de  son  abbaye  sous  le  rapport  spiri- 
tuel &  temporel  ;  il  mourut  le  9  janvier 
1618. 

XXXIV.  Jacques  II  Phelippeaux  de 
LA  VrilliÈRE,  conseiller  au  parlement  de 
Paris,  abbé  commendataire  de  161B  à  1628. 

XXXV.  Antoine  Ruel,  abbé  régulier  de 
1628  à  1669.  En  i656,  il  fit  reconstruire 
une  partie  des  bâtiments  du  monastère. 

XXXVI.  Pierre  V  Brun,  religieux  de 
Grandselve,  nommé  abbé  régulier  de  Can- 
deil en  1669,  est  confirmé  par  le  pape  Clé- 
mentX,  le  3  février  1672.  Il  mourut  en  1723. 

XXXVII.  Jean  II  Marie  Foucaud  de 
SabbATERI,  chanoine  de  l'église  collégiale 
de  Saint-Sernin  de  Toulouse,  nommé  par 
le  roi  abbé  commendataire  de  Candeil  en 
1724;  il  n'habita  jamais  Candeil  &  mourut 
à  Toulouse  le  14  septembre  1733. 

XXXVIII.  Etienne  de  Toulouse-Lau- 
trec de  Saint-Germier,  clerc  tonsuré, 
abbé  commendataire  de  1734  à  1771.  Il  ne 
prit  peut-être  possession  qu'en  1738.  Il  ré- 


sida habituellement  au  château  de  Lésignac, 
qui  était  une  des  dépendances  de  l'abbaye. 
XXXIX.  Jacques  III  des  Lacs  du  Bous- 
quet d'ArcambAL,  docteur  en  théologie 
de  la  faculté  de_  Paris,  vicaire  général  du 
diocèse  de  Bazas,  succéda  à  l'abbé  de  Tou- 
louse-Lautrec en  1771.  Le  25  janvier  1772, 
il  chargea  Bernard  Salabert,  syndic  du  dio- 
cèse d'Albi,  de  gérer  ses  intérêts  à  Candeil, 
&  le  8  mars  1774,  étant  encore  à  Bazas,  il 
donna  procuration  à  l'abbé  de  Gaillac  pour 
faire  en  son  nom,  avec  les  religieux  de  Can- 
deil, le  partage  des  biens  du  couvent.  Le 
partage  fait,  l'abbé  d'Arcambal  se  rendit  à 
Candeil;  il  s'y  trouvaitle  3  août  1774.  Il  fixa 
sa  résidence  à  Lésignac.  Le  8  octobre  1785, 
il  se  fesait  reconnaître  par  les  religieux 
une  pension  de  1600  livres  sur  l'abbaye  de 
Saint-Clément,  &  était  pourvu  des  chapel- 
lenies  de  Lauzerte  &  de  Perry.  Ses  reyenus 
nets  de  toute  charge  s'élevaient,  suivant  sa 
déclaration  aux  administrateurs  du  district 
de  Gaillac  en  1790,  à  i6863  livres.  Il  mou- 
rut à  Albi,  au  Castelviel,  en  i83i.  [E.  M.] 


NOTE  CXXIX 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Belleperche. 

(Diocèse  de  Toulouse.) 


Note 
128 


L 


'abbaye  de  Belleperche  est  une  fille  de 
Clairvaux;  elle  était  située  à  quatre 
lieues  de  Montauban,  sur  la  rive  gauche 
de  la  Garonne;  d'abord  fondée  à  une  lieue 
de  là  sur  une  montagne,  au  lieu  dit  Belle- 
perchelle,  près  Larazet,  elle  fut,  grâce  à 
saint  Bernard,  transportée  dans  un  nouvel 
emplacement,  plus  sain  &  mieux  fourni 
d'eau.  Les  actes  de  cette  translation,  sus- 
pects en  eux-mêmes,  semblent  empruntés 
à  des  documents  authentiques.  L'époque 
de  sa  fondation  est  incertaine,  elle  eut 
lieu  au  commencement  du  douzième  siè- 
cle, vers  Il35,  paraît-il,  &  d'après  des  do- 
cuments postérieurs,  l'abbaye  ne  fut  pas 
tout  d'abord  soumise  à  la  règle  de  Cîteaux  ; 
les  seigneurs  de  Castelmeira  &  d'Argom- 
baud  furent  ses  premiers  donateurs. 


Note 
129 


Note 
129 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Enrichie  par  les  largesses  des  princes 
voisins,  Belleperche  renferma  jusqu'à  deux 
cents  moines  ou  convers  au  moyen  âge;  au 
dix-huitième  siècle,  les  lieux  réguliers,  im- 
menses, mais  en  ruines,  l'église,  chaque 
jour  plus  négligée,  le  nombre  des  moines 
réduit  à  trente,  témoignaient  de  l'incurie 
des  derniers  abbés  '. 

Abhés  de  Belleperche. 

I.  AlMAR  était  abbé  du  temps  de  Roger, 
évêque  deComminges  (ii3o-5i),  qui  reçut, 
de  concert  avec  lui,  une  donation  faite  à 
Guillemette,  abbesse  de  Fabas. 

II.  Alquier  paraît  en  1164  dans  une 
exemption  de  péage  &  de  leude  accordée 
par  Raimond  V  à  l'abbaye  ;  en  1 166,  d'après 
un  monument  tout  au  moins  suspect,  saint 
Bernard  étant  au  couvent,  le  transféra,  à 
cause  du  manque  d'eau  &  de  l'intempérie 
de  l'air,  du  lieu  appelé  Bellaperticula  à  Bel- 
lapertica ;  cette  translation  aurait  eu  pour 
promoteurs  les  seigneurs  d'Argombaud,  En 
1170,  Alquier  transige  avec  la  prieure  de 
Bergerac  pour  la  limite  de  leurs  domaines 
&  l'usage  de  leurs  bois.  La  même  année,  les 
seigneurs  d'Argombaud  lui  vendent  le  bois 
de  Fes.  En  1178,  il  obtient  de  Ot,  vicomte 
de  Lomagne,  une  exemption  de  leudes  & 
de  péages.  En  1181,  il  reçoit  de  Fulcrand, 
évêque  de  Toulouse,  la  cure  de  Cordes;  en 
Ii88,  Gaillard,  abbé  de  Saint-Théodard 
de  Montauban,  lui  céda  plusieurs  églises, 
entre  autres  celle  de  Belvezer.  Enfin,  en 
mars  1189  (v.  st.),  Bernard  de  Roquefort 
lui  céda  divers  honneurs  &  ses  droits  sur 
l'île  du  Colombier. 

III.  Bernard  I  acquiert,  en  1190,  do 
Limousine,  fille  d'Arnaud  de  Saint-Geniès, 
en  présence  du  viguier  du  comte  de  Tou- 
louse, une  partie  de  la  terre  de  la  Sédade. 
Le  21  août  1193,  il  donna  l'habit  de  con- 
vers à  Arnaud -Guillem  Delgua  qui  entra 
au  couvent  de  Bergerac,  de  l'ordre  de  Fon- 
tevrauld. 

IV.  ArnAud-Gaubert  paraît  en  11 93; 

'  La  liste  des  abbés  de  Belleperche,  qui  suit,  a 
été  dressée  à  l'aide  tant  du  Gallia  Christiana,  que 
An  tomes  91  &  92  de  la  collection  Doat,  à  la  Bi- 
bliothèque nationale. 


627 

en  I2DO,  il  reçoit  de  Bernard  de  Agra  le 
droit  de  naufrage  &  les  échoites  à  Seus- 
copa;  enfin,  en  1202,  il  reçut  de  concert 
avec  le  prieur  Hugues  le  lieu  de  Grèses. 

V.  Hugues  était  prieur  en  1202;  en 
janvier  1206  (v.  st.),  il  obtient,  en  qua- 
lité d'abbé,  des  lettres  d'amortissement  du 
comte  de  Toulouse,  Raimond. 

VI.  Pierre  I  obtient,  le  3i  décembre 
1210,  de  Vivien,  vicomte  de  Lomagne,  &  de 
son  fils  Eudes,  une  charte  d'affranchisse- 
ment pour  une   maison  à  Auvillar. 

VII.  Bernard  II  Guillaume  deScam- 
podio  paraît  en  I2i5;  il  obtient,  le  3  juin 
1216,  de  l'abbé  de  Saint-Sernin,  Jourdain, 
une  charte  d'inféodation.  Le  18  décembre 
1219,  Arnaud-Raimond  de  Saint-Porcaire 
lui  fait  une  donation;  enfin,  le  7  mai  1225, 
les  seigneurs  de  Durfort  lui  accordent  une 
exemption  de  péage. 

VIII.  Etienne  paraît  en  I23i  ;  le  10  juil- 
let 1236,  il  transige  avec  B.  de  la  Mote;  il 
paraît  encore  en  1245  &  notamment  le 
25  mars  de  cette  année  (v.  st.). 

IX.  Laurent  transige,  le  22  déc.  1246, 
avec  le  comte  de  Toulouse  au  sujet  de  di- 
verses possessions.  Le  i"  octobre  de  l'année 
suivante,  l'abbaye  obtint  une  bulle  d'Inno- 
cent IV,  attribuant  à  l'abbé  les  biens  qui 
seraient  échus  légitimement  aux  religieux 
désobéissants,  s'ils  étaient  restés  dans  le 
monastère. 

X.  Gilles  s'accorde,  le  22  février  i25i 
(V.  st.),  avec  Bernard  d'Astafort  au  sujet 
des  limites  de  Larazet.  Le  8  octobre  1254, 
il  remet  à  Alphonse  de  Poitiers  une  somme 
de  cent  marcs  que  le  feu  comte  Raimond 
avait  léguée  au  monastère  &  une  autre  de 
trois  cents  qu'on  lui  devait  pour  dommages 
éprouvés  pendant  les  guerres,  moyennant 
dix  livres  de  revenu  sur  le  salin  de  Tou- 
louse. En  1255,  il  reçut  quatre  églises  de 
Guillaume,  évêque  d'Agen. 

XI.  Simon,  le  19  mars  1 256  (v.  st.),  quitte 
à  Alphonse  de  Poitiers  le  revenu  de  dix 
livres  que  le  comte  lui  avait  assigné  sur 
le  salin  de  Toulouse,  en  compensation  de 
cent  marcs  d'or  légués  au  monastère  par 
Raimond  VII  ;  Alphonse  lui  céda  en 
échange  une  île  de  la  Garonne.  En  1259 
(v.  st.),  il  transigea  avec  l'abbé  de  Grand- 
selve. 


Note 
129 


Note 
129 


628 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XIL  Guillaume  Vacca  ou  Gaufred,      vicomtedeLomagne,  le  2  mars  i323(v.  st.); 
originaire  du  Périgord.  En  1263,  il  obtint      en  i325,  qualifié  chapelain  du  pape,  il  lève 


NuTB 

129 


d'Urbain  IV  plusieurs  bulles  relatives  à  la 
dédicace  de  l'église  du  monastère,  à  la  res- 
titution des  biens  aliénés  par  ses  prédé- 
cesseurs, enfin  à  l'organisation  intérieure 
de  l'abbaye.  Le  23  février  1263,  le  vicomte 
de  Lomagne,  Arnaud-Eudes,  lui  permit  de 
construire  librement  des  bastides  dans  ses 
possessions  de  Lomagne,  d'Agenois  &  de 
Toulousain.  Le  2  juin  1266,  il  concéda  une 
charte  de  coutume  aux  habitants  de  Lara- 
zet;  le  3o  décembre  1265,  le  même  vicomte 


une  excommunication  lancée  contre  Au- 
ger,  abbé  de  Moissac;  en  i33o,  il  reçoit 
de  Bernard  de  Preissan  cent  sols  de  rente  à 
Auvillar;  en  i338,  Benoît  XII  lui  accorde 
une  bulle  pour  la  revendication  des  do- 
maines aliénés.  Enfin  en  1344,  il  prête  un 
nouvel  hommage  à  Jean,  comte  d'Armagnac 
&  vicomte  de  Lomagne.  D'après  le  GalUa 
Christiana,  il  aurait  vécu  jusqu'en  1349. 

XV.    Raimond    Aubert    d'Arbéliac 
rend   hommage  au   comte  d'Armagnac,  le 


de  Lomagne    lui    accorda    l'exemption    de  8  janvier  1349  (^*  ^^•^-   I^  mourut  en  i36l. 

toute  redevance  sur  ses  vendanges  à  Au-  XVI.  GÉRAUD  I  Caucel,  abbé  de  Beau- 

villar;  en  1269,  le  comte  Alphonse  lui  oc-  lieu  en  Rouergue,  fut  nommé  à  Belleper- 

troya  une  charte  d'amortissement.  En  1273,  che  par  Innocent  VI,  en  i36i;  en  1367,  il 


Edouard  I,  roi  d'Angleterre,  lui  concède 
différents  droits  sur  la  rivière  de  Garonna. 
En  septembre  1274,  Philippe  le  Hr'.rdi  lui 
accorde  des  lettres  d'amortissement  pour 
une  valeur  de  dix  livres  de  revenu  ;  en  1 279, 
le  même  roi  le  chargea  d'une  mission  judi- 
ciaire à  Sarlat.  En  1283,  il  avait  querelle 
avec  l'évêque  de  Toulouse  &  son  chapitre 
épiscopal;  l'abbé  du  Mas-d'Azil  servit  de 
médiateur.  Le  5  novembre  de  la  même  an- 
née, il  régla  les  droits  dus  par  les  parois- 
siens de  Garganvila  au  curé  du  dit  lieu; 
en  1286,  il  conclut  un  paréage  avec  le 
sénéchal  royal,  Eustache  de  Beaumarchais. 
Il  paraît  encore  en  1288,  1289,  1290  &  1292; 
il  mourut  en  1296  (v.  st.),  étant  évéque  de 
Bazas,  &  fut  enterré  au  monastère. 

XIII.  Gautier  Verd  de  Clarens, 
originaire  du  Périgord,  était  abbé  en  1296, 
année  où  le  comte  de  Périgord,  Èlie  Tal- 
leirand,  lui  donna  la  terre  d'Ambrezun, 
dont  il  lui  confirma  la  possession  en  dé- 
cembre 1299;  l'année  suivante,  en  i3oo, 
le  même  prince  lui  donna  la  moitié  de 
la  haute  justice  du  lieu  de  Pomaret.  Le 
10  juillet  i3o8,  Arnaud-Garsias  de  Goût, 
vicomte  de  Lomagne,  lui  confirma  une 
ancienne  donation,  faite  par  ses  prédéces- 
seurs, d'un  revenu  annuel  de  quinze  livres. 
En  i3il,  Gautier  rendit  hommage  au  nou- 
veau vicomte,  Bertrand  de  Goût.  Il  paraît 
encore  en  i3l7;  il  fut  enterré  dans  la  salle 
capitulaire. 

XIV.  Bertrand  de  Servole,  élu  vers 
i323,   prête  serment  à  Bertrand  de  Goût, 


obtint  une  bulle  d'Urbain  V  pour  la  re- 
vendication des  domaines  aliénés;  l'année 
suivante,  il  était  vicaire  général  de  l'évê- 
que de  Montauban.  En  i377  ,  le  duc  d'An- 
jou lui  confirme  le  droit  d'établir  des  bar- 
rages sur  la  Garonne  pour  les  besoins  de 
la  pêche;  en  1378,  Montazis  d'Argombaud 
crée  par  son  testament  deux  chapellenies 
à  Belleperche;  en  février  1379,  Géraud 
fait  une  convention  avec  Jourdain,  comte 
de  l'Isle-en-Jourdain  pour  les  péages  de  la 
Garonne;  il  paraît  encore  en  i38o. 

XVII.  SÉGUIN  DE  RoSET  rend  hommage 
en  i383  au  comte  d'Armagnac;  en  i386,  il 
s'accorde  avec  Aimeri  de  Peyrat,  abbé  de 
Moissac;  enfin  en  1393,  le  8  novembre,  il 
rend  au  comte  d'Armagnac  un  nouvel  hom- 
mage pour  le  lieu  de  Clusel. 

XVIII.  Jean  I  de  Saint-Sardos,  de 
la  famille  de  ce  nom,  paraît  en  1407;  le 
22  mai  1424,  il  obtient  une  réduction  des 
décimes  exigés  par  la  cour  de  Rome,  en 
considération  de  la  pauvreté  de  son  mo- 
nastère; en  1435,  le  prieuré  de  Saint-Ai- 
gnan,  de  l'ordre  de  Fontevrauld,  est  uni  à 
Belleperche.  Enfin,  en  janvier  1436,  Jean 
transige  avec  les  héritiers  du  seigneur 
d'Argombaud. 

XIX.  Jean  II  de  Saint-Estève,  de  la 
famille  de  Comberon,  abbé  en  1467;  en 
1461,  il  rend  hommage  au  comte  d'Arma- 
gnac; en  1484,  il  assiste  à  la  réception  de 
Georges  d'Amboise,  comme  évêque  de  Mon- 
tauban ;  en  1485,  il  a  querelle  avec  ce  pré- 
lat; il  mourut  la  même  année. 


Note 

129 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


629 


XX.  Jean  III  de  Cardaillac,  de  fa- 
mille noble;  élu  eu  octobre  1485;  le  28  dé- 
cembre i5o7,  Jules  II  lui  concède  l'usage 
des  ornements  pontificaux;  il  était  aussi 
abbé  d'Aurillac;  il  mourut  le  28  novembre 
1543,  d'après  son  épitaphe,  qui  se  trouvait 
auprès  du  grand  autel  à  Belleperche. 

XXI.  Pierre  II  du  Chastel,  évêque  de 
Mâcon,  grand  aumônier  de  France;  abbé 
commendataire  en  i545;  il  permuta  avec 
le  suivant  en  i55i. 

XXII.  François  de  Faucon,  successi- 
vement évéque  de  Tulle,  Orléans,  Màcon 
&  Carcassonne;  abbé  commendataire  en 
i55i. 

XXIII.  CharI-ES  I,  cardinal  de  Ven- 
dôme, archevêque  de  Rouen:  i553. 

XXIV.  Georges,  cardinal  d'Armagnac, 
évéque  de  Rodez,  puis  archevêque  de  Tou- 
louse, prend  possession  de  l'abbaye  les 
10  &  II  décembre  i55j  ;  meurt  en  i585.  A 
cette  époque,  les  calvinistes  s'emparèrent 
du  monastère  &  tuèrent  un  grand  nombre 
de  moines. 

XXV.  Jacques  Géraud;  abbé  en  iSgS, 
1610  &  1612. 

XXVI.  Géraud  II  de  Cessac,  d'une 
famille  noble  du  Querci  ;  cède  bientôt  au 
suivant,  1617. 

XXVII.  Jean  IV  Bertrand  de  Cami- 
NADE  transige  avec  les  moines  en  1618;  en 
1641,  la  province  de  Sens  le  députe  à  l'as- 
semblée générale  du  clergé;  le  i3  février 
1645,  il  assiste  à  une  autre  assemblée  gé- 
nérale; il  mourut  en  i658. 

XXVIII.  Pierre  III  de  Berthier  , 
évêque  de  Montauba-n;  abbé  de  i658  à 
1674;  il  mourut  le  3o  juin  de  cette  année. 

XXIX.  David-Nicolas  de  Bi  rthier, 
neveu  du  précédent,  évéque  de  Blois;  abbé 
du  i5  août  1674  au  20  août  1719. 

XXX.  Charles  II  Gaspard -Guil- 
laume DE  VlNTIMILLE  DU  LuC,  évèque 
d'Aire,  puis  archevêque  de  Paris,  abbé  du 
8  janvier  1721  au  i3  mars  1746. 

XXXI.  Jean  V  Félix-Henri  de  Fumel, 
de  Toulouse,  vicaire  général  de  l'évêque 
de  Vannes;  abbé  le  25  juin  1746;  évêque 
de  Lodève  en  mars  i75o. 

XXXII.  N.  DE  Montlezun,  vicaire 
général  de  l'évêque  de  Mirepoix,  abbé  le 
10  février  1753.  [A.  M.] 


NOTE  CXXX 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs; 

Abbaye  de  Franquevaiix, 

(Diocèse  de  Nimes. ) 

L'abbaye  de  Franquevaux,  de  l'ordre  de 
Cîteaux,  de  la  branche  de  Morimont, 
semble  avoir  été  fondée  vers  le  milieu  du 
douzième  siècle.  Située  à  une  lieue  de  Saint- 
Gilles,  elle  paraît  dans  l'histoire  vers  1143, 
&  fut  d'abord  une  sorte  d'ermitage.  Elle  ne 
prit  jamais  une  grande  importance;  pour- 
tant parmi  ses  bienfaiteurs  elle  compta 
les  rois  d'Aragon,  les  comtes  de  Toulouse, 
les  seigneurs  de  Posquières  &  de  Som- 
mières  &  tous  les  petits  barons  des  envi- 
rons. Elle  était  en  communion  de  prières 
avec  Aniane.  —  L'absence  de  tous  rensei- 
gnements sur  cette  abbaye  à  la  Bibliothè- 
que nationale  nous  force  à  donner  la  liste 
du  Gallîa  Christiana,  avec  quelques  amélio- 
rations que  nous  avons  pu  y  introduire; 
pour  les  temps  anciens,  les  Bénédictins 
ont  tiré  tous  leurs  renseignements  des  ma- 
nuscrits du  marquis  d'Aubais. 

Abbés  de  Franquevaux. 

I.  Gautier  était  abbé  vers  1143,  épo- 
que présumée  des  premières  donations  con- 
nues, faites  à  l'abbaye  par  Pons-Guillem  & 
sa  famille  &  par  Pierre  de  Chassario.  On 
le  regarde  comme  le  fondateur  de  l'abbaye. 

II.  WiLLENCUS  reçut,  en  mai  1147,  de 
Rozelin,  seigneur  de  Lunel,  &  de  ses  frè- 
res le  lieu  de  Lèvezon,  près  l'étang  d'Esca- 
mandre;  la  charte  fut  munie  du  sceau  de 
l'évêque  de  Nimes,  Aldebert,  qui  semble 
avoir  particulièrement  protégé  l'abbaye. 
Willencus  paraît  encore  en  ii52. 

III.  Hugues  I,  1154;  mentionné  dans 
une  charte  de  privilégesde  Raimond,  comte 
de  Toulouse,  du  25  mars  ii57  (v.  st.).  Le 
4  août  1 156,  l'évêque  de  Cavaillon,  Benoît, 
lui  avait  confirmé  la  possession  de  plu- 
sieurs localités  déjà  données  à  Willencus 
par  son  prédécesseur,  l'évêque  Afannus. 


Note 
i3o 


Note 
i3e 


63c 


NOTES   SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


IV.  Bertrand  I,  1160. 

V.  Vivien  obtint,  en  mars  1162  (v.  st.), 
de  Raimond-Pierre  de  Gangue  la  renon- 
ciation à  tous  ses  droits  sur  le  terroir  de 
Villenouëtte  ;  en  Ii63,  il  reçoit  une  dona- 
tion de  Bertrand  de  Cavaillon. 

VI.  Bertrand  II  reçut,  en  juin  11 68, 
une  donation  des  seigneurs  de  Sommières; 
en  mars  11 70,  Rainon  du  Caylar,  de  la 
famille  des  seigneurs  de  Lunel,  lui  céda  un 
étang;  en  il7l,il  reçoit  des  donations  des 
seigneurs  de  Baux  &  d'Alphonse,  roi  d'Ara- 
gon &  marquis  de  Provence;  en  liyS,  du 
seigneur  de  Lunel;  en  1174,  Bermond, 
seigneur  d'Uzès  &  de  Posquières,  lui  con- 
firme les  donations  de  ses  prédécesseurs, 
&  Bernard  d'Anduze  l'exempte  des  droits 
de  leudes  &  de  péages.  Vers  la  même  épo- 
que, le  comte  de  Toulouse  lui  accorda  des 
lettres  d'amortissement  &  de  confirmation. 
Bertrand  paraît  jusqu'en  1175. 

VII.  Pons  I  acquiert  plusieurs  étangs 
en  1176;  en  1177,  il  reçoit  une  donation 
du  vicomte  de  Nimes;  en  1178,  Bertrand 
de  Baux  &  sa  femme  Tiburge  lui  cèdent 
différents  droits;  Elzéar  de  Posquières  lui 
abandonne,  en  1181  ,  toutes  les  corvées 
qu'il  pouvait  prendre  à  Villenouëtte;  en 
1184,  une  partie  de  la  ville  de  Lèvezon  lui 
fut  cédée  par  un  chevalier  de  Lunel;  en 
mars  1184  (v.  st.),  Alphonse,  roi  d'Aragon, 
lui  donna  une  terre  pour  l'indemniser  des 
dégâts  commis  pendant  le  siège  de  Four- 
ques.  En  1187,  le  comte  de  Toulouse  lui 
afferma  un  territoire,  eu  s'y  réservant  la 
moitié  de  la  récolte.  Le  28  février  1201 
(V.  st.),  il  conclut  une'association  de  priè- 
res avec  Gaucelin,  abbé  d'Aniane  ;  la  même 
année,  il  reçut  la  grange  de  Saint-Sauveur 
de  Pinu  du  comte  de  Toulouse.  Il  mourut 
en  1208. 

VIII.  Pierre  I  Benoit  s'accorda  en 
1209  avec  Bernard  de  Verfeil,  abbé  d'A- 
niane; il  mourut  en  1219. 

IX.  RoSTAiNG,  d'après  une  inscription 
à  demi  effacée  de  1282,  fit  faire  à  l'église 
des  travaux  importants. 

X.  Guillaume  I  Béliart  termina  en 
1235  une  longue  querelle  qu'il  avait  avec 
l'abbé  d'Aniane  pour  les  dîmes  de  la  pa- 
roisse de  Saint-Sauveur  de  Pinu. 

XI.  FiRMIN;  1243-1258. 


XII.  Guillaume  II;  1273-1276. 

XIII.  Hugues  II;  1299-1300. 

XIV.  Raimond  I;  l3i2;  envoya  un  pro- 
cureur au  concile  de  Béziers  de  i3l7;  il 
rendit  hommage  au  roi  le  24  mars  l32i 
(V.  st.). 

XV.  Pierre  II  de  Frédols  ,  neveu 
d'André  de  Frédols,  évèque  de  Montpel- 
lier;  l32I. 

XVI.  Renaud  ou  Raimond  ;  1328-1329. 

XVII.  Bérenger  de  Lèvezon  ;  i333- 
1340. 

XVIII.  Bernard;  i35i;  devint  en  i354 
abbé  de  Sénanque. 

XIX.  Jean  I  Amauri,  moine  de  Valma- 
gne,  nommé  par  Innocent  VI  en  i354-55  ; 
paraît  encore  en  i359. 

XX.  Pierre  III  de  Belvezin,  nommé 
])ar  Innocent  VI  pendant  la  neuvième 
année  de  son  pontificat  (1359-60);  fut 
abbé  jusqu'à  la  septième  année  d'Urbain  V 
(1369). 

XXI.  GÉRAUD  Corrége,  moine  de 
Fontfroide,  nommé  alors  par  Urbain  V; 
abbé  jusqu'au  18  janvier  iSyS  (v.  st.). 

XXII.  Raimond  II;  i388. 

XXIII.  Pierre  IV;  1405-1409. 

XXIV.  Jean  II;  1437-1461. 

XXV.  Antoine;  1461-1479. 

XXVI.  Pons  II  de  Rang;  1482;  16  fé- 
vrier i5o8;  1627,  i536.  Il  était  en  même 
temps  sacristain  de  la  cathédrale  de  Nimes 
&  pourvu  du  prieuré  bénédictin  de  Saint- 
Germain  de  Calbert  (diocèse  de  Mende)  ; 
délégué  du  pape  pour  séculariser  l'abbaye 
de  Saint-Gilles,  il  promulgua  la  bulle  le 
1 1  mai  1539. 

XXVII.  Pierre  V  de  Pierrevive; 
1548. 

XXVIII.  bénigne  de  Mascharon  ou 
DeMachet,  de  famille  noble  (i556-i557); 
mort  le  8  février  1564,  &  enterré  au  cime- 
tière des  Innocents,  dans  le  tombeau  de  sa 
famille. 

XXIX.  Claude  de  Faucon,  neveu  de 
l'évêque  de  Carcassonne  du  même  nom; 
1 1  août  i565. 

XXX.  Jean  III  du  Bousquet;  1620. 

XXXI.  Etienne  du  Bousquet;  mort 
en  1678. 

XXXII.  Pierre  VI  du  Crousset;  1678: 
mort  en  170.'.. 


Note 
i3o 


Note 
i3o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 

Ahhéi  de  Villelongue^ , 


63i 


Note 
i3i 


XXXIII.  Louis  I  de  la  Petitière; 
nommé  par  le  roi  le  i"  novembre  1702; 
mort  en  1725. 

XXXIV.  Louis  II  François  de  Vivet 
DE  MoNCLUS,  grand-vicaire  de  Langres, 
nommé  par  le  roi  le  27  avril  1726;  plus 
tard  évèque  de  Saint-Brieuc.  [A.  M.J 


NOTE  CXXXI 

AJOUTÉE  PAR  LES    NOUVEAUX    ÉDITEURS. 

Ahhaye  de   Vlllelongue. 

(Diocèse  de  Carcassonne.) 

L'ABBAYE  de  Villelongiie  doit  son  ori- 
gine à  des  moines  de  Bonnefont,  qui 
vinrent,  vers  1148,  sous  la  conduite  d'un 
certain  Guillaume,  s'établirau  lieu  de  Com- 
pagne, dans  le  diocèse  de  ("arcassonne,  au 
confluent  du  Sor  &  du  Lampi.  Ce  lieu  était 
malsain  &  dans  une  situation  incommode; 
vers  ii65,  le  monastère,  devenu  de'prieuré 
abbaye,  fut  transporté  à  Villelongue,  qui 
appartenait  aux  moines  depuis  déjà  quel- 
que temps. 

Enrichie  par  les  seigneurs  voisins  &  par 
les  vicomtes  de  Carcassonne,  l'abbaye  fut 
d'abord  florissante  &  prit  probablement 
part  à  la  fondation  de  celle  de  Rieunette; 
elle  fut  exemptée  du  payement  des  dîmes 
par  les  évé([ues  du  diocèse,  s'enrichit,  grâce 
à  saint  Louis,  des  dépouilles  de  la  noblesse 
hérétique  du  pays,  &  reçut  de  Simon  de 
Montfort  la  ville  forte  de  Saint-Martin  le 
Vieil. 

Elle  ne  tarda  pas  à  s'affranchir  de  la 
domination  de  Bonnefont,  à  laquelle  elle 
obéissait  cependant  encore  en  1 165,  comme 
le  prouve  une  bulle  d'Alexandre  III  de  cette 
époque.  Sa  décadence  fut,  d'ailleurs,  assez 
rapide;  elle  fut  ruinée  au  seizième  sièclc- 
par  les  guerres  de  religion,  &  en  1790, 
quand  on  la  supprima,  elle  ne  renfermait 
plus  que  deux  religieux.  Depuis  le  sei- 
zième siècle,  on  y  conservait  le  rochct  de 
saint  Dominique  qu'on  y  avait  apporté  de 
Rieunette. 


Note 
i3i 


I.  Guillaume  I,  moine  de  Bonnefont, 
fut  le  véritable  fondateur  de  l'abbaye;  il 
la  gouverna  avec  le  simple  titre  de  prieur; 
tous  les  actes  l'appellent  Guillelmus  de  Com- 
panla;  les  donations  qu'il  reçut  des  sei- 
gneurs des  environs  comprirent  surtout 
les  terres,  les  bois  &  les  pâturages  situés 
entre  le  Sor  &  le  Lampi.  Il  paraît  dans  les 
actes  en  mai  1 149. 

II.  Arnaud  I,  auparavant  prieur  de 
Bonnefont,  devint,  en  juillet  ll5o,  prieur 
de  Compagne,  dont  il  était  abbé  au  mois 
d'août  de  l'année  suivante.  En  ii55, 
Rixende  lui  céda  toutes  ses  possessions  à 
Compagne;  il  paraît  jusqu'en  1159. 

III.  Guillaume  II  Arnaud,  moine, 
puis  abbé  de  Compagne;  paraît  en  août 
ii65,  date  de  la  cession  du  lieu  de  Ville- 
longue  par  Bernard  de  Laurac  &  ses  en- 
fants; au  mois  de  mars  suivant,  cession 
semblable  de  Raimond  de  Canavellas,  de 
Isarn-Jourdain  &  Bertrand  de  Saissac.  Il 
paraît  encore  en  1 167  &  1 169. 

IV.  Pierre  I,  1171,  reçoit  du  seigneur 
(i'Alzonne  le  droit  de  pâturage  au  lieu  de 
Bernassonne;  le  11  juillet  1174,  Isarn  de 
Castillon  lui  vend  pour  deux  cents  sous  de 
Melgueil  ses  droits  sur  Villelongue. 

V.  Guillaume  III  Raimond,  reçoit  en 
1 177,  une  donation  de  Raimonde,  fille  d'En- 
gilbert  de  Villelongue;  l'année  suivante, 
il  a  querelle  avec  Ug  Batala  au  sujet  des 
limites  de  Bernassonne,  Villelongue  &  Vil- 
leneuve; en  I  i8o,Othon,  évèque  de  Carcas- 
sonne, lui  donne  l'église  de  Saint-Jean  & 
Sainte-Marie  de  Villelongue  ,  exempte  de 
toutes  redevances  ou  impositions.  Vers 
1190,  il  régissait  les  domaines  de  l'abbaye 
voisine  de  Rieunette.  Il  paraît  encore  en 
II 96  &  en  1202;  à  cette  dernière  date,  il 
reçut  Pech-Aiidebcrt;  en  même  temps,  il 
construisait  le  monastère. 

VI.  Arnaud  II  reçut  de  Isarn  de  Cannes, 
en  l2o5,  le  tonlieu  de  Serra  Mejana;  en 
1208,  Bernard  &  Pons  de  Villeneuve  lui 

'  Sur  r.ibbnye  de  Villelongue,  la  collection  Dont 
renferme  tout  un  volume  (70),  qui  a  été  en  majeure 
partie  publié  par  Mahul,  dans  son  Cartulaire  de 
Carcassonne,  t.  I. 


NriTE 
i3i 


63: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


donnent  un  champ  à  Pech-Audebert.  La 
même  année,  il  reçoit  le  château  de  Saint- 
Martin-le-Vieil,  qui  lui  fut  concédé  défini- 
tivement par  Simon  de  Montfort  en  janvier 
1212  (V.  st.).  Eu  1219,  Revel  de  Palliac 
fonde  un  service  perpétuel  dans  l'abbaye 
pour  l'âme  de  ce  printe;  &  l'année  sui- 
vante, l'ancien  évêcjue  de  Carcasson:ie, 
Bernard,  lui  cède  la  moitié  des  dîmes  de 
Saint-Martin,  pour  subvenir  aux  frais  de 
la  construction  de  l'église  &  des  bâtiments 
claustraux;  cette  donation  fut  confirmée 
par  le  chapitre  de  Saint-Nazaire. 

VII.  Pierre  II  acquit,  en  1220,  de  Pierre 
Sanglier,  avec  l'assentiment  d'Amauri  de 
Montfort,  la  ville  de  Carlipa. 

VIII.  Pons  paraît  dans  une  charte  de 
Montolieu  du  18  juillet  1224. 

IX.  AlNARD,  connu  par  un  accensement 
du  7  mars  1236  (v.  st.);  en  1244,  Hugues 
de  Durfort  donne  un  champ  à  l'abbaye, 
pour  payer  l'entretien  d'une  lampe  perpé- 
tuelle devant  l'autel  de  la  Vierge,  pour  le 
salut  de  sa  femme  Riche,  enterrée  dans  le 
monastère.  La  même  année,  il  transigea 
de  nouveau  avec  les  seigneurs  de  Saint- 
Martin-le-Vieil.  En  1245,  il  obtint  de 
Louis  IX  la  possession  de  différentes  terres 
enlevées  aux  hérétiques.  Il  paraît  encore 
dans  plusieurs  inféodations  de  1247. 

X.  Vidal;  i256,  témoin  de  l'élection  de 
Bérenger,  abbé  de  la  Grasse;  au  mois  de 
juillet  de  la  même  année,  il  reçoit  une 
partie  des  leudes  de  Pech-Audebert.  Il 
transige  avec  l'abbé  de  Montolieu  pour 
leurs  limites  respectives  en  1262.  Paraît 
encore  en  1264  &  1266. 

XI.  Guillaume  IV  Pierre  était  abbé 
en  1267.  Le  22  décembre  1269,  il  transigea 
avec  le  bayle  du  roi  d'Aragon  à  Salses  pour 
une  garrigue  qu'il  possédait  en  cet  endroit; 
l'abbaye  renfermait  à  cette  époque  seize  re- 
ligieux, y  compris  l'abbé.  Guillaume  paraît 
encore  dans  des  hommages  de  1274  &  1276. 

XII.  AuGER;  paraît  de  1279  à  1286;  il 
faut  peut-être  l'identifier  avec  le  suivant. 

XIII.  AdémAR  reçut,  le  25  janvier  1287, 
l'hommage  de  Bernard  de  Saint-Martin; 
paraît  encore  en  1289  &  1290. 

XIV.  Raimond  nomme,  conjointement 
avec  les  vingt-quatre  religieux  du  couvent, 
un  procureur,  le  21  août  1291;  le  22  sep- 


tembre suivant,  il  se  reconnaît  tenu  de 
fournir  chaque  année,  au  chapitre  de  Car- 
cassonne,  les  pains  azymes  nécessaires  à  la 
consécration  des  hosties  à  Saint-Nazaire. 
Il  paraît  encore  en  1296  &  1297. 

XV.  Perpignan;  reçoit  un  hommage  en 
1299;   il  paraît  encore  en  i3o6  &  1809. 

XVI.  Pierre  III  Gras;  abbé  de  1314  a 
l3i7;  en  1814,  la  communauté  renfermait 
vingt-six  prêtres  &  moines. 

XVII.  Jean  I  Ainard;  reçut  en  i3i8 
l'hommage  des  consuls  de  Saint-Martin-le- 
Vieil. 

XVIII.  Raimond  II  d'Aur  fit  paréage, 
le  6  octobre  i325,  avec  les  commissaires  du 
roi  pour  la  ville  de  Saint-Martin-le-Vieil; 
il  paraît  encore  en  i332  &  en  i338;  à  cette 
date,  il  céda  au  roi,  moyennant  deux  cents 
livres,  une  partie  des  justices  de  Carlipa. 
Il  vivait  encore  le  8  mai  i338. 

XIX.  Bernard;  visite  &  réforme  l'ab- 
baye de  Rieunette,  soit  comme  délégué  de 
l'abbé  de  Cîteaux  ,  soit  comme  supérieur 
immédiat  de  ce  monastère  (1346,  1 1  juillet). 
Il  était  encore  abbé  en  i352. 

XX.  Jean  II  reçoit  un  hommage  pour 
Saint-Martin-le-Vieil  en  1367. 

XXI.  Pierre  IV  André,  d'abord  prieur 
de  Sainte-Marie  du  Mas-Garrigue  en  Rous- 
sillon,  membre  dépendant  de  Villelongue. 
En  1375,  il  dénombre  au  roi;  en  1377,  il 
lui  rend  hommage  pour  Saint-Martin.  Il 
paraît  encore  en  1379. 

XXII.  Jacques  I  de  la  Jugie;  nommé 
par  Urbain  VI  en  i38o-i38i  ;  vivait  encore 
en  1410. 

XXIII.  Pierre  V  prête  hommage  au  roi 
en  juillet  1428;  paraît  encore  en  I429. 

XXIV.  Jean  III  Martin,  nommé  dans 
une  sentence  du  11  mai  1431,  rendue  en 
faveur  de  Rieunette. 

XXV.  Pierre  VI,  1432-1438. 

XXVI.  Jean  IV  Garsias  reçoit  un  hom- 
mage en  1453;  prête  hommage  au  roi  en 
1454. 

XXVII.  Jean  V  de  Vendogne;  1475, 
abdiqua  avant  sa  mort,  arrivée  en  l5o8. 

XXVIII.  Antoine  Vacquier,  dernier 
abbé  régulier,  1488-1528;  dénombre  au 
roi  en  i5o4. 

XXIX.  Pierre  VII  de  Puimisson,  au- 
mônier de  la  reine,  abbé  commendataire 


NOTB 

i3i 


KOTE 

i3i 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


633 


Note 

l32 


(1528-1554);  S"  i55l,  il  était  vicaire  géné- 
ral de  Laurent  Strozzi,  évéque  de  Eéziers. 

XXX.  N.  DE  Porto  Carrero,  cardinal. 

XXXI.  Jacques  II  de  la  Jl'gie,  de  la 
famille  de  Rieux,  dans  le  diocèse  de  Nar- 
bonne,  prit  possession  au  commencement 
de  décembre  i585.  Homme  d'un  grand  sa- 
voir &  libéral,  il  réédifia  la  maison  abba- 
tiale, ruinée  par  les  guerres  civiles,  &  fut 
enterré  dans  l'église  en  1614. 

XXXII.  N.  DE  COUSTAUSSAN. 

XXXIII.  N.  DE  FOURQUEVAUX. 

XXXIV.  N.  DE  Montesquieu,  1634. 

XXXV.  Henri  de  Marcassus,  moine, 
puis  abbé  de  Villelongue,  eut  le  suivant 
pour  compétiteur  (i65o);  eut  avec  Cécile 
de  Noé,  abbesse  de  Rieunette,  un  long 
procès  qu'il  perdit;  céda  à 

XXXVI.  Jean  VI  de  Saint-Jean  de 
MOUSSOULENS,  mis  en  possession  par  arrêt 
du  conseil  privé  du  26  août  i653;  était 
aussi  abbé  de  Montolieu;  paraît  jusqu'en 
1680. 

XXXVII.  JoSEPH-VlDAL  DE  RoUX  DE 
MoNTBEL,  neveu  de  Raimond  Roux  de 
Revel,  archidiacre  de  Carcassonne,  prit 
possession  vers  i683. 

XXXVIII.  Urbain  de  Noé,  fils  de  Roger 
de  l'Ile  &  de  Marguerite  du  Puy,  docteur 
en  théologie,  chanoine  d'Auchj  abbé  le 
17  octobre  1723;  fut  député  par  le  clergé 
de  la  province  d'Auch  à  l'Assemblée  gé- 
nérale de  1725.  Echangea  l'abbaye  contre 
le  prieuré  de  Saint-Maurice  de  Senlis 
en  mars  1733. 

XXXIX.  N.  NovY  ,  nommé  par  le  roi  le 
12  mars  1733.  [A.  M.] 


NOTE  CXXXII 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Bonne/ont. 

(Diocèi»e  de  Comminges.) 

FILLEdeMorimont,de  l'ordre  de  Cîteaux, 
l'abbaye  de  Bonnefont,  dans  le  diocèse 
de  Comminges,  eut  pour  fondateurs  les 
seigneurs  de  Montpezat,  qui,  en  ii36,  don- 


nèrent à  l'abbé  de  Morimont,  Gaucher,  le 
lieu  de  Bonnefont,  dont  ils  avaient  la  pro- 
priété patrimoniale.  L'évêquede  Commin- 
ges, Roger,  eut,  suivant  l'acte  de  fondation, 
une  grande  partà  ce  premier  établissement. 
Ce  fut  lui  qui  décida  les  moines  à  y  rester 
malgré  sa  situation  incommode;  malgré 
les  efforts  de  l'abbé  de  l'Echelle-Dieu,  qui 
leur  avait  déjà  donné  un  nouvel  empla- 
cement dans  le  comté  d'Astarac,  ils  résolu- 
rent de  ne  point  quitter  Bonnefont,  dont 
les  bâtiments  n'étaient  encore  que  des 
chaumières  grossières.  Grâce  aux  efforts 
de  l'évéque  Roger,  grâce  aux  libéralités 
des  seigneurs  voisins  &  des  comtes  de  Com- 
minges, l'abbaye  ne  tarda  pas  cependant  à 
prendre  une  grande  extension,  &  bientôt 
elle  put  donner  naissance  à  de  nouveaux 
monastères,  Boulbonne,  Nizors,  Villelon- 
gue, Feuillans,  sans  compter  plusieurs  mai- 
sons religieuses  en  Espagne. 

Abbés  de  Bonnefont. 

I.  Basin,  premier  abbé,  envoyé  par  Gau- 
cher, abbé  de  Morimont,  pour  présider  à 
la  fondation  du  monastère  en  ii36;  reçut 
de  nombreuses  donations  en  1137. 

II.  Pierre  I  paraît  dans  une  donation, 
en  août  ii45;  la  même  année,  il  fonda  le 
monastère  de  Compagne,  dans  le  diocèse 
de  Carcassonne. 

III.  Bernard  I,  1146;  en  1147,  Bernard 
de  Soigs  lui  concède  l'usage  dans  ses  bois. 

IV.  Servat,  d'abord  prieur;  abbé  de 
1147  à  ii5o;  à  cette  dernière  date,  l'abbé 
de  Montolieu,  Bernard,  lui  céda  ce  qu'il 
possédait  au  lieu  de  Compagne. 

V.  Raimond  I,  ii5i-56;  en  ii52,  Eu- 
gène III  lui  accorde  une  bulle  de  pro- 
tection; en  ii53  ,  Raimond,  comte  de 
Toulouse,  lui  octroie  des  lettres  d'amor- 
tissement &  exempte  son  monastère  des 
droits  de  leude  &  de  péage  dans  ses  do- 
maines. 

VI.  AuGER  I,  1167;  paraît  encore  en 
1169,  testament  de  Gaillarde  de  Landorre, 
&  en  1160  (v.  st.). 

VII.  Pierre  II,  1164,  date  d'une  bulle 
d'Alexandre  III  en  sa  faveur;  ii65,  année 
où  Pons  de  Castillon  lui  donne  pour  Ville- 
longue  le  village  de  ce  nom.  En  ii65,  il  a 


Note 

l32 


Note 

|32 


634 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


avec  les  chevaliers  du  Temple  une  querelle, 
qui  ne  fut  apaisée  qu'en  1177;  en  1170, 
Ermengarde,  vicomtesse  de  Narbonne,  lui 
avait  délivré  des  lettres  d'amortissement. 
Vin.  Arnaud  I,  1173-1177. 

IX.  Guillaume  I  Raimond,  qui  s'ap- 
pelle quelquefois  simplement  Raimond  ou 
Guillaume,  1178-82. 

X.  Raimond  II  de  Saint-Béat  tran- 
sige, en  ii83,  avec  le  seigneur  d'Orbessan; 
paraît  encore  en  1188  &  1194;  en  iiçS, 
Amigues,  abbé  de  Rieux,  lui  donna  six 
vaches. 

XI.  Eudes,  1195-1196. 

XII.  Raimond  III,  1198. 

XIII.  Dominique,  1199-1204. 

XIV.  Guillaume  II,  décembre  i2o5, 
d'après  une  charte  d'Eudes  d'Aure. 

XV.  Vidal,  1207. 

XVI.  Guillaume  III,  1209-1217. 

XVII.  Raimond  IV,  1220-1227. 

XVIII.  Guillaume  IV,  1227. 

XIX.  Raimond  V  Seguier,  1228-1237. 

XX.  Arnaud  II  Roger,  1288;  devint 
plus  tard  évêque  de  Comminges. 

XXI.  Raimond  VI  Arnaud  d'OLSON, 
I25i  ;  eut  à  lutter  contre  un  compétiteur, 
nommé  Guillaume,  en  12625  Raimond 
l'avait  emporté  en  1255  &  1267,  date  d'une 
inféodation  au  comte  de  Comminges.  Pa- 
raît encore  en  1259. 

XXII.  Guillaume  V  Loup  d'Olson, 
1260-75. 

XXIII.  AuGER  II  DE  LA  Tour,  1276-83; 
à  cette  dernière  date,  il  approuva  un  pa- 
réage  entre  le  roi  &  l'abbé  de  Nizors. 

XXIV.  Bernard  II,  1287. 

XXV.  Raimond  VII  Arnaud  d'Olson, 
1289. 

XXVI.  Auger  III  DU  Falgar,  1289-96; 
à  cette  dernière  date,  il  s'accorde  avec 
l'évèque  de  Toulouse. 

XXVII.  Arnaud  III  Raimond  de  Saint- 
Paul,  i3oo-i3o7  ;  en  i3o3,  de  concert  avec 
le  comte  de  Comminges,  il  institue  un  juge 
à  Estelle. 

XXVIII.  Guillaume  VI  d'Aure,  pro- 
fesseur en  théologie;  l3l5-i327,  date  d'un 
hommage  au  comte  de  Comminges. 

XXIX.  Arnaud  IV  de  Marcafaba,  i33o- 
1348;  en  1 338,  il  reçoit  une  reconnaissance 
des  consuls  d'Estelle. 


XXX.  Bertrand  I  paye  les  droits  à  la 
chambre  apostolique  en  i36o. 

XXXI.  Arnaud  V,  i36i. 

XXXII.  Bernard  III,  i33i-i386. 

XXXIII.  Arnaud  VI,  1399;  en  1401,  il 
devient  abbé  de  Boulbonne. 

XXXIV.  Raimond  VIII  de  Canet, 
pourvu  par  Benoît  XIII  dans  la  huitième 
année  de  son  pontificat  (1402). 

XXXV.  Jean  I,  1407. 

XXXVI.  Vezias  (Vidianus),  1424. 

XXXVII.  Bertrand  II,  1459. 

XXXVIII.  Arnaud  VII  Guillaume  de 
Mauléon,  1476-1499. 

XXXIX.  Jean  II  de  Mauléon,  évèque 


Note 
i3i 


de  Commin 


ges; 


i5o3-i52o. 


XL.  Jacques  de  Rostaing,  conseiller 
&  aumônier  du  roi;  1567-1578. 

XLI.  Jean  III  Breton,  1595. 

XLII.  Jean  IV  d'Estrades,  évèque  de 
Condom,  fit  place  au  suivant 

XLIII.  Alexandre  de  Bordes. 

XLIV.  N.  de  Saint-Patre. 

XLV.  Antoine  de  Coust,  vicaire  géné- 
ral de  l'évêché  de  Condom;  1648;  meurt 
le  8  mars  1678. 

XLVI.  Charles-Henri  DE  Cassagnet 
DE  FlMARCON,  delà  famille  de  Narbonne; 
1678;  mort  le  8  octobre  1700. 

XLVII.  Jean  V  Jacques  de  Candau, 
vicaire  général  de  l'évèque  d'Oloron,  mort 
le  i5  mars  1706  ou  1707. 

XLVIII.  Bernard  IV  de  Poudenx,  évè- 
que de  Marseille;  mort  en  janvier  1709. 

XLIX.  Alphonse  de  Lansac,  vicaire 
général  de  Bayonne ,  nommé  le  5  avril 
1709.  [A.  M.] 


NOTE  CXXXIII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye    d'Eau  ne  s. 

(Dioccse  de  l~oulouse.) 

L'AIîbAYE  d'Eaunes,  dédiée  à  la  Vierge, 
était  située  à  quatre  lieues  de  Tou- 
louse, dans  un  vallon  agréable,  auprès 
de  Muret.  Elle  subsistait  déjà  en  ii5o,  & 


N0I  R 


NOTB 

i33 


NOTES  SUR  LHISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


635 


on  prétend  que  les  seigneurs  de  Montaut 
furent  ses  premiers  bienfaiteurs.  Les  cal- 
vinistes la  renversèrent  de  fond  en  comble 
au  seizième  siècle.  Fille  de  l'abbaye  de  Ber- 
dones,  elle  suivait  la  règle  de  Morimont. 

La  Bibliothèque  nationale  de  Paris  pos- 
sède un  petit  cartulaire  de  l'abbaye  d'Eau- 
nesdat.  iioi2),qui  renferme  seize  chartes, 
comprises  entre  les  années  ii5o  &  1167, 
&  relatives  aux  acquisitions  faites  par  l'ab- 
baye du  temps  des  abbés  ViJal,  Sanche  & 
Arnaud-Géraud. 

Voici  la  liste  des  abbés. 

Abbés  d'Eaiines. 

\.  Vidal  I  Raimond  paraît  comme  abbé 
dans  le  cartulaire  depuis  le  mois  d'avril 
ii5o  jusqu'au  mois  d'avril  11 53. 

H.  Sanche  L  U  reçut  en  ii58  &  ii63 
des  dons  considérables  pour  son  monas- 
tère. Auriol-Guillem  de  Ainis  &  Durand  de 
Molnario  comptèrent  alors  au  nombre  des 
bienfaiteurs  de  l'abbaye.  Il  figure  dans  le 
cartulaire  depuis  le  mois  de  mars  1161  jus- 
qu'au mois  d'août  ii63. 

III.  Arnaud  I  GÉRAUD,dont  les  auteurs 
du  Gallia  Christiana  ont  fait  deux  abbés, 
sous  les  noms  de  Géraud  &  d'Arnaud,  était 
déjà  abbé  en  1164.  Son  nom  figure  dans  le 
cartulaire  jusqu'en  1167.  Il  occupait  en- 
core le  siège  abbatial  d'Eaunes  en  1184;  il 
est  mentionné  dans  une  donation  faite 
cette  année  par  Assalit  de  Saint-Amans. 

IV.  AuGER  est  nommé  dans  une  charte 
de  l'an  1191,  relative  à  une  donation  faite 
par  Bombel  de  Saint-Amans.  Il  était  en- 
core abbé  d'Eaunes  en  1196. 

V.  Hugues  I  est  nommé  dans  des  char- 
tes des  années  1197  &  1200. 

VI.  Raimond  I  fut  son  successeur.  On 
trouve  son  nom  dans  des  actes  des  années 
i2o5  &  1209. 

VII.  Sanche  II.  Il  est  fait  mention  de 
lui  dans  une  donation  de  Pierre  de  Pré- 
ville,  en  1209. 

VIII.  Vidal  II,  en  1228  &  1229. 

IX.  Pierre  I,  on  1284. 

X.  Hugues  II  est  nommé  dans  une 
charte  de  l'abbaye  de  Bonnefont  de  l'an 
1239.  Il  mourut  avant  la  fin  de  cette 
année. 


XI.  GuARIN,  en  1289. 

XII.  Bernard  I,  1255-1257. 

XIII.  Jean  I,  1260. 

XIV.  Jacques  I,  1260-1263. 

XV.  Pons  du  Pui,  en  1265.  Dans  des 
notes  manuscrites  du  P.  Hyacinthe  Sermet, 
on  trouve  qu'en  1275,  Pons  du  Pui  fut 
arbitre  dans  le  différend  qui  existait  entre 
les  abbés  de  Calers  &  de  Boulbonne.  L'abbé 
Guarin  avait  déjà,  en  1239,  rempli  le  mémo 
office»  Pons  était  encore  abbé  en  1284. 

XVI.  Bertrand  de  Marasc  était  sur 
le  siège  abbatial  d'Eaunes  en  1286. 

XVII.  AzÉMARDE  Pins  est  nommé  dans 
des  chartes  des  années  1290,  1293,  1296. 

XVIII.  Bernard  II  de  Magra,  i3oo,  as- 
sista, en  i3o7,  à  la  translation  des  reliques 
de  saint  Antoine  au  monastère  de  Lézat. 

XIX.  Arnaud  II  de  Mariîs,  1324. 

XX.  Pierre  II  de  Foix,  i325. 

XXI.  Arnaud  III  de  Marc  ou  de  Ma- 
RASC,  déjà  indiqué  dans  quelques  docu- 
ments, en  i33o,  était  encore  abbé  d'Eaunes 
en  1343. 

XXII.  Arnaud  IV  de  Cabanac,  de 
i353à  i358. 

XXIII.  GuillaumeI  Arnaud,  en  i36o. 

XXIV.  Jacques  II  de  Vesca,  en  1374. 

XXV.  Etienne  I  de  Bartès,  i375. 

XXVI.  Etienne  II  Garin,  i388. 

XXVII.  Guillaume  II  Durand  est  in- 
diqué comme  abbé  d'Eaunes,  dans  des  docu- 
ments des  années  1406,  1407,  1414. 

XXVIII.  Jean  II,  en  1448,  1457,  1462. 

XXIX.  Jean  III  deTailhapède  paraît, 
en  1466,  1469  &  1478.  Il  mourut  en  1479, 
étant  aussi  abbé  de  l'Oraison-Dieu. 

XXX.  Jean  IV  de  Cazals  fut  aussi 
abbé  de  l'Oraison-Dieu.  Il  succéda ,  en 
1479,  au  précédent,  &  possédait  encore  le 
siège  d'Eaunes  en  1490. 

XXXI.  Jacques  III  de  Devese,  fut  son 
successeur.  Il  vivait  encore  en  i5oo  & 
même  en  i525. 

XXXII.  François  I  d'Authin  est 
nommé  dans  plusieurs  documents  des  an- 
nées i535,  i536,  1540;  vivait  encore  en 
i562. 

XXXIII.  Mathurin  de  Sabonière, 
abbé  de  l56o  à  1569  '. 

'  Une  Bible  (Bibliothèque   nationale,  manuscrit 


Note 
■  33 


Note 
i33 


636 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XXXIV.  François  II  de  Joyeuse,  car- 
dinal, en  iSçi  &  1606. 

XXXV.  Henri  I  de  Lorraine,  en  1620. 

XXXVI.  Henri  II  Autémart  ,  proto- 
notaire apostolique  en  1621. 

XXXVII.  François  III  de  Barthé- 
lémy de  Grammont,  i658.  Il  fit  rebâtir 
en  grande  partie  l'église  d'Eaunes,  ainsi 
que  l'atteste  cette  inscription  : 

M  HAS  AEDES  DEO  REDDIDIT  BARTHOLOMEOS  , 
QUAS  ADEMERAT  PENE  VETUSTAS,  QUIBUS  NON 
TAM  POSSESSOR  QUAM  RESTAURATOR  ACCESSIT,  PRO - 
FUTURUS  POTIUS  QUAM  FRUITURUS,  UT  ABBAS  HOC 
EGIT  RELIGIOSE,  UT  SENATOR  JUSTE,  UT  PATRITIUS 
SPLENDIDE.  VIDE  IN  VINDICATO  SUIS  E  RUINIS  COE- 
NOBIO  QUALIS  FUERIT  IN  PUBLICO  QUOD  EXERCE- 
BAT  CLERI  MINISTERIO.  PIETATEM  IN  CORDE  QUAM 
FOVERAT  ARCANAM,  EAM  IN  AEDE  FECIT  PUBLICAM 
NONIS  OCTOBRIS,  AN.  REP.   SAL.   M.   DC.   LXI.   » 

Il  fut  enseveli  dans  son  église  abbatiale, 
&  on  plaça  sur  son  tombeau  cette  épitapbe  : 
Ici  gist  François  de  Barthelemi  de  Grammont, 
seigneur  de  Beauvoir,  conseiller  au  parle- 
ment de  Tholose,  abbé  &  restaurateur  de  cette 
église  &  des  hâtimens  du  monastère.  Il  mourut 
l'an  1668,  le  22  octobre,  âgé  de  71  ans. 

XXXVIII.  François  ÎV  de  Barthé- 
lémy DE  Grammont,  évêque  de  Saint- 
Papoul,  neveu  du  précédent.  Il  posséda  les 
abbayes  d'Eaunes  &  de  Calers. 

XXXIX.  N.  DE  FoucAUD,  1717.  [E.  M.] 


Note 
.34 


NOTE  CXXXIV 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  Feuillans. 

(Diocèse  de  Rieux.) 

L'abbaye  de   Feuillans,  de   l'ordre  de 
Cîteaux,  fut  fondée  vers  1144,  dans  la 
partie  du  diocèse  de  Toulouse  qui  forma 

latin  n.  22),  écrite  un  peu  avant  1284  &  dont 
M.  L.  Delisle  a  donné  la  description  ',  paraît  avoir 
appartenu  à  Mathurin  de  Sabonière.  On  lit,  en 
effet,  sur  un  feuillet  de  garde  :  «  Qui  me  inveniet 
ad  Jominum  Mathurinum  de  Saivonieres  oportet  me 
revertere.  » 

'.  Note  sur  le  catalogue  général  des  manuscrits  des 
bibliothèques  des  départements.  Janvier  1873,  in-S",  p.  10. 


plus  tard  celui  de  Rieux,  sous  le  nom  de 
Notre-Dame  de  la  Clarté-Dieu,  dans  la 
forêt  de  Feuillans,  par  les  religieux  de  la 
Creste,  au  diocèse  de  Langres.  Mais,  à 
cause  de  son  trop  grand  éloignement,  elle 
fut  soumise,  dans  la  suite,  à  l'abbaye  de 
Bonnefont,  affiliée  à  Morimont.  Elle  de- 
vint, au  seizième  siècle,  chef  d'une  con- 
grégation réformée  de  l'ordre  de  Cîteaux, 
qui  prit  son  nom. 

Voici  la  suite  de  ses  abbés. 

Abbés  de  Feuillans. 

I.  Rainulfe  I  ou  Arnulfe  est  indiqué 
dans  une  charte  de  l'an  1145. 

II.  Bernard  I,  en  ii56. 

III.  Guillaume  I.  Il  est  nommé  dans 
des  titres  des  années  1163&1164;  soumit 
son  monastère  à  l'ordre  de  Cîteaux.  Il 
transigea,  l'an  1167,  avec  Pierre,  abbé  de 
Bonnefont. 

IV.  Raimond  I  est  nommé  dans  une 
donation  faite  en  11 74,  par  Bernard  Gros 
de  Ravidan. 

V.  ThibAUD  I  est  nommé  dans  une 
charte  de  l'abbaye  de  Bonnefont,  de  l'an 
1179,  &  dans  une  autre  de  1182.  Il  obtint 
de  Grégoire  VIII,  en  1187,  la  protection 
du  Saint-Siège  &  la  confirmation  des  pos- 
sessions de  l'abbaye;  il  vivait  encore  au 
mois  de  mai  1202. 

VI.  AlMON  I,  I2o3. 

VII.  AUGER  I,  I205. 

VIII.  AlMON  II  est  indiqué  dans  des 
actes  des  années  1206  &  1208. 

IX.  Rainulfe  II,  abbé  en  1209  au  mois 
de  janvier,  ou  1210  (n.  st.). 

X.  Thibaud  II,  en  1211  au  mois  de  juin. 

XI.  Martin  ou  Martial  de  Saint- 
Félix,  1211. 

XII.  AiMON  III,  I2i3.  Le  6  septembre 
de  l'année  suivante,  il  reçut  une  donation 
de  Guillem  de  Seysses. 

XIII.  Guillaume  II,  1214. 

XIV.  Raimond  II,  en  1216  &  1217. 

XV.  Arnaud  I,  de  121 7  à  1221. 

XVI.  Pierre  I,  1221. 

XVII.  Arnaud  II,  1222;  il  obtint  à 
cette  date,  du  comte  de  Toulouse,  une 
charte  en  faveur  des  possessions  de  son 
abbaye. 


Note 
I  34 


Note 
.34 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  63/ 

XLV.  Arnaud  VII  de  Calvana,  de  1462 


XVIII.  Albert,  en  1225,  au  mois  d'avril. 

XIX.  AuGER  ou  Oger  II,  octobre  1226, 
&  1226. 

XX.  Alphonse  posséda  l'abbaye  de 
Feuillans,  de  i23i  à  juin  1239. 

XXI.  Arnaud  III  de  Brantaléon , 
1240. 

XXII.  Mathieu  ou  Martin  de  Saint- 
Félix  occupait  le  siège  abbatial  en  1242, 
&  encore  eu   1246  au  mois  de  juin. 

XXIII.  Arnaud  IV  Garcias  en  1249. 

XXIV.  Thibaud  III,  i25o. 

XXV.  Guillaume  III  d'Aure,  en  1252. 

XXVI.  AuGER  ou  Oger  III,  i255,  au 
mois  de  juin.  Il  vivait  encore  en  1266. 

XXVII.  Arnaud  V  Garcias,  de  1269  a 
1271. 

XXVIII.  Arnaud  VI  Garcias  était  abbé 
en  1272.  L'année  suivante,  il  transigea  avec 
le  seigneur  de  Ravidan. 

XXIX.  Auger  ou  Oger  IV,  1275. 

XXX.  Jean  I  de  Bologne,  déjà  abbé 
en  1275,  l'était  encore  en  1279. 

XXXI.  Bonhomme,  1281. 

XXXII.  Eudes  de  Cazaux,  de  1285  à 
1324. 

XXXIII.  Arnaud  VII  Guillaume  de 
Villamolle,  i328-i332. 

XXXIV.  Guillaume  III  Arnaud  de 
FalgAR,  abbé  en  i339,  mourut  en  1348. 

XXXV.  Raimond  III  Aton  de  Ses, 
était  abbé  de  Feuillans,  au  mois  de  juillet 
1348. 

XXXVI.  G.  est  nommé  dans  la  charte 
de  fondation  du  monastère  de  l'Abondance- 
Dieu  {Abundantia-Dei),  de  i353. 

XXXVII.  Jean  II  de  Falgar,  en  i355 
&  jusqu'en  iSâg. 

XXXVIII.  Bernard  II  de  Calmon, 
1368. 

XXXIX.  Jean  III  de  Torneci,  1400. 
XL.  Jean  IV  de  Pequaymond  ou  de 

Pegaresse,  1420-1421. 

XLI.  Jean  V  de  Poyane,  en  1428. 

XLII.  Jean  VI  de  Pequaymond,  de 
1433  à  1437. 

XLIIl.  Sanche  de  Lagoussan,  abbé 
en  1450,  résigna  son  bénéfice  en  1455. 

XLIV.  Jacques  Clerc,  dit  le  Bourgui- 
gnon, se  démit  le  25  mars  1462,  après  avoir 
possédé  l'abbaye  pendant  sept  ans  &  six 
mois. 


NOTB 
■  34 


à  1493. 

XLVI.  Jean  VII  de  Morario,  docteur  en 
droit  canon,  fut  abbé  de  Feuillans,  de  1493 
à  1498. 

XLVII.  Guillaume  IV  de  Bonneval, 
en  1499  &  en  octobre  i5oo. 

XLVIII.  Pierre  II  de  Trilhe,  i5o5, 
i5o6, 1607. 

XLIX.  Pierre  III  de  Caupène  était 
abbé  en  i5i6j   il  mourut  le  6  septembre 

1322. 

L.  Jean  VIII  Bernard  d'Abbadie  ou 
DE  LabADIE  (de  Abbatia)  ,  ancien  prieur 
claustral,  fut  élu  le  19  novembre  i522; 
était  encore  abbé  en  i537. 

LI.  Bernard  III  d'Ornezan,  évèque 
de  Lombez,  abbé  de  Nizors,  prit  possession 
en  1539. 

LU.  Charles  I  de  Crussol,  fils  de 
Charles  de  Crussol,  vicomte  d'Uzès,  &  de 
Jeanne  Galiot  de  Ginouillac,  fut  nommé 
en  i55o;  il  n'obtint  point  ses  bulles  &  rési- 
gna en  faveur  du  suivant,  par  permission 
du  roi,  le  17  février  i562. 

LUI.  Jean  IX  de  la  Barrière,  des 
environs  de  Saint-Ceré,  dans  le  diocèse  de 
Cahors,  issu  d'une  famille  noble,  eut,  par 
cession  de  Charles  de  Crussol,  l'abbaye  de 
Feuillans  en  i562.  Il  obtint  ses  bulles  le 
25  avril  1564,  &  prit  possession  le  i5  juil- 
let i565.  «  Il  était  élève  du  célèbre  d'Ossat, 
depuis  cardinal,  dit  un  auteur  moderne',  & 
il  garda  cette  abbaye,  en  commende,  jus- 
qu'à l'année  i573  où,  touché  de  la  grâce,  il 
résolut  de  quitter  le  monde  &de  régulariser 
son  monastère;  on  le  vit,  quelque  temps 
après,  faire  sa  profession  solennelle  dans 
l'abbaye  d'Eaunes,  au  diocèse  de  Toulouse. 
Il  se  rendit  ensuite  à  Feuillans  &  trouva 
cette  maison  dans  un  état  de  relâchement 
difficile  à  décrire.  La  proposition  qu'il  fit 
de  sa  réforme  fut  rejetée  avec  hauteur  par 
des  religieux  qui  passaient  leur  vie  dans 
l'oisiveté  &  la  mollesse.  Découragé ,  le 
pieux  abbé  forma  le  projet  de  se  retirer 
dans  une  profonde  solitude;  mais  d'Ossat, 
à  qui  il  avait  communiqué  ce  dessein,  ra- 
nima son  courage  &  donna  de  grands  élo- 

'  M.  l'abbé  A.  Salvan,  Histoire  de  saint  Satw- 
nin,  p.  3i  I   &  suiv. 


NOTB 

"34 


638 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ges  à  sa  vertu.  Jean  de  la  Barrière  céda  aux 
conseils  de  son  ancien  maître,  &  la  réforme 
fut  établie  à  Feuillans.  Tous  les  anciens 
religieux  abandonnèrent  l'abbaye,  &  l'abbé 
se  trouva  seul  au  milieu  de  cette  maison. 
En  1677,  il  réunit  des  novices,  &  en  peu 
d'années,  il  se  trouva  à  la  tête  de  cent  cin- 
quante religieux.  Tout  ce  qu'on  raconte  de 
la  vie  des  anciens  pères  du  désert  se  trouva 
retracé  à  Feuillans.  Dix-buit  onces  de 
pain  par  jour,  des  légumes,  des  fruits  &  de 
l'eau  pure,  étaient  la  seule  nourriture  des 
religieux  ;  ils  prenaient  leur  repas  à  terre, 
marchaient  nu-pieds,  &  couchaient  sur  la 

dure Ce  moiiastère  devint  bientôt  une 

maison  accusatrice  pour  l'ordre  deCîteaux  : 
l'orage  éclata  de  toutes  parts;  mais  la  vertu 
du  saint  abbé  triompha  de  tous  les  obsta- 
cles, &  le  pape  Grégoire  XIII  le  soutint  de 
son  autorité.  Le  roi  de  France,  Henri  III, 
lui  demanda  soixante  religieux  pour  peu- 
pler un  nouveau  monastère  à  Paris,  &  Jean 
de  la  Barrière  partit  pour  la  capitale  à  la 
tète  de    sa   colonie.  On  fit  ce    voyage    à 

pied  &  en  chantant  des  psaumes Après 

la  fondation  du  monastère  de  Paris,  l'abbé 
de  Feuillans  partit  pour  Rome,  où  il  tint 
un  chapitre  général  de  son  ordre,  dans 
lequel  ses  nouvelles  constitutions  furent 
approuvées.  Il  mourut  dans  le  monastère 
de   Saint-Bernard    de    Rome,   le    25    avril 

1600 Ses  funérailles  furent  si  belles  que 

l'on  disait  depuis  en  proverbe  ;  —  On  ne 
vous  fera  pas  d'aussi  belles  funérailles  qu'à 
l'abbé  de  Feuillans.  Sa  tête  &  son  cœur 
furent  transportés  dans  son  monastère.  En 
1793,  la  caisse  qui  les  renfermait  ayant  été 
transférée  à  Toulouse,  &  mise  dans  l'Hôtel- 
de-Ville,  un  ancien  serviteur  de  la  mai- 
son de  Feuillans  fut  averti  de  l'existence 
de  ce  dépôt;  après  bien  des  sollicitations, 
il  eut  le  bonheur  d'obtenir  ces  restes  pré- 
cieux, &  il  les  garda  avec  soin.  Plus  tard, 
l'ancien  prieur  de  l'abbaye  de  Feuillans, 
D.  Claude  Papillon,  les  fit  placer  dans 
l'église  de  Saint-Sernin,  près  de  la  chapelle 
de  N.-D.  de  Bonnes-Nouvelles,  où  ils  sont 
encore.  » 

LIV.  Jean  X  DE  Vallades  fut  pourvu 
de  l'abbaye,  après  la  mort  du  précédent, 
en  1600,  &  se  démit  en  1609. 

LV.  Marc-Antoine  Monier,  1610. 


LVI.  Jean  XI  de  Sainte-Malachie, 
1611. 

LVII.  Jean  XII  de  Saint-Guilleh, 
1614-1617. 

LVIII.  Charles  Lausan  de  Sainte- 
Marie,  de  1620  à  1622. 

LIX.  Mathieu  I  de  Saint-Gérard, 
1625. 

LX.  Charles  ViALARD  de  Saint-Paul, 
en  1628.  Ce  fut  le  premier  des  abbés  de 
Feuillans  qui  fut  revêtu  de  la  dignité  de 
supérieur  général  de  l'ordre  des  Feuil- 
lans. 

LXI.  Charles  Lausan  de  Sainte- 
Marie,  1634. 

LXII.  Charles  Vialard  de  Saint- 
Paul,  1687. 

LXI  II.  Mathieu  II  Maillos  de 
Saint-Gérard,  1648. 

LXIV.  Arnaud  VIII  Trapier  de 
Saint-Benoit,  1649. 

LXV.  Mathieu  III  Maillos  de  Saint- 
Gérard,  1654. 

LXVI.  Arnaud  IX  Boc  de  Saint- 
Bernard,  1660. 

LXVII.  COSME-ROGER  DE  SAINT-Mi- 
CHEL,  1666  &  1669. 

LXVIII.     PIERRE-ROGER     DE     SAINT- 

François,  1672. 

LXIX.  Jean  XIII  David  Toutsens,  de 
1678  à  1680. 

LXX.  Jean  XIV  Baptiste  Pradillon 
de  Sainte-Anne,  obtint  l'abbaye  en  1681, 
il  mourut  en  1689. 

LXXI.  Antoine  Fremicour  de  Saint- 
Benoit,  1687. 

LXXII.  Jean  XV  Briard  de  Saint- 
François  DE  Sales  monta  sur  le  siège 
abbatial  en  1689;  il  mourut  en  1699. 

LXXIIl.  Jean  XVI  Baptiste  Pradil- 
lon DE  Sainte-Anne,  1699.  11  fit  faire 
beaucoup  de  constructions  dans  le  monas- 
tère, &  mourut  à  Paris  dans  la  maison  de 
la  rue  Saint-Honoré ,  le  17  septembre 
1701,  âgé  de  soixante  &  un  ans. 

LXXIV.  Nicolas  de  Sainte-Scolasti- 
QUE,  au  mois  d'août  1702. 

LXXV.  Jean  XVII  Granier  de  Saint- 
Ignace,  1705. 

LXXVI.  Louis  de  Saint-Come  Pala- 
RiN,  1711. 

LXXVII.  N.  Dorât,  1767.  [E.  M.] 


Note 
I  34 


Note 
■  35 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


639 


NOTE  CXXXV 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Ahhaye  de  Chamhons. 

(Dioccse  de  Viviers.) 

L'abbaye  de  Chambons,  à  trois  lieues  de 
Langogne,  dans  le  Vivarais,  fut  fondée 
par  Guillaume  de  Born,  chevalier,  en  1 152; 
largement  dotée  &  peuplée  de  moines  cis- 
terciens tirés  des  abbayes  de  Sénenques,  au 
diocèse  de  Cavaillon,  &  de  Mazan,  au  dio- 
cèse de  Viviers,  elle  jouit  toujours  d'une 
assez  grande  prospérité,  &  au  dix-huitième 
siècle,  ses  revenus  s'élevaient  encore  à 
plus  de  vingt  mille  livres. 

Abbés  de  Chambons  \ 

ï.  Pierre  I  Geoffroi,  premier  abbé 
&  fondateur  du  monastère,  en  iiSi,  avait 
d'abord  été  religieux  de  l'abbaye  de  Loc- 
Dieu,  au  diocèse  de  Rodez. 

II.  Bernard  I  Durand,  d'abord  prieur, 
succéda  à  Pierre  I  dans  le  gouvernement 
de  l'abbaye  de  Chambons.  Guillaume  de 
Randon  &  ses  frères  lui  donnèrent  tout  ce 
qu'ils  possédaient  au  lieu  de  Chabrollières  : 
cette  donation  lui  fut  confirmée  en  ii55. 
Armand  de  Polignac  lui  donna  aussi  en 
fief  deux  métairies,  libéralité  que  son  ne- 
veu, Pons  de  Montlaur,  confirma  en  ii83. 
L'abbé  Bernard  siégeait  encore  en  iiSç. 

III.  Guillaume  I,  abbé  en  ii63.  Cette 
année  il  obtint  de  Pierre  IV,  évêque  du 
Puy,  la  terre  du  Rouzet. 

IV.  Pierre  II  du  Méreuil,  succéda  à 
Guillaume  en  1173.  Le  seigneur  Pons  de 
Doschis,  de  Duobus  Canibus,  lui  donna, 
en  1180,  le  village  de  Nausac  &  plusieurs 
autres  biens,  à  condition  que  les  religieux 
lui  accorderaient  la  sépulture  dans  leur 
monastère  &  des  prières  pour  le  repos  de 
son  âme.  On  voyait  le  tombeau  de  ce  Pons, 

'  Nous  devons  la  liste  des  abbés  de  Chambons, 
qui  suit,  à  l'obligeance  de  M.  l'abbé  Rouchier, 
chanoine  honoraire  de  l'église  de  Viviers,  auteur, 
déjà  cité,  de  VHittoire  du  Vivarais. 


avec  ses  armes  portant  deux  chiens  pour 
emblèmes,  dans  le  cloître,  à  l'entrée  de 
la  salle  du  chapitre.  En  1181,  Aldebert, 
évêque  de  Mende,  ajouta  à  cette  dona- 
tion l'église  même  de  Nausac  &  ses  dépen- 
dances. 

V.  Pierre  III  Adémar,  abbé  en  1182. 
Il  fit  beaucoup  d'acquisitions  pour  son  ab- 
baye dont  il  avait  été  cellérier.  Sous  son 
gouvernement,  Pierre  Chabaud,  prêtre,  & 
un  autre  Pierre,  son  neveu,  se  donnèrent, 
en  1182,  à  Notre-Dame  de  Chambons  avec 
tout  ce  qu'ils  possédaient.  En  ii85,  Artaud 
de  Malet  se  fit  aussi  religieux  de  ce  monas- 
tère &  lui  apporta  des  biens  considéra- 
bles. Eu  1198,  Richard,  chapelain  de  Saint- 
Etienne,  lui  donna  la  moitié  des  dîmes  del 
Cros,  &  l'année  d'après,  Pierre  de  Vengeria 
lui  céda  l'autre  moitié  des  mêmes  dîmes. 

VI.  Pierre  IV  de  la  Chapelle,  abbé 
en  1202. 

VII.  Pierre  V  Aimar  transigea,  en 
1212,  avec  Guarin  de  Born  &  Vierne, 
veuve  de  Guillaume  de  Born. 

VIII.  Arnaud,  abbé  en  1219  &  en  1228. 

IX.  Guillaume  II,  abbé  en  i23o. 
Etienne,  archiprêtre  de  Saint-Bonet,  avec 
plusieurs  de  ses  clercs  &  paroissiens  lui 
donna,  du  consentement  de  Raimond- 
Amauri,  évêque  de  Nimes,  les  dîmes  du 
domaine  de  Chavalet  &  un  pré  situé  près 
de  Javiac. 

X.  Eble,  abbé  en  1248.  C'est,  peut- 
être,  le  même  personnage  qu'Eble,  fils  de 
Guillaume  Eblon,  qui  se  donna,  ainsi  que 
tous  ses  biens,  à  Dieu  &  à  Notre-Dame  de 
Chambons,  comme  on  le  voit  dans  le  car- 
tulaire. 

XI.  Pierre  VI  de  la  Chapelle  reçut, 
en  1256,  la  moitié  d'une  métairie,  située 
au  lieu  de  Loubaresse,  dont  noble  Hugues 
de  Loubaresse  lui  fit  donation  pour  son 
fils,  qui  était  convers  dans  le  monastère  de 
Chambons.  Pierre  VI  éiait  encore  abbé  en 
1266. 

XII.  Mathieu  de  la  Trau,  de  Trabe, 
abbé  en  1270,  transige,  au  mois  de  novem- 
bre 1273,  avec  Guillaume  de  la  Roue,  évê- 
que du  Puy  &  en  cette  qualité  seigneur  du 
château  de  Cayres,  de  Cadrîs,  sur  les  droits 
de  suzeraineté  &  de  justice  attachés  au 
fief  de  la  Grange  du  Rouzet;  elle  apparte- 


NOTE 

i35 


Note 
i35 


640 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


liait  à  l'abbaye  de  Chamboiis,  mais  était 
située  sur  les  mouvances  du  château  de 
Cayres. 

XIII.  Pons  de  laTrau,  de  Trabe,  abbé 
en  1298.  Il  acquit  de  grands  biens  pour 
l'abbaye.  En  i3i5,  des  difficultés  s'élevè- 
rent entre  lui  &  Aymon  de  Montlaur, 
chevalier  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  com- 
mandeur de  Lavilate,  au  sujet  des  pâtura- 
ges &  usages  forestiers  que  les  barons  de 
Montlaur  avaient  concédés  à  l'abbaye  de 
Chambons  dans  les  bois  dépendants  du 
mandement  de  leur  château  de  Mayres; 
l'abbé  Pons  revendiquait  exclusivement 
ces  usages  &  facultés  pour  son  abbaye;  le 
commandeur  y  prétendait  pour  sa  grange 
de  Chalm-Aymar ;  il  y  eut  un  compromis, 
passé  au  mois  d'août  i3i6,  entre  les  deux 
parties,  à  la  suite  d'un  arbitrage  fait  par 
deux  officiers  de  la  cour  de  justice  du 
baron  Gui  de  Montlaur.  Pons  siégeait 
encore  en  iSiç,  car  le  19  juillet  de  cette 
année,  il  transigea  avec  noble  Pierre 
Falcon,  seigneur  de  Pradelles,  pour  cer- 
tains biens  situés  sur  la  paroisse  de  Saint- 
Alban,  que  ce  seigneur  tenait  en  fief  de 
l'abbaye. 

XIV.  Pierre  VII  Rostaing,  abbé  de- 
puis l'an  1329  jusqu'en  i358.  Il  fit  aussi 
plusieurs  acquisitions  pour  l'abbaye. 

XV.  Pierre  VIII  ue  Sampzon  de  l'il- 
lustre &  ancienne  famille  des  seigneurs  de 
Sampzon,  abbé  en  iSSg.  Il  reçut  cette 
année  l'hommage  &  le  dénombrement  des 
divers  fiefs  tenus  de  l'abbaye  dans  la  pa- 
roisse de  la  Blachère. 

XVI.  Armand  de  Spalet,  abbé  en 
i365&  1367. 

XVII.  Etienne  Garnier,  en  1374  & 
1389. 

XVIII.  Pierre  IX  Ayn  fut,  en  1395, 
nommé  commissaire  à  l'abbaye  de  Mazan, 
par  Jacques,  abbé  de  Cîteaux. 

XIX.  Pierre  X  Richard,  abbé  en  1409 
&  1435. 

XX.  Jean  de  la  Roque,  dernier  abbé 
régulier.  Il  fit  bâtir  la  salle  du  chapitre  & 
plusieurs  édifices  tant  dans  l'enceinte  du 
couvent  que  sur  les  domaines  de  l'abbaye. 
Il  siégea  depuis  1438  jusqu'en  1476. 

XXI. 
meudataire  en  14B7. 


XXII.  Guillaume  III  de  Joyeuse,  abbé 
commendataire  en  i5oi,  évèque  d'Alet.  Il 
fonda  la  messe  des  Anges,  qui  devait  être 
célébrée  tous  les  trois  ans,  comme  on  le 
voit  par  son  testament  du  16  septembre 
i55i. 

XXIII.  François  de  Joyeuse,  cardi- 
nal-archevêque de  Toulouse,  i552. 

XXIV.  Henri  1  de  Lorraine,  abbé 
commendataire  en  1616.  Il  avait  à  peine 
trois  ans  lorsqu'il  fut  pourvu  de  ce  béné- 
fice devenu  vacant  par  la  mort  du  cardinal 
François  de  Joyeuse.  En  attendant  qu'il 
fût  en  âge  de  recevoir  la  tonsure,  l'admi- 
nistration de  l'abbaye  de  Chambons  fut 
confiée  au  R.  P.  de  Bérulle.  C'est  pendant 
son  administration  que  fut  bâti  le  chœur 
de  l'église  abbatiale. 

XXV.  Louis  de  Chaumejean  de  Tou- 
RILLE,  abbé  d'Hautvillers.  Il  fut  nommé 
abbé  de  Chambons  en  1642  &  prieur  de 
Langogne  en  1672.  Il  mourut  le  9  janvier 
1706. 

XXVI.  Henri  II  François-Xavier  de 
Belzunce  de  Castelmoron,  évéque  de 
Marseille,  abbé  commendataire  de  Cham- 
bons depuis  1706  jusqu'en  1755.  Il  donna 
à  l'église  de  Chambons  un  autel  en  marbre 
très-riche  qui,  après  la  ruine  du  monas- 
tère, fut  transporté  dans  l'église  de  Saint- 
Etienne  de  Lugdarès,  où  il  sert  encore 
aujourd'hui  de  maître-autel. 

XXVII.  René -Joseph- Marie  de 
GoUYON  de  VanrouAULT,  nommé  abbé 
commendataire  le  24  septembre  1755.  Il  fit 
procéder,  le  16  novembre  1756,  contradic- 
toirement  avec  les  commissaires  nommés 
par  les  directeurs  de  l'hôpital  de  la  Misé- 
ricorde de  la  ville  de  Marseille,  comme 
héritier  de  monseigneur  Henri -François- 
Xavier  de  Belzunce  de  Castelmoron,  évéque 
de  Marseille,  son  prédécesseur  dans  l'ab- 
baye de  Chambons,  à  la  vérification  &  à 
l'inventaire  des  biens  &  droits  du  monas- 
tère. En  1763,  il  fut  nommé  évèque  de 
Saint-Pol  de  Léon,  mais  il  n'en  conserva 
pas  moins  l'administration  de  l'abbaye  jus- 
qu'à sa  mort,  arrivée  en  1776.  Il  ne  fut 
pas  remplacé,  &  le  monastère  resta  en 
économat  jusqu'en  1790. 


Note 
i35 


Charles  de  Joyeuse,  abbé  com- 


Note 
i36 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


641 


NOTE  CXXXVI 

AJOUTÉE   PAR   LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Bonnecombe, 

(Diocèse  de  Rodez.) 

L'abbaye  de  Bonnecombe,  située  dans  le 
diocèse  de  Rodez,  fut  fondée  par  Rai- 
mond,  comte  de  Toulouse,  &  Hugues,  évè- 
que  de  Rodez,  en  1162,  comme  l'atteste  un 
fragment  de  martyrologe  rap])orté  par  Bo- 
nal,  dans  ses  manuscrits  sur  l'histoire  des 
comtes  de  Rouergue.  Affiliée  à  Cîteaux, 
de  la  famille  de  Clairvaux,  elle  eut  pour 
premiers  religieux  des  moines  de  Caiideil. 
Ses  principaux  bienfaiteurs  furent  les  sei- 
gneurs des  environs.  Panât,  Cervière,  &c., 
&  les  comtes  particuliers  de  Rodez,  dont 
ses  archives  contenaient  de  nombreuses 
chartes.  Elle  tomba  promptement  en  déca- 
dence, &,  dès  le  milieu  du  quinzième 
siècle,  elle  fut  abandonnée  aux  abbés  com- 
mendataires. 

Abbés  de  Bonnecombe^ . 

I.  Matfred  célébra,  en  1166,  la  pre- 
mière messe  du  Saint-Esprit  dans  l'ab- 
baye, de  concert  avec  Gauzbert,  abbé  de 
Candeil  ;  en  1168,  il  reçut  de  Bermond, 
seigneur  d'Uzès,  un  revenu  de  vingt  quar- 
tauts  d'huile  sur  les  oliviers  de  Posquières. 
En  1170,  Hugues  de  Panât  lui  donne  plu- 
sieurs mas  dans  le  Rouergue. 

II.  Guillaume  I,  abbé  de  1171  à  ii75; 
en  1171,  donation  de  Hugues  de  Panât; 
l'année  suivante,  donation  de  Raimond  de 
Cervière. 

III.  Hugues  I,  1175-1179;  en  1178, 
Hugues,  comte  de  Rouergue,  &  sa  femme 
Agnès,  lui  donnent  les  villages  de  Ma- 
selx.  Bordels  8f  Magren.  Le  24  mars  1179, 
Alexandre  III  lui  accorde  une  pancarte 
confirmative  de  tous  les  biens  &  privilèges 

'  La  lisie  des  abbés  de  Bonnecombe  donnée  par 
le  Gaîlia  Chriitiana  étant  établie  sur  les  chartes 
copiées  dans  la  collection  Doat,  nous  n'avons  pu 
la  modifier  que  dans  certains  détails. 


de  l'abbaye;  la  même  année,  nouvelle  do- 
nation du  comte  de  Rouergue, 

IV.  Pons  I,  1181-1182;  en  11 81,  donation 
de  la  paroisse  d'Iz,  par  Hugues,  comte  de 
Rodez. 

V.  Rainulfe,  1182-1184;  en  1182,  le 
comte  de  Rouergue  lui  donne  le  village  de 
Beaulieu. 

VI.  Bertrand  I,  1184-1198;  en  1187, 
il  obtient  du  comte  de  Rouergue  une 
exemption  des  droits  de  leude  &  de  péage; 
en  1194,  l'évèque  de  Rodez,  Hugues,  mé- 
nage entre  lui  &  les  templiers  de  son  dio- 
cèse une  transaction  au  sujet  des  offrandes 
de  plusieurs  paroisses. 

VII.  Arbert,  1199-1200;  en  1199,  l'évè- 
que &  le  comte  de  Rodez  l'exemptèren' 
de  tout  subside  pour  la  pezade. 

VIII.  Bertrand  II,  1200-1208. 

IX.  GÉRAUD,  i2o5-i2i5;  en  1206,  dona- 
tion de  Oalric  de  Belcastel;  en  1210,  le 
comte  de  Rouergue,  Henri,  lui  donne  le 
village  de  Cairaguet. 

X.  Amblard,  août  1217-1221;  en  1217, 
l'évèque  &  le  comte  de  Rodez  ménagèrent 
un  accord  entre  lui  &  Bernard  d'Arpajon 
au  sujet  du  village  de  Magren. 

XI.  Bernard,  1222-1225;  en  1222,  le 
comte  de  Toulouse,  Raimond,  lui  donna 
droit  de  pacage  dans  ses  domaines,  &  lui 
accorda  des  lettres  d'amortissement. 

XII.  Hugues  II,  mars  1226. 

XIII.  Guillaume  II,  i23o-i236;  en 
i23o,  le  comte  de  Toulouse  lui  accorde 
l'usage  dans  ses  forêts. 

XIV.P.OzEMBEL,  1240 au  i5  avril  i253; 
en  1242,  le  comte  de  Toulouse  lui  accorde 
des  lettres  d'amortissement;  en  1244,  Inno- 
cent IV  lui  envoie  une  bulle  de  protection. 

XV.  AsTRUC  ou  Austorgue,  du  3o  sep- 
tembre 1263  au  14  avril  1292;  en  1277,  Bé- 
renger  de  Caumont  lui  vendit  pour  vingt- 
sept  mille  sous  de  Cahors  la  ville  d'Auriac 
&  ses  appartenances;  en  1280,  il  entra  en 
pariage  avec  le  roi  pour  différents  lieux. 

XVI.  HÉLIE  paraît  le  28  décembre  1295. 

XVII.  Vivien,  2  juillet  1296-11  juin 
l3o4;  à  cette  dernière  date,  il  transige  avec 
le  sénéchal  royal  de  Rouergue,  Arnaud  de 
Landorre.  En  même  temps,  Philippe  le 
Bel  accordait  à  Bonnecombe  une  lettre 
d'amortissement. 


Note 
i36 


IV, 


4' 


Note 
i36 


64: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XVIII.  Pons  II,  i3  avril  i3ii-i4  no- 
vembre i335;  le  9  juin  i3ii,  Cécile, 
comtesse  de  Rodez,  échange  avec  lui  la  sei- 
gneurie de  Scor. 

XIX.  Raimond  I,  i355-3  mars  1384.  En 
1870,  Louis,  duc  d'Anjou,  lieutenant  du 
roi  en  Languedoc,  lui  remit  la  somme  qu'il 
restait  devoir  au  roi  sur  des  droits  d'amor- 
tissement, en  considération  de  la  belle 
conduite  tenue  par  les  moines  de  Bon- 
necombe  pendant  les  guerres  contre  les 
Anglais. 

XX.  Pierre  I,  1403-19  mai  1419.  Il  prit 
le  parti  de  l'antipape  Pierre  de  Luna  &  fut 
excommunié  par  Martin  V,  en  142OJ  plus 
tard,  il  lui  demanda  pardon  &  se  soumit 
avec  les  marques  de  la  plus  grande  humi- 
lité (mars  1420,  V.  st.). 

XXI.  Hugues  III,  septembre  1427. 
Après  cet  abbé,  il  y  eut  une  contestation 

pour  la  possession  du  siège  entre  Pierre  de 
la  Combe  &  un  nommé  Austorgue;  Pierre 
fut  excommunié  par  son  adversaire,  mais 
le  concile  de  Bâle  leva  cette  excommunica- 
tion (1439). 

XXII.  Pierre  II  de  la  Combe,  14  fé- 
vrier 1439  (V.  st.). 

XXIII.  Jean  I  Garrigues  rend  hom- 
mage aux  commissaires  du  comte  d'Arma- 
gnac le  18  avril  1464  (v.  st.). 

XXIV.  Jean  II  Jouffroi,  évéque 
d'Albi  &  cardinal.  Mort  en  1473. 

XXV.  Guillaume  III,  évéque  d'Ostie, 
nommé  abbé  commendataire  par  Sixte  IV, 
par  bulle  du  3i  juillet  1475 


XXXII.  Antoine  de  Guiscard  de  la 
Eourlie,  1672;  en  1706,  il  se  réfugia  en 
Angleterre  &  devint  protestant. 

XXXIII.  François-Louis  de  Cler- 
MONT-Tonnerre,  évéque  de  Langres , 
nommé  abbé  le  22  avril  1706;  résigna  au 
mois  d'août  de  la  même  année. 

XXXIV.  Joseph  de  la  Trémouille, 
cardinal  de  Noirmoutier,  abbé  le  14  août 
1706;  en  1707,  il  devint  abbé  de  Grand- 
selve. 

XXXV.  N.  de  Lezay-Lusignan,  neveu 
de  l'évèque  de  Rodez,  grand  archidiacre, 
doyen  &  vicaire  général  de  Rodez;  était 
abbé  en  1715.  [A.  M.] 


Note 
r36 


NOTE  CXXXVII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abiaye  de  Nijors. 

(Diocèse  de  Comminges.) 

L'abbaye  de Nizors  fut  connue  au  moyen 
âge  sous  plusieurs  noms  différents;  on 
l'appela  Benedictio-Dei,  Ni'{ortium.,  &c.  Fon- 
dée à  la  fin  du  douzième  siècle  par  des 
moines  de  Bonnefont,  elle  n'eut  qu'une 
existence  assez  obscure;  elle  compta  pour- 
tant parmi  ses  bienfaiteurs  les  principaux 
seigneurs  du  pays,  les  comtes  &  comtesses 
de  Comminges  &  les  évêques  de  Saint- 
Bertrand.  Nous  donnons  la  liste  des  abbés 

XXVI.  Jean  III  d'Amboise,  évéque  de      d'après  le    Gallia    Christiana ,    les  archives 
Langres,   abbé   de   Saint -Jean   d'Angély  ,      ayant  depuis  longtemps  disparu. 

mort  en  1498. 

XXVII.  Clément  de  Rouère,  évéque 
de  Mende,  abbé  vers  i5ox. 

XXVIII.  Paul  de  Caret,  évéque  de 
Cahors,  abbé  en  1024;  le  25  juillet  i534, 
Henri  II,  roi  de  Navarre,  reconnut  avoir 
accepté  son  serment  de  fidélité. 

XXIX.  Alexandre  de  Caret,  i566- 
1571  ;  il  était  aussi  abbé  de  Conques. 

XXX.  Charles-Jacques  Gelas  de 
LebeRON,  évéque  de  Valence;  mort  le 
5  juin  1654. 

XXXI.  RainAUD  II,  cardinal  d'Est,  abbé 
de  Cluny,  de  Moissac,  de  Vauluisant,  de 
Saint- Wast,  &c.,  mort  en  1672. 


Abbés  de  Nizors. 

I.  Bernard  I,  1184,  donation  de  Ber- 
trand de  Laïla;  paraît  encore  de  11 90  à 
1198. 

II.  Vidal,  1199-1200;  donation  de 
Guillem  de  Montredon;  était  encore  abbé 
en  i2o3. 

III.  Arnaud  I  Garsias,  1207-1213. 

IV.  Etienne,  1221-juin  i235;  en  i23o, 


Comtor,    comtesse    de    Comminges, 
donne  le  casai  de  Saint-Estève. 

V.  Pierre  I,  1235-1242. 

VI.  PÈLERIN,  1 243-1 246. 


lui 


Note 
,37 


Note 
■3? 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


643 


VII.  Jacques,  auquel,  en  iiSi,  Ber- 
trand de  l'Ile  se  donne  lui  &  ses  fils,  avec 
plusieurs  biens. 

VIII.  G.  Arnaud;  1254-1256;  reçut  en 
1255  Gaillard  de  Benque  pour  frère. 

IX.  Guillaume  I  de  Benque  reçut 
quelques  terres  de  Bernard,  comte  de  Com- 
minges,  en  iiSt). 

X.  Guillaume  II  de  Montech,  1263. 

XI.  Bernard  II  de  la  Cour,  1267. 

XII.  Bernard  III  de  Benque  transige, 
en  1270,  avec  Bertrand,  évêque  de  Com- 
minges.  Reçoit,  en  1266,  d'Arnaud  de  Mal- 
vezin,  devenu  frère-de  l'abbaye,  le  château 
de  Blancat.  Etait  encore  abbé  en  1278. 

XIII.  Talhafer  transige  avec  Centulle, 
damoiseau,  en  1279.  En  1283,  il  cède,  avec 
l'assentiment  de  l'abbé  de  Bonnefont,  son 
su])érieur  spirituel,  la  moitié  de  la  ville  de 
Menhano  à  Philippe  le  Hardi;  vivait  en- 
core en  1297. 

XIV.  Arnaud  II  deFelgar,  i3o3-i324; 
en  i323,  Lescot,  évéque  de  Comminges,  en 
récompense  des  services  rendus  à  lui-même 
&  aux  siens  par  l'abbaye,  lui  accorda  le 
patronage  de  plusieurs  églises. 

XV.  Pierre  II  Sicard,  docteur  &  pro- 
fesseur en  théologie,  i33o;  en  i332,  il 
reçoit  une  donation,  &  acquiert  une  terre 
en  1339. 

XVI.  Raimond  de  Castanet,  1340- 
1344. 

XVII.  Bernard  IV  du  Puy,  i35o. 
XVIIII.  Bernard  V,  élu  en  1384;  en 

1397,  il  paie  les  sommes  dues  par  l'abbaye 
à  la  chambre  apostolique;  paraît  encore 
de  1402  à  1413. 

XIX.  Bertrand  I,  1432. 

XX.  Bertrand  II  de  Jannac,  1468. 

XXI.  Menaud  d'Aure,  évéque  de  Tar- 
bes,  1491-1493. 

XXII.  Bernard  VI  d'Ornezan,  évéque 
de  Lombez,  de  i525  à  i552,  année  où,  mal- 
gré les  plaintes  des  moines,  il  vendit  son 
titre. 

XXIII.  Jean  I  de  Saint-Lary  de  Bel- 
LEGARDE,  abbé  commendataire  en  1554. 
Il  quitta  les  ordres  plus  tard  &  se  maria. 

'  Les  Bénédictins  en  font  deux  abbés,  en  inter- 
calant un  troisième  personnage,  dont  ils  ne  con- 
naissent que  les  initiales. 


XXIV.  Jean  II  Breton,  1602-1608. 

XXV.  Octave  de  Bellegarde,  évéque 
de  Conserans,  puis  archevêque  de  Sens; 
abbé  €n  1609. 

XXVI.  Bénigne  Blondeau,  conseiller 
&  aumônier  du  roi;  1623-1628. 

XXVII.  Claude  Blondeau,  1636-1643. 

XXVIII.  Amat  du  Nozet,  auditeur  do 
rote,  conseiller  du  roi;  1644-1654. 

XXIX.  François  I  de  Bouti  échangea 
l'abbaye,  en  1660,  contre  la  cure  de  Saint- 
Jacques  du  Haut-Pas,  à  Paris. 

XXX.  François  II  du  Couret  de  la 
Berthe  échangea  avec  le  précédent,  en 
1660. 

XXXI.  Joseph  Degué  de  Moncaup, 
1672;  mort  en  avril  1695. 

XXXII.  Alexis  Prati  de  Fontaine, 
nommé  abbé  le  8  septembre  1695;  n'obtint 
pas  ses  bulles;  mort  en  août  1710. 

XXXIII.  Jean  II  Holle,  chanoine  & 
chef  d'œuvre  de  Saint-Gaudens ,  nommé 
par  le  roi  le  i"  novembre  1710.  [A.  M,] 


NOTE  CXXXVIII 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Fabas, 

(Diocèse  de  Comminges.) 

L'abbaye  de  femmes  de  Lumen-Dei  ou 
Fabas,  de  l'ordre  de  Cîteaux,  fut  fondée 
dès  avant  il5o;  protégée  par  les  évêques 
de  Comminges  &  par  les  premiers  abbés 
de  Belleperche,  elle  donna  naissance  à  son 
tour  à  plusieurs  monastères  de  femmes 
dans  les  pays  environnants ,  tels  que  Orai- 
son-Dieu, dans  le  diocèse  de  Toulouse. 

Abhesses  de  Fabas. 

I.  GuiLLEMETTE,  vers  II 5o,  reçut  une 
donation  de  Guillem-Garsias,  en  présence 
de  l'abbé  de  Belleperche,  de  l'évèque  de 
Comminges,  etc. 

II.  Perronelle  I  obtint,  en  décembre 
1189,  de  l'évèque  &  du  chapitre  cathédral, 
l'exemption  des  dîmes  pour  les  possessions 
de  son  abbaye,  moyennant  une  légère  re- 


NoTO 

.37 


NoTB 

i38 


NOTB 

■  33 


6^4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


devance  annuelle;  paraît  encore  en  1193; 
en  i2o3,  donation  d'Amanieii  de  Benque; 
en  1204,  cession  de  l'église  de  Saint-Pierre 
d'Ars,  par  l'évéque  de  Comminges  &  dona- 
tion du  comte  du  pays,  Bernard  ;  il  est  en- 
core nommé  en  1210. 

IIL  Angélique,  1215-1217.  On  peut 
l'identifier  avec  une  abbesse  A.,  qui  paraît 
dans  des  chartes  de  1226,  1241  &  1244. 

IV.  MoLiNiÈRE  transige,  en  1246,  avec 
Arnaud-Roger,  évéquede  Comminges,  pour 
quelques  dîmes.  En  1249,  Raimond,  évêqiie 
de  Toulouse,  renonce  en  sa  faveur  à  ses 
droits  de  patronage  sur  plusieurs  églises, 
moyennant  un  cens  annuel  de  deux  livres 
de  cire  &  de  deux  livres  de  poivre;  cette 
donation  fut  plus  tard  ratifiée  par  le  pape 
Clément  IV. 

V.  Perronei.le  h,  i25o. 

VI.  Marie  I  acquiert  quelques  terres 
en  1256, 

VII.  Odile,  1269. 

VIII.  Comtesse  I  de  Benque,  1270. 
En  1271,  Bernard,  comte  de  Comminges, 
confirme  en  sa  faveur  les  donations  de  ses 
prédécesseurs;  en  1285,  elle  transige  avec 
Bertrand  de  Miramont,  évéque  de  Com- 
minges. Elle  mourut  en  1299  &  fut  enter- 
rée dans  le  monastère. 

IX.  Roue  de  Comminges,  i3oi-i3o5, 
mourut  en  i3o9,  &  fut  enterrée  dans  le 
cloître. 

X.  Comtesse  II  d'Aspel,  1324-1326. 

XI.  Laure  de  Noyer,  1342-1345. 

XII.  Condors  des  Monts,  i353,  année 
où  elle  envoie  des  religieuses  pour  fonder 
l'abbaye  de  Salenques  ou  de  l'Abondance- 
Dieu. 

XIII.  Frosie  de  Blanquefort,  i368. 

XIV.  Raimonde,  1399;  ^"  '4^4)  Ma- 
thieu, comte  de  Comminges,  lui  donna  la 
moitié  du  moulin  d'Anon. 

XV.  Jeanne  I  de  Billi  résigne  en  fa- 
veur de  la  suivante,  le  10  avril  1470. 

XVI.  Blaise  de  Montclar,  1470;  elle 
résigne  elle-même,  en  1496,  en  faveur  de 

XVII.  Rose  de  Montclar,  1496. 

XVIII.  Marie  II  de  Benque,  i5i5- 
i5i6. 

XIX.  Anne  I  de  Benque,  1522-1529; 
résigne  en  1539. 

XX.  Jeanne  II  de  Mauléon,  nommée 


par  le  roi  le  9  mars  1540,  confirmée  par  le 
pape  le  14  aoilt  suivant. 

XXI.  Catherine  I  de  Lomagne  de 
Terride  eut  à  lutter  contre  Anne  de  Mau- 
léon, qui  lui  céda  ses  droits  en  septembre 
i558;  elle  vivait  encore  en  1567. 

XXII.  Marguerite  I  de  Biran,  bénie 
par  Dominique,  évéque  d'Albi,  le  22  fé- 
vrier 1573. 

XXIII.  Jeanne  III  de  Polastron, 
vécut  peu,  mourut  en  1574. 

XXIV.  Jeanne  IV  de  Benque,  nommée 
par  le  roi  le  4  octobre  1574,  l'emporta  sur 
Françoise  de  Foix,  élue  par  la  congréga- 
tion, grâce  à  une  sentence  de  1577,  Elle 
vivait  encore  en  1597. 

XXV.  Anne  II  de  Noé,  i6i3,  1621,  & 
1629,  année  de  sa  mort. 

XXVI.  Catherine  III  de  Castelver- 
DUN  de  Rissac  fut  bénie  &  gouverna 
l'abbaye  trois  ans  durant,  mais  dut  céder  à 
la  suivante. 

XXVII.  Claire  de  Noé  obtint  ses  hulu- 
les dès  1629,  posséda  paisiblement  l'abbaye 
à  partir  de  i633;  en  i652,  elle  nomma  sa 
coadjutrice  Marguerite  de  Berthier,  & 
mourut  en  juillet  1657. 

XXVIII.  Marguerite  II  de  Bertier, 
fille  de  Jean  de  Bertier,  premier  président 
au  parlement  de  Toulouse,  d'abord  reli- 
gieuse ursuline  à  Toulouse,  fut  abbesse 
depuis  juillet  1657  jusqu'au  i5  août  1704, 
date  de  sa  mort. 

XXIX.  Marie  III  de  Gabrevolle  de 
VillepASSANT,  nommée  parbulle  du  7  fé- 
vrier 1705,  bénie  par  l'évéque  de  Rieux  en 
juillet  1708.  [A.  M.] 


NOTE  CXXXIX 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Abbaye  de  V Abondance-Dieu 
ou  de  Salenques. 

(Dioccse  de  Rieux.) 

FONDÉE  au   lieu  de  Salenques,   dans   le 
diocèse  de  Rieux,  par  Gaston,  comte 
de  Foix,  cette  abbaye  fut  transportée,  au 


N..TE 


Note 


Note 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


645 


seizième  siècle,  lors  des  ravages  des  calvi- 
nistes, à  Montesquieu  &  plus  tard  à  Tou- 
louse. Laissée  d'abord  inachevée  par  le 
premier  comte,  elle  fut  définitivement  do- 
tée par  son  successeur  Gaston-Phcebus  & 
par  sa  mère  Eléonore  deComminges(i353). 
La  direction  spirituelle  &  la  surveillance 
du  monastère  appartenaient  à  l'abbé  de 
Boulbonne. 

Abbesses  de  Salenques, 

I.  Manthélio,  religieuse  de  Fabas,  fut 
consacrée  &  installée  solennellement  le 
i~  septembre  i353. 

II.  Marguerite  I,  iSyo. 

III.  Marguerite  II  de  Lévis,  1898- 
1414. 

IV.  Henriette  de  Causan,  1460. 

V.  Eléonore  I  de  Foix,  prieure  en 
14385  élue  abbesse  en  1462;  en  1482,1e 
monastère  fut  réformé  par  l'abbé  de  Cî- 
teaux. 

VI.  Agnès  de  Montaut,  1489-1507. 

VII.  Eléonore  II  de  la  Roque,  i5i2- 
i53o. 

VIII.  Anne  I  de  Saint-Étienne,  i536- 
iSyo. 

IX.  Julienne  de  Corneilli,  iSyS- 
1592. 

X.  Charlotte  deNoé,  iSçS. 

XI.  Miramonde  DE  Labiston,  1601. 

XII.  Jeanne  de  Mauléon,  élue  vers 
1610. 

XIII.  Marguerite  III  de  Mauléon 
de  Francon,  1620. 

XIV.  Anne  II  de  Noé,  1625. 

XV.  Philiberte  de  Noé,  nièce  & 
coadjutrice  de  la  précédente,  i658.  Elle 
transporta  le  couvent  à  Toulouse  &  recou- 
vra la  plupart  des  terres  perdues  par  l'ab- 
baye; elle  reçut,  en  1680,  la  visite  de 
dom  Estiennot. 

XVI.  N.  deSeirgan  d'Erce,  1694. 

XVII.  Gahriellk  de  Seirgan  d'Erce, 
d'abord  prieure,  abbesse  en  1723. 

XVIII.  N.  DE  Montillet,  1742. 

[A.  M.] 


NOTE  CXL 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

I 

Abbaye  de  La  Capelle. 

(Diocèse  de  Toulouse.) 

CETTE  abbaye,  de  l'ordre  de  Prémon 
tré,  fut  fondée  en  1143  par  Bernard 
de  l'Ile,  au  lieu  de  la  Capelle,  sur  les 
bords  de  la  Garonne,  à  trois  lieues  de 
Toulouse.  Parmi  les  bienfaiteurs  du  nou- 
veau couvent,  il  faut  compter  Guillaume, 
archevêque  d'Auch,  &  sa  famille;  mais  c'est 
à  Bernard,  abbé  de  la  Chaise-Dieu,  qu'il 
dut  réellement  son  existence;  ce  fut  lui 
qui  y  introduisit  la  règle  de  l'ordre  de  Pré- 
montré. Déjà  gravement  atteinte  par  la 
guerre  des  albigeois,  l'abbaye  fut  détruite, 
au  seizième  siècle,  pendant  les  guerres  de 
religion. 

Abbés  de  la  Capelle. 

I.  Guillaume  I,  1163-24  ma"'  "65;  îl 
reçut,  en  ii63,  de  Jourdain  de  l'Ile  le 
droit  de  pâture  dans  ses  bois  &  diverses 
possessions  aux  alentours. 

II.  Bos,  mort  le  23  février  1169. 

III.  Bernard  I  obtint,  le  6  mai  1 171,  de 
Jourdain  de  l'Ile,  la  confirmation  des  do- 
nations antérieures  de  sa  famille;  mort  le 
7  janvier  1 174. 

IV.  Arnaud  I,  mort  le  17  mai  1178. 

V.  Bonhomme,  1200. 

VI.  Jean  I,  ami  de  saint  Dominiciue, 
reçut  de  Foulque,  évêque  de  Toulouse,  les 
dîmes  de  trois  paroisses  voisines;  il  mou- 
rut vers  I2i5,  le  5  juillet. 

VII.  Guillaume  II,  mort  le  27  juin 
1282. 

VIII.  Ot  de  Vie,  mort  le  25  novembre 
1244. 

IX.  Raimond  I,  mort  le  28  février  1244 
(V.  st.) 

X.  Jean  II  obtint  de  l'évêque  Raimond 
la  confirmation  des  donations  de  Foulque 
plus  haut  mentionnées  (7  novembre  1247)5 


Note 


Note 
140 


646 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'après  cet  acte,  les  abbés  de  la  Capelle 
durent  à  l'avenir  assister  aux  deux  synodes 
annuels  du  diocèse,  &  payer  à  l'évèque  un 
cens  de  trois  livres  de  poivre  &  de  trois 
livres  de  cire. 

XI.  Raimond  II  Garsias,  12795  mort 
le  27  janvier  1285  (v.  st.) 

XII.  Arnaud  II  Guillaume  de  Gorde 
ou  DE  CoRD UN,  12935  mort  le  12  juin  1294. 

XIII.  Sanche,  12995  mort  le  5  décem- 
bre i3i6. 

XIV.  Arnaud  III  Calbert,  d'abord 
abbé  de  Fontcaude5  mort  le  17  février 
1340  (v.  st.) 

XV.  Arnaud  IV,  1367-1374. 

XVI.  Bernard  II,  1391-1394. 

XVII.  Arnaud  V  de  Meillon  fut  abbé 
de  la  Capelle  avant  1401,  année  où  il  était 
à  la  Chaise-Dieu. 

XVIII.  Bernard  III  de  la  Porte, 
14015  mort  le  i5  novembre  1413. 

XIX.  Etienne  de  Lachan,  élu  en  141 3. 

XX.  Raimond  III  de  Descot  mourut 
à  une  date  incertaine,  mais  un  5  avril. 

XXI.  Dominique  de  Meillon,  1459- 
1460. 

XXII.  Bernard  IV  Doyal,  élu  en  1461 5 
abdiqua  avant  sa  mort,  arrivée  le  7  juillet 
1483. 

XXIII.  Bernard  V  des  Moulins, 
14785  mort  le  6  mars  i5i3  (v.  st.) 5  avait 
abdiqué  depuis  longtemps 5  il  fut  enterré 
devant  le  grand  autel. 

XXIV.  Jean  III  de  SénAC,  béni  en  i5io 
par  Laurent  Lallemand,  évèque  de  Greno- 
ble 5  abdiqua  avant  sa  mort,  arrivée  en 
15425  était  encore  abbé  en  1539. 

XXV.  Jean  IV  Capergui  ,  mentionné 
le  5  novembre  1539. 

XXVI.  Jacques  Bernui,  président  de 
la  chambre  des  enquêtes  au  parlement  de 
Toulouses  premier  abbé  commendataire 
en  16425  vécut  jusqu'en  i570,  &  fit  beau- 
coup de  mal  à  l'abbaye. 

XXVII.  Bertrand  Descars,  nommé 
en  16035  l'abbaye  vaquait  en  1616. 

XXVIII.  Jean  V  Louis  de  Bertier, 
grand  archidiacre  de  Toulouse,  prévôt  de 
Saint-Etienne,  abbé  de  Lézat,  évèque  in 
partibus  d'Héliopolis,  puis  de  Rieux,  16175 
mort  le  16  juin  1662. 

XXIX.  Antoine-François    de    Ber- 


tier, neveu  du  précédent,  mort  en  novem- 
bre 1705,  en  léguant  au  monastère  trois 
cents  livres  &  les  ornementsde  sa  chapelle. 

XXX.  N.   DE    MONTLEZUN    DE    SAINT- 

Lary  ,  chanoine  de  Lescar5  nommé  le 
24  décembre  1705. 

XXXI.  N.  DE  Sainte-Hermine,  aumô- 
nier de  la  reine,  nommé  en  mai  1741. 

XXXII.  N.  DE  LA  Tour,  vicaire  géné- 
ral de  l'évèque  d'Alais5  conseiller  au  par- 
lement de  Toulouses  nommé  en  mai  17415 
mort  le  2  janvier  1753. 

XXXIII.  François  Tristan  de  Cam- 
BON,  vicaire  général  de  l'archevêque  de 
Toulouse,  conseillerau  parlement5  nommé 
par  le  roi  en  février  17535  devint,  en 
1768,  évèque  de  Mirepoix. 


II 


Abhaye  de  l'Oraison-Dieu. 

(Diocèse  de  Toulouse.) 

'abbaye  de  femmes  de  l'Oraison-Dieu 
fut  fondée  par  le  monastère  de  Fabas 
ou  Lumière -Dieu,  a  la  fin  du  douzième 
siècle5  elle  eut  pour  principaux  bienfai- 
teurs les  membres  de  la  famille  des  comtes 
de  Toulouse.  En  1249,  Raimoiid  VII  lui 
légua  cent  marcs  d'argent.  Elle  eut  beau- 
coup à  souffrir  pendant  la  guerre  des  al- 
bigeois5  en  1444,  l'abbé  de  Morimont 
l'unit  à  Eaunes5  elle  n'en  fut  séparée  que 
beaucoup  plus  tard,  par  arrêt  du  parle- 
ment 5  au  seizième  siècle,  elle  fut  détruite 
parles  calvinistes  5  le  couvent  fut  ensuite 
transporté  dans  le  diocèse  de  Rieux,  près 
de  Muret5  au  dix-huitième  siècle,  il  était 
uni  à  Salenques. 


N(n  E 
I  40 


L' 


Ahhesses  d'Oraison-Dieu. 

I.  Marie  de  Benque,  i25o. 

II.  Jeanne  de  Casals,  1413-1439. 

III.  Marguerite  de  Bonnefoy,  1440. 

IV.  Gratiane  du  Retret,  1443-1446. 

V.  Catherine  de  Benque,  16155 
nommée  par  le  pape  &  par  le  roi,  malgré 
la  résistance  de  l'abbé  d'Eaunes. 

VI.  Anne  de  Bize  de  Saint-Élix, 
16325  reçut  ses  bulles  en  16365  meurt  le 
\"  septembre  1664. 


Note 
140 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


647 


Note 
141 


VU.  Antoinette  de  Gaulejeac  de 
Barrière;  morte  le  29  août  1691. 

Vin.  Elisabeth  de  Gaulejeac  de 
Barrière,  1691-1692.  [A.  M.] 


NOTE  CXLI 

AJOUTÉE   PAR  LES   NOUVEAUX    ÉDITEURS. 

Abbaye  de  Rieunette. 

(Diocèse  de  Carcassoniie.) 

LE  monastère  de  Rieunette,  de  l'ordre  de 
Cîteaux  &  de  la  ligne  de  Morimont, 
était  situé,  avant  le  seizième  siècle,  sur  les 
frontières  des  diocèses  de  Carcassonne  & 
d'Alet,  à  deux  lieues  de  Saint-Hilaire,  six 
de  Saint-Polycarpe  &  huit  de  la  Grasse.  Ou 
ne  sait  au  juste  à  quelle  époque  il  fut 
fondé;  il  paraît  dans  des  chartes  de  1162, 
ce  qui  permet  de  conjecturer  que  son  éta- 
blissement suivit  de  près  la  fondation  de 
Villelongue.  Détruit  une  première  fois, 
pendant  les  guerres  du  commencement  du 
quinzième  siècle,  il  fut  uni,  en  1432,  par 
l'abbé  de  Morimont,  son  supérieur,  au 
couvent  de  Villelongue.  Au  seizième  siècle, 
détruit  par  les  calvinistes  &  abandonné 
par  ses  religieuses,  l'abbé  de  ce  dernier 
couvent  s'en  empara,  &  cette  usurpation 
dura  jusqu'en  1648  &  i65o.  A  ce  moment, 
une  nouvelle  abbesse  fut  créée  par  le  roi, 
mais  l'abbé  de  Villelongue  refusa  de  lui 
rendre  les  biens  du  couvent;  il  y  fut  con- 
traint par  le  parlement  de  Toulouse  &  le 
Grand-Conseil.  En  i65o,  l'évèque  de  Car- 
cassonne, Vital  de  l'Estang,  permit  le  trans- 
fert de  l'abbaye  dans  la  cité  de  Carcas- 
sonne; mais  ce  transfert  ne  put  s'opérer 
que  beaucoup  plus  tard'. 

Abhesses  de  Rieunette. 

I.  Reine  I,  peut-être  veuve  de  Bernard 
de  Castillon,  bienfaiteur  de  Villelongue; 
paraît  en  1 162  dans  une  charte  d'Arnaud-Li- 

'  Voir  la  notice  sur  cette  abbaye,  insérée  par 
M.  Mahul  au  t.  5  de  son  volumineux  Cartulaire 
de  Carcassonne. 


gier,  en  qualité  non  d'abbesse,  mais  d'inten- 
dante {praesidis)  des  affaires  du  monastère. 
Elle  paraît  encore  le  i"  novembre  Il65. 

II.  GuiLLEMETTE,  1172,  date  d'une 
donation  de  Roger  II,  vicomte  de  Carcas- 
sonne &  de  Béziers.  En  iiyS  &  1177, 
Ermengarde,  vicomtesse  de  Narbonne,  lui 
permet  d'acquérir  différents  biens  &  droits 
à  Villenouette,  près  l'Orbieu.  En  1 183,  do- 
nation par  Othon,  évéque  de  Carcassonne, 
de  ses  droits  sur  Rieunette,  sous  la  rede- 
vance annuelle  d'une  livre  de  cire  à  la 
sacristie  de  Carcassonne;  la  même  année, 
les  deux  sœurs  de  l'évèque  d'Albi,  Claude- 
André,  entrèrent  au  monastère  en  appor- 
tant pour  dot  le  lieu  de  Carsac,  près  Car- 
cassonne. Paraît  encore  en  1207. 

III.  RAIMONDE  I  BONERIE,  I23o. 

IV.  Lombarde,  1237;  obtint  deux  bul- 
les d'Innocent  IV  en  1248;  vivait  encore 
en  lîSo. 

V.  Raimonde  II  paraît  de  12^0  à  1205; 
en  1269,  elle  achète  le  lieu  de  Cassignol,  de 
l'abbé  de  Villelongue. 

VI.  Gensérie,  1275  (V.  st.) 

VII.  JOURDAINE  DE  QUILLAN  paraît 
dans  une  quittance  de  1284. 

VIII.  Mathilde  I,  1290-1302.  En  1298, 
elle  rend  hommage  au  vicomte  de  Nar- 
bonne, Amauri. 

IX.  Amélie  I  ou  Jeanne-Amélie,  i3o2- 
1304.  Les  Bénédictins  en  ont  fait  deux 
abbesses  qu'ils  placent,  l'une  en  1202,  l'au- 
tre en  i3o2. 

X.  Gervaise  de  Cruzy,  i3o5-i326. 

XI.  Reine  II  de  Roquecourbe,  i332- 
1342. 

XII.  Géraude  I  de  Saintes,  1345,  let- 
tres de  protection  de  Philippe  VI;  vivait 
encore  en  1346. 

XIII.  Mathilde  II,  i356. 

XIV.  Amélie  II,  1389, 

XV.  Jeanne  I  de  Sarrelongue,  1393; 
les  Bénédictins  en  ont  fait  deux  abbesses, 
plaçant  l'une  en  1299  &  l'autre  à  la  fin  du 
quatorzième  siècle. 

XVI.  Gausserande,  1398-1404. 

XVII.  Géraude  II  de  Saintes,  1409, 
d'après  une  ciuittance  de  Robert  de  Chalus, 
trésorier  royal  de  Carcassonne. 

XVIII.  Raimonde  III  Boverie,  1429- 
1431. 


Note 
M' 


Note 
141 


648 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XIX.  Jeanne  II  de  Sartonne,  1432- 
1445. 

XX.  Jeanne  III  de  la  Porquerie, 
1451. 

XXI.  GÉRAUDE   III    DE  CABANAC,  I471. 

XXII.  J.  DE  1.A  PORQUERIE,   I489. 

XXIII.  Reine  III  de  Fanjaux,  1490. 

XXIV.  Anne  de  Lordat,  1492. 

XXV.  Gaillarde  de  Saint-Martin, 
1498. 

XXVI.  Antoinette I  dePanaiad,i5o2. 

XXVII.  Maurice  de  Castres,  3o  sep- 
tembre i5o6. 

XXVIII.  GÉRAUDE  IV  DE  Palaja,  I  5o6- 
i5io. 

XXIX.  Antoinette  II  de  Palaja,  i5i8. 

Quarante  ans  après,  le  couvent  fut  aban- 
donné par  les  religieuses,  à  cause  des  rava- 
ges des  calvinistes;  elles  se  transportèrent 
à  Carcassonne,  &  y  restèrent  près  d'un  siè- 
cle. Les  biens  du  couvent  tombèrent  entre 
les  mains  des  abbés  de  Villelongue,  qui  en 
usèrent  comme  de  leur  propriété  ;  de  iSyS 
à  i655,  ils  furent  affermés  aux  seigneurs  de 
Villegly. 

XXX.  Cécile  de  NoÉ,  d'abord  abbesse 
de  Salenques,  nommée  à  Rieunette  par  le 
roi  le  7  juillet  1648;  répara  les  ruines  du 
monastère,  rassembla  de  nouvelles  reli- 
gieuses &  obligeâtes  novices  à  fournir  une 
dot  pour  faire  profession.  Le  syndic  de 
Villelongue  s'opposa  à  sa  prise  de  posses- 
sion; un  arrêt  du  parlement  de  Toulouse, 
du  27  mars  1654,  le  força  à  abandonner  ses 
prétentions.  Cependant  l'affaire  traîna  en- 
core longtemps,  &  Cécile  mourut  en  1662, 
à  Paris,  où  elle  cherchait  inutilement  à 
amener  un  résultat.  A  ce  moment,  les  reli- 
j;ieuses,  réfugiées  à  Carcassonne,  habitaient 
une  maison  que  leur  avait  donnée  la  dame 
d'Herminis,  veuve  de  M.  de  Bélissens. 

XXXI.  Elisabeth  de  Lévis,  fille  d'A- 
lexandre, marquis  de  Lévis  &  de  Louise  de 
Koquelaure,  sa  seconde  femme,  nommée 
par  le  roi  le  20  avril  1662.  Elle  continua 
activement  le  procès  entamé  avec  l'abbé  de 
Villelongue  &  obtint  gain  de  cause  en 
1663.  Elle  eut  encore  à  lutter  avec  l'évèque 
]iour  l'établissement  définitif  du  couvent 
dans  la  cité  de  Carcassonne  &  avec  les 
seigneurs  du  voisinage  pour  le  recouvre- 
ment de  ses  biens.  Elle  fut  assassinée  sur  la 


grande  route  le  l3  juin  1671  ;  on  soupçonna 
le  seigneur  du  Villar  en  Val  d'être  son  as- 
sassin. 

XXXII.  Marie-Marthe  de  Bruyères 
DE  Chassel,  fille  du  baron  de  Chalabre, 
nommée  par  le  roi  en  167 1  ;  morte  en  1682. 

XXXIII.  Madeleine-Marie-Marthe 
AuGER,  i683;  vivait  encore  en  1712.  Elle 
fit  reconstruire  une  partie  du  couvent  & 
acquit  de  grands  biens. 

XXXIV.  Catherine  de  Lostanges  de 
Beduer,  1721-1730. 

XXXV.  Françoise  de  Montcalm  de 
Saint-VÉRAN  ,  nommée  le  27  décembre 
1731;  elle  mourut  le  6  novembre  1769,  à 
l'âge  de  cinquante-cinq  ans. 

L'abbaye  fut  supprimée  en  17 61  par 
l'évèque  de  Carcassonne,  M.  de  Bezons, 
&  unie  à  une  maison  du  même  ordre,  à 
Lombez,  au  diocèse  d'Auch.  [A.  M.] 


NOTE  CXLII 

AJOUTÉE  PAR  LES    NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Chartreuse  de  Bonnefoy. 

(Diocise  de  Viviers.) 

A  chartreuse  de  Bonnefoy,  dont  l'éta- 
blissement remonte  environ  à  ii56,  fut 
l'une  des  plus  importantes  colonies  de  l'or- 
dre de  Saint-Bruno.  Richement  dotée  par 
les  seigneurs  du  pays,  protégée  &  enrichie 
par  les  papes  &  par  les  rois  de  France,  elle 
fut  durement  éprouvée  par  les  guerres  de 
religion. 

Voici  une  liste  de  ses  prieurs,  beaucoup 
plus  complète  que  les  listes  imprimées,  que 
nous  devons  à  l'obligeance  de  M.  l'abbé 
Rouchier,  connu  depuis  longtiiiips  pour 
ses  recherches  sur  le  Vivarais'. 


Note 
141 


L 


Liste  des  Prieurs. 

I.  Robert  I,  prieur  de  la  chartreuse 
de    Bonnefoy,   reçoit,   en    1179,   de    Guil- 

'  Voir,  sur  les  privilèges  At  cette  chartreuse, 
Poncer»  Mémoires  h'isîoritjues  sur  le  Vivarais,  iSyS; 
in-8";  t.  3,  p.  54-108. 


Note 
142 


Note 
142 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


laume-Jourdain,  seigneur  de  Mézenc,  fon- 
dateur du  monastère,  le  manse  Del  Motos, 
la  moitié  de  ceux  de  Ville-Vieille  &  de 
Ribelasse,  le  droit  de  pêche  dans  le  lac 
d'Arconne,  &  beaucoup  d'autres  biens.  La 
même  année  il  transigea  avec  l'abbé  d'Ai- 
guebelle  sur  les  limites  respectives  des 
pâturages  que  les  deux  monastères  possé- 
daient dans  les  paroisses  des  Sagnes  &  de 
Sainte-Eulalie.  Cet  accord  fut  conclu  par 
l'entremise  du  prieur  du  Val-Sainte-Marie 
&  de  Girard,  convers  de  la  chartreuse. 

II.  Jean,  prieur  en  ii83.  En  1184,  Ber- 
trand d'Anduze,  seigneur  de  Sommières, 
fit  donation  à  la  chartreuse  de  Bonnefoy 
de  dix  saumées  de  sel  à  prendre  annuelle- 
ment dans  la  ville  de  Sommières,  exempts 
de  tous  péages  &  autres  droits. 

III.  Jarenton  de  Servissas,  1187- 
II 89,  traita  avec  Bernard  d'Arsas,  abbé  de 
Saint-Chaffre ,  du  rachat  des  dîmes  que 
l'abbaye  prenait  sur  certaines  terres  de  la 
chartreuse,  pour  la  somme  de  mille  sous 
du  Puy.  On  voit  par  une  autre  charte  que 
Pons,  seigneur  de  Montlaur,  paya  lui- 
même  à  Saint-Chaffre  cette  somme  de  mille 
sous  dont  il  fit  donation  aux  religieux  de 
Bonnefoy. 

IV.  Odilon,  1190.  Sous  ce  prieur,  Rai- 
mond,  duc  de  Narbonne  &  comte  de  Tou- 
louse, prit  la  chartreuse  sous  sa  protection 
&  y  fit  b.itir  une  église.  Vers  le  même 
temps,  Hugues,  seigneur  de  Mczcnc,  lui 
donna  <Je  grands  biens. 

V.  Guii.i.Ai'ME  DE  Fourchades,  issu 
d'une  maison  fort  ancienne  du  voisinage, 
1197-12C1.  Ce  prieur  reçut  d'importantes 
donations  d'Aymar  de  Poitiers  &  de  sa 
femme  Philippe,  fille  de  fiuillaunie-Jour- 
dain,  &  d'Armand,  seigneur  de  Contai- 
gnet.  Ces  sires  de  Contaignet  doivent  être 
comptés  parmi  les  bienfaiteurs  de  Bonne- 
foy. Le  même  s'accorda  avec  Philippe,  abbé 
de  Mazan,  sur  les  limites  des  pâturages 
c[ue  les  deux  maisons  possédaient  dans  les 
environs  de  la  montagne  de  Mézenc. 

VI.  Odilon  Alféran,  i2i5. 

VII.  Jean  Lautuier,  1216-1220.  Il 
ac([uit  de  Gérenton  de  Mézenc,  les  terres 
de  Chaumène,des  Effraits&  de  Vacheresse 
pour  le  prix  de  trois  mille  cinq  cents  sous 
du  Puy.  Albert  de  Jaujac  donna,  la  même 


649 

année,  à  la  chartreuse,  le  village  de  Té- 
risse  avec  ses  dépendances  &  une  rente  de 
vingt  livres.  En  1219,  Pons,  seigneur  de 
Montlaur,  &  Miraille,  sa  femme,  cédèrent 
tous  les  droits  qu'ils  pouvaient  avoir  dans 
les  limites  de  Bonnefoy. 

VIII.  Jaucelin,  1222;  Guillaume  de 
Burine,  fils  de  Guigue,  confirme  les  dona- 
tions faites  par  son  oncle  Hugues  de  Mé- 
zenc, à  Bonnefoy,  &  reçoit  trente  livres  à 
titre  de  gratification.  En  1223,  Jaucelin  fit 
confirmer  la  vente  consentie  par  Gérenton 
de  Mézenc  à  son  prédécesseur.  Il  reçut  de 
Hugues,  seigneur  de  Burzet,  &  de  Cha- 
berte,  sa  femme,  tout  ce  qu'ils  possédaient 
aux  Estables  en  alleux,  fiefs,  cens,  ren- 
tes, &c.,  à  la  charge  pour  le  prieur  de 
donner  un  repas  chaque  année  aux  reli- 
gieux, le  jour  de  l'octave  de  Saint-Michelj 
les  donateurs  ajoutèrent  une  rente  an- 
nuelle d'un  demi-muid  de  vin.  Cette  dona- 
tion, à  la  prière  du  seigneur  de  Burzet,  fut 
approuvée  &  scellée  par  l'évêque  du  Puy. 

IX.  Gibert,  1225. 

X.  Armand,  1227. 

XL  Guillaume  d'Aix,  1228.  Sous  ce 
prieur,  il  y  eut  une  sentence  arbitrale 
entre  l'abbaye  de  Saint-Chaffre  &  Bonne- 
foy pour  la  fixation  des  limites  de  leurs 
propriétés  respectives.  En  1229,  Chabert, 
seigneur  de  Contaignet,  &  ses  deux  fils, 
donnèrent  au  couvent  le  manse  de  Frey- 
cenet,  &  divers  droits  dans  la  forêt  de 
Serre-Moret. 

XII.  Guillaume  d'Alconat,  1240- 
1252.  En  1249,  la  comtesse  de  Valentiiiois, 
Philippine  de  Fay,  fille  du  fondateur  de 
la  maison  de  Bonnefoy,  confirma  toi'tes 
les  donations  de  sa  famille  &  y  ajouta  de 
nouvelles  libéralités,  à  la  charge  d'un  an- 
niversaire qui  se  célébrerait  le  lendemain 
de  la  décollation  de  saint  Jean-Baptiste, 
]iour  le  repos  de  l'âme  de  feu  Guillaume 
Jourdain,  son  père.  En  I25l ,  Pierre  Ythier, 
seigneur  de  Géorand,  concéda  aux  reli- 
gieux le  droit  de  pêche  dans  le  lac  d'Issar- 
lès  &  un  jet  sur  le  rivage  dudit  lac,  appelé 
/ou  Pal  de  la  Cabote. 

XIII.  LiOUTAUD,    1256. 

XIV.  Etienne,  1260. 

XV.  Antklme  de  TuRcy,  1267,  tran- 
sige avec  le  cardinal  de  Bourg,  archevêque 


Note 
142 


Note 
142 


65o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


de  Narboime  &  abbé  de  Saint-Chaffre,  au 
sujet  de  la  forêt  dite  de  Lafont,  dont  l'é- 
tendue est  évaluée  à  neuf  cent  soixante- 
treize  cartonnâtes  (la  cartonnate  de  huit 
cents  pas,  ce  qui  porterait  la  superficie  à 
environ  deux  cents  setérées). 

XVI.  Martin,  1270. 

XVII.  Raimond  Richard,  1271. 

XVIII.  Lambert,  1276. 

XIX.  Raimond  Olivier,  1279- 1284, 
échange  avec  Aymar  de  Poitiers  la  rente 
de  quarante  sous  accordée  aux  chartreux 
par  ses  prédécesseurs,  à  prendre  sur  la 
leude  de  Privas,  à  charge,  pour  le  prieur, 
de  traiter  honorablement  ses  religieux  & 
de  leur  donner  un  repas  le  jeudi  saint  de 
chaque  année.  Le  prieur  reçut  en  échange 
la  moitié  du  mas  de  la  Vacheresse. 

XX.  Pons  de  Saletas.   1289. 

XXI.  Hugues  de  Modiac,  1292-1293. 
Pons,  baron  de  Montlaur,  par  son  testa- 
ment du  6  mai  1293,  fonda  dans  l'église  de 
la  chartreuse  la  chapelle  dite  de  Montlaur, 
dotée  d'un  revenu  annuel  de  quinze  livres. 

XXII.  Ancei.in  de  Ravel,  1299-1302, 
transige  avec  Guillaume  de  Poitiers,  tou- 
chant les  droits  de  justice  &  de  suzerai- 
neté sur  les  hommes  &  le*  terres  de  la 
chartreuse. 

XXIII.  Jean  de  Cremelin,  1304. 

XXIV.  Hugues  Guinenam,  i3o6. 

XXV.  GuÉRiN  DE  Salency,  i3o7-i3o9. 
Il  eut  un  différend  avec  Raimond,  abbé  de 
Mazan,  au  sujet  de  certaines  propriétés  sur 
lesquelles  les  deux  maisons  prétendaient 
avoir  des  droits.  La  contestation  fut  termi- 
née en  i3o8  par  l'arbitrage  de  noble  Hu- 
gues de  Talaron,  bailli  de  Fourchades. 

XXVI.  Guillaume  d'Amplepuy,  i3io. 

XXVII.  Pierre  Raimond  de  Gos- 
CHALK,  i3i5-i332.  Accensa  le  bois  de 
Clergeac  aux  hommes  de  Bonnefoy,  habi- 
tant les  paroisses  des  Estables  &  du  Mo- 
nastier,  sous  la  censive  d'un  quarton  de 
froment  pour  chaque  famille. 

XXVIII.  Jean  de  Crémial,  i333-i335. 
Sous  son  priorat,  Bonnefoy  eut  à  soutenir 
un  grand  procès  contre  Guillaume  de  Con- 
taignet,  qui  disputait  aux  religieux  la  jus- 
tice du  lieu  de  Veiradeyres.  Condamnés 
par  le  juge  royal  du  Vêlai,  au  siège  de 
Montfaucon,  à  une  amende  de  mille  livres 


pour  avoir  fait  abattre  les  fourches  plan- 
tées au  lieu  de  Veiradeyres  par  les  gens  du 
sire  de  Contaignet,  les  chartreux  se  rendi- 
rent appelants  devant  le  sénéchal  de  Beau- 
caire,  qui  cassa  la  sentence  du  juge  royal 
du  Vêlai  &  confirma  les  religieux  dans 
leurs  droits  de  seigneurs  justiciers  des  lo- 
calités dont  il  s'agissait  (i335).  L'année 
précédente,  Guillaume  de  Poitiers,  sei- 
gneur de  Fay  &  de  Mézenc,  avait  fait  une 
fondation  de  vingt  sous  annuels  pour  un 
anniversaire,  le  jour  de  la  Conversion  de 
saint  Paul. 

XXIX.  Jean  de  Fay,  de  l'ancienne  mai- 
son de  ce  nom,  1340,  fit  vérifier  par  le 
juge  royal  de  Vêlai  les  divers  privilèges  de 
franc-salé  que  la  chartreuse  de  Bonnefoy 
avait  obtenus  des  principaux  seigneurs  du 
Midi. 

XXX.  GuiGUES  Raitlet,  1344. 

XXXI.  Jean  de  Fay,  prieur  pour  la  se- 
conde fois,  i353. 

XXXII.  Raimond  de  Coquiset,  i358. 

XXXIII.  Jean  du  Breuil,  iSSg. 

XXXIV.  Guillaume  Loup,  i362-i366. 
Au  mois  de  mars  i362,  par  lettres  patentes 
datées  de  Villeneuve-lès-Avignon,  le  roi 
Jean  prit  sous  sa  sauvegarde  &  protection 
le  prieur  &  le  couvent  de  Bonnefoy,  & 
confirma  leurs  droits  &  privilèges.  Guil- 
laume transigea,  le  3  octobre  r363,  avec 
les  sujets  tenanciers  de  la  chartreuse  sur 
le  mode  de  paiement  de  leurs  rentes. 

XXXV.  Martin  Raimond,  1370. 

XXXVI.  Guillaume  de  Montarel, 
1873. 

XXXVII.  Nicolas  de  Melis,  1877. 

XXXVIII.  Martin  Raimond,  prieur 
pour  la  seconde  fois,  1879. 

XXXIX.  Dominique  du  Puy,  i383. 
XL.  Bertrand  de  l'Host,  1391. 
XLI.  Dominique  Reynier,  ligS. 
XLII.    Gautier    de    Chateauneuf, 

1396.  Le  prieur  de  Bonnefoy  était  partisan 
de  Boniface  IX,  &  son  général  Boniface 
Ferrier  reconnaissait  Benoît  XIII  qui  sié- 
geait à  Avignon.  Gautier  se  saisit  de  tous 
les  papiers  de  sa  chartreuse  &  les  envoya  à 
Rome.  Il  fut  bientôt  déposé,  déclaré  inha- 
bile à  exercer  des  fonctions  dans  l'ordre, 
mis  en  pénitence  &  condamné  à  manger  à 
terre  une  fois  le  mois. 


NOTB 

142 


NoTB 
142 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


6; 


)i 


XLIII.  Bertrand  de  l'Host,  second 
priorat,  iSçS. 

XLIV.  Guillaume  de  Rumilhon, 
1406. 

XLV.  Jean  Vincent,  1409. 

XLVI.  Jean  Sarrasin,  14095  obtint  le 
jo  février  de  cette  année  des  lettres  paten- 
tes de  Charles  VI,  confirmant  lespriviléges 
de  la  chartreuse. 

XLVII.    N.    DE    MORTEMAR,  I412.S0US 

son  priorat,  Jean  de  Montravel  dit  l'Her- 
mite,  seigneur  de  Mézenc  &  d'Argental, 
qui  venait  de  faire  réparer  son  château  de 
Mézenc,  donna  aux  chartreux  de  Bonne- 
foy  le  quatrième  étage  de  la  tour  de  ce 
château  pour  s'y  réfugier  &  y  déposer 
leurs  joyaux  &  meubles  en  temps  de  guerre. 

XLVIIl.  Jean  Vincent  (second  prio- 
rat), 1416. 

XLIX.  Pierre  Ferréol,  1424. 

L.  Guillaume  DE  Rumilhon,  de  nou- 
veau, 1426. 

LI.  Bernard  de  Montferrand,  1428. 

LU.  Jean  Vincent  (troisième  priorat), 
1431. 

LUI.  Jean  Bottet,  1438. 

LIV.  Jean  Vincent,  prieur  pour  la 
quatrième  fois,  1444-1453.  Il  acquit,  en 
1445,  divers  fonds  &  rentes  à  Saint-Mar- 
tial, Chueyts,  Montpezat  &  Aubenas,  & 
ces  acquisitions  furent  amorties  par  lettres 
de  Jean  d'Estampes,  trésorier  général  du 
roi  en  Languedoc,  moyennant  le  payement 
de  vingt  livres. 

LV.  Georges  Guiguemen,  1446. 

LVI.  Jacques  Valentin,  1449. 

LVII.  Jean  Bottet   (second   priorat), 

1449- 

LVllI.  Etienne  Volle,  1468-1492.  Il 
r«fuse,  en  1478,  de  rendre  l'hommage 
exigé  par  Aymar  de  Poitiers,  seigneur  de 
Saint-Vallier,  se  fondant  sur  les  transac- 
tions intervenues  entre  ses  prédécesseurs 
&  les  anciens  comtes  de  Valentinois.  Il  ob- 
tint, en  1481,  des  lettres  patentes  du  roi 
Louis  XI,  par  lesquelles  ce  prince  exempta 
les  religieux  de  Bonuefoy  des  tailles  que 
les  consuls  d'Aubenas  leur  avaient  impo- 
sées pour  les  biens  qu'ils  possédaient  dans 
le  territoire  de  cette  ville;  le  7  mai  1497, 
le  roi  Charles  VIII  lui  accorda  des  lettres 
patentes,    défendant    à    tous   officiers   de 


guerre  de  loger  leurs  soldats  dans  les  mai- 
sons, granges  &  dépendances  de  Bonnefoy 
&  de  prendre  des  fourrages  &  des  denrées 
sur  les  terres  de  ce  couvent. 

LIX.  Pierre  de  Talaron,  i5o2-i5i7, 
obtient  des  lettres  de  sauvegarde  de  Fran- 
çois I,  renouvelant  tous  les  privilèges 
accordés  au  couvent  par  ses  prédécesseurs. 

LX.  Jean  Volle,  i5i7-i538.  Sous  son 
priorat,  le  roi  François  I  déchargea  les 
religieux  de  Bonnefoy  des  impositions  que 
les  évêques  de  Viviers  avaient  mises  sur  le 
couvent,  &  de  l'aide  accordée  au  roi  en 
i523. 

LXI.  Simon  Chane,  i54I-i55i.  A  cette 
dernière  date,  Jacques  de  Tournon,  sei- 
gneur de  la  Chèze  &  de  Contaignet,  lui  fit 
abandon  de  divers  territoires,  qui  furent 
ensuite  délimités  par  Jean  Eschalier,  dit  de 
Liossac,  bailli  de  Contaignet. 

LXII.  Antoine  Chamar,  i55i.  Sous  ce 
prieur,  la  chartreuse  fut  prise  en  i559,  par 
les  calvinistes  qui  le  massacrèrent  avec 
plusieurs  de  ses  religieux. 

LXIII.  Jean  Barre,  j57o. 

LXIV.  Pierre  Fazandier,  1577. 

LXV.  Mathieu  Malescot,  1578. 

LXVI.  Joachim  Bresnaud,  i583, 

LXVII.  Antelme  Fournier,  1584. 

LXVIII.  Jean  de  Laval,  1587. 

LXIX.  Raimond  Audibert,  i588. 

LXX.  Antelme  Fournier  (second  prio- 
rat), 1591. 

LXXI.  Antoine  de  la  Fallu,  1595. 
Il  était  encore  prieur  lorsque,  le  19  mars 
i599,  le  nommé  André  Verdier  de  la  Va- 
cheresse,  paroisse  des  Estables,  fit  entre 
ses  mains  l'abandon  plein  &  entier  de  ses 
biens  à  condition  d'être  reçu  au  monastère 
en  qualité  de  donat. 

LXXII.  Pierre  Druis,  1604. 

LXXIII.  Claude  Janot,  1606. 

LXXIV.  Jacques  Bournot,  1610, 

LXXV.  Claude  Janot  (second  priorat), 
1616. 

LXXVI.  François  de  Lingende,  1620. 
Le  28  mars  de  cette  année,  il  reçoit  de 
Juste-Henri  de  Tournon,  baron  de  Cha- 
lencon,  l'investiture  de  la  seigneurie  de 
Mézenc  &  des  Estables,  que  son  prédéces- 
seur avait  acquise,  le  5  décembre  1617,  de 
nobles  Claude  &  Christophe  de  Chamalzel. 


Note 

14Z 


Note 
141 


652 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


LXXVn.  Pierre  Maignet,  1622.  Pen- 
dant-les  troubles  qui  eurent  lieu  dans  la 
Province,  la  chartreuse  reçut  une  garni- 
son de  quinze  hommes  de  guerre,  que  le 
duc  de  Montmorency  porta  à  vingt.  Cette 
garnison  devait  être  entretenue  aux  frais 
des  sujets  de  cette  maison,  obligés  eux- 
mêmes  d'y  faire  le  guet.  En  considéra- 
tion des  grandes  pertes  qu'ils  avaient  su- 
bies pendant  les  guerres  civiles,  le  roi 
Louis  XIII  accorda  aux  chartreux  de  Bon- 
nefoy  tous  les  biens,  meubles  &  immeubles 
du  seigneur  de  la  Tour  Panissac  &  du 
capitaine  la  Brugière ,  confisqués  pour 
crime  de  rébellion;  cette  donation  est  du 
3o  juin  1622.  Le  même  prieur  obtint  de  ce 
prince  des  lettres  d'exemption  du  logement 
des  gens  de  guerre,  données  à  Grenoble, 
le  6  août  i63o.  Mais,  fatigués  des  vexa- 
tions continuelles  qu'ils  avaient  à  souffrir, 
les  chartreux  de  Bonnefoy  songèrent,  d'ac- 
cord avec  Henri  de  Bourbon,  prince  de 
Condé,  à  s'établir  à  Moulins.  Ils  avaient 
déjà  fait  l'acquisition  d'un  local  dans  les 
faubourgs  de  cette  ville;  la  fondation  avait 
été  autorisée,  le  28  novembre  1623,  par  le 
général  des  chartreux;  un  certain  nombre 
de  religieux  s'étaient  même  transportés  à 
Moulins,  lorsque  l'évêque  de  Viviers  écri- 
vit au  prieur  dom  Maignet  pour  s'opposer 
au  transfert.  La  lettre  de  ce  prélat  est 
datée  du  11  juin  1627.  Cette  opposition  fit 
échouer  le  projet. 

LXXVIII.  Robert  des  Marins,  i636. 

LXXIX.  François  de  Lingende  (se- 
cond priorat),  1645.  Son  second  priorat 
fut  marqué  par  un  terrible  incendie  qui 
détruisit  la  chartreuse,  le  8  février  i653. 
Il  ne  resta  debout  que  les  murailles.  La 
plus  grande  partie  des  meubles,  de  la  bi- 
bliothèque, des  titres  &  papiers  du  monas- 
tère furent  la  jjfoie  des  flammes. 

LXXX.  Louis    HoDON,   i656. 

LXXXI.  Nicolas  Dubois,  i658. 

LXXXII.  Claude  de  la  Roche,  1669, 
requit  Marcellin  Besson ,  juge  des  Esta- 
bles,  pour  vérifier  &  inventorier  les  titres 
&  papiers  qui  avaient  échappé  à  l'incendie 
du  couvent.  (Inventaire  du  22  avril  1669.) 

LXXXIII.  Antelimk  de  Turcy,  1679. 


NOTE  CXLIII 

AJOUTÉE   par  les    NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Etahlissements  religieux  de  la  ville 
6"  du  diocèse  d'Alhi  ' . 

L'ÉVÊCHÉ  qui,  après  1676,  devint  l'ar- 
chevêché d'Albi,  comprenait  trois  cent 
vingt-sept  paroisses,  depuis  la  création  de 
la  cathédrale  de  Castres,  fondée  en  i3i7 
par  le  pape  Jean  XXII.  Nous  n'avons  pas  à 
revenir  sur  son  origine  ik  sur  la  chronolo- 
gie de  ses  évêques;  une  note  insérée  dans 
ce  volume,  p.  383  &  suiv.,  &  les  recherches 
des  Bénédictins  doivent  suffire  à  l'étude  de 
ce  sujet.  Nous  voulons  seulement  réunir 
ici,  ainsi  que  dans  les  notes  suivantes  sur 
les  autres  diocèses  du  Languedoc,  un  cer- 
tain nombre  de  renseignements,  qu'il  se- 
rait, croyons-nous,  difficile  de  trouver 
coordonnés  ailleurs.  Nos  sources  seront 
les  manuscrits  &  les  imprimés;  pour  Albi 
particulièrement,  nous  avons  dépouillé 
avec  soin  la  volumineuse  collection  Doat, 
à  la  Bibliothèque  nationale,  &  un  volume 
du  fonds  Baluze,  qui  contient  nombre  de 

'  Nous  avons  consacré  les  Notes  qui  précèdent  à 
l'histoire  des  diocèses  &  des  abbayes  du  Langue- 
doc, mais  la  matière  est  si  riche  qu'il  n'a  pas  été 
possible  de  l'épuiser  d'un  seul  coup.  D'ailleurs, 
une  foule  de  petits  établissements  religieux,  sur 
lesquels  on  ne  possède  que  peu  de  renseignements 
ou  qui  ont  été  considérés  comme  ayant  une  trop 
faible  importance,  ont  dû  être  négligés.  D'un  autre 
côté,  au  fur  &  à  mesure  que  nous  avancions  dans 
notre  travail,  la  découverte  de  documents  nou- 
veaux nous  a  convaincus  que  dans  les  listes  déjà 
données  d'après  le  Gallia  Christiana  &  d'autres 
ouvrages,  quelques  rectifications  étaient  devenues 
nécessaires,  même  après  celles  que  nous  avions  déjà 
faites;  ces  considérations  nous  ont  engagés  à  con- 
sacrer aux  diocèses  du  Languedoc  une  nouvelle 
série  de  Notes,  dans  lesquelles  nous  donnerons  sur 
les  établissements  religieux  de  toute  sorte  que  ren- 
fermait chaque  diocèse  le  peu  que  l'histoire  a  pu 
nous  apprendre,  en  corrigeant,  par  la  même  occa- 
sion, ce  que  nous  aurons  trouvé  devoir  être  rectifié 
dans  les  Notes  antérieures.  Ces  NotL's  ne  feront 
donc    pas   double   emploi    avec   les    piétédentes. 

It.  M.l 


Note 
■  43 


Note 
.43 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


653 


documents  sur  cette  église  ;  ces  deux  col- 
lections fourniront  le  catalogue  diploma- 
tique que  nous  insérerons  au  tome  V  de  la 
présente  édition.  Ajoutons-y  les  imprimés 
dont  les  noms  sont  en  note';  enfin  le 
tome  38  de  la  collection  de  Languedoc, 
qui  contient  un  grand  nombre  de  rensei- 
gnements que  les  Bénédictins  n'ont  pas 
employés. 

Cet  évéché,  un  des  plus  considérables 
de  France,  avait,  au  dix-huitième  siècle, 
cent  mille  livres  de  revenu  ;  en  effet,  par 
suite  d'achats  de  toute  sorte  &  de  transac- 
tions multipliées,  effectuées  dans  le  cou- 
rant des  treizième,  quatorzième  &  quin- 
zième siècles,  ses  prélats  avaient  fini  par 
posséder  la  plus  grande  partie  des  dîmes 
de  leur  diocèse,  &  de  plus,  depuis  fort 
longtemps,  ils  possédaient  la  seigneurie  de 
la  ville  d'Albi. 

Le  premier  point  ressortira  suffisam- 
ment du  catalogue  des  pièces  relatives  à 
Albi  inséré  au  tome  V  de  cette  édition; 
quant  à  l'autre  question,  nous  croyons  de- 
voir en  parler  avec  quelque  détail. 

On  n'a  pas  pour  l'évéché  d'Albi  de  titres 
remontant  aux  temps  carolingiens,  &  les 
évèques  n'eurent  point  de  part  dans  l'attri- 
bution des  droits  de  justice  &  autres  reve- 
nus domaniaux,  que  les  princes  de  cette 
époque  &  surtout  Charles  le  Chauve  firent 
à  plusieurs  évèques  de  la  Province,  no- 
tamment à  ceux  de  Narbonne  &  d'Agde. 
Aussi,  quand  arriva  l'époque  féodale,  l'évê- 
que  se  trouva-t-il  dépendre  complètement 
du  comte  ou  du  vicomte  du  pays,  &  sa 
charge  devint  un  fief  à  la  disposition  de  ces 
seigneurs.  En  1087,  le  comte  de  Toulouse 
attribua  à  sa  nouvelle  épouse.  Majore, 
entre  autres  revenus,  l'évéché  d'Albigeois, 
la  cité,  la  monnaie,  le  marché,  episcopatum 
Albiense,  &  civitatem,  &  mercatum,  &c.  Au 

'  Etudes  historiques  &  documents  inédits  sur  l'Al- 
higeots,  le  Castrais  Sr  l'ancien  dioct^se  de  Lavaur,  par 
Compayré  ;  Albi,  [841.  In-8".  —  Histoire  de  l'an- 
cienne cathédrale  &  des  éyèijues  d'Alii,  par  Eugène 
d'Auriac;  Paris,  i858.  —  Notice  historique  &  des- 
criptive sur  Sainte-Cécile  d'Âlhi ^  par  Hippolyte 
Crozes  ;  Toulouse,  1841.  In- 8°.  —  Description 
naïve  &  sensible  de  la  fameuse  église  Sainte-Cécile 
d'Alii,  annotée  par  Eugène  d'Auriac;  Albi,  1857. 
In-12. 


premier  abord,  on  pourrait  ne  voir  dans 
ces  mots  que  l'indication  des  revenus  que 
le  comte  percevait  dans  l'évéché  d'Albi; 
mais  une  autre  charte  vient  en  fixer  le 
sens  &  permet  de  juger  jusqu'à  quel  point 
la  simonie  avait  envahi  le  Midi  de  la 
France.  Cet  acte,  que  dom  Vaissete  rap- 
porte à  l'an  io38,  est  la  vente  de  l'évéché 
d'Albi,  fondé  en  l'honneur  de  sainte  Cé- 
cile, à  un  certain  Guillem,  fils  de  Bernard- 
Aimard  ;  cette  vente  est  effectuée  pour 
l'avenir,  du  vivant  même  de  l'évêque  Amé- 
lius;  ce  Guillem  aura  le  droit  de  prendre 
pour  lui-même  les  fonctions  épiscopales 
ou  d'en  faire  bénir  un  autre  à  sa  place, 
(ut  si  intus  se  fecerit,  aut  alium  episcopum 
fecerit  benedicere  '.)  Dans  tous  les  cas,  sa 
vie  durant,  il  aura  l'évéché  &,  sans  doute, 
les  revenus;  mais,  sur  ces  revenus,  les 
vendeurs  se  réservent  ia  moitié  de  la  sei- 
gneurie (Jominicatura) ,  sauf  les  droits  sur 
les  consécrations,  les  messes,  les  péniten- 
ces &  les  receptes  (receptos);  si  les  feuda- 
taires  de  l'évêque  payent  régulièrement 
les  droits  de  mutation  (dona),  les  ven- 
deurs en  ont  la  moitié  ;  le  tout  valait  cinq 
mille  sous.  Les  vendeurs  étaient  le  vicomte 
de  Nimes  &  d'Albi,  Bernard-Aton,  &  son 
frère,  Frotaire,  évêque  de  Nimes,  comme 
vicomtes  d'Albi;  ce  dernier  semble,  en 
effet,  y  avoir  exercé  à  peu  près  les  pou- 
voirs de  vicomte;  les  deux  frères  parta- 
geaient avec  le  comte  la  suzeraineté  de 
l'évéché,  &,  dans  ce  marché,  on  stipule  le 
droit  de  ce  dernier,  qui  est  de  deux  mille 
sous.  On  peut  se  figurer  quel  évêque  pou- 
vait être  un  pareil  acheteur,  ou  de  quelle 
indépendance  devait  jouir  celui  qu'il  avait 
fait  consacrer  à  sa  place;  il  est  vrai  que 
tout  cela  se  passait  avant  le  pontificat  de 
Grégoire  VII, 

C'est  au  douzième  siècle  que  le  pouvoir 
des  évèques  commença  à  balancer  celui 
des  vicomtes  ;  ceux-ci,  de  la  puissante  mai- 
son de  Nimes,  devenus  maîtres  de  Carcas- 
sonne  &  du  Razès  par  une  usurpation, 
avaient  besoin  de  l'appui  du  clergé,  & 
dans  tous  leurs  États  ils  lui  accordèrent  la 
plus  grande  indépendance;  c'est  ainsi  qu'à 

'  Voir  tome  V,  la  pièce  CLXXXI,  col.  43^-433  ; 
intus  a  ici  le  sens  de  dans  l'intervalle. 


Note 
143 


654 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Albi,  en  1144,  le  vicomte  Rotçer  aban- 
donna l'usage  inique  de  piller  les  effets  & 
les  biens  meubles  de  l'évèque  après  sa 
mort;  cet  usage,  que  l'on  appelait  le  droit 
de  dépouille  (.jus  spolii),  disparut  à  peu  près 
universellement  dans  le  Midi,  à  la  fin  du 
onzième  &  au  commencement  du  douzième 
siècle.  L'archevêque  de  Bourges,  métropo- 
litain d'Albi,  confirma  l'abandon  de  Roger. 
Dès  lors  le  pouvoir  de  l'évèque  ne  fit  plus 
qu'augmenter  &,  au  milieu  du  douzième 
siècle,  son  autorité  remplaçait  en  partie 
celle  du  vicomte  dans  la  cité.  Quant  au 
comte  de  Toulouse,  il  n'était  plus  ques- 
tion de  sa  suzeraineté. 

Le  vicomte,  d'ailleurs,  pressé  par  des 
besoins  financiers,  renonça  peu  à  peu  à 
ses  droits  de  suzeraineté;  c'est  ainsi  qu'en 
1190  nous  le  voyons  céder,  pour  deux  ans, 
à  Isarn  Jeisa  &  à  Pierre  Hugues  d'Albi , 
ses  droits  de  leude  sur  les  bêtes  à  cornes, 
&  les  ouvrages  des  merciers,  savetiers  & 
autres  marchands,  moyennant  deux  mille 
cinq  cents  sous  du  comte  Raimond;  la 
même  année,  devant  trois  mille  sous  à 
Élie  &  à  sa  mère  Cartenguda,  il  leur  cède 
pour  trois  ans  les  produits  de  la  boucherie 
de  la  même  ville".  Du  reste,  ces  revenus 
appartenaient  déjà  en  partie  au  chapitre 
de  Sainte-Cécile,  qui  les  avait  rachetés,  en 
1177,  de  Guillem-Jourdain.  A  la  même 
époque,  nous  voyons  l'évèque,  Guillaume- 
Pierre,  de  concert  avec  les  prud'hommes 
d'Albi,  convenir  de  la  peine  que  l'on  doit 
appliquer  à  l'avenir  aux  auteurs  des  vio- 
lences commises  dans  l'intérieur  de  la 
ville  (acte  de  1188).  Aussi  devenait-il  né- 
cessaire de  régler  les  pouvoirs  des  deux 
seigneurs  &  de  fixer  les  limites  de  leurs 
juridictions  respectives;  en  1193  (v.  st.), 
le  vicomte  de  Lautrec,  Sicard,  Pierre  de 
Brens,  Doat  Alaman  &  plusieurs  autres 
réglèrent  la  question.  Après  examen  des 
titres  des  deux  parties,  audition  de  leurs 
témoins,  il  fut  déclaré  que  tous  les  fiefs  de 
chevaliers  (cavalarias)  que  l'évèque  tenait 
dans  la  vicomte  par  legs  ou  par  aumône,  il 
devait  les  tenir  du  vicomte  &  lui  en  rendre 
tous  les  devoirs  dus  par  les  anciens  pos- 
sesseurs; quant  au  Castelviel  d'Albi,  em- 


placement du  château  vicomfal,  les  justices 
en  appartinrent  tout  entières  au  vicomte; 
dans  le  reste  de  la  ville,  les  deux  tiers  de 
la  haute  justice  (cautions,  crimes  de  sang, 
brigandage,  adultères,  faux  poids  &  fausses 
mesures,  leudes  non  payées),  appartinrent 
à  l'évèque;  le  reste  au  vicomte.  On  divisa 
de  la  même  façon  les  menues  redevances 
levées  sur  les  marchands  &  sur  les  mar- 
chandises '. 

Dès  lors  l'évèque  jouit  librement  de  son 
pouvoir,  &  exerça  tous  ses  droits  de  sou- 
verain; en  1202,  il  permet  la  construction 
d'un  moulin  sur  le  bord  du  Tarn,  au  des- 
sus du  pont,  en  s'y  réservant  la  moitié  des 
produits.  Pendant  la  guerre  des  albigeois, 
ses  domaines  s'accroissent;  en  121 2,  Simon 
de  Montfort  lui  donne  les  châteaux  de 
Rouffiac  &  de  Marsac,  en  s'y  réservant  le 
droit  de  régale  ou  de  remise  de  la  forte- 
resse pendant  la  vacance  du  siège.  En 
1218,  Amauri  lui  engage  pour  trois  ans  le 
Castelviel,  dernière  possession  des  vicom- 
tes dans  la  ville,  &  pendant  tout  ce  temps 
l'évèque  y  fut  seul  le  maître;  en  1220, 
il  exerce  avec  les  consuls  son  pouvoir 
législatif,  promulgue  les  premières  cou- 
tumes d'Albi,  &  renonce  à  lever  des  im- 
pôts extraordinaires  sur  les  bourgeois.  En 
1227,  nous  le  trouvons  échangeant  avec 
le  prévôt  de  Sainte-Cécile  une  partie  de 
l'honneur  vicomtal. 

Cependant,  à  la  suite  de  la  guerre  des 
albigeois,  la  maison  des  Trencavels  avait 
perdu  tous  ses  domaines,  &  le  traité  de 
Melun  assurait  à  saint  Louis  la  posses- 
sion du  pays  (1229);  le  conseil  du  roi 
voulut  faire  régler  les  droits  respectifs  du 
nouveau  maître  &  des  seigneurs  ecclésias- 
tiques, &,  à  la  suite  d'une  enquête,  con- 
duite par  Pierre  de  Colmieu  (de  Colleme- 
dio),  une  sentence  du  4  décembre  de  la 
même  année  attribua  à  l'évèque  d'Albi  la 
haute  justice,  le  droit  de  confiscation  & 

'  Cet  accord  de  iipî  fut  plus  tard  reproduit, 
mais  traduit,  dans  une  enquête  dressée  par  le  sé- 
néchal de  Carcassonne  en  i  252  ';  on  n'en  fit  dispa- 
raître que  la  clause  relative  aux  fiefs  possédés  par 
révêque;  cette  enquête  servit  pour  la  rédaction  de 
l'accord  de  1264,  analysé  plus  bas. 


■  Collection  Doat,  vol.  168,  f"  3oi-3o3. 


»  Voir  au  tome  V  le  Catalogue  d'Albi. 


Note 
143 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 

&    put    établ 


655 


la  garde  des  clefs  de  la  ville;  la  basse  jus- 
tice fut  déclarée  commune  au  roi  &  à  l'é- 
vêque.  Ce  fut  cette  convention  qui  régla 
les  rapports  réciproques  des  deux  pouvoirs 


commises,  &  put  etaûiir  un  crieur  pu- 
blic. La  basse  justice,  qui  appartenait  ja- 
dis à  l'évèque  &  aux  Frotiers  (Froterii), 
fut  commune  entre  lui  &  le  roi;   chacun 


jusqu'en  1264;  presque  aussitôt  l'évèque  d'eux  eut  sou  bailli,  auquel  les  parties  pu- 
reprit  le  cours  de  ses  acquisitions;  en  fé-  rent  s'adresser  à  leur  choix;  mais,  pour 
vrier  i23o,  il  paya  mille  sous  de  Melgueil,  sauvegarder  la  dignité  royale,  on  déclara 
au  vicomte  de  Saint-Antonin,  une  partie  que  le  roi  de  France  n'aurait  pas  à  faire 
du  comté  &  de  la  monnaie.  En  1247,  Guil-  hommage  de  cette  basse  justice  à  l'évèque; 
laume  de  Minerve  lui  vend  un  fief  au  seulement,  en  cas  d'aliénation  ou  d'inféo- 
Castelviel.  En  1232,  Pierre  de  Najac  lui  dation  de  la  part  du  roi,  le  nouveau  pos- 
cède  une  partie  des  leudes  de  la  ville  &  sesseur  lui  devra  de  nouveau  l'hommage  & 
sa  part  des  menues  redevances  qu'il  per-  le  serment.  Le  bailli  royal  prêtera  serment 
cevait  sur  les  boutiques  des  marchands.  à  l'évèque  &  s'engagera  à  respecter  ses 
Nous  le  voyons  en  même  temps  ajouter  de  droits  &  prérogatives.  Le  roi  ne  pourra 
nouveaux  articles  à  la  coutume  de  1220  &  demander  de  subside  pour  l'ost  (com/^enjai/o 
régler  la  perception  des  impôts  (1236  &  pro  exerchu) ,  sans  la  volonté  de  l'évèque. 
1245);  cependant,  il  se  faisait  restituer  les  Les  encours  &  les  faidiments  seront  parta- 
dîmes  usurpées  par  les  laïques  dans  son  gés  entre  les  deux  parties;  leur  recherche 
diocèse  &  percevait  la  pelade  ou  impôt  de  appartient  au  sergent  du  roi  &  au  bailli 
la  paix,  dont  il  avait  ou  prétendait  avoir  de  l'évèque,  qui  jureront  de  s'y  aider  mu- 
la   moitié   (acte  de   I25l,  transaction  avec  tuellement  &  de  bonne  foi.  C'est  en  vertu 


les  consuls  de  Gaillac)'. 

C'est  vers  1252  que  les  officiers  royaux 
manifestèrent  l'intention  de  revenir  sur  la 
convention  de  1229;  l'enquête  plus  haut 
mentionnée  date  de  cette  époque,  &  natu- 
rellement une  question  aussi  grave  de- 
manda de  longues  années  pour  être  réso- 


de  cette  convention  que  les  évèques  d'Albi 
possédèrent,  jusqu'en  1789,  la  seigneurie 
temporelle  de  la  cité. 

Ainsi  d'accord  avec  le  roi,  l'évèque  eut 
encore  à  s'accorder  avec  les  consuls,  aux- 
(|uels  il  fallait  faire  accepter  la  juridiction 
de  son  bailli  ;  il  y  parvint  & ,  par  acte  de 


lue;  elle  ne  le  fut  qu'en  1264;  il  avait  septembre  1269,  il  fut  décidé  que,  pour 
fallu  obtenir  le  consentement  du  pape 
Urbain  IV,  puis  celui  de  l'archevêque  de 
Bourges;  le  pape  exhorta  celui-ci  à  con- 
sentir à  la  transaction  proposée  par  bulle 
du  i3  décembre  1262;  l'archevêque  n'y 
consentit  qu'en  juin  1264;  la  convention 
fut  définitivement  arrêtée  en  décembre 
suivant. 

Le  différend  entre  le  roi  &  l'évèque 
portait  sur  les  encours  &  les  faidiments 
(crimes  d'hérésie  &  de  forfaiture),  &  sur 
la  haute  justice  de  la  cité.  Celle-ci  fut 
attribuée  à  l'évèque;  il  put  recevoir  & 
exiger  des  habitants  le  serment  de  fidélité; 
il  eut  la  garde  des  clefs,  les  encours  &  les 


'  Il  semble  que  ce  soit  de  celte  époque  que  d.iie 
la  prétention  des  archevêques  de  Bourges  à  rece- 
voir des  évéques  d'Albi  le  serment  de  fidélité  pour 
la  seigneurie  temporelle  de  cette  ville  j  cette  pré- 
tention, qui  n'a  pas  d'origine  historique,  paraît 
pour  la  première  fois  dans  un  acte  de  |255. 


rendre  la  justice,  le  bailli  s'adjoindrait 
vingt  prud'hommes;  la  garde  des  clefs  de 
la  ville  appartenant  à  l'évèque,  il  les  confia 
aux  consuls,  sans  causer  de  préjudice  à 
son  droit  non  plus  qu'à  celui  de  son  suze- 
rain, l'archevêque  de  Bourges.  Du  reste, 
l'accord  de  1264  fut  toujours  fidèlement 
observé  au  moins  par  le  pouvoir  central, 
sinon  par  ses  officiers;  en  1278,  i339,  1349, 
1371  &  1378,  nous  voyons  les  viguiers  & 
baillis  royaux  prêter  aux  évéques  les  ser- 
ments stipulés  par  la  convention.  En  i3ii, 
Philippe  le  Bel  ordonne  au  sénéchal  de 
Carcassonne  de  maintenir  l'évèque  dans  la 
possession  de  la  justice  dont  il  jouit  en 
vertu  de  cette  ancienne  transaction;  en 
i320,  on  renouvelle  &  on  reconnaît  son 
privilège  de  ne  jamais  aller  que  volon- 
tairement à  la  guerre.  En  1328,  on  force 
les  consuls  à  prêter  serment  au  nouveau 
roi  ;  de  là  appel  du  procureur  de  l'évèque 
qui  obtient  gain  de  cause  &  confirmation 


NoTS 
,43 


Note 
143 


656 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


par  le  roi  de  ses  anciens  droits  (24  fé- 
vrier 1328).  Quelques  années  plus  tard, 
un  certain  nombre  d'habitants  de  la  ville, 
sujets  de  l'évéque,  cherchèrent  à  se  sous- 
traire à  son  autorité  en  fondant  une  con- 
frérie de  Saint-Louis,  placée  sous  le  pa- 
tronage du  roij  celui-ci  leur  avait  permis 
de  poser  des  panonceaux  à  ses  armes  ; 
1  evêque  se  plaignit,  &  des  lettres  de  juil- 
let 1343  &  d'autres  de  1344  abolirent  cette 
confrérie  &  lui  retirèrent  la  protection 
royale. 

Eu  vertu  de  la  même  convention,  l'évé- 
que avait  le  droit  d'imposer  &  de  lever  les 
taxes,  de  fixer  le  prix  des  denrées,  de  nom- 
mer le  capitaine  de  la  ville,  de  régler  le 
service  du  guet  (actes  de  1343,  i354-55,  & 
aussi  de  i35j  &  i36i  :  lettres  du  maréchal 
d'Audeneham);  contesté  par  le  sénéchal 
de  Carcassonne,  ce  droit  fut  rendu  à  l'évé- 
que par  un  arrêt  du  parlement  du  28  juillet 
l363.  L'évéque  avait  encore  la  haute  po- 
lice de  la  ville,  pouvait  réprimer  les  scan- 
dales &  faire  respecter  les  bonnes  mœurs 
(acte  de  1484). 

Outre  ces  droits  dans  la  cité  d'Albi,  il 
avait  encore,  au  treizième  siècle,  un  atelier 
monétaire  installé  à  Bonafous,  &  dont  il 
partageait  les  profits  avec  le  comte  de  Tou- 
louse &  Sicard  Alaman  ;  cette  monnaie 
s'appelait  Raimondine,  &  avait  cours  dans 
les  diocèses  d'Albi,  Cahors  &  Rodez;  peu 
actif  pendant  le  règne  d'Alphonse,  cet  ate- 
lier se  rouvrit  un  instant  en  1278'.  Ajou- 
tons-y le  commun  de  la  paix  ou  pezade, 
sujet  de  querelles  p^-pétuelles  entre  lui  & 
ses  diocésains  (accord  de  l36o,  arrêt  du  par- 
lement du  19  décembre  1478).  Il  avait  en- 
core le  droit  d'avoir  des  notaires,  &  avait 
la  garde  de  leurs  rôles  après  leur  décès 
(acte  de  1280).  Enfin,  il  possédait  la  plu- 
part des  dîmes  du  diocèse  &  était,  comme 
on  disait  au  dix-huitième  siècle,  gros  dé- 
cîmateur.  En  effet,  depuis  le  milieu  du 
treizième  siècle  jusqu'à  la  fin  du  quator- 
zième, les  évêques  s'appliquèrent  tous, 
sans  exception,  à  faire  restituer  les  dîmes 
usurpées  par  les  laïques,  &  y  réussirent 
dans  un  grand  nombre  de  paroisses;  plus 

*  Boutaric,  Saint  Louis  &  Aïfonse  de  Poitiers, 
p.  214-15. 


tard,  c'était  encore  la  meilleure  part  des 
revenus  de  leur  mense,  &  ils  touchaient 
autant  de  fois  dix  mille  livres  que  le  setier 
de  grain  valait  de  livres  '. 

L'évêché  d'Albi  était,  comme  la  plupart 
de  ceux  de  France,  astreint  à  la  régale. 
Dans  la  donation  de  Simon  de  Montfort, 
plus  haut  mentionnée,  nous  trouvons  ce 
droit  indiqué  &  réservé  par  le  donateur. 
En  1278,  une  charte  du  bailli  d'Albi, 
Geoffroi  de  Varennes,  nous  montre  la 
régale  prélevée  sur  les  dîmes  appartenant 
à  l'évéque;  en  l3l4,  nous  voyons  ces 
droits  de  nouveau  exercés,  mais  il  y  avait 
contestation  &  le  roi,  dans  le  doute,  or- 
donna une  enquête  à  ce  sujet;  en  atten- 
dant, il  leva  la  régale  des  châteaux  donnés 
autrefois  par  Simon  de  Montfort.  En  i334, 
enfin,  nous  trouvons  le  droit  de  régale 
contesté  au  roi  par  le  chapitre,  qui  soute- 
nait que  la  jouissance  du  temporel,  pen- 
dant la  vacance  du  siège,  lui  appartenait. 

Voici  sur  la  liste  des  évêques  d'Albi, 
publiée  plus  haut  dans  le  présent  volume, 
page  383  &  suivantes,  un  certain  nombre 
de  légères  rectifications. 

X.  DiDON  est  indiqué  non  pas  par  la 
Vie  de  saint  Amand ,  mais  par  une  note 
ancienne,  contenue  dans  un  manuscrit  de 
la  bibliothèque  d'Albi;  on  croit  que  cette 
note  est  l'œuvre  d'un  faussaire'. 

XI.  Richard;  Mabillon,  dans  ses  An- 
nales, année  647,  dit  que  cet  évêque  n'est 
connu  que  par  la  chronique  rimée  des 
abbés  de  Castres. 

XII.  CiTRUiN  avait  été  abbé  de  Castres. 

XIII.  Saint  Amarand,  abbé  de  Mois- 
sac,  est  différent  du  saint  Amarand,  patron 
du  monastère  de  Vioux;  celui-ci  avait  été, 
dit-on,  martyrisé  sous  Décius,  &  était, 
en  tout  cas,  antérieur  au  sixième  siècle, 
époque  de   la   vie   de   saint  Eugène'. 

XXIII  &  XXIV.GoDEi.Ric  &  Paterne; 
il  faut  intervertir  ces  deux  noms  :  Paterne 
est  de  921,  &  Godelric  de  926;  en  effet,  la 
charte  de  l'archidiacre  Bénéberte  est  de  la 
vingt-huitième  année  de  Charles  le  Sim- 

'  Compayré,  p.  65. 

'  Voir  à  ce  sujet,  au  tome  II,  Preuves,  col.  44  j 
&  au  tome  I,  1.  VII,  ch.  xxxviii. 
'  Voir  tome  I,  p.  524. 


Note 
,43 


Note 
.43 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


607 


plo,  qui  ne  régna  dans  le  Midi  qu'à  partir 
de  898. 

XLVII.  Guillaume  IV;  le  différend 
entre  Roger  II  &  Saint-Pons  est  de  1171. 

XLIX.  Claude -André  (Claudius  An- 
dré ae). 

L.  Guillaume  V  Pierre  de  Brens 
remplit  à  partir  de  i2o5,  mais  par  un  ar- 
rangement spécial,  la  charge  de  prévôt  de 
Sainte-Cécile;  en  lui  faisant  cette  conces- 
sion, le  chapitre  réserva  son  droit  d'élec- 
tion. 

LI.  Durand  était  encore  évêque  le 
21  octobre  1253  (accord  avec  l'abbé  de  Vil- 
lemagne),  &  son  successeur,  Bernard  de 
Combret,  était  encore  prévôt  de  Sainte- 
Cécile  le  24  mars  1264  (transaction  avec  le 
prévôt  de  Saint-Salvi). 

LU.    BERNAR.D    II    DE  CoAIBRET    paraît 

en  1264;  le  siège  était  encore  occupé  par 
lui  le  i5  juin  1271  :  donation  faite  par  lui 
à  Bertrand  du  Puy  de  ses  droits  sur  les 
biens  de  Béatrix,  vicomtesse  de  Marsac. 

LIV.  Bertrand  II  des  Bordes  était 
évêque  dès  le  28  juillet  i3o8  (bulle  de 
Clément  V);  il  dut  quitter  le  siège  d'Albi 
avant  sa  mort,  car  le  21  juin  i3ir,  son 
successeur  Géraud  établissait  les  carmes 
dans  sa  ville  épiscopale. 

LVI.  Béraud  de  Fargues;  son  ser- 
ment de  fidélité  est  du  3i  mars  i3i5.  Il 
vivait  encore  en  juillet  i333  &  janvier 
1334;  au  mois  de  juin  suivant,  le  siège 
vaquait  &  le  roi  en  percevait  les  revenus 
en  vertu  de  son  droit  de  régale. 

LVII.  Pierre  de  la  Vie  fit  hommage 
à  l'archevêque  de  Bourges  par  procureur 
le  16  octobre  i336. 

LIX.  Guillaume  VI  Court  était  en- 
core évêque  le  21  septembre  i338. 

LX.  Peitavin  était  encore  évêque  le 
14  juin  i35o. 

LXI.  Arnaud-Guillaume  était  encore 
évêque  le  27  novembre  1354. 

LXV.  Guillaume  VII  de  la  Voulte 
était  encore  évêque  le  5  octobre  1392. 

Chapitre  de  Sainte-Cécile.  —  Le  chapitre 
cathédral  de  Sainte-Cécile  fut  fondé  de 
bonne  heure;  il  apparaît  dans  les  actes 
dès  le  commencement  du  dixième  siècle 
&    en    926,    l'archidiacre    Bénéberte    lui 

IV. 


donnait  le  lieu  de  Montaignac;  en  964, 
on  voit  paraître  le  plus  ancien  prévôt 
que  l'on  connaisse,  Ebraldus.  Au  onzième 
siècle,  cette  congrégation  était  déjà  en 
pleine  décadence,  &,  grâce  à  la  sirrfonie 
qui  s'était  introduite  jusque  dans  les  di- 
gnités capitulaires,  les  charges  n'étaient 
plus  remplies  &  la  régularité  avait  cessé 
d'être  observée.  En  1072,  se  rassembla  à 
Albi  un  concile,  composé  de  Guiraud, 
cardinal-évêque  d'Ostie,  de  Richard,  ar- 
chevêque de  Bourges,  de  Frotard,  évêque 
d'Albi,  &  des  vicomtes  de  Lautrec,  Rai- 
mond  Sicard  &  Frotard  ;  cette  réunion 
procéda  à  la  réforme  de  Sainte-Cécile,  & 
força  les  sacristains  (major  &■  minor) ,  le  ca- 
biscol,  le  trésorier  &  le  doyen,  à  se  désis- 
ter des  terres  attachées  à  leurs  charges,  & 
qui  étaient  probablement  devenues  pour 
eux  de  véritables  fiefs;  l'évêque  Frotard, 
pour  encourager  cet  exemple,  délaissa  de 
même  à  la  congrégation  l'archidiaconé 
dont  il  percevait  indûment  les  fruits.  A 
partir  de  cette  époque,  le  chapitre  put 
élire  librement  son  prévôt  &  jouir  d'une 
vie  un  peu  plus  indépendante;  toutefois, 
il  eut  toujours  bien  soin  de  réserver  ses 
droits;  c'est  ainsi  que  sous  Guillaume- 
Pierre,  l'un  des  prélats  les  plus  remarqua- 
bles du  commencement  du  treizième  siècle, 
les  chanoines  jugèrent  à  propos,  la  dignité 
prévôtale  étant  vacante  par  la  mort  d'Adé- 
mar-Guillaume,  de  prier  l'évêque  d'en  rem- 
plir les  fonctions,  mais  ils  eurent  grand 
soin  de  se  réserver  le  droit  d'élire  libre- 
ment son  successeur  (acte  de  120.')).  Vers 
le  même  temps,  cet  évêque  reconnut  que 
le  chapitre  avait  le  droit  de  nommer  les 
deux  archidiacres  de  l'église  cathédrale,  de 
concert  avec  lui,  &  que,  dans  tous  les  cas, 
ces  dignitaires  devaient  être  choisis  parmi 
les  chanoines  (acte  de  1224).  A  la  même 
époque,  le  chapitre  avait  déjà  une  infir- 
merie qui,  possédée  quelque  temps  par 
l'évêque,  lui  fut  restituée  par  un  acte 
de  1214.  Enfin  remarquons  que,  outre  les 
membres  mêmes  du  chapitre,  cette  con- 
grégation régulière  admettait  à  cette  épo- 
que des  frères  ou  donats.  L'évêque  avait 
naturellement  le  droit  d'intervenir  dan.'; 
les  règlements  intérieurs,  &  en  ï353,  nous 
le  voyons  consentir  à  un  nouveau  règle- 

4» 


Note 
143 


Note 
.43 


658 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ment  pour  la  recette  &  la  distribution  des 
revenus. 

Jusqu'au  milieu  du  treizième  siècle,  le 
chapitre  de  Sainte-Cécile  avait  observé  les 
règles  monastiques,  &  les  chanoines  vi- 
vaient en  commun  dans  le  cloître;  c'est 
peu  après,  vers  1260,  qu'ils  manifestèrent 
leurs  premières  velléités  de  changer  cet 
état  de  choses  &  qu'ils  résolurent  de  de- 
mander leur  sécularisation.  L'enquête  pré- 
liminaire, les  démarches  de  toute  sorte  à 
faire  auprès  de  la  cour  pontificale  durèrent 
vingt-huit  ans,  de  1268  (date  de  la  première 
mention)  à  1297,  date  de  la  bulle  de  sécu- 
larisation. Il  semble  que  les  chanoines  de- 
vaient y  attacher  une  grande  importance, 
à  voir  l'insistance  qu'ils  mirent  à  la  récla- 
mer. Ils  cherchèrent  même  à  en  jouir  par 
avance;  c'est  ainsi  qu'en  1276  (v.  st.),  le 
prévôt,  Raimond  de  Fraissinel,  avec  le 
consentement  de  l'évêque,  Bernard  de  Cas- 
tanet,  fit  des  statuts  éventuels  en  vue  de 
la  sécularisation  future;  il  y  fut  déclaré 
qu'au  cas  où  on  pourrait  obtenir  la  bulle, 
le  chapitre  comprendrait  trente  &  un  pré- 
bendiers  &  autant  de  chanoines;  au  nom- 
bre de  ces  derniers  on  compterait  l'évêque 
&  les  deux  archidiacres;  l'évêque  aurait 
voix  au  chapitre  &  pourrait  exercer  sa 
juridiction  sur  les  membres  de  la  congré- 
gation, du  moment  que  le  prévôt  les  au- 
rait exemptés  de  la  sienne;  la  collation 
des  prébendes  &  des  canonicats  fut  con- 
cédée à  l'évêque. 

Mais  la  sécularisation  tarda  encore  \ingt 
ans,  malgré  les  efforts  du  chapitre  &  de 
l'évêque,  &  en  dépit  de  toutes  les  démar- 
ches. En  1278, les  évêques  de  Rodez  &  de 
Mende,  Raimond  &  Etienne,  commissaires 
nommés  par  Nicolas  III,  informèrent  sur 
l'état  des  revenus  du  chapitre.  Ils  les  trou- 
vèrent suffisants  pour  trente  &  un  pré- 
bendiers,  en  y  comprenant  un  prévôt, 
quatre  archidiacres,  un  trésorier,  UJi  chan- 
tre &  un  sous-chantre;  les  prébendiers 
pouvaient  recevoir  cinquante  livres,  les 
dignitaires  (prévôt  &  archidiacres)  cent 
cinquante;  les  autres  soixante  livres.  A  ce 
moment  le  chapitre  ne  comptait  plus  que 
vingt  &  un  chanoines,  qui  s'acquittaiejit 
fort  mal  de  leurs  fonctions  &  étaient  tou- 
jours en  procès;  les  évêques  conclurent  à 


la  nécessité  d'une  prompte  sécularisation. 
Mais  l'avènement  d'un  nouveau  pape  ne 
tarda  pas  à  remettre  tout  en  question;  en 
1288,  les  chanoines  font  de  nouveau  sup- 
plier le  souverain  pontife  pour  savoir  si 
son  intention  est  de  les  laisser  dans  leur 
état  régulier  ou  de  les  séculariser;  la  ré- 
ponse se  fit  attendre  encore  huit  ans;  en 
1290,  le  chapitre  dresse  de  nouveaux  sta- 
tuts relatifs  à  la  participation  de  l'évêque 
aux  délibérations,  à  l'élection  du  prévôt  & 
à  la  collation  des  bénéfices.  La  bulle  de 
sécularisation  est  de  septembre  1297;  mais 
elle  n'était  pas  encore  mise  à  exécution 
en  janvier  1297  (v.  st.),  date  d'une  som- 
mation faite  aux  cardinaux  délégués,  d'y 
procéder  conformément  aux  dispositions 
canoniques  ;  elle  fut  exécutée  dans  les 
années  suivantes.  Entre  autres  disposi- 
tions, cette  bulle  portait  que  l'évêque  de- 
vait acheter  des  domaines  pour  asseoir  les 
revenus  tant  des  dignités  instituées  par 
elle  que  des  personats;  les  dignités  rece- 
vaient cent  livres  par  an,  les  personats 
soixante,  payables  en  deux  termes,  à  Noël 
&  à  Pâques.  L'évêque  qui  manquerait  à 
ces  engagements  devait  encourir  l'excom- 
munication ipso  facto;  mais  l'achat  de 
terres  n'eut  lieu  que  dans  des  proportions 
au-dessous  des  besoins,  &  il  y  eut  proba- 
blement des  prévarications;  l'évêque  Bé- 
raud  fut  absous  de  cette  faute  par  JeanXXII, 
en  i3i6. 

A  partir  de  ce  moment  jusqu'à  la  Révo- 
lution, le  chapitre  vécut  dans  l'état  sécu- 
lier; au  milieu  du  quatorzième  siècle,  il 
se  trouvait  endetté  envers  la  chambre  pon- 
tificale, qui  percevait  à  cette  époque  des 
droits  énormes  sur  tous  les  bénéfices;  il 
fallut  décider  que  la  charge  se  répartirait 
entre  les  nouveaux  chanoines  &  que  cha- 
cun d'eux,  à  son  entrée,  payerait  un  demi- 
gros  à  la  chambre  apostolique  (i375).Peu 
après,  Anglicus,  évêc|ue-cardinal  d'Albano, 
commissaire  député  par  Grégoire  XI,  fit 
de  nouveaux  statuts  pour  la  distribution 
des  pitances  dans  le  chapitre.  Au  commen- 
cement du  quinzième  siècle,  la  corpora- 
tion eut  des  démêlés  avec  Pierre,  évêque 
d'Albi,  qui  réclamait  comme  sienne  une 
partie  de  la  mense  capitulaire;  en  1420, 
Martin  V  commit  les  évêques  de  Vabre  & 


NOTB 

.43 


Note 
.43 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


659 


de  Saiiit-Papoul  pour  juger  de  la  justice 
de  ces  demandes,  &,  probablement  à  la 
suite  de  ces  querelles,  le  pape  assujettit 
directement  le  chapitre  à  l'autorité  du 
Saint-Siège;  il  ne  revint  sous  celle  de 
l'évêque  qu'en  1475,  lors  de  l'avènement 
de  Louis  d'Amboise,  homme  modéré,  juste 
&  bien  disposé  pour  les  chanoines  de  sa 
cathédrale.  En  1482,  Sixte  III  fit  instituer 
un  théologal  dans  l'église  pour  faire  les 
prédications  &  instruire  le  clergé;  cette 
charge  subsista  jusqu'en  1789.  Enfin,  une 
bulle  de  Clément  VII,  de  i532,  porte  qu'on 
ne  pourra  être  admis  dans  le  chapitre  ca- 
thedra) que  sachant  chanter  &  instruit; 
les  chanoines,  incommodés  par  le  mauvais 
air  de  la  cité,  purent  résider  ailleurs,  sans 
rien  perdre  de  leurs  bénéfices;  la  même 
bulle  règle  leur  costume. 

Au  dix-huitième  siècle,  le  chapitre  était 
composé  de  la  manière  suivante  :  l'évê- 
que, le  prévôt,  quatre  archidiacres  (Albi, 
le  Puy,  Saint-Georges,  Lautrec  &  Montmi- 
ral)  ;  c'étaient  là  les  dignitaires;  venaient 
ensuite  les  personats  :  trésorier,  chantre, 
sous-chantre  &  pénitencier  ou  théologal; 
tous,  dignitaires  &  personats,  étaient  cha- 
noines; il  y  avait  ensuite  quatorze  cano- 
nicats  simples;  le  canonicat  de  la  préchan- 
trerie  était  uni  au  collège  ;  puis  six  hebdo- 
madiers,  quarante-huit  prébendiers,  dont 
vingt  &  un  canonicaux  &  dix  suppléants  ; 
la  chapelle  de  musique;  deux  diacres,  deux 
sous-diacres,  treize  chapelains,  deux  be- 
deaux ou  marguilliers,  enfin  huit  enfants 
de  chœur.  L'archevêque  nommait  à  toutes 
les  dignités  :  comme  chanoine,  il  nommait 
à  tour  de  rôle  aux  canonicats.  Le  prévôt 
était  censé  curé  de  l'église;  c'était  lui  qui 
administrait  les  sacrements  aux  chanoines; 
tout  le  chœur  réuni  nommait  un  vicaire- 
mage. 

Parmi  les  églises  dépendantes  de  Sainte- 
Cécile,  mentionnons  en  première  ligne 
celle  de  Sainte-Martiane  qui,  située  primi- 
tivement en  dehors  de  la  ville,  n'y  fut 
comprise  que  plus  tard,  lors  de  ses  pre- 
miers agrandissements;  elle  existait  dès  le 
dixième  siècle  (testament  du  comte  de 
Rouergue,  961).  A  l'origine  &  au  dou- 
zième siècle  encore,  elle  était  indépen- 
dante &  formait  chapitre  à  part;  vers  cette 


époque,  elle  tomba  en  décadence  &  fut 
vivement  disputée  à  Sainte-Cécile  par 
Saint-Salvi.  En  ii56,  il  y  eut  entre  les 
chanoines  de  Saint-Salvi  &  ceux  de  Sainte- 
Martiane  une  querelle  curieuse,  &  que  le 
vicomte  Raimond-Trencavel  eut  peine  à 
apaiser;  il  s'agissait  d'un  repas  réclamé 
par  les  premiers  aux  seconds,  à  l'occasion 
d'une  procession  annuelle  que  les  clercs 
de  Saint-Salvi  faisaient  à  l'église  de  Sainte- 
Martiane,  le  jour  de  la  fête  de  la  pa- 
tronne ;  les  réclamants  eurent  gain  de 
cause  &  purent  exiger  ce  banquet  an- 
nuel. Ce  fut  en  1202  que  Sainte-Martiane 
tomba  entre  les  mains  des  prévôts  do 
Sainte-Cécile;  usurpée  par  des  laïques, 
elle  était  en  pleine  décadence,  quand,  le 
!'■'■  août  de  cette  année,  Guillaume-Pierre, 
évêque  d'Albi,  confirma  les  transactions 
intervenues  entre  le  prévôt  &  ses  posses- 
seurs; le  lendemain,  Guillem-Oalric  ven- 
dait tous  ses  droits  sur  elle,  en  stipulant  le 
paiement  par  Sainte-Cécile  de  la  moitié  de 
l'albergue.  L'union  définitive  fut  pronon- 
cée la  même  année  par  l'évêque,  qui,  en 
i2o5,  abandonna  une  redevance  annuelle 
de  dix  sous  raimondins,  qu'il  y  prenait; 
par  acte  du  même  &  de  la  même  année, 
l'albergue  que  réclamaient  les  clercs  de 
Saint-Salvi  fut  réduite  à  trente-cinq  sous 
raimondins.  Mais  il  y  eut  encore  de  longs 
débats  entre  les  deux  chapitres  au  sujet 
des  limites  des  cimetières  de  Sainte-Mar- 
tiane &  de  Saint-Salvi,  en  1253,  &  de  la 
préséance  en  1233;  une  transaction  de 
cette  dernière  année  décida  que,  dans 
aucun  cas,  les  cloches  de  Saint-Salvi  ne 
pourraient  sonner  avant  celles  de  Sainte- 
Martiane.  Sainte-Martiane  devint  alors 
un  prieuré  dépendant  de  la  prévôté  de 
Sainte-Cécile  (acte  de  1288)  &,  plus  tard, 
une  des  paroisses  de  la  ville. 

Outre  cette  église  de  Sainte-Martiane, 
le  chapitre  possédait  encore  Saint-Julien, 
Saint-Estève  &  la  Madeleine,  toutes  églises 
paroissiales  de  la  ville;  elles  lui  apparte- 
naient déjà  en  I2i5  (bulle  d'Innocent  III), 
&  en  1219,  l'évêque  Guillaume-Pierre  lui 
en  assura  la  possession.  Elles  étaient  ré- 
gies par  des  recteurs,  dont  le  prévôt  avait 
la    nomination;    en    l354,    le    recteur    de 


Note 
I  ^3 


Saint-Julien    reconnut 


que, 


dans   aucun 


NoTB 
.43 


660 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


cas,  les  cloches  des  églises  paroissiales  ne 
devaient  sonner  avant  celles  de  Sainte- 
Cécile;  au  cas  où  ce  fait  se  serait  produit, 
le  chapitre  métropolitain  pouvait  faire  en- 
lever le  battant  des  cloches  qui  auraient 
sonné.  Au  dix-huitième  siècle,  la  Made- 
leine était  devenue  une  annexe. 

Parmi  les  droits  dont  jouissait  le  cha- 
pitre de  Sainte-Cécile,  mentionnons  le 
droit  de  prendre  le  quart  des  biens-meu- 
bles de  l'évêque  décédé;  en  1474,  il  tran- 
sigea avec  Louis  d'Amboise  pour  la  suc- 
cession de  Jean,  cardinal  de  Saint-Martin; 
l'évêque  acquit  tous  les  meubles  en  payant 
deux  mille  livres  &  les  frais  &  dépens. 

Un  grand  nombre  de  fondations  furent 
faites  dans  la  cathédrale  de  Sainte-Cécile; 
sans  vouloir  les  mentionner  toutes,  nous 
rappellerons  les  suivantes  :  en  1220,  Pierre 
Eripenne,  bailli  de  l'évêque,  donne  le 
quint  de  plusieurs  vignes  pour  entretenir 
une  lampe  perpétuelle  dans  l'église  de 
Sainte-Cécile.  En  1428,  fondation  d'une 
messe  perpétuelle  par  Jacques,  roi  de 
Hongrie,  le  jour  de  la  fête  de  Saint- 
Etienne,  moyennant  !a  somme  une  fois 
payée  de  trois  cents  écus  d'or  fin  ;  enfin, 
en  1493,  Louis  d'Amboise  assigne,  sur  les 
produits  du  sceau  de  l'official,  le  prix  de 
seize  cierges  d'une  livre  à  dépenser  à  cha- 
que office  à  Sainte-Cécile.  Les  chanoines 
de  Sainte-Cécile,  dès  le  douzième  siècle, 
acquirent  une  partie  du  domaine  vicomtal 
(acte  de  iiyS)  &  les  évêques  des  treizième 
&  quatorzième  leur  firent  de  nombreuses 
&  importantes  donations  de  dîmes  &  d'é- 
glises'. 

C'est  au  treizième  siècle,  &  avec  les 
biens  confisqués  sur  les  hérétiques  par 
Bernard  de  Castanet,  évêque  d'Albi,  c[ue 
furent  bâtis  le  palais  épiscopal,  demi-for- 
teresse, demi-palais,  &  la  cathédrale  de 
Sainte-Cécile,  l'une  des  merveilles  de  l'ar- 
chitecture gothique  dans  le  Midi  de  la 
France;  elle  ne  tut  pas  élevée  à  la  place 
exacte  que  l'ancienne  église  avait  occu- 
pée, car,  en  1297,  les  chanoines  cédèrent 
la  place  de  celle-ci,  à  condition  que  la 
sécularisation  serait  effectuée;  le  chapitre 

'Voir,  au  tome  V  de  cette  édition,  le  Cata- 
logue de  révêché  d'Albi. 


&  l'évêque  s'er.gagèrent  à  consacrer  à  sa 
construction  le  vingtième  de  leur  revenu 
&  une  année  de  celui  de  toutes  les  églises 
à  leur  collation,  qui  viendraient  à  vaquer 
pendant  le  même  temps.  Bâtie  dans  le  style 
gothique  rayonnant,  ce  monument  pré- 
sente une  disposition  que  les  architectes 
religieux  du  Midi  ont  affectionnée  à  cette 
époque  :  une  seule  nef  couverte  d'ogives, 
&  une  série  de  chapelles  occupant  les  con- 
treforts &  remplaçant  les  bas-côtés  ;  de  là 
une  élévation,  une  largeur  qui  compen- 
sent les  défauts  résultant  de  ce  plan  un 
peu  simple.  Du  reste,  plusieurs  généra- 
tions d'architectes  travaillèrent  pendant 
deux  siècles  à  embellir  ce  bel  édifice"; 
commencé  vers  1270,  il  ne  fut  terminé 
qu'à  la  fin  du  quinzième  siècle,  sous  l'ad- 
ministration des  évêques  de  la  famille 
d'Amboise,  qui  partageaient  les  goûts  ar- 
tistiques de  tous  leurs  parents.  L'église  fut 
consacrée  solennellement  par  Louis  d'Am- 
boise, le  23  avril  1480,  &  enrichie  par  lui 
d'une  foule  de  merveilles  de  sculpture. 
Nous  donnons  en  note'  le   contrat  passé 

'  On  y  travaillait  encore  en  1392;  (voir  Cora- 
payré,  p.  80.) 

*  A  tous  ceulx,  &c.  Jacques  d'Estouteville...., 
maistre  &  garde  de  la  prévosté  de  Paris,  salut. 
Sçavoir  faisons  que  pardevant...  notaires...  furent 
présents  en  leurs  personnes  Jehan  Morant,  Adam 
Morant  fils,  &  Regnault  Guédon  ,  gendre  dudit 
Jehan  Morant,  tous  fondeurs,  demeurans  à  Paris, 
en  la  rue  Saint-Martin,  lesquels...  reconnurent  & 
confessèrent  avoir  fait  marché  &  convenant  à  rév. 
père  en  Dieu  M^Lir  Louis  d'Amboise,  evesque 
d'Alby,  de  faire  pour  icellui  seigneur  les  besongnes 
&  ouvrages  dudict  mestier  de  fondeur  cy  après 
déclarées  :  —  Premièrement,  de  faire  ung  griffon 
de  la  façon  de  celhiy  qui  est  au  cueur  de  l'église 
des  Cordeiiers,  à  Paris,  excepté  que  les  images  se- 
ront autres  ;  c'est  assavoir  que  au  devant  dudit 
griffon  aura  une  image  de  Nostre-Dame  &  à  sa 
main  dextre  saincte  Cécile,  &  à  sa  main  sénestre 
sainct  Valérian  j  derrière  saincte  Cécile  sai-nci 
Salvi,  &  derrière  sainct  Valérian  saint  Tiburcc;  & 
en  la  partie  droicte,  derrière  Nostre-Dame  qui  re- 
gardera au  grand  autel,  aura  ung  sainct  Michel, 
&  dessoubs  chacune  desdictes  images  aura  le  nom 
du  sainct  en  grosse  letre  &  en  latin;  c'est  assavoir 
soubs  saincte  Cécile  sera  escript  Sancta  Cecilia,  &c.; 
oultre  plus  seront  les  arcs  boutans  doubles  entre 
deux   pilliers,   &   par  ainsy    en    y   aura    douse,    & 


Note 
.43 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


661 


NOTB  *J0TE 

'"*        par-devaiitleChâtelet  de  Parispourla  fonte      d'anges  de  même  métal  qui  devaient  servir       '"*' 
d'un    griffon   en    bronze,   de    colonnes  &      à  l'ornementation  du  chœur  (1484).  Nous 


seront  mises  les  armes  dudict  seigneur  au  plus 
apparent  lieu  dudict  griffon,  &  au  pié  bas  aura 
en    escript    ce    qui    s'en    suit    :    Oblatum    Domini 

LlDOVICl  DE  AmBOISIA  EPISCOPI  AlBIENSIS,  ANNO  Ml- 
LESIMO  QfADRlXGENTESlMO    OCTUAGESI  MO  QUISTO  ;    & 

sera  ledict  griffon  de  bon  cuivre  neuf  loyal  &  mar- 
chant aussi  bon  ou  meilleur  que  cellui  des  colon- 
nes estans  au  cueur  de  l'esglise  Sainct-Jaques  de  la 
Boucherie  à  Paris,  &  parfaict  à  l'Assumption  Nos- 
tre-Dame  prochainement  venant,  &  ne  surmon- 
tera en  rien  le  poix  de  cellui  de  ladite  église  des 
Cordelliers,  sinon  trente  livres  plus  ou  moins.  — 
Item  de  faire  six  colonnes  &  six  anges  qui  ten- 
droint  les  enseignes  de  la  Passion  Nostre  Seigneur, 
le  tout  en  la  forme  &  l.i  grandeur  &  poix  pour 
columne  que  sunt  les  columnes  &  anges  de  ladicte 
église  Sainct-Jaques  de  la  Boucherie  à  Pans,  que 
donna  feu  monseigneur  le  cardinal  d'Ostun,  & 
seront  les  armes  de  mondict  seigneur  d'Alby  mises 
es  dites  colonnes  en  la  place  que  sont  les  armes 
dudict  feu  monseigneur  le  cardinal  esdites  colum- 
nes Sainct  Jaques,  &  sera  escript  au  pié  de  cha- 
cune ufsdictes  coiunnes  :  Oblatum,  8tc.,  (ut  supra.) 
—  Item  de  faire  une  croce  semblable  à  celle  de 
l'église  Sainct-Germain  l'Aucerois  à  Paris,  excepté 
que  le  pillier  sera  jusques  en  terre  8c  à  quatre  piés 
de  terre  ou  environ  aura  ung  soubsbasseraent,  au- 
quel sera  le  guichet  pour  monter  &  dévaler  le 
corps  Nostre  Seigneur,  &  sera  le  guichet  de  bonne 
grandeur,  en  manière  que  ung  homme  y  peust 
mettre  la  main  à  son  aise,  &  aura  audict  pillier 
une  reprinse  pour  mettre  une  image  de  environ 
deux  piés  de  long,  laquelle  aura  ung  chapiteau 
encontre  ledit  pillier  d'icelle  croce,  &  là  oii  est 
Jésus  en  ladicte  croce  Sainct-Germain  aura  une 
double  Nostre-Dame,  8t  là  où  il  y  a  une  m,  seront 
les  armes  doubles  de  mondit  seigneur  d'Alby  & 
avec  ce  aura  deux  brasses  coûtés  mouvans  dudit 
pillier  d'icelle  croce  aux  deux  côtés  de  ladite 
croce,  sur  lesquels  aura  deux  chapiteaux  revestus 
de  feuUages,  &  sur  iceulx  aura  deux  anges,  qui 
tendront  chacun  ung  encencier,  &  seront  lesdits 
deux  anges  de  plus  grand  volume  qi.e  ceux  qui 
sont  en  la  crosse  de  ladicte  église  Sainct-Jaques  de 
la  Boucherie,  &  au  plus  hault  dudict  pillier  de 
ladicle  croce  sera  ou  ung  Dieu  de  la  grandeur 
d'icellui  de  l'église  Sainct-Germain,  ou  ung  porte- 
châsse  pareil  à  cellui  de  Sainct-Jaques  de  la  Bou- 
cherie, garny  de  feullage,  &  sera  en  la  voulenté 
dudit  seigneur  dire  ou  faire  ascavoir  dedens  Noél 
proch  lin  lequel  il  voudra  avoir,  &.  s'il  ne  le  fait 
savoir  dedens  ledit  temps  ou  au  moins  dedens  la 
fin  du  mois  de  janvier,  iceulx  ouvriers  seront 
tenus    faire    ung    Dieu    de    la    grandeur    de   cellui 


dudit  Sainct-Germain;  auquel  pillier  de  ladite 
croce  seront  mises  les  armes  dudit  seigneur,  &  sera 
escript  au  pié  d'icellui  pillier  :  Oblatum,  &c.  (ut 
supra),  &  ne  poisera  ladicte  croce  rien  plus  que 
celle  dudict  Sainct-Germain,  excepté  ce  que  l'on 
adjouste  à  la  grandeur  du  pillier  &  les  deux  anges 
qui  y  seront  plus;  &  que  la  clerevoie  de  dessus 
ladicte  croce  soit  mieux  fournie  de  feullage  que 
celle  de  Sainct-Germain,  car  elle  en  sera  plus  belle 
à  voir.  Toutes  lesquelles  besongnes  &  ouvrages  les- 
dits Jehan  Morant,  &c.  seront  tenus,  ont  promis 
&  promettent  chacun  pour  le  tout  faire  bien  & 
deuement  &  livrer  cuivre  jaune,  bon,  léal  &  mar- 
chant, &  bien  purifié  pour  ce  faire,  &  rendre 
iceux  ouvrages  prêts,  assouvis  &  achevés  au  poix 
le  Roy,  à  Paris,  durens  la  my  aoust  prochainement 
venant,  audict  monseigneur  d'Alby  ou  à  ses  com- 
mis; ce  marché  fait  pour  les  prix  qui  s'ensuivent, 
c'est  assavoir  pour  chacun  cent  que  pourront  pezer 
lesdictes  six  coiunnes  dix-huit  livres  dix  sols  tour- 
nois, &  pour  chacun  cent  que  pourront  pezer  les- 
dicts  griffon,  croce,  pillier  &  leurs  appartenances 
dessus  déclarées,  dix-neuf  livres  tournois  pour 
cuivre  &  ouvrage,  &  le  tout  au  poix  du  Roy,  à 
Pans;  lesquels  pris  ledit  monseigneur  d'Alby  a  pro- 
mis &  gaigié  par  ce  présent,  &  comparant  devant 
lesdicts  notaires  &  par  ces  letres  promet  &  gaige 
rendre  &  payer  ausdicts  ouvriers  au  feur  &  à  me- 
sure qu'ils  fairont  lesdicts  ouvrages;  sur  quoy  ils 
confessèrent  avoir  eu  &  receu  dudict  seigneur  par 
les  mains  de  vén.  &  dise,  personne  maistre  Jehan 
Sérandat,  chanoine  d'Alby,  la  somme  de  sept  vins 
unse  livres,  douze  sols  unse  deniers  tournois,  qui 
leur  ont  esté  paiées,  comptées  &.  nombrées,  &c.  ;  & 
avec  ce  ledict  monseigneur  d'Alby  sera  tenu  four- 
nir les  barraulx  de  fer,  le  plomb  &  les  autres 
choses  qui  seront  nécessaires  pour  asseoir  lesdits 
ouvrages,  lesquels  ledit  seigneur  faira  mener  à  ses 
despens  jusques  à  Alby,  &  se  fournira  de  ton- 
neaulx  pour  enfarder  lesdicts  ouvrages,  afin  que 
mieulx  ils  puissent  estre  menés  sans  estre  gastés  en 
aucune  manière,  &  lesdits  ouvriers  seront  tenus  de 
venir  à  Alby  ou  les  aucuns  d'eulx  pour  conduire 
lesdits  ouvrages  &  pour  les  asseoir,  ou  envoler 
homme  qui  soit  souffisant  pour  ce  faire,  &  s'il  y 
envoient  ou  vont  d'eulx,  l'un  conduira  l'ouvrage 
&  l'autre  vindra  à  Alby  pour  faire  les  prépara- 
tions pour  asseoir  lesdicts  ouvrages,  &  galngneront 
chacun  par  jour  cinq  sols  tournois,  sur  quoy  ils 
seront  tenus  de  faire  leurs  despens,  &  après  lesdicts 
ouvrages  assis  &  mis  en  estât  oii  ils  devront  de- 
murer,  leur  seront  encore  taxées  huit  journées 
pour  eulx  en  retourner  à  Paris;  lesquels  mar- 
ché, &c,  j   &  renoncèrent  en  ce  fait,  &c.  En    tes 


Note 
m3 


662 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


croyons  que  ce   texte  est  curieux  à  beau-  remarquons,    outre    plusieurs    images    de 

coup    de    points    de   vue,   à    la    fois    pour  saints,  deux  retables,  l'un  représentant  la 

l'histoire  de  la   cathédrale  d'Albi   &  pour  Visitation,   l'autre   représentant  sept  scè- 

celle    des   arts    au    quinzième    siècle.    En  nés,  groupées  sans  doute,  une  au  milieu, 

1493,  le  même  évèque  fit  encore  donation  trois  de  chaque   côté,  à  la   façon    des  ta- 

de  nombreux  reliquaires,  dont  nous  don-  bleaux  des  écoles  flamande  &  italienne  de 


nons  aussi  le  détail  en  note'j  parmi  eux 

moing  de  ce,  nous  à  la  relation  desdicts  notaires, 
avons  mis  le  seel  de  ladicte  prévôté  de  Pans  à  ces 
letres,  qui  furent  faictes,  passées  &  accordées  dou- 


l'époque;  tous  ces  objets,  appartenant  à 
l'évêque  &  déposés  par  lui  à  la  cathédrale, 
ne  purent  jamais  être  aliénés  ou  engagés. 
En  1468,  le  cardinal  de  Saint-Martin,  évè- 
que d'Albi,  apporta  à  Sainte-Cécile  un 
blés,  le  lundi  dix-neufvième  jour  du  mois  d'aoust,      grand  nombre  de  reliques,  parmi  lesquelles 

l'an  de  grâce  mil  quatre  cens  quatre  vins  &  quatre. 
Moulerault ,  Barthélémy,  ainsi  signé.  —  Suit  un 
reçu  d'un  autre  à-compte  de  deux  cents  livres,  du 
4  mars  1484  (v.  st.)  '. 

'  Voici   le    passage   auquel    nous    faisons    allu- 
sion : 


■riae   virginis   cum 


Et  primo    ymaginem    B.    Mr 
ymagine  Christi  cum  floribus  de  Iilio. 

Item  ymaginem    B.  Jacobi   equestrem  cum  yma- 
glne  8c  capitibus  equo  suo  suppositis. 

Item  ymaginem  S.  Georgii    cum    puella    &  dra- 
cone  equestrem. 


un  reliquaire  en  forme  de  bras,  contenant 
une  main  de  la  patronne  de  la  cathédrale, 
&  des  ossements  de  saint  Nicolas  &  de 
saint  Tiburce;  on  fit  à  cette  occasion  une 
procession  solennelle  à  l'église  des  frères 
prêcheurs,  &  sept  cent  quarante  quaran- 
taines d'indulgences  furent  accordées  à 
ceux  qui  y  assisteraient.  Mentionnons 
enfin  un  reliquaire  donné,  en  1704,  par 
Le  Goux  de  la  Berchère,  archevêque  d'Albi, 
puis  de  Narbonne;  nous  donnons  en  note 


Item  ymaginem  S.  Francise!  cum  crucifixo  &.      le  récit  de  la  translation  faite  par  le  cha- 


diademate  ac  horis  (sic). 

Item  ymaginem  S.  Gabrielis  cum  uno  bordone 
&  diademate. 

Item  ymaginem  S.  Michaëlis  cum  cruce,  dracone 
8c  clipeo  ;  omnia  premissa  de  argento  super  de- 
aurato. 

Item  retabularium  ubi  est  Visitatio  &  alia  multa 
argentea  deaurata  infra  necnon  extra. 

Item  magnum  retabularium  quod  est  supra  ai- 
tare  majus  ecclesie  praedictae  Albiensis,  in  quo 
sunt  historiae  sequentes  :  8c  primo,  Annunciatio 
B.  Mariae  cum  uno  pot  argenti  super  deaurato  8c 
très  flores  lilii  quae  exeunt  de  dicto  pot  cum  co- 
lumba  ;  desuper  S.  Gabriel  8c  Nostra  Domina  5  — 
secunda  hystoria  dicti  retabularii  est  Visitatio 
B.  Mariae,  quando  visitavit  B.  Elisabetj  —  tertio. 
historia  est  Nativitatis  Domini  ,  ubi  est  ymago 
B.  Mariae  virginis,  Joseph  cum  asino  8c  bove , 
praesepio  8c  domo  ac  ymagine  Christi  ;  —  ijuarta 
est  Apparitio  Christi,  ubi  est  ymago  B.  Mariae 
cum  ymagine  Christi,  Joseph  cum  uno  parvo  cof- 
fre in  suis  manibus  8c  tribus  Regibus  ;  —  quinta 
est  quando  Herodes  fecit  occidere  Innocentes,  ubi 
est  ymago  Herodis,  cum  tribus  gentibus  armorura, 
duabus  mulieribus  8c  duobus  pueris  ;  —  scxta,  ubi 
Christus  fuit  praesentatus  Simeoni  in  Templo,  ubi 
est  imago  B.  Mariae  virginis  cum  imagine  Christi, 
supra  altare  imago  Simeonis,  Joseph  8c  Annae  def- 
ferentium   unum  par  columbarum  ;  —  septima   8c 


pitre  des  restes  de  saint  Clair  dans  ce  re- 
liquaire". En   1735,  l'archevêque  Armand 

ultima  est  quando  virgo  Maria  fugam  cepit  in 
Egiptum,  ubi  est  imago  Virginis  cum  parvo  puero 
supra  asinam,  8c  Joseph  cum  suo  bordone  8c  coia 
8c  beassas  supra  collum  '. 

'  Voici  cette  note  originale  relative  à  ce  sujet  ^ 
elle  est  renfermée  dans  le  tome  38  de  la  collection 
du  Languedoc,  f"  60 ,  8c  est  intitulée  ;  Cérémonie 
qui  se  fit  a  Alhy  au  sujet  de  la  translation  des  reli- 
ques de  saint  Clair,  premier  evesque  de  cette  ville  &■ 
apostre  des  Albigeois. 

Il  M'  Le  Goux  de  la  Berchère,  qui  estoit  pour  lors 
archevesque  d'Alby  &  maintenant  archevesque  8c 
primat  de  Narbonne,  en  prononçant  le  jour  de  la 
cérémonie  le  panégyrique  de  saint  Clair,  fit  vœu 
de  donner  une  châsse  d'argent  pour  conserver  la 
relique  qu'il  procuroit  à  l'église  d'Alby.  Il  vient  de 
s'acquiter  de  ce  vœu  d'une  manière  digne  de  luy. 
Le  3i  du  mois  de  décembre,  il  fit  présenter  au  cha- 
pitre de  l'église  métropolitaine  d'Alby  une  riche 
châsse  d'argent  très-délicatement  travaillée,  c'est 
d'une  mosaïque  d'un  bon  goût.  Ce  mesme  jour  la 
relique  fut  exposée  pendant  toute  la  journée  à  la 
vénération  du  peuple,  8c  après  vespres  elle  fut  por- 
tée en  procession  autour  de  la  célèbre  église  de 
Sainte-Cécile,  &   ensuite   déposée  dans  la    magni- 


NOTE 
143 


»  Collection  Dout^  vol.  112,  f"^  5-io. 


»  Collection  Doa(,  vol.  112,  f"  12S  &  suiv. 


Note 
.43 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


663 


de  la  Croix  de  Castries  donna  à  son  église 
cathédrale  un  orgue  magnifique  dont  on 
peut  voir  la  description  technique  dans  la 
collection  de  Languedoc,  t.  38. 

Outre  ces  diverses  églises,  Albi  renfer- 
mait encore  un  prieuré  de  Saint-Affrié, 
situé  hors  de  la  cité  &  qui  n'y  fut  renfermé 
que  plus  tard  ;  il  dépendait  de  Saint-Salvi, 
dont  le  prévôt  en  conférait  la  cure;  il 
paraît  en  1257  &  en  1289;  à  cette  dernière 
date,  le  prieur,  Guillem  Fumet,  chanoine 
de  Saint-Salvi,  fut  condamné  par  l'évêque, 

fique  chapelle  de  Saint-Clair,  que  Mb''  de  Narbonne 
a  fait  orner  de  peintures. 

«  L'église  d'Alby  n'avoit  point  de  relique  considé- 
rable de  son  premier  evesque;  c'est  à  MB''  de  Nar- 
bonne qu'elle  est  redevable  de  celle  qu'elle  possède 
présentement.  C'est  aussi  ce  grand  prélat,  qui  a 
renouvelé  le  culte  de  cet  apostre  de  l'Albigeois, 
qu'on  ne  peut  plus  invoquer  à  Alby,  sans  se  sou- 
venir de  celuy  qui  a  procuré  un  si  prétieux  dépôt. 

n  Ça  esté  aussi  pour  entretenir  la  piété  des  fidèles 
pour  ce  grand  saint  que  Mb''  de  Narbonne  a  fondé 
une  basse  messe  chaque  mercredy  de  l'année  dans 
la  chapelle  de  Saint-Clair,  qui  est  toujours  célébrée 
par  un  chanoine  de  l'église  métropolitaine,  &  où 
il  y  a  grand  concours  de  peuple. 

i(  Aussitôt  que  le  chapitre  de  l'église  d'Alby  eut 
receu  ce  beau  monument  de  la  piété  &  de  la  reli- 
gion de  Mb"^  l'Archevesque  de  Narbonne,  il  crut 
qu'il  estoit  de  son  devoir  de  marquer  à  cet  illustre 
prélat  sa  reconnoissance;  c'est  ce  qu'il  fit  au  com- 
mencement du  mois  de  janvier  dernier  par  une 
lettre  très-respectueuse,  k  laquelle  MB''  de  Nar- 
bonne a  répondu  d'une  manière  très-obligeante. 
Pendant  plus  de  dix-sept  ans  d'épiscopat,  il  y  a 
toujours  eu  une  union  ires-parfaite  entre  ce  grand 
prélat  &  cette  illustre  compagnie.  Il  semble  que 
cet  esprit  de  paix  soit  réservé  à  Mb''  de  Narbonne. 
Dans  toutes  les  églises,  qui  ont  eu  le  bonheur  de 
l'avoir  pour  pasteur,  il  a  toujours  laissé  des  fruits 
de  paix,  d'union  &  de  charité.  L'église  d'Alby  l'a 
mis  au  nombre  de  ses  plus  illustres  pasteurs,  & 
elle  l'honore  comme  le  restaurateur  de  la  disci- 
pline ecclésiastique.  Trente  années  d'un  épiscopat 
laborieux  8c  passé  dans  des  visites  continuelles 
n'ont  pu  ralentir  l'ardeur  de  son  zèle.  L'année 
dernière  les  Ëstats  de  la  province  de  Languedoc 
ne  furent  pas  plustost  finis,  qu'il  commença  la 
visite  de  Narbonne,  qu'il  n'interrompit  que  lors- 
que les  affaires  de  la  Province  l'obligèrent  d'aller 
en  cour,  ou  son  habileté  dans  les  affaires  de  l'Estat 
ne  parut  pas  moins  que  son  zèle  &  sa  vigilance 
éclatèrent  dans  le  gouvernement  de  son  diocèse. 
[.70Z-3J.  ,- 


Bernard  de  Castanet,  pour  s'être,  à  trois 
reprises  différentes,  livré  au  péché  de  so- 
domie (sentence  du  4  avril  1289,  v.  st.). 

ABBAYES   DU    DIOCÈSE 

Parmi  les  anciennes  abbayes,  qui  ne  sub- 
sistaient plus  au  dix-huitième  siècle,  il  faut 
citer  les  trois  suivantes  :  Bellecelle,  Vioux 
&  Sainte-Sigolène  de  la  Grave. 

Bellecelle,  fondée  au  neuvième  siècle  sur 
l'Agoût,  fut  unie  par  Louis  le  Pieux  à 
l'abbaye  d'Aniane  en  819;  on  ne  connaît 
pas  autre  chose  de  son  histoire. 

Sainte-Sigolène  de  la  Grave  ou  le  Tro- 
clar,  double  abbaye  d'hommes  &  de  fem- 
mes, fut  fondée,  dit  la  Vie  de  sainte  Sigo- 
lène,  par  le  père  de  celle-ci,  vers  770;  elle 
y  fut  enterrée  &  lui  donna  son  nom, 
L'abbesse  qui  lui  succéda,  Aliphia,  aurait 
fait  écrire  la  Vie  de  cette  sainte;  elle  ne 
joua  qu'un  rôle  assez  obscur  dans  l'his- 
toire. Vers  974,  Garsinde,  comtesse  de 
Toulouse,  fait  ((uelques  donations  au  mo- 
nastère; au  onzième  siècle,  il  était  tombé 
entre  les  mains  de  laïques,  Géraud  Amiels 
&  Vézias  Ermengaud,  archidiacres  d'Albi, 
qui  le  faisaient  desservir  par  quelques 
clercs,  dont  l'un  avait  le  titre  de  prévôt, 
&,  pour  le  relever,  on  l'unit,  vers  1062,  à 
Saint-Victor  de  Marseille ',  à  l'époque  où 
ce  célèbre  monastère  devenait,  comme 
Cluny,  chef  d'ordre  dans  le  Midi  de  la 
France;  cette  union,  confirmée  quelques 
années  plus  tard  par  Pascal  II,  fit  de  lui 
un  prieuré  conventuel,  soumis  directe- 
ment à  celui  d'Ambialet  &  indirectement  à 
Saint-Victor.  Plus  tard  Sainte-Sigolène  fut 
unie  par  Urbain  V  au  collège  de  Saint- 
Germain  de  Montpellier  (mense  du  cellé- 
rier),  fondé  par  lui  pour  l'éducation  des 
religieux  de  Saint-Victor;  quand  plus  tard 
ce  collège  eut  été  sécularisé,  elle  fut  unie 
au  grand  archidiaconé  de  l'église  de  Mont- 
pellier, dont  elle  ne  fut  plus  séparée. 

Vloux.  —  Cette  abbaye,  quoique  fort 
ancienne,  à  ce  qu'il  semble,  ne  paraît  pas 

'  A  ce  moment,  le  monastère  possédait  deux 
églises,  un  cimetière  &  quelques  biens  ruraux. 


Note 
m3 


664 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


avant  la  fin  du  dixième  siècle.  Elle  avait 
pour  patrons  sainte  Carême  (Carissima), 
vierge,  que  la  tradition  fait  naître  à  Albi, 
saint  Amarand  &  saint  Eugène  ;  ce  dernier, 
évèque  de  Carthage,  fut  chassé  d'Afrique 
par  la  persécution  des  Vandales  &  mourut 
à  Albi  ou  près  d'Albi  en  5o5  ;  ce  fut  autour 
de  son  tombeau  que  se  réunit  une  congré- 
gation de  prêtres  que  nous  trouvons  plus 
tard  organisée  en  chapitre.  Dans  leurs 
testaments,  le  comte  de  Rouergue,  Rai- 
mond-Pons  &  la  comtesse  de  Toulouse, 
Garsinde,  lui  firent  plusieurs  donations 
importantes  (961  &  975).  En  9S7,  le  comte 
d'Albi,  Pons,  la  soumit  à  Sainte-Cécile  & 
ordonna  qu'à  l'avenir  les  chanoines  fe- 
raient soumis  au  prévôt  de  cette  égUsej 
en  même  temps,  il  lui  assurait  la  posses- 
sion de  tous  ses  biens.  Plus  tard,  à  la  fin 
du  onzième  siècle,  à  la  suite  de  discus- 
sions dont  nous  ne  connaissons  pas  tous 
les  détails,  une  bulle  de  Grégoire  VII, 
rendue  à  la  demande  des  princes  du  pays, 
de  l'évêque  &  de  son  clergé,  unit  Vioux 
à  l'abbaye  d'Aurillac  (1080).  Mais  cette 
union  semble  avoir  peu  duré;  les  chanoi- 
nes de  Sainte-Cécile  durent,  en  effet,  la 
considérer  comme  non  avenue,  puisque 
dans  une  bulle  de  11 36,  Honorius  II  com- 
prit cette  abbaye  au  nombre  de  leurs  pos- 
sessions. La  lutte  se  prolongea  pendant 
une  partie  du  douzième  siècle,  &,  à  ce 
moment,  un  anonyme,  peut-être  chanoine 
de  la  cathédrale,  composa  à  ce  sujet  une 
sorte  de  mémoire  qui  nous  est  parvenu. 
Écrit  probablement  d'après  des  souvenirs 
incomplets  &  confus,  &  rédigé  dans  un 
esprit  de  parti,  ce  petit  ouvrage  est  rempli 
d'inexactitudes  &  d'omissions;  c'est  ce  t[ue 
dom  Vaissete  a  parfaitement  démontré'; 
mais  il  n'en  est  pas  moins  intéressant,  car 
il  permet  de  retrouver  la  suite  des  événe- 
ments. Donné  probablement  malgré  le  cha- 
pitre cathédral,  en  1080,  à  Aurillac,  à  la 
demande  de  l'évêque  simoniaque  Frotard, 
qui  avait  abusé  de  la  bonne  foi  du  pape, 
le  monastère  rentre  un  instant  dans  la 
possession  de  Sainte-Cécile,  sous  le  comte 
Alphonse  de  Toulouse  (bulle  de  11 36);  re- 

'  Voir  la  Note  XXXIX  du  tome  IV  de  cette  édi- 
tion, p.  187  &  suiv. 


vendiqué  encore  par  Aurillac,  il  n'appar- 
tient définitivement  à  l'église  d'Albi  qu'en 
1204,  époque  probable  de  la  rédaction  de 
cette  notice.  A  partir  de  cette  époque,  les 
chanoines  de  Sainte-Cécile  le  possédèrent 
paisiblement. 

En  1254,  à  la  faveur  des  luttes  de  l'évê- 
que &  du  sénéchal  de  Carcassonne,  le 
prévôt  de  Vioux  voulut  s'affranchir  de 
l'autorité  épiscopale;  l'évêque  lui  fit  la 
guerre,  le  sénéchal  fut  obligé  d'interve- 
nir; en  1284,  le  chapitre  de  Sainte-Cécile 
abandonna  à  l'évêque  la  collation  de  cette 
prévôté.  En  1494,  Louis  d'Amboise  en  fit 
transférer  les  reliques  à  Sainte-Cécile. 

Voici  les  quelques  abbés  dont  les  noms 
sont  connus  : 

I.  Adalard  I  reçoit  une  donation  en 
925;  fait  en  941  un  échange  avec  Miron, 
évèque  d'Albi;  deux  ans  plus  tard,  en  jan- 
vier 943,  il  donna  une  terre  en  précaire  à 
un  nommé  Guiraud,  en  stipulant  le  retour 
à  l'abbaye  après  la  mort  de  l'usufruitier. 

II.  Benoit  était  abbé  en  987,  lors  de  la 
donation  de  Vioux  à  Sainte-Cécile  par  le 
comte  Pons;  à  cette  époque  le  prévôt  s'ap- 
pelait Rostaing. 

III.  Adalard  II,  qui  semble  avoir  été 
institué  par  les  chanoines  d'Albi,  immédia- 
tement après  la  donation  précédente;  on 
ne  sait  si  Saint-Eugène  continua  à  avoir 
titre  d'abbaye  ou  si  l'abbé  fut  remplacé 
plus  tard  par  un  simple  prieur  ou  prévôt. 
En  tout  cas,  en  septembre  987,  on  y  trou- 
vait un  abbé,  Adalard,  un  prévôt,  Aimeri, 
un  écolâtre  (capiscola')  Amels,  &  quatre 
chanoines.  L'évêque  &  le  chapitre  d'Albi  y 
avaient  haute  justice,  d'après  la  charte 
de  987. 

Dans  la  ville  d'Albi  il  y  avait  un  hôpital 
de  Saint-Antoine  qui,  en  i523,  contri- 
buait au  payement  des  décimes  (S.  4812); 
son  revenu,  au  dix-huitième  siècle,  était 
évalué  à  douze  cents  livres,  &  la  collation 
appartenait  à  l'abbé  de  Saint-Antoine  de 
Vienne. 

Dans  le  diocèse,  on  comptait  en  tout 
treize  maladreries,  qui  sont  les  suivantes  : 

Maladrerie  d'Albi,   revenu   mille  livres. 

Maladrerie  de  Vioux,  revenu  cinq  cents 
livres. 


Note 
,43 


NoTS 
143 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


66: 


Maladrerie  de  Bleide,  revenu  quatre 
cents  livres. 

Maladrerie  de  Barenx,  revenu  trois  cents 
livres. 

Maladrerie  de  Réalmont,  revenu  six 
cents  livres. 

Maladrerie  de  Gaillac,  revenu  quatre 
cents  livres. 

Maladrerie  de  Charreux,  revenu  trois 
cents  livres. 

Maladrerie  de  Montmiral,  revenu  quatre 
cents  livres. 

Maladrerie  de  Cardonnat,  revenu  deux 
cent  cinquante  livres. 

Maladrerie  de  la  Salvetat,  revenu  trois 
cents  livres. 

Maladrerie  de  Laval,  revenu  quatre 
cents  livres. 

Maladrerie  de  Masaquier,  revenu  trois 
cents  livres. 

Le  coUateur  était  tantôt  le  roi,  tantôt 
l'évêque. 

Dominicains  cTAIbi.  —  Cet  ordre  religieux 
fut  introduit  à  Albi  dès  le  treizième  siècle. 
Ce  fut  à  l'assemblée  provinciale  tenue  à 
Perpignan  en  1276,  que  l'on  décida  d'es- 
sayer de  fonder  un  couvent  à  Albi  ;  on  y 
envoya  à  cet  effet  un  vicaire,  Guillem  Vi- 
dal, six  frères  &  deux  convers.  L'année 
suivante,  à  l'assemblée  générale  de  l'ordre 
tenue  à  Paris,  on  décida  l'établissement 
définitif  du  couvent  à  Albi,  sous  la  ré- 
serve du  consentement  du  provincial  & 
des  définiteurs;  la  même  année,  l'assem- 
blée provinciale  nomma  prieur  Bernard  de 
Boussagues  (.Je  Bociacis),  &  les  construc- 
tions commencèrent  immédiatement;  sous 
l'administration  de  ce  religieux,  on  éleva 
entièrement  le  dortoir.  En  1298,  le  di- 
manche dans  l'octave  des  SS.  Pierre  & 
Paul,  la  première  pierre  de  l'église  fut 
posée  par  l'évêque  Bernard,  en  présence 
des  chanoines  de  Saint-Salvi  &  de  Sainte- 
Cécile  &  d'un  grand  nombre  d'assistants. 
Quelque  temps  après,  l'évêque  donna  au 
nouveau  couvent  plus  de  dix  mille  livres 
tournois  prises  sur  le  produit  des  en- 
cours. Le  septième  prieur  du  couvent  fut 
Bernard  Gui  (1294);  il  fit  fondre  la  grande 
cloche  de  l'église  &  élever  la  clôture  du 
jardin;  en  1297,  il  devint  prieur  de  Car- 


cassonne.  Ce  ne  fut  que  dans  les  années 
suivantes  que  l'église  fut  achevée,  le  cloî- 
tre construit,  la  salle  capitulaire  décorée- 
on  y  établit  aussi  une  sacristie  &  une  bi- 
bliothèque. Mais  cette  prospérité  faillit 
bientôt  être  interrompue  pour  toujours  : 
en  i3o2  éclatèrent  à  Albi  de  grands  trou- 
bles contre  l'Inquisition,  &  les  domini- 
cains furent  enveloppés  dans  la  haine  qui 
atteignait  cette  dernière;  ils  coururent  de 
grands  dangers  personnels;  leur  couvent 
fut  dévasté  &  en  partie  détruit;  mais  l'in- 
tervention du  roi  mit  bientôt  fin  à  ces 
troubles  &  vint  donner  raison  aux  reli- 
gieux'. Ils  purent  donc  se  réinstaller,  pra- 
tiquer tranquillement  les  règles  de  leur 
institut,  &  se  livrer  à  la  prédication.  Ils 
firent  même  d'importantes  acquisitions; 
en  novembre  i332,  Philippe  VI  leur  ac- 
corda une  charte  d'amortissement  pour 
plusieurs  chapellenies  fondées  dans  leur 
église  par  des  personnes  du  pays,  8c, 
par  une  bulle  de  novembre  i539,  le  pajje 
Paul  III  permit  l'établissement  à  Albi 
d'une  confrérie  semblable  à  celle  des  frè- 
res prêcheurs  de  Rome,  établie  à  Sainte- 
Marie  supra  Aîinervam.  D'après  un  acte 
du  26  juin  1405,  de  même  que  les  frères 
mineurs,  les  dominicains  devaient  assister 
aux  processions  générales  faites  dans  la 
ville  &  se  rendre  à  Sainte-Cécile  sur  la 
réquisition  du  chapitre  cathédral.  En  161 5, 
ils  fondèrent  dans  leur  couvent  une  chaire 
de  théologie,  au  moyen  d'un  legs  que  leur 
fit  vers  le  même  temps  un  bourgeois  de 
la  ville;  ils  possédaient  une  belle  biblio- 
thèque &  de  précieux  manuscrits*. 

Frères  mineurs.  —  Les  franciscains  ou 
frères  mineurs  furent  introduits  à  Albi  par 
l'évêque  Durand,  en  1242;  ils  commen- 
cèrent immédiatement  à  construire  une 
église  &  cherchèrent  à  obtenir  des  au- 
mônes &  des  indulgences;  le  20  décembre 
1245,  Innocent  IV  accorda  quarante  jours 
d'indulgences  à  ceux  qui,  après  s'être  con- 
fessés &  avoir  communié,  leur  feraient 
des  aumônes  pour  contribuer  à  l'achève- 

'  Martène,  CoUectio  ampliss'tma,  t.  6,  c.  508-14; 
Histoire  des  couvents  dominicains  de  la  Provence  f- 
du  Languedoc,  par  Bernard  Gui. 

'  Compayré,  p.  60. 


,4:5 


Note 
.M3 


666 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'un  couvent  de  leur  ordre  à  Albi  ;  elle  lui 
promettait  une  obéissance  absolue  &  s'en- 
gageait à  payer  les  droits  dus  à  l'évèque 
pour  le  terrain  qui  serait  affecté  à  cet  éta- 
blissement. La  permission  demandée  fut 
lippe  le  Bel  leur  céder  des  vignes  situées  accordée,  &  quatorze  religieuses,  envoyées 
près  de   leur   couvent   &    confisquées   sur      à  Albi  par  l'abbesse  Jeanne,  vinrent  s'ins- 


ment  de  leur  églisej  en  juin  1291,  Nico- 
las IV  renouvela  cette  indulgence  en  fa- 
veur de  ceux  qui  visiteraient  le  couvent 
à  certains  jours  de  l'année  j  enfin,  par 
charte  d'octobre   i3oo,   nous  voyons  Phi- 


NOTE 

.43 


des  hérétiques..  Plus   tard,   les   cordeliers 
s'introduisirent  aussi  à  Rabastens. 

Carmes,  —  Les  carmes  ne  s'établirent 
qu'assez  tard  à  Albi;  ce  fut  en  i3ii,  par 
acte  du  5  juillet,  qu'avec  la  permission  de 


taller  dans  les  faubourgs  de  la  ville.  Seule- 
ment l'évèque  réserva  ses  droits  supérieurs 
de  seigneur  suzerain  &  p\it,  en  cas  de  nou- 
velles acquisitions,  forcer  les  religieuses 
à  en  vider  leurs   mains  dans  l'an  &  jour. 


l'évèque,  ils  s'installèrent  dans  la  ville,  en  Le  24  août  suivant,  Géraud  Franssa,  prêtre 
promettant  de  toujours  respecter  la  juri-  d'Albi,  célébra  publiquement  la  première 
diction  épiscopale,  de  célébrer  les  offices  messe  dans  une  maison  donnée  au  nou- 
divins  avec  régularité  &  de  payer  un  ma-  veau  couvent  par  Esclarmonde  du  Val,  & 
rabotin  d'or  à  chaque  changement  d'évè-  qui  servait  provisoirement  d'église  par  or- 
que. Quelques  années  plus  tard,  le  8  avril  donnance  de  l'évèque;  les  religieuses  s'éta. 
l3l8  (n.  st.),  le  prieur  du  couvent  recon-  blirent  au  bout  du  pont  d'Albi  ;  le  couvent 


nut  qu'il  devait  au  chapitre  de  Saii'te-Cé- 
cile  une  redevance  annuelle  d'un  florin 
d'or,  payable  au  jour  de  Sainte-Cécile;  en 
1825,  l'évèque  Béraud ,  grand  protecteur 
des  ordres  mendiants,  leur  céda  son  gre- 
nier à  foin,  situé  près  de  la  porte  du  Vi- 
gan  &  qui  joignait  le  couvent.  En  1893, 
Jean,  prieur  général  de  l'ordre  des  carmes, 
informait  les  consuls  d'Albi  que,  par  re- 
connaissance des  bienfaits  dont  ils  avaient 
comblé  le  couvent  de  cette  ville,  une  déli- 
bération du  chapitre  général  les  avait  as- 
sociés eux  &  tous  les  habitants  aux  œuvres 
spirituelles  de  l'ordre.  Au  quinzième  siè- 
cle, ils  furent  réformés  par  le  célèbre  Louis 
d'Amboise,  &  à  leur  requête,  Georges  d'Am- 
boise,  cardinal-légat  de  Rouen,  institua 
en  i5o2  un  vicaire  général  de  leur  con- 
grégation &  leur  accorda  la  jouissance  de 
toutes  les  indulgences  &  immunités  de  la 
congrégation  de  Mantoue.  Le  couvent  fut 
détruit  en  i568  par  les  réformés;  Henri  III 
confirma  ses  privilèges  en  i588. 

Dans  le  diocèse,  il  y  avait  un  autre  éta- 
blissement de  carmes  à  Sérénac ,  à  quel- 
ques lieues  d'Albi. 

Augustines.  —  Les  augustines  ne  s'éta- 
blirent à  Albi  qu'en  1384  (i833  v.  st.);  les 
premières  religieuses  furent  envoyées  par 
la  maison  de  Toulouse.  Par  acte  du  5  jan- 
vier de  cette  année,  Jeanne,  abbesse  du 
couvent  de  cette  dernière  ville,  supplia  l'é- 
vèque Béraud  de  permettre  la  construction 


fut  dédié  à  sainte  Catherine.  Cette  maison 
fut  toujours  très-pauvre;  en  mai  1841,  elle 
obtint  du  lieutenant  du  roi  en  Languedoc, 
Jean,  évêque  de  Beauvais,  la  remise  de  la 
moitié  des  droits  d'amortissement  pour  cer- 
taines terres  qu'elle  avait  acquises;  en 
1408,  une  des  religieuses  qui  y  habitaient, 
Marguerite  de  Lupea,  obtint  la  permission 
de  faire  un  voyage  en  Terre  Sainte.  En 
1484,1e  monastère  était  en  ruine;  les  reli- 
gieuses augustines  en  furent  chassées  & 
remplacées  par  des  clarisses  ou  annoncia- 
des;  une  bulle  de  Sixte  IV  permit  à  l'évè- 
que de  disposer  librement  de  leurs  biens; 
l'église  de  Saint-Mème  de  Cairac,  uivie 
jadis  par  le  pape  Urbain  à  ce  couvent,  fut 
donnée  en  1494,  par  Louis,  évêque  d'Albi, 
au  chapitre  cathédral. 

Voici  les  noms  des  abbesses  qui  se  sont 
conservés  : 

Jeanne  I,  i388,  probablement  la  même 
que  l'abbesse  de  Toulouse. 

Raimonde  de  Saint-Léonce,  i388. 

Jeanne  II  de  Saint-Léonce,  1847. 

Annoncîades.  —  Les  augustines  furent 
remplacées  dans  le  couvent  de  Sainte-Ca- 
therine par  des  religieuses  annonciades; 
cet  ordre,  fondé  à  Bourges  par  Jeanne  de 
France,  fille  de  Louis  XI,  prit  une  assez 
grande  extension  dans  le  centre  de  la 
France,  &  une  bulle  d'Innocent  VIII ,  du 
9  avril  i486,  permit  à  l'évèque  Louis  d'Am- 
boise de  disposer  en  leur  faveur  du  cou- 


Note 
m3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


667 


vent  du  bout  du  pont,  d'où  l'évêque  avait 
exclu  les  augustines  par  ordre  de  Sixte  IV. 
L'installation  des  annonciades  se  fit  en 
grande  pompe  &  au  milieu  d'une  nom- 
breuse assistance,  le  2  mars  suivant".  Mais 
il  est  probable  que  cette  résidence  pré- 
sentait quelques  inconvénients,  car  nous 
voyons,  au  commencement  de  i5o7,le  car- 
dinal-légat, Georges  d'Amboise,  charger  les 
évêques  de  Cahors,  Lavaur  &  Montauban 
d'installer  les  annonciades  dans  l'ancien 
prieuré  de  Fargue;  les  religieuses  cloîtrées 
purent  jouir  des  mêmes  privilèges  que  cel- 
les de  Bourges,  &  l'évêque  d'Albi,  Louis, 
contribua  pour  quatre  mille  francs  d'or 
aux  frais  de  cette  translation.  Les  annon- 
ciades entrèrent  en  possession  de  l'église 
de  Fargue,  le  22  avril  i5o8,  &  on  les  mit 
en  jouissance  de  célèbres  reliquaires  dont 
nous  parlerons  plus  bas.  En  1548,  Jean, 
cardinal  de  Lorraine  &  évèque  d'Albi, 
permit  aux  religieuses  de  fermer  une  ruelle 
qui  séparait  leur  couvent  de  maisons 
qu'elles  venaient  d'acheter  de  divers  par- 
ticuliers. Il  semble  donc  qu'à  ce  moment 
elles  étaient  en  pkine  prospérité.  Comme 
celles  de  Bourges,  celles  d'Albi  étaient  en 
communauté  spirituelle  avec  les  frères 
mineurs  de  l'Observance  en  Italie  ;  elles 
avaient  des  rapports  analogues  avec  les 
carmes  d'Albi.  Le  couvent  subsistait  en- 
core en  1780.  Par  acte  de  novembre  1618, 
l'évêque  Alphonse  d'Elbène  permit  l'éta- 
blissement d'une  maison  analogue  à  Ra- 
bastens;  elle  subsista  grâce  aux  libéralités 
d'Antoinette  Delherm,  dame  de  cette  ville, 
qui,  par  son  testament,  avait  légué  tous 
ses  biens  au  couvent  d'Albi. 

Prieuré  de  Farpue.  —  Le  prieuré  de 
Notre-Dame  de  Fargue  fut  fondé  &  riche- 
ment doté,  au  commencement  du  quator- 
zième siècle,  par  Béraud,  évèque  d'Albi;  il 
s'éleva  sur  des  terres  enlevées  aux  héréti- 
ques (acte  du  21  août  iSzç).  Cette  fonda- 
tion eut  lieu  vers  i33o,  car  une  charte  du 
25  août  de  cette  année  mentionne  cette 
église,  &  porte  échange  des  dîmes  de 
Brens,  données  par  l'évêque,  contre  une 
partie  de  celles  de  Saintc-Martiane,  près 
de  Lescure.  Jean  XXII  attacha  à  la  visite  du 

'  Compayré,  p.  88. 


couvent  des  indulgences  de  quarante  jours 
(bulle  du  23  janvier  i33l);  ces  indulgences 
furent  plus  tard  renouvelées  par  Ur- 
bain V,  &  en  i383  par  Jean,  évêqiie  d'Albi  ; 
à  cette  première  concession  s'associèrent 
plusieurs  évêques  in  partibus,  par  acte  de 
février  i336.  Deux  ans  plus  tard,  l'évêque 
réglait  le  service  divin,  décidait  qu'on  en- 
tretiendrait deux  prêtres  dans  le  couvent, 
qu'on  y  célébrerait  tous  les  jours  une 
messe  basse,  &  lui  unissait  les  dîmes  de 
diverses  paroisses  qui  lui  appartenaient. 
Béraud  mourut  peu  après;  mais  il  n'ou- 
blia pas  son  église  de  prédilection,  &,  par 
son  testament,  il  lui  légua  de  nombreux 
&  beaux  reliquaires  d'argent  &  d'or,  plu- 
sieurs ouvrages  de  ciselure,  des  ornements 
&  des  vases  sacrés  de  toute  beauté.  Tous 
ces  objets,  qui  devaient  avoir  une  grande 
valeur,  furent  l'objet  de  plusieurs  mesures 
de  la  part  de  son  successeur  sur  le  siège 
d'Albi,  Pierre,  &  de  son  frère  &  exécuteur 
testamentaire,  Raimond,  cardinal-diacre 
de  Sainte-Marie  la  Neuve.  Craignant  que 
des  objets  d'un  tel  prix  ne  vinssent  à  se 
perdre, l'évêque  en  confia  la  garde  au  prieur 
de  l'église  &  aux  consuls  de  la  ville;  il 
les  chargea  d'en  faire  un  inventaire  dé- 
taillé, dont  copie  serait  déposée  dans  les 
archives  épiscopales,  &  de  les  enfermer 
dans  un  coffre  à  double  ou  triple  serrure 
dont  chacune  des  parties  aurait  une  clef; 
on  ne  devait  les  montrer  aux  fidèles  que 
dans  des  circonstances  solennelles  ou  sur 
la  demande  expresse  de  l'évêque,  &  en 
faire  un  récolement  annuel  par-devant  lui 
ou  par-devant  son  officiai.  La  surveillance 
des  officiers  municipaux  sur  ce  riche  dépôt 
s'exerça  jusqu'à  la  Révolution;  jusqu'en 
1793,  les  consuls  allèrent  chaque  année, 
le  lendemain  de  la  prestation  du  serment, 
se  faire  représenter  les  reliques  &  les  re- 
liquaires conservés  au  couvent  de  Fargue'. 
Nous  donnons  en  note'  cet  acte  curieux, 

'  Compayré,  p.  zr . 

'  Petrus  Dei  &  sanctae  sedis  Apostolicae  gra- 
tia  episcopus  Albiensis,  honorabilibus  &  discretis 
viris  priori  ecclesiae  beatae  Mariae  de  Fargis,  con- 
sulibus  civitatis  nostrae  Albiensis  praesentibus  8c 
futuris  salutem  in  illo,  ciijus  providentia  omnia 
servaritur  in  esse.  Dudum  felicis  recordatiouis  do- 


Note 
■  43 


NOTB 


668 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


&  voici  quelques  articles  extraits  de  l'in- 
ventaire qui  fut  dressé  à  la  suite  de  ce 
mandement  (septembre-octobre  i335)  : 

minus  Beraldus  immediatus  praedecessor  noster 
episcopus  Albiensis  ad  augraentum  divini  cultiis 
in  honorem  Dei  ac  beatissimae  Mariae  virginis 
matris  ejus  fundavit,  construxit  seu  constriii  fecit 
in  civitate  nostra  Albiensi  ecclesiam  seu  capellam 
pulcram  &  sumptuosam,  intitulatam  beatae  Ma- 
riae de  Fargis  civitatis  Albiae,  quam  dotavit  plu- 
ribus  bonis  &  insuper  pluribus  reliquiariis  ar- 
genteis,  deauratis,  esmalhatis,  pretiosis  reliquiis 
plurimorum  sanctorum  &  sanctarum  martirum  & 
confessorum  repositis  in  eisdem,  &  insuper  qua- 
dara  magna  imagine  beatae  Mariae  virginis  se- 
dente  in  cathedra  ciim  filio  suo,  argentea  deaurata 
magni  valoris  &  magnorum  sumptuum,  necnon 
turribulis,  calicibus,  bassinis,  crucibus  argenteis 
deauratis,  esmalhatis,  &  aliis  jocalibus,  vestimen- 
tis,  libris  &  ornamentis  pro  altari  dictae  capellae 
&  servitoribus  illius.  Nos  autem  omnia  acta  &.  or- 
dinata  quocumque  modocirca  praedicta  per  dictum 
praedecessorem  nostrum  grata,  firma  &  rata  haben- 
tes  &  ex  certa  scientia  confirmantes,  cupientesque 
quod  praedictae  res  sic  honori  divini  nominis  & 
beatissimae  Mariae  virginis  deputatae  custodian- 
tur  lUaesae  &  longum  serventur  in  aevum,  nec- 
non ad  instantem  requisltionem  r.  in  Christo  p. 
ac  d,  cari  nostri  d.  Raimundi,  divina  providen- 
tia  Sanctae  Mariae  Novae  diaconi  cardinalis,  ger- 
mani  &  executoris  testamenti  praefati  praedeces- 
soris  nostri,  &  aliorum  etiam  coexecutorum  ejiis, 

&  aliis   siquidem    legitimis,    &c considérantes 

etiam vobis   priori   &  consulibus   praedictis, 

qui  estis  aut  eritis  pro  tempore  futuro,  de  pruden- 
tura  virorum  consilio  &  ex  certa  scientia  conce- 
dimus  &  committimus  per  présentes,  sub  inven- 
tario  tamen  debito  faciendo  earumdem  rerum  per 
vos  recipiendarum,  cujus  consimile  pênes  nos  ha- 
bere  volumus  &  in  archivis  ecclesiae  nostrae  re- 
poni,  mandabimus,  ita  quod  vos  prior  unam 
clavem  vel  duas  dissimiles  pênes  vos  habeatis,  vos 
vero  consules  unam  aliam  illis  dissimiles  vel  duas 
etiam  quae  inter  se  sint  dissimiles  &  tamen  dissi- 
miles totaliter  clavi  vel  clavibus  quam  seu  quas 
ipse  prior  tenebit ,  sub  quibus  clavibus  res  ipsae 
tute  custodiantur  &  de  facili  non  possint  subtrahi 
aut  alias  deperirej  in  monstrando  vero  &  exhi- 
bendo  dictas  res  Christi  fidelibus  in  diebus  sabba- 
tinis,  in  festis  soUempnibus,  aliis  diebus  etiam  si 
personae  sollempnes  gratia  devotionis  ibidem  de- 
clinaverint,  aut  alias  prout  res  exegerit  secundum 
vestras  conscientias  exhibeatis  vos  libérales  aucto- 
ritate  nostra    in   faciendo  reliquias   praedictas   os- 

tendi Adjicimus  etiam  quod  ad  majorem  con- 

servationem  &custodiam  ipsarum  rerum  quae  nunc 


«  Dans  l'église,  dans  le  tabernacle,  au- 
dessus  de  l'autel,  une  image  de  Notre  Dame 
avec  son  fils,  avec  un  voile,  un  manteau 
&  une  ceinture  garnie  de  pierreries,  le 
tout  d'argent  doré,  assise  sur  une  chaire 
d'argent  émaillée  &  portant  les  images 
des  apôtres  avec  doubles  encensoirs.  Au 
haut  des  quatre  pieds  de  la  chaire  il  y  a 
quatre  anges  d'argent,  émaillés;  le  tout 
est  doré.  Sous  la  chaire  sont  quatre  lions 
qui  la  supportent.  La  Vierge  tient  de  la 
main  droite  un  rameau  d'argent;  à  son 
bras  droit  pend  un  cordon  de  soie  rete- 
nant un  petit  reliquaire  du  même  métal; 
l'enfant  tient  dans  la  main  gauche  un  reli- 
quaire en  forme  de  fruit,  surmonté  d'une 
croix;  sur  la  poitrine  de  la  Vierge,  au  lieu 
de  fermail,  on  voit  un  aigle  avec  vingt- 
cinq  grosses  perles,  une  pierre  dite  rubis 
&  autres  pierres  précieuses 

«  Item,  une  couronne  d'argent  émaillée 
&  avec  pierres,  pesant  trois  marcs  &  deux 
onces. 

«  Item,  cinq  reliquaires  d'argent,  ren- 
fermés dans  des  boîtes  de  bois. 

«  Item,  un  coffre  de  cuir  contenant  di- 
verses reliques. 

«  Item,  une  image  de  Notre-Dame,  d'ar- 
gent doré,  avec  un  pied  d'argent,  sur  lequel 
on  la  posait  sur  l'autel,  quand  le  seigneur 
évèque  de  bonne  mémoire  célébrait  l'of- 
fice; ladite  image  pesant  huit  marcs  une 
once,  plus  dix  marcs  &  deux  onces  pour  le 
tabernacle. 

«  Item,  un  calice  d'argent  doré. 

«  Item,  deux  burettes  d'argent. 

«  Item,  deux  bassins  d'argent,  un  encen- 
soir d'argent  doré. 

«  Item,  un  vase  d'argent  pour  contenir 
l'encens. 

«  Item,  une  petite  croix  d'argent,  avec 
un  pied  doré  &  émaillé. 

extant  &  Deo  propitio  si  plura  extare  futuro 
tempore  contigerit,  illas  semel  in  anno  videre  & 
recognoscere  volumus  &  intendimus  personaliter 
aut  per  vicarium  vel  officinlem  nostros,  si  nobis 
vel  nostris  successoribus  visum  fuerit  expedire.  In 
quorum  omnium,  &c.  Datum  Avenioni,  die  XX" 
mensis  septembris,  anno  Domini  M°  ccc°  xxx°  v°'. 

'  Collection  Doat,  vol.  n3,  f"  378,  d  après  l'original  aux 
archives  de  l'évcchiî  d'Albi. 


Note 
143 


Note 
143 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


669 


«  Item,  divers  vêtements  ecclésiastiques, 
de  couleur  verte  diaprée,  pour  diacre  & 
sous-diacre,  deux  pluvials,  dont  un  avec 
cinq  boutons  de  perles,  l'autre  avec  qua- 
tre ;  deux  chasubles  de  même  couleur  j 
deux  tuniques  pour  diacre  &  autant  pour 
sous-diacre;  trois  aubes  &  trois  amicts. 

u  Item,  une  mitre  blanche;  item,  uns 
paire  de  sandales  avec  les  chausses. 

«  Item,  d'autres  vêtements  sacerdotaux 
d'étoffe  blanche  diaprée. 

«  Item,  deux  pluvials  seuls  en  drap  d'or, 
portant  l'image  de  saint  Pierre. 

«  Item,  une  croix  de  cristal. 

«  Item,  un  livre  missel  renfermant  les 
préfaces  notées  &  l'office  du  cierge  pascal. 

«  Item,  un  grand  candélabre  de  fer,  pour 
pendie  devant  l'autel n 

Au  quinzième  siècle,  ce  prieuré  de  Far- 
gue  fut  donné  aux  annonciades  par  l'évê- 
que  Louis  d'Amboise. 

Parmi  les  autres  monastères  de  femmes 
de  la  ville,  mentionnons  encore  les  saurs 
de  la  Conception,  établies  à  Albi  par  Ber- 
nard, évêque  de  cette  ville,  en  i337,  sous 
l'invocation  de  la  Conception  de  la  Vierge; 
elles  disparurent  lors  de  l'arrivée  des  an- 
nonciades ;  les  religieuses  colettes  :  cet 
ordre,  fondé  au  Puy,  en  1432,  par  Claude 
de  Roussillon,  veuve  d'Armand,  vicomte 
de  Polignac,  s'étendit  dans  les  diocèses  des 
environs  &  établit  entre  autres  un  mo- 
nastère à  Albi;  les  visitandines,  installées 
à  Albi,  en  i638,  par  l'évèque  Gaspard  du 
Daillon,  comte  de  Lude;  d'abord  établies 
dans  une  maison,  près  du  vieil  hôpital, 
elles  la  vendirent  plus  tard  &  achetèrent 
l'ancien  couvent  de  Sainte-Catherine,  au 
bout  du  Pont". 

Collège.  —  A  l'origine,  l'instruction  fut 
donnée  à  Albi  par  l'école  purement  épi- 
scopale  &  probablement  capitulaire  de 
Sainte-Gemme  ou  école-mage,  qui  fut  cé- 
dée aux  consuls  par  Laurent  de  Strozzi, 
en  i566"j  en  1623  fut  établi,  par  Alphonse 

'  Compayré,  p.  1  lô. 

"  A  Saint-Salvi,  il  y  avait  une  école  &,  dès  le 
onzième  siècle,  les  actes  nous  montrent  parmi  Us 
dignitaires  un  caput  schoUe  ou  cahiicol. 


d'Elbène,  le  collège  des  jésuites,  qui  com- 
prit six  classes  ;  trois  de  grammaire,  une 
d'humanités,  une  de  rhétorique  &  une  de 
philosophie;  il  avait  un  revenu  annuel  de 
quatre  mille  livres.  Dès  1590,  il  avait  été 
question  d'introduire  ces  religieux  dans  la 
ville,  &  l'évèque  avait  proposé  de  leur 
assurer  douze  cents  livres  de  rente,  des 
bénéfices  aussitôt  que  possible  &  ce  qu'il 
devait  aux  consuls  pour  le  collège  de 
Sainte-Gemme;  on  leur  céda  en  outre, 
en  1623,  le  prieuré  de  Saint-Afric;  à  di- 
verses reprises  l'évèque  d'Elbène  donna 
jusqu'à  douze  mille  livres  au  collège,  & 
son  successeur,  de  Lude,  fit  construire  à 
ses  frais  la  façade  de  l'église.  En  1768, 
après  la  destruction  de  l'institut,  il  passa 
en  d'autres  mains,  &  un  édit  de  Louis  XV, 
de  cette  année,  lui  confirma  la  possession 
de  ses  biens  &  l'usage  de  ses  privilèges'. 

Cordelîers  de  Rabastens.  —  Leur  éta- 
blissement à  Rabastens  ne  date  que  do 
1291  ;  mais,  avant  la  bulle  de  Nicolas  IV, 
qui  leur  permit  d'y  transporter  leur  cou- 
vent, ils  étaient  déjà  établis  depuis  quel- 
ques années  dans  une  petite  localité  des 
environs,  Saint-Salvi  de  Fieuzet,  sur  les 
bords  du  Tarn;  leur  translation  put  s'ef- 
fectuer grâce  aux  libéralités  d'un  cheva- 
lier, Pierre  de  Cun,  qui  contribua  à  la 
construction  de  leur  église  &  y  fut  enterré 
en  l33l.  En  1389,  une  chapellenie  y  fut 
fondée,  &,  par  acte  de  1394,  Charles  VI  re- 
mit aux  religieux  le  paiement  de  quelques 
dîmes  pour  les  biens  qu'ils  avaient  acquis; 
ils  avaient  le  droit  de  coupe  dans  les  bois 
voisins,  &  le  possédèrent  toujours,  malgré 
de  nombreux  procès,  au  moins  jusqu'en 
1667.  Encore  assez  florissant  à  cette  épo- 
que, ce  couvent  ne  fit  que  déchoir  pendant 
le  dix-huitième  siècle;  en  1769,  on  lui 
réunit  une  partie  des  biens  de  celui  de 
Réalmont,  qu'on  venait  de  supprimer.  De- 
puis  la  peste   de   1690,  pendant  laquelle 

'  Compayré,  p.  28-29,  io5,  &c.  Entre  autres 
églises,  les  jésuites  possédaient  celle  de  Brens,  & 
quand  Alphonse  d'Elbène  eut  été  chassé  pour  sa 
participation  à  la  révolte  de  Gaston  d'Orléans,  ils 
reçurent  sa  bibliothèque,  qu'ils  partagèrent  avec 
les  capucins. 


Note 
ixj3 


NOTÏ 

143 


670 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


les  cordeliers  avaient  rendu  de  grands  ser- 
vices, les  consuls  leur  faisaient  une  rente 
de  cent  livres  '. 

Annoncîades  de  Rabastens.  —  Cet  ordre 
fut  introduit  en  1617  par  une  dame  An- 
toinette Delherm,  qui  leur  donna  tous  ses 
biens.  Autorisé  par  l'archevêque,  le  nou- 
veau couvent  fut  rapidement  bâti;  en  1624, 
on  y  introduisit  des  religieuses  du  cou- 
vent de  Fargue.  En  1790,  la  communauté 
comptait  douze  religieuses'. 

Chapitre  de  Rabastens.  —  11  fut  fondé 
en  1647,  &  renferma  treize  chanoines,  y 
compris  le  prieur;  plus  tard,  le  prieuré 
de  cette  ville  ayant  été  réuni  au  collège 
des  jésuites  de  Toulouse,  ce  fut  le  supé- 
rieur de  ce  dernier  couvent  qui  eut  à 
Rabastens  le  titre  de  prieur;  par  accord 
du  19  mai  i63l,  quatre  nouveaux  bénéfices 
furent  créés  dans  le  chapitre  ;  le  syndic 
des  jésuites  dut  y  nommer  &  put  prendre 
les  titulaires  parmi  des  personnes  étrangè- 
res à  la  ville.  Le  chapitre  devait  desservir 
l'église  du  château;  à  la  suite  de  longues 
querelles  avec  le  curé,  il  fut  transporté 
par  l'archevêque  dans  le  château  même, 
en  1757;  en  1790,  ses  revenus  fixes  mon- 
taient à  dix  mille  cinq  cents  livres,  aux- 
quelles il  faut  ajouter  le  revenu  variable 
ou  casuel  \ 

Maladrerie  de  Rabastens.  —  Elle  datait 
du  moyen  âge  &  existait  encore  à  la  fin  du 
seizième  siècle.  L'hôpital  datait  aussi  à 
peu  près  de  la  même  époque  &  était  ali- 
menté en  grande  partie  par  les  dons  du 
chapitre,  que  durent  continuer  ses  succes- 
seurs, les  jésuites.  En  1689,  l'archevêque 
établit  dans  la  ville  un  bureau  des  pauvres'. 

Chapitre  de  Cordes.  —  Il  fut  fondé  dans 
l'église  paroissiale  de  Saint-Michel,  en 
1629,  par  Jean   Bergonbiou,  prêtre;   il  y 

'  Rossignol,  Monographies  communales  du  Tarn, 
t,  4,  p.  196-200. 

"  Rossignol,  t.  4,  p.  200-202.  —  Sur  les  annon- 
cîades de  Rabastens,  consulter  dans  le  carton  S. 
4812,  aux  Archives  nationales,  deux  mémoires 
relatifs  aux  prétentions  des  cordeliers  de  cette 
ville  d'être  les  directeurs  spirituels  de  ce  couvent, 
mémoires  rédigés  par  ordre  de  l'évéque  d'Albi. 

'  Rossignol,  t.  4,  p.   192-196. 

^  Ibid.  t.  4,  p.  202-4. 


établit  huit  prébendes  presbytérales  &  une 
cléricale;  les  statuts  furent  approuvés  par 
Clément  VII,  en  i533;  en  1587,  un  mar- 
chand de  la  ville  y  institua  quatre  nou- 
velles prébendes,  moyennant  une  somme 
de  deux  mille  écus.  L'archiprêtre  de  Cor- 
des devint,  à  partir  de  1607,  le  chef  des 
prébendes  '. 

Capucins  de  Cordes.  —  Le  gardien  du 
couvent  d'Albi  en  décida  l'établissement 
en  1640,  &  se  fit  céder  un  local  par  la 
municipalité,  qui  même  contribua  de  son 
argent  aux  premiers  frais.  A  plusieurs  re- 
prises, dans  le  cours  des  années  suivantes, 
elle  dut  encore  leur  venir  en  aide;  d'abord 
au  nombre  de  douze,  ils  n'étaient  plus  que 
quatre  en  171 2,  &  il  ne  restait  qu'un  reli- 
gieux &  deux   frères  lais  en  1790'. 

Augustîns  de  Lisle.  —  Ce  couvent  fut 
établi  au  quatorzième  siècle;  en  i56i, 
quelques  religieux,  partisans  des  réformés, 
les  introduisirent  dans  le  couvent,  qui  fut 
pillé  &  dont  les  titres  furent  enlevés;  à  la 
suite  de  ces  événements,  la  communauté 
tomba  dans  une  telle  misère,  qu'en  i575  & 
1596,  on  dut  l'exempter  des  tailles  ordi- 
naires &  extraordinaires.  Au  dix-septième 
siècle,  sa  position  s'étant  améliorée,  elle 
put  se  livrer  à  l'enseignement,  &  parvint 
à  rassembler  de  grandes  ressources  &  à 
acquérir  d'importants  domaines;  en  1723, 
elle  possédait  jusqu'à  cent  soixante-trois 
fiefs'. 

Religieuses  auguslines  à  Lisle.  —  Colonie 
envoyée  par  le  couvent  Saint-Pantaléon  de 
Toulouse,  en  i63i.Ces  religieuses  se  li- 
vraient à  l'enseignement;  elles  étaient  gé- 
néralement au  nombre  de  douze,  avec  une 
abbesse,  une  sœur  vicaire  &  quatre  sœurs 
discrètes.  On  peut  voir  la  liste  des  abbesses 
dans  l'excellent  ouvrage  de  M.  Rossignol, 
intitulé  Monographies  communales  du  Tarn, 
t.  4,  p.  324-7. 

Bénédictines  de  Gaillac.  —  On  appelait 
ainsi  un  prieuré  de  femmes,  de  l'ordre  de 
Saint-Benoît,  fondé  près  de  Gaillac,  à  Lon- 

'  Rossignol,  t.  3,  p.  81-84. 
'  Ihid.  t.  3,  p.  89-90. 
'  Ihid.  t.  4,  p.  3  I  8-324. 


Note 
143 


Note 
143 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


671 


gueville,  &  dépendant  de  l'abbaye  de  Saint- 
Michel  ;  on  attribue  sa  fondation  au  dou- 
zième siècle;  au  treizième  siècle,  il  s'appe- 
lait déjà  Notre-Dame  de  Longueville,  8f  il 
eut  part,  en  1 268,  aux  libéralités  d'Alphonse 
de  Poitiers,  en  1 275,  à  celles  de  Sicard  Ala- 
man.  En  i568,  le  couvent  fut  pillé,  brûlé 
&  presque  entièrement  détruit  par  les  re- 
ligionnaires;  les  religieuses  avaient  pu  se 
sauver  avec  leurs  meubles  les  plus  pré- 
cieux. Elles  se  retirèrent  plus  tard  à  Gail- 
lac  &  y  vécurent  sans  recevoir  de  novices; 
après  la  mort  de  la  dernière  d'entre  elles 
(vers  1587),  le  couvent  revint  aux  clarisses 
de  Toulouse,  qui  le  gardèrent  jusqu'en 
1607,  époque  où  les  religieuses  de  la  Dau- 
rade les  en  expulsèrent,  à  la  suite  d'un 
arrêt  du  parlement  de  Toulouse.  Cloîtrées 
seulement  de  1496  à  i568,  les  religieuses 
bénédictines  ne  l'étaient  plus  lors  de  l'in- 
troduction des  dames  de  la  Daurade;  mais, 
à  la  suite  des  efforts  de  la  prieure,  Anne 
de  Rodorel,  la  clôture  y  fut  de  nouveau 
établie  en  1626;  peu  après,  elles  bâtirent 
définitivement  un  couvent  à  l'intérieur  de 
la  ville  &  abandonnèrent  leur  maison  de 
Longueville.  Elles  fondèrent  même  un 
couvent  de  leur  ordre  à  Lautrec,  en  1660. 
La  collation  de  ce  prieuré  appartenait  à 
l'abbé  de  Saint-Michel,  comme  fondateur, 
sous  l'autorité  de  l'abbé  de  Cluny,  comme 
chef  d'ordre;  au  dix-septième  siècle,  à  la 
suite  de  querelles  intérieures,  l'évéque 
prétendit  s'emparer  de  ce  droit,  &  ce  ne 
fut  qu'en  l657,  après  quinze  ans  de  lutte, 
que  le  grand-conseil  le  débouta  de  ses 
prétentions  '. 

Capucins  de  Gaîllac.  —  On  les  appela, 
lors  d'une  peste,  en  1387,  &,  dès  l'année 
suivante,  on  installa  douze  frères  dans  un 
couvent  qu'on  bâtit  exprès;  à  la  suite  de 
diverses  donations,  leur  revenu  montait 
à  quatre  cent  quatre-vingt-dix  livres  en 
1790;  à  cette  époque,  ils  n'étaient  plus 
que  cinq  :  le  gardien  &  quatre  religieux 
profès*. 

Hospitalières  de  Gaillac.  —  Appelées  en 
i685  de  Béziers  par  Pierre  Doucet,  com- 
mandeur de  Saint-Pierre,   elles  suivaient 

'  Rossignol,  t.  ï,  p.  3i3-3z3. 
*  liid.  t.  2,  p.  306-9. 


la  règle  de  Saint-Augustin;  l'hôpital  leur 
faisait  une  rente  de  cinquante  livres,  qua- 
torze setiers  de  blé  &  trois  pipes  devin; 
elles  avaient  en  outre  les  rentes  de  leurs 
dots.  En  1790,  elles  étaient  au  nombre  de 
vingt  sœurs,  y  compris  la  prieure  &  quatre 
sœurs  converses  '. 

Commanderie  de  Saint-Pierre  de  Gaillac. 
—  L'hôpital  de  Saint-Pierre  &  de  Saint- 
André  de  Gaillac  fut  construit  par  les 
anciens  comtes  de  Toulouse,  hors  de  l'en- 
ceinte de  la  ville;  il  existait  dès  le  dou- 
zième siècle;  il  acquit  de  grands  biens  dans 
le  cours  du  siècle  suivant;  d'après  une 
charte  de  1288,  il  renfermait  trente  prê- 
tres &  cinquante  frères  oblats  pour  soi- 
gner les  pauvres  &  les  malades.  Philippe 
le  Hardi  lui  fit  d'importantes  donations 
de  biens  confisqués  sur  les  hérétiques. 
L'église  de  Saint-Pierre,  qui  avait  appar- 
tenu successivement  à  l'abbaye  de  Saint- 
Michel  &  au  chapitre  cathédral,  lui  fut 
cédée  en  1172,  &  dès  lors  la  commande- 
rie devint  une  commanderie  séculière;  en 
1182  &  1195,  l'évéque  Guillaume-Pierre 
se  montra  à  son  tour  son  bienfaiteur.  Les 
consuls,  comme  dans  la  plupart  des  villes 
du  Midi,  étaient  patrons  de  l'hôpital.  Les 
statuts  de  la  communauté,  qui  dataient  de 
1270,  furent  renouvelés  en  1384  &  confir- 
més par  l'ordinaire  en  1890  ;  ils  furent 
réformés  &  refondus  en  1597,  par  ordre 
d'Alphonse  d'Elbène,  évêque  d'Albi.  En 
1497,  la  redevance  envers  l'évéque  fut 
fixée  pour  chaque  année  à  douze  pipes  de 
vin.  Les  consuls  concouraient  de  droit  à  la 
nomination  du  commandeur  dont  l'évéque 
devait  approuver  l'élection  ;  malgré  de 
nombreux  procès  &  des  contestations  mul- 
tipliées, ils  restèrent  toujours  en  posses- 
sion de  ce  droit.  La  commanderie,  au 
point  de  vue  spirituel,  était  sous  la  ju- 
ridiction de  l'évéque  diocésain,  ce  qui 
comportait  le  recours  à  l'archevêque  de 
Bourges.  Malgré  des  querelles  sans  cesse 
renaissantes,  elle  se  maintint  toujours  li- 
bre d'impôts,  &  jamais  les  consuls  de 
Gaillac  ne  purent  l'astreindre  à  la  taille. 
D'abord  administrés  par  le  commandeur 
lui-même,  à  partir  de  l'édit  de  1689,  ses 

'  Rossignol,  t.  2,  p.  323-4. 


Note 
.43 


NOTH 
.43 


67: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


biens  furent  gérés  par  un  bureau  composé 
de  douze  directeurs.  A  partir  de  la  même 
époque,  les  huit  frères,  dont  le  com- 
mandeur, formèrent  un  véritable  chapitre, 
ayant  quatre  prébendiers  amovibles,  que 
l'on  appelait  locataires  du  chapitre,  &  ils 
furent  remplacés  dans  le  service  intérieur 
de  l'hôpital  par  des  sœurs  hospitalières, 
que  le  dernier  commandeur  avait  lui- 
même  appelées  de  Béziers  quelques  an- 
nées auparavant.  En  1696,  on  unit  à  l'hô- 
pital les  biens  de  l'hospice  de  Saint-Jacques 
de  Clarieux  &  de  la  maladrerie '. 

Commandeurs  de  Saint-Pierre  de  Gaillac  : 

Hugues  de  Candastre,  1182. 
Martin  de  Sangarret,  1195. 
Pierre  de  Caudèze,  1254. 

GUILLEM  At  ou  GUII.LEM  DE  GAILLAC, 

1262. 
Amielh  Vézié,  1266-71. 
Amielh  de  Vals,  1284. 
Jean  de  Rocolis,  i3oo-i3ii. 

ICHER   DE   BrOLHE,    i320. 

EsTÈVE  DE  Rocolis,  i338. 

Isarn  Hébrail,  1344. 

Amielh  Cabrol,  i36i. 

Bertrand  Foucaud,  1375-1384. 

Pierre-Raimond  Assery,  1392. 

Antoine  Roger,  1412. 

Raimond   de  las  Combas,  1450. 

Pierre  Treillis,  6  novembre  1467. 

Louis  D'Amboise,  cardinal -évêquc 
d'Albi,   1473. 

Louis  d'Amboise,  protonotaire  aposto- 
lique &  évèque  d'Albi,  l5o2. 

Claude  de  la  Guiche,  évèque  d'Agde, 
puis  de  Mirepoix,  1510-1648. 

SÉBASTIEN    de    LA   GUICHE,    1648. 

Philibert  ou  Jean-Pierre  de  la 
Guiche,  i576-i58i. 

Adrien  Thoéri,  i58i-88. 

Jean  Pelrous,  mai  i588-i6io. 

Antoine  Roussel,  prévôt  d'Albi,  1610- 
i63i. 

Larroque  BouiLLAC,  3  avril  i632. 

Pénard,  i5  octobre  1639. 

Philippe  d'Ébrail  de  Dalon,  1654- 
1659. 

Pierre  de  la  Guiche. 

'  Rossignol,  ».  ï,  p.  i83-3oi. 


Pierre  Doucet,  1667-1689. 

Débar,  169 

Jean-Jacques  Teulier,  1700. 
Etienne  Granier,  1714. 
Joseph-René  de  Clergue  du  Veu- 
dier,  21  avril  1731. 
Pierre  Pentier,  1772. 
Falguière,  1784'. 

Commanderie  de  Saint-Jacques  de  Cla- 
rieux.  —  Cette  commanderie  fut  fondée  en 
1 220  par  un  certain  Raimond  Vidal,  près  de 
la  ville  d'Albi;  dès  l'origine,  les  consuls  en 
eurent  le  patronat  &  purent  nommer  & 
destituer  les  commandeurs.  En  l355,  elle 
fut  de  nouveau  rétablie  après  interrup- 
tion. A  la  suite  de  l'édit  de  1672,  attri- 
buant toutes  les  maladreries  à  l'ordre  du 
Mont  Carmel  &  Saint-Lazare,  cet  ordre 
entra  en  possession  de  cet  établissement; 
mais  en  1693,  il  retomba  aux  mains  des 
consuls,  &  un  arrêt  du  26  mars  1695  l'unit 
définitivement  à  l'hôpital  de  Saint-Pierre*. 

Hôpital  du  Vigan,  —  Desservi  par  des 
religieux  augustins,  chargés  de  soigner  les 
malades,  l'hôpital  du  Vigan,  près  d'Albi, 
date  du  douzième  siècle;  en  1190,  l'évêque 
Guillaume-Pierre  lui  accorda  divers  pri- 
vilèges spirituels  nécessités  par  l'état  du 
pays.  Au  treizième  siècle,  il  passa  entre 
les  mains  des  consuls  d'Albi,  &,  par 
charte  de  1249,  l'évêque  Durand  promit 
à  ceux-ci  de  leur  prêter  main-forte  contre 
tous  ceux  qui  leur  contesteraient  la  pos- 
session des  biens  de  cet  hôpital,  jusqu'à 
ce  qu'on  y  eût  rétabli  les  religieux.  Au- 
paravant l'évêque  en  avait  la  libre  dis- 
position, témoin  une  charte  de  I2i3,  & 
même  il  y  percevait  la  dîme;  en  1206,  elle 
fut  fixée  à  un  pourceau  &  à  un  agneau 
pour  le  bétail.  Les  lépreux  y  payaient 
leurs  dépenses  journalières  &  les  consuls 
revoyaient  les  comptes'.  Les  consuls  nom- 
maient aussi  le  syndic  de  la  maladrerie  de 

'  Rossignol,  t.  2,  p.  299-302. 

'  Rossignol,  t.  2,  p.  3o2-6.  —  Voir  aussi  quel- 
ques pièces  aux  Archives  nationales,  carton  S, 
4S12;  le  7  novembre  1671,  les  biens  de  Saint- 
Jacques  furent  affermés  pour  deux  cent  vingt  livres. 

^  Compayré,  p.  42. 


Note 
.43 


Note 
143 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


673 


Saint-Jean,  fondée  en  1218  pour  les  lé- 
preux, par  Bernard  de  Caumont,  qui  y  fut 
enseveli  avec  sa  femme'. 

CommanJerie  de  Montredon.  —  A  Mont- 
redon  existait,  dès  le  treizième  siècle,  une 
comnianderie  de  templiers,  à  laquelle,  en 
I2i5,  Simon  de  Montfort  fit  donation  des 
justices  de  ce  village.  Plus  tard,  cette  terre 
passa  aux  mains  de  l'ordre  de  Saint-Jean 
de  Jérusalem,  &  enfin,  en  1682,  par  contrat 
homologué  au  Conseil,  Ravaille  de  Roque- 
plane,  docteur  en  Sorbonne  &  chanoine 
d'Albi,  donna  le  château  de  Montredon  & 
la  seigneurie  d'Assac,  pour  permettre  la 
fondation  d'une  commanderie  de  l'ordre 
de  Saint-Lazare'. 

Commanderie  de  Vaour'',  —  Appelés  vers 
1140  dans  les  possessions  des  seigneurs  de 
Penne,  les  templiers  ne  tardèrent  pas  à  y 
construire  un  château;  ce  fut  au  lieu  de 
Vaour  qu'ils  s'installèrent;  autour  d'eux  se 
forma  bientôt  une  petite  communauté;  en 
effet,  un  acte  de  1180,  cité  par  M.  Ros- 
signol, permet  d'assigner  cette  date  ap- 
proximative à  son  établissement.  Cette 
commanderie  reçut  bientôt  de  nombreuses 
donations,  dont  les  actes  entrèrent  eu 
1202  dans  un  cartulaire  aujourd'hui  con- 
servé aux  archives  de  la  Haute-Garonne; 
parmi  ses  bienfaiteurs,  il  faut  compter  sur- 
tout les  membres  de  la  famille  de  Penne, 
à  laquelle  on  doit  peut-être  sa  fondation, 
les  seigneurs  de  Montaigu  &  ceux  de 
Cahuzac;  la  plupart  des  donateurs  stipu- 
laient, en  échange  de  leurs  bienfaits,  le 
droit  d'être  enterrés  dans  le  cimetière  des 
templiers.  Ajoutons  à  ces  protecteurs  les 
vicomtes  de  Saint-Antonin  &  le  comte  de 
Saint-Gilles;  enfin  les  chevaliers  devin- 
rent eux-mêmes,  à  partir  de  1181,  les  pro- 
tecteurs &  les  suzerains  des  chanoines  de 
Saint-Antonin,  qui  ne  pouvaient  plus  se 
défendre  contre  leurs  ennemis. 

Voici  la  liste  des  commandeurs  tant  de 
l'ordre  du  Temple  que  de  l'ordre  de  Saint- 
Jean  de  Jérusalem  : 

'  Compayré,  p.  3o-3i. 

'  Archives  nationales,  S.  4812. 

'  Rossignol,  t.  3,  p.  197-129. 


Ordre  du  Temple 


PlERRE-HuMBERT,  1143,  chevalier  & 
prieur. 

Pierre-Hugues,  iiSg,  prieur. 

Fort-Sans,  1174-1180,  maître  &  pro- 
cureur de  Vaour,  ministre  du  Temple, 
commandeur  de  Castres. 

Durand  (Eiller,  i  180-81,  comman- 
deur de  Vaour. 

Bertrand  Bonafos,  1184. 

P.    DE   TUDELLE,    Il85. 

Arnaud  Dabos,  1191. 

Pierre  lo  Capela  {chapelain),  1191- 
1198. 

Daurde  de  Sainte-Croix,  1199. 

azémar-guillem,  i  200. 

Pierre  del  Castel,  1202,  rédacteur 
du  cartulaire. 

Raimond  de  Posquières,  1259. 

Sanche,  1273,  précepteur  de  Montri- 
coux. 

Pierre^  Geoffroy,  1276,  commandeur 
de  Montricoux. 

Ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem  : 

Etienne  de  Salhs,  i338. 

Amauri  de  Sanhac  ou  Savignac, 
1394-1407. 

Pierre  Rafin,  1451-1465. 

P.  DE  Malleville,  1482. 

Charles-Alaman  de  Rochechouard, 
1497-1506. 

Raimond  Ricard,  grand-prieur  de 
Saint-Gilles,   i532-i538. 

Philippe  de  Lasagne,  1534. 

Eynard  de  Montrosi  ou  Montro- 
ziER,  i538-i55i. 

Jean-Pierre  de  Boulac-Trébous, 
i552-i56o. 

Antoine  de  Ronde  dit  de  Mon- 
talque,  1567. 

Jean  Lavalette  de  Cornusson,  1574- 
1576. 

Pierre  de  Roquelaure  Saint-Aubin, 
i58i. 

Guillaume  de  Castelpers,  1597- 
1610. 

Jean  de  Marsa-Sailhac,  1611. 

Pierre  de  Blanchard-Néaules, 
1615-17. 

Richard  de  Niny-Claret,  1624-1626. 


IV. 


Note 
.43 


674 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC 
Villeneuve -Ville 


Note 
'44 


Honoré      de 
VIEILLE,  1632. 

Louis  de  Bagarri,  1638-44. 

François-Paul  des  Massières  Ca- 
SAULX,   1647. 

Antoine   de    Glandèves-Castelet, 
i655. 

Jacques  Desparbès-Lussan-Carbon- 
neau,  1662. 

Jean   de  Villeneuve-Villevielle, 
1678-86. 

Gaspard  de   Pontevès-Bargemme, 
1689-1707. 

N.  DE  Chateauneuf,  1759. 

Charles-Philippe  de  Crucy-Mar- 
ciLLAc,  1763-1767. 

Le  bailli  de  Bélesta.  [A.  M.] 


NOTE  CXLIV 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Narhonne. 

LE  siège  métropolitain  de  Narbonne, 
dont  l'origine  remonte  probablement 
au  troisième  siècle  de  notre  ère,  fut  pen- 
dant tout  le  moyen  âge  le  plus  important 
du  Midi  de  la  France;  la  haute  naissance 
de  la  plupart  des  prélats  qui  l'occupèrent 
du  onzième  au  quinzième  siècle,  l'étendue 
de  son  diocèse,  qui,  jusqu'au  quatorzième 
siècle,  comprit  tout  le  pays  entre  le  Rous- 
sillon,  l'Hérault,  l'Albigeois  &  le  Carcas- 
sez,  enfin  l'illustration  de  la  ville  de  Nar- 
bonne à  l'époque  romaine,  tout  venait 
accroître  son  importance.  Affaibli  à  la  fin 
du  treizième  siècle  par  la  création  de  la  mé- 
tropole de  Toulouse,  démembré  quelques 
années  plus  tard  par  le  pape  Jean  XXII,  il 
garda  cependant  cette  importance  jusqu'à 
la  Révolution  &  il  n'y  eut  que  les  plus 
grands  seigneurs  qui  purent  l'obtenir.  A 
partir  du  seizième  siècle,  les  archevêques 
eurent  l'honneur  de  présider  les  États  de 
Languedoc,  &  cette  position  officielle  ne 
fit  qu'accroître  leur  influence  par  le  rôle 
politique  qu'elle  les  força  à  jouer. 

Parmi  tous  les  titres  que  portait  l'arche- 


vêque, le  plus  important  était  sans  con- 
tredit celui  de  duc  de  Narbonne.  Ce  titre, 
que  les  écrivains  du  dix-septième  siècle  fai- 
saient remonter  aux  temps  les  plus  anciens 
&  dont  ils  voyaient  le  point  de  départ  dans 
les  donations  des  rois  carolingiens,  ne  fut 
jamais  porté  par  les  archevêques  de  Nar- 
bonne avant  le  commencement  du  trei- 
zième siècle,  &  ce  duché  ne  remonte  pas 
plus  haut  que  le  comté  d'Agen  ;  il  a  pour 
origine  la  guerre  des  albigeois  &  la  dé- 
possession de  la  maison  de  Toulouse.  Un 
examen  attentif  des  textes  nous  permettra 
de  mettre  ce  point  hors  de  doute. 

On  sait  qu'à  l'époque  carolingienne,  & 
dès  Charlemagne,  les  rois  concédèrent  à 
des  églises  épiscopales  la  jouissance  d'une 
partie  des  droits  comtaux,  &  ce  fut  dans 
beaucoup  de  villes  l'origine  de  la  sei- 
gneurie temporelle  de  l'évêque;  nous  ci- 
terons entre  autres  Nimes  &  Agde.  Nar- 
bonne fut  de  toutes  les  cités  de  la  Septima- 
nie  gratifiée  la  première  de  cet  important 
privilège;  le  plus  ancien  acte  de  donation, 
dont  nous  avons  perdu  le  texte,  mais  qui 
est  rappelé  dans  un  diplôme  postérieur, 
est  de  Pépin  le  Bref  &  doit  se  rapporter 
aux  premières  années  de  la  conquête,  à 
l'époque  où  ce  prince  avait  besoin  de  se 
concilier  l'affection  de  ses  nouveaux  su- 
jets. Cet  acte,  rappelé  dans  un  diplôme  de 
Charles  le  Chauve  du  20  juin  844,  à  la 
souveraineté  ecclésiastique  du  monastère 
de  Saint-Paul  ajoutait  la  moitié  de  la  cité 
avec  ses  tours  &  ses  appartenances,  la 
moitié  des  droits  de  tonlieu  &  de  péage 
sur  le  commerce  de  terre  &  de  mer,  &  la 
moitié  du  produit  des  salines  appartenant 
auparavant  au  comte;  le  même  acte  de 
Charles  le  Chauve  accorda  à  l'archevêque 
Bérarius  la  jouissance  de  l'immunité,  en 
un  mot,  il  créa  au  profit  de  l'archevêque 
de  Narbonne  une  véritable  seigneurie,  dans 
le  sens  le  plus  étendu  du  mot,  avec  conces- 
sion d'une  partie  des  droits  de  justice.  Ce 
diplôme  fut  renouvelé  textuellement  par 
les  rois  successeurs  de  Charles  le  Chauve, 
par  Carloman  en  881,  par  Eudes  en  890,  & 
par  Charles  le  Simple  en  898  &  922.  Ce  fut 
là  le  premier  pas  fait  par  les  archevêques 
vers  la  possession  du  titre  de  duc  de  Nar- 
bonne, que  plus  tard  ils  usurpèrent. 


Note 
'44 


NOTES  SUR  L  HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


675 


Siège  d'un  duché,  Narbonne  avait  vu  de 
bonne  heure  son  comte  remplacé  par  un 
vicomte;  ce  changement  s'opéra  probable- 
ment dès  le  commencement  du  neuvième 
siècle,  après  la  création,  en  817,  d'un  mar- 
quisat de  Septimanie.  Ce  duché  passa  alors 


fit  de  même  en  1217,  &  Arnaud-Amauri, 
dès  1212,  époque  de  son  élection  comme 
archevêque,  imita  leur  exemple  &  agit 
comme  duc  de  Narbonne,  recevant  l'hom- 
mage du  vicomte  &  des  bourgeois  habi- 
tant le  palais  ducal,  en  un  mot,  jouissant 


par  bien  des  mains;  possédé  pendant  le  de  tout  le  pouvoir  que  pouvait  conférer 
reste  du  neuvième  siècle  par  des  ducs  amo-  ce  titre".  Mais  Simon  de  Montfort,  qui 
vibles,  il  entra,  au  siècle  suivant,  dans  la  déployait  pour  entrer  en  possession  des 
famille  des  comtes  de  Rouergue,  puis  de  domaines  à  lui  concédés  par  le  Souverain- 
là  passa  par  alliance  dans  celle  des  comtes  Pontife  autant  de  violence  à  l'égard  des 
de  Toulouse  ;  ce  transport  s'effectua  vers  prélats  catholiques  qu'à  l'égard  des  sel- 
la fin  du  onzième  siècle,  dans  la  personne  gneurs  hérétiques,  ne  montra  pour  Tar- 
de Raimond  de  Saint-Gilles  &  de  son  frère  chevèque   ni  le   respect  ni  la   reconnais- 


Guillaume;  à  partir  de  cette  époque,  les 
comtes  de  Toulouse  prirent  le  titre  de 
marquis  de  Narbonne  &  il  en  fut  ainsi 
jusqu'à  l'an  1212,  date  de  la  dépossession 
de  Raimond  VI  par  les  croisés. 

Cependant,  durant  les  trois  siècles  qui 
s'étaient   écoulés   depuis  Charles  le  Sim- 


sance  qu'on  pouvait  attendre  de  lui.  Nous 
n'avons  à  ce  sujet  que  la  plainte  adressée 
par  le  prélat  au  pape  &  au  sacré-coUége, 
mais  les  faits  qu'elle  énonce  montrent  que, 
quoique  bon  catholique,  Simon  n'était  pas 
plus  scrupuleux  que  les  hérétiques  quand 
il  s'agissait  de  ses  intérêts.  Menacé  d'ex- 


pie,  les  archevêques  n'avaient  fait  que  dé-      communication  s'il  osait  pénétrer  de  force 
velopper  leur  influence  &  accroître  leur      dans  Narbonne,  il  brave  la  menace,  force 


puissance  temporelle.  A  l'autorité  des  ducs 
s'était  substituée  peu  à  peu  celle  des  vi- 
comtes, &  ce  fut  avec  eux  que  les  prélats 
durent  lutter  pour  conserver  &  étendre 
leurs  droits.  Pendant  tout  le  onzième  siè- 
cle &  jusqu'au  commencement  du  dou- 
zième, ils  ont  grand  peine  à  obtenir  du 
vicomte  le  serment  qu'il  leur  devait  comme 
tenant  d'eux  en  fief  une  partie  de  la  ville; 
ces  querelles  ne  furent  guère  apaisées 
qu'en  ii55,  lors  d'une  reconnaissance  so- 
lennelle de  la  vicomtesse  Ermengarde,  qui 
renonça  à  toutes  les  entreprises  faites  par 
ses  ancêtres  sur  le  domaine  archiépiscopal 


les  portes  ;  un  de  ses  soldats  menace  de 
tuer  l'archevêque  qui  accourait  au  bruit; 
celui-ci  se  retire,  mais  jette  l'interdit  sur 
la  chapelle  du  palais  ducal;  Simon  n'y  fait 
pas  moins  célébrer  la  messe  le  lendemain 
matin,  dresse  son  étendard,  &  exige  des 
habitants  tous  les  droits  8c  tous  les  services 
que  les  ducs  de  Narbonne  avaient  coutume 
de  percevoir.  En  vain,  à  plusieurs  reprises, 
l'archevêque  essaya-t-il  d'attirer  l'attention 
de  la  cour  de  Rome  sur  les  agissements  du 
conquérant;  le  pape  Innocent  III  avait 
bien  écrit  une  lettre  de  reproches  à  Si- 
mon (2  juillet  I2i5),  mais  son  exemple  ne 


&  affranchit  l'archevêque  du  droit  de  dé-      fut  pas  suivi  par  son  successeur  Honorius, 


pouille  dont  ils  le  grevaient  depuis  trop 
longtemps.  Peu  après,  un  diplôme  de  Louis 
le  Jeune  vint  confirmer  les  donations  des 
rois  carolingiens. 

Quand  arriva  la  guerre  des  albigeois,  le 
comte  Raimond  fut  dépouillé  par  le  pape 
au  profit  de  Simon  de  Montfort,  &  celui-ci 
fut  investi  de  ses  domaines  (bulle  du  14  dé- 
cembre I2i5)  ;  mais  déjà  une  partie  de  ces 
domaines  avait  été  usurpée  par  d'autres. 
C'est  ainsi  que,  dès  1212,  l'évêque  de  Ca- 
hors  avait  profité  de  l'anarchie  pour  s'em- 
parer du  titre  de  comte,  titre  qu'il  garda 
lui  aussi  jusqu'en   1789;   l'évêque  d'Agen 


&  Arnaud  dut  cesser  ses  plaintes,  faute 
d'être  écouté;  Simon  de  Montfort  &  après 
lui  son  fils  Aniauri  prirent  &  gardèrent  le 
titre  de  duc  de  Narbonne,  l'un  jusqu'à  sa 
mort,  l'autre  jusqu'en  1224.  Mais  Arnaud 
parvint  à  se  venger;  il  suscita  à  Amauri 
de  Montfort  de  nombreuses  difficultés,  fa- 
vorisa ouvertement  le  jeune  Raimond  VII, 
8c  s'il  eût  vécu  plus  longtemps,  il  eût  peut- 
être  empêché  l'intervention  du  roi  de 
France.  Son  successeur,  Pierre  Amiel,  an- 

'  Lettres  des  chapitres  de  Saint-Paul  &  de  Saint- 
Just  à  Innocent  III,  de  l'an  iii5. 


Note 
'44 


Note 
''14 


676 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


cien  archidiacre  de  Eéziers ,  fainilier  des 
Mftntfort  qui  l'avaient  enrichi  des  dé- 
pouilles des  hérétiques  de  cette  ville,  se 
garda  de  reprendre  la  lutte  entreprise  par 
Arnaud-Amauri  &c  se  montra  partisan  dé- 
voué des  hommes  du  Nord. 

En  tout  cas,  au  point  de  vue  du  droit, 
l'usurpation  de  l'archevêque  était  absolu- 
ment injuste,  &  rien  ne  l'autorisait  à  s'em- 
parer ainsi  d'une  partie  des  dépouilles  des 
comtes  de  Toulouse.  Remarquons  cepen- 
dant, à  ce  sujet,  qu'il  ne  s'empara  guère 
que  d'un  titre;  en  effet,  depuis  déjà  long- 
temps, de  concert  avec  le  vicomte,  les  ar- 
chevêques étaient  parvenus  à  expulser  les 
ducs  de  Narbonne  de  l'administration  de  la 
ville,  &  les  tentatives  d'Alphonse  I,  lors  de 
l'avènement  d'Ermengarde,  au  commen- 
cement du  douzième  siècle,  n'avaient  pas 
réussi.  Toutefois,  grâce  à  cette  usurpation, 
les  archevêques  purent  réclamer  sans  con- 
teste le  serment  des  vicomtes,  pouvoir  dont 
ils  continuèrent  à  jouir  jusqu'à  la  réunion 
de  cette  vicomte  à  la  couronne.  Lors  de  l'é- 
change de  cette  seigneurie  contre  le  duché 
de  Nemours,  fait  entre  le  roi  Louis  XII  & 
Gaston  de  Foix,  le  roi  devint  vassalde  l'ar- 
chevêque, mais  comme  il  était  de  règle, 
dans  l'ancienne  monarchie,  que  le  roi  ne 
pouvait  être  le  vassal  de  personne,  le  pré- 
lat perdit  par  le  fait  ses  droits  de  suze- 
raineté. Au  dix-huitième  siècle,  d'après  un 
mémoire  manuscrit  de  la  Collection  de 
Languedoc,  l'archevêque  M.  de  Beauvau 
du  Rivau  demanda  que  ce  droit  honorifi- 
que fût  échangé  contre  le  droit  d'entrée 
permanente  au  Louvre,  &  le  titre  de  du- 
ché-pairie avec  séance  au  Parlement'. 

'  Voici,  au  sujet  de  ces  demandes  de  M.  de  Beau- 
vau, des  extraits  de  ce  mémoi  re  inédit  qui  se  trouve 
au  tome  40  de  la  Collection  Je  Languedoc,  f""  61-64; 
ils  montrent  quelle  était  l'opinion  des  juristes  du 
dix-huitième  siècle  sur  cette  question  du  duché  de 
Narbonne  : 

Mémoire  pour  établir  le  droit  <jue  les  seigneurs 
archevêques  de  Narbonne  ont  de  prendre  le  titre  de 

duc.  — L'archevêque,  qui    est  seigneur  haut, 

moyen  &  bas  justicier  de  la  moitié  de  la  cité  &  de 
la  plus  grande  partie  du  bourg,  &  qui  jouit  du 
droit  de  naufrage  &  autres  grands  droits  &  privi- 
lèges, par  le  don  &  la  concession  qui  en  fut  faite 
à  son  église  par  les  roys  Pépin,  Charles  II,  Louis 


Chapitre  de  Salnt-Just.  —  Comme  la  plu- 
part des  autres  chapitres  de  la  Province, 

le  Jeune,  &  confirmée  par  tous  les  roys,  a  eu  pour 
vassaux  les  vicomtes  de  ladite  ville  qui  lui  prê- 
toient  foy  81.  hommage  pour  la  portion  de  justice 
qu'ils  possédoient  dans  ladite  ville  &,  par  consé- 
quent, le  titre  &  la  qualité  de  duc  appartient  légi- 
timement aux  archevêques.  Aussi  Arnaud-Amalry 
ayant  esté  éleu  archevêque  en  I2i3,  prit  le  titre 
de  duc  &  fut  reconu  en  cette  qualité  par  Aymeric, 
vicomte  de  Narbonne,  qui  luy  rendit  hommage  & 
luy  prêta  serment  de  fidélité. 

Le  comte  Simon  de  Montfort,  prétendant  que  le 
duché  de  Narbonne  avoit  été  compris  dans  la  don- 
nation  que  le  Saint-Siège  luy  avoit  faite  du  comté 
de  Toulouse  en  considération  de  la  guerre  qu'il 
avoit  faite  aux  hérétiques,  eut  de  grandes  contes- 
tations avec  ledit  archevêque  au  sujet  dudit  duché, 
mais  elles  furent  décidées  en  faveur  de  l'arche- 
vêque par  les  bulles  du  pape  Innocent  III  de  l'an- 
née 121 5,  adressées  au  comte  de  Montfort  &  à 
Pierre,  diacre-cardinal,  légat  dudit  pape,  &  par 
celles  du  pape  Honorius  troisième,  successeur  d'In- 
nocent, adressées  au  cardinal  Bertrand,  son  légat, 
en  l'année  1216,  qui  confirmèrent  audit  arche- 
vêque ledit  duché.  Il  se  voit  même  par  ces  bulles 
que  le  comte  Simon  l'avoit  reconu  &  luy  avoit 
prêté  serment  de  fidélité  '. 

Dans  la  suitte  les  roys  Louis  VIII  &.  Louis  IX 
venant  à  transiger  avec  les  archevêques,  successeurs 
dudit  Arnaud-Amalry,  concernant  le  droit  de  com- 
mis dans  les  terres  de  l'église  de  Narbonne  pour 
le  crime  d'hérésie  tant  seulement,  ils  déclarèrent 
formellement  dans  les  actes  qui  furent  faits  en 
octobre  1226  &  avril  1260,  qu'ils  confirmoient  à 
l'archevêque  &  à  l'église  de  Narbonne  le  fief- & 
directe  qu'ils  avoient  de  tout  tems  dans  la  ville, 
citté  de  Narbonne  &  lieux  dépendants  de  son  du- 
ché &  qu'ils  leur  donnoient  au  surplus  les  châ- 
teaux exprimés  dans  les  susdits  actes  moyenant  la 
cession  dudit  droit  de  comis  au  profit  de  la  cou- 
ronne &  un  anniversaire  que  l'église  de  Narbonne 
a  depuis  religieusement  célébré  &  célèbre  encore 
pour  l'âme  desdits  seigneurs  Roys  &  moyenant 
aussy  le  serment  de  fidélité  que  lesdits  archevêques 
seroient  obligez  de  prêter  au  roy  pour  ladite  sei- 
gneurie, sans  diminution  aucune  des  autres  droits, 
privilèges,  honneurs  &  dignités  dont  l'église  de 
Narbonne  jouissoit  de  tout  tems,  qui  feurent 
exprimés  &  particulièrement  réservés,  consistant 
en  la  moitié  de  la  seigneurie  de  la  citté  &  ville  de 
Narbonne  qui  étoit  en  propriété  avec  toute  juri- 
diction haute,  moyenne  &  basse,  à  l'église  de  Nar- 

'  Le  fait  est  faux  &  jusqu'à  sa  mort  Simon  porta  le  titre 
de  duc  de  Narbonne,  dont  son  fils  hérita  après  lui  (voir  plus 
haut). 


Note 
144 


Note 
'44 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


677 


celui  de  Saint-Just  paraît  au  commence- 
ment du  dixième  siècle,  car  la  réforme  des 
congrégations  cathédrales  ne  semble  pas 
s'être  introduite  beaucoup  plus  tôt  dans  les 
églises  du  Midi.  Enrichi  par  les  vicomtes 
de  Narbonne  &  par  les  archevêques,  il  per- 
sista dans  l'état  régulier  jusqu'à  la  Révo- 
lution. Il  obtint  naturellement  des  Souve- 
rains Pontifes  de  grands  privilèges;  un  des 
grands  abus  pratiqués  par  la  chancellerie 
romaine,  aux  treizième  &  quatorzième  siè- 
cles, était  de  nommer  par  provision  des 
personnes  étrangères  aux  premiers  bénéfi- 
ces vacants  dans  les  églises  cathédrales;  on 
comprend  le  tort  que  causait  aux  chapitres 
une  pareille  manière  d'agir  :  suppression 
du  droit  d'élection,  introduction  d'étran- 
gers dans  la  communauté,  &c.  Les  papes, 
qui  avaient  plusieurs  fois  pratiqué  cet 
usage  à  Narbonne  (Luce  III,  en  1181),  fi- 
nirent par  y  renoncer  &  déclarèrent  qu'on 

bonne  8c  sur  l'autre  moitié  qui  estoit  possédée  à 
foy  &  hommage  de  Indite  église  par  les  vicomtes, 
les  archevêques  se  réservant  la  dignité  temporelle, 
qu.i  étoit  attachée  à  leur  duché. 

Lorsque  l'a rchevcq_jie  faisoit  sa  première  en- 
trée dans  la  ville,  le  vicomte  se  présentoit  à  la 
porte  de  la  ville  pour  prendre  le  frein  de  son  che- 
val &  de  là  l'acompagnoit  marchant  à  son  cotté 
droit  jusqu'à  la  porte  de  l'église  Saint-Just,  &  y 
étant  entrés  le  vicomte,  prosterné  à  deux  genoux 
&  les  mains  jointes  dans  celles  de  l'archevêque  qui 
étoit  assis  sur  un  fauteuil,  luy  faisoit  hommage 
comme  à  son  seigneur  féodal  &  ensuitte  luy  payoït 
l'albergue  accoutumée, 

Il  y  a   eu  à  Narbonne  successivement    des 

vicomtes  jusqu'au  règne  de  Louis  XII,  qui  réunit 
à  la  couronne  la  vicomte  au  moyen  de  l'échange 
qui  en  fut  fait  avec  le  comté  de  Beaufort  &  autres 
terres  du  duché  de  Nemours.  Depuis  ce  tems  les 
roys  ont  possédé  la  portion  de  justice  dont  le  vi- 
comte jouissoit  dans  la  citté  &  dans  le  bourg  dudit 
Narbonne,  &  les  archevêques  ont  pareillement 
continué  de  jouir  de  la  portion  qui  leur  appar- 
tient  

Et  si  depuis  la  réunion  de  la  vicomte  de  Nar- 
bonne à  la  couronne,  les  archevêques  ont  peu  se 
conserver  le  titre  de  duc,  ils  ont  perdu  le  droit 
qu'ils  avoient  de  recevoir  la  foy  &  hommage  que 
les  vicomtes  leur  rendoient  &  l'albergue  qu'ils  leur 
payoïent,  parce  qu'il  seroit  contraire  à  la  raison,  à 
la  majesté  &  à  la  souveraineté  royale  que  le  roy 
rendît  par  luy  ou  par  ses  procureurs  hommage  à 
son  sujet 


ne  pourrait  imposer  au  chapitre  des  per- 
sonnes étrangères  (1245-1246,  1257).  Men- 
tionnons encore  de  nombreux  privilèges 
spirituels  :  permission  de  célébrer  la  messe 
en  temps  d'interdit  (bulle  de  Grégoire  IX, 
1228)  ;  défense  d'interdire  le  chapitre,  sans 
rappeler  &  confirmer  en  même  temps  ses 
privilèges  (1262);  des  privilèges  tempo- 
rels :  les  clercs  &  les  vassaux  du  chapitre 
ou  des  chanoines  résidants  ne  pourront 
être  appelés  en  justice,  hors  de  la  cité  ou 
du  diocèse  (1266);  tout  individu  qui  aura 
battu,  même  légèrement,  un  chanoine  sera 
excommunié  ipso  facto  &  ne  pourra  être 
absous  que  par  le  pape  (1266). 

Parmi  les  anciens  dignitaires  du  chapi- 
tre, nous  trouvons  en  1029  un  cabiscol  ou 
chef  de  l'école;  il  avait  probablement  sous 
sa  direction  de  jeunes  élèves;  en  1262,  il  y 
avait  querelle  entre  ceux-ci  &  le  chapitre 
&  ils  avaient  obtenu  contre  les  chanoines 
une  sentence  d'excommunication,  qu'Ur- 
bain IV  fit  lever. 

Au  dix-huitième  iiècle,  le  chapitre  était 
ainsi  composé  :  cinq  dignitaires,  qui  s'é- 
chelonnaient dans  l'ordre  suivant  :  grand 
archidiacre,  archidiacre  de  Corbières,  pré- 
chantre, archidiacre  de  Razès,  sous-chan- 
tre. Puis  venaient  le  théologal,  qui  n'était 
pas  dignitaire;  seize  chanoines,  huit  heb- 
domadiers,  onze  conduchers,  trente-deux 
bénéficiers,  vingt  vicaires,  huit  enfants 
de  choeur,  qui  devaient  fournir  le  pain 
&  le  vin  pour  l'eucharistie;  enfin  une 
chapelle  de  musique.  Avant  la  création 
de  l'évêché  d'Alet,  il  y  avait  un  quatrième 
archidiacre  qui  s'appelait  archidiacre  de 
Fenouillet. 

Les  prérogatives  du  chapitre  étaient 
les  suivantes  :  il  élisait  l'archevêque,  à 
moins  de  simonie,  comme  au  onzième  siè- 
cle, &  avant  le  seizième,  où  les  rois  de 
France  s'emparèrent  du  droit  de  nomina- 
tion; de  plus  il  prenait  part  avec  lui  à  la 
confirmation  des  évêques  suffragants  & 
députait  aux  Etats  de  Languedoc;  il  nom- 
mait le  grand  archidiacre;  les  autres  di- 
gnités étaient  à  la  collation  de  l'archevê- 
que. En  1225,  Honorius  III  approuva  la 
réduction  faite  par  le  chapitre,  de  concert 
avec  l'archevêque,  du  nombre  des  chanoi- 
nes à  dix-huit;  en  i53o,  une  bulle  de  Clé- 


Note 


678 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ment  VII  les  dispensa  de  la  résidence; 
enfin,  en  i334,  une  bulle  de  Benoît  XII 
leur  avait  enjoint  de  chasser  du  cloître 
toutes  les  femmes  suspectes,  de  mieux 
garder  à  l'avenir  la  continence  &  d'assis- 
ter régulièrement  aux  offices  divins,  sous 
peine  d'être  privés  de  leurs  charges  &  bé- 
néfices. 

Parmi  les  principaux  revenus  dont  le 
chapitre  de  Saint-Just  fut  doté  au  moyen 
âge,  il  faut  mentionner  les  salines  &  les 
pêcheries  de  Narbonne  &  de  Coursan, 
dont  la  dîme  leur  fut  accordée  par  les 
archevêques  &  les  vicomtes  en  1048  &  1080 
&  confirmée  en  1212. 

Parmi  les  principaux  bienfaiteurs,  nous 
citerons  Bérenger,  archevêque  de  Nar- 
bonne, qui,  en  1204,  établit  trois  prêtres 
dans  la  cathédrale,  pour  célébrer  une 
messe  quotidienne  dans  une  chapelle  qu'il 
venait  de  faire  bâtir  &  de  dédier  à  la  Tri- 
nité; cette  fondation  fut  approuvée  par 
une  bulle  d'Innocent  III,  du  8  mai  1206; 
en  1288,  Philippe  IV  donna  aux  chanoines 
de  Saint-Just  un  revenu  de  20  livres,  pour 
célébrer  un  anniversaire  pour  le  salùt  de 
son  père,  dont  le  corps  était  enterré  en 
partie  dans  l'église;  il  approuva  &  renou- 
vela cette  fondation  en  1292  (v.  st.). 

L'église  cathédrale  de  Narbonne  fut 
construite  aux  treizième  &  quatorzième 
siècles.  Les  travaux,  commencés  en  avril 
1272,  se  continuèrent  sans  interruption 
jusqu'en  i332;  interrompus  à  ce  moment, 
ils  ne  furent  repris  pour  un  instant  qu'au 
dix-huitième  siècle,  par  les  archevêques 
Le  Goux  de  la  Berchère,  en  1708,  &  de 
Beauvau  du  Rivau,  en  1722;  on  peut  voir 
en  note  le  récit  de  la  cérémonie  célébrée 
par  l'un  de  ces  deux  prélats,  lors  de  la 
pose  de  la  première  pierre  des  nouvelles 
constructions'.   Nous   donnons  ici  l'indi- 


■  Le  récit  de  cette  dédicace  se  trouve  au  tome  40 
de  la  Collection  de  Languedoc,  f"  6-11;  nous  n'en 
donnons  pas  les  passages  purement  historiques, 
qui  sont  tirés  de  l'histoire  de  dom  Vaissete.  En 
tête,  dans  le  volume,  on  lit  cette  mention  :  n  La 
relation  suivante  est  de  M.  l'abbé  Pech,  chanoine 
de  Saint-Paul  de  Narbonne,  officiai  primatial  dont 
le  mérite  est  connu  par  d'autres  ouvrages  qu'il  a 
donnés  au  public.  « 


cation  sommaire  des  actes  relatifs  à  la 
construction  de  la  cathédrale.   Dès   1256, 

Cérémonie  faite  à  Narhonne  pour  mettre  la  première 
pierre  de  la  nef  de  l'église  métropolitaine  &  pri- 
matiale  Saint-Just  &  Saint-Pasteur. 

Après  avoir  rapporté  ce  qu'on  sait  déjà  de  la 
construction  des   treizième  &  quatorzième  siècles, 

cette  relation  continue   ainsi   :  Depuis  ce 

temps-là,  c'est-à-dire  depuis  près  de  quatre  siècles, 
personne  n'avoit  jamais  osé  vaincre  les  obstacles 
qui  ont  si  longtemps  arrêté  la  continuation  d'une 
si  auguste  bâtisse.  Il  semble  que  cette  gloire  étoit 
réservée  à  l'illustre  prélat  qui  fait  aujourd'huy 
notre  bonheur;  dez  que  la  Providence  l'eut  placé 
sur  le  siège  de  cette  église,  il  forma  le  dessein  de 
continuer  un  édifice  qui  fait  l'ornement  de  cette 
ville    &  l'admiration  des  étrangers  qui  y  passent. 

Enfin,  ayant  pris  le  dÎK-septième  de  juin  de 
l'année  1708  pour  bénir  &  poser  la  première 
pierre  de  la  nef,  il  voulut  que  cette  cérémonie  se 
fît  avec  toute  la  pompe  qui  pourroit  la  rendre  plus 
solennelle;  on  avoit  fait  préparer  une  grande 
pierre  quarrée  &  une  plaque  de  plomb  avec  l'ins- 
cription suivante  : 

t 
D .     O  .     M  . 

ANNO  DOMINI  MDCCVIIl'.lMPERil 
LVDOVICI  MAGKI  LXVI  -.DIE  XVII  JVKIl 
DOMINICA  III  POST  PEXTECOSTEM  CAROLVS 
ARCHIEPISCOPVS  ET  PRIMAS  CAPITVLVa 
METROPOLITANVM  ET  PRIMATIALE  CIVES  Q.VE 
KARBONENSES  PRIMARIVM  HVJVS  PERFICIENDI 
TEMPI.  1      LAPIDEM      POSVERVNT. 

Les  époques  de  cette  inscription  sont  d'autant 
plus  remarquables  qu'on  y  voit  la  septième  dé- 
cennale de  la  vie  du  roy  &  la  quatorzième  quin- 
quennale de  son  règne;  on  ne  pouvoit  prendre 
une  année  plus  convenable  selon  l'esprit  de  l'an- 
cienne discipline,  que  saint  Rustique  avoit  suivy 
dans  la  construction  de  la  première  église,  dont  il 
fut  le  restaurateur;  ce  grand  saint  avoit  alors  posé 
une  pierre  quarrée,  &  c'est  le  plus  ancien  &  peut- 
être  le  seul  témoignage  qu'on  trouve  dans  l'anti- 
quité de  cet  usage  que  le  pontifical  prescrit  encore 
aujourd'huy.  On  avoit  encore  coutume  d'y  mettre 
des  reliques  des  saints;  Alexandre  II  en  mit  dans 
les  fondemens  de  l'église  du  Mont-Cassin,  &  t^est 
sur  ces  grands  exemples  que  M.  l'Archevesque  ré-  ■ 
solut  d'honorer  la  fondation  de  cette  nef  des  reli- 
ques de  saint  Just  &  saint  Pasteur  nos  patrons. 

L'occasion  ne  pouvoit  estre  plus  favorable;  ce 
prélat  faisant  actuellement  la  visite  de  son  église 
primatialle,  avoit  fait  descendre  les  corps  de  ces 
illustres  martirs   le  25  mars  dernier,  dont  il   pro- 


NOTB 
144 


Note 
'44 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'après  une  bulle  d'Alexandre  IV,  le  cha- 
pitre  avait   consacré  les   revenus  de  plu- 

nonça  le  panégirlque  avec  cette  éloquence  &  cette 
onction  qui  lui  sont  naturelles  &  officia  ensuite  à 
une  procession  générale  en  chappe  où  les  châsses 
de  ces  saints  furent  portées  dans  la  ville;  il  en 
renferma  dans  une  boette  d'argent  faite  en  ma- 
nière de  médaillon  pour  estre  insérée  dans  la 
pierre  fondamentale,  à  la  place  des  médaillesqu'on 
jette  dans  les  fondations  des  édifices  prophanes. 
Cette  boette  a  pour  légende  ce  passage  du  pro- 
phète Aggée  au  sujet  de  la  continuation  du  basti- 
ment  du  Temple  : 

Suscitavlt  Dominus  spiritum  Jucis  JuJa  &  spiri- 
tum  sacerjotis  magni  &  spiritum  reliijuorum  de  omni 
populo  &  ingressi  sunt  &  faciehant  opus  in  domo 
Domini.  (Aggée,  I,  v,  14.)  Dans  l'exergue  il  y  a 
ces  mots  :  Sancti'  Juste  &  Pastor,  oratc  pro  nobis. 

Tout  étant  donc  disposé  pour  le  jour  marqué, 
M.  l'archevêque  célébra  la  messe  pontificale, 
M'  Juif,  chanoine  &  archidiacre,  abbé  de  Saint- 
Savin,  M'  de  Sérignan,  chanoine  de  Snint-Just  & 
abbé  de  Fontcaude  lui  servant  de  diacre  &  de  sous- 
diacre  d'honneur  avec  les  autres  officiers  qui  ont 
accoutumé  de  l'assister;  après  la  messe,  le  chapitre 
se  mit  en  chappes  &  M.  l'archevêque  en  mitre  & 
en  pluvial,  suivi  de  M.  des  Isles,  lieutenant  du 
roy  de  Narbonne,  de  M.  Daugier,  viguier  &  maire, 
des  consuls  &  de  tous  les  gentilshommes  de  la  ville 
qu'on  avoit  invités  à  cette  cérémonie,  alla  en  pro- 
cession à  l'endroit  destiné  pour  les  fondemens  du 
nouvel  édifice,  étant  précédé  de  M.  d'Hautpoul, 
chanoine  8t  succenteur,  lequel  portoit  sur  un  voile 
de  drap  d'or  la  plaque  où  étoit  l'inscription  avec 
la  boette  d'argent  où  les  reliques  sont  enfermées. 

En  cet  ordre  on  descendit  dans  les  fossés  larges 
de  trois  toises  &  profonds  de  trois  toises  &  demy  ; 
alors  les  soldats  de  la  garde  &  ceux  de  la  milice 
bourgeoise  firent  leur  première  décharge  de  mous- 
queterie,  le  canon  de  la  place  y  répondit  par  une 
salve  générale,  les  cloches  se  firent  entendre  par 
leur  sonnerie  harmonieuse,  l'une  des  plus  belles 
du  royaume,  &  ce  bruit  mêlé  aux  acclamations  & 
aux  cris  de  joye  réitérés  rendit  cette  sainte  céré- 
monie plus  majestueuse  &  plus  touchante;  on  se 
rangea  cependant  dans  les  fossés  où  tout  avoit  été 
disposé  d'une  manière  convenable,  le  lieu  de  la 
cérémonie  étant  couvert  de  tentes  &  orné  de  tapis- 
series; les  prières  du  pontifical  furent  chantées 
par  le  clergé,  tandis  que  M.  l'archevesque  faisoit  la 
bénédiction  de  la  pierre  fondamentale,  &  qu'il  y 
renfermoit  la  boette  des  reliques  avec  la  plaque  de 
plomb  enchâssée  par  dessus;  ensuite  le  prélat  posa 
la  pierre  avec  les  cérémonies  prescrites  au  bruit 
des  nouvelles  salves  de  mousqueterie  &  d'artillerie; 
après  quoy  il  alla  dans  tous   les  endroits  destinés 


679 

sieurs  églises  aux  travaux  préliminaires  ;  en 
1292,  Nicolas  IV  permit  à  l'archevêque  de 
disposer  de  cinq  années  du  revenu  de  tous 
les  bénéfices  vacants  en  faveur  de  l'œuvre; 
en  1480,  l'archevêque  Raimond  de  Bourbon 
&  le  chapitre  convinrent  d'employer  au 
même  but  la  moitié  de  la  première  année 
du  revenu  de  ces  mêmes  bénéfices;  cette 
convention  fut  approuvée  par  Sixte  IV 
en  1480  &  Alexandre  VI   en   1496.   Men- 

pour  les  piliers  &  bénit  à  trois  reprises  les  fossés 
creusés  pour  l'édifice  conformément  au  pontifical. 

Le  clergé,  la  noblesse  &  le  peuple  étant  rentrés 
dans  le  choeur,  notre  prélat  monta  en  chaire  &  fit 
un  sermon  sur  le  sujet  dont  il  s'agit.  Il  prit  pour 
texte  les  mêmes  paroles  d'Aggée  qui  sont  gravées 
sur  la  boette  des  reliques,  &  fit  voir  avec  son  élo- 
quence ordinaire  les  raports  merveilleux  &  natu- 
rels qu'il  y  avoit  entre  la  cérémonie  qu'on  venoit 
de  faire  &  tout  ce  que  dit  le  prophète 

Le  soir  il  y  eut  des  illuminations  en  plu- 
sieurs endroits  de  la  ville;  la  grande  tour  du  pa- 
lais archiépiscopal  parut  tout  en  feu;  on  fit  quan- 
tité de  décharges  de  boettes  &  de  mousqueterie  & 
les  tours  de  la  grande  église  furent  illuminées 
jusque  bien  avant  dans  la  nuit  ;  ce  qui  ne  pouvoit 
faire  qu'un  très-bel  effet  à  cause  de  leur  hauteur, 
qui  est  de  trente  toises 

Quelques  jours  après  la  cérémonie  qui  donna 
lieu  à  cette  relation,  les  Pères  de  la  Doctrine  ch  ré- 
tienne qui  ont  le  collège  de  cette  ville,  pour  ne 
pas  garder  le  silence  dans  une  joye  si  générale, 
firent  à  ce  sujet  &  à  la  louange  de  M.  l'archevêque 
une  action  publique  où  rien  de  ce  qui  peut  don- 
ner de  l'éclat  à  une  feste  de  collège  ne  fut  oublié, 
M.  l'évêque  d'Alet  étoit  venu  voir  M.  l'arche- 
vêque &  ces  deux  grands  prélats  voulurent  bien 
honorer  cette  feste  de  leur  présence  pour  donner 
du  cœur  aux  écoliers  dans  leurs  exercices  de  litté- 
rature. 

Après  un  fort  beau  compliment  latin,  on  récita 
des  vers  grecs  qui  furent  estimés  de  tous  ceux  à 
qui  cette  langue  est  aussy  familière  qu'au  sçavant 
prélat  à  qui  ils  étoient  adressés.  Suivit  un  poème 
épique  en  latin  où  la  fiction  qui  fait  la  beauté  de 
cette  espèce  de  poésie  fut  autant  admirée  que  l'élé- 
gance &  la  noblesse  des  vers;  on  déclama  ensuite 
toute  sorte  d'ouvrages  sur  le  même  sujet  &  en  toutes 
langues;  odes,  sonnets,  rondeaux,  épigrammes, 
tout  fut  mis  en  œuvre  &  d'autant  plus  estimé 
qu'on  n'avait  eu  que  huit  jours  pour  se  préparer; 
l'exécution  répondit  parfaitement  à  la  beauté  des 
ouvrages  &  la  grâce  avec  laquelle  ces  jeunes  en- 
fans  dirent  leurs  vers  soutint  fort  bien  l'érudition 
&  la  réputation  de  leur  maison. 


Note 
'44 


Note 
'44 


680 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tionnons  encore  des  indulgences  accordées 
par  Grégoire  IX  &  Boniface  VIII  aux  bien- 
faiteurs de  l'œuvre. 

Prieuré  de  La  M.ourg;uîer.  —  Cette  an- 
cienne église  de  Narbonne  était  tombée, 
au  onzième  siècle,  entre  les  mains  de  laï- 
ques &  de  simoniaques  ;  Dalmace,  arche- 
vêque de  cette  ville,  résolut  de  l'affranchir 
de  cette  sujétion  &  d'y  rétablir  la  vie  ca- 
nonique; dans  une  sorte  de  petit  concile, 
tenu  en  1086,  &  auquel  assistèrent  plu- 
sieurs abbés  &  évèques  de  la  province,  il 
la  soumit  à  Saint-Victor  de  Marseille, 
dont  la  prospérité  était  en  pleine  crois- 
sance &  réserva  seulement  à  son  église  ca- 
thédrale une  redevance  annuelle  de  trois 
livres  de  cire.  Il  confirma  cette  union  dans 
un  nouveau  concile  tenu  en  1088.  Une 
autre  église  de  Narbonne,  Saint-Grisant, 
située  dans  les  faubourgs  de  cette  ville, 
avait  subi  le  même  sort;  Dalmace,  en  1090, 
du  consentement  de  sou  clergé  &  de  l'abbé 
de  Saint-Paul,  la  réforma  de  même  &  la 
soumit  à  Saint-Victor  de  Marseille;  il  sti- 
pula la  reconstruction  de  l'église  &  une  re- 
devance annuelle,  consistant  en  une  livre 
d'encens.  Elle  fut  immédiatement  unie  à 
Sainte-Marie.  Cette  église  de  Saint-Grisant 
fut  dès  lors  habitée  comme  La  Mourguier 
par  des  moines  ;  en  1 1 10,  Bernard-Bérenger 
de  Pierre-Pertuse  leur  restitua  la  moitié 
de  dîmes  qui  lui  appartenaient,  &  en  1 1 13, 
le  même  seigneur  confirma  cette  donation 
en  faveur  des  moines  de  Sainte-Marie; 
en  llll,  une  autre  partie  de  ces  dîmes  fut 
cédée  à  Garsias,  prieur  de  Sainte-Marie, 
par  Pierre- Raimond  &  sa  femme  Adé- 
la'ide.  Cette  dernière  église  fut  toujours 
desservie  par  des  moines  &  appartint  long- 
temps à  Saint-Victor;  elle  avait  un  prieur, 
à  la  nomination  de  l'abbé  de  ce  monastère. 
Au  dix-huitième  siècle,  elle  était  unie  à 
la  Congrégation  de  Saint-Maur.  Remar- 
quons son  nom  de  La  Mourguier  ou 
l'Amourguier,  traduction  littérale  du  nom 
latin  Monachia'. 

'  Voici  une  donation  intéressante,  qui  indique 
l'existence  de  ce  chapitre  de  La  Mourguier,  au 
treizième  siècle  : 

1208,  26  mai.  —  Petrus  de  Sans,  infirmns  cor- 
pore,  mente  vero  sanus meum  facio  testamen- 


CoUégiale  de  Saint-Sébastien.  —  Cette 
collégiale  existait  tout  au  moins  dès  le 
treizième  siècle;  elle  desservait  l'ancienne 
église  de  ce  nom;  en  1268,  plusieurs  bour- 
geois de  Narbonne  y  instituèrent  un  prê- 
tre pour  se  conformer  aux  dernières  vo- 
lontés de  Jean  Bistan  ;  cette  fondation  fut 
approuvée  par  l'archevêque  Maurin.  Au 
quinzième  siècle,  l'église  fut  reconstruite 
par  l'archevêque  Jean  d'Harcourt  qui  y 
bénit  trois  autels  dans  l'année  1451.  En 
même  temps  ce  prélat  y  transporta  &  unit 
au  chapitre  la  collégiale  de  Saint-Estève 
hors  les  murs;  fondée  autrefois  par  l'ar- 
chevêque Bernard  de  Fargues  (i33o),  elle 
résidait  dans  l'église  de  Notre-Dame  de- 
puis 1887.  Jean  d'Harcourt  fonda  à  Saint- 
Sébastien  une  chapelle  dédiée  à  saint 
Etienne  &  y  réunit  la  paroisse;  cette 
union  fut  confirmée  par  le  pape  Nico- 
las V.  Le  chapitre  de  Saint-Sébastien  se 
composait,  au  dix -huitième  siècle,  d'un 
prévôt,  d'un  préchantre,  d'un  sacristain  & 
de  douze  chanoines. 


tum Prius  autem   meipsum   corpore  &  spiritu 

reddo  Domino  Deo,  sancte  Marie,  &  mando  me 
sepeliri  in  cimiterio  Sancti  Pauli,  in  sepulcro  pa- 
tris  mei.  Et  quoniam  semper  precedere  debent  & 
pre  aliis  omnibus  poni  ea  que  saluti  anime  expe- 
diunt,  idcirco  inde  curam  majorem  habens,  acci- 
pio  de  bonis  meis  pro  salvanda  anima  mea  D  so- 
lides Melgorienses,  de  quibus  dimito  helemosina 
Sancti  Pauli  \  solidos,  duobus  capellanis  missa- 
rum  mntutinalium  ejusdem  ecclesie  v  solidos  Mel- 
gorienses, Sancte  Marie  de  Burgo  v  solidos,  hele- 
mosine  Sancti  Justi  x  solidos,  unicuitjuc  de  iiii'*'' 
dom'ihus  hospitalium  &  leprosorum  civitatis  8c 
burgi  v  solidos  Melgorienses.  Preterea  pro  amore 
Dei  &  redemptione  anime  mee  laxo  annuatim  in 
perpetuum  unum  quarteriLim  olei  ad  lUuminan- 
dam  larapadem  ecclesie  Sancti  Mathei  Misellorum 
burgi  Narbone,  quod  utique  oleum  laudo  &  as  ■ 
signo  eidem  ecclesie  habere  per  vinculum  expres- 
sum  super  illum  ortum  meum ,  quem  habeo  & 
teneo  extra  portale  Sancti  Pauli,  tenentem  se  cum 
orto  GiuUelmi  Bardina.  Residuum  vero  totiim 
predictorum  D  solidorum  Melgoriensium  consti- 
tuo  &  mando  dan  pro  clamoribus  meis  restitiien- 
dis  qui  de  me  fient  sufficienter  poterint  probari 
per  cognitionem  matris  meae  Adalraurs,  cujiis  fidei 
hec  omnia   exsequenda    &  complenda  comito' 

■  Parchemin  orlj^iiial;  Archives  iKitioiiales,  S.  485S,  n.  74. 


Note 
'44 


NOTB 
144 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


681 


Dominicains  de  Narbonne.  —  Le  couvent 
des  frères  prêcheurs  de  Narbonne  est  l'un 
des  plus  anciens  de  la  Province;  il  fut  fondé 
en  juillet  I23i  par  l'archevêque  Pierre, 
dans  le  but  de  résister  à  l'hérésie  par  des 
prédications  parmi  les  classes  populaires; 
il  lui  donna  sa  bible  glosée  &  plusieurs  au- 
tres livres,  &  lui  abandonna,  en  sa  qualité 
de  seigneur,  le  prix  du  terrain  qui  avait  été 
choisi  le  long  du  bourg  pour  bâtir  le  cou- 
vent; cette  donation  fut  confirmée  par  le 
pape  Grégoire  IX,  au  mois  de  mars  de  l'an- 
née suivante,  &  quelques  jours  après,  le 
légat  apostolique,  Gautier,  évêque  deTour- 
nai,  lui  confirma  la  possession  d'une  église 
&  d'un  cimetière  à  lui  accordés  par  le  même 
archevêque.  Celui-ci  continua  aux  moines 
sa  protection  &,en  1 241,  il  leur  donna  trois 
maisons  situées  dans  le  bourg  de  Narbonne 
&  leur  confirma  de  nouveau  la  jouissance 
du  terrain  sur  lequel  ils  avaient  bâti  leur 
couvent.  Le  pape  Innocent  IV  se  montra 
aussi  leur  bienfaiteur  &  leur  accorda  deux 
bulles  en  septembre  1 247  ;  par  l'une,  il  leur 
concédait  le  droit  d'ensevelir  les  morts  laï- 
ques dans  leur  cimetière,  droit  que  leur 
contestait  le  chapitre  de  Saint-Paul;  par 
l'autre,  il  accordait  quarante  jours  d'indul- 
gences à  ceux  qui  contribueraient  par  leurs 
aumônes  à  la  construction  de  l'église  de 
leur  couvent;  Alexandre  IV  confirma  cette 
dernière  bulle  &  même  porta  l'indulgence 
{[u'elle  accordait  jus(|u'au  chiffre  de  cent 
jours. 

En  1258,  grâce  à  l'extension  que  l'ordre 
prenait  tous  les  jours,  des  querelles  s'é- 
taient élevées  entre  les  couvents  de  Car- 
cassonne,  Narbonne,  Castres  &  Eéziers, 
sur  les  limites  respectives  de  leur  prédica- 
tion. Un  accord  de  cette  année  vint  y 
mettre  fin;  le  couvent  de  Narbonne  obtint 
alors  une  partie  du  Carcassez,  savoir  le  Val 
de  Daigne  ou  vallée  de  l'Orbieu,  moins  la 
ville  de  Montlaur,  attribuée  à  Carcas- 
sonne;  en  1266,  un  nouvel  accord  lui  fit 
perdre  la  partie  orientale  du  Narbonnais 
attribuée  au  couvent  de  Béziers,  une  par- 
tie du  Minervois  &  le  Razès,  donnés  à 
Carcassonne,  &  enfin  quelques  localités 
soumises  à  Castres. 

A  partir  de  la  fin  du  treizième  siècle,  ce 
couvent  prit  une  grande  importance,  à  la 


suite  du  choix  que  les  vicomtes  de  Nar- 
bonne en  firent  comme  lieu  de  sépulture. 
Dès  1274,  la  vicomtesse  de  Narbonne  avait 
fait  aux  religieux  des  legs  importants  en 
argent;  en  i3oo,  le  vicomte  Amauri,  à  l'oc- 
casion de  la  mort  de  sa  mère  Sibille,  qui 
fut  enterrée  dans  leur  église,  leur  donna 
sa  vie  durant  dix  setiers  de  froment  à  pren- 
dre chaque  année  sur  la  terre  de  Livoria; 
quelques  jours  plus  tard,  son  frère  Pierre, 
chanoine  de  Saint -Just,  leur  donna  un 
revenu  de  dix  livres  tournois  assis  sur  la 
leude  de  Narbonne.  En  i33i,  nouvelle 
donation  d'un  cadet  de  la  famille  de  Nar- 
bonne, Guillaume,  seigneur  de  Montaigu, 
qui  fonde  un  service  pour  l'âme  de  ses 
parents  enterrés  dans  cette  église.  Enfin, 
en  août  i337,  le  vicomte  Amauri  leur  lègue 
deux  cents  livres  pour  la  construction 
d'une  chapelle  dédiée  à  saint  Georges, 
dans  laquelle  il  devait  être  enterré,  trente 
livres  de  revenu  pour  entretenir  trois  reli- 
gieux chargés  d'y  célébrer  à  perpétuité  une 
messe  quotidienne  pour  le.  salut  de  son 
âme,  &  un  autre  revenu  de  dix  livres,  des- 
tiné à  assurer  la  célébration  de  quatre  an- 
niversaires par  an.  En  1329,  Philippe  VI 
avait  concédé  à  la  congrégation  un  revenu 
de  dix  livres  tournois,  &  un  acte  de  juin 
1441  prouve  que  le  couvent  était  soumis 
immédiatement  au  Saint-Siège  &  que  les 
officiaux  de  l'évêque  ne  pouvaient  ni  en 
excommunier  les  habitants,  ni  le  soumet- 
tre à  l'interdit. 

Frères  Mineurs  de  Narbonne.  —  L'éta- 
blissement des  cordeliers  à  Narbonne  dut 
suivre  de  près  celui  des  frères  prêcheurs; 
en  effet,  une  bulle  de  la  troisième  année 
d'Alexandre  IV  les  montre  ayant  déjà  un 
cimetière  que  bénit  l'archevêque  de  Nar- 
bonne. Plus  tard,  au  commencement  du 
seizième  siècle,  nous  trouvons  dans  leur 
église  une  chapelle  fondée  en  l'honneur 
des  Cinq  Plaies  du  Christ;  par  acte  de 
i5i3,  Guillaume,  cardinal  de  Préneste  & 
archevêque  de  Narbonne,  accorda  cent 
quarante  jours  d'indulgences  à  ceux  qui 
visiteraient  cette  chapelle. 

Augustins  de  Narbonne.  —  Nous  trou- 
vons des  augustins  établis  à  Narbonne  dès 


Note 
144 


Note 
'44 


682 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


l'an  1262;  à  cette  date,  leur  prieur,  Ar- 
naud, échangea  différents  cens  &  rentes 
avec  le  chapitre  métropolitain.  Plus  tard, 
en  1528,  nous  les  voyons  s'agrandir;  Isa- 
beau  de  Corbières,  veuve  d'Antoine  de 
Martigni,  seigneur  de  la  Garde,  leur  ayant 
donné  une  maison  dans  l'intérieur  de  la 
ville,  ils  y  firent  construire  un  nouveau 
couvent;  de  là  procès  avec  les  domini- 
cains, dont  la  maison  se  trouvait  dans  le 
voisinage,  &  qui  soutenaient  que  l'on  ne 
pouvait  construire  de  maison  religieuse  à 
moins  de  trois  cents  pas  de  leur  couvent 
&  d'une  distance  égale  de  Notre-Dame  de 
la  Mourguier;  les  augustins  finirent  par 
l'emporter,  &  des  lettres  de  François  I" 
autorisèrent  cette  construction  en  janvier 
1529  (v.  st.).  En  i6i3,  Paul  V  accorda  des 
indulgences  aux  membres  d'une  confrérie 
de  Notre-Dame  de  la  Grâce  avait  été  fon- 
dée dans  leur  église.  Peu  après,  ayant  eu 
à  subir  beaucoup  de  pertes  par  suite  des 
guerres  civiles,  ils  obtinrent  du  même  pape 
des  lettres  d'excommunication  dirigées  con- 
tre les  détenteurs  de  leurs  vases,  livres,  or- 
nements &  domaines  (20  juin  1614). 

Hôpitaux  &  maladreries  de  Narbonne.  — 
Comme  la  plupart  des  grandes  villes  du 
Midi,  Narbonne  eut  de  bonne  heure  une 
maison  de  santé  &  une  maladrerie;  l'ori- 
gine de  ces  établissements  y  est  inconnue. 
Faut-il  les  regarder  comme  des  créations 
purement  municipales  ?  Faut-il  y  voir  le 
développement  &  l'emploi  par  les  consuls 
des  anciennes  aumôneries  des  chapitres? 
Il  est  difficile  de  se  décider  pour  l'une  ou 
l'autre  de  ces  opinions;  en  effet,  quoique 
les  Archives  nationales  contiennent  un  bel 
ensemble  de  quatre-vingts  pièces  inédites, 
non  employées  jusqu'à  ce  jour,  sur  ces  éta- 
blissements, allant  du  commencement  du 
douzième  siècle  au  commencement  du  qua- 
torzième siècle,  nous  n'avons  rien  trouvé 
dans  ce  fonds,  qui  nous  permette  de  tran- 
cher la  question  '. 

Pourtant  l'examen  attentif  des  textes 
relatifs  à   l'hôpital    du    Bourg   permet   de 

'  On  trouvera  au  tome  V,  au  catalogue  des  actes 
relatifs  à  l'archevêché  de  Narbonne,  le  dépouille- 
ment de  la  majeure  partie  de  cette  collection. 


supposer  avec  vraisemblance  que  l'origine 
de  cet  établissement  est  l'aumônerie  de 
Saint- Paul;  en  effet,  dans  un  acte  du 
10  avril  1220,  nous  voyons  le  commandeur 
Guillem  Tort  faire  une  transaction  avec 
les  exécuteurs  testamentaires  de  Raimond 
Amat,  bienfaiteur  de  la  maison  ;  cet  accord 
fut  fait  cons'iUo  magistri  Pétri,  ahbatis 
S.  Pauli  &  consulum  burgi  Narbone  &  alio- 
rum  proborum  hominum  ;  à  cette  époque,  les 
consuls  sont  maintes  fois  indiqués  comme 
étant  les  administrateurs  de  la  maison;  il 
est  donc  probable  que  l'abbé  de  Saint-Paul 
avait  aussi  quelque  droit  à  prendre  part  à 
cette  administration. 

En  tout  cas,  après  cette  date  de  1220, 
nous  ne  voyons  plus  l'abbé  de  Saint-Paul 
intervenir  dans  les  actes,  &  l'hôpital  aussi 
bien  que  la  maladrerie  du  Bourg  est  indi- 
qué comme  étant  sub  patronatu  &  regimine 
consulum.  L'hôpital,  qui  paraît  dès  1172 
(reconnaissance  d'Arnaud  de  Berre  &  de 
sa  famille),  s'appelait  spécialement  domus 
Misellorum,  la  maison  des  Mi'^els,  &,  au 
quinzième  siècle,  on  connaissait  encore  le 
clos  des  Mi'{els,  près  du  Bourg.  Dans  cet 
acte  de  1172,  on  ne  voit  pas  paraître  de 
précepteur;  la  reconnaissance  de  cet  Ar- 
naud de  Berre  est  faite  en  faveur  des  frères 
de  la  maison,  parmi  lesquels  nous  en  trou- 
vons un  qui  portait  le  nom  singulier  de 
Oculus  Bovis.  En  1189,  l'église  de  l'hôpital, 
dédiée  à  la  Vierge,  venait  d'être  construite 
aux  frais  du  peuple  de  Narbonne;  le  cons- 
tructeur s'appelait  Raimond  Lesueur  (Su- 
tor);  le  prieur  de  Sainte-Eugénie  de  Cor- 
bières  (V.  plus  bas),  Guillem  du  Lac,  leur 
vendit  un  enclos  potager  (ferrago),  moyen- 
nant neuf  livres  &  demie  de  Melgueil. 

Les  consuls  nommaient  &  révoquaient 
l'administrateur,  que  les  actes  appellent 
tantôt  précepteur,  tantôt  procureur  ou  com- 
mandeur; tout  acte  administratif  devait  re- 
cevoir leur  approbation  ;  souvent  même 
on  les  voit  prendre  conseil  des  jurés  de  la 
ville  pour  donner  un  champ  à  cens,  pour 
permettre  la  vente  ou  l'échange  d'une  terre 
dépendante  de  l'hôpital.  Les  précepteurs 
étaient  choisis  par  eux  parmi  les  bourgeois  ; 
nous  y  voyous  un  pareur  de  draps,  en  i3i  i; 
soupçonné  do  gestion  infidèle  &  révoqué 
pour  ce  fait,  il  s'engagea  à  réparer  les  dom- 


NoTB 

'44 


Note 
M4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


683 


mages  qu'il  avait  pu  causer  &  à  restituer  La  maladrerie  du  Bourg,  tout  en  étant 

les  sommes  détournées;  il   s'appelait  Ber-  distincte  dans  sa  destination,   était  admi- 

nard  Ostal  (Hospitalis).  Quelquefois  aussi  nistrée    par  les   mêmes    personnes   que   la 

nous  trouvons  un  frère,  un  donat,  qui  re-  maison  des  pauvres;  comme  celle-ci,  elle 

çoit  la  commanderie;  tel  est  ce  même  Ber-  était  sous  le  patronage  des  consuls,  &  ad- 

nard  Ostal,  qui,  étant  entré  dans  la  maison  ministrée  soit  par  des  procureurs,  soit  par 

comme  donat  en  i3o6,  en  était  devenu  im-  des  commandeurs.  Nous  la  voyons  s'établir 
médiatement  précepteur  &  administrateur 

(g-uéerna(or6-praece/)Wr);telestencoreRai-  donations  personnelles,  qui  nous  semble  curieux 

moud,  damoiseau  d'Alzonne,  qui  se  donne  à  plusieurs  points  de  vue  : 

pour   frère    en    l3l4,    &    paraît,   en    iSzO,  ^nno    Domini    millésime    trecentesimo    unde- 

comme  commandeur  de  la  maladrerie.  cimo,  domino  Philippe  Francorum  rege  régnante, 

Les  domaines  consistaient  en  terres,  que  tercio  idus  augusti.  Noverint  universi  &  singuli, 

les  consuls  donnaient  à  cens  &  acnpte;  ces  quod   ego  B.  Peremani   textor  de  burgo  Narbone, 

biens  étaient   sous  la   protection  du   roi  &  attendens  &  considerans  opéra  pietatis  &  miseri- 

ne  pouvaient  être  frappés  d'impôts;  ce  pri-  cordie  que  fiunt  cotidie  indorao  leprosorum  burgi 


Note 
'44 


vilége  ancien  fut  renouvelé  par  Philippe  V 
vers  i320.  De  plus  l'hôpital  prenait  des  ter- 
res à  bail  des  particuliers;  c'est  ainsi  que 
nous  voyons  Bérenger  Mainard,  juriscon- 
sulte de  Narbonne,  lui  bailler  les  champs 
d'une  bastide  possédée  par  ses  neveux  & 
pupilles;  le  précepteur  dut  faire  exécuter 
cinq  labours  dans  les  six  ans,  &  les  pro- 
duits furent  partagés  par  moitié.  A  ces  res- 
sources ajoutons  de  nombreuses  donations 
particulières  &  le  produit  des  offrandes; 
tout  homme  ou  femme  qui  entrait  comme 
frère  ou  sœur  dans  la  maison  s'obligeait  à 
l'obéissance  &  à  la  chasteté;  les  gens  ma- 
riés réservaient  leur  droit  d'user  du  ma- 
riage ordine  matrimor.'iaU  (acte  de  1279).  Les 
contrats  de  cette  nature  sont  très-variés; 
tantôt  un  berger  donne  cinquante  bêtes  à 
laine  (acte  de  i283);  mais  il  a  le  droit  le 
garder  le  reste  de  son  bétail  &  de  le  faire 


Narbone,  cupiens  ibidem  dies  meos  (inire  Domino 
famulando  &  pauperibus  serviendo  ejusdem  ibi- 
dem, idcirco  gratis  &  libero  animo  reddo  me  per 
fratrem  &  donatum  dicte  domus  leprosorum  dicti 
biirgl,  flexis  genibus  &  junctis  meis  manibus  inter 
manus  vestrum  dominorum  Pétri  Hulardi,  Pétri 
Bonihominis,  B'  Amandi,  Ber.  Siguarii,  Guillelmi 
de  Rosticanis,  consulum  dicti  burgi,  promitens 
vobis  dictis  dominis  consulibus  tanquam  patronis 
&  dominis  dicte  domus  leprosorum  me  toto  tem- 
pore  vite  mee  in  dicta  domo  caste  &  honeste  vivere, 
hobedientiam  servando,  utilia  dicte  domus  procu- 
rando  &  inutilia  evitando,  &  dono  de  bonis  meis 
dicte  domui  omnes  vestes  meas  &  unum  lectum 
pannis  munitum,  etiam  usu  ipsorum  railii  retento 
ad  vitam  meam,  &  promito  facere  unam  pitanciam 
fratribus  &  sororibus  dicte  domus,  prout  est  fieri 
consuetumj  8c  quod  omnia  hec  universa  &  singula 
suprascripta  teneam,  servem  &  numquam  contra- 
veniam  juro  gratis  super  sancta  Dei  Evangelia 
per  me  tacta.  Nos  autem  prcnominati  consules, 
inspecta  tamen  devotione  tui  dicti  Bernardi  Pere- 


valoir,  le  tiers  des  profits  appartenant  à  mani,  «  in  fratrem  &  donatum  domus  leprosoru 
l'hôpital.  Ailleurs,  un  individu  de  Castel- 
naudari  s'engage  pour  servir  de  porcher; 
il  pourra  entretenir  du  menu  bétail  & 
élever  deux  porcs;  les  deux  tiers  des  pro- 
fits seront  pour  lui;  le  reste  pour  l'hôpital 
(acte  de  1275).  D'autres  fois  on  n'apporte 
comme  dot  qu'une  somme  d'argent,  des 
vêtements  &  un  lit  garni  (acte  de  1284); 
d'ailleurs,  l'hôpital  garantissait  toujours 
l'entretien  8c  la  nourriture  (victum,  potum, 
vestitum  &  calciatum)  ;  ces  engagements  sem- 
blent même  avoir  été  perpétuels.  (Voyez 
l'acte  de  1279,  cité  plus  haut.)  '. 


predicte  recipimus  de  presenti  &  panem  &  aquam 
ejusdem  domus  ad  vitam  tuam  concedimus.  Et 
nichilominus  atenta  tua  probitate  &  discretione 
ex  nunc  procuratorem,  gubernatorem  &  adminis- 
tratorem  domus  predicte  &  bonorum  ac  jurium 
ejusdem  te  constituimus  tenore  presentis  publici 
instrumenti,  quandiu  nostre  ac  successorum  nos- 
trorum  consulum  dicti  burgi  placuerit  voluntati. 
Hujus  rei  sunt  testes  Raimundus  Marquesi,  Ber- 
nardus  Talayrani,  cives  Narbonenses  &  Guillelmus 
Ricordi  notarius  Narbone  publicus,  qui  notam 
hujus  instrumenti  recepit.vice  cujus  ego  Raimun- 
dus Ricordi  notarius  domini  Régis  Francorum 
hec  scripsi.  Et  ego  idem  Guillelmus  Ricordi  sub- 
scripsi.  (5igrtunj  notar/i) '.  —  i3ii,   il  août. 


Nous  donnons  ici  un  exemple  de  ces  sortes  de 


Parchemin  original  ;  Archives  nationales,  S.  4858. 


Note 
'44 


684 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


dès  1106;  un  lépreux,  nommé  Batalla , 
s'étant  bâti  une  maisonnette  dans  le  fossé 
du  Bourg  &  l'ayant  entourée  d'un  jardin, 
reçut  une  donation  des  propriétaires  voi- 
sins, Hugues  Arnaud  &  sa  femme  Ber- 
narde.  La  nomination  du  précepteur  ap- 
partenait naturellement  aux  consuls  (acte 


En  i3o8,  l'hôpital  renfermait  cinq  sœurs 
Hi  autant  de  frères. 

Bernard  Peremani,  août  i3ii. 

Raimond,  damoiseau  d'Alzonne,  insti- 
tué en  l3i4,  était  encore  précepteur  en 
1820. 

Pierre  Adam,  en  décembre   i3ii,  fit 


de  1221).  En  1266,  Guillem  Peitavin,  le  l'inventaire  des  meubles  de  la  léproserie' 
précepteur,  avait  une  contestation  avec  Bé- 
renger  Combe,  bourgeois  du  Bourg,  pour 
le  passage  de  l'eau  nécessaire  à  la  mala- 
drerie  à  travers  sa  propriété;  après  en- 
quête &  descente  sur  les  lieux,  le  viguier 
du    vicomte    déclara    le    passage    permis  ; 


'  i32i  ',  16  des  calendes  de  janvier  (17  décem- 
bre). —  F.  Petrus  Ade  procurator  seu  gubernator 
domiis  que  dicitur  Leprosorum  hurg'i  Narhone,  de 
novo  coristitutus  per  dominos  cons..Ies  burgi  Nar- 
bone,  ad  jussum  dictorum  dominoriim  consulum 


mais  les  lépreux  durent  creuser  un  canal,  &  ad  omnem  infamiam  tollendam,  de  bonis  ipsius 
faire  un  pont  large  de  cinq  palmes,  le  tout 
bâti  à  chaux  &  de  bonnes  pierres,  enfin 
payer  vingt  sous  tournois;  le  viguier  se  ré- 
serva de  faire  contribuer  à  ces  dépenses  les 
voisins  qui  profiteraient  de  la  conduite. 
Comme  l'hôpital,  la  maladrerie  recevait 
des  frères  &  des  sœurs,  personnes  pieuses 
qui  se  consacraient  au  service  des  malheu- 
reux (acte  de  i3o5).  En  i3i7,  le  Bourg 
ayant  pris  une  grande  extension,  &  quel- 
ques habitants  s'étant  plaints  du  voisinage 

,        ,,  1         '    j.   u    I     1      n „„„.,.,„         !tern  quatuor   flaciatas.    Item    septem   pulvinaria 

des  lépreux,  le  sénéchal  de  Larcassonne,  ^  .  .     ,    .     ^        \         ^ 

.  .  :     ,       A  ■  111  Item  quinque  auricularia.  Item  duo  scanna.  Iten 

Aimeri   du  Cros,  ordonna   de   les  changer 

d'emplacement  &  de  les  transporter  hors 

du   bourg,   en   acquérant  les   terrains   les 

plus  convenables.  Une  bulle  de  Nicolas  III, 

de    la   deuxième   année    de   son    pontificat 

(1277),   avait    déclaré    les    domaines   de    cet        :iuoquina    payrolas.    Item    duas    payrolas    parvas. 


domus  suum  fecit  inventarium,  ut  sequitur  signo 
sancte  Cruels  preposito  ■f.  —  Primo  inveni  de 
bonis  ipsius  domus  hec  que  secuntur  :  in  aula 
ipsius  domus  duas  tabulas  minutas  cum  quatuor 
scannis.  Item  très  caxias  parvas.  Item  unam  caxiam 
magnam.  Item  duas  scalas.  Item  duos  postes.  Item 
unam  caxiam  debilem.  Item  duas  jaras  m  quibus 
tenetur  oleum.  Item  in  caméra  dicte  aule  octo 
caxias  parvas.  Item  viginti  novem  instrumenta 
quorum  primum  incipit  in  secunda  linea  Navarre 

3c   finit    in    eadem   sorto Item   quinque    lectos 

fusteos  cum   suis   cossirillis.    Item    très    culcitras, 


quinqi 

lecem  linteamina.  Item  unum  cohopertorium 
blaum.  Item  in  caméra  coquine  quinque  cacxie 
parve,  in  qua  erant  quinque  lecti  fustei.  Item 
novem  flaciatas.  Item  decem  linteamina.  Item  sex 
pulvinaria.    Item    quinque   auricularia.    Item    in 


établissement  inaliénables. 

Voici  les  noms  des  précepteurs  de  l'hô- 
pital du  Bourg,  que  nous  avons  pu  re- 
trouver : 

Pierre  du  Lac,  1177,  s'intitule  procu- 
rator (S.  4858,  n.  77). 

DoMERGUE,  1208. 

BÉRENGER,    I212-I214  (S.  4858,    n.  78). 

Guillem  Tort,  1220-1226. 

Jean  Avm.bert,  praeceptor,  1288-39. 

Pierre  de  Caucalerlis,  i255. 

Guillem  Peitavin,  1261-66. 

Perpignan,  1272-1279. 

Raimond  Estève,  1283-86. 

Arnaud  de  Leuc,  1298  (S.  4858,  n.6o), 
1294. 

Guillem  Franc,  1298. 

Bernard  Ostal,  institué  le  i5  décem- 
bre i3o6,  il  dut  se  démettre  en  i3i  i. 


item  unam  cassam  de  coyre.  Item  duas  patenas 
ferri.  Item  unam  patenam  de  coyre.  Item  quosdam 
tripodes.  Item  unam  gramulum  Q)  ferri.  Item 
unam  mathidem  piscandi.  Item  quatuor  calhels. 
Item  quatuor  cassas  ferri  parvas.  Item  duos  ferratz. 
Item  duas  ferrais.  Item  duos  mortarios  lapidis.  Item 
duas  cabasses.  Item  concas  fusti.  Item  unum  espal. 
Item  sex  linteamina.  Item  duos  sacos  de  tralhis. 
Item  in  despessa  duas  lanternas.  Item  duas  jarras 
in  quibus  tenetur  oleum.  Item  unam  cacxiam. 

—  Item  in  caméra  fratris  Raimundi  domi- 
zelli  de  Alzona  preceptoris  dicte  domus,  primo 
unum  librum  cantus,  qui  incipit  :  «  Miîsks  est 
angélus.  »  Item  aliud  in  quo  sunt  in  principio 
ipsius  libri  kalendaria,  &  sequitur  liber  qui  inci- 
pit :  Ai  te  levavi  in  nota.  Item  unum  calicem 
argenti  deauratura  cum  suo  stug  corii.  Item  alium 
librum  qui  incipit  :  Ex  ista  <juesimus.  Domine.  Iiem 
alium  qui  incipit  :  Ecce  nomen  Dommi  venlt.  Item 

'  Parchemin  original;  .^rcliivgs  nationales,  S.  4858.  n.  72. 


NOTK 

'44 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


685 


Dans  la  cité,  nous  trouvons  aussi  une  administré  par  les  consuls,  &  les  dona- 
maladrerie  &  un  hôpital  dès  le  douzième  tions  qu'on  lui  faisait  avaient  lieu  devant 
siècle.  L'hôpital  paraît  dans  les  actes  dès      les  probi  homines  facte  de  1200);  l'église  de 


Note 
M4 


I172;    comme    celui    du   Bourg,    il    était 

duos  anulos  argent!,  unus  sine  lapide  8c  alius  cum 
lapide  vitri.  Item  quatuor  libri  papiri  rationum. 
Item  duas  stolas,  duos  maniplos  parvi  valoris. 
Item  duas  mapas  altaris.  Item  unas  toalas  come- 
dendi.  Item  unum  candelabrum  de  latone  altaris. 
Item  duo  pulvinaria.  Item  duas  caxias.  Item  unam 
paneriam.  Item  unum  lectum  cum  suo  cossirillo 
&  culcitra  plume  &  uno  cocxino  de  tralhis.  Item 
unum  auriculare.  Item  duo  linteamina.  Item  unam 
flaciatam.  Item  unam  capam  deauratam  de  polpra. 
Item  unam  casulam  Je  bocaram.  Item  unam  albam 
munitam.  Item  unam  stolam  cum  suo  manipol  de 
fustani  cum  cabeloriis.  Item  un  amict.  Item  unam 
albam  fractam.  Item  quasdam  vestes  presbiteri 
deau  ratas  mu  ni  tas  cum  suisornamentis.  Item  unam 
stolam  altaris  barratam  de  filo  linido.  Item  unum 
librum  qui  vocatur  Ordo  Sacerdotalis,  qui  incipit  : 
Porte,  Domine,  galeam.  Item  unum  salterium  cum 
breriario  se  tenentes.  Item  unum  qtiaternum  can- 
tus,  qui  incipit  :  Et  factum  est.  Item  plura  instru- 
menta bastide  supra  &  infra  designata.  Item  unam 
vanoam  albam. 

—  Item    in    cellario    dicte   domus    novem    vasa 
magna   in  quibus  sunt   tria   plena  vino  vel  circa. 

Item    unam    pipam    duas    semais Item    unam 

tinam.  Item  unum  bolidor.  Item  unum  torcular. 
Item  duos  tinels.  Item  unam  cornudam.  Item 
unam  cacxiam  farineriam.  Item  très  semais.  Item 
quinque  jarras,  in  quibus  tenetur  oleum.  Item 
duos  ligones.  Item   unam    rabasseriam.  Item  duas 

furcas  ferri Item  unum   ferratum.  Item    unum        dans  le  Bourg. 

lectum  fusteum  cum  suo  cossirillo.  Item  unam  fla- 
ciatam. Item  unum  cohopertorium  blavum.  Item 
duos  coysinos.  Item  duo   linteamina.   Item   unam 

flaciatam.  Item  unum  calel  de  fer Item  unum  lo- 

dicem.  Item  très  boves.  Item  unum  mulum  hog  escur. 
Item  triginta  porcos  inter  masculos  &  feraellas. 

—  Item  in  caméra  ubi   jacebant  leprosi  :  primo 


la  maladrerie  était  dédiée  à  saint  Laurent 
(testament  de  Pierre  d'Armentière ,  en 
1297);  cette  église  était  encore  en  cons- 
truction à  cette  époque,  &  ce  persoiinage, 
qui  était  précepteur  de  la  maladrerie,  y  fit 
construire  une  arcade  &  un  logement  pour 
les  desservants.  En  i3i6,  Philippe  V  ac- 
corda aux  lépreux  des  lettres  d'amortisse- 
ment jusqu'à  concurrence  de  cent  livres. 
Voici  les  noms  des  précepteurs  &  admi- 
nistrateurs que  nous  avons  pu  retrouver  : 

GuiLLEM  DE  Roquefort,  chapelain 
&  procureur  en  1200  (v.  st.). 

Jean  Adalbert,  précepteur,  1240, 
1242,  1247. 

Pierre  d'Armentière,  1292,  1294,  fit 
son  testament  le  i3  juin  1297. 

Nous  connaissons  mal  l'histoire  de  ces 
établissements,  après  le  milieu  du  quator- 
zième siècle;  toutefois,  nous  savons  qu'au 
dix-septième,  ils  partagèrent  le  sort  de 
tous  les  autres  hôpitaux  de  la  Province  & 
furent  réunis  à  l'ordre  du  Mont-Carmel, 
après  1672.  En  1679,  ils  formaient  une 
direction  générale,  &  l'ancien  hôpital  de 
Caunes  y  était  réuni.  Au  dernier  siècle, 
Narbonne  comptait  quatre  hôpitaux  géné- 
raux :  un  hôpital  dit  de  la  Croix,  un  de 
Saint-Jacques,  un  de  Saint-Antoine  &  un 


L'hôpital  de  Caunes,  qui  fut  réuni  en 
1679  à  celui  de  Narbonne,  était  de  fonda- 
tion consulaire;  ses  archives  à  cette  épo- 
que ne  remontaient  pas  plus  haut  que  l'an 
i55i.  Il  comprenait  une  maison  à  deux 
étages,  avec  un  petit  jardin  &  un  pâtu- 
quatu"o"r""lecios"'cum  eô"rum"'c'o"ser.'lhs.""ltem^"duô  "8^  ;  à  côté  était  une  chapelle  dont  le 
cohopertoria  blara.  Item  très  lodices.  Item  decem  titulaire  était  nommé  par  les  consuls;  elle 
linteamina.  Item  unam  thecam  in  qua  erant  illa  était  dédiée  à  saint  Jacques '.  Ce  furent  des 
linteamina.  Item  unum  iajt.  Item  unos  cancf/s  de  lettres-patentes  du  roi,  données  en  1678, 
garbis  portandis.  Item  unam  taulam  comedendl.  qui  réunirent  à  l'hôpital  de  Narbonne  tOUS 
Item  unam  culcitram.  Item  quatuor  flaciatas.  Item  [çg  hôpitaux  du  diOcèse. 
unum  cohopertorium  blaum.  Item  quatuor  coysis, 
duo  auricularia.  Item  in  bastida  unum  arter.  Item 
unam  carteriam  ad  mensurandum  bladum.  Item 
unum  espal.  Item  unas  mapas  fractas.  Item  unam 

taulam  cum   uno  scanno Acta  fuerunt  hec  in 

domo  supradicta,  in  presencia  &  testimonio  Ber- 
nard! Hospitalis,  Pétri  Andrée  fratrum  dicti  hospi- 
talis,  Guillelmi  Roca  cultoris  Narbonensis,  &c. 


On  comptait  encore  dans  le  diocèse  les 
établissements  religieux  suivants  :  à  Li- 
moux,  des  doctrinaires,  qui  tenaient  le 
collège,  des  frères  prêcheurs,  des  augus- 

'  Archives  nationales,  S.  4914-5;  liasse  Caunes. 


Note 
'44 


686 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tins,  des  capucins,  des  chanoinesses  de 
Saint-Augustin,  des  trinitaires  &  des  sœurs 
de.Charitéj  à  AziUe,  des  frères  mineurs. 

A  Narbonne  même  on  comptait  plusieurs 
autres  couvents,  entre  autres  des  établisse- 
ments de  trinitaires,  minimes,  capucins, 
carmélites,  visitaudines,  ursulines,  des 
pères  de  la  Doctrine  chrétienne,  qui  te- 
naient le  collège,  des  missionnaires  &  des 
filles  repenties. 

Le  diocèse  de  Narbonne  comprenait  les 
monastères  suivants  :  Saint-Paul  de  Nar- 
bonne (V.  Note  XCVIII),  Saint-Pierre  de 
Cannes  (V.  No(e  LXXXIX),  Notre-Dame 
de  Quarante  (V.  Noie  CX) ,  Fontfroide 
(V.  Note  CXXVI).  Il  renfermait  en  outre 
un  certain  nombre  de  petits  établisse- 
ments religieux,  dont  l'histoire  est  peu 
connue  ou  qui  perdirent  de  bonne  heure 
leur  indépendance.  Dans  les  paragraphes 
suivants,  nous  avons  réuni  les  princi- 
paux faits  que  l'on  connaît  sur  chacun 
d'eux. 

Saint-Laurent  de  Cabreresse.  —  Cette 
abbaye  fut  fondée  par  Louis  le  Pieux,  pen- 
dant son  règne  en  Aquitaine,  au  rapport 
de  l'Astronome;  elle  est  mentionnée  par 
le  capitulaire  de  817,  comme  ne  devant  à 
l'empereur  que  des  prières  pour  sa  pros- 
périté &  celle  de  ses  Etats.  On  l'appelait 
aussi  Saint-Laurent  de  Niesle,  ad  Nîgellam, 
du  nom  d'une  petite  rivière  qui  la  bai- 
gnait; elle  fut  plus  tard  unie  à  la  Grasse, 
mais,  pendant  longtemps,  elle  fit  partie  de 
la  mense  archiépiscopale  de  Narbonne; 
elle  lui  était  déjà  unie  sous  le  règne  de 
Carloman,  en  884.  Parmi  ses  possessions,  il 
faut  mentionner  Sainte-Marie  du  Palais, 
dans  le  Narbonnais,  qui  devait  à  l'abbé 
une  albergue  de  quatre  chevaliers,  &  un 
acapte  de  trente  sous  de  Melgueil.  En 
1090,  Saint-Laurent  &  cette  dernière  église, 
qu'on  appelait  aussi  Palaciols  ou  Espalais, 
étaient  soumises  à  la  Grasse.  Au  douzième 
siècle,  un  couvent  de  religieuses  fut  fondé 
à  Espalais,  sous  l'invocation  de  la  Vierge 
&  de  saint  Randolin,  dont  on  y  conservait 
le  tombeau.  Ce  monastère  fut  plus  tard  dé- 
truit. Outre  ce  couvent  de  Saint-Laurent, 
il  y  en  avait  un  autre  près  de  Narbonne 
{foris  muros),  qui   devint   la  propriété  de 


La  Mourguier  en  1129'.  Voici  les  abbés 
de  Cabreresse  dont  les  noms  sont  connus  : 

SuNiFRED  obtint  uii  diplôme  de  Louis 
le  Pieux. 

Tractorius. 

David  vivait  en  836,  époque  où  il  plai- 
dait par-devant  le  mîssus  Fulcoaldus. 

Raimond  Ebrin,  1060. 

Tassio  assista,  en  1068,  au  concile  de 
Girone,  présidé  par  le  légat  d'Alexan- 
dre II,  Hugues  le  Blanc. 

Saint-Martin  de  Cauchène.  —  Ce  petit 
monastère  carolingien,  situé  au  sud  de 
Narbonne,  près  de  l'étang  de  Sigean,  paraît 
en  836  dans  un  plaid  tenu  en  sa  faveur 
par  Fulcoaldus,  missus  de  Louis  le  Débon- 
naire; diverses  possessions  en  Minervois, 
qui  lui  avaient  été  enlevées  par  des  laïques, 
furent  restituées  à  son  abbé  David.  En  844, 
il  n'était  plus  qu'un  prieuré  dépendant  de 
Saint-Laurent  de  Cabreresse  &,  plus  tard, 
il  entra  avec  ce  couvent  dans  la  mense 
archiépiscopale.  En  1004,  l'archevêque  Er- 
mengaud  le  céda  à  Guifred,  abbé  de  Cuxa. 
Aujourd'hui  la  péninsule  où  il  était  situé 
s'appelle  Sainte-Lucie,  d'un  oratoire  dédié 
à  cette  sainte,  &  construit  en  1614  par  le 
cardinal  de  Joyeuse,  archevêque  de  Nar- 
bonne. On  ne  connaît  pas  d'autre  abbé  de 
ce  monastère  que  David  mentionné  plus 
haut. 

Abbaye  de  Sainte-Marie  des  OUeux.  — 
Le  monastère  de  Sainte-Marie  &  de  Saint- 
Bernard  des  Olieux,  ordre  de  Cîteaux, 
famille  de  Clairvaux,  fut  fondé  au  com- 
mencement du  treizième  siècle,  auprès 
de  Narbonne.  Plusieurs  actes  postérieurs 
nomment  son  fondateur;  ce  fut  Jean  Bistan 
{Johannes  Bistani),  bourgeois  de  Narbonne, 
qui  vivait  du  temps  de  Bernard,  abbé  de 
Fontfroide  (i  200-1216).  Ce  fut  en  consi- 
dération de  ce  fondateur  que,  plus  d'un 
siècle  après ,  les  consuls  de  Narbonne 
accordèrent  aux  religieuses  le  droit  de 
bourgeoisie  (i320).  Au  seizième  siècle,  la 
crainte   des  calvinistes   les  força  à  aban- 

'  Un  acte  de  1290  mentionne  la  redevance  an- 
nuelle d'une  vache  due  par  le  monastère  au  cha- 
pitre de  Saint-Just. 


Note 
144 


Note 
M4 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


687 


donner  le  couvent  pour  se  réfugier  à 
Narbonne,  &,  pendant  près  de  cent  ans, 
l'ancien  monastère  ne  fut  qu'un  prieuré 
simple  à  la  collation  de  l'abbé  de  Cîteaux; 
plus  tard,  il  fut  rétabli,  puis,  en  i65o, 
transféré  à  Narbonne.  Ce  monastère  s'ap- 
pelait encore  Notre-Dame  du  Lee,  &  l'abbé 
de  Fontfroide  y  avait  droit  de  visite. 

Abbesses  des  OUeux  : 

I.  Ermengarde  I  Roussette,  laSy. 

II.  BÉRENGÈRE    I    DE    BaGES,    1 201-65. 

III.  Guillemette  des  Ortals,  1266- 
1270. 

IV.  PÈLERINE,  1272  ;  morte  en  1275. 

V.  Ermengarde  II,  1276. 

VI.  Reine,  1283. 

VII.  Magne  de  Montt.aur,  i3oo. 

VIII.  BÉRENGÈRE     II     DE     LA     GrASSE 

obtint,  en  1820,  le  droit  de  bourgeoisie  des 
consuls  de  Narbonne;  en  1 325,  elle  avait 
avec  eux  une  contestation  au  sujet  du  droit 
de  banderage  ou  réparation  des  dommages 
causés  par  les  bestiaux  (tailla);  cette  con- 
testation fut  terminée  par  un  accord  du 
29  décembre  de  cette  année.  Bérengère 
vivait  encore  en  i328. 

IX.  Ferrande,  i337-38. 

X.  Ermengarde  III,  1 352-57. 

XII.  Agnès  de  Montbrun,  1373. 

XIII.  Ermengarde  IV,  1375. 

XIV.  Braide  de  Cucugnan,  1398. 

XV.  Adémare,  1402. 

XVI.  Béatrix,  1426-1446. 

XVII.  Isabelle  de  Saint-Martin, 
1452. 

XVIII.  Jeanne  I  Rilliote,  1466. 

XIX.  Jeanne  II  de  Saint-Marcel, 
1484. 

XX.  N.  de  Narbonne,  nièce  de  Jean, 
évoque  de  Béziers. 

XXI. 

mendatrice,  i5o8-i6;  h  cette  dernière  date 
elle  devint  abbesse  d'Arpajon,  dans  le  dio- 
cèse de  Rodez. 

XXII.  Guicharde,  à  laquelle  succédè- 
rent : 

XXIII.  Anne  d'Arpajon,  abbesse  d'Ar- 
pajon, vers  1529,  des  Olieux,  en  i535;  se 
démet  de  ce  dernier  siège,  en  i539,  en  fa- 
veur de  la  suivante;  vivait  encore  en  1546. 

XXIV.  Delphine   de   Mostuéjouls, 


Louise  d'Arpajon,  abbesse  com- 


1539;  quelques  années  plus  tard,  l'abbaye 
fut  ravagée  par  les  religionnaires  &  devint 
un  prieuré  simple  de  Cîteaux;  cependant, 
dès  iSSy,  on  retrouve  des  abbesses. 

XXV.  N.  Lenoir,  vers  1600. 

XXVI.  Jacqueline  de  Perrière  ou 
DE  Serguière,  1602. 

XXVII.  Anne  de  Roquelaure,  1648; 
en  l65o,  l'abbaye  est  rétablie  sur  son  an- 
cien emplacement;  Anne  demanda  une 
coadjutrice  en  1661,  année  de  sa  mort. 

XXVIII.  Marie  de  Grillon,  coadju- 
trice de  la  précédente,  fut  bénie  en  1675 
par  le  cardinal  de  Bonzi ,  archevêque  de 
Narbonne. 

XXIX.  Madeleine  de  Lucet  de  Val- 
lois  ;  nommée  par  le  roi  le  26  mai  1708; 
bénie  par  l'archevêque  de  Narbonne  en 
1711;  morte  le  3i  décembre  1722. 

XXX.  Marie  Islande  de  Miraillet, 
cousine  de  la  précédente,  sa  coadjutrice 
depuis  1717;  nommée  par  le  roi  en  1728. 

XXXI.  N.  Beausset  de  Roquefort, 
nommée  en  1761. 

XXXII.  N.  DE  Niquet,  1762. 

XXXIII.  N.  de  Monteil,  1771. 

XXXIV.  N.  DE  Mundel,  1781. 

Sainte-Marie  de  Cubières.  —  Ce  monas- 
tère, que  dom  Vaissete  a  identifié,  avec  rai- 
son, croyons-nous  (Foyei^  tome  I,  p.  949), 
avec  le  monastère  de  Caperia,  en  Septima- 
nie,  mentionné  par  la  constitution  de  817, 
paraît,  en  844,  dans  un  diplôme  de  Charles 
le  Chauve  pour  l'abbé  Lazare  ou  Eléazar; 
uni  sous  Charles  le  Simple  à  l'église  de 
Narbonne,  ce  monastère  semble  avoir  ce- 
pendant conservé  la  dignité  d'abbaye,  qu'il 
avait  en  1020,  d'après  le  testament  de  Ber- 
nard, comte  de  Bézaudun".  En  1078,  un 
seigneur,  nommé  Raimond-Pierre,  restaure 
l'église,  qui  était  tombée  en  ruines;  par 
suite  des  malheurs  des  temps,  elle' avait 
été  sécularisée,  &  appartenait  à  ce  sei- 
gneur par  voie  d'héritage;  le  comte  de 
Bézaudun,  son  suzerain,  consentit  à  cette 
restauration  &,  avec  la  permission  de  Gui- 
fred ,  archevêque  de  Narbonne,  l'abbaye 
fut  soumise  à  Cluny  &  à  Moissac.  Vers 
1200,    c'était    un    prieuré    dépendant    de 

'  Marca  f/ispanica,  c.   i  02p. 


Note 
144 


688 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 

''*'*      l'abbé    de    Moissac,    qui    eu    nommait    le      époque   c'était   un    prieuré    dépendant   de 
prieur.  l'abbaye  de  la  Cluse,  en  Italie. 


Note 
'44 


Saint-Martin  de  Montredon,  —  Le  mo- 
nastère de  Montredon,  près  l'Orbieu,  pa- 
raît en  897  ;  à  cette  date,  l'abbé  Thierry 
obtint  du  roi  Eudes  un  diplôme  de  pro- 
tection &  la  confirmation  de  ses  posses- 
sions. En  1080,  l'abbé  s'appelait  Pons  : 
donation  d'une  dame,  nommée  Ermengarde 
&  de  ses  filles,  Guile  &  Ermesinde.  Plus 
tard,  il  fut,  dit-on,  uni  à  la  Grasse.  Les 
Bénédictins,  auteurs  du  Gallia  Christiana, 
croient  que  de  ce  monastère  tire  son  ori- 
gine un  autre  petit  couvent,  dédié  aussi  à 
saint  Martin,  &  situé  dans  le  Roussillon, 
à  sept  lieues  de  Perpignan,  monastère  qui 
existait  encore  au  dix-huitième  siècle. 
Rien  ne  prouve  cette  hypothèse. 

Saint-Martin  du  Puy.  —  On  connaît  ce 
monastère  par  une  charte  de  logS;  à  cette 
date,  un  seigneur,  nommé  Bertrand  de 
Durfort,  le  restitua  à  l'abbé  de  la  Grasse, 
Robert,  en  reconnaissant  qu'il  l'avait  injus- 
tement détenu;  en  1099,  il  paraît  encore 
dans  une  charte  de  Bernard  Gratepaille  de 
Durfort  &  de  sa  famille;  plus  tard,  il  devint 
un  prieuré  régulier,  dont  le  prieur  devait 
à  l'évêque  de  Riez  une  redevance  annuelle 
de  trente  sous  tournois  &  de  huit  livres  de 
cire;  il  dépendait  de  la  Grasse. 

Sainte-Eugénie  de  Corbières.  —  Monas- 
tère d'hommes,  dans  le  faubourg  de  Nar- 
bonne,  reçut  différents  biens  de  l'arche- 
vêque Pons,  en  1179;  à  cette  époque,  ce 
n'était  plus  qu'un  prieuré  soumis  à  Saint- 
Michel  de  la  Cluse,  en  Italie.  En  1189,  le 
prieur  Guillem  du  Lac  &  les  cinq  frères 
qui  habitaient  alors  le  couvent,  consen- 
tirent à  son  union  à  Fontfroide.  Les  Béné- 
dictins du  Gallia  Christiana  sont  disposés 
à  tort,  suivant  nous,  à  l'identifier  avec 
Sainte-Eugénie  de  Villesèque  (Villasicca), 
qui  paraît  dans  le  capitulaire  d'Aix-la- 
Chapelle  de  817,  &  qui,  déjà  unie  à  Mon- 
tolieu,  ne  devait  que  des  prières  pour  le 
salut  de  l'empereur. 

Saint-Jean  de  Narbonne  est  mentionné 
dans   une   bulle  d'Innocent    III;    à   cette 


Saint-Sauveur.  —  Ce  monastère  de  fem- 
mes fut  fondé  au  dixième  siècle  par  la 
vicomtesse  de  Narbonne,  Adéla'ide,  qui, 
par  son  testament  d'octobre  977,  remit  le 
soin  d'en  achever  la  construction  à  ses 
sœurs  &  à  la  comtesse  Arsinde.  Oji  ne  sait 
rien  de  plus  sur  cet  établissement. 

Sainte-Marie  de  Peyrensc  (de  Lapideto), 
monastère  de  filles  de  l'ordre  de  Cîteaux, 
fut  fondé  près  de  Fontfroide  par  l'abbé  de 
ce  couvent,  en  11 80;  uni  plus  tard  à  l'ab- 
baye-mère, il  fut  réorganisé  en  1264  & 
placé  sous  la  règle  de  Saint-Augustin.  Il  eut 
part  aux  libéralités  faites  par  Béatrix,  vi- 
comtesse de  Narbonne,  dans  son  testament 
de  1377. 

Parmi  les  autres  petites  abbayes  du  dio- 
cèse de  Narbonne,  il  faut  encore  indiquer 
celle  des  Olieux,  près  Montseret,  cons- 
truite en  1 153  par  Rangarde  de  Montseret, 
qui  y  prit  le  voile.  Le  nouveau  monastère 
fut  placé  par  elle  sous  la  direction  de  l'ab'- 
baye  de  Fontfroide.  En  1178,  les  religieu- 
ses étaient  remplacées  par  des  moines,  & 
l'abbaye  était  devenue  un  prieuré;  le  prieur 
s'appelait  alors  Guillem  du  Lac.  Plus  tard 
même,  ce  prieuré,  qui  dépendait  de  Font- 
froide, cessa  d'être  habité  par  des  religieux 
&  ne  fut  plus  qu'un  domaine  rural. 

Mentionnons  encore  le  monastère  Pau- 
liacense,  dédié  à  saint  Sernin,  &  qui,  cité 
déjà  par  Grégoire  de  Tours  ',  fut  donné 
en  io85  à  Dalmace,  abbé  de  la  Grasse,  par 
Bertrand  de  Belpuech  ;  la  charte  indique 
que  cette  église  faisait  autrefois  partie 
d'un  monastère   (antiquitus  monasterii). 

Clarisses  de  Narbonne.  —  Au  treizième 
siècle,  il  exista  à  Narbonne  une  maison  de 
clarisses  qui,  d'abord  située  hors  de  l'en- 
ceinte, puis  dans  l'intérieur  de  la  ville, 
dut  s'établir  vers  1247;  en  effet,  à  cette 
date,  Guillaume  de  la  Brouë,  archevêque 
de  Narbonne,  donnait  à  Françoise,  ab- 
besse  des  clarisses  damianistes,  un  terrain 

'  De  Gloria  martyrum,  p.  48. 


Note 
'44 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


à  l'ouest  de  la  ville,  dans  la  paroisse  de 
Saint-Félix,  pour  y  construire  un  monas- 
tère &  y  établir  un  cimetière.  La  prise  de 
possession  solennelle  eut  lieu  en  1248. 
Plus  tard,  il  paraît  que  ce  couvent  fut 
transporté  à  Millau,  eu  Rouergue,  &  qu'il 
n'eut  plus  aucun  rapport  avec  Narbonne; 
cependant  le  terrain  du  premier  couvent 
resta  toujours  en  sa  possession. 

Clarisses  d'Avilie.  —  Ce  couvent  fut  fondé 
par  Isabelle  de  Lévis,  comtesse  de  l'Isle  en 
Jourdain,  dame  de  Florensac  &  d'Azille, 
en  1362;  on  y  établit  d'abord  quatorze 
religieuses,  une  abbesse  &  quatre  frères 
mineurs,  qui ,  vers  1420,  furent  renvoyés, 
le  couvent  ayant  alors  reconnu  la  souve- 
raineté spirituelle  de  l'archevêque.  L'évè- 
que  de  Saint-Papoul  fut  chargé  de  bénir 
l'église  en  1482  ;  elle  était  dédiée  à  la  Sainte 
Trinité,  à  la  Vierge  &  à  sainte  Claire.  Ce 
couvent  reçut  divers  legs  de  la  vicomtesse 
de  Narbonne  en  1377.  Les  clarisses  de 
Carcassonne,  qui  paraissent  dans  un  acte 
de  i355,  furent  transportées  à  Azille  en 
1478,  avec  la  permission  de  Guichard, 
évêque  de  Carcassonne. 

'V^oici  la  liste  des  abbesses  de  ce  monas- 
tère d'après  le  Gallia  Christiana. 

Abbesses  d'A'{!lle  : 

I.  Agnès  de  l'Isle,  fille  de  la  fonda- 
trice, i362,  date  d'une  donation  du  roi 
Jean. 

II.  Delphine  d'Erré,  1466. 

III.  Anne  Orre,  1471. 

IV.  Catherine  Houlaguete,  i5oi. 

V.  Elisabeth  de  Venac,  1509. 

VI.  Hélène  Bringuière,  1542. 

Vil.  Jeanne  I  de  la  Volpilière, 
1543. 
VIII.N.  Planése,  1584. 

IX.  Charlotte  de  Plantiers,  1587. 

X.  N.  DE  Montalègre,  1601. 

XI.  Antoinette  de  Rodez,  1608. 

XII.  N.  Vêle  de  Volosac,  mentionnée 
par  le  nécrologe,  mais  sans  date. 

XIII.  Alfonsine  de  Marion,  nommée 
par  le  roi  Louis  XIII  en  1634;  vivait  en- 
core en  i665. 

XIV.  N.  DE  Brette  de  Tlrin,  1669. 

IV. 


689 

XV.  N.  DE  LA  Vergne  de  Tressan, 
nommée  le  19  novembre  1670. 

XVI.  N.  de  Bérulle,  1684. 

XVII.  Jeanne  II  de  Mesnier,  nommée 
en  1724,  eut  pour  remplaçante 

XVIII.  Madeleine  de  Martin,  nom- 
mée en  1726,  morte  en  1780. 

XIX.  Henriette    de    Pardaillan, 
nommée   par   le    roi    le 
vivait  encore  en  1739. 


Note 
'44 


i5    février   1731. 


Clarisses  de  Léi^ignan,  —  L'origine  du 
monastère  des  clarisses  de  Lézignan  est 
inconnue;  il  ne  paraît  pas  avant  le  quin- 
zième siècle,  &  à  ce  moment  il  devait  déjà 
être  assez  ancien,  car  il  avait  besoin  d'être 
réformé,  &  le  pape  Martin  V,  par  une 
bulle  du  4  mai  1430,  y  introduisit  une  dis- 
cipline plus  exacte  &  une  plus  rigoureuse 
observation  de  la  règle.  Le  roi  de  Ma- 
jorque, Jacques,  fut  chargé  de  le  restaurer 
avec  le  consentement  de  l'archevêque,  & 
en  1432,  l'évêque  de  Saint-Papoul  bénit 
solennellement  l'église  du  nouveau  monas- 
tère. On  réserva  formellement  les  droits 
du  curé  de  la  paroisse  de  Saint-Félix  de 
Lézignan,  &  il  fut  défendu  aux  clarisses 
d'enterrer  dans  leur  couvent  d'autres  per- 
sonnes que  celles  qui  y  auraient  fait  leur 
résidence. 

Les  abbesses  étaient  nommées  tous  les 
trois  ans  &  pouvaient  être  réélues. 

Abbesses  de  Lér^ignan  : 

I.  Jeanne  Thévarde,  16  novembre 
1499  —  3i  août  1504. 

II.  Marguerite  DE  la  Garde,  u  jan- 
vier i5o6 —  i5  septembre  i5i3. 

III.  Jeanne  de  Castelnau  Verdun, 
5  septembre  i5i8. 

IV.  Marie  Abraham,  27  août  1244. 

V.  Françoise  de  Lodève,  18  avril 
i56i. 

VI.  Gabrielle  d'Amois,  14  juin  i633. 

VII.  Madeleine  de  Caumon. 

VIII.  Anne  Dedon,  morte  en  i653. 

IX.  Marguerite  Mercier. 

X.  Catherine  de  Qors. 

XI.  Jeanne  de  Caumon,  morte  en  1664. 

XII.  Louise  DE  Lanes,  morte  le  2  juillet 
1669. 

44 


NOTES  SUR  L'HIÇTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XIII.  Germaine  de  Durban,  morte  le 
4  octobre  1673. 

XIV.  Catherine  de  Floris. 

XV.  Marthe  de  Barrau. 

XVI.  Catherine  de  Floris,  de  aou- 
veaii,  morte  le  4  septembre  1686. 

XVII.  Claire  de  la  Prade,  morte  le 
22  mai  1691. 

XVIII.  Marthe  de  Barrau,  abbesse 
de  nouveau  eu  1679,  morte  le  1"  février 
1700. 

XIX.  Anne  de  Vicier,  1675,  morte  le 
16  novembre  1676. 

XX.  Françoise  de  la  Grave  de  Lanes, 
1677. 

XXI.  Louise  de  Graffau,  1680. 

XXII.  Marie  de  Maurin,  i683. 

XXIII.  Louise  de  Régis,  1686,  morte 
le  I"  octobre  1687. 

XXIV.  Marie  de  Maurin,  de  nouveau, 
1688. 

XXV.  Jeanne  de  Dones  de  Martrin, 
1690. 

XXVI.  Marie  de  Maurin,  de  nouveau, 
1693. 

XXVII.  Jeanne  de  Dones  de  Mar- 
trin, de  nouveau,  1696. 

XXVIII.  Marie  de  Maurin,  de  nou- 
veau, 1699. 

XXIX.  Jeanne  de  Dones  de  Martrin, 
de  nouveau,  1702. 

XXX.  Thérèse  de  Puginier,  1705. 

XXXI.  Jeanne  de  Dones  de  Martrin, 
de  nouveau,  1708. 

XXXII.  Marguerite  de  Bqissière, 
1711. 

XXXIII.  Claire  Grandie,  1713. 

XXXIV.  Hélène  d'Hérisson,  1716. 

XXXV.  Philippine  de  David,  1721. 

XXXVI.  Marie  Rose  de  Fontalzène, 
1722. 

XXXVII.  Bonne  de  Vidal,  1725. 

XXXVIII.  Claire  Grandie,  de  nou- 
veau, 1728. 

XXXIX.  HÉLÈNE  d'Hérisson,  de  nou- 
veau, 1732. 

XL.  Claire  Grandie,  de  nouveau, 
1735. 

Les  noms  des  autres  abbesses  jusqu'à  la 
Révolution  n'ont  pu  être  retrouvés. 

[A.  M.] 


NOTE  CXLV 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Etahlissemenîs  religieux  du  diocèse 
de  Toulouse. 

LE  diocèse  de  Toulouse  est,  de  tous  ceux 
du  Languedoc,  celui  qui  a  subi  les  plus 
grandes  vicissitudes.  Fort  étendu  jusqu'à 
la  fin  du  treizième  siècle,  il  comprenait  le 
Toulousain  proprement  dit,  le  Volvestre, 
le  pays  de  Foix,  &  s'avançait,  d'une  part, 
jusqu'aux  portes  de  Castres  &  de  Carcas- 
sonne  ;  de  l'autre,  jusqu'au  cœur  de  la 
Gascogne.  Cette  grande  étendue  entraî- 
nait certainement  des  inconvénients  nom- 
breux :  difficultés  de  surveiller  toutes  les 
parties  de  ce  vaste  territoire,  impossibilité 
pour  un  seul  prélat  de  diriger  ce  vaste  en- 
semble, enfin  accroissement  exagéré  de  la 
mense  épiscopale,  ce  qui  occasionnait  les 
plus  grands  désordres.  Pour  y  remédier, 
BonifaceVIII  en  détacha  d'abord,  en  1295, 
le  Toulousain  méridional  (comté  de  Foix), 
&  forma  le  premier  diocèse  de  Pamiers. 
Cette  réforme  ne  parut  pas  assez  radicale 
au  pape  Jean  XXII,  qui,  par  une  série  de 
bulles  de  i3i7  &  i3i8,  remania  toutes  les 
divisions  ecclésiastiques  de  cette  partie  dji 
Languedoc;  il  conserva,  en  en  changeant 
les  limites,  le  diocèse  de  Pamiers,  &  créa 
de  toutes  pièces  les  cinq  diocèses  de  Rieux, 
Mirepoix,  Saint-Papoul,  Lavaur  &  Mon- 
tauban.  En  même  temps,  les  revenus  de 
l'archevêque  de  Toulouse  étaient  réduits 
à  dix  mille  livres  tournois,  tout  juste  le 
double  de  ce  que  recevaient  ses  nouveaux 
suffragants. 

Prieuré  de  Saint- Antoine.  —  Au  mois  de 
novembre  11 15,  le  comte  de  Poitiers,  Guil- 
laume, qui  venait  de  dépouiller  du  comté 
de  Toulouse  la  famille  légitime,  convo- 
qua dans  la  ville  capitale  de  ses  nouvelles 
possessions  les  principaux  dignitaires  ec- 
clésiastiques des  alentours.  A  cet  appel, 
chacun  des  abbés  vint  en  procession,  avec 
les  reliques  les  plus  précieuses  de  son  mo- 


NOTE 
.45 


KOTB 

,45 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


691 


nastère,  &  les  moines  de  Lézat  y  apporté-  dans  un  acte  de  décembre  1182.  Cet  acte 

rent  sur  leurs  épaules  celles  de  leur  saint  est   une    reconnaissance    de    Raimond  de 

patron.  Tous  ces  religieux  d'ordres  divers  Roaix,  censitaire  du  prieuré.  En  juin  1184, 

s'établirent  autour  de  Toulouse,  sous  des  Guillem  du  Pin  donne  à  l'établissement  un 

tentes   élevées    hors   de    l'enCeinte   de   la  demi-arpcnt  de  terre,  moyennant  la  célé- 

ville.  bration  de  l'office  des  morts  &  la  fonda- 

Ce  synode  demeuré  célèbre  dans  le  sou-  tion  d'un  anniversaire  perpétuel.  En  avril 

venir  des  populations  du  Midi,  fut  tenu,  1186,  la  maison  obtient  de  Perrot,  fils  de 


paraît-il,  au  mois  de  novembre  iii5.  Tou- 
tefois, depuis  quelque  temps  déjà,  depuis 
quelques  mois  tout  au  moins,  les  moines 
de  Lézat  n'étaient  plus  des  inconnus  pour 
la  population  de  Toulouse.  Ils  possédaient 
dans   cette  ville   un    petit   établissement, 


Pons  Fusier,  un  casai  situé  aux  environs 
de  Sauzat.  C'est  dans  cet  acte  de  donation 
que  se  trouve  donné  pour  la  première  fois 
au  prieuré  le  nom  de  Saint-Antoine  du 
Salin,  qu'il  porta  généralement  dans  la 
suite.  Au  mois  de  décembre  suivant,  une 


situé  hors  des  murs  de  l'enceinte,  tout  veuve,  nommée  dame  Déports,  lui  assure 
près  du  Château  Narbonnais,  &  qui  avait  la  jouissance  de  tous  ses  biens  meubles  & 
rang  de  prieuré.  Au  mois  d'août  iit5,  le  immeubles,  moyennant  le  yètement  &  la 
comte  Guillaume  l'avait  pris  sous  sa  pro-  nourriture,  ainsi  que- le  revenu  d'un  ar- 
tection,  &  exempté  de  toute  juridiction  peut  de  vigne.  Ce  contrat  prouve  qu'à 
séculière.  Il  avait  même  institué  un  asile  cette  époque  le  couvent  de  Saint-Antoine, 
autour  du  nouveau  couvent.  Ceux  qui  vou-  comme  la  plupart  des  établissements  reli- 
lurent  s'y  réfugier  furent  assurés  d'y  vivre  gieux  du  pays,  renfermait  des  soeurs  do- 
tranquilles,  sans  avoir  rien  à  payer,  sinon  nates.  A  cette  époque  aussi  il  avait  un 
un  cens  annuel  au  comte,  &  sans  avoir  cimetière,  ou  plutôt  son  église  en  tenait 
rien  à  redouter  de  sa  justice.  Quelques  an-  lieu,  &  les  moines  prétendaient  avoir  le 
nées  plus  tard,  le  retour  à  Toulouse  des  droit  d'y  ensevelir  ceux  qui  leur  en  fai- 
princes  légitimes,  après  l'usurpation  mo-  saient  la  demande.  Cette  prétention  leur 
mentanée  de  Guillaume,  ne  changea  rien  attira  de  longues  querelles  avec  le  pré- 
à  la  situation  du  couvent  dont  il  était  en  vôt  de  la  cathédrale,  Guillem  de  Cantes. 
quelque  sorte  le  fondateur.  Le  comte  Al-  Il  fallut  pour  les  terminer  l'intervention 
phonse,  redevenu  maître  de  ses  états  pa-  de  l'évèque  Fulcrand,  qui  réussit  à  ac- 
trimoniaux,  fit  une  nouvelle  donation  au  corder  les  deux  parties  par  une  conven- 
monastère  de  Saint-Antoine,  confirmant  tion  qui  est  de  mai  1189.  Un  an  plus  tard 
ainsi  implicitement  les  privilèges  accordés  (décembre  1190),  le  prieur  Bernard  reçoit 
par  son  prédécesseur.  une   nouvelle  donation,  faite  par   Faure, 

Dès  cette  époque,  ainsi  qu'il  a  été  dit  chanoine  de  Saint-Etienne.  Après  tous  ces 
plus  haut,  cet  établissement  avait  le  titre  actes  qui  marquent  son  passage  à  la  direc- 
de  prieuré.  Toutefois,  pendant  tout  le  tion  du  couvent,  on  le  voit  paraître  encore 
milieu  du  douzième  siècle,  son  histoire  plusieurs  fois.  C'est  en  1 192,  en  i  ig3,  an- 
est  extrêmement  obscure.  Le  cartulaire  de 
Lézat  de  la  Bibliothèque  Nationale  ne 
contient  aucun  acte  de  cette  période  qui 
lui  soit  relatif.  C'est  seulement  à  partir  de 
l'année  ii83  que  les  chartes  de  toute  es- 
pèce deviennent  abondantes,  &  permettent 
d'établir  d'une  manière  précise  la  succes- 
sion chronologique  des  prieurs  du  couvent. 

Voici  ceux  de  ces  dignitaires  dont  il  a 
été  possible  de  retrouver  la  trace  au  moyen 
des  documents  fournis  par  le  cartulaire 
indiqué  : 

Bernard  paraît  pour  la  première  fois 


née  où  il  fait  un  accensement '.  Enfin,  il 

'  Notum  sit  quod  dompmis  Berna rdiis,  prior 
ecclesie  Sancti  Antonii,  coUocavit  Petro  Fabro  & 
Vitnii  Fabro  de  Castaneto  illam  terram  quam  ha- 
bet  ad  campum  AiigeriuiTi  inter  feodiim  episcopi 
&  feiidiim  Giiillelmi  de  Gamevilla  usqiie  de  isto 
festo  omnium  Sanctorum  ad  vi  annos  ad  eoriim 
voluntatem  faciendam  per  explectare  iisque  ad 
predictum  terminum;  &  Petrus  Faber  &  Vitalis 
Faber  debent  predictam  terram  laborare  bona 
fide,  &  debent  reddere  prefato  priori  &  successo- 
ribus  SUIS  medietatem  de  toto  fructu  qui  inde 
exierit    singulis    annis   in   gnrba  vel    in  grano    ad 


KOTE 

145 


Note 
145 


692  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC 

est   mentionné    pour  la    dernière   fois  en 


pour  la    dernière 
mai  1 195. 

GuiLLEM,  qui  lui  succède,  paraît  en 
janvier  1196.  Il  figure  encore  dans  des 
actes  de  1198,  1200  &  de  février  1202. 

Vidal  Portier  suit  immédiatement  le 
prieur  Guillem.  Il  avait  obtenu  de  l'abbé 
Raimond  le  prieuré  de  Saint-Antoine  pour 
en  jouir  sa  vie  durant  &  sans  aucun  empê- 
chement. C'est  ce  que  prouve  un  acte  du 
cartulaire  auquel  nous  renvoyons  pour  la 
justification  de  ces  indications.  Ce  système 
d'abandon  des  prieurés  à  des  moines  à 
titre  perpétuel  fut,  à  ce  qu'il  semble,  en 
grande  faveur  dans  l'abbaye  de  Lézat,  au 
début  du  treizième  siècle,  &  l'abus  qu'on 
en  fit  excita  plus  tard  les  plaintes  du  cha- 
pitre conventuel. 

Quoi  qu'il  en  soit,  Vidal  conserva  ses 
fonctions  de  prieur  jusqu'au  mois  de 
mai  1233.  C'est  de  son  temps  que  l'on 
trouve  mentionné  pour  la  première  fois 
l'hôpital  de  Saint-Antoine  qui  relevait  di- 
rectement du  prieuré,  tout  en  ayant  des 
maisons  distinctes  &  des  règlements  à  part. 
En  l'année  1202,  le  chef  de  cet  établisse- 
ment, Raimond  Cauvet,  y  reçut  un  donat 
&  une  donate,  moyennant  une  certaine 
somme  d'argent.  Le  même  hôpital  paraît 
encore  dans  un  acte  de  1218;  Bernard 
Nouel  en  était  alors  commandeur.  Il  fit  un 
accensement  à   Raimond  de  Carcassonne, 


suam  electionem  fideliter  absque  ulla  missione 
quam  ibi  non  faciat.  Item  prefatus  prior  débet 
facere  valla  circa  predictara  terrain,  &  postquam 
habuerit  illa  valla  facta,  deinde  Petriis  Faber  & 
Vitalis  Faber  debent  illa  valla  curare  &  tenere 
curata  dum  predictam  terram  tenuerint.  Si  vero 
infra  predictam  terram  fuerint  valla  necessaria, 
debent  illa  facere  per  médium  prior  &  Petrus  Fa- 
ber 8c  Vitalis  Faber;  &  postquam  facta  fuerint, 
debent  illa  valla  curare  &  tenere  curata  Petrus 
Faber  &  Vitalis  Faber,  dum  predictam  terram 
tenuerint.  Ita  cnim  convenerunt  Petrus  Faber  & 
Vitalis  Faber  prefato  priori  &  successoribus  suis. 
Hujus  rei  sunt  testes  Raimundus  Armandus  &  Ber- 
nardus  ejus  filius  &  Aimericus  textor  &  Arnaldus 
Ferrucius  qui  cartam  istam  scripsit  mense  octo- 
bris,  feria  ni'',  régnante  Filippo  rege  Francorum 
&  Raimundo  Tholosano  comité  &  Fulcrando  epi- 
scopo.anno  ab  Incarnatione  Doinini  m°c°xc°iii". 
—  (Lat.  9189,  {"  244  i.) 


sous  la  redevance  du  quart  des  fruits  delà 
terre  accensée,  en  y  ajoutant  une  somme 
de  sept  deniers  de  Toulouse  dus  à  saint 
Antoine. 

Sanche  Anier  fut  pourvu  de  la  dignité 
de  prieur  de  la  même  manière  que  le  pré- 
cédent par  l'abbé  Bernard,  le  20  janvier 
1233.  Il  paraît  dans  les  actes  concernant 
le  prieuré  jusqu'en  août  1238. 

Bernard  de  Roer  (Je  Roserils  ou  de 
Roerio)  succéda  à  Sanche  Anier,  &  remplit 
les  mêmes  fonctions  du  mois  d'octobre  1 244 
au  mois  de  mars  1246  (v.  st.). 

Guillem  de  Dalbs,  peut-être  parent 
de  Pierre  de  Dalbs,  abbé  de  Lézat,  figure 
dans  plusieurs  actes  de  1247  &  1248. 

Les  dignitaires  qui  suivirent  ces  pre- 
miers prieurs  du  couvent  de  Saint-An- 
toine nous  sont  inconnus,  parce  que  le 
cartulaire  de  Lézat  fut  rédigé  en  1249,  & 
que  les  archives  de  l'abbaye  postérieures  à 
cette  époque  n'existent  plus  aujourd'hui. 
Tout  ce  qu'on  sait,  c'est  que  ce  couvent, 
situé,  comme  on  l'a  vu,  en  dehors  des  murs 
de  Toulouse,  subit  le  sort  commun  de  tous 
les  établissements  religieux  ainsi  placés, 
lors  de  l'expédition  du  Prince  Noir.  Rebâti 
dans  l'intérieur  de  la  ville,  après  i355,  le 
monastère  y  conserva  son  ancien  nom  de 
Saint-Antoine  de  Lézat.  Au  seizième  siècle, 
on  y  installa  les  cordeliers  de  l'Isle-en- 
Jourdain,  chassés  de  leur  couvent  par  les 
protestants.  Ces  nouveaux  habitants  du 
prieuré  y  demeurèrent  jusqu'à  la  Révolu- 
tion. 

KeligUux  de  Saînt-Antoîne  du  Viennois. — 
Les  religieux  de  Saint-Antoine  du  Vien- 
nois s'établirent  à  Toulouse  en  1327.  Ils  y 
restèrent  jusqu'en  1777,  époque  où  ils  se 
fondirent  dans  l'ordre  de  Malte,  qui  les 
admit  au  grand  prieuré  de  Toulouse.  De- 
puis 1621,  une  partie  de  leurs  bâtiments 
était  occupée  par  les  théatins,  qui  y  avaient 
construit  une  église,  &  qui  y  demeurèrent 
jusqu'en  1790. 

Augustlns,  —  Les  pères  augustins,  appar- 
tenant à  l'un  des  quatre  grands  ordres 
mendiants,  s'établirent  à  Toulouse  à  une 
époque  incertaine,  mais  que  l'on  peut 
fixer  à  peu  près  à  la  deux,ième  moitié  du 


Note 
145 


Note 
m5 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


treizième  siècle.  Leur  premier  couvent  fut 
construit  hors  &  près  de  la  porte  Monto- 
lieu.  En  i3io,  sous  l'épiscopat  de  Gaillard 
de  Preissac,  ils  obtiitrent  de  Clément  V 
l'autorisation  de  se  retirer  dans  l'intérieur 
de  la  ville.  L'évêque  les  installa  alors  sur 
la  paroisse  de  Saint-Etienne,  ce  qui  amena 
avec  le  chapitre  de  cette  église  un  long 
procès,  qui  ne  se  termina  qu'en  i326, 
quand  les  religieux  eurent  promis  de  par- 
tager avec  la  cathédrale  le  produit  des  en- 
terrements &  de  lui  payer  une  rente  an- 
nuelle de  deux  florins.  L'ancienne  église  & 
le  couvent  disparurent  dans  le  grand  in- 
cendie de  1462.  Ils  furent  rebâtis  dans  les 
dernières  années  du  quinzième  siècle,  &  la 
reconstruction  en  fut  achevée  en  1504.  La 
ville  de  Toulouse  y  a  installé  le  Musée 
municipal  &  l'Ecole  des  beaux-arts. 

Les  Augustlns  déchaussés,  ou  Petits  Au- 
gustins ,  ou  encore  Augustins  de  Saint- 
Georges,  reçurent  l'ancienne  église  de  ce 
nom,  en  l652,  du  temps  de  l'archevêque, 
Pierre  de  Marca.  Le  couvent  ne  fut  cons- 
truit qu'après  i655.  Peu  d'années  avant  la 
Révolution  (1781-1786),  l'église  fut  re- 
construite. Elle  a  été  démolie  au  commen- 
cement de  ce  siècle. 

Augustines.  —  Les  religieuses  augusti- 
nes  ou  de  la  Madeleine  furent  établies  à 
Toulouse  au  commencement  du  seizième 
siècle.  Leur  couvent  recueillait  les  femmes 
&  filles  de  mauvaise  vie  qui  se  repentaient. 
En  i5i6,  le  P.  Mathieu,  prédicateur  alors 
célèbre,  leur  fit  donner  un  local  par  la 
ville.  C'est  de  là  que  date  véritablement 
leur  établissement  à  Toulouse.  Leur  église 
était  dédiée  à  saint  Loup  évéque.  En  i56i, 
les  religieuses  ayant  apostasie  &  embrassé 
le  calvinisme,  leur  couvent  fut  fermé. 

Bénédictins  de  la  Daurade.  —  La  pre- 
mière église  de  la  Daurade,  autrement  dite 
Sancta  Maria-Fabricata,  était  connue  vul- 
gairement sous  le  nom  de  Deaurata,  à  cause 
des  mosa'iques  dorées  qui  en  ornaient  l'in- 
térieur; elle  était  célèbre  dès  le  sixième 
siècle  dans  la  Gaule  méridionale,  comme 
un  lieu  privilégié.  C'est  là  qu'en  585, 
Kigonthe,  fille  de  Chilpéric,  vint  chercher 


693 

un  refuge  pour  échapper  aux  menaces  du 
patrice  Munimole';  &  ce  droit  d'asile 
qu'elle  possédait  alors  comme  toutes  les 
églises  des  Gaules,  lui  fut  conservé  jus- 
qu'au début  des  temps  modernes.  Certains 
actes  prouvent^  en  effet,  qu'elle  le  possé- 
dait encore  au  quinzième  siècle. 

Plus  tard,  une  congrégation  de  chanoi- 
nes semble  s'y  être  établie.  C'est,  du  moins, 
ce  (jue  paraissent  indiquer  plusieurs  docu- 
ments du  dixième  siècle,  entre  autres  le 
testament  de  Raimond,  comte  de  Rouer- 
gue,  de  961 .  Mais  le  désordre  dut  se  mettre 
de  bonne  heure  dans  la  communauté.  Aussi, 
pour  y  rétablir  l'observation  des  règles  ca- 
noniques, l'évêque  Isarn,  avec  le  consen- 
tement de  Guillaume,  comte  de  Toulouse, 
de  Raimond,  évéque  de  Lectoure,  &  des 
chanoines  de  Saint-Etienne,  donna  en  1077 
l'église  de  la  Daurade  à  l'abbé  &  aux  moi- 
nes de  Cluny.  Il  stipula  en  retour  de  cette 
cession  que  les  religieux  prieraient  pour 
lui,  pour  les  évêques  ses  prédécesseurs  & 
successeurs,  ainsi  que  pour  le  comte.  Il 
ajouta  à  cette  condition  une  redevance 
annuelle  de  trois  muids  de  froment.  A 
partir  de  cette  époque,  la  Daurade  dé- 
pendit donc  de  l'abbaye  de  Cluny,  &  sous 
elle,  de  l'abbaye  de  Moissac.  Urbain  II, 
puis  Pascal  II,  lui  permirent  d'avoir  un 
cimetière  qui  dut  servir  à  la  sépulture  des 
comtes  de  Toulouse. 

Cependant  la  donation  de  l'évêque  Isarn 
n'avait  pas  été  exécutée  dans  toute  son 
étendue.  Des  laïques  retenaient  une  partie 
des  dépendances  de  l'église,  &  refusaient 
de  céder  aux  réclamations  des  moines  de 
Cluny.  En  iio5,  Pascal  II  leur  ordonna  de 
se  désister  de  leurs  prétentions,  sous  peine 
d'excommunication.  Géraud,  commandeur 
de  l'hôpital,  obéissant  en  1 1  loà  ces  injonc- 
tions de  la  cour  de  Rome,  remit  l'église 
de  la  Dalbade  à  ses  légitimes  possesseurs, 
Pons,  abbé  de  Cluny,  &  Ansquilinus,  abbé 
de  Moissac,  qui  en  eurent  dès  lors  le  pa- 
tronage. Enfin,  en  l'année  1140,  une  tran- 
saction intervenue  entre  le  prieur  Guillcm 
&  le  recteur  de  l'église  Saint-Rémi  de  Tou- 
louse, transaction  approuvée  par  Guiscard 
Aiineri,  prieur  de  Saint-Gilles  &  ministre 

'  V^oyez  tome  1  de  cette  édition,  p.  6i2. 


Note 
I  ^5 


Note 
.45 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


694 

de  l'hôpital,  termina  définitivement  cette 
affiiire  importante. 

Au  commencement  du  treizième  siècle, 
aux  églises  de  la  Daurade  &  de  la  Dalbade 
les  religieux  ajoutaient  la  possession  de 
celles  de  Saint-Jacques,  de  Saint-Michel 
&  de  Sainte -Marie  de  la  Grave.  C'est  ce 
qu'indique  une  bulle  de  privilèges  accor- 
dée en  1240  au  prieuré  par  le  pape  Gré- 
goire IX,  &  dans  laquelle  sont  enumérées 
toutes  ses  dépendances.  Quelques  années 
plus  tard,  une  bulle  où  le  pape  Clément  IV 
prend  la  communauté  sous  sa  protection 
mentionne  encore  les  églises  de  Saint- 
Pierre,  de  Saint-Martin,  de  Saint-Nico- 
las, &c.,  comme  relevant  aussi  du  monas- 
tère comme  les  précédentes. 

A  ces  possessions  les  religieux  joignaient 
certains  droits  importants.  Ainsi,  en  1264, 
grâce  à  la  cession  de  plusieurs  terres  faite  - 
à  Raimond,  évêque  de  Toulouse,  le  prieur 
Bertrand  de  Montaigu  avait  obtenu  de  lui 
le  droit  de  présenter  des  candidats  aux 
cures  des  églises  dépendantes  de  la  Dau- 
rade. A  ce  privilège  ecclésiastique  s'en 
ajoutait  un  autre  fort  considérable  :  dans 
l'intérieur  du  cloître,  le  prieur  possédait 
une  certaine  juridiction.  Le  viguier  de 
Toulouse,  Raimond  Arnaud,  essaya  de  l'en 
dépouiller  en  i3o6j  mais  Philippe  le  Bel, 
averti,  ordonna  de  porter  l'affaire  à  Paris, 
au  premier  Parlement. 

Pendant  ce  temps  les  papes  accumu- 
laient les  privilèges  en  faveur  de  l'église 
&  des  abbés  de  la  Daurade.  En  1240,  Gré- 
goire IX,  par  la  bulle  plus  haut  mention- 
née, les  avait  exemptés  de  la  dîme,  &  leur 
avait  permis  de  célébrer  les  offices  même 
en  temps  d'interdit.  En  1248,  par  une  bulle 
que  confirma  plus  tard  Nicolas  IV,  In- 
nocent IV  avait  accordé  quarante  jours 
d'indulgence  à  tous  ceux  qui  visiteraient 
l'église  à  certains  jours  de  fête  déterminés. 
En  i363,  Urbain  V  autorisa  les  prieurs  à 
porter  le  bâton  pastoral  dans  les  offices 
solennels.  Le  même  Urbain  V  confirma 
en  i36d,  tous  les  privilèges,  libertés  & 
exemptions  accordés  aux  religieux  par  ses 
prédécesseurs,  ainsi  que  par  les  rois  &  les 
princes. 

Des  reliques  en  grand  nombre,  déposées 
dans  l'église  de  la  Daurade,  augmentaient 


encore  la  vénération  du  peuple.  En  1241, 
l'abbesse  &  les  religieuses  de  Sainte-Vi- 
viane de  Rome,  de  l'ordre  de  Saint-Benoît, 
avaient  envoyé  à  ce  sanctuaire  des  re- 
liques célèbres  de  saints  &  de  saintes. 
En  i3o4,  le  prieur  alors  à  la  tête  de  la 
communauté  avait  obtenu  des  paroissiens 
de  la  Daurade  une  certaine  somme  pour 
faire  fabriquer  des  reliquaires  en  argent 
destinés  à  renfermer  toutes  les  reliques 
que  possédait  l'église.  C'est  là  enfin  que, 
le  25  mai  1418,  avait  été  fondée  la  con- 
frérie des  Ames  du  Purgatoire.  Elle  était 
placée  sous  la  direction  de  quatre  bayles, 
qui  devaient  prêter  serment  entre  les  mains 
du  prieur.  Une  chapelle,  celle  de  Saint- 
Benoît,  lui  était  spécialement  affectée.  En- 
fin, dès  i3o3,  la  communauté  avait  donné 
en  quelque  sorte  la  mesure  de  sa  richesse 
&  de  sa  puissance  par  une  concession  im- 
portante. Sur  les  instances  de  la  reine 
Jeanne  de  France,  elle  avait  concédé  l'hô- 
pital Saint-Jacques  avec  les  maisons  &  jar- 
dins qui  en  dépendaient,  dans  le  faubourg 
Saint-Cyprien,  à  vingt-quatre  sœurs  desti- 
nées au  service  des  pauvres.  Ces  religieuses 
devaient,  au  reste,  demeurer  dans  la  dé- 
pendance du  prieur,  qui  élisait  leur  supé- 
rieur, &  recevait  d'elles  quinze  livres  de 
pension  par  an.  Leur  nom  de  sœurs  de  la 
Daurade  attestait  cette  dépendance. 

Au  quinzième  siècle,  sauf  l'institution 
de  la  confrérie  indiquée  plus  haut,  il  y  a 
peu  de  faits  à  ajouter  à  ceux  qui  précè- 
dent. En  1441,  le  prieur  était  un  certain 
Raimond  d'Arense,  longtemps  professeur 
de  droit  canonique  à  l'Université  de  Tou- 
louse. Par  une  bulle  d'Eugène  IV,  datée  de 
cette  année,  il  reçut  le  prieuré  de  Saint- 
Orens  d'Auch.  Le  pape  lui  renouvela  à 
cette  occasion  une  dispense  dont  il  avait 
eu  déjà  besoin  pour  obtenir  le  premier  de 
ces  deux  prieurés.  Au  seizième  siècle,  l'évé- 
nement le  plus  notable  est  la  réformation 
de  la  communauté,  opérée  en  i535  par  le 
chapitre  général  des  moines  noirs.  Les  dé- 
finiteurs  du  chapitre  édictèrent  de  nou- 
veaux statuts,  dont  le  plus  important  fut 
qu'à  l'avenir  le  prieur  claustral  serait  ins- 
titué &:  révoqué  par  ses  supérieurs.  Ces 
dispositions  furent  confirmées,-au  mois  de 
juin  de  la  même  année,  par  le  roi  Fran- 


NOTE 

145 


NOTB 
145 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


695 


çois  I'"'',  à  la  demande  du  cardinal  de  Lor- 
raine, archevêque  de  Narbonne,  &  alors 
abbé  de  Cluny. 

En  1703,  l'ancienne  église  restait  encore 
à  peu  près  entière.  A  cette  époque,  des 
réparations  mal  dirigées  en  compromirent 
la  solidité.  Il  fallut  la  démolir  en  1761.  La 
première  pierre  du  nouvel  édifice  fut  posée 
solennellement  trois  ans  plus  tard.  Inter- 
rompue à  plusieurs  reprises,  la  construc- 
tion n'en  est  pas  encore  terminée  (septem- 
bre iSyS).  Quant  au  cloître,  il  a  disparu 
au  commencement  du  dix-neuvième  siècle. 

Capucins, —  L'ordre  des  capucins  fut  in- 
troduit à  Toulouse  en  i582  par  les  soins 
du  président  Etienne  Duranti.  Au  moment 
où  le  dix-huitième  chapitre  général  de 
l'ordre  se  tenait  à  Rome,  Duranti  y  en- 
voya un  prêtre  de  Saint-Etienne,  Etienne 
Rouquette,  chargé  de  s'entendre  avec  l'ar- 
chevêque de  Toulouse,  Paul  de  Foix,  am- 
bassadeur de  France  auprès  du  pape,  afin 
de  décider  les  pères  à  fonder  un  établisse- 
ment dans  la  ville.  Le  général  de  l'ordre, 
un  Sicilien,  Jean-Marie  de  Tussa,  y  con- 
sentit, &  confia  le  soin  de  cette  fondation 
au  père  Thomas  de  Turin,  gardien  du  cou- 
vent de  Lyon.  Celui-ci,  pour  s'installer  à 
Toulouse,  acquit  des  pères  minimes,  au 
prix  de  mille  louis  d'or,  le  collège  de  Ver- 
dale  dont  les  élèves  avaient  été  expulsés 
par  arrêt  du  parlement.  Le  général,  sur  le 
rapport  de  son  délégué,  lui  envoya  dix-huit 
religieux  soigneusement  choisis.  Un  de  ces 
moines,  frère  Onofre  de  Milan,  qui  s'y 
entendait,  transforma  les  bâtiments  acquis 
par  l'ordre  &  installa  tout  d'abord  une 
petite  chapelle.  C'est  là  que  furent  trans- 
portées les  reliques  de  saint  Hippolyte  & 
de  saint  Cassien.  Elles  avaient  appartenu 
autrefois  au  collège  de  Verdale;  mais  il 
avait  fallu  les  en  retirer,  à  cause  des  dés- 
ordres des  écoliers,  &  les  déposer  provi- 
soirement dans  l'église  de  Saint-Pierre  des 
Cuisines.  Pour  suffire  à  toutes  ces  dé- 
penses, Etienne  Rouquette,  le  promoteur 
principal  de  l'établissement  des  capucins  à 
Toulouse,  leur  fit  don  d'une  somme  de  six 
cents  écus,  &  prit  l'habit  dans  leur  cou- 
vent, avec  un  de  ses  neveux. 

Cependant  les  pères  ne  tardèrent  pas  à 


se  brouiller  avec  leur  ancien  protecteur, 
le  président  Duranti.  Ils  accueillirent  des 
religieux  cordeliers  du  couvent  de  Tou- 
louse, Les  cordeliers  se  plaignirent;  le 
président  défendit  aux  capucins  de  rece- 
voir désormais  aucun  nouveau  transfuge. 
Le  commissaire  des  capucins  n'ayant  pas 
tenu  compte  de  cette  défense,  Duranti 
commença  la  guerre  contre  eux.  Il  em- 
pêcha la  fondation  d'un  couvent  de  leur 
ordre  à  Muret  &  d'un  autre  à  Bordeaux. 
La  plupart  des  religieux  se  réfugièrent  à 
Béziers,  auprès  de  l'évêque,  un  Italien, 
Thomas  Bouzi,  de  Florence,  &  y  créèrent 
une  maison.  En  i583,  Duranti,  toujours 
irrité  contre  eux,  fit  procéder  à  une  vi- 
site exacte  de  leur  couvent.  11  s'agissait 
de  découvrir  des  armes  qu'on  y  disait  ca- 
chées. 

Malgré  ces  démêlés,  le  couvent  des  ca- 
pucins de  Toulouse  arrivait  à  prospérer, 
&  à  prendre  racine.  En  i588,  lors  d'une 
peste  qui  désola  le  Languedoc,  les  reli- 
gieux se  distinguèrent  par  leur  zèle  à  soi- 
gner les  pestiférés,  &  deux  d'entre  eux  y 
perdirent  la  vie.  En  iSgô,  on  rejirésenta 
au  chapitre  général  que  l'église  du  cou- 
vent était  trop  petite  pour  la  foule  qui  s'y 
rendait.  La  reconstruction  en  fut  décidée, 
&  la  première  pierre  posée,  le  iSaoût  1597, 
par  Christophe  de  Lestang,  évoque  de  Lo- 
dève,  au  nom  du  cardinal  de  Joyeuse,  ar- 
chevêque de  Toulouse,  en  présence  du 
maréchal  de  Joyeuse,  du  président  du  par- 
lement &  des  capitouls.  Ce  nouvel  édifice 
fut  achevé  en  1599. 

En  i63o,  une  nouvelle  peste  désola  Tou- 
louse, &,  au  mois  de  mars,  pénétra  dans  le 
couvent  qu'il  fallut  abandonner.  Les  pères 
furent  mis  en  quarantaine  en  divers  cmi- 
droits  aux  environs  de  la  ville. 

C'est  à  ces  faits  ou  à  peu  prés  que-  bu 
réduit  l'histoire  du  couvent  des  capucins 
de  Toulouse.  Ajoutons  seulement  que  ce 
fut  dans  cette  ville  que  se  tinrent  plu- 
sieurs chapitres  provinciaux.  Tel  fut,  par 
exemple,  celui  du  mois  de  mai  1649,  qui 
renouvela  les  statuts  des  chapitres  précé- 
dents, interdisant  l'usage  des  bains  aux 
religieux  dont  l'état  de  santé  ne  l'exigerait 
pas  absolument,  à  cause  des  mauvaises 
liaisons,  des  familiarités  &  même  des  scan- 


Note 
140 


696 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


dales    qu'entraînait   cet   usage.    Quand    la      office   de    prédicateurs    les    amenait   sans 

cesse,  les  carmes  résolurent  de  se  trans- 
porter dans  Toulouse  même.  Ils  en  obtin- 
rent l'autorisation  tant  des  capitouls,  que 
de  l'évèque  &  du  pape.  On  leur  céda  un 
terrain  abandonné,  où  les  habitants  du 
voisinage  venaient  jeter  leur*  immondices. 
C'est  là  qu'ils  s'établirent  «  postponans  les 
plaisirs  de  leurs  sens  à  l'interest  de  la  gloire 
de  Dieu  ir  salut  des  âmes,  «  dit  leur  histo- 
rien. La  bulle  de  Clément  IV,  confirmant 
la  donation  qui  leur  était  faite  de  cet  em- 
placement par  un  certain  nombre  de  bour- 
geois de  la  ville,  est  du  23  juillet  1264,  la 
ratification  des  capitouls  &  de  l'official  de 
Toulouse  du  mois  de  septembre  suivant. 
S'il  faut  en  croire  l'annaliste  cité  plus 
haut,  la  conversion  de  tous  les  juifs  qui 
résidaient  en  assez  grand  nombre  dans 
cette  partie  de  la  ville  aurait  suivi  de  près 
leur  nouvelle  installation. 

L'église  des  carmes  ne  tarda  guère  à  être 
achevée.  Le  8  janvier  1267,  le  pape  Clé- 
ment IV  y  célébrait  la  messe,  &  à  l'oc- 
casion de  cette  solennité  accordait  cent 
jours  d'indulgence  à  ceux  qui  la  visite- 
raient à  diverses  fêtes  de  l'année  &  parti- 
culièrement aux  fêtes  de  la  Vierge.  Cette 
indulgence  de  cent  jours,  concédée  par 
Clément  IV,  fut  portée  à  un  an  &  quarante 
jours  par  Nicolas  IV  (1291).  Elle  devint 
indulgence  plénière,  sous  de  nouvelles 
conditions,  par  une  bulle  de  Clément  VIII 
(iSçS).  Paul  V  (1606,  1609),  Clément  X 
(1673),  ajoutèrent  encore  aux  privilèges  de 
ce  genre  que  possédait  déjà  le  couvent  & 
qu'avaient  rappelés  &  confirmés,  au  quin- 
zième siècle,  Innocent  VIII  en  1484, 
Paul  III,  au  seizième,  en  1541.  , 

D'autre  part,  les  papes  Alexandre  IV 
(1258)  &  Grégoire  X  (1273)  avaient  par 
bulle  spéciale  pris  sous  leur  protection  les 
carmes  &  leurs  biens;  Clément  IV  leur 
avait  permis  de  recueillir  tout  cens  &  rente 
annuelle  établie  par  testament  sans  payer 
aucun  droit  de  justice  ni  portion  canoni- 
que (1205).  Dès  1261,  Alexandre  IV  les 
avait  exemptés  des  décimes.  Boniface  VIII 
(i3o2)  les  avait  déchargés  de  toute  exac- 
tion séculière.  Par  une  bulle  d'Innocent  IV 
(1254)  confirmée  par  une  autre  d'Alexan- 
dre IV  (1261),  il  avait  été  permis  aux  su- 


communauté  fut  supprimée,  à  la  Révolu- 
tion, elle  comptait  encore  trente  mem- 
bres, gouvernés  par  un  gardien.  Le  mo- 
nastère a  été  démoli  au  début  de  ce  siècle; 
l'église  est  devenue  l'Ecole  d'artillerie'. 

Carmes.  —  Le  couvent  des  carmes  de 
Toulouse  était  assurément  l'un  des  plus 
anciens  que  cet  ordre  eût  en  France.  Il 
devait  être  de  peu  postérieur  à  la  pre- 
mière croisade  de  saint  Louis.  La  tradi- 
tion était,  au  dix-septième  siècle,  qu'il 
devait  son  origine  à  des  religieux  que  ce 
roi  avait  fait  venir  de  la  Palestine,  & 
dont  il  avait  envoyé  quelques-uns  à  Rai- 
mond  VII,  comte  de  Toulouse,  sur  les 
instances  mêmes  de  ce  prince,  ce  qui  pla- 
cerait cette  fondation  avant  l'année  1249, 
date  de  la  mort  de  Raimond.  Du  reste, 
l'inventaire  des  titres  du  couvent  des  car- 
mes, conservé  aux  archives  de  la  Haute- 
Garonne,  indique  la  date  de  1248. 

Quoi  qu'il  en  soit  de  l'exactitude  de 
cette  tradition,  le  premier  établissement 
des  carmes  à  Toulouse  se  fit  un  peu  en 
dehors  de  la  ville,  à  l'extrémité  du  fau- 
bourg Saint-Michel,  au  lieu  dit  le  Ferétra, 
où  ils  construisirent  une  chapelle  dédiée  à 
Notre-Dame.  Sur  cet  emplacement  s'éleva 
plus  tard  un  édifice  religieux  consacré  à 
saint  Roch.  Quelques  années  après,  se 
trouvant  trop  éloignés  de  la  ville,  où  leur 


'  Tous  ces  détails  sont  tirés  de  deux  manuscrits 
conservés  aux  archives  de  la  Haute-Garonne.  Le 
premier,  in-4",  est  de  plusieurs  mains.  Commencé 
dès  le  seizième  siècle,  il  renferme  Thisioire  du 
couvent  de  Toulouse,  avec  des  notices  sur  les 
principaux  couvents  de  la  province.  Le  second, 
in-f",  est  une  histoire  pour  ainsi  dire  officielle  du 
couvent,  entreprise  en  1694  par  le  père  Gabriel 
de  Saint-Nazaire,  prédicateur  &  ancien  gardien  de 
la  province,  sur  l'ordre  de  frère  Emmanuel  de  Bé- 
ziers,  ministre  provincial  des  capucins  de  la  pro- 
vince de  Toulouse.  Ce  dernier  auteur  a  employé  le 
premier  ouvrage,  mais  en  fondant  dans  le  corps 
de  son  récit  la  plupart  des  pièces  justificatives.  Ces 
deux  volumes  contiennent  naturellement  peu  de 
détails  vraiment  historiques.  A  part  quelques  dates 
&  quelques  indications  utiles,  tout  le  reste  est 
beaucoup  trop  particulier  pour  rentrer  dans  notre 
cadre. 


Note 

145 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


697 


périeurs  des  carmes  de  recevoir  dans  leur 
ordre  les  interdits  &  excommuniés  &  de 
les  absoudre,  tandis  qu'en  i322,  le  pape 
Jean  XXII  défendait  aux  autres  ordres  d'ad- 
mettre dans  leur  sein  les  religieux  sortis  de 
l'ordre  des  carmes  sans  la  permission  du 
père  général.  Au  point  de  vue  judiciaire, 
le  même  Jean  XXII,  par  une  bulle  de  i3i6, 
confirmée  par  une  autre  de  Clément  VI 
(i336),  avait  exempté  les  carmes  de  la  juri- 
diction de  l'évêque  &  du  juge  ordinaire  tant 
au  spirituel  qu'au  temporel.  Clément  VI 
encore  avait  déclaré,  en  1348,  qu'ils  ne 
pourraient  être  excommuniés  que  par  les 
souverains  pontifes.  Enfin,  en  1594,  Clé- 
ment VIII  leur  défendait  de  reconnaître 
d'autre  juridiction  que  celle  du  pape,  sous 
peine  d'excommunication  &  de  privation 
d'office.  A  ces  avantages  il  faut  ajouter  la 
permission  d'avoir  trois  cloches,  une  grande 
&  deux  petites,  malgré  l'opposition  de  l'évê- 
que &  du  chapitre  de  Toulouse  (bulles  de 
Clément  IV,  de  1205,  &  de  Clément  VII, 
de  i53o);  la  préséance  accordée  aux  car- 
mes sur  les  augustins  (sentence  de  l'official 
de  Toulouse  (i356);  l'autorisation  d'aller 
en  procession  avec  croix,  bannières  &  re- 
liques, ainsi  que  de  porter  les  corps  de 
ceux  qui  voudraient  être  enterrés  dans  le 
couvent  des  carmes,  malgré  les  défenses  de 
l'archevêque  de  Toulouse  (bulle  de  Clé- 
ment VII,  i523). 

Outre  les  souverains  pontifes,  qui  avaient 
épuisé  leurs  privilèges  en  sa  faveur,  le  cou- 
vent compta  encore  parmi  ses  bienfaiteurs 
plusieurs  rois  de  France,  saint  Louis,  Char- 
les V,  Charles  VII,  Louis  XI,  François  I"^, 
des  cardinaux,  des  nobles  de  haute  nais- 
sance, de  riches  bourgeois,  des  magis- 
trats, &c.  Il  avait  de  grands  revenus,  des 
reliques  célèbres.  Son  église  renfermait  de 
nombreux  autels,  dont  plusieurs  avaient 
été  consacrés  à  nouveau  ou  érigés  au  sei- 
zième &  au  dix-septième  siècles.  Elle  était 
le  siège  d'une  confrérie  importante,  dite 
du  Scapulaire,  qui  obtint  des  papes,  no- 
tamment de  Clément  VIII,  en  iSçS,  divers 
privilèges.  Démolie  au  commencement  de 
ce  siècle,  avec  les  bâtiments  conventuels 
qui  s'y  rattachaient,  elle  a  laissé  libre  le 
terrain  qui  est  aujourd'hui  la  place  des 
Carmes. 


En  1791,  la  communauté  comptait  un 
prieur  &  trente-six  religieux". 

Carmes  déchaussés.  —  Ces  religieux  ré- 
formés s'établirent  à  Toulouse  au  mois  de 
juin  1622.  Ils  s'installèrent  hors  de  la  ville, 
près  de  la  porte  Montgaillard,  &  y  firent 
aussitôt  construire  une  église  &  un  cou- 
vent. L'église  fut  consacrée  dès  l'année 
suivante  par  l'évêque  de  Rieux,  Jean  de 
Bertier.  En  1790,  les  carmes  déchaussés 
étaient  au  nombre  de  vingt,  sous  la  direc- 
tion d'un  prieur.  Leur  église  est  aujour- 
d'hui l'église  paroissiale  de  Saint-Exupère, 
Quant  aux  bâtiments  composant  le  cou- 
vent lui-même,  ils  ont  été  partagés  entre 
l'Ecole  de  médecine  &  le  Muséum  d'his- 
toire naturelle. 

Sainte-Catherine  de  Langages.  —  C'était 
un  couvent  de  l'ordre  de  Fontevrault,  co- 
lonie de  l'abbaye  de  Longages,  au  diocèse 
de  Rieux.  Il  fut  établi  à  Toulouse  en  i2o3, 
dans  les  dépendances  du  chapitre  Saint- 
Etienne,  moyennant  une  rente  annuelle 
de  vingt  sous  de  Toulouse,  que  les  reli- 
gieuses s'engagèrent  à  payer  au  chapitre, 
en  retour  de  la  concession  qui  leur  était 
faite.  La  même  année,  elles  furent  aussi 
autorisées  par  le  même  chapitre  à  avoir  un 
cimetière  particulier.  En  i525,  ce  petit 
prieuré  fut  abandonné  par  les  religieuses 
qui  l'avaient  occupé  jusque-là,  &  leur 
église,  dédiée  à  sainte  Catherine,  fut  éri- 
gée en  église  paroissiale.  Le  curé  devait 
en  être  nommé  par  l'abbesse  de  Longages. 
Cette  église  a  disparu  au  commencement 
du  dix-neuvième  siècle.  Quant  aux  bâti- 
ments conventuels,  ils  devinrent,  en  iSi%, 

'  Ces  détails  sont  extraits  d'une  volumineuse 
compilation,  qui  existe  aux  archives  de  la  Haute- 
Garonne  &  qui  a  pour  titre  :  Livre  ou  inventaire 
des  titres  &  documents  Je  ce  grand  couvent  des  Car- 
mes de  Toulouse,  fait  en  l'an  1676.  C'est  un  volume 
in-f".  Les  actes  y  sont  rangés  par  espèces  :  bulles, 
indulgences,  consécrations,  contrats,  testaments, 
fondations,  pièces  des  procès  que  soutint  le  cou- 
vent, tables  diverses.  L'ensemble  se  termine  par 
un  catalogue  alphabétique  de  toutes  les  fondations 
dont  la  réduction  fut  opérée  en  1778  par  le  général 
de  l'ordre,  Joseph-Albert  Ximénès,  avec  l'autori- 
sation du  pape  Sixte  VI. 


NOTB 
.45 


Note 
145 


698 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


l'hôpital  de  Sainte-Catherine,  Cet  établis- 
sement, supprimé  longtemps  avant  1789, 
avait  été  destiné  primitivement  aux  gens 
atteints  du  mal  de  Naples,  tout  nouveau  à 
cette  époque. 

Saînte-Catherlne  de  Sienne,  — Ce  couvent 
fut  fondé  en  i6o3  par  le  sieur  Bouret,  con- 
seiller au  parlement  de  Toulouse,  &  par 
sa  femme  Marie  de  Costa,  qui  avaient  ré- 
solu d'un  commun  accord  de  renoncer  au 
monde,  Marie  de  Costa  prit  l'habit  de  reli- 
gieuse dans  ce  monastère,  en  i6o5,  &  y 
fut  bientôt  rejointe  par  sa  mère  &  ses 
sœurs.  Le  couvent  fut  béni  en  161 1;  les 
religieuses  n'y  étaient  installées  que  de- 
puis l'année  précédente. 

Chartreux.  —  Les  religieux  de  Saint- 
Bruno,  dits  chartreux,  ne  s'installèrent  à 
Toulouse  que  fort  tard.  Ce  fut  en  iSôç, 
après  le  massacre  des  religieux  de  la  char- 
treuse de  Saix,  près  de  Castres.  Quatre 
frères ,  les  seuls  survivants  du  couvent 
tout  entier,  purent  se  sauver  &  gagner 
Toulouse.  Favorablement  accueillis  dans 
cette  ville,  ils  résolurent  d'y  fonder  un 
nouveau  couvent.  Les  habitants  leur  don- 
nèrent deux  mille  livres,  &  cette  somme 
leur  permit  d'acquérir  une  maison  &  un 
jardin,  situés  dans  la  paroisse  de  Saint- 
Pierre  des  Cuisines.  Ils  continuèrent,  du 
reste,  à  jouir  des  revenus  de  la  chartreuse 
de  Saix  jusqu'en  1574,  date  du  rétablisse- 
ment de  ce  monastère,  par  décision  du 
chapitre  général  de  l'ordre.  Quoi  qu'il  en 
soit,  la  construction  du  couvent  de  Tou- 
louse, décidée  dès  l'arrivée  des  chartreux 
dans  cette  ville,  ne  fut  commencée  qu'en 
1602,  &  la  première  pierre  de  l'église  ne 
fut  posée  qu'en  1607.  Cette  dernière  n'est 
pas,  d'ailleurs,  l'édifice  subsistant  encore 
aujourd'hui,  &  qui  ne  fut  achevé  qu'au 
milieu  du  dix-huitième  siècle. 

En  1790,  la  communauté  des  chartreux 
de  Toulouse  se  composait  d'un  prieur,  de 
dix-huit  religieux  &  de  douze  frères  con- 
vers.  Depuis  cette  époque,  les  dépendances 
du  couvent  ont  été  affectées  à  l'arsenal  8î 
au  parc  d'artillerie.  Quant  à  l'église,  elle 
est  devenue  l'église  paroissiale  de  Saint- 
Pierre. 


Clarîsses  de  Toulouse.  —  Il  existait  à 
Toulouse,  dès  1254,  une  abbaye  de  cla- 
risses.  On  en  a  la  preuve  par  une  bulle  du 
pape  Innocent  IV,  qui  indiqua  lui-même 
l'habit  qu'elles  devaient  porter.  Leur  mo- 
nastère était  situé  hors  des  murs  de  Tou- 
louse, ce  qui  les  exposait  à  des  dangers 
continuels  toutes  les  fois  qu'éclatait  une 
guerre  civile  ou  étrangère.  Aussi  deman- 
dèrent-elles à  Innocent  VI,  au  mois  de  jan- 
vier i353,  l'autorisation  de  se  transporter 
dans  l'intérieur  de  la  ville.  Mais  la  pau- 
vreté des  religieuses  était  grande.  Il  fallut, 
pour  qu'elles  pussent  achever  les  nou- 
veaux bâtiments  où  elles  devaient  s'instal- 
ler, que  le  pape  Grégoire  XI  leur  permît 
de  faire  une  quête. 

Au  reste,  l'histoire  de  ce  monastère  est 
très-obscure,  &  les  abbesses  dont  on  a 
conservé  les  noms  sont  peu  nombreuses. 
Voici  les  principales  : 

Claire  de  Limasse,  1390&  iSçi. 

Françoise  Arnaud  del  Pont,  16  oc- 
tobre 1427. 

Messinde  de  Morlas,  10  février 
1433. 

Edouarde  de  Tourneur,  28  février 
1435  à  1447. 

Arnaudine  de  Grimoard,  12  mai 
1457. 

Marguerite  de  Durfort,  26  mars 
1468  à  1483. 

Jeanne  de  Grossols,  18  septembre 
1483, 

Marie  de  Grave,  4  mai  i5o5. 

Fromentine  de  Caussade,  3i  juillet 
i5o7. 

Charlotte  de  Minut,  i52o. 

Clarîsses  de  la  Porte  ou  de  Saint-Cyprien. 
—  L'établissement  de  ces  religieuses  à  Tou- 
louse ne  date  que  de  la  seconde  moitié  du 
quinzième  siècle.  Elles  eurent  pour  pre- 
mière demeure  un  local,  situé  au  faubourg 
Saint-Cyprien,  &  qui  avait  d'abord  appar- 
tenu à  des  religieux  de  l'ordre  de  Saint- 
Benoît,  dépendant  du  prieur  de  la  Daurade, 
Les  incursions  des  ennemis,  les  inonda- 
tions de  la  Garonne  ayant  chassé  ces  an- 
ciens habitants,  leur  maison  fut  occupée 
par  les  clarisses.  La  concession,  qui  leur 
en  fut  faite  par  Amauri  de  Senergues,  est 


Note 
145 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


datée  dti  20  juillet  1464.  Elle  fut  confirmée 
peu  de  temps  après  par  le  pape  Pie  II.  En 
i5o7,  les  religieuses  adoptèrent  définitive- 
ment la  règle  de  Sainte-Claire.  Trois  ans 
plus  tard,  leur  couvent  fut  réorganisé  & 
réformé  par  des  sœurs  clarisses  amenées 
d'Albi,  Parmi  les  abbesses  de  cet  établisse- 
ment, une  seule  est  connue  :  c'est  Delphine 
Pasquet,  dont  le  nom  figure  dans  deux 
actes,  l'un  de  i582  &  l'autre  de  i583. 

Cordellers.  —  Le  couvent  des  grands  cor- 
deliers  de  Toulouse  fut  fondé,  en  1222, 
par  dix  religieux.  Il  devint  la  maison-mère 
de  la  province  d'Aquitaine.  Son  histoire 
est  assez  obscure,  ses  archives  ayant  pres- 
que entièrement  disparu.  Ce  qui  en  restait 
jusqu'à  ces  dernières  années,  c'était  la  ma- 
gnifique église  qu'un  incendie  a  fait  dis- 
paraître en  1871,  &  qui  témoignait  mieux 
qu'aucun  texte  de  la  grandeur  &  de  la 
prospérité  de  la  maison.  Au  mois  de  dé- 
cembre i522,  la  règle  réformée  de  l'Ob- 
servance y  fut  introduite  par  Alexandre 
Russeti,  commissaire  apostolique  délégué 
pour  cette  réforme,  messire  Pierre  de  Saint- 
André,  premier  président  du  parlement  de 
Toulouse,  &  frère  Arnaud  de  Saint-Félix, 
ministre  provincial.  C'est  ce  que  rapporte, 
dans  ses  Mémoires  de  l'histoire  du  Langue- 
doc,Ca.te\,q\i\  dit  avoir  eu  connaissance  de 
certaines  pièces  des  archives  du  couvent. 
Cette  règle  nouvelle  ranima  la  vie  &  l'éclat 
de  la  maison  des  cordeliers  qui,  dans  les 
années  suivantes,  s'enrichirent  d'un  grand 
nombre  de  donations.  En  i562,  le  couvent 
fut  pillé  par  les  religionnaires  &  dépouillé 
de  tous  les  objets  précieux  qu'il  renfer- 
mait. Les  religieux  furent  même  expulsés 
momentanément  de  la  ville.  Réinstallés 
peu  après,  ils  demeurèrent  dès  lors  paisi- 
bles possesseurs  de  leur  établissement  jus- 
qu'à la  Révolution.  A  cette  dernière  épo- 
que, ils  étaient  au  nombre  de  cinquante. 

Dominicains.  —  Le  couvent  des  domini- 
cains de  Toulouse  est  le  plus  ancien  de 
tous  (I2i5).  En  effet,  saint  Dominique,  le 
grand  fondateur  de  l'ordre,  s'étant  rendu 
à  Rome  avec  le  célèbre  évèqqe  Foul- 
ques, y  fut  accueilli  par  Innocent  III 
avec  le  plus  grand  empressement.  Domi- 


699 

nique  venait  demander  au  pape,  qui  tenait 
alors  le  quatrième  concile  de  Latran,  de 
confirmer  la  fondation  dont  il  était  l'au- 
teur &  de  lui  permettre  de  la  répandre 
dans  toute  la  chrétienté.  Innocent  III  lui 
accorda  sa  demande  &  donna  au  nouvel 
ordre  une  règle,  tirée  en  partie  de  celle 
de  Saint-Augustin,  en  partie  de  celle  de 
Prémontré. 

De  retour  à  Toulouse  en  1216,  Domi- 
nique, qui  avait  d'abord  installé  ses  pre- 
miers compagnons,  au  nombre  de  six,  dans 
une  maison  voisine  du  Château  Narbon- 
nais,  que  lui  avait  cédée  un  habitant  de 
la  ville,  Pierre  Cellani,  obtint  de  l'évéque 
Foulques  un  établissement  plus  spacieux. 
Celui-ci  lui  avait  déjà  concédé  l'année  pré- 
cédente, avec  le  consentement  de  l'abbé  de 
Saint-Sernin  &  du  prévôt  do  Saint-Etienne, 
une  maison  près  de  la  porte  Arnaud-Ber- 
nard. En  juillet  1216, il  y  ajouta  la  sixième 
partie  des  dîmes  de  tout  le  diocèse  &,  de 
plus,  trois  églises,  l'une  à  Pamiers,  l'autre 
à  Lescure,  entre  Sorèze  &  Puylaurens,  la 
troisième  à  Toulouse.  Cette  dernière,  qui 
dépendait  du  chapitre  de  Saint-Etienne, 
était  dédiée  à  saint  Romain  ou  saint 
Rome,  &  c'est  tout  auprès  de  cette  église 
que  se  transportèrent,  de  la  maison  de 
Pierre  Cellani,  saint  Dominique  &  ses 
compagnons.  On  les  connaissait  dès  lors 
sous  le  nom  de  frères  prêcheurs,  que  leur 
avait  accordé  Innocent  III.  La  même  an- 
née 12 16  (22  décembre),  le  successeur  de 
ce  pape,  Honorius  III,  confirma  la  dona- 
tion de  l'évéque  de  Toulouse,  &  plaça  en 
même  temps  l'ordre  sous  la  protection  du 
Saint-Siège,  en  lui  accordant  de  nouveaux 
privilèges. 

Les  dominicains  ne  devaient  habiter 
auprès  de  l'église  de  Saint-Rome,  leur 
seconde  résidence  à  Toulouse,  que  jus- 
qu'en 1229.  Cette  année-là,  en  effet,  ils 
acquirent,  au  prix  de  mille  deux  cents  de- 
niers toulousains,  un  vaste  jardin,  au  lieu 
des  Garrigues,  &  s'y  installèrent  dès  l'année 
suivante,  vers  la  Noël.  L'évoque  Foulques 
bénit  le  cimetière  &  posa  la  première 
pierre  de  l'église.  La  construction  de  cette 
nouvelle  maison  marcha  rapidement,  grâce 
aux  libéralités  considérables  dont  les  reli- 
gieux étaient  l'objet.  Ainsi,  Raimond  du 


Note 
.45 


Note 
145 


700  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 

Falgar,  leur  ancien  provincial,  successeur  louse,  au  nom  du  roi  Philippe  le  Hardi, 

de  Foulques   dans   l'évêché  de  Toulouse,  héritier  d'Alphonse  de  Poitiers,  son  oncle, 

leur  donna  plus  de  quatre  mille  sous  tou-  En  1273,  l'un  des  témoins  de  l'acte  précé- 

lousains   pour    la    salle    capitulaire    &    le  dent,  Sicard  Alaman,  qui  joua  un  si  grand 

cloître,  achevés  dès  1 233,  autant  pour  les  rôle   dans    le   Midi,    au    treizième   siècle, 

cellules  &  le  dortoir,  autant  pour  l'église.  se  fait  enterrer  dans  le  couvent,  exemple 

Les    capitouls    contribuèrent    pour   mille  qui  fut  plus  tard   suivi  par  une   foule  de 

cinq  cents  livres.  En   1234,  on  put  celé-  seigneurs  &   de  riches   bourgeois.   Sicard 

brer  solennellement  dans  l'église,  déjà  fort  Alaman   avait   même    porté    le   prieur  des 

avancée,  la  canonisation  de  saint  Domi-  dominicains  au  nombre  de  ses  exécuteurs 

nique.  Les  papes  eux  aussi  s'occupèrent  à  testamentaires. 

consolider  cet  établissement  définitif  des  Comblée  de  privilèges  par  le  Saint-Siège, 

frères    prêcheurs    à    Toulouse.    En    1245,  la  communauté  obtenait  également  d'im- 

Innocent  IV  accorda  quarante  jours  d'in-  portantes  concessions  des  rois  de  France, 

dulgence  à  ceux  qui  leur  feraient  quelque  Ainsi,  en   1277,  Philippe   III  permit  aux 

donation  pour  achever  leur  monastère  &  religieux   d'amener   à   leur   couvent   l'eau 

pour  fournir  à  leurs  besoins.  Urbain  IV,  d'une  fontaine  voisine  de  la  ville, 
en   1262,  Clément   IV  par  deux   fois  dans  Soutenus  de  tous  côtés,  les  dominicains 

l'année   1265,   crurent   devoir  approuver,  pouvaient  donc  continuer  sans  peine   les 

comme  leurs  prédécesseurs,  la  translation  constructions  inaugurées  en  i23o,  &  pour 

du  couvent  dans  le  lieu  qu'il  occupait  de-  lesquelles   les   ordres  monastiques   eurent 

puis   près  de   trente   ans   déjà.   Raimond,  en  général  un  goût  si  marqué.  De  129.5  à 

évêque  de  Toulouse,  en  avait  fait  autant  i3o3,  fut  édifiée  la   salle   capitulaire.  Le 

en  1260.  réfectoire   fut  terminé  à  la  fin  de  1304. 

Les  rigueurs  de  l'inquisition  exaspéré-  La   sacristie  fut   élevée   de   i3i2    à   i3i5. 


rent  la  population  toulousaine  &  vinrent 
arrêter  un  instant,  sinon  compromettre 
cette  prospérité.  Chassés  de  la  ville  en 
1234,  ils  ne  purent  y  rentrer  que  deux 
ans  plus  tard,  &  après  de  longs  débats,  qui 
appartiennent  plutôt  à  l'histoire  générale 
qu'à  l'histoire  monastique.  Cependant, 
plus  heureux  que  leurs  confrères,  les  frè- 
res prêcheurs  de  Carcassonne  &  de  Bé- 
ziers,  ils  finirent  par  vivre  à  peu  près  en 
bonne  intelligence  avec  le  peuple  de  Tou- 
louse. Peut-être  cela  tient-il  à  la  douceur 


L'église,  achevée  vers  i385,  fut  consacrée 
l'année  suivante  par  l'évéque  de  Lesbos, 
en  présence  du  duc  de  Berry,  qui  en  fut 
le  parrain.  Elle  était  dédiée  à  Notre-Dame 
du  Rosaire;  mais  elle  prit  aussi  poiir  pa- 
tron saint  Thomas  d'Aquin,  après  que  la 
tête  du  fameux  docteur  y  eut  été  déposée, 
au  mois  de  janvier  1369,  à  la  suite  d'une 
procession  solennelle  où  figura  le  duc 
d'Anjou,  frère  de  Charles  V.  C'était  aussi 
en  quelque  sorte  l'église  paroissiale  de 
l'Université,  qui  y  faisait  chanter,  tous  les 


—  —  .-_  .,__      _  .- ,j      j  j  -  -  —  — 

relative  qu'ils  mirent,  au  moins  après  leur      dimanches,  une  messe  en  l'honneur  de  la 
_. 1 ^._     -II-    j i_ 1 1  \7: _„ rij. ^  \T •. 


retour  dans  cette  ville,  dans  la  recherche 
des  crimes  d'hérésie. 

En  effet,  à  part  ce  moment  d'arrêt  assez 
court,  la  prospérité  du  couvent  s'accroît, 
dans  la  seconde  moitié  du  treizième  siècle, 
comme  elle  l'avait  fait  sans  cesse  dans  la 
première.  En  1271,  il  est  le  théâtre  d'une 
scène   solennelle.   C'est   dans   son  cloître 


Vierge,  coutume  que  Clément  V  avait  ap- 
prouvée, en  accordant  de  plus  des  indul- 
gences à  ceux  qui  assisteraient  à  cette 
messe  pendant  Pavent  &  le  carême  (bulle 
du  27  avril  i3o6).  Pendant  ce  temps,  c'est- 
à-dire  avant  la  consécration  de  leur  église, 
les  dominicains  avaient  acquis,  sur  la  per- 
mission que    leur   en    avait   donnée   Phi- 


que,  le  8  octobre,  en  présence  de  Sicard      lippe  VI,  en  i33o,  deux  maisons  voisines 


Alaman ,  sénéchal  d'Alphonse  de  Poitiers, 
du  comte  de  Comminges,  des  principaux 
seigneurs  du  Midi,  des  capitouls,  Guil- 
laume de  Cohardon,  sénéchal  de  Carcas- 
sonne, prend  possession  du  comté  de  Tou- 


de  leur  infirmerie.  Ce  dernier  bâtiment 
fut  réédifié,  en  1341,  par  Dominique  Gre- 
nier, religieux  du  couvent,  qui  fut  plus 
tard  évêque  de  Pamiers.  Enfin,  en  1344,  la 
communauté  dont   les   bâtiments   s'étaient 


Note 
145 


Note 
145 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


701 


trouvés  jusque-là  en  dehors  de  l'enceinte 
de  Toulouse,  y  fut  désormais  comprise.  Ce 
fut  quand  on  releva,  cette  année  même, 
les  remparts  de  la  ville,  deux  fois  démolis 
au  siècle  précédent. 

Voisins  de  Saint-Pierre  des  Cuisines,  les 
frères  prêcheurs  eurent  avec  cette  église, 
au  commencement  du  quatorzième  siècle, 
une  longue  discussion.  Il  s'agissait  des  dé- 
pouilles des  gens  qui  se  faisaient  enterrer 
chez  les  dominicains,  en  fraudant  ainsi  les 
droits  du  recteur  de  la  paroisse.  Une  tran- 
saction intervint  en  iSig;  nous  la  don- 
nons en  note;  elle  peut  fournir  des  ren- 
seignements curieux'. 


'  Noverint  universi  quod  qiium  tsset  quaestio 
seu  controversia  inier  dominum  priorem  fratrum 
praedicatoriim  Tholosae  &  conventum  eorumdem 
fratrum  ex  parte  una,  &  dominum  Raimundum 
de  Salompniaco  monachum  monastcrii  Moyciaci 
&  priorem  monasterii  Sancti  Pétri  de  Coquinis, 
&  dominum  Guillelmum  Pétri  de  Laterrada  rec- 
torem  dictae  eccUsia^  Sancti  Pétri  de  Coquinis  ex 
parte  altéra,  super  his  videlicet  &  de  his  quae 
periinere  poterant  seu  debebant  dicto  domino 
priori  &  ejus  monasterio  &  praedicto  domino 
reciori  dictae  ecclesiae  de  funeribus  quae  portan- 
tur  &  sepeliuntur  in  domo  dictorum  fratrum 
praedicatoriim  Tholosae  de  parrochia  dictae  eccle- 
siae  Sancti  Pétri  de  Coquinis,  ratione  canonicae 
portionis  praedictae  ecclesiae  taxatae  &ordinatae 
&  per  summum  pontificem  m  décrétait  quae  inci- 
pit  Super  cathcJram  in  generali  Concilio  facto  8c 
celebrato  Viennae  editae  &  renovntae  &  alias 
quocumque  jure  constiiutione  vel  ordinatione  ut 
ibi  dictum  fuerit  praedictus  dominus  yrior  fra- 
trum praedicatorum ,  8c  frater  Poncius  Gaufridi 
ejusdem  ordinis,  8c  conTcntus  fratrum  praedicato- 
rum Tholosae  scindicus  8c  procurator  ut  asserit 
dictorum  prions  8*  conventus  fratrum  praedica- 
torum pro  ee  ipsis  8c  dicto  coiiventu  conventu  ex 
parte  una,  Se  praedicti  dominus  Raymundus  de 
Salompniaco  prior  dicti  monasterii  Sancti  Pétri 
de  Coquinis  8c  dominus  Guillelmus  Peiri  rector 
dictae  ecclesiae  pro  se  ipsis  8c  pro  dicto  monas- 
terio 8c  ccdesia  praedicta  Sancti  Pétri  ex  parte 
altéra,  gratis  8c  ex  certa  8c  considerata  scientia, 
unanimiter  8c  concorditer  venerunt  inter  se  ad 
amicabilem  composiiionem  îc  ordin.îtionera  in 
hune  modum  qui  sequitiir;  videlicet  quod  prae- 
dictus dominus  prior  fratrum  praedicatorum  8c 
successores  ejusdem  8c  conventus  praedicti  dent, 
tradant,  oc  dare  8c  tradere  teneantitr  ratione  dicti 
juris  praedicto  domino  priori  dicti   monasterii,  8c 


Durant  le  quinzième  siècle,  l'histoire  du 
couvent  n'a  que  peu  de  faits  qui  méritent 


dicto  domino  rectori  ecclesiae  supradictae  Sancti 
Petri  de  Coquinis,  qui  nunc  sunt  8c  eorum  succes- 
soribus  qui  pro  tempore  fuerint,  medietatem  om- 
nium illorum  cereorum  8c  pnnnorum  aureorum 
8c  cericorum  qui  cum  funeribus  quae  ad  praedic- 
tum  conventum  de  dicta  parrochia  Sancti  Petri  de 
Coquinis  portabuntur  ad  sepeliendum,  videlicet 
usquequo  dictum  funus  sit  seu  intret  primam 
portam  dicti  conventus  fratrum  praedicatorum, 
bene  8c  fideliter  8c  sine  fraude  8c  quod  cum  prae- 
dicta medietate  dictorum  cereorum  8c  pannorum 
aureorum  8c  cericorum  qui  portabuntur  cum  dic- 
tis  funeribus  usque  ad  dictam  primam  portam 
dictorum  fratrum  praedicatorum,  absirahendo  de 
dicta  parrochia  ut  superius  est  dictum  praedicti 
dominus  prior  8c  rector  dicti  loci  Sancti  Petri 
de  Coquinis  habeant  81  teneant  se  pro  paccatis  8( 
contentis  de  omnibus  funeralibus  81  canonica 
portione  8c  caetera  de  omni  eo  quod  ad  eumdem 
dominum  priorem  8c  rectorem  pertinere  poterat, 
posset  seu  deberet,  8c  tam  ratione  praedictae  de- 
cretalis  Super  cathedram,  quam  ratione  funera- 
lium  8c  canonicae  portionis  in  legatis,  in  lectis 
8c  equo  armato  si  contingeret  ibi  esse,  8(  in  aliis 
quae  cum  praedictis  funeribus  apportabuntur  ad 
dictum  conventum  ad  sepeliendum,  vel  alio  quo- 
cumque jure  8c  ratione  praedictae  decretalis  vel 
alia  quacumque  ratione  aut  alio  quocumque  jure 
seu  titulo  pertinentes  vel  pertinere  debenies.  Quam 
quidem  composiiionem  8c  ordinationem  praedic- 
tus dominus  prior  fratrum  praedicatorum  pro  se 
8c  toio  conventu  suo  praesenti  atque  futuro  8c 
dictus  dominus  prior  8c  rector  dicti  loci  Sancti 
Petri  de  Coquinis  gratis  acceptaverunt,  8c  ratam, 
gratam  8c  firmam  habuerunt  81  tenuerunt,  8c  per 
firmam  stipulationem  ad  invicem  promiserunt, 
quod  non  contra  facient,  non  venient  per  se,  ncc 
per  personam  seu  personas  interpositam  seu  in- 
terposiias  de  jure  vel  de  facto  ullo  modo;  pro- 
mittentes  etiam  ad  invicem  praedictae  partes  per 
firmam  8c  solempnem  stipulationem  mihi  notario 
infrascripto  stipulant!  8c  recipienti  nomine  om- 
nium illorum  quorum  interest  vel  interesse  potcst 
ipsam  compositionem  8c  ordinationem  tenere  8c 
servare  8c  non  contra  facere  vel  venire,  durante 
praedicta  ordinatione,  dumtaxat  quousquc  per 
summum  pontificem  de  novo  super  praedicto  arti- 
culo  aliter  duxerit  ordinandum.  Insuper  praedicti 
domini  prior  8c  rector  ecclesiae  Sancti  Petri  de 
Coquinis  absolverunt  8c  quittaverunt  gratis  8c 
bono  animo  praedicto  domino  priori  fratrum 
praedicatorum  8c  dicto  conventui,  8c  singulis  fra- 
tribus  dicti  conventus  quidquid   ad  eos  pertinebat 


Note 
145 


NOTB 
.45 


703 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'être  conservés.  Il  faut  citer  seulement  la 
réclamation  faite  par  la  communauté  au 
sujet  du  droit  d'asile  auquel  elle  préten- 
dait &  qui  avait  été  violé  ',  ainsi  que  la 
fondation  de  la  confrérie  de  Saint-Vincent 
Ferrier,  faîte  dans  l'église  du  couvent  par 
les  marchands  de  la  ville  de  Toulouse 
(1455). 

En  i5i2,  des  bourgeois  firent  réparer 
ou  donnèrent  de  nombreux  vitraux  à  ce 
même  monument;  mais,  en  i562,  la  com- 
munauté éprouva  de  grands  revers.  Deve- 
nus maîtres  de  la  ville,  les  protestants 
abattirent  la  flèche  du.clocher  à  coups  de 
canon,  brisèrent  les  images  &  pillèrent  le 
trésor.  Les  religieux  se  sauvèrent  à  demi- 
nus.  Rentrés  peu  après,  lors  du  triomphe 
du  parti  catholique,  ils  devaient  voir, 
avant  la  fin  du  siècle,  leur  couvent  en- 
vahi encore  une  fois.  Ce  fut  lorsque,  le 
10  février  1689,  la  populace  vint  y  massa- 
crer le  président  Durant!. 

A  partir  de  cette  époque,  la  maison  des 
dominicains  de  Toulouse  vécut  paisible, 


&  pertinere  poterat  seu  debebat,  ratione  dictae 
canonicae  portionis  pro  funeribiis  sepultis  in  ci- 
meteriis  dictorum  fratrum  praedicatorum  de  dicta 
parrochia  Sancti  Pétri  de  Coquinis,  a  tempore  dic- 
tae  decretalis  editae  usque  ad  dieni  praesentem, 
in  qua  haec  carta  fuit  concessa  sine  aliqua  reten- 
tione,  modo  vel  conditione  qunm  ibi  feceriint  nec 
retinuerunt  ullo  modo,  &  recognoverunt  &  con- 
cesserunt  dicti  dominiis  prier  &  rector  ecclesiae 
supradictae,  quod  ad  voluntatem  eorum  de  omni- 
bus &  singulis  supradictis  plene  &  intègre  per 
praedictum  domlnura  priorem  &  conventum  fra- 
trum praedicatorum  fuerat  eis  plenarie  satisfac- 
tum,  renuntiantes  super  his  praedictae  partes 
omni  exceptioni  doli  mali ,  &  conditioni  sine 
causa  &  in  factum  actioni  &  omni  alii  juris  & 
facti  auxilio.  Actum  fuit  hoc  quinta  die  exitus 
mensis  aprilis,  régnante  Philippe  rege  Franciae, 
&  Joanne  archiepiscopo  Tholosano,  anno  ab  In- 
carnatione  Domini  millésime  trecentesimo  decimo 
nono.  Hujus  rei  sunt  testes  frater  Bernardus  de 
Rameta,  frater  Petrus  Ramundi  de  Orto  ejusdem 
ordinis  &  conventus,  &  Raimundus  de  Pinhaco, 
dominus  de  Marciho,  Guillelmus  de  Fumello,  & 
Bernardus  Portas  Sartor  cives  Tholosae,  &  Vitalis 
Ruffi  publicus Tholosae  notarius  qui  cartam  istam 
scripsit.  —  (Doat,  •j'i,  f™  408-412.) 

■  Archives   de    la    Haute-Garonne,   travée   44, 
n.  I  75. 


mais  aussi  sans  jouer  désormais  le  grand 
rôle  qu'elle  avait  eu  pendant  environ  qua- 
tre cents  ans.  Ses  archives  nous  la  mon- 
trent luttant  pour  la  conservation  de  ses 
privilèges.  En  1637,  elle  se  composait  en- 
core de  cent  vingt  religieux,  &,  à  cette 
date,  elle  réclamait  du  roi  soixante  cordes 
de  bois  dont  elle  prétendait  avoir  été  in- 
justement dépouillée'.  Elle  fut  supprimée 
en  1790.  Sa  belle  église  à  deux  nefs,  érigée 
en  paroisse,  l'année  suivante,  sous  le  voca- 
ble de  saint  Thomas  d'Aquin,  abandonnée 
en  1794,  ntilisée  jusqu'à  ces  derniers  temps 
comme  caserne,  a  été  achetée  en  1866  avec 
le  couvent  par  la  ville  de  Toulouse.  Elle 
appartient  aujourd'hui  au  lycée,  &  lui  sert 
de  chapelle'. 

Cordeliers  de  Saint-Antoine.  —  Ces  reli- 
gieux vinrent  s'établir  en  i58o,  au  nombre 
de  trente-deux,  dans  l'ancien  prieuré  de 
Saint-Antoine,  qui  dépendait  de  l'abbaye 
de  Lézat.  Ils  venaient  de  l'IsIe-en-Jour- 
dain,  d'où  les  avaient  chassés  les  protes- 
tants. Au  dix-septième  siècle,  leur  mo- 
nastère fut  considérablement  agrandi;  ils 
firent  aussi  reconstruire  leur  église.  En 
1791,  la  communauté  comptait  quinze  pè- 
res, dirigés  par  un  père  gardien. 

Religieuses  de  Lespinasse.  —  En  11 14, 
Philippine,  femme  de  Guillaume  IX,  comte 
de  Poitiers,  alors  maître  de  la  ville  &  du 
comté  de  Toulouse,  créa  à  Lespinasse,  près 
de  la  ville,  un  couvent  pour  les  sœurs  de 
Fontevrault,  dont  le  fondateur,  Robert 
d'Arbrissel,  avait  toute  sa  confiance.  Ces 
religieuses  eurent  plus  tard  une  maison 
dans  l'intérieur  de  Toulouse,  avec  une  pe- 
tite église  qui  portait  elle-même  le  nom 
de  Lespinasse,  le  tout  sur  la  paroisse  de 
Saint-Sernin.  Comme  toutes  les  maisons 
de  l'ordre  de  Fontevrault,  cet  établisse- 


'  Archives  de  la  Haute- Garonne,  travée  44, 
n.  178. 

'  En  iSya,  l'archevêque  Geoffroi  de  Vairols  avait 
permis  aux  dominicains  de  Toulouse  de  fonder 
dans  cette  ville  un  couvent  de  femmes  de  leur 
ordre  dans  une  maison  désignée  sous  le  nom  de 
Maison  des  Trois- Couronnes,  Cette  communauté 
n'a   laissé  aucune  trace. 


Note 
145 


Note 
145 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


7o3 


ment  était  gouverné  par  une  prieure,  assis- 
tée d'un  prieur  pour  les  affaires  spirituel- 
les, la  confession,  &c.  Mais  ces  couvents 
subirent  presque  tous  une  prompte  déca- 
dence, &,  au  seizième  siècle,  le  relâche- 
ment de  la  discipline  était  tel  àLespinasse 
qu'en  i56o  les  religieuses,  au  nombre  de 
vingt,  abandonnèrent  foutes  à  la  fois  la 
religion  catholique  &  allèrent  se  marier  à 
Montauban,  L'église  &  le  couvent  furent 
fermés  par  ordre  du  parlement  de  Tou- 
louse. 

FeulUans.  —  L'abbaye  cistercienne  de 
Feuillans,  au  diocèse  de  Rieux,  ne  devint 
chef  d'ordre  qu'assez  tard.  Le  premier  mo- 
nastère auquel  elle  donna  naissance  fut 
celui  de  Toulouse.  Il  fut  fondé  en  i53o 
par  le  sieur  Dupin,  conseiller  au  parle- 
ment, &  par  sa  femme.  Les  religieux  occu- 
pèrent cette  maison  jusqu'en  1598.  A  cette 
date,  ils  la  cédèrent  aux  feuillantines,  & 
en  firent  bâtir  une  autre  qui,  commencée 
en  1621,  fut  rapidement  terminée.  L'évè- 
que  de  Rieux,  Jean  de  Bertier,  en  consa- 
crait l'église  dès  le  mois  de  janvier  1623. 
En  1790,1e  couvent  renfermait  quatre  frè- 
res &  un  prieur. 

Feuillantines.  —  Cet  ordre  de  femmes, 
qui  dépendait  du  précédent,  fut  fondé  à 
Montesquieu  en  Volvestre  par  Jean  de  la 
Barrière,  réformateur  de  l'atbaye  de  Feuil- 
lans. Obligées  d'abandonner  ce  séjour,  qui 
avait  été  mal  choisi,  les  religieuses  vinrent 
s'établir  à  Toulouse,  avec  l'autorisation  de 
Clément  VIII  (1598).  On  leur  avait  d'abord 
assigné  le  couvent  des  Béguins,  dans  la 
paroisse  de  Saint-Pierre;  mais  ceux-ci  re- 
fusèrent d'abandonner  leur  maison.  Alors 
les  feuillans  cédèrent  leur  premier  monas- 
tère aux  religieuses  feuillantines.  Agrandi 
au  début  du  dix-septième  siècle,  le  couvent 
de  Toulouse  devint  la  pépinière  de  l'or- 
dre &  fournit  les  premières  religieuses  de 
celui  de  Paris.  A  la  Révolution,  les  feuil- 
lantines étaient  encore  au  nombre  de 
trente. 

Jésuites,  —  L'établissement  des  jésuites 
à  Toulouse  date  de  i563.  Les  premiers 
pères  venaient  de  Pamiers,  d'où  ils  avaient 


été  expulsés.  Installés  d'abord  dans  le  cou- 
vent des  augustines,  qui  venaient  d'être 
supprimées,  ils  reçurent,  en  i566,  l'hôtel 
de  Bernuy.  Grâce  aux  progrès  rapides 
qu'ils  firent  à  Toulouse,  ils  arrivèrent  à 
posséder  dans  la  ville  jusqu'à  quatre  mai- 
sons :  le  collège,  le  noviciat  ouvert  en 
1594,  la  maison  professe  ouverte  en  mars 
1622,  &  le  séminaire  qui  date  de  1686.  Ces 
divers  établissements  furent  tous  saisis  en 
1762,  à  l'époque  de  la  suppression  de  l'or- 
dre en  France.  Leur  collège  fut  érigé  en 
collège  royal  par  lettres-patentes  dû  17  no- 
vembre 1764. 

Religieux  Je  la  Merci.  —  Le  couvent  des 
pères  de  la  Merci  de  Toulouse  fut  fondé 
dans  le  courant  du  treizième  siècle.  D'après 
l'un  des  registres  concernant  ce  couvent  & 
conservé  aux  Archives  de  la  Haute-Ga- 
ronne, c'est  l'année  1257  qu'il  faudrait  ac- 
cepter pour  date  de  cette  fondation.  L'em- 
placement primitif  en  aurait  été  situé  hors 
de  la  porte  Arnaud-Bernard.  C'est  aussi  en 
1257  que  cet  établissement  paraît  pour  la 
première  fois  dans  un  acte  du  9  mars  de 
cette  année,  par  lequel  frère  Bertrand, 
commandeur  du  monastère,  acquiert  trois 
maisons  &  leurs  dépendances,  le  tout  situé 
au  faubourg  de  la  porte  Arnaud-Bernard, 
en  dehors  de  l'enceinte  de  la  ville.  Ces  im- 
meubles, vendus  par  Guillaume Urset,  bour- 
geois de  Toulouse,  étaient  grevés  de  vingt- 
deux  deniers  toulousains  d'oubliés  &  d'un 
arrière-acapte,  qui  furent  rachetés  par  les 
acquéreurs.  Le  contrat  de  vente  n'indique 
pas  à  quel  prix.  En  1269,  par  deux  actes, 
l'un  du  3  février  &  l'autre  du  5  mars,  ana- 
lysés dans  les  répertoires  que  l'on  décrira 
plus  bas,  le  couvent  s'accrut  de  nouveau. 
Au  mois  de  février,  ce  fut  de  trois  maisons 
cédées  par  Arnaud  Cabal  ;  à  ces  maisons 
voisines  du  couvent  s'ajoutaient  un  verger 
&  la  jouissance  d'un  puits  à  roue.  Au  mois 
de  mars,  frère  Pierre  de  Cervière,  prieur 
ou  administrateur  du  monastère,  acquit 
deux  nouvelles  maisons,  toujours  avec  la 
jouissance  d'un  puits  qui  en  dépendait.  Le 
vendeur,  Raimond  Chappelier,  avocat, 
reçut  trois  cents  sous  toulousains. 

Au  quatorzième  siècle,  comme  dans  tou- 
tes les  autres  villes  du  Languedoc,  les  cou- 


NOTB 


704 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


vents  &  hôpitaux  situés  hors  de  l'enceinte 
de  Toulouse  durent  se  transporter  à  l'in- 
térieur de  la  ville,  pour  se  mettre  à  l'abri 
des  ravages  des  Anglais.  Cependant,  s'il 
faut  en  croire  les  documents  cités  plus 
haut,  ce  transfert  n'aurait  pas  été  accompli 
si  vite  qu'il  ne  fût  précédé  de  la  destruc- 
tion des  bâtiments  du  monastère  en  l'an- 
née 1343.  Quoi  qu'il  en  soit,  la  translation 
dut  avoir  lieu  en  i356,  ou  même  en  i355, 
en  tout  cas  peu  après  la  grande  expédi- 
tion du  Prince  Noir.  En  effet,  un  acte  du 
4  février  i356  nous  montre  une  partie  de 
l'ancien  emplacement  du  monastère,  c'est- 
à-dire  un  jardin  avec  puits  à  roue  &  pi- 
geonnier, donné  à  cens  à  Michel  Barrau, 
jardinier,  demeurant  à  Toulouse.  Le  con- 
trat est  passé  moyennant  une  somme  de 
dix-sept  florins  d'or,  quarante-deux  deniers 
toulousains  d'oublié  annuelle  &  douze  de- 
niers d'arriè-re-acapte.  Cette  oublie  an- 
nuelle de  quarante-deux  deniers  fut,  par 
acte  du  17  janvier  1417,  réduite  à  deux 
livres  tournois  une  fois  payées  en  faveur 
de  Jacquette,  veuve  &*héritière  de  Michel 
Barrau. 

Le  couvent  des  pères  de  la  Merci  ainsi 
transféré  alla  s'établir  sur  la  place  Arnaud- 
Bernard,  entre  les  remparts  de  la  ville  & 
la  rue  dite  d'En  Foulquier.  Ce  fut  Pons 
Barelles,  général  de  l'ordre,  qui  procéda  à 
cette  nouvelle  installation.  Le  terrain  ik 
les  maisons  qu'il  acquit  alors  (i362)  dé- 
pendaient des  religieuses  de  Sainte-Croix 
de  'Volvestre,  ordre  de  Fontevrault.  Il  y 
eut  en  réalité  échange  plutôt  qu'achat,  les 
religieuses  ayant  cédé  une  portion  de  leurs 
immeubles  de  la  place  Arnaud-Bernard  en 
retour  de  diverses  maisons  que  les  pères 
de  la  Merci  possédaient  dans  l'intérieur  de 
Toulouse.  En  effet,  outre  leurs  domaines 
situés  hors  des  remparts,  ils  en  avaient  un 
certain  nombre  dans  la  ville  même.  Une 
de  ces  propriétés  nous  est  connue.  C'était 
une  borde  située  rue  des  OuUiers  (potiers). 
Par  un  acte  du  i5  février  i359,  Bertrand 
Lagarde,  boucher,  reconnaît  la  tenir  en 
fief  des  religieux  de  la  Merci,  moyennant 
douze  sous  toulousains  d'oublié,  payables 
à  la  fête  de  Saint-Thomas. 

Ces  dispositions  prises,  Pons  Barelles 
procéda   à   la    construction    du    nouveau 


monastère.  Il  fit  édifier  successivement 
l'église,  placée  sous  le  vocable  de  sainte 
Eulalie,  patronne  de  l'ordre,  puis  le  cloî- 
tre, qu'il  n'éleva  pas  au  delà  du  premier 
étage.  Le  couvent  resta  ainsi  fort  long- 
temps incomplet  &  ne  fut  terminé  qu'au 
début  du  dix-septième  siècle,  A  cette  épo- 
que, en  1620,  le  commandeur,  Pierre 
Mulatier,  ajouta  deux  ailes  en  forme  de 
galerie  au  cloître.  Il  fit  bâtir  également 
deux  rangées  de  chambres  qui  composè- 
rent le  dortoir,  ainsi  qu'une  tour  au-dessus 
d'une  des  chapelles  de  l'église.  Dans  l'in- 
tervalle avaient  été  construits  &  achevés, 
dans  les  dernières  années  du  quinzième 
siècle,  le  portail  &  le  clocher  de  l'église, 
avec  quelques  parties  moins  importantes 
du  monastère.  C'est  ce  qu'atteste  un  pro- 
cès-verbal de  cette  construction,  dressé  le 
18  juillet  1499,  par  le  commandeur  &  les 
religieux  de  la  Merci. 

Quant  à  des  protecteurs,  le  couvent  en 
avait  trouvé  de  bonne  heure  dans  les  rois  de 
France.  Parlettres-patentes  du  16  juin  i339, 
Philippe  VI  l'avait  pris  sous  sa  garde  & 
l'avait  autorisé,  en  signe  de  cette  protec- 
tion, à  attacher  les  panonceaux  royaux  aux 
portes  des  maisons  qui  lui  appartenaient. 
Cette  autorisation  fut  rappelée  dans  un 
procès-verbal  du  26  avril  1414,  dressé  à  la 
requête  du  commandeur  &  des  religieux 
du  couvent.  Un  siècle  &  demi  plus  tard 
(février  1564),  Charles  IX  confirma  ces  pri- 
vilèges, en  prenant  sous  sa  protection  & 
sauvegarde  tout  l'ordre  de  la  Merci,  ses 
biens  meubles  &  immeubles. 

A  la  fin  du  quinzième  siècle,  de  longues 
discussions  s'élevèrent  entre  les  religieux 
&  l'abbé  de  Saint-Sernin  &  son  vicaire. 
Ceux-ci  leur  contestaient  le  droit  d'en- 
terrer des  laïques  dans  leur  cimetière  & 
essayaient  de  les  faire  renoncer  à  leur 
prétention  par  des  persécutions  de  toute 
sorte.  L'affaire  fut  jugée  par  le  parlement 
de  Toulouse,  Si  en  faveur  du  couvent.  Un 
arrêt  du  21  juillet  1480  reconnut  aux  pères 
de  la  Merci  le  droit  d'ensevelir  dans  leur 
cimetière  tous  ceux  qui  de  leur  vivant,  & 
par-devant  témoins,  en  auraient  exprimé 
la  volonté  formelle.  Par  le  même  arrêt,  la 
cour  déclara  les  prendre  sous  sa  protec- 
tion spéciale.  En  1670  (28  novembre),  une 


Note 
145 


NOTB 

m5 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


yoS 


ordonnance  des  capitouls  &de  la  police  de      des  jeunes  filles.  La  supérieure  de  la  com- 


NOTE 

145 


Toulouse  leur  permit  de  mettre  les  armes 
de  la  ville  sur  des  murs  qu'ils  venaient  de 
faire  construire,  avec  défense  à  tous  de  les 
souiller,  sous  peine  de  cinquante  livres 
d'amende,  attribuées  moitié  à  la  ville,  un 
quart  au  dénonciateur  &  le  reste  aux  reli- 
gieux. 

L'ordre  de  Notre-Dame  de  la  Merci  fut 
supprimé,  dans  le  diocèse  de  Toulouse, 
par  lettres-patentes  du  roi  du  28  décem- 
bre 1785,  registrées  en  Parlement  le 
27  février  1787.  Les  bâtiments  du  monas- 
tère, occupés  d'abord  par  un  petit  sémi- 
naire fondé  par  l'archevêque  de  Brienne, 
furent  démolis  vers  la  fin  du  siècle  der- 
nier'. 

Minimes,  —  Les  minimes  s'établirent  à 
Toulouse    dans    les  premières   années   du 


munauté  de  Toulouse  était  renouvelée  tous 
les  trois  ans.  On  les  appelait  vulgairement 
religieuses  du  sac,  à  cause  de  la  position 
de  leur  établissement  au  fond  d'un  cul-de- 
sac,  sur.  un  terrain  situé  aux  confins  de  la 
paroisse  de  la  Daurade  &  de  celle  de  Saint- 
Pierre.  Leur  couvent,  devenu  propriété 
nationale  à  l'époque  de  la  Révolution,  est 
occupé  aujourd'hui  par  l'Hôpital  mili- 
taire. Il  renfermait  encore,  à  cette  époque, 
soixante  religieuses,  douze  sœurs  conver- 
ses &  quatre-vingts  pensionnaires. 

Religieux  de  Saint-Orens.  —  Les  religieux 
de  Saint-Orens,  d'abord  appelés  religieux 
de  Sainte-Croix,  s'établirent  à  Toulouse 
en  1265.  L'abbé  de  Saint-Sernin  leur  per- 
mit de  s'installer  sur  un  terrain  dépendant 
de  son  église,  dans  le  faubourg  de  Poson- 


seizième  siècle.  Ils  occupèrent  l'ancienne      ville  {Posonvillanum) .  En  i356,  après  l'in- 


chapelle  de  Saint- Roch,  construite  en 
1392.  Leur  couvent  possédait  une  belle  bi- 
bliothèque. Il  était  remarquable  par  ses 
constructions  &  les  peintures  qui  le  déco- 
raient. Au  début  de  la  Révolution,  en  1791, 
la  communauté  comptait  vingt  &  un  re- 
ligieux, dirigés  par  un  correcteur. 

Religieuses  de  Notre-Dame.  —  Cet  ordre, 
qui  se  rattachait  à  la  règle  de  Saint-Be- 
noît, fut  fondé  à  Bordeaux,  en  1606,  & 
introduit  à  Toulouse  vers  1623.  C'est  à 
cette  date  que  se  rapporte  un  arrêt  du  par- 
lement autorisant  les  religieuses  à  s'éta- 
blir dans  la  ville  &  à  y  construire  un  cou- 
vent. Le  but  de  leur  institution,  approuvée 
par  le  pape  Paul  V,  était  l'enseignement 

■  Tous  ces  renseignements  sont  extrnits  d'un  re- 
gistre in-folio  conservé  aux  archives  de  la  Haute- 
Garonne.  C'est  l'œuvre  d'un  religieux  du  couvent, 
le  sous-diacre  Antoine  Taillefer.  Il  a  pour  titre  : 
Inventaire  général  des  titres  exacts  du  vénérable 
couvent  de  Notre-Dame  de  la  Mercy  Je  Toulouse, 
commencé  en  aoust  1718.  —  Les  mêmes  archives 
renferment  un  registre,  partie  du  quinzième,  partie 
du  seizième  siècle,  contenant  des  reconnaissances 
consenties  au  couvent  depuis  l'année  1493  jusqu'à 
l'année  1541.  Il  est  sur  parchemin,  se  compose  de 
cinquante  feuillets  &  porte  pour  titre  :  Recognitio- 
nes  venerabilis  conventus  Béate  Marie  de  Mercedc 
Tholose. 

IV. 


vasion  du  Prince  Noir,  il  leur  fallut  ren- 
trer dans  l'intérieur  de  la  ville.  On  leur 
céda,  pour  ce  cliangement  de  domicile, 
une  petite  chapelle,  située  près  de  la 
porte  Matabiau  &  dédiée  à  saint  Orens, 
évéque  d'Auch.  Toulouse  avait  toujours 
eu  une  grande  dévotion  pour  ce  saint,  à 
l'intervention  miraculeuse  duquel  elle  at- 
tribuait sa  délivrance  &  le  gain  de  la  ba- 
taille livrée  sous  ses  murs,  en  422,  par 
Théodoric,  roi  des  Visigoths,  contre  Li- 
torius  qui  l'assiégeait.  Les  religieux  de- 
meurèrent dans  cet  endroit  jusqu'en  1770, 
époque  où  ils  cédèrent  leur  maison  aux 
filles  du  Bon-Pasteur.  Les  bâtiments  qui  la 
composaient  ont  aujourd'hui  entièrement 
disparu. 

Religieuses  de  Saini-Pantaléon. — Le  car- 
dinal Jean  de  Comminges,  premier  arche- 
vêque de  Toulouse,  mort  à  Avignon  au 
mois  de  novembre  1348,  ordonna  par  son 
testament  de  fonder  à  ses  frais,  à  Tou- 
louse, un  monastère  de  deux  cents  reli- 
gieuses chanoinesses  régulières  de  l'ordre 
de  Saint-Augustin.  La  maison  devait  être 
bâtie  le  plus  près  possible  de  la  cathédrale. 
Les  religieuses  ne  devaient  pas  avoir  plus 
de  cinq  ans  au  moment  de  leur  entrée  dans 
le  couvent.  Elles  devaient  former  quatre 
chœurs  de  cinquante  religieuses  chacun, 

45 


NOTB 

m5 


7  06 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


chargés  de  célébrer  continuellement  l'of- 
fice divin,  avec  une  communauté  de  douze 
chanoines,  prêtres  réguliers,  qui  diraient 
la  messe  à  tour  de  rôle. 

Cette  fondation  fut  exécutée  deux  ans 
plus  tard,  c'est-à-dire  en  i35o,  &  confir- 
mée par  une  bulle  de  Clément  VI  de  la 
même  année,  ainsi  que  par  des  lettres  de 
Jean,  roi  de  France.  Les  exécuteurs  testa- 
mentaires du  cardinal  de  Comminges  don- 
nèrent à  ce  monastère  quelques  reliques 
de  saint  Pantaléon,  entre  autres  une  coupe 
travaillée  par  ce  saint.  Cette  maison  a  sub- 
sisté à  Toulouse,  sous  le  nom  qui  lui  avait 
été  donné  primitivement,  jusqu'à  la  Révo- 
lution. 

Chanolnesses  de  Salnt-Sernln.  —  En  i3i6, 
un  religieux  de  l'ordre  des  frères  mineurs, 
Vidal  du  Four,  ayant  fait  une  prédication 
à  Toulouse,  réussit  à  convertir  plusieurs 
femmes  de  vie  peu  régulière.  Il  les  rassem- 
bla dans  une  maison  de  la  paroisse  du 
Taur,  qui  dépendait  du  chapitre  de  Saint- 
Serniu.  Le  nombre  de  ces  pénitentes  s'é- 
leva bientôt  jusqu'à  trente-sept,  &  elles 
formèrent  une  communauté  que  Raimond, 
abbé  de  Saint-Sernin,  soumit  à  la  règle  de 
Saint-Augustin.  Il  décida  que  les  nouvelles 
religieuses  porteraient  à  l'avenir  le  nom 
de  sœurs  chanolnesses  de  Saint-Sernin.  Le 
pape  Jean  XXII  confirma  cet  établissement 
par  une  bulle  du  mois  d'août  i328,  & 
donna  le  titre  d'abbesse  à  la  prieure.  En 
i562,  les  protestants  s'emparèrent  du  cou- 
vent comme  de  beaucoup  d'autres  maisons 
du  même  genre  de  la  ville  de  Toulouse, 
&  détruisirent  les  tableaux  &  les  images 
de  l'église.  La  congrégation  disparut  en 
1790. 

Petit  séminaire,  —  Le  petit  séminaire  de 
Toulouse  fut  institué  par  lettresT-pateutes 
de  juillet  1779.  Il  était  fondé  pour  donner 
l'éducation  aux  enfants  sans  fortune  qui  se 
destinaient  à  l'état  ecclésiastique.  Ces  en- 
fants devaient  y  faire  leurs  études  depuis 
la  cinquième  jusqu'à  la  rhétorique;  ils 
suivaient  les  cours  des  collèges  de  la  ville. 
L'établissement  était  entretenu  au  moyen 
du  produit  d'un  certain  nombre  de  béné- 
fices qui  lui  furent  accordés  dès  l'époque 


de  sa  fondation.  La  pension  était  calculée 
sur  le  pied  de  vingt-sept  livres  par  mois  & 
par  tête',  l'habillement  non  compris.  La 
discipline  intérieure  était  très-sévère.  Cet 
établissement  fut  installé  dans  les  bâti- 
ments de  l'ancien  collège  de  Périgord,  dont 
les  biens  étaient  depuis  longtemps  sous  sé- 
questre, &  où  l'on  ne  donnait  plus  aucun 
enseignement.  Le  collège  de  Périgord, 
appelé  aussi  de  Saint-Front,  datait  du  qua- 
torzième siècle,  &  ses  revenus  montaient  à 
plus  de  treize  mille  livres.  L'ouverture  du 
Petit  Séminaire  eut  lieu  en  1785'. 

Trinltaires.  —  L'année  exacte  de  la  fon- 
dation du  couvent  des  pères  de  la  Trinité 
de  Toulouse  est  inconnue.  Dès  le  dix- 
septième  siècle,  l'auteur  d'un  inventaire, 
aujourd'hui  conservé  aux  Archives  de  la 
Haute -Garonne,  avouait  que  cette  date 
était  absolument  ignorée.  Les  titres  qui 
auraient  pu  l'établir  avaient  péri,  dit-il, 
du  temps  des  guerres  des  Anglais,  c'est-à- 
dire  dans  le  cours  du  quatorzième  siècle. 
Au  quinzième,  le  feu  avait  enlevé  ce  qui  en 
restait  encore.  Cependant,  des  indications 
que  nous  n'avons  plus  lui  permettaient  de 
rapporter  cette  fondation  aux  premières 
années  du  pontificat  d'Innocent  III,  &  à 
une  époque  assez  rapprochée  de  la  dale 
de  la  formation  de  l'ordre  même,  qui  fut 
institué  le  28  janvier  1198. 

Quoi  qu'il  en  soit,  le  premier  acte  qui 
mentionne  l'existence  des  trinitaires  àTou- 
louse  est  de  l'année  1287.  C'est  un  contrat 
en  vertu  duquel  les  religieux  échangent 
un  arpent  de  malhol,  qu'ils  avaient  dans 
l'enclos  Saint- Jean,  contre  un  certain 
nombre  de  maisons  &  jardins  contigus  à 
leur  couvent  &  appartenant  à  un  bour- 
geois de  Toulouse.  Le  couvent  des  trini- 
taires est  indiqué  dans  cet  acte  comme 
situé  in  pede  castri  Narbonensis.  On  y  voit 
de  plus  qu'un  des  religieux,  frère  Rai- 
mond, portait  le  titre  de  précepteur  &  cha- 
pelain du  comte  de  Toulouse,   ce  qui  se 

'  Archives  nationales,  S.  3  253;  dossier  avec  piè- 
ces à  Tappui  Se  volumineuse  correspondance  des 
années  lySS  &  1784;  plan  &  pièces  s'y  rapportant. 
Il  faut  y  remarquer  un  règlement  imprimé  pour 
le  séminaire. 


NoTB 
145 


Note 
143 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


707 


continua  sous  Alphonse  de  Poitiers,  suc- 
cesseur de  Raimond  VII. 

Le  premier  établissement  des  trinitaires 
eu  dehors  de  la  ville  semble  avoir  été  ma- 
gnifique :  vastes  bâtiments  conventuels, 
hôpital,  four,  &c.,  rien  n'y  manquait.  Il 
jouissait  d'une  véritable  prospérité,  & 
tous  les  rois  de  France  eurent  à  cœur 
d'exercer  leur  libéralité  à  son  égard.  En 
décembre  1268,  Alphonse,  frère  de  saint 
Louis,  donne  aux  religieux,  qu'il  appelle 
ses  chapelains,  une  pension  perpétuelle  de 
cent  sous,  qui  leur  sera  payée  chaque  an- 
née par  le  sénéchal  de  Toulouse.  Cette 
rente  sera  prélevée  sur  le  produit  de  vi- 
gnes appartenant  à  un  hérétique  &  con- 
fisquées au  profit  du  comte.  Le  même  acte 
ordonne  que  le  vin  de  ces  vignes  serve  à 
la  boisson  des  religieux.  Au  mois  d'août 
1279,  Philippe  III  confirme  cette  donation 
de  son  oncle  &  une  autre  donation  anté- 
rieure, toute  semblable,  du  même  prince. 
Trois  ans  plus  tard  (février  1282),  Phi- 
lippe III  confirme  encore  la  vente  de  biens 
d'hérétiques  tombés  en  commise,  faite  aux 
trinitaires  par  son  receveur  royal.  Il  auto- 
rise en  même  temps  la  construction  d'un 
four  auprès  de  leur  couvent.  Enfin,  en 
janvier  1329,  Philippe  VI,  à  titre  d'au- 
mône, pour  le  salut  de  son  âme,  de  celles 
de  la  reine  &  de  son  fils  Jean,  accorde  aux 
mêmes  religieux  la  faculté  de  prendre  cha- 
que semaine,  à  perpétuité,  dans  sa  forêt  de 
Fousseret,  une  charrette  de  bois  tirée  à 
trois  chevaux  pour  leur  chauffage  ou  pour 
bâtisse,  ou  réparation  de  leur  monastère. 
A  propos  de  cette  permission,  une  note  de 
l'inventaire  des  archives  ajoute  :  u  On  a 
perdu  cette  faculté  faute  &  pour  ne  j'en  estre 
servi  que  peu  de  temps.  » 

Cette  prospérité  ininterrompue  de  l'é- 
tablissement des  trinitaires  de  Toulouse 
devait  s'arrêter  un  moment,  dans  la  se- 
conde moitié  du  quatorzième  siècle.  En 
1 355,  lors  du  passage  dévastateur  du  Prince 
Noir,  leurs  bâtiments  furent  complètement 
détruits,  comme  tous  les  édifices  situés 
hors  de  l'enceinte  des  villes.  Jean  II,  vou- 
lant réparer  ce  désastre,  leur  accorda,  le 
12  décembre  i359,  une  charte  d'amortisse- 
ment jusqu'à  concurrence  de  deux  cents 
deniers  d'or.  Le  couvent  fut  alors  trans- 


porté à  l'intérieur  de  la  ville,  dans  la  rue 
de  la  Treille.  On  acheta  une  maison  avec 
quatre  ouvroirs,  située  près  de  l'église 
Saint-Victor,  Les  religieux  durent  payer 
pour  cette  acquisition,  en  frais  d'amortis- 
sement, deux  cent  quarante  florins  d'or 
(acte  du  i3  avril  i36o.  L'église  de  Saint- 
Victor  leur  fut  cédée  ensuite  par  le  cha- 
pitre cathédral,  sous  certaines  conditions. 

D'après  cela,  il  semble  que  l'établisse- 
ment des  trinitaires  ait  vite  réparé  ses  per- 
tes, &  retrouvé  en  grande  partie  sa  pros- 
périté ancienne.  En  tout  cas,  les  faveurs 
royales  lui  furent  prodiguées  comme  par  le 
passé.  Le  i5  mars  1377,  Louis,  duc  d'Anjou, 
lieutenant  du  roi  en  Languedoc,  permet 
aux  religieux  de  faire  des  acquisitions  jus- 
qu'à concurrence  de  quarante  livres  tour- 
nois de  revenu  annuel,  sans  payer  aucun 
droit  d'amortissement.  Il  ne  leur  demande 
en  retour  de  cette  concession  que  de  cé- 
lébrer à  perpétuité  une  messe  du  Saint- 
Esprit  pour  le  salut  de  son  âme  &  de 
celle  de  son  frère,  Charles  V.  Après  la 
mort  des  deux  princes,  elle  doit  être  rem- 
placée par  une  messe  des  morts,  dite  cha- 
que jour  par  un  des  religieux.  La  patente 
accordée  par  Louis  d'Anjou  fut  renouvelée 
aux  mêmes  conditions  par  le  roi  de  France, 
l'année  suivante  (mai  1378). 

Mais  les  pères  de  la  Trinité  ne  devaient 
guère  être  plus  heureux  à  l'intérieur  de 
Toulouse  qu'ils  ne  l'avaient  été  au  dehors. 
Ruiné  par  les  Anglais  au  quatorzième  siè- 
cle, leur  couvent  fut  anéanti  de  nouveau 
par  le  grand  incendie  du  7  mai  1463,  qui 
consuma  plus  de  la  moitié  de  la  ville.  La 
pénurie  des  religieux  fut  grande  d'abord. 
Presque  réduits  à  la  mendicité,  ils  ne  pu- 
rent rebâtir  tout  de  suite  leur  monastère. 
Des  débris  que  leur  avait  laissés  l'incendie, 
ils  se  firent  un  cloître  avec  des  chambres 
au-dessus.  Pour  comble  de  malheur,  le  feu 
qui  avait  emporté  les  édifices  avait  fait 
disparaître  du  même  coup  les  titres  des 
biens-fonds  &  des  rentes  du  couvent,  de 
sorte  que  les  censitaires  refusaient  tout 
argent.  Cela  dura  jusqu'en  i534.  A  cette 
date  (28  mai),  le  sénéchal  de  Toulouse  fit 
authentiquer  par  un  notaire  toutes  les 
pièces  qui  restaient  encore  entre  les  mains 
des  religieux,  ce  qui  leur  permit  de  mettre 


Note 
.45 


Note 
14J 


70 


8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


enfin  à  la  raison  leurs  débiteurs  récalci- 
trants. Toutefois,  ils  n'avaient  pas  attendu 
jusque-là  pour  rebâtir  leur  église.  Dès  le 
27  avril  l5li,  le  nouvel  édifice  avait  été 
consacré  par  Eustache,  évêque  de  Saintes. 
Il  était  dédié,  non  plus  à  saint  Victor,  mais 
à  la  Trinité.  Au  dix-huitième  siècle,  il 
subsistait  encore  avec  le  couvent  qui  s'y 
rattachait.  L'ordre  des  trinitaires  fut  sup- 
primé en  1790  comme  les  autres  ordres 
existant  en  France'. 

Saint-Germier  de  Muret.  —  Au  nombre 
des  saints  locaux  honorés  dans  le  pays  de 

'  Les  Archives  de  la  Haute-Garonne  contiennent 
plusieurs  documents  sur  le  couvent  des  Trinitaires. 
Outre  deux  registres  de  reconnaissances  allant,  l'un 
de  iSôp  à  1455,  l'autre  de  1488  à  1 534,  ^^^"  "■"''" 
ferment,  sous  la  cote  87,  un  manuscrit  in-f°de  la 
fin  du  dix-septième  siècle.  Ce  manuscrit  est  inti- 
tulé :  Inventaire  &  eitat  des  biens  immeubles  & 
rentes  du  couvent  de  la  Sainte-Trinité  de  Thou- 
louse.  Il  est  l'œuvre  d'un  nommé  Grégoire  Rey- 
nès,  religieux,  prêtre,  syndic  &  organiste  du  cou- 
vent, qui  date  son  travail  du  28  octobre  1692,  8c 
qui  l'a  continué  dans  un  second  voluine,  égale- 
ment in-f",  coté  86,  &  daté  de  i6p3.  Voici  l'avis 
que  l'auteur  a  placé  lui-même  en  tête  de  son 
œuvre.  On  pourra  connaître  par  là  la  nature  & 
la  portée  de  ce  travail,  auquel  ont  été  empruntées 
la  plupart  des  indications  de  la  notice  qui  précède. 

«  Le  dessain  que  j'ay  en  faisant  cest  ouvrage  est 
de  donner  une  entière  connoissance  des  affaires  de 
ce  couvent  à  tous  les  religieux  qui  en  composent  la 
communauté.  Et,  pour  l'exécution  de  ce  dessain, 
j'ay  travaillé  longtemps  à  ranger  &  vérlffier  tous 
les  papiers  &  actes  quy  sont  dans  les  archives  pour 
en  faire  l'inventaire  que  j'ay  abandonné  plusieurs 
fois  par  la  difficulté  qut  je   trouvois  d'en  venir  à 

bout Mais  enfin,  puisque  je  l'ay  entrepris,  il 

faut  m'aquitter  de  ma  parolle  &  vous  faire  voir, 
dans  ce  premier  livre,  tous  les  biens  immeubles  & 
rentes  que  ce  couvent  possède  la  présente  année 
1692,  à  commencé  depuis  nostre  premier  establisse- 
ment  au  faubourg  Saint-Michel  quy  feut  environ 
l'an  i2o5;  &,  sur  ce  fondement,  je  mets  ensuitte 
touttes  les  donations  des  roys  faites  en  faveur  des 
P.  religieux,  achapts  &  fondations  quy  ont  estées 
employées  pour  l'agrandissement  d'icelluy. 

«  Apres  suit  le  second  establissement  fait  dans 
Toulouse,  quy  feut  lors  de  la  guerre -que  la  France 
avoit  contre  les  Anglois,  en  i362,  &  pour  s'agran- 
dir; je  mets  touttes  les  acquisitions  qui  ont  esté 
faittes  pour  cella  avec  les  fondations  &  rentes  quy 
y  feurent  employées u 


Toulouse,  il  faut  compter  saint  Germier 
(Geremarus  &  Germerius) ,  saint  différent 
de  celui  du  Nord,  auquel  était  dédiée  la 
célèbre  abbaye  de  Saint-Germer  en  Flaye. 
Ce  saint,  évêque  de  Toulouse,  fleurit,  dit- 
on,  à  l'époque  de  Clovis;  telle  est  du 
moins  la  version  que  fournit  une  Vie, 
dont  un  fragment  existe  aujourd'hui  dans 
le  cartulaire  de  Lézat,  à  la  Bibliothèque 
nationale,  fragment  dont  la  transcription 
est  du  treizième  siècle,  mais  qui,  emprunté 
à  un  recueil  de  Vies  de  saints  de  l'abbaye, 
doit  dater  du  onzième  ou  du  douzième  siè- 
cle. Il  faut  reconnaître  malheureusement 
que  ce  texte  n'est  rien  moins  qu'authen- 
tique; il  paraît  avoir  subi  de  nombreuses 
altérations,  &  en  tout  cas  il  est  impossible 
d'y  voir  autre  chose  qu'un  remaniement, 
lin  développement  d'une  Vie  plus  an- 
cienne. En  tout  cas,  voici  l'analyse  du 
fragment  qui  se  rapjiorte  tout  spéciale- 
ment à  l'établissement  dont  l'histoire  va 
suivre  &  qui  est  inséré  dans  le  cartulaire 
commï  titre  de  propriété  : 

Saint  Germier  se  rend  dans  le  nord  de 
la  France,  auprès  du  roi  Clovis;  instruit 
de  son  approche,  le  roi  envoie  à  sa  ren- 
contre des  gens  de  son  entourage  pour  lui 
faire  honneur  &  l'amener  en  sa  présence. 
Arrivé  devant  lui,  le  saint  pontife  l'étonné 
par  sa  modestie  &  ses  vertus,  lui  raconte 
sa  vie  &  prend  part  à  un  festin  donné  à  la 
cour;  Dieu  permet  un  miracle  en  faveur 
de  son  saint  confesseur,  &  tous  les  plats 
servis  aux  convives  prennent  un  goilt  ex- 
quis. Etonnemcnt,  admiration  des  specta- 
teurs. Le  roi  demande  à  Germier  quelle 
grâce  il  désire  de  lui  ;  l'évèque  demande  la 
concession  à  Doz,  dans  le  pays  de  Tou- 
louse, d'autant  de  terre  qu'en  pourra  cou- 
vrir son  manteau,  afin  d'y  faire  enterrer 
son  corps  (corpuscuhim),  sous  l'égide  de 
saint  Sernin.  Clovis,  plus  généreux,  lui 
donne  une  étendue  de  deux  mille  pas  au- 
tour de  Doz  &  autant  de  terre  que  sept 
paires  de  bœufs  en  pourront  labourer  en 
un  jour;  il  y  ajoute  de  l'or,  de  l'argent, 
des  vases  sacrés,  des  ornements  sacerdo- 
taux, &c.;  enfin,  pour  rendre  sa  donation 
plus  authentique,  il  en  fait  rédiger  un 
acte  (cyrog-rapAum) ,  auquel  il  appose  son 
seing  &  celui  des  principaux  de  sa  cour. 


Note 
143 


Note 
146 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


709 


Enfin,  au  moment  de  le  congédier,  il  se 
recommande  à  lui  par  ses  cheveux  &  fait 
imiter  son  exemple  par  ses  seigneurs.  De 
retour  dans  le  njidi,  saint  Germier  est  ac- 
cueilli avec  joie  par  son  clergé  &  par  le 
peuple,  fait  construire  à  Doz  une  église 
dédiée  à  saint  Sernin,  avec  trois  autels, 
élève  une  autre  église  à  Rozinhac,  celle-là 
dédiée  à  saint  Martin,  s'établit  à  Doz,  y 
transporte  toute  sa  fortune  &  y  fonde  un 
couvent  de  moines. 

Ce  récit,  si  on  l'admettait  textuellement, 
ferait  remonter  la  fondation  de  Muret  à  la 
lin  du  règne  de  Clovis  I  (ôoy-Sii);  mais  le 
fcanque  absolu  de  tout  caractère  ancien 
dans  la  forme  du  récit,  le  peu  de  préci- 
sion des  détails  ne  permettent  pas  de  lui 
attribuer  une  date  aussi  précise;  D.  Vais- 
sete  (voir  tome  I,  p.  577)  place  la  Vie  de 
saint  Germier  vers  641  ;  nous  croyons 
qu'on  peut  la  reculer  un  peu  plus  &  que 
tout  ce  qu'on  peut  induire  de  ce  morceau, 
c'est  l'ancienneté  de  l'église  de  Saint-Sa- 
turnin de  Muret,  qui  prit  le  nom  de  Saint- 
Germier  quand  elle  eut  reçu  le  tombeau 
de  son  saint  fondateur. 

L'église  élevée  sur  le  tombeau  de  ce  saint 
prélat  tomba  par  la  suite  entre  les  mains 
de  possesseurs  laïques,  &,  en  948,  le  der- 
nier de  ses  maîtres,  Radveus,  la  donna  à 
l'abbé  de  Lézat,  Adazius,  avec  défense  de 
jamais  l'aliéner.  Ainsi  redevenue  propriété 
purement  ecclésiastique,  cette  petite  cha- 
pelle vit  se  grouper  autour  d'elle  une  po- 
pulation de  plus  en  plus  nombreuse,  grâce 
à  la  sécurité  relative  dont  jouissait  son  ter- 
ritoire. Ce  fut  là  l'origine  réelle  de  Muret. 
La  majeure  partie  de  cette  ville  apparte- 
nait, en  effet,  à  l'église  de  Saint-Germier, 
&  c'était  d'elle  que  les  bourgeois  tenaient 
leurs  terres.  C'était  aussi  le  prévôt  qui 
présidait  le  tribunal  communal,  &  l'auto- 
rité des  seigneurs,  famille  pourtant  assez 
puissante,  alliée  aux  comtes  de  Commin- 
ges,  ne  paraît  pas  pendant  tout  le  dou- 
zième siècle. 

A  ce  siècle  &  aux  dernières  années  du 
précédent  se  rattachent  un  certain  nom- 
bre de  faits,  qui  permettent  de  se  rendre 
compte  des  rapports  qu'entretenaient  avec 
les  seigneurs  &  les  bourgeois  de  Muret  les 
prévôts  de  l'église  dont  on  donne  ici  la  no- 


tice. En  1090,  le  prévôt  alors  en  fonctions 
transporte  le  marché  de  la  ville  à  l'inté- 
rieur des  murs.  Placé  primitivement  en 
dehors  du  château,  il  avait  eu  à  souffrir 
des  incursions  de  Guillaume,  comte  de 
Toulouse.  Cette  translation  est  apjîrouvée 
par  l'abbé  de  Lézat,  supérieur  ecclésiasti- 
que de  l'église  de  Saint-Germier  &  par  les 
seigneurs  de  Muret.  L'acte  qui  en  fait 
mention  indique  aussi  les  villages  dont  les 
habitants  devront  payer  un  droit  au  pré- 
vôt pour  être  admis  à  ce  marché.  Le 
même  dignitaire  possédait  encore  à  Muret 
une  forge,  qu'il  accensa  en  11 20  à  deux 
frères,  Hugues  &  Arnaud  '.  Les  conditions 
imposées  aux  censitaires  font  de  cet  ac- 
censement  une  pièce  intéressante. 

Un  peu  plus  tard,  en  ii55,  une  nouvelle 
église  fut  construite  à  Muret,  tout  près  du 
château.  L'ancienne  payait  divers  droits  à 
l'église  épiscopale  de  Toulouse.  Aussi  un 
accord  conclu  la  même  année  étendit-il 
ces  droits  à  la  nouvelle  église.  Ils  furent 
fixés  à  deux  sous  &  quatre  deniers  de  re- 
devance annuelle.  On  régla  par  la  même 
transaction  le  partage  entre  les  deux  éta- 
blissements des  offrandes  &  dons  faits  par 

'  In  Christi  nomine.  Sciendnm  est  quod  Ugo 
&  Arnaldus  frater  stius  vcnerunt  ad  prepositum 
Odonem  S.  Germerii,  &  fecerunt  placitum  cum 
illo  de  illa  forga  de  Sancio  Gerinerlo,  quam  acap- 

daverunt  ad  feviim  &  dederiint  ei  x  solides 

ut  semper  ipsa  ferrameiita  operet  de  duo  pario 
boum  sine  iillo  precio,  &  mittat  manus  &  car- 
bonem  siiriiliter  de  omnia  opéra  que  ad  ccclesia 
pertinet,  de  ferre  &  de  strals  de  domo  Sancti  Ger- 
merii sine  precio  faciat  cum  suo  carbone,  simili- 
ter  de  picos  de  molinos,  ut  operet  unumquemque 
annum  per  xv  puneras  inter  frumento  &  torca. 
Et  si  prcpositus  habuerit  querimoniam  de  fabro, 
firmancias  inde  habeat,  &  per  consilium  suum 
emendet.  Et  in  festo  Sancti  Germerii  débet  reddere 
censum  annuatim  tria  paria  ferrature  equi  vel 
muli.  Quando  prior  voluerit  operari  opéra  sua, 
débet  denunciare  fabro,  &  ille  complète  opère 
quod  tenet  pre  manibus,  débet  statim  manum  mit- 
tere  ad  opéra  prepositi  8t  operari  ea  donec  facta 
sint,  &  non  ea  débet  dimittere  donec  perficiantur 
propter  opus  alicujus  alterius  hominis,  &  de  omni 
opéra  ista  supranominata  quando  fecerit,  preposi- 

tus  donet  ei  comcdere  pancm  &  vinum Mense 

januario,  feria  m",  anno  ab  Incarnatione  Domini 
M"c''xx°.  —  (Lat.  9189,  C  zSo  a.) 


NOTG 
.45 


Note 
145 


710 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


les  personnes  ensevelies  dans  leurs  cime- 
tières respectifs.  Enfin,  en  11 98,  le  prévôt 
obtint  du  comte  de  Comminges  une  charte 
portant  sauf-conduit  pour  tous  ceux  qui 
viendraient  à  Muret  célébrer  la  fête  du 
patron  de  son  église.  Cet  acte  prouve  que 
la  constitution  municipale  de  Muret  com- 
portait une  certaine  liberté  pour  les  bour- 
geois, &  qu'ils  prenaient  part  aux  résolu- 
tions concernant  les  affaires  de  la  ville,  car 
le  comte  de  Comminges,  leur  seigneur,  ne 
put  accorder  la  charte  dont  il  s'agit,  sans 
avoir  obtenu  d'abord  l'assentiment  des 
prud'hommes'. 

Comme  on  l'a  vu  par  ce  qui  précède, 
l'église  de  Saint-Germier  était  administrée 
par  un  prévôt.  Elle  était  desservie  par  des 
moines  de  l'ordre  de  Saint-Benoît.  Le  pré- 
vôt était  nommé  par  l'abbé  de  Lézat.  Dans 
certains  actes,  on  le  voit  prendre  le  titre 
de  prieur.  Voici  les  noms  de  quelques-uns 
de  ces  dignitaires,  avec  l'indication  des 
principaux  actes  de  leur  vie. 

I.  Vézias"  achète  des  serfs  d'un  certain 


■  Sciendum  est  quod  ego  Bernardus,  Convenarum 
cornes  dominusque  Murelli,  amore  Dei  &  remis- 
sione  meorum  peccaminum,  per  me  &  per  cunctos 
meos  siiccessores  dominos  Murelli  8c  pro  omni  meo 
ordinio,  dono  &  concedo  Deo  &  ecclesie  Sancti  Ger- 
merii  de  Murel  &  Guillelnio  ej  usdem  ecclesje  priori 
ejusque  siiccessoribus,  ut  omnes  hommes  ad  festum 
sancti  Germerii  convenientes  apud  Murellum  un- 
decumque  sint,  sint  omnino  liberi  &  securi,  die 
vigilie  festi  sancti  Germerii  &  in  festo  ejusdem  & 
in  crastinum,  infra  Murellum  &  foris  a  me  &  a 
meis  successoribus  &  ab  omni  populo  de  Murello 
&  ab  omnibus  meis  amicis,  nisi  homicidium  per- 
petraverint  vel  captum  tenuerint.  Hec  omnia,  ut 
suprascriptum  est  vel  melius  intelligi  potest,  fecit 
dominus  Bernardus,  Convenarum  cornes  dominus- 
que Murelli,  consilio  &  voluntate  proborum  homi- 
num  &  populi  de  Murello,  scilicet  Bernardi  Earo- 
nis  vicarii,  &  Bernardi  de  Seises,  &  Donati  de 
Turre,  &  Vitalis  Johannis,  &  Atonis,  &  Arnaldi, 
sacerdotum  ecclesie  Sancti  Germerii  de  Murello, 
qui  hujus  prescripti  doni  &  cessionis  testes  sunt,  & 
aliorum  multorum.  Facta  carta  ista  mensejunii,  fe- 
ria  m",  annoab  Incarnatione  Doraini  M"c''xc°vn°, 
régnante  Filipo  rege  Francorum,  Raimundo  comité 
Tholosano,  Fulcrando  episcopo,  —  (Lat.  9189, 
fi6<)b.) 

'  Toutes  les  indications  qui  suivent  sont  tirées 
du  cartulaire  de  Lézat,  tant  de  fois  cité  (lat.  9  189). 


Guillem  Amel  de  Ox.  L'acte  d'achat  est 
du  temps  de  l'abbé  de  Lézat,  Bernard  Rai- 
mond,  évèque  de  Conserans,  &  du  roi 
Philippe  I"  (io6o-io65). 

II.  Amels  Aton  reçoit,  dans  les  der- 
nières années  du  onzième  siècle,  de  Do- 
uât Orumbel,  une  famille  de  serfs.  Il  dut 
payer  en  retour  une  somme  de  quinze 
sous  à  ce  même  Donat  Orumbel,  &  de  cinq 
sous  à  Pierre-Raimond  de  Muret. 

III.  Amels  Pierre  préside  à  la  transla- 
tion du  marché  de  Muret  dans  l'intérieur 
de  la  ville  (1090).  La  même  année,  Roger 
de  Muret  &  sa  femme  Sereine  lui  donnent 
l'église  de  Rozinhac. 

IV.  Eudes  reçoit  en  nu  une  donation 
de  Vacher  d'Espereiger. 

V.  Guillem  est  prévôt  en  1119. 

VI.  Eudes  engage  en  1120  à  Ug  &  Ar- 
naud la  forge  de  Saint-Germier,  moyennant 
certaines  redevances  &  certains  travaux 
manuels. 

VII.  Aton  reçoit,  le  i"  juin  iiSy, 
d'Amanieu  d'Ox,  le  casai  du  Lac  avec  ses 
dépendances.  La  donation  fut  faite  en 
présence  de  Geoffroi  de  Muret.  Aton  pa- 
raît encore  au  mois  d'août  de  la  même 
année. 

VIII.  Raimond  obtient  de  Pierre  d'Ox 
l'abandon  de  différents  droits  en  septem- 
bre II 60. 

IX.  Guillem  de  Saint-Clar,  en  jan- 
vier ii65  (v.  st.),  deconcert  avec  Aton, abbé 
de  Lézat,  donne  à  un  certain  Compans  le 
loyer  d'une  terre  près  de  Muret,  moyen- 
nant le  payement  de  la  dîme  à  Saint-Ger- 
mier, &  avec  défense  de  percevoir  les  re- 
cettes sans  l'envoyé  du  monastère.  A  la 
même  époque,  Bernard,  comte  de  Commin- 
ges, concède  à  ce  prévôt  dans  le  château 
neuf  de  Muret  un  terrain,  franc  de  toute 
redevance,  à  l'imitation  de  ce  qu'avait  fait 
l'ancien  comte  Dodon.  En  janvier  1176,  le 
même  Guillaume  de  Saint-Clar  obtient  de 
Pons  d'Ox  l'abandon  de  toutes  ses  préten- 
tions sur  l'église  de  Saint-Martin  d'Ox  '.  Au 

On  trouvera  la  plus  grande  partie  de  ces  renvois 
justifiés  au  tome  V,  Catalogue  de  l'ahhaye  de  Lé^at, 
'  Sciendum  est  quod  Poncius  d'Ox  amparabat  & 
contradicebat  illam  quartam  partem  ecclesie  d'Ox, 
quam  parentes  sui  dederant  Domino  Deo  &  eccle- 


NoTE 
145 


NOTB 
145 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


711 


mois  de  novembre  1177,  Bertrand,  évèque  ledit  Bernard.  Ce  droit  n'était  pas  exprimé 

de  Toulouse,  &  le  chapitre  de  cette  ville  dans  la  charte  d'inféodation;   mais  il  fut 

lui  confirment  la  possession  pleine  &  en-  concédé.  C'est  aussi  grâce  à  l'intervention 

tière  de  l'église  d'Ox,  sauf  les  droits  supé-  des  prud'hommes  de  Muret,  qui  donnent 

rieurs  de   l'ordinaire.  En  janvier  1182,  il  leur  assentiment,  que  Guillem   de  Saint- 

obtient  qu'Arnaud    de  Grazac  abandonne  Clar  obtint,  en   juin    1198,  du   comte   de 

au  monastère  tous  ses  droits  sur  l'église  de  Comminges,    Bernard,    un    sauf-conduit 


Montanha.  En  mars  suivant,  il  s'accorde 
avec  un  certain  Bernard  Eiz  au  sujet  d'un 
terrain  situé  entre  l'égout  du  prieur  &  la 
maison  dudit  Bernard.  Au  mois  de  no- 
vembre 1182,  il  achète  d'Arnaud  de  Saint- 
Amans  un  casai,  situé  près  de  l'ancienne 


pour  trois  jours  en  faveur  de  tous  ceux 
qui  viendraient  dans  la  ville  le  jour  de  la 
fête  de  Saint- Germier.  Enfin,  le  23  août 
1210,  il  assiste  à  un  acte  d'affranchissement 
consenti  par  Guillem  Pons,  abbé  de  Lézat. 
X.  Pierre  de  Rieux  figure  déjà  en  i23o 


église   de   Saint-Germier.    En    septembre  comme  prévôt  du  prieuré  (acte  du  22  août). 

1194,  il  recouvre  quelques  dîmes  usurpées  En  i232  (v.  st.),  Pierre  de  Saint-Jean  lui 

sur  sa  prévôté.  Vers  la  même  époque,  il  a  donne  une  maison  à  Muret.  U  paraît  fré- 

avec  un  certain  Bernard,  fils  de  Bernard  quemment  dans  les  années  suivantes  jus- 

Coxa,  un  différend  terminé  par  la  média-  qu'en  novembre  1239. 

tion  des  prud'hommes  de  Muret.  Le  pré-  XI.  Guillem  de  Roer  figure  dans  des 

vôt  obtint  gain  de  cause.  Il  s'agissait  du  actes  assez  nombreux  de  janvieri242  (v.  st.) 

droit  de  passage  sur  un  fief  possédé  par  à  janvier  1248  (v.  st.).  En  1245,  il  eut  avec 

un  certain  Bonet  de  Muret  une  'contesta- 


sie  Lesatensi  &  ecclesie  Sancti  Germerti,  &  casalem 
Vitalis  de  Lacu  &.  nepotum  suorum  cum  omni  te- 
ncntia  corum.  Et  de  ista  ampnratione  &  contradic" 
tione  venit  ad  finem  8c  concordiam  Poncius  d'Ox 
cum  domino  Guillelmo  abbate  Lesatensi  &  cura 
Guillelmo  de  Sancto  Claro  priore  Sancti  Germerii 
hoc  modo,  quod  predictus  Poncius  d'Ox  recogno- 
vit  &  concessit  &  solvit  &  donavit  pro  araore  Del 
&  suorum  peccatorum  indulgentia  quicquid  ullo 
modo  Yel  uUa  ratione  petere  putabat  vel  poterat 
live  justum  sive  injustum  in  tota  ecclesia  Sancti 
Martini  d'Ox  &  in  toto  ecclesiastico.  Et  recogno- 
yit  &  concessit  &  solvit  &  donavit  casalem  Vitalii 
de  Lacu  &  omnem  eorura  tenentiam  Domino  Deo 
&  beato  Petro  apostolo  &  domino  Guillelmo  abbatt 
monasierii  Lesatensis  81  Guillelmo  de  Sancto  Claro 


jriori  Sancti  Germerii  81  habitatoribus 


predicta- 


rum  ecclesiarum  presentibus  &  futuris.  Et  si  ali- 
qui»  homo  vel  femina  cum  carta  vel  sine  carta 
Teniebat  contra  hanc  predictam  absolutionem  & 
donationem  aliquo  tempore,  non  débet  carta  illa 
audiri  v«l  recipi.  Et  predictus  Poncius  d'Ox  & 
suum  ordinium  debent  facere  garentiam  de  om- 
nibus amparatoribus  8i  clamatoribus  domino  ab- 
bati  Lesatensi  presenti  &  futuro  &  priori  Sancti 
Germerii  presenti  &  futuro.  De  liac  omni  re  pre- 
scripta  sunt  testes  Compang,  8<.  Bernardus  de 
Saixes,  &  Guillelmus  de  Carasils,  8c  Arnaldus  de 
Burnau  ambo  diachoni,  8c  Ato  del  Fore.  Facta 
carta  feria  m>,  roense  januarii,  anno  ab  Incar- 
natione  m°  t°  lxx°  vi",  Lodovico  regt  Francorura, 
Raimundo  comité  Tolosano,  Bertrando  episcopo. 
Geraldus  scripsit.  —  (Lat.  9  189,  f"  zSi  c.) 


tion  assez  difficile  au  sujet  de  vignes  si- 
tuées dans  le  territoire  de  la  ville.  On 
donne  en  note  l'acte  concernant  ce  débat. 
C'est  une  pièce  curieuse  à  cause  des  consi- 
dérations juridiques  qui  y  sont  exprimées". 

'  Notum  sit  quod  cum  controversia  diutius  verte- 
retur,  uti  ibi  fuit  dictum,  inter  Bonetum  deMurello 
ex  parte  una  8c  Guillelinum  de  Roeriis  priorein 
ecclesie  Sancti  Germerii  ex  altéra,  super  illis  vineis 

cum  terris  in  quibus  sunt,  quarum  una  est pro 

to  quod  dictus  Bonetus  dicebat  dictas  vineas  ess« 
de  feudo  8c  dominio  suo  8c  ecclesia  non  poterat 
cas  aliquo  modo  lucrari  absque  ipsius  Boneti  bene- 
placito  8c  voluntate,  cum  ex  hoc  contingeret  eum 
ibi  amittere  jura  sua,  super  hocTholose  consuetu- 
dinem  inducendo,  8c  preterea  posito  quod  eccle- 
sia posset  eas  lucrari,  id  absque  consilio  ejusdem 
Boneti  fieri  non  debuit,  qui  habet  ibi  11  solidos 
8c  nu"''  denarios  8c  obolura  Morlanenses  oblias 
annuatim  8c  de  quolibet  solido  vende  i  denarium 
8c  de  quolibet  solido  pignoris  1  obolum,  8c  quod  de 
suo  consilio  fiant,  8c  suum  retroacapite  quando 
evenerit,  8c  quod  non  possint  dari  ad  superfeudum, 
8c  de  clamore  fidancias  8c  suam  justiciam.  Econtra 
vero  prior  ipse  dicebat  quod  ecclesia  utpote  que 
pre  ceteris  nationibus  plenissima  débet  libertate 
gaudere  de  jure  potest  8c  débet  indistincte  feuda 
honorata  8c  honesta  lucrari  8c  possidere,  non 
obstante  consuetudine  Tholosana,  que  nisi  esset 
introducta  de  consensu  ecclesiarum  ibidem  existen- 
tium,  que  ideo  consenserunt  quia  ibi  habent  feoda 


Note 
145 


Note 
143 


712 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Hôpital  Saint- Jacques  de  Toulouse.  — 
L'hôpital  de  Saint-Jacques  dépendait,  pa- 
raît-il, des  capitouls,  ce  qui  ferait  croire 
qu'il  avait  été  dans  le  principe  une  fonda- 


raient  les  armes  de  France  &  de  Toulouse, 
accompagnées  de  divers  bas-reliefs,  statues 
de  saints,  représentations  mystiques,  &c. 
Quand  les. délégués  de  l'ordre  de  Saint-La- 


NoTB 

145 


tion  municipale.  En  lôyS,  par  arrêt  de  la      zare  vinrent  pour  en  prendre  possession, 


chambre  de  l'Arsenal,  il  fut  concédé  à  l'or- 
dre de  Saint-Lazare.  Voici  les  détails  que 
donne  au  sujet  de  cet  établissement  l'acte 
de  prise  de  possession.  Situé  en  face  de 
l'église  du  Taur,  il  existait,  s'il  faut  ajou- 
ter foi  à  d'anciennes  traditions,  dès  1478, 
&  dépendait  à  l'origine  de  l'ordre  du  Saint- 
Esprit  de  Montpellier.  Il  était  destiné  à 
recueillir  les  enfants  trouvés.  La  maison, 
en  1675,  paraissait  déjà  remonter  à  une 
date  assez  aiicienne.  Sur  la   façade   figu- 


multa  &  juridictiones  temporales  que  claustra  vo- 
cantur,  aliquatenus  non  valeret.  Negabat  preterea 
dictus  prier  eumdem  Bonetum  in  dictis  vineis  & 
terris  in  quitus  sunt  habere  jura  predicta  vel  ali- 
quid  de  predictis,  prêter  oblias  duntaxat  predic- 
tas  sine  plure,  &  offerebat  inde  se  stare  juri  dictus 
prior  cura  esset  in  possessione  dictarum  vinearum 
ubi  deberet.  Tandem  inter  eos  amicabilis  compo- 
sitio  intervenit  in  hune  raodum,  videlicet  quod 
dictus  Bonetus  per  se  suosque  heredes  in  perpe- 
tuum  concessit  predictas  vineas  &  terras  in  quibus 
sunt  habendas  &  possidendas  ab  eodem  priore  & 
successoribus  ejus  &  eorura  ordinio  in  perpetuum, 
ad  omnes  eorum  voluntates  inde  faciendas,  retentis 
ibi  predictis  il  solidis  &  un"''  denariis  obolo  Mor- 
lanensibus  obliarum  sine  plure,  a  predicto  priore 
&  suis  successoribus  eidera  Boneto  &  ejus  ordinio 
in  perpetuum  singulis  annis  in  festo  Sancte  Ma- 
rie de  augusto  solvendis.  Et  cum  predictis  obliis 
sine  plure  &  omni  alio  jure  &  sine  retentione 
quam  ibi  non  fecit,  dictus  Bonetus  per  se  suuraque 
ordlnium  eidem  priori  &  omni  ejus  ordinio  in 
perpetuum  promisit  firmara  facere  guirentiam  de 
omnibus  amparatoribus  ex  parte  dominationis  de 
vineis  &  terris  predictis.  Hoc  fuit  factum  in  pre- 
sentia  domini  Pétri  de  Daibs  abbatis  Lezati,  qui 
predicta  voluit  &  laudavit,  &  dividuntur  de  hoc 
due  carte  per  alfabetum.  Hoc  fuit  factum  ix"  die 
in  exitu  mensis  septembris,  feria  vi',  anno  ab 
Incarnatione  Domini  m°cc°l°v°,  régnante  Lodo- 
vico  rege  Francorura,  Raimundo  Tholosano  co- 
mité, Raimundo  episcopo.  Hujus  rei  sunt  testes 
Vitalis  de  Cervino,  qui  tune  erat  bajuli  (sic)  Mu- 
relli,  &  Arnaldus  de  Dobleto  juvenis,  &  Petrus 
de  Falgare,  &  Petrus  Vitalis  qui  manet  in  claustro 
Sancti  Germerii,  &  Petrus  d'Aran,  &  Vitalis  de 
Poncio  Geraldo,  qui  hanc  cartam  scripsit.  — 
(Lat.  9189,  f"  280  c.) 


ils  trouvèrent  les  locaux  occupés  en  partie 
par  le  curé  de  l'église  du  Taur,  que  les 
marguilliers  de  cette  paroisse  y  avaient 
installé.  Une  autre  portion  des  bâtiments 
était  habitée  par  un  cordonnier,  si  bien 
que  la  maison,  ainsi  envahie,  avait  absolu- 
ment perdu  le  caractère  d'asile  hospitalier 
que  lui  avaient  assigné  ses  fondateurs'. 

Hôpital  de  l'Ile-en-Jourdain.  —  Cet  éta- 
blissement hospitalier  apparaît  constitué 
dans  les  actes  dès  i552;  à  cette  date  il  rece- 
vait de  nombreuses  donations.  Ses  princi- 
pales ressources  se  composaient  des  rentes 
autrefois  établies  par  divers  particuliers. 
L'administration  en  était  confiée  à  plu- 
sieurs personnes  qui  s'intitulaient  régents 
&  administrateurs,  se  recrutaient  parmi  les 
notables  de  la  ville  &  avaient  un  délégué 
qui  s'occupait  des  détails  de  la  gestion, 
sous  la  haute  surveillance  du  bureau;  il 
s'appelait  Ao.fp;((i/;er  ou  gardien.  En  1673,  il 
fut  cité  par  les  commissaires  députés  par 
l'ordre  de  Saint-Lazare  pour  avoir  à  rendre 
compte  de  sa  gestion  &  à  rendre  les  reve- 
nus des  vingt-neuf  dernières  années.  A  la 
suite  de  ces  premières  informations,  l'hô- 
pital fut  réuni  définitivement  à  l'ordre  de 
Saint-Lazare'. 

Hôpital  de  Corneharrieu,  —  Il  fut  réuni  à 
l'ordre  par  arrêt  de  la  chambre  de  l'Arse- 
nal, du  28  janvier  16825  si  l'on  en  juge  par 
divers  compoix  du  dix-septième  siècle,  il 
avait  des  possessions  assez  étendues.  —  A 
Portet  un  établissement  hospitalier  existait 
dès  le  commencement  du  seizième  siècle;  il 
paraît  dans  des  chartes  de  i537  à  1545. — A 
Vaquiès,  autre  hôpital  occupé  par  l'ordre 
en  1675-1676. — A  Verfeil  un  établissement 
réuni  à  l'ordre,  le  12  janvier  1680'.  [A.  M.] 


'Archives  nationales.  S,  491 1 . 

°  Ibid.  papiers  divers  &  actes  en  parchemin  sai- 
sis lors  de  l'occupation  de  l'hôpital  par  l'ordre  de 
Saint-Lazare. 

'S.    491  I-I2. 


NOTB 
14a 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


7i3 


NOTE  CXLVI 

AJOUTÉE   PAR  LES  NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
d'Agde. 


COMME  beaucoup  d'autres  évéques  de  la 
Province,  celui  d'Agde  était  seigneur 
temporel  de  sa  ville  épiscopale.  Ce  pou-      ne  donnait  lieu  à  des  services  effectifs  que 
voir,  qu'il  exerça  librement  jusqu'en  1789,      dans  des  circonstances  exceptionnelles. 


conserver  ni  l'une  ni  l'autre  de  ces  cités. 
Celle  de  Ninies  fut  cédée  par  lui  à  Rai- 
mond  V  de  Toulouse,  qui  l'unit  à  ses  vas- 
tes Etats;  celle  d'Agde  fut  abandonnée  à 
l'évèque  (il 87).  Cette  cession  complète  fut 
confirmée  la  même  année  par  le  comte  de 
Toulouse,  qui  devint  le  suzerain  immédiat 
de  l'évèque.  A  ce  fief  important,  celui-ci 
joignit  la  chancellerie  du  comte,  qui  lui 
fut  inféodée  au  moins  à  partir  de  1192; 
mais  cette  dignité  n'était  qu'honoraire  & 


Note 
146 


tirait  son  origine  d'un  diplôme  de  Charles 
le  Chauve  de  848.  En  effet,  le  11  août  de 
cette  année,  ce  roi,  à  la  requête  du  comte 
Apollonius,  concéda  à  l'évèque  Dagbert  le 
tiers  des  droits  domaniaux  &  comtaux  du 
diocèse  &  lui  restitua  le  tiers  des  domaines 
que  ses  prédécesseurs  avaient  enlevés  à  son 
église;  par  ces  domaines,  le  roi  entendait, 
sans  doute,  les  terres  sécularisées  au  hui- 
tième siècle  &  dont  la  majeure  partie  ne 


La  guerre  des  albigeois  vint  encore  sim- 
plifier la  situation;  devenu  maître  de  tous 
les  pays  environnants,  substitué  partout 
au  comte  de  Toulouse,  Amauri  de  Mont- 
fort  régla  les  contestations  qu'il  avait  avec 
l'évèque  Thédise;  par  un  accord  singulier, 
conclu  en  1219,  ils  devinrent  vassaux  & 
suzerains  l'un  de  l'autre,  se  partagèrent  les 
fiefs  de  l'Agadez,  &  l'évèque  dut  chaque* 
année    remettre   au   comte   comme    rede- 


rentra  jamais  dans  les  mains  de  leurs  an-      vance  un  épervier  bien  dressé.  Cet  accord 


ciens  possesseurs.  Cette  donation  rendit  les 
évèques  d'Agde  seigneurs  de  la  ville  pour 
un  tiers;  &  il  semble  que  personne  ne 
les  ait  troublés  dans  la  libre  possession  de 
ces  droits  jusqu'au  douzième  siècle;  à  cette 
époque,  en  1173,  ils  obtinrent  de  Louis  VII, 
qui  commençait  à  rétablir  l'autorité  royale 
dans  le  Midi,  un  acte  qui  confirmait  le  di- 
plôme de  848  &  étendait  l'immunité  qu'il 
accordait  à  toutes  les  nouvelles  possessions 
de  l'église  d'Agde;  cet  acte  reconnaissait 
encore  à  l'évèque  le  droit  d'élever  des  for- 
tifications &  de  clore  les  faubourgs,  lui 
octroyait  le  tiers  des  droits  sur  les  trans- 
ports, la  pêche  tant  en  eau  douce  que  sur 
mer,  la  chasse,  les  salines,  les  péages;  à  ses 
vassaux  il  put  rendre  la  justice  civile  & 
criminelle;  enfin  le  roi  le  déclara  exempt 
du  droit  de  dépouilles.  A  cette  époque  il 
possédait  le  château  de  Mèze,  nombre  de 
petites  villes,  parmi  lesquelles  Nésignan, 
dont  les  prélats  firent  plus  tard  leur  mai- 
son de  campagne,  &  l'abbaye  de  Saint- 
Sever. 

Vers  le  même  temps,  &  à  la  suite  de 
nombreuses  vicissitudes,  la  vicomte  d'Agde 
était  tombée  entre  les  mains  du  vicomte  de 
Nimes,  Bernard-Aton  VI,  qui  ne  pouvait 


ne  dura  pas,  &  en  1224,  Raimond  VII  étant 
rentré  dans  la  ville,  l'évèque  dut  passer  un 
nouvel  acte  avec  lui,  revenir  aux  anciennes 
conditions  &  se  reconnaître  son  vassal;  il 
lui  fallut  prêter  hommage  &  jurer  fidélité 
à  chaque  nouveau  suzerain  ;  le  compois  de 
la  paix  ou  pezade  fut  attribué  par  moitié 
à  chacun  des  deux  contractants. 

Cependant  Louis  VIII  arrive  devant  Avi- 
gnon ;  le  Midi  se  soumet  à  lui,  &  partout 
le  roi,  successeur  du  comte  de  Toulouse, 
renouvelle  les  anciens  accords  conclus  par 
lui  avec  les  prélats.  En  1234,  le  conseil  de 
Louis  IX  s'accorde  avec  le  successeur  de 
Thédise,  Bertrand;  la  convention  de  1219 
est  abrogée;  le  roi  obtient  tous  les  châ- 
teaux pour  lesquels  le  comte  de  Mont- 
fort  devait  l'hommage  à  l'évèque;  celui-ci 
lui  quitte  ses  droits  sur  la  chancellerie  de 
Toulouse  &  se  reconnaît  son  vassal.  A 
partir  de  ce  moment,  l'évèque  &  le  cha- 
pitre possédèrent  paisiblement  le  comté  & 
la  vicomte  d'Agde. 

Comme  seigneur  souverain  du  diocèse, 
l'évèque  y  exerçait  un  grand  nombre  de 
droits  divers.  Tel  était  celui  de  naufrage 
&  d'épaves.  En  1202,  un  huissier  du  roi 
d'Aragon    reçoit   de    lui    une    galère   qui 


Note 


714 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


'■*        s'était  brisée  près  de  la  cité  (voyez  aussi  un      cédèrent  à  Pierre,  évéque  d'Agde,  en  1238, 


moyennant  deux  cents  livres  de  Melgueil 
&  trois  cent  vingt  setiers  de  blé  ;  une  suite 
d'accords  avec  leurs  coseigneurs,  en  1244, 
I25i  &  1255,  assura  aux  prélats  la  libre 
jouissance  de  la  haute  justice,  le  choix  du 
bayle,  &  la  haute  main  sur  les  affaires  mu- 
nicipales. 

Chapitre  cathèdral.  —  Le  chapitre  cathé- 
dral,  dont  l'origine  est  fort  ancienne,  vit 
ces  dans  l'étendue  du  diocèse;  il  faisait  dès  le  douzième  siècle  le  nombre  de  ses 
même  respecter  les  ordonnances  royales  canonicats  fixé  à  douze;  une  charte  de 
défendant  l'exportation  du  blé  8f  des  autres  l'évèque  Guillaume,  de  ii73,  assigna  à 
marchandises  (actes  de  1278  &  de  1281).  chacun  d'eux  une  maison  suffisante  pour 

Il  partageait  la  plupart  de  ses  droits  sur      l'entretien  d'un  chanoine;  les  dignitaires 
la  ville  d'Agde  avec  le  chapitre  cathèdral;      étaient  au  nombre  de  c[uatre,  l'archidiacre, 


acte  de  1450).  Il  possédait  la  cité  &  ses 
fortifications  qu'il  donnait  à  fief  (hom- 
mage de  1217);  personne  ne  pouvait  sans 
usurpation  y  arborer  un  autre  étendard 
que  le  sien  ou  recevoir  le  serment  des  ha- 
bitants (acte  de  1224);  il  avait  l'adminis- 
tration municipale  de  concert  avec  les 
consuls  qui  étaient  nommés  par  lui  (acte 
de  1232).  Une  sentence  de  1262  lui  recon- 
nut le  droit  exclusif  de  percevoir  des  péa- 


un  accord  de  1236  régla  le  partage  de  la 
justice  entre  les  deux  seigneurs.  Cet  acte 
attribua  à  l'évèque  la  connaissance  de  tous 
les  crimes  entraînant  la  peine  du  sang,  tels 
•  qu'homicide,  rapt,  mutilation,  faux,  hé- 
résie; les  meubles  confisqués  sur  les  con- 
damnés durent  être  partagés  par  portions 


le  sacristain,  le  préchantre  &  le  camérier; 
la  nomination  à  ces  quatre  dignités  ap- 
partenait à  l'évèque,  qui  avait  rang  de 
chanoine  &  entrée  au  chapitre.  Au  qua- 
torzième siècle,  la  première  dignité,  la 
prévôté,  était  à  la  collation  de  l'évèque. 
Au   dix-huitième   siècle,   outre   les  douze 


égales  entre   le  chapitre  &  lui.  L'évèque      chanoines   capitulants,   le   chapitre  com- 


avait  encore  l'ost  &  la  chevauchée,  le  droit 
de  créer  des  notaires  &  de  faire  faire  les 
criées  ;  il  réglementait  les  poids  &  mesures, 
&  gardait  les  clefs  de  la  ville;  il  instituait 
les  bandiers,  ou  officiers  chargés  de  i'aire 
respecter  le  ban;  les  chanoines  ne  pouvaient 


prenait  encore  douze  hebdomadiers,  dont 
huit  pour  les  offices  de  l'année  &  quatre 
pour  les  obits,  trente-deux  bénéficiers  & 
douze  festiers.  Un  accord  de  1384  entre 
l'évèque  &  le  chapitre  porte  qu'on  en- 
tretiendra à  la  cathédrale  huit  enfants  de 


proclamer  le  banvin  dans  l'intérieur  de  la  chœur,  &  qu'il  sera  fondé  trois  lampes 
ville  ;  enfin  les  consuls  tenaient  de  lui  tout  perpétuelles  devant  le  grand  autel;  le 
leur  pouvoir.  En  1266,  une  nouvelle  scn-  même  acte  oblige  l'évèque  à  des  distribu-- 
tence  porta  que  sur  les  six  consuls,  quatre  lions  gratuites  à  certains  jours  de  l'année, 
seraient  choisis  parmi  les  hommes  de  l'évè- 
que, deux  parmi  les  hommes  du  chapitre. 
En  i363,  l'évèque,  Sicard  de  Lautrec,  &  le 
chapitre  rendirent  hommage  de  concert  au 
roi  de  France,  &  en  1384,  la  communauté 
céda  sa  part  à  l'évèque  moyennant  certai- 
nes rentes  à  Mèze  &  Florensac. 

L'évèque  d'Agde  était  de  plus  comte  de 
Cette  &  possédait  la  pêcherie  des  fleuves 
&  des  étangs  du  bord  de  la  mer.  Parmi  les 
places  qui  dépendaient  de  lui,  il  faut  men- 
tionner la  ville  forte  de  Mèze,  qui  avait 
fait  partie,  au  douzième  siècle,  des  domai- 
nes directs  des  vicomtes  de  Carcassonne  & 
de  Béziers;  confisquée  par  Simon  de  Mont- 
fort,  elle  fut  inféodée  par  ce  prince  à  la 
famille  de   Baudac,  dont  les   membres  la 


Parmi  les  anciennes  abbayes  du  diocèse 
d'Agde,  il  n'en  est  que  deux  qui  méritent 
une  courte  mention,  ce  sont  celles  de  Saint- 
André  &  de  Saint-Sever. 

Saint-André.  —  Le  monastère  de  Saint- 
André  était  l'un  des  plus  anciens  de  la  Sep- 
timanie.  Il  aurait,  dit-on,  été  construit 
vers  l'an  477,  sous  l'évèque  Béticus,  par 
saint  Sever,  originaire  de  Syrie,  qui,  ayant 
abordé  en  Septimanie,  s'y  serait  consacré 
à  la  vie  religieuse.  11  aurait  eu  dans  le 
monastère  qu'il  fit  construire  jusqu'à  trois 
cents  moines  sous  sa  direction.  Ce  fut  à 
lui  que  le  fameux  saint  Maixeut  dut  son 
éducation   religieuse.   Au  dixième   siècle, 


Note 
.46 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


715 


cette  abbaye  était  presque  entièrement 
ruinée  ;  elle  fut  alors  donnée  à  l'évêque 
&  au  chapitre  cathédral  par  le  vicomte 
Guillaume  dans  son  testament  (990).  En 
1064,  à  la  requête  de  l'évêque  Gontier  & 
de  l'abbé  Pons,  Roger  III,  arrière  petit- 
fils  de  ce  Guillaume,  permit  l'union  du 
couvent  à  Saint-Victor  de  Marseille.  En 
II44,  ce  n'était  plus  qu'un  prieuré,  qui 
dépendait  directement  de  Saint-Victor. 

Sa'int-Sever.  —  Ce  monastère,  situé  dans 
les  faubourgs  d'Agde,  remplaça  une  an- 
cienne église  de  Saint-Martin,  dans  la- 
quelle avait  été  inhumé  saint  Sever,  fon- 
dateur du  monastère  de  Saint-André  plus 
haut  indiqué.  Sur  son  tombeau,  comme 
presque  partout,  s'organisa  une  congré- 
gation, qui  avait  rang  d'abbaye  en  844;  à 
cette  date,  Charles  le  Chauve  la  soumit  à 
l'évêque  d'Agde;  cette  sujétion  fut  confir- 
mée par  Adrien  IV  en  11 58  8ipar  Louis  VII 
en  1173.  Jusqu'à  cette  dernière  époque, 
elle  avait  eu  des  abbés  distincts;  mais  à 
partir  de  ce  moment,  les  évêques  d'Agde 
prirent  le  titre  d'abbé.  Plus  tard,  l'église 
de  Saint-Sever  devint  une  des  églises  pa- 
roissiales de  la  ville  d'Agde. 

Voici  les  abbés  dont  les  noms  sont  con- 
nus : 

I.  RainAUD,  en  955  :  vente  par  Eliarde 
d'un  alleu  situé  à  Preissan. 

II.  RosTAiNG,  achète  une  vigne  du  prê- 
tre Pohs  en  979. 

III.  Bernard  I,  abbé  sous  le  règne  de 
Henri  I  &  au  commencement  de  celui  de 
Philippe. 

IV.  Bernard  II  était  abbé  en  1100;  à 
cette  date,  il  confirme,  en  même  temps  que 
l'évêque  d'Agde  du  même  nom,  la  donation 
de  l'église  de  Saint-Pierre  de  Bessan  à  l'ab- 
baye de  la  Chaise-Dieu. 

V.  Bérenger-Ermengaud,  neveu  par 
sa  mère  d'Ermengaud,  évêque  d'Agde,  abbé 
en  1 149;  il  est  mentionné  dans  le  testament 
de  cet  évèque,  daté  du  mois  de  septembre 
de  cette  année. 

Abbaye  de  Netloc.  —  Comme  la  plupart 
des  monastères  de  femmes  de  l'ordre  de 
Cîteaux,  qui  s'élevaient  presque  toujours 
auprès  d'un  couvent  d'hommes  du  même 


ordre,  l'abbaye  de  Notre-Dame  de  Netloc 
(Nitidus  locus),  située  aux  environs  du  châ- 
teau de  Mèze,  semble  avoir  été  fondée  par 
les  moines  de  l'abbaye  voisine  de  Valma- 
gne.  Cette  fondation  eut  lieu  en  1193  & 
grâce  à  la  générosité  des  seigneurs  de 
Mèze.  Cependant  un  seigneur  du  pays, 
nommé  Guillem  de  Lodève,  est  indiqué 
comme  fondateur  par  saint  Louis,  dans  des 
lettres  de  1248,  accordant  aux  religieuses 
un  revenu  de  vingt  livres  pour  leur  en- 
tretien &  leur  nourriture;  ce  Guillem  de 
Lodève  fut  enterré  à  l'abbaye;  il  fit  son 
testament  le  8  septembre  1248;  peut-être, 
dans  l'intervalle,  le  monastère  avait-il  été 
dévasté  par  les  hérétiques  &  rétabli  par 
lui.  Parmi  les  donateurs  &  bienfaiteurs  du 
couvent,  mentionnons  encore  la  reine 
Blanche  &  Gui  de  Lévis,  seigneur  de  Mire- 
poix  ;  le  pape  Innocent  IV  lui  accorda  une 
bulle  de  privilèges.  En  1490,  la  maison,  qui 
était  toujours  restée  sous  la  dépendance 
de  Valmagne,  fut  unie  à  cette  dernière  par 
l'abbé  de  Clairvaux;  c'est  vainement  qu'au 
dix-septième  siècle  une  religieuse  de  Cî- 
teaux, nommée  Félicie,  essaya  de  la  rele- 
ver; un  arrêt  obtenu  contre  elle,  en  i636, 
par  l'abbé  de  Valmagne,  la  força  h  renon- 
cer à  ses  desseins. 

Abbesses  de  Netloc  : 

I.  N.,  en  1295  :  hommage  à  l'évêque 
d'Agde  pour  quelques  biens  sis  à  Mar- 
seillan,  donnés  par  Guillem  de  Lodève. 

II.  Jeanne  I,  i3oi  :  nouvel  hommage  à 
l'évêque. 

III.  Adélaïde,  1849. 

IV.  Jeanne  II,  1391  :  hommage  à  l'évê- 
que d'Agde. 

V.  Marine  de  Ligons,  1486. 

VI.  Gauside,  1438. 

VII.  Marguerite  AiMONE,  1452-1477. 

VIII.  Louise  de  Panât,  destituée  en 
1490. 

Parmi  les  établissements  religieux  du 
diocèse  d'Agde,  on  peut  mentionner  les 
suivants  :  à  Agde,  des  cordeliers  &  des  ca- 
pucins, installés  dans  la  banlieue  en  i583, 
des  filles  de  Notre-Dame,  établies  en  i63i. 
Le  séminaire,  dirigé  par  des  oratoriens, 
datait  de  i652  j  l'hôpital,  de  i653.  En  i5oo. 


Note 
146 


716 


NOTES  SUR  ^'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


une  collégiale  fut  fondée  par  Jean  de  Vesc 
dans  l'église  paroissiale  de  Géaésac,  dédiée 
à  saint  Jean-Baptiste  &  à  saint  Jean  Evan- 
géliste.  A  Pézénas,  nous  trouvons  une  col- 
légiale, des  cordeliers  &  des  capucins,  des 
ursulines  &  des  hospitalières;  à  Florensac, 
des  observantines  ;  à  Montagnac,  des  au- 
gustins;  enfin  à  Marseillan,  des  récollets. 

Collège  de  Pé^énas,  —  Ce  collège'  fut 
fondé  à  la  requête  des  consuls  de  Pézénas, 
par  lettres  patentes  de  Henri  IV  d'août 
1597;  ce  fut  au  duc  de  Montmorency,  gou- 
verneur général  de  la  Province,  que  le 
diocèse  d'Agde  fut  redevable  de  cette  créa- 
tion. Le  roi,  pour  l'entretien  des  maîtres, 
assigna  au  nouvel  établissement  le  produit 
d'une  crue  de  12  deniers  par  quintal  de 
sel,  vendu  dans  les  greniers  à  sel  du  Lan- 
guedoc. En  1606,  le  collège  fut  cède  par 
les  consuls  à  la  congrégation  de  l'Oratoire; 
ce  transfert  fut  approuvé  par  Louis  XIII 
en  novembre  1619.  Un  accord  de  1623 
obligea  les  oratoriens  à  y  ouvrir  cinq 
classes.  En  1646,  le  revenu  assigné  par 
Henri  IV  fut  converti  en  un  revenu  fixe 
de  deux  mille  quatre  cent  vingt  livres, 
payable  par  quartiers  par  les  receveurs 
des  gabelles  du  Languedoc.  La  chaire  de 
philosophie  avait  été  établie  en  1640,  &  la 
municipalité  avait  assuré  au  prêtre  chargé 
de  la  remplir  une  rente  de  deux  cent  cin- 
quante livres;  on  lui  adjoignit  un  profes- 
seur de  logique  en  i665,  &  son  traitement, 
d'abord  fixé  à  deux  cent  cinquante  livres, 
fut  porté  à  trois  cents,  en  1676.  Le  revenu 
du  collège  se  montait  à  deux  mille  huit 
cents  livres  ;  le  nombre  des  professeurs 
était  de  neuf,  y  compris  le  supérieur.  Le 
nombre  des  élèves  variait  de  deux  cents  à 

'  Nous  tirons  les  détails  qui  suivent  d'un  mé- 
moire du  dix-huitième  siècle  conservé  aux  Archi- 
ves nationales ,  M.  224;  un  état  fixe  ainsi  qu'il 
suit  les  charges  &  revenus  de  cet  établissement  en 
1753  : 

Revenu Syio'    3»  8>l 

Charges 3  5o2'    3*  1'' 

Excédant  du  revenu  sur  les  charges.     2208'   6'  ç'' 


Dettes  actives 11  124'  13" 

Dei  es  passives 2  397'  14" 


deux  cent  cinquante.  Dès  le  dix-septième 
siècle,  on  établit  dans  le  collège  une  pen- 
sion qui  en  était  indépendante  &  qui  de- 
vint bientôt  célèbre  dans  tout  le  Midi. 
Enfin  l'évéque  d'Agde,  Louis  de  Fouquet, 
y  établit  un  séminaire  pour  douze  bour- 
siers; il  fut  confié  aux  prêtres  de  l'Oratoire 
&  doté  de  vingt  mille  livres;  à  la  suite  du 
système  de  Law,  les  bourses  furent  rédui- 
tes à  six,  la  maison  ayant  perdu  une  partie 
de  son  revenu  dans  des  spéculations  de 
banque.  En  1784,  l'évéque  unit  à  ce  sé- 
minaire le  prieuré  de  Saint-Martin  de  la 
Garrigue,  dans  la  paroisse  de  Montagnac. 
Plus  tard,  M.  de  Charleval,  nouvel  évêque, 
enleva  le  séminaire  à  la  direction  des  ora- 
toriens &  le  transporta  ailleurs. 

La  plupart  des  maladreries'  du  diocèse 
d'Agde  étaient  fondées  &  administrées  par 
les  municipalités.  Cependant  il  faut  en  ex- 
cepter celle  de  Mèze,  qui  existait  très-an- 
ciennement &  qui  dépendait  de  l'ordre  du 


'  La  plupart  des  renseignements  que  nous  don- 
nons dans  cette  Note  &  dans  les  suivantes  sur  les 
établissements  hospitaliers  de  la  Province,  provien- 
nent des  archives  de  l'ordre  de  Saint-Lazare,  qui 
font  partie  aujourd'hui  des  collections  des  Archives 
nationales.  En  effet,  à  la  suite  des  intrigues  de 
Louvois,  un  édit  de  Louis  XIV,  rendu  en  1673, 
unit  en  un  seul  ordre  tous  les  anciens  ordres  mi- 
litaires &  hospitaliers  qui  couvraient  la  France, 
&  en  forma  l'ordre  de  Saint-Lazare  du  Mont-Car-' 
mel.  Outre  les  biens  des  anciennes  maladreries  de 
Saint-Lazare,  on  voulut  lui  adjoindre  tous  les 
établissements  hospitaliers  du  pays.  Les  détails  que 
l'on  trouvera  plus  bas  dans  ce  volume  montrent 
comment  il  faut  juger  cet  acte  qui,  en  droit,  était 
d'une  injustice  criante.  Des  maladreries,  des  hô- 
pitaux fondés  par  des  municipalités,  par  des  cha- 
pitres, par  des  particuliers,  furent  usurpés  par  cet 
ordre;  beaucoup  sans  doute  étaient  en  ruine,  mais 
une  surveillance  plus  exacte  du  pouvoir  central 
eiit  pu  leur  rendre  leur  ancienne  utilité  ;  on  aima 
mieux  les  supprimer.  Quand,  après  la  mort  de 
Louvois,  cet  immense  échafaudage  succomba  aux 
réclamations  de  toutes  les  parties  lésées,  on  forma 
alors  des  hôpitaux  généraux  dans  les  principales 
villes  du  royaume  ;  mais  on  ne  rétablit  pas  les 
établissements  de  charité  des  petites  villes  &  des 
bourgades,  &  c'est  ce  qui  explique  pourquoi,  jus- 
qu'à nos  jours,  le  service  de  l'assistance  publique 
dans  les  campagnes  a  été  si  défectueux. 


Note 
146 


Note 
ii^6 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


717 


Saint-Esprit  de  Montpellier.  Elle  paraît 
dès  1 198,  dans  un  privilège  d'Innocent  III  ; 
elle  avait  titre  de  préceptorerie  en  1293.  Au 
dix-septième  siècle,  lors  de  la  réunion  des 
maisons  hospitalières  entre  les  mains  de 
l'ordre  de  Saint-Lazare  &  du  Mont-Car- 
mel,  la  maladrerie  de  Mèze  subit  le  sort 
commun  de  tous  ces  établissements,  mais 
elle  était  endettée  pour  le  compte  de  l'or- 
dre  du   Saint-Esprit,    &,   par   contrat   du 

5  avril  1678,  les  procureurs  du  Mont-Car- 
niel  durent  en  abandonner  la  possession 
pour  trente  ans  à  l'un  des  créanciers  de 
cet  ordre,  messire  Jacques-Barthélémy  de 
Grammont,  prêtre,  docteur  en  droit  & 
protonotaire  apostolique.  Au  dix-huitième 
siècle,  les  biens  restés  en  friche  pendant 
si  longtemps  avaient  perdu  toute  valeur, 

6  l'intendance  les  faisait  donner  à  bail 
pour  obtenir  le  recouvrement  des  tailles. 
Voici  les  noms  de  quelques  précepteurs 
que  nous  avons  pu  retrouver  : 

i33o.  F.  Pierre-Mathieu  Hugues. 

1334.  F.  Pierre  Bertin. 

1340.  Domergue  Richard. 

1400.  Georges  de  Perrière. 

1436-38.  Bastien  Pépin. 

1519.  Raimond  d'Agran. 

i53o.  Antoine  Crussol. 

i556.  Pierre  Guili.at. 

i632.  Lebreton,  chanoine  régulier'. 

Maladrerie  de  Saînt-Thibéry.  —  Cet  éta- 
blissement existait  dès  le  seizième  siècle 
&  devait  remonter  beaucoup  plus  haut. 
En  1098,  il  était  habité  par  Antoine 
Lhotte  &  ses  enfants,  famille  de  lépreux, 
à  laquelle  les  consuls  de  Lodève  délivrè- 
rent un  certificat  de  catholicité  &  de 
bonnes  mœurs.  Un  arrêt  de  la  chambre 
de  l'Arsenal,  de  1676,  condamna  les  con- 
suls de  Saint-Thibéry  à  rendre  à  l'ordre 
du  Mont-Carmel  les  fruits  perçus  depuis 
vingt-neuf  ans". 

'  Ces  indications  proviennent  du  carton  S.  481  2, 
aux  Archives  nationales;  d'après  quelques  extraits 
contenus  dans  le  même  carton,  il  paraît  qu'au 
treizième  siècle  la  maladrerie  était  située  un  peu 
en  dehors  du  terroir  de  Mèze,  au  lieu  dit  Netloc, 
près  Saint-Martin  de  Caux. 

'Archives  nationales,  S.  4811;  dossier  5ainr- 
Thibéry. 


Maladrerie  de  Montagnac.  —  Cette  ma- 
ladrerie, qui  existait  dès  le  dix-septième 
siècle,  était  consulaire;  en  i62'4,  elle  dé- 
pendait des  magistrats  municipaux.  Plus 
tard,  elle  fut  réunie  à  l'ordre  de  Saint- 
Lazare,  &  un  accord  du  12  septembre  1681 
obligea  Jean  Poitevin,  docteur  en  méde- 
cine, premier  consul  de  Montagnac  & 
procureur  de  la  communauté,  à  restituer 
les  fruits  perçus  depuis  vingt-neuf  ans  &  à 
réparer  les  bâtiments  jusqu'à  concurrence 
de  la  somme  de  quatre  cent  cinquante  li- 
vres ;  la  chambre  de  l'Arsenal  avait  or- 
donné la  réunion  dès  1674'. 

Hospice  de  Florensac.  —  En  1600,  Ja- 
quette de  Martis,  protestante,  habitante 
du  lieu  de  Florensac,  lègue  aux  pauvres 
de  l'hospice  de  la  paroisse  la  somme  de 
mille  écus,  soit  trois  mille  livres,  dont 
moitié  pour  les  pauvres  de  la  religion  ré- 
formée &  moitié  pour  les  pauvres  catholi- 
ques; la  testatrice  exigea  le  placement  de 
ces  sommes  de  la  manière  la  plus  avanta- 
geuse, de  manière  à  fonder  une  rente 
perpétuelle  à  l'usage  de  cet  hospice.  Dans 
un  compois  de  1673  nous  trouvons  qu'il 
possédait  un  grand  nombre  de  terres  &  de 
maisons,  tant  à  Florensac  qu'aux  envi- 
rons'. 

Hospice  &  maladrerie  de  Loupian.  — 
Comme  beaucoup  d'établissements  du 
même  genre,  la  maladrerie  de  Loupian 
était  possédée  par  un  lépreux,  qui  exploi- 
tait les  biens  ruraux  &  tenait  son  autorité 
des  consuls.  En  i65o,  ceux-ci,  vu  le  décès 
du  sieur  Moïse  Rosié,  dernier  lépreux 
possesseur,  &  l'état  de  ruine  dans  lequel 
étaient  la  maison  &  les  possessions  rura- 
les, les  donnèrent,  à  de  nouvelles  condi- 
tions, à  Antoine  Sabatier,  lépreux,  natif 
de  la  maladrerie  de  Castelnau,  près  Mont- 
pellier, qui,  mis  à  l'essai  pendant  un  an, 
avait  prouvé  sa  probité  &  sa  capacité. 
Cette  maladrerie,  en  1674,  fut  attribuée  à 
l'ordre  de  Saint-Lazare,  par  un  arrêt  de  la 
chambre  de  l'Arsenal,  malgré  l'opposition 

'  Archives  nationales,  S.  48  1  2  ;  dossier  Monta- 
gnac 

'  Archives  nationales,  S.  4812;  liasse  Florensac. 


Note 
146 


7i8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


des  consuls.  Deux  ans  plus  tard,  l'ordre  portés  à  Alais,  sans  cependant  se  confon- 
du Mont-Carmel  réclama  à  ceux-ci  la  drej  la  préséance  appartint  toujours  aux 
restitution  des  fruits  de  vingt-neuf  an-  dignitaires  de  Psalmodi. 
nées,  induement  perçus  par  eux,  &  celle  Au  dix-huitième  siècle,  le  chapitre  était 
des  impositions  mises  par  la  communauté  ainsi  composé  :  cinq  dignitaires  pris  parmi 
sur  les  biens  dépendants  de  la  maladrerie.  les  chanoines  :  prévôt,  archidiacre,  chan- 
Cette  maladrerie  existait  dès  le  seizième  tre,  sacristain,  sous-chantre j  treize  cha- 
siècle,  en  i5i8,  &  semble  avoir  été  fondée  noines;  douze  prêtres;  quarante  officiers; 
par   la   communauté    &    les    seigneurs  de  dix-neuf  prébendes,  y  compris   le  cano- 


NOTE 

'47 


NOTB 

'47 


Loupian  '. 

Dans  le  diocèse  d'Agde,  outre  ces  mala- 
dreries,  on  en  trouvait  encore  une  à  Po- 
meyroUes,  réunie  en  1680,  &  une  autre  à 
Nésignan-l'Évêque.  En  1649,  les  revenus 
de  cette  dernière  ne  suffisaient  plus  à  l'en- 
tretien &  aux  réparations  du  bâtiment,  & 
on  dut  aliéner  les  biens  &  les  réunir  à 
l'hôpital;  l'évéque  d'Agde  donna  son  ap- 
probation. L'hôpital  fut  plus  tard  réuni  à  l'archidiacre;  les  canonicats  d'Aiguesmor- 
l'ordre  du  Mont-Carmel'.  [A.  M.]  tes  valaient  douze  cents  livres;  ceuxd'Alais 

mille. 


nicat  de  l'évéque.  Le  roi  nommait  à  la 
prévôté;  le  chapitre  à  l'archidiaconé;  l'é- 
véque aux  autres  dignités;  ce  dernier  nom- 
mait encore  à  un  canonicat;  un  autre  était 
conféré  par  l'évéque  d'Uzès;  deux  par  le 
baron  d'Alais;  les  autres  par  le  roi,  le 
chapitre  &  l'évéque,  à  tour  de  rôle.  A 
la  même  époque,  les  revenus,  peu  consi- 
dérables, s'élevaient  à  deux  mille  livres 
pour  le  prévôt,  deux  mille  deux  cents  pour 


NOTE  CXLVII 

AJOUTÉE   PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Établissements  religieux  du  diocèse 
d^  A  lais, 

L'ÉVÉCHÉ  d'Alais  fut  érigé  à  la  fin  du 
dix-septième  siècle,  à  la  demande  de 
Louis  XIV;  il  était  destiné  à  rapprocher 
des  nouveaux  convertis  des  Cévennes  l'in- 
fluence du  haut  clergé,  trop  éloignée  à 
Nimes.  La  bulle  d'érection  est  de  1694.  La 
cathédrale  fut  l'église  de  Saint-Jean-Bap- 
tiste d'Alais,  où  résidait  une  collégiale 
depuis  le  quatorzième  siècle;  cette  com- 
munauté, instituée  par  les  seigneurs  d'A- 
lais, avait  été  sécularisée  en  1472  par  le 
pape  Sixte  IV.  Pour  augmenter  ses  revenus, 
on  y  réunit  l'abbaye  de  Psalmodi  qui,  sé- 
cularisée en  1537,  se  trouvait  alors  à  Ai- 
guesmortes;  la  mense  abbatiale,  qui  valait 
dix-huit  mille  livres,  devint  la  mense  épis- 
copale;  &  les  deux  chapitres  furent  trans- 

'  Archives  nationales,  S.  4812;  liasse  Loupian. 
'  Archives  nationales,  S.  4812. 


Dans  la  ville  d'Alais,  il  y  avait  plusieurs 
couvents,  savoir  :  trois  d'hommes,  domi- 
nicains, cordeliers  &  capucins;  deux  de 
femmes,  bernardines  &  ursulines. 

Saint-Etienne  de  Tournac,  ancien  monas- 
tère soumis,  dès  814,  par  Louis  le  Débon- 
naire à  l'évéque  de  Nimes,  lui  fut  confirmé 
en  ii56  par  Adrien  IV  &  en  iiSy  par 
Louis  VII.  A  cette  époque  ce  n'était  plus 
qu'un  prieuré  conventuel  de  l'ordre  de 
Cluny,  desservi  par  treize  religieux,  y  com- 
pris le  prieur.  On  y  réunit  le  prieuré  de 
Bussières,  desservi  par  deux  religieux;  à 
ce  prieuré,  dépendant  de  Saint-Etienne, 
ajoutons  ceux  d'Anduze,  de  Saint-Nazaire 
des  Gardes,  de  Colombiers,  de  Soque  &  de 
Vabre.  En  1410,  Saint-Etienne  avait  pour 
prieur  Pierre  Gérard,  cardinal-évêque  de 
Tusculum. 

Abbaye  de  Cendras.  —  Cette  abbaye  de 
l'ordre  de  Saint-Benoît,  autrefois  du  dio- 
cèse de  Nimes,  fit  partie,  au  dix-septième 
siècle,  de  celui  d'Alais;  elle  était  située  sur 
le  Gardon,  près  de  cette  dernière  ville. 
Elle  ne  paraît  pas  avant  le  commencement 
du  onzième  siècle  :  donnée  à  Aldebert, 
évêque  de  Nimes,  par  le  pape  Innocent  II, 


NoTB 

M7 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


719 


elle  fut  plus  tard  soumise  à  Saint-Victor      Sorbomie,   nommé  par  le  roi  le  i5  avril 
de  Marseille  par  Urbain  V,  en  i366. 

Voici  les  noms  des  quelques  abbés  que 
l'on  connaît  : 

I.  SÉGUIN  souscrit,  en  l'an  1020,  une 
charte  de  Bernard  Pelet,  seigneur  d'An- 
duze,  pour  l'église  de  Nimes. 

II.  Pierre  I,  11435  assista  au  concile 
de  Lombers  de  Ii65  contre  les  hérétiques 
albigeois. 

III.  Emenon,  mort  le  20  avril,  dit  le 
nécrologe  de  Saint-Gillesj  l'année  est  in- 
connue. 

IV.  G.,  sans  autre  désignation,  s'excusa 
de  ne  pouvoir  assister  au  concile  de  Bé- 
ziers  de  1280;  on  a  pensé  que  ce  pouvait 
être  un  abbé  Gèraud,  dont  le  nécrologe 
place  la  mort  au  10  avril. 

V.  Jean  I  députa  au  concile  de  Béziers 
de  i3i7. 

VI.  Arnaud,  nommé  collecteur  par  le 
chapitre  général  des  bénédictins  de  Saint- 
Thibéry  (1329);  il  fut  président  de  la 
même  assemblée. 

VII.  Pierre  II,  nommé  en  i366  par  le 
pape  Urbain  V. 

VIII.  Jean  II,  nommé  visiteur  des  pro- 
vinces de  Narbonne,  Toulouse  &  Auch,  le 
16  mai  1401,  par  le  chapitre  général  des 
bénédictins  tenu  à  Carcassonne. 

IX.  Pierre  III  de  Gaujeac  assiste, 
en  1409,  au  concile  de  Pise;  officiai  de 
l'archevêque  de  Narbonne,  il  permuta  avec 
Jean,  abbé  de  Caunes,  en  1429;  Martin  V 
approuva  cette  permutation. 

X.  Jean  III  de  Goses,  d'abord  abbé  de 
Caunes  (1429). 

XI.  Jean  IV  de  Sorbières,  1466,  périt 
le  II  avril  1480,  dans  un  incendie  qui 
détruisit  la  plus  grande  partie  du  monas- 
tère. 

XII.  Louis  du  Poix,  d'abord  sacristain 
de  Saint-Guillem  du  Désert;  mort  le 
22  mars  iSgi. 

XIII.  Henri  le  Rond,  prévôt  de  la 
cathédrale  de  Montauban,  vers  i63o. 

XIV.  Jean  V  Armand  de  Rotondis 
de  Biscaras,  successivement  évéque  de 
Digne,  de  Lodève  &  de  Béziers,  abbé  en 
1680  par  la  démission  de  son  ojicle  qui 
précède;  mort  le  i5  février  1702. 

XV.  Robert  Pocquelin,  docteur  en 


NoTB 

M7 


1702  ;  se  démit  en  mars  1709. 

XVI.  N.  Fanti,  5  avril  1709. 

XVII.  N.  de  la  Brosse,  24  décembre 
1710. 

XVIII.  Honoré-François  Casaukon 
DE  ManibAN,  i5  avril  1712;  assista  à  l'as- 
semblée générale  du  clergé  de  17 15;  évé- 
que de  Mirepoix,  puis  archevêque  de  Bor- 
deaux en  1725. 

XIX.  N.   Hardouin,  1743. 

XX.  N.  DE  la  Gontta,  1761. 

XXI.  N,  DE  GuAiN  DE  Linas,  comte- 
chanoine  de  Lyon,  1762. 

Abbaye  de  Saint-Pierre  de  Sauve.  —  Cette 
abbaye,  autrefois  située  dans  le  diocèse  de 
Nimes,  fut  fondée  en  1029  par  Garsinde, 
veuve  de  Raimond-Roger,  comte  de  Car- 
cassonne, &  épouse  en  secondes  noces  de 
Bernard,  seigneur  d'Anduze  &  de  Sauve. 
Ce  monastère  fut  soumis  expresséioent  à 
Gellone  &  dut  lui  payer  un  cens  annuel 
de  vingt  sous.  Il  fut  toujours  protégé  par 
les  familles  d'Anduze  &  d'Alais,  sans  pour- 
tant jamais  atteindre  à  un  haut  degré  de 
prospérité;  il  fut  érigé  en  abbaye  indé- 
pendante par  Clément  IV,  en  1267,  & 
soumis  à  Saint -Victor  de  Marseille  en 
i366.  Il  y  eut  donc  des  prieurs  jusqu'à  la 
première  de  ces  deux  dates  &  ensuite  des 
abbés. 

Prieurs  de  Sauve  : 

I.  Géraud  de  Uglas;  nommé  dans  la 
charte  de  1029;  rappelé  plus  tard  à  Gel- 
lone, il  fut  nommé  doyen  de  ce  monastère 
par  l'abbé  Geoffroi. 

II.  Guillaume  Pharaldus  était  prieur 
en  io52;  devenu  plus  tard  abbé  de  Psal- 
modi,  il  revint  mourir  dans  son  ancien 
prieuré. 

III.  Emenon,  religieux  de  Gellone, 
puis  prieur  de  Sauve  &  enfin  abbé  d'A- 
niane;  il  mourut  le  18  avril;  l'année  est 
inconnue. 

IV.  Pons  I  Ebi.e,  doyen  de  Gellone, 
abbé  de  Joncels,  nommé  prieur  par  Pierre, 
abbé  de  Gellone. 

V.  Pons  II  Garnier,  nommé  en  io85; 
mourut  on  ne  sait  au  juste  quelle  année, 
un  21  septembre. 


Note 
'47 


720 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


VI.  Ratmond  de  Brodet,  1090,  mort 
le  I  2  avrih 

VII.  Rainaud,  indiqué  par  le  nécrologe 
de  Gellone  au  6  mai,  sans  date  d'année. 

VIII.  Guillaume  Rostaing,  men- 
tionné par  le  nécrologe  aux  25  août  & 
25  septembre. 

IX.  Pierre  I,  mentionné  en  1162. 

X.  Hugues,  prieur  dès  le  mois  de  juil- 
let de  la  même  année. 

XI.  Pierre  II  Raimond,  témoin  d'une 
charte  de  Bernard  d'Anduze  d'octobre  1184. 

XII.  Pierre  III  de  Cervière,  1221- 
1229;  indiqué  par  le  nécrologe  au  8  no- 
vembre. 

Abbés  de  Sauve  : 

I.  Frézol  de  Chavanon,  depuis  l'érec- 
tion en  abbaye  (1266)  jusqu'en  1279. 

II.  Gui,  1280.  Sa  mort  est  indiquée  au 
18  juillet  par  le  nécrologe  de  la  Sauve- 
Majeure. 

III.  H.  DE  Tresfons,  1307. 

IV.  Raimond  I  prête  serment  de  fidé- 
lité au  roi,  par  procureur,  en  i32i. 

V.  DÉCAN  d'Uzès,  abbé  de  Sauve  jus- 
qu'en 1324,  date  de  sa  nomination  à  Gel- 
lone par  Jean  XXII. 

VI.  Raimond  II,  1324. 

VII.  Hugues  Séguin,  1372,  5  juin, 
translation  du  corps  d'Urbain  V  à  Saint- 
Victor  de  Marseille;  encore  abbé  en  1390. 

VIII.  Garnier  de  Corneille,  1416- 
1417. 

IX.  Bertrand  de  Cadoene,  plus 
tard  évêque  in  partibus  de  Paphos,  puis  de 
Saint-Flour  &  d'Uzès,  abbé  de  Sauve  en 
1426. 

X.  Jean  I  de  Roquemaure,  1442. 

XI.  Rostaing  d'Ancezune  de  Cade- 
rousse,  évêque  de  Fréjus,  puis  arche- 
vêque d'Embrun,  abbé  de  Sauve  en    1492. 

XII.  Jean  II  d'Ancezune  de  Cade- 
ROUSSE,  abbé  commendataire  de  i5io  à 
i5i7. 

XIII.  Jacques  I  de  Mannes,  abbé 
commendataire  en  i5i7;  troublé  dans  la 
possession  de  l'abbaye  par  un  certain 
Pierre  Cotereau. 

XIV.  Jean  II  de  Faucon,  abbé  com- 
mendataire de  i53o  à  i533,  se  démit  cette 
dernière  année. 


XV.  François  de  Faucon,  i533-i543. 

XVI.  Jean  IV  de  Pierrevive,  1543- 
i553. 

XVII.  Louis  de  Crussol;  en  i558  il 
n'avait  pas  encore  ses  bulles,  &  l'abbaye 
était  en  économat. 

XVIII.  Maurel  de  Lunel,  abbé  jus- 
qu'en 1589. 

XIX.  Jacques  II  Guérin,  abbé  jus- 
qu'en 1640. 

XX.  David  Delmas,  abbé  commenda- 
taire, chanoine  d'Agde,  assiste  à  l'assem- 
blée générale  du  clergé  de  1645. 

XXI.  Henri  Delmas  succéda  au  pré- 
cédent, son  parent. 

XXII.  N.  DE  Meretz,  vicaire  général 
de  l'évèque  d'Alais,  prévôt  du  chapitre  ca- 
thédral,  abbé  de  Sauve  le  27  décembre 
1712. 

XXIII.  N.  DE  Vallory  la  Pomme- 
raie, nommé  par  le   roi  en  janvier  1721. 

XXIV.  N.    DE    LA   ViLLEVIEILLE,    177O. 

XXV.  N.  DE  Glanderez,  1783. 

Fontaine  Sainte- Claire  d'Alais.  —  Cette 
abbaye  de  femmes,  de  l'ordre  de  Cîteaux, 
fut  fondée  par  Pierre-Bermond,  seigneur 
de  Sauve,  en  1254;  il  lui  assigna  la  dixième 
partie  du  péage  de  la  Roque,  que  saint 
Louis  transforma  la  même  année  en  une 
rente  perpétuelle  de  trente  sous  tournois; 
elle  était  soumise  à  l'abbaye  de  Mazan,  au 
diocèse  de  Viviers;  une  charte  de  i5i6  le 
prouve  expressément. 

On  ne  connaît  que  les  abbesses  sui- 
vantes : 

Agnès  de  Montpezat,  1309. 

Mabilie  de  Chateauneuf-Randon, 
novembre  1443. 

Clairmunde  Virgilie,  1467-1476. 

Jacquette  Grégorie,  1483-1493. 

Isabelle  de  Montboissier,  i5i6. 

Delphine  de  Ouaillois  de  Vogué, 
1726. 

N.  d'Avejean,  1732. 

N.  DE  Ganges,  1774. 

Maladrerie  d'Anduze.  —  Elle  fut  fondée 
à  une  époque  incertaine  par  les  consuls  & 
habitants  de  cette  ville,  &  placée  sous  le 
patronage  de  la  communauté.  Au  dix-sep- 
tième siècle,  les  chevaliers  de  Saint-Lazare 


Note 
'47 


Note 
'47 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


721 


Note 


•  essayèrent  de  réunir  cette  maison  à  leur 
ordre  &  obtinrent,  en  1680,  un  arrêt  qui 
leur  donnait  raison.  Les  consuls  protestè- 
rent immédiatement  en  rappelant  que  cette 
maladrerie,    n'étant    point    de    fondation 


Note 
.48 


sa  sécularisation  par  Clément  VII;  jusqu'à 
cette  époque,  il  renferma  quatre  dignités  : 
grand-prieuré,  archidiaconé,  trésorerie  & 
préchantrerie,  huit  canonicats  &  trente 
demi-prébendes.    L'évèque    nommait    aux 


royale,  leur  était  de  tout  point  soumise  &      dignités,  mais  son  choix  ne  pouvait  porter 


refusèrent  de  rendre  compte  de  leur  admi- 
nistration aux  délégués  de  la  chambre  de 
l'Arsenal'. 

Maladrerie  d'Alaîs.  —  Elle  existait  dès 
le  quinzième  siècle  au  moins,  &  paraît  en 
i5o3,  dans  des  reconnaissances  faites  au 
chapitre  d'Alais;  elle  semble  avoir  joui 
d'une  grande  prospérité  &,  pendant  tout 
le  seizième  siècle,  nous  la  voyons  rece- 
voir des  donations  des  bourgeois,  faire 
des  acquisitions,  recevoir  des  déclarations 
&  des  reconnaissances.  Elle  avait  une  cha- 
pelle dédiée  à  saint  Lazare  &  élait  dirigée 
par  un  prêtre  qui  prenait  le  titre  de  recteur 
de  la  chapelle  de  Saint-Lazare  des  maladre- 
ries  d'Alais'.  [A.  M.] 


NOTE  CXLVIII 

AJOUTÉE   PAR  LES   NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
d'Alet. 

L'ÉVÈCHÉ  d'Alct,  créé  en  i3i8  par  le 
pape  Jean  XXI!,  fut  doté  avec  les  reve- 
nus de  l'abbaye  carolingienne  de  ce  nom, 
&  la  congrégation  des  moines  devint  le 
chapitre.  L'évèque  était  seigneur  temporel 
de  la  ville,  qui  devait  son  existence  à  celle 
du  monastère.  Dédiée  autrefois  à  Notre- 
Dame,  la  cathédrale  fut  plus  tard  détruite 
par  les  calvinistes  &  remplacée  par  la  salle 
du  réfectoire  de  l'ancien  couvent.  Le  cha- 
pitre resta  régulier  jusqu'en  i53i,  date  de 


'  Acte  de  protestation  d'avril  1680;  Archives 
nationales,  S.  4812,  liane  d'AnJu^e. 

'  Dan»  le  carton,  S.  4812,  aux  Archives  natio- 
nales, voir  une  série  d'extraits  de  divers  actes  re- 
latifs à  cette  maladrerie,  exiraits  faits  à  la  fin  du 
dix-septième  siècle. 


que  sur  des  chanoines  ;  les  canonicats 
étaient  alternativement  conférés  par  l'évè- 
que &  par  chaque  chanoine  à  tour  de  rôle. 
Les  chanoines  nommaient  à  douze  des 
seize  demi-prébendes;  les  quatre  autres 
étaient  à  la  disposition  de  l'archidiacre; 
ajoutons  encore  quatre  enfants  de  choeur, 
entretenus  grâce  aux  revenus  de  l'un  des 
canonicats  qui  était  affecté  à  la  précep- 
torerie.  La  sécularisation  de  i53i  Ae  fit 
guère  que  changer  le  titre  de  grand-prieur 
en  celui  de  doyen  &  modifier  la  vie  inté- 
rieure de  la  communauté;  le  nombre  des 
canonicats  resta  fixé  à  douze,  celui  des 
prébendes  à  seize. 

Dans  le  diocèse  d'Alet,  il  y  eut  jusqu'à 
quatre  abbayes,  dont  aucune  ne  subsistait 
au  dix-huitième  siècle.  Ce  sont  les  abbayes 
de  Saint-Jacques  de  Jocou,  Saint-Martin 
de  Lez,  Saint-Pierre  de  Fenouillèdes  & 
Saiiit-Paul  de  Fenouillèdes. 

Abbaye  de  Saint-Jacques  de  Jocou.  — 
Cette  abbaye  (S.  Jacobus  Jocundensis),  de 
l'ordre  de  Saint-Benoît,  était  située  dans 
le  pays  de  Sault,  sur  les  limites  du  Rous- 
sillon.  Elle  existait  dès  873,  date  de  la  con- 
sécration de  l'église  de  Notre-Dame  de  la 
Formiguière  par  l'archevêque  Sigebode; 
cette  église  avait  été  donnée  à  Jocou  par 
Wifred  le  Velu,  son  frère  Miron,  Oliba, 
comte  de  Carcassonne,  &  son  frère  Ac- 
fred ,  comte  de  Razès;  au  onzième  siècle, 
elle  dépendait  encore  de  l'abbaye  &  avait 
titre  de  prieuré.  Saint-Jacques  de  Jocou 
fut  soumis  successivement  à  Saint-Michel 
de  la  Cluse,  puis  à  Saint-Victor  de  Mar- 
seille, par  le  pape  Urbain  V,  en  l'Sôj  ;  il 
fut  uni  à  Saint-Paul  de  Fenouillèdes  dans 
la  seconde  moitié  du  quinzième  siècle. 

Abbés  de  Jocou  : 

I.  WuLFARICUS  paraît  dans  l'acte  de 
consécration  de  873. 

II.  Salomon  lui  succéda;  884-894. 


IV. 


46 


Note 
148 


r-- 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


m.  Benoit,  999. 

IV.  Eribert  fit,  en  1018  &  1019,  une 
nouvelle  consécration  de  l'église  de  la 
Formiguière  ;  Guifred,  archevêque  de  Nar- 
bonne,  présida  la  cérémonie,  qui  eut  lieu 
le  6  octobre  1019. 

V.Guillaume  I,  témoin  dans  une  charte 
de  1106. 

VI.  Raimond  I,  II 12. 

VII.  Guillaume  II,  1114-1123. 

VIII.  Raimond  II,  1126. 

IX.  Guillaume  III,  ii33. 

X.  R.,  1154. 

XI.  Roger,  connu  par  un  accensement 
de  1195. 

XII.  R.,  1252. 

XIII.  ErmengAUD,  prieur  &  sacristain 
d'Alet,  élu  le  11   septembre  1253,  à  Car- 


de &  est  mentionnée,  en  966,  dans  le  tes- 
tament de  Seniofred,  comte  de  Barcelone. 
Elle  fut  soumise,  un  siècle  plus  tard,  à 
l'abbaye  de  Cluny,  par  Bernard,  comte  de 
Bésalu;  à  cette  époque,  elle  était  tombée 
entre  les  mains  de  simoniaques  &  appar- 
tenait au  vicomte  du  pays,  Pierre;  cepen- 
dant, en  1173,  un  autre  vicomte,  Arnaud, 
en  possédait  encore  une  partie.  L'abbaye 
fut  érigée  en  collégiale  en  i3l8,  par 
Jean  XXII,  &  le  nouveau  chapitre,  dirigé 
par  un  doyen,  fut  chargé,  de  concert  avec 
le  chapitre  d'Alet,  d'élire  l'évèque  du  dio- 
cèse; ce  droit  d'élection  lui  fut  enlevé  par 
Clément  VI. 

Le  chapitre  était  composé  de  trois  di- 
gnitaires :  un  doyen,  un  sacristain  chargé 
de  la  paroisse  &  un  préchantre,  de  douze 


Note 
\ifi 


cassonne;   il  vivait  encore  en   1256,  peut-      chanoines    &    de    trente   semi-prébendés  ; 


être  même  en  1263. 

XIV.  Arnaud,  dont  on  sait  seulement 
qu'il  eut  le  suivant  pour  successeur  immé- 
diat. 

XV.  Guillaume  IV  de  Marcan,  élu 
en  i3io,  vivait  encore  en  i3i7;  devint  plus 
tard  fou  &  mourut  en  prison. 

XVI.  Guillaume  V,  mort  en  i36i. 

XVII.  Guillaume  VI  lui  succéda  la 
même  année. 

XVIII.  Bernard,  nommé,  en  1393,  dé- 
fïniteur,  par  le  chapitre  des  moines  noirs 
tenu  à  Carcassonne;  en  1401,  il  fut  nommé 
visiteur  d'Alet,  de  Saint-Pons  de  Thomiè- 
res,  de  Saint-Polycarpe,  de  Saint-Chinian 
&  de  Saint-Hilaire. 

XIX.  Raimond  III  assiste  au  concile  de 
Pise  de  1409. 

XX.  Je/. N  I,  définiteur  au  chapitre  tenu, 
en  1433,  .  la  Daurade  de  Toulouse. 

XXI.  Jean  II  de  LÉVIS,  indiqué  comme 
administrateur  perpétuel  de  Jocou  dans 
une  bulle  de  Pie  II,  de  1459. 

Abbaye  de  Saint-Pierre  de  Fenouillèdes, 
—  Elle  fut  construite,  au  commencement 
du  onzième  siècle,  par  Bernard,  comte  de 
Bésalu  &  de  Fenouillèdes,  &  autorisée  par 
Serge  IV  en  novembre  lOli. 


Collégiale  de  Saint-Paul  de  Fenouillèdes. 


—    Cette    collégiale     eut 
d'abbaye;  elle  existait  dès 


autrefois    titre 
le  dixième  siè- 


l'évêque  d'Alet  &  le  chapitre  nommaient 
concurremment  le  doyen;  l'évèque  seul 
nommait  le  sacristain  &  le  préchantre. 
Pour  la  collation  des  canonicats,  les  onze 
premiers  étaient  successivement  conférés 
par  l'évèque  &  par  le  chapitre,  &  le  dou- 
zième toujours  par  celui-ci,  sur  la  pré- 
sentation du  chanoine  ayant  le  tour  de 
cheville;  il  en  était  de  même  pour  les  se- 
mi-prébendes. L'abbaye  de  Jocou  fut  réu- 
nie à  Saint-Paul,  dans  le  courant  du  quin- 
zième siècle. 

Parmi  les  doyens,  il  faut  mentionner  ^r- 
naud  de  Verdale,  docteur  en  droit,  qui  paraît 
en  1334  &  i336;  il  fut  chargé  de  différen- 
tes missions  par  le  pape.  En  i337,  il  fonde 
le  collège  de  son  nom  à  Toulouse;  ce  col- 
lège était  situé  sur  l'emplacement  affecté 
dans  la  suite  aux  capucins.  Plus  tard,  Ar- 
naud devint  évêque  de  Maguelonne.  — 
Mentionnons  encore  Géraud  de  Massot, 
vicaire-général  d'Hélie  de  Pompadour,  évê- 
que d'Alet  en  1453. 

Dans  le  diocèse  nous  trouvons  aussi  des 
dominicains  à  Quillan,  &  des  augustins  à 
Caudiez. 

Saint-Martin  de  Le'^.  —  Cette  ancienne 
abbaye,  située  d'abord  dans  le  diocèse  de 
Narbonne,  puis  dans  celui  d'Alet  après  le 
quatorzième  siècle,  paraît,  en  898,  avec 
le    titre    d'abbaye,    dont    elle    jouit    assez 


Note 
148 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


-.3 


longtemps;  elle  fut  l'objet  des  libéralités 
des  comtes  de  Fenouillèdes  &  de  Bésalu 
&  eut  part  aux  legs  du  comte  Bernard, 
mort  en  1020;  sécularisée  par  Guillaume, 
fils  &  successeur  de  celui-ci,  elle  devint, 
en  1022,  un  domaine  de  l'évêque  de  Car- 
cassonne,  Guifred.  Son  église,  qui  fut, 
paraît-il,  reconstiuite  peu  de  temps  après, 
fut  consacrée  en  1045,  par  ce  même  Gui- 
fred, à  la  prière  de  l'archevêque  de  Nar- 
bonne  du  même  nom;  une  fois  consacrée, 
elle  fut  déclarée  inviolable  &  devint  un 
asile.  Vingt-cinq  ans  plus  tard,  en  1070, 
le  comte  de  Bésalu  soumit  Saint-Martin  à 
Saint-Pons  de  Thomières,  dont  la  renom- 
mée était  encore  dans  tout  son  éclat';  il 
devait  garder  son  titre  d'abbaye,  mais  bien- 
tôt ce  ne  fut  plus  qu'un  prieuré  conven- 
tuel. 

Les  abbés  de  Saint- Martin  dont  on 
connaît  les   noms  sont  les  suivants  ; 

l.  Basile,  898,  première  année  de  Char- 
les le  Simple  après  la  mort  d'Eudes. 

n.  Sanche,  abbé  avant  çoS. 

in.  Arnaud  I,  928,  trentième  année  de 
Charles  le  Simple. 

IV.  Eudes  I,  936. 

V.  Arnaud  II,  937-941. 

VI.  S1GIER,  948-949;  en  9')4,  il  obtint 
une  bulle  d'Agapet  II;  parait  encore  en 
958. 

VII.  Odevère,  959. 

VIII.  Raoul,  cité  dans  un  jugement  de 
Seniofred,  comte  de  Barcelone,  de  962; 
paraît  jusqu'en  974. 

IX.  Eudes  II  paraît  de  978  à  984. 

X.  Tructerand  I,  988-1005;  reçut, 
en  994,  une  donation  d'Eudes,  comte  de 
Razès. 

XI.  Bernard,  1009. 

XII.  Tructerand  II,  1023. 

XIII.  Guillaume,  io38. 

Après  son  union  à  Saint-Pons,  l'abbaye 
fut  gouvernée  par  des  prieurs,  dont  on 
connaît  plusieu*,  jusqu'en  1204;  ce  sont 
les  suivants  :  Bérard,  1074;  Gaucelin,  1076; 
Pierre,  1129;  Pons,  1145;  Pierre  J'A-^illan, 
1204.  [A.  M.] 


■  Cette  union  fut  confirmée  par  le  pape  Luce  III, 
yen  1 182. 


NOTE  CXLIX 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Bé-^iers. 

Comme  un  grand  nombre  d'évêques  du 
Languedoc,  celui  de  Béziers  unissait 
à  la  souveraineté  spirituelle  la  domination 
temporelle  d'une  partie  de  la  ville  &  jouis- 
sait d'un  certain  nombre  de  prérogatives 
&  de  droits  :  leur  origine  est  fort  obs- 
cure ;  nous  ne  connaissons  pas  d'acte  car- 
lovingien  concédant  à  l'évêque  de  Béziers, 
comme  à  ceux  d'Agde  ou  de  Narbonne,  la 
jouissance  d'une  partie  des  droits  comtaux  ; 
il  est  probable  que,  comme  à  Albi,  cette 
puissance  s'est  formée  peu  à  peu  &  par  la 
seule  prépondérance  du  clergé  sur  la  no- 
blesse. Cette  prépondérance  ne  se  mani- 
feste pas,  à  Béziers,  avant  le  milieu  du 
douzième  siècle,  cependant  on  peut  croire 
qu'elle  est  plus  ancienne  &  qu'elle  remonte 
à  quelques  cent  ans  plus  tôt.  En  effet,  l'une 
des  sources  de  richesse  de  l'église  de  Bé- 
ziers fut  les  biens  concédés  aux  Espagnols 
parles  premiers  Carlovingiens,  biens  que 
ces  réfugiés  ne  tardèrent  pas  à  abandonner 
à  l'Eglise.  Les  archives  de  la  cathédrale 
contenaient  nombre  d'actes  relatifs  à  ces 
donations,  &  les  diplômes  royaux  qui  y 
étaient  relatifs  en  faisaient  partie'.  Ajou- 
tons à  cette  première  source  de  revenu, 
les  autres  donations  fort  nombreuses  que 
Saint-Nazaire,  érigée  en  congrégation  ré- 
gulière dès  la  fin  du  neuvième  siècle,  reçut 
tant  des  seigneurs  des  environs  que  des 
simples  particuliers.  Dès  la  fin  du  onzième 
siècle,  en  1084,  l'évêque  put  s'exempter  du 
droit  de  dépouilles,  que  percevait  le  comte 
de  Saint-Gilles,  comme  marquis  de  Nar- 
bonne &  ancien  comte  de  Béziers;  enfin, 
au  commencement  du  douzième  siècle, 
nous  trouvons  toute  une  partie  de  la  ville 
soumise  à  l'autorité  épiscopale  &  exempte 
de  la  juridiction  du  comte;  h  la  suite  de 
différends  entre  l'évêque  Bernard  &  les  vi- 

'   Voir  tome  V,  Catalogue,  aux  années  882,  885. 


NoTB 
149 


Note 
■49 


7  H 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


comtes  Roger  de  Carcassonne  &  Raimond 
Trencavel  de  Béziers,  le  comte  de  Tou- 
louse, Alphonse,  nommé  arbitre,  déclara 
que  l'évèque  jouirait  des  droits  de  justice 
&  de  chevauchée  qu'il  possédait  de  temps 
immémorial  &  qu'on  ne  pourrait  jamais  les 
lui  disputer  (Ii3l,  8  mai).  La  même  année, 
la  vicomtesse  Cécile  iSf  ses  deux  fils  enga- 
gèrent à  l'évèque,  à  perpétuité,  l'albergue 
qu'ils  avaient  sur  l'évtque  de  Béziers.  On 
voit,  par  cet  exemple,  comment  l'Eglise 
parvenait  presque  toujoiirs  à  s'affranchir 
de  ces  lourdes  charges  ;  elle  les  rachetait 
pour  Je  l'argent  &  peu  à  peu  se  substituait 
à  l'ancien  seigneur.  Le  domaine  de  l'évè- 
que, en  n3l,  ne  consistait  encore  c[ue  dans 
certains  bourgs,  construits  le  long  de  la 
cité  proprement  dite,  bourgs  qu'il  possé- 
dait déjà  vers  io56,  &  qu'il  engageait  à 
cette  date  à  un  nommé  Rainard. 

Dès  cette  époque,  l'évèque  tient  sa  cour 
(curia,  acte  de  Ii53);  il  rend  la  justice; 
en  Il35,  il  prononce  sur  la  possession  de 
deux  moulins  que  se  disputaient  fiugues 
de  Paulin,  Pierre  de  Caux  &  Guillem  de 
Capestang.  Il  a  son  sénéchal  (senescallu.O  ; 
cette  dignité  donnait  droit  à  certains  hon- 
neurs, à  certaines  prérogatives,  qu'une 
charte  de  ii53  énumère  avec  détail;  fonc- 
tion purement  domestique,  elle  était  à 
cette  ép0([ue  inféodée  à  Pous  de  Corneil- 
lan.  L'évêtfue  possédait  encore  une  partie 
des  leudeb  de  la  ville;  en  1162,  il  engage 
pour  deux  ans  au  préchantre  de  Saint-Na- 
zaire  les  produits  de  ces  leudes  moyennant 
mille  sous  de  Melgueil  ;  dans  ce  contrat, 
dont  nous  donnons  un  extrait  en   note', 

'  ii(5î,  23  avril.  —  Ego  Guillelmus,  episcopus 
Bitterrensis,  consilio  &  volumate  canonicoriim 
Biterrensis  sedis  ecclesiae  Sancti  Nazarii  &  Celsi... 
vendo  &  cum  hac  carta  trado  tibi  Guillelmo  de 
Bitterri  praecentori  praedictae  ecclesiae  &  tibi 
Natan  Ebraeo,  vobis  &  haeredibiis  vestris  ad  fa- 
ciendum  vestram  voliintatem ,  ad  habendum  in 
vestrum  opus  de  prima  ventura  festivitate  Sancti 
Michaëlis  usqiie  ad  duos  annos  completos  omnes 
reddiius  &  fructus  totiiis  meae  leddae  de  camino 
de  Bitterri  &  omniinn  aliarum  mearum  leddarum, 
panis  videlicet  &  de  salis  &  de  boiarico  &  meae 
partis  de  critaturis,  &  hoc  propicr  solidos  im  Mel- 
gorienses ,  quos  omnes  denarios  a  vobis  h.ibiii  & 
pleniter    recepi  ,    quos    omnes    dedi    in    emptione 


on  voit  le  préchantre,  dignitaire  ecclé- 
siastique, s'associer  avec  un  juif,  Nathan, 
pour  une  affaire  de  prêt;  quelques  années 
plus  tard,  en  1180,  le  frère  de  ce  même 
préchantre,  Robert,  paie  ui'.e  somme  égale 
de  mille  sous  de  Melgueil  le  droit  de  per- 
cevoir le  tiers  que  l'évèque  prenait  de  la 
leude  sur  le  bois,  les  bateaux  &  les  mar- 
chandises ;  les  deux  autres  tiers  apparte- 
naient au  vicomte.  Au  nombre  des  droits 
que  l'évèque  possédait  encore  à  cette  épo- 
que, mentionnons  celui  d'instituer  les  ta- 
bellions &  de  garderies  sceaux;  il  parta- 
geait ce  droit  avec  le  vicomte;  en  Il83, 
celui-ci  promit  de  ne  nommer  aucun  no- 
taire sans  prendre  son  avis.  On  peut  voir 
dans  les  preuves  plusieurs  chartes  relatives 
à  ce  droit. 

A  la  fin  du  douzième  siècle,  le  pouvoir 
épiscopal  s'accrut  encore  par  suite  de  cir- 
constances toutes  fortuites;  Roger  II  allait 
mourir,  laissant  un  fils  en  bas  âge,  envi- 
ronné d'ennemis,  &  au  milieu  de  dangers 
sans  cesse  croissants;  par  son  testament 
de  1193,  il  remit  l'administration  de  cha- 
cun de  ses  comtés  à  des  personnes  diffé- 
rentes; le  Biterrois  fut  confié  à  l'évèque, 
Estève  de  Servian,  Elzèar  de  Castres  Si 
Daurde  de  Boussagues;  de  plus  une  en- 
quête de  l'année  suivante  fit  connaître 
que  le  vicomte  n'avait  sur  les  hommes  des 
églises  (cathédrale  de  Saint-Nazaire  &  col- 
légiales de  Saint-Aphrodise  &  de  Saint- 
Jacques)  ni  droit  de  queste,  ni  droit 
d'albergue  ;  en  fait  de  droit  de  justice, 
il  ne  se  réserva  que  les  cas  d'homicide  & 
d'adultère  &  l'appliatien  des  peines  corpo- 
relles prononcées  par  les  juges  ecclésias- 
tiques; le  vicomte  &  l'évèque.posséJaient 
en  commun  le  droit  de  chevauchée  &  re- 
cevaient le  serment  des  habitants.  Après  la 
mort  de  Roger  II,  le  tuteur  de  son  fils, 
Bertrand  de  Saissac,  qui  était  un  albigeois 
déclaré,  dut  délaisser  encore  plus  complè- 
tement Béziers,  &  un  acte  du  4  août  1 194 
abandonna  à  l'évèque  &  à  son  conseil  le 
choix  du  viguier.  A  la  même  époque,  l'évé- 

quam  feci  de  Petro  de  Tesano  de  omni  honore, 
quam  habebat  apud  Gabianum  &  in  ejus  terminus 

St  de  omnt  dominatione  quam   ibi  habebat 

(Collection  Doat,  v.  61,  {"  ziS.) 


Note 
149 


Noi  E 
'49 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


72D 


que  achetait  le  bourg  de  Maureillan  aux 
jjarticiiliers  qui  le  possédaient. 

La  guerre  des  albigeois  ne  fit  qu'étendre 
les  droits  de  l'église  de  Béziers.  C'est  ainsi 
que,  par  faveur  exceptionnelle,  le  vicomte 
llainiond  Trencavel  avait  permis  aux  cha- 
noines de  Saint-Nayaire  de  faire  une  porte 
dans  la  muraille  de  la  ville,  près  de  leur 
cloître,  porte  dont  ils  garderaient  la  clef 
en  temps  de  paix  &  de  guerre,  sous  la  rede- 
vance de  vingt  sous  de  Melgueil.  L'évéque, 
pendant  la  croisade,  en  profita  pour  s'empa- 
rer des  clefs  de  nombre  de  portes,  nommer 
des  gardiens,  se  faire  apporter  les  clefs  cha- 
que soir,  Si  ces  prétentions  donnèrent  lieu, 
en  1249,  à  une  grande  enquête  dont  nous 
ne  connaissons  pas  le  résultat;  m.iis  pro- 
bablement ils  furent  favorables  à  l'évéque, 
ses  témoignages  étant  en  apparence  beau- 
coup plus  concluants  que  ceux  que  le  sé- 
néchal pouvait  leur  opposer.  Ce  document, 
d'une  grande  étendue,  est  des  plus  curieux 
pour  l'histoire  des  mœurs  &  fournit  de 
nombreux  détails  sur  les  événements  de  la 
guerre  des  albigeois.  Gratifié  par  le  comte 
de  V  ntfort  d'une  partie  des  dépouilles 
des  hérétiques,  l'évéque  vit  s'augmenter 
à  la  fois  son  pouvoir  matériel  &  son  in- 
fluence morale;  en  I2i3,  révê((ue  Ber- 
trand acquiert  de  Bernard  de  Béziers  ses 
droits  héréditaires  sur  la  chape',  la  mon- 


'  Voici  un  extrait  de  cette  pièce,  curieuse  à  plus 
d'un  titre  : 


ture  &  les  ornements  de  l'évéque  lors  do 
sa  première  entrée,  restes  du  droit  de  dé- 
pouilles que  ce  seigneur  exerçait,  nous 
ne  savons  en  vertu  de  quel  titre.  L'acqui- 
sition du  château  de  Cazouls,  donné  en 
1224  par  Amauri,  acheté  plus  tard  à  ses 
divers  possesseurs  &  enfin  concédé  par 
les  enquêteurs  de  1262,  celle  d'une  partie 
des  bourgs  de  Béziers,  la  confirmation  par 
Adam  de  Milli,  en  l23o,  de  la  possession 
des  leudes  &  de  la  jouissance  de  la  justice; 
tels  sont  les  principaux  faits  qui  marquent 
l'histoire  de  cette  période.  Une  sentence 
de  1262  nous  prouve  qu'en  dépit  de  l'op- 
position des  consuls,  l'évéque  avait  seul 
droit  de  faire  les  criées  &,  par  conséquent, 
seul  le  droit  de  ban.  En  1274,  après  une 
enquête  qui  dura  plus  de  huit  ans,  le 
juge  royal,  Barthélemi  de  Pennautier,  dut 
lui  reconnaître  le  libre  exercice  de  la  po- 
lice de  la  ville  &  des  marchés,  le  droit 
de  surveiller  les  marchandises  &  de  taxer 
les  denrées.  En  cas  de  conflit,  la  cour  de 
l'évéque  fut  prépondérante;  par  exemple, 
si  un  malfaiteur  banni  (banditus)  par  les 
deux  cours  fournit  caution  à  la  cour  du,  roi 
&  demande  à  revenir,  la  cour  épiscopalo 
peut  s'y  opposer. 

Cette  seigneurie,  qui  ne  relevait  même 
pas  du  roi,  puisque  l'évéque  ne  devait  que 
le  serment  de  fidélité  (acte  de  1329)  dura 
jusqu'à  la  Révolution. 


L'évéque  de  Béziers  avait  certains  droits 
particuliers  sur  l'église  de  Saint-Aphrodisc. 
Une  première  sentence  de  iiyS  porte  que 
pendant  la  vacance  de  l'abbaye,  l'adminis- 


In  nomine  Dominijanno  Nativitatis  ejusdem 
M°  CC°  x"  m",  régnante  rege  Philippo,  kalendas 
januarii.  Ego  Bernatdus  de  Biterri   per  me  &  per 

omnes  haeredes  &  siiccessores  meos  bona  fide tration  en  appartiendra  à  l'évéque,  dont  le 

solvo cedo Domino  Deo  &  ecclesiae  sanc-      consentement  sera  nécessaire  pour  confir- 

torum  martirum  Nazarii  &  Celsi,  &  tibi  Bertrando 
nuper  consecrato  episcopo  ejusdem  ecclesiae  &  om- 
nibus successonbus  tuis  episcopis  impcrpetuum, 
videlicet  totum  quidquid  ego  vel  antecessores  mei 
vel  aliqua  persona  pro  nobis  vel  nomine  nostro 
visi  sumus  cepisse  vel  habuisse  aliquo  modo  in 
palaTredo  seu  qualibet  equitatura  &  in  capa  seu 
quolibet  indûment©  vel  ornatu  cujuslibei  episcopi 
Biterris  nuper  consecrati  &  primum  post  conse- 
crationem    intrantis    palatium    episcop.ile    Biter- 

rense Totum  hoc  fuit  faclum  apud  Salvianum, 

in  stari  ipsius  Berna-di  de  Biterris,  in  praesentia 
&  tcstimonio  Enge'berti  archidiaconi,  Beraldi  ab- 
batis  de  Caunis,  Cuiraudi   Jordani,  Raimundi   de 


1er  toute  nouvelle  élection;  de  plus,  à 
certains  jours  de  l'année  &  aux  grandes 
fêtes,  l'abbé  &  les  chanoines  devaient  se 
rendre  à  Saint-Nazaire  pour  prendre  part 
aux  offices  &  processions  solennelles.  Cette 
transaction  donna  lieu  à  de  vifs  débats,  en 
1263,  après  la  mort  de  l'abbé  R.,  entre  le 
chapitre  &  l'évéque  Pons.  Celui-ci  s'étant 

Volcia,  Pontii  eleemosinarii  Sancti  Nazarii,  Ber- 
trandi  de  Sancto  Egidio  ecclesiae  Magalonensis 
canonici,  Stephani  Sicfredi  Sancti  Affrodisii  ca- 
nonici (Collection  Doat,  v.  62,  f"  67.) 


niù  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  

Note      '  Note 

'•^^      rendu  à  l'abbaye  pour  consoler  les   cba-  en  étaient  séparées.  Pendant  tout  le  dou-       '^-^ 

noines    de    la    perte    de    leur    abbé,    n'en  zième  siècle,  nous  voyons  le  chapitre  ainsi 

trouva   aucun    &   dut   faire    lire    sans    au-  réorganisé  prendre  part  à  divers  actes  d'ad- 

diteurs    une    sentence   d'excommunication  ministration  de  concert  avec  l'évéque,  se 

qu'il  venait  de   lancer  contre  le  chapitre,  faire  restituer  une  grande  partie  des  dîmes 

qui  refusait  de  lui  laisser  exercer  les  droits  occupées  par  les  la'iques,  accenser  des  ter- 

stipulés    par    la    transaction    de    1175.    11  res   &  prendre   part  à   la   reddition    de    la 

nomma  un  administrateur  du  temporel  &  justice.  En  ii53,  Eugène  III   lui  accorda 

requit  les  membres  de  la  collégiale  de  se  une  bulle  confirmant  ses  privilèges  &  pos- 

conformer  sans  retard  à  la  transaction  an-  sessions,   &    lui    assurant   un    droit  supé- 

cienne   ou   de  s'en  remettre   au  jugement  rieur  sur  le  prieuré  de  Cassan,  les  abbayes 

des  prud'hommes  de  Béziers.  Les  chanoines  de   Saint-Jacques   &  de   Saint-Aphrodise  ; 

répondirent   qu'ils  en  délibéreraient.   Du  les   clercs  de  ces  deux  derniers  chapitres 

reste,  la  lutte,  quoique  vive,  resta  cour-  devaient,   en    signe    de   soumission,   faire 

toise,  &  l'évéque  prit  soin  de  faire  expé-  une  procession  annuelle  à  Saint-Nazaire. 

dier  le  testament  du  dernier  abbé  &  de  dé-  En  1182,  le  vicomte  Roger  II  lui  accorda 

livrer  les   legs  faits  par  lui   au  chapitre;  une  charte  d'amortissement,  &  son  fils  Rai- 

il  n'en  appela  pas  moins  au  Saint-Siège  &  mond-Roger  permit  aux  chanoines  d'entou- 

réclania  du  pape  le  retour  à  l'ancien  état  rer  de  murailles  plusieurs  de  leurs  églises 

de  choses.  L'affaire  se  termina  en  mai  1264  (acte  de  i2o3). 

par  une  sentence  arbitrale  de  Gui,  cvêque  Nous  avons  de  nombreux  statuts  relatifs 

de  Sabine,  légat  du  pape,  qui  donna  raison  à  l'organisation  du  chapitre,  entre  autres 

à  l'évéque.  En  1292,  le  chapitre  de  Saint-  un  de  I23l  ,  qui   établit  qu'à  l'avenir  il  y 

Aphrodise   avait    encore    querelle    avec    le  aurait  chaque  année  trois  chapitres  gèné- 

recteur  de  la  Madeleine,  qui,  chargé  par  ranx  dans  l'église  de  Saint-Nazaire;  un  de 

l'évéque  Pons  de  l'administration  de  l'ab-  1254,  qui  fonda  une  lampe  perpétuelle  de- 

baye,   réclamait  le  remboursement  de  ses  vaut  le  Saint-Sacrement  ;  enfin  un  de  1279, 

dépenses.  De  son  côté,  le  chapitre  voulait  qui  mit  à  la  charge  du  conducher  l'entre- 

qu'il  rendît  compte  de  son  administration  tien  du  sonneur  de  cloches.  En   i3i5,  on 

temporaire.    Depuis    le    treizième    siècle,  astreignit   le  chef  d'œuvre,   l'aumônier  & 

l'évéque  semble  avoir  paisiblement  joui  de  le   bailli    à   rendre    leurs    comptes   chaque 

ses  droits  supérieurs  sur  Saint-Aphrodise.  année.  En  i38o,  le  chapitre  comptait  treize 

chanoines  &  quatre-vingts  bénéficiers;  un 
Chapitre  de  Bé-^'iers.  —  La  congrégation  statut  de  cette  année  régla  les  distributions 
do   Saint-Nazaire   apparaît   dès    897,   dans  de  vin  &  astreignit  les  bénéficiers  h  la  pré- 
un   échange   entre   l'évéque   Fructuaire  &  sence,  sous  peine  d'être  privés  de  leur  dis- 
le  vicomte  Boson.  C'est  donc  l'un  des  plus  tribution. 

anciens    chapitres     réguliers    de     la    Pro-  Le    chapitre    avait    l'administration    du 

vince.    Au    onzième    siècle,    ses    membres  temporel  pendant  la  vacance  du  siège,  & 

cessèrent    d'observer    les    règles    canoni-  le  roi  ne  pouvait  y  exercer  de  droits  de 

ques,   &    la   plupart   des    dignités    capitu-  régale;    c'est   ce   que    prouve    un    acte   de 

laires  devinrent  la  propriété  des   laïques;  i352,  portant   main-levée   de  la  saisie  du 

c'est    ainsi    qu'en    1077,    les    seigneurs    de  temporel,  effectuée  après  la  mort  de  l'é- 

Faugères    possédaient    à    titre    héréditaire  vêque  Guillaume;   l'acte   indique   expres- 

l'archidiaconé  &  les  honneurs  qui  en  dé-  sèment    que    cette    main -levée    est    faite 

pendaient;  ils  s'en  démirent  à  ce  moment  parce  que  la  saisie  était  injuste  &  non  pas 

en  faveur  de  l'évéque  Matfred,  auquel  re-  ])ar  suite    de  l'élection    du  nouvel  évêquo 

vient  l'honneur  d'avoir  rétabli  la  régularité  Hugues;  cette  clause  prouve   que  les  offi- 

dans  le  chapitre  de  Béziers.  Ce  prélat  mit  ciers  royaux  avaient  reconnu  le  bon  droit 

la  dernière  main  à  son  œuvre  en  1092,  en  du  chapitre. 

réunissant  au  chapitre  les  nienses  du  prc-  Au    dix-huitième    siècle,    celui-ci    était 

vôt  &  du  sacrtste  qui,  depuis   longtemps,  composé  de    la   manière    suivante   ;    treize 


Note 
149 


NOTES  SUR  LHISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


727 


chanoines,  dont  le  dernier  était  l'évèque; 
sur  ces  treize  chanoines,  six  étaient  des 
dignitaires  :  grand  archidiacre,  grand 
chantre,  archidiacre,  sacriste,  camérier  & 
sous-chantre.  Venaient  ensuite  vingt-huit 
prébendes,  dont  quatre  étaient  hebdoma- 
diers;  vingt-deux  demi-prébendés,  douze 
bénéficiers.  L'évèque  nommait  à  toutes  les 
charges. 

Dans  la  ville  de  Béziers,  on  comptait  les 
couvents  suivants  :  dominicains,  augus- 
tins,  freies  mineurs,  carmes;  on  trouvera 
plus  bas  des  notices  sur  ces  premiers  cou- 
vents ;  il  faut  y  ajouter  les  hospitaliers  de 
Saint-Augustin,  établis  en  1804,  les  capu- 
cins, introduits  en  1694  par  l'évèque  Tho- 
mas de  Bonzi,  les  jésuites  introduits  par 
Jean  de  Bonzi  en  1699,  les  minimes  &  les 
récollets  en  1607,  les  religieuses  hospi- 
talières (1646),  les  pères  de  la  Merci, 
les  religieuses  de  Sainte- Marie  appelées 
de  Bordeaux  en  1616  &  unies  aux  ursu- 
lines;  enfin  ces  dernières,  &  les  pères  de 
la  Doctrine  chrétienne  qui  desservaient 
l'une  des  cinq  paroisses.  Le  séminaire  da- 
tait de  1699. 

Dans  le  diocèse  on  trouvait  encore  des 
dominicains  à  Montseret,  à  ServianJ  établis 
sous  Clément  de  Bonzi  en  1684,  des  mini- 
mes à  Notre-Dame  de  la  Consolation  près 
Béziers,  des  cordeliers  &  des  récollets  a  Gi- 
gnac;  des  capucins  à  Bédarrieux  &  à  Séri- 
gnan,  enfin  des  religieuses  de  Notre-Dame 
installées  dans  cette  dernière  ville  en  1646. 

Dominicains.  —  L'établissement  des  frè- 
res prêcheurs,  à  Béziers,  date  du  milieu  du 
treizième  siècle'.  Le  roi  saint  Louis,  qui 


'  Voici  la  charte  de  fondation  de  ce  couTent,  par 
le  s^néthal  de  Carcassonne,  en  1248  : 

NoTerint  uniTersi  praesentes  litteras  inspecturi, 
quod  nos  Joannes  de  Crannis,  miles,  senescallus 
Carcassonne  &  Biterris,  de  mandate  domini  Régis 
Franciae  nobis  facto  per  Robertum  Scancionem 
servientem  domini  Régis,  posuimus  in  possessio- 
nem  platée  castri  destructi  de  Biterri  fr.urem  Pe- 
trum  de  Arelate  &  fratrem  Bernardum  de  Rococillo 
de  ordine  Praedicatorum  nomine  totius  ordinis 
praedicti,  ad  faciendum  ibi  ecclesiam  seu  monas- 
terium   &  mansionem.    In"  ciijus    rei   lestimoniiim 


accorda  toujours  à  cet  ordre  la  plus  grande 
faveur  &  une  active  protection,  leur  céda, 
en  1247,  le  lieu  jadis  occupé  par  le  château 
de  la  ville,  que  le  sénéchal  Jean  de  Cranis 
leur  délivra  le  25  février  de  l'année  sui- 
vante. Comblé  de  donations,  protégé  par 
les  souverains  pontifes,  ce  couvent  ne 
farda  pas  à  prendre  une  grande  extension; 
Alexandre  IV  lui  permit  de  prendre  jus- 
qu'à trois  cents  livres  sur  le  produit  des 
rapines,  usures  &  biens  mal  acquis,  non 
réclamés  par  leurs  légitimes  possesseurs. 
En  1252,  les  enquêteurs  du  roi,  Henri  de 
Vézelay,  Nicolas  de  Cahier  &  Pierre  des 
Voisins  leur  assurèrent  la  possession  du 
terrain  concédé  en  1247.  Les  actes  que 
nous  avons  pu  rassembler  sur  cet  établis- 
sement permettent  de  juger  jusqu'à  quel 
point  les  ordres  mendiants  poussaient 
leurs  exigences.  Les  dominicains,  comnie 
les  autres  religieux  de  la  ville  de  Béziers, 
avaient  une  certaine  étendue  de  terrain 
qui  leur  servait  de  paroisse  &  constituait 
une  partie  de  leur  revenu;  ils  veillaient 
soigneusement  à  ce  qu'aucune  église  ne 
vînt  dans  l'étendue  de  ce  domaine  leur 
faire  pour  ainsi  dire  concurrence  (bulle 
de  Clément  IV).  Un  champ  inculte,  situé 
près  de  leur  jardin,  servait  de  lieu  de  réu- 
nion aux  habitants  des  environs;  le  prieur 
Etienne  Engueneuse  demanda  &  obtint  du 
sénéchal  la  clôture  de  ce  lieu,  sous  prétexte 
que  les  hommes  &  les  femmes  s'y  condui- 
saient indécemment  {inhoneste,  —  acte  de 
février  1277).  Mais  ces  etcigences  se  firent 
jour  surtout  au  quatorzième  siècle,  pen- 
dant la  guerre  des  Anglais;  alors  que  tou- 
tes les  villes  du  Midi  déiriiisaient  leurs 
faubourgs  &  s'entouraient  de  murailles, 
seuls  les  dominicains  refusèrent  de  subir 
le  sort  commun  des  autres  habitants.  Leur 
couvent,  placé  le  long  des  nouveaux  rem- 
parts, gênait  singulièrement  la  défense, 
empêchait  la  surveillance  de  cette  partie 
de  l'enceinte  &  interrompait  les  commu- 
nications :  les  consuls   prennent  sur  eux 

praesentes  litteras  sigilli  nostri  munimine  feclmus 
roborari.  Actum  apud  Biierras,  anno  ab  Incarna- 
tione  Domini  m"  ce"  XL"  vu",  in  die  sancti  Ma- 
ihiae  apostoli  (25  février  1248,  n.  st.).  — (Collec- 
tion Dont,  V.  6-^,  ("  .'i^^,  d'après  l'original.) 


Note 
149 


Note 
'49 


7.8 


NOTES  SUil  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'en  faire  démolir  une  partie;  réclama- 
tions des  religieux  qui  allèguent  leurs 
privilèges;  ils  se  plaignent  à  l'arclievêque 
d'Auch,  lieutenant  du  roi  en  Languedoc, 
qui  enjoint  aux  consuls  de  Béziers  de  ré- 
parer les  dommages  (acte  de  1347).  En 
même  temps  ils  font  éloigner  le  marché 
aux  cuirs  dont  l'odeur  les  incommodait 
(acte  de  i345)  ',  supprimer  une  forge  dont 
le  bruit  interrompait  leurs  méditations 
pieuses  (acte  de  i354).  Le  roi  Philippe  Vî, 
son  fils  Jean,  leur  accordèrent  des  lettres 
d'amortissement,  &  le  comte  d'Armagnac, 
en  i357,  le  duc  d'Anjou,  en  i3-]i,  les  pri- 
rent sous  leur  protection  &  sauvegarde". 


'  Nous  donnons  ici  un  extrait  de  cet  acte. 

Philippus,  &C.  vicaiio  &  judici  nostris  Biterris 
vel  eorum  loca  tenentibus  salutem.  Aiidita  quae- 
rela  prioris  &  conventus  fratrum  Praedicatorum 
villae  Biterris  &  vicinorum  eorum  in  hac  parte 
consortium,  super  eo  quod  licet  in  suburbio  ipsius 
villae  sint  satis  loca  congrua  ad  portandum  &  te- 
nendum  corla  bovina  &  alia  causa  vendendi  die- 
bus  mercati  &  aliis,  nihilominus  coria  olentia  £i 
foetorem  magnum  de  se  importantia  dictis  &  aliis 
diebus  portantur  &  tenentur  in  quadam  platea 
publica  sita   infra   muros  dictae  villae,  in  une  de 

majoribus    transitibus    gentium    ex & 

ipsius  villae  contigua  clausurae  domus  dicti  con- 
ventus &  plurium  aliarum  domorum  quorumdam 
habitantium  dictae  villae,  ex  quorum  coriorum 
foetoribus   aer    ibi    inficitur   &  gentes   &  animalia 

ho 


Endommagé  pourtant  pendant  la  guerre, 
leur  couvent  avait  besoin  de  réparations; 
le  même  duc  d'Anjou  leur  donna  quarante 
sous  d'or  en  i366  pour  les  aider  dans  cette 
entreprise;  la  vicomtesse  de  Narbonne, 
Tiburgie,  leur  légua  en  1420  cent  quatre 
setiers  de  froment  &  Benoît  XIII  leur  ac- 
corda cinq  cents  florins  d'or  à  prendre  sur 
les  legs  restés  sans  destination  dans  le 
diocèse  de  Béziers.  La  dédicace  de  leur 
nouvelle  église  eut  lieu  en  i453,  &  qua- 
rante jours  d'indulgence  furent  promis  à 
tous  ceux  qui  la  visiteraient  à  certains 
jours  de  l'année. 

fratrum  Praedicatorum,  cum  juribus  &  bonis  suis 
universis  in  nostra  salva  &  speciali  gardia  exis- 
tentes,  in  signumque  salvae  gardiae  hujusmodi  pe- 
nuncellis  minime  in  eorumdem  domibus  &  locis 
appositis  &  patenter  erectis,  quod  nonnuUi  habi- 
tatores  villae  Biterris  &  in  aliquo  spiritu  moti  ad 
domum  &  loca  dictorum  conquerentium  de  nocte 
accesserunt,  &  plures  insultus  fecerunt;  &  cum 
prior  praedictus  &  quidam  alii  fratres  ad  portam 
ipsius  conventus  venissent  ad  sciendum  qui  talia 
faclebant,  tam  cito  ipsi  raalefactores  lapides  pro- 
jicere  contra  dictes  priorem  &  fratres  multipliciter 
incoeperunt  &  aliquos  de  ipsis  fratribus  graviter 
percusser^mt,  nec  his  contenti  multas  fractiones 
in  parietibus  aedificiorum  dicti  conventus  fece- 
runt, necnon  omnes  muros  &  parietes  de  lapidibus 
orti  dictorum  conquaerentium  iisque  ad  centum 
cannas  vel  circa  in  longum  totaliter  diruerunt, 
ita  quod  ad  dictum  ortum  omnes  publiée  accédant 


NoTS 


&  alia  per  ipsam  plateam  transire  horres-        ^  g.^^^  j^j  ^^^j,^^   immunditiae  de  vilibus  perso^ 


cunt,  fratresque  dicti  conventus  &  alii  vicini 
diversis  aegritudinibus  inficiuntur  &  scandala  sive 
dampna  plurima  patiuntur  in  ipsorum  conquae- 
rentium &  plurium  aliorum  non  modicum  detri- 
mentum,  sicut  fertur,  supplicantes  sibi  super  hoc 
de  remedio  provider!.  Quare  nos  talibus  periculis 
obviare  &  saluti  humani  corporis  quantum  possu^ 
mus  succurrere  cupientes,  mandamus  vobis  ves- 
trumque  cuilibet,  &c.  Datum  Parisius,  die  xxii" 
iunii,  anno  Domini  m"  ccc°  xi.°  v",  sub  nostro 
novo  sigillo.  —  In  requestis;  signé  Genève.  — 
(Collection  Doat,  v.  60,  l"  356;  d'après  l'original.) 

'  Voici  une  pièce  qui  prouve  que  le  couvent 
était  sous  la  protection  &  sauvegarde  du  roi, 
mais  que  cette  protection  ne  pouvait  pas  toujours 
garantir  les  dominicains  des  excès  de  la  population 
de  Béziers  : 

Philippus,  &C.  senescallo  Carcassonao  vel  cjus 
locum  tenenti  salutem.  Significavit  nobis  graviter 
conquerendo   prior    &  conventus    Eiterris    ordmis 


nis  ac  etiam  malefactoribus.  Ipsi  portas  dicti  orti 
super  quas  penuncelli  erant  erecti  bis  fregerunt 
&  secum  portarunt  &  ipsos  penuncellos  in  terra 
projecerunt.  Et  insuper  consules  dictae  villae  Bi- 
terris aut  aliqui  alii  eorum  nomine  &  mandate 
quendam  pontem  per  quem  dicti  significantes  ad 
dictum  ortum  incedebant  destruxerunt  cum  tribus 
domibus  de  lapidibus  constitutis,  quas  dicti  sup- 
plicantes juxta  alias  domos  &  infra  eorum  septa 
habebant  cum  quibusdam  aliis  parietibus  eorum- 
dem    (Les  consuls  ont  fait   construire,   sur  le 

fonds  des  dominicains,  un  mur  de  vingt  cannes 
de  long,  qui  les  gêne  pour  aller  dans  leur  jardin 
&  qui  ôte  la  lumière  au  dortoir,  à  la  sacristie,  à  la 
salle  capitulaire  &  à  la  chapelle  de  Saint-Louis. 
Le  roi  termine  en  demandant  une  enquête  sé- 
vère  )  Datum   apud   nemus  Vicennarum   sub 

nostro  magno  sigillo,  die  xiv"  februarii,  anno  Do- 
mini M°  ccc"  XL"  vu"  (v.  st.).  [Vidimus  du  i5  avril 
suivant.)  —  (Collection  Doat,  v.  60,  f  358.) 


Note 
M9 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


729 


CorJeUers.  —  Nous  ignorons  à  quelle 
époque  les  frères  mineurs  s'introduisirent 
à  Béziers,  nous  savons  seulement  par  une 
bulle  de  Martin  V,  d'octobre  1423,  que 
leur  couvent  auparavant  situé  hors  de  la 
ville,  dans  le  faubourg  Saint-Jacques,  avait 
été  détruit  par  la  guerre;  e^  l355,  le 
pape  les  autorisa  à  en  bâtir  un  nouveau 
dans  l'intérieur  de  la  ville  &  les  continua 
dans  la  jouissance  de  tous  leurs  privilèges. 

Augustîns.  —  Nous  ignorons  aussi  à 
quelle  époque  les  augustins  s'établirent  à 
Béziers;  nous  ne  les  trouvons  pas  dans  les 
actes  avant  l'an  1411;  à  ce  moment,  un 
premier  couvent,  établi  par  eux  à  une  date 
indécise  dans  les  faubourgs,  avait  été  dé- 
truit pour  résister  aux  attaques  des  enne- 
mis, en  i355.  Ils  résolurent  d'en  construire 
un  nouveau  dans  l'intérieur  de  la  ville,  & 
le  pape  Martin  V  autorisa  cette  transla- 
tion, mais  il  leur  fallut  de  longues  instan- 
ces pour  vaincre  successivement  la  résis- 
tance du  roi  Charles  VII,  qui  hésitait  à 
leur  accorder  des  lettres  d'amortissement 
(acte  de  mars  1488),  &  celle  des  consuls 
qui  refusaient  de  leur  laisser  prendre 
possession  des  maisons  concédées  au  nou- 
veau couvent.  Enfin  Jean  Carvoyrol  , 
chapelain  du  pape,  décida  ceux-ci  à  tran- 
siger, &  le  couvent  put  être  librement 
construit;  c'était  Charles,  duc  de  Bour- 
bon, lieutenant  du  roi  en  Languedoc,  qui 
avait  fait  donner  ce  terrain  à  l'ordre  (acte 
de  mai  1439).  Le  même  couvent  avait,  en 
1411  ,  obtenu  des  lettres  de  sauvegarde  & 
de  privilège  du  roi  Charles  VI. 

Carmes.  —  Le  même  fait  se  reproduit 
pour  les  carmes.  Démoli  une  première  fois 
pendant  les  guerres  du  quatorzième  siècle, 
leurcouvent  fut  reconstruit  au  quinzième, 
près  de  la  porte  de  la  ville,  sur  un  ter- 
rain donné  par  l'évêque  Guillaume;  les 
lettres  d'amortissement  du  roi  Charles  VII 
sont  du  2  août  1427.  Une  bulle  d'un  pape 
Clément,  qui  peut  être  Clément  IV,  Clé- 
ment V  ou  Clément  VI,  mentionne  une 
première  destruction  de  cet  établissement, 
amenée  par  une  crue  du  fleuve;  cette 
bulle  permet  aux  religieux  de  se  transpor- 
ter dans  les  faubourgs  sans  perdre  aucun 


de  leurs  privilèges;  elle  est  par  suite  anté- 
rieure à  la  guerre  des  Anglais,  car  on  ne 
détruisit  à  cette  époque  c[ue  les  couvents 
placés  hors  des  murs.  L'établissement  des 
carmes,  à  Béziers,  remontait  donc  peut- 
être  au  treizième  siècle  &  sûrement  à  la 
première  moitié  du  quatorzième. 

Dans  la  ville  ou  dans  les  faubourgs  de 
Béziers,  il  faut  distinguer  plusieurs  hospi- 
ces &  maladreries,  qui  sont  les  suivants  : 
hôpital  du  Bout  du  Pont  ou  de  Saint-Julien, 
hôpital  de  Notre-Dame  de  Lassés  ou  de  Les- 
pignan,  hôpital  de  Saint-Aphrodise,  hôpital 
de  Saint-Eutrope.  Ce  dernier,  au  dix-sep- 
tième siècle, -était  réuni  à  la  cure  de  la 
Madeleine;  l'ordre  du  Moiit-Carmel  vou- 
lut s'en  emparer  en  1682;  pour  le  con- 
server, le  curé  s'engagea  à  lui  payer  une 
rente  annuelle  de  deux  cents  livres.  Celui 
do  Saint-Aphrodise,  dont  l'histoire  est  mal 
connue,  devait  pourtant,  comme  ce  nom 
l'indique,  être  l'hospice  du  chapitre  d-e 
cette  église;  ce  qui  n'empêcha  pas  l'ordre 
de  Saint-Lazare  d'en  prendre  possession  en 
1682.  Celui  de  Notre-Dame  de  Lassés  ou 
de  Lespignan,  dont  la  première  mention 
ne  remonte  qu'à  l'an  1487  était,  au  dix-sep- 
tième siècle,  usurpé  en  partie  par  les  jaco- 
bins, en  partie  par  des  particuliers;  les 
premiers  y  avaient  construit  une  partie  de 
leur  cloître;  d'autres  terres  avaient  été 
usurpées  par  le  chapitre  de  Saint-Nazaire; 
ses  revenus,  autrefois  considérables,  ne 
montaient  plus  qu'à  mille  livres.  Il  fut 
réuni  à  l'ordre  du  Mont-Carmel  le  2  août 
1681. 

La  maison  dite  de  Saint-Julien  ou  du 
Bout  du  Pont  est  assez  ancienne;  on  la 
trouve  mentionnée  dès  le  commencement 
du  quatorzième  siècle  ;  en  l32l ,  par  ordre 
du  roi,  on  dressa  l'inventaire  des  meubles 
de  la  maladrerie,  sans  y  comprendre  ceux 
du  prieur  de  Saint-Julien.  A  la  fin  du 
même  siècle,  on  avait  institué  dans  la  cha- 
pelle une  confrérie  de  Notre-Dame,  qui 
avait  procès  avec  divers  bourgeois  de 
Béziers,  en  1393  (lettre  de  Charles  VI  du 
23  juin);  elle  avait  encore  un  autre  procès 
dont  la  nature  ne  nous  est  pas  connue, en 
1494.  La  maladrerie  &  l'hôpital  apparte- 
naient aux  consuls,  qui  en  étaient  encore 


NOTR 

'49 


Note 
«49 


ySo 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


les  administrateurs  au  dix-septième  siècle 
(actes  de  1611,  lôzS,  &c.).  On  l'appelait 
communément  Vhôpital  mage;  l'adminis- 
trateur portait  le  nom  de  bailli. 

A  la  fin  du  dix-septième  siècle,  l'ordre 
de  Saint-Lazare  procéda  à  sa  réunion,  &  à 
cette  époque  on  y  fit  des  réparations  im- 
portantes montant  à  la  somme  de  deux 
mille  huit  cents  livres,  qui  furent  sol- 
dées par  les  consuls,  déclarés  responsa- 
bles en  leur  qualité  d'anciens  adminis- 
trateurs. L'ordre  prit  possession  dès  1677 
&  dressa  inventaire  des  ornements  sacrés 
&  des  vêtements  sacerdotaux  de  la  cha- 
pelle. La  même  année,  la  maison,  con- 
sistant «  en  trois  corps  de  logis,  une  cour  au 
milieu,  un  jardin  à  costé,  &■  une  espèce  d'ap- 
pentis au-dessous  de  la  porte  cochère,  soub^ 
lequel  il  y  a  ung  canal  de  cheminée,  »  fut 
affermée  à  Jean  Pigeon,  hôte  des  T-ois- 
Pigeons,  aux  faubourgs  de  Béziers,  moyen- 
nant une  rente  annuelle  de  deux  cent  cin- 
quante livres,  dont  la  première  année 
payée  d'avance. 

A  côté  de  cet  hospice  se  trouvait  le 
prieuré  de  Saint-Julien,  membre  dépen- 
dant du  chapitre;  il  avait  donné  son  nom 


zare  s  en  empara,  ses  revenus  montaient 
encore  à  huit  mille  livres,  sans  compter 
plus  de  quatre  mille  qui  avaient  été  usur- 
pées par  des  particuliers  '. 

Au  dix-huitième  siècle,  on  trouvait  à  Bé- 
ziers les  hôpitaux  suivants  :  l'hôpital  mage 
pour  les  malades,  &  l'hôpital  Saint-Joseph 
pour  les  pauvres;  le  premier  avait,  paraît- 
il,  été  fondé  en  1699. 

Maladrerie  de  Thé'^an.  —  Cet  établisse- 
ment paraît  dans  les  actes  dès  le  quator- 
zième siècle,  en  i338;  il  était  administré 
par  les  consuls  qui  en  nommaient  le  rec- 
teur &  confirmaient  les  baux  &  achats  faits 
par  lui.  D'autres  actes  nomment  ce  per- 
sonnage hospitalier  (hospitalarius,  acte  de 
i365).  La  maladrerie  fut  réunie  à  l'ordre 
de  Saint-Lazare  en  février  1682°. 

Hôpital  Saint-Antoine  de  Bé'{iers.  — L'or- 
dre de  Saint-Antoine  de  Viennois  avait  à 
Béziers,  en  iSgo,  un  établissement  qui  était 
probablement  beaucoup  plus  ancien.  En 
1612,  il  y  avait  procès  entre  le  prieur,  Ga- 
briel Dufaure,  &  un  bourgeois,  Bérenger 
Rousset,qui   lui  contestait  la   possession 


Note 
M9 


à  l'hospice,  &  peut-être  le  titulaire  y  rem-  du  sol  sur  lequel  s'élevait  l'église;  ce  pro- 
plissait-il  les  fonctions  de  chapelain.  En 
tout  cas,  l'ordre  de  Saint-Lazare,  une 
fois  maître  du  premier,  voulut  y  joindre 
le  prieuré,  un  four  à  chaux  &  une  tui- 
lerie qui  en  étaient  proches.  Une  des 
grandes  raisons  que  ses  agents  mettaient 
en  avant,  c'était  la  présence  au-dessus  de 
la  porte  de  l'église  de  Saint-Julien  d'un 
saint  Lazare  sculpté  dans  la  pierre.  Après 
controverses,  on  transigea  de  la  manière 
suivante  :  le  prieur  garda  la  chapelle  Saint- 
Julien  &  rendit  le  four  à  chaux  &  la  tui- 
lerie, moyennant  cinquante  livres  de  rente 
(acte  du  7  juillet  1687). 

Outre  l'hôpital  de  Saint-Julien,  il  y  avait 
encore  à  Béziers  un  autre  hôpital,  affilié  à 
l'ordre  du  Saint-Esprit  &  fondé  en  1266 
par  l'évoque  Pons  de  Saint-Just.  En  iSçS, 
il  fut  donné  par  Clément  VIII  aux  jésuites 
du  collège  de  Béziers,  sous  réserve  d'une 
pension  pour  l'entretien  de  l'abbé  &  des 
religieux;  mais  cette  réunion  ne  fut  pas 
rigoureusement  exécutée.  Au  dix-septième 
siècle,  à  l'époque  où  l'ordre  de  Saint-Ln- 


cès  interrompu  quelque  temps  fut  repris 
en  1680.  Vers  la  même  époque,  de  i633 
à  i638,  le  couvent  eut  à  lutter  contre 
l'administration  consulaire,  pour  obtenir 
d'être  exempt  de  la  taille;  ces  querelles 
avaient  déjà  commencé  en  iSço'. 

Hôpital  de  Corneîllan.  —  Cet  hôpital 
était  sous  l'invocation  de  saint  Jacques; 
nous  ne  connaissons  pas  de  titres  an- 
ciens qui    s'y  rapportent.  Il  était  contigu 

'  Archives  nationales,  S.  4829;  nous  avons  em- 
ployé surtout  un  mémoire  du  dix-septième  siècle, 
rédigé  peu  de  temps  après  l'introduction  de  l'or- 
dre de  Saint-Lazare  à  Béziers. 

"  Archives  nationales,  S.  4829;  dossier  Thé^an. 
Ce  carton  comprend  la  plupart  des  titres  de  l'hô- 
pital de  Thézan,  entre  autres  plusieurs  cueillerets 
&  censiers  du  quinzième  siècle,  un  grand  rouleau 
de  reconnaissances  de  l'année  i338,  qui  prouve  la 
richesse  &  la  bonne  administration  de  la  maison, 
&  un  grand  nombre  de  titres  du  dix-septième 
siècle. 

'  Archives  nationales,  S.  4829;  dossier  Béliers, 


Note 
149 


NOTES  SUR  LHISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


aux  fours  communs  de  la  ville  &,  en  1662, 
à  la  requête  de  plusieurs  habitants,  on  sé- 
para les  deux  terrains  par  un  mur  élevé; 
l'un  fut  employé  à  l'érection  d'un  hôpital, 
l'autre  à  la  réparation  &  à  l'agrandisse- 
ment du  four;  les  devis  furent  approuvés 
par  le  conseil  de  la  communauté  le  3  jan- 
vier 1662.  Quelques  années  plus  tard,  l'hô- 
pital était  devenu  une  auberge,  portant 
pour  enseigne  :  Au  cheval  vert  &  servant  à 
recevoir  les  pauvres  paysans;  les  consuls 
furent  sommés,  en  vertu  de  l'arrêt  de  1678, 
d'avoir  à  le  racheter  &  à  le  remettre  aux 
commissaires  de  l'ordre  du  Mont-Carniel 
(acte  du  7  octobre  1681)  ;  il  avait  été  aliéné 
pour  la  somme  de  soixante  livres.  L'ordre 
en  prit  possession  le  14  novembre  de  la 
même  année  ;  les  consuls  rendirent  les 
titres  &  s'engagèrent  à  faire  les  répara- 
tions nécessaires  l'année  suivante.  D'après 
le  procès-verbal  de  prise  de  possession,  la 
maison  était  à  peu  près  en  ruines  &  ne  pos- 
sédait aucun  mobilier'. 

Il  existait  plusieurs  autres  maladreries 
&  hôpitaux  dans  le  diocèse  de  Béziers, 
parmi  lesquels  nous  remarquons  celui 
de  Pouzolles,  réuni  à  l'ordre  en  1680, 
mais  dont  les  possessions  étaient  depuis 
longtemps  aliénées.  Chaque  année,  au 
i5  août,  les  consuls  faisaient  une  dis- 
tribution générale  à  tous  les  pauvres  pré- 
sents audit  lieu,  jusqu'à  concurrence  de 
la  somme  de  huit  livres,  montant  du  re- 
venu d'un  fief  noble,  tenu  par  eux  direc- 
tement du  roi.  En  1674,  l'hôpital  avait 
été  transporté  dans  l'intérieur  de  la  ville, 
l'ancien  emplacement  étant  depuis  peu 
occupé  par  un  four.  Nous  trouvons  en- 
core des  établissements  de  ce  genre  :  à 
Gabian,  fondé  par  les  seigneurs  de  ce  lieu 
&  existant  dès  le  seizième  siècle;  les  con- 
suls furent  expulsés  en  1684;  àCeilhes, 
réuni  en  1682  ;  à  Boujan,  en  1680,  date  de 
la  réunion  à  l'ordre,  il  était  en  ruines, 
sans  autres  meubles  qu'une  paillasse,  sur 
laquelle  couchait  une  femme,  seule  habi- 
tante de  la  maison;  à  Casteinau  de  Guers; 
à  Boussagucs,  réuni  eu  1682,  &  dont  les 


'  Artliives 
ne'dlan. 


n.'ition.tles ,    S.    4812  j    dossier    Cor- 


73i 

réparations,  payées  par  les  consuls,  mon- 
tèrent à  cent  cinquante  livres;  à  Nizas, 
réuni  en  1682;  à  Saint-Jacques  de  Maga- 
las;  celui-ci,  auparavant  gouverné  par 
un  procureur,  fut  réuni  en  1680;  à  Lu- 
nas;  à  Lignan,  réuni  en  1682;  à  Murviel, 
réuni  en  1681  ;  à  Roquebrune ,  réuni  la 
même  année'. 

Parmi  les  autres  hôpitaux  du  diocèse 
de  Béziers,  dont  les  actes  nous  ont  per- 
mis de  constater  l'existence,  deux  surtout 
méritent  une  mention  particulière.  L'un 
est  celui  du  Mas  de  Gignac,  l'autre  celui 
du  Pouget.  Le  premier  existait  dès  le  sei- 
zième siècle  &  possédait  une  chapelle 
dédiée  à  saint  Lazare;  il  servait  de  mala- 
drerie;  de  1598  à  1601  on  éleva  un  nou- 
veau corps  de  bâtiment,  qui  coûta  deux 
cents  livres,  dont  les  lépreux  furent  rem- 
boursés par  les  consuls;  l'administrateur 
de  la  maladrerie,  qui  était  lui-même  un 
lépreux,  s'appelait  majoural.  En  1384,  on 
avait  dû  reconstruire  l'ancienne  maladre- 
rie, située  hors  des  murs  &  complètement 
tombée  en  ruines,  &  les  consuls  choisirent 
pour  y  habiter  une  famille  de  lépreux 
nommée  Orlius.  En  1674,  l'ordre  du  Mont- 
Carmel  réclama  des  consuls  la  remise  des 
titres  &  le  remboursement  des  fruits 
perçus  pendant  vingt-neuf  ans.  A  ce  mo- 
ment, d'après  leur  déclaration,  le  bâti- 
ment était  occupé  par  une  femme  &  un 
homme,  nommés  Dubois,  soi-disant  lé- 
preux, qui  percevaient  les  revenus  sans  en 
rendre  aucun  compte.  Les  procureurs  de 
l'ordre  sommèrent  ledit  Dubois  &  sa  femme 
de  se  laisser  visiter  &,  sur  leur  déclaration 
qu'ils  n'étaient  point  atteints  de  la  lèpre, 
les  expulsèrent.  A  ce  moment,  d'après  la 
prise  de  possession,  la  maladrerie  c  con- 
cistoit  en  un  corps  de  logis  basty  de  pierre 
à  chaux  8f  à  sable,  couvert  de  thuille, 
composé  d'un  sellier  &  d'une  petite  escu- 
rie,  l'une  &  l'autre  vouttées  de  pierres  au 
dessus  desquelles  il  y  a  une  chambre  dans 
laquelle  lui  Dubois  fait  sa  demeure  &  au 
dessus  d'icelle  un  grenier,  ledit  logis  es- 
tant de  contenance  de  quatre  canes  de 
long  &  de  trois  canes  de  large  ou  environ, 

'  Archives  n;itionaIes,  S,  482p. 


Note 
149 


Note 
M9 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


782 

au  devant  duquel  il  y  a  eu  autrefois  une 
petite  chapelle  qui  est  à  présent  entière- 
ment ruinée,  n'y  restant  que  quelques 
murailles  &  fondement  ,  &  au  devant 
d'icelle  une  croix  de  pierre;  à  laquelle 
dite  chapelle  il  ce  fait  annuellement  une 
procession  par  l'église  dudit  Gignac  aux 
festes  de  Pasques  ik  le  jour  de  Quasiraodo 
autre  procession  &  prédication  à  la  fin 
d'icelle;  &  à  costé  de  ladite  maladrerie  & 
joignant  ledit  chemin  de  Saint-André  est 
un  petit  jardin  clos  de  murailles,  de  con- 
cistance  d'un  carton  ou  environ,  au  coin 
duquel  est  un  puid  garny  de  sa  citerne  de 
pierre  de  tailhe  à  la  main  gauche  en  en- 
trant dans  ledit  jardin  &  tout  à  tenant 
icelluy  &  joignant  ladite  maison  deux  piè- 
ces de  terre  à  présent  incultes  de  la  con- 
tenance de  deux  septerées  ou  environ,  dans 
lesquelz  &  sur  les  bordz  il  y  a  quelques 
arbres  plantés.  » 

La  maladrerie  du  Pouget  existait  dès  le 
treizième  siècle  ;  elle  était  de  fondation 
municipale;  en  1271,  elle  reçoit  une  do- 
nation de  Pierre  de  Cordurier,  habitant 
du  Pouget.  Les  consuls  avaient  de  temps 
immémorial,  au  commencement  du  qua- 
torzième siècle,  la  garde  &  l'administra- 
tion de  la  léproserie,  le  droit  de  choisir 
les  lépreux  &  les  malades  qui  l'habi- 
taient; ces  faits  résultent  d'une  enquête 
de  novembre  i32i,  relative  à  la  conduite 
des  lépreux  du  Pouget  pendant  la  grande 
conspiration  attribuée  à  ces  malheureux. 
L'hôpital  du  Pouget  fut  occupé  par  l'ordre 
de  Saint-Lazare  en  1675 '• 

Prieuré  de  Cassan.  —  Ce  monastère,  de 
l'ordre  de  Saint-Augustin,  ne  ])araît  pas 
avant  la  fin  du  onzième  siècle;  un  sei- 
gneur, nommé  Guillem  Alquier,  qui  semble 
avoir  possédé,  à  cette  époque,  une  partie 
de  la  ville  de  Béziers,  donna  en  1080  aux 
chanoines  de  Saint-Augustin  l'église  de 
Cassan,  sur  laquelle  il  avait,  paraît-il,  quel- 
ques droits  ;  le  même  seigneur  concéda 
encore  à  la  communauté,  en  io83,  toutes 
ses  possessions  dans  la  paroisse  de  Cassan. 
A  ce  premier  bienfaiteur  de  la  collégiale, 
ajoutons  les  vicomtes  de  Béziers  &  de  Car- 

■  Archives  nationales,  S.  4829. 


cassonne,  dont  plusieurs  y  choisirent  leur 
sépulture,  entre  autres  Raimond  Trenca- 
vel  I,  &  Roger  II,  qui,  en  1194,  lui  légua 
de  nombreux  bijoux  &  des  meubles  pré- 
cieux, &  dont  le  testament  y  fut  con- 
servé; grâce  à  ces  rapports  journaliers, 
le  nécrologe  de  l'abbaye  devint  une  vraie 
chronique,  mentionnant  tous  les  événe- 
ments importants  de  l'histoire  de  cette 
famille.  L'église  du  prieuré  fut  consacrée 
en  II  i5,  en  présence  des  archevêques  d'Ar- 
les &  de  Narbonne  &  d'un  grand  nombre 
d'évéques  de  la  Province.  Au  dix-septième 
siècle,  ce  couvent  était  en  pleine  déca- 
dence; au  lieu  des  quatre-vingts  chanoines 
([ui  y  résidaient  autrefois,  il  n'en  restait 
plus  que  sept;  l'abbé  de  Saint-Ruf  essaya 
de  s'emparer  de  sa  direction;  mais  les  cha- 
noines résistèrent  &,  grâce  à  de  puissantes 
protections,  ils  obtinrent  leur  union  à  la 
congrégation  de  France  en  1660, 

Prieurs  de  Cassan  : 

I.  Pierre  Teudald,  nommé  dans  la 
charte  de  fondation  de  io83;  paraît  encore 
en  1088  &  en  1092,  dans  une  donation  de 
Matfred,  évèque  de  Béziers. 

II.  GÉRAUD,  vers  1099;  plus  tard  évèque 
de  Béziers,  en  1121;  il  avait  reconstruit 
le.  monastère,  l'avait  fait  consacrer  &  y 
avait  ajo\ité  un  hospice. 

III.  BÉUENGER  I,  prieur  jusqu'en  1149, 
année  où  il  devint  évèque  d'Agde. 

IV.  Jean  I,  ii5i-ii83;  en  1174,  le  roi 
d'Aragon  unit  au  chapitre  l'hôpital  de  Lar- 
sac,  près  Millau.  Le  nécrologe  de  l'abbaye 
marque  sa  mort  au  i3  janvier. 

V.Bernard  I  Scorïa,  prieur  de  ii83 
à  1198. 

VI.  Durand,  1199-1204. 

VII.GuillaumeIde  FAUGÈRES,prieur 
vers  1206;  paraît  encore  en  I2i3. 

VIII.  Raimond  de  Villeneuve,  1217- 

1225. 

IX.  BÉRENGER  II  DE  L'ÉtANG,  I227- 
1229;  mort  le  19  janvier. 

X.  GuiRAUD  Jourdain,  i 282-1 240;  mort 
le  17  avril. 

XI.  Bernard  II  Raimond,  1243. 

XII.  Pons  de  l'Étang,  i 245-1 260. 

XIII.  Gilbert  de  Creisselle,  1262; 
le  prieuré  fut  profané  par  les  habitants  de 


Note 
'49 


Note 
149 


HOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


733 


Gabian,  en  1272;  Pons,  évèque  de  Béziers, 
les  en  chassa,  le  premier  septembre  do 
la  même  année. 

XIV.  Bernard  ou  Bertrand,  1293; 
en  i3o3,  il  adhère,  à  Montpellier,  à  l'appel 
au  futur  concile;  il  rendit  hommage  au 
roi,  comme  procureur  de  Raimond,  abbé 
de  Saint-Thibéry,  en  i3i6. 

XV.  Guillaume  II  Durand,  i332. 

XVI.  Raimond  d'Aigrefeuille  devint 
évèque  de  Rodez  en  1349. 

XVII.  Guillaume  III  Gombaut,  1369- 
iSyo;  mort  le  3o  octobre. 

XVIII.  Guillaume  IV  de  Cadoene, 
1384;  envoie  un  procureur  au  concile  de 
Pise,  en  1409. 

XIX.  Aymon,  licencié  en  droit  canon, 
nommé  évèque  de  Nice  en  1422. 

XX.  Jean  II  de  la  Garde,  1427-30. 
Guillaume  de  Champeaux,  évèque  de  Laon, 
revendiqua  le  prieuré  à  cttte  époque 
en  vertu  d'une  bulle  d'expectative  accor- 
dée par  le  Saint-Siège  ;  l'affaire  traîna 
jusqu'en  1439,  date  de  l'élection  du  sui- 
vant. 

XXI.  Marauld  de  Condom,  élu  en 
1439,  devint  évèque  de  Castres  en  1448; 
mourut  dix  ans  plus  tard. 

XXII.  Denis  de  Rieublanc,  cité  en 
1448;  il  abdiqua  avant  sa  mort,  arrivée 
après  1473,  car 

XXIII.  Antoine  de  Balzac  fut  prieur 
de  1466  à  1489;  il  était  en  même  temps 
évèque  de  Valence. 

XXIV.  Déodat  de  Bezuer,  1489-1542. 

XXV.  Guillaume  VVallerv;  1543- 
1547. 

XXVI.  Daidé  de  Bedenne,  i553, 

XXVII.  François  I  de  Rippe,  i56o; 
vers  cette  époque,  le  prieuré  fut  ravagé 
par  les  huguenots. 

XXVIII.  François  II  Gervaiset,  i565- 
i58i. 

XXIX.  Simon  Azémar  vivait  encore  en 
1616. 

XXX.  Jean-Baptiste  Hillon,  1618- 
1649. 

XXXI.  François  III  Fouquet,  arche- 
vêque de  Narbonne,  réussit  à  réformer  le 
prieuré  &  le  fit  entrer  dans  la  congréga- 
tion de  France  (avril  1660.) 

XXXII.  Louis   de   la  Vergne    Mon- 


TENARD   de  Tressan,  évêqtie  du  Mans, 
pourvu  de  la  commende  de  1674  à  1711. 
XXXIII.  N.  deCilly,  1712. 

Saint- Génies.  —  Cette  abbaye,  située  dans 
le  diocèse  de  Béziers,  n'existait  déjà  plus 
au  onzième  siècle,  époque  où  elle  fut  don- 
née, par  le  comte  Pierre-Raimond  &  son 
épouse  Rangarde,  aux  chanoines  de  Saint- 
Nazaire  (1054);  cette  donation,  confirmée 
par  le  frère  de  ce  comte,  Guillaume-Rai- 
mond,  fut  renouvelée  par  Bernard  de  Lé- 
vezon,  en  i  i3o. 

Abbaye  de  Saint-Nai^aire  &  Saint-Celse  ou 
du  Saint-Esprit.  —  Cette  abbaye  de  fem- 
mes, soumise  à  la  règle  de  Saint-Augustin, 
fut  fondée  à  la^  fin  du  treizième  siècle,  par 
l'évêque  Bérenger  de  Frézol,  pour  servir 
de  retraite  à  vingt-quatre  chanoinesses. 
Le  pape  Boniface  VIII  &  Philippe  le  Bel 
confirmèrent  cette  fondation  (1299-1300). 
En  i3o5,  on  lui  unit  un  hôpital  construit, 
en  1260,  au  bout  du  pont  de  l'Orb,  dans  le 
faubourg  de  Béziers,  par  l'évêque  Pons  de 
Saint-Just;  on  régla  l'état  intérieur  de  la 
communauté  &  on  y  porta  le  nombre  des 
chanoinesses  à  trente.  Ce  fut  plus  tard  seu- 
lement que  le  monastère  fut  transféré  dé- 
finitivement dans  l'intérieur  de  la  ville, 
probablement  après  les  grandes  invasions 
anglaises  de  i355,  qui  forcèrent  toutes  les 
villes  du  Midi  à  détruire  leurs  faubourgs. 
Par  suite  d'une  mauvaise  administration, en 
1697,  il  n'y  avait  plus  dans  le  couvent  que 
trois  chanoinesses;  sur  la  demande  des 
jésuites  &  des  dominicains,  Henri  IV  ac- 
corda les  biens  aux  jésuites  pour  servir  à 
augmenter  leur  collège,  &  les  bâtiments 
aux  dominicains,  dont  l'église  avait  été 
détruite  lors  de  la  construction  de  la  cita- 
delle. Mais,  à  la  suite  d'un  examen  plus 
approfondi,  ce  projet  fut  abandonné  &  le 
monastère  continua  à  être  habité  par  des 
chanoinesses  jusqu'à  la  Révolution. 

Abbesses  du  Saint-Esprit  : 

I.  Genses  vivait  en  i322,  date  d'une  as- 
sociation spirituelle  entre  son  couvent  & 
l'ordre  des  carmélites. 

II.  Olive  Barreyre,  i357. 

III.  Marquise  d'Alais,  morte  en  i373. 


Note 
'49 


Note 
•49 


734 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


IV.  Adélaïde,  élue  en  mars  de  la  même 
année,  vivait  encore  en  1894  &  1399. 

V.  Philippe  Astrebonne,  1425. 

VI.  Catherine  I  Guitarde,  abdiqua 
en  1453. 

VII.  Jeanne  I  de  Cluys,  élue  le  22  no- 
vembre 1453,  se  démit  plus  tard  en  faveur 
de  la  suivante. 

VIII.  Françoise  I  de  Neuville. 

IX.  Jeanne  de  Cluys,  réélue;  morte 
en  1509. 

X.  Catherine  II  de  Brinhac,  élue  le 
4  octobre  iSog;  morte  en  1648. 

XI.  Jeanne  II  d'Arnoge  était  abbesse 
en  i55o. 

XII.  Françoise  II  de  Plantavit  de 
Villeneuve,  abbesse  de  1678  à  1612. 

XIII.  Marie  du  Caylar  d'Espon- 
DEILLAN,  nommée  par  le  roi  en  161 2, 
prit  possession  en  1614.  Pour  apaiser  les 
poursuites  des  jésuites,  qui  réclamaient  la 
suppression  du  monastère,  elle  s'engagea 
à  leur  payer  600  livres  de  rente.  Elle  mou- 
rut en  1660. 

XIV.  Marthe  de  Lale,  élue  en  1660; 
le  roi  ne  confirma  pas  cette  élection  & 
Marthe  dut  céder  la  place  à 

XV.  Gabrielle  de  Lort  de  Séri- 
GNAN,  nommée  parle  roi  en  1660;  d'abord 
religieuse  visitandine  à  Béziers,  puis  à 
Narbonne,  où  elle  avait  fondé  un  établis- 
sement de  son  ordre;  elle  ne  prit  pos- 
session du  Saint-Esprit  qu'en  i665.  Elle 
mourut  en  1709,  à  l'âge  de  quatre-vingt- 
dix-neuf  ans,  après  avoir  restauré  complè- 
tement le  monastère. 

XVI.  Charlotte  d'Espondeillan, 
élue  en  1709;  non  confirmée  par  le  roi. 

XVII.  Isabelle  de  Martigni,  nièce 
de  l'abbesse  Gabrielle,  nommée  par  le  roi 
en  mai  1709. 

Clarhses  de  Béliers,  —  Ce  couvent  fut 
fondé  vers  le  milieu  du  treizième  siècle, 
hors  des  murs  de  la  ville,  dans  le  faubourg 
Saint-Jacques;  son  érection  fut  confirmée 
par  l'ordinaire  en  1259,  &  par  le  pape 
Alexandre  IV  en  1260.  Au  quatorzième  siè- 
cle, lors  des  invasions  anglaises,  il  fut  com- 
plètement détruit,  &  ce  ne  fut  qu'après 
sept  ans  de  tribulations  que  les  religieuses 
purent  obtenir  du  pape  Urbain  V  l'autori- 


sation de  se  fixer  à  l'intérieur  de  la  ville 
(1362).  Une  bulle  du  pape  Grégoire  XI, 
datée  de  l373,  leur  accorda  une  somme  de 
600  francs  d'or,  à  prendre  sur  les  legs  pieux 
du  diocèse,  pour  servir  à  la  reconstruction 
du  monastère.  Pour  rétablir  la  régularité, 
on  fit  venir  des  clarisses  de  Lézignan.  Au 
dix-huitième  siècle,  le  couvent  renfermait 
vingt-sept  religieuses  &  quatre  converses; 
leur  revenu  était  des  plus  modestes. 

Abbesses  de  Sainte-Claire  de  Béi^iers  : 

I.  Marie  I,  1259. 

II.  AiGLiNE,  1287-88. 

III.  Garsinde  Barthélemi,  1364; 
acquit,  du  chapitre  de  Saint-Aphrodise,  le 
nouvel  emplacement  du  monastère. 

IV.  Françoise  I  de  Bonami,  1491-1518. 

V.  Alix  de  Serres,  i53o. 

VI.  Béatrix  du  Caylar,  1541. 

VII.  Catherine  I  de  Foulquier,  1554- 
1571. 

VIII.  Marie  II  Lenoir,  i573. 

IX.  Claire  I  d'Ajac,  1377. 

X.  Isabelle  I  de  Pradines,  i58o. 

XI.  Jeanne  I  de  Meilharde,  i588. 

XII.  Isabelle  de  Pradines,  de  nou- 
veau, 1589. 

XIII.  Isabelle  II  de  Dunes,  1594. 

XIV.  Isabelle  de  Pradines,  1598. 

XV.  Marie  Lenoir,  i6o5. 

XVI.  Antoinette  des  Oursières, 
1607-1610. 

XVII.  Colette  Bretone,  i6io-i6i3i 

XVIII.  Catherine  II  d'Antoinelle, 
Clarisse  de  la  maison  d'Arles,  réforma  la 
maison  de  Béziers,  dont  elle  fut  abbesse 
pendant  dix  ans,  de  i6l3  à  1623. 

XIX.  Rose  de  Faucon,  1623. 

XX.  Catherine  d'Antoinelle,  re- 
nommée en  1626;  elle  réforma  le  couvent 
de  Tarascon. 

XXI.  Françoise  II  de  Paliers,  1629. 

XXII.  Cécile  I  d'Allemand,  i635. 

XXIII.  Victoire  I  d'Antoinelle  de 
la  Croix,  i638. 

XXIV.  CÉCILE  d'Allemand,  1642. 

XXV.  Victoire  d'Antoinelle  de  la 
Croix,  1645. 

XXVI.  Jeanne  II  de  Bernard,  1648. 

XXVII.  Victoire  d'Antoinelle  de 
LA  Croix,  i65i-58. 


Note 
149 


Note 

149 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


735 


Note 
i5o 


XXVIII.  Thérèse    I    d'Antoinelle, 
i658. 

XXIX.  Victoire  d'Antoinelle  de  la 
Croix,  i66i-i665. 

XXX.  Françoise  III  de  Lacan,  i665. 

XXXI.  Thérèse  d'Antoinelle,  1668. 

XXXII.  Catherine   III   de   Bézard, 
1671. 

XXXIII.  Thérèse  d'Antoinelle,  1674. 

XXXIV.  Françoise  de  Lacan,  i683. 

XXXV.  Catherine  de  Bézard,  1680. 

XXXVI.  Françoise  de  Lacan,  i683. 

XXXVII.  Agnès  I  de  Fléchier,  1686. 

XXXVIII.  Angélique  de  Casalèles, 
1689. 

XXXIX.  Agnès  de  Fléchier,  1692. 
XL.  Catherine  de  Bézard,  1693. 
XLI.  Claire  II  de  Sorgues,  1696-1702. 

XLII.  SÉRAPHINE   I    DE    MAFFRE,   I703. 

XLIII.  Marie  III  d'Isard,  1706. 
XLIV.  Agnès  II  d'Autival,  1709. 
XLV.  Thérèse  II  de  Gautier,  1711. 

XLVI.   SÉRAPHINE     DE    MAFFRE,    1714. 

XLVII.  Thérèse  de  Gautier,  1717. 
XLVIII.  Marie  IV  de  Verdery,  1721. 
XLIX.  Thérèse  de  Gautier,  1723. 

L.  SÉRAPHINE  DE  MAFFRE,  I726. 

LI.  Thérèse  de  Gautier,  1729. 
LU.  Marie  V  de  Fayou,  1732. 
LUI.  Thérèse  de  Gautier,  1735. 

[A.  M.] 


NOTE  CL 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Établissements  religieux  du  diocèse 
de  Carcassonne. 

La    ville    épiscopale     de    Carcassonne' 
remonte  à    une    haute    antiquité;  elle 
conserve  quelques  débris  de  l'époque  ro- 

'  L'histoire  de  Carcassonne  a  été,  depuis  le  dix- 
septième  siècle,  l'objet  d'un  grand  nombre  de  tra- 
vaux; en  première  ligne  mentionnons  les  ouvrages 
de  Besse  [Histoire  des  comtes  de  Carcassonne,  Béziers, 
1645)  &  de  Gérard  de  Vie  {Chronicon  episcoporum 
Carcassonensium  ;  1667,  in-f°))  tous  deux  ont  tra- 
vaillé sur  les  notes  d'un  chanoine  de  Sain t-Naza ire, 
nommé  Bernard  d'Estellat,  &  leurs  livres,  quoique 


maine,  &  les  murailles  de  la  cité  nous  pré- 
sentent un  des  plus  beaux  spécimens  con- 
nus de  la  fortification  militaire  au  moyen 
âge.  Elle  eut  aussi  autrefois  une  grande 
importance  politique  &  ses  comtes  d'abord, 
puis  ses  vicomtes,  comptèrent  parmi  les 
plus  puissants  seigneurs  du  Languedoc. 
Ses  évêques  n'eurent  pourtant  aucune  part 
aux  largesses  des  souverains  carolingiens, 
&  aucun  acte  de  ceux-ci  ne  leur  attribua 
une  partie  des  droits  domaniaux  du  comté. 
Aussi,  quand  arriva  l'époque  féodale,  l'évê- 
que  devirvt-il  un  simple  vassal  des  puis- 
sants comtes,  &  la  suzeraineté  de  l'évêché 
passa-t-elle  de  mains  en  mains,  au  onzième 
siècle,  lors  des  nombreux  partages  des 
possessions  de  cette  famille.  Au  douzième 
siècle,  sous  la  domination  des  vicomtes  de 
la  famille  de  Nimes,  il  obtint  un  peu  plus 
d'indépendance;  les  dépouilles  de  l'évèque 
mort  ne  furent  plus  pillées  par  le. seigneur 
ou  par  ses  officiers  (acte  de  m 3),  &  les 
hommes  de  Saint-Nazaire  furent  exemptés 
du  paiement  des  leudes  &  droits  de  fo- 
riscapes  (acte  de  1146).  Quand  arriva  la 
guerre  des  albigeois,  ces  prélats,  placés  au 
centre  même  de  la  domination  des  Mont- 
fort,  ne  purent  profiter  de  l'occasion  pour 

pleins  d'erreurs  &  de  fables,  sont  encore  bons  à 
consulter  aujourd'hui.  Au  dix-huitième  siècle,  nous 
trouvons  une  bonne  Histoire  du  diocèse  &  de  la  ville 
de  Carcassonne  (1740),  par  le  P.  Bouges,  augustin 
du  couvent  de  cette  ville,  livre  méthodique,  mais 
lourd,  8c  conçu  dans  un  esprit  d'opposition  aux 
théories  des  Bénédictins  de  VHistoire  de  Languedoc, 
qu'il  a  évité  de  citer;  la  partie  la  plus  utile  de  cet 
ouvrage  est  celle  qui  regarde  le  seizième  siècle.  En- 
fin, de  notre  temps,  on  a  vu  paraître  VHistoire  du 
comté  de  Carcassonne ,  par  M.  Cros-Mayrevielle, 
excellent  ouvrage  plein  de  choses  &  fait  avec 
critique,  malgré  quelques  hypothèses  hardies  sur 
l'âge  des  monuments  de  la  cité,  &  le  volumineux 
Cartulaire  du  diocèse  de  Carcassonne,  de  M.  Mahul 
(6  vol.  in-^°j  l'ouvrage  complet  en  aura  7);  cet 
ouvrage,  fait  par  un  homme  laborieux  &  conscien- 
cieux, mais  peu  habitué  aux  recherches  de  l'éru- 
dition, nous  a  été  d'ailleurs  d'une  grande  utilité; 
toutefois,  malgré  l'immense  quantité  de  choses  iné- 
dites qu'il  contient,  le  désordre  dans  lequel  elles 
sont  produites  &  l'incorrection  des  textes  en  ren- 
dent l'usage  incommode,  &,  pour  ne  pas  risquer  de 
se  tromper  avec  l'auteur,  il  faut  connaître  à  fond 
ce  recueil  8c  l'avoir  longtemps  pratiqué.  [A.  M.] 


Note 
1  âo 


Note 
i5o 


/SÔ 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


s'afîranchir  de  la  suzeraineté  féodale,  &  l'évéque,  en  1740,  abandonna  la  cité  Si 
le  roi  de  France  put  succéder  sans  diffi-  vint  habiter  la  plaine.  Cet  abandon  porta 
cultes  à   tout   le   pouvoir  des  Trencavels.       à  la  cité  le  dernier  coup;  aujourd'hui  en- 


L'évêque  n'eut  donc  jamais  à  Carcas- 
sonne  de  pouvoir  temporel,  &  la  ville 
devint  de  bonne  heure  une  ville  royale  &: 
put  jouir  de  tous  les  avantages,  comme 
subir  tous  les  désavantages  qu'entraînait 
la  possession  de  ce  titre. 

Avant  la   guerre   des  albigeois,  Carcas- 


core  elle  s'en  ressent  &  n'est  plus  guère 
qu'une  petite  commune,  de  ville  forte  & 
peuplée  qu'elle  était  autrefois. 

Dans  les  paragraphes  suivants,  après 
avoir  indiqué  quelques  rectifications  à  la 
liste  des  évêques  publiée  plus  haut,  dans 


sonne  était  tout  entière  située  sur  la  rive       le  présent  volume,   p.  328   &  suiv.,  nous 
méridionale   de    l'Aude;    elle    occupait    la       ferons  connaître  sommairement,  &  d'après 


les  actes,  l'histoire  des  couvents,  des  cha- 
pitres &  des  différentes  communautés  des 
deux  villes. 

Èvèques  de  Carcassonne.  —  Page  828,  il 


colline  de  la  cité,  étalait  sur  le  revers, 
du  côté  de  la  rivière  &  dans  la  plaine  vers 
le  chemin  de  Narbonne,  ses  gros  bourgs 
de  Saint-Michel  &  de  Saint-Vincent.  Dé- 
truits, l'un  en  1209  par  les  croisés,  l'autre 
en  1240  par  les  partisans  de  Trencavel  &  est  dit  que  Carcassonne  fut  érigée  en  évê- 
les  troupes  du  roi  de  France,  ces  deux  fau-  ché  au  sixième  siècle  par  les  Visigoths;  il 
bourgs  restèrent  déserts  pendant  sept  ans,  vaut  mieux  dire  que  cet  évéché  catholique 
jusqu'au  jour  où,  en  1247,  saint  Louis  eût  se  forma  de  lui-même  à  côté  du  comté  vi- 
permis  aux  fugitifs,  venus  à  résipiscence,  sigothique,  car  ces  barbares  étant  ariens 
de  reconstruire  leurs  demeures  sur  l'autre  n'ont  pu  fonder  d'évêché  catholique.  En 
rive  du  fleuve,  loin  de  la  cité,  que  leur  tout  cas,  il  est  certain  que  le  siège  de  Car- 
trahison  avait  failli  livrer  aux  ennemis  en  cassonne  date  de  cette  époque;  on  peut  le 
1240.  Fidèles  à  leurs  souvenirs  &  engagés  prouver  par  la  tradition  constante  dès  le 
enverOe  roi,  les  habitants  rétablirent  dans  dixième  siècle  (translation  de  978)  d'un 
leur  nouvelle  ville,  qu'on  appela  spéciale-  saint  Hilaire,  évêque  de  Carcassonne,  qui 
ment  le  Boure;,  les  anciennes  églises  des  aurait  vécu  «  du  temps  des  ariens,  »  &  par 
faubourgs  démolis  &  reconstruisirent  tous  l'exemple  de  l'église  voisine  d'Elne,  dont 
les  établissements  religieux  détruits  pen-  le  premier  évêque  vivait  en  571,  au  dire 
dant  les  guerres.  Construite  rapidement,  d'un  chroniqueur  contemporain,  Jean, 
la  nouvelle   ville    s'entoura   de    murailles  abbé  de  Biclar. 

sous   Philippe   le   Hardi.  Au   quatorzième  IL  Sergius  paraît,  non-seulement  dans 

siècle,  elle  eut  à  supporter  le  terrible  pas-  le  concile  de  Tolède  de  589,  mais  encore 

sage   des   troupes   anglaises,    commandées  dans    celui    de    Narbonne,    rassemblé    en 

par  le  prince  de  Galles;   elle  fut  complé-  vertu  des  canons  du  précédent,  en  690. 

temeut  détruite.  Si  on  dut  la  reconstruire  III.   Solemnius    se  fit   représenter  au 

en  entier;  c'est  probablement  à  cette  épo-  concile  de  633  par  l'archidiacre  Donellus; 

que   que  le  plan   de    la    ville   actuelle  fut  c'est  le  plus  ancien  de  ces  dignitaires  de 

définitivement  arrêté.  l'église  de  Carcassonne,  dont  nous  con- 

D'abord    inférieure    à    la   ville    haute,  naissions  le  nom. 

quoique  formant  un  consulat  distinct,  la  V.   ETIENNE;    un   grand    nombre   d'au- 

ville  basse  ne  tarda  pas  à  la  dépasser;  tan-  teurs   locaux  ont  identifié  cet  évêcfue  avec 

dis  que  l'une,  ville  de  clergé  &  de  noblesse,  un    certain    saint    Stapin    que    des    tradi- 

sans  industrie  &  sans  commerce,  s'appau-  tions    anciennes    nous   donnent   pour  un 

vrissait  à  mesure  que  la  forteresse  perdait  évêque  de  Carcassonne.  Philologiquement 

son    importance,   l'autre,   se    développant  parlant,  le    changement    de   Stephanus  en 

sans  cesse,  gagnant  chaque  jour  eu  pros-  Stapinus  est  difficile  à  admettre,  la  véri- 

périté  commerciale,  attirait  à  elle  les  ma-  table  forme  de  Stephanus  dans  la   langue 

gistrats  &  les   prêtres;   tous  descendirent  méridionale  étant  £^iève.  Toutefois,  l'iden- 

successivement  de  la  colline;  le  dernier,  tité  de  ce  saint  &  de  l'évéque  du  septième 


Note 

i5o 


Note 
i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


737 


siècle  nous  semble  à  peu  près  certaine. 
Voici  les  principales  raisons  qu'on  a  fait 
valoir;  dès  le  dix-septième  siècle,  date  des 
travaux  des  BoUandistes,  &  même  dès  le 
seizième  (liste  des  évéques  de  i552),  on  re- 
gardait cette  assimilation  comme  certaine; 
de  plus,  l'église  de  Ventenac-Cabardès, 
aujourd'hui  dédiée  à  saint  Stapin,&  vers 
laquelle  se  dirige  chaque  année  un  grand 
concours  de  pèlerins,  était,  au  dixième 
siècle,  dédiée  à  saint  Etienne,  &  la  bulle 
d'Agapet  II  qui  la  mentionne  parmi  les 
possessions  de  l'abbaye  de  Mohtolieu  ne 
dit  pas  que  ce  fût  au  protomartyr.  Enfin  un 
fait  pourrait  prouver  que  l'évèque  Etienne 
a  été  béatifié;  l'église  de  Saint-Estève,  qui 
subsista  jusqu'au  dix-septième  siècle  sous 
les  murs  de  la  cité  de  Carcassonne,  n'était 
pas  dédiée  à  saint  Etienne,  premier  mar- 
tyr; la  fête  du  patron  s'y  célébrait  le  6  août, 
comme  aujourd'hui  celle  de  saint  Stapin  à 
Ventenac,  &  une  statue  qui  en  provenait 
représentait  le  saint  en  habits  d'évèque  & 
non  pas  de  diacre.  Nous  croyons  donc 
qu'on  peut  voir  dans  l'Etienne  du  concile 
de  Tolède  le  saint  Stapin  de  la  tradition; 
du  reste,  tout  ce  qu'on  raconte  sur  ce  saint 
local  est  peu  digne  de  foi  &  ne  repose  sur 
aucun  texte  ancien', 

VI.  HiSPiCiO;  il  faut  remarquer  que  le 
texte  du  concile  de  Narbonne  dont  il  s'a- 
git, a  été  certainement  remanié;  en  effet, 
on  y  donne  à  Charlemagne  le  titre  d'im- 
perator  (en  79O,  &  le  nom  de  Félix,  évéque 
d'Urgel,  qui  y  fut  condamné,  figure  parmi 
ceux  des  évêques  qui  ont  souscrit. 

VII.  Roger,  que  quelques  autres  ap- 
pellent Robert,  doit  être  supprimé;  il  n'est 
fourni  que  par  la  fausse  dédicace  de  l'é- 
glise du  monastère  d'Aniane  &  par  la  chro- 
nique de  Philomena,  roman  écrit,  d'après 
des  sources  poétiques  du  Nord,  à  l'abbaye 
de  la  Grasse,  pendant  le  treizième  siècle. 

X.  Arnulfe;  l'existence  de  cet  évêque 
est  peu  certaine  &  n'est  attestée  par  au- 
cun document  ancien. 

'  Voir  à  ce  sujet  un  mémoire  publié  à  Car- 
cassonne par  M.  l'abbé  Rouch  ;  il  ne  fait  guère 
qu'énumérer  les  miracles  arrivés  à  Ventenac  dans 
notre  siècle,  mais  contient  pourtant  quelques  re- 
marques dont  nous  avons  pu  profiter. 


XII.  S.  GlMER  OU  GUIMERA;  le  culte 
de  cet  évêque  paraît  assez  ancien  dans  le 
pays,  ses  ossements  furent  de  tout  temps 
conservés  à  Saint-Nazaire  &,  en  1824,  l'é- 
vèque Pierre  Rodier  les  enferma  dans  une 
chasse  qui  existait  encore  en  1754.  Sa  fête, 
autrefois  célébrée  le  i3  février,  fut  trans- 
portée au  i5  mai  par  M.  de  Bezons.  Il 
faut  placer  sa  mort  au  i3  février  981  & 
non  932,  car  son  successeur  paraît  dès  le 
mois  d'avril  suivant;  remarquons  que  le 
i3  février  de  cette  année  était  un  diman- 
che, ce  qui  concorde  avec  la  tradition  re- 
cueillie par  de  Vie,  suivant  laquelle  Gimer 
était  mort  un  jour  de  dimanche. 

XIII.  Abbon  est  évêque  dès  le  12  avril, 
troisième  année  de  Raoul,  ce  qui,  en 
comptant  les  années  de  ce  roi  depuis  la 
mort  de  Charles  le  Simple,  donne  931. 
Avant  d'être  évêque,  il  avait  été  archiprè- 
tre  (charte  de  925). 

XIV.  GiSANDE,  qu'on  trouve  aussi  ap- 
pelé Eusandus  &  Wisandus,  était  archi- 
diacre avant  son  élection  (acte  de  925);  il 
parait  dès  le  24  mai  934,  dans  un  acte  du 
comte  Acfred. 

Entre  Gisande  &  Francon  se  trouve  un 
espace  de  quatorze  ans,  pour  lequel  nous 
n'avons  aucune  indication;  nous  serions 
assez  disposés  à  y  placer  l'épiscopat  d'un 
certain  SimpUcius,  qui  paraît  comme  archi- 
prètre  en  943  &  qui  aurait  été  évêque;  du 
moins  de  Vie  parle  d'un  ancien  nécrologe 
qui  porterait  son  nom  au  20  octobre  & 
lui  donnerait  le  titre  d'évèque. 

XV.  Francon  vécut  jusqu'en  mars  978, 
si  on  admet  comme  nous,  avec  les  Bol- 
landistes,  que  la  charte  de  translation  des 
reliques  de  saint  Hilaire  est  du  1"  mars 
978  &  non  du  22  février  970'. 

XIX-XX.  GuiFRED  semble  avoir  vécu 
jusqu'en  io58;  en  effet,  il  paraît  dans  la 
dédicace  de  l'église  d'Elne,  datée  de  la 
vingt-huitième  année  de  Henri.  Quant  à 
Pierre  I,  fils  de  Roger,  comte  de  Carcas- 
sonne, il  faut  le  rayer  de  la  liste  des  évê- 
ques de  cette  ville;  il  était  évéque  de  Gi- 
rone  &  mourut  à  peu  près  à  cette  époque; 
quand  même  on  admettrait  l'existence  d'un 
Pierre,  évêque   de   Carcassonne,  à  cette 

'  Voir  au  tome  V,  col.  262. 


Note 
i5o 


IV. 


47 


Note 
i5o 


738 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  Dû  LANGUEDOC. 


époque,  il  faudrait  toujours  le  distinguer 
de  Pierre-Roger. 

XXI.  Bernard  I,  dit  de  Rochefon  ou 
Roquefort;  ce  surnom  n'est  indiqué  sans 
preuve  que  par  les  frères  de  Sainte-Mar- 
the, dans  l'ancien  GalUa  Chr'istiana. 

XXVII.  Raimond  II,  dit  de  Sorè-^e,  nous 
ignorons  pour  quelle  raison;  en  ii32,  il 
assista  à  la  dédicace  de  l'église  de  Creissas 
&  non  de  Preissan. 

XXVIII.  Pons  I  de  Tresmals  fut,  en 
ii5o,  choisi  comme  exécuteur  testamen- 
taire par  le  vicomte  Roger. 

XXIX.  Pons  II  de  Brugal  était,  en 
I145,  archidiacre  de  Narbonne  &  abbé  de 
Saint-Antonin  de  Frézelas.  Il  mourut  en- 
tre II 66  &  1170. 

XXX.  OthoN;  sur  la  fin  de  sa  vie,  ob- 
sédé par  les  hérétiques,  il  chercha  à  se 
démettre  de  ses  fonctions  épiscopales,  dé- 
mission qui,  paraît-il,  ne  fut  pas  acceptée, 
malgré  ses  instances  auprès  du  pape;  sa 
mort  est  indiquée  au  5  décembre  par  le 
nécrologe  de  Cassan. 

XXXI.  BÉRENGER;  l'année  de  sa  mort 
est  inconnue,  on  ne  sait  si  elle  eut  lieu 
en  1208.  (Voir  plus  bas.) 

XXXII.  Bernard-Raimond  de  Roque- 
fort était  évèque  dès  mars  1209;  il  se 
qualifiait  à  ce  moment  d'évèque  élu.  La 
lettre  du  pape  Innocent  III,  acceptant  sa 
démission,  est  du  17  avril  1210.  Il  con- 
serva le  titre  d'ancien  évèque  de  Carcas- 
sonne,  quondam  episcopus;  il  paraît  avec 
cette  qualité  dans  un  certain  nombre  de 
textes.  De  1224  a  1226,  il  profita  du  retour 
des  princes  albigeois  pour  reprendre  les 
fonctions  d'évèque,  &  les  habitants  le 
reconnaissaient  pour  tel  à  cette  dernière 
date;  chassé  par  les  Français,  il  ne  mourut 
que  le  5  juin  i23o.  Sans  partager  les  opi- 
nions des  hérétiques,  il  était  dévoué  aux 
princes  albigeois  &  frère  de  l'un  de  leurs 
partisans  les  plus  célèbres. 

XXXIII.  Gui  mourut  le  23  mars  de  l'an 
1223,  moins  de  deux  mois  après  le  départ 
d'Aniauri  de  Montfort. 

XXXIV.  C1.ARIN  ;  la  date  du  26  avril 
1248  pour  la  mort  de  ce  prélat  est  fournie 
par  l'histoire  de  Gérard  de  Vie;  le  nécro- 
loge de  Montolieu  indique  le  25  avril,  & 
celui  de  Saint-Just  de  Narbonne,  le  26  mai. 


XXXVI.  Guillaume  II  Raoul  (Ra- 
dulfi)  mourut  le  i""' octobre  1266;  c'est  la 
date  que  porte  l'épitaphe  de  son  tombeau 
dans  la  chapelle  bâtie  à  Saint-Nazaire  pour 
le  recevoir;  il  faut  donc  que  la  preniière 
mention  de  Bernard  de  Capendu,  son  suc- 
cesseur, contienne  une  erreur  de  date  ou 
ait  été  mal  comprise. 

XXXVII.  Bernard  de  Capendu  mou- 
rut le  28  &  non  pas  le  18  janvier  1278. 
C'est  à  cet  évèque  que  l'on  doit  les  plus 
anciennes  constitutions  synodales  du  dio- 
cèse que  nous  possédions;  elles  ont  été 
publiées  par  le  P.  Bouges,  à  la  fin  de  son 
Histoire,  &  reproduites  par  Mahul';  on 
rapporte  ce  texte  à  Tan  1270  ou  environ; 
il  en  existe  un  manuscrit  presque  contem- 
porain à  la  Bibliothèque  nationale. 

XXXIX  &  XL.  BÉRENGER;  il  faut  cer- 
tainement supprimer  cet  évèque,  qui  n'est 
mentionné  que  par  un  nécrologe  de  Nar- 
bonne, dont  l'époque  est  inconnue.  Quant 
à  Isarn,  son  épiscopat,  s'il  a  existé,  dut 
avoir  lieu  entre  1285  &  1291;  à  la  pre- 
mière de  ces  dates  le  siège  vaquait;  l'exis- 
tence de  ce  prélat  est  d'ailleurs  assez  dou- 
teuse; il  semble  qu'on  l'ait  confondu  avec 
Isarn,  archidiacre  de  Saint-Nazaire,  qui  fut 
chargé  de  plusieurs  missions  diplomatiques 
dans  le  Nord  de  l'Europe  par  Boniface  VIII 
&  finit  par  devenir  archevêque  de  Lunden. 

XLII.  Jean  de  Chevri  fut  nommé  par 
Boniface  VIII  vers  la  fin  de  1298;  le  pape 
ordonna  à  l'archevêque  de  Narbonne  de 
le  consacrer,  par  une  bulle  du  28  octobre 
de  cette  année. 

LV.  Pierre  VIII  Gardes  ne  fut  qu'ad- 
ministrateur provisoire;  il  faut  donc  le 
rayer  de  la  liste. 

Chapitre  de  S aint-ïi chaire.  — Le  chapitre 
régulier  de  Saint-Nazaire  de  Carcassonne 
ne  paraît  pas  avant  le  commencement  du 
dixième  siècle;  c'est  sans  doute  à  l'évêque 
Gimer,  dont  le  nom  est  resté  célèbre  dans 
le  pays,  qu'il  faut  attribuer  son  érection 
en  communauté  régulière;  ce  fut  proba- 
blement lui  qui  donna  une  règle  fixe  aux 
prêtres   qui   desservaient   la   cathédrale   & 

'  Cartulnire  du  diocèse  de  Carcasionne,  t.  5,  p.  419 
£1  siiiv. 


Note 
lâo 


NoTB 
:5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


789 


qui  établit  entre  les  dignitaires  une  hié- 
rarchie définitive.  C'est  en  925  &  g}l  que, 
dans  deux  actes  d'échange  avec  Erifons, 
abbé  de  Montolieu,  les  clercs  de  Saint- 
Nazaire  prennent  pour  la  première  fois  le 
nom  de  chanoines  &  que  l'évèque  n'appa- 
raît plus  que  comme  le  chef  de  la  congré- 
gation; enfin  c'est  à  la  même  époque  que 
les  archidiacres  &  les  archiprêtres  se  mon- 
trent en  qualTté  de  dignitaires  d'une  com- 
munauté. Pendant  tout  le  reste  du  siècle, 
le  chapitre  paraît  dans  nombre  de  chartes 
importantes  &  prend  place  parmi  les  éta- 
blissements religieux  les  plus  considéra- 
bles de  la  Province;  il  reçoit  des  donations 
de  tout  le  monde,  des  particuliers  comme 
des  princes,  des  comtes  de  Rouergue  &  de 
Barcelone,  comme  de  la  vicomtesse  de 
Narbonne. 

Pendant  le  onzième  siècle,  l'histoire  de 
la  communauté  est  assez  obscure,  mais,  à 
la  fin  de  ce  siècle,  grâce  à  la  réforme  opé- 
rée dans  l'Église  par  l'énergie  du  pape 
Grégoire  VII,  la  vie  régulière  y  reprit  une 
force  nouvelle,  &  l'évèque  Pierre  y  réta- 
blit les  clercs  réguliers  (,clerici  régulâtes); 
cette  restauration  fut  sanctionnée  par  une 
bulle  d'Urbain  II,  en  1088;  cet  acte  pré- 
sente naturellement  comme  un  fait  tout'- 
nouveau  ce  qui,  en  réalité,  n'était  qu'un 
retour  à  l'ancien  état  de  choses  établi  par 
le  pieux  Gimer.  A  partir  de  ce  moment,  le 
chapitre  recommence  à  augmenter  ses  pos- 
sessions; c'est  de  cette  époque  que  date  la 
construction  de  l'église  cathédrale,  c'est 
alors  que  la  congrégation  reçoit  l'église  de 
Notre-Dame  du  Lierre,  à  Mairac,  laquelle 
devint  plus  tard  l'une  de  ses  meilleures 
possessions. 

L'avènement  de  la  maison  des  Tren- 
cavels  ne  pouvait  être  indifférent  au  cha- 
pitre ;  il  paraît  avoir  embrassé  le  parti 
des  nouveaux  venus;  dès  io85,  Ermen- 
garde,  vicomtesse  de  Béziers,  fait  des 
donations  importantes  à  l'église  de  Saint- 
Sauveur  qui  dépendait  de  ce  chapitre;  en 
Il  i3,  il  obtient  la  remise  de  certains  droits 
onéreux  du  vicomte  Bernard-Aton  qui, 
par  la  ijième  charte,  renonça  à  ses  préten- 
tions aux  dépouilles  de  l'évèque  de  Car- 
cassonne.  Un  peu  plus  tard,  en  ii4fj,  le 
vicomte  Roger  exempta  à  tout  jamais  de  la 


leude  les  hommes  &  femmes  de  Saint-Na- 
zaire  à  Carcassonne  8f  dans  le  Carcasses. 
Plus  tard,  le  neveu  de  ce  premier  vicomte, 
nommé  aussi  Roger,  permit,  en  iiyS,  la 
construction  d'un  four  appartenant  au 
chapitre,  permission  renouvelée  par  lui 
quelques  années  plus  tard.  En  1181,  Uzal- 
ger  de  Poncian,  puissant  seigneur  du  Bi- 
terrois,  lui  fit  d'importantes  donations,  y 
élut  sa  sépulture  &  lui  restitua  un  hon- 
neur qu'il  détenait  injustement.  En  même 
temps,  les  terrains  jadis  possédés  par  les 
chanoines  sur  le  versant  de  la  colline  de 
la  cité,  prenant  chaque  jour  plus  de  va- 
leur, grâce  à  l'accroissement  des  faubourgs, 
ils  obtinrent  du  vicomte  la  permission  de 
forcer  les  tenanciers  à  payer  fidèlement  les 
dîmes  pour  ces  terrains  autrefois  incultes 
&  qui  étaient  devenus  des  jardins  clos  & 
bien  cultivés  (acte  de  1191). 

Pendant  le  cours  du  douzième  siècle,  en 
1154,  le  chapitre  de  Saint-Nazaire  obtint 
encore  une  bulle  t^e  protection  d'Auas- 
tase  IV,  confirmée  la  même  année  par 
Adrien  IV,  son  successeur,  &  l'évèque 
Pons  de  Tresmals  lui  donna,  "en  ii56, 
l'église  de  Preixan  avec  toutes  ses  appar- 
tenances. Cette  charte  nous  indique  la 
composition  du  chapitre  à  cette  époque  : 
nous  y  trouvons  deux  archidiacres  &  un 
sacristain,  un  prieur  chargé  de  l'église  de 
Notre-Dame  du  Bourg,  trois  prévôts  & 
des  enfants  élèves  des  chanoines  (scholares 
pueri)  au  nombre  de  trois. 

Comme  tous  les  autres  établissements 
religieux  de  la  Province,  la  communauté 
Je  Saint-Nazaire  fut  rudement  éprouvée 
par  la  guerre  des  albigeois.  Quand  les 
croisés  approchèrent,  en  1209,  les  habi- 
tants, pour  exhausser  leurs  murs,  prirent 
les  pierres  du  cloître  des  chanoines  &  les 
stalles  du  chœur,  dévastation  qui  leur  at- 
tire, de  la  part  de  l'irascible  Pierre  de 
Vaux  de  Cernay,  de  véhémentes  impréca- 
tions, &  dans  laquelle  il  voit  l'une  des 
causes  immédiates  de  l'insuccès  de  leur 
vigoureuse  résistance.  D'ailleurs,  l'état  dé- 
plorable dans  lequel  les  incursions  des 
deux  partis  mettaient  la  campagne,  la 
haine  que  les  hérétiques  portaient  au 
clergé,  instigateur  de  la  croisade,  tout 
concourait  à  rendre  précaire    la  position 


Note 
i5o 


Note 

100 


740 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


de  la  congrégation  &  à  lui  enlever  ses 
ressources  ordinaires.  Aussi  le  comte  de 
Montfort,  par  la  donation  de  l'église  de 
Villalier,  l'évêque  Gui,  par  celle  des  égli- 
ses de  Carcassonne  &  de  sa  banlieue,  de 
Saint-Estève  de  Cabaret,  de  Saint-Pierre 
de  Villalbe,  auparavant  dépendantes  de  la 
mense  épiscopale,  essayèrent-ils  de  lui 
rendre  un  peu  de  bien-être  &  de  vie;  ils  y 
parvinrent  sans  aucun  doute,  &  elle  put 
traverser  saine  &  sauve  cette  longue  &  ter- 
rible crise. 

En  1228,  le  pape  Grégoire  IX  prit  le 
cbapitre  sous  la  protection  du  Saint-Siège, 
énuméra  ses  possessions  &  confirma  ses 
privilèges;  on  voit  par  cette  bulle  qu'il 
possédait  dans  la  ville  &  dans  le  diocèse 
près  de  vingt-sept  églises. 

Mais  sa  prospérité,  un  instant  rétablie, 
fut  de  nouveau  compromise  par  l'arrivée 
du  vicomte  Trencavel  sous  les  murs  de 
la  cité,  en  1240;  en  se  retirant,  les  héréti- 
ques brûlèrent  le  bourg  &  l'église  de 
Notre-Dame;  le  maréchal  Jean  de  Beau- 
mont,  qui  arriva  du  Nord,  expulsa  les 
bouigeois,  complices  du  vicomte,  &  le 
chapitre  se  trouva  dépouillé  tant  des  reve- 
nus que  lui  payaient  les  habitants  disper- 
sés que  des  édifices  qu'ils  avaient  détruits. 
Aussi  ce  fut  un  peu  à  la  prière  des  gens 
d'église  qu'en  1247,  saint  Louis  ra])pela 
les  Carcassonnais  sur  les  bords  de  l'Aude; 
il  leur  permit  de  s'établir  de  l'autre  côté 
de  la  rivière,  loin  de  la  cité,  à  laquelle  ils 
avaient  fait  courir  de  trop  grands  dangers 
en  1240,  &  une  nouvelle  ville  s'éleva  sur 
des  terrains  marécageux,  qui  portaient 
alors  le  nom  d'Aigues-Mortes  (Aquae  mor- 
iuae).  Les  fugitifs  durent  réparer  tous  les 
torts  causés  par  eux  au  chapitre,  recons- 
truire l'église  de  Sainte-Marie,  restituer 
aux  chanoines  les  fours  &  les  coutumes 
qui  leur  appartenaient,  enfin  payer  une 
indemnité  pour  toutes  les  pertes  amenées 
par  leur  absence  &  par  leur  révolte;  un 
accord  de  1248  fixa  cette  indemnité  à  la 
somme  de  mille  livres  de  Melgueil,  paya- 
bles par  annuités  de  cent  livres. 

A  partir  de  ce  moment,  les  chanoines 
purent  se  livrer  plus  paisiblement  à  la  vie 
contemplative,  augmenter  la  mense  capi- 
tulaire  &  s'occuper  de   la  reconstruction 


de  leur  église  &  de  leur  cloître.  En  1279, 
l'évêque  Gautier  accrut  les  revenus  des 
dignités  devenus  trop  faibles  &  dispropor- 
tionnés avec  ceux  du  chapitre;  à  celle 
d'archidiacre  majeur  il  unit  l'église  de 
Saint-Etienne  de  Villemoustaussou  ;  à  celle 
d'archidiacre  mineur  celle  de  Saint-Etienne 
de  Palaja;  l'archiprêtre  majeur  reçut  Saint- 
Germain  d'Alairac,  &  l'archidiacre  mineur 
Saint-Félix  de  Mouze.  L'histoire  du  qua- 
torzième siècle  n'a  guère  à  signaler  que 
des  querelles  intérieures  &  des  luttes  con- 
tre les  empiétements  des  officiers  du  roi. 
En  i322,  le  chapitre  se  débat  avec  le  pape 
Jean  XXII  pour  obtenir  l'exécution  inté- 
grale du  testament  de  Pierre  de  Roquefort, 
dernier  évêque  décédé;  en  1829,  il  reçoit 
du  roi  Philippe  VI  des  lettres  de  protec- 
tion &  de  sauvegarde.  En  i33i,  il  proteste 
contre  les  officiers  de  la  sénéchaussée,  qui 
voulaient  séquestrer  le  temporel  de  l'évê- 
que pendant  la  vacance  du  siège;  le  cha- 
pitre soutenait  que  l'évêché  de  Carcas- 
sonne était  exempt  de  la  régale  de  temps 
immémorial;  nous  n'avons  absolument  que 
sa  protestation,  &  nous  ne  connaissons 
pas  l'issue  de  l'affaire  qui,  pourtant,  ne 
dut  pas  être  favorable  à  ses  prétentions. 
En  i33o,  est  rédigé  un  statut  capitulaire 
pour  empêcher  les  clercs  ignorants  de  pré- 
tendre aux  canonicats;  il  fut  décidé  qu'à 
l'avenir,  les  nouveaux  chanoines  ne  joui- 
raient, lors  des  distributions  &  dans  le 
chapitre,  que  de  l'autorité  &  des  parts  ac- 
cordées aux  novices,  jusqu'au  jour  où  ils 
auraient  acquis  une  instruction  suffisante. 
En  1345,  la  valeur  des  revenus  diminuant 
tous  les  jours,  le  nombre  des  chanoines 
fut  réduit  à  trente  par  le  pape  Clément  VI. 
L'amoindrissement  perpétuel  de  la  mense 
capitulaire  fit  naître,  au  quinzième  siècle, 
le  désir  de  la  sécularisation;  à  cette  pre- 
mière cause  il  faut  ajouter  le  dégoût  de  la 
vie  du  cloître,  le  désir  d'indépendance, 
enfin  la  nécessité  de  réduire  les  canonicats 
&  de  laisser  aux  chanoines  le  soin  de 
pourvoir  à  une  partie  de  leur  entretien. 
Ce  fut  à  Eugène  IV  que  le  chapitre  & 
l'évêque,  tous  deux  d'accord  sur  la' néces- 
sité d'une  prompte  sécularisation,  deman- 
dèrent une  enquête  en  1438.  Le  pape  se 
rendit  à  leur  demande  &  chargea  les  évè- 


NOTE 

i5o 


Note 
i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


741 


ques  de  Béziers  &  de  Lavaur  d'informer 
sur  tous  les  faits  allégués  par  les  chanoi- 
nes (bulle  de  1439). 

(I  Autrefois,  dit  cet  acte,  l'église  de  Car- 
cassonne,  soumise  à  la  règle  de  Saint-Au- 
gustin, comptait  parmi  les  églises  cathé- 
drales les  plus  notables  de  la  province  de 
Narbonne;  par  la  fortune,  la  science  &  la 
naissance  illustre  des  personnes  qui,  en- 
flammées d'une  dévote  ardeur,  y  occu- 
paient les  canonicats  &  y  faisaient  profes- 
sion de  la  vie  régulière,  elle  avait  pris  un 
tel  développement  spirituel  &  temporel, 
que  la  mense  capitulaire  fournissait  an- 
nuellement un  revenu  de  six  mille  livres 
de  petits  tournois  j  &  cependant,  depuis 
déjà  soixante  ans,  à  la  suite  de  la  mor- 
talité qui  a  frappé  le  pays ,  à  la  suite  de 
l'incurie  des  religieux  dont  le  zèle  se  re- 
froidit, ces  revenus  sont  réduits  à  deux 
mille  livres  &  les  dignités  ont  perdu  les 
deux  tiers  de  leurs  rentes.  » 

L'enquête  donna  les  résultats  suivants  : 
trente-deux  prébendes,  dont  deux  apparte- 
naient à  l'évoque;  les  trente  autres  étaient 
des  prébendes  canoniales;  les  titulaires, 
soumis  à  la  règle  de  Saint-Augustin,  fai- 
saient le  triple  vœu  de  chasteté,  pau- 
vreté &  obéissance,  &  dépendaient  d'un 
prieur  nommé  par  eux  &  confirmé  par  l'é- 
vêque.  Ils  portaient  le  béret  &  le  surplis 
de  lin  blanc;  de  la  Toussaint  à  la  Pàque, 
ils  se  couvraient  du  rochet  &  de  la  cape;  de 
laPâque  à  la  Toussaint,  ils  y  substituaient 
le  surplis  &  l'aumuce;  hors  de  l'église,  ils 
ne  portaient  que  le  rochet.  Les  dignitaires 
étaient  au  nombre  de  quatre  ;  deux  archi- 
diacres, majeur  &  mineur;  deux  archiprè- 
tres  à  Alairac  &  à  Mouze;  l'évêque  seul 
pouvait  les  nommer;  venaient  ensuite  six 
personnats,  sacriste,  préchantre,  camérier, 
infirmier,  aumônier  &  ouvrier;  neuf  pré- 
vôtés &  cinq  prieurés,  dont  celui  de  Ber- 
riac  était  conféré  par  l'évêque.  La  colla- 
tion des  canonicats  avait  lieu  par  ordre, 
c'est-à-dire  que  chaque  chanoine  présen- 
tait à  son  tour  un  candidat  au  chapitre, 
qui  décidait  de  son  admission  ou  de  son  ex- 
clusion. Chaque  canonicat  donnait  droit  à 
tant  de  distributions,  à  tel  revenu,  auquel 
venait  s'ajouter  celui  des  dignités,  des  per- 
sonnats, des  prévôtés  ou  des  prieurés. 


La  sentence  de  sécularisation  réserva  le 
droit  pour  les  anciens  chanoines  de  se 
retirer  dans  des  maisons  de  leur  ordre  ou 
de  rester  dans  le  cloître,  à  leur  choix; 
elle  fixa  à  trente  le  nombre  des  prébendes 
canoniales  dont  les  titulaires  entrèrent  en 
fonctions  au  fur  ik  à  mesure  des  vacances. 
La  plus  haute  dignité  fut  le  doyenné,  qui 
donna  place  d'honneur  dans  le  choeur  après 
l'évêque  &  voix  prépondérante  au  chapi- 
tre; vint  ensuite  l'archidiaconé,  réunion 
des  anciens  archidiaconés  majeur  &  mi- 
neur; la  trésorerie,  troisième  dignité  du 
chapitre;  la  collation  de  ces  trois  dignités 
appartint  à  l'évêque.  Le  sacristain  &  le 
préchantre,  ainsi  que  tous  les  chanoines 
prébendes,  furent  nommés  par  le  chapitre. 
De  nombreux  actes  vinrent  définitivement 
constituer  la  nouvelle  congrégation  &  ré- 
glèrent l'attribution  des  bénéfices  &  des 
domaines  à  chaque  canonicat  &  à  chaque 
dignité;  enfin  le  commissaire  apostolique 
termina  sa  mission  en  promulguant  de 
nouveaux  statuts,  qui  réglèrent  dans  le 
plus  grand  détail  les  cérémonies  de  la  ca- 
thédrale, le  costume  des  chanoines  &  les 
droits  &  devoirs  de  chacun  des  membres 
du  chapitre. 

Mais  les  revenus  de  la  communauté  sup- 
primée ne  pouvaient  suffire  à  l'entretien 
d'un  si  grand  nombre  de  prébendes,  &, 
moins  de  neuf  ans  après,  le  pape  Nico- 
las VI,  à  la  requête  de  l'évêque  Jean 
d'Etampes,  dut  réduire  à  dix-huit  le  nom- 
bre des  canonicats,  dont  quinze  appartin- 
rent à  autant  de  chanoines,  deux  à  l'évê- 
que &  un  à  la  fabrique.  Les  quatorze  autres 
prébendes  durent  servir  à  l'entretien  des 
prêtres  auxiliaires,  hebdomadiers,  chape- 
lains &  autres  qui  existaient  toujours  dans 
les  chapitres  cathédraux,  à  côté  des  cha- 
noines proprement  dits  (1448).  L'année 
suivante,  on  institua  six  enfants  de  chœur, 
qui  furent  placés  sous  la  direction  de  deux 
des  prébendes;  ceux-ci  reçurent,  à  cet 
effet,  une  légère  indemnité  annuelle;  & 
ces  jeunes  enfants  durent,  plus  tard,  four- 
nir les  chapelains  &  prêtres  inférieurs  de 
la  cathédrale. 

A  cette  époque  les  prérogatives  du  cha- 
pitre étaient  assez  étendues;  il  avait  seul 
le   droit  d'élire  l'évêque,  &   ce   droit   lui 


Note 
1  ôr 


NOTB 

I  âo 


74= 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


resta  en  fait  jusqu'à  la  fin  du  quinzième 
siècle,  &  eu  droit  jusqu'au  concordat  de 
i5i6;  en  cas  de  vacance  du  siège,  il  admi- 
nistrait le  temporel  de  l'évêché,  nommait 
des  vicaires  &  des  officiers  pour  exercer 
les  droits  qui  en  dépendaient,  &  c'était  en 
son  nom  que  l'official  rendait  la  justice; 
de  plus  une  bulle  d'Innocent  VIII,  de  1491, 
lui  permit  de  disposer  de  tous  les  bénéfices 
à  la  collation  de  l'évèque,  devenus  vacants 
pendant  cet  intervalle  de  temps,  en  payant 
les  droits  accoutumés  à  la  Chambre  apos- 
tolique. Vers  le  mémo  temps,  en  1476,  il 
obtint  de  Louis  XI  des  lettres  d'amortisse- 
ment pour  diverses  fondations  faites  par 
l'évèque  Tanneguy  Duchastel. 

Au  seizième  siècle,  le  chapitre  perdit  une 
partie  de  son  pouvoir  par  suite  du  concor- 
dat; ses  biens  furent  ravagés  par  les  par- 
tisans, &  les  exigences  financières  du  pou- 
voir le  forcèrent  à  en  aliéner  une  grande 
partie.  Cependant  il  continua  à  tenir  une 
grande  place  dans  l'histoire  de  la  ville,  & 
suivit  l'évèque  à  la  ville  basse  au  dix-hui- 
tième siècle.  Il  fut  supprimé  de  fait  en 
1790  8i  en  droit  en  1801. 

Église  de  S aînt-ïi araire.  —  L'église  de 
Saint-Nazaire,  autrefois  cathédrale,  est 
l'un  des  monuments  les  plus  curieux  du 
Midi  de  la  France;  sans  présenter  un  en- 
semble aussi  pur  que  Sainte-Cécile  d'Albi 
ou  Saint-Sernin  de  Toulouse,  elle  offre 
cet  avantage  de  réunir  deux  des  systèmes 
d'architecture  les  plus  différents;  à  une 
nef  romane,  basse,  sans  ornements,  du 
genre  le  plus  fruste,  à  peine  éclairée,  vient 
s'adapter  un  chœur,  chef-d'œuvre  de  l'art 
gothique,  merveille  d'élégance  &  de  légè- 
reté, percé  de  splendides  verrières.  C'est 
de  ce  contraste  que  ce  monument  tire  une 
grande  partie  de  sa  valeur;  ajoutons-y 
l'avantage  d'avoir  deux  dates  certaines 
pour  fixer  l'époque  de  sa  construction  ; 
d'une  part,  c'est  en  1096  que  les  premiers 
matériaux  sont  bénis  par  le  pape  Ur- 
bain II,  lors  de  son  passage  à  Carcas- 
sonne;  de  l'autre,  c'est  en  1269  que  saint 
Louis  concède  le  terrain  nécessaire  à  la  re- 
construction du  chevet;  on  voit,  par  ces 
deux  dates,  combien  sont  erronées  &  l'o- 
pinion de  M.  Cros-Mayrevielle,  qui  attri- 


bue la  partie  romane  au  comte  Roger  le 
Vieux,  mort  vers  1012,  &  celle  de  M.  Viol- 
let  le  Duc,  qui,  dans  son  Dictionnaire 
d'architecture,  fait  du  chœur  un  type  de 
l'architecture  du  quatorzième  siècle.  En 
réalité,  la  majeure  partie  de  cette  dernière 
portion  de  l'église  appartient  bien  au  style 
de  la  Sainte-Chapelle,  plus  mûr,  plus  ac- 
centué, &  le  dessin  des  fenêtres,  finies 
probablement  un  peu  plus  tard  que  le 
gros  de  l'œuvre,  en  fait  un  monument  de 
l'école  rayonnante". 

Commencée  déjà  en  1096,  l'église  fut  en 
construction  pendant  tout  le  douzième  siè- 
cle &,  en  1177,  l'évèque  Othon  y  consacra 
une  nouvelle  chapelle  dédiée  à  la  Vierge; 
à  cette  époque  l'église  comprenait  proba- 
blement une  abside  à  trois  chapelles  &  un 
transept  débordant;  divers  actes  du  com- 
mencement du  treizième  siècle  mention- 
nent, en  effet,  une  chapelle  de  la  Trinité 
&  une  chapelle  de  Sainte-Croix,  autres  que 
celle  de  Sainte-Marie,  consacrée  en  1177; 
il  devait  donc  y  avoir  au  moins  un  autel 
dans  chacun  des  bras  du  transept;  de  plus 
le  chœur  était  un  peu  plus  court  que 
celui  de  l'église  gothique,  puisque  saint 
Louis  dut  concéder  cinq  cannes  de  terrain 
pour  reculer  le  chevet.  La  construction, 
recommencée  vers  1270,  dura  assez  long- 
temps pour  qu'une  partie  des  chapelles 
porte  aujourd'hui  les  armes  de  Pierre  de 
Roquefort  à  leur  clef  de  voûte  &  dans 
leurs  vitraux;  l'une  d'elles,  dédiée  aujour- 
d'hui à  saint  Jean,  contient  même  son 
tombeau,  chef-d'œuvre  de  sculpture,  plein 
de  grandeur  &  d'élégance.  A  partir  de  ce 
moment,  les  évêques  ajoutèrent  de  temps 
à  autre  une  chapelle  à  l'œuvre  de  leurs 
prédéceseurs  ;  vers  1824,  Pierre  Rodier 
construisit  la  chapelle  Saint-Laurent,  dont 

'  Un  fait  prouve  même  que  In  reconstruction  tîn 
chœur  ne  fut  pas  le  premier  travail  entrepris  à 
Saint-Nazaire  pendant  le  treizième  siècle,  c'est 
l'existence  de  la  chapelle  dite  de  Raoul  qui  ne 
peut  être  de  beaucoup  postérieure  à  1266,  date  de 
la  mort  de  ce  prélat,  &  dans  laquelle  on  plaça  son 
tombeau;  cette  chapelle  limitant  le  transept  vers 
le  sud,  le  pian  devait  déjà  être  arrêté  quand  elle 
fut  entreprise;  par  conséquent,  dans  son  ensemble, 
cette  partie  de  l'église  est  certainement  antérieure 
au   quatorzième  siècle. 


Note 

i5o 


Note 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


740 


les  vitraux  portent  ses  armes.  La  chapelle 
de  Saint-Vincent,  aujourd'hui  de  Sainte- 
Anne,  réparée  par  l'évêque  Pierre  d'Auxi- 
lion,  vers  l'an  i5oo,  &  ornée  par  lui  de 
vitraux  aujourd'hui  disparus,  existait  dès 
la  fin  du  quatorzième  siècle,  antérieure- 
ment, en  tout  cas,  à  la  sécularisation. 
La  chapelle  de  Saint-Sernin  existait  dès 
la  même  époque,  &  une  confrérie,  dite 
de  Sainte-Anne,  y  fut  établie  par  l'abbé 
de  Montolieu.  Au  commencement  du 
quinzième  siècle,  d'après  un  registre  in- 
titulé Ave  Maria,  conservé  aux  archives 
du  chapitre  moderne,  l'église  comptait 
sept  autels,  plus  le  grand  autel;  ils  étaient 
dédiés  aux  SS.  Germain,  Jean,  Vincent,  & 
Michel,  à  la  Vierge,  à  la  sainte  Croix  &  à 
la  Trinité;  il  serait  probablement  difficile 
de  retrouver  la  place  de  tous  ces  autels;  il 
pouvait  y  en  avoir  un  ou  deux  dans  les 
bas-côtés  ou  bien  à  l'entrée,  sous  la  grande 
arcade, au-dessous  de  l'emplacement  actuel 
des  orgues;  nous  donnons  cette  date  au 
document  que  nous  employons,  parce 
qu'il  parle  du  cloître  &  du  dortoir  com- 
mun des  chanoines;  il  est  donc  antérieur 
à  la  sécularisation  qui  dispersa  ceux-ci  & 
fit  cesser  la  vie  commune. 

L'église  de  Saint-Nazaire,  qui  eut  titre 
de  cure  à  partir  de  la  sécularisation.  Si 
dont  le  desservant  était  nommé  par  le  cha- 
pitre, resta  cathédrale  jusqu'à  la  fin  du 
dix-huitième  siècle;  mais,  depuis  le  milieu 
ùo  ce  dernier  siècle,  elle  en  avait  perdu 
les  prérogatives  à  la  suite  de  l'abandon  de 
la  cité  par  le  chapitre  &  l'évêque  M.  de  Be- 
zons.  Il  avait  été  question  de  cette  trans- 
lation dès  145B,  pendant  une  vacance  du 
siège  épiscopal;  ce  qui  la  fit  échouer,  h 
cette  époque,  ce  furent  les  prétentions 
exagérées  des  chanoines  qui  réclamaient 
de  la  ville  la  cession  &  la  jouissance  exclu- 
sive de  l'une  des  portes  !k  l'établissement 
d'un  four  &  d'une  boucherie  exempts  des 
taxes  municipales.  Les  principales  cause:; 
de  ce  changement  étaient  l'insalubrité  de 
la  cité,  qui  manquait  d'eau,  le  manque  de 
distractions, enfin  son  abandon  par  toute;; 
les  familles  riches  &  commerçantes;  cette 
îranslation  eut  lieu,  en  dépit  de  la  résis- 
tance acharnée  des  habitants,  dont  elle 
compromit   :i    tout   jamais    la   prospérité; 


mais  M.  de  Bezons,  d'ailleurs  si  zélé  pour 
le  bien  de  ses  ouailles,  le  sacrifia  en  cette 
occasion  à  sa  commodité  personnelle;  c'est 
de  cette  époque  que  date  l'évéché  de  la 
ville  basse,  construction  lourde  &  sans 
style;  l'ancien  évêché,  qui  occupait  une 
partie  de  l'angle  de  la  cité,  fut  détruit  à  la 
Révolution,  ainsi  que  le  cloître  gothique 
attenant  à  l'église  même.  L'évéché  bordait 
directement  les  remparts  intérieurs  de  la 
cité,  &  une  charte  de  Philippe  III,  de 
1280,  permit  l'ouverture  de  quatre  grandes 
fenêtres  dans  les  murailles;  ces  fenêtres 
existent  encore  aujourd'hui. 

Eglise  de  Salnt-Sernin.  —  Outre  la  cathé- 
drale, la  cité  renfermait  encore  une  autre 
église  qui  servait  de  paroisse,  Saint-Ser- 
nin; l'origine  de  cette  église  est  incon- 
nue; elle  semble  n'avoir  été  primitivement 
qu'une  succursale  de  la  cathédrale;  elle 
formait  paroisse  dès  le  quatorzième  siècle 
&,  en  i3o8,  l'évêque  Pierre  de  Roquefort 
y  institua  une  confrérie  de  Saint-Louis; 
elle  devait  d'ailleurs  exister  déjà  au  siècle 
précédent,  puisque  le  roman  de  Philo- 
mena,  composé  vers  cette  époque  par  un 
moine  de  la  Grasse,  en  attribue  la  fonda- 
tion à  Charlemagnc.  En  1401,  une  sen- 
tence arbitrale  fixa  l'ordre  des  processions 
tant  de  Saint-Nazaire  que  de  Saint-Sernin 
&  obligea  le  curé  de  cette  dernière  église 
à  assister  aux  cérémonies  célébrées  par  le 
chapitre  cathédral;  elle  fut,  à  partir  du 
milieu  du  quatorzième  siècle ,  le  siège  de 
la  célèbre  confrérie  des  Mortes-Payes, 
sorte  de  milice  bourgeoise,  qui  était  char- 
gée depuis  déjà  longtemps  de  la  garde  de 
la  cité;  elle  reconnaissait  saint  Louis  pour 
son  patron,  lui  rap])ortait  sa  fondation  & 
jouissait  de  nombreux  privilèges,  (|ui  ne 
l'empêchèrent  pas  de  tomber  promptement 
en  décadence.  On  a  vu  dans  ces  soldats, 
dont  les  charges  étaient  héréditaires,  le;; 
successeurs  des  seigneurs  estagers  chargés, 
au  douzième  siècle,  par  les  vicomtes,  de  la 
garde  de  la  cité;  mais  l'un  est  une  con- 
séquence de  l'organisation  féodale,  dans 
laquelle  l'cstage  était  une  des  formes  du 
service  militaire  &  l'autre  est  une  corpo- 
ration toute  spéciale,  créée  dans  un  bu' 
déterminé  &    particulière  à   Carcassonne. 


Note 
I  âo 


Note 
i5o 


744 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Cette  erreur  a  été  commise  par  dom  Vais- 
sete  &  à  sa  suite  par  tous  les  historiens 
modernes.  Pour  en  revenir  à  l'église  Saint- 
Sernin,  elle  obtint,  en  1441,  de  Char- 
les VIT,  la  permission  d'ouvrir  des  fenê- 
tres dans  une  tour  de  la  cité  qui  lui  servait 
de  chœur;  dès  cette  époque,  cette  tour, 
qui  existe  encore  &  qui  date  du  douzième 
siècle,  passait  pour  avoir  servi  de  prison  à 
saint  Sernin  &  à  ses  compagnons,  lors  de 
leur  séjour  à  Carcassonne.  En  i5l8,  le 
sieur  de  Basilhac,  connétable  de  la  cité, 
posa  la  première  pierre  d'un  nouveau  clo- 
cher, qui  fut  achevé  dans  l'espace  de  qua- 
torze ans.  La  paroisse  Saint-Sernin  fut 
supprimée  &  l'église  démolie  lors  de  la  Ré- 
volution; il  n'en  reste  plus  que  le  chœur 
qui,  comme  nous  l'avons  dit  plus  haut, 
faisait  partie  des  murailles. 

Dans  l'ancienne  cité  ou  plutôt  dans  les 
anciens  faubourgs  de  Carcassonne,  on 
comptait  quatre  églises  :  Saint-Vincent, 
Saint-Michel,  Notre-Dame  &  Saint-Es- 
tève.  Toutes  ces  églises  dépendaient  du 
chapitre  cathédral  de  Saint-Nazaire,  &  on 
peut  croire  que  leur  première  fondation 
était  l'œuvre  de  cette  congrégation.  On 
sait  que  dans  la  seconde  de  ces  églises, 
une  congrégation  régulière  existait  en  l'an 
1004;  à  cette  date,  le  prêtre  Guitard  lui 
fit  donation  d'une  vigne  sise  aux  envi- 
rons. 

L'histoire  de  Notre-Dame,  autrement 
dite  Notre-Dame  de  l'Abbaye,  est  un  peu 
mieux  connue.  Il  semble,  d'après  des  té- 
moignages anciens,  qu'elle  existait  dès  le 
huitième  siècle;  elle  aurait  même  été  pillée 
par  les  Sarrasins  qui  en  auraient,  dit-on, 
emporté  d'immenses  trésors.  Quoi  qu'il  en 
soit  de  cette  tradition,  cette  église  possé- 
dait une  organisation  régulière,  dès  904, 
du  temps  de  l'évêque  Gimer,  à  qui  l'on 
doit  vraisemblablement  en  rapporter  la 
fondation;  elle  paraît  encore  en  932  &  en 
936;  en  956,  le  testament  du  comte  de 
Bésalu ,  Sunifred ,  prouve  sa  sujétion  à 
Saint-Nazaire.  Elle  est  encore  mentionnée 
en  1067,  dans  l'acte  de  vente  des  comtés  de 
Carcassonne  &  de  Razès,  faite  par  la  vicom- 
tesse Ermengarde  au  comte  de  Barcelone. 


En  1084,  nous  voyons  Bernard, archidiacre 
de  la  cathédrale,  s'intituler  prieur  de  No- 
tre-Dame; à  partir  de  ce  moment,  elle  ne 
porte  plus  le  titre  d'abbaye  :  ce  n'est  plus 
([u'une  simple  prévôté  dépendant  de  la 
mense  capitulaire  de  Saint-Nazaire.  C'est 
en  cette  qualité  qu'en  io85,elle  reçoit  d'Er- 
mengarde  les  dîmes  de  plusieurs  villages 
du  Carcasses;  à  cette  époque,  les  chanoines 
étaient  soumis  à  la  règle  de  Saint-Augus- 
tin, comme  le  chapitre  de  Saint-Nazaire; 
en  1088,  elle  est  mentionnée  parUrbain  II 
comme  ayant  été  réformée  par  l'évêque 
Pierre  &,  en  1096,  elle  a  l'honneur  de  voir 
officier  dans  ses  murs  le  souverain  pontife. 
La  Coutume  de  Carcassonne,  rédigée  en- 
tre 1204&  1209, nous  apprend  qu'elle  avait 
son  notaire  spécial  servant  aux  habitants 
du  bourg,  &  les  Archives  nationales  possè- 
dent aujourd'hui  un  registre  de  protocoles 
provenant  de  cette  étude;  il  date  de  la  fin 
du  quinzième  siècle  &  ne  présente  aucun 
intérêt  historique. 

Détruite  en  1240  par  les  partisans  de 
Trencavel,  lors  de  la  levée  du  siège,  l'é- 
glise de  Sainte-Marie  fut  reconstruite  par 
ordre  de  saint  Louis  &  aux  frais  des  habi- 
tants. Les  chanoines  ne  purent  s'y  réins- 
taller que  vers  1263,  faute  d'un  local  suffi- 
sant. Lors  de  la  sécularisation  du  chapitre 
cathédral,  le  prieuré  de  Notre-Dame  de 
Saint-Sauveur  fut  uni  à  la  dignité  de  tré- 
sorier. Restaurée  en  1540,  par  Martin  de 
Saint-André,  cette  église  eut  beaucoup  h 
souffrir  des  guerres  de  religion;  occupée 
par  les  habitants  de  la  cité,  elle  eut  à  subir 
les  attaques  de  ceux  de  la  ville  basse,  fut 
démantelée,  à  demi  ruinée  &  souillée; 
le  trésorier  du  chapitre  l'abandonna,  ne 
pouvant  la  réparer,  &  elle  servit,  pendant 
une  épidémie,  à  loger  les  pestiférés.  Enfin 
les  capucins,  appelés  à  Carcassonne  par  le 
sieur  Bernard  Moureau,  s'y  installèrent 
en  1392  &  la  rendirent  au  culte.  Aujour- 
d'hui cette  église,  devenue  méconnaissa- 
ble, est  dédiée  à  sainte  Gracieuse,  &  fait 
partie  d'un  couvent  de  religieuses,  vouées 
à  l'enseignement  des  jeunes  filles. 

L'église  de  Saint-Estève,  située  au  nord 
de  la  cité,  sur  une  petite  colline,  n'existe 
plus  aujourd'hui;  elle  paraît  dans  les  actes 


Note 
1 5o 


Note 
i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


745 


en  1088;  à  cette  époque,  l'évêque  Pierre 
venait  d'y  instituer  un  collège  de  chatioi- 
nes,  qui  fut  confirmé  par  une  bulle  d'Ur- 
bain II;  détruite  pendant  la  guerre  des 
albigeois,  cette  église  ne  fut  jamais  rebâtie 
&  resta  en  ruines  jusqu'en  1701,  époque 
où  les  capucins  obtinrent  du  chapitre  & 
de  l'évêque  la  permission  d'en  employer 
les  matériaux  à  la  reconstruction  de  leur 
couvent;  à  cette  époque,  elle  servait  de 
retraite  aux  voleurs.  Jusqu'à  la  Révolution, 
cette  vieille  église  fut  le  but  de  la  première 
procession  faite  à  l'époque  des  Rogations 
par  le  clergé  de  l'église  cathédrale  &  de 
la  ville  basse;  on  croit  que  le  patron  en 
était,  non  pas  le  protomartyr  Etienne, 
mais  l'évêque  saint  Stapin  ou  Etienne  du 
septième  siècle. 

Dans  la  ville  basse  de  Carcassonne  on 
compte  deux  églises  paroissiales  :  Saint- 
Vincent  &  Saint-Michel,  qui  remplacè- 
rent, au  treizième  siècle,  les  églises  du 
même  nom,  situées  dans  les  faubourgs  de 
la  cité  ;  elles  furent  construites  par  les 
habitants  du  Bourg,  à  leur  retour  à  Car- 
cassonne, en  exécution  de  l'engagement 
qu'ils  avaient  pris  envers  le  roi  saint  Louis 
de  reconstruire  toutes  les  églises  détruites 
en  1240  par  suite  de  leur  trahison.  L'église 
de  Saint-Michel,  dotée  en  1283  de  quel- 
ques revenus  sur  des  maisons  voisines, 
obtint  alors  une  charte  d'amortissement 
de  Philippe  le  Hardi;  on  trouvera  en  note 
ce  document,  resté   jusqu'ici   inédit".  Le 

'  De  gratta  facta  per  Jominum  regem  eccîesie 
Beau  Michallii  Carcaisonae.  —  Phllippus  Dei 
gratia  Francorum  rex.  Notum  facimus  iiniversis 
tam  presentibus  quam  fuluris,  quod  cutn  nos  per- 
cipere  consueverimus  très  solides,  très  denarios  & 
oboUim  annui  redditiis  in  modiim  qui  sequitur, 
supra  domos  &  localia  inferius  nominata  :  — vide- 
•  licet  supra  domum  Raymundi  Sabaterii  ^  Fonte- 
Joncoso  de  Carcassona,  confronta  ta  de  Altano  cum 
carrairola,  de  CIrcio  cum  capite  eccîesie  parrochia- 
lis  Sancti  Michaëlis  Burgi  Carcassone,  de  Aqui- 
lone  cum  via  publica,  de  Meridie  cum  tenemento 
Raimundi  de  Casilacho  &  Pétri  de  Porciano  mer- 
catorum,  novem  denarios  &  obolum  Turonenses. 
Item  supra  domum  Raymundi  de  Casilacho  &  Pé- 
tri de  Porciano  mercatorum  predictorum,  que  con- 
frontaïur  de  Altano   cum   carrairola,  de  Meridie 


vicaire  qui  desservait  cette  église,  comme 
celui   qui   desservait   celle   de  Saint-Vin- 

cum  tenentia  Aude  mulieris,  de  Circio  cum  capite 
dicte  eccîesie,  de  Aquilone  cum  tenentia  Raimundi 
Sabaterii  predicti  très  denarios  Turonenses.  Item 
supra  domum  Aude  mulieris  predicte  confronta  tam 
de  Altano  cum  dicta  carrairola,  de  Mendie  cum  te- 
nentia Amelii  de  Alairaco  textoris  de  Carcassona, 
de  Circio  cum  capite  dicte  eccîesie  &  de  Aquilone 
cum  tenentia  Raimundi  de  Casilaco  &  Pétri  de  Por- 
ciano predictorum,  duos  denarios  Turonenses.  Item 
supra  domum  Amelii  de  Alairaco  textoris  de  Carcas- 
sona predicti,  confrontatam  de  Altano  cum  carrai- 
rola predicta,  de  Meridie  cum  tenemento  Veziane 
uxoris  condam  deffuncti  Pontii  de  Cornezano  de 
Carcassona,  de  Circio  cum  capite  dicte  eccîesie,  & 
de  Aquilone  cum  tenentia  Aude  mulieris  predicte, 
duos  denarios  Turonenses.  Item  supra  domum 
Vesiane  relicte  Pontii  de  Cornezano  predicte,  con- 
frontatam de  Altano  cum  dicta  carrairola,  de 
Meridie  cum  tenentia  Bernardi  de  Laurano  de  Car- 
cassona laboratoris,  de  Circio  cum  cimiterio  eccîesie 
predicte  Sancti  Michaëlis,  &  de  Aquilone  cum  dicta 
carrairola,  quatuor  denarios  Turonenses.  Item  su- 
pra domum  Bernardi  de  Laurano  predicti  labo- 
ratoris  de  Carcftssona,  confrontatam  de  Altano  cum 
dicta  carrairola,  de  Meridie  cum  tenentia  Guil- 
lelmi  Arnaldi  de  Cornezano  &  Pétri  Guillelmi 
fratrum,  de  Circio  cum  dicto  cimiterio  &  de  Aqui- 
lone cum  tenentia  Vesiane  mulieris  predicte,  qua- 
tuor denarios  Turonenses.  Item  supra  quodJam 
locale  Aymerici  de  Manso  de  Carcassona,  confron- 
tatum  de  Altano  cum  cimiterio  dicte  eccîesie,  de 
Meridie  cum  tenentia  Arnaldi  de  Pinu,  de  Circio 
cum  carrairola  &  de  Aquilone  cum  tenentia  dicti 
Aymerici  de  Manso,  quinque  denarios  Turonen- 
ses. Item  supra  aliud  locale  Arnaldi  de  Pinu, 
confrontatum  de  Altano  cum  dicto  cimiterio,  de 
Meridie  cum  tenentia  Raimundi  de  Casilaco  mer- 
catoris,  de  Circio  cum  carrairola  &  de  Aquilone 
cum  tenentia  dicti  Aymerici  de  Manso,  quinque  de- 
narios Turonenses.  Item  super  aliud  locale  Rai- 
mundi de  Casilacho  mercatoris,  confrontatum  de 
Altano  cum  dicto  cimiterio,  de  Meridie  cum  via  pu- 
blica ,  de  Circio  cum  carrairola  &  de  Aquilone  cum 
tenentia  dicti  Arnaldi  de  Pinu,  quinque  denarios 
Turonenses.  Nos,  intuitu  pietatis,  8t  ob  remedium 
anime  nostre  &  animarum  inclite  recordationis  ca- 
rissimi  domini  &  genitoris  nostri  Ludovici,  régis 
Francorum  &  aliorum  predecessorum  nostroriim, 
rectoris  &  parrochianorum  ejiisdem  eccîesie  S.incti 
Michaëlis  Burgi  Carcassone  precibus  annuentes, 
concedimus  eisdem  quod  ipsi  domos  &  localia 
predicta  acquirere  possint  ad  ecdesiam  suam  pre- 
dictam  &  ejus  cimiterium  augmentandum,  &  pre- 
dictos  très  solidos,  très  denarios  &  obolum  annui 


Note 
I  5o 


Note 
i5o 


746 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


cent,  était  nommé  par  le  chapitre  cathé- 
dral  de  Saint-Nazaire,  en  souvenir  de  l'an- 
cienne sujétion  des  églises  des  bourgs  du 
douzième  siècle  envers  cette  communauté. 
En  l6i5,  Paul  V  accorda  des  indulgences 
aux  bienfaiteurs  ou  visiteurs  de  l'église. 
Au  dix-huitième  siècle,  l'évêque  de  Be- 
zons  y  transporta  la  cathédrale  ;  au- 
jourd'hui elle  en  tient  encore  lieu.  Cette 
église  date,  comme  toutes  les  autres,  du 
quatorzième  siècle;  elle  est  conçue  sur 
le  plan  si  général  dans  le  Midi  d'une  nef 
sans  bas-côtés,  avec  des  chapelles  entre  les 


C'est 'dans  cette  église  qu'on  conserve  au- 
jourd'hui la  main  de  sainte  Anne  qui  a 
été  longtemps  vénérée  dans  l'église  de 
Saint-Nazaire. 

Outre  les  églises  de  Saint-Vincent  &  do 
Saint-Michel,  la  ville  contenait  encore, 
au  treizième  siècle,  une  église  dédiée  à  la 
Vierge,  construite  la  première  de  toutes, 
en  1248;  peu  après,  le  chapitre  l'échangea 
avec  l'évêque  Guillaume-Arnaud  contre  le 
prieuré  de  Saint-Pierre  de  Vie  &,  en  i36i, 
l'officialité  y  fut  transportée'  ;  détruite  lors 


Note 
1  5o 


arcs-boutants;  l'une  de  ces  chapelles,  celle      de  la  Révolution,  cette  église  est  aujour- 
de  Saint-Mathias,  occupée  par  la   corpo-      d'hui  remplacée  par  une  halle, 
ration    des    tisserands ,    fut   consacrée    en 
i383. 


L'église  Saint-Vincent  de  Carcassonne 
date  à  peu  près  de  la  môme  époque;  on 
la  croit  de  la  fin  du  treizième  ou  du  com- 
mencement du  quatorzième  siècle  ;  tou- 
f'fois,  nous  avons  une  charte  qui  nous 
permet  de  fixer  plus  exactement  cette  épo- 
c(ue;  c'est  une  lettre  d'amortissement  de 
Philippe  IV,  datée  de  l'an  i3o8,  de  terrains 
acquis  pour  servir  à  la  construction  du 
chœur;  nous  donnons  cette  pièce  en  note  '. 

censiis,  quos  percipiebamus  supra  domos  &  localia 
predicta,  ut  dietum  est,  eisdem  &.  ecclesie  predicte 
pro  nobis  &  nostris  successoribus  daraiis  perpétue, 
remittimus  &  qiiitaraus.  In  cujiis  rei  testimonium 
presentibus  litteris  nostrum  fetimus  apponi  sigil- 
lum.  Actum  Carcassone,  anno  Dommi  millesimo 
ducemesimo  octogesimo  tercio ,  mense  augusto. 
(Latin  9996,  p.  201  &suiv.J 

'  Philippus  Dei  gratia  Fraiicorum  rex.  Notum 
facimus  iiniversis  tam  presentibus  quam  futuris, 
quod  cura  parrochialis  ecclesia  Sancti  Vincentii 
de  burgo  nostro  Carcassone  adeo  sit  arcta  &  mo- 
dica,  quod  parrochiani  ejusdem  cum  numéro  quo 
deceret  &  expediret  non  possunt  recipi  in  eadem 
nec  sit  prope  ecclesiam  hujiismodi  lociis  aptus,  m 
quem  cxtendi,  dilatari  &  ampliari  valeat  ecclesia 
ineniorata,  preterquam  quatuor  domunculas,  que 
nobis  in  diiobus  solidis  &  in  sex  denariis  Turo- 
nensium  annui  &  perpetui  censiis  onerate  consis- 
tuntj  nos,  intuitu  pietatis  &  pro  nostre  ac  quon- 
dam  consortis  nosire  canssnne  predecessorumque 
nostrorum  animarum  remedio  &  sainte,  ad  recio- 
ris,  juratorum  &  parrochianorura  ecclesie  niemo- 
rate  supplicatlonein,  eisdem  concedimus  per  pre- 
■.:ntes    ut    ad    opus    extensionis,    dilatationis    & 


COUVENTS    DE   CARCASSONNE 

Augustins.  —  Les  Ermites  de  l'ordre  de 
Saint-Augustin  s'établirent  à  Carcassonne 
en  1283,  à  l'extrémité  du  Bourg-Neuf,  alors 
beaucoup  plus  étendu  qu'aujourd'hui;  mais 
ils  ne  tardèrent  pas  à  quitter  ce  premier 
emplacement,  &,  vers  1295,  ils  vinrent 
s'installer  dans  le  milieu  même  de  la  ville, 
dans  l'emplacement  qu'ils  occupaient  en- 
core au  dix-huitième  siècle;  l'église  était 
déjà  construite  en  i3o5,  grâce  aux  libé- 
ralités de  Sanche  Morlane,  archidiacre  de 
Carcassonne,  qui  avait  payé  une  partie  de 

ampliationis  ejusdem  ecclesie  dictas  domunculas 
possint  acquirere  &  acquisitas  convertere  in  ex- 
tensionem,  dilatationem  &  ampliationem  predic- 
tas  dictosque  duos  solides  cum  dimidio  Turo- 
nensium  annui  &  perpetui  census  in  &  super 
domiinculis  predictis  nobis  debitos  dicte  ecclesie 
sic  extense,  dilatate  &  ampliate  in  perpetuunt  re- 
mittimus &  quictamus;  insuper  concedentes  rec- 
tori,  juratis  &  parrochianis  predictis  ut  ecclesiam 
ipsam  cura  de  dictis  extensa,  dilatata  &  ampliata 
domunculis  fuerit ,  liberam  &  immunem  ab  annuo 
censu  predicio  &  absque  prestando  nobis  aut  suc- 
cessoribus nostris  quamcuraque  financiam  pro  pre- 
missis  tenere,  habere  &  possidere  possint  in  per^ 
petuum  pacifiée  &  quiete,  salvo  in  aliis  juic 
nostro  &  quolibet  alieno.  Que  ut  firma  &  stabilia 
perpetuo  persévèrent ,  présentes  litteras  sigilli 
nostri  fecimus  appensione  muniri.  Actam  apud 
Petramfontem ,  anno  Domini  m°  ccc"  ociavo, 
mense  octobris.  —  Per  elemosinarium,  Maillardus. 
(Archives  nationales;  Trésor  des  chartes,  ]J.  J^l', 
f»  69.) 

■  Bouges,  p.   1  84. 


Noie 
I  5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


la  construcfioii  &  garni  l'autel  de  riches 
ornements;  à  cette  date,  le  provincial  des 
augustins  ordonna  la  célébration  perpé- 
tuelle d'une  messe  quotidienne  pour  le 
repos  de  son  âme.  En  1829,  il  était  encore 
question  d'une  nouvelle  translation;  les 
religieux  avaient  reçu  diverses  maisons 
dans  l'intérieur  du  bourg,  bien  situées,  à 
distance  convenable  des  autres  églises,  mais 
ces  terres  étant  censives  du  chapitre  cathé- 
dral,  &  celui-ci  refusant  d'en  permettre 
l'aliénation,  le  pape  Jean  XXII  lui  écrivit 
pour  le  prier  d'y  donner  son  assentiment; 
nous  ignorons  si  cette  translation  put  s'ef- 
fectuer; le  fait  nous  semble  peu  probable; 
toutefois,  remarquons  que  la  même  année 
Philippe  VI  ordonnait  au  sénéchal  de  faire 
une  enquête  de  commodo  &  incommoda,  au 
sujet  d'une  demande  d'amortissement  faite 
par  les  pères  pour  ces  mêmes  maisons;  la 
lettre  d'amortissement  est  datée  de  l'an 
i335;  dans  le  premier  de  ces  actes,  il  est 
bien  stipulé  que  c'est  pour  fond<;r  un  nou- 
vel établissement  que  ces  terres  ont  été 
données  au  couvent.  Si  la  translation  eut 
lieu ,  elle  fut  probablement  l'œuvre  de 
l'évêque  Pierre-Jean,  pour  lequel  les  au- 
gustins instituèrent,  en  i336,  un  service 
perpétuel  dans  leur  église,  service  fait  par 
un  prêtre  hebdomadier  qui  portait  son 
nom. 

Le  couvent  fut  vraisemblablement  détruit 
en  l355,  lors  de  l'arrivée  des  Anglais  ;  en 
effet,  dans  le  cours  des  années  suivantes, 
nous  voyons  les  pères  occupés  à  réparer  & 
à  augmenter  les  bâtiments  claustraux;  en 
i368,  ils  avaient  acheté  deux  cents  livres 
une  maison  que  le  duc  d'Anjou  leur  amor- 
tit; un  peu  plus  tard,  en  i38i,  le  duc  de 
Berry  leur  permet  de  prendre  trois  cents 
arbres  dans  les  forêts  royales  du  pays  de 
Sault,  l'our  servir  à  la  construction  de  leur 
nouveau  couvent.  En  1396,  le  roi  Char- 
les VI  leur  accorda  une  charte  générale 
d'amortissement,  confirmant  toutes  les 
chartes  particulières  précédemment  con- 
cédées. 

Quelques  années  auparavant,  l'église 
avait  été  profanée  par  les  officiers  de  jus- 
tice de  la  viguerie  de  Carcassonne;  non 
contents  de  violer  le  privilège  d'asile 
pour  y  chercher  un   criminel  qui  s'y  était 


747 

réfugié,  ils  pillèrent  les  archives  &  la 
sacristie  du  couvent,  tuèrent  un  religieux 
qui  célébrait  la  messe  &  en  maltraitèrent 
plusieurs  autres.  Poursuivis  par  la  justice 
tant  séculière  qu'ecclésiastique,  les  au- 
teurs de  ces  violences  restèrent  impunis, 
&,  en  1422,  Martin  V  ordonnait  encore  à 
l'official  de  Narbonne  de  procéder  cano- 
niquement  contre  les  malfaiteurs  inconnus 
qui  détenaient  les  titres  &  les  ornements 
religieux  des  pères  augustins;  les  premiers 
faits  remontaient  à  i383. 

En  i5i6,  le  couvent  ayant  besoin  de  ré- 
parations, le  pape  Léon  X  lui  accorda  des 
bulles  d'indulgence  qu'il  révoqua  quelques 
mois  après;  mais,  dans  l'intervalle,  les 
augustins  avaient  réuni  assez  d'aumônes 
pour  pouvoir  faire  reconstruire  leur  grand 
réfectoire.  A  la  fin  du  même  siècle,  l'église, 
reconstruite  en  partie  aux  frais  de  la  ville, 
fut  consacrée  par  Bernard  Dupuy,  évêque 
d'Agde  (i585).  En  1614,  à  la  suite  d'une 
grande  sécheresse,  les  consuls  y  instituè- 
rent une  confrérie  de  la  Vierge  qui  ne 
dura  que  quelques  années;  en  1640,  elle 
était  déjà  réunie  à  celle  de  Saint-Augusiin 
&  Sainte-Monique.  Aujourd'hui  l'église  & 
le  reste  des  bâtiments,  aliéiiés  pendant  la 
Révolution,  sont  possédés  par  des  particu- 
liers &  ont  perdu  tout  caractère. 

Le  Saint-Suaîre  des  Augustins.  —  Parmi 
les  reliques  que  possédait  le  couvent  des 
augustins  de  Carcassonne,  le  Saint-Suaire 
mérite  une  mention  spéciale  On  sait  que 
rien  n'est  moins  rare  que  la  présence  dans 
les  trésors  des  églises  de  France  de  Saints- 
Suaires,  autrement  dit  de  linges  ayant 
servi  à  envelopper  le  corps  du  Christ  dans 
son  tombeau.  Sans  discuter  l'authenticité 
de  toutes  ces  reliques,  c|uesfion  que  nous 
n'avons  pas  à  éclaircir  ici,  nous  rappelle- 
rons que  le  Saint-Suaire,  ou  un  linge  qui 
passait  pour  être  le  Saint-Suaire,  élait 
conservé  à  Jérusalem,  vers  l'an  670,011 
Arculf,  évêque  &  pèlerin  fij^nçais,  put 
le  voir  &  le  mesurer.  La  trace  de  cette  re- 
lique se  perd  ensuite;  seulement,  au  com- 
mencement du  treizième  siècle,  en  1214, 
on  voit  paraître  àCadouin,  en  Périgord, 
un  monument  qui  porte  le  nom  de  Saint- 
Suaire;  il  est  mentionné  dans  une  donation 


Note 
i5o 


Note 
j5o 


748 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


de  Simon  de  Montfort  à  ce  couvent  cister- 
cien. Comment  cette  relique  arriva-t-elle 
àCadouin?  Par  quelles  mains  passa-t-elle 
de  670  à  1214?  Nul  ne  le  sait;  un  auteur 
de  notre  époque  a  essayé  de  résoudre  ce 
problème  &  de  combler  la  lacune  ;  malgré 
tous  ses  efforts,  il  n'a  pu  arriver  qu'à  ren- 
dre probable  la  présence  de  cette  relique  à 
Cadouin  dès  le  milieu  du  douzième  siècle. 

La  première  mention  du  Saint-Suaire  de 
Carcassonne  est  beaucoup  moins  ancienne 
&,  par  conséquent,  son  authenticité  laisse 
beaucoup  plus  à  désirer.  Un  religieux  du 
dernier  siècle,  auteur  d'une  bonne  histoire 
de  Carcassonne,  le  père  Bouges,  essaya, 
dans  un  livre  spécial,  de  prouver  cette 
authenticité  par  des  documents  diplomati- 
ques tirés  des  archives  de  l'abbaye.  La  plus 
ancienne  mention  qu'il  en  put  retrouver  est 
de  l'an  1402,  lors  d'un  grand  procès  dont 
nous  parlerons  plus  bas.  Il  prétend  bien 
que  la  destruction  du  couvent  par  les  An- 
glais, en  l355,  dut  faire  disparaître  les 
anciens  titres;  mais  l'existence,  aux  archi- 
ves du  département  de  l'Aude,  du  chartrier 
des  augustins  complet  depuis  l'an  i3o7, 
enlève  toute  valeur  à  cette  assertion.  On 
ne  peut  plus  alléguer  qu'une  vague  lé- 
gende,  d'après  laquelle  la  relique  aurait 
été  laissée  dans  le  couvent  de  Carcassonne, 
en  1298,  par  deux  moines  de  l'ordre,  à  leur 
retour  de  Palestine. 

Ce  fut  donc  vers  le  milieu  du  quator- 
zième siècle  que  dut  prendre  naissance  la 
dévotion  à  cette  relique;  en  1402,  elle 
était  si  ancienne  que  de  mémoire  d'homme 
on  ne  savait  quand  elle  avait  commencé; 
espace  de  temps  qu'on  peut  certainement 
réduire  à  cinquante  ans.  Mais  les  religieux 
de  Cadouin  ne  voulant  pas  laisser  perdre 
la  renommée  de  leur  couvent,  intentèrent 
un  procès  aux  augustins  pardevant  Ay- 
meri,  abbé  de  Saint-Sernin  de  Toulouse, 
conservateur  des  privilèges  de  l'ordre  de 
Cîteaux.  Excommuniés  par  lui,  les  reli- 
gieux en  appelèrent  au  pape,  puis  au  roi 
de  France  ,  &  Aymeri  dut  retirer  ses  ana- 
thèmes;  la  relique  reprit  toute  sa  faveur 
&  les  miracles  qu'elle  opéra  se  multipliè- 
rent tellement  que  l'official  dut  commet- 
tre un  instant  un  notaire  pour  les  enre- 
gistrer. Une  confrérie  s'y  était  établie  dès 


l'an  1390;  richement  dotée,  réorganisée 
en  1544,  par  l'évêque  Martin  de  Saint- 
André,  elle  compta  un  moment  jusqu'à 
mille  six  cent  trente-sept  membres.  En 
1640,  la  relique  fut  transportée  dans  une 
nouvelle  chapelle,  construite  &  ornée  à 
cet  effet;  ce  fut  l'évêque  Vitalis  de  l'Es- 
tang  qui  présida  à  cette  translation.  Sauvé 
pendant  la  Révolution,  le  Saint-Suaire  est 
aujourd'hui  conservé  dans  la  chapelle  de 
l'hôpital  de  Carcassonne. 

Capucins.  —  L'établissement  des  capu- 
cins à  Carcassonne  date  de  la  fin  du  sei- 
zième siècle;  ce  fut  en  1592,  au  moment  où 
finissaient  les  guerres  religieuses,  que  la 
charité  de  quelques  particuliers  les  intro- 
duisit dans  les  faubourgs.  A  ce  moment,  le 
siège  épiscopal  était  occupé  par  un  prélat 
italien,  Annibal  Ruccelaï,  qui  ne  parut  ja- 
mais à  Carcassonne  &  fit  exercer  son  au- 
torité par  un  vicaire  général;  mais  le  cha- 
pitre, qui  tenait  pour  le  parti  français, 
avait  nommé  de  son  côté  un  autre  vicaire, 
auquel  appartenait  en  réalité  l'autorité  spi- 
rituelle. Toutefois,  ces  deux  pouvoirs  en- 
nemis surent  s'accorder  pour  permettre 
l'établissement  des  capucins,  &  ceux-ci  eu- 
rent soin  de  demander  leur  autorisation  à 
chacun  d'eux.  Le  véritable  fondateur  du 
couvent  fut  Bernard  Moureau,  greffier  cri- 
minel au  Parlement  de  Toulouse  &  habi- 
tant de  la  cité;  il  possédait  une  partie  du 
versant  de  la  colline  entre  l'Aude  &  la 
vieille  ville,  &  avait  même  quelques  droits, 
paraît-il,  sur  l'aiicienne  église  de  Notre- 
Dame  de  l'Abbaye,  alors  en  ruines  &  inha- 
bitée. A  sa  requête,  un  commissaire  de 
l'ordre  vint  examiner  les  lieux  &  accepta 
ses  propositions,  après  avoir  hésité  quel- 
que temps.  L'église  fut  réparée,  nettoyée 
&  réconciliée;  Moureau  acheta  une  maison 
contigUe,  appartenant  à  la  trésorerie  de 
Saint-Nazaire,  &  les  pères  ne  tardèrent  pas 
à  s'y  installer,  à  la  fête  de  Pâques  de  1592. 
Clément  VIII  autorisa  cette  fondation  par 
bref  du  7  juillet  iSgS.  Dans  les  années  sui- 
vantes, nous  voyons  Moureau  compléter 
son  œuvre,  acheter  différents  terrains  des 
propriétaires  environnants,  échanger  d'au- 
tres terres  plus  à  sa  convenance;  enfin,  en 
1601,  confirmer  &  renouveler  toutes   ses 


Note 
i5o 


NOTB 

i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


749 


anciennes  donations.  Conformément  à  un 
privilège  du  pape  Grégoire  XIII  &  par  dé- 
cision du  général  de  l'ordre,  l'autel  du  cou- 
vent de  Carcassonne  devint  un  des  trois 
autels  privilégiés  de  l'ordre,  auxquels  on 
pouvait  officier  suivant  les  rites  de  l'Eglise 
romaine  (acte  de  1596). 

Quand  le  siège  épiscopal  fut  définiti- 
vetnent  occupé  par  Christophe  de  l'Es- 
tang,  les  capucins  trouvèrent  en  lui  un  dé- 
voué protecteurj  il  consacra  leur  église  le 
25  avril  1610  &  leur  légua  le  soin  de  con- 
server son  cœur.  Son  neveu  &  successeur, 
Vitalis  de  rEstang,leur  continua  son  affec- 
tion; c'est  grâce  à  lui  que  le  couvent  put 
s'accroître;  en  1629,  il  leur  donna  ses  jetons 
de  présence  aux  Etats  de  la  Province  & 
fit  tant  par  ses  sollicitations  que  la  somme 
à  eux  donnée  par  cette  compagnie  monta 
à  plus  de  six  mille  livres.  Le  courage  & 
le  dévouement  que  les  religieux  montrè- 
rent eu  1629  &  en  i652,  pendant  la  peste 
qui  ravagea  alors  la  ville  de  Carcassonne, 
leur  valut  la  protection  de  la  municipalité 
&  l'attachement  de  la  population;  on  leur 
accorda  de  faire  des  quêtes  dans  la  ville 
basse,  &  leurs  aumônes  devinrent  assez 
abondantes  pour  leur  permettre  d'acquérir 
une  source  située  dans  une  propriété  par- 
ticulière, près  de  la  cité,  de  réparer  l'an- 
cienne chapelle  de  Notre-Dame,  d'agrandir 
leur  chœur  ik  de  construire  la  chapelle  de 
Saint-Félix;  enfin,  en  1672,  ils  entrepren- 
nent la  reconstruction  de  leur  couvent  sur 
de  plus  vastes  proportions;  cette  entre- 
prise fut  menée  à  bonne  fin  &  les  bâti- 
ments étaient  achevés  en  i683. 

Au  commencement  du  dix-huitième  siè- 
cle, l'évêque  deGrignan  proposa  aux  pères 
de  lui  céder  leur  couvent  dont  il  aurait 
voulu  faire  un  séminaire  &  une  maison  de 
retraite  pour  les  ecclésiastiques;  il  leur 
offrait  en  échange  l'église  de  Notre-Dame 
de  la  Ville-Basse,  avec  les  maisons  de  l'offi- 
cialité,  une  clôture  en  bon  état  &  un  en- 
clos assez  vaste  ;  mais  les  capucins  qui 
tenaient  à  leur  résidence  refusèrent  cet 
échange,  qui  aurait  pourtant  été  assez 
avantageux  pour  eux,  car  moins  de  soixante 
ans  après  sa  construction,  leur  couvent, 
bâti  à  peu  de  frais,  tombait  déjà  en  rui- 
nes 8c  les  bâtiments  offerts   par   l'évêque 


étaient  dans  une  position  infiniment  pré- 
férable &  beaucoup  plus  solidement  cons- 
truits. 

Le  dix-huitième  siècle  est  rempli  par  de 
nouvelles  acquisitions,  par  l'accroissement 
&  l'arrangement  de  la  bibliothèque,  par 
une  querelle  avec  le  curé  de  Saint-Sernin 
de  la  cité,  pour  le  droit  de  faire  certaines 
cérémonies,  &  par  de  nombreux  procès 
avec  les  habitants  des  environs.  Protégés 
par  M.  de  Rochebonne,  peu  en  faveur  au- 
près de  M.  de  Bezons,  les  capucins  conti- 
nuèrent toujours  à  prospérer;  en  dépit  de 
la  mauvaise  adgiinistration  de  la  plupart 
des  gardiens,  de  1776  a  1779,  ils  parvinrent 
à  faire  pour  près  de  cinq  mille  livres  de 
réparations  &  d'acquisitions;  en  1762,1e 
couvent  fut  presque  entièrement  rebâti, 
mais  la  maison  était  déjà  en  pleine  déca- 
dence &,  construit  pour  trente  religieux, 
le  cloître,  en  1790,  n'en  contenait  plus  que 
cinq&  trois  frères  lais.  Aliénés  en  1791,  les 
bâtiments  &  l'église  furent  rachetés,  en 
1848,  par  M''  de  Bonnechose,  qui  y  ins- 
talla les  religieuses  de  Marie-Thérèse, 
vouées  à  l'enseignement  des  jeunes  filles. 
L'église,  restaurée  &  réconciliée,  est  au- 
jourd'hui dédiée  à  sainte  Gracieuse'. 

Carmes  de  Carcassonne.  —  L'ordre  du 
Mout-Carmel  fonda  son  premier  établis- 
sement dans  le  Bourg  de  Carcassonne  en 
1267  ;  toujours  attentif  à  subvenir  aux  be- 
soins des  ordres  religieux,  saint  Louis  lui 
fit  délivrer  un  terrain  convenable  &  lui  ac- 
corda, en  1269,  des  lettres  d'amortissement 
pour  différentes  terres  qu'il  avait  acquises; 
ces  lettres  furent  renouvelées  par  Phi- 
lippe le  Hardi  en  1274.  Ce  premier  éta- 
blissement ne  tarda  pas  à  s'étendre  beau- 
coup, grâce  aux  libéralités  des  habitants; 
l'église  fut  consacrée  en  1297;  elle  avait 
été  élevée  grâce  aux  dons  de  l'archidiacre 
Sanche  Morlane;  en  1297,  les  frères,  au 
nombre   de  douze,  y   compris   le  prieur, 


'  Tous  les  détails  qui  précèdent  sont  tirés  d'une 
volumineuse  histoire  du  couvent  des  capucins  8c 
de  l'église  Notre-Dame  de  l'Abbaye,  composée  au 
dernier  siècle  par  deux  religieux  capucins;  le 
manuscrit  appartient  k  M.  Cros-Mayrevielle;  il  a 
été  publié  presque  in  extvmo  dans  Mahul,  t.  5  &6. 


Note 
i5o 


Note 
i5o 


75 


7DO 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


promirent  de  dire  chaque  jour  une  messe 
en  son  honneur  &  de  célébrer  un  service 
perpétuel  au  jour  de  sa  mort. 

La  guerre  de  cent  ans  vint  troubler  le 
repos  des  religieux;  en  l36o,  le  pape  In- 
nocent VI  les  autorisa  à  s'établir  dans  l'in- 
térieur de  la  ville  pour  éviter  les  ravages 
des  ennemis;  leur  ancien  couvent  avait 
été  détruit  vers  i355,  pour  les  besoins  de 
la  défense.  C'est  évidemment  à  cette  épo- 
que que  se  rapporte  la  construction  de 
leur  église,  charmant  édifice  du  quator- 
zième siècle,  conçu  dans  le  même  système 
que  les  églises  paroissiales^du  bourg,  dont 
l'une  tout  au  moins  est  à  peu  près  de  cette 
époque  (voir  plus  haut).  La  translation  du 
couvent  fut  approuvée  en  i363  par  le  roi 
Jean,  qui  leur  délivra  des  lettres  d'amor- 
tissement jusqu'à  la  valeur  de  vingt  sous, 
&en  1369,  par  le  comte  d'Anjou,  lieutenant      peste  força  les  clarisses  à  venir  habiter  ces 


Il  y  avait  encore,  au  dix-septième  siècle, 
un  autre  établissement  de  carmes  à  Mont- 
réal ;  en  1698,  les  deux  couvents  réunis 
contenaient  vingt-cinq  religieux.  (Voir 
plus  bas,  p.  760.) 

Clarisses.  —  Le  couvent  des  clarisses  de 
Carcassonne,  qui  se  rattachaient  aux  cla- 
risses urbanistes  est  de  fondation  as?ez 
ancienne;  il  existait  déjà  en  l3lo,  date 
d'une  donation  de  Philippe  le  Bel';  la 
prieure  paraît  en  i355  dans  la  supplique 
des  habitants  au  prince  de  Galles,  pour  le 
supplier  d'épargner  la  ville.  En  i36l,de 
grands  biens  sis  à  Azille,  dans  le  diocèse  de 
Narbonne,  lui  furent  donnés  par  Isabelle 
de  Lévis,  dame  de  Saissac  ;  ils  pouvaient 
suffire  à  l'entretien  de  quatorze  religieuses 
&  de   quatre  frères   mineurs.   En  1477,  la 


Note 


du  roi  en  Languedoc;  en  i363,  les  cons- 
tructions étaient  déjà  commencées,  ce  qui 
donne  bien  la  date  de  l'église  actuelle. 

Le  couvent  des  carmes  de  Carcassonne 
fut  en  grand  honneur  auprès  des  riches  fa- 
milles bourgeoises  de  la  paroisse  de  Saint- 
Vincent,  sur  laquelle  il  était  situé;  leur 
église  reçut  les  tombeaux  de  nombre  de 
personnages  distingués;  &  la  noble  famille 
de  Saint-André  y  avait  sa  sépulture;  l'un 
de  ces  tombeaux,  chef-d'œuvre  de  sculp- 
ture du  seizième  siècle,  est  aujourd'hui  au 
Musée  de  Toulouse;  mentionnons  encore 
la  famille  de  Bélissens.  Plusieurs  confré- 
ries y  furent  successivement  établies,  celle 
de  Saint-Eutrope  en  1393,  celle  de  Notre- 
Dame  de  Cazal,  dite  de  Miraculis,  qui  exis- 
tait déjà  en  1497  &  durait  encore  en  i6i3; 
une  autre,  dite  de  Notre-Dame  du  Scapu- 
laire;  enfin,  plusieurs  chapellenies,  ap- 
pelées Notre-Dame  des  Anges  (i5oo)  & 
SS.  Jean  Baptiste  &  Evangéliste  en  1374, 
date  de  la  concession  de  nombreuses  in- 
dulgences, par  plusieurs  prélats  de  la  Pro- 
vince, à  ceux  qui  visiteraient  l'église. 

Confisqués  en  1792,  les  bâtiments  claus- 
traux &  l'église  servirent  à  divers  usages 
jusqu'en  l852;  rachetés  à  cette  époque,  par 


propriétés  Scelles  y  restèrent;  leur  mai- 
son de  Carcassonne  finit  par  être  usurpée 
par  les  cordeliers.  Une  partie  de  cet  an- 
cien couvent,  rebâti  probablement  à  la  fin 
du  quatorzième  siècle,  après  le  passage  des 
Anglais,  existe  encore  aujourd'hui;  ces  bâ- 
timents appartiennent  à  des  particuliers". 

Dominicains  de  Carcassonne.  —  Le  cou- 
vent fondé  à  Carcassonne  par  l'ordre  des 
frères  prêcheurs  était  l'un  des  plus  im- 
portants du  Midi;  le  voisinage  de  l'In- 
quisition, qui  pendant  plus  de  deux  siècles 
eutdans  la  cité  l'un  de  ses  tribunaux  les 
plus  actifs  de  France,  les  nombreuses 
donations  de  différents  rois,  enfin  les  évé- 
nements politiques  dont  il  fut  le  centre, 
telles  sont  les  principales  raisons  qui  en 
ont  fait  le  premier  établissement  de  l'or- 
dre dans  la  Province.  Une  tradition  lo- 
cale, recueillie  par  le  P.  Bouges,  dans 
son  Histoire  ecclésiastique,  en  attribuait  la 
première  fondation  à  Clarin,  &  la  rap- 
portait à  l23o;  certains  même  la  font 
remonter  jusqu'à  Simon  de  Montfort.  Ni 
l'une  ni  l'autre  de  ces  versions  n'est 
exacte;  Simon  de  Montfort  n'a  fondé  dans 
ses  domaines  du  Midi  aucun  établissement 


la  confrérie  des  carmes  réformés  de  Saint-  de  frères  prêcheurs,  &  leur  couvent  n'est 

Jean  de  la  Croix,  ils  forment  aujourd'hui 

un  nouveau  couvent;  l'église  a  été  restau-  ■  jj.  ^5,  f»  90. 

rée  avec  soin,  sinon  toujours  avec  goût.  "  Mahul,  t.  6,  p.  446-447.   . 


Note 
lào 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


■j5ï 


pas  indiqué'en  1240  parmi  les  monastères 
détruits  par  le  vicomte  Trencavel,  lors  de 
sou  attaque  de  la  cité.  Nous  en  rapporte- 
rons donc  la  fondation  à  l'an  1247,  avec 
Bernard  Gui,  historien  du  couvent, de  peu 
postérieur,  parfaitement  informé  &  qui  a 
employé  à  la  fois  les  chartes  de  la  congré- 
gation 84  les  souvenirs  des  plus  anciens 
frères.  En  effet,  c'est  en  1247  que,  faisant 
reconstruire  le  bourg  de  Carcassonne,  dé- 
truit sept  ans  plus  tôt,  le  roi  saint  Louis 
ordonna  au  sénéchal  Jean  de  Cranis  d'assi- 
gner aux  dominicains  une  place  convena- 
ble sur  ce  nouvel  emplacement;  faute  de 
mieux,  le  sénéchal  leur  donna  un  endroit 
situé  entre  le  nouveau  bourg  &  l'Aude. 
Us  s'installèrent  immédiatement  &  s'ar- 
rangèrent pour  avoir  le  plus  de  commo- 
dités possibles;  en  1253,  le  sénéchal  Guil- 
laume du  Plan  leur  concéda  l'usage  d'une 
fontaine  sise  dans  la  paroisse  de  Saint- 
Vincent,  en  les  autorisant  à  en  amener 
l'eau  dans  leur  couvent  par  tous  les  moyens 
possibles;  cette  autorisation  leur  fut  con- 
firmée l'année  suivante  par  saint  Louis 
(lettre  de  juillet  1254);  par  le  même 
acte,  le  roi,  qui  était  patronus  Jomus,  leur 
amortit  quelques  maisons  par  eux  nou- 
vellement acquises  jusqu'à  concurrence  de 
douze  deniers  de  reiite.  Ces  maisons  appar- 
tenaient à  Anseau  &  Odoard  de  Moyne- 
ville,  seigneurs  de  Pézens.  Le  couvent  était 
canoniquement  installé  depuis  le  chapitre 
provincial  de  Montpellier  de  1255,  qui 
en  avait  nommé  le  prieur  &  le  lecteur'. 

Mais  la  position  était  mal  choisie;  elle 
était  exposée  aux  inondations;  le  29  octo- 
bre 1255,  l'Aude  déborda  &  chassa  les  reli- 
gieux de  leur  couvent;  sauvés  à  grand 
peine,  ils  furent  recueillis  dans  le  palais 
épiscopal  de  la  cité  par  l'évêque  Guillaume 
Raoul,  depuis  le  i"  novembre  1255  jus- 
qu'au carême  de  1257.  Ce  fut  encore  à 
saint  Louis  qu'ils  furent  redevables  d'un 
nouvel  établissement;  dans  la  plaine  de 
l'Aude,  près  de  l'emplacement  de  la  nou- 
velle ville,  se  trouvait  un  terrain,  appelé 
Aiguesmortes,  qui  relevait  de  la  directe  du 

'  Btrnatâ  Gu\,  Hiitoire  du  couvent  Je  Carcassonne, 
écrite  en  i3o5,  MahuI,  t.  6,  p.  466,  d'après  Mar- 
tène,  CoUcctio  amphssima,  t.  5,  c,  475, 


chapitre;  à  la  demande  des  dominicains, 
le  roi  ordonna  au  sénéchal  de  l'acquérir 
par  échange  ou  à  prix  d'argent  (mai  1257); 
il  fut  payé  à  l'évêque  cent  trente-trois  li- 
vres cinq  sous  tournois,  &  le  prélat  se 
chargea  d'indemniser  les  autres  proprié- 
taires; le  sénéchal  lui  donna  en  outre  dif- 
férents revenus  en  nature  sur  plusieurs 
villages  du  Carcasses.  L'ancien  emplace- 
ment près  de  l'Aude  restait  toujours  la 
propriété  du  couvent;  le  roi  ordonna  de 
l'accenser  en  payant  une  rente  de  cent  li- 
vres aux  frères.  Mais  saint  Louis  ne  borna 
pas  là  ses  bienfaits;  toujours  protecteur 
zélé  des  ordres  mendiants,  en  1255,  il  leur 
avait  assigné  un  revenu  assez  considérable 
pour  payer  les  tuniques  des  religieux,  & 
cette  aumône  était  encore  payée  réguliè- 
rement en  i3o5,  moment  où  écrivait  Ber- 
nard Gui;  il  leur  donna  encore,  dit-on,  de 
nombreuses  reliques  &  plusieurs  vêtements 
précieux,  qui  servirent  plus  tard  à  faire 
des  ornements  ecclésiastiques";  ce  serait 
aussi  à  lui  que  serait  due  la  construction 
du  cloître  du  couvent,  mais  Bernard  Gui 
ne  mentionnant  pas  cette  circonstance,  on 
peut  croire  qu'elle  n'est  pas  certaine. 

Enrichis  par  le  roi,  les  dominicains  ob- 
tinrent encore  plusieurs  bulles  de  privi- 
lèges; Alexandre  IV  accorda  cent  jours 
d'indulgence  à  ceux  qui  fréquenteraient 
leur  église,  &  défendit  de  bâtir  aucune 
maison  religieuse  ou  oratoire  dans  un 
rayon  de  trois  cents  cannes  autour  du 
couvent.  La  prédication  des  frères  de  ce 
couvent  s'étendait  sur  tout  le  Carcasses, 
moins  la  ville  de  la  Grasse  &  le  Val  de 
Daigne,  qui  furent  attribués,  en  1258,  aux 
frères  du  couvent  de  Narbonne.  Pendant 
tout  le  reste  du  siècle,  ils  se  livrèrent  à  la 
prédication,  tant  contre  les  hérétiques  al- 
bigeois que  pour  le  secours  de  la  Terre- 
Sainte;  leur  sous-prieur  centralisait  les 
legs  faits  pour  la  croisade  (acte  de  i285). 

A  la  fin  du  treizième  siècle  commen- 
cèrent de  grandes  tribulations  pour  le 
couvent  de  Carcassonne;  protégés  jus- 
que-là par  la  crainte  des  habitants  pour 
l'Inquisition,  qui  siégeait  dans  la  cité,  les 

'  Mahul,  t.  6,  p.  452,  d'après  le  P.  Rechac,  Vie 
ie  saint  Dominttjue. 


Note 
lâo 


Note 
i5o 


ySi 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


religieux  furent  enveloppés  dans  la  même 
haine,  quand  éclatèrent  de  grandes  ré- 
voltes contre  son  autorité.  Une  première 
tentative  eut  lieu  de  1294  à  1299,  pendant 
les  prierais  d'Eudes  de  Consentiaco  &  du  cé- 
lèbre Bernard  Gui;  les  frères,  dit-il,  eurent 
à  courir  de  grands  dangers  personnels,  ils 
furent  insultés,  battus,  &  on  eût  dit  qu'ils 
étaient  les  excommuniés';  mais,  un  mo- 
ment soutenus  par  Philippe  le  Bel,  les  in- 
surgés furent  bientôt  abandonnés  à  eux- 
mêmes  &  durent  faire  amende  honorable 
en  1299.  L'inquisiteur  Nicolas  d'Abbeville 
reçut  l'humble  soumission  des  consuls  & 
des  principaux  habitants  &  leur  imposa, 
comme  pénitence,  de  bâtir  une  chapelle 
en  l'honneur  de  Louis  IX,  nouvellement 
canonisé,  dans  le  couvent  des  frères  prê- 
cheurs ;  la  construction  fut  achevée  eu 
i3oo  &,  dans  le  synode  d'hiver  de  1299, 
Jean  de  Chevry,  évêque  deCarcassonne,  dé- 
clara la  célébration  de  cette  nouvelle  fête 
obligatoire;  l'ornementation  avait  coûté 
quatre-vingt-dix  livres  à  la  communauté 
de  Carcassonne*. 

Les  désordres  recommencèrent  bientôt; 
une  nouvelle  révolte,  en  i3o3,  amena  le 
pillage  du  couvent  par  une  troupe  de  gens 
masqués,  &  en  i3o5,  la  foule  mutinée 
brisa  les  vitraux  de  l'église,  poursuivit  & 
blessa  les  frères  &  détruisit  à  coups  de 
pierres  le  toit  du  dortoir;  les  auteurs 
de  ces  désordres  furent  excommuniés 
par  l'évêque  de  Limoges,  Raimond,  con- 
servateur apostolique  des  privilèges  des 
frères  prêcheurs  ;  mais  une  fois  encore 
l'Église  &  l'Inquisition  triomphèrent;  les 
insurgés  qui,  par  un  imprudent  appel  à 
l'intervention  étrangère,  s'étaient  aliéné 
la  bienveillance  de  Philippe  le  Bel,  fu- 
rent sévèrement  châtiés;  Carcassonne  per- 
dit momentanément  son  consulat,  &  une 
tombe  s'éleva  dans  le  couvent  des  frères 
prêcheurs  pour  recevoir  les  ossements 
des  inquisiteurs  de  la  foi,  morts  dans 
une  grande  pauvreté  au  milieu  de  ces  sou- 
lèvements '. 

Au  commencement  du  quatorzième  siè- 

'  Mahul,  t.  5,  p.  45i,  d'après  le  P.  Bouges. 

'  Bernard  Gui. 

'  Mahul,  t.  5,  p.  463  ;  acte  de  1019. 


cle,  le  couvent  touchait  du  roî  un  revenu 
de  cinquante  &  une  livres  dix  sous,  prove- 
nant d'une  fondation  de  saint  Louis;  au- 
trefois payé  par  le  salin  de  Carcassonne,  à 
raison  de  vingt  sous  par  semaine,  il  lui  fut 
plus  tard  soldé  par  le  trésorier  royal  en 
une  seule  fois.  Le  chapitre  de  Saint-Na- 
zaire,  de  son  côté,  fournissait  le  pain  &  le 
vin  nécessaire  au  couvent  un  jour  de  cha- 
que semaine;  c'était  chaque  fois  un  ba- 
ril de  vin,  &  cinquante-neuf  pains  de 
moyenne  grandeur  ou  trente  grands;  les 
pains  devaient  être  de  la  même  qualité 
que  ceux  des  chanoines;  de  son  côté  l'évê- 
que faisait  la  même  chose  pour  deux  au- 
tres jours  de  la  semaine. 

Eprouvés  par  la  peste  en  1347,  les  do- 
minicains virent  leur  couvent  détruit  en 
i355  par  le  prince  Noir,  lors  de  son  ex- 
pédition en  Languedoc.  Au  seizième  siècle, 
quand  Carcassonne,  embrassant  la  cause 
catholique,  eut  à  se  défendre  contre  les 
huguenots  du  voisinage,  le  couvent  qui 
gênait  la  défense  de  la  ville,  fut  encore 
une  fois  démoli,  &  la  communauté  trans- 
portée dans  l'église  de  l'officialité.  Ils 
essayèrent  de  garder  cet  établissement, 
mais  l'évêque  s'y  refusa  &  les  consuls  du- 
rent les  indemniser  des  torts  qu'ils  avaient 
soufferts.  Une  nouvelle  chapelle  fut  cons- 
truite assez  promptement  &  bénie  en  1674 
par  l'évêque  AnnibaJ  de  Ruccelaï.  Les  con- 
testations entre  les  dominicains  &  la  ville 
duraient  encore  en  1664;  à  cette  date,  il  y 
eut  une  transaction  définitive;  moyennant 
deux  mille  livres  payées  comptant,  les 
religieux  renoncèrent  à  toutes  leurs  pré- 
tentions. 

Au  commencement  de  ce  même  siècle, 
la  réforme  s'introduisit  dans  le  couvent; 
malgré  la  résistance  de  la  plupart  des  re- 
ligieux, les  consuls  &  l'évêque  Vitalis  de 
l'Estang  y  établirent  le  nouvel  institut  en 
1629,  &  en  expulsèrent  les  rebelles. 

L'année  suivante,  en  exécution  d'un  vœu 
fait  pendant  la  durée  de  la  peste,  les  con- 
suls payèrent  mille  cinq  cents  livres  un 
nouveau  rétable  poul'  le  grand  autel  &,  en 
i63i,  ils  s'engagèrent  à  y  construire  une 
chapelle  dédiée  à  la  Vierge.  Le  couvent 
fut  supprimé  en  1790. 

L'église  qui  existe  encore  &  qui,  pen- 


NOTE 

1 5o 


NoTB 

i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


1' 


dant  quelque  temps,  a  servi  de  salle  de 
théâtre,  n'a  rien  de  remarquable;  elle  est 
de  la  fin  du  seizième  siècle,  &  la  première 
pierre  en  fut  posée  par  le  maréchal  de 
Joyeuse  en  i585;  t(\utefois,  les  religieux 
y  transportèrent  des  colonnes  de  marbre 
provenant  de  leur  ancienne  église  &  re- 
montant au  quatorzième  siècle.  Au  dix- 
huitième,  le  couvent  avait  une  chaire 
de  théologie  ;  elle  avait  été  établie  par 
M.  de  Grignan,  qui  lui  légua  une  somme 
de  mille  cinq  cents  livres  en  1722.  La  bi- 
bliothèque n'a  laissé  que  peu  de  traces; 
quelques-uns  des  manuscrits  qu'elle  con- 
tenait sont  aujourd'hui  à  la  bibliothèque 
publique  de  Carcassonne. 

frères  Mineurs.  —  De  tous  les  ordres 
mendiants,  l'ordre  des  frères  mineurs  ou 
cordeliers  est  celui  dont  l'établissement 
à  Carcassonne  remonte  le  plus  haut;  ils 
étaient  installés  dans  le  faubourg  de  Gra- 
veillant,  quand,  en  1240,  Trencavel  se  pré- 
senta devant  la  cité;  leur  couvent,  qui  pou- 
vait gêner  la  défense,  fut  démoli  par  ordre 
du  sénéchal  Guillaume  de  l'Orme,  de  consi- 
lio  proborum  viVorum.  Quand  le  bourg  se  re- 
leva de  ses  ruines  sur  l'autre  rive  de  l'Aude, 
ils  réclamèrent  une  indemnité,  &  en  février 
1247  (v.  st.),  saint  Louis  qui,  dès  l'année 
1243,  leur  promettait  une  compensation, 
ordonna  au  sénéchal  de  leur  concéder  un 
terrain  dans  la  nouvelle  ville.  Rapidement 
construit,  le  nouveau  couvent  était  entiè- 
rement terminé  en  1254;  à  cette  date,  sur 
l'ordre  du  roi,  le  sénéchal  défendit  d'ou- 
vrir de  son  côté  ni  porte  ni  fenêtre,  d'y 
jeter  aucune  ordure,  ou  d'y  mener  aucune 
conduite  d'eau.  Visité  en  1847  par  la  peste 
noire,  qui  enleva  tous  les  religieux,  il  fut 
détruit  en  i355  par  le  prince  de  Galles;  re- 
construit peu  après,  il  fut  démoli  de  nou- 
veau en  1570  par  ordre  du  commandant 
militaire  de  la  ville,  lors  des  attaques  du 
parti  protestant;  les  matériaux  en  furent 
même  employés  à  la  construction  d'une 
partie  de  l'enceinte.  Les  religieux  habitè- 
rent dès  lors  une  maison  sise  dans  l'inté- 
rieur de  la  ville,  sur  laquelle  ils  avaient 
quelques  droits.,  &  qui  avait  appartenu 
aux  sœurs  clarisses;  un  arrêt  du  parlement 
Je  Toulouse  leur  en  assura  la  possession 

IV. 


définitive.  C'est  sur  l'emplacement  de  ce 
petit  domaine  que  s'éleva  le  nouveau  cou- 
vent; les  cordeliers  ne  réclamèrent  rien 
à  la  ville,  pour  la  démolition  de  l'ancien, 
avant  1661.  En  1616,  malgré  les  efforts  des 
récollets  pour  y  introduire  leur  réforme, 
l'ancienne  règle  contSiua  à  s'y  maintenir. 
En  1622,  un  grand  incendie  détruisit  en 
partie  le  nouveau  bâtiment,  qui  ne  put  être 
réparé  avant  1624;  pendant  ces  deux  an- 
nées, les  religieux  avaient  vécu  à  l'Officia- 
lité,  mise  à  leur  disposition  par  l'évêque 
Vitalis  de  l'Estang,  qui  contribua  même 
pour  une  forte  part  à  la  reconstruction 
des  bâtiments  claustraux.  Au  dix-huitième 
siècle,  il  y  avait  dans  le  couvent  une  con- 
frérie de  sœurs  du  tiers  ordre  de  Saint- 
François.  Supprimé  en  1790,  il  fut  occupé 
par  le  directoire  du  département,  qui  en 
fit  estimer  la  valeur  en  avril  1791;  elle 
montait  alors  à  six  mille  neuf  cent  cin- 
quante livres;  l'église  fut  provisoirement 
conservée  pour  servir  de  succursale  ou 
d'annexé  à  la  paroisse  de  Saint-Vincent; 
aujourd'hui  elle  sert  de  magasin  à  four- 
rages; ce  monument  ne  présente  d'ailleurs 
aucun  intérêt  archéologique. 

Minimes.  —  Cet  ordre  religieux  fut  éta- 
bli à  Carcassonne,  en  i63o,  par  Vitalis  de 
l'Estang,  sur  la  rive  droite  de  l'Aude,  dans 
le  faubourg  de  la  Trivalle;  il  cherchait  à 
s'y  introduire  depuis  1607;  en  1666,  il 
construisit  une  chapelle.  Le  couvent,  du 
reste,  ne  dura  pas  longtemps;  au  dix-hui- 
tième siècle,  à  la  suite  d'une  décision  du 
chapitre  national,  ordonnant  la  suppres- 
sion de  plusieurs  maisons  de  l'ordre,  celle 
de  Carcassonne  fut  condamnée  (1769);  elle 
ne  fut  supprimée  qu'en  1777,  par  M.  de 
Bezons;  les  religieux  se  retirèrent  dans  les 
autres  couvents  de  l'ordre;  le  cimetière  fut 
réuni  au  cimetière  de  Saint-Sernin  '. 

Pères  de  la  Merci.  —  Le  couvent  fondé 
par  ces  religieux  à  Carcassonne  date  de  la 
seconde  moitié  du  treizième  siècle;  on  ne 
possède  plus  les  titres  qui  permettraient 
de  fixer  l'époque  de  cette  fondation  ;  seu- 
lement, un  inventaire  qui    en  fut  dressé 


Note 
I  fio 


'  Mahul,  t.  6,  p.  473-4. 


48 


NOTS 

i5o 


704 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


en  1780,  donne  un  extrait  d'une  bulle 
de  Clément  IV,  de  I257,dans  laquelle  la 
maison  de  Carcassonne  se  trouve  mention- 
née; cette  bulle  fut  renouvelée  &  confir- 
mée par  Nicolas  IV  en  1291.  Ce  couvent, 
comme  la  plupart  de  ceux  de  l'ordre,  était 
dédié  à  sainte  EulamS;  en  i355,  leur  pré- 
cepteur se  joint  aux  autres  ecclésiastiques 
du  bourg  de  Carcassonne  pour  supplier  le 
prince  de  Galles  d'épargner  la  ville.  Au 
seizième  siècle,  les  bâtiments,  qui  n'étaient 
même  pas  construits  en  maçonnerie,  tom- 
baient en  ruines,  &  les  nécessités  de  la 
défense  contre  les  calvinistes  les  firent 
démolir  en  iSço.  La  communauté  alla  s'é- 
tablir dans  l'ancien  couvent  de  Saint-An- 
toine de  Viennois,  à  l'intérieur  de  la  ville. 
De  là  une  longue  suite  de  procès,  tant 
entre  les  pères  de  la  Merci  &  la  ville,  à 
laquelle  ils  réclamaient  une  compensation 
pour  la  destruction  de  leur  maison  ,  qu'en- 
tre eux  &  l'ordre  de  Saint-Antoine,  qui 
refusait  de  céder  son  établissement.  Le 
premier  de  ces  procès  fut  terminé  en  i65i; 
moyennant  le  paiement  de  dix  mille  livres 
&  la  remise  des  tailles  dues  depuis  l'année 
1 590,  montant  à  mille  trois  cents  livres,  les 
religieux  renoncèrent  à  leurs  prétentions. 
Quant  au  prieur  de  Saint-Antoine,  il  aban- 
donna ses  demandes  en  i655, moyennant  le 
payement  de  deux  mille  trois  cents  livres. 
Le  couvent  de  la  Merci  fut  supprimé 
en  J780  par  l'évêque  de  Puységur,  &  ses 
biens  donnés  au  séminaire;  seulement 
celui-ci  dut  payer  aux  religieux  dispersés 
dans  les  divers  couvents  de  leur  ordre, 
des  rentes  dont  le  total  s'élevait  à  deux 
mille  huit  cents  livres.  C'est  à  l'occasion 
de  cette  réunion  que  fut  rédigé  le  procès- 
verbal  dont   nous  avons  parlé  plus  haut. 

Religieuses  repenties  ou  de  la  Madeleine. 
—  Une  maison  destinée  à  recevoir  les  filles 
débauchées  désireuses  d'expier  leurs  dé- 
sordres, fut  construite  à  Carcassonne  par 
quelques  bourgeois  charitables,  au  com- 
mencement du  quatorzième  siècle  (vers 
i3io).  Cette  maison  existait  encore  en 
1340;  à  cette  date,  les  consuls  venaient  de 
lui  donner  une  maison  du  bourg,  donnant 
sur  la  Vieille-Rue,  &  devant  au  roi  un 
cens  de  quatre  sous  quatre  deniers,  dont 


celui-ci  accorda  perpétuelle  remise'.  En 
i355,  la  prieure  des  filles  repenties  figure 
dans  la  supplique  adressée  par  le  clergé 
au  prince  de  Galles  pour  l'engager  à  épar- 
gner la  ville. 

Ursulines.  —  Les  ursulines  furent  intro- 
duites à  Carcassonne  par  l'évêque  Vitalis 
de  l'Estang,  en  1627;  cet  évèque  fit  venir 
de  Bordeaux  cinq  religieuses  de  cet  ordre 
&  leur  acquit  une  maison  dans  la  paroisse 
Saint-Vincent;  grâce  à  ses  libéralités  & 
aux  dots  des  nouvelles  religieuses,  le  cou- 
vent ne  tarda  pas  à  être  entièrement  cons- 
truit, &  la  communauté  rendit  de  grands 
services  en  se  livrant  à  l'éducation  des 
jeunes  filles.  Elle  eut  à  se  défendre  con- 
tre des  accusations  calomnieuses  portées 
contre  elles  en  1664;  on  reprochait  aux 
religieuses  de  s'être  introduites  à  Carcas- 
sonne sans  autorisation  &  de  vivre  d'une 
manière  relâchée;  mais  elles  se  disculpè- 
rent en  montrant  l'acte  d'établissement  de 
M.  de  l'Estang,  &  les  consuls  déclarèrent 
qu'elles  rendaient  de  grands  services  à  la 
ville  &  ne  méritaient  que  des  éloges.  Au 
dix-huitième  siècle,  dans  leur  église,  s'éta- 
blit une  confrérie  du  Sacré-Cœur,  dont  les 
statuts  furent  approuvés  par  l'évêque  de 
Bezons,  &  dont  un  bref  de  Clément  XII 
vint  consacrer  l'existence  en  1734.  Quand 
le  couvent  fut  supprimé,  en  1790,  la  com- 
munauté comptait  vingt-quatre  religieu- 
ses, y  compris  les  soeurs  converses.  Les 
bâtiments,  aliénés  en  1798,  ont  été  rachetés 
&  servent  aujourd'hui  au  petit  séminaire 
du  diocèse. 

Collège  de  Carcassonne,  —  Jusqu'au  dix- 
septième  siècle,  l'instruction  fut  donnée  à 
Carcassonne  dans  un  collège,  qui  était  en- 
tretenu par  la  ville  &  dépendait  des  con- 
suls. On  ne  le  voit  pas  paraître  avant  les 
premières  années  du  seizième  siècle;  mais 
la  modicité  des  sommes  payées  par  la  ville 
pour  sou  entretien  (trois  cents  livres  par 
an)  &  le  manque  de  bons  professeurs,  ren- 
daient cet  établissement  inutile;  en  1596, 
on  le  répara  à  neuf;  en  1602,  on  tenta  de 
le  rétablir,  la  subvention  annuelle  fut  por- 

'  JJ.  72,  n"  55f. 


Note 
i5o 


Note 
i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


755 


tée  à  trois  mille  livres  &  des  bâtiments 
furent  construits  auprès  du  collège,  pour 
loger  les  régents;  enfin  le  conseil  de  la 
ville  apporta  plus  de  circonspection  dans 
le  choix  de  ces  fonctionnaires.  Mais  l'ins- 
truction que  cet  établissement  pouvait 
donner  devait  être  fort  défectueuse,  &  on 
chercha  bientôt  à  le  remplacer  par  une 
colonie  de  jésuites. 

Les  frais  de  cet  établissement  devaient 
être  si  élevés,  que  les  consuls  hésitèrent 
longtemps  à  les  faire;  dès  i6o5,  le  con- 
sentement du  roi  était  assuré;  le  P.  Cotton 
avait  lui-même  donné  son  autorisation, 
&  l'évêque,  Christophe  de  l'Estang,  en- 
courageait les  bourgeois.  Il  fallait  un  local 
&  une  rente  d'au  moins  deux  mille  livres, 
pour  entretenir  trois  ou  quatre  régents; 
l'évêque  voulait  bien  y  contribuer  pour  la 
somme  de  mille  livres.  L'affaire,  entamée 
en  i6o5,  ne  fut  terminée  qu'en  1614;  dans 
l'intervalle ,  Henri  IV  avait  permis  la 
fondation  du  collège  par  lettres  patentes 
d'avril  1610;  mais  de  nouvelles  dépenses 
exigées  par  les  constructions  du  collège, 
qui  devaient  absorber  plus  de  cinquante 
mille  livres,  les  prétentions  nouvelles  des 
pères,  qui  réclamaient  au  moins  quatre 
mille  cinq  cents  livres  de  rente  firent 
en-core  hésiter  longtemps  les  consuls; 
un  premier  contrat  fut  enfin  signé  le  24 
septembre  1614,  &  les  cours  s'ouvrirent 
le  mois  suivant. 

Ce  contrat  portait  que  les  pères  seraient 
tenus  de  faire  six  classes,  dont  trois  de 
grammaire,  une  d'humanités,  une  de  rhéto- 
rique &  une  de  philosophie;  cette  dernière 
fut  supprimée  dans  une  nouvelle  rédaction 
du  contrat.  L'évêque  Vitalis  de  l'Estang, 
neveu  de  Christophe,  s'engageait  à  leur 
donner  des  bénéfices  jusqu'à  concurrence 
de  mille  livres  de  revenu.  La  municipalité 
donna  deux  mille  livres  de  rente,  dont  dix- 
sept  cents  assises  sur  les  octrois  &  trois 
cents  provenant  d'une  imposition  extraor- 
dinaire. Les  pères  reçurent  l'emplacement 
de  l'ancien  collège,  mais  durent  pourvoir 
d'ailleurs  aux  agrandissements  &  construc- 
tions nouvelles  qu'ils  jugeraient  uéces- 
■aires. 

Le  contrat  définitif  est  de  juin  1623  ;  en 
attendant  l'achèvement  des  constructions, 


les  jésuites  résidèrent  une  année  entière 
dans  le  couvent  des  augustins,  qui  leur 
prêtèrent  une  chapelle  pour  y  dire  la 
messe.  Une  fois  installés,  ils  reçurent  plu- 
sieurs donations  importantes  &  purent 
faire  de  nombreuses  acquisitions;  en  lôSy, 
un  bourgeois  de  Carcassonne,  Louis  de 
Malecoste,  leur  donna  jusqu'à  vingt-cinq 
mille  livres,  pour  employer  à  la  construc- 
tion de  leur  église,  84  leur  assura  une 
rente  de  quatre  cent  cinquante  livres  pour 
servir  à  des  oeuvres  pies.  En  i65i,  don  de 
mille  livres  par  les  Etats  de  Languedoc 
pour  achever  les  bâtiments.  L'église  fut 
consacrée  en  1666,  par  les  évêques  de  Mi- 
repoix,  de  Rieux  &  de  Comminges,  pendant 
la  tenue  des  Etats  à  Carcassonne.  En  1679, 
grâce  à  une  nouvelle  subvention  de  mille 
livres  consentie  par  la  ville,  ils  purent  en- 
core ouvrir  deux  cours,  un  de  philosophie 
&  un  cours  de  physique.  Plus  tard,  ils  fu- 
rent chargés  de  diverses  missions,  tant  dans 
les  diocèses  de  Carcassonne  &  de  Mire- 
poix  que  dans  la  ville  basse.  Quand  l'or- 
dre fut  supprimé,  en  1762,  les  pères  qui 
résidaient  à  Carcassonne  crurent  devoir 
protester  de  leur  attachement  aux  maximes 
de  ri'g'ise  gallicane  &  promettre  de  n'en- 
seigner jamais  que  les  maximes  de  la  dé- 
claration de  1682;  cette  protestation  fut 
naturellement  inutile,  &,  de  1762  à  1764, 
on  procéda  à  l'exécution  de  l'édit  de  sup- 
pression, au  règlement  de  la  pension  des 
religieux,  qui  fut  fixée  à  dix-huit  livres 
par  mois  &  par  tète,  enfin  à  l'inventaire  & 
au  récolement  de  leurs  biens  &  de  leurs 
archives. 

Quand  il  s'agit  de  remplacer  les  jésuites 
dans  l'administration  du  collège  de  Car- 
cassonne, le  maire  &  les  consuls  se  déci- 
dèrent pour  les  doctrinaires.  Des  lettres 
patentes  de  1764  déclarèrent  le  collège 
d'utilité  publique,  le  donnèrent  aux  doc- 
trinaires &  fixèrent  le  personnel  ainsi 
qu'il  suit  :  un  recteur,  un  préfet,  deux 
professeurs  de  philosophie,  un  profes- 
seur de  rhétorique  &  cinq  régents;  les 
pères  durent  se  conformer  aux  usages  & 
méthodes  suivis  par  l'Université  de  Tou- 
louse. Les  doctrinaires  restèrent  en  pos- 
session du  collège  jusqu'à  sa  suppression, 
en  1791;  ses  revenus  se  montaient  alors  à 


Note 
i5o 


Note 
i5o 


ySC 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


onze  mille  neuf  cent  soixante-dix-sept  li- 
vres, les  dépenses  à  neuf  mille  cinq  cent 
soîxante-seize  livres. 

L'instruction  primaire  à  Carcassonne 
reçut  sa  première  organisation  du  célèbre 
évêque  M.  de  Bezons,  dont  le  zèle  &  l'ac- 
tivité laissèrent  tant  de  traces  durables 
dans  son  diocèse.  Etablis,  en  1743,  dans 
une  maison  acquise  par  lui,  les  frères  des 
écoles  chrétiennes  lui  durent  leur  premier 
revenu  montant  à  six  cents  livres  &  leur 
première  installation;  la  ville  n'y  con- 
courut qu'un  peu  plus  tard.  En  1791,  les 
élèves  étaient  au  nombre  de  quatre  cents. 

Séminaire   Je   Carcassonne.  —  Le   sémi- 
naire de  Carcassonne  fut  institué  par  let- 
tres patentes  d'octobre  1672,  à  la  requête 
de  l'évêque  de  Nogaret  de  la  Valette.  Con- 
fié d'abord  à  des  prêtres  réguliers,  il  fut 
concédé  aux  jésuites  au  commencement  du 
dix-huitième  siècle.  Dès  1701,  à  la   suite 
de  la  mort  du  dernier  des  inquisiteurs  de 
la  cité,  l'évêque  de  Grignan  proposait  aux 
jésuites  la  cession  de  la  maison  de  ce  tri- 
bunal; le  séminaire  &  le  collège  devaient 
être   sous  la  même   direction.  Ce   projet, 
qui  échoua  d'abord,  fut  repris  un  peu  plus 
tard  &  les  jésuites  prirent  la  direction  du 
séminaire  vers  1727.  Parmi  les  clauses  du 
contrat,  il  faut  en  remarquer  une  qui  stipu- 
lait que  les  directeurs  spirituels  devraient 
être  agréés  par  l'évêque;   en  outre,  on  y 
ouvrit  un  cours  public  de  théologie.  Non 
content  de  ce  séminaire,  le  successeur  de 
M.  de  Rochebonne,  M.  de  Bezons,  tenta 
d'installer    une    autre    maison    dans    son 
château  épiscopal  du  Mas  des  Cours;  mais 
cet  établissement,  qui,  paraît-il,  était  ad- 
ministré par  les  doctrinaires,  ne  put  tenir 
&  fut  supprimé  après  six  ans  d'existence. 
En   1758,  le  même  évêque  unit  au  sémi- 
naire les  revenus  &  les  biens  de  l'abbaye 
de  Saint-Hilaire.  En  1764,  à  la  suite  de 
l'expulsion  des  jésuites,  le  séminaire  passa 
avec  le  collège  de  la  direction  de  ces  reli- 
gieux sous  celle  des  doctrinaires.  En  1780, 
il  fut  transporté  dans  le  bâtiment  des  pères 
de  la  Merci,  dont  le  couvent  avait  été  sup- 
primé par  M.  de  Puységur". 

•  Mahul,  t.  6,  p.  483-484. 


'  Hôpitaux  de  Carcassonne.  —  Nous  n'avons 
que  peu  de  détails  sur  les  anciens  établis- 
sements hospitaliers  de  Carcassonne.  Les 
plus  anciennes  mentions  que  l'on  en  trouve 
sont  du  treizième  siècle;  il  paraît  que  dans 
les  anciens  bourgs  il  y  avait  un  hôpital 
des  pauvres  qui  fut  démoli  en  même  temps 
que  ces  bourgs,  vers  1240;  il  fut  rétabli 
par  ordre  de  saint  Louis,  qui  lui  conserva 
le  quart  d'un  four  qu'il  avait  jadis  possédé 
dans  le  bourg;  ce  four  était  le  même  que 
celui  du  chapitre  de  Saint-Nazaire,  ce  qui 
nous  ferait  penser  que  cet  établissement 
hospitalier  avait  été  établi  par  le  chapitre 
cathédral;à  la  même  époque,  ce  dernier 
possédait  une  aumônerie,  mais  elle  ne 
devait  pas  être  d'un  grand  usage..  Un  acte 
de  1269  énumère  les  hôpitaux  des  deux 
villes  &  les  dit  soumis  à  l'inspection  du 
prévôt;  c'étaient  les  hôpitaux  de  la  Made- 
leine, maladrerie  située  hors  du  bourg, 
l'hôpital  de  Saint-Eloi,  situé  dans  la  cité, 
&  des  hôpitaux  dans  le  bourg  près  Saint- 
Vincent;  la  maladrerie,  qui  a  laissé  son 
nom  à  une  localité  près  de  Carcassonne  qui 
s'appelle  la  Malaudé,  obtint,  en  1262,  des 
enquêteurs  du  roi,  une  indemnité  pour  la 
perte  d'un  champ  à  elle  appartenant,  qui 
avait  servi  à  la  construction  du  bourg  neuf. 
Au  seizième  siècle,  nous  trouvons  un 
hôpital  général,  administré  par  les  consuls 
&  par  l'évêque;  le  chapitre  était  même 
forcé,  par  arrêt  du  parlement  de  Toulouse, 
de  députer  aux  assemblées  du  bureau.  En 
1646,  on  résolut  de  construire  un  nouvel 
hôpital  &  les  pauvres  de  l'hôpital  général 
furent  transportés  à  l'hôpital  de  Notre- 
Dame  du  Bout  du  Pont. En  1674,  Louis  XIV 
engagea  les  consuls  à  établir  un  hôpital 
général  analogue  à  celui  qui  venait  de  se 
constituera  Paris;  on  se  mit  immédiate- 
ment à  l'œuvre  &  les  bâtiments  étaient 
achevés  en  1686;  les  directeurs  furent  dé- 
signés par  les  consuls;  ils  étaient  au  nom- 
bre de  quatorze  &  devaient  être  renou- 
velés par  moitié  tous  les  ans.  Le  règlement 
primitif  fut  emprunté  textuellement  à  l'hô- 
pital général  de  la  ville  de  Lyon;  en  1686, 
l'Hôtel-Dieu  fut  réuni  à  l'hôpital  général; 
on  lui  réunit  encore,  en  1695  &  1697,  celui 
d'Alzonne.  Les  lettres  patentes  du  roi  con- 
firmatives  de  cette  réunion  sont  de  1688; 


Note 
lâo 


Note 
i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


757 


elles  furent  enregistrées  l'année  suivante 
par  le  parlement  de  Toulouse;  elles  por- 
tent, entre  autres  dispositions,  que  la  pré- 
sidence du  bureau  appartiendra  de  droit  à 
l'évèque  dont,  en  cas  de  partage,  la  voix 


En  1790,  on  y  introduisit  les  sœurs  de  la 
Charité. 

Parmi  les  anciens  hôpitaux  de  Carcas- 
sonne,  nous  en  connaissons  principale- 
ment deux,   Notre-Dame  de   la  Santé   & 


Note 
i5o 


sera  prépondérante;  la  moitié  du  produit      Saint-Jacques.  Le  premier  de  ces  établis- 


des  amendes  de  police  perçues  dans  la  ville 
fut  donnée  aux  pauvres;  la  mendicité  fut 
expressément  interdite,  sauf  aux  ordres 
mendiants,  &  une  amende  de  cent  sous  fut 
imposée  à  tous  ceux  qui  secourraient  un 
pauvre,  mendiant  clandestinement;  les  di- 
recteurs furent  chargés  de  recueillir  tous 
les  pauvres  &  de  les  faire  enfermer  dans 
l'hôpital,  même  de  force.  En  1695,  de  nou- 
velles lettres  patentes  unirent  à  l'hôpital 
général  l'hôpital  Sainte-Croix  &  la  mala- 
drerie,  ainsi  que  les  hospices  de  Capendu, 
Barbaira,  Trèbes  &  Penautier.  En  1709,  on 
y  introduisit  des  religieuses  hospitalières 
de  Paris  qui,  depuis  l657,  desservaient  déjà 
l'hôpital  du  Bout  du  Pont.  En  1711,  on 
établit  dans  la  chapelle  de  l'hôpital  une 
confrérie  de  la  Charité,  dont  l'évèque  fut 
le  président  de  droit.  En  1728,  des  aumô- 
nes abondantes  permirent  aux  directeurs 
d'entreprendre  la  construction  de  nour 
veaux  bâtiments,  &  en  1733,  un  arrêt  du 
Conseil  d'État  autorisa  la  ville  à  imposer 
extraordinairement  la  viande  de  boucherie 
pendant  six  ans,  pour  aider  à  l'extinction 
de  la  mendicité  dans  la  ville;  cette  impo- 
sition fut  renouvelée  pour  neuf  ans  en 
1748.  En  1759,  d'après  une  lettre  patente 
de  Louis  XV,  l'hôpital  renfermait  un  pre- 
mier bâtiment  contenant  les  malades  & 
les  pauvres  de  tout  sexe  &  de  tout  âge, 
les  enfants  trouvés  &  les  orphelins,  avec 
un  quartier  pour  les  femmes  &  filles 
de  mauvaise  vie;  il  recevait  plus  de  six 
cents  personnes,  sans  compter  les  secours 
à  domicile;  la  seconde  maison,  dite  de 
Saint-Jacques,  recevait  les  étrangers  &  les 
passants,  &  on  y  renfermait  aussi  les  alié- 
nés; la  troisième  &  dernière  maison  com- 
prenait l'hôpital  proprement  dit  avec  trois 
cents  lits,  dont  beaucoup  occupés  par  les 
soldats  de  la  garnison.  La  chapelle  fut 
construite  en  1772  &  consacrée  en  1783. 
En  1789,  les  recettes  montaient  à  32970  li- 
vres &  les  dépenses  à  45575  livres;  l'excé- 
dant de  dépenses   était  Je    12604   livres. 


sements  existait  dès  l3l9;  à  cette  date, 
Jean  Auter,  héritier  de  Raimond  Capelle, 
notaire  de  Carcassonne,  céda  à  la  confré- 
rie une  maison  sise  dans  la  rue  Saint-Mi- 
chel, près  le  Pont  de  Pierre;  cette  vente, 
faite  moyennant  cent  quarante  sous  tour- 
nois, fut  approuvée  par  le  roi  &  amortie 
en  mai  i322'.  Cette  maison  paraît  encore 
dans  des  reconnaissances  de  i353;  en  1627, 
un  bourgeois  lui  fit  des  legs  importants 
destinés  à  la  construction  d'un  hôpital 
pour  les  pestiférés.  L'église  actuelle  date 
du  seizième  siècle. 

L'hôpital  Saint-Jacques,  qui  était  des- 
tiné, comme  l'indique  son  nom,  à  recevoir 
les  pauvres  pèlerins,  n'a  pas  été  construit 
en  1348,  par  Isabelle  de  Lévis,  comme  l'af- 
firme dom  Vaissete';  il  existait  dès  i3i6;  à 
cette  époque,  il  venait  d'être  fondé  par  les 
consuls  &  ceux-ci  obtenaient  de  Philippe 
le  Long,  une  charte  d'amortissement;  on 
peut  voir  cet  acte  en  note';  en  i335,  Phi- 

'  Lettres  de  Charles  le  Bel,  Archives  nationales, 
JJ.  61,  P-So. 

*  Voyez  tome  IX  de  cette  édition,  liv,  XXXI, 
ad.  ann.   1348. 

'  Philippus,  8tc.  Notum  facimus  universis  tam 
presentibus  qiiam  futiiris,  qiiod  nos  considérantes 
actencius  zelum,  pietatem  &  fervorem  devotionis, 
quibtis  dilecti  &  fidèles  nostri  cives  mercatores 
Carcassenses  succensi  ciipiunt  ut  asserunt  in  burgo 
Carcassone  quoddam  hospitale  Sancti  Jachobi  con- 
struere,  ubi  pauperes  peregrini  de  peregrinatione 
Sancti  Jachobi  ad  terras  proprias  redeuntes  &  per 
locum  predictutn  transitum  facientes  &  alii  pau- 
peres &  infirmi  recipi  8t  refici  valeant  &  caritative 
tractari,  cum  non  sit  nec  fuerit  in  loco  predicto 
certus  locus  ad  pium  usum  hujusmodi  deputatus, 
considérantes  etiam  ex  parte  fidelitatis  &  devo- 
cionis  constantiam  quant  ad  nos  &  predecessores 
nostros  hactenus  jiigiter  habuerunt,  ipsorum  sup- 
plicationibus  favorabiliter  inclinati,  ipsis  utquod- 
dam  hospicium  scu  quandain  domum  que  fuisse 
dicitur  Marqueti  Graciani,  sitam  in  burgo  pre- 
dicto,  in  opiis  hospitalis  predicti  cum  omnibus 
pertinentiis  suis  converteie  valeant,  aut  in  domo 
predicia    dictum    hospitale    possint  construere  vel 


Note 
i5o 


758 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


lippe  VI  remit  aui  confrères  de  l'hôpital 
un  cens  annuel  de  deux  sous  &  un  denier 
qu'ils  devaient  au  roi".  Deux  ans  plus  tard, 
le  même  roi  leur  accorde  une  charte  d'a- 
mortissement pour  une  chapellenie  qui 
venait  de  se  fonder  dans  cette  église, 
moyennant  certains  services  spirituels'. 
Un  autre  hôpital  fut  fondé  à  la  même 


Villemoustaussou;  au  commencement  du 
dix-septième  siècle,  elle  était  encore  occu- 
pée; les  lépreux  s'y  mariaient  &  étaient 
en  rapports  avec  ceux  de  Narbonne,  Tou- 
louse &  Castelnaudari.  En  1696,  elle  fut 
unie  à  l'hôpital  général.  Cet  établissement 
avait  autrefois  appartenu  à  l'ordre  de  Malte 
&  le  chapitre  y  faisait  encore  une  proces- 


NOTE 

i5o 


époque  par  la  confrérie  de  la  Conception  sion  annuelle  en  1679'. 
de  la  Vierge;  cette  confrérie,  qui  devait  sa  L'hôpital  Sainte-Croix  fut  fondé  à  la  fin 
création  à  Pierre  de  la  Palu,  seigneur  de  du  quatorzième  siècle  par  une  confrérie  de 
Varambon,  ancien  sénéchal  de  Carcas-  bourgeois  établie  dans  l'église  Saint-Vin- 
sonne,  avait  été  autorisée,  en  1842,  par  cent  de  la  ville  basse  ;  les  plus  anciens  ti- 
le  roi  qui,  en  même  temps,  lui  accorda  la  très  qui  le  mentionnent  remontent  à  1898; 
permission  de  construire  un  hôpital';  cet  cette  confrérie  avait  pour  objet  la  vénéra- 
hôpital  s'établit  près  de  l'Aude,  touchant  tion  d'un  fragment  de  la  vraie  croix  qu'on 
la  tête  du  Pont  de  Pierre'';  en  juillet  1348,  conservait  dans  cette  église;  elle  obtint  de 


le  roi  amortit  une  rente  de  vingt  livres 
parisis  pour  servir  à  l'entretien  de  deux 
chapelains  \ 

A  ces  hôpitaux  il  faut  ajouter  celui  de 
Saint-Nicolas,  qui  existait  en  1447,  fut 
ruiné  par  les  guerres  civiles  &  uni,  en 
i527,  à  l'hôpital  Notre-Dame  par  sentence 
du  sénéchal  de  Carcassonne.  Enfin  il  faut 
mentionner  la  maladrerie  de  la  Madeleine, 
près  de  Carcassonne,  dans  la  paroisse  de 

fiindaie,  vel  alias  pro  fundatione  &  consecratione 
hospitalis  predicti  disponere  &  ordinare  valeant 
de  eadem,  prout  fabrice  dicti  hospitalis  videbitur 
expedire,  concessimus  &  coiicedimus  de  gratia  spe- 
ciali.  Volentes  &  specialiter  concedentcs  eisdem, 
quod  hospiciiim  seu  domus  predicta  ipsis  quos  ad 
rependum  hospitale  predicuim  continget  de  cetero 
depiitari,  remaneat  perpétue  ad  opiis  hospitalis 
ejusdem  sine  coactione  dictam  domum  vendendi 
aut  extra  manum  siiam  ponendi  vel  nobis  aut 
successoribus  nostris  exmde  aiiquam  financiam 
faciendi,  retento  tamen  nobis  &  heredibiis  nostris 
censu  un'"'  solidorum  &  viii°  denariorum  Turo- 
nensium,  quos  nomine  census  percipimus  annua- 
tim  in  &  super  hospicio  supradicto,  salvo  etiam 
in  aliis  jure  nostro  &  jure  quolibet  alieno.  Quod 
ut  firmum  Scstabile  perseveret,  presentibus  litteris 
nostrum  fecimus  apponi  sigillum.  Actum  Parisius, 
anno  Domini  m"  ccc''xvi'',  mense  februarii.  —  Per 
dominum  regem,  J.  Amenis.  —  Collatio  fit,  Lx  s.— 
(Archives  nationales,  JJ.  53,  n°  33.) 

'  JJ.  69,  n"  265. 

'  Vincennes,  mars  1  BSy  ;  JJ.  7 1 ,  n"  2.5. 

'  JJ.  74,  n"  i5. 

■•  lèiJ.  n"  fj6. 

*  liU.  n»  1 77. 


nombreuses  indulgences,  tant  des  papes 
que  des  légats  &  des  évéques.  En  1669, 
elle  fut  réorganisée  &  dotée  ]de  nouveau. 
En  1679,  l'hôpital  fut  réuni  à  l'ordre  de 
Saint-Lazare,  qui  en  louait  les  chambres 
à  différents  pauvres  moyennant  une  légère 
redevance.  En  1682,  il  fut  affermé  trente- 
six  livres  à  Jean  Gil,  tisserand  de  la  cité, 
&  en  1696,  on  le  réunit  à  l'hôpital  général'. 
Dans  le  diocèse  de  Carcassonne,  on 
trouve  encore  des  hôpitaux  à  Capendu, 
Trèbes  &  Barbaira. 

Capendu. —  Cet  hôpital,  comme  les  deux 
suivants,  appartenait  aux  consuls,  qui  nom- 
maient les  administrateurs  &  disposaient 
des  revenus.  En  1672,  ceux-ci  montaient  à 
trois  cent  cinquante-deux  livres,  la  dé- 
pense était  de  trois  cent  quarante-cinq;  une 
reconnaissance  de  1664  mentionne,  parmi 
les  possessions  de  cet  hôpital,  un  moulin  à 
huile  situé  dans  les  faubourgs  de  la  ville, 
&  une  maison  contiguë  au  château.  Il  fut 
réuni  à  l'ordre  de  Saint-Lazare  entre  1676 
&  1678. 

Trèbes.  —  Est  mentionné  dès  1646  dans 
le  testament  d'un  bourgeois  de  la  ville.  Il 
était  le  siège  d'une  confrérie  de  la  Vierge, 
dont  les  biens  se  confondaient  avec  les 
siens;    réuni   bientôt  à  l'ordre  de   Saint- 


'  Mahul,  t.  5,  p.  760. 

'  Archives  nationales,  S.  4835,  dossier  Hôpital 
Sainte-Croix  de  Carcassonne. 


Note 
i5o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


759 


Lazare,  il  était  en  ruines  en  1682,  date  de 
son  accensement  moyennant  une  rente  an- 
nuelle de  vingt  livres.  Il  fut,  peu  après, 
réuni  à  l'hôpital  général. 

Barhalra.  —  Administré  par  les  consuls;  il 
paraît  dans  un  accensement  de  lôjp;  en 
1673,  ils  en  possédaient  encore  l'adminis- 
tration. Il  fut  réuni  à  l'ordre  par  arrêt  du 
23  juin  1676;  à  ce  moment  il  se  composait 
d'une  maison  en  pierre,  bâtie  à  chaux  &  à 
sable,  couverte  en  tuiles,  &  renfermant 
trois  pièces  de  plain  pied  avec  un  petit 
jardin  situé  derrière;  les   consuls   durent 


y  était  déjà  réunie  en  Iii5  (date  de  la 
bulle  de  Pascal  II);  les  deux  églises  pré- 
cédentes avaient  déjà   subi  le  même  sort. 

Saînt-Frichoux, —  Un  monastère  existait 
dans  ce  lieu  au  milieu  du  huitième  siècle; 
vers  844,  il  dépendait  du  monastère  de 
Caunes;  en  862,  il  est  encore  mentionné 
dans  une  donation  faite  à  la  même  abbaye. 

Collégiale  Saint-Vincent  de  Montréal.  — 
La  collégiale  de  Saint-Vincent  fut  fondée 
par  le  pape  Jean  XXII;  sans  attacher 
grande  importance  à  une  anecdote  d'après 


Note 
i5o 


restituer  les  fruits  perçus  depuis  vingt-neuf      laquelle  ce  pontife  aurait  voulu  ainsi  dimi- 


ans.  Il  fut  plus  tard   incorporé  à  l'hôpital 
général'. 

Outre  les  abbayes  de  la  Grasse,  Saint- 
Hilaire,  Montolieu,  Villelongue  &  Rieu- 
nette,  sur  lesquelles  on  peut  consulter  les 
hlotes  XCII,  CVI,  LXXXVII,  CXXXI  & 
CXLI  du  présent  volume,  le  diocèse  de 
Carcassonne  renfermait  encore  les  petits 
monastères  suivants  ; 

Sainte-Marie  de  Barnassonne,  —  Men- 
tionnée vers  ICI  2  dans  le  testament  de 
Roger  le  Vieux,  comte  de  Carcassonne, 
elle  fut  plus  tard  réunie  à  Montolieu  & 
ne  tarda  pas  à  tomber  en  ruines;  le  seul 
abbé  que  l'on  en  connaisse  s'appelait  Raoul 


nuer  les  revenus  de  l'évêque  de  Carcas- 
sonne, il  faut  remarquer  que  la  dotation 
en  fut  prise  sur  les  rentes  de  l'évèché, 
qui  furent  amoindries  d'autant.  La  bulle 
de  fondation  remonte  à  i3i7;  elle  est  très- 
longue,  &  donne  de  nombreux  détails 
sur  l'organisation  intérieure,  les  statuts 
&  la  composition  du  chapitre.  Il  comprit 
tout  d'abord  quinze  chanoines,  dont  trois 
étaient  dignitaires  :  doyen,  sacristain  & 
préchantre;  trois  hebdomadiers,  vingt- 
trois  chapelains,  deux  diacres  &  deux 
sous-diacres,  huit  clercs  &  huit  enfants  de 
chœur.  Le  revenu  fut  fixé  à  deux  mille 
cent  cinquante-cinq  livres  tournois.  Le 
doyen  était  élu  par  le  chapitre  auquel,  en 
cette  occasion,  l'évêque  pouvait  assister,  & 


Siest  mentionné  par  le  nécrologe  de  Mon-      celui-ci  pouvait  toujoursannulerl'élection. 


Les  autres  dignités  étaient  à  la  collation 
de  l'évêque,  qui  ne  pouvait  les  donner  qu'à 
des  chanoines;  les  canonicats  étaient  con- 
férés alternativement  par  le  chapitre  &  par 
l'évêque.  En  i3i8,  le  paiement  des  dîmes, 
retardé  par  le  mauvais  vouloir  de  l'évê- 
que, fut  assuré  par  l'intervention  de  l'évê- 
que de  Rieux  &  du  prévôt  de  Saint-Éticnne 
du  Tescou,   au   diocèse    de    Montauban, 


tolieu,  au  i3  septembre. 

Saint-Sépulcre  d'Aiguesvives.  —  Ce  mo- 
nastère fut  fondé,  paraît-il,  au  commen- 
cement du  onzième  siècle  par  Foulque, 
évéque  de  Carcassonne,  en  1028;  on  n'a 
aucun  détail  sur  son  existence. 

Saint-Estive  de  Cabarde'^.  —  Cette  abbaye 

existait  dès  844;  à  cette  époque,  elle  faisait  commissaires    apostoliques.    En    1343,    le 

partie  des  possessions   de  Saint-Chinian  ;  chapitre  obtint  de  Clément  YI  la  permis- 

elle  paraît  dans  un  acte   d'environ    1034  sion  de  percevoir  en  blé  &  en  vin  la  moi- 

(serment  prêté  à  Pierre,  comte  de  Carcas-  tié  du  revenu  assigné  par  Jean  XXII;  cette 

sonne  &  évéque  de  Girone,  par  son  neveu  mesure  eut  sans  doute  pour  cause  la  rareté 

Roger-Bernard,  comte  de  Foix).  Plus  tard,  du  numéraire  à  cette  époque;  en  1405,  il 

elle  fit  partie  de  la  mense  épiscopale;  elle  reçut  de  Benoît  XIII   un  certain  nombre 

d'églises  rurales.  L'avilissement  de  l'argent 

'  Archives  nationales,  S.  4835,  dossiers  Cdyjf»^»,  Si  les  malheurs  des  temps  finirent  par  ap- 

Trèies  Si.  Bariaira.  pauvrir  fortement    la   communauté   &,   à 


Note 
i5o 


760 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


la  fin  du  dix-septième  siècle,  ses  revenus 
étaient  trop  faibles  pour  le  nombre  de  ses 
membres.  L'évêque  de  Grignan  dut  suppri- 
mer treize  des  prébendes  &  les  réunir  au 
resfe'de  la  mense  par  voie  d'extinction; 
cette  réduction,  approuvée  par  le  parle- 
ment de  Toulouse  en  1687,  fut  renouvelée 
par  l'évêque  en  1695.  En  I7i6,à  la  suite  de 
querelles  avec  la  communauté  de  Mont- 
réal, le  chapitre  dut  prendre  à  sa  charge, 
en  sa  qualité  de  gros  décimateur,  la  ma- 
jeure partie  des  réparations  de  l'églisej 
en  1758,  il  essaya  de  former  une  petite 
bibliothèque  au  moyen  de  dons  particu- 
liers. En  1771,  il  ne  comprenait  plus  que 
vingt  &  un  bénéficiers,dont  treize  prében- 
des, quatre  diacres  &  quatre  clercs. 

Frères  de  la  Pénitence  Jésus-Christ. —  Ces 
religieux,  qui  portaient  aussi  le  nom  de 
Sachets,  n'eurent  qu'une  existence  éphé- 
mère; ils  furent  établis  à  Montréal  en 
1264  par  le  châtelain,  Robert  de  Sens,  en 
exécution  de  lettres  de  S.  Louis,  de  la 
même  année;  par  ces  lettres,  le  roi  leur 
amortissait  différents  biens  jusqu'à  con- 
currence d'une  valeur  de  vingt  livres". 

Carmes  de  Montréal.  —  L'établissement 
des  carmes  à  Montréal  date  de  la  fin  du 
treizième  siècle;  en  1293  (v.  st.),  un  bour- 
geois de  cette  ville  céda  à  Amels  de  Brucîa, 
prieur  du  couvent  de  Narbonne,  une  mai- 
son à  lui  appartenant,  sise  près  de  la  porte 
de  Barcelone.  Philippe  IV  leur  accorda 
des  lettres  d'amortissement  la  même  année 
(1294),  &  le  nouvel  établissement  fit  de 
nombreuses  &  importantes  acquisitions 
dans  le  cours  des  années  suivantes.  En 
1328,  il  renfermait  quatorze  religieux. 
Détruit  par  le  prince  Noir  en  i355,  il 
fut  promptement  reconstruit,  mais  on  le 
transporta  dans  l'intérieur  de  la  ville,  tout 
proche  de  l'ancien  emplacement;  les  let- 
tres d'amortissement  furent  données  par 
Jean  II,  à  la  requête  du  souverain  pon- 
tife; elles  sont  datées  de  Villeneuvc-lès- 
Avignon,  i362.  Au  seizième  siècle,  en  1529, 
le  couvent  ne  comptait  plus  que  sept 
religieux;  en   i55i,   ils  étaient  neuf.  En 

'  Mahul,  t.  3,  p.  307. 


i588,  les  huguenots  occupèrent  &  sac- 
cagèrent Montréal;  l'église  des  carmes  fut 
en  partie  briilée,  servit  de  forteresse  8c  le 
couvent  tout  entier  fut  mis  dans  le  plus 
pitoyable  état.  Les  consuls,  qui  se  regar- 
daient comme  les  patrons  naturels  de  la 
communauté,  ménagèrent  son  rétablisse- 
ment, &,  dès  1590,  les  carmes  reçurent  en 
échange  de  leur  ancien  couvent  une  mai- 
son sise  sur  les  fossés  de  la  ville;  c'est  là 
qu'ils  construisirent  leur  troisième  &  der- 
nière maison.  Ils  y  étaient  au  nombre  de 
sept  en  1612;  en  1678,  les  bâtiments  &  le 
mobilier  furent  entièrement  détruits  par 
un  incendie  si  violent  que  les  religieux 
eurent  peine  à  sauver  leur  vie.  En  1700, 
le  conseil  de  ville  leur  céda  une  ruelle 
peu  fréquentée  pour  agrandir  leur  jardin; 
en  1728,  les  charges  du  couvent  montaient 
à  trois  cent  soixante-neuf  livres,  &  les  re- 
venus seulement  à  sept  cent  soixante-dix. 
A  la  fin  du  même  siècle,  le  couvent  eut  à 
résister  à  une  tentative  de  l'évêque  qui 
voulait  le  supprimer  comme  inutile;  après 
plusieurs  années  de  procès,  les  carmes 
avaient  fini  par  l'emporter,  grâce  au  con- 
cours des" habitants,  quand  la  Révolution 
vint  supprimer  les  ordres  religieux". 

Chartreuse  de  la  Loubatière,  —  Cet  éta- 
blissement, situé  au  nord  de  Carcassonne, 
dans  la  forêt  de  ce  nom,  fut  fondé  par 
l'évêque  Pierre  de  Roquefort  en  i3i5;  il 
revint  sur  cette  fondation  par  son  testa- 
ment de  i322  &  substitua  aux  chartreux 
un  collège  de  treize  prêtres  séculiers  ; 
mais  cette  clause  de  son  testament  fut 
effacée  par  le  pape  Jean  XXII,  &  la  char- 
treuse échappa  à  ce  premier  danger".  En 
i336,  le  roi  Philippe  VI  lui  accorda  des 
lettres  d'amortissement  pour  une  maison 
qu'elle  avait  acquise  à  Carcassonne;  elle 
servait  d'auberge  &  les  religieux  y  des- 
cendaient quand  ils  venaient  à  la  ville'. 
Au  quinzième  siècle,  ce  couvent  fut  sup- 
primé 8c  réuni  à  la  chartreuse  de  Castres. 

[A.  M.] 

'  Mahul,  t.  3,  p.  308-19. 
'  Bouges,  p.  220. 
'  JJ.  70,  n°2i5. 


Note 
i5o 


Note 
i5i 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


761 


NOTE  CLI 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Établissements  religieux  du  diocèse 
de  Castres. 

L'ÉVÈCHÉ  de  Castres  fut  établi  au  com- 
mencement du  quatorzième  siècle, 
aux  dépens  de  celui  d'Albi,  par  le  pape 
Jean  XXII,  ce  persévérant  fondateur  de 
sièges  épiscopaux;  il  fut  installé  dans  l'an- 
cienne abbaye  de  Saint-Benoît,  qui  remon- 
tait à  l'époque  mérovingienne.  Comme  la 
ville  s'était  formée  autour  du  monastère 
&  à  son  occasion,  l'évéque  en  était  sei- 
gneur temporel. 

Chapitre  cathédral  de  Castres.  —  Quand 
Jean  XXII  eut  érigé  en  cathédrale  l'abbaye 
de  Saint-Benoît  de  Castres,  il  transforma 
sa  congrégation  de  moines  en  chapitre 
régulier,  qui  continua  à  suivre  la  règle  de 
Saint-Benoît.  Cet  état  de  choses  dura  jus- 
qu'au seizième  siècle.  A  cette  époque,  à  la 
requête  de  François  I,  &  sur  les  instances 
de  l'évéque  Jacques  de  Tournon  &  des 
dignitaires  de  la  communauté,  le  pape 
Paul  III  procéda  à  sa  sécularisation  (bulle 
du  9  juillet  i535).  Cette  bulle  donne  du 
chapitre  dans  son  ancien  état  le  tableau 
suivant  :  il  comprenait  trente  moines,  dont 
vingt-quatre  prébendes;  les  dignités  étaient 
à  la  collation  de  l'évéque;  il  faut  y  ajou- 
ter deux  chapellenies,  dont  l'une  dédiée  à 
Sainte-Marie  de  Bethléem,  quatre  bénéfices 
simples,  dits  de  clergie,  &  deux  prieurés, 
l'un  dans  le  diocèse  de  Vabre,  l'autre  dans 
celui  de  Lavaur;  chaque  année  l'évéque 
donnait  à  la  fabrique  une  somme  de  mille 
livres,  dont  deux  cents  étaient  employées 
aux  réparations  des  bâtiments  dépendants 
de  sa  mense. 


réduction  du  nombre  des  canonicats.  La 
sécularisation  fut  donc  décidée  sur  les  ba- 
ses suivantes  :  vingt-quatre  canonicats  & 
prébendes  séculières;  un  prévôt,  première 
dignité  du  chapitre,  répondant  au  graiid- 
prieur  supprimé,  un  grand  &  un  petit  ar- 
chidiacres, remplaçant  l'aumônier  &  l'in- 
firmier, un  chantre,  un  sous-chantre,  au 
lieu  du  sous-camérier,  enfin  un  trésorier, 
correspondant  à  l'ancien  sacristain.  —  Les 
moines  furent  autorisés  à  rompre  leurs 
vœux  &  à  rentrer  immédiatement  dans  l'état 
séculier.  —  On  institua  quatre  hebdoma- 
diers  nommés  par  le  prévôt  &  par  le  cha- 
pitre. A  la  place  des  anciennes  chapelle- 
nies, on  établit  deux  demi-prébendes,  con- 
férées par  l'évéque,  &  qui  ne  durent  être 
occupées  qu'après  la  mort  des  derniers 
chapelains. —  On  forma  un  collège  de  six 
enfants  de  chœur,  dirigé  par  un  lud't  ma- 
gister,  maître  de  chant  &  de  musique,  à 
la  nomination  du  prévôt  &  du  chapitre  & 
révocable  par  eux,  —  Le  nombre  des  cha- 
noines fut  réduit  de  vingt-quatre  à  seize; 
&  quand  ils  eurent  atteint  ce  chiffre  par 
voie  d'extinction,  on  dut  fonder  dix-sept 
places  de  vicaires  pour  les  remplacer  eux 
&  le  prévôt  au  chœur  &  à  l'office. 

Le  prévôt,  premier  dignitaire  du  chapi- 
tre après  l'évéque,  fut  nommé  par  le  cha- 
pitre général,  dans  lequel  l'évéque  ou  son 
grand  vicaire  eut  deux  voix  prépondéran- 
tes. Les  autres  dignités  furent  conférées 
par  l'évéque  seul,  dont  le  choix  ne  put 
porter  que  sur  un  chanoine;  pendant  la 
vacance  du  siège,  toutes  les  dignités  purent 
être  conférées  par  le  prévôt  &  par  le  cha- 
pitre. Les  canonicats  étaient  donnés  alter- 
nativement par  l'évéque  &  par  le  chapitre. 
En  cas  d'absence  de  l'évéque,  le  prévôt  le 
remplaçait  à  l'église  &  officiait  en  vête- 
ments pontificaux.  —  Cette  bulle  fut  exé- 
cutée par  le  doyen  du  chapitre  de  Burlas  & 
par  les  officiaux  d'Albi  &  de  Montauban, 
commissaires  apostoliques,  le  ii  septembre 
i536.  La  sécularisation  fut  approuvée  par 


Note 
i5i 


Le  désordre  s'était  peu  à  peu  intro- 
duit dans  la  congrégation,  les  propriétés.  Henri  II,  par  lettres  données  à  Saint-Ger 
communes  avaient  été  distribuées  aux  par-  main  en  Laye  le  16  mai  1547 
ticuliers;  abandonnée  par  les  familles 
nobles,  par  les  hommes  lettrés,  elle  tom- 
bait en  décadence,  &  il  ne  restait  plus 
qu'un  seul  remède,  la  sécularisation  &  la 


Dominicains.  —  Le  couvent  des  Domini- 
cains de  Castres,  dont  on  a  attribué  la  loii- 
dation  à  saint  Dominique,  fut  en  réalité 


76: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


établi  en  1258  par  Philippe  de  Montfort, 
seigneur  de  cette  ville;  l'abbé  de  Castres 
céda  aux  religieux  l'église  de  Saint-Vin- 
cent, dont  la  possession  leur  fut  confirmée 
en  1 270  par  lui  &  son  couvent.  Leur  église 
contenait  les  tombeaux  de  plusieurs  mem- 
bres de  la  famille  de  Montfort.  Leur  cou- 
vent fut  détruit,  au  seizième  siècle,  par  les 
religionnaires. 

Cordeliers.  —  Au  rapport  de  Borrel,  his- 
toriographe de  Castres,  les  cordeliers  se 
seraient  introduits  dans  cette  ville  en  1227; 
en  1229,  le  comte  de  Toulouse  leur  fournit 
les  moyens  de  se  construire  une  maison 
hors  de  la  ville,  au  lieu  dit  Beîmont;  elle 
était  achevée  dès  1280  &  pouvait  conte- 
nir soixante  religieux.  Au  quatorzième 
siècle,  lors  de  la  captivité  du  roi  Jean,  les 
religieux  de  ce  couvent  se  distinguèrent 
par  leur  zèle  à  fournir  les  sommes  néces- 
saires pour  sa  rançon,  ils  vendirent  leur 
argenterie  &  trouvèrent  jusqu'à  quarante 
mille  livres,  que  le  roi  leur  rendit,  en  y 
ajoutant  une  rente  perpétuelle  de  quatre- 
vingts  livres.  Ce  couvent,  fort  riche  &  bien 
bâti,  possédait  une  admirable  bibliothèque; 
Il  n'en  restait  presque  rien  au  dix-hui- 
tième siècle;  le  reste  avait  été  détruit  au 
seizième,  lors  des  guerres  de  religion; 
l'église  contenait  des  tombeaux  nombreux 
dont  un  grand  nombre  étaient  de  véritables 
œuvres  d'art. —  Il  y  avait  encore  à  Castres 
une  maison  de  Dames  du  même  ordre,  qui 
fut  détruite  à  la  même  époque. 

Trlnhaîres,  —  Une  collégiale  de  chanoi- 
nes réguliers  de  la  Sainte-Trinité  fut  éta- 
blie à  Castres,  vers  i25o,  en  dehors  de  la 
ville;  en  1369,  ils  se  transportèrent  à  l'in- 
térieur des  murs,  sur  un  emplacement  que 
leur  donna  l'abbé  de  Saint-Victor  de  Mar- 
seille; au  seizième-siècle,  leur  couvent  fut 
détruit. 

Capucins.  —  Ils  furent  introduits  à  Cas- 
tres en  i63o. 

Jésuites.  —  Ils  dirigeaient  le  collège. 

Clarîsses,  —  Elles  avaient  deux  couvents 
à  Castres  :  l'un,  où  la  règle  était  observée 


dans  toute  sa  rigueur;  l'autre,  où  elle  était 
mitigée;  le  premier  datait  de  1484,  le  se- 
cond de  i632. 

h' Hôpital  général  fut  érigé  en  1690;  en 
1692,  Louis  XIV  lui  unit  tous  les  hôpitaux 
du  diocèse;  il  était  desservi  par  les  sœurs 
grises. 

A  Graulhet  il  y  avait  encore  un  couvent 
de  capucins. 

A  Lautrec  on  trouve  une  collégiale  com- 
posée de  douze  chanoines  &  d'un  doyen,  & 
des  frères  mineurs,  ainsi  que  des  religieu- 
ses bénédictines. 

Chartreuse  de  Belvè'^er.  —  Cette  char- 
treuse fut  fondée  en  i359  par  un  bour- 
geois de  Castres,  nommé  Raimond  de 
Saisse,  sur  l'Agout,  avec  le  consentement 
de  l'évêque,  Pierre  de  Bagnac.  La  char- 
treuse de  la  Loubatière,  située  dans  le 
diocèse  de  Carcassonne,  lui  fut  réunie  en 
1424,  &  elle  donna  naissance  à  celle  de 
Toulouse.  Elle  eut  beaucoup  à  souffrir 
des  troubles  de  religion,  au  seizième  siècle. 

Dans  le  diocèse  de  Castres,  il  n'existait 
en  fait  d'abbayes  que  Vielmur,  monastère 
bénédictin  (voir  Vote  CXX),  &  Ardorel,  mo- 
nastère cistercien  (voir  Note  CXXIV).  Il 
faut  cependant  y  ajouter  un  établissement 
assez  important  &  sur  lequel  on  n'a  encore 
rien  écrit,  le  .monastère  de  la  Salvetat. 
Nous  allons  donc  en  donner  l'histoire  dé- 
taillée. 

Prieuré  de  Saint-Pierre  de  la  Salvetat'.  — 
Situé  à  quelques  lieues  de  Lombers,  ce 
petit  établissement  date  du  onzième  siècle. 
Les  actes  les  plus  anciens  qui  permettent 
d'y  constater  l'existence  d'une  congréga- 
tion religieuse,  sont  de  l'an  1090;  à  cette 
date,  il  était  occupé  par  des  moines.  A  la 
requête  de  l'abbé  Matfred  &  de  Bernard 


'  Nous  tirons  les  indications  qui  suivent  sur  le 
monastère  de  la  Salvetat  d'une  volumineuse  collec- 
'tion  de  pièces  originales,  conservée  à  la  Biblio- 
thèque nationale,  dans  la  collection  de  Langue- 
doc, sous  les  n"'  lyz  &  ipS;  cette  collection,  qui 
va  de  l'an  1090  à  i56o,  comprend  notamment  un 
grand  nombre  de  chartes  provençales,  qu'il  serait 
utile  de  publier  pour  l'histoire  de  la  langue. 


NOTB 

lâi 


Note 
i5i 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


763 


Agambert,  chevalier,  premier  bienfaiteur 
de  la  communauté,  l'évêque  d'Albi,  Guil- 
laume, &  ses  chanoines  vinrent  consa- 
crer l'église  de  Saint-Pierre  dit  du  Puy 
iadPug);  à  cette  occasion,  les  seigneurs 
des  environs  firent  de  nombreuses  dona- 
tions au  nouveau  monastère.  La  charte 
de  consécration  que  nous  publions  en 
note',  donne  entre  autres  choses  le  nom 

'  Brève  memorabile  del  mas  del  pug  Je  Boa 
d'Asen  de  Sancto  Ylario,  que  compred  Agamhert 
Gauda^  Adalo  de  Bernard  Auret  &  de  sons  efants 
&  de  Deusde  Sicard  de  Venenc ,  &  post  ecistum 
mansum  suprascriptum  de  Boca  d'Asen  comparavit 
&  acabtavit  Bernardus  Agamhertde  Gaumberto  & 
de  Ricardo  fratres  suos  &  de  Seger  Emard  &  de  sua 
iïlia,&  de  totos  homines  &  detotas  feminas  ce  dret 
i  avian  Bernardus  Agamhert  comparavit  &  acabta- 
rit.  Facta  carta  ista,  régnante  Philipo  rege. 

Anno  m'e-'yii"  a  Passione  Christi,  ex  rogatu 
domni  Matfredi  abbatisSi  Berna rdi  Agamberti  mill- 
tis  vel  aliorum  fratrum  «x  cenobio  Beati  Pétri  Ro- 
das, venit  domnusGiUelmus  pontifex  Albiensiscum 
canonicis  suis  ad  consecracionem  altario  béate  Dei 
genitricis  Marie,  qui  est  edifîcatus  in  ecclesia  Beati 
Pétri,  quem  vocitant  ad  Pug,  qui  est  cellula  Sancti 
Pétri  Rodas.  Et  ego  igitur  Bernardus  Agambertus 
dono  unutn  mansum  de  mea  honore  Domino  Deo 
&  béate  ejusdem  Dei  genitrici?  Marie  vel  aliorum 
sanctorum,  quorum  ibi  reliquie  habentur,  in  expo- 
salicium  propter  remedium  anime  mee  vel  geniiori 
mec  vel  génitrice  mea;  8c  est  ipse  mansiis  supra- 
scriptus  in  pug  quem  vocant  Bocca  d'Asen  supra 
Sancto  Ylario,  cum  omnibus  adjacenciis  suis.  Ego 
igitur  Bernardus  propter  hec  dono  &  laudo  istum 
suprascriptum  mansum  Domino  Deo  &  béate  Ma- 
rie, ut  abitatores  istius  loci  omni  tempore  feria  11» 
cantent  missam  (upra  istum  altarc  béate  Marie 
propter  remedium  anime  mee  vel  genitori  meo  vel 
génitrice  mea  8c  omnium  fidelium  defu[n]ctorum. 
Et  ego  igitur  in  Dei  nomen  Willelmus  Emiricus 
propter  remedium  anime  mee  vel  parentorum  meo- 
rum  dono  Domino  Deo  8c  béate  Marie  in  exposa- 
licium  unum  aripenuum  de  vinea ,  in  tali  vero 
racione  ut  omni  tempore  in  xL''  habitatores  istius 
loci  illuminent  istum  supradictum  altare  de  oleo 
8c  est  ipsa  vinea  in  parrochia  Sancti  Pétri  Frigide 
Fontis. 

(Vient  ensuite  une  donation  du  7  juin  1090,  8c 
les  signatures  de  l'évêque  Guillaume  8c  de  l'abbé 
Matfred,  ce  qui  prouve  que,  par  l'année  de  la 
Passion  1007,  on  entend  la  1090  de  l'Incarnation  ; 
ce  style,  quoique  rare,  a  été  cependant  employé 
dans  certaines  parties  de  la  France.  —  Lang., 
V.  192 ,   n.  1  ;  original.) 


ancien  de  la  localité  qui  s'appelait  Sanctus 
Petrus  ad  Rodas,  &  qui  ne  prit  que  plus 
tard  le  nom  de  Sanctus  Petrus  de  Salvitate, 
qui  lui  vint  probablement  de  l'établisse- 
ment d'un  asile  autour  de  l'église.  La 
charte,  dont  nous  possédons  l'original,  est 
datée  de  l'an  loSy  a  Passione  Christi,  ce  qui 
correspond  à  l'an  1090  de  l'Incarnation. 
(Lang.  192,  n.  i.) 

Cette  communauté  de  moines  dura  quel- 
que tempsj  en  1 100,  par  acte  du  i5  novem- 
bre, un  grand  nombre  de  seigneurs  lui 
firent  de  nombreuses  &  importantes  do- 
nations; elles  sont  énumérées  dans  une 
grande  charte-pancarte,  datée  de  ce  jour. 
(Ibid.  n.  2.)  Un  autre  acte,  rédigé  vers  la 
même  époque,  rappelle  encore  les  dona- 
tions de  Amels  &de  Raimond-Bernard  d'Ar- 
guitilla,  &  mentionne  un  prieur,  nommé 
Bernard  (n.  3).  Enfin  un  acte  d'environ 
1170,  portant  donation  de  la  borderie  de 
la  Cassania  par  Raimond  Estève,  men- 
tionne encore  le  moine  de  Saint-Pierre 
(.monaco  Sancti  Pétri  de  la  Salvetat);  le  soin 
de  faire  exécuter  cette  donation  fut  confié 
aux  chevaliers  de  Lombers  (n,  6). 

Un  siècle  plus  tard,  ce  n'est  plus  un 
couvent  d'hommes,  mais  une  communauté 
de  femmes  que  nous  trouvons  à  la  Salve- 
tat; gouvernée  par  une  prieure,  elle  était 
soumise  à  la  règle  de  Saint-Benoît,  &  fut 
placée  par  Clément  IV  sous  la  protection 
du  Saint-Siège.  (Bulle  du  i3  janvier  1266; 
n.  25.)  Elle  possédait  de  nombreux  biens 
dans  les  environs  de  Lombers,  sur  les  rives 
du  Dadou,  petit  affluent  de  l'Agout;  mais, 
malgré  ces  possessions,  elle  n'en  était  pas 
plus  riche,  &  en  1264,  les  collecteurs  des 
décimes  des  exempts,  dans  les  diocèses 
d'Albi,  de  Rodez  &  de  Mende,  durent 
l'exempter  du  payement  de  ces  décimes 
comme  incapable  de  les  supporter.  On  peut 
voir  cet  acte  en  note'.  En  1290,  le  viguier 

'  Noverint  universi  presens  scriptum  audituri, 
quod  nos  Rigaldus  de  Vigilando,  prior  humili» 
de  Syoraco  Albiensis  dyocesis,  collecter  décime 
exemptorum  8c  membrorum  eorumdem  in  dyoces- 
sibus  Albiensi,  Ruthenensi  8c  Mimathensi ,  que 
auctoritate  apostolica  moderno  tempore  in  Terre 
Sancte  subsidium  prestatur,  ex  nostra  cert.i  scien- 
cia,  cum  hujusmodi  decimam  in  dyocesi  Albiensi 


Note 
i5i 


764 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'Albigeois,  Hugues  dé  Changy,  mit  le  mo-  feudataire;  c'est  cette  redevance  qui  porte 

nastère  sous  la  sauvegarde  du  roi  pour  le  le   nom  d'acapte.  En  1262,  elle  donne  à 

mettre  à  l'abri  des  entreprises  des  habi-  Mauri    Hanat   un   cens   de    trois  deniers, 

tants  de  Montdragon  &  de  la  Bouterie.  assis  sur   la  paroisse   de  Saint-Martin   de 

Voici    la   liste  des    prieures   dont   nous  Rouffiac.  (11,  19.)  En  1266,  à  la  requête  de 

avons  pu  retrouver  les  noms  dans  les  actes.  l'évêque  d'Albi,  Riche  abandonna  à  Lam- 

I.  RiCHEj  paraît  en  mai  1260,  dans  un  bert  de   Monteil,   seigneur  de   Lombers, 

accensement  fait  par  elle  à  Bernard  de  la  différents   biens   aux   environs  de   la  Sal- 

Bossegui;  cet  acte,  que  nous  donnons  en  vetat,  sur    les   bords   du    Dadou.    (n.  21.) 

note",  nous  présente  un  exemple  intéres-  Vers  la  même  époque,  le  même  Lambert, 

sant  d'une  forme  de  contra-t  fréquente  dans  comme   seigneur  suzerain,   confirma  une 

le  Midi,  le  contrat  d'acapte;  une  terre  est  donation  de  Matfre  Baudrac  de  Montdra- 

donnée  à  cens,  moyennant   le  payement  gon,  comprenant  une  partie  des  moulins 

d'une  légère  redevance  au  changement  de  du  Dadou.  (Acte  du  5  octobre  1266;  voir 

en  note'.)  En  même  temps,  le  pape  Clé- 


ment IV  accordait  une  bulle  de  protection 
&   de  privilèges,    qui  nous   apprend   que 


exigeremiis  per  pendentes  juxta  declarationes  sedis 
Apostolice  &  ejus  legatorum  moniales  que  de  pro- 
priis  nequeunt  vivere  siimptlbus,  id  est  reditibus 
aut  proventibus  esse  penitus  in  décima  habiles  & 
a  dicte  décime  prestatione  immunes,  venerabiles 
dominam  Richam  priorissam  de  Salvitate,  Albien- 
sis  dyocesis,  prope  castrum  de  Lumbers,  8t  ejus 
conventum  ac  omnes  ecclesias  seu  bénéficia  sua 
utpote  tanquam  ratione  predictorum  paiiperes, 
tenues  8c  exhiles,  circa  soUitionem  hujusmodi 
décime  decernimus  in  aliquo  non  teneri  nec  ali- 
quam  predictorum  occasione  ipsas  posse...  ad  sol- 
vendum  aliquid  pecunie  memorate.  In  cujus  rei 
testimouium ante  nathale  Domini,  anno  Do- 
mini  M"  cc°  i,x°  iv".  (Collection  de  Languedoc, 
T.  192,  n.  20.) 

'  Conoguda  causa  sia  que  heu  Guillem  Guor- 
gait  per  na  Rica  prioressa  de  la  maio  de  Sant 
Peire  de  la  Salvetat  &  per  tôt  lo  covent  de  la  dicha 
maio,  doni  asses  &  ad  acapte  a  vos  Bernât  de  Bos- 
segui  &  an  Ug  de  Bosaranda  &  a  vostras  moUcrs  & 
a  vostres  efans  &  a  totz  homes  a  cui  vos  0  volratz, 
per  far  totas  vostras  voluntntz  per  totz  temps  ab 
lo  lor  cosseilh,  fora  cavalier  o  clergue,  una  peza 
de  terra  que  la  dicha  maios  a  a  Combauria  ques  te 
ab  la  terra  Pons  Olric  Siden  R.  Guirall,  es  te  ab  la 
terra  Nernaud  del  Vilar  &  [a]b  lo  mas  de  Bossegui, 
es  te  ab  la  terra  Ner.  Amblard,  on  meilhsab  les  in- 
trars  &  ab  los  issirs  &  ab  los  albres  &  ab  totz  sos 
apertenemens,  ab  i  d.  R.  que  lor  ne  donetz  cadans 
de  ces  a  la  Sant  Jolia  &  la  tasca  dels  blatz,  que  hom 
i  fara,  &  agut  l'acapte  que  men  tenc  [per  pajgualz. 
E  i  se  reireacapte  i  venia  qu'en  done  hom  i  d.  R. 
ei  se  vos  no  las  faziatz  que  la  dona  prioressa  las 
po[gue]s  far,  e  i  serei  o  on  guirens  ab  lors  senho- 
rias  que  a  retenc.  S.  Nug  Caudieira.  S.  de  Boise- 
gui.   R.  Alba.  Eu   Bernât eire  notaris  public 

de  Lumbers,   que  aqucsta  carta  escrius,  in  mense       reig ,  etc.  Actum  Albie,  in  claustro  Sancti  Sal- 

madii,   anno  Domini   m"  ce"  LX".   (Collection   de       vii,  111°  nonas  octobris,  anno  Domini  m"  ce"  LX° 
Languedoc,  v.  192,  n.  17.)  sexto...  (  Collection  de   Languedoc,  v.  192,  n.  23.) 


'  Conoguda  causa  sia  a  totz  homes  que  nos  Lam- 
bertz  del  Monteill,  seinnher  de  Lombers  per  nos  e 
per  totz  nostres  successors  presens  &  endevenidors 
donam  e  lauzam,  approbam  e  ratificam  a  vos 
dona  Rica  prioressa  de  la  Salvetat  &  a  las  autras 
donas  morguas  del  davandig  logual  &  a  totz  vos- 
tres successors  del  logal  davandig  &  a  totz  homes 
als  quais  vos  o  volratz,  tota  la  donatio  per  entier 
quen  Matfres  Boudrac  de  Montdrago  vos  a  fâcha 
de  la  part  que  el  avia  els  molis  de  Dado,  que  so 
en  la  riba  davas  la  Salvetat,  ni  del  ces  ni  de  his 
seinnhorias  ni  dels  dregz  que  ell  i  avia  en  los  digz 
molis  ni  els  apartenemens  ni  e  la  terrissa  ni  en  las 
ribas  dels  molis  sobredigz,  los  quais  molis  teno  Ber- 
natz  Fabre  fîUs  que  fo  den  Daide  Fabre  de  Lom^ 
bers,  en  Ramuns  Caudieira,  los  quais  lo  sobredigz 
Matfres  ténia  de  nos,  estiers  que  retenem  a  nos  & 
a  totz  nostres  successors  en  los  digz  molis  &  els 
apartenemens  dels  digz  molis  &  el  logual  en  que 
50  la  seinnhoria,  en  aissi  coma  el  o  ténia  de  nos, 
e  retenem  i  mai  totas  las  justizias,  estiers  que  nos 
novollemque  per  negu  forfaig  que  hom  ni  femena 
fezes  en  los  molis  davandigz  ni  el  loc  en  que  so 
ni  els  apertenemens  ni  en  las  ribas  dels  davandigz 
molis  ni  per  neguna  justicia  ni  per  degu  encorre- 
ment  que  a  nos  ni  a  nostres  successors  ni  degucs 
nin  pogues  avenir  d'aici  enant,  vos  ni  las  morguas 
del  davandig  logual  de  la  Salvetat  aquellas  que 
aras  isso  ni  per  adenant  isserau  nil  lox  davan- 
digz i  poguessetz  re  perdre  el  ces  d'aquestz  molis  ni 
en  deguna  causa  dels  davandigz  molis  ni  de  lor 
apertenemens,  quel  sobredigz  Matfres  Boudrac  vos 
aia  donada  ab  na  Finas  sa  filla  en  miels  se  con  te 
en    la   carta   de   la   donatio.   E   serem  von    i   gui- 


Note 
i5i 


NOTES  SUR  LHISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


765 


le  monastère  dépendait  directement  de  la 
cour  de  Rome.  (Bulle  du  i3  janvier  1266; 
n.  25.)  En  1267,  Riche  donne  une  terre  à 
arrière-acapte  à  Er.  Cluzel;  la  charte  datée 
du  mois  de  septembre  se  trouve  en  note; 
elle  est  curieuse  parce  qu'elle  montre  qu'au 
treizième  siècle,  on  distinguait  nettement 
le  contrat  à  acapte  dont  on  a  vu  un  exem- 
ple plus  haut  (voyez  p.  764),  du  contrat 
à  arrière-acapte;  il  semble  que  ce  dernier 
mot  ait  spécialement  désigné  la  redevance 
payée  par  le  censitaire  lors  du  change- 
ment  de    seigneur".    En    1271,    la    même 


'  Conoguda  causa  sia    a  totz  homes   que  aquesta 

carta   auzirau  que  eu  na  Rica,  raorga   e  prioressa 

de  la  maio  de  la  Salvetat,  per  mi  e  per  tôt  lo  co- 

Tent    présent    e   endevenidors    lauzt   per    nom    de 

reireacapte  a  vos  Er.  Cluzel  &  a  vostre  fralre  e  als 

vostres   &  a   oui    que  dar,   laissar,   vendre  o  em- 

peinhorar,  estierz  cavazer  e  clergue  e  lor  sirvent 

vollatz,  la  vosira    vinha   que  vos    meis    tenetz   al 

Mcrcadil,  ques  te  ab   la  vinha  d'en   B.  d'Ausac  e 

d'autra  part  ab  la  vinha   d'en  P.  Ciibos    e  d'autra 

part  entro  e  la  vinha  Nlzarn  d'Arassa  e  ab  aquela 

d'en  Domeinge.e  tenet  tro  elvalat,  absos  intrars  & 

ab  SOS  issirs  &  ab  albres  dometges  e  saWatges,  que 

aras   isso  ni    per  adenant  i  serau    &   ab    totz   sos 

autres  apertenementz  per  far  totas  vostras  volun- 

tatz  per  totz  temps,  salvas  nostras  senhorias  el  ces 

I*  einina  de  civada  a  messura  mercadal  d'AIbi  ca- 

dantz  a  la  Sant  Jolia  e  de  reireacapte  viii  dîners 

Raimondens  cant  si  endevenera.  E  tenem  nos  per 

pagatz  del  reireacapte  e  promeiem  von  1  guerentia 

de   totz  homes  que  rere  (sic)  vos  i  demandesso  e  de 

part  de  senhoria  e  no  la  podetz  dar  a  sobreces.  — 

Horum  omnium  sunt  testei  :  R.  vassal,  R.  de  Caors, 

Nlzarn  d'Arassa,  en  R.  Pelicier,  clergue  de  Cada- 

luein,  que  en  loc  dena  [sic)  Amieill  Sicart,  public 

notari  del  castel  de  Cadaluein,  e  per  autoritat  de  la 

cort  del  noble  baro  mosenhar  Phelip  de  Montfort 

aquesta  carta  receup  e  notée  e  son  registre,  11°  idus 

septemtris ,   anno   Domini   m'cc"   lx"   vu"   Incar- 

nacionii    Christi ,   Lojovico   rege    régnante.  —    Mas 

empero  davant  quel  dig  R.  Pelicier  agues  messa  la 

nota  predicha  e  forma  publica,  a  son  ofici  renun- 

ciec  de  grat   &    de    bona   voluntatj    per   que    ieu 

Esteve  Catala  clergue  de  Cadaluein,  en  loc  de]  dig 

Amieill  Sicart  notari  davant  dig  c   per  autoiitat 

de  la  cort  del  dig  noble  fi  aquesta  carta  e  la  traissi 

del   papier   del    dig  R.    Pelicier   ses   crcisser   e  ses 

mermar  lo    fag   aqui    rcgistrat,    idus  junii,  anno 

Domini   m"  ce"  LXX°,  &  ego  dictui  Amelius  SicarJi 

me  iuhicriho  &  signum  meum  appono,  (Collection 

le  Languedoc,  v.  192,  n.  27.) 


prieure  avait  querelle  avec  Bertrand  & 
Amiel  Albert,  tuteurs  des  enfants  de  feu 
Guillem  de  Gontaut;  cette  affaire  put  être 
terminée  à  l'amiable.  En  1278,  la  même 
s'accorda ,  pour  l'usage  des  bois  environ- 
nants, avec  les  habitants  de  Montdragon; 
cet  accord,  qui  obtint  l'assentiment  des 
seigneurs  de  Lombers,  fixait  soigneusement 
les  limites  du  domaine  de  chacune  des  par- 
ties (actes  des  mois  d'avril  &  de  mai  1278; 
n.  32).  En  1277,  elle  fait  un  accensement 
à  un  certain  Jean  de  Poieto  (n.  46)  ;  elle  en 
fait  encore  un  autre  en  faveur  de  Pierre 
&  de  Robert  Andou  (n.  89).  En  1290,  elle 
fait  une  acquisition  de  Barthélemi  de  So- 
lognac  de  Lautrec  (n.48);  six  ans  plus  tard, 
elle  est  encore  mentionnée  dans  un  acte 
d'Estève,  prêtre  &  procureur  du  couvent 
de  la  Salvetat  (n.  53). 

II.  BODRACA  ou  BODRAGA  VaSAUDA  ; 
elle  avait  remplacé  Riche  dès  1298,  date 
de  quelques  donations  faites  à  son  monas- 
tère (n.56);  elle  paraît  encore  en  i3oo.  En 
i3ii,  elle  reçoit  la  déclaration  faite  par 
Guillem  de  Malhorgues,  donat  &  frère  de 
la  Salvetat,  de  tous  les  biens  meubles  & 
immeubles  à  lui  appartenant  &  donnés  par 
lui  au  monastère;  cet  acte  montre  en  quoi 
consistait  le  mobilier  d'un  bourgeois  à  cette 
époque,  nous  en  donnons  un  extrait  en 
note'.  En  i3i3,  Bodraga  fait  une  donation 

'  i3ii,  !3  janvier.  —  Bodraca,  priorissa  mo- 
nasterii  de  Salvetate...  precepit  in  &  sub  virtute 
sancte  obediencie  fratri  Guillelmo  de  Malhorgiis, 
donato  &  fratri  dicti  monasterii ut  eidem  do- 
mine priorisse  verbo  81  facto  revelaret  bona  sua 
tam  mobilia  quam  inmobilia  aut  per  se  moventia, 
que  ad  ipsum  monasterium  devenerunt  ratione  & 
causa  donationis,  ingressionis  aut  intracionis  per 

ipsum    Guillelmum   factarum    in    conventu & 

ibidem  idem  frater  Guillelmus dixit  8c  revela- 

vit  se   habere  ea  que   inferius   sunt  descripta.  — 

Primo    videlicet in    parrochiis quasdam 

terras Item  dixit  quod  Johannes  de  la  Vays- 

sieira  aliter  dictus  Péri  tenet  ab  eodem  XL  ani- 
malia  cum  lana  vel  circa,  dequibus  magister  Er- 
mengaudusde  Cabrilhano  recepit  instrumentum... 
Item  dixit  quod  Petrus  de  Malhorgiis  frater  suus 
predictus    hnbet   duas    equns    pili    hay,    in    quibus 

ipse  habet  medietatem Item  dixit  quod  in  hos- 

picio  dicti  Pétri  fratris  sui  habet  unum  lecium 
garnitum  culcitra,  pulvinari  Se  coyssino,  lintea- 
minibus,  vanoa  81  cohopertorio,  quod  cohoperto- 


NoTB 
i5i 


Note 
i5i 


766 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


à  P.  de  Gordo  (n.  65).  Le  12  nir.rs  i3i3 
(v.  s.),  elle  fait  reconnaître  pour  authenti- 
que une  charte  de  Philippe  le  Bel  accor- 
dant au  monastère  exemption  de  toutes  les 
finances  dues  pour  les  fiefs  &  arrière-fiefs 
acquis  par  lui  dans  les  domaines  royaux; 
elle  eut  à  la  présenter  aux  clercs  du  roi 
députés  à  cet  effet,  Aymeri  du  Gros,  che- 
valier, sénéchal  de  Carcassonne,  &  Alain, 
évêque  de  Saint-Brieuc.  Elle  paraît  encore 
dans  différents  actes  de  l3l5  (n°' 67,  68, 
69),  &  consent,  en  iBiy,  un  accensement  à 
P.  d'Aynes  de  la  Martinia  (n.  71).  Men- 
tionnée encore  de  iSîS  à  1826  (n"»  73  à  79), 
elle  reçoit  de  nombreuses  donations  de 
plusieurs  bourgeois  d'Albi  en  1826  &  1827; 
en  1829,  Flors  Jutgana,  veuve  de  Berto- 
meu  Calmexra,  s'étant  retirée  au  couvent 
de  la  Salvetat,  lui  donne  dix  livres  tour- 
nois (n.  88).  Elle  fait  encore  un  accen- 
sement au  commencement  de  l'an  i83i 
(n.  91),  mais  la  suivante  l'avait  remplacée 
peu  de  temps  après". 

III.  Gaillarde  de  Monestier  était 
prieure  le  jeudi  avant  la  Saint-André  i382 
(n.  94). 

IV.  Claire  de  Salvanhac  était  prieure 

rium  est  ut  dixit  Poncii  de  Valle,  filii  condam 
Arnaldi.  Item  dixit  se  habere  clavem  tache  sue 
quam  habet  in  doino  dicti  Pétri  fratris  sui,  in  qua 
theca  simt  plura  instrumenta  debitorum  suorura 
que  sibi  debentur.  (Collection  de  Languedoc,  v.  192, 
n.  64.) 

'  Voici  l'analyse  d'un  acte  qui  donne  la  com- 
position de  la  communauté  en  i3i  1  : 

Bodraga  Vassala,  priorissa  Sancti  Pétri  de  Sal- 
vetate...  &  Grata  Ratieira,  Ayglina  de  Murasso  sa- 
cristana  dicti  monasterii,  Bertranda  Baudieira,  Be- 
rengaria  de  Pratvielh;  Galharda  de  Monasterio 
8c  Ticbors  de  Causac  concédant  in  emphiteosim 
Raimundo  Johannis  de  Regalimonte  medietatem 
omnium  molendinorura,  quae  habent  indivise  cum 
Petro  vicecomite  Lautricensi,  sitorum  super  flu- 
men  Dadonis,  &  concedunt  quod  possit  dictus 
Raimundus  facere  ibi  molis  e  molinas,  paradon  e 
hladien  e  tornalh  ab  utroque  arripatorura,  sub 
censu  annuo  xii  sextariorum  frumenti  ad  mensu- 
ram  de  Lumberiis,  solvendo  in  festo  Katalis  Do- 
mini  &  S.  Juliani  per  medietatem,  &  sub  acapito 

XX  librarum  Turonensium «   Actum   in   dicte 

monasterio  de  Salvetate,  anno  Domini  m"  tricen- 
tesimo  undecimo,  xvi°  kalendas  augusti.  »  —  (Col- 
lection de  Languedoc,  v.  192,  n.  63.) 


en  i835  (n.  95);  en  i336,  elle  conseiit  un 
accensement  à  B.  Pierre  de  las  Fedussas 
(n.  97),  en  1887,  à  Guillem  del  Pueg  (n.  98); 
elle  vivait  encore  en  i838  &  1840  (n""  100 
&  108).  En  1887,  elle  s'était  accordée  avec 
la  communauté  des  habitants  de  Mont- 
dragon,  au  sujet  du  droit  de  domaine  & 
d'usage  dans  les  bois  de  la  Salvetat;  les  re- 
ligieuses s'engagèrent  à  établir  un  fossé 
dans  l'intérieur  de  la  forêt  pour  délimiter 
exactement  leurs  possessions  (n.  99);  cet 
accord  fut  renouvelé  &  expliqué  en  1889 
(n.  ICI);  enfin,  en  1840,  la  même  abbesse 
achète  de  Raimond  Cat,  damoiseau  du 
Lauragais,  un  certain  nombre  de  menus 
droits  &  redevances  pour  la  somme  de 
quarante-deux  livres  tournois  (n,  104). 

V.  Hélène  de  Salvanhac,  nommée 
dans  un  accensement  du  il  septembre  1841 
(n.  106);  elle  était  vraisemblablement  de 
la  même  famille  que  la  précédente.  Nous 
ne  savons  si  ce  fut  cette  abbesse,  ou  une 
autre,  qui  obtint  en  1848  de  Clément  VI 
une  bulle  pour  la  restitution  des  biens  en- 
levés au  monastère  ou  indûment  aliénés. 
On  trouvera  cette  bulle  en  note  '. 

VI.  Gauside  Sobirane  achète,  le  12 
octobre  1876,  une  pièce  de  terre  sise  à  la 
Boutarié,  moyennant  la  somme  de  six  pe- 
tits écus  d'or,  monnaie  courante  (n.  118). 

VII.  Marguerite  de  Lautrec, 
prieure  en  i38o,  date  de  l'accensement 
d'une  pièce  de  vigne  à  Jean  Vinha,  habi- 


'  Clemcns  episcopus,  servus  servorum   Dei   di- 

lecto   filio Officiali   Carcassonensi   salutem    8c 

apostolicam  benedictionem.  Dilectarum  in  Christo 

filiarum prioresse    8c    conventus    monasterii 

Sancti  Pétri  de  Salvetate,  per  prioressam  soliti 
giibernari,  ordinis  Sancti  Benedicti,  Castrensis  dio- 
cesis,  precibus  inclinati,  preseniium  tibi  auctori- 
tate  mandamus,  quatinus  ea  que  de  bonis  ipsius 
prioratus  alienata  invenies  illicite  vel  distracta 
ad  jus  8c  proprietatem  ejusdem  prioratus  légitime 
revocare  procures,  contradictores  per  censuram  ec- 
clesiasticam  appellatione  postposita  compescendo. 
Testes  autem  qui  fuerint  nominati,  si  se  gratia, 
odio  vel  timoré  subtraxerint,  censura  simili  ap- 
pellatione cessante  compellas  veritati  testimonium 
perhibere.  Datum  Avinione,  xi  kalendas  decem- 
bris,  pontificatus  nostri  anno  secundo.  —  (Collec- 
tion de  Languedoc,  v.  ipS,  n.  i  10;  original  jadis 
scellé.) 


Note 
i5i 


NOTB 

i5i 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


767 


tant  de  Lombers  (n.  119).  A  ce  moment, 
les  guerres  &  les  malheurs  publics  avaient 
réduit  le  monastère  au  plus  pitoyable  état; 
la  communauté  qui  comptait  encore  dix- 
sept  membres,  dont  treize  religieuses  & 
deux  donates,  plus  un  chapelain,  ne  pou- 
vait plus  rien  payer  à  la  chambre  aposto- 
lique &  n'avait  plus  qu'un  revenu  modique 
de  quarante  setiers  de  blé;  un  acte  du  vi- 
caire de  Notre-Dame  de  la  Plate  à  Castres, 
du  22  avril  iSçS,  exempta  le  monastère 
de  toutes  les  dîmes  ou  autres  redevances 
qu'il  devait  à  cette  église  (n.  121). 

VIII.  CÉCILE  DU  PuY;  elle  &  ses  reli- 
gieuses, réunies  en  chapitre  le  28  février 
1431  (v.  st.),  diminuèrent  le  cens  annuel 
dû  par  un  tenancier  du  monastère  moyen- 
nant une  certaine  somme  une  fois  donnée 
(n.  123);  elle  était  encore  prieure  eu  1458 
(n.  125). 

IX.  Gauside  Sobirane;  mentionnée 
en  14^7,  dans  un  acte  du  syndic  de  la 
communauté,  Pierre  d'Estrade,  confirmant 
à  Barthélemi  Rossinhos,  seigneurde  Salies, 
la  possession  d'une  terre  dépendante  de 
l'abbaye  (n.  129).  En  1471,  le  même,  au  nom 
de  la  même  dame,  renouvelle  un  accense- 
ment  (n.  i33).  Gauside  paraît  encore  en 
1472  (n.  134),  en  1477  (n.  i37),  en  1482 
(n.  139),  en  i5ii  (n.  141),  enfin  eu  i5i7 
(n.  144).  En  i5ii,  le  syndic  était  un  cer- 
tain Vincent  Sobira,  prêtre. 

X.  Anne  Gasca,  qui  fut  probablement 
prieure  dans  un  moment  où  la  précédente 
avait  abdiqué,  ou  qui  fut  peut-être  sa 
coadjutrice;  elle  paraH  le  28  mai  &  le 
18  août  i5o4  (.n"'  139  8c  140). 

XI.  Marguerite  de  Doucet,  prieure 
le  8  mars  1541,  date  d'une  lettre  de  l'abbé 
de  Joncels,  Jacques  de  Lautrec,  déclarant 
avoir  vu  une  bulle  authentique  prouvant 
que  le  prieuré  de  la  Salvetat  était  gouverné 
par  une  prieure,  dépendait  immédiatement 
du  Saint-Siège  &  suivait  la  règle  de  Saint- 
Benoît  (n.  145). 

Hôpitaux.  —  Dans  le  diocèse  de  Castres, 
nous  trouvons  plusieurs  hôpitaux  &  ma- 
ladreries,  entre  autres  à  Graulhet;  celui- 
ci  fut  sur  le  point  d'être  réuni  à  l'ordre 
du  Mont-Carmel  au  dix-septième  siècle; 
mais  un  arrêt  du  12  mai  1687  déclara  qu'il 


n'était  pas  sujet  à  la  réunion,  l'hospitalité  y 
étant  convenablement  pratiquée.  —  A  Lau- 
trec existait  une  commanderie  de  Saint-An- 
toine, qui  payait  en  1544,  à  titre  de  décime, 
la  somme  de  quatorze  livres  cinq  sous  qua- 
tre deniers.  — A  Roquecourbe,  les  consuls 
installèrent  une  maladrerie,  en  i585,  dans 
une  maison  achetée  à  cet  effet;  elle  fut,  un 
siècle  plus  tard,  volontairement  abandon- 
née par  eux  à  l'ordre  de  Saint-Lazare.  — 
A  Vabre  existait  un  ancien  hôpital,  on  n'y 
observait  plus  aucune  hospitalité  en  1682, 
date  de  sa  réunion  (arrêt  du  23  juillet).  — 
A  Briatexte  existait  aussi  une  maladrerie; 
en  i658,  Claude  Henri,  évêque  de  Coutan- 
ces,  demanda  au  roi  de  donner  ce  bénéfice 
à  Pierre  de  Dosirat,  curé  du  lieu  de  Bria- 
texte. Les  consuls  en  furent  expulsés  en 
1674;  à  cette  époque  le  bâtiment  tombait 
complètement  en  ruines.  —  L'aumônerie 
de  Castelnau  de  Brassac  appartenait  à  des 
protestants  &  était  administrée  par  des 
ministres.  Les  aumônes  des  pauvres  &  les 
legs  qui  leur  avaient  été  faits  furent  réunis 
à  l'ordre  de  Saint-Lazare,  &  les  membres 
du  consistoire  reçurent  mandement  de  se 
présenter  par  devant  M.  de  Turle,  con- 
seillera Carcassonne,pour  justifier  de  leurs 
titres.  Ils  furent  expulsés  en  1682.  A  cette 
époque  on  n'y  exerçait  plus  aucune  hos- 
pitalité, &  les  revenus  étaient  perçus  par 
les  consuls.  —  A  Castres  enfin,  il  y  avait 
une  maladrerie,  qui  fut  réunie  en  1682; 
elle  existait*  déjà  tout  au  moins  depuis 
1573  ■•  [A.  M.J 


NOTE  CLII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Comminges. 

LA  ville  de  Saint-Bertrand  de  Comminges 
ne  date  que  du  onzième  siècle,  époque 
où  l'évéque  Bertrand  fit  reconstruire  une 

'  Tous  les  détails  qui  précèdent  sont  tirés  du 
carton  S.  4835,  aux  Archives  nntionnlesj  voir  les 
dossiers  à  ces  différents  noms. 


Note 
i5i 


Note 


Note 
i5î 


768  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 

nouvelle  cité  sur  les  ruines  de  Lugdunum  Lézat,  dans  le  diocèse  de  Comminges,  l'un 
Convenarum ,  détruit  au  sixième  par  les 
troupes  de  Gontran.  Son  diocèse  com- 
prenait deux  cent  vingt-deux  paroisses, 
dont  vingt-deux,  situées  dans  le  val  d'Aran, 
appartenaient  à  l'Espagne;  les  deux  cents 
autres  étaient  françaises;  cent  quatre- 
vingt-neuf  faisaient  partie  de  la  Guyenne, 
onze  du  Languedoc;  ces  dernières  for- 
maient le  petit  Etat  de  Nébousan;  mais, 
jusqu'au  quinzième  siècle,  le  diocèse  tout 
entier  fit  partie  du  Languedoc. 

Le  séminaire  qui  était  à  Saint-Gaudens 
était  dirigé  par  des  prêtres  séculiers. 

Aux  établissements  religieux  dont  nous 
parlerons  plus  bas,  &  aux  abbayes  cis- 
terciennes de  Bonnefont,  Fabas  &  Ni- 
zors  (voir  Noiej  CXXXII,  CXXXVII  & 
CXXXVIII),  il  faut  ajouter  plusieurs  an- 
ciennes abbayes  bénédictines,  dont  trois 
surtout  ont  laissé  des  traces  de  leur  pas- 
sage, celles  de  Saint-Frajoul,  de  Peyrissas 
&  de  Saint-Béat.  Dans  les  pages  suivantes, 
nous  avons  essayé  de  tracer  l'histoire  de 
ces  deux  dernières  d'après  un  cartulaire 
du  treizième  siècle. 

L'ancienne  abbaye  de  Saint-Frajoul  pa- 
raît dès  le  milieu  du  douzième  siècle;  dans 
un  acte  pour  le  prieuré  de  Saint-Laurent, 
nous  trouvons  un  abbé  du  nom  de  Guil- 
laume Arnaud.  En  1882,  Guillaume  d'Espa- 
gne, évêque  de  Comminges,  y  fonda  quatre 
chapellenies  perpétuelles,  dont  deux  en- 
tretenues sur  ses  biens  ou  possessions  pri- 
vées, &  deux  sur  les  produits  d'anciens 
obits  restés  depuis  sans  destination.  De  ces 
chapellenies,  deux  furent  placées  sous  le 
patronage  des  consuls  &  des  bayles  de  la 
confrérie  locale  du  Corps  du  Christ;  les 
deux  autres  étaient  sous  celui  du  seigneur 


Note 

l52 


des  plus  anciens  était  le  monastère  de 
Saint-Béat,  sur  la  Garonne,  à  dix  lieues 
au  sud  de  Saint-Gaudens.  On  ignore  à 
quelle  époque  cette  maison,  qui  eut  an- 
ciennement titre  d'abbaye,  fut  fondée; 
elle  est  antérieure  à  l'an  ioo3,  date  de 
sa  donation  par  un  certain  Sulmus  à  Hu- 
gues, abbé  de  Lézat;  à  cette  église  en 
était  jointe  une  autre,  dédiée  à  saint  Vin- 
cent, &  située  sur  l'autre  rive  du  fleuve;  à 
partir  de  cette  époque,  elle  eut  sans  doute 
des  prieurs;  mais  auparavant  elle  avait  eu 
des  abbés,  &  deux  donations  anciennes 
nous  ont  transmis  le  nom  de  l'un  d'entre 
eux,  Gaston,  qui  vivait  vraisemblablement 
vers  le  milieu  du  dixième  siècle;  par  l'un 
de  ces  actes,  Raimond  Eco  lui  donna  le 
tiers  de  l'église  de  Saint-Georges,  au  pays 
de  Comminges,  &  par  l'autre  il  acheta  une 
vigne  d'Oriol  &  Oban  de  Lordex,  moyen- 
nant une  vache  &  un  bélier  (Cart."  f"  286* , 
288").  On  peut  rapporter  à  la  même  épo- 
que plusieurs  autres  actes  qui  ne  portent 
pas  de  nom  d'abbé;  tels  sont  :  une  dona- 
tion datée  du  règne  du  roi  Lothaire,  & 
portant  abandon  par  le  prêtre  Daton  à 
Saint-Béat,  d'une  portion  de  la  ville  de 
Saint-Georges  (C.  77 '^),  une  autre  datée 
du  règne  du  comte  Raimond  (fils  d'Ar- 
naud I),  par  laquelle  Loup  Sanche  cède 
l'église  de  Saint-Jacques,  dans  la  vallée  de 
Badorsa,  moyennant  un  cheval  &  la  somme 
de  cinq  sous  (C.  289*);  enfin,  l'abandon  fait 
par  le  moine  Asnier  d'une  église  du  pays 
d'Astarac  dédiée  àffeint  Jean,  sainte  Marie 
&  sainte  Marguerite;  la  pièce,  datée  du 
règne  du  comte  Arnaud  de  Comminges, 
est  vraisemblablement  antérieure  à  950 
(C.  290°),  elle  nous  apprend  le  nom  du 


de   Montespan;  pour  toutes,   indistincte-      second   patron  de  l'abbaye,  saint   Privât, 


ment,  l'évêque  nommait  sur  la  présenta- 
tion du  patron.  Au  quinzième  siècle,  on 
trouve  encore  un  abbé  nommé  Guillaume, 
dans  l'acte  de  la  translation  du  corps  de 
saint  Bertrand.  Au  dix-huitième  siècle,  ce 
n'était  plus  qu'une  église  paroissiale,  dont 
les  revenus,  en  grande  partie,  étaient  unis 
à  la  mense  conventuelle  de  Fabas. 


sans  doute  le  saint  martyr  du  Gévaudan. 

Au  onzième  siècle,  l'histoire  de  Saint- 
Béat  devient  fort  obscure;  toutefois  elle 
eut  probablement  à  cette  époque  le  sort 
de  la  plupart  des  églises  du  Languedoc  & 
devint  la  propriété  des  seigneurs  du  châ- 
teau voisin;  les  restitutions  d'églises  n'eu- 
rent guère  lieu  avant  le  douzième  siècle. 


Prieuré  de  Saint-Béat. —  Parmi  les  prieu-  ■  Par  ce  signe  Cart.  ou  C,  nous  entendons  le 

rés   soumis  à   l'autorité    du    monastère    de      cartulaire  de  Lézat,  manuscrit  latin  9  189. 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  760  "" 

&  une  charte  de  l'ail  iio5  prouve  que  jus-  de  Lez,  &   une   religieux    de   race   noble,       '"^^ 

qu'à  cette  époque   une  partie  des  posses-  nommée  Salvia,  ayant  fait  bâtir  un  moulin 
sions  de  l'abbaye  étaient  entre  les   mains 

des  maîtres  de  Saint-Béat;  c'est  l'abandon  ecdesie  Sancti  Beati  &  inter  Amaldum  d'Astanos, 
par  Garmond  à  l'abbé  de  Lézat,  Séguin,  de  Vitalem  d'Astanos  ceterosque  fautores  &  adjutores 
l'église  de  Saint-Vincent  &  de  la  moitié  de  eomm  ,  propter  ecclesiam  Sancti  Juliani  de  Sa- 
Ses  dîmes  (acte  d'octobre  II05,  C.  74").  En  leissa.  Itaque  Rainerius  prefatus  &  Petriis  de  Lez, 
Ii32,  c'est-à-dire  vingt-sept  ans  plus  tard,  consilio  ceterorum  clericorum  Sancti  Beati,  vê- 
la translation  des  reliques  des  patrons  du  "i^"'" /"  presentia  dompni  Rogeri.  Convenarum 
,  iw  .  \  r^  •  ^  episcopi,  conquesti  sunt  flebili  querela,  vim  atque 
monastère    par    1  eveque    de    LommmgeS,  .'^.     J  '     .^?  .    .    ..  ^    ^    . 

'  ,        '.  .  .  1     •    1  in  uriam   sibi   faeri   dicentes    a    prelatis  vins   qiios 

Roeer,  &  la  consécration   laite  par  lui  ue  >  .         a       u    o   \r-    1    j-a  .    ,„ 

n      '    >^  "  f  supradiximus,  scilicet  Arnaldo  &  Vitali  d  Astanos 

l'autel    de   Saînt-Estève,    furent  l'occasion  g^  ^^  adjutoribus  eorum  de  prefata   eccles.a  Sancti 

d'un   abandon   plus  complet  de  la   part  du  JuHani,  quam  violenter  &  injuste   his  ecclesieque 

même  seigneur  (26  juin);  l'église  de  Saint-  Sancti    Beati    auferebant.    Qui    accersiens    prefatos 

Béat    &    toutes    ses    appartenances    furent  violentes  vires  &  hac  de  causa  fidanciis  ex  utraque 

abandonnées    cette    fois    par    lui,    &   c'est  parte  acceptis,  statuta  die,  auditis  causis  utrarum- 

probablenient  de  cette  époque  que  date  le  q"*  parcium  cum  assessoribus  suis  capto  consilio 

rétablissement  de  la  régularité  dans  le  mo-  adjudicavit  quod   utraque  pars  ydonee  &  decentcr 

probaret  certo  die,  qiiod  pro  prefata  ecclesia  coram 
nastere  "iri 

^.  r  1  •  1,  eo  allegaverat,  secundum  quod  posset.  leitiir  assii;- 

Ce  ne  furent   pas  des  moines  que  Ion  ."        ^  ^  ,  r  ^. 

■'  ,      .  '  nata  die  preiatus  episcopus  cum  deiensorihiis  utra- 

réinstalla  dans  1  abbaye  ainsi  restaurée,  ce  _         -,  ,        ,  ui  l 

j  ,  rumque  parcium  causidicis,  raultis  aliis  nobilibiis 

furent   des  chanoines    réguliers;   en   effet,  congregatis  vins   apud  Saleissa  conveniens,   jussit 

dans    le   courant   du   douzième    siècle,   tous  utnque   parti     convenientia    &    ydonea    secundum 

les  actes  parlent  des  clerici  &  non  des  mo-  suum    posse   adhiberi    testimonia.    linimvero    Ar. 

nachi  Sancti  Beati,  &  plusieurs  actes  men-  d'Astanos  &  Vitalis  prefati  &  adjutores  eorum  ad- 

tionncnt  un  Pierre  de  Le^,  archidiacre.'  Un  duxerunt  secum  Oddonera  Sancti   Beati  &  Petrum 

acte  de  1140  donne  au   prieur,   Rainier,  le  ^  '^""^  Sancti  Beati  fratres  «jus   &  Garmundum 

•-.        1  i       ^n    ,Q.,ri\i    r\       „  ^„»  „^»„  nepoiem    eorum    causa    euirentie,   asserentes  qiiod 

titre  de  monacAu^  (C  207  ").  Dans  cet  acte,  "^  , 

,         /    .       I,  1  transactis  aliquot  anuis  predecessores  parentes  eo-  - 

nous  trouvons  le  récit  d  une  longue  que-  ^  ^  "^  ,    .    "^ 

•  ,  „  .  tV/  o  rum  acjptaverant  prclatam  ecclesiam  cum  suis 
relie  entre  le  couvent  de  Saint-Béat  &  les  p„„„eac.is  ab  antecessonbus  parentibus  eorum 
seigneurs  d'Astanos,  au  sujet  de  l'église  de  gt  idcirco  eo  debere  eos  guirentes  fore.  Econtra 
Saint-Julien  de  Saleissa;  cette  église  ré-  Rainerius  &  Petrus  de  Lerz  &  ceten  eorum  fauto- 
clamée  par  les  chanoines  à  ses  possesseurs  res  adhibitis  ydoneis  testibus,  militibus  scilicet, 
actuels,  avait  été  vendue  à  ceux-ci  par  les  clericis  atque  aliis  Uonestissimis  viris,  probave- 
seigneurs  de  Saint-Béat,  oublieux  de  leur  nmt  coram  episcopo  prefato  &  coram  ceteris  nobi- 
abandon  de  Il32,  &  les  sires  d'Astanos  Hbus  viris  qui  aderant  quod  non  debebant  neque 
excipaient  de  leur  bonne  foi  &  rejetaient  )"■•=  d^^ebant  esse  guirentes  prefati  milites  Sancti 
,  ,  ^  ,  ,  .  ..  Beati,  o.  scilicet,  P.,  A.,  &  Gar.  nepos  eorum  de 
la  faute  sur  les  vendeurs;  après  enquête,  ,.■!••■■,,. 

1     ,-.  .  r  •  ecclesia  jamdicia  prelatis  vins  d  Astanos,  quia  non. 

Roeer,  éveciue  de  Comminges,  lit  restituer  ,      .  r  1       c 

"      '  '  "      '  multo  )ain  transacto  tempore  prelati  milites  hnncti 

l'église  aux  clercs  du  couvent.  On  trouvera  g^,.,,,  p,,,  ,,  gt  pro  suo  ordmio  coram  ipso  dompno 

en  note  cet  acte,  qui  montre  de  quelle  fa-  Rogeno  episcopo  qui  tune  aderat  sponte,  amore 

çon  les  seigneurs  du  douzième  siècle  enten-  Dei,   non   solum   eamdem  ecclesiam   de  qua   tune  ^ 

daieilt  les  restitution»  de  biens  ecclésiasti-  agebatur,   ut  &   omnes   alias    quas  ipsi    vcl  patres 

ques'.  En  ll53,  le  même  archidiacre  Pierre  eorum  abstulerant  Sancto   Beato,  reddiderant  pre- 

faio  Rainerio   &   habitatoribus   Sancti    Beati    pre- 
sentibus   atque  futviris,    &     hoc    fecerant    consilio 

'  En  ii5o,  un  cAanome  de  Saint-Béat  achète  un  &  voluntate    ejusdem    dompni    Rogerii    episcopi , 

champ,    &    cette   acquisition  amène  des  difficultés  quod  cum  ydonee  decenterque  probassent,  idipsum 

avec  les  seigneurs  de  Saint-Béat  (C.  760).  Rogerius   prefatus  episcopus   hoc  ita  fore  verissime 

*  In  Christi  nomine.  Hec  est  carta  commémora-  cognoscens,  consilio  suorum  adjudicavit   prefatam 

tionis    illius    placiti    quod    fuit    inter    Rainerium  ecclesiam    cum    suis    pertinenciis    de   cetero   debere 

monachum   clericosque    Sancti    Beati,  scilicet   Pe-  esse  Sancti  Beati  &  clericorum  &  habitatorum  ejus- 

trum  de  Lerz  archidiachonum  ceterosque  clericos  dem   ecclesie    Sancti   Beati    tam    presentium   quam 

IV.  49 


Note 

102 


770 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


au  lieu  dit  Le  Verdier,  Oton  de  Saint-Béat 
le  réclama  comme  construit  sur  son  héri- 
tage paternel,  puis  finit  par  abandonner 
ses  prétentions  (C.  yS^  ).  Grâce  à  cette  res- 
tauration, l'abbaye  reprit  une  certaine  vie, 
&  en  ii58  &  1166,  l'évêque  Arnaud  con- 
sacra deux  des  églises  en  dépendant  qui 
venaient  probablement  d'être  reconstrui- 
tes (C.  286*  &  287"). 

En  1188,  Guarmond  &  Pierre  de  Saint- 
Béat  renoncèrent  à  leurs  dernières  pré- 
tentions sur  le  prieuré;  par  acte  du  i"' avril 
de  cette  année,  ils  abandonnèrent  le  droit 
de  nommer  le  recteur  des  églises  de  Saint- 
Béat  &  d'Arnest;  ils  ne  gardèrent  que  le 
droit  de  le  présenter  à  la  nomination  du 
prieur  (C.  72»).  En  1280,  nous  trouvons 
une  reconnaissance  consentie  par  Bernard 
de  Gairauz  en  faveur  de  l'abbaye  &  por- 
tant la  clause  suivante  ;  il  donnera  un 
repas  annuel  à  deux  moines  ik  au  chape- 
lain ou  curé  de  Gairauz  dans  une  vigne 
appelée  la  Trîla  deu  Clo-^  ou  el  camp  del 
Arivel;  en  cas  de  négligence  à  accomplir 
cette  charge,  la  vigne  reviendra  aux  moi- 
nes; la  charte  indique  une  donation  ana- 
logue faite  autrefois  par  Forton  Auriol  de 
Gairauz  (C.  77c). 

En  1237,  lors  de  la  visite  de  l'abbaye  de 
Lézat  par  l'évêque  de  Toulouse,  député 
par  le  légat  apostolique,  les  moines  s'étant 
plaints  de  l'administration  des  revenus,  ce 
prélat  en  fit  une  nouvelle  distribution, 
&  le  prieiré  de  Saint-Béat  fut  attribué  à 
la  mense  abbatiale  (C.  290").  En  1245, 
Pierre  de  Dalbs,  abbé  de  la  maison  mère, 
nomma  chefs  d'œuvre  de  l'église  de  Saint- 
Béat  Raimond  de  Casais,  moine,  &  Pierre 
Lhoste  CHospes),  frère  &  donat  de  Lézat; 
il  est  porté  que  ces  administrateurs  ren- 
dront compte  chaque  année  des  revenus 
&  des  dépenses,  &  dépenseront  les  res- 
sources avec  le  conseil  des  moines  &  des 
prud'hommes  du  peuple  (,bonî  vîri  populi); 


futurorum.  Hujiis  facti  &  rei  sunt  testes  V.  de 
Vestier  canonicus,  P.  d'Amissa  canonicus,  A.  d'Ar- 
nesp  miles,  Ademarius  de  Fronsag  &  Johaniies  de 
Saleissa,  Raimundus  del  Prad  &  alii  quamplures. 
Facta  fuit  hec  carta  anno  ab  Incarnatioiie  Domini 
M"  c°  XL",  feria  v»,  mense  aprili.  Guillelmus  rao- 
nachus  scripsit  (C.  2870). 


on  voit  que  c'était  là  une  véritable  fabri- 
que (C.  72''). 

Un  acte  assez  ancien,  que  l'on  trouvera 
en  note",  indique  l'étendue  des  possessions 
&  énumère  les  prérogatives  du  prieuré; 
outre  la  possession  d'un  certain  nombre 
d'églises  &  des  dîmes  dont  les  noms  s'y 
trouvent  indiqués,  il  était  le  chef  d'une 
sorte  de  petit  diocèse,  embrassant  toute  la 
vallée  de  Bavartès;  seule  son  église  con- 
tenait le  saint-chrême,  seule  elle  donnait 
le  baptême,  excepté  en  cas  de  péril  de 
mort;  à  certains  jours  de  l'année,  on  y 
disait  des  messes  solennelles,  auxquelles 
devaient  assister  tous  les  fidèles  &  tous  les 
prêtres,  tout  office  cessant  dans  les  églises 
voisines.  Cet  acte  remonte  probablement 


'  Memoriale  quarumdam  ecclesiarum  &  decima- 
rum  inonnsterio  Sancti  Beati  vallis  Bavartensis 
pertmencium  &  subjectarum  8t  ciijusdam  consue- 
tadinis  vallis  predicte,  videlicet  Sancti  Vincemii 
juxta  Sanctum  Beatuin,  Garonna  intermedia  ;  — 
Sancti  Antonini  de  Garauz; —  Sancti  Stephani 
de  Lozivertj  —  Sancti  Juliani  de  Salicianis;  — 
Sancti  Martini  de  Alias  &  ibidem  ecclesie  8c  do- 
mus  leprosorum  Sancti  Martini  ;  —  Sancti  Naza- 
rii  de  Galier;  —  Sancti  Mameti  d'Espust;  —  Sancti 
Jorii  de  Gaud;  —  Sancti  Jorii  de  Boz;  —  Sancti 
Pauli  d'Artiga  de  Lusso  ;  —  Sancti  Medardi  de 
Boriaco,  &  ecclesiarum  de  Leu  8c  de  Burnou;  — 
Sancti  Jacobi  de  Fenera  de  Barossa  ;  —  Sancti 
Johannis  8c  Sancte  Marie  &  Sancte  Margarite  de 
Castangolo  in  Astaraco;  —  8c  ecclesie  cum  casiro 
8t  villa  de  Portan  comitatus  de  Palhars  diocesis 
Urgellensis;  —  Se  ecclesiartim  de  Epila  &  Berbe- 
gal  in  Aragonia  ;  —  81  decimarum  de  Essaun, 
Astanos,  Bavart,  Garanz,  Bezins,  Boz,  &  Argut 
superiori  8c  inferiori,  Host,  Fos,  Arlos,  Alias,  Ora, 
Isaut,  Lumbres,  Arror,  &  consuetudinis  quam  ad 
Essaim  8^  supra  in  tota  valle  Bavartense  usque  ad 
Scalas  de  Mêlas,  nuUus  ibi  tenet  crisma  vel  oleum 
sanctum  nisi  in  ecclesia  Sancti  Beati,  ubi  bapti- 
zantur  oranes  de  valle  predicta,  nisi  in  pericnlo 
mortls;  8c  in  natale  Domini  ad  matutinas,  &  in 
Ramis  Palmarum  ad  Ramos,  Se  in  Parasceve  ad 
Crucem  adorandam,  &  in  sabbatis  Pasche  8c  Pen- 
tecostenes  ad  sollempnia  baptisraata,  8c  in  Roga- 
tionibus  ad  processiones  alibi  non  fiunt  officia 
quam  apud  ecclesiara  Sancti  Beati  predictam,  ubi 
conveniunt  rectores  omnes  cum  clericis  8c  populis 
tocius  vallis  predicte  ad  celebrandum  officia  pre- 
dicta cum  priore  Sancti  Beati.  —  (Latin  9189, 
f°  291  r"j  copie  de  1249,  d'après  un  ancien  cartu- 
laire  du  douzième  siècle.) 


NOTP 

i5z 


Note 

l52 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


771 


à  l'époque  de  la  restauration  de  l'abbaye, 
à  l'an  1140  environ,  car  il  existait  déjà 
dans  le  cartulaire  qui  a  été  recopié  par  le 
scribe  du  treizième  siècle. 

Les  dîmes  que  possédait  Saint-Béat  mé- 
ritent une  mention  particulière,  à  cause 
de  la  manière  dont  elles  étaient  perçues; 
elles  étaient  affermées  à  des  la'iques  ou 
ecclésiastiques  qui  payaient  tant  par  an; 
mais  comme  toujours,  cela  donnait  lieu  à 
des  usurpations  fréquentes,  &  ces  fermiers 
finissaient  par  considérer  comme  une  pro- 
priété héréditaire  ce  qui  n'était  qu'une 
fonction  &  causaient  ainsi  à  l'abbaye  de 
grands  torts  en  se  substituant  à  elle  dans 
ses  droits  de  propriétaire.  Cet  état  de  cho- 
ses dura  jusqu'à  Pierre  de  Dalbs;  cet  abbé 
entreprenant  força  tous  ces  concession- 
naires à  rendre  gorge,  &  de  1242  à  1249, 
la  plupart  renoncèrent  à  leur  prétention 
de  posséder  héréditairement  le  droit  de 
collecte  sur  les  dîmes  du  prieuré.  En  juil- 
let 1242,  il  vendit  à  Azéraar  de  Birn'os  &  à 
Guillem  Aton,  tous  deux  moines  de  Lézat, 
le  droit  de  collecte  des  dîmes  de  Saint-Béat, 
moyennant  une  somme  de  quatre  cents 
livres  payable  immédiatement,  le  rembour- 
sement de  deux  cents  livres  dues  par  les 
dîmes  au  dernier  abbé  &  l'entretien  de 
deux  des  moines  du  couvent;  au  mois 
d'août  suivant,  ces  fermiers  cédèrent  une 
partie  de  leur  privilège  h  un  certain  Auriol 
de  Saint-Béat,  qui  put  percevoir  les  dîmes 
jusqu'à  concurrence  du  tiers  (C.  72'"-).  On 
peut  voir  deux  actes  de  renonciation  à  la 
collecte  des  dîmes  de  l'an  1249,  dans  le 
même  cartulaire,  l'un  de  Pierre  de  Roer 
(f"  77'^),  l'autre  de  Guillem  Benavent,  dia- 
cre d'Argut  (f"  76-*)'. 

'  Voici  un  acte  d'.iffermage  qui  peut  présenter 
un  certain  intérêt  à  cause  des  conditions  de  l'ar- 
rentement  : 

Notum  slt  cunctis  quod  Petrus  Major  recognovit 
&  concessit  domino  Petro  de  Dalbs,  abbati  Lesati, 
quod  ipse  est  homo  ejusdem  abbatis,  prioris  & 
ecclesie  Sancti  Beati  &  tenet  ab  eis  casalem  siium 
&  coUectionem  decimarum  d'Argut  superiori  & 
débet  inde  reddere  singulis  annis  priori  &  ecclesie 
memoraiis  x  libras  seii  fogassns  tritici  bonas  3t 
candidas.que  possint  large  sufficere  per  diein  x 
monachis  &  iiii"'  bonas  galliiias.  Et  quando  prier 
Tel    ejus   nuncii    yencriat    pro    recipiendis   ab  eo 


Voici  la  liste  des  prieurs  de  cette  abbaye, 
dont  nous  avons  pu  relever  les  noms  jus- 
qu'à l'an  1249,  date  du  cartulaire  de  Lézat  : 

Rainier,  prieur  du  temps  d'Aton,  abbé 
de  Lézat  (C.  75°),  indiqué  comme  clerc  de 
Saint-Béat  dans  une  pièce  de  1140  (V.plus 
haut). 

Gautier,  1160;  donation  (C.  74"). 

Guillem  de  Roer  se  fit  céder,  en  juin 
1 193,  par  Arnaud  de  Bezins  tous  ses  droits 
sur  le  jardin  de  l'Anglade  (C.  77*^). 

Raimond  était  prieur  en  i2o3,  quand 
Pierre  de  Saint-Béat  &  ses  frères  accordè- 
rent un  sauf-conduit  de  quatre  jours  à  tout 
homme  faisant  partie  de  la  confrérie  dudit 
lieu;  on  trouvera  le  texte  de  ce  document 
en  note'. 

Arnaud  Guillem  obtint  d'Arnaud  do 
Bezins  les  dîmes  du  lieu  de  Jeri  (juillet 
1212.  —  C.  286':).  Au  mois  d'août  suivant, 
Pierre  de  Saint-Aventin,  dit  de  Bise,  &  sa 
famille  se  démirent  de  toutes  leurs  pré- 
tentions sur  les  dîmes  d'Aror,  moyennant 
quatre-vingts  livres  (C.  289"). 

Pierre  Martin;  Auriole  de  Saint-Béat 
lui  donne,  le  i"  septembre  1287,  pour  le 
luminaire  de  l'église  un  cens  annuel  de  six 
.deniers,  payable  à  la  Toussaint  (C.  72-78). 


decimis  coUectis,  débet  eis  dare  prandium.  Actum 
est  hoc  apud  villam  Sancti  Beati,  vii°  die  introitus 
mensis  aprilis,  ferla  vi»,  anno  ab  Incarnatione 
Doraini  »i"  ce"  XL°  v",  régnante  Lodovico  rege 
Francorum,  Raimundo  comité  Tholosano,  Rai- 
mundo  episcopo.  Hujiis  rei  sunt  testes  :  Ademariiis 
prior  Berati,  Petrus  Hospes  diaconus,  V'italis  de 
Casalibiis,  &  Raimundus  de  Montealto,  puplicus 
tabellio  Salveterre  de  Sancto  Eparcio,  qui  hanc 
cartam  scripsit.  —  (Latin  9  1 89,  P"  76  ■> .) 

'  Notum  sit  omnibus  in  Christo  credentibus, 
quod  ego  Petrus  Sancti  Beati,  &  Petrus  Guillelmus, 
&  Oddo  damuJ  &  concedimus  Deo  &  sancto  Rcato 
&  sanctis  omnibus  quorum  reliquie  in  hac  rc- 
quiescunt  ecclesia,  pro  nobis  &  nostris  successori- 
bu5,  quod  si  quis  ad  confratriam  Sancti  Beati  ve- 
nerit,  snlvus  &  securus  ab  omni  seculari  occasionc 
per  im'"'Teniat  dies  &  per  totidem  incolumis  re- 
yertatur.  Hoc  fuit  factum  anno  M°  cc°  111°,  liina 
xviii',  epacta  ix",  mense  octobrio  ;  Isparicus  Con- 
venarum  pro  episcopo  electi:s,  Raimundus  Lesati 
abbas,  Raimundus  prior;  Bernardus  cornes.  Autem 
excepto  bomicida  &  vulneratori  corporum  domi- 
mrum.  Si  quis  hanc  fregerit  convenientiam,  in 
eternum  peribit.  —  (Latin  9189,  ("  72".) 


Note 

l52 


Note 

l52 


772 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


R.,  prieur  vers  1240  (C.  73  ^-'').  Assuré  de  cette  protection,  il   régla   tous 

Jean;  1242,  2  juillet,  il  engage  à  Azémar  les  droits  dont  ce  nouveau  personnage  de- 

de  Birnos  &  à  Guillem  Aton,  moines  de  vait  jouir  &  lui  imposa  ses  conditions. 

Lézat,  les  dîmes  de  Saint-Béat  pour  cinq  Tel   est  du   moins   le  récit  que  nous  a 

ans    (C.  721^);   il    paraît    encore    en    1246  conservé  une  vieille  notice,  dont  les  Béné- 

(C.  287");   à    cette  époque,   le   monastère  dictins    rapportaient    la    rédaction    à    l'an 

possédait  un  cloître,  d'après  une  inféoda-  1076  ou   environ,  mais  que  nous  croyons 

tion  de  1245  (C.  74").  plus  ancienne  d'un  demi-siècle  &  çontem- 

VlUAl,    u'ISAOKT    acquiert    en    1249   de  poraine  de  dissentiments  graves  qui  s'éle- 

Guillem     Benaveut,    diacre    d'Argut ,    ses  vèrent,  en  1026,  entre  les  abbayes  de  Lézat 

droits    à     la    collecte    des     dîmes    d'Argut  &  de  Simorre  (V.  plus  bas).  Il  faut  se  rap- 

(C.  76»);  voir    encore    un    acte   analogue  peler  que  cet  acte  est  inséré  dans  le  cartu- 


laire  de  l'abbaye  de  Lézat,  qui  avait  intéiét 
à  affirmer  la  sujétion  de  celle  de  Peyrissas 
à  son  égard.  Remarquons  que  cette  notice 
est  l'œuvre  d'un  moine  de  cette  abbaye, 
qu'on  a  soin  de  rappeler  que  le  fondateur 


de  la  même  année   ({"77'^). 

Abbaye  de  Peyrissas.  —  Parmi  les  pos- 
sessions de  la  célèbre  abbaye  de  Lézat,  il 
faut  remarquer  un  certain  nombre  d'an- 
ciennes abbayes  qui,  devenues  prieurés  à  de  Peyrissas  mourut  à  Lézat,  que  le  vilUcus 
des  époques  diverses,  avaient  légué  leurs  devait  prêter  serment,  être  l'homme  (Aomo) 
domaines  &  leurs  droits  aux  moines  de  de  l'abbé  de  ce  couvent.  Toutefois,  remar- 
Saint-Antoine.  De  ces  établissements,  l'un  quons  aussi  que  plusieurs  actes  insérés  dans 
des  plus  importants  était  celui  de  Peyris-  le  cartulaire,  &  cette  fois  parfaitement  au- 
sas,  qui  ne  perdit  son  ancienne  indépen-  thenticiues,  ne  semblent  pas  jjrouver  abso- 
dance  qu'à  la  fin  du  douzième  siècle,  &  lument  la  sujétion  de  Peyrissas.  Tel  est  un 
dont  les  titres  remplissent  une  bonne  part  plaid  tenu  vers  l'an  1020  ou  1026,  du  temps 
du  cartulaire  de  Lézat,  rédigé  en  1249.  ^^  l'abbé  de  Lézat,  Aimeri;   cet  acte,  que 

Fondée  à  une  époque  indécise,  mais  que  nous    donnons    en   note",    rappelle   com- 
l'on  peut  fixer  approximativement  à  la  fin 


du  dixième  siècle,  l'abbaye  de  Peyrissas  en 
Comminges  dut  son  origine  à  un  vicomte 
du  pays,  nommé  Asnier,  qui,  n'ayant  pas  en- 
core d'enfants,  alla  à  Rome  demander  con- 


'  1020-1025.  —  Ista  est  comeinoratio  de  ipso 
placito  quem  Aimericus  abbas  ceterique  monachi 
Sancti  Petri  Lesatensis  cenobii,  quorum  sunt  hec 
nomina,  Guillelmiis  abbas  &  Vitalis  &  Benedic- 
tus  de  Saboneras  &  Benedictus  Deodatus  &  Eer- 
éleva  un  monastère  au  lieu  de  Peyrissas,  &  «ardus  &  Fredolus  habuerunt  in  atrio  San"cti 
le  plaça  sous  la  protection  &  sauvegarde  du  Martini,  in  villa  que  dicitur  Chereliago,  in  pre- 
COmte  de  Comminges;    plus   tard,  il    alla  se        sentia  Roggarii  Amelii  &  Isamo  Amelio  &  Garsin 


seil  au  Souverain-Pontife;  à  son  retour,  il 


faire  moine  à  Lézat,  devint  abbé  de  ce  cou- 
vent, &  mourut  en  laissant  la  réputation 
d'un  homme  saint,  d'un  bienheureux. 

Son  fils,  Bernard-Eudes,  fondateur  du 
château  de  Benque,  continua  sa  protection 
à  l'abbaye  naissante;  il  y  choisit  sa  sé- 
pulture &  voulut  y  faire  entrer  son  fils, 


Sancione,  cum  ipsos  monachos  de  Padercanis,  id 
est  Anerio  Ordinalas,  &  Sancio  de  Elz,  &  cum 
ipsis  Raimundus  Sancius,  &  Aicius  clericus  de 
Lenol  j  in  istorum  presentia,  judicante  Roggario 
Amelio  ceterisque  bonis  hominibus  supradictis 
iiniversisque  aliis  qui  aderant  adclamantibus, 
conligaverunt  se  Aimericus  ceterique  monachi  ad- 
versus   ipsos  monachos    de    Padercanis;  pro    ipsos 


nommé  Roger.  Celui-ci,  devenu  plus  tard      fidefecerunt  Ato  Anerius  &  Amelius  Amaldus,  ut 


abbé,  craignit  pour  la  sûreté  du  monas- 
tère, au  milieu  des  guerres  qui  désolaient 
le  pays;  il  choisit  donc  un  homme  ac- 
tif &  puissant  (strenuîss'imum  ac  potentîssi- 
mum),  Guillem-Enard  de  Benque,  &  en  fit 
l'avoué  de  l'abbaye,  son  viUicus.  C'est  là 
l'origine  de  cette  avouerie,  que  la  famille 


ipsam  donationem  que  Anerius  abbas  fecit  sancto 
Petro  apostolo  Lesadensis  cenobii  antea  quam  ip- 
sam, quam  ipsi  monstraverunt  in  ipso  loco,  non 
fecit  ad  altare  de  Sancta  Maria  de  Padercanis.  Et 
pro  ipsos  fidefecerunt  Garsia  Sancius  &  Guillel- 
mus  Ato  de  Rivocavo,  ut  dicant  quod  non  est  vera 
ipsa  donatio  quam  monstrant  abbas  &  monachi; 
&  debent  dicere   ii°  homines  certatores  qui   nun- 


NOTE 
l52 


de   Benque  posséda    pendant  deux  siècles.       quam  cenassent,  &  si  fecissent,  non  nisi  una  a  ut 


NOTC 
l52 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


773 

Les  derniers  titres  qui  nicntionnoiit  des 
abbés  sont  de  1 166;  les  premiers  actes  dans 
lesquels  paraissent  des  prieurs  sont  de 
1194.   C'est  dans   cet  intervalle  de  vingt- 

&  à  eu  prouver  la  validité  par  toutes  les       huit  ans  que  la  réduction  en  prieuré  a  dû 

voies  juridiques,  y  compris  le  combat  judi-      avoir  lieu. 


ment,  sur  la  réquisition  des  moines  de 
Peyrissas,  l'abbé  Aimeri  s'engagea  à  four- 
nir le  texte  de  la  donation  faite  par  l'abbé 
Asnier,  à  Lézat,  de  l'église  de  ChereUagum, 


Note 

|52 


ciaire.  Dans  cet  acte,  les  deux  abbayes  pa- 
raissent sur  un  pied  de  parfaite  égalité. 
Quoi  qu'il  en  soit,  quelques  années  plus 
tard,  le  même  Aimeri  obtenait  encore  gain 
de  cause  contre  Eudes,  abbé  de  Simorre, 
c[ui  lui  contestait  le  protectorat  de  Pey- 
rissas :  dans  un  plaid  tenu  à  Fustignac, 
dans  le  Comminges,  en  présence  des  prin- 
cipaux seigneurs  du  pays  &  de  beaucoup 
d'abbés  des  diocèses  environnants,  Aimeri 
prouva  victorieusement  que  son  adver- 
saire n'avait  jamais  possédé  le  monastère, 
que  Lézat   tenait  depuis  plus  de  trente  ans 


Pour  se  protéger  contre  les  entreprises 
des  seigneurs  voisins,  l'abbé  Roger  avait 
confié  les  intérêts  matériels  du  monastère 
à  un  puissant  seigneur,  Guilkin-Enard  de 
Banque  :  c'était  une  espèce  d'avouerie.  La 
notice  que  nous  avons  citée  plus  haut 
indique  avec  détails  la  nature  des  fonc- 
tions &  des  droits  de  ce  vilUcus.  Il  est 
l'homme,  le  vassal  de  l'abbé  de  Lézat,  & 
donne  une  mule  du  prix  de  soixante  sous 
qui  appartient  à  la  maison  de  Peyrissas; 
c'est  sans  doute  l'acapte  qui  lui  était  impo- 
sée.Voici  ses  fonctions  :  en  cas  de  rébellion 


(ce  qui  ferait  remonter  la  fondation  à  990      d'un  sujet  de  l'abbé  envers  lui,  de  refus  de 


ou  environ)  ;  Eudes  ne  produisit  qu'un  acte 
suspect  (qui  est  invalidas  omnibus  modis), 
sans  nom  de  roi,  sans  nom  de  scribe;  il 
fut  condamné,  refusa  de  souscrire  le  ju- 
gement &  par  conséquent  de  l'accepter, 
refusa  même  le  combat  qu'on  lui  offrait,  & 
l'assemblée  dut  charger  le  comte  Raimond 
de  Comminges  d'exécuter  la  sentence  (mars 
102  fi). 

Malgré  cette  demi-union,  Peyrissas  con- 
serva une  sorte  d'indépendance;  elle  eut 
ses  abbés  particuliers,  fit  des  acquisitions, 
des  échanges  &  des  ventes  sans  l'interven- 
tion des  moines  de  Lézat,  &  régla  en  toute 
liberté  ses  rapports  avec  les  villici.  Parmi 
les  principales  donations  qu'elle  reçut  à 
cette  époque,  citons  celle  de  l'église  de 
Saint-Michel  d'Obarcium,  acquise  par  l'en- 
tremise de  Bernard,  évéque  de  Conserans, 
abbé  de  Lézat  vers  io5o;  de  la  terre  de 
Martignac,  qui  donnée  à  l'abbaye  par  le 
comte  Arnaud  &  usurpée  sur  elle  par  ses 
successeurs,  finit   par  lui    être   restituée. 


dvias  vices,  sive  «rit  Eimericus  abbns  pro  Sancto 
Pctro,  debent  vefiire  in  potestate  Sancti  Pétri  a 
LesaJo  &  debent  reddere  ipsas  auctoritates,  que 
dicunt  se  habere  de  ipso  loco  &  de  ipsa  terra  que 
nd  ipsum  lociim  pertinet,  si  rem  habent  datiim, 
debent  tradere,  &  de  ipso  loco  si  rem  habent  trac- 
tiim,  debent  revertere.  —  (Cartulaire  de  Lézat; 
latin  9189,  f"  69  v°.) 


caution  ou  d'obéissance,  si  l'abbé  se  plaint 
au  villicus,  celui-ci  doit  lui  faire  rendre 
justice.  Si  c'est  une  plainte  judiciaire, 
une  rébellion  à  main  armée  que  tente  un 
étranger  ou  un  domestique  ',  le  villicus  ré- 
siste à  ses  tentatives;  trouve,  en  cas  de 
plaid,  les  défenseurs,  les  juges  &  les  cau- 
tions, en  cas  de  duel  judiciaire,  les  com- 
battants. Il  a  la  jouissance  d'un  casai  dans 
la  ville  de  Peyrissas,  du  tiers  de  la  justice 
&  du  tiers  du  guadium.  En  cas  de  contes- 
tation avec  l'abbé,  le  villicus  se  débat  direc- 
tement avec  lui,  sans  intervention  de  la 
justice;  si  sa  plainte  est  reconnue  non 
fondée,  il  paie  l'amende  fixée  par  la  loi'. 


'  Dans    le  sens   de  familiaris,  un   sujet  de  l'ab- 
baye. 

*  Voici  cet  acte  curieux  à  plus  d'un  titre  : 
Guillelmus  Enardi  de  Bcnca  acaptavlt  villica- 
tionem  de  honon.-  béate  Marie  Patricianis  de  ab- 
bate  &  clericis  ejusdem  loci,  in  tali  ut  quicumque 
post  se  de  suo  génère  voluerit  villicus  esse,  junctis 
ambabus  manibus  hominem  de  Lesatensi  abbate 
se  faciat  atque  mulum  vel  mulam  precio  LX  soli- 
dorum  pro  villicationis  adquisitione  donet.  De 
villicatione  vero  villicus  hoc  habere  tantum  débet  : 
terclam  partem  de  justiciis  unde  querimonia  ab- 
bati  vel  clericis  inibi  degentibus  facta  fuerit  & 
terciam  partem  de  receptis,  terciam  partem  de  gua- 
dimoniis,  excepto  hoc  quod  si  abbas  vel  claviger 
conquestus  de  aliquo  fuerit  &  pro  justiciam  de 
suo   acceperit,  villico   partem    non   dnbit,    nec  de 


Note 
i5i 


774 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Naturellement,  comme  presque  partout, 
les  seigneurs  de  Banque  oublièrent  les 
devoirs  que  leur  imposait  cette  charge  & 
ne  songèrent  qu'aux  droits  qu'elle  leur 
concédait.  Ces  fonctions  devinrent  hérédi- 
taires, &  nous  voyons,  en  1194,  Raimond- 
Guillem  de  Benque  renoncer,  à  son  lit  de 
mort,  à  fous  les  droits  injustes  qu'il  avait 
exercés  à  Peyrissas  :  casai  de  Sédelac,  vîgue- 
rie,  produits  de  la  justice,  albergues,  qu'il 
abandonna  tous  au  prieur,  espérant  ainsi 
mériter  la  miséricorde  de  Dieu;  ses  fils, 
Raimond -Guillem  &  Raimond -Bernard, 
confirmèrent  cet  abandon,  ainsi  que  sa  fille 
Bonnefemme.  On  peut  voir  en  note  cet  acte 
de  délaissement. 

Voici  les  noms  des  abbés  que  le  cartu- 
laire  de  Lézat  a  pu  nous  fournir;  il  est 
difficile  de  les  ranger  dans  un  ordre  bien 
rigoureux,  surtout  au  onzième  siècle,  la 
plupart  des  chartes  n'étant  datées  que 
d'une  manière  imparfaite  : 

Roger,  fils  de  Bernard-Eudes,  le  cons- 
tructeur du  château  de  Benque,  offert  par 
son  père  tout  enfant  à  l'abbaye,  en  devint 
plus  tard  abbé.  C'est  lui  qui  fit  avec  Guil- 
lem-Enard  de  Benque,  le  contrat  plus  haut 
analysé;  il  devait  vivre  vers  990  ou  995. 

AuRIOLE;  indiqué  comme  abbé  dans 
le  déguerpissement  d'un  certain  Aurîolus 
Manclpli,  qui  ne  porte  pas  de  date,  mais 


qu 


doit  être  de  l'an  1020  ou  environ. 


puis- 


qu'on y  mentionne  un  comte  Roger  le- 
quel doit  être  le  comte  de  Comminges, 
qui  figure  dans  le  plaid  de  I025  (Cart. 
f°  67  0). 

Bernard,  évêquo  de  Conserans  &  abbé 
de  Lézat,  fut  aussi  abbé  de  Peyrissas;  du 
moins  il  paraît  dans  un  acte  du  temps  du 
roi  Henri  (Cart.  66 ^  &"), 

VeziAS,  abbé  vers  loyS;  reçut  une  do- 
nation de  serfs  de  Compan  de  Benque. 


hoc  quod  nccessitate  comestionis  sivc  vinum  sive 
friim«ntiiin  seu  denarios  adquisierit.  Si  quis  vero 
in  aliqua  parte  tociiis  honoris  béate  Marie  maUim 
ingesserit,  villicus  secundum  sui  posse  débet  inqiii- 
rere,  guerram  facere,  8c  si  placitinii  contigerit  pla- 
citare,  si  necesse  fiierit,  fidejussores  raittere  atque 
duellum  facere,  ipsoque  die  in  omni  honore  béate 
Marie  non  débet  comedere  nec  tempore  in  ullo 
nisi  invitatus  ab  abbate.  —  (Latin  9  189,  f°  68  b  .) 


AsTARE;  dut  être  abbé  dans  le  courant 
du  règne  de  Philippe  l. 

Gaston,  dont  nous  ne  saurions  fixer 
exactement  l'époque,  reçut  l'église  de 
Saint-Pierre  d'Avon  du  prêtre  Asnier  (Car- 
tul.  67  c), 

Roger  était  abbé  au  commencement  du 
douzième  siècle,  sous  le  règne  de  Louis  & 
à  la  fin  de  celui  de  Philippe  (1100-1120?) 
(Cart.  70C  &  63<:). 

Arnaud,  abbé  en  1162  :  accord  avec 
l'abbé  de  Gala  pour  le  service  &  la  jouis- 
sance de  la  chapelle  du  château  de  Ben- 
que". En  1166,  il  acquit  de  A.  Bernard  Je 
Sancta  Barda  le  casai  du  Four  de  Sainte- 
Marie,  à  Peyrissas. 

Ce  fut  peu  de  temps  après  que  l'abbaye 
fut  entièrement  réunie  à  celle  de  Lézat  & 
ne  forma  plus  qu'un  prieuré,  dépendant 
étroitement  de  celle-ci  &  soumis  à  son 
obédience.  Voici  les  noms  de  ses  prieurs 
antérieurs  à  1249,  que  nous  avons  retrou- 
vés dans  le  cartulaire  de  Lézat. 

F0RTANIER  de  Carzac;  en  septembre 
1194,  Raimond -Guillem  de  Benque  lui 
remit  ses  droits  de  viguerie,  le  tiers  des 
justices,  le  casai  dit  de  Sédelac,  enfin  les 
exactions  qu'il  exerçait  sur  les  clercs  &  les 
laïques.  Cet  abandon  fait  par  ce  seigneur  à 
son  lit  demort,fut  confirmé  par  ses  enfants; 
ce  fut  la  fin  de  la  vîlUcatio  de  Peyrissas, 
qui  durait  depuis  près  de  deux  siècles'. 

'  In  nomi'ne  Domini.  Hec  est  carta  institutio- 
nis  &  stabilimenti  que  facta  est  inter  Petrum  del 
Mas,  abbatem  ecclesie  de  Gala,  &  inter  Arnaldiim 
de  Montias,  abbatem  ecclesie  de  Pairicas,  consilio 
&  voluntate  monachoriim  &  clericorum  utrarum- 
qiie  ecclesiarum,  videlicet  de  Gala  &  de  Pairicas, 
de  capella  Sancti  Johannis  castri  de  Benca ,  que 
pertinet  ad  prioratum  Sancti  Pétri  del  Pogge,  que 
institutio  talis  est  :  quod  predictam  capellam  cle- 
rici  Sancti  Pétri  de!  Pogge  &  clerici  de  Pairicas 
insimul  décantent  suumque  jus  de  suis  parro- 
chianis  presentibiis  &  futuris  quisque  in  pacem 
habeat,  teneat  &  possideat.  Quam  institutionem 
predictam  ego  predictus  Petrus  del  Mas  abbas  ec- 
clesie de  Gala,  &  ego  Arnaldus  de  Montias  pre- 
dictus abbas   ecclesie  de  Pairicas anno 

M"  c"  Lx°  11°.  —  (Latin  9  1  89,  f"  68  0  .) 

'  Voici  cet  acte  qui  complète  l'acte  d'acquisition 
de  la  yillicatio  par  Guillem  Enard,  plus  haut  cité  : 

In   Christi    nomine.   Notum   sit   univcrsis   hanc 


Note 


Note 

102 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


775 


Pierre  Gautier;  en  mars  1203,  il  s'ac-      Fabas,  pour  les  dîmes  du  lieu  de  Lusas;  cet 
corde  avec  l'abbaye  de  Lumière-Dieu  ou      accord  fut  conclu  avec  le  consentement  de 

l'abbé  de  Lézat  (Cart.  59*). 


Note 
1 52 


cartam  legentibus  vel  audientibus,  qiiod  Raimuii- 
dus  Guillelmiis  de  Benca ,  in  iiltima  infirmitate 
positus,  timoré  Dei  &  remissione  peccatoriim  suo- 
riim  solvit  &  dereliquit  Dec  &  béate  gloriose  vir- 
gini  Marie  Patricianis  ecclesie,  &.  Fortanerio  de 
Carzac  priori  ejusdem  ecclesie  &  ejus  successoribus 
illam  vicariasn  qiiam  in  predicta  villa  tenebat, 
&  solvit  &  dereliquit  casalein  Forcii  de  Sedelac 
cum  omnibus  suis  pertinenciis  8t  terciam  partem 
justiciarum  &  gadiorum  sive  refectionem  &  omnes 
forcias  quas  clericis  sive  hominibus  vel  feminis 
ejusdem  ville  habitantibus  faciebat.  Eodem  modo 
Raimundi'.s  Guillelmus  de  Beiica  &  Raimundus 
Bernardus&  Bonafoemina,  filii  predicti  Raimundi 
Guillelmi  de  Benca  ,  &.  Rogerius  de  Montald  vir 
predicte  Bonefemine  pro  se  &  pro  omni  suo  ordi- 
iiio,  ut  siipradictum  est,  solverunt  &  dereliqucrunt 
Deo  &  béate  gloriose  virgini  Marie  Patricianis  ec- 
clesie &  Fortanerio  de  Carzac  priori  ejusdem  ecclesie 
&  ejus  successoribus  in  perpetuum.  Hujus  rei  sunt 
testes  :   Galinus    de    Benca,   A.   de   Sancta    Barza 


Sanche  Anier  de  Sarraute;  reçut  à 
titre  viager  de  B.,  abbé  de  Lézat,  la  jouis- 
sance du  prieuré  &  de  ses  appartenan- 
ces en  1284  (Cart.  70").  Cinq  ans  plus 
tard,  le  même  abbé,  pour  payement  d'une 
somme  de  cinq  cent  vingt  sous  de  Morlas 
que  le  monastère  devait  audit  Sancbe,  lui 
concéda  l'usufruit  de  tous  les  biens  de 
Peyrissas,  avec  permission  de  les  exploi- 
ter jusqu'à  concurrence  de  cette  somme 
(Cart.  70°).  Eu  avril  1248,  nous  trouvons 
comme  sacriste  un  certain  Raimond  de 
Sarraute  (Cart.  65<^). 

Bernard  JeANj  acheta  une  terre  de 
Vidal  de  Sentes,  moyennant  cinq  sous  de 
Morlas,  en  juin  1248  (Cart.  70"^). 

Hôpital  Saint-Julien.  —  A  Saint-Bertrand 
de  Comminges  existait  un  hôpital  dit  de 


milites,  &  Vitalis  Bassod ,  &  Vitalis  de  Luza  Se      Saint-Julien;  il  était  près  de  la  ville,  sur  le 

bord  de  la  route  qui  monte  à  Bagnères- 
de-Luchon,  &  rendait  de  très-grands  ser- 
vices aux  soldats  en  convalescence  &c  aux 
troupes  du  pays  en  cas  d'épidémie.  Il 
n'avait  que  mille  livres  de  revenu  cons- 
titué. En  1767,  Marans,  prêtre  bénéficier 
de  Saint-Bertrand,  lui  ayant  fait  donation 
d'un  pré  estimé  douze  cents  livres  &  que 
l'hôpital  voulait  transformer  en  jardin  po>- 


Raimundus  de  Astanos,  &  Fortanerius  de  Carzac 
predictus  prior,  qui  hanc  cartam  scripsit  mense 
septembris,  feria  vi^,  régnante  Filipo  rege,  &  Ber- 
natdo  comitc  Convenarum,  &  Raimundo  Arnaldo 
episcopo  Convenarum,  anno  ab  Incarnatione  Do- 
raini  M°  c"  xC  nu".  —  (Latin  9  1  89,  C  68  v°.) 

Voici  encore  un  acte  relatif  à  ce  prieur,  qui 
doit  être  un  peu  antérieur  au  précédent,  puisque 
ce  Raimond-Guillem  de  Benque  figure  parmi  les 
témoins  : 


Sciendum  est  quod  Fortanerius,  prior  ecclesie      tager,  le  roi  accorda  à  ses  administrateurs 


Sancte  Marie  de  Pairicas,  consilio  Guillelmi-Gar- 
sie  &  aliorum  clcricorum  ecclesie  predicte,  scilicet 
P.  de  Casterar  &  Vitalis  filii  ejus,  dédit  ad  feudum 
Vitali  de  Molendino  &  Pétrone  uxori  sue  &  eorum 
ordinio  molendinariam  illius  molendini,  quod  est 
subtus  castrum  Bence  per  x  solides,  quartam  emo- 
lumentorum  parlem,  id  est  puneras  &  duas  partes 
in  farina,  acapte  Se  retroacapte  in  domini  muta- 
tione  quando  evenerit,  vi  dcnarios  Morlanen- 
sium  vel  Tolosanorum,  quos  habebit  prior  ecclesie 
predicte  quicumque  sit.  Si  vendcre  vel  impigno- 
rire  Vitalis  predictus  vel  ejus  ordinium  voluerit 
feudum  predictum,  facict  hoc  consilio  predicti 
prioris  vel  successorum  ejus,  &  si  prior  vel  ejus 
s.iccessores  vel  clerici  domus  predicte  sibi  faune 
fciidum  retinere  volucrint  per  pignus  vel  per  ven- 
dam,  habebunt  illud  iinius  xii  denarios  qunm 
alter  81  prior  predictus  habebit  de  solido  vende  i 
denarium  &  de  solido  pignoris  i  obolum.  Et  prop- 
ter  hanc  molendinariam  Vitalis  predictus  vel  ejus 
ordinium  debent  operari  omne  opus  quod   possnit 


des  lettres  d'amortissement,  en  considéra- 
tion des  services  rendus  par  la  maison' 


operari  m  homines  tantum.  De  omni  autem  opero 
quod  III  homines  tamen  operari  non  possint,  fa- 
ciet  Vitalis  vel  ejus  ordinium  quartam  partem 
bsne.  Quod  si  de  aliqua  re  dominus  predictus  vel 
ejus  successores  querimoniam  moverit  de  prcdii.lo 
Vitali  vel  de  ejus  ordinio,  cmendabit  hoc  Vitalis 
vel  ejus  ordinium  priori  secundum  quod  laudave- 
rint  II"  sui  amici  &  11"  amici  prioris;  super  hec 
Vitalis  predictus  per  se  &  per  suum  ordinium 
omnem  fidelitatem  priori  predicto  de  omni  re  ita 
quod  iidere  8c  redere  se  &  omnia  sua  cis  possit.  Et 
prior  predictus  per  se  &  per  suos  successores  man- 
davit  ei  8c  ejus  ordinio  guiientiam  de  omnibus 
hominibus  de  predicto  feudo.  HujuS  rei  sunt  testes 
A.  Marner,  A.  de  Favars,  R.  Vassal,  R.  de  Cabatud, 
R.  Guillcm  de  Benca.  —  (Latin  9189,  f"  69".) 
■  Aichives  nationales,  S.   4921. 


Note 

i  02 


776 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Dans  le  diocèse  de  Comminges  existaient 
deux  chapitres,  l'un  à  Cazeneuve,  l'autre  à 
Saint-Gaudens. 

Celui  de  Cazeneuve  fut  fondé  vers  le 
douzième  siècle  sur  une  terre  déserte,  don- 
née par  un  certain  Sanche  Aton. 

Le  chapitre  de  Saint-Gaudens  fut  fondé 
vers  le  milieu  du  même  siècle,  par  l'évè- 
que  Bernard;  l'église  fut  dédiée  à  saint 
Pierre  &  à  saint  Gaudens;  il  lui  donna 
la  leude  du  sel,  les  offrandes,  le  cimetière, 
les  dîmes  &  ses  droits  sur  le  vin;  il  nomma 
un  premier  abbé,  Fortius,  mais  en  décla- 
rant qu'après  sa  mort,  ce  dignitaire  serait 
librement  élu  par  les  chanoines.  Ce  cha- 
pitre, au  dix-huitième  siècle,  se  composait 
d'un  chef  d'œuvre,  d'un  sacristain,  de  huit 
chanoines;  les  deux  dignitaires  étaient 
nommés  par  l'évèque,  les  chanoines  par  le 
chapitre  &  par  l'évèque,  à  tour  de  rôle. 

Dans  la  même  ville  de  Saint-Gaudens  on 
trouvait  des  trinitaires,  des  ursulines,  des 
religieuses  de  Notre-Dame,  des  domini- 
cains; ceux-ci  s'y  étaient  établis  dès  le 
treizième  siècle,  &  la  fondation  du  cou- 
vent fut  approuvée  le  i5  août  1292  parle 
chapitre  provincial  tenu  à  Brives;  le  prieur 
nommé  alors  fut  F.  Bernard  del  Camp,  de 
l'Ile-Jourdain,  alors  lecteur  à  Saint-Emi- 
lion;  le  couvent  renfermait  déjà  sept  prê- 
tres &  deux  frères  lais.  Pendant  deux  ans, 
les  religieux  vécurent  dans  l'enceinte  du 
château  de  Bigordanum;  mais  à  cette  épo- 
que on  acheta  le  lieu  dit  de  la  Planqueta, 
sur  lequel  on  bâtit  définitivement  un  cou- 
vent, &  où  un  cimetière  fut  béni  dès  la 
même  année. 

A  Saint-Laurent,  dans  le  même  diocèse, 
on  trouvait  un  établissement  de  l'ordre  de 
Fontevrault;  il  fut  fondé,  en  ii5i,  par 
l'évèque  Roger,  qui  donna  à  dame  Lon- 
guebrune,  prieure,  tous  ses  droits  sur 
l'église  de  Saint-Laurent.  Cette  donation, 
un  moment  contestée  par  son  successeur, 
Arnaud  Roger,  ne  tarda  pas  à  être  approu- 
vée &  renouvelée  par  lui. 

On  trouvait  encore  dans  le  diocèse  les 
établissements  religieux  suivants  :  à  l'Isle- 
en-Dodon,  des  frères  prêcheurs;  ce  cou- 
vent fut  fondé,  le  2  janvier  1871,  par 
Pierre  Raimond,  comte  de  Comminges.  Au 
dix-huitième  siècle,   il   renfermait  quatre 


religieux  prêtres,  dont  un  prieur  &  neuf 
frères  lais,  treize  autres  prêtres  étaient 
dans  les  missions  étrangères;  autrefois  il 
avait  renfermé  jusqu'à  dix  prêtres;  il  avait 
quatre  mille  livres  de  revenu';  à  PoUnîa- 
num  &  Valcabrère,  des  frères  mineurs;  à 
Aurignac  &  à  Salies,  des  pères  de  la  Merci; 
à  Montréal,  des  augustins.  [A.  M.] 


NOTE  CLIII 


AJOUTEE  PAR   LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 


Etablissements  religieux  du  diocèse 


Note 
i5ï 


d'Eln 


e  ou 


de  P 


erpignan  '■ 


ON  est  certain  que  cet  évéché  n'existait 
pas  en  5o6,  puisque  le  nom  de  l'évè- 
que d'Elne  ne  se  trouve  pas  parmi  ceux  des 
pères  du  concile  d'Agde,  tenu  cette  année 
&  auquel  tous  les  évêques  des  provinces 
gothiques  en-deçà  des  Pyrénées  assistèrent 
en  personne  ou  par  députés. 

L'an5i5,  sous  le  roi  goth  Amalaric,  les 
évêques  de  Catalogne  &  «  Oroncio,  bîsbe  de 
la  dita  IlUberis  en  Rossello  »  assistèrent  au 
deuxième  concile  de  Tarragone'.  Pujades 
place  ce  concile  en  5i6,  &  mentionne 
comme  y  ayant  assisté  le  même  «  Oroncio, 
bisbe  de  IlUberis,  » 

Ces  deux  auteurs  ont  confondu  IlUberis, 
ancien  nom  d'Elne,  avec  IlUberis,  ville  de 
la  Bétique.  Dans  le  quatrième  siècle,  Cons- 
tantin  le  Grand   fit   restaurer  &  fortifier 


'  Mémoire  présenté,  le  20  décembre  1766,  à  l'ar- 
chevéque  de  Reims  par  le  prieur,  le  P.  Carrier; 
Archives  nationales,  S.   3  203. 

'  Les  rectifications  qui  suivent  à  la  liste  des  évê- 
ques d'Elne  publiée  plus  haut  dans  le  présent  vo- 
lume, pages  339  &  suivantes,  sont  dues  à  M.  Cazes, 
ancien  notaire  à  Millas  (Pyrénées-Orientales),  qui 
nous  a  déjà  fourni  la  Note  LXXXVIII,  sur  le  mo- 
nastère du  Canigou.  A  la  suite  nous  plaçons  un 
certain  nombre  de  renseignements  sur  quelques 
monastères  &  prieurés  peu  connus  du  Roussillon, 
extraits  par  nous  de  mémoires  manuscrits  que  la 
même  personne  a  bien  voulu  nous  communiquer. 

[A.  M.] 

^  P.  Puiggari,  Précis  historique  sur  Elne. 


NoTS 

i53 


NOTB 

i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


777 


IlUberh,  &  plein  de  vénération  pour  sa 
mère  Hélène,  il  en  changea  le  nom  phé- 
nicien en  celui  de  Castrum  Hehna;  dans  le 
même  siècle,  trois  historiens  sur  cinq  ne 
donnent  à  cette  petite  ville  que  le  nom 
à'Heîena. 

En  571,  Elne  fut  élevée  au  rang  de  cité 
&  érigée  en  évèché  par  Liuva,  roi  des 
Visigoths  de  la  Septimanie,  laquelle  com- 
prenait le  Roussillon  &  dont  Narbonne 
était  la   métropole. 

En  1599,  l'évêque,  le  chapitre  de  Sainte- 
Eulalie  d'Elne  &  celui  de  Saint-Jean  de 
Perpignan  exposèrent  au  roi  d'Espagne, 
Philippe  III,  que  le  commerce  était  entiè- 
rement anéanti  à  Elne;  qu'il  n'y  restait 
plus  que  deux  cent  quarante  maisons,  uni- 
quement habitées  par  des  ouvriers  &  des 
paysans  ;  que  les  principaux  &  les  plus 
riches  des  particuliers  avaient  tous  trans- 
porté leur  domicile  à  Perpignan;  que  de- 
puis longtemps  les  évêques  &  la  plupart 
des  prébendes  qui  résidaient  dans  cette 
capitale,  y  passaient  la  plus  grande  partie 
de  l'année  au  détriment  du  service  divin'; 
par  ces  motifs  &  d'autres,  inutiles  à  rap- 
porter ici,  le  roi  était  supplié  de  deman- 
der au  Souverain-Pontife  que  la  résidence 
de  l'évêque  &  du  chapitre  d'Elne  fût  trans- 
férée à  Perpignan;  le  pape  y  consentit  par 
bulle  du  i''  septembre  1601,  qui  reçut  son 
exécution  le  3o  juin  suivant,  &  non  le 
2  juillet,  comme  l'indiquent  quelques  au- 
teurs. 

C'est  à  tort  que,  d'après  le  GaUia  Chr'is- 
tîana,  on  a  appelé  évêques  de  Perpignan 
ceux  qui  ont  siégé  depuis  le  commence- 
ment du  dix-septième  siècle  jusqu'.à  la 
Révolution.  Ce  n'est  pas,  en  effet,  le  siège 
d'Elne  qui  fut  transféré  dans  cette  ville  en 
1602,  mais  seulement  la  résidence  de  l'évê- 
que &  du  chapitre.  La  bulle  de  translation 
est  très-formelle  sur  ce  point  ;  «  Civîtate 
«  £•  ecclesia  Elnensi  quoad  nomen ,  titulum, 
«  denominationem  &  exisientiam  cathedralis, 
K  aliisque  pristinis  juribus  prout  aniea  rema- 
«  nentibus,  »  En  conséquence,  le  chapitre  de 
la  collégiale  fut  incorporé  à  celui  d'Elne, 

'  A  partir  de  lîSo,  les  évêques  eurent  auprès 
de  l'église  de  Saint-Jean  de  Perpignan  un  palais 
qu'ils  habitaient  plus  souvent  que  celui  d'Elne. 


les  reliques  &  les  objets  les  plus  précieux 
du  culte  furent  portés  à  Perpignan,  &  les 
évêques  continuèrent  de  prendre  &  de 
recevoir  le  titre  d'évêques  d'Elne.  Le  nom 
d'eccîesia  Elnensis,  que  porte  ce  diocèse, 
dans  la  bulle  du  concordat  de  1801  (i5  juil- 
let), est  encore  rendu  par  celui  d'évéché 
d'Elne;  la  bulle  de  1817,  qui  en  rétablit 
le  siège,  s'exprime  de  même,  &  quoique 
la  traduction  dise  Eveque  de  Perpignan , 
l'évêque,  dans  ses  relations  avec  Rome, 
se  conforme  encore  aux  dénominations 
consacrées. 

L'évêché  d'Elne  était  suffragant  de  Nar- 
bonne; mais  l'archevêché  de  Narbonne 
ayant  été  supprimé,  il  relève  d'Albi  d'a- 
près la  dernière  bulle  de  circonscription 
du  8  octobre  1822. 

Evêques  d'Elne, 

I.  DoMNUS.  Le  premier  évèque  d'Elne 
sur  lequel  on  ait  des  renseignements  posi- 
tifs est  Domnus,  mentionné  par  la  chro- 
nique de  l'abbé  de  Biclar  à  l'année  571,  en 
ces  termes  :  «  Domnus  Helenensîs  ecclesîae 
M  episcopus  clarus  habetur.  » 

La  chronique  de  l'abbé  de  Biclar  s'étend 
de  l'an  555  de  J.-C.  à  l'an  587.  Domnus  a 
pu  vivre  encore  au  temps  où  finit  cette 
chronique;  mais  puisqu'il  n'est  mentionné 
qu'en  571  dans  ces  annales,  il  n'est  nulle- 
ment probable  qu'il  ait  siégé  à  Elne  avant 
cette  époque. 

II.  Benenati'S.  Se  trouva  au  concile 
provincial,  célébré  à  Narbonne  le  i"  no- 
vembre 589. 

V.  Hyacinthus,  qualifié  d'episcopus 
Helenensîs  dans  le  récit  de  l'expédition  du 
roi  Wamba  contre  le  rebelle  Paul.  Julien 
de  Tolède,  auteur  contemporain  &  nar- 
rateur de  cette  expédition,  n'ajoute  pas 
Helenensîs  à  episcopus,  &  D.  Bouquet  donne 
la  leçon  episcopus,  sans  autre  indication, 
&  met  Urgellensis  en  note  marginale".  Il 
est  vrai  qu'un  autre  historien,  Roderic  de 
Tolède,  dit  Helenensîs;  mais  cet  auteur  est 
du  treizième  siècle,  &  n'a  fait  que  copier 
le  premier. 

'  D.  Bouquet,  Recueil  des  Historiens  Je  France, 
t.  2,  p.  717. 


Note 
i53 


Note 
i53 


778 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


D'autres  ont  dit  encore  que  le  nom 
d'Hyacinthus  figure  à  côté  de  celui  d'Elue, 
dans  la  délimitation  des  évèchés  ordon- 
née, dit-on,  par  le  roi  Wamba.  Mais  ce 
texte  ne  donne  aucun  nom  d'évèque.  C'est 
ce  qu'on  peut  voir  également  dans  la 
collection  précitée,  où  se  trouve  cette 
délimitation  telle  que  la  donnent  quatre 
manuscrits  des  églises  de  Tolède,  de  Sé- 
ville  &  d'Oviédo,  &  dans  laquelle  Elne  est 
mentionnée  quatre  fois. 

Hyacinthus  ne  doit  donc  pas  être  compté 
comme  évêque  d'Elne. 

XVII.  BÉRENGER^  Le  GaUîa  Chrîsùana 
attribue  à  Bérenger  I  un  fait  en  date  de 
l'an  1000,  qui  ne  peut  appartenir  qu'à  un 
second  Bérenger,  attendu  qu'antérieure- 
ment à  l'an  1000,  il  a  existé  un  Frédulon  I 
qui  n'est  pas  le  Frédulon  unique  placé 
après  Bérenger  I  dans  la  liste  des  Bénédic- 
tins. 

Frédulon  I.  Ce  Frédulon  ou  Frédelon 
assista  au  concile  qui  fut  tenu  au  Puy  en 
Vêlai,  pour  remédier,  par  l'établissement 
de  la.  paix  de  Dieu,  au  désordre  des  mœurs 
&  des  guerres  privées  dans  tous  les  dio- 
cèses dont  les  évêques  se  trouvaient  à  cette 
assemblée  qui,  d'après  D.  Mabillon  &  le 
P.  Longueval,  eut  lieu  en  994.  Le  même 
évèque  figure  comme  témoin  dans  un  acte 
du  22  octobre  995,  par  lequel  la  vicomtesse 
Ermessinde  confie  à  Aigo,  archidiacre  de 
Narbonne,  la  surveillance  &  l'administra- 
tion de  certains  alleux  qu'elle  donnait  au 
chapitre  métropolitain.  Le  9  décembre  996, 
Ermetrude  &  Gérard,  son  fils,  donnent  à 
Frédulon  leur  alleu  de  Villanova,  avec  l'é- 
glise, &c.,  pour  en  jouir  après  leur  décès. 

BÉRENGER  II.  En  999,  il  est  témoin 
dans  un  acte  passé  entre  Miron  &  Sintille, 
abbé  d'Arles.  Le  22  février  de  l'an  1000, 
il  fut  présent  à  la  donation  que  Bernard, 
comte  de  Besalu,  fit  du  monastère  de  Saint- 
Paul,  dans  le  Fenouillèdes,  à  l'abbaye  de 
Saint- Michel  de  Cuxa.  On  le  retrouve, 
le  l"''  novembre  de  la  même  année,  dans 
un  plaid  tenu  au  sujet  d'un  alleu  qui  fut 
adjugé  à  son  église  d'Elne.  Le  i5  mars 
looi,  le  même  prélat  échangea  les  églises 
de  Saint-Etienne  de  Fontanilles  &  de  Saint- 
Martin  de  Corsavi  avec  Sintille,  abbé 
d'Arles,  c(ui  lui  céda,  en  contre-échange. 


les  alleux  de  Montcscot,  de  Villeneuve- 
de-la-Raho  &  de  Finestret.  Il  figure 
encore  dans  une  donation  de  plusieurs 
fonds  de  terre,  faite  par  Primus,  le  i5  juil- 
let looi.  Enfin,  le  23  septembre  de  l'an 
ioo3,  il  souscrivit,  avec  d'autres  évoques, 
l'acte  de  consécration  de  l'église  de  Saint- 
Pierre  de  Besalu.  Zurita  rapporte  que  Bé- 
renger, évêque  d'Elne,  fut  tué  l'an  ioo3,  à 
la  bataille  d'Albesa,  où  Raimond-Borel , 
comte  de  Barcelone,  vainquit  les  Maures. 

XVIII.  Frédulon  II.  Le  5  décembre 
ioo3,  Uzalger,  prêtre,  lui  engagea  un  alleu 
à  Ortaffa.  En  1004,  il  consentit  &  apposa 
sa  signature,  avec  d'autres  personnages,  à 
l'acte  de  la  cession  faite  par  Ermengaud, 
archevêque  de  Narbonne,  à  Guifred,  abbé 
de  Cuxa,  d'un  alleu  appelé  Cauchène,  qui 
appartenait  à  l'abbaye  de  Saint-Laurent, 
unie  à  l'archevêché.  Le  24  janvier  1007, 
il  autorisa,  en  qualité  d'évèque  d'Elne,  la 
vente  d'une  partie  de  l'eau  du  territoire  de 
Saint-Jean-Pla-de-Corts  à  Gaufred  ,  Adal- 
bert  &  autres. 

XIX.  OlibA.  Le  Gallia  Chrisliana  le  fait 
mourir  en  ioi3.  En  1014,  sur  la  demande 
du  comte  &  de  la  comtesse  de  Cerdagne, 
fondateurs  du  monastère  de  Saint-Martin 
du  Canigou,  d'Oliba,  abbé  provisoire,  & 
de  la  communauté  de  ce  monastère,  Oliba, 
évêque  d'Elne,  en  nomma  abbé  le  moine 
Selva,  qui  avait  pris  part  à  la  construction 
du  couvent'. 

XX.  BÉRENGER  III.  Appartenait  à  la  no- 
ble famille  de  Sendred  de  Gurb,  château 
près  de  Vie,  en  Catalogne.  En  1019,  il  fit 
partie  d'une  nombreuse  réunion  de  pré- 
lats, qui  eut  lieu  à  Girone,  pour  assujettir 
à  la  vie  commune  les  chanoines  de  cette 
cathédrale.  Cette  même  année,  il  fit,  à  la 
prière  de  Pierre,  évêque  de  Girone,  la 
consécration  de  l'église  de  Saint-Martin  de 
Fontanet.  Le  29  mars  1025,  il  échangea, 
avec  l'abbé  de  Saint-Martin  du  Canigou, 
Selva,  son  église  de  Saint-Saturnin  de  Ver- 
net,  contre  celle  d'Arria.  La  même  année, 
le  16  mai,  il  consacra  l'église  du  Vieux- 
Saint-Jean  de  Perpignan,  que  des  hommes 

'  Inventaire  des  archives  de  Saint-Martin,  dressé 
en  1586,  par  un  visiteur  apostolique,  dom  Jean 
d'Agullana,  n.  3. 


Note 
i53 


NOTB 

i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


779 


pieux  avaient  édifiée.  En  1027,  le  16  mai, 
en  l'absence  de  Bérenger,  Oliba,  évèque 
d'Ausone  &  abbé  de  Saint-Michel  de  Cuxa, 
chargé  de  l'administration  du  diocèse 
d'Elue,  célébra  à  Tuluges  un  synode  où 
furent  confirmés  les  statuts  pour  la  Trêve 
de  Dieu.  Cette  trêve,  appelée  de  Dieu  ou 
du  Seigneur,  parce  qu'elle  devait  s'observer 
le  dimanche  ou  jour  du  Seigneur,  est  l'une 
des  plus  anciennes  que  l'on  connaisse. 

XXIII.  BÉRENGER  IV,  fils  de  Guifred, 
comte  de  Cerdagne.  Le  12  août  io53,  Ray- 
mond, abbé  de  Saint-André,  lui  accorda  le 
droit  d'amener  à  Elue  &  partout  ailleurs 
une  dérivation  du  Tec,  à  travers  les  terri- 
toires de  Saint-André  &  de  Saint-Martin 
de  Riba.  La  même  année,  Bérenger  IV 
assista  à  un  concile  mixte  tenu  à  Elne  le 
1"  décembre,  où  le  chapitre  de  cette  cité 
fut  indemnisé  des  spoliations  qui  l'avaient 
ruiné. 

XXIV.  Artaud,  &  non  pas  Arnaud. 
Parmi  les  anciens  titres  déposés  à  la  biblio- 
thèque publique  de  Perpignan,  il  existe 
un  règlement  daté  du  24  mars  loSy,  émané 
de  cet  évéque,  qui  s'y  donne  lui-même  le 
nom  d'Artaud.  Le  témoignage  de  ce  docu- 
ment suffirait,  pensons-nous,  pour  empê- 
cher d'admettre  la  leçon  du  Gallia.  En 
io58,  le  18  novembre,  Artaud  assista  à  la 
consécration  de  l'église  de  Barcelone.  Le 
3  septembre  1061,  il  consacra  l'église  Saint- 
Quentin-des-Bains  d'Arles. 

SUNIAIRE  III.  Cet  évèque  succéda  à 
Artaud,  comme  le  prouve  une  charte  du 
cartulaire  d'Elne  du  1"  janvier  de  la 
deuxième  année  de  Philippe,  soit  le  i"  jan- 
vier 1062. 

XXVII.  Ermengaud.  Le  22  avril  iio5, 
partant  pour  la  Terre-Sainte,  il  fit  don  à 


neuf  sous  do  Barcelone  qu'il  lui  avait 
empruntés  pour  faire  un  voyage  en  Terre- 
Sainte.  En  II 28,  il  donna  l'église  &  le 
village  de  Marcevol,  en  Confient,  au 
Saint-Sépulcre  de  Jérusalem  &  à  la  con- 
grégation des  chanoines  de  ce  lieu'. 

XXX.  Artaud  II,  nommé  évèque  en 
1148.  Le  8  octobre  ii58,  il  consacra  l'é- 
glise de  Saint-Martin  de  Corsavi  &  en 
Il 59,  le  16  décembre,  celle  de  Saint-Pierre 
de  Riuferrer.  En  1170,  le  22  septembre,  il 
souscrivit  avec  Gérard,  comte  de  Roussil- 
lon,  l'acte  d'une  donation  faite  à  la  milice 
du  Temple  par  Bernard,  seigneur  de  la 
Roca'. 

BÉRENGER  V.  L'existence  de  cet  évéque 
a- été  découverte  dans  une  charte  de  l'ab- 
baye de  Saint-Martin.  11  consacra  l'église 
de  Saint-Vincent  d'Eus,  en  Confient,  le 
II  février  1187. 

XXXII.  Artaud  III.  Cet  évéque  est 
placé  par  le  Gallia  entre  Guillaume  I  & 
Guillaume  II;  mais  il  ne  peut  plus  être 
maintenu  à  cette  place,  puisque  l'acte  de 
consécration  de  Ville-Rose,  cité  pour  cons- 
tater son  épiscopat,  est  daté  du  1 1  mars  de 
l'an  ii5o  de  J.-C.  (1188  de  l'ire  d'Espagne), 
d'où  il  résulte  que  ce  monument  appartient 
à  Artaud  II  (XXX),  qui  occupa  le  siège 
d'Elne  de  l'an  1148,  jusqu'après  1169'. 

XXXIII.  Guillaume  II.  Une  charte 
conservée  à  la  bibliothèque  publique  de 
Perpignan  fournit  le  nom  de  famille  de 
l'évèciue  Guillaume  II.  C'est  une  obliga- 
tion faite,  le  2  juillet  1ÎI4,  &  sous  l'épis- 
copat  de  Raymond,  par  le  chapitre  d'Elne 
à  Pierre  Pauc,  d'une  somme,  dont  une  par- 
tie montant  à  dix  mille  sous  de  Barcelone 
avait  servi,  du  temps  de  Guillaume  d'Or- 
taffa  (XXXVI),  à  l'achat  de  la  moitié  des 


NoTfi 

i53 


son  chapitre  du  tiers  de  la  terre  de  Tayniè-      château  &   seigneurie    de    Saint-Cyprien 


res  avec  un  moulin.  En  1109,  le  27  sep- 
tembre, il  consentit  à  la  donation  que  fit 
Agnès,  comtesse  de  Roussillon,  du  monas- 
tère de  Saint-André  de  Sorède  à  l'abbaye 
de  la  Grasse,  sauf  approbation  du  comte 
Gérard,  son  mari,  à  son  retour  de  la  Terre- 
Sainte. 

XXVIII.  Pierre  I  ou  Pierre-Bernard. 
En  1126,  il  fit  son  testament,  par  lequel  il 
léguait  sa  chapelle  au  chapitre  d'Elne,  en 
remboursement   de    mille  deux   cent  dix- 


Le  même  acte  rappelle  une  autre  obliga- 
tion consentie  au  même  créancier  ou  à  ses 


'  ArcliiYCS  de  Sainte-Anne  de  Barcelone. 

"  Cartulaire  du  Temple  Je  Perpignan,  (°  97.  —  Ce 
document,  inconnu  jusqu'ici,  prolonge  d'un  an  la 
durée  de  l'épiscopat  d'Artaud. 

'  Cette  correction  est  due  à  M.  Fossa,  qui  l'avait 
consignée  sur  l'exemplaire  du  Gallia  dont  il  était 
possesseur,  après  avoir  attentivement  examiné  la 
date  de  cette  charte. 


Note 
i53 


780 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


auteurs,  par  feu  Guillaume  de  Céret,  évè- 
que  d'Elue.  Or,  depuis  l'érection  du  siège 
d'Elue,  jusqu'à  la  charte  qui  vient  d'être 
mentionnée,  on  ne  trouve  que  trois  évo- 
ques du  nom  de  Guillaume  :  le  premier, 
décédé  le  16  août  11 86  (XXXI),  s'appelait 
incontestablement  Guillaume  Jorda,  comme 
nous  l'apprend  sonépitaphe;  le  troisième 
s'appelait  Guillaume  d'Ortaffa  (XXXVI)  5 
donc,  Guillaume  de  Céret,  évèque  d'Elne, 
mentionné  dans  l'obligation  plus  haut  ana- 
lysée, ne  peut  être  que  Guillaume  deuxième 
du  nom. 

Guillaume  II,  le  28  mars  1187,  transigea 
avec  la  milice  du  Temple  au  sujet  d'une 
partie  de  l'étang  de  Caraig  &  d'un  champ'. 
En  II 94,  le  !'■'■  avril,  il  s'accorda  avec  le 
maître  de  la  milice  du  Templ.e  au  sujet  de 
l'étang  de  Bages,  en  Roussillon'.  Le  i"  oc- 
tobre 1195,  il  donna  au  monastère  d'Arles 
l'église  de  Sainte-Marie-Magdeleiue  de 
Combred,  dans  la  paroisse  de  SS.  Juste  & 
Ruffine  de  Prats  de  Mollo.  Le  11  février 
1196,  il  reçut  de  Pierre  I,  roi  d'Aragon, 
le  serment  accoutumé  de  fidélité  &  de  pro- 
tection. 

XXXVI.  Guillaume  III  d'Ortaffa, 
de  l'illustre  famille  roussillonnaise  de  ce 
nom.  Il  passa  de  la  dignité  d'archidiacre 
d'Elne  à  celle  d'évêque  de  cette  église. 
Dans  le  mois  de  mars  1202,  il  donna  au 
monastère  de  Fontfroide  &  à  Bernard, 
abbé,  l'église  de  Saint-Sauveur  de  Cana- 
mals,  avec  les  dîmes,  prémices,  &c. 

En  1207,  le  4  juillet,  le  pape  Inno- 
cent III  écrivit  à  cet  évêque  &  à  son 
chapitre  que,  lorsqu'ils  traiteraient  d'af- 
faires ecclésiastiques,  l'opposition  d'un 
seul  membre  ne  pourrait  prévaloir  contre 
l'utilité  générale,  comme  c'était  depuis 
longtemps   l'usage   dans    l'église   d'Elne. 

XXXVII.  RAIMOND  II  DE  VlLLELON- 
GUE.  Le  27  avril  1212,  il  consacra  l'église 
(reconstruite  sans  doute,  voyez  Béren- 
ger  V)  de  Saint-Vincent  d'Eus.  Le  9  des 
calendes  de  mai  suivant  (23  avril  I2i3),  il 
assista  au  concile  de  Narbonne  dans  le- 
quel l'archevêque  de  cette  ville  Arnaud 
donna  l'église  de  Cuxac  à  son  chapitre. 

•  Cartulaire  du  Temple,  f"  109. 
'  Ihid.  C  56. 


XXXIX.  Arnaud  II,  qui  porte  le  nom 
de  Serrallonga  dans  le  Gallia  Chrisiiana,  est 
appelé  de  Filella  par  le  père  Finestres,  dans 
son  Histoire  du  monastère  de  Poblet,  dont 
ce  prélat  était  abbé  avant  d'être  promu  à 
l'évêché  d'Elne,  ce  qui  eut  lieu  en  1223. 
Le  3o  mars  de  la  même  année,  il  acquit 
pour  son  église  des  droits  sur  le  château 
du  Soler.  Le  16  septembre  1224,  il  sous- 
crivit un  acte  dressé  à  la  suite  du  testa- 
ment de  Pierre  Pave  '. 

XLI.  Bernard  de  Berga.  Bernard,  né 
à  Berga  (dans  la  haute  Catalogne),  fonda 
avec  son  chapitre,  le  i''  janvier  1240,  une 
distribution  annuelle  de  cent  tuniques  de 
laine  à  faire  aux  pauvres  dans  le  cloître  de 
la  cathédrale,  savoir  :  cinquante  la  veille 
de  la  Toussaint  &  cinquante  la  veille  de  la 
Noël.  Le  !'"■  mai  1246,  le  roi  Jacques  d'A- 
ragon lui  prête  le  serment  accoutumé  de 
fidélité  &  de  protection  (cartulaire  d'Elne). 
C'est  le  dernier  de  ces  serments  que  l'on 
connaisse.  En  1258,  le  20  avril,  Bernard  de 
Berga  fit  son  testament  par  lequel  il  or- 
donna qu'après  sa  mort  les  cent  tuniques 
destinées  aux  pauvres  fussent  délivrées  sur 
son  tombeau,  &  il  ajouta  à  cette  aumône 
une  distributioii  annuelle  de  cent  chemi- 
ses &  d'une  certaine  quantité  de  toile.  Ce 
testament,  qui  existe  encore  aux  archives 
de  Perpignan,  démontre  bien  par  sa  date 
que  Bérenger  VI  (XLII)  &  Bernard  II  de 
Argilagueriis  (XLIII),  ne  sont,  l'un  &  l'au- 
tre, que  de  faux  noms  donnés  à  Bernard 
"de  Berga. 

XLIV.  Bérenger  VI  de  Cantallops 
permit,  en  1205,  de  bâtir  l'église  de  No- 
tre-Dame-du-Pont  de  Perpignan'.  Le  3 
septembre  1270,  il  renonça  par  transac- 
tion avec  les  consuls  de  Perpignan,  au 
droit  d'exiger  les  lits  &  les  vêtements 
des  étrangers  qui  mourraient  dans  ladite 
ville.  Le  25  mars  1279,  il  transigea  avec  le 
roi  de  Majorque;  le  4  mai  de  la  même 
année,  il  assista  au  concile  de  Béziers;  le 
21  janvier  1280,  il  termina  par  une  tran- 
saction les  violentes  querelles  qu'il  avait 
avec  son  chapitre,  au  sujet  de  la  juridic- 

'  Parchemin  de  la  Bibliothèque  publique  de  Per- 
pignan. 

'  Liber  Âureus,  ("  9. 


Note 
i53 


Note 
i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


781  T~~ 


tioii  temporelle  de  la  ville  d'Elne.  La  date  .    Baixas,  prit  possession  de  l'évêché  d'Elue 


Note 
i53 


de  cette  transaction  fait  supprimer  l'épis- 
copat  prétendu   de    Bertrand    (XLV). 

Bérenger  VII  DE  Sainte-Foi.  Béren- 
ger  était  déjà  en  possession,  le  10  janvier 
1282,  époque  où  fut  tenue  une  assemblée 
capitulaire  qui  nomma  des  juges  pour  pro- 
noncer sur  l'appel  fait  par  les  habitants  de 
Baixas,  d'une  sentence  rendue  contre  eux 
en  faveur  de  l'évéque  Bérenger,  prévôt 
de  ce  lieu.  On  retrouve  cet  évéque,  le  14 
juillet  1288,  souscrivant  une  transaction 
faite  au  sujet  de  la  collation  d'un  bénéfice. 
Bérenger  VII  avait  cessé  de  vivre  le  11  oc- 
tobre 1289,  comme  le  prouve  le  premier 
acte  de  son  successeur. 

XLVII.  Raimond  IV  DE  Costa.  Le 
II  octobre  1289,  en  sa  qualité  de  chape- 
lain majeur,  il  confirme  la  fondation  d'une 
vicairie  perpétuelle  dans  l'église  Saint-Jean 
de  Perpignan.  Après  avoir  été  consacré,  il 
promit  obéissance  au  chapitre  de  Narbonne, 
sede  vacante,  le  20  mars  1290. 

Bérenger  VIII.  Ce  Bérenger,  inconnu 
jusqu'ici,  inféoda,  le  20  avril  l3i4,  le  châ- 
teau de  Cornella  del  Bercol  à  Guilleni 
Adalbert  qui  lui  en  fit  hommage. 

LIT.     BÉRENGER    VIII     BAYLE     (Bajuli) 

fut  transféré,  en  i332,  au  siège  de  Major- 
que, en  remplacement  de  Gui  de  Terreua, 
appelé  à  celui  d'Elne. 

LIV.  Pierre  II.  Le  i3  mars  1346,  son 
vicaire  général  &  officiai,  Bertrand  de 
Combells,  ordonna  que  le  produit  des 
donations  faites  ou  à  faire  aux  prêtres  de 
Saint-Jean  de  Perpignan,  serait  reçu  & 
distribué  par  le  procureur  de  cette  église, 
à  l'exclusion  de  tout  autre,  sous  peine 
d'excommunication  pour  les  fransgres- 
seurs.  Pierre  II  mourut  en  1346,  d'après 
un  acte  du  i"'  juin  de  cette  année,  rappe- 
lant le  décret  ci-dessus;  cet  acte  l'appelle 
Peirus  bonae  memoriae    Elnensis  episcopus. 

LVI.  Bernard  IV  Hugues  occupait 
le  siège  d'Elne  le  20  décembre  1347,  sui- 
vant un  acte  daté  d'Avignon,  par  lequel 
il  renouvelait  les  indulgences  accordées  à 
ceux  qui  contribueraient  à  la  construc- 
tion de  la  nouvelle  église  de  Saint-Jean 
de  Perpignan. 

LIX.  François  I.  Le  10  juin  i352,  Pierre 
de  Cadella,  chanoine  d'Elne  &  prévôt  de 


en  vertu  d'une  procuration  de  François, 
éveque  d'Elne,  datée  du  20  du  mois  précé- 
dent. Le  18  juillet  i353,  ce  prélat  conféra 
le  titre  de  sacristain  de  Saint-Jean  à  Pierre 
Marti,  chanoine  de  cette  église.  Le  i3  mai 
1354,  le  roi  d'Aragon,  Pierre  IV,  fit  droit 
à  sa  réclamation  sur  les  atteintes  que  le 
chapitre  d'Elne  portait  à  la  mense  épisco- 
pale. 

LXI.  Raimond  VI  de  Salgues  se  donne 
lui-même  le  surnom  de  Salgues  (Rayinun- 
dus  de  Salguis)  &  le  titre  d'évèque  d'Elne, 
dans  une  lettre  écrite  à  Avignon  le  1 1  sep- 
tembre 1357.  Le  4  novembre  de  la  même 
année,  son  vicaire  général  confirma  les 
statuts  faits  pour  l'église  de  Saint-Jean  ds 
Perpignan  en  i328  par  Bernard  Hugues. 
Par  une  charte  du  10  octobre  i357,  trouvée 
dans  les  archives  d'Elne,  Arnaud,  chanoine 
de  Majorque  &  vicaire  général  de  Rai- 
mond, évéque  d'Elne,  délègue  aux  hebdo- 
madiers  de  Saint-Jean  le  soin  de  mettre 
Guillem-Salomon,  prêtre,  en  possession  du 
bénéfice  fondé  à  Saint-Sauveur  par  doua 
Béatrix  de  Mosset,  qui  se  trouvait  alors 
vacant. 

Une  lettre  d'Innocent  VI,  en  date  du 
5  juillet  i36i,  adressée  à  Charles,  empe- 
reur des  Romains,  parle  de  Raimond,  évo- 
que d'Elne,  dans  les  termes  suivants  :  vîrum 
utrique  litterarum  scientia  famosum  &  alias 
muhiplicher  expertum,  &c. 

Suivant  le  registre  d'Urbain  VI,  il  était 
alors  décoré  du  titre  de  patriarche  d'An- 
tioche,  &  il  reçut  en  commende  l'évêché 
d'Agen  en  1364;  d'après  le  livre  des  solu- 
tions d'Innocent  VI,  cet  évéque  passa  du 
siège  d'Elne  à  celui  d'Embrun  en  i36i. 

LXII.  Pierre  III  de  Cima.  De  cet  évé- 
que il  faut  en  faire  deux  du  nom  de  Pierre, 
qui  se  sont  immédiatement  succédé. 

Le  premier  est  Pierre  Planella.  Il  obtint 
l'évêché  d'Elne  le  28  juillet  i36i  &  le  con- 
serva jusqu'en  iSyi,  où  il  fut  transféré  au 
siège  de  Barcelone. 

L'évêché  d'Elne  passa  alors  à  Pierre  de 
Cima,  ou  de  Sima,  suivant  les  auteurs. 
C'est  à  lui,  &  non  à  Pierre  Planella,  que 
se  rapporte  cette  phrase  du  Gallia  :  promi- 
sit  &  recognovit  pro  Raymundo  antepraede- 
cessore  suo  anno   1871,  puisque  Pierre  do 


Note 
i53 


782 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Cima  avait  succédé  immédiatement  à  Pierre 
Plaiiella,  successeur  lui-même  de  Raymond. 

Reyiiier  (CronoZ.  Helen.  episc.)  avait  bien 
distingué  les  deux  Pierre,  mais  il  a  trans- 
posé leurs  noms  de  famille.  Pierre  Planclla_, 
ou  mieux  de  la  Planella,  fut  nommé  évê- 
que  d'Elne,  le  jour  même  où  Raimond  fut 
transféré  au  siège  d'Embrun.  Le  23  juillet 
de  la  même  année,  il  paya  les  droits  apos- 
toliques suivant  le  registre  des  solutions 
d'Innocent  VIj  le  28  avril  i363,  il  commit 
son  officiai  pour  aller  visiter  l'hôpital  de 
Malloles;  le  2  juillet  i366,  il  nomma  offi- 
ciai du  diocèse  Arnaud,  abbé  de  Saint- 
Genis;  en  i368,  il  assista  par  procureur  au 
concile  de  Lavaur,  assemblé  le  27  mai, 

Pierre  de  la  Planella  fut  promu,  avec 
l'assentiment  du  roi ,  au  siège  de  Barce- 
lone, &  frère  Pierre  de  Cima  nommé  au 
siège  d'Elne  en  iSyi.  La  même  année,  il 
promit  de  remplir  les  engagements  pris 
par  son  avant-dernier  prédécesseur,  comme 
nous  l'avons  dit  plus  haut,  d'après  le  livre 
des  obligations  du  Vatican.  Mais  les  édi- 
teurs du  Gallia,  citant  ce  passage,  &  tou- 
jours dans  l'idée  qu'il  n'y  a  eu  d'autre 
Pierre  que  Pierre  de  Cima,  de  i36i  à  iSyy, 
ont  cru  devoir  corriger  antepraedecessore 
par  praedecessore,  d'après  le  livre  des  solu- 
tions d'Innocent  YI,  où  on  lit  simplement 
que  Pierre  succéda  à  Raimond. 

Pierre  de  Cima,  évêque  d'Elne,  assista 
par  procureur,  le  i5  août  i374,  au  concile 
de  Narbonne,  convoqué  par  l'archevêque 
Pierre  de  la  Jugiej  fut  transféré  au  siège 
de  Majorque,  sa  ville  natale,  à  ce  qu'il 
paraîtj  son  élection  fut  confirmée  par  le 
pape  le  7  août  1377. 

LXIII.  Raimond  VII  de  las  Escalas 
(de  Escalis).  Le  12  mars  1378,  il  accorda 
des  indulgences  à  ceux  qui  contribueraient 
à  la  construction  de  la  nouvelle  église  de 
Saint-Jean  de  Perpignan;  le  6  octobre 
i38i,  il  transporta  le  prieur  &  les  cha- 
noines réguliers  de  Notre-Dame  d'Espira 
de  l'Agli,  dans  l'église  de  Notre-Dame  de 
La  Real  à  Perpignan.  En  même  temps,  il 
nomma  premier  abbé  de  cette  église  Jac- 
ques Borro,  dernier  prieur  d'Espira.  En 
1384,  8i  le  17  décembre,  avec  la  permission 
des  vicaires  généraux  de  l'église  de  Girone, 
il   conféra   les  ordres   sacrés  dans   l'église 


paroissiale  do  Peralada;  le  2  avril  i386, 
étant  absent  du  diocèse,  son  vicaire  géné- 
ral fit  quelques  règlements  pour  rélablir 
la  concorde  entre  les  bénéficiers  de  Notre- 
Dame  de  La  Real  &  les  chanoines  trans- 
férés d'Espira  dans  cette  église.  En  i386,- 
Raimond  fut  promu  au  siège  de  Barcelone, 
comme  le  prouve  une  bulle  de  l'antipape 
Clément  Vil ,  donnée  à  Avignon  le  12  no- 
vembre 1387,  &  confirmant  les  règlements 
faits  l'année  précédente  par  le  vicaire  gé- 
néral de  Raimond,  alors  évêque  d'Elne  & 
maintenant  de  Barcelone. 

On  peut  mieux  voir  maintenant  combien 
se  sont  trompés  MM.  de  Sainte-Marthe  & 
les  éditeurs  du  Gallia  qui  les  ont  suivis, 
en  plaçant  sous  la  date  de  i38o  l'évêque 
d'Elne,  Bérenger  de  Sainte-Foi  (LXIV), 
mort  en   1290. 

LXV.  Barthélemi  I  DE  Payro,  reli- 
gieux carme,  natif  de  Perpignan,  nommé 
évêque  d'Elne  par  l'antipape  Clément  VII, 
promit  de  payer  les  droits  le  21  février 
1387,  ce  qu'il  n'exécuta  qu'en  1391  &  1392. 
A  cette  dernière  date  &  en  1394,  il  fit  di- 
vers statuts.  En  1398,  avec  la  permission 
de  l'abbé  d'Arles,  il  donna  la  confirmation 
&  la  tonsure  dans  l'église  des  Bains.  Le 
i'' février  1402,  d'après  un  ordre  du  roi 
d'Aragon,  il  décréta  que  tous  les  bénéfi- 
ciers qui  passeraient  six  mois  sans  résider 
seraient  privés  de  leurs  bénéfices.  Barthé- 
lemi eut,  en  1406,  un  démêlé  avec  les  cha- 
noines de  Saint-Jean,  pour  la  solution  du- 
quel Benoît  XIII  délégua  Gui,  évêque  ^e 
Préneste,  qui  le  termina  par  une  transac- 
tion; le  28  mai  1407,  Barthélemi  donne 
aux  syndics  des  prêtres  de  Saint-Jean  le 
patronage  d'un  bénéfice  qu'il  avait  fondé 
dans  cette  église;  le  22  juin  de  la  même 
année,  il  transige  avec  les  consuls  de  Per- 
pignan pour  l'exemption  du  clergé,  à  l'oc- 
casion d'un  droit  imposé  sur  la  viande;  le 
i3  janvier  1408,  des  procureurs  constitués 
par  lui  &:  son  chapitre  nommèrent  un  juge 
du  bailliage  à  Elue. 

Voici  une  nouvelle  question  sur  laquelle 
MM.  de  Sainte-Marthe  &  les  auteurs  du 
Gallia  ne  s'accordent  point  avec  dora  Ta- 
verner.  C^  dernier  ne  reconnaît  qu'un 
seul  évêque  du  nom  de  Barthélemi  :  c'est 
Barthélemi  Payro,  religieux  de  l'ordre  de 


Note 
i53 


NoTB 

i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


783 


Notre-Dame  du  Mont-Carmel,  lequel  était 
déjà  en  possession  du  siège  d'Elue  en  iSSy. 

Le  nouveau  Gaîlia  Christiana  iait  occu- 
per le  siège  d'Elne  par  Barthélemi  Payro, 
depuis  le  21  février  1887 ,  jusque  vers  l'an 
1894,  &  donne  pour  successeur  à  ce  pré- 
lat, sur  l'autorité  de  MM.  de  Sainte-Mar- 
the ,  frère  Barthélemi,  religieux  carmélite, 
déjà  évéque  d'Elne  en  1398  &  dont  on  pro- 
longe l'épiscopat,  toujours  d'après  les  mê- 
mes, jusqu'en  1406.  On  pourrait  induire 
de  là  que  les  bénédictins  de  la  congréga- 
tion de  Saint-Maur  croyaient,  je  ne  sais 
sur  quel  motif,  que  le  premier  de  ces  deux 
évéques  était  sorti  du  clergé  séculier,  ce 
qui  permettait  de  le  distinguer  du  second, 
qui  aurait  appartenu  à  un  ordre  religieux. 

Il  n'est  pas  difficile  aujourd'hui  de  se 
prononcer.  Un  des  anciens  titres  conservés 
à  la  bibliothèque  publique  suffit  pour  faire 
prévaloir  le  sentiment  de  dom  Tavcrner; 
c'est  une  sentence  rendue  entre  la  commune 
de  Perpignan  &  la  communauté  des  prêtres 
de  Saint-Jean,  par  Pierre  Bonhomme,  offi- 
ciai de  frère  Barthélemi,  évéque  d'Elne,  le 
24  octobre  i388  ;  or,  la  qualification  de 
frère  désignant  toujours  un  religieux,  nous 
apprend  que  l'évêque  d'Elne  auquel  on  l'a 
donnée  dans  l'acte  précité,  c'est-à-dire,  que 
Bartliélemi  de  Payro  appartenait  à  un  or- 
dre monastique,  indiqué  par  Taverner,  & 
le  même,  en  un  mot,  dont  les  éditeurs 
du  nouveau  Gallia  ont  fait  un  deuxième 
Barthélemi.  Il  n'en  faut  pas  davantage 
pour  établir  que  les  deux  évêques  d'Elne 
ci-dessus  dénommés  ne  doivent  faire  qu'un 
seul  &  même  personnage. 

Raimond  VIII  Descatlar.  Cet  évéque 
a  été  omis  par  le  Gallia. 

Il  était  issu  d'une  noble  famille  catalane; 
étant  abbé  du  monastère  de  Ripoll,  il  fut 
promu  à  l'évêché  d'Elne  en  1408,  par 
l'antipape  Benoît  XIII  ;  il  était  pourvu  le 
28  octobre;  le  19  décembre  de  la  même 
année,  il  scella  les  statuts  des  prêtres  de 
Saint-Jean  de  Perpignan  avec  son  sceau 
d'abbé,  en  déclarant  qu'il  n'en  avait  pas 
encore  d'autre.  Peu  do  temps  après,  il  fut 
transféré  au  siège  de  Girone,  dont  il  prit 
possession  le  8  janvier  1409,  Il  mourut  à 
Valence  le  i"  mars  1413. 

LXVII.  François  II  Ximines,  religieux 


franciscain,  natif  de  Girone,  renommé  pour 
son  savoir  &  sa  piété;  il  reçut  de  l'anti- 
pape Benoît  XIII  le  titre  de  patriarche  de 
Jérusalem,  le  12  novembre  1408.  Ce  fut 
Jean  d'Armagnac,  dit  le  cardinal  d'Auch, 
qui  le  consacra.  Peu  de  temps  après,  il  fut 
nommé  par  le  même  antipape  administra- 
teur de  l'évêché  d'Elne,  &  il  l'était,  en 
effet,  le  4  janvier  1409,  quand  il  nomma 
deux  procureurs  fiscaux  ou  promoteurs  à 
l'officialité  de  Perpignan. 

Le  jour  &  l'an  de  sa  mort  sont  fixés  par 
l'inscription  qu'on  lit  sur  son  sarcophage, 
le  23  janvier  1409,  François  confia  à  un 
prêtre  nommé  Arnaud  Solera,  l'adminis- 
tration de  l'hôpital  du  col  d'Are,  dans  la 
paroisse  de  SS.  Juste  &  Rufine  de  Prats 
de  Mollo;  le  i3  février  suivant,  il  déclara 
devoir  à  la  communauté  des  prêtres  de 
Saint-Jean  cent  vingt  écus  d'or,  monnaie 
de  France;  le  6  mars,  il  nomma  à  la  cure 
de  Saint-Jean  d'Albera. 

Alphonse  d'Exea.  Le  17  mai  1409, 
Alphonse,  évéque  d'Elne,  confère  le  nota- 
riat de  Céret  à  Bernard  Valença,  &  dans  le 
même  mois,  le  bénéfice  de  Notre-Dame  du 
Volo  à  Arnaud  Marti,  prêtre;  le  1'' août 
de  la  même  année,  étant  à  Barcelone,  il 
pourvoit  Bernard  Codina,  prêtre,  d'un  bé- 
néfice dans  la  cathédrale  d'Elne;  enfin,  le 
20  mars  1410,  son  officiai,  Jean  Gaucelme, 
accorde  une  faveur  à  Jean  Ferrer,  hehdo- 
madier  de  l'église  Saint-Jean  de  Perpignan. 
Cet  évéque  est  peut-être  Alphonse  d'Exea, 
Aragonais,  patriarche  de  Constantinople, 
&  administrateur  de  l'église  de  Séville,  qui 
prononça  le  discours  d'ouverture  au  con- 
ciliabule que  Benoît  XIII  tint  à  Perpignan 
en  1408,  &  fut  ensuite  l'organe  des  prélats 
qui  exhortèrent  cet  antipape  à  députer  au 
concile  de  Pise,  &  à  se  démettre,  s'il  le 
fallait,  pour  éteindre  le  schisme. 

LXVIII.  JÉRÔME  D'OcHON,  moine  béné- 
dictin, natif  d'Aragon,  camérier  de  Pierre 
de  Luna,  était  évéque  d'Elne  le  4  décembre 
1410,  date  d'une  charte  qui  rapporte  que 
pendant  le  séjour  en  pays  éloigné  de  Jérôme 
d'Ochon,  évéque  d'Elne,  son  vicaire  géné- 
ral, Etienne  d'Agramont,  prieur  de  Notre- 
Dame  de  Gualter,  au  diocèse  d'Urgel,  mit 
un  prêtre,  nommé  Rivera,  en  possession 
d'un  bénéfice  fondé  en  l'église  Saint-Vin- 


Noia 
i53 


Note 
i53 


784 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


cent  deClaira;  le  18  mars  141 1,  les  prêtres 
de  Saint-Jean  de  Perpignan  présentèrent  au 
même  vicaire  général  un  acte  de  récusa- 
tion; en  1412,  1413,  1414,  ce  même  vicaire 
général  donne  encore  quelques  actes  en 
l'absence  de  l'évêque.  Par  une  lettre  datée 
de  Valence  (Espagne),  du  3  mars  1415, 
Benoît  XIII  donna  pleine  faculté  à  Jérôme 
de  vendre,  engager  ou  donner  à  ferme  les 
droits,  obventions  ou  revenus  de  la  mense 
épiscopale;  le  23  janvier  1417,  cet  évé- 
que  jura,  en  qualité  de  chapelain  majeur, 
d'observer  les  statuts  8c  privilèges  du  cha- 
pitre de  Saint-Jean  &  de  garder  les  secrets 
de  ce  corps.  Suivant  Rainaldi,  Jérôme  fut 
du  nombre  des  évêques  aragonais  qui,  le 
26  décembre  1417,  allèrent  à  Peniscola, 
supplier  l'antipape  de  déposer  les  insignes 
pontificaux  &  d'envoyer  les  trois  cardinaux 
de  sa  faction  à  Constance,  pour  concourir 
à  l'élection  d'un  pape  légitime;  en  1420, 
Jérôme  d'Ochon  fit  construire  à  la  vieille 
église  Saint-Jean  de  Perpignan  une  cha- 
pelle dédiée  à  saint  Benoît,  qui  existe  en- 
core dans  l'hospice  de  la  Miséricorde.  Il 
mourut  à  Perpignan  le  16  novembre  1425. 
LXIX.  Jean  de  Casanova,  nommé  le 
10  décembre  1426,  est  encore  appelé  évê- 


nommé  cardinal-prêtre  par  Martin  V,  il 
ne  fut  plus  qu'administrateur  de  l'église 
d'Elne;  c'est  le  titre  qu'il  porte  dans  le 
registre  du  Vatican  le  6  août  de  ladite  an- 
née. Il  mourut  à  Florence  le  i'''mars  1436. 

LXX.  Gaucerand  Albert,  religieux 
bénédictin,  issu  d'une  famille  noble  du 
Roussillon.  Il  paraît  qu'en  1426  il  avait 
reçu  du  pape  Martin  l'expectative  de  l'é- 
vêché  d'Elne,  puisque  le  12  octobre  de 
cette  année,  Pierre  Castillo,  bourgeois  de 
Perpignan,  son  fondé  de  pouvoirs,  donne 
une  quittance  dans  laquelle  il  le  désigne 
sous  le  nom  d'évèque  élu;  le  4  juillet 
1427,  le  même  Castillo,  dans  une  autre 
quittance  pour  le  même  Gaucerand,  prend 
la  qualité  de  fondé  de  pouvoirs  de  Gauce- 
rand «  Alberti,  ehcti  £•  regentis  episcopatum 
Helenensem.  » 

Le  10  août  1431,  Gaucerand  Albert  fut 
nommé  à  l'évêché  d'Elne;  il  en  prit  pos- 
session le  I"  janvier  1432,  &  prêta  par 
procuration  le  serment  d'usage,  qu'il  re- 
nouvela le  II  du  même  mois;  le  14  mars 
1433,  il  déclara  que  l'église  de  Notre-Dame 
du  Pont  dépendait  de  celle  de  Saint-Jean; 
le  i"  décembre  1434,  il  afferma  les  revenus 
de  l'évêché  pour  quatre  ans,  au  prix  de  dix 


Note 
i53 


que   d'Elne    le    20    février  1426,   dans   le      mille  florins  d'or,  à  son  frère  Bernard  Ai- 


registre  du  Vatican,  mais  il  n'était  pas  en 
possession  de  son  diocèse,  le  29  mai,  le 
19  juillet,  ni  même  le  5  novembre  de  cette 
dernière  année,  puisque,  à  ces  époques,  le 
vicaire  général  du  chapitre  d'Elne  conféra 
divers  bénéfices  sede  pastore  vacante;  le 
4  décembre  1427,  ce  fut  le  même  vicaire 


bert,  chevalier  &  seigneur  de  Saint-Hip- 
polyte  ;  le  l5  janvier  1435,  il  donna  quit- 
tance aux  prêtres  de  Saint-Jean  de  la  somme 
de  cent  florins;  le  9  juin  1441,  il  accotda 
des  indulgences  à  ceux  qui  subviendraient 
à  l'œuvre  de  la  nouvelle  église  de  Saint- 
Jean;  le  21  février  1443,  il  unit  encore  à 


général  qui  attacha   un  canonicat  &  une      cette  communauté  la  cure  de  Saint-Chris- 


prébende  à  l'office  de  professeur  de  phi- 
losophie nouvellement  institué  à  Saint- 
Jean;  enfin,  la  24  mars  1428,  Jean  prêta, 
comme  ses  prédécesseurs,  le  serment  d'u- 
sage; le  29  mai  suivant,  il  apposa  sa  signa- 
ture à  une  copie  du  testament  de  Gérard, 
dernier  comte  héréditaire  de  Roussillon. 
Le  9  juillet  de  la  même  année  1428,  son 
délégué,  avec  l'autorisation  du  chapitre  de 
Saint-Jean,  érigea  en  canonicat  la  dignité 
de  sacristain  de  cette  église;  le  28  du  mois 


tophe  de  Vilarnau  ;  le  i5  novembre  1449, 
il  sanctionna  un  règlement  de  la  même 
communauté;  en  1463,  le  i3  janvier,  il 
légua  aux  prêtres  de  Saint-Jacques  cin- 
quante livres  barcelonaises  pour  deux  an- 
niversaires. Peu  de  jours  après,  il  cessa  de 
vivre,  peut-être  le  23  janvier,  jour  auquel 
il  était  fait  mémoire  de  lui  dans  les  nécro- 
loges de  l'église  Saint-Jean. 

LXXI.  Jean  III  Moles  de  Margarit. 
Du  7  février  au  7  juillet  1453,  on  trouve 


suivai\t,  il  termina  par  une  transaction  de  dans  les  registres  de  l'épiscopat  différentes 

longs  procès  entamés  entre  ses  prédéces-  provisions  expédiées  par  le  vicaire  général 

seurs  &  le  chapitre  d'Elne  au  sujet  de  leurs  du  chapitre  sede  vacante. 

droits  respectifs;  mais  en  1430,  ayant  été  Jean   III    monta   sur  le  siège  d'Elne   le 


Note 
i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


780 


23  mars  1453,  &  prêta,  par  procureur,  le 
serment  d'usage  au  chapitre  de  Saint-Jean, 
le  9  juillet  suivant.  Il  fit  son  entrée  solen- 
nelle à  Perpignan  le  23  août,  &  le  26  il 
célébra  la  messe  dans  la  nouvelle  église 
de  Saint-Jean  qui  n'était  pas  encore  ter- 
minée;   le  4   mars    1458,    le    roi   Jean   II 


lui  le  serment  accoutur.îé  en  faveur  de 
l'église  de  Saint-Jean;  le  29  septembre 
suivant,  ce  prélat  fit  son  entrée  solennelle 
à  Perpignan  &  y  fut  reçu  avec  les  cérémo- 
nies d'usage;  le  12  octobre,  il  ratifia  le  ser- 
ment prêté  par  son  procureur.  Il  mourut 
le  28  février  1470,  dans  son  palais  de  Per- 


d'Aragon  l'envoya  complimenter  Pie  II  sur      pignan,  &  fut  inhumé  à  la  chapelle  Saint- 
son  heureux  avènement  au  trône  pontifical      Benoît  du  vieux  Saint-Jean. 


&  l'assurer  de  son  obéissance;  le  10  juillet 

1460,  il  emprunta  aux  prêtres  de  Saint-Jean 
la  somme  de  cent  cinquante  livres  barce- 
lonaises. Transféré  au  siège  de  Girone  en 

1461,  il  n'en  prit  pas  immédiatement  pos- 
session, puisque,  le  7  février  1462,  il  per- 
mettait d'ériger  un  autel  dans  une  chapelle 
nouvellement  construite  par  Bernard  Dau- 
der,  sur  le  territoire  de  Malloles.  On  le 
trouve  encore  évêque  d'Elne  le  19  dudit 
mois,  dans  le  registre  de  l'évêché  d'Elne, 
f  219. 

LXXII.  Antoine  I  de  Caruona,  de 
l'illustre  maison  ducale  de  ce  nom.  Il 
prêta  serment  le  8  mars  1462,  comme  cha- 
pelain  majeur  du  chapitre  de  Saint-Jean 


LXXIII.  Charles  I  de  Saint-Gelais 
prit  possession  de  son  siège,  par  procu- 
reur, en  1471,  &  la  même  année,  le  i  2  jan- 
vier, il  fit  son  entrée  solennelle  à  Perpi- 
gnan; le  4  mai  1472,  il  unit  la  cure  de 
Sainte-Marie-la-Mer  à  la  communauté  des 
prêtres  de  Saint-Jean  pour  augmenter  les 
distributions  quotidiennes;  le  14  avril 
1475,  son  vicaire  général  nomma  à  la  cure 
de  Rivesaltes. 

LXXIV.  Charles  II  de  Martigny  fit 
son  entrée  à  Perpignan  le  28  mai  1476, 
&  fut  reçu  avec  le  cérémonial  d'usage;  le 
1"  juillet  suivant,  il  prêta  serment  comme 
ses  prédécesseurs;  le  21  janvier  1478, 
Louis   XI    l'envoya   en   ambassade    auprès 


&  fit  son  entrée  solennelle  à  Perpignan  le      d'Edouard  IV,  roi  d'Angleterre,  pour  me- 


10  du  même  mois,  sans  avoir  été  consacré, 
ni  même  admis  à  la  prêtrise.  Le  3o  avril 
1463,  Louis  XI  lui  accorda  la  confirmation 
des  privilèges  des  églises  de  son  diocèse, 
&  le  nomma,  le  i5  novembre  de  la  même 
année,  son  conseiller  avec  quinze  cents 
livres  tournois  de  pension  ;  le  9  juillet 
1467,  Antoine  I  conféra  un  bénéfice  de 
Saint-Jean  à  Arnaud  Gazanyola.  Il  mourut 
le  II  septembre  1467,  à  Ille,  en  Roussillon, 
&  son  corps  fut  transporté  à  Elne  &  ense- 
veli dans  le  chœur  de  la  cathédrale. 

Jean  Pintor,  docteur  en  droit  canoni- 
que, chanoine  de  Barcelone,  fut  du  nom- 
bre des  douze  ambassadeurs  qu'un  congrès 
réuni  dans  cette  ville  envoya,  le  4  décem- 
bre 1460,  à  Jean  II,  roi  d'Aragon,  pour  lui 
demander  la  liberté  du  prince  de  Viane, 


ner  à  bonne  fin  des  négociations  délicates; 
il  l'y  envoya  de  nouveau  l'année  suivante, 
&  une  troisième  fois  en  janvier  1480.  Char- 
les fut  rappelé  en  juillet  &  cité,  le  9  de  ce 
mois,  au  Parlement  comme  ayant  outre- 
passé ses  pouvoirs;  mais  il  prouva  qu'il 
avait  agi  en  habile  politique,  dans  les  in- 
térêts de  son  maître,  &  le  Parlement  ne 
prononça  aucun  arrêt  contre  lui.  On  lit 
dans  le  Gallia,  que  ce  prélat  fut  chargé 
par  Louis  XI  de  négocier  la  paix  entre  la 
France  &  l'Espagne;  mais,  suivant  Zurita, 
cette  mission  fut  confiée  à  l'évêque  de 
Lombez  &  non  pas  à  celui  d'Elne.  Le  re- 
gistre de  l'évêché  le  marque  absent  du  dio- 
cèse en  1481  &  1482,  présent  le  22  octo- 
bre 1483,  absent  de  nouveau  le  17  février 
i486;  le  4  novembre  i486,  il  bénit  Jacques, 


son  fils,  qu'il  tenait  en  prison.  Il  est  qua-      abbé  de  Notre-Dame  d'Arles;  le  25  mars 


lifié  évêque  d'Elne  dans  une  quittance 
de  trente-trois  florins  d'or  du  28  janvier 
1468,  mais  il  ne  prit  possession  de  son 
siège  que  dans  le  mois  de  juin  de  l'année 
suivante;  le  23  du  même  mois,  Raymond 
Pintor  indiqué  comme  son  procureur, 
dans  un  acte  daté  de  Tours,  prêta  pour 


1487,  il  consacra,  avec  l'assistance  des 
évèques  de  Rieux  &  d'Hippone,  Antoine- 
Pierre,  évêque  de  Vabre,  dans  la  cathé- 
drale d'Elne;  la  même  année,  il  disputa 
à  Pierre  d'Absac,  abbé  de  la  Grasse  & 
évêque  de  Lectoure,  le  droit  de  patronage 
sur  les  églises  de  Pezilla  &  de  Cornella  ; 


NoTc 
ir>3 


60 


Note 
i53 


786 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


le  16  septembre  1488,  dans  l'église  de  No- 
tre-Dame del  Camp,  il  bénit  Galcerand 
de  Koca,  abbé  du  monastère  bénédictin 
de  Saint-Cyr  de  Colera,  diocèse  de  Girone; 
le  2  mars  1493,  il  fit  une  ordination  géné- 
rale. Transféré  à  l'église  de  Castres,  il  n'en 
prit  pas  possession  immédiatement,  puis- 
que jusqu'au  25  mars  1495,  il  figure  dans 
le  registre  de  l'évêché;  mais  le  siège  était 
vacant  le  3  avril,  date  de  la  collation  par 
son  vicaire  général  du  bénéfice  de  Caixas  à 
Jean  Gazanyola. 

LXXVIII.  Jacques  dk  Serra,  autre- 
ment dit  le  cardinal  d'Arborée,  faisait  sa 
résidence  à  Rome.  Le  20  avril  i5o7, 
Pierre,  évêque  de  Constantinople ,  étant 
à  Ille,  donna  la  tonsure  à  Guillem-Paul 
Davi  avec  l'agrément  de  son  vicaire  géné- 
ral. Le  25  janvier  i5o8,  il  permit  de  trans- 
'porter  de  l'ancienne  église  de  Saint-Jean 
de  Perpignan  dans  la  nouvelle  tous  les 
objets  du  culte.  Cette  nouvelle  église  fut 
consacrée  le  16  mai  i5o9  par  Antoine  Gué- 
van,  évèque  de  Sébaste,  &  le  clergé  s'y 
installa  le  9  juin  i5io.  En  i5i3,  Jacques 
de  Serra,  par  une  lettre  datée  de  Rome  du 
i5  janvier,  nomma  vicaire  général  Etienne 
Crivaller,  chanoine  hebdomadier  de  la  col- 
légiale de  Saint-Jean.  En  i5i5,  par  une 
antre  lettre  datée  de  Rome  du  26  février, 
il  institua  un  autre  vicaire  général,  Fran- 
çois Bonet.  On  trouve  encore  cet  évêque 
en  i5i5  &  au  commencement  de  i5i7.  Il 
mourut  dans  le  cours  de  cette  dernière 
année. 

Il  y  a  donc  erreur  dans  le  GaU'ia  où  l'on 
donne  Jean  DE  Villalba  (LXXIX)  pour 
successeur  de  Jacques  de  Serra  en  i5i3 
&  i5i5.  Le  vrai  successeur  de  celui-ci  ne 
peut  être  que  Bernard  de  Mesa. 

Jean  figure,  il  est  vrai,  avec  le  titre  d'é- 
vèque  d'Elne,  parmi  les  évèques  présents 
au  concile  de  Latran,  en  i5i3,  quatrième 
&  sixième  sessions.  Mais  c'est  évidemment 
une  erreur  d'un  copiste  qui  aura  lu  Jean 
pour  Jacques,  nom  désigné  vraisembla- 
blement par  la  seule  initiale  /.;  de  telles 
erreurs  sont  assez  communes.  En  -effet, 
Jacques,  selon  les  témoignages  précités, 
était  à  Rome  en  i5i3  &  i5i6.  C'est  bien 
lui  qui  dut  souscrire  au  concile  de  Latran. 

LXXX.  Bernard  de  Mesa  5  le  12  jan- 


vier i5i7,  il  prit  possession  du  siège  d'Elne 
par  procureur.  La  même  année,  Jules  de 
Médicis,  archevêque  de  l'église  de  Nar- 
bonne,  obtint  du  pape  Léon  X  la  restitu- 
tion de  l'église  d'Elne  à  son  légitime  mé- 
tropolitain. Mais  cette  disposition  ne  fut 
pas  exécutée  ou  n'eut  pas  de  durée.  Les 
différends  qui  existaient  alors  entre  la 
France  &  l'Espagne  interrompirent  de 
nouveau  les  recours  à  l'archevêché  de 
Narbonne,  &  l'évêché  d'Elne  ne  reconnut 
plus  de  métropolitain.  Bernard  mourut 
en  1524,  &  fut  enseveli  dans  un  couvent 
de  Tolède. 

LXXXI.  Guillaume  V  de  Vande- 
NESSE  était  frère  de  Jean  de  Vandenesse, 
surintendant  de  la  maison  de  Charles- 
Quint.  Il  partageait  avec  lui  la  confiance 
de  ce  prince  qui  le  fit  son  aumônier  &  le 
nomma  ensuite  évêque  de  Coria.  Appelé 
au  siège  d'Elne,  il  fit  son  entrée  à  Perpi- 
gnan le  29  décembre  1527.  Le  14  janvier 
i528,  il  réconcilia  l'église  de  Sainte-Marie 
de  Malloles.  Le  2  mars  i529,  le  vice-gé- 
rant de  l'official  de  Perpignan,  agissant  au 
nom  de  Guillaume  de  Vandenesse,  évêque 
d'Elne,  déclara  par  sentence  que  Michel 
Ferrer,  bénéficier  de  l'église  de  Notre- 
Dame  du  Pont,  était  tenu  de  payer  dix 
sous  aux  prêtres  de  cette  église.  Guillaume 
se  trouve  encore  mentionné  dans  les  re- 
gistres de  l'évêché  d'Elne  jusqu'au  mois 
d'août  de  ladite  année. 

LXXXIV.  Jacques  Rich,  Catalan,  abbé 
du  monastère  de  RipoU,  fut  élu  évêque 
d'Elne  le  3  juillet  i534,  à  la  place  du  pré- 
cédent, transféré  à  l'évêché  d'Ostende, 
d'après  les  registres  du  Vatican.  Le  21  du 
même  mois,  il  prit  possession  de  son  siège 
par  procureur;  le  23,  il  fut  installé  chape- 
lain majeur  de  la  collégiale  de  Saint-Jean 
de  Perpignan,  &  il  fit  son  entrée  dans 
cette  ville  le  i3  septembre.  Le  8  janvier 
i535,  il  ratifia  une  sentence  arbitrale  défi- 
nitive sur  un  procès  qui  divisait  le  cha- 
pitre cathédral  &  la  communauté  de  Saint- 
Jean.  Jacques  mourut  à  Perpignan,  le 
9  octobre  de  la  même  année,  &  son  corps 
fut  porté  à  Elne. 

LXXXV.  JÉRÔME  III,  de  l'illustre  fa- 
mille de  Requesens,  est  mentionné  par 
les  registres  de  l'évêché  en  i538  &  1539.  Il 


NOTB 

■  53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


787 


vint  à  Perpignan,  le  8  avril  1540.  Le  18  du 
même  mois,  il  donna  la  tonsure,  dans  le 
village  de  Saint-Jean-Pla-de-Corts,  à  An- 
toine Joli,  chez  don  Gauderic  Pages,  sei- 
gneur de  ce  lieu.  Le  i5  mai  suivant,  son 
vicaire  général  passa  un  acte  rapporté  dans 
les  archives  de  Saint-Jean.  Jérôme  fut 
transféré  à  l'évêché  de  Tortose  en  1542. 

LXXXVI.  Ferdinand  II  de  Loazès 
fut  promu  à  l'évêché  d'Elne  par  bulles  da- 
tées du  5  mai  1542,  prit  possession  par 
procureur  le  i3  juillet  suivant,  prêta  le 
serment  d'usage  le  lendemain  &  fit  son 
entrée  à  Perpignan  le  10  juin  1548.  Il 
figure  encore  plusieurs  fois  dans  le  re- 
gistre jusqu'au  i3  janvier  1544.  Ensuite  il 
fut  nommé  successivement  aux  sièges  de 
Lérida,  de  Tortose,  de  Terragone  (i56o), 
de  Valence  (iSôy),  &  obtint  de  plus 
le  patriarcat  d'Alexandrie.  Il  mourut  en 
i568. 

LXXXVII.  Pierre  IV  Augustin  prit 
possession  du  siège,  par  procureur,  le 
21  janvier  1544,  &  prêta  serment  de  même, 
le  lendemain.  Le  24  mars  de  la  même  an- 
née, il  fit  son  entrée  solennelle  à  Perpi- 
gnan. Il  n'était  pas  encore  consacré  &  ne 
le  fut  que  le  8  février  1645,  dans  l'église 
de  Saint-Jean.  Cette  même  année  il  fut 
transféré  au  siège  de  Huesca  &  assista, 
comme  évêqne  de  cette  ville,  au  concile 
de  Trente  en  i563.  Il  mourut  dans  son 
diocèse  en  i  572. 

XC.  Loup  Martinez  de  Lagunilla 
prit  possession  du  siège  d'Elne,  par  procu- 
reur, le  4  novembre  i558;  fut  nommé,  peu 
après,  inquisiteur  général  en  Roussillon, 
&  fit  son  entrée  solennelle  à  Perpignan, 
le  16  avril  iSîç.  Cette  même  année,  il  fi- 
gure au  concile  de  Trente.  Le  25  août 
i56o,  il  donna  la  tonsure  dans  son  palais 
de  la  Canorga,  à  Perpignan.  Le  i'''  no- 
vembre i56i,  il  assista  à  l'office  divin  à 
Saint-Jean  avec  les  èvêques  de  Barcelone 
&  de  Tortose.  Sommé  par  Ferdinand  de 
Loazès,  archevêque  de  Terragone  (^Voîr 
LXXXVI),  de  choisir  un  métropolitain, 
d'après  le  décret  du  concile  de  Trente,  il 
choisit  celui  de  Terragone'.  En  1564,  un 

'L'église  d'Elne,  primitivement  soumise  à  la 
métropole  de  Narbonne,  ne  reconnut  que  la  supré- 


concile  convoqué  à  Barcelone  par  l'arche- 
vêque de  Terragone,  Ferdinand  de  Loazès, 
fut  présidé  par  l'évèque  d'Elne,  à  la  place 
du  métropolitain  absent;  à  cette  assemblée 
se  trouvaient  les  èvêques  de  Lèrida,  d'Ur- 
gel,  de  Girone,  de  Tortose,  &  plusieurs 
prélats  inférieurs.  Loup  Martinez  mourut 
le  II  décembre  1367.  On  l'ensevelit  devant 
le  maître-autel  de  l'église  de  Saint-Jean, 
à  côté  de  son  prédécesseur. 

XCI.  Pierre  IV  Coma,  né  à  Solsone, 
fit  prendre  possession  de  son  siège  par  un 
procureur  qui  prêta  le  serment  d'usage,  le 
28  février  1569,  &  fit  son  entrée  solennelle 
à  Perpignan,  le  12  juin  suivant.  A  sa  prière, 
Grégoire  XIII  confirma  l'union  de  l'évêché 
d'Elne  à  la  métropole  de  Terrago.ne  par 
bulle  du  10  mai  i573.  Le  11  octobre  iSyS, 
il  abolit  l'usage  du  missel  &  du  bréviaire 
de  l'église  d'Elne  &  adopta  le  rit  de  l'Église 
romaine,  à  compter  du  26  novembre  sui- 
vant. Cet  évêque  se  trouvait  toujours  le 
premier  à  la  célébration  des  offices,  afin 
d'obliger  ses  chanoines  à  la  même  ponc- 
tualité. Il  mourut  dans  un  des  couvents 
de  Perpignan,  le  5  mars  1578.  Son  corps 
fut  transporté  h.  Elne  &  enseveli  au  milieu 
de  l'église. 

XCII.  Jean  V  Térès.  Le  25  décembre 
i58i,  il  célébra  l'office  de  Noël  en  pré- 
sence de  Marie  d'Autriche,  veuve  de  Maxi- 
milien  II,  &  de  sa  fille  Marguerite,  qui, 
échappées  a  un  naufrage  sur  les  côtes  de 
CoUioure,  se  rendaient  auprès  du  roi  d'Es- 
pagne, Philippe  II,  frère  de  cette  impéra- 
trice. Jean  figure  dans  le  registre  de  l'évê- 
ché jusqu'au  3o  mai  i586.  Il  passa  à  cette 
époque  au  siège  de  Tortose,  de  là  à  l'ar- 
chevêché de  Terragone,  &  fut  nommé 
chancelier  du  roi,  puis  vice-roi  de  Cata- 
logne en  1602.  Il  mourut  à  Barcelone,  le 
10  juillet  i6o3. 

XCIII.  Pierre  VII  Benoit  de  Sainte- 
Marie  fut  nommé  évêque  d'Elne  en  i586; 
le  i3  décembre  de  cette  année  un  ecclé- 


matie  du  SaInt-SIége,  depuis  i/iii  jusqu'en  iSiy. 
où  elle  se  rendit  entièrement  indépendante,  comme 
bien  d'autres.  En  i/ïS^,  comme  nous  venons  de  le 
dire,  elle  fut  soumise  à  l'archevêque  de  Terra- 
gone; mais,  en  1678,  l'évêché  re-lcvmt,  par  ordre 
du  roi,  suffragant  de  Narbonne. 


Note 
i53 


Note 
1 53 


788 


NOTES  SUR  L'FHSTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


siastique,  par  lui  délégué,  annula  une  sen- 
tence que  le  vicaire  général  du  chapi- 
tre, jet/e  vacante,  avait  promulguée  contre 
les  prêtres  de  Saint-Jean.  Cet  évèque  fit 
son  entrée  à  Perpignan  le  i5  février  iSSy. 
Il  y  mourut,  le  il  janvier  i588,  &  fut 
inhumé,  le  3  février,  dans  l'église  de  La 
Real. 

XCIV.  François  IV  Robuster-Sat.a, 
né  à  Reus,  en  Catalogne,  entra  à  Perpi- 
gnan le  i"  mai  loçi.  Le  24  octobre,  il 
érigea  en  communauté  régulière  le  clergé 
de  l'église  paroissiale  de  Caiiet.  En  1592, 
il  assista  à  la  dédicace  de  la  nouvelle  église 
de  Notre-Dame  de  Montserrat.  En  1599,  '^ 
fut  transféré  au  siège  de  Vie,  &  mourut 
dans  cette  ville  le  27  avril  1607. 

XCV.  Onuphre  RÉART,  né  à  Perpi- 
gnan le  !'■''  novembre  l55l  ;  il  était  cha- 
noine de  Barcelone,  succéda  à  François  IV 


II.  François  de  Véra;  nommé  au 
siège  d'Elne  par  le  roi  d'Espagne,  eu  i6i3, 
il  prêta  serment,  par  procureur,  le  27  juil- 
let. Le  jour  de  l'Ascension  1614,  il  excom- 
munia le  gouverneur  &  les  consuls  de 
Perpignan,  parce  qu'ils  s'étaient  placés, 
comme  lui,  dans  le  chancel  de  l'église  de 
Saint-Jean,  vis-à-vis  son  trône,  &  avaient 
refusé  de  sortir  de  ce  lieu  malgré  ses  or- 
dres réitérés.  En  vain  les  docteurs  des 
facultés  de  théologie  &  de  droit  canon, 
consultés  par  ces  magistrats,  se  prononcè- 
rent-ils en  leur  faveur;  l'excommunica- 
tion ne  fut  levée  que  par  suite  d'un  étrange 
excès  de  zèle  de  l'official. 

VI.  François  VI  Senjust,  de  la  no- 
ble famille  de  Senjust,  en  Catalogne, 
moine  bénédictin,  prêta  serment  par  pro- 
cureur, le  6  novembre  1621,  &  fit  son 
entrée  solennelle  à  Perpignan,  le  20  dé- 


NOTE 

15:5 


&  prit  possession  de  l'èvèché  par  procu-      cambre  suivant.  Transféré  au  siège  de  Ci- 


reur, le  4  mai  1599;  le  lendemain,  il  prêta 
serment  de  la  même  mftnière  à  l'église  Saint- 
Jean;  le  16  août,  il  fut  reçu  à  Perpignan. 
Le  20  septembre  i6o3,  Onuphre  conféra 
les  ordres  sacrés  dans  l'église  paroissiale 
de  Saint-Jean  de  Villefranche,  en  Confient. 
En  1608,  il  assista  par  procureur  au  con- 
cile provincial  de  Terragone;  le  19  avril 
de  la  même  année,  il  fut  transféré  au  siège 
de  Vie;  en  1612,  à  celui  de  Girone,  qu'il 
occupa  jusqu'au  10  janvier  1619.  Il  re- 
nonça alors  à  cette  dignité  &  vint  se  reti- 
rer dans  sa  famille,  à  Perpignan,  où  la 
mort  le  frappa,  le  26  octobre  1622.  Il  fut 
inhumé  dans  l'église  du  vieux  Saint-Jean, 
devant  le  maître-autel, 

Eveques  dits  de  Perpignan. 

I.  Antoine  Gallard,  élu  évèque 
d'Elne  le  29  mars  1609;  il  prêta,  par  pro- 
cureur, le  serment  requis  le  5  juin,  &  fit 
son  entrée  à  Perpignan  le  23  août  de  la 
même  année.  En  1610,  il  fut  appelé  au 
siège  de  Vie,  mais  il  n'en  prit  pas  posses- 
sion de  longtemps,  car,  dans  le  mois  de 
mai  1611,  il  eut  de  grandes  contestations 
avec  les  chanoines  &  les  bénéfîciers  de 
Saint-Jean,  qu'il  voulait  obliger  à  résider 
assidûment  &  à  se  tenir  dans  le  chœur 
tout  le  temps  du  service  divin. 


rone,  il  fit  sa  profession  de  foi,  le  23  mai 
de  la  même  année,  entre  les  mains  d'Onu- 
phre.Réart,  évèque  démissionnaire,  alors 
résidant  à  Perpignan, 

VIII.  François  Lopez  de  Mendoça. 
Le  7  février  1629,  il  avait  rendu  un  grand 
service  à  la  ville  de  Perpignan  dans  une 
circonstance  critique  ;  comme  les  officiers 
royaux  voulaient  empêcher  à  toute  force 
cette  ville  d'user  de  son  droit  de  vindicte, 
le  peuple  entra  en  défiance  sur  ce  qui  avait 
été  délibéré  dans  le  conseil  général  à  ce 
sujet;  sur  les  huit  heures  du  soir,  au  son- 
du  tocsin,  il  se  rassembla  en  armes,  devant 
l'hôtel  de  ville  &  dans  les  rues  voisines. 
Touché  des  malheurs  qui  allaient  résulter 
de  cet  état  de  choses,  l'èvêque  réunit  quel- 
ques ecclésiastiques  &,  le  saint-sacrement 
à  la  main,  il  s'avança  processionnellement 
à  travers  cette  foule  tumultueuse  &  mena- 
çante jusque  dans  le  consulat.  Puis  se 
montrant  au  balcon,  il  promit  au  peuple 
de  ne  point  descendre  que  les  conseillers 
qu'on  venait  de  ramener  brutalement  à 
l'assemblée,  n'eussent  pris  une  décision 
telle  qu'on  la  désirait.  Cette  promesse 
produisit  tout  d'abord  quelque  effet,  &, 
comme  elle  ne  tarda  pas  à  se  réaliser,  le 
calme  se  rétablit. 

IX.  Grégoire  Parcero;  à  la  prière 
des  consuls  &  du  peuple  de  Perpignan,  il 


Note 
i33 


NOTES  SUR  L'FIISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


789 


décréta,  le  3o  mars  i633,  que  la  fête  de 
Saint-François  de  Paule  se  célébrerait  tous 
les  ans  eu  mémoire  de  la  cessation  de  la 
peste,  obtenue  l'année  précédente  par  l'in- 
tercession de  ce  saint,  ce  qui  a  été  observé 
jusqu'en  1760. 

XI.  François  Ferez  fut  transféré,  en 
1641,  au  siège  de  Cadix,  dans  le  royaume 
de  Grenade,  dont  il  ne  prit  pas  possession 
de  quelque  temps,  car,  le  7  mai  1648,  le 
vicaire  général  de  François,  évêque  d'Elne, 
absent  du  diocèse,  dut  ratifier  &  autoriser 
une  transaction.  François  est  encore  men- 
tionné avec  son  titre  d'évéque  d'Elne,  le 
23  août  de  la  même  année,  dans  le  registre 
de  l'évéché. 

Dès  lors,  l'église  d'Elne  resta  longtemps 
privée  de  pasteur.  Louis  XIII,  devenu 
maître  du  Roussillon  en  1642,  avait  bien 
nommé,  le  i3  avril  1643,  à  la  place  de 
François,  le  chanoine  Du  Vivier,  qui 
était  déjà  vicaire  général  du  chapitre; 
mais  cet  élu  n'ayant  pu  obtenir  ses  bulles, 
parce  que  la  paix  n'était  pas  encore  con- 


d'aller,  tous  les  ans,  célébrer  les  offices  à 
Elne,  le  25  juillet  &  le  7  octobre,  au  lieu 
qu'auparavant  tout  le  chapitre  &  l'évèque 
lui-même  étaient  tenus  à  cette  obligation, 
suivant  les  actes  de  la  translation  de  leur 
résidence  d'Elne  à  Perpignan,  en  1602.  Le 
9  avril  1777,  il  défendit,  par  une  constitu- 
tion synodale,  aux  ecclésiastiques,  sous 
peine  de  censure,  d'aller  jouer  dans  les 
cafés  &  de  fréquenter  les  spectacles. 

Monseigneur  de  Goux  finit  ses  jours  à 
Espira  de  l'Agly,  dans  la  maison  rurale  de 
l'évéché,  le  i"  mars  1783,  à  l'âge  de  cjua- 
tre-vingt  quatre  ans.  Ses  entrailles  furent 
ensevelies  dans  le  chœur  de  l'église  parois- 
siale de  cette  commune.  Son  cœur  fut 
porté  au  château  de  Goux,  en  Artois,  ik 
son  corps  dans  l'église  de  Saint-Jean  de 
Perpignan,  où  il  reçut  la  sépulture,  le 
6  dudit  mois,  devant  le  maître  autel,  du 
côté  de  l'Epitre. 

XIX.  Jean-Garriel  d'Agens  fit  son 
entrée  solennelle  à  Perpignan,  le  3i  jan- 
vier 1780,   jura    d'observer  les  statuts  du 


Note 
i53 


due  entre  la  France  &  l'Espagne,  se  retira      chapitre,  mais  le   premier  des  évèques  de 


dans  son  prieuré  de  Sainte-Anne,  à  Barce- 
lone, où  il  mourut. 

XII.  Vincent  ue  Margarit.  En  1672, 
Louis  XIV,  qui  avait  nommé  jusqu'alors  à 
la  dignité  de  grand  inquisiteur,  abolit  l'in- 
quisition comme  incompatible  avec  les  lois 
du  Royaume.  Ce  prince  &  ses  successeurs 
continuèrent,  néanmoins,  de  conférer  le 
titre  de  cette  dignité  à  l'évèque  d'Elne, 
par  un  brevet,  sans  bulles,  en  vertu  du- 
quel ce  prélat  percevait  les  revenus  de  l'in- 
quisition. 

XIII.  Jean-Baptiste  d'Estampes.  Cet 
évèque  avait  intenté  un  procès  au  chapitre 
pour  se  faire  payer  en  entier  les  émo- 
luments de  deux  portions  canoniales,  à 
compter  du  jour  de  sa  nomination,  outre 
les  distributions  quotidiennes.  Le  chapitre 
fut  condamné  par  la  grand'chambre  du 
parlement  de  Paris,  sous  prétexte  que  la 
régale  s'étendait  à  tout  le  royaume. 

XVIII.  ChARLES-FrANÇOIS-AI.EX ANDRE 

de  Cardevac  Goux.  d'Avrincourt.  Le 
17  juillet  1759,  en  vertu  d'un  décret  de  la 
congrégation  des  cardinaux,  inlerprètts  du 
concile  de  Trente,  il  statua  qu'à  l'avenir, 
cin([  clianoinci   seulement  seraient  tcuui 


ce  diocèse,  il  refusa  d'être  admis  dans  la 
communauté  des  prêtres  de  Saint-Jean. 

XX.  Antoine  d'Esponchez  fit  son  en- 
trée solennelle  à  Perpignan,  ffe  i3  mars 
1789;  député  la  même  année  à  l'Assemblée 
nationale,  il  fut  du  nombre  des  cent  trente 
évêcjues  qui  refusèrent  de  prêter  serment 
à  la  constitution  civile  du  clergé. 

D'après  les  observations  qui  précèdent, 
il  faut  retrancher  de  la  liste  des  évèques 
d'Elne  formant  la  Note  LXV  : 

V.  Hyacinthus. 

XIX.  BÉRENGER   II. 

XX.  Bérenger  III. 

Ces  deux   derniers    ne  doivent  en   faire 
qu'un  seul,  Bérenger  III. 
XXXII.  Artaud. 

XXXV.    BÉRENGER   V. 
XLII.    BiRENGER    VI. 

XLIII.  Bernard  de  Arf^ilapuerUs. 

XLIV.    BÉRENGER    DE   SAINTE-FoI,   qui 

doit  être  placé  à  LXV  bis. 
LXV.  Barthéi.eah  Payro. 
LXVl.  Barthélemi  II. 

Ces  deux  ne  doivent  tu  faire  qu'un  seul, 
Barthélemi  Payro-. 
LXXIX.  Jean  de  Vilalba. 


NotF. 
i53 


790 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


D'après  les  mêmes  observations  il  y  au- 
rait lieu  d'ajouter  : 
Xyil  bis.  Frédulon  I. 
XVII  ter.   BÉRENGER   IL 
XXIV  bis.    SUNIAIRE    III. 
XXXI  bis.    BÉRENGER  V. 
XLV  bis.    BÉRENGER   DE   SAINTE-FoI. 
XLIX  bis.    BÉRENGER   VIII. 

LXI  bis.  Pierre  de  Planella. 
LXVI  bis.  Raimond  VIII. 
LXVII  bis.  Alphonse  d'Exéa. 
LXXII  bis.  Jean  IV  Pintor. 

Vallbona.  —  Ce  monastère  était  une  dé- 
pendance du  célèbre  monastère  de  Font- 
froide,  au  diocèse  de  Narbonne  ;  il  fut 
construit  en  1242,  du  temps  de  l'abbé 
Pierre-Raimond,  sur  un  fonds  apparte- 
nant depuis  longtemps  à  l'abbaye;  doté  de 
droits  de  pâturages  par  le  roi  de  Majorque 
(1293),  ce  couvent  avait  été  soumis  à  une 
règle  sévère  en  janvier  laSy  (v.  st.),  après 
une  réforme  introduite  dans  la  maison 
mère;  les  statuts,  promulgués  à  la  même 
époque  par  les  réformateurs,  prescrivaient 
encore  la  pratique  de  l'hospitalité  &  la 
manière  dont  elle  devait  s'exercer  dans  les 
granges  ou  maisons  rurales  dépendant  de 
Fontfroidè.  A  la  fin  du  quinzième  siècle  & 
à  la  suite  des  guerres  de  Louis  XI  en  Rous- 
sillon,  les  religieux  se  transportèrent  à 
l'hôpital  de  Saint-Guillaume,  à  Perpignan, 
fondé  par  eux.  Voici  les  noms  des  abbés 
que  l'on  a  ])u  retrouver  : 

GuiTARD,  fondateur  de  la  maison  en 
1242,  était  moine  de  Fontfroidej  la  charte 
de  fondation  indique  comme  patron  du 
nouveau  monastère  Guillem  de  Porsella. 

Ricard,  abbé  le  21  juin  1248,  date  d'une 
donation  de  défens  à  Corsavi  par  Ermes- 
sinde,  dame  de  Corsavi,  &  Bernard  Hugues 
de  Serrelongue;  cette  donation  fut  ap- 
prouvée, en  1416,  par  Ferdinand  1,  roi 
d'Aragon". 

Guillaume  de  Sauzet,  abbé  le  20  sep- 
tembre 1258;  à  cette  date  l'abbaye  obtient 
de  Pons  de  Tatzo,  reçu  comme  religieux 
dans  la  maison,  une  importante  donation, 
comprenant  le  château  de  Tatzo,  au  dio- 

'  Actes  de  importancta,  AA,  f°  286  ;  Perpignan, 
Bibliothèque  publique. 


cèse  d'Elne,  &  de  grands  bois  au  sud  des 
Pyrénées.  Cette  charte  donne  la  liste  des 
officiers  du  couvent  à  cette  époque;  c'é- 
taient Bernard,  prieur,  Bernard  de  Biir- 
della  cellérier,  Martin,  sous-prieur,  Rai- 
mond, sacristain. 

Arnaud,  abbé  en  janvier  1263  (v.  st.). 

Pierre,  1281,  1288,  1293;  en  i3o3,  il 
souscrit  un  diplôme  du  roi  de  Majorque 
abolissant  la  redevance  du  bouage  (.buta- 
tic  um). 

Raimond  paraît  dans  deux  actes  du 
16  mars  i38i. 

Pierre,  25  avril  1418. 

Pierre  de  Campis,  abbé  le  14  octobre 
1463,  date  de  l'exemption  de  tous  droits 
pour  le  passage  du  Tech  en  bac;  cette 
franchise,  accordée  par  le  procureur  royal, 
s'appliquait  à  tous  les  habitants  de  l'ab- 
baye. 

Pierre  de  la  Roque,  24  juillet  i486, 
vente  d'un  hôtel  attenant  à  leur  maison 
de  Saint-Guillaume  de  Perpignan.  Etait 
encore  abbé  en  1490,  d'après  le  Gallia. 

Jacques  de  Peré  Martre,  10  décem'- 
bre  1499. 

Jean  d'Ortaffa,  administrateur  per- 
pétuel de  Vallbona,  en  prend  possession  le 
29  août  i5i8.  Est  encore  cité  en  i520, 

Michel  Figueras,  chanoine  d'Elne, 
administrateur  en  janvier  i535. 

François  Catorre,  indiqué  comme 
abbé  commendataire  dans  un  bail  du 
18  août  1559. 

Antic  Tardiu,  prêtre  &  abbé  de  Vall- 
bona, le  20  jnars  i562;  le  i5  mars  1569, 
il  prend  le  titre  d'abbé  commendataire. 

Alphonse  de  Cruyllas,  avril  1589. 

Joseph  Trobat,  chanoine  &  grand  sa- 
cristain d'Elne,  abbé  commendataire  le 
II  mai  1682. 

Clément  de  Montesquiou,  pourvu 
en  1695;  était  encore  abbé  en  1780. 

N.  DE  Tord  Calvo,  1733. 

N.  DE  Blanes,  1734. 

Notre-Dame  du  Vilar.  —  Ce  petit  mo- 
nastère, situé  près  de  Villelongue  des 
Monts,  fut  fondé  dans  les  premières  an- 
nées du  douzième  siècle  par  quelques  ri- 
ches particuliers.  Il  était  habité  par  des 
chanoines  réguliers  qui  suivaient  la  règle 


Note 
i53 


Note 
i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


79' 


de  Saint-Augustin  &  dont  le  chef  s'appelait 
prévôt.  Il  paraît  dans  une  donation  faite 
le  23  octobre  1117  par  Adroarius  &  son 
épouse  Véra.  Le  16  mars  1142,  l'évêque 
d'Elne,  Uzalger,  consacra  l'église  du  Vilar 
&  la  soumit  au  monastère  de  Notre-Dame 
de  Llado  ou  Lledo,  au  diocèse  de  Girone; 
mais  cette  soumission  n'ayant  poii\t  été 
constatée  par  un  acte,  le  successeur  d'Uzal. 
ger,  Artaud  III,  la  ratifia  &  la  renouvela 
par  un  acte  solennel  du  16  mars  ii63,  lors 
de  l'anniversaire  de  cette  dédicace'.  Le 
même  Uzalger  avait,  par  charte  du  4  mai 
1146,  donné  à  la  communauté  l'église  de 
Sainte-Colombe  des  Alamans,  avec  ses  dî- 
mes, prémices  &  possessions  de  toute  es- 
pèce. Autour  du  petit  monastère  se  forma 
un  hameau,  dont  la  seigneurie  apparte- 
nait au  prévôt,  qui  nommait  le  juge,  le 
bailli,  &c.  Un  jugement  de  la  Gubernacion, 
rendu  en  1496,  donne  au  bailli'Su  Vilar  le 
droit  de  saisir  le  bétail  étranger,  trouvé 
paissant  dans  l'étendue  de  sa  juridiction, 
pour  répondre  du  dommage  causé  par  lui; 
c'est  ce  qu'on  appelait  la  taille  ((a//ia),&  la 
plupart  des  actes  du  Midi,  au  moyen  âge, 
contiennent  des  clauses  relatives  à  ces  dé- 
gâts causés  par  le  bétail.  Au  quatorzième 
siècle,  la  prévôté  avait  comme  officiers  in- 
férieurs un  sacristain,  un  camérier  &  un 
cellérier;  appauvrie  plus  tard,  elle  fut  réu- 
nie complètement  au  chapitre  de  Llado, 
vers  le  milieu  du  seizième  siècle,  à  ce  qu'il 
semble.  Les  derniers  vestiges  du  monastère 
furent  vendus  en  1802  par  le  prieur  de 
Llado,  pour  la  somme  de  quatre  mille 
francs.  Voici  les  noms  des  prévôts  que  l'on 
a  pu  retrouver  : 

Pierre-Bernard  souscrit,  en  1146,  la 
donation  de  l'église  de  Sainte-Colombe, 
faite  par  Uzalger,  évèque  d'Elne. 

Guillaume,  pré/ôt  lors  de  la  confir- 
mation par  Artaud,  évèque  d'Elne,  de  l'acte 
de  son  prédécesseur,  11 63. 

Raimond  d'Opol,  mort,  d'après  l'ins- 
cription de  son  tombeau,  le  j8  août  1243. 

Arnaud  de  Biure  paraît  dans  une  vente 
en  1277;  il  vivait  encore  en  1294  &  1299. 

M DE  T ,  prieur  le  14  novembre 

i38o. 

'  Archives  du  chapitre  de  Llado. 


Guillaume,  10  mars  i386;  reconnais- 
sance de  Pierre  Bonnet  de  Montesquiu. 

F.  Agullana,  20  mai  1409. 

Jacques  Serra,  avril  1433. 

Jean-Bernard  Arnaud,  chanoine 
d'Elne,  prévôt  du  Vilar  le  21  août  i536. 

Fontclara.  —  Ce  petit  monastère,  cons- 
truit sur  les  bords  du  Tech,  au  pied  de  la 
roche  fortifiée  de  la  Brède,  était  dédié  à  la 
Madeleine.  Il  paraît  dans  les  actes  dès  l'an 
1201.  On  a  cru  longtemps  que  cette  petite 
communauté  dépendait  deSaint-Geniès  des 
Fontaines,  mais  plusieurs  actes  qui  s'y  rap- 
portent prouvent  qu'elle  n'était  pas  com- 
posée de  moines  de  l'ordre  de  Saint-Benoît, 
mais  de  chanoines.  Le  plus  ancien  acte  est 
l'achat  d'une  vigne  fait  par  Pierre  Ferrer  & 
ses  confrères  à  Adalbert  de  Banyuls. 

En  1221,  Arnaud,  prieur,  reçoit  de 
Guilleni  de  Montesquiu  deux  moulins  si- 
tués au  terroir  de  Saint-Estève  d'e  Nidolé- 
ras.  Le  même  Arnaud  paraît  encore  dans 
un  acte  du  9  mai  1228. 

BÉRENGER,  prieur,  dans  une  donation 
de  Pierre  Salto  &  de  sa  femme,  du  18  oc- 
tobre 1272.  En  1281,  il  reçoit  un  serf  de 
Sybille  d'Ortaffa,  femme  de  Guillem  de 
Durban.  Enfin,  il  paraît  encore  comme  té- 
moin dans  un  acte  du  25  mars  1283  &  fait 
diverses  acquisitions  en  1286  &  1288,  de 
concert  avec  les  chanoines  de  son  église. 

Arnaud,  i3o6,  21  mars,  confirme  la 
vente  d'une  terre  relevant  de  l'abbaye. 
En  i3i4,  le  même  ratifie  un  abandon  fait 
par  un  feudataire  du  chapitre  à  la  maison 
du  Llado. 

Pierre  d'Axat,  inféodations  du  i5  août 
i322,  du  2  octobre  1829  &  du  16  avril  1334. 

Jean  de  Bordas,  vente  du  22  août  i35o 
&  accensement  du  6  août  1364. 

François  Luquesi,  inféodation  du  14 
janvier  1889. 

François  Mareschot,  témoin  dans 
des  actes  notariés  des  27  mars  1440  &  27 
mars  1444. 

A  partir  du  milieu  du  quinzième  siècle, 
l'histoire  de  Fontclara  devient  complète- 
ment obscure. 

Saînt-Esiève-sur-Tet.  —  La  plus  ancienne 
mention  de  cet  établissement  religieux  re- 


NoTE 

i53 


Nori: 
i53 


79- 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


monte  à  l'an  qdS,  date  d'un  échange  entre 
l'abbé  nommé  Fraudalde  &  Riculfe  II,  évê- 
qiie  d'Elne.  A  cette  époque,  l'abbaye  ren- 
fermait douze  moines,  y  compris  l'abbé. 
Le  18  février  991,  acquisition  par  voie 
d'échange  de  l'alleu  de  Cavenach,  faite  par 
l'abbé  Riculfe  de  l'évèque  d'Elne  Aude- 
sinde.  Tombé  entre  les  mains  des  laïques 
à  la  fin  du  dixième  siècle,  le  couvent  était 
possédé,  au  commencement  du  siècle  sui- 
vant, par  le  comte  de  Besalu;  il  est  men- 
tionné dans  son  testament  de  l'an  1020,  au 
nombre  des  possessions  transmises  par  ce 
seigneur  à  son  fils  Guillaume.  Quelques 
années  après,  la  régularité  ayant  été  réta- 
blie dans  plusieurs  monastères  du  pays,  ce- 
lui de  Saint-Estève  fut  soumis  à  l'abbaye  de 
la  Grasse;  la  bulle  accordée,  en  11 19,  par 
Gélase  II,  à  cette  abbaye,  l'énuraère  parmi 
ses  immenses  possessions;  à  cette  époque, 
il  semble  n'avoir  plus  été  qu'un  simple 
prieuré,  &  la  bulle  ne  l'appelle  pas  monas- 
terium,  mais  ecclesia. 

Guii.LEM,  prieur,  paraît  dans  une  dona- 
tion à  titre  viager  faite  à  Raimond  Casais, 
de  Perpignan,  du  consentement  de  l'abbé 
de  la  Grasse  "  (2  août  1208). 

GuiLLEM  D'Alluri,  prieur,  dans  un 
accensement  du  8  septembre  1236,  fait  à 
Estève  Géraud  &  à  sa  femme  Mathilde. 

Jean,  prieur,  17  août  1254;  il  reçoit 
comme  sœur  donate  Guillemette  Simorra, 
de  Saint-Estève. 

Bertrand  de  Mii.Ach,  prieur,  avait 
contestation,  le  i5  janvier  1297,  avec 
Françoise,  fille  de  Guillem  de  Villarasa, 
au  sujet  d'un  bois  situé  dans  le  terroir  de 
Saint-Mamert. 

En  i363,le  cardinal  Nicolas  était  prieur; 
son  procureur  dut  transiger  avec  le  fer- 
mier des  biens  du  prieuré,  qui  ne  pouvait 
payer  la  rente  de  deux  cents  livres  stipu- 
lée par  le  contrat,  à  la  suite  des  pillages 
des  gens  de  guerre;  ces  derniers  étaient 
soit  les  compagnons  de  Henri  de  Traus- 
tamare,  soit  les  réfugiés  politiques  du 
royaume  d'Aragon. 

Alphonse  de  Cruyllas,  abbé  de  Vall- 
bona  &  prieur  de  Saint-Estève,  confirme 
une  vente  le  25  avril  1589. 

'  Bibliothèque  pivblique  de  Perpignan. 


En  1592,  une  bulle  de  Clément  VIII 
réunit  le  prieuré  de  Saint-Estève  &  celui 
de  la  Garriga  à  Saint-Martin  de  Canigou; 
en  1697,  un  religieux  de  la  Grasse  vint  en 
prendre  possession  en  qualité  de  prieur, 
nommé  par  l'archevêque  de  Bordeaux,  abbé 
commendataire. 

Notre-Dame  del  Camp,  —  Ce  monastère, 
auquel  quelques  auteurs  attribuent  sans 
preuve  une  origine  carolingienne,  semble 
avoir  été  fondé  par  divers  seigneurs  des 
environs,  dans  le  courant  du  douzième  siè- 
cle. C'est  ce  qui  ressort  d'un  jugement 
rendu  entre  Arna\id  II,  évêque  d'Elne,  & 
Pierre-Rigal,  prieur  de  Notre-Dame  de 
Vila-Bertrand,  au  diocèse  de  Girone;  le 
jugement  date  de  1087  à  1096,  l'acte  qui  l'a 
conservé  est  de  1118.  A  l'en  croire,  Rai- 
mond-Guillem  Rocaberti  aurait  donné  ce 
lieu  à  l'évèque  Artaud;  celui-ci  y  aurait 
fait  installer  une  communauté  de  chanoi- 
nes par  un  de  ses  clercs,  nommé  Henri; 
plus  tard,  Raimond-Guillem  disposa  de 
nouveau  de  cette  propriété,  cette  fois  en 
faveur  de  Notre-Dame  de  Vila-Bertrand, 
&  ce  fut  alors  que  l'église  d'Elne  dut  obte- 
nir un  jugement  pour  invalider  cette  se- 
conde donation,  faite  contre  ses  droits. 
Les  successeurs  d'Artaud,  héritiers  de  ce 
patronage,  continuèrent  à  couvrir  le  nou- 
veau monastère  de  leur  protection;  une 
bulle  d'Alexandre  III,  de  l'an  ii63,  énu- 
mère  ses  nombreuses  possessions,  parmi 
lesquelles  plusieurs  églises  données  par 
eux  dans  le  courant  du  douzième  siècle. 

Les  chanoines  de  Notre-Dame  del  Camp 
élisaient  librement  leurs  prieurs;  une  des 
singularités  de  leur  règle  était  le  vœu  de 
stabilité;  une  fois  entrés  dans  le  couvent, 
ils  ne  pouvaient  plus  s'en  éloigner  sans 
une  lettre  d'obédience  du  prieur  les  y  au- 
torisant. 

Voici  les  prieurs  dont  on  a  pu  retrouver 
le  nom  : 

Henri,  qui  réunit  &  organisa  la  com- 
munauté par  ordre  de  l'évèque  Artaud, 
vers  l'an  1070. 

Raimond  souscrit,  le  21  août  11 16-,  l'acte 
de  consécration  de  l'église  de  Torderas. 

Pons,  prieur  en  1148.  Il  obtint,  en  1 163, 
du  pape  Alexandre  III,  la  bulle  plus  haut 


Note 
i53 


Note 
i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


indiquée,  confirmant  les  possessions  de 
l'abbaye  &  renouvelant  ses  privilèges. 

Raimond,  1199,  arbitre  dans  un  accord 
entre  Raimond  de  Tulujes,  ministre  de 
Sira  &  Gensane  Fine  de  Vilamulaca. 

GuiLLEM  fait,  en  1204,  un  échange  avec 
le  commandeur  de  Mas-Deu. 

Pierre,  1248,  fait  remise  de  quelques 
redevances  dues  par  Saint-Martin  du  Cani- 
gou. 

GuiLLEM  DE  LlAURO,  1 248  ;  à  cette 
époque,  le  monastère  renfermait  six  cha- 
noines. 

Bernard,  19  octobre  i3oi,  ratifie  une 
vente  faite  à  Bernard  Montella. 

Dalmace,  29  avril  1895,  obtient  du  juge 
royal  une  sentence  qui  lui  restitue  la  juri- 
diction civile  du  lieu  de  Passa. 

GuiLLEM  Moles,  22  septembre  1480, 
règle  le  paiement  des  taxes  apostoliques. 

Raimond  Bach,  16  août  1442,  témoin 
dans  un  acte  notarié. 

Raimond  de  Salvetat,  5  avril  1468, 
transige  avec  la  communauté  de  Saint-Jean 
de  Perpignan  pour  la  perception  des  dîmes 
de  Vilar-Mila.  Charles  de  Martigni,  évé- 
que  d'Elne,  bénit  l'église  del  Camp  le 
16  septembre  1488.  Raimond  paraît  encore 
dans  un  acte  capitulaire  de  i520,  qui  ne 
mentionne  que  six  chanoines  dont  trois 
dignitaires  :  prieur,  camérier  &  infirmier. 

En  1592,  Clément  VIII  sécularisa  le  mo- 
nastère. 

Jérôme  Ribera,  prieur  en  i6i5. 

Aux  dix-septième  &  dix-huitième  siècles, 
le  prieuré  fut  donné  en  commende  par  la 
cour  de  Rome  à  différents  membres  de  la 
famille  de  Lanti.  En  même  temps,  les  ca- 
nonicats  disparaissaient  les  uns  après  les 
autres;  le  dernier  fut  réuni,  en  1786,  à 
Saint-Mathieu  de  Perpignan,  par  l'évèque 
Jean  d'Agay. 

Saint-Sàuveur  de  Sira.  —  Ce  monastère, 
situé  dans  un  pays  marécageux,  vers  An- 
gyls  &  Vilamulaca,  paraît  dans  les  actes  à 
la  fia  du  douzième  siècle.  Soumis  à  la  règle 
de  Saint-Benoît,  il  n'eut  jamais  une  exis- 
tence très-brillante.  En  n86,  le  chef  de 
la  communauté  était  uif  certain  Guillem  de 
Eclei,  qui  prenait  le  titre  de  f;ubernator, 
qu'on  peut  traduire  par  celui  de  comiiian- 


793 

deur.  En  1198,  il  était  remplacé  par  un 
certain  Raimond  de  Tulujes,  moine  &  mi- 
nistre (monachus  &■  minister)  ;  à  cette  date, 
il  reçut  une  oblate,  Estelle,  mère  de  Rai- 
mond de  Maurellas,  qui  leur  donna  une 
borde  au  pays  de  Céret  pour  former  sa  do-t 
&  promit  d'être  fidèle  à  l'abbé  &  utile  à  la 
congrégation.  Le  même  fit,  l'année  sui- 
vante, une  transaction  avec  Gensane  Fine 
de  Vilamulaca,  par  l'entremise  de  Rai- 
mond, prieur  de  Notre-Dame  del  Camp. 
En  1201,  il  reçut  différents  biens  ruraux 
de  Hugues  de  Tatzo. 

Dès  1238,  la  maison,  tombée  en  déca- 
dence, dépendait  du  monastère  de  Saint- 
Sauveur  de  Bréda,  au  diocèse  deGirone; 
une  bulle  d'Innocent  IV,  datée  du  3  oc- 
tobre 1246,  indique  parmi  les  possessions 
de  ce  dernier  monastère  une  église  de 
Saint-Sauveur,  dans  le  diocèse  d'Elne,  qui 
ne  peut  être  que  celle  de  Sira.  En  i25o, 
nous  voyons  encore  paraître  un  prieur, 
Bernard  de  Pineda,  qui  consent  l'enga- 
gement de  quelques  propriétés  du  mo- 
nastère. En  1258,  on  trouve  une  tran- 
saction avec  la  commanderie  voisine  de 
Mas-Deu;  à  cette  époque,  Guillem  de 
Cesponiis  était  prieur;  cet  accord  fut  ratifié 
par  l'abbé  de  Bréda.  La  maison  de  Sira  fut 
vendue  par  l'abbé  de  ce  monastère  aux  hos- 
pitaliers de  Mas-Deu,  en  i373.  Ce  n'était 
plus  qu'une  ferme,  que  l'abbé  d'Arles  se 
chargea  de  remettre  aux  nouveaux  posses- 
seurs. Plusieurs  actes  semblent  indiquer 
que  ce  petit  monastère  de  Sira  était  une 
sorte  de  maison  hospitalière,  &  qu'on  y 
recevait  tant  des  femmes  que  des  hommes. 

Possessions  de  l'abbaye  de  Saint-Hilaire 
du  Lauquet,  en  Roussillon.  —  Celle  de  l'Al- 
bère.  En  855,  Saint-Hilaire  y  possédait 
deux  églises,  l'une  dédiée  à  saint  Martin, 
l'autre  à  saint  Jean.  Au  quatorzième  siècle, 
chacune  de  ces  églises  formait  paroisse, 
mais  elles  n'appartenaient  plus  à  Saint-Hi- 
laire. —  Celle  de  Nidoléras.  Appartenait  à 
Saint-Hilaire  en  855;  l'église  était  dédiée 
à  saint  Etienne.  A  la  fin  du  dixième  siècle, 
l'abbaye  avait  perdu  cette  possession  éloi- 
gnée; elle  lui  fut  restituée  par  Raimond, 
comte  de  Comniinges.  Au  treizième  siècle, 
une  partie  du  petit  bourg  de  NiJolér4i  fut 


Note 
i53 


Note 
i53 


794 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


acquise  par  Saint-Hilaire  du  seigneur  du      Garrigue;  à  cette  époque,  elle  eut  débat 


Note 
i53 


lieu  (acte  de  i235);  au  seizième  siècle,  Ni- 
doléras  était  réuni  à  la  prévôté  de  Ganius. 
—  Prévôté  de  Garrius.  Le  lieu  de  ce  nom 
ne  fut  acquis  par  l'abbaye  de  Saint-Hilaire 
qu'au  mois  de  février  1260  (v.  st.),  de  Rai- 
moiid  de  Pasols,  chevalier,  moyennant  la 


avec  l'infant  d'Aragon,  qui  prétendait  que 
cette  terre  dépendait  de  son  père  Jacme  I; 
l'abbé  prouva  qu'elle  lui  avait  été  donnée 
par  Ermengaud  de  Vernet,  Guillem  de  Pia 
&  les  seigneurs  de  Péracals.  En  i3o8,  le  roi 
de  Majorque  permit  au  prieur  de  la  Gar- 


somme  de  cinq  mille  six  cents  sous  de  Bar.      rigue  de  présenter  un  candidat  à  la  place 


celone.  Ce  lieu  devint  une  prévôté.  En 
i320,  le  prévôt  Guillaume  reçoit  une  re- 
connaissance; en  1829,  il  obtient  contre 
le  roi  de  Majorque  le  droit  de  nommer  le 
bailli,  le  juge  &  le  camérier.  En  1425,  nous 
trouvons  comme  prévôt  Pierre  Arufat;  en 
1455,   Antoine   André.  A   partir  de   cette 


de  banîer  à  la  nomination  du  viguier  de 
Roussillon.  Eu  1875,  le  prieur  Pierre-An- 
dré devint  abbé  de  Villelongue.  En  1898, 
une  sentence  accorda  à  Jacques  Pallarès, 
prieur,  la  dîme  de  la  pêche  à  Garrius. 
Trois  ans  plus  tard,  Jean  I  accorda  à  la 
communauté  la  jouissance  d'une  partie  des 


époque  on  ne  sait  ce  que  devint  cet  éta-      bois  voisins.  En  1428,  le  même  Pallarès, 
blissement.  L'église  de  Garrius  était  dédiée 
à  sainte  Cécile. 

Possessions  de  Vahhaye  de  Fontfro'de  en 
Roussillon.  —  La  plupart  des  possessions 
de  cette  abbaye  en  Roussillon  lui  furent 
données  au  douzième  siècle  ou  furent  ac- 
quises par  elle  dans  le  courant  du  trei- 
zième. Les  principales  se  trouvaient  à  Pu- 
jols,  près  d'Argelès.  Mais  ces  possessions 
lointaines,  exposées  aux  ravages  des  armées 
françaises  &  aragonaises,  séquestrées  par 
les  baillis  de  Perpignan  à  chaque  déclara- 
tion de  guerre,  perdirent  rapidement  leur 
valeur  &,  à  la  fin  du  treizième  siècle, 
c'était  à  peine  si  les  moines  pouvaient  en 
retirer  le  tiers  des  revenus.  En  i58o,  tous 
ces  domaines  réunis  ne  furent  affermés 
que  trois  cents  livres  de  Perpignan;  quel- 
ques années  plus  tard,  cette  somme  était 
descendue  à  deux  cent  quatre-vingts.  Font- 
froide  avait  dû  en  abandonner  une  partie 
dès  l'an  i565,  moyennant  la  somme  de  cent 
quarante  écus  d'or;  l'acquéreur  fut  Saint- 
Jean  de  Perpignan;  l'abbé  se  réserva  cer- 
tains droits  de  mutation;  cette  aliénation 
fut  confirmée  par  Pie  V  en  i566.  En  1786, 
ces  terrains  rapportaient  à  la  communauté 
de  Saint-Jean  sept  mille  livres  tournois  de 
rente,  sur  lesquelles  il  fallait  prélever  une 
redevance  annuelle  de  mille  quatre-vingt- 
cinq  livres  due  à  Fontfroide. 

Possessions  de  Villelongue  en  Carcasses. — 
Cette  abbaye  possédait,  dès  1269,  une  celle 
ou  église  rurale  au  lieu  dit  Masviel  ou  la 


encore  prieur,  acheta  jusqu'à  la  valeur 
de  cent  dix  livres  de  bois  aux  environs. 
En  1598,  Clément  VIII  unit  ce  prieuré  à 
Saint-Martin  du  Canigou,  qui  le  possédait 
encore  en  1728.  —  Saint-Sébastien  de  Mu~ 
dagons.  Cette  petite  grange,  qui  dépendait 
directement  de  la  maison  précédente,  fut 
acquise,  au  commencement  du  treizième 
siècle,  par  l'abbé  de  Villelongue,  Armand. 
Elle  comprenait  une  cure  &  une  chapelle- 
nie,  qui  furent  réunies  par  décision  du 
concile  de  Bâle;  à  cette  époque,  elle  ne 
rapportait  par  an  que  vingt-cinq  livres  de 
Catalogne. 

Notre-Dame  de  Cornella  de  Confient.  — 
Cette  collégiale,  soumise  à  l'ordre  de  Saint- 
Augustin,  existait  dès  le  mois  de  mars  ioo5, 
date  de  la  donation  du  lieu  de  Cornella 
par  l'évêque  d'Elne,  en  échange  de  l'église 
d'Escaro.  En  1095,  le  comte  de  Cerdagne, 
Guillaume-Ilaimond ,  la  recommanda  en 
mourant  à  son  fils  Guillaume- Jourdain  & 
lui  fit  de  nombreuses  donations.  Celui-ci 
exécuta  les  volontés  dé  son  père  deux  ans 
plus  tard,  régla  l'ordre  des  distributions 
intérieures  &  le  service  des  chanoines  heb- 
domadiers.  Il  n'oublia  pas  non  plus  le 
monastère  dans  le  testament  qu'il  fit  en 
1102,  au  moment  de  partir  pour  la  Terre 
sainte.  La  communauté  était  administrée 
par  un  prieur,  nommé  par  le  comte,  en 
qualité  de  patron  héréditaire.  Une  charte 
de  1828  nous  fait  connaître  les  offices  sui- 
vants dans  le  couvent  :  prévôt,  camérier, 
sacristain  &  infirmier,  en  tout  six  chanoi- 


Note 
ià3 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


795 


nés  dont  cinq  dignitaires,  plus  six  prêtres 
bénéficiers,  astreints  comme  les  autres  à 
la  vie  canonique,  mais  n'ayant  voix  au 
chapitre  que  qi;and  il  s'agissait  d'intérêts 
purement  matériels.  On  y  comptait  encore 
trois  oblats,  remplissant  les  fonctions  de 
cuisinier,  jardinier  &  bouvier,  plus  quatre 
serviteurs,  un  pour  chacun  des  officiers 
claustraux.  En  i368,  nous  voyons  encore 
un  sous-prieur.  A  la  communauté  apparte- 
naient les  quatre  prévôtés  de  Saint-Pierre 
de  la  Roca,  de  Saint-Jacques  de  Camarola, 
de  Marinyans  &  d'Auleta;  on  ne  sait  pres- 
que rien  à  leur  sujet;  elles  paraissent  jus- 
qu'au seizième  siècle.  Déjà  sécularisé, 
dit-on,  vers  1484,  Cornella  le  fut  défini- 
tivement par  Clément  VIII,  en  1692,  en 
même  temps  que  tous  les  chapitres  analo- 
gues du  pays.  A  la  fin  du  dernier  siècle,  les 
prieurs  avaient  huit  mille  livres  de  rente 
&  les   chanoines   de  huit  à  douze   cents. 

Voici  quelques  indications  sur  les  prin- 
cipaux prieurs  du  monastère  : 

Bernard,  cité  en  février  ii36;  recou- 
vra son  église  de  Notre-Dame. 

PoNS;  on  le  rencontre  depuis  août  1173 
jusqu'en  aoiit  1178. 

GisPERT,  octobre  1178. 

Pons,  3o  avril  1186. 

Bérenger,  avril  &  octobre  1206. 

Bernard,  7  février  1216  (v.  st.);  reçut, 
à  cette  date,  une  donation  de  Nuiîez  San- 
che,  seigneur  de  Roussillon,  Gonflent  8c 
Cerdagne,  pour  restaurer  son  église. 

Michel,  i233,  fut  aussi  l'objet  des  libé- 
ralités du  même  seigneur. 

GuiLLEM  d'Axat,  septembre  1254, 
achète  la  forge  de  Cornella  &  plusieurs 
droits  féodaux  de  Jacques,  roi  d'Aragon;  il 
fut  député  par  lui  pour  conclure,  avec  saint 
Louis,  la  paix  de  Corbeil,  en  i258. 

Bernard,  i"  janvier  1262.  Son  épita- 
phe,  aujourd'hui  conservée  dans  le  cloître, 
le  fait  mourir  en  1286. 

Michel,  1287,  achète  une  terre  &  un 
château  de  Pierre  de  Fulla. 

Raimond  de  Céret,  septembre  i3o3; 
dans  un  acte  du  roi  de  Majorque,  Jacques, 
de  i3o5,  il  transige  avec  le  domaine  royal, 
au  sujet  de  ses  pâturages  de  Gonflent. 

Bernard,  mort  en  1319,  d'après  son 
épitaphe  qui  existe  encore  aujourd'hui. 


Bernard  de  Banyuls,  2  octobre  1328, 
règle  la  distribution  des  portions  canoni- 
cales  ou  prébendes. 

Pierre  Jaubert,  février  1342;  en  i35i, 
il  reçut  du  roi  Pierre  IV  le  manoir  de  Cor- 
nella. Il  était  encore  prieur  en  i36i.  En 
1370,  il  fut  chargé  par  le  pape  de  relever 
d'excommunication  les  consuls  de  Perpi- 
gnan. 

Arnaud,  17  mai  i38o,  souscrit  les  rè- 
glements synodaux  de  l'église  d'Elne. 

Denis  Martin  Oller  del  Pomar, 
14  janvier  1426. 

Louis  de  Berga,  1437-1440.  Il  fut  sus- 
pendu de  l'exercice  de  ses  fonctions  par 
Gauceran,  évèque  d'Elne,  &  remplacé  par 
l'infirmier. 

Bénezet  Pallars,  curé  de  Mosset,  fut 
nommé  prieur  par  Nicolas  V  en  1448,  à  la 
suite  de  la  démission  du  précédent,  plus 
que  septuagénaire.  Il  paraît  encore  l'an- 
née suivante. 

Jean  Félip,  infirmier,  régissait,  le  21  no- 
vembre 1452,  le  prieuré  alors  vacant. 

Gauderique  Colomer,  9  mai  1460  & 
16  mai  1467. 

Martin  de  Cessa,  1497-1505. 

Pierre  Lopez  de  Arcos,  14  septembre 
i5o8. 

François  Ayxart,  i"  septembre  1524. 

Jean  Michel  Cahors  résigne,  le  25 
avril  i538,  en  faveur  du  suivant 

Maurice  Pujol,  février  1539. 

Jean  Domenech,  présenté  par  le  pro- 
cureur du  roi  d'Espagne  le  28  février  1539. 

Jean  Fillols,  chanoine  de  La  Real, 
agréé  par  Charles-Quint  le  18  juillet  1541. 

Baudile  Agullana,  i566-i574. 

N.  Sabater,  1584. 

HiPPOLYTE  FrIGOLA,  1606-1612. 

Sébastien  Perarnau,  1618-1619. 

N.  Sanyas,  i63o. 

François  Pastor,  i652. 

Jean  Gelada  était  morten  avril  1664. 

François  de  Sagarra,  pourvu  en  avril 
1664,  résigna  en  faveur  du  suivant,  le 
29  janvier  i68d. 

Antoine  de  Sadorna  et  de  Sagarra, 
1685-1712, 

Les  jésuites  obtinrent,  à  cette  époque, 
le  temporel  du  prieuré;  mais,  lors  de  la 
suppression  de  l'ordre,  la  dignité  de  prieur 


Note 
i53 


Note 
i53 


796 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
154 


y  fut  rétablie  &  DE  Montferrier  en  fut 
pourvu.  [A.  M.] 


NOTE  CLIV 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Établissements  religieux  du  diocèse 
de  Lavaur. 

LA  petite  ville  de  Lavaur,  située  dans  le 
département  du  Tarn,  sur  les  bords  de 
l'Agout,  ne  paraît  pas  avant  le  milieu  du 
onzième  siècle;  à  cette  époque,  elle  était 
déjà  ancienne  &  formait  un  castrum  de 
quelque  importance,  puisqu'elle  avait  deux 
églises;  l'une,  dédiée  à  saint  Christophe, 
fut  donnée  à  l'abbaye  de  Conques  vers 
io65  par  un  certain  Guillaume  &  ses  en- 
fants; l'autre,  située  un  peu  en  dehors  de 
l'enceinte,  était  dédiée  à  saint  Alain  ou 
Elan,  Alanus  ou  Elanus ;  elle  fut  donnée 
en  1098  par  Isarn,  évèque  de  Toulouse,  fils 
de  ce  même  Guillaume,  à  Frotard,  abbé 
de  Saint-Pons  de  Thomières,  qui  y  installa 
un  prieuré  conventuel;  à  cette  époque, 
elle  était  presque  entièrement  ruinée. 
C'est  autour  d'elle  que  s'étendit  peu  à 
peu  la  ville  populeuse  &  forte  dont  les 
croisés  eurent  tant  de  peine  à  venir  à 
bout  en   1211. 

Quelques  historiens  ont  voulu  donner 
à  Lavaur  une  origine  beaucoup  plus  an- 
cienne. Les  Bénédictins,  rédacteurs  du 
GalUa  Chrîstîana,  ont,  contrairement  à  l'o- 
pinion de  D.  Vaissete,  prétendu  que  la  Vie 
qui  attribuait  à  ce  saint  Alain  la  construc- 
tion d'un  monastère  en  Albigeois  au  lieu 
de  Lavaur  était  authentique,  &  ils  admet- 
tent que  le  nom  de  Vera,  cité  par  l'Astro- 
nome dans  rénumération  des  monastères 
restaurés  par  Louis  le  Pieux  en  Aquitaine, 
représente  une  forme  un  peu  corrompue 
de  Vaurum.  Mais  ce  dernier  argument,  pour 
commencer  par  lui,  n'a  aucune  valeur;  on 
a  de  très-anciens  manuscrits  de  ce  chroni- 
queur, qui  tous  s'accordent  pour  porter 
Vera  (c.  19;  Pertz,  SS.  t.  2,  p.  617);  la 
grande  étendue  du  royaume  d'Aquitaine, 
gouverné  à    cette    époque    par    le    jeune 


Louis,  ne  permet  pas  d'ailleurs  de  déter- 
miner d'une  manière  aussi  hypothétique 
l'emplacement  de  ce  lieu,  &  une  pareille 
faute  est  ina:dmissible  de  ia  jiart  d'un  his- 
torien, particulièrement  bien  renseigné 
sur  tout  ce  qui  touche  à  l'Aquitaine.  — 
Quant  à  saint  Elan,  la  question  n'est  pas 
beaucoup  plus  difficile  à  résoudre,  il  suffit 
de  s'entendre. 

Parmi  les  saints  locaux  tant  du  midi  que 
du  nord  de  la  France,  un  grand  nombre 
sont  longtemps  restés  sans  panégyristes; 
peu  à  peu  leur  mémoire  s'est  perdue,  on  a 
oublié  l'époque  où  ils  avaient  vécu,  les 
faits  intéressants  qui  avaient  signalé  leur 
existence;  en  un  mot,  leur  personnalité 
s'est  effacée;  tel  est  saint  Alain  ou  Elan 
de  Lavaur,  tel  est  encore  saint  Béat,  au- 
quel un  ancien  monastère  du  diocèse  de 
Comminges  était  dédié  (voir  plus  haut  la 
Note  CLII).  Plus  tard,  quand  le  monastère, 
le  prieuré  eut  pris  une  plus  grande  exten- 
sion, acquis  une  certaine  célébrité,  on 
voulut  avoir  une  biographie  du  saint,  pa- 
tron de  l'église;  le  cas  ne  s'est  pas  pré- 
senté pour  saint  Béat,  dont  le  monastère 
n'a  jamais  eu  une  grande  importance;  mais 
devenu  cathédrale  au  quatorzième  siècle, 
Lavaur  sentit  le  besoin  de  donner  un  nou- 
veau lustre  à  saint  Alain.  Par  un  procédé 
littéraire,  qui  n'avait  rien  que  de  légitime 
aux  yeux  des  gens  du  moyen  âge,  les  cha- 
noines attribuèrent  à  ce  saint  devenu 
inconnu,  les  actions  de  saint  Amand,du 
célèbre  évêque  de  Maestricht,  abbé  d'El- 
none,  dont,  pour  des  raisons  encore  inex- 
pliquées ,  la  Vie  a  eu  une  grande  vogue 
dans  le  Midi  de  la  France.  Mais  comme 
au  moyen  âge  on  n'avait  pas  assez  de  dex- 
térité pour  cacher  complètement  ces  peti- 
tes supercheries,  les  moines  de  Lavaur  se 
contentèrent  de  copier  des  fragments  de  la 
vie  de  saint  Amand,en  substituant  au  nom 
du  saint  du  nord  celui  du  midi;  avec  ce  lé- 
ger changement,  ils  obtinrent  un  texte  qui 
pouvait  leur  sembler  probant.  On  n'en  a 
pas  agi  autrement  en  Bretagne,  pour  le 
saint  Alain  dont  le  culte  y  est  si  répandu, 
&  cette  fois  encore  la  vie  de  saint  Amand 
a  fait  les  frais  de  cette  nouvelle  inven- 
tion (voir  tome  I  de  cette  édition,  p.  710, 
note  I. 


Note 
I Ô4 


Note 
i54 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


797 


Si  nous  revenons  ainsi  sur  cette  ques- 
tion déjà  étudiée  à  propos  de  saint  Amand, 
c'est  qu'un  auteur  estimé  de  l'Albigeois, 
M.  Crozes,  dans  un  article  lu  à  la  Société 
archéologique  du  Midi  de  la  France  en 
i865,  a  repris  la  thèse  contraire  à  l'opi- 
nion développée  plus  haut  &  soutenu  l'.exis- 
tence  d'un  évèque  Alain  ou  Elan  qui  aurait 
vécu  au  temps  du  roi  d'Austrasie,  Sigebert, 
par  conséquent  à  la  fin  du  sixième  siècle; 
mais,  malgré  tous  ses  efforts,  M.  Crozes 
n'a  pu  trouver  qu'un  texte  du  quatorzième 
siècle  à  l'appui  de  son  opinion;  ce  sont  les 
leçons  du  missel  rédigé  en  1391  par  ordre 
de  Gilles  de  Bellemer,  évèque  de  Lavaur, 
&  publié  à  Montpellier  en  1668,  qui  se 
rattachent  au  fragment  publié  par  les  Bol- 
landistes,  tiré  par  eux  d'un  manuscrit  de 
l'église  de  Lavaur,  &  visiblement  extrait 
de  la  plus  ancienne  Vie  de  saint  Amand 
d'Elnone.  Nous  nous  en  tiendrons  donc  à 
l'opinion  de  D.  Vaissete,  &  tout  ce  que 
nous  accorderons  à  M.  Crozes,  c'est  l'an- 
cienneté de  l'existence  de  saint  Elan,  sur 
le  tombeau  duquel  s'élevait  une  église  déjà 
ancienne  en  IC98  &  possédée  à  cette  épo- 
que par  des  laïques. 

L'église  Saint-Alain  de  Lavaur  fut  recons- 
truite en  1254,  avec  le  produit  des  amendes 
imposées  aux  habitants  par  les  Inquisi- 
teurs. C'est  donc  un  monument  gothique 
du  treizième  siècle,  sans  bas  côtés.  A  peu 
près  achevée  dans  ce  siècle,  elle  devint 
cathédrale  en  i3i7,  &  en  i368,  ayant  be- 
soin de  réparations,  elle  obtint  des  conces- 
sions d'indulgences  des  prélats  rassemblés 
au  concile  provincial  de  Lavaur  (Crozes, 
ut  supra,  25-20).  En  1469,  la  nef  fut  agran- 
die par  l'évéque  Jean  de  Viger.  Enfin  en 
i5l4,  Simon  de  Beausoleil,  nommé  évèque, 
fit  bâtir,  sur  le  modèle  de  Sainte-Cécile 
d'Albi,  le  choeur  &  un  jubé  aujourd'hui 
disparu. 

Le  prieuré  de  Saint-Alain  de  Lavaur, 
qui  dépendit  jusqu'au  quatorzième  siècle 
de  Saint-Pons  de  Thomières,  fut  érigé  en 
cathédrale  par  le  pape  Jean  XXII  &  placé 
par  lui  sous  l'autorité  de  la  nouvelle  mé- 
tropole de  Toulouse.  Une  bulle  du  22  fé- 
vrier i3i7  fixa  les  limites  du  nouveau  dio- 
cèse, énuméra  les  paroisses  qui  en  feraient 
partie  &  déclara  qu'en  attendant  une  dé- 


cision définitive,  l'évéque  percevrait  les 
revenus  que  l'ancien  évèque  de  Toulouse 
levait  sur  les  paroisses  qui  venaient  d'y 
être  comprises.  Le  même  jour,  le  pape  ins- 
titua &  organisa  le  chapitre  de  la  nouvelle 
église. 

Cet  acte  nommait  douze  chanoines,  qua- 
tre hebdomadiers,  vingt-huit  chapelains, 
deux  diacres,  deux  sous-diacres,  huit  clercs 
&  huit  enfants  de  chœur.  L'évéque,  sans 
être  chanoine,  eut  séance  &  voix  au  cha- 
pitre. Le  premier  dignitaire  fut  le  prévôt; 
vinrent  ensuite  l'archidiacre,  le  sacristain 
&  le  préchantre;  ce  dernier  n'était  qu'un 
simple  officier.  Le  prévôt  eut  quatre-vingts 
livres  de  revenu  en  sus  du  revenu  des  cha- 
noines &  les  autres  dignitaires  eurent  un 
supplément  de  quarante  livres.  Les  chanoi- 
nes avaient  trente  livres  tournois.  La  rente 
canoniale  était  de  quarante  livres  dix- 
huit  sous.  En  i332,  une  bulle  du  même 
pape  vint  permettre  à  la  congrégation  de 
disposer  librement  des  fruits  &  des  biens 
dépendants  de  leur  mense  capitulaire,  & 
de  les  répartir  comme  elle  le  jugerait  à 
propos;  c'était  détruire  tous  les  effets  de  la 
bulle  de  i3i7,  qui  n'avait  probablement 
pas  pu  s'exécuter.  En  i387,  le  pape  Clé- 
ment VII  unit  au  chapitre  l'église  parois- 
siale de  Saint-Pierre  Je  Frot-^eno ;  elle  était 
à  ce  moment  possédée  par  Bertrand,  évè- 
que d'Ostie,  qui  l'abandonna  moyennant 
une  pension  annuelle  de  cent  cinquante 
francs  d'or  payable  par  moitié  à  la  Tous- 
saint &  à  l'Ascension  (t[uittance  de  1390). 
Parmi  les  charges  qui  pesaient  à  cette  épo- 
que sur  les  gens  d'Eglise,  aucune  n'était 
plus  lourde  que  les  droits  dus  à  la  Cham- 
bre apostolique;  en  1393,  l'évéque  lui  de- 
vait la  somme  de  trois  mille  deux  cent  cin- 
quante francs  d'or  qu'il  ne  pouvait  payer; 
il  dut  engager  à  un  marchand  de  Lucques 
les  revenus  de  son  diocèse  jusqu'à  concur- 
rence d'une  pareille  somme  (bulle  de  Clé- 
ment VII  de  1393). 

Ces  exactions,  les  guerres  &  les  mal- 
heurs publics  finirent  par  réduire  le  cha- 
pitre à  la  plus  grande  pauvreté.  En  1419, 
pour  le  relever  un  peu,  le  pape  Martin  V 
lui  unit  l'église  paroissiale  de  Viviès  près 
Lavaur,  afin  de  réparer  les  torts  causés  par 
les  sécheresses  &  les  épidémies.  En  i435, 


Note 
164 


Note 
164 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


798 

le  concile  de  Bâle,  procédant  à  la  ré- 
forme de  l'administration  de  l'Eglise,  sur 
la  plainte  du  chapitre  de  Lavaur  &  des 
autres  bénéficiers  du  diocèse ,  chargea 
l'évèque  de  Saint-Papoul  &  les  officiaux 
de  Carcassonne  &  d'Albi  de  réduire  les 
taxes  dues  à  la  Chambre  apostolique.  A 
ce  moment  &  d'après  l'enquête  qui  fut 
faite,  les  revenus  du  chapitre  étaient  di- 
minués de  moitié;  la  taxe  fut  elle-même 
réduite  d'autant;  le  chapitre  eut  à  payer 
douze  livres  quinze  sous  au  lieu  de  vingt- 
sept  livres  dix-huit  sous  &  l'évèque  trente 
livres  deux  sous  six  deniers  au  lieu  de 
soixante-trois  livres  deux  sous  tournois 
(acte  du  2  juillet  1439).  En  1445,  l'évèque 
Jean  abandonna  à  la  communauté  les 
fruits  &  dîmes  de  l'église  de  Jonquières, 
moyennant  un  revenu  annuel  de  vijigt-huit 
livres  tournois ,  employées  à  entretenir 
lin  prêtre  nommé  par  l'évèque  &  chargé 
de  dire  une  messe  quotidienne  pour  le 
salut  de  son  âme,  soit  dans  la  chapelle  de 
l'évêché,  soit  partout  où  il  plairait  à  l'évè- 
que. En  1463,  le  pape  Pie  II  réunit  à  la 
mense  capitulaire  les  églises  paroissiales 
de  Saint-Léon  &  de  Saint-Martin  de  Mas- 
sac,  à  la-suite  de  pestes  &  mortalités  qui 
avaient  réduit  de  moitié  les  revenus  du 
chapitre.  En  1481  ,  celui-ci  eut  des  dé- 
mêlés avec  les  consuls  pour  le  paiement 
des  tailles;  après  longues  contestations, 
l'affaire  fut  réglée  par  acte  du  20  janvier 
de  cette  année;  cet  accord  portait  en  sub- 
stance qu'à  l'avenir  tout  chanoine  faisant 
résidence  pourrait  posséder  sans  avoir  à 
payer  la  taille  une  maison  de  la  valeur  de 
cent  écus  avec  un  jardin  d'une  émine  d'é- 
tendue &  une  séterée  de  terre;  le  terrain 
dut  être  mesuré  avec  la  perche  (.pagella), 
dont  la  longueur  venait  d'être  arrêtée  cette 
année  même  par  les  consuls.  Les  prêtres 
bénéficiers  attachés  au  chapitre  jouirent 
du  même  privilège  pour  une  maison  d'une 
valeur  de  cinquante  écus  &  pour  un  jardin 
&  un  terrain  moitié  moins  étendu.  La  ré- 
sidence fut  obligatoire  pour  les  uns  comme 
pour  les  autres.  On  excepta  de  ce  privilège 
les  maisons  situées  dans  les  rues  marchan- 
des ou  habitées  par  des  artisans,  tels  que 
mécaniciens.  Les  maisons  possédées  par  les 
chanoines  &  gens  d'Eglise  durent  perdre 


leur  droit  à  l'exemption,  aussitôt  qu'elles 
sortiraient  de  leurs  mains.  Le  bedeau  du 
chapitre  fut  déclaré  exempt  à  perpétuité 
des  tailles  personnelles  (pro  capîie).  Enfin 
les  chanoines  furent  déclarés  exempts  de 
toutes  tailles  &  impôts  quels  qu'ils  fussent, 
qui  pourraient  être  établis  à  l'avenir,  quel 
que  tût  leur  nom  ou  leur  nature. 

En  1484,  la  peste  faisait  de  tels  ravages 
à  Lavaur  que  le  séjour  de  cette  ville  était 
devenu  extrêmement  dangereux;  le  chapi- 
tre prit  donc  une  délibération,  approuvée 
un  peu  plus  tard  par  le  pape  Innocent  VII, 
&  portant  qu'à  l'avenir  les  chanoines  pour- 
raient s'absenter  sans  cesser  de  recevoir  les 
distributions  qui  n'étaient  d'ordinaire  ac- 
cordées qu'aux  membres  présents;  le  même 
acte  déclara  qu'une  résidence  régulière  de 
trois  mois  consécutifs  compterait  comme 
présence;  on  stipula  seulement  que  les 
chanoines  résideraient  dans  le  diocèse  de 
Lavaur.  On  trouvera  en  note  le  préam- 
bule de  cet  acte  intéressant'.  Le  fléau 
ayant  repris  en  iSzô,  le  pape  Clément  VII 
institua  dans  l'église  cathédrale  deux  nou- 
veaux hebdomadiers  à  la  place  de  ceux  que 
la  contagion  empêchait  de  faire  leur  ser- 
vice. 


'  In  notnine  Domini,  amen.  Noverint  univers! 
quod  cum,  sicut  Domino  placuerit,  ingentes  ac 
graves  pestilenciae  ac  pestiferae  mortalitates  civi- 
tatem  Vaurensem  priscis  temporibus  invaserin.t  ac 
depopiilaverint,  aeris  intempérie  inibi  persaepe 
vigente ,  hoc  causante  hacque  de  re  ecclesiam 
^'aurensem  infra  ambitum  illiussitam  suis  alump- 
nis  canonicis  saepe  viduari  contigerit,  quibus  ex 
debito  offîcii  regimen  illius  est  commissum,  ex  qui- 
bus aliqui  unde  vitam  inopem  sustentare  aliunde 
non  habentes,  praeterquam  ex  fructibus  distribu- 
tionum  cothidianarum  tamtum  praesentibus  in  illa 
cothidie  dari  solitis,  periculis  pestiferis  ac  conta- 
giosis  sponte  se  exponentes,  inraaturae  mortis  saeva 
conditione  prevenii  gliidio  pestifero  feriti  dies  suos 
clauserunt  in  Domino,  alii  consilio  medicorum 
ducti  per  mundum  vagantes  in  opprobrium  cleri 
ac  dictae  ecclesiae  victum  queritando  sunt  com- 
pulsi,  aerem  illum  pestiferum  auffiigientes,  eccle- 
siam ipsam  desolatam  relinquere  obqiie  magna 
incommoda  graviaqiie  dispendia  tam  in  spiritua- 
libus  quam  temporalibus,  proh  dolor,  nostris  tem- 
poribus ipsi  ecclesiae  provenire  possent  que  gravia, 
nisi  céleri  remedio  probe  occurreretur  eidem,  nos 
igitur (Collection  Doat,  v.  81,  f°  268.) 


Note 
164 


Note 
i54 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


799 


Dans  la  ville  de  Lavaur  on  comptait 
quatre  couvents,  savoir  :  cordeliers,  capu- 
cins, clarisses,  sœurs  de  la  Croix  ;  ces  der- 
nières tenaient  les  écoles  de  filles  &  un 
pensionnat.  L'hôpital  était  desservi  par  les 
sœurs  Grises.  La  ville  renfermait  encore 
une  collégiale,  celle  de  Saint-Paul  de  Ca- 
dajoux,  fondée  par  l'évèque  en  i363  & 
dont  Urbain  V  avait  consacré  l'existence, 
elle  se  composait  du  doyen-curé  &  de  six 
chanoines. 

Dans  le  diocèse  il  n'existait  qu'une  ab- 
baye, celle  de  Sorèze.  Celle  de  La  Roue, 
qui  dépendait  d'Ardorel,  au  diocèse  de 
Castres,  ne  formait  pas  positivement  un 
monastère  indépendant.  Après  la  destruc- 
tion d'Ardorel  par  les  protestants,  les 
religieux  échappés  à  la  ruine  se  réfugiè- 
rent à  La  Roue,  membre  dépendant  de 
leur  monastère  &  y  fondèrent  un  petit 
couvent,  qui  fut  d'ailleurs  toujours  re- 
gardé comme  faisant  partie  du  diocèse  de 
Castres. 

Collège  Je  Lavaur.  —  Le  collège  de  La- 
vaur était  dirigé  par  les  pères  de  la  Doc- 
trine chrétienne.  Lors  d'une  visite  de  ces 
établissements,  faite  sous  le  règne  de 
Louis  XIV  par  ordre  de  l'intendant,  M.  de 
Bezons,  il  fut  reconnu  que  d'ancienneté 
il  était  entretenu  grâce  au  revenu  d'un 
canonicat  de  l'église  cathédrale  qui  lui 
était  affecté;  ce  revenu  destiné  à  l'entre- 
tien de  deux  régents  ne  montait  qu'à  cent 
■vingt  livres.  Afin  de  suppléer  à  cette  insuf- 
fisance, les  consuls  &  habitants  de  Lavaur 
se  cotisèrent  pour  subvenir  à  l'entretien 
de  trois  autres  régents,  &  un  chanoine  de 
Saint-Alain  donna  une  maison  pour  y  ins- 
taller les  écoles;  mais  ce  collège,  dirigé  à 
cette  époc[ue  par  des  laïques,  finit  par 
tomber  dans  le  plus  grand  relâchement. 
Enfin  l'évèque  résolut  de  s'adresser  aux 
pères  de  la  Doctrine  chrétienne,  il  s'en- 
tendit avec  les  consuls,  &  un  traité  du  12 
mai  1641  leur  céda  l'établissement.  L'ordre 
dut  y  entretenir  trois  régents  pour  les  clas- 
ses de  cinquième,  quatrième  &  troisième, 
&  deux  pères  chargés  de  l'enseignement  de 
la  doctrine  chrétienne  tous  les  dimanches 
&  de  l'accomplissement  des  devoirs  sacer- 
dotaux. L'évèque  lui  donna  quelques  bé- 


néfices, le  chapitre  souscrivit  pour  une 
somme  annuelle  de  cent  livres,  &  les  con- 
suls promirent  cinq  cent  quatre-vingts 
livres,  en  exemptant  les  pères  de  toutes 
tailles,  logement  des  gens  de  guerre,  &c. 
Pour  augmenter  le  nombre  des  classes,  on 
stipula  cent  cinquante  livres  de  plus  par 
chacune.  En  i653,  moyennant  une  somme 
de  six  cents  livres,  payée  par  le  diocèse, 
deux  nouvelles  classes  furent  créées,  la 
seconde  &  la  rhétorique  &  les  pères  s'en- 
gagèrent de  plus  à  prêcher  une  fois  l'an  la 
mission  dans  tout  le  pays.  En  1664,  moyen- 
nant autre  rente  de  cent  cinquante  livres, 
fut  organisée  une  classe  de  sixième,  pour 
enseigner  le  rudiment  aux  jeunes  enfants. 
La  communauté  comprit  alors  douze  reli- 
gieux, un  père  lai  &  un  valet;  son  revenu 
s'éleva  à  deux  mille  deux  cent  cinquante 
livres.  La  création  de  ce  collège  fut  con- 
firmée par  lettres  patentes  du  roi  de  1659, 
enregistrées  en  i66a  par  le  parlement  de 
Toulouse.  Le  nombre  des  écoliers,  lors  de 
la  visite  que  nous  indiquions  plus  haut, 
était  de  cent  quatre-vingt-dix.  Les  bâti- 
ments étaient  à  cette  époque  des  plus  mi- 
sérables, ne  se  composaient  que  de  bois  & 
de  torchis  &  menaçaient  ruine'.  [A.  M.J 


NOTE  CLV 


AJOUTEE  PAR  LES  NOUVEAUX  EDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Lodève. 

L'ÉGLISE  de  Lodève,  qui  remonte  aux 
premiers  temps  de  la  Gaule  chrétienne, 
n'a  qu'une  histoire  assez  obscure,  malgré 
les  efforts  de  deux  des  prélats  qui  ont 
occupé  son  siège.  Bernard  Gui  au  qua- 
torzième siècle,  Plantavit  de  la  Pause 
au  dix-septième,  ont  rassemblé  de  nom- 
breux documents  sur  l'histoire  de  leur 
évêché,  sans    toutefois   éclaircir   tous    les 

'  Les  détails  qui  précèdent  sont  tirés  du  manus- 
crit 109  de  la  Bibliothèque  publique  de  la  ville  de 
Toulouse. 


Note 
154 


Note 
i55 


Note 


800 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


points  douteux.  Un  fait  sur  lequel  ni  l'un 
iii  l'autre  de  ces  écrivains  n'a  apporté 
de  renseignements  bien  clairs,  c'est  l'ori- 
gine de  la  souveraineté  temporelle  de  la 
ville  &  du  comté,  qui  fut  possédée  par  les 
évêques  depuis  le  milieu  du  douzième  siè- 
cle jusqu'à  la  Révolution.  En  effet,  quand 
le  pouvoir  royal  cesse,  à  la  fin  du  neu- 
vième siècle,  de  se  faire  sentir  en  Lodé- 
vois,  ce  pays,  comme  la  plupart  des  autres 
comtés  du  Languedoc,  passe  au  pouvoir 
des  comtes  de  Toulouse  dont  les  Etats 
comprenaient  alors  la  majeure  partie  de 
cette  province;  ne  pouvant  exercer  par- 
tout directement  leur  pouvoir,  ces  puis- 
sants seigneurs  se  font  remplacer  à  Lodève 
par  des  vicomtes;  nous  connaissons  le 
nom  de  quelques-uns  d'entre  eux,  mais 
leur  suite  &  leur  histoire  ne  sont  pas 
encore  parfaitement  établies.  Il  semble 
qu'après  avoir  longtemps  été  possédée  par 
cette  première  race  de  seigneurs,  cette 
vicomte  soit  passée  dans  la  maison  de 
Carlad,  puis  de  Millau,  que  nous  trou- 
vons au  douzième  siècle  possédant  la  vi- 
comte de  Rodez.  Ici  donc,  comme  dans  la 
plupart  des  villes  épiscopales  du  Langue- 
doc, l'éloignement  du  suzerain  dut  faciliter 
les  usurpations  des  prélats.  Du  moins,  sans 
que  rien  puisse  nous  faire  conjecturer  à 
quel  titre,  nous  voyons  Louis  VII  concéder 
à  l'évêque,  en  Ii57,  puis  en  1162,  l'exer- 
cice des  droits  régaliens,  la  possession 
des  mines  d'argent,  du  château  de  Mont- 
brun,  &c.  Dans  cet  acte  il  n'est  plus  ques- 
tion de  vicomte  de  Lodève.  En  1210,  Phi- 
lippe-Auguste, dans  un  diplôme  célèbre, 
rappela  &  résuma  ces  donations  antérieu- 
res; l'évêque  posséda  dès  lors  librement 
la  cité  &  la  viguerie  de  la  ville,  eut  le 
droit  d'y  battre  monnaie,  droit  qu'il  exerça 
jusqu'au  temps  de  François  I"  &  celui  de 
fortifier  la  ville  épiscopale  &  tous  les  lieux 
du  diocèse;  il  put  défendre  ou  permettre 
à  son  gré  d'élever  de  nouvelles  construc- 
tions, &  l'évêché  fut  à  tout  jamais  exempt 
de  la  régale.  C'est  là,  pour  ainsi  dire,  la 
grande  charte  des  évêques  de  Lodève,  & 
c'est  l^  aussi  leur  meilleur  titre  à  la  pro- 
priété de  la  vicomte  du  pays. 

Ils  continuèrent  à  en  exercer  tous  les 
droits;    cependant   les   comtes    de    Rodez 


n'avaient  pas  renoncé  à  leurs  préten- 
tions; mais  ne  pouvant  les  faire  triom- 
pher, ils  préférèrent  les  vendre;  en  1188, 
une  première  vente  comprend  tous  les 
droits  du  comte  sur  la  ville  de  Lodève 
pour  la  somme  de  soixante  mille  sous  de 
Melgueil;  cette  vente  est  renouvelée  par 
le  comte  Guillaume  en  1204;  cependant, 
soixante  ans  plus  tard,  en  1262,  leurs 
successeurs  possédaient  encore  quelques 
droits  sur  l'élection  des  évêques,  droits 
qui,  du  reste,  allèrent  eu  s'affaiblissant 
toujours  &  dont  cent  ans  plus  tard  il  ne 
restait  plus  aucune  trace;  en  1872,  l'évê- 
que prend  pour  la  première  fois  le  titre 
de  comte  de  Lodève.  Le  siège  de  sa  puis- 
sance temporelle  était  le  château  de  Mont- 
brun,  situé  à  cinq  cents  pas  de  la  ville 
épiscopale;  tous  les  nobles  du  diocèse  lui 
devaient  l'hommage  &  lui  payaient  des 
droits  de  relief. 

Chapitre  de  Saint-Geniès.  —  Le  chapitre 
cathédral  de  Lodève,  de  l'ordre  de  Saint- 
Augustin,  se  composait  de  treize  chanoines, 
dont  quatre  possédaient  les  dignités  d'ar- 
chidiacre, prévôt,  préchantre  &  sacriste. 
En  1264,  on  institua  un  archipVêtre,  & 
l'évêque  devint  alors  le  premier  dignitaire; 
avant  ii52,  il  y  avait  deux  archidiacres 
dans  le  diocèse;  l'un  d'eux,  celui  de  Saint- 
Pierre,  fut  supprimé  à  cette  époque  par 
Anastase  IV,  &  ses  biens  furent  réunis  à  la 
mense  épiscopale.  Jusqu'en  1160,  la  suc- 
cession des  chanoines  appartint  à  l'évê- 
que; à  partir  de  cette  date,  celui-ci  en  fit 
abandon  au  chapitre.  A  la  suite  des  cha- 
noines &  des  dignitaires  venaient,  à  Saint- 
Geniès,  onze  prébendiers,  quatre  hebdo- 
madiers  &  quatre  bénéficiers  diacres.  Les 
dignitaires  étaient  nommés  par  l'évêque, 
qui  devait  les  prendre  dans  le  sein  du  cha- 
pitre; la  collation  des  canonicats  apparte- 
nait au  chanoine  de  semaine  &  à  l'évêque, 
chacun  à  son  tour. 

Dans  la  ville  de  Lodève,  on  comptait 
plusieurs  établissements  religieux  :  les 
cordeliers  y  furent  introduits  en  1227  par 
l'évêque  Pierre,  du  vivant  même  de  saint 
François  d'Assise.  —  Les  carmes,  établis 
vers  1240,  auprès  du  château  de  Mont- 
brun,  allèrent  s'établir  ailleurs  en  1359. — 


Note 
1 55 


Note 
|55 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


8oi 


Les  dominicains  ne  vinrent  dans  le  Lodé- 
vois  qu'assez  tard,  en  i32i,  &  s'établirent 
à  Clermont  de  Lodève.  —  Au  milieu  de  la 
ville,  on  trouvait  un  prieuré  de  Saint-Mi- 
chel, de  l'ordre  de  Grammont  y  fondé  en 
1259  par  Guillem  de  Casouls,  qui  le  dota 
pour  recevoir  douze  religieux.  —  Une  col- 
légiale fut  fondée  à  Gorjan,  en  1289,  dans 
l'église  Saint-Etienne,  par  l'évêque  de  Lo- 
dève, Bérenger  Guitard,  pour  quatre  cha- 
pelains (voir  plus  bas).  —  En  1607,  les  ré- 
collets furent  introduits,  à  Lodève  même, 
par  l'évêque  Gérard  de  Robin,  &  son  suc- 
cesseur, Jean  de  Plantavit  de  la  Pause,  leur 
fit  construire  une  maison  en  1626.  —  Les 
ursulines  y  vinrent  en  i65o,  sous  l'épisco- 
pat  de  François  Bosquet;  la  même  année, 
ce  prélat  donna  aux  pères  de  la  Doctrine 
chrétienne  la  direction  du  collège. 

Près  de  Clermont  de  Lodève  il  existait 
des  dominicains  &  des  récollets.  Au  dix- 
huitième  siècle,  on  essaya  d'y  établir  une 
maison  d'éducation  pour  les  orphelins  pau- 
vres. Un  sieur  Joseph  Rouzier,  natif  de 
cette  ville,  de  retour  de  l'île  de  la  Gre- 
nade, où  il  avait  fait  fortune,  légua,  en 
1753,  une  somme  de  cent  mille  livres  pour 
servir  à  l'éducation  de  douze  orphelins 
pauvres.  Ce  legs  ne  put  être  payé  sur- 
le-champ,  à  cause  des  guerres  entre  la 
France,  l'Angleterre  &  l'Espagne,  &  ce  ne 
fut  qu'en  1770,  que  la  fondation  fut  enfin 
approuvée  par  lettres  patentes  du  roi. 
L'administration  en  fut  confiée  à  des  da- 
mes pieuses  nommées  par  les  consuls,  & 
le  choix  de  la  directrice  fut  donné  d'abord 
à  la  sœur  du  fondateur  &  après  elle  à  leurs 
parents  8c  descendants'. 

A  Lodève,  il  existait  aussi  anciennement 
une  maladrerie  dont  la  réunion  fut  récla- 
mée par  l'ordre  de  Saint-Lazare,  par  acte 
du  23  mai  1681  ;  celle  de  Clermont  fut  re- 
prise peu  après,  &  les  consuls  de  cette  ville 
finirent  par  transiger,  en  1682.  —  En  1620 
&  1616,  les  pauvres  de  la  ville  épiscopale      du  monastère  &  fut  nommée,  en  i36o,  par 


ne  semble  donc  pas  avoir  été  de  création 
municipale  '. 

Dans  le  diocèse  de  Lodève,  on  ne  comp- 
tait qu'une  seule  abbaye  importante,  celle 
de  Saint-Guillem  du  Désert,  sur  laquelle 
on  peut  consulter  la  Note  CV  du  présent 
volume;  il  faut  y  ajouter  deux  établisse- 
ments moins  célèbres  &  moins  anciens, 
dont  nous  allons  donner  l'histoire,  Gorjan 
&  Saint-Sauveur  de  Lodève. 

Salnt-Kûenne  de  Gorjan,  —  Ce  monas- 
tère, situé  près  de  Clermont  de  Lodève, 
au  pied  d'une  colline  nommée  le  iMont- 
Gorjan,  ne  date  que  du  quatorzième  siè- 
cle; au  treizième,  ce  n'était  encore  qu'une 
simple  paroisse,  quand,  en  1289,  l'évêque 
Bérenger  Guitard  y  fonda  une  collégiale 
composée  de  quatre  chapelains.  Engles  de 
Lauzière,  chevalier,  obtint  de  Clément  VI 
la  permission  d'y  faire  construire  un  mo- 
nastère de  femmes  en  i35o;  l'évêque  de 
Lodève  donna  son  consentement,  &  le  fon- 
dateur dota  le  monastère  assez  richement 
pour  suffire  à  l'entretien  de  huit  reli- 
gieuses; il  se  réserva  à  lui  8e  à  ses  succes- 
seurs, à  perpétuité,  le  droit  de  nommer 
l'abbesse.  Au  seizième  siècle,  le  monastère 
fut  détruit  par  les  protestants.  Réfugiées 
dans  une  maison  de  la  ville  de  Lodève, 
quelques-unes  des  religieuses  tentèrent 
de  refaire  une  petite  communauté;  on 
leur  donna  une  abbesse  qui  y  introduisit 
la  réforme  de  Saint-Maur.  Au  rapport  de 
Percin,  historien  du  couvent  des  domi- 
nicains de  Toulouse,  cette  abbaye  ne  le 
cédait  à  aucune  autre  maison  du  même 
ordre  pour  l'exacte  observance  de  la  rè- 
gle. 

Abbesses  de  Gorjan. 

\.  Isabelle  DE  Mores,  d'une  ancienne 
maison  du  pays,  fut  la  première  abbesse 


Note 
i55 


possédaient  plusieurs  domaines,  notam- 
ment une  maison,  une  vigne  &  une  église 
(extrait  de  compoix  à  ces  dates);  en  1661, 
l'hospice  fit  un  accensement,  avec  l'auto- 
risation du  vicaire  général  de  l'évêque;  il 

Archives  nationales,  S.  SSoy, 
IV. 


l'évêque  Robert,  sur  la  présentation  du 
fondateur.  Elle  fut  bénie  le  24  août  de  la 
même  année.  Isabelle  fut  abbesse  jusqu'en 
i366,  date  de  sa  mort.  Lors  de  la  cérémo- 
nie de  consécration,  la  famille  de  Lauzière 


'  Archives  nationales,  S.  4847. 


5i 


8o: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


dota  largement  l'église  d'ornements  sacer- 
dotaux, de  vases  sacrés  &  d'argenterie. 

II.  Imkerte  de  Conas,  i366-i377. 

III.  GuiLLEMETTE,  abbesse  depuis 
1378. 

IV.  GuiLLEMETTE    DE    LAUZIÈRE  ,    de 

la  famille  des  fondateurs  du  couvent,  ab- 
besse en  1410.  Il  faut  peut-être  l'identifier 
avec  la  précédente. 

V.  Bertuande,  1447. 

VI.  Égline  de  Vissec,  d'une  famille 
noble  de  Gorjan,  nommée  en  1480. 

VI I.FÉLICIE  DE  GuERS, abbesse  en  1493. 

VIII.  Vaivre  de  Roquefeuille,  ab- 
besse en  iSzo  &  1524. 

IX.  Marthe  Dupuy,  abbesse  en  1640; 
c'est  de  son  temps  que  le  monastère  fut 
détruit  par  les  protestants. 

X.  Liette  de  Pradines,  i58oj  fit 
construire  le  nouveau  monastère  de  Cler- 
mont. 

XI.  Louise  de  Gros,  religieuse  du 
couvent  de  Sainte-Praxède,  de  l'ordre  de 
Saint-Dominique,  abbesse  en  1597;  enne- 
mie du  maréchal  de  Thémines,  qui  domi- 
nait dans  cette  partie  du  Languedoc,  elle 
dut  résigner  sa  dignité  &  retourner  dans 
son  ancienne  maison.  C'est  à  elle  que  Gor- 
jan dut  en  partie  sa  réforme. 

XII.  Françoise  de  Lauzière,  de  la 
maison  de  Thémines,  abbesse  de  1600  à 
i63i.  Elle  compléta  la  réforme  du  monas- 
tère &  y  ramena  l'ancienne  régularité. 

XIII.  Gabrielle  de  la  Vergne  de 
TressAN,  élue  le  17  septembre  i63i;  ab- 
besse jusqu'au  3o  juin  1672,  date  de  sa 
mort.  Elle  entretint  avec  soin  la  discipline 
dans  la  maison. 

XIV.  Louise  de  la  Vergne  de  Tres- 
SAN,  nièce  de  la  précédente,  abbesse  de 
1672  à  lyoD. 

XV.  Catherine  de  Drouillet,  nom- 
mée par  M.  d'Estrées,  héritier  des  droits 
de  la  maison  de  Lauzière;  elle  eut  une 
concurrente  dans  N.  de  Gaian  d'Aubenas, 
nommée  par  M.  de  Lauzière,  elle  n'exerça 
aucune  autorité  &  se  démit  en  1708. 

XVI.  Anne  Polinier,  nommée  par 
M.  d'Estrées  en  1708. 

XVII.  N.  DE  MURVlEL  succéda  à  la  pré- 
cédente. 

XVIII.  B.  DE  Gai.iffet. 


Saint-Sauveur  de  Lodève.  —  Cette  ab- 
baye, de  l'ordre  de  Saint-Benoît,  était  si- 
tuée dans  la  ville  même  de  Lodève;  elle 
ne  paraît  pas  avant  988,  date  du  testament 
de  saint  Fulcrand,  évêque  de  cette  ville, 
qui,  dans  cet  acte,  s'en  prétend  le  fonda- 
teur. La  plupart  des  historiens  épiscopaux, 
depuis  Bernard  Gui  jusqu'à  Bosquet,  ont 
prétendu  qu'il  n'avait  fait  que  restaurer 
un  ancien  monastère  détruit  par  le  temps; 
mais  rien  dans  l'acte  en  question  ne  jus- 
tifie cette  hypothèse,  &  ce  que  l'on  sait 
de  la  piété  8t  de  la  richesse  de  ce  saint 
personnage  ne  la  rend  nullement  vraisem- 
blable. Son  testament  y  mentionne  trois 
autels  dédiés  au  Sauveur,  à  l'Ascension  du 
Christ  &  à  la  Croix.  En  septembre  ii23, 
Callixte  II  confirma  les  biens  ik  posses- 
sions de  l'abbaye.  Urbain  V  la  soumit,  en 
i365,  à  la  juridiction  de  Saint-Victor  de 
Marseille.  Dévasté  au  seizième  siècle  par 
les  religionnaircs,  le  monastère  fut  rétabli 
&  habité  de  nouveau  à  partir  du  dix-sep- 
tième. 

Abbés  de  Saint-Sauveur  de  Lodève. 

I.  Bermond  semble  avoir  été  le  pre- 
mier abbé  du  nouveau  monastère  vers  988. 

II.  AgelmAR,  chanoine  de  la  cathé- 
drale, nommé  par  saint  Fulcrand;  il  sous- 
crivit son  testament  &  l'assista  h  son  lit  de 
mort  en  1006. 

III.  Hugues,  io3o,  paraît  souvent  dans 
le  cartulaire  de  Gellone,  notamment  dans 
une  charte  de  io33. 

IV.  Pierre,  doyen  de  Gellone,  vivait 
vers  1034,  devint  plus  tard  abbé  de  Joncels 
&  prieur  de  Sauve. 

V.  Guillaume,  1066-1099,  remplaça 
probablement  immédiatement  le  précé- 
dent. 

VI.  Bérenger,  abbé  vers  1078. 

VII.  Auger  vend  des  terres  à  Gellone 
en  Ï120;  obtient,  en  ii23,  une  bulle  de 
Callixte  II;  assiste,  en  1126,  à  un  plaid 
tenu  à  Loupian,  dans  le  Biterrois;  reçoit, 
en  II 28,  de  Bermond,  évêque  de  Béziers, 
l'église  de  Saint-Félix.  En  1129,  il  assiste  à 
une  assemblée  d'évêques  tenue  à  Loupian. 
Paraît  encore  dans  divers  actes  de  ii33 
à  II 38, 


Note 
i55 


NoTB 

■  55 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


8o3 


VIII.  BÉRENGER  succède  au  précédent 
vers  1144;  témoin  du  testament  de  Guil- 
laume, seigneur  de  Montpellier,  en  1146; 
il  vivait  encore  en  ii5o  &  ii5i. 

IX.  Raoul,  arbitre  dans  un  accord 
passé  entre  Pierre,  évèque  de  Lodève,  & 
Raimond,  abbé  de  Gellone,  au  sujet  de 
diverses  redevances  ecclésiastiques,  11 53. 

X.  Raimond  de  Cant  obtient  une 
bulle-pancarte  d'Alexandre  III  en  1164; 
en  1177,  il  termine  des  contestations  qu'il 
avait  avec  Perronelle,  abbesse  de  Nonen- 
que,  au  sujet  des  dîmes  &  prémices  de 
Saint-Bausile;  en  1182,  il  fait  diverses  ac- 
quisitions au  lieu  de  Pirest. 

XI.  AdémAR,  religieux  d'Aniane,  abbé 
de  Saint-Sauveur  en  ii83. 

XII.  A1MERI  I,  1187,  cité  dans  un  acte 
d'Aniane  de  iiçS.  En  1204,  il  reçoit  de 
Guillaume,  évêque  de  Béziers,  un  fief  qu'il 
tenait  de  Pons  de  Lézat. 

XIII.  Pierre  II,  élu  en  1204,  paya 
comme  droit  d'avènement  à  l'évêque  de 
Lodève  un  marabotin  d'or.  La  même  année 
il  échangea  avec  ce  prélat  l'église  deSainf- 
Geniez  de  Fours  &  quelques  autres  pos- 
sessions contre  celle  de  Saint-Cyprien  de 
Serbs,  y  compris  les  dîmes  inféodées. 

XIV.  AlMERl  II,  abbé  en  1206. 

XV.  Dominique  de  Plantavit,  abbé 
en  1209. 

XVI.  BÉGON,  abbé  élu  par  Pierre,  évê- 
que de  Lodève.  Des  commissaires  nommés 
par  le  légal  Arnaud-Amauri  reconnurent 
le  droit  de  patronage  de  l'évêque  sur  le 
monastère.  L'élection  de  Dominique  fut 
en  conséquence  déclarée  nulle,  &  Bégon 
gouverna  au  moins  jusqu'en  12 19. 

XVII.  Ra-imond  II  DE  Saint-Jean  fit, 
en  1241,  un  traité  avec  le  sacristain  de 
Saint-Geniez. 

XVIII.  Pierre  III  Séguier,  abbé  en 
1244,  céda  à  l'évêque  le  droit  de  nommer, 
sur  sa  présentation,  le  notaire  du  monas- 
tère. Il  ménagea  un  accord  entre  l'abbé  de 
Gellone  &  l'évêque  de  Lodève  en  12J7. 
En  1260,  il  s'accorde  avec  l'abbaye  de  Jon- 
cels  pour  les  dîmes  de  Rouerguières  ;  l'an- 
née suivante,  l'évêque  &  le  chapitre  do 
Lodève  lui  permirent  d'amener  dans  son 
monastère  les  eaux  des  ruisseaux  voisins. 
En  1276,  il  fait  un  échange  avec  l'abbesse 


de  Nonenque.  En  1180,  il  assiste  par  pro- 
cureur au  concile  de  Béziers.  Il  mourut  le 
6  d'octobre,  l'année  est  inconnue. 

XIX.  Ermengaud  de  Vintron,  reli- 
gieux de  Villemagno  &  prieur  de  Redès, 
abbé  la  veille  de  Saint-Luc  1284,  nommé 
par  l'évêque,  malgré  les  religieux,  &  con- 
formément à  la  décision  de  1209. 

XX.  Bernard,  abbé  en  1294,  députa 
cette  année  un  procureur  au  concile  de 
Béziers.  En  i3o3,  il  adhère  au  futur  con- 
cile contre  Boniface  VIII. 

XXI.  Bernard  II  fait  un  traité  avec 
Aimeri  en  i3i3;  il  est  mentionné  en  i3i5, 
&  en  i3i6  il  rend  hommage  à  l'évêque. 

XXII.  Jean,  1317. 

XXIII.  Celvarde  I,  en  1820. 

XXIV.  Bernard  III  s'accorde  avec  l'é- 
vêque de  Lodève  pour  le  bois  de  Marcha- 
rosse,  en  i323.  En  i326,  il  fut  invité  h 
assister  au  concile  de  Béziers,  mais  il  ne 
put  s'y  rendre. 

XXV.  Arnaud  de  Lauzière,  nommé 
définiteur  au  chapitre  provincial  tenu  par 
les  bénédictins,  en  1829,  à  Saint-Thibéry; 
prête  hommage  à  l'évêque  de  Lodève  en 
i338j  abbé  de  Saint-André  d'Avignon  en 
1341.  En  i337,  il  avait  été  chargé  d'une 
mission  par  le  pape  Benoît  XII. 

XXVI.  Etienne,  abbé  de  1344  à  1348. 

XXVII.  Guillaume  II,  abbé  en  1849, 
mourut  en  i36i. 

XXVIII.  Pierre  III,  d'abord  infirmier 
du  monastère,  nommé  par  Innocent  VI, 
en  i36i,  promit  obéissance  à  l'évêque  de 
Lodève  en  1864. 

XXIX.  Arnaud  II,  cardinal  de  l'Église 
romaine,  ne  fut  abbé  que  quelques  mois, 
&  permuta  avec  le  suivant.  On  croit  que 
ce  personnage  est  un  certain  Arnaud,  qui 
fut  patriarche  d'Alexandrie,  reçut  la  pour- 
pre du  pape  Urbain  V,  &  mourut  de  la 
peste  en  1369. 

XXX.  GÉRAUD  DE  LoupAUT,  prieur  de 
Loubens,  au  diocèse  de  Pamiers,  permuta 
avec  le  précédent. 

XXXI.  Bernard  IV,  abbé  en  1879. 

XXXII.  G.;  on  ne  connaît  que  l'initiale 
de  son  nom;  abbé  en  1417. 

XXXIII.  Celvarde  II,  abbé  en  1423, 
eut  une  contestation  avec  l'évêque  de  Lo- 
dève pour  la  visite  du  monastère. 


Note 
i55 


Note 
i55 


804 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XXXIV.  Pierre  IV,  abbé  de  1423  à 
1430. 

XXXV.  Guillaume  III,  1430-1436. 

XXXVI.  Pierre  V,  abbé  en  1436  &  dans 
les  années  suivantes. 

XXXVII.  Jean  II  Bosquet  ou  Guas- 
QUET,  prévôt  de  l'église  de  Carcassonne, 
abbé  en  1464,  fut  élu  à  cette  époque  abbé 
de  Moiitolieu. 

XXXVIII.  Bertrand  de  Morillon, 
abbé  en  1470,  se  démit  en  1496  en  faveur 
de  son  neveu. 

XXXIX.  Antoine  de  Morillon,  abbé 
commendataire  de  Saint-Sauveur  en  1496. 

XL.  Pierre  VI,  abbé  commendataire 
de  1496  à  i5i6. 

XLI.  Jean  III  de  Morillon,  pourvu 
en  i5i7,  mort  le  11  mars  1320. 

XLII.  Michel  Gaucelin,  chambrier, 
puis  abbé  de  Saint-Sauveur,  le  26  mars 
i52r. 

XLIII.  Henri  d'Albon,  chanoine- 
comte  de  Lyon,  grand-prieur  de  l'Isle- 
Barbe,  abbé  commendataire  en  i5i5;  mort 
le  5  janvier  i56o. 

XLIV.  Pierre  VI  Prudhomme,  choisi 
en ;  il  vivait  encore  en  i56i. 

XLV.  Hector  de  Neleville  ou  de 
LiGUEViLLE,  abbé  commendataire  de  i563 
à  i566. 

XLVI.  Guitard  DE  Rattej  né  à 
Montpellier,  conseiller  au  parlement  de 
Toulouse,  vicaire  général  de  Montpellier, 
abbé  de  Saint-Chinian  &  du  Val-Richer, 
évêque  de  Montpellier  en  1597,  mort  en 
1602. 

XLVII.  Louis  de  Ratte,  neveu  du 
précédent,  chanoine  de  Montpellier,  abbé 
commendataire  de  1602  à  1647. 

XLVIII.  Clément  de  Bonzi,  évêque 
de  Béziers,  abbé  commendataire  de  1647  à 
1659. 

XLIX.  Pierre  VII  de  Bonzi,  neveu  du 
précédent,  comme  lui  évêque  de  Béziers  & 
abbé  de  Saint-Sauveur  de  1659  à  1672;  à 
cette  dernière  date,  devenu  cardinal,  il  se 
démit  en  faveur  du  suivant. 

L.  Valentin  de  Bigorre,  1672-1697. 

LI.  Jacques-Antoine  Phélypeaux, 
évêque  de  Lodève,  abbé  commendataire  de 
1697  à  1727. 

LU.   N.  Lenoir,  théologal  de   l'église 


de   Montpellier,   abbé   commendataire  en 
1732. 

LUI.  N.  DE  Leyssen,  1770. 

LIV.  n.  Douzanville,  1779.    [A.  M.] 


NOTE  CLVI 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Mire  poix. 

L'église  de  Mirepoix,  ancien  prieuré  de 
Saint -Maurice,  fut  érigée  en  cathé- 
drale par  le  pape  Jean  XXII,  en  vertu 
d'une  bulle  du  22  février  i3i7.  Une  partie 
du  diocèse  fut  prise  sur  le  premier  dio- 
cèse de  Pamiers,  formé  en  1296  par  Boni- 
face  VIII,  une  autre  sur  le  diocèse  de 
Toulouse,  &  la  mense  épiscopale  fut  dotée 
de  cinq  mille  livres  de  revenu  à  prendre 
sur  les  revenus  de  celle  de  Toulouse.  Pour 
indemniser  l'abbaye  de  Saint-Victor  de 
Marseille,  dont  dépendait  le  prieuré  de 
Saint-Maurice,  on  lui  donna  le  prieuré 
de  Villeneuve-GrauUet ,  au  diocèse  de 
Rieux.  L'église,  ainsi  fondée,  fut  toujours 
l'une  des  plus  pauvres  de  France,  mais 
elle  eut  pour  protecteurs  la  plupart  des 
seigneurs  de  la  maison  de  Lévis,  &  plu- 
sieurs de  ses  membres  en  occupèrent  SU'C- 
cessivement  le  siège  épiscopal. 

Le  chapitre  cathédral  fut  dès  l'abord 
organisé  par  le  pa])e,  c[ui  le  composa  do 
douze  chanoines,  dont  les  premiers  furent 
nommés  par  lui  :  les  quatre  premiers  s'ap- 
pelaient prévôt ,  archidiacre,  sacristain  & 
grand  chantre.  Après  eux  venaient  quatre 
chapelains  hebdomadiers,  vingt-huit  cha- 
pelains prébendes,  deux  diacres,  deux 
sous-diacres,  huit  clercs  mineurs,  huit 
enfants  de  chœur,  tous  à  la  nomination 
du  chapitre  &  amovibles  par  lui.  Les  trois 
dignitaires  &  le  préchantre  étaient  nom- 
més par  l'évêque;  les  autres  bénéfices 
étaient  conférés  alternativement  par  l'évê- 
que &  par  le  chanoine  tournaire.  En  i334, 
le  chapitre   de   Mirepoix    obtint  de   Phi- 


NOTE 

i55 


Note 
i56 


Note 
i56 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


8o5 


lippe  VI  une   charte  de   protection  &;  de  dont  la  France    avait   alors    embrassé    la 

sauvegarde.    Ce    privilège    donna     lieu     à  cause,  accorda  au  chapitre  &  au  prévôt  le 

des  contestations  avec  l'évêquej  celui-ci  se  droit  de  ne  pouvoir  être  cités  en  justice 

plaignit  de  ce  que  l'on  avait  apposé  les  pa-  hors  du  diocèse  &  commit  plusieurs  évè- 

nonceaux  royaux,  qui  en  étaient  la  mar-  ques  pour  leur  faire  restituer  leurs  biens, 
que,  sur  l'église  de  Troya ,  dont  la  moitié 

lui  appartenait.  Il   obtint  un  acte  qui  lui  Le  diocèse  de  Mirepoix  renfermait   en- 

garantissait  la  propriété  &   la  jouissance  core  \è%  établissements  religieux  suivants  : 

delà  moitié  des  fruits,  dîmes  &  prémices  à  Mirepoix,  des  cordeliers  &  des  trinitaires 

de  cette  paroisse,  malgré  l'apposition  de  ou    mathurins;    le   premier    de   ces    deux 

ces  panonceaux.  En  i336,  la  communauté  couvents  existait  dès  i  291,  date  d'une  bulle 

obtint  encore  une    bulle  de  Benoît  XII,  de  Nicolas  IV  accordant   diverses   indul- 

ordonnant  aux  évêques  de  Saint-Papoul  &  gences  à  ceux  qui  visiteraient  leur  église 

d'Alet  de  la  secourir  contre   tous  laïques  après  s'être  confessé  &  avoir  communié  à 

qui  l'attaqueraient,   avec  autorisation   de  certaines  fêtes  do  l'année;  à  Fanjaux,  on 

recourir  au  bras  séculier;   en   1347,  Clé-  trouvait  des  dominicains;  à  Mazèrcs,  des 

ment  VI  ordonna  de  lui  restituer  tous  les  frères  du  tiers-ordre  de  Saint-François,  & 

biens  qui  lui  avaient  été  enlevés.  Dans  les  un  séminaire  dirigé  par  des  prêtres  sécu- 


NOTE 

i56 


années  suivantes,  les  guerres,  les  ravages 
de  la  peste  &  les  stérilités  qui  s'ensuivirent 
lui  enlevèrent,  comme  aux  autres  congré- 
gations du  Languedoc,  une  bonne  partie 
de  ses  revenus.  Le  pape  Grégoire  XI  vint  à 


liers;  à  Chalabre,  des  capucins. 

Enfin,  quand,  au  seizième  siècle,  les  pro- 
testants vinrent  détruire  les  établissements 
religieux  de  la  ville  épiscopale,  elle  renfer- 
mait encore  un  monastère  de  religieuses  de 


son  secours  &  décida  que  les  taxes  qu'elle  l'ordre  de  Cîteaux,  dites  de  Beaulieu.  On 
devait  à  la  Chambre  apostolique  seraient  ignore  son  origine,  l'époque  de  sa  fonda- 
réduites  de  moitié.  On  trouvera  en  note 


cette  bulle  qui  prouve  une  fois  de  plus 
combien  étaient  lourdes  pour  les  églises 
françaises  les  impositions  de  la  cour  de 
Rome'.  En  1404,  l'antipape  Benoît  XIII, 

'  Gregorius  episcopus,  servus  servorum  Dei ,  ,id 
perpetuam  rei  memoriam.  Ex  paternae  caritatis 
oflîcio  ecclesiarum  eccleiiasticarumque  pcrsona- 
rum  libenter  subvenimus  incommodis,  eisque  in- 
cumbentia  ontra  quantum  cum  Deo  possumus 
sublevamus.  Nuper  siquidem  pro  parte  venerabilis 
fratris  nostri  episcopi  &  diUctorum  filiorum  capi- 
tiili  Mlrapisccnsis  ac  totius  cleri  civitatls  &  dio- 
tesis  Mlrapisccnsis  fuit  expositiim  coram  nobis, 
quod  tam  ecclesia  Mlrapisccnsis  quam  aliae  eccle- 
siae  necnon  monasteria  8c  quaelibet  alla  bénéficia 
ecclesiastica  tam  secularia  quam  regularia,  8c  etiam 
pia  loca  in  civitate&  diocesi  Mirapiscensi  consis- 
tentia  adeo  propter  guerras  8c  mortalitatum  pes- 
tes, que  maxime  partes  illas  permittente  Domino 
longevis  temporibus  concusserunt,  sunt  in  suis 
fructibus  8c  rcdditibus  diminuta,  quod  tam  idem 
episcopus  quam  alii  eorumdem  ecclesiarum,  monas- 
teriorum  8c  locorum  praelaii,  rectores  ac  personne 
incumbcniia  cis  oneta  commode  siipporiare  non 
possiint;  quare  pro  parte  dictorum  exponentium 
nobis  fuit  humiliter  supplicatum  ut  providerc  cis 
de  aliqua  rclevatione   Ipsorum,  8c  praescitim  ciica 


moderationem  taxationis  decimae  de  benignitate 
apostolica  dignaremur.  Nos  itaque  praeraissa  quae, 
proh  dolor,  notoria  sunt  paterna  compassione  pen- 
santes hujusmodi  in  hac  parte  supplicationibus 
inclinaii,  taxationem  decimae  ecclesiarum,  mo- 
nastcriorum  8c  locorum  praedictorum  omniumque 
reddituum  8c  proventuum  ecclesiasticorum  in  civi- 
tate  8c  diocesi  praedictis  consisientium,  secundum 
quam  idem  episcopus  aliique  piaelati,  rectores  8c 
pcrsonae  in  iisdem  civitate  Se  diocesi  redditus  8c 
proventus  ecclesiasticos  obtinentes  consueverunt 
imposita  eis  quaecumque  onera  supportare,  nd  ip- 
sius  taxationis  mtdictatem  tenore  prnesentium  au- 
thoritate  aposiotica  reducimus  8c  reducta  ex  nunc 
baberi  volumus  8c  etiam  ordinamus  tenore  prae- 
sentiumj  statuentes  quod  deinceps  hujusmodi  me- 
dietas  pro  intégra  8c  vera  taxatione  sive  décima 
in  eisdem  civitate  8c  diocesi  perpetuis  futuris 
temporibus  habeatur  8c  reputetur  8c  intégra  dé- 
cima nominetur,  ita  quod  quandocumque  8c  quo- 
ciescumque  in  ipsis  civitate  8c  diocesi  décima  pro 
apostolica  caméra  vel  alias  imponi  seu  concedi 
contingct  aut  ipse  episcopus  alliquc  praelati  ac 
rectoies  Se  person.ie  secundum  dccimam  aliqua 
oncra  apostolica  vcl  alla  quavis  authoritatc  aut 
concessione  aut  quacumque  occasionc,  8cc.  Datum 
Avinionc,  v"  idiis  novembris,  pontificatus  nostri 
anno  tettio.  —  (Doat,  v.  82,  f"  348.) 


Note 
i56 


806 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tioii  &  les  noms  de  ses  fondateurs.  En  i33o, 
Constance  de  Foix  y  établit  une  chapel- 
lenie  pour  laquelle  elle  &  son  fils  Jean  de 
Lévis,  seigneur  de  Mirepoix,  assignèrent 
une  rente  de  dix-huit  livres  sur  divers 
lieux  du  diocèse.  Le  monastère  renfermait 
à  cette  époque  quinze  religieuses,  &  Azé- 
mare  de  Lissac  en  était  abbesse.  Ruinée  au 
seizième  siècle,  cette  communauté  ne  fut 
jamais  rétablie. 

Le  diocèse  de  Mirepoix  ne  renfermait 
qu'une  abbaye  :  celle  de  Boulbonne,  de 
l'ordre  de  Cîteaux  ("voir  Note  CXXIII);  on 
y  trouvait,  en  outre,  un  prieuré  conven- 
tuel, celui  de  Camon,  sur  lequel  voici 
quelques  détails. 

Prieuré  de  Camon.  —  Ce  monastère,  de 
l'ordre  de  Saint-Benoît,  situé  sur  les  bords 
de  la  rivière  du  Lhers,  était  dédié  au  Saint- 
Sauveur  &  à  la  Vierge.  11  existait  dès  le 
commencement  dii  dixième  sièclej  la  pre- 
mière année  du  roi  Raoul  (929),  il  reçut 
une  donation  de  Teudard  &  de  Béliarde, 
son  épouse;  à  cette  époque,  il  était  gou- 
verné par  l'abbé  Sulpice,  auquel  apparte- 
nait le  fonds  sur  lequel  il  avait  été  cons- 
truit. Ce  même  Sulpice  le  soumit,  en  948, 
à  l'abbaye  de  la  Grasse;  il  y  mit  pour 
condition  qu'il  jouirait,  sa  vie  durant,  du 
couvent,  sous  l'autorité  de  l'abbé  de  ce  mo- 
nastère; après  sa  mort,  son  neveu  Bernard 
devait  le  régir  de  même,  &  après  celui-ci  un 
autre  Sulpice;  ils  devaient  d'ailleurs  em- 
Ijrasser  &  professer  exactement  la  règle  de 
Saint-Benoît.  Après  leur  mort  à  tous  trois, 
le  pouvoir  de  l'abbé  de  la  Grasse  dut  être 
absolu  &  il  n'y  fut  mis  aucune  restriction. 
En  1084,  lors  du  partage  entre  Pierre- 
Roger,  évèque  de  Girone  &  comte  de  Car- 
cassonne,  &  Roger-Bernard,  comte  de 
Foix,  Camon  avait  encore  titre  d'abbaye; 
l'évêque  se  la  réserva  avec  celle  du  Mas- 
d'Azil.  En  1068,  date  d'une  donation  du 
comte  de  Foix,  ce  n'est  plus  qu'une  pré- 
vôté dépendante  de  la  Grasse;  en  1118, 
elle  est  mentionnée  parmi  les  possessions 
de  cette  abbaye  (bulle  de  Gélase  II).  En 
érigeant  l'évêché  de  Mirepoix,  le  pape 
Jean  XXII  fixa  à  douze  le  nombre  des  re- 
ligieux &  enjoignit  à  l'abbé  de  la  Grasse 


d'avoir  à  compléter  ce  nombre  ;  pour 
augmenter  les  revenus  de  la  mense  con- 
ventuelle, il  lui  unit  le  prieuré  de  Pierre- 
fitte  (bulle  du  17  août  i3i8).  En  1494,  le 
manque  de  ressources  força  les  religieux  à 
abandonner  le  monastère,  où  il  ne  resta 
que  le  sacristain.  Informée  de  cet  état  de 
choses,  le  parlement  de  Toulouse  inter- 
vint, séquestra  les  revenus,  fit  reconstruire 
les  lieux  réguliers,  &  força  l'abbé  de  la 
Grasse  à  y  installer  six  religieux  qui  y 
restèrent  jusqu'en  i6o8.  A  cette  époque, 
le  couvent  fut  de  nouveau  abandonné; 
les  prieurs  continuèrent  à  en  toucher  les 
revenus,  &  la  régularité  n'y  fut  rétablie 
qu'en  1699,  longtemps  après  l'union  de  la 
Grasse  à  la  congrégation  de  Saint-Maur. 

Prieurs  de  Camon. 

I.  Etienne,  mentionné  dans  un  acte 
de  999  qui  nous  apprend  que  le  monas- 
tère renfermait  alors  douze  religieux  dont 
il  nous  donne  les  noms. 

II.  Arnaud,  prieur  lors  de  la  donation 
du  comte  de  Foix. 

III.  RiGAUD,  de  1076  à  1104. 

IV.  BÉRENGER,   Il  14. 

V.  Raimond  Padron,  iii5. 

VI.  Bertrand  de  Villemur,  1172; 
plus  tard  évêque  de  Toulouse. 

VII.  Pierre  de  Clermont,  1180- 
1190. 

VIII.  Palassin,  1221-1227. 

IX.  GuiLLEM  DE  Tourouzelle  avait 
des  différends,  en  1287,  avec  les  seigneurs 
de  Lordat  &  de  Mirepoix;  vivait  encore  en 
1246. 

X.  Peitavin,  1247-1251. 

XI.  Pons  du  Vilar,  1272. 

XII.  Bertrand  de  Castelnau,  reli- 
gieux de  la  Grasse,  1296-1298. 

XIII.  Jourdain  de  Roquefort,  i3i6- 
1328. 

XIV.  Rainaud  Foucaut,  chapelain 
du  roi,  i35i;  l'année  suivante,  il  avait 
querelle  avec  François  &  Pierre  de  Lévis, 
qui  avaient  tué  trois  vassaux  du  monas- 
tère. 

XV.  Guillaume  Folcrand,  i366. 

XVI.  Olivier  de  Pompilin,  1396- 
1401. 


Note 
i56 


NOTB 

iS6 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 

i57 


XVII.  Bernard  Laroque,  1420. 

XVIII.  Bernard  de  Queysses,  1470- 
1481. 

XIX.  AuDouiN  d'Abzac,  1482. 

XX.  Philippe  de  Lévis  l'emporte  de- 
vant le  parlement  de  Toulouse  sur  son 
compétiteur  Guillaume  de  la  Douze  (1504). 

XXI.  Charles  Hémard  d'Enonville, 
cardinal-évéque  de  Màcon,  avait  procès 
avec  Jean,  cardinal  de  Lorraine  en  i538. 

XXII.  Georges  d'Armagnac,  cardi- 
nal-archevêque   de  Toulouse,  i53i-i56o. 

XXIII.  Jacques  de  Yillemur,  i58o, 
résigna  en  faveur  de  son  neveu,  qui  suit  : 

XXIV.  Jacques  de  Villemur,  1600- 
i6o3. 

XXV.  Jacques-Philibert  de  Ville- 
mur,  par  suite  de  la  résignation  du  précé- 
dent, de  i65o  à  1712. 

XXVI.  Georges  de  Villemur,  1712- 
1718. 

XXVII.  Thomas  Lavaur,  1720. 

[A.  M.] 


NOTE  CLVII 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Montauhan. 

LA  ville'  actuelle  de  Montauhan  ne  date 
que  du  milieu  du  douzième  siècle.  C'est 
à  cette  époque  seulement  que,  grâce  à 
l'intervention  du  comte  de  Toulouse,  une 
nouvelle  cité  s'éleva  à  côté  de  l'ancien 
Montauriol.  Sans  reporter  trop  loin  les 
origines  de  cette  dernière  localité,  il  est 
certain  qu'au  commencement  du  douzième 
siècle  8c  même  hien  avant,  à  côté  de  l'ah- 
b.iye  de  Saint-Théodard,  qui  remonte  au 
neuvième  siècle,  existait  une  aggloméra- 
tion   d'habitations    qui    paraît    avoir   été 

'  Consulter  sur  l'histoire  de  Montauhan  ,  outre 
les  .nncicns  traraiix  du  dix -septième  siècle,  les 
nombreuses  publications  de  M.  Devais,  &  not.im- 
ment  son  excellente  Histoire  de  Montauhan,  in-8°, 
iCJô,  dont  le  premier  volume  seul  a  été  publié. 


807 

entièrement  soumise  à  la  domination  ec- 
clésiastique, &,  malgré  les  assertions  des 
historiens  modernes,  ne  semble  avoir  joui 
d'aucune  liberté.  Les  exactions  que  cet 
état  de  choses  entraînait  naturellement,  & 
principalement  les  taxes  prélevées  par  les 
moines  sur  les  testaments,  ces  exactions, 
disons-nous,  &  aussi,  paraît-il,  le  besoin 
de  fortifier  la  ville  contre  les  invasions 
répétées  du  roi  d'Angleterre,  telles  furent 
les  causes  réelles  de  la  révolution  de  1144. 
Soutenus  contre  la  colère  de  l'abbé  par  le 
comte  de  Toulouse,  Alphonse,  les  habi- 
tants de  Montauriol  allèrent  s'établir  un 
peu  plus  loin,  dans  un  fief  de  l'abbaye,  &  y 
élevèrent  les  premières  maisons  de  ce  qui 
devint  plus  tard  Montauhan.  Les  privilè- 
ges, la  protection  assurée  aux  habitants  de 
cette  nouvelle  cité,  tout  contribua  à  lui 
donner  un  rapide  développement.  L'abbé 
de  Saint-Théodard  eut  beau  excommunier, 
faire  intervenir  le  pape,  &  employer  les 
foudres  de  l'Eglise,  la  révolution  était  bien 
consommée;  la  ville  nouvelle  échappa  pour 
un  temps  à  sa  domination,  &  l'abbé  Amiol 
dut,  en  1149,  accepter  le  don  que  voulut 
bien  lui  faire  le  comte  Raimond  V  de  la 
moitié  de  la  ville  &  de  ses  droits.  Mais  un 
autre  événement  vint  bientôt  enlever  au 
monastère  cette  partie  même  qu'il  avait  si 
difficilement  acceptée;  la  guerre  des  albi- 
geois lui  fit  perdre  tous  ses  droits  sur  Mon- 
tauhan, dont  le  comte  s'empara,  &  ce  ne 
fut  qu'en  1229  &  1281  que,  grâce  au  traité 
de  Paris,  l'abbé  put  recouvrer  une  partie 
de  ces  droits  &  le  quart  du  domaine  de  la 
ville.  Cette  transaction  fut  plus  tard  con- 
firmée par  le  comte  Alphonse  de  Poitiers 
(juin  1270), 

Chapitre  cathéJral.  —  L'histoire  du  cha- 
pitre de  Saint-Théodard  ou  Saint-Audard 
de  Montauhan  se  divise  en  trois  périodes 
bien  tranchées  :  avant  l'érection  de  cette 
abbaye  en  évêché  (i3i7);  antérieurement 
à  la  bulle  de  sécularisation  de  i525,  & 
postérieurement  à  cette  même  bulle.  — 
Avant  la  bulle  de  Jean  XXII  créantà  Mon- 
tauhan une  nouvelle  cité,  les  moines  de 
Saint-Théodard  vivaient  sous  l'administra- 
tion d'un  abbé  &  d'officiers  claustraux, 
dont  le  nombre  &  la  qualité  variaient  à 


Note 
,57 


8o8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


cette  époque  de  couvent  à  couvent.  Us 
avaient  déjà  eu  part  aux  privilèges  du 
Saint-Siège,  &  une  bulle  d'Alexandre  IV 
avait  accordé  à  la  communauté  le  privilège, 
qu'aujourd'hui  nous  trouverions  exorbi- 
tant, de  ne  payer  ses  dettes  qu'autant  que 
les  créanciers  prouveraient  que  leur  ar- 
gent avait  été  employé  au  bien  commun; 
il  est  vrai  que,  grâce  à  ces  précautions, 
on  pouvait  empêcher  un  abbé  prodigue  ou 
bâtisseur  de  satisfaire  ses  goûts  en  ruinant 
sa  congrégation.  Entre  autres  officiers 
claustraux,  l'abbaye  avait  un  aumônier 
possédant  une  mense  particulière  qui  de- 
vait suffire  à  de  nombreuses  aumônes;  en 
i3o3,  l'abbé  Austorg  &  le  chapitre  décidè- 
rent qu'à  l'avenir  on  nourrirait  tous  les 
jours  dans  le  monastère  jusqu'à  treize  pau- 
vres, qui  recevraient  le  pain,  la  viande  & 
le  vin,  en  quantités  égales  aux  portions 
des  religieux.  L'aumônier  dut  supporter 
une  partie  de  cette  nouvelle  charge;  la 
congrégation  se  chargea  du  reste. 

Quand  l'abbaye  devint  église  cathédrale, 
la  première  dignité  du  chapitre  fut  donnée 
à  un  prieur-mage  (ma/or)  ;  en  ï5i5,  lors  de 
la  sécularisation,  il  était  nommé  &  révo- 
qué par  l'évêque;  mais  au  quatorzième 
siècle,  d'après  une  transaction  confirmée 
par  le  pape  Clément  VI,  il  semble  avoir 
été  nommé  par  l'évêque  &  le  chapitre  de 
concert.  Ce  dignitaire  qui,  par  sa  position, 
par  les  privilèges  attachés  à  sa  charge  & 
par  le  pouvoir  dont  il  était  revêtu,  était 
certainement  le  second  personnage  de  la 
communauté,  eut  avec  l'évêque  de  nom- 
breux démêlés,  notamment  pour  le  droit 
de  punir  les  excès  &  les  fautes  des  mem- 
bres du  chapitre.  Ce  droit  de  punition  & 
de  première  connaissance  lui  avait  d'abord 
été  assuré  par  un  acte  de  l'évêque  Guil- 
laume (octobre  i332);  ce  prélat  avait  dé- 
claré formellement  que,  à  moins  de  crime 
énorme  commis  par  un  des  religieux  de 
Saint-Théodard ,  son  officiai  ne  pourrait 
juger  qu'en  cas  d'appel;  mais,  malgré  cette 
concession,  ce  privilège  fut  toujours  con- 
testé par  les  évêques  aux  quatorzième  & 
quinzième  siècles  &  donna  lieu  à  des  que- 
relles fréquentes,  qui  amenèrent  naturel- 
lement de  nombreuses  transactions,  tou- 
jours inexécutées  &  toujours  renouvelées. 


C'est  ainsi  qu'un  accord  de  i35o,  restrictif 
de  celui  de  i332,  déclara  que  le  prieur 
n'aurait  droit  de  juridiction  &  de  correc- 
tion que  dans  certains  cas,  l'évêque  se  ré- 
servant toujours  le  droit  d'appel.  Du  reste, 
le  même  acte  accordait  à  ce  dignitaire 
d'autres  privilèges  :  présidence  du  synode 
en  l'absence  de  l'évêque,  droit  d'y  faire 
des  ordonnances  &  des  statuts,  usage  des 
vêtements  sacerdotaux,  &c.  — Au-dessous 
du  prieur-mage  était  le  prieur  claustral, 
nommé  &  révoqué  par  l'évêque  (d'après  la 
bulle  de  i525).  —  Les  officiers  claustraux 
étaient  le  camérier,  le  sacristain,  l'aumô- 
nier, à  la  charge  duquel  on  unit,  en  1410, 
le  prieuré  de  Montalzat  qui  en  dépendait 
depuis  longtemps,  l'infirmier,  le  préchan- 
tre &  l'ouvrier.  —  Quant  aux  religieux 
(car  le  chapitre  resta  soumis  à  la  règle  de 
Saint-Benoît  jusqu'à  sa  sécularisation),  un 
acte  de  l'évêque  Guillaume,  d'octobre  i332, 
en  fixa  le  nombre  à  trente;  cette  décision 
fut  approuvée  par  le  pape  Clément  VI. 
Mais,  plus  tard,  la  diminution  des  revenus 
de  la  mense  capitulaire  ampna  à  Monfau- 
ban,  comme  dans  toutes  les  églises  cathé- 
drales du  Languedoc,  la  réduction  de  ce 
chiffre;  au  commencement  du  seizième 
siècle,  la  portion  canoniale  était  fixée  à 
un  minimum  de  soixante  ducats,  &  dans 
ce  cas,  le  nombre  des  religieux  ne  pouvait 
être  supérieur  à  vingt.  En  i5i2,  il  fallut 
que  Léon  X  chargeât,  par  un  bref,  l'arche- 
vêque de  Toulouse  d'empêcher  l'évêque  de 
Montauban  de  transgresser  ce  règlement. 
—  Enfin  le  personnel  du  chapitre  se  com- 
])létait,  avant  i525,  par  dix  chapelains, 
présentés  par  le  chapitre  &  nommés  par 
l'évêque. 

En  i525,  date  de  la  sécularisation  de  la 
communauté,  elle  avait  subi  une  grande 
décadence.  L'agrandissement  des  villes, 
qui  rendait  la  vie  contemplative  difficile 
à  pratiquer  au  milieu  de  quartiers  popu- 
leux &  bruyants,  l'état  matériel  des  bâti- 
ments claustraux  qui,  faute  d'espace,  ne 
pouvaient  plus  être  ni  agrandis  ni  recons- 
truits, enfin  l'insuffisance  des  revenus  qui 
forçait  les  religieux  à  demander  à  leur  for- 
tune personnelle  une  partie  de  leur  sub- 
sistance, tels  sont,  pour  Montauban  comme 
pour  kl  plupart  des  autres  cathédrales,  les 


NOTB 

157 


Note 

137 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


principaux  motifs  allégués  par  la  bulle  de 
sécularisation;  il  faut  y  ajouter  le  relâche- 
ment de  la  discipline,  le  dégoût  de  la  vie 
régulière  qui  avait  envahi  les  églises  ca- 
thédrales tout  autant  que  les  abbayes. 
Cette  réforme,  réclamée  par  le  chapitre 
&  par  l'évèque,  était  souhaitée  par  le  roi, 
&  François  I"  autorisa,  en  1524,  deux  des 
religieux  à  aller  en  chercher  la  bulle  à 
Rome,  malgré  les  défenses  expresses  por- 
tées par  lui-même.  A  partir  de  cette  épo- 
que il  y  eut  donc,  à  Montauban,  deux 
dignitaires,  le  prévôt  8c  l'archidiacre  ma- 
jeur, deux  personnats,  l'archidiacre  mineur 
&  le  préchantre.  Au-dessous,  vingt,  puis 
bientôt  douze  prébendes,  dont  quatre  ap- 
partiennent aux  officiers,  vingt-quatre 
chapelains,  un  maître  de  chant  &  un 
chœur  de  musique,  six  enfants  de  chœur 
&  un  bedeau.  En  i552,  la  collation  des 
huit  canonicats  simples  fut  attribuée,  pour 
les  quatre  de  la  gauche  du  chœur  (côté 
de  l'évèque),  à  celui-ci,  pour  les  quatre  de 
la  droite  (côté  du  prévôt),  au  chapitre,  sur 
la  présentation  du  chanoine  de  semaine. 
Les  dignités  &  les  personnats  durent  être 
conférés  par  l'évèque  seul. 

Saint-Etienne  du  Tescou,  —  Sur  l'empla- 
cement de  cette  église  existait,  au  trei- 
zième siècle,  un  hôpital  administré  par 
l'évèque;  en  1248,  l'évèque  de  Toulouse, 
Raimond,  en  nomma  administrateur  un 
certain  Guillem  Turtone,  qui  promit,  à 
genoux,  d'agir  avec  fidélité  &  de  garder 
envers  lui  une  exacte  obéissance.  En  1260, 
il  est  encore  mentionné;  mais  l'absence 
de  documents  originaux  ne  permet  de  rien 
savoir  de  plus  sur  cet  établissement  pen- 
dant le  reste  du  siècle.  Enfin,  au  quator- 
zième siècle,  il  reparaît,  &  une  bulle  de 
Jean  XXII,  du  8  août  i3i7,  l'unit  à  la 
mense  épiscopale  du  nouvel  évêché  de 
Saint-Théodard.  Cette  bulle  le  cite  encore 
comme  une  église  dépendante  de  l'évêché 
de  Toulouse.  Le  18  février  suivant,  elle 
est  érigée  par  le  même  pape  en  collégiale, 
&,  quatre  jours  plus  tard,  un  dernier  acte 
règle  l'organisation  du  nouveau  chapitre. 
Voici  quelques  détails  à  ce  sujet,  tirés  de 
la  bulle  elle-même  :  il  lut  composé  de 
douze  chanoines  ayant  entrée  ik  voix  dé- 


809 

libérative  au  chapitre;  les  trois  premiers 
s'appelèrent  doyen,  sacristain  &  préchan- 
tre; les  deux  premiers  étaient  dignitaires, 
le  dernier,  officier;  venaient  ensuite  trois 
hebdomadiers,  vingt-quatre  chapelains, 
deux  diacres,  deux  sous-diacres,  six  clercs 
mineurs,  six  enfants  de  chœur  à  la  nomi- 
nation du  chapitre  &  révocables  par  lui. 
Les  douze  chanoines  ont  entrée  aux  as- 
semblées du  chapitre  de  Saint-Théodard, 
quand  il  s'agit  d'élire  l'évèque.  Le  doyen 
de  Saint-Etienne  est  nommé  par  le  cha- 
pitre, l'évèque  peut  y  émettre  son  vote, 
sans  jouir  d'aucun  privilège;  le  sacristain 
&  le  préchantre  sont  nommés  par  l'évèque 
seul;  enfin  les  canonicats  sont  conférés 
tour  à  tour  par  lui  &  par  le  chapitre. 
Grâce  aux  églises  que  Jean  XXII  unit  tout 
d'abord  à  sa  mense,  le  chapitre  possédait 
deux  mille  livres  de  revenu,  sur  lesquelles 
le  doyen  percevait  deux  cent  soixante  li- 
vres, le  sacristain  &  le  préchantre  soixante- 
dix,  chaque  chanoine  trente  livres;  il  y 
avait  de  plus  de  nombreuses  distributions 
à  dates  fixes,  dans  lesquelles  le  doyen  avait 
droit  à  une  part  double  de  celle  des  sim- 
ples chanoines. 

Cette  situation  privilégiée  des  chanoi- 
nes de  Saint-Etienne  ne  fut  pas  sans  exci- 
ter des  jalousies  &  des  querelles.  Quelques 
mois  à  peine  après  son  organisation,  le 
pape  Jean  XXII  est  obligé  d'intervenir  au- 
près de  l'évèque  Guillaume  pour  l'empê- 
cher d'inquiéter  le  chapitre  dans  la  pos- 
session de  certaines  maisons  voisines  do 
son  église,  données  puis  enlevées  par  le 
pape  au  dernier  évèque,  Bertrand,  !k  une 
bulle  de  Clément  VI  vint,  quelques  an- 
nées plus  tard,  lui  enlever  le  privilège 
de  prendre  part  à  l'élection  de  l'évèque. 
Du  reste,  cette  réforme  ne  se  borna  pas 
à  l'église  de  Montauban;  la  même  bulle 
enleva  un  privilège  analogue  à  diverses 
collégiales  érigées  par  le  pape  Jean  XXII 
dans  les  diocèses  de  Castres,  Saint-Pa- 
poul  &  Sarlat.  Un  autre  sujet  de  querelle 
avec  le  cha]>itre  cathédral  était  la  pos- 
session par  Saint-Etienne  du  Tescou  de 
l'église  paroissiale  de  Saint- Jacques  de 
Montauban;  cette  possession  assujettissait 
notamment  ses  chanoines  à  une  procu- 
ration annuelle  envers  l'évèque,  procura- 


NOTB 

157 


8io 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tioii  dont  l'évêque  Guillaume  les  ex.empta 
par  actes  de  1344  &  1348.  Mais,  malgré  les 
efforts  d'Arnaud,  patriarche  d'Alexandrie 
&  administrateur  perpétuel  de  l'évêché 
de  Montauban,  qui  essaya,  en  i363,  de 
réglementer  la  matière,  eu  1392  une  que- 
relle sérieuse  s'éleva  entre  les  deux  cha- 
pitres; il  s'agissait  de  savoir  de  quelle 
façon  seraient  partagées  les  dépouilles  des 
paroissiens  de  l'église  Saint-Jacques  qui 
se  feraient  enterrer  à  Saint-Etienne  du 
Tescou;  Pierre  Vidal,  abbé  de  Saint-Ser- 
nin  de  Toulouse,  choisi  pour  arbitre,  dé- 
cida que  le  quart  des  sommes  payées  ap- 
partiendrait au  chapitre  cathédral  auquel 
il  faudrait  toujours  demander  l'autorisa- 
tion de  les  inhumer;  au-dessous  de  qua- 
torze ans  &  de  douze,  suivant  le  sexe,  les 
personnes  enterrées  ne  donnèrent  lieu  qu'à 
une  taxe,  toujours  la  même,  de  deux  de- 
niers par  tète. 

En  1326,  le  roi  Charles  le  Bel  avait  pris 
le  chapitre  sous  sa  protection;  cela  ne 
l'empêcha  pas  de  se  ressentir  de  tous  les 
malheurs  que  la  France  &  particulière- 
ment le  Languedoc  eurent  à  souffrir  pen- 
dant la  dernière  moitié  du  quatorzième 
siècle  :  passage  des  troupes,  invasion  an- 
glaise, ravages  des  routiers,  pestes  &  fa- 
mines. Eu  1417,  le  revenu  ne  se  montait 
plus  qu'à  six  cents  livres  tournois,  &,  pour 
remédier  un  peu  à  cette  détresse,  l'évêque 
Raimond  dut  unir  à  la  mense  capitulaire 
la  charge  de  sacristain;  en  même  temps  la 
congrégation,  par  une  meilleure  distri- 
bution des  revenus,  essayait  d'éviter  les 
pertes.  Les  papes  vinrent  eux-mêmes  au 
secours  du  chapitre  ;  Martin  V  chargea 
l'official  de  Montauban  de  lui  unir  défi- 
nitivement l'église  paroissiale  de  Saint- 
Jacques  qui,  jusqu'alors,  n'en  dépendait 
que  d'une  manière  indirecte;  la  vicairie 
perpétuelle  de  cette  église  fut  dès  lors  sup- 
primée, &  une  autre  bulle  du  même  pape 
décida  que  le  titulaire  actuel,  Jean  Bajaiis, 
percevrait  sa  vie  durant  une  pension  an- 
nuelle de  dix  livres  tournois,  payée  par  les 
doyen  &  chanoines  du  Tescou.  L'union  de 
la  charge  de  sacriste  à  la  mense  capitulaire 
fut  elle-même  confirmée  par  Nicolas  V, 
&  Pie  II,  en  1458,  accorda  aux  doyen  & 
chapitre    le   droit   do   correction   sur   les 


prêtres  &  clercs  inférieurs  de  l'église; 
cette  même  bulle  nous  prouve  que  le  cha- 
pitre &  tous  ses  membres  étaient  exempts 
de  la  juridiction  épiscopale  &  dépen- 
daient immédiatement  du  Saint-Siège. 
Cette  déclaration  d'indépendance  fut  re- 
nouvelée, en  1461,  par  Antoine  Mour- 
gues,  chanoine  de  l'église  cathédrale  de 
Maguelonne,  visiteur  apostolique  des  pro- 
vinces de  Narbonne,  Toulouse,  Auch  & 
Bordeaux.  Le  même  privilège  reçut  une 
nouvelle  sanction  en  i520;  par  acte  du 
10  septembre  de  cette  année,  Laurent  Ala- 
mand,  évéque  de  Grenoble  &  abbé  de 
Saint-Sernin  de  Toulouse,  juge  apostoli- 
que de  Saint-Etienne  du  Tescou,  défendit 
aux  officiers  royaux  des  sénéchaussées  de 
Cahors  &  de  Montauban  de  citer  parde- 
vant  eux  les  chanoines  de  cette  église,  qui 
étaient  directement  soumis  au  Saint-Siège. 
Ce  privilège  fut  définitivement  supprimé 
par  un  arrêt  du  parlement  de  Toulouse  de 
i533. 

Presque  entièrement  ruiné  par  les  guer- 
res de  religion,  Saint-Etienne  du  Tescou 
fut,  pour  ainsi  dire,  supprimé  au  dix-sep- 
tième siècle.  En  1667,  l'évêque  réunit  ce 
chapitre  à  celui  de  la  catliédrale  &  les  deux 
congrégations  furent  confondues,  mais  les 
revenus  de  chacune  d'elles  restèrent  tou- 
jours séparés.  Les  dignités  du  nouveau 
chapitre  comprirent  alors  un  prévôt,  un 
doyen,  un  grand-archidiacre  &  un  second 
archidiacre,  tous  quatre  dignitaires;  un 
grand-chantre,  un  sacristain  &  un  chantre, 
personnats;  à  la  suite  dix-sept  chanoines, 
huit  hebdomadiers,  cinquante-deux  pré- 
bendes des  différents  ordres,  deux  bedeaux. 
Les  dignitaires,  sauf  le  doyen,  étaient 
nommés  par  l'évêque;  le  doyen,  seul  élu 
par  ses  collègues,  lui  demandait  seulement 
sa  confirmation.  Les  canonicats  du  côté 
de  la  chaire  épiscopale,  étaient  conférés 
par  lui;  ceux  de  l'autre  côté,  par  le  cha- 
noine de  semaine;  enfin,  les  officiers  du 
bas-chœur  étaient  nommés  par  le  chapi- 
tre. En  un  mot,  sauf  pour  le  prévôt,  les 
deux  chapitres  réunis  se  conformaient  aux 
dispositions  de  la  bulle  de  sécularisation 
de  i525. 

Au  dix-huitième  siècle,  de  l'église  du 
Tescou  il  ne  restait  plus  que  des  ruines. 


Note 

107 


Note 
i57 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


8ii 


Hôpitaux  de  Montauban.  —  Au  seizième 
siècle,  la  plus  grande  partie  des  titres 
concernant  les  anciens  hôpitaux  de  Mon- 
tauban disparurent;  nous  allons  donner, 
en  les  abrégeant,  les  quelques  renseigne- 
ments que  les  Tiistoriens  de  cette  ville,  au 
dix-septième  siècle,  ont  pu  récolter  çà  & 
là.  —  C'est  surtout  au  treizième  siècle  que 
l'hospitalité  se  développa  à  Montauban. 
En  1266,  Guillem  Amiel,  qui  venait  de 
fonder  l'église  des  cordeliers,  établit  un 
hôpital  dans  le  faubourg  de  ce  nom;  en 
1278,  Estève  I.a  Porte  institue  l'hospice 
de  Saint-Barthélemi,  près  la  chapelle  de 
ce  nom  &  vis-à-vis  les  clarisses;  un  troi- 
sième hôpital  fut  fondé,  en  1290,  par  Ar- 
naud de  Parias,  dans  une  maison  à  lui 
appartenant,  sur  l'emplacement  où  s'éleva 
plus  tard  le  collège;  en  i354,  on  trouve 
une  chapellenie  fondée  dans  cet  hôpital 
par  un  certain  prêtre,  nommé  Pierre  Ro- 
que; quelques  années  plus  tard,  en  1292, 
un  nouvel  hospice  s'élève  dans  la  grande 
rue  de  la  ville.  D'autres  maisons,  qui  da- 
tent peut-être  de  la  même  époque,  ne  pa- 
raissent que  beaucoup  plus  tard  dans  les 
textes;  tel  est  l'hospice  de  Saint-Biaise, 
situé  près  la  porte  des  Carmes,  dont  l'offi- 
cial  permit  de  changer  l'orientation  en 
1453.  L'hospice  Saint-Lazare,  destiné  aux 
lépreux,  comme  l'indique  son  nom,  qui 
possédait  une  église  &  de  grands  bâti- 
ments, &  était  desservi  par  un  chapelain; 
il  fut  plus  tard  démoli  &,  sur  son  empla- 
cement, s'élevèrent  des  maisons  particu- 
lières. Celui  de  Saint-Eutrope,  situé  hors 
de  la  ville,  près  du  couvent  des  carmes 
auxquels  ou  le  donna,  en  1488,  pour 
agrandir  leur  couvent.  Celui  de  Notre- 
Dame  de  Montauriol,  voisin  de  la  cathé- 
drale de  Saint-Théodard,  fut  plus  tard  spé- 


basses  pour  le  salut  des  malades.  Mention- 
nons en  dernier  lieu  l'hôpital  de  la  Lau- 
tié,  ainsi  nommé  d'une  tour  qui  y  était 
attenante;  il  fut  fondé,  en  iSyS,  par  acte 
de  dernière  volonté  de  Navarre  de  Mon- 
taut,  femme  de  Raimond  de  Folaudy  & 
dame  de  Bressols;  deux  chapelains  le  des- 
servaient &  le  régissaient,  sous  le  nom 
d'administrateurs  perpétuels. 

En  1548,  les  revenus  de  tous  ces  hôpi- 
taux furent  réunis;  un  peu  plus  tard,  l'hô- 
pital de  Parias  fut  transformé  en  collège; 
&  les  hommes  habitèrent  l'hôpital  de  la 
Lautié,  les  femmes  celui  de  Notre-Dame. 
De  i56i  à  i6i5,  l'hôpital  de  la  Lautié  fut 
occupé  par  les  réformés;  en  i6i5,  on  y 
construisit  un  temple  qui  ne  fut  démoli 
qu'en  l665. 

Dominicains.  —  Ces  religieux  vinrent 
s'établir  à  Montauban  dès  I25i;  bien  ac- 
cueillis, ils  s'installèrent  d'abord  dans  le 
faubourg  de  Saint-Etienne,  près  de  l'église 
du  Tescou;  mais  chassés  en  1270  par  un 
débordement  du  Tarn,  ils  se  réfugièrent 
dans  l'intérieur  de  la  ville  &  s'établirent 
dans  le  faubourg  de  Saint-Antoine.  Il  leur 
fallut  pour  cela  la  permission  du  couvent 
de  Saint-Théodard,  dont  dépendaient  tous 
ces  terrains;  ils  l'obtinrent,  mais  sous  cer- 
taines restrictions  que  nous  allons  indi- 
quer &  qui  prouvent  que  les  moines  crai- 
gnaient les  empiétements  de  ces  religieux  & 
entendaient  faire  constater  formellement 
leur  suprématie.  Un  privilège,  fort  envié 
des  couvents  des  ordres  mendiants,  était 
celui  de  faire  des  processions  dans  la  ville, 
source  abondante  d'aumônes  8c  occasion 
de  rivaliser  d'éclat  avec  les  autres  églises; 
ce  fut  seulement  après  de  longues  discus- 
sions, que  cette  permission  fut  accordée 


Note 
.57 


cialement   réservé  aux   femmes;   l'époque      aux  dominicains  ;  par  acte  de  mai  i36o,  il 


de  sa  fondation  est  inconnue.  Un  hôpital 
pour  les  pestiférés  fut  établi,  en  i5i8,  par 
l'évèque  Jean  d'Oriole,  hors  de  la  ville, 
sur  l'emplacement  occupé  plus  tard  par  le 
couvent  des  capucins;  en  iSîB,  le  chapitre 
régla  le  service  religieux  de  cet  établisse- 
ment; on  y  bénit  un  cimetière;  les  offices 
divins  durent  y  être  célébrés  sans  surplis 
ni  vêtements  sacerdotaux;  en  temps  de 
peste,  il  fut  permis  d'y  dire  des   messes 


fut  décidé,  contrairement  aux  prétentions 
du  chapitre  cathédral,  que  les  frères  prê- 
cheurs auraient  le  droit  de  porter  la  croix 
aux  enterrements,  tant  dans  la  ville  que 
dans  les  faubourgs  de  Montauban,  à  con- 
dition d'en  demander  la  permission  chaque 
année  au  prieur-mage,  le  jour  de  la  fête  de 
saint  Théodard,  pendant  la  célébration  de 
la  grand'messe.  Cet  usage  était  encore  ob- 
servé en  1413.  —  Ruinés  par  les  religion- 


Note 
107 


81; 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


naires  au  seizième  siècle,  les  dominicains 
furent  rétablis  en  i632  &  reconstruisirent 
leur  église,  en  1661,  sur  les  fondements  de 
l'ancienne;  celle-ci  avait  été  commencée 
en  1278,  &  consacrée  en  i3o3. 

Augusllns.  —  Ces  religieux  vinrent  de 
Toulouse  à  Montauban  en  1349;  ils  se 
firent  autoriser  par  le  Saint-Siège,  mais  le 
chapitre  cathédral  fit  des  difficultés  pour 
les  laisser  s'établir.  Ils  demandaient  à  cons- 
truire un  couvent,  à  installer  un  cime- 
tière; après  débat,  le  chapitre  donna  cette 
autorisation  en  fixant  l'emplacement  sur 
la  paroisse  de  Saint-Orens,  &  en  y  met- 
tant comme  condition  la  célébration  d'une 
messe  quotidienne  pour  le  repos  des  âmes 
de  l'évêque  &  des  religieux,  &  moyen- 
nant une  redevance  annuelle  de  deux  de- 
niers d'or,  payable  le  jour  de  l'Assomption 
par  le  prieur  lui-même  au  prieur-mage, 
le  tiers  des  offrandes  &  le  huitième  des 
legs  faits  par  ceux  qui  y  éliraient  leur 
sépulture.  En  1416,  le  chapitre  leur  ac- 
corda encore  la  permission  de  faire  cha- 
que année,  le  jour  de  la  fête  de  saint 
Théodard,  une  procession  dans  la  ville 
avec  la  croix.  Chassés  par  les  réformés  en 
l562,  les  augustins  ne  furent  rétablis  qu'en 
1667,  par  arrêt  du  conseil  d'Etat. 

Cannes.  —  Les  carmes  s'établirent  à 
Montauban  en  1280;  plus  dociles  que 
les  autres  ordres  religieux,  ils  acceptèrent 
les  conditions  que  l'abbaye  mit  à  cet  éta- 
blissement; une  sentence  du  3o  novembre 
1280,  approuvée  par  Pierre  de  Milhau, 
général  de  l'ordre,  &  par  Bernard  Cata- 
lan, provincial,  décida  que  ces  religieux 
pourraient  bâtir  une  église  &  un  couvent, 
&  avoir  un  cimetière,  dans  lequel  ils  don- 
neraient la  sépulture  aux  membres  de  leurs 
familles  8c  à  tous  autres,  moyennant  le 
tiers  des  legs  &  dons  &  la  moitié  des  of- 
frandes; en  i320,  une  nouvelle  transaction 
changea  cette  redevance  en  une  autre  de 
deux  pièces  d'or,  que  les  religieux  durent 
faire  déposer  chaque  année,  le  jour  de  la 
Saint-Martin  d'hiver,  sur  l'autel  de  Saint- 
Martin,  pendant  la  messe  &  après  l'offer- 
toire; il  fut  de  plus  décide  que  les  carmes 
célébreraient  à  perpétuité  une  messe  quo- 


tidienne dans  leur  église  pour  le  salut  de 
l'évêque  &  des  prêtres  de  la  cathédrale. 
En  1384,  le  chapitre  cathédral  autorisa  le 
couvent  à  porter  la  croix  aux  funérailles, 
à  condition  de  demander  cette  permission 
chaque  année  au  prieur-mage,  le  jour  de 
Saint-Théodard,  pendant  la  célébration 
de  la  grand'messe.  En  i568,  l'église  des 
carmes  fut  complètement  détruite;  elle 
fut  rétablie  en  i632;  ils  commencèrent  par 
construire  une  petite  chapelle,  qu'ils  n'a- 
grandirent que  peu  à  peu. 

Frères  mineurs.  —  Cet  ordre  essaya  de 
s'introduire  à  Montauban  dès  i25i,  mais 
les  religieux  ayant  refusé  d'accepter  les 
conditions  que  voulait  leur  imposer  l'ab- 
baye de  Saint-Théodard,  ils  furent  expul- 
sés par  sentence  de  l'évêque  d'Agen,  délé- 
gué du  Saint-Siège;  l'acte  du  légat  leur 
défendait  de  donner  la  sépulture  à  des 
paroissiens  de  Montauban  &  d'usurper  les 
fiefs  de  l'abbaye.  Mieux  conseillés,  ils  re- 
vinrent"en  1274,  &  protégés  par  le  vicomte 
de  Montclar,  ils  s'établirent  en  observant 
les  conditions  que  l'abbaye  leur  imposa. 
Un  de  leurs  premiers  bienfaiteurs  fut  un 
bourgeois  de  la  ville,  Guillem  Amiel,  qui 
les  aida  à  fonder  leur  église.  En  1348,  ils 
transigèrent  avec  le  chapitre  cathédral,  & 
s'engagèrent  à  lui  payer  la  portion  cano- 
nique, soit  le  quart  de  toutes  les  oblations 
&  le  dixième  des  legs  que  leur  feraient  les 
gens  enterrés  dans  leur  couvent.  En  i36ij 
ils  obtinrent  du  même  chapitre  cathédral 
la  permission  de  porter  la  croix  aux  en- 
terrements dans  l'intérieur  de  la  ville;  il 
fut  soigneusement  stipulé  que  cette  per- 
mission ne  serait  jamais  valable  que  pour 
un  an  &  devrait  être  renouvelée  par  le 
prieur-mage  à  chaque  nouvelle  fête  de 
saint  Théodard.  Chassés  par  les  protes- 
tants, en  i562,  ils  furent  rétablis  par  un 
arrêt  du  conseil  en  i63i,  à  la  place  des 
récollets,  qui  déjà  s'étaient  emparés  du 
couvent.  Un  peu  plus  tard,  leur  couvent 
fut  reconstruit. 

Commanderle  de  Saint- Antoine.  ■ —  Les 
frères  de  l'ordre  de  Saint-Antoine  vinrent 
s'établir  à  Montauban  en  1346,  avec  l'au- 
torisation  du   pape;   ils  occupèrent  l'an- 


NoTE 
167 


Note 
1J7 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


8i3 


cien  hôpital  de Villenouvelle  ou  du  Fossat, 
&  obtinrent  du  chapitre  cathédral  la  per- 
mission de  construire  une  cliapelle,  un 
couvent  &  de  faire  un  cimetière,  moyen- 
nant l'hommage,  une  redevance  annuelle 
de  trois  florins  payable  à  la  Purification, 
la  célébration  de  messes  pour  le  salut  des 
membres  de  la  cathédrale,  &c.;  cette  rede- 
vance était  encore  payée  en  1416. 

Clarlsses.  —  Le  premier  établissement 
des  clarisses  à  Montauban  date  du  temps 
d'Alphonse  de  Poitiers.  Installées  d'abord 
en  dehors  de  la  ville,  elles  furent  forcées 
d'y  rentrer  à  l'époque  de  la  guerre  des 
Anglais.  En  l368,  elles  acquirent  d'un  cer- 
tain chevalier,  nommé  Géraud  Molinier, 
une  maison,  dans  laquelle  le  chapitre  ca- 
thédral, toujours  jaloux  de  ses  droits  de 
prééminence,  leur  permit  d'avoir  seule- 
ment une  petite  cloche  intérieure  &  un 
autelj  elles  ne  purent  y  célébrer  certains 
offices,  ni  y  bâtir  d'église  ou  établir  de 
grosse  cloche;  enfin  il  fut  stipulé,  qu'aus- 
sitôt la  guerre  finie,  elles  retourneraient 
dans  leur  ancien  monastère.  L'abbesse 
s'appelait  à  cette  époque  Marie  de  Penne. 
Comme  les  autres  communautés  religieu- 
ses de  la  cité,  le  couvent  des  clarisses  de- 
vait une  redevance  annuelle  de  deux  livres 
tournois  au  chapitre  de  Saint-Théodard 
pour  prix  du  terrain  qui  lui  était  alloué, 
&  cette  redevance  était  encore  acquittée 
en  1415.  Appauvri  par  les  malheurs  de  la 
fin  du  quatorzième  siècle,  le  couvent  eut 
recours  à  des  réunions  &  obtint  de  Gré- 
goire XII  celle  du  prieuré  de  Montech. 
Chassées  en  i56i  par  les  religionnaires, 
les  clarisses  revinrent  en  i63i  &  s'instal- 
lèrent d'abord  dans  la  maison  occupée 
ensuite  par  les  carmélites;  un  peu  plus 
tard,  l'ancien  couvent  fut  rebâti  sur  de 
vastes  proportions;  il  pouvait  contenir  de 
trente  à  quarante  religieuses. 

Capucins.  —  Ils  étaient  établis  dans  le 
faubourg  de  Montmirail;  venus  pour  une 
mission  en  1629,  ils  furent  chassés  par  la 
peste;  en  i63o,  cet  emplacement  leur  fut 
donné  par  le  roi;  en  l63i,  le  duc  d'Éper-» 
non  leur  donna  huit  mille  livres  tournois 
pour  aider  à  la  construction  des  bâtiments. 


Comme  toutes  les  autres  coii£;régations,  ils 
étaient  soumis  au  chapitre  cathédral. 

Carmélites.  —  Elles  s'établirent  en  1634, 
avec  le  consentement  de  l'évêque  &  des 
habitants  ;  ces  religieuses  pouvaient  être 
de  trente  à  quarante. 

Les  ursulines  dataient  de  1639;  ^^^  filles 
de  l'Enfant-Jésus ,  chargées  de  l'éducation 
des  nouvelles  catholiques,  s'installèrent 
vers  1675. 

Le  séminaire  du  diocèse  fut  d'abord  éta- 
bli à  Castelferrus  ;  fondé  par  un  prêtre, 
en  i655,  il  fut  autorisé  par  lettres  patentes 
de  i656,  &  transféré  à  Monta i»ban  en  1660; 
il  était  dirigé  par  les  prêtres  de  la  Mis- 
sion. [A.  M.] 


NOTE  CLVIII 

AJOUTÉE  PAR  LES    NOUVEAUX   ÉDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Montpellier. 

L'ancien  siège  épiscopal'  de  Mague- 
lonne,  transféré  au  seizième  siècle 
dans  la  ville  de  Montpellier,  date  d'une 
haute  antiquité.  Un  peu  plus  loin,  nous 
rappellerons  les  vicissitudes  subies  par 
l'ancienne  cathédrale  &  son  chapitre  de- 
puis les  dévastations  de  Charles  Martel 
jusqu'aux  démolitions  de  Louis  XIII;  il 
nous  faut,  pour  le  moment,  indiquer  som- 
mairement &  d'après  des  travaux  plus  mo- 
dernes que  ceux  des  Bénédictins,  la  situa- 
tion des  évêques  de  Maguelonne  dans  cette 
ville  de  Montpellier,  dont  l'importance 
finit  par  devenir  prépondérante. 

On  sait  que  la  ville  de  Montpellier,  qui 


'  Nou«  aroni  principalement  employé,  dans  les 
notices  qui  suivent,  l'excellent  travail  de  M.  Ger- 
main sur  Maguelonne  sous  ses  évétjues^  VHistotre 
de  la  commune  de  Montpellier,  du  même  auteur,  & 
pour  les  établissements  de  moindre  importance, 
l'Histoire  de  d'Aigrefeuille,  publiée  au  siècle  der- 
nier. 


Note 
167 


NOTB 

i58 


Note 
lâS 


814 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


comprenaît  alors  deux  cités  distinctes,  dé- 
pendait directement  de  l'évèque  pour  une 
partie,  appelée  Montpellieret,  &  relevait 
de  lui  pour  l'autre,  inféodée  à  la  puissante 
famille  des  Guillem.  Malgré  des  difficultés 
sans  cesse  renouvelées,  malgré  les  causes 
de  discorde  que  fit  naître,  au  douzième 
siècle,  l'établissement  de  la  commune,  tant 
que  l'évèque  n'eut  en  face  de  lui  qu'un 
simple  seigneur,  il  put  maintenir  &  faire 
respecter  sa  suzeraineté  temporelle.  Mais 
lorsqu'aux  Guillem  eurent  succédé  les  prin- 
ces d'Aragon,  &  surtout  quand  la  seigneu- 
rie de  Montpellier  fut  tombée  entre  les 
mains  de  Jayme  I,  les  difficultés  devinrent 
de  plus  en  plus  grandes.  Incessantes  dis- 
cussions, querelles  quotidiennes  soulevées 
par  les  officiers  des  deux  juridictions,  em- 
piétements de  celle  du  roi  sur  le  domaine 
de  l'évèque,  tel  est  le  tableau  que  présente 
l'histoire  de  Montpellier  pendant  plus  de 
quarante  ans.  La  suzeraineté  de  l'évèque 
devient  illusoire  &  Montpellieret  lui- 
même  menace  de  lui  échapper. 

Il  eut  alors  recours  à  un  moyen  ana- 
logue à  celui  qu'employait  au  même  mo- 
ment l'abbé  de  Pamiers  contre  le  comte 
de  Foix  :  il  appela  à  son  aide  le  roi  de 
France  &  lui  céda  des  droits  qu'il  ne  pou- 
vait défendre.  Dès  i255.  Gui  Foucaud  avait 
amené  Pierre  de  Conques  à  se  reconnaître 
vassal  de  la  couronne  pour  la  ville  de 
Montpellier  &  ses  dépendances;  en  1260, 
le  roi  d'Aragon  se  reconnaît  vassal  de 
l'évèque,  par  conséquent  arrière-vassal  du 
roi;  à  partir  de  cette  époque,  la  puissance 
royale  entre  à  Montpellier;  par  le  droit 
d'appel,  largement  pratiqué  par  les  séné- 
chaux de  Carcassonne  &  de  Béziers,  par 
des  réclamations  toujours  nouvelles,  elle 
finit  par  s'imposer  aux  deux  parties.  Bien- 
tôt, à  la  suite  de  violents  démêlés  avec 
l'administration  consulaire  pour  la  per- 
ception des  tailles,  l'évèque  Bérenger  de 
Frézol  prend  une  grande  résolution  &,  par 
acte  de  mars  1293,  Philippe  IV  devient 
maître  de  la  ville  de  Montpellieret,  du  châ- 
teau de  Lattes  &  suzerain  de  Montpellier. 
Le  roi  de  Majorque  devenait  ainsi  vassal 
du  roi  de  France,  &  c'est  de  cette  époque 
que  date  réellement  la  réunion  de  cette 
ville  à  la  couronne;  la  confiscation  de  Phi- 


lippe VI  ne  fut  que  la  consécration  d'un 
iait  accompli. 

Chapitre  de  Maguelonne.  —  Par  suite  de 
l'abandon  de  l'île  de  Maguelonne  par  le 
clergé,  à  cause  des  déprédations  de  Char- 
les Martel,  le  service  divin  y  était  resté 
plusieurs  siècles  à  peu  près  complètement 
négligé;  en  vain,  vers  io33,  Jean  XIX 
avait-il  essayé  de  ranimer  le  zèle  des  fidè- 
les &  de  ramener  à  Maguelonne  les  cha- 
noines retirés  soit  à  Villeneuve,  soit  à 
Substantion,  rien  n'avait  pu  réussir  dans 
ce  sens  quand  le  célèbre  évêque  Arnaud 
vint  tenter  de  fixer  à  jamais  la  congré- 
gation cathédrale  dans  cette  île  déserte. 
Nous  n'avons  pas  à  raconter  dans  tous 
ses  détails  l'histoire  de  cette  restauration; 
d'autres,  plus  habiles  que  nous,  ont  déjà 
étudié  cette  restauration,  dont  les  chartes 
&  deux  chroniques  puisées  aux  sources  les 
plus  authentiques  permettent  de  donner 
une  histoire  complète  &  claire.  L'évèque 
Arnaud,  par  une  série  de  donations,  assura 
la  subsistance  de  sa  congrégation  réformée, 
ferma  le  canal  qui  servait  de  route  aux  pi- 
rates sarrasins,  entoura  l'île  de  murailles 
pour  y  ramener  la  sécurité  &  relia  l'île  à 
la  terre  ferme  par  une  solide  jetée. 

Continuée  par  Godefroid ,  successeur 
d'Arnaud,  cette  œuvre  de  restauration  était 
achevée  à  la  fin  du  même  siècle,  &  eu  1093, 
Urbain  II  confirma  l'établissement  de  la 
vie  régulière  à  Maguelonne,  le  droit  aux 
chanoines  d'élire  l'évèque  &  de  gouverner 
le  diocèse  pendant  la  vacance  du  siège  & 
constitua,  à  côté  de  la  mense  épiscopale, 
une  mense  capitulaire  absolument  indé- 
pendante. En  même  temps,  par  suite  de  la 
donation  du  comté  de  Melgueil  à  l'Eglise 
romaine,  l'évèque  &  le  chapitre  de  Mague- 
lonne voyaient  s'éloigner  le  seul  pouvoir 
séculier  qui  pouvait  leur  faire  ombrage,  se 
trouvaient  dès  lors  placés  sous  la  dépen- 
dance immédiate  du  Saint-Siège  &  tiraient 
de  nouveaux  revenus  de  la  ville  de  Mont- 
pellier, sans  cesse  grandissante. 

Au  douzième  siècle,  la  communauté  ob- 
tint la  confirmation  de  ses  privilèges  &  de 
ses  possessions;  en  ii55,  Adrien  IV,  en 
ii55  &  ii56,  Louis  VII,  lui  assurèrent  la 
jouissance  de   nombreux  domaines;  leurs 


Note 
iâ3 


Note 
i58 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEnOC. 


8i5 


actes  énumèrent  parmi  ces  domaines  l'île 
de  Maguelomie  avec  ses  dépendances,  Vil- 
leneuve, Gigean,  Ganges,  Montpellier,  &c. 
Mais  cette  prospérité  toujours  croissante, 
la  position  exceptionnelle  de  Maguelonne 
&  de  Montpellier,  centres  de  la  résistance, 
puis  de  la  réaction  catholique  pendant  la 
domination  des  Montfort,  amenèrent  aussi 
le  relâchement  dans  la  discipline  &  dans 
le  régime  intérieur  du  chapitre;  les  que- 
relles entre  les  différents  dignitaires  de- 
vinrent de  plus  en  plus  fréquentes,  les 
rapports  avec  l'évêque  plus  teudus;  l'épis- 
copat  de  Jean  de  Montlaur  ne  fut  guère 
qu'une  longue  lutte  entre  lui  &  le  prévôt, 
lutte  dans  laquelle  le  Saint-Siège  dut  plus 
d'une  fois  intervenir;  Alexandre  III,  puis 
Célestin  III  durent  à  plusieurs  reprises 
empêcher  le  prélat  de  s'immiscer  dans  l'ad- 
ministration intérieure  de  la  communauté 
&  séparer  de  plus  en  plus  la  mense  capi- 
tulaire  de  celle  de  l'évêque.  Toutefois,  loin 
de  nuire  à  la  fortune  du  chapitre,  ces  divi- 
sions semblent  au  contraire  l'avoir  favori- 
sée, en  forçant  les  prévôts  à  rendre  leur 
administration  plus  exacte,  à  prendre  un 
soin  plus  scrupuleux  des  intérêts  temporels 
des  chanoines  pour  éviter  les  reproches  de 
leurs  éternels  ennemis.  En  1208,  Philippe 
Auguste,  en  1228,  Grégoire  IX,  confirment 
les  dernières  acquisitions  du  chapitre,  & 
un  des  résultats  de  la  guerre  des  albigeois 
est  de  lui  assurer  la  possession  définitive 
du  comté  de  Melgueil. 

Pendant  le  treizième  siècle,  la  décadence 
de  la  congrégation  devient  de  plus  en  plus 
évidente;  dissensions  intérieures,  querel- 
les pour  les  élections,  intervention  perpé- 
tuelle des  papes,  qui  sont  souvent  forcés 
de  mettre  fin  à  des  discussions  scanda- 
leuses, tel  est  le  tableau  que  présente  son 
histoire  à  cette  époque;  au  commencement 
du  quatorzième  siècle,  ces  discordes  inté- 
rieures cessèrent,  &  les  statuts  de  i33i, 
publiés  de  nos  jours,  vinrent  régler  les 
devoirs  &  les  droits  de  chacun. 

Ce^  statuts,  les  plus  complets  que  l'on 
ait  pour  une  époque  aussi  ancienne,  rè- 
glent dans  le  plus  grand  détail  les  devoirs 
de  chacun  des  officiers  du  chapitre;  ils 
indiquent,  avec  un  luxe  inouï  de  pres- 
criptions, les   redevances  Ik  services  dus 


par  chacun  d'eux.  A  la  tête,  au-dessous  de 
l'évêque,  nous  trouvons  le  prévôt,  admi- 
nistrateur suprême  du  temporel  de  la 
maison;  en  1161,  une  transaction,  confir- 
mée par  Alexandre  III,  lui  attribue  la 
nomination  du  cellérier  &  la  garde  des 
prieurés  vacants;  d'autres  actes  un  peu 
postérieurs  règlent  la  nomination  des  ar- 
chidiacres &  des  prieurs,  nomination  dans 
laquelle  le  premier  rôle  lui  revenait.  Son 
élection  appartenait  au  chapitre,  &  l'évê- 
que ne  pouvait  l'excommunier  ou  le  sus- 
pendre que  du  consentement  des  chanoi- 
nes (bulles  d'Alexandre  III  du  22  juin  1164 
&  du  12  février  ii65-6).  Le  même  pape, 
par  diverses  autres  bulles,  chercha  à  régler 
d'une  manière  définitive  les  rapports  de  ce 
fonctionnaire  avec  l'évêque  &  avec  le  cha- 
pitre, lui  donna  le  droit  de  régir  les  do- 
maines de  la  congrégation,  sans  pouvoir 
toutefois  les  aliéner,  le  rendit  indépendant 
de  l'évêque,  en  ne  le  soumettant  qu'à  la 
double  juridiction  de  celui-ci  &  du  chapi- 
tre, tout  en  l'obligeant  à  leur  rendre  an- 
nuellement compte  de  sa  gestion.  Enfin  un 
compromis,  amené  par  le  cardinal-évêque 
d'Albano,  Henri,  légat  du  pape  contre  les 
hérétiques  albigeois,  lui  accorda  au  sein 
du  chapitre  l'autorité  spirituelle,  sous  la 
surveillance  de  l'évêque,  &  en  remplace- 
ment du  prieur  majeur,  dont  la  charge  de- 
meura supprimée.  (Confirmé  par  le  Saint- 
Siège  en  1188  &  1193.) 

Les  statuts  de  Jean  de  Vissée,  de  i33i, 
pour  le  prévôt  comme  pour  les  autres  di- 
gnitaires du  chapitre,  ne  changèrent  rien 
ou  presque  rien  à  son  pouvoir  spirituel, 
ils  ne  firent  guère  que  déterminer  exac- 
tement les  charges  &  fonctions  intérieures 
auxquelles  il  dut  suffire.  Attentifs  princi- 
palement au  bien-être  des  chanoines  &  à 
la  bonne  administration  des  revenus,  ils 
fixent  exactement  la  qualité  du  pain  que 
le  prévôt  devra  livrer  au  chapitre,  en  vertu 
de  sa  charge,  le  nombre  des  plats  qui  figu- 
reront aux  repas  solennels  qu'il  lui  doit 
aux  différentes  époques  de  l'année,  les  ré- 
parations qu'il  devra  faire  à  l'église  &  aux 
lieux  réguliers;  ils  stipulent  les  meubles 
&  objets  de  toute  espèce  dont  l'entretien 
lui  incombe.  A  lui  le  soin  de  recevoir  les 
lépreux  venus  dans  l'île,  de  teiyr  un  ser- 


NOTE 


Note 
i53 


8i6 


NQTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


viteur  toujours  prêt  à  recevoir  charita- 
blement les  pauvres  &  les  personnes  né- 
cessiteuses; enfin,  c'est  encore  à  lui  qu'on 
demande  le  plus  de  ces  miserîcordiae  ou 
pitances  qui,  à  certains  jours  de  l'année, 
venaient  s'ajouter  à  l'ordinaire  des  chanoi- 
nes, jugé  trop  exigu. 

Sous  le  prévôt  étaient  deux  officiers,  le 
cellérier  &  le  réfectorier  ;  le  premier, 
nommé  par  le  prévôt,  nommait  le  second  j 
ils  avaient  l'intendance  de  la  domesticité 
&  des  officiers  inférieurs,  &  remplaçaient 
le  prévôt  dans  l'accomplissement  de  ses 
fonctions. 

Le  prieur  claustral  fut  créé  en  1187  par 
Urbain  III,  pour  remplacer  l'ancien  prieur 
majeur,  dont  l'existence  avait  amené  de 
longues  luttes  avec  l'évèque  pour  la  juri- 
diction spirituelle,  avec  le  prévôt  pour  la 
juridiction  temporelle.  Le  prieur  claustral 
ne  fut  (|u'un  intendant,  ne  posséda  aucune 
juridiction  spirituelle,  &  l'accord  put  se 
rétablir. 

Le  précenteur  fut  créé,  en  1197,  par 
bulle  de  Célestin  III,  qui  donna  au  prévôt 
le  droit  de  l'instituer  en  prenant  l'avis  du 
chapitre  &  de  l'évèque;  ce  nouveau  digni- 
taire eut  place  dans  le  chapitre  immédia- 
tement après  les  archidiacres  &  le  sacris- 
tain. Le  prévôt  fut  chargé  de  lui  composer 
un  revenu  suffisant. 

Le  chanoine  bibliothécaire,  mentionné 
par  les  statuts  de  i33i,  avait  la  garde  de 
la  bibliothèque  &  devait  l'entretenir  de 
livres  &  de  reliures;  sous  lui  étaient  un 
scribe  &  un  relieur.  Le  même  officier 
devait  fournir  les  chanoines  de  papier  & 
d'encre  &  généralement  de  tous  les  menus 
objets  en  parchemin. 

Le  chanoine  cuisinier  était  chargé  de 
l'approvisionnement  de  la  table  canoni- 
cale  &  du  soin  de  régler  le  menu. 

Les  statuts  de  i33i  donnent  aussi  avec 
des  détails  réellement  excessifs  le  menu 
de  chaque  jour  &  de  chaque  époque  de 
l'année,  preuve  de  la  décadence  de  cette 
congrégation,  pour  laquelle  l'intérêt  ma- 
tériel, le  soin  du  bien-être  devenait  la 
chose  importante.  Le  chanoine  cuisinier 
acquérait  &  entretenait  le  mobilier  de  la 
cuisine. 

Le  vestiaire,  avant  1247,  était  le  titre 


canonical  du  prieur  de  Saint-Firmin  de 
Montpellier;  l'importance  de  cette  charge 
ayant  amené  des  querelles  intérieures,  l'é- 
vécjue  Rainier  en  fit  une  charge  spéciale, 
conférée  par  le  prévôt.  Comme  son  nom 
l'indique,  cet  officier  était  chargé  de  l'ha- 
billement des  chanoines,  qui  pouvaient,  à 
leur  gré,  le  recevoir  en  nature  ou  en  ar- 
gent, de  l'entretien  de  la  buanderie,  de 
celui  du  coureur  chargé  d'annoncer  dans 
toutes  les  églises  du  diocèse  la  mort  de 
chaque  chanoine  du  chapitre,  8c  enfin  de 
l'entretien  des  ensevelisseurs. 

L'infirmier  veillait,  comme  l'indique  son 
nom,  à  l'entretien  des  chanoines  malades, 
aux  aliments,  aux  remèdes,  &c.,  qu'il  leur 
fallait,  ainsi  qu'à  l'entretien  d'une  partie 
des  bâtiments  claustraux. 

L'aumônier  est  chargé  du  service  des 
pauvres;  il  rassemble  les  restes  qu'il  doit 
leur  donner,  &  les  vêtements  &  autres 
objets  dont  on  leur  fait  aumône.  Enfin,  il 
prépare  tout  ce  qu'il  faut  pour  la  cérémo- 
nie du  mandatum  ou  lavement  des  pieds. 

L'ouvrier  était  chargé  de  l'entretien  de 
l'église  cathédrale  &  de  tous  les  bâtiments 
situés  en  deçà  de  ce  qu'on  appelait  les 
Portes  de  Fer;  les  bâtiments  situés  hors  de 
cette  enceinte  étaient  réparés  par  le  pré- 
vôt &  par  les  autres  officiers. 

Le  sacristain  a  l'entretien  du  mobilier 
ecclésiastique,  la  fourniture  des  cierges, 
le  soin  de  conserver  en  bon  état  les  livres 
de  chœur. 

Le  pontonnier,  huitième  &  dernier  di- 
gnitaire du  chapitre,  qui  n'existait  que 
dans  celui  de  Maguelonne,  était  chargé  de 
l'entretien  du  grand  pont  qui  reliait  l'île  à 
la  terre  ferme;  il  touchait  à  cet  effet  des 
redevances  en  nature  de  la  plupart  des 
prieurs  dépendants  de  la  mense  capitu- 
laire. 

Le  chapitre,  outre  les  dignitaires,  com- 
prenait trois  séries  de  personnes  :  les  cha- 
noines, admis  au  chapitre,  prenant  leur 
part  de  toutes  les  miséricordes  &  jouis- 
sant de  tous  les  privilèges;  les  convers 
dits  de  la  soutane;  enfin  les  donats  de  la 
communauté.  Ces  donats,  comme  leur  nom 
l'indique,  étaient  des  laïques  qui  se  don- 
naient à  la  communauté,  corps  &  âme,  & 
lui    assuraient   quelquefois   la   possession 


Note 
1Ô8 


Note 
108 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


817 


immédiate,  le  plus  souvent  la  propriété 
éventuelle  de  leurs  biens.  Plus  une  com- 
munauté était  puissante,  plus  les  donats 
y  étaient  nombreux;  pour  les  espèces  di- 
verses de  ces  donations  qui,  à  la  longue, 
prirent  la  forme  de  vrais  contrats,  nous 
renverrons  à  la  Note  sur  le  diocèse  de  Nar- 
bonne  où,  à  propos  de  l'hôpital  de  cette 
ville,  nous  en  donnons  de  nombreux  exem- 
ples. 

Tel  était,  au  quatorzième  siècle,  l'état 
de  cette  grande  communauté,  d'après  les 
statuts  de  i33i,  publiés  par  M.Germain, 
On  y  voit  le  chapitre  déjà  arrivé  à  cette 
décadence  qui  devait  amener  la  chute  & 
la  ruine  définitive  des  chapitres  réguliers  : 
querelles  intestines  perpétuelles,  en  dépit 
de  règlements  toujours  renouvelés,  riches- 
ses &  bien-être  extrêmes  entraînant  le  re- 
lâchement de  la  discipline,  chez  beaucoup 
la  dissolution  des  mœurs.  Ajoutons-y  la  si- 
tuation particulière  du  chapitre  de  Mague- 
lonne,  c|ui,  habitant  une  île  isolée,  n'avait 
ni  les  distractions  qu'entraîne  avec  soi  une 
grande  ville,  ni  la  surveillance  salutaire 
que  la  population  peut  souvent  exercer. 
De  là  des  désordres  &  des  scandales  que 
l'on  ne  put  faire  cesser  que  par  une  dou- 
ble mesure  :  translation  du  chapitre  à 
Montpellier,  depuis  longtemps  véritable 
métropole  du  diocèse,  &  sécularisation. 
Les  deux  mesures  furent  prises  en  même 
temps,  à  la  requête  de  François  I,  qui, 
dans  un  voyage  en  Languedoc,  avait  été 
frappé  de  l'isolement  de  l'île  de  Mague- 
lonne,  de  l'incommodité  c|ui  en  résultait 
pour  les  chanoines  &  le  clergé  du  diocèse, 
des  dangers  que  les  incursions  des  pirates 
leur  faisaient  courir.  On  résolut  d'établir 
la  cathédrale  dans  l'ancien  collège  Saint- 
Germain,  qui  dépendait  de  Saint-Victor  de 
Marseille;  l'abbé  de  ce  dernier  monastère 
y  consentit  sans  trop  de  difficulté,  à  la  re- 
quête du  chancelier  Duprat,&le  27  juillet 
i536,  Paul  III  décida  tout  à  la  fois  la 
translation  du  chapitre  &  sa  sécularisa- 
tion. 

Le  nouveau  chapitre  comprit  quatre  di- 
gnités :  prévôté,  grand-archidiaconat,  ar- 
chidiaconats  de  Valence  &  de  Castries; 
quatre  personnats  :  sacristie,  aumônerie, 
ouvrerie   &   chant;    seize   chanoines   ma- 


jeurs &  trente-deux  mineurs  disparaissant 
par  voie  d'extinction.  L'évéque  conserva 
voix  préopinante  &  jouit  d'une  double 
prébende.  La  collation  de  la  prévôté,  des 
différentes  dignités  &  des  personnats  ap- 
partint au  chapitre,  sauf  quelques  tours  de 
faveur  réservés  au  prévôt  &  à  l'évéque. 

A  partir  de  ce  moment,  Maguelonne  fut 
absolument  abandonnée;  on  y  conserva 
bien  pendant  quelque  temps  un  chanoine 
chargé  d'y  célébrer  le  service  divin;  mais 
sa  constance  finit  par  se  lasser;  les  guerres 
de  religion  8/  les  luttes  qui  déchirèrent 
Montpellier  la  firent  déserter.  Enfin,  dans 
l'année  i632,  Louis  XIII,  craignant  de  voir 
cette  île  fortifiée  devenir  soit  un  lieu  de 
descente  pour  les  ennemis  extérieurs,  soit 
une  citadelle  pour  les  rebelles  de  l'inté- 
rieur, en  ordonna  la  destruction  &  com- 
pléta ainsi  l'œuvre  commencée  neuf  cents 
ans  auparavant  par  Charles  Martel,  inter- 
rompue heureusement  par  les  chanoines 
&  les  évêques  du  moyen  âge. 

/■églises  paroissiales  de  Montpellier.  — 
Elles  étaient  au  nojubre  de  trois,  depuis  le 
treizième  siècle  :  Saint-Firmin,  Saint-Denis 
Ik  Notre-Dame  des  Tables;  nous  allons  don- 
ner quelques  détails  sur  chacune  d'elles, 
en  indiquant  les  principales  annexes  qui 
en  dépendaient. 

Saint-Firmin.  —  Église  primitive  de 
Montpellier.  On  attribue  son  érection  en 
paroisse  à  l'évéque  de  Maguelonne,  Arge- 
mire,  qui  vivait  dans  les  premières  années 
du  règne  de  Louis  le  Pieux.  Le  prieur  qui 
la  desservait  était  toujours  pris  parmi  les 
chanoines  de  Maguelonne.  Plus  tard,  à 
cause  de  l'accroissement  extrême  de  la 
population,  on  fonda  des  annexes  à  cette 
paroisse,  annexes  qui  dépendirent  tou- 
jours étroitement  de  l'église  mère.  Les 
desservants  de  ces  annexes,  ainsi  que  ceux 
de  différentes  chapelles  des  faubourgs  de 
la  ville,  étaient  tenus  envers  Saint-Firmin 
&  son  prieur  à  certains  devoirs  honorifi- 
(|ues,  à  des  marques  de  respect  &  de  sujé- 
tion lors  des  grandes  fêtes  &  des  proces- 
sions solennelles  de  l'église.  Le  prieur 
avait,  comme  l'évéque,  un  officiai  qui  ju- 
geait pendant  six  mois  de  l'année,  l'official 


Note 


JV. 


Note 
i5$ 


8l8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


de  l'évêque  jugeant  seul  pendant  les  six 
autres  mois.  L'église  fut  détruite  durant  le 
seizième  siècle,  &  il  n'en  reste  plus  que 
des  débris. 

Les  annexes  de  Saint-Firmin  étaient  : 
Saint-Paul,  dont  la  fondation  remonte, 
d'après  d'Aigrefeuille,  au  onzième  siècle. 
Au  quatorzième  siècle,  le  vicaire,  devenu 
perpétuel  &  non  plus  amovible,  prit  le  ti- 
tre de  prieur.  Cette  église  fut,  après  la  des- 
truction de  i562,  occupée  d'abord  parles 
observantins,  ensuite  par  les  trinitaires. — 
Saint-Mathieu;  on  rapporte  aussi  sa  fon- 
dation au  onzième  siècle.  Les  religioniiai- 
res  s'en  emparèrent  dès  iSSg;  les  domini- 
cains s'y  installèrent  lors  de  leur  retour  à 
Montpellier,  de  1617  à  1626.  —  Saint-Tho- 
mas date  à  peu  près  de  la  même  époque  que 
les  précédentes.  —  Saint-GuiUem,  construit 
au  douzième  siècle  par  les  seigneurs  de  la 
ville;  destiné  d'abord  au  service  d'un  hô- 
pital, il  servit  d'annexé  quand  les  biens 
de  cet  hôpital  eurent  été  donnés  par  le  roi 
Jayme  I  aux  religieuses  de  Saint-Félix  de 
Monseau;  l'église,  du  reste,  servait  à  ces 
dernières.  Elle  fut  démolie  en  i56o,  &  ne 
fut  pas  reconstruite.  L'emplacement  ap- 
partenait aux  religieuses  de  Prouille. 

Saint-Denis.  —  C'était  la  paroisse  de 
Montpellieret.  Elle  existait  dès  le  onzième 
siècle  &  est  mentionnée  par  l'évêque  Gode- 
froi  en  1080.  Comme  celui  de  Saint-Firmin, 
le  prieur  en  était  pris  parmi  les  chanoines 
de  Maguelonne.  Elle  fut  détruite  par  les 
religionnaires;  les  biens  de  la  mense  cu- 
riale  &  priorale  furent  réunis  plus  tard  à 
celle  de  Notre-Dame  des  Tables. 

La  principale  annexe  de  Saint-Denis 
était  l'église  de  Sainte-Foi;  elle  servit  aux 
paroissiens  de  Saint-Denis  habitant  l'inté- 
rieur de  la  ville  jusqu'à  l'érection  de  Notre- 
Dame  des  Tables  en  paroisse;  elle  y  fut 
réunie  par  Grégoire  IX;  mais  cette  union 
ne  fut  définitive  que  beaucoup  plus  tard. 
De  prieuré,  elle  devint  une  simple  cha- 
pelle, desservie  par  quatre  chapelains  & 
dotée  par  les  consuls.  Le  service  y  fut  in- 
terrompu par  l'arrivée  des  religionnaires, 
comme  partout  à  Montpellier,  &  ne  fut 
repris  que  plus  tard;  une  confrérie  de 
pénitents  finit  par  s'y  établir. 


Notre-Dame  des  Tables.  —  Cette  église, 
dont  l'origine  est  inconnue  &  qui  ne  pa- 
raît pas  avant  1143,  était  proprement  la 
chapelle  consulaire,  l'église  de  la  com- 
mune. C'est  dans  son  enceinte  que  se  pas- 
sèrent la  plupart  des  actes  importants  de 
la  vie  municipale  de  Montpellier;  c'est  IJ» 
que  les  consuls  vinrent  rendre  grâces  de 
tous  les  événements  heureux,  faire  des 
vœux  &  des  processions  pour  détourner 
de  la  ville  les  pestes  &  les  fléaux.  Il  s'y 
tint  un  grand  concile  en  1214,  &  elle  fut 
longtemps  célèbre  comme  lieu  de  pèleri- 
nage; les  inquisiteurs  y  envoyaient  les  hé- 
rétiques repentants  auxquels  on  imposait 
de  petits  pèlerinages.  En  1216,  de  simple 
chapelle  elle  devint  paroisse,  &  la  consé- 
cration en  fut  effectuée  par  une  réunion 
d'évèques  &  d'ecclésiastiques,  en  1280,  au 
milieu  d'un  concours  de  pèlerins.  Le  des- 
servant s'appelait  prieur  &  était  pris  parmi 
les  chanoines  de  la  cathédrale.  Comblée  de 
privilèges  spirituels  &  temporels  par  les 
papes,  enrichie  de  reliques  &  de  merveil- 
leux ouvrages  d'orfèvrerie  par  la  dévotion 
des  consuls  &  des  habitants,  elle  était  la 
première  église  de  Montpellier  quand  les 
religionnaires  arrivèrent,  en  i56i.  Dé- 
truite presque  entièrement,  dépouillée  de 
ses  trésors,  elle  fut  complètement  renver- 
sée au  siècle  dernier,  &  il  n'en  reste  plus 
que  de  rares  vestiges.  Le  culte  y  avait  été 
rétabli  dès  1602;  en  i655,  la  nouvelle  église 
avait  pu  être  dédiée  &  consacrée.  Elle  rem- 
plaça dès  lors  les  paroisses  de  Saint-Firmin 
&  de  Saint-Denis  &  on  y  réunit,  en  i658, 
les  biens  de  ces  diverses  églises. 

Outre  ces  trois  églises  &  leurs  annexes, 
la  ville  de  Montpellier  renfermait  encore 
quelques  établissements  religieux  de  moin- 
dre importance,  sur  lesquels  nous  allons 
dire  quelques  mots.  —  Sainls-Côme  &  Da- 
mien,  chapelle  mentionnée  dès  1144,  &  qui 
servait  de  lieu  de  réunion  à  la  corporation 
des  chirurgiens.  —  Saint-Nicolas  est  indi- 
qué par  des  actes  des  années  iio3,  1118, 
1139,  li5o.  Le  chapelain,  qui  prenait  le 
titre  de  prieur,  dépendait  de  Saint-Firmin; 
cette  église  fut  démolie  au  seizième  siècle. 
—  Sainte-Croix;  elle  fut  construite  dans  le 
cours  du  douzième  siècle  par  Guillem,  fils 


Non 
■  58 


Note 
108 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  819 

d'Erniesslnde;  il  lui  donna  de  nombreuses      une   confrérie   sous   l'invocation   de  saint 
reliques  qu'il  avait  rapportées  de  la  Terre      Onufre,  Louis  XII  lui  accorda  des  lettres 


Note 
ifjâ 


de  jîrotection  en  i5lo,  &  décida  qu'à  l'ave- 
nir les  réparations  &  le  service  de  cette 
église  seraient  payés  par  le  trésor  royal. 
Elle  fut  détruite  au  seizième  siècle  &, 
pendant  soixante  ans,  les  chapelains  ne 
touchèrent  rien;  ce  n'est  que  plus  tard 
qu'ils  purent  rassembler  quelques  débris 
de  leurs  anciens  revenus'. 

La  Trinité.  —  Cette  église  fut  fondée  par 
le  cardinal  Raimond  de  Canlllac,  ancien 
prévôt  de  l'église  de  Maguelonne,  &  son 
existence  fut  confirmée  par  Grégoire  XI, 
en  1872.  Mort  avant  d'avoir  pii  compléter 
son  œuvre,  le  fondateur  laissa  ce  soin  à  ses 
successeurs,  qui  choisirent  un  emplacement 
convenable  dans  l'île  de  Maguelonne,  près 
la  cathédrale,  &  y  construisirent  des  bâti- 
ments  suffisants    pour   douze    chanoines, 
avec  un  cimetière  &  une  église.  Le  chef 
du    chapitre,    seul    dignitaire,   portait  le 
nom  de  doyen,  &  devait  être  choisi  parmi 
les   chanoines   de   l'église   cathédrale;    les 
deux  autres  officiers  étalent  le  sacristain 
&   le    préchantre.   Les   chanoines    s'appe- 
laient chapelains.   En   cas  de  vacance  du 
doyenné,  le   successeur  était  nommé   par 
le  prévôt  de  Maguelonne  &  le  prieur  de 
Saint-Firmin.  Les  chapellenies  étaient  con- 
férées tour  à  tour  par  le  prieur  de  Salnt- 
Firmin  &  par  le  baron  de  Canlllac,  comme 
représentant  du  fondateur;  cette  collation 
Notre-Dame  du  Palais.  —  Cette  église  fut      devait  se  faire  dans  le  mois  qui  suivait  le 
construite  entre   1 141   &   1146,  par  Guil-      décès,  sans  quoi  le  prévôt  de  Maguelonne 
lem,  fils  de  Sibllle,  seigneur  de  Monfpel-      avait  le  droit  de  nomination.  Le  sacristain 
lier;  elle  fut  consacrée,  à  cette  dernière      &  le   préchantre   étaient   nommés    par  le 
date,    par  Raimond,    évéque   de   Mague-      chapitre.  Ces  statuts  sont  de  1376. 
lonne;   en  ii6î,  Alexandre  III,  alors  de 
passage  à  Montpellier,  l'exempta  de  la  ju- 
ridiction épiscopale  8i  de  l'effet  des  sen- 
tences d'interdit  &  d'excommunication.  En 
1102,  elle  était  desservie  par  un  chapelain 
majeur,  un  sacristain  &  plusieurs  clercs; 
par  son  testament  de  cette   même  année, 
Cniillcm  VIII  y.  ajouta  un  chapelain,  un 
diacre,  un  sous-diacre  &  un   sonneur  de 


Sainte  (1146).  L'église,  desservie  par  un 
chapelain  &  son  clerc  &  suffisamment  do- 
tée par  le  fondateur,  fut  consacrée  en 
1200  par  le  légat  apostolique,  cardinal  de 
Sainte-Prisque.  La  collation  appartint  au 
prieur  de  Saint-Firmin,  à  partir  de  iiJi. 
Démolie  en  i562.  Sainte -Croix  fut  re- 
bâtie en  1607  par  la  confrérie  des  péni- 
tents, &  bénie  en  1609;  mais  elle  fut  de 
nouveau  pillée  par  les  protestants,  en 
1621,  &  ne  fut  plus  reconstruite.  —  Saint- 
Pierre  de  la  Salle  faisait  partie  du  palais 
épiscopal  de  Montpellier  &  était  contiguë 
à  la  grande  salle,  d'où  son  nom.  Elle  fut 
démolie  par  les  protestants.  L'emplace- 
ment en  fut  d'abord  donné  au  collège  des 
jésuites;  plus  tard,  en  1680,  il  fut  vendu  & 
employé  à  des  constructions  particulières. 
—  Sainte-Marie  de  Lèches,  église  des  tem- 
pliers, au  lieu  dit  le  Grand-Saint-Jean, 
consacrée  par  l'évèque  Gautier,  au  com- 
mencement du  do\izième  siècle;  détruite 
en  i562.  —  Saint-Martin  de  Prunet  existait 
dès  le  douzième  siècle;  en  iiSg,  Guillem, 
fils  d'Ermessinde,  lui  fit  rendre  des  bois  de 
charpente  qu'il  y  avait  enlevés  pour  s'en 
servir  pendant  le  siège  de  la  ville.  Le 
prieur  de  Saint-Firmin  nommait  le  cha- 
pelain; détruite  en  i562,  elle  ne  fut  pas 
reconstruite  &  devint  une  ferme  du  cha- 
pitre cathédral. 


La  collégiale  de  la  Trinité  subsista  jus- 
qu'au seizième  siècle;  restée  dans  l'île  de 
Maguelonne,  après  l'émigration  de  l'évè- 
que &  du  chapitre  cathédral,  elle  échappa 
h  la  destruction  de  i562,  pour  être  atteinte 
en  i568,  date  de  la  prise  de  Maguelonne 
par  les  religionnaires.  Le  service  divin  fut 
interrompu  jusqu'en  1622,  &  le  temporel 
usurpé   par   l'évèque,  qui  prit   le   titre   de 

cloches  ou  esealopier.  Erigée  en  collégiale,       doyen.  Aussi  dut-on,  plus   tard,   réduire  h 

gr.ice  à  Jayme   le  Conquérant,  elle  devint 

la    Sainte-Chapelle    de    Montpellier;    en  •  Voir  M.  Gstmam  ,  Hhtdre  de  ta  commune  Je 

i365,  les  consuls  de  la  ville  y  fondèrent      Montpellier,  t.  3,  pp.  SoS-Sop. 


■"         820  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  ' 

Note  Note 

six  le  nombre  des  chanoines,   y  compris  qu'on  y  recevait.  La   maison  fut  démolie       ' 

le  prévôt.    En   1648,    le   chapitre    était   à  au  seizième  siècle,  pendant  l'un  des  sièges 

l'église   de    la    Loge,   plus    tard    il    alla   à  de  la  ville;  revenus  sous  Louis  XIII,  les 

celle  de  Sainte-Anne,  à  la  reconstruction  prêtres    furent    unis    aux    collégiales    de 

de  laquelle  il  contribua.  Enfin,  en  1687,  Sainte-Anne  &  de  la  Trinité,  &  se  cotisè- 

sur   l'invitation    qui    lui    en   fut   faite   par  rent  pour  relever  l'église  de  Sainte-Anne. 

révêc[ue,  il  alla  siéger  à  la  cathédrale,  &  En   1687,  l'évèque  les   incorpora   au    cha- 

la    collation    du    doyenné    fut    donnée    nu  pitre  cathédral;   mais  leur  raense  continua 

prévôt  de  Saint-Pierre  &  au  chanoine  de  à  être  distincte, 
semaine. 

Saînt-Ruf.  — Cette  collégiale  fut  fondée 

Sainte-Anne.  —  De  simple  chapelle,  cette  en  i368  par  le  cardinal  Anglic,  qui  voulait 

église  fut  érigée  en  collégiale  à  la  fin  du  renouveler  l'exemple  du   pape  Urbain  V, 

quinzième  siècle  par  le  prieur  Pierre  Aris-  son  frère;  il  en  confia  le  soin  à  des  moi- 

tète  (1496).  Il  demanda  la  permission  d'y  nés   de  l'ordre  de  Saint-Ruf,  dans  lequel 

installer  un  chapitre,  composé  de  quatre  il  avait  commencé  sa  carrière  ecctésiasti- 

personnes    :    un    prieur,   un    sacristain    &  que.  Elle  était  destinée  à  dix-huit  jeunes 

deux  chapelains.  La  collation  de  la  charge  chanoines,  qui  devaient  étudier  à  Mont- 

de  prieur  fut  donnée  au  prieur  de  Saint-  pellier   le   droit   ou    la    médecine   &   des- 

Firmin;    celle    du    sacristain   &   des    deux  servir  l'église,  le  tout  sous  la  surveillance 

chapelains  à  l'évèque  de  Maguelonne.  Con-  d'un    prieur    annuel,    nommé    par    l'abbé 

tinué   jusqu'en  i562,  le  service    religieux  de  Saint-Ruf.  Cette  fondation  fut  confir- 

fut  interrompu  à  cette  époque  pour  n'être  niée,  en  i368,  par  le  pape  Urbain,  &  son 

repris  qu'en  1622;  à  cette  époque,  les  cha-  auteur  Anglic    lui    légua    la    plus   grande 

noines  s'unirent  aux  chanoines  de  la  Tri-  partie  de  son   mobilier,  son  écurie  &  des 

nité  &  de  Saint-Sauveur,   &  reconstrui-  biens  importants  &  considérables.  Expulsés 

sirent   leur  église;    en    1687,    tous   furent  en  1^62,  les  chanoines  ne  revinrent  qu'en 

transférés  dans  l'église  cathédrale.  1627.   Entre  cette  date   &    l'an    1645,  on 

construisit  le   nouveau  couvent.  Au  dix- 

Saint-Jean.  —  Ce  collège  de  chanoines  huitième  siècle,  il  n'y  avait  plus  à  Mont- 
fut  fondé  dans  l'ancienne  église  de  Saint-  pellier  qu'un  prieur,  un  sacristain  &  trois 
Jean,  qui  appartenait  aux  chevaliers  de  chanoines;  les  étudiants  faisaient  leurs 
Saint-Jean  de  Jérusalem,  &  qui  était  le  études  à  Valence,  dans  la  maison  mère, 
siège  de  leur  premier  établissement  à.  En  1727,  l'abbé  général  de  Saint-Ruf  es- 
Montpellier,  par  Mérauld  de  Masses,  en  saya  de  réunir  cette  maison  à  la  maison 
1345.  Il  se  composait  de  quatre  prêtres  &  mère;  il  dut  renoncer  à  mettre  ce  projet  à 
d'un  clerc,  y  compris  le  sacristain  du  exécution  devant  les  protestations  qu'il 
Temple.  Détruite  en  i562,  cette  église  fut  souleva, 
reconstruite  sur  de  plus  petites  dimen- 
sions, en  1622,  &  les  chanoines  rétablis  Sa'int-Germaîn  Je  Montpellier.  —  UrbaînV, 
continuèrent  à  y  célébrer  le  service  divin.  élu  pape   en  i362,  né   dans   le   diocèse  de 

Mende,  avait  longtemps  professé  le  droit 

Saint-Sauveur. —  Commencée  par  le  car-  dans  la  ville  de  Montpellier  &  en  avait 
dinal  Imbert  Dupuy,  natif  de  Montpellier,  gardé  le  meilleur  souvenir;  il  résolut  d'y 
la  construction  de  cette  collégiale  fut  fonder  un  établissement  scientifique  digne 
achevée  par  ses  exécuteurs  testamentaires,  de  lui;  les  travaux  commencèrent  dès  1364, 
auxquels  il  avait  laissé  ce  soin.  Cette  fon-  &  la  première  pierre  fut  posée  solennelle- 
dation  fut  confirmée  par  Clément  VI,  en  ment,  le  1"  octobre  de  cette  année,  par 
1349.  On  y  institua  douze  chapelains,  dont  les  consuls,  l'abbé  d'Aniane  &  les  officiers 
les  deux  premiers  étaient  dignitaires,  l'un  royaux.  Poussée  rapidement,  la  construc- 
prieur,  l'autre  sacristain;  ils  avaient  à  tion  était  assez  avancée  dix-huit  mois  plus 
prendre  soin   de  l'hôpital   8c  des  pauvres  tard  pour  que  le  pape  jugeât  à  propos  de 


Note 
i58 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


821 


la  visiter  &  d'en  faire  la  dédicace.  Après 
s'être  fait  précéder  par  de  magnifiques  pré- 
sents, Urbain  V  fit  une  entrée  triomphale 
à  Montpellier,  le  9  janvier  i367;  il  y  sé- 
journa deux  mois;  le  Thalamus  enregistre 
soigneusement  tous  les  incidents  de  ce  sé- 
jour, &  ceux  qui  marquèrent  la  dédicace 
de  la  nouvelle  église,  qui  eut  lieu  le  14  fé- 
vrier suivant.  Il  ne  quitta  la  ville  que  pour 
rentrer  à  Rome  d'où  les  papes  avaient  été 
exilés  depuis  plus  de  soixante  ans,  mettant 
ainsi  fin  à  la  captivité  de  Babylone.  Le 
soin  d'achever  le  monastère  fut  laissé  au 
cardinal-légat  Anglic,  qui  consacra  la  nef, 
le  II  septembre  i3j3.  Occupé  par  des 
moines  de  l'ordre  de  Saint-Benoît,  le  mo- 
nastère de  Saint-Germain  devait  toujours 
renfermer,  d'après  la  bulle  de  fondation, 
vingt  moines  conventuels,  seize  prêtres 
remplissant  les  fonctions  ecclésiastiques, 
&  seize  moines  profès,  choisis  par  l'abbé 
de  Saint-Victor  de  Marseille,  supérieur  du 
prieuré;  ces  derniers  devaient  étudier  la 
médecine  &  le  droit.  La  moitié  de  ce 
nombre  devaient  être  natifs  du  diocèse  de 
Mende,  patrie  du  fondateur.  A  partir  du 
seizième  siècle,  l'église  Saint-Germain  ser- 
vit de  cathédrale'. 

Augustins.  —  On  ne  sait  à  quelle  époque 
cet  ordre  mendiant  s'introduisit  à  Mont- 
pellier; ce  fut  probablement  vers  la  fin  du 
treizième  siècle,  puisque  en  1824  on  tint 
dans  leur  couvent  un  chapitre  général  de 
l'ordre;  des  réunions  semblables  y  eurent 
encore  lieu  en  i357  &  1430.  En  i35o,  on 
les  voit  faire  un  échange  avec  l'évêque  de 
Maguelonne,  Arnaud  de  Verdale.  En  1367, 
le  pape  Urbain  V,  venant  à  Montpellier, 
y  séjourna  avant  de  faire  dans  la  ville  son 
entrée  triomphale.  Le  couvent  des  augus- 
tins fut  de  tous  ceux  de  Montpellier  le 
premier  détruit  par  les  protestants;  ils 
l'envahirent  dès  i56i.  Les  premiers  aussi, 
ces  religieux  y  rentrèrent  en  1624;  ils  ten- 
tèrent d'abord  de  reconstruire  leur  couvent 
sur  son  ancien  emplacement  même,  mais, 
ayant  échoué  pour  différentes  raisons,  ils 

'  Nous  empruntons  «s  détails  à  l'excellent  ou- 
vrage de  M.  Germain,  Histoire  Je  la  commune  Je 
Montpellier,  t.  2,  pp.  i65  81  suiv. 


s'établirent  au  centre  de  la  ville;  leur  église 
fut  construite  en  1680. 

Capucins.  —  Les  capucins  furent  d'abord 
installés  à  Montpellier  en  1609;  l'évêque 
Pierre  de  Fenouillet  leur  donna  un  ter- 
rain convenable,  dont  ils  ne  purent  pren- 
dre possession  à  cause  de  l'opposition  des 
consuls,  qui  se  fondaient  sur  ce  qu'avant 
les  troubles  de  religion  il  n'y  avait  pas  de 
couvent  de  cet  ordre  dans  la  ville.  En 
1622,  nouvel  établissement,  qui  paraît 
d'abord  plus  heureux;  la  ville  les  accepte, 
leur  accorde  une  indemnité,  &  ils  acquiè- 
rent une  maison.  Chassés  peu  après,  lors 
de  la  rébellion  de  la  ville,  ils  y  rentrent 
après  sa  réduction  par  Louis  XIII  &,  dès 
1624,  ils  achètent  d'autres  maisons  &  cons- 
truisent leur  église,  que  l'évêque  consacre 
l'année  suivante.  Dans  le  courant  du  siè- 
cle, ils  parvinrent  encore  à  accroître  leur 
couvent,  grâce  à  de  nombreuses  &  utiles 
acquisitions. 

Carmes.  —  L'établissement  des  carmes 
à  Montpellier  date  du  milieu  du  treizième 
siècle;  ce  couvent,  construit  probable- 
ment grâce  aux  libéralités  de  Jayme  I,  roi 
d'Aragon,  eut  au  moyen  âge  une  certaine 
importance;  il  s'y  tint,  aux  treizième  & 
quatorzième  siècles,  quatre  chapitres  gé- 
néraux de  l'ordre,  dans  l'un  desquels  le 
costume  fut  réformé.  A  la  même  époque, 
les  études  y  étaient  assez  florissantes;  en 
1364,  au  dire  du  pape  Urbain  V,  l'école 
était  déjà  ancienne,  &  au  quinzième  siè- 
cle on  y  compta  jusqu'à  six  maîtres  en 
théologie.  En  i36i,  l'approche  des  An- 
glais ayant  forcé  les  habitants  de  Mont- 
pellier à  se  mettre  en  état  de  défense,  le 
couvent  des  carmes  fut  sacrifié;  il  était, 
à  cette  époque,  situé  en  dehors  des  rem- 
parts, conformément  à  la  règle  des  ordres 
mendiants,  &  la  grande  hauteur  de  son 
église  faisait  craindre  pour  la  sûreté  des 
murailles  en  cas  d'attaque  des  ennemis. 
L'église  &  le  clocher  furent  donc  démolis, 
&  ce  fut  seulement  six  ans  plus  tard,  en 
1367,  que  le  pape  Urbain  V  obtint  des  con- 
suls la  permission  de  les  faire  reconstruire, 
mais  moins  hauts  qu'auparavant;  lui-même 
couvrit  une  partie  des  frais,  &,  dès  1069, 


Note 
1Ô8 


Note 


823 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


un  nouveau  chapitre  général  put  être  tenu 
dans  le  couvent  ainsi  restauré.  A  Cette 
époque,  le  nombre  des  habitants  de  ce 
couvent  l'avait  fait  surnotiimer  le  couvent 
des  cent  frères.  En  i562,  le  couvent  &  l'é- 
glise furent  entièrement  détruits  &  il  n'en 
restait  que  des  débris  informes  du  temps 
de  d'Aigrefeuille.  Expulsés  de  la  ville,  les 
carmes  n'y  rentrèrent  qu'en  1627  &  ne 
purent  acquérir  un  local  convenable  que 
douze  ans  plus  tard,  en  1689.  Dans  la  suite, 
ayant  cédé  à  l'hôpital  général  leur  ancien 
enclos,  ils  purent  acquérir  des  terrains 
plus  vastes  &  se  bâtir  une  église  &  des 
lieux  réguliers  convenables. 

Clarîsses  de  Montpellier.  —  Le  monastère 
des  clarisses  de  Montpellier  ou  de  Notre- 
Dame  de  Paradis  fut  fondé  dans  le  courant 
du  treizième  Siècle;  il  fut  peuplé  de  reli- 
gieuses damianistes.  Cette  fondation  fut 
confirmée  par  le  pape  Innocent  IV,  par 
bulle  du  9  février  laSi.  En  1254,  Pierre 
de  Conques,  évèque  de  Maguelonne,  lui 
concéda  d'importants  privilèges;  l'abbaye 
fut  dès  lors  exempte  de  la  juridiction  épis* 
copale,  sous  la  redevance  annuelle  d'une 
livre  de  cire,  &  il  permit  aux  religieuses 
de  demander  les  sacrements  à  tout  évèque 
catholique  fidèle  au  pape.  Le  monastère 
obtint  une  nouvelle  bulle  d'Alexandre  IV 
en  1254;  en  1267,  Clément  IV,  en  1291, 
Nicolas  IV  attachèrent  à  la  visite  de 
l'église  des  indulgences  étendues.  Après 
i55o,  le  monastère  ayant  été  détruit  ne 
fut  jamais  rétabli;  les  biens  qu'il  avait 
possédés  furent  donnés  plus  tard  aux  reli- 
gieuses de  la  Visitation. 

Abbesses, 

I.  Marie  de  Terine,  abbesse  vers  1 290. 
Elle  fut  appelée  à  Millau  par  Rainiond, 
évèque  de  Rodez,  pour  y  fonder  un  mo- 
nastère de  son  ordre.  Elle  eut  querelle  à 
cette  occasion  avec  le  provincial  d'Aqui- 
taine, fut  excommuniée  par  lui  &  dut  en 
appeler  au  pape. 

II.  Douce  Ai.AINE,  est  mentionnée  en 
1437. 

III.  Constance  Anseaume,  abbesse  en 
1491  &  1499. 


IV.  Catherine  de  Monthalat,  citée 
en  i5o5  &  en  i52i. 

Dominicains.  —  Le  couvent  des  frères 
prêcheurs  de  Montpellier  fut  le  troisième 
de  cet  ordre  en  France;  il  suit  de  près 
ceux  de  Toulouse  &  de  Limoges  &  date 
de  1220.  Les  constructions  qui  le  compo- 
saient étaient  tellement  vastes,  leur  arran- 
gement intérieur  tellement  luxueux,  que 
les  religieux  purent  y  loger  des  princes 
sans  la  moindre  gêne;  détruit  par  les  reli- 
gionnaires  au  seizième  siècle,  il  laissa  de 
longs  souvenirs  dans  l'esprit  des  derniers 
qui  le  virent.  Cinq  chapitres  généraux  s'y 
tinrent  dans  l'espace  d'un  siècle,  de  1225 
à  i3i6,  &  il  renferma  jusqu'à  vingt-quatre 
religieux  de  tous  pays,  pour  y  apprendre 
la  pharmacie;  on  peut  juger  par  là  du 
nombre  des  habitants  de  ce  couvent  & 
de  l'impulsion  qu'y  recevaient  les  études 
monastiques.  En  1377,  on  y  apporta  une 
relique  de  saint  Thomas  d'Aquin,  dont  la 
garde  fut  remise  par  les  consuls  aux  reli- 
gieux; la  fête  de  la  translation  de  cette 
relique  donna  lieu  à  une  cérémonie  an- 
nuelle, à  laquelle  devait  assister  l'Univer- 
sité. Réformés  en  i5o3,  les  religieux  fu- 
rent expulsés  en  i562  &  leur  couvent  fut 
alors  détruit  par  les  protestants.  Ils  n'y 
rentrèrent  que  plus  tard  &  s'établirent 
provisoirement  dans  leur  ancienne  maison 
du  vestiaire.  En  1617,  ils  reçurent  d'un 
particulier  l'église  de  Saint-Mathieu  &  s'y 
établirent.  Chassés  dès  1621  par  les  prépa- 
ratifs du  siège  de  Montpellier,  ils  n'y  ren- 
trèrent pas  avant  1626,  où  le  maréchal  de 
Lcsdiguières  les  réinstalla  &  leur  donna 
quelques  biens  confisqués  sur  les  rebelles. 

Dominicaines,  —  La  fondation  d'un  cou- 
vent de  dominicaines  à  Montpellier  fut 
décidée  par  le  chapitre  provincial  de  l'or- 
dre des  frères  prêcheurs,  tenu  à  Avignon 
en  1294.  Installé  sur  le  chemin  de  Celle- 
neuve,  un  peu  au-dessus  du  couvent  des 
dominicains,  ce  monastère,  dont  l'église 
fut  consacrée,  en  1296,  par  Bérenger  de 
Frézol,  évèque  de  Montpellier,  compta 
bientôt  jusqu'à  trente-quatre  religieuses. 
En  I  296,  Jacques  II,  roi  de  Majorque,  leur 
permit  d'acquérir  des  terres  dans  les  fiets 


Note 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


823 


tenus  de  lui,  jusqu'à  concurrence  de  la 
valeur  de  deux  cent  cinquante  livres  de 
Meigueil;  en  même  temps,  le  roi  Philippe 
le  Bel  leur  accordait  des  lettres  semblables 
pour  une  valeur  de  deux  cent  cinquante 
livres  tournois.  Craignant  les  entreprises 
des  grandes  compagnies,  elles  demandè- 
rent à  la  ville,  par  l'entremise  du  cardinal 
Anglic  Grimoard,  un  emplacement  à  l'in- 


l'opposition  de  son  père  empêcha  ce  pro- 
jet d'aboutir.  En  i366,  Urbain  V  donna 
au  couvent  le  bras  droit  de  saint  Louis  de 
Marseille,  &  en  1346,  la  reine  de  Major- 
que, Marie,  y  fut  enterrée;  on  lui  éleva 
dans  l'église  un  somptueux  mausolée.  En- 
fin un  nouveau  chapitre  général  de  l'ordre 
y  fut  tenu  en  iSçi. 

Mais,  avec  le  temps,  la  discipline  ne  fut 


Note 
■  58 


térieur  de   Montpellier;   les  consuls  leur      plus  observée  dans  le   monastère  avec  la 


cédèrent  l'hôpital  de  Saint-Guillem  (i38i); 
la  ville,  en  retour,  n'exigeait  que  des  ser- 
vices spirituels,  prières  &  bonnes  œuvres. 
Dès  le  lendemain,  les  religieuses  prirent 
possession  de  leur  nouveau  couvent.  Au 
commencement  du  quinzième  siècle,  les 
religieuses  cisterciennes  de  Vignogoul 
voulurent  s'unir  aux  prouillanes  &  vinrent 
demeurer  dans  leur  couvent;  mais  elles 
durent  bientôt  se  séparer,  &  une  transac- 
tion de  1466  régla  le  partage  des  biens  & 
des  apports  respectifs.  Au  seizième  siècle, 
les  prouillanes  furent  chassées  de  la  ville 
par  les  religionnaires.  Elles  y  rentrèrent 
en  1635,  sous  la  conduite  de  madame  de  la 
Chaise,  tante  du  confesseur  de  Louis  XIV. 
Ce  ne  fut  qu'après  de  longues  pérégrina- 
tions qu'elles  parvinrent  à  se  faire  resti- 
tuer leur  ancien  emplacement;  elles  y 
firent  reconstruire  un  vaste  couvent,  pou- 
vant contenir  un  grand  nombre  de  reli- 
gieuses. 

Friret  mineurs.  —  L'établissement  des 
franciscains  à  Montpellier  date  de  la  même 
époque  que  celui  des  frères  prêcheurs. 
C'est  en  1220  que  Jacques  I,  roi  d'Aragon, 
ou  plutôt  ses  tuteurs  jetèrent  les  fonde- 
ments d'un  vaste  couvent  de  cet  ordre, 
situé  près  de  la  porte  de  Lattes;  les  cons- 
tructions étaient  terminées  en  i23o.  L'é- 
glise fut  consacrée  en  1214  &  un  chapitre 
général  y  fut  tenu  en  1287.  Par  sa  grande 
étendue,  par  la  beauté  de  son  architecture, 
ce  couvent  était  l'un  des  plus  remarqua- 
bles de  l'ordre.  Saint  Antoine  de  Padoue 
y  commenta  les  Ecritures  saintes,  dans  les 
premières  années  de  sa  vie,  &  en  1296, 
y  vint  demeurer  saint  Louis,  évêque  de 
Toulouse,  fils  de  Charles  le  Boiteux,  roi 
de  Naples.  Ce  prince  voulait  y  recevoir 
l'habit  de  l'ordre  de  Saint-François,  mais 


même  rigueur,  les  mœurs  monastiques  se 
relâchèrent,  &  en  i525,  François  I  &  Clé- 
ment VII  s'accordèrent  pour  remplacer  les 
anciens  frères  par  des  frères  de  l'Obser- 
vance. Dès  1438,  cet  ordre  réformé  avait 
un  couvent  à  Montpellier,  dans  le  fau- 
bourg de  la  Saunerie  ou  de  Villeneuve.  La 
bulle  de  Clément  VII  les  substitua  aux 
conventuels  dans  les  couvents  des  villes 
suivantes  :  Montpellier,  Narbonne,  Bé- 
ziers,  Limoux,  Nimes  &  Lunel.  Les  cla- 
risses,  en  revanche,  occupèrent  l'ancien 
couvent  des  observantins.  La  maison  des 
frères  mineurs  fut  entièrement  démolie  en 
1562.  Malgré  plusieurs  tentatives,  ils  ne 
purent  rentrer  dans  la  ville  qu'après  sa 
soumission  par  Louis  XIII;  la  première 
pierre  du  nouveau  cloître  fut  posée,  en 
i63i,  par  le  père  Antoine  Chrétien. 

Ordre  Je  Grammont.  —  Un  monastère  de 
l'ordre  de  Grammont  fut  fondé,  au  dou- 
zième siècle,  dans  le  voisinage  de  Mont- 
pellier, au  lieu  de  Montauberon.  En  1190, 
le  seigneur  de  Montpellier,  Guillaume, 
fils  de  Mafhilde,  lui  donna  le  four  du 
Château  (.Jel  Castel),  dans  l'intérieur  de  la 
ville,  ne  gardant  que  le  droit  de  faire  cuire 
le  pain  nécessaire  à  sa  maison.  Cette  do- 
nation fut  confirmée  en  1265,  par  Pierre 
d'Aragon  &  son  épouse  Marie.  Jusqu'en 
i3i7,  les  religieux  de  Montauberon  furent 
gouvernés  par  un  supérieur  nommé  cor- 
recteur ou  curieux  ;  quand,  en  i3l7,  le  pape 
Jean  XXII  eut  érigé  Xt  monastère  de  Gram- 
mont en  abbaye  &  réformé  l'organisation 
intérieure  de  l'ordre,  l'établissement  de 
Montpellier  devint  un  des  trente -neuf 
prieurés  de  l'ordre,  &  on  lui  unit  trois 
autres  maisons  des  diocèses  de  Cahors, 
Rodez  &  Avignon.  Jamais  il  ne  jouit  d'un 
grand  éclat;    les   guerres  du  quatorzième 


Note 
■  58 


824 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


siècle  renipèchèront  de  s'accroître  &  il  eut 
peine  à  traverser  la  fatale  crise  de  i562. 
De  i58o  à  1701,  il  fut  possédé  en  com- 
niende  par  divers  titulaires.  A  cette  der- 
nière date,  il  fut  uni  parle  roi  au  sémi- 
naire du  diocèse,  sous  réserve  du  droit  de 
faire  entretenir  gratuitement  dans  ce  der- 
nier établissement  un  jeune  enfant. 

Pères  de  la  Merci.  —  Cet  ordre,  fondé 
en  1218  par  saint  Pierre  Nolasque,  ne 
tarda  pas  à  s'introduire  à  Montpellier.  En 
1240,  le  fondateur  fait  un  voyage  dans 
cette  ville,  &  dès  cette  époque  le  couvent 
dut  être  commencé,  car,  neuf  ans  plus 
tard,  le  second  grand  maître,  Guillaume  le 
Bas,  passant  par  sa  ville  natale,  —  il  était 
de  Montpellier,  —  cherchait  à  en  activer  la 
construction.  Il  acquit  alors  une  certaine 
importance;  en  1261,  Urbain  IV,  en  1267, 
Clément  IV,  en  1291,  Nicolas  IV,  lui  ac- 
cordèrent des  bulles  de  privilèges  &  de 
protection  &  il  devint  le  collège  général 
de  l'ordre  en  France.  Ce  monastère  fut 
célèbre  par  l'étude  du  droit,  &  aux  trei- 
zième, quatorzième  &  quinzième  siècles,  il 
produisit  plusieurs  juristes  &  théologiens 
distingués.  Comme  toutes  les  églises  de  cet 
ordre,  celle  de  Montpellier  était  dédiée  à 
sainte  Eulalie;  elle  servait  de  chapelle  à  la 
Faculté  de  droit.  L'arrivée  des  protestants 
interrompit  l'enseignement,  les  bâtiments 
furent  entièrement  détruits  &  les  religieux 
périrent  ou  furent  expulsés.  Ce  ne  fut  que 
vers  le  milieu  du  siècle  suivant  qu'ils  y 
rentrèrent,  sous  l'épiscopat  do  Pierre  de 
Fenouillet.  Les  constructions,  commen- 
cées immédiatement,  ne  furent  achevées 
que  dix  ans  plus  tard  &  les  pères  ne  s'y 
réinstallèrent  qu'en  i663. 

Récollets.  —  Les  récollets,  introduits  en 
France  en  1592,  arrivèrent  à  Montjjellier 
à  la  suite  de  l'armée  du  roi  Louis  XIII,  à 
laquelle  ils  servaient  d'aumôniers.  En  i633 
on  les  établit  à  la  chapelle  de  la  citadelle, 
dont  ils  furent  les  aumôniers,  &  dès  lors  ils 
cherchèrent  à  pénétrer  dans  la  ville.  Après 
avoir  vainement  tenté  de  s'installer  dans 
l'ancienne  maison  des  clarisses,  ils  reçu- 
rent de  M.  de  Sartre,  conseiller  à  la  cour 
des  comptes  Se  des  aides  de  Montpellier, 


un  jardin  situé  dans  les  faubourgs  (i663). 
Les  constructions,  commencées  l'année 
suivante,  furent  terminées  en  1666.  La  bé- 
nédiction en  fut  faite  par  l'évêque,  au  mi- 
lieu d'une  pompe  magnifique.  Des  lettres 
patentes  de  Louis  XIV  vinrent,  en  1669, 
régulariser  leur  position  &  leur  assurer  la 
libre  possession  du  terrain  qu'ils  occu- 
paient. Les  bâtiments  furent  achevés  dans 
les  dernières  années  du  dix-septième  siècle 
&  leur  ensemble  forma  un  couvent  de 
grande  importance. 

Carmes  déchaussés.  —  Cet  ordre  réformé 
fut  introduit  en  1662  &  i663,  par  l'évêque 
François  Bosquet,  avec  le  consentement  & 
l'appui  du  conseil  de  la  ville.  Installés  pro- 
visoirement dans  une  maison  particulière, 
dont  une  chambre  leur  servit  d'abord  de 
chapelle,  les  religieux  obtinrent  ensuite 
l'ancien  cimetière  de  Saint-Barthélemi,  si- 
tué dans  un  quartier  tranquille;  cette  do- 
nation fut  le  fait  du  chapitre  cathédral, 
des  consuls  &  de  divers  particuliers.  La 
première  pierre  des  bâtiments  fut  posée  le 
3o  novembre  i663.  L'église,  assez  somp- 
tueuse, fut  consacrée  par  l'évêque  Colbert, 
en  1707. 

Religieuses  de  Saint-Gilles  ou  de  Sainte- 
Catherine.  —  Ces  religieuses,  qui  obser- 
vaient la  règle  de  Saint-Augustin  &  prati- 
quaient la  clôture,  étaient  installées  long- 
temps avant  le  quatorzième  siècle  sur  la 
paroisse  Saint-Denis,  dans  le  faubourg  de 
Saint-Gilles;  mais  on  ignore  la  date  exacte 
de  la  fondation  du  monastère.  En  1348, 
leur  monastère  ayant  été  détruit  par  les 
gens  de  guerre,  fut  reconstruit,  grâce  à 
un  legs  de  trois  mille  cinq  cents  livres, 
fait  par  un  bourgeois  de  Montpellier,  Bé- 
renger  de  Mairose,  pour  servir  à  la  fonda- 
tion d'un  couvent  d'hommes  ou  de  fem- 
mes. Elles  furent  établies  près  de  la  petite 
chapelle  de  Sainte-Catherine,  d'où  leur 
vint  leur  second  nom.  A  cette  époque, 
elles  n'étaient  plus  que  six.  Elles  furent 
installées  par  l'évêque,  qui  bénit  &  consa- 
cra leur  autel  &  leur  donna  de  nouveaux 
règlements;  il  fixa  leur  nombre  à  vingt  & 
détermina  leur  vêtement  qui  de  blanc  de- 
vint noir.  La  prieure  fut  élue  par  le  cha- 


NOTE 

■  58 


Note 
i53 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


825 


pitre  &  confirmée  par  l'évèque,  qui  eut  sur 
elle-droit  de  suspension  &  de  destitution. 
Toute  religieuse  dut  apporter  une  dot  de 
dix  marcs,  une  rente  de  vingt  livres  &  un 
trousseau  convenable.  La  prieure  dut  payer 
annuellement  au  prieur  de  Saint-Denis  une 
redevance  de  quatre  livres,  en  signe  de 
soumission,  &  le  confesseur  du  couvent 
fut  tenu  d'assister  aux  processions  de  cette 
dernière  paroisse.  Expulsées  de  Montpel- 
lier au  seizième  siècle,  ces  religieuses  n'y 
revinrent  pas;  leurs  biens  furent  donnés 
aux  dames  de  la  Visitation  &  l'emplace- 
ment même  du  couvent  fut  vendu  par  cel- 
les-ci aux  ursulines,  qui  l'agrandirent  de 
différents  côtés. 

TrînUahes.  —  Fondé  à  la  fin  du  douzième 
siècle,  cet  ordre  religieux  s'introduisit  à 
Montpellier  moins  de  vingt  ans  plus  fard  ; 
en  1216,  il  y  était  déjà  établi,  &  Hono- 
rius  m  écrivait  en  sa  faveur  aux  consuls 
&  aux  habitants  de  la  ville.  Leur  maison 
était  située  un  peu  en  dehors  de  Montpel- 
lier, dans  la  paroisse  de  Saint-Denis.  Ils 
transigèrent  avec  le  prieur  de  cette  église, 
en  1225,  &  obtinrent  la  permission  d'avoir 


Dame  des  Tables;  après  quatre  années  de 
séjour  &  de  succès,  elles  achetèrent,  des 
religieuses  de  la  Visitation,  l'ancien  cou- 
vent de  Sainte-Catherine  &  Saint-Gilles. 
Dès  lors,  malgré  la  mort  de  révèc|ue,  leur 
protecteur,  elles  parvinrent  à  s'agrandir  & 
leur  utilité  évidente,  les  services  qu'elles 
prodiguaient  à  la  population  pauvre  de 
Montpellier,  rendirent  leur  position  de 
plus  en  plus  sûre. 

Quelques  années  après  cet  établissement, 
l'évèque  de  Montpellier,  François  Bos- 
quet, successeur  de  Pierre  de  Fenouillef, 
voyant  les  services  rendus  par  ces  reli- 
gieuses dans  sa  ville  épiscopale,  résolut  de 
les  introduire  à  Lunel;  secondé  par  le 
conseil  de  ville,  il  fit  venir  le  personnel 
enseignant  de  Lodève.  Elles  arrivèrent  à 
Lunel  en  décembre  1664.  Elles  prospérè- 
rent d'abord  d'une  laçon  remarquable; 
mais  des  maladies  successives,  le  trouble 
apporté  par  le  passage  des  gens  de  guerre 
&  peut-être  aussi  les  affaires  des  réformés, 
tout  cela  décida  Charles  de  Pradel,  succes- 
seur de  l'évèque  Bosquet,  à  les  transporter 
.T  Montpellier,  où  elles  s'installèrent  dans 
la  rue  de  la  Blanquerie,  vis-à-vis  le  cou- 


NOTE 


un  oratoire  dédié  à  saint  Maur  &  desservi      vent  de  la  Visitation  (1679).  Elles  s'y  adon- 


par  un  prêtre  de  leur  ordre,  moyennant 
le  paiement  des  dîmes  de  toutes  leurs  fer- 
res à  l'église  de  Magueloniie.  Dès  cette 
époque  était  annexé  à  leur  établissement 
un  hôpital  dédié  à  la  Trinité.  En  i562,  le 
couvent  fut  envahi  par  les  protestants  &  il 
y  eut,  paraît-il,  vingt  religieux  massacrés. 
De  tous  les  religieux  chassés  à  cette  épo- 
que, les  trinitaires  revinrent  les  premiers  ; 
dès  1623,  ils  occupèrent  la  vieille  é^;lise 
Saint-Paul,  qui  leur  fut  donnée  par  l'évè- 
que; ils  y  bâtirent  un  cloître,  une  église 
voûtée  &  une  maison  suffisante. 

Ursulines.  —  Ces  religieuses  furent  ap- 
pelées du  couvent  de  Pézénas  par  l'évèque 
Pierre  de  Fcnouillet.  Etablies  d'abord  dans 
un  local  trop  étroit,  près  de  la  porte  de  la 
Blanquerie,  elles  ne  purent,  pendant  plu- 
sieurs années,  va((ucr  à  leur  mission,  l'édu- 
cation des  jeunes  filles  pauvres.  Exposées 
par  là  au  dénigrement  public,  elles  obtin- 
rent enfin  de  l'évèque  une  maison  spa- 
cieuse 8c  commode,  située  près  de  Notre- 


nèrent  surtout  à  l'instruction  des  nouvelles 
converties.  En  1589,  elles  allèrent  s'instal- 
ler près  de  Saint-Pierre,  dans  une  grande 
maison  appartenant  à  M.  de  Brissac;  leur 
couvent  fut  dédié  à  saint  Charles.  Leur 
première  demeure,  qu'on  appelait  maison 
de  la  Providence ,  leur  resta  toujours  & 
leur  servit  à  donner  des  leçons  publiques. 

Visitandines.  —  Cet  ordre  de  religieuses 
fut  introduit  à  Montpellier  par  l'évèque 
Pierre  de  Fenouillet  qui,  pendant  toute  sa 
vie,  avait  été  étroitement  lié  avec  le  fon- 
dateur, saint  F'rançois  de  Sales.  La  pre- 
mière colonie,  partie  d'Annecy  en  i63i, 
ne  se  composa  guère  que  de  personnes  des 
familles  de  Savoie  &  eut  pour  supérieure 
Louise  Dorothée  de  Marigny,  parente  du 
fondateur.  Logées  d'abord  dans  une  maison 
particulière,  p.ndant  cinq  ans,  elles  fini- 
rent par  recevoir  de  Louis  XIII  le  couvent 
des  clarisses  &  celui  des  religieuses  augus- 
tines  de  Saint-Gilles  St  Sainte-Catherine; 
l'évèque   leur  fit  construire   un  vaste  cou- 


NoTS 

158 


826 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


vent  dans  la  rue  de  la  Blanquerie,  Dans 
l'intervalle,  leur  nombre  était  monté  à 
vingt.  Leur  installation  eut  lieu  en  i636. 
La  même  année,  la  maison  de  Montpellier 
fut  visitée  par  madame  de  Chantai,  amie 
du  célèbre  fondateur.  Leur  églis^,  com- 
mencée seulement  en  1646,  ne  fut  achevée 
qu'en  i655;  elle  fut  consacrée,  le  24  fé- 
vrier de  cette  dernière  année,  par  l'évêque 
de  Comminges. 

Outre  l'abbaye  d'Aniane  (voir  Note 
LXXXV),  le  diocèse  de  Montpellier  ren- 
fermait encore  les  établissements  sui- 
vants : 

Abbaye  Je  Saint-Geniès,  —  Cette  abbaye 
de  filles,  située  à  deux  lieues  au  notd  de 
Montpellier,  sur  les  confins  du  diocèse  de 
Nimes,  fut  fondée  en  1019  par  Goderan, 
seigneur  du  comté  de  Substantion;  elle  fut 
soumise  à  la  règle  de  Saint-Benoît  &  placée 
sous  la  dépendance  de  Psalmodi;  mais  les 
religieuses  purent  librement  élire  leurs 
abbesses.  De  ce  monastère  dépendait  celui 
de  Gallargues,  fondé  dans  le  voisinage  par 
un  seigneur  nommé  Rostaing,  en  1027.  La 
première  abbesse  élue  le  fut  en  ioîS,  dans 
une  assemblée  solennelle  de  seigneurs  & 
d'ecclésiastiques;  le  choix  des  religieuses 
tomba  sur  Judith,  fille  du  fondateur.  La 
prospérité  de  ce  monastère,  loin  de  s'a- 
moindrir par  la  suite,  ne  fit  que  s'ac- 
croître, &  Pierre,  évêque  de  Maguelonne, 
dut,  au  commencement  du  quatorzième 
siècle,  fixer  à  cinquante  le  nombre  des  re- 
ligieuses. En  1622,  l'abbaye  fut  démantelée 
par  le  duc  de  Rohan,  chef  des  religionnai- 
res  de  la  province.  Le  monastère,  dès  cette 
époque,  était  eu  décadence. 

Abbesses  de  Satni-Genxès. 

I.  Judith,  élue  le  29  novembre  io?5. 

II.  Ai.iMBURGE,  nièce  de  la  précédente, 
lui  succède  en  1042  ;  elle  reçut  la  bénédic- 
tion des  mains  d'Arnaud,  évêque  de  Ma- 
guelonne. 

III.  BoNAFUSSE,  abbesse  élue  vers  io5o, 
vivait  sous  le  règne  de  Philippe  I. 

IV.  Stéphanie,  connue  par  un  accord 
de  1099. 


V.  Gallicienne,  ii3o. 

VI.  GUILLEMETTE  DE  PRADELLES,  Ci- 
tée en  1134  &  1140.  En  ii55,  elle  transige 
avec  le  prieur  de  Saint-Martin  de  Gallar- 
gues, au  sujet  de  la  chapelle  du  Pont-Saint- 
Ambroix  ;  la  transaction  fut  approuvée  par 
Adelbert,  évêque  de  Nimes.  Guillemette 
est  mentionnée  jusqu'en  1168. 

VII.  Ermengarde  I,  II75;  elle  mourut 
le  29  juillet  (nécrologe  de  Cassan);  l'année 
est  inconnue. 

VIII.  Ediarde,  nommée  en  1200. 

IX.  Ermengarde  II,  laoS. 

X.  Ermengarde  III  de  Montdésir, 
mentionnée  en  1235  &  1236. 

XI.  Bourguignone  de  Saint-Jean, 
1262-1265. 

XII.  Florence  Auruface  I,  ia8a-i3oo. 

XIII.  Alberisse,  élue  en  i3o2. 

XIV.  Adélaïde  I  Coronate,  abbesse 
en  i3o8. 

XV.  Adélaïde  II,  bénie  en  i32i. 

XVI.  Ermessinde;  son  nom  de  famille 
est  inconnu;  elle  fut  abbesse  de  iSzS  à 
1343. 

XVII.  Florence  Auruface  II,  i35o- 
1389. 

XVIII.  Jeanne  de  Vias,  1390. 

XIX.  SiBiLLE  de  Tarascon,  iDorte  en 
1436. 

XX.  Marguerite  d'Agarne,  élue  le 
18  février  1436;  abbesse  jusqu'en  1484, 
date  de  sa  démission. 

XXI.  Catherine  Molette,  élue  ie 
29  août  I484;  abdiqua  en  ijiy. 

XXII.  Maragde  de  Malkesc,  i5i7- 
1549. 

XXIII.  Anne  Molette,  i568;  morte 
en  i582. 

XXIV.  Anne  Brigikr  de  Malbksc, 
pourvue  par  Grégoire  XIII  en  i582;  morte 
en  1596. 

XXV.  Antoinette  de  Bertrand  de 
Fayet  obtint  un  brevet  du  roi  en  1596; 
elle  vivait  encore  en  i636. 

XXVI.  Gabrielle  de  Bertrand  de 
Fayet,  1648,  1654;  morte  en  1672. 

XXVII.  Louise-Thérèse  de  la  Croix 
de  Castries,  d'abord  religiejise  visitan- 
dine,  nommée  à  la  fois  par  le  roi  &  par  le 
pa])e  en  1672;  bénie  en  1673,  par  Armand- 
Jean  de  Biscaras,  évêque  de  Béliers;  morte 


Note 
tr>3 


NOTS 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


8î7 


eu  lyoS.  Elle  avait  reconstruit  son  monas- 
tère. 

XXVIII.  Marie  ue  la  Croix  de  Cas- 
TRIES,  sœur  de  la  précédente,  brevetée  du 
roi  &  du  pape  en  i7o5;  prit  possession  en 
1706. 

XXIX.  N.  DE  LA  Marre  TornAc  Vil- 

LARS. 

XXX.  Renée-Angélique  de  la  Croix 
DE  Castries,  nommée  en  1723. 

Prieuré  de  Bonlieu  ou  Je  Fignogout.  — 
Ce  prieuré  de  femmes,  de  l'ordre  de  Cî- 
teaux,  appartint  d'abord  à  l'ordre  de  Saint- 
Benoît;  il  existait  dès  l'an  li3o.  Dédié 
d'abord  à  Notre-Dame,  il  le  fut  ensuite  à 
la  Madeleine.  Au  treizième  siècle,  par 
suite  du  trop  grand  nombre  de  religieuses, 
les  revenus  étaient  insuffisants  &  ne  pou- 
vaient couvrir  les  frais  de  la  reconstruction 
du  monastère  qui  tombait  eu  ruines;  il 
obtint  de  R.,  évèque  d'Uzès,  légat  aposto- 
lique, des  lettres  circulaires  pour  inviter 
les  fidèles  à  lui  faire  des  aumônes.  Jus- 
qu'en 1245,  le  monastère  eut  des  prieures, 
&  après  cette  date,  des  abbesses;  c'est  à 
cette  époque  qu'il  devint  cistercien,  sous 
la  dépendance  immédiate  de  Valmagne. 

Prieures  de  VignogouL 

I.  Ermengarde,  1181-1111;  la  lettre  de 
R.,  évèque  d'Uzès,  est  de  cette  dernière 
année» 

II.  Marguerite  de  Frézol,  élue  en 
1211. 

III.  BÉATRix,  1219-1139. 

IV.  Èqline,  1241. 

Abbesses. 

I.  ELISABETH,  prieure  de  I243  à  124'), 
date  des  lettres  d'Innocent  IV  érigeant  le 
monastère  en  abbaye  cistercienne;  elle 
prit  alors  le  titre  d'abbesse  &  vécut  jus- 
qu'en i25o. 

II.  Guillemette  Déodate  ou  Dau- 
deze,  1 259-1 278. 

III.  Gausionde  d'Avene,  1 279-1309. 

IV.  Jausimonde  d'Ai'Riac,  i3i3-i320. 

V.  Huguette  de  Montdésir,  1324- 
1328. 


VI.  Tikurge,  1 343-1347. 

VII.  Yolande,  1356-1369. 

VIII.  Béatrix  de  Combret,  1364-1370. 

IX.  Béatrix  Bérengère,  1390-1392. 

X.  SiBiLLE  d'Alèse,  1407-1413. 

XI.  Marguerite  d'Araimonies,  J429. 

XII.  Marguerite  de  Panât,  1447. 

XIII.  Marguerite  d'Auriag,  1465- 
1473. 

XIV.  Marguerite  Allemand,  1480- 
1485. 

XV.  Marguerite  Alamande,  1604- 
i5i7. 

XVI.  Jeanne  Allemand,  1527-1548; 
résigna  en  faveur  de  la  suivante. 

XVII.  Françoise  Allemand,  1548. 

XVIII.  Jeanne  Allemand,  1557. 

XIX.  Jeanne  AzémARE,  1575 ;  démis- 
sionnaire en  i586;  vivait  encore  en  1589. 

XX.  Jeanne  Claret  ou  de  Saint-Fé- 
lix, pourvue  en  cour  de  Rome  en  i586; 
vivait  encore  en  1609. 

XXI.  Jeanne  de  Montenard,  coadju- 
trice  de  la  précédente  en  1609,  abbesse 
plus  tard;  mourut  en  1622. 

XXII.  Claudine  de  Saint-Bonnet  de 

ThoirAS,  avait  sept  ans  en  1622,  quand 
elle  reçut  du  roi  le  brevet  d'abbesse;  pour- 
vue du  pape  en  1643;  prit  une  coadjutrice 
en  1664;  morte  après  1680. 

XXIII.  Tiphanie  Françoise,  sœur  de 
la  précédente,  sa  coadjutrice  à  partir  de 
1664;  morte  après  1711. 

XXIV.N.DeBérard  de  BerniS, coadju- 
trice de  la  précédente  en  171 1,  lui  succéda. 

XXV.  N.  DE  Vestrie  de  Montalet, 
nommée  par  le  roi  en  1737. 

XXVI.  N.  DE  Foresta  de  Colongue, 

1768. 

Saint-Félix  de  Monseau  ou  de  G'igean.  — 
Ce  monastère  de  filles,  de  l'ordre  de  Saint- 
Benoît,  fut  fondé  au  commencement  du 
douzième  siècle  par  Bermond  de  Lévezon, 
évèque  de  Béziers  (1128-1152);  la  fondation 
en  fut  confirmée  par  le  pape  Alexandre  III 
en  1162.  On  le  voit  recevoir  des  donations 
importantes  des  seigneurs  des  environs  en 
1 149,  1 178  &  1 188.  Il  ne  fut  pas  oublié  par 
la  reine  d'Aragon,  Marie  de  Montpellier, 
qui,  par  son  testament  de  I2i3,  lui  légua 
le  château  de  Mirevaux;   mais   il  ne  put 


N0T8 
1S8 


Note 
i5i 


5:8 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


entrer  immédiatement  en  possession  de 
cette  place;  Grégoire  IX  dut  intervenir  en 
1228,  &  ce  fut  seulement  plus  tard  que  les 
officiers  du  roi  d'Aragon  parvinrent  à  faire 
accepter  aux  religieuses  les  anciennes  pos- 
sessions de  l'hôpital  de  Saint-Guillem  en 
échange  de  cette  terre  (1238);  c'est  ainsi 
qu'elles  devinrent  suzeraines  de  cet  hôpi- 
tal, dont  les  administrateurs  devaient  leur 
prêter  serment  de  fidélité.  On  voit,  par 
une  bulle  du  pape  Innocent  IV  de  1253, 
que  ce  couvent  possédait  alors  de  nom- 
breuses maisons  à  Montpellier,  avec  un 
moulin  près  le  pont  de  Juvénal  &  la  pa- 
roisse de  Sainte-Christine  à  Melgueil.  Vers 
la  même  époque,  elles  quittèrent  la  règle 
de  Saint-Benoît  &  embrassèrent  celle  de 
Cîteaux;  le  pape  parle  de  ce  changement 
dans  sa  bulle;  elles  réunirent  aussi  à  leur 
couvent  celui  de  Saint-Germain  de  Mont- 
laur,  fondé  quelques  années  auparavant 
par  Bernard  de  Mèze;  l'abbé  de  Valmagne 
fut  chargé  de  la  visite  du  couvent.  A  la  fin 
du  quinzième  siècle,  il  cessa  d'être  soumis 
directement  à  Cîteaux  &  reconnut  dès  lors 
l'autorité  de  l'ordinaire.  En  dépit  de  la  ré- 
sistance d'abord  de  l'abbé  de  Cîteaux,  chef 
d'ordre,  puis  de  celui  d'Eaunes,  son  suf- 
fragant,  le  parlement  de  Toulouse,  par  ar- 
rêt de  i5o7,  maintint  la  juridiction  supé- 
rieure de  l'évêque  de  Maguelonne.  En 
1429,  on  lui  avait  réuni  le  monastère  de 
Saint-Léon,  fondé  en  1223  par  Jean  de 
Montlaur,  alors  grand  vicaire  de  l'évêque 
de  Maguelonne.  Cette  union  fut  confirmée 
tn  1432,  par  Eugène  IV;  avec  ce  prieuré 
entrèrent  dans  la  mense  conventuelle  les 
prieurés  de  Saint-Bausile  de  Montmel  & 
de  Saint-Germain  de  Fournez,  qui  en  dé- 
pendaient. Au  seizième  siècle,  le  monas- 
tère fut  transféré  dans  la  ville  de  Gigean  ; 
cette  translation  fut  autorisée  par  Léon  X 
en  1314.  Il  y  était  encore  au  dix-huitième 
siècle;  jusqu'à  Clément  VIII,  il  fut  gou- 
verné par  des  prieures  qui  ])rirent  le  titre 
d'abbesses  à  partir  de  cette  époque. 

Prieures  de  Saint-Félix. 

I.  POULSE,  I  129-1158. 

II.  Kaimonde,   1162,  date  d'une  bulle 
d'Alexandre  III  en  faveur  du  monastère. 


III.  Ermengarde  de  Faugères,  1182- 
1184. 

IV.  Lombarde,  i  188-1 190. 

V.  SiBENDE,  1208. 

VI.  Marsibile,  1223-1224. 

VII.  Marie  H\tère,  1238-1248. 

VIII.  GuiLLEMETTE  DE  LUNEL. 

IX.  Marie  de  Lunel,  1261. 

X.  Marie  de  Corconne,  1268. 

XI.  GuiLLEMETTE  DE  SuRiECH,  pricure 
jusqu'en  1282. 

XII.  Alasace,  1282-1286. 
Xm.  Marie  Rogier,  1294-1296. 

XIV.  SicARDE  DE  Montlaur,  i3oi. 

XV.  Bérengère  de  Suriech,  i3o3- 
1309. 

XVI.  SicARDE  DE  Montlaur,  1309. 

XVII.  CÉCILE  du  Puy,  i3i4-i3i5. 

XVIII.  Marie  de  Cadolle,  1319-1324. 

XIX.  Jeanne  de  Montolieu,  i335. 

XX.  Cécile  de  Lauzière,  1339. 

XXI.  Douce  Gaucelme,  1347. 

XXII.  Alisette  de  Poupian,  i352. 

XXIII.  Anne  de  Saint-Privat,  1357- 
1359. 

XXIV.  Admède  du  Puy,  i375. 

XXV.  Cécile  de  Bourdeilles,  i386- 
1399. 

XXVI.  Jeanne  de  Montlaur,  1421- 
1457;  à  cette  dernière  date,  elle  se  démet 
en  faveur  de  la  suivante. 

XXVII.  Marie-Raimonde;  se  démit  en. 
1459. 

XXVIII.  Marie  des  Portes,  nommée 
à  l'âge  de  vingt-deux  ans;  mentionnée  en- 
core en  1468. 

XXIX.  Jeanne  Garsabalde,  1492-1517. 

XXX.  Anne  Garsabalde,  élue  le  9  mai 
l5i7;  administrait  encore  en  i545. 

XXXI.  Marguerite  Garsabalde  de 
Raccolles,  de  1545  à  i566. 

XXXII.  Isabelle  de  Roquefeuille, 
prieure  peu  après  cette  époque. 

XXXIII.  Madeleine  de  Roque- 
feuille,  sœur  de  la  précédente,  1590. 

Abbesses. 

I.  Jeanne  de  Carcassonne  de  Sou- 
BEZ,  nommée  abbesse  par  Clément  VIII, 
après  avoir  été  prieure;  vivait  encore  en% 
1606. 


Note 
i58 


Note 
i63 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


829 


II.  Marie  de  Bournet  de  Marignac, 
1642-1667;  elle  prit  successivement  pour 
coadjutrices  Jeanne,  puis  Louise  de  Fabre 
(i656  &  1662). 

III.  Louise  de  Fabre  de  Marignac, 
abbesse  de  1671  à  1674. 

IV.  Catherine  de  Joi.y,  religieuse 
ursuline,  élue  en  1677. 

V.  Renée-Angélique  de  la  Croix  de 
Castries,  nommée  en  1692. 

VI.  N.  DE  ViLLARS  La  Fare,  religieuse 
ursuline  de  Sommières,  nommée  le  3o 
avril  1722. 

Prieuré  de  Sauret.  —  Ce  prieuré,  de  l'or- 
dre de  Cluny,  fut  fondé  au  commencement 
du  douzième  siècle,  par  Guillaume  VI,  sei- 
gneur de  Montpellier,  près  du  lieu  de 
Sauret,  sur  le  Lez;  le  fondateur  stipula 
que  jamais  on  n'y  établirait  village  ou  châ- 
teau, qu'il  n'y  serait  jamais  institué  de 
foire,  &  qu'il  n'y  pourrait  habiter  que  les 
moines  &  leurs  gens.  Cette  fondation  fut 
confirmée  par  le  pape  1-niiocent  II,  par 
bulle  d'avril  ii38.  L'immunité  dont  jouis- 
sait cette  maison  comme  membre  dépen- 
dant de  l'abbaye  de  Cluny,  la  fit  attaquer 
vivement  par  le  chapitre  cathédral  de  Ma- 
guelonne,  &  la  querelle  fut  portée,  en 
ii63,  devant  le  célèbre  concile  de  Tours, 
tenu  parle  pape  Alexandre  III;  le  débat 
roulait  principalement  sur  le  partage  des 
offrandes  &  des  donations  faites  au  lit  de 
mort;  par  leurs  agissements,  les  moines 
causaient  au  chapitre,  à  ce  point  de  vue, 
un  grand  préjudice,  &  il  leur  fut  interdit 
d'aller  visiter  les  malades  ou  de  les  en- 
terrer dans  leur  église,  sinon  sur  leur  de- 
mande expresse.  Il  fut  interdit  aux  clu- 
nisiens  d'être  plus  de  deux  à  la  fois  dans 
le  prieuré.  Peu  après,  ils  construisirent  à 
Sauret  un  oratoire,  qu'ils  cédèrent  plus 
tard  aux  trinitaires,  lors  de  leur  introduc- 
tion à  Montpellier.  En  1867,  au  moment 
de  la  construction  du  monastère  béné- 
dictin de  Saint-Germain,  le  couvent  de 
Sauret  fut  définitivement  cédé  à  ces  re- 
ligieux. Ce  prieuré  était  dédié  à  saint 
Maurice;  détruit  pendant  les  guerres  de 
religion,  il  se  trouvait  au  dix -huitième 
«iècle  uni  à  la  collégiale  de  Sainte-Aune 
de  Monipellier. 


Hôpital  de  Castelnau.  —  Cet  hôpital  fut 
fondé  en  ii38  par  Guillaume  VI,  près  du 
pont  de  Castelnau,  dont  il  tira  son  nom; 
c'était  spécialement  une  maladrerie.  Cet 
établissement  fut  toujours  l'objet  de  la 
sollicitude  des  seigneurs  de  la  ville;  en 
1146,  par  son  testament,  le  fondateur  lui 
donna  un  moulin,  situé  près  de  la  mai- 
son; en  1202,  Guillem  VIII  lui  donna 
aussi,  par  testament,  une  somme  d'argent 
considérable,  &  sa  fille  Marie  imita  son 
exemple  un  peu  plus  tard.  Les  premiers 
règlements  de  la  congrégation  datent  de 
ii38,  &  sont  l'œuvre  de  l'évêque  de  Ma- 
guelonne,  Raimond '.  Les  lépreux  n'é- 
taient reçus  qu'après  neuf  jours  d'essai  & 
devaient  remettre  tout  leur  argent  aux 
administrateurs.  Ces  règlements  furent  ob- 
servés à  Castelnau  jusqu'à  la  fin  du  dix- 
septièn\e  siècle.  Les  pajies  Grégoire  IX  & 
Urbain  V  (i236  &  i363)  prirent  l'hôpital 
sous  leur  protection ,  &  Philippe  VI,  en 
1334,  Charles  VI,  en  1364,  lui  permirent  de 
se  mettre  sous  la  sauvegarde  du  panonceau 
royal.  Le  commandeur,  chef  de  la  maison, 
était  un  simple  économe  nommé  &  révoca- 
ble par  les  consuls;  en  i334,  ils  exigèrent 
la  retraite  d'un  commandeur,  sans  même 
donner  de  raisons.  L'inventaire,  dressé  à 
cette  occasion,  prouve  la  richesse  de  la 
maison  à  cette  époque.  Sous  le  comman- 
deur était  un  aumônier.  Lors  de  la  forma- 
tion de  l'ordre  de  Saint-Lazare,  la  mala- 
drerie ùit  confisquée,  &  sa  ruine  bientôt 
consommée;  l'hospitalité  cessa  d'y  être 
pratic(uée,  le  service  divin  d'y  être  célé- 
bré, &  l'église  dut  être  murée.  En  1695, 
elle  fut  réunie  à  l'hôpital  général  avec  les 
autres  domaines  de  l'ordre,  &,  en  I7i3,  un 
nouvel  arrêt  du  Conseil  vint  forcer  tous 
ses  débiteurs  censitaires  à  s'acquitter  exac- 
tement envers  l'hôpital. 

Hôpital  Saint-Guillem.  —  Cet  hôpital  fut 
fondé  par  les  Guillems,  seigneurs  de  Mont- 
pellier, comme  son  nom  l'indique.  En  1 189, 


'  Les  statuts  de  Rnimond  lont  traduits  dans 
l'ouvrage  de  M.  Germain  sur  la  Charité  pukliijue  à 
Montpellier,  pp.  8-IO  du  tirage  à  part.  L'auteur 
fait  remarquer  que  c'est  sans  preuve  que  d'Aigre- 
feuille  les  date  de  1 1 53. 


Note 
i58 


"~ 83o  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  T 

NoTR  Note 

'  Guillem  VI ,  fils  d'Ermessinde,  récemment  un  certain  nombre  d'habitants  de  Mont- 
revenu  d'Espagne,  lui  donna  cent  sous  de  pellier.  En  1694,  la  haute  direction  fut 
cens.  Cet  acte  nomme  comme  fondateurs  donnée  au  clergé,  &  l'évêque  de  Montpel- 
de  l'hôpital,  Guillem  V  &  sa  femme  Ernies-  lier  devint  président-né  du  bureau  d'.idmi- 
sinde;  Guillem  V  fut  seigneur  de  Mont-  nistration. 
pellier  de   1068   à  1121.  En  i238,  Jayiiie   I 

le  donna  aux  religieuses  de  Gigean,  en  Hôpital  du  Saint-Esprit,  —  Cet  hôpital, 
échange  de  la  ferre  de  Mirevaux.  En  1 323,  chef  d'un  ordre  destiné  au  soulagement 
il  renfermait  trente-six  lits.  Le  prieur  de  des  malades  &  au  soutien  des  pauvres,  fut 
Saint-Firmin  ne  tarda  pas  à  en  faire  une  fondé,  à  la  fin  du  douzième  siècle,  par 
succursale  de  sa  paroisse;  mais,  en  i38i,  F.  Gui,  que  quelques-uns  ont  voulu  ratta- 
le  cardinal  Anglic  Grimoard  donna  cette  cher  à  la  famille  des  seigneurs  de  Mont- 
église  aux  religieuses  prouillanes  ou  do-  pellier".  La  fondation  en  fut  approuvée 
minicaines, qui  s'y  installèrent,  sans  qu'elle  par  une  bulle  d'Innocent  III,  de  1198.  Il 
cessât,  d'être  une  annexe  de  Saint-Firmin.  fut  construit  sur  un  terrain  donné  par 
Cet  hôpital  fut  complètement  détruit  en  Bertrand  de  Montlaur  &  par  son  épouse 
l562 ',  Marie  deFabrègues;  d'autres  particuliers 

donnèrent  le  bois  nécessaire  à  sa  construc- 
Hôpiial  Saint-Elotow  de  Lattes.  —  Cette  tion,  &  Guillaume,  évêque  de  Mague- 
maison  hospitalière  fut,  paraît-il,  fondée  lonne,  ainsi  que  le  seigneur  de  Montpel- 
en  ii83,  par  un  certain  Robert  Pellier,  lier,  Guillem,  fils  de  Mathilde,  remirent 
d'où  le  nom  A' hôpital  Kobert,  qu'il  porte  au  fondateur  tous  leurs  droits  supérieurs 
quelquefois  dans  les  titres.  Il  reçut,  dans  sur  le  terrain  ainsi  concédé.  L'ordre  ne 
les  premières  années  du  treizième  siècle,  tarda  pas  à  s'étendre;  dès  1198,  il  avait  des 
d'importantes  donations;  l'administrateur,  maisons  dans  plusieurs  villes  de  France, 
à  cette  époque,  s'appelait  commandeur  (do-  entre  autres  à  Marseille,  à  Troyes,  à 
nation  de  Gui  de  Beaulieu  vers  1228).  La  Brioude,  à  Largentière,  à  Mèze,  au  diocèse 
haute  surveillance  de  l'hôpital  appartenait  d'Agde;  enfin  Innocent  III  voulut  en  éta- 
à  l'évêque  de  Maguelonne  &,  sous  lui,  au  blir  une  à  Rome  même.  Tous  ces  hôpitaux 
prieur  de  Saint-Firmin;  les  clefs  étaient  étaient  étroitement  unis  à  la  maison-mère 
remises  à  ce  dernier,  à  la  mort  de  chaque  &  reconnaissaient  son  supérieur  comme 
directeur.  Longtemps  situé  en  dehors  de  leur  supérieur  immédiat.  En  laoî,  F.  Gui 
la  ville,  il  fut  transporté  à  l'intérieur  au  alla  à  Rome  réformer  l'hôpital  de  Sainte- 
seizième  siècle,  &  finit  par  occuper  l'em-  Marie /n  5axfa,  &  y  mourut  en  1208.  De  là 
placement  de  l'ancienne  Ecole-Mage.  Les  de  longues  hittes  entre  les  deux  hôpitaux 
nouveaux  bâtiments  commencèrent  à  être  au  sujet  de  la  grande  maîtrise  que  chacun 
construits  vers  1600.  A  la  suite  des  guerres  d'eux  prétendait  posséder  exclusivement, 
de  religion,  la  plupart  des  autres  hôpi-  luttes  que  vinrent  encore  envenimer  les 
taux  des  faubourgs  ayant  été  détruits,  les  décisions  des  papes,  souvent  contradictoi- 
consuls  en  réunirent  tous  les  revenus  à  res.  Honorius  III,  en  1226,  désunit  les  deux 
ceux  de  l'hôpital  Saint-Eloi,  qui  devint  de  maisons  unies  par  Innocent  III,  &  donna 
la  sorte  une  espèce  d'hôpital  général.  Ils  à  celle  de  Montpellier  la  supériorité  sur 
en  prirent  alors  l'adiiiinistration  ;  quel-  tous  les  établissements  de  France,  d'Es- 
ques  années  plus  tard,  on  leur  adjoignit  pagne  &  d'Allemagne.  Grégoire  IX  soumit 

Montpellier  à  Rome.  Nicolas  IV,  en  1291, 

'  M.  Germain  (Mémoire  précité,  p.   19),  attribue 

avec  gr.nide  vraisemblance  la  rareté  des  renseigne-  '  M.  Germain    {Mémoire  ptécité,  p.  22,  note  2), 

jnents  &  des  documents  diplomatiques  sur  ce  celé-  semble  assez  disposé   à  se  ranger  à  cette  opinion, 

bre  hôpital  de  Saint-Guillem  à  un  grand  incendie,  &  ses  arguments  nous  paraissent    très-concluants, 

qui   est   mentionné    par  un    acte  de    1^64,    comme  Reuiarquons,  d'ailleurs,  que   ce  nom  de  Gui  a  été 

venant  de  détruire  nombre  d'actes  &  de  privilèges  porté    par    plusieurs    membres    de    la    famille    des 

relatifs  aux  hôpitaux  de  la  ville.  Guillems. 


Note 
|58 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


83 1 


confirma  cette  sujétion  Si  fixa  à  trois  flo- 
rins d'or  la  subvention  annuelle  due  par 
le  premier  au  second.  Cette  subordination, 
atténuée  par  Paul  V  &  Grégoire  XV,  fut 


cien   emplacement   de    leur  couvent  était 
eu  culture  au  dix-huitième  siècle. 

Hôpital  S aini-Barthéhmi.  —  Cet  hôpital, 


supprimée  par  Urbain  VIII,  qui  déclara  la      situé  dans  le  faubourg  de  la  Saunerie,  exis- 


maison  de  Montpellier  absolument  indé- 
pendante (1025).  De  là,  au  commencement 
du  dix-septième  siècle,  une  longue  que- 
relle assez  scandaleuse,  qui  ne  fut  apaisée, 
une  première  fois, qu'en  i65j,  recommença 
moins  de  trois  ans  après  &  enfin  ne  put 
être  terminée  que  par  l'arrêt  de  réunion 
à  l'ordre  de  Saint-Lazare  en  1672.  Les  an- 
ciens compétiteurs  \\en  continuèrent  pas 
moins  à  se  débattre,  &  ces  nouvelles  con- 
testations durèrent  jusqu'en  1690. 


tait  dès  1167;  à  cette  époque,  il  possédait 
un  cimetière.  On  y  trouva  plusieurs  fois 
des  tombeaux  de  ce  siècle.  L'hôpital  qui 
joignait  le  cimetière,  &  auquel  l'église 
donnait  son  nom,  est  encore  cité  en  i373, 
date  de  l'entrée  de  la  reine  de  Navarre  à 
Montpellier.  En  1481,  on  construisit  une 
chapelle,  dédiée  à  la  Vierge,  près  de  ce 
cimetière;  elle  fut  nommée  tiotre-Dame 
du  Charnier  &  consacrée  la  même  année 
par  l'évèque  de  Mnguelonne,  Jean  Bonal; 


Peu  après,  Louvois,  auteur  de  la  réunion      les    frais    de    la   construction   avaient   été 


à  l'ordre  de  Saint-Lazare,  vint  à  mounr. 
Les  chevaliers  &  les  religieux  intriguèrent 
&,  en  1691,  l'ordre  fut  rétabli  &  un  grand 
maître  nommé.  Alors  éclatèrent  des  luttes 
intérieures  entre  les  religieux  &  les  che- 
valiers, ceux-là  soutenant  avec  raison  que 
les  chevaliers  étaient  de  création  récente 
&  contraire  à  l'esprit  des  statuts;  ceux-ci, 
de  leur  côté,  se  prétendant  plus  anciens 
que  l'ordre  &  s'appuyant  sur  des  titres 
faux.  Décidée,  dès  1700,  en  faveur  des  re- 
ligieux, l'affaire  traîna  jusqu'en  1707  &  ne 


couverts  par  les  membres  des  deux  con- 
fréries de  Saint-Barthélemi  &  de  Saint- 
Claude,  qui  avaient  à  cette  époque  leur 
siège  dans  l'église  de  cet  hôpital.  En  i663, 
le  terrain  de  cette  maison  fut  concédé  aux 
carmes  déchaussés  par  la  ville,  &  la  con- 
frérie de  Saint-Claude,  seule  subsistante, 
fut  désintéressée  de  ses  droits  sur  cet  em- 
placement. L'église  de  Saint-Barthélemi  fut 
longtemps  le  but  d'une  procession  an- 
nuelle faite  par  les  consuls  &  le  prieur  de 
Saint-Firmin,  dans  laquelle  on  apportait  de 


fut  ]ias  décidée  avant  1708,011  un  nouvel      Saint-Firmin  les  reliques  de  saint  Cléophas. 
arrêt  du  Conseil  vint  confirmer  la  déclara- 


tion de  1700. 

Toutes  ces  querelles  étaient  peu  favo- 
rables à  la  prospérité  de  l'ordre;  démolis 
en  i562,  les  bâtiments  ne  purent  pas  être 
reconstruits  avant  1666,  &  restèrent  ina- 
chevés. Les  biens  disparurent  &,  au  dix- 
huitième  siècle,  l'hospitalité  n'y  était  plus 
exercée. 

Commandent  de  Saint- Antoine. 
établissement  fut  fondé,  en  i320,  par  San- 
che,  roi  de  Majorque,  pour  recevoir  les 
malheureux  attaqués  du  feu  Sninf-Antoine 
ou  mal  des  ardents.  Il  céda  à  cet  effet,  à 
l'ordre  du  Viennois,  une  maison,  à  lui 
appartenant,  située  dans  le  faubourg  de 
Villefranche.  Détruite  par  les  protestants. 


Hôpital  de  Saint-Jacques.  —  Cet  hôpital, 
destiné  à  recevoir  les  pèlerins  allant  à 
Saint-Jacques  de  Galice  ou  en  revenant, 
fut  fondé  au  commencement  du  treizième 
siècle,  par  un  bourgeois  de  Montpellier, 
Guillem  de  Péréfixe  {de  Petrafxa)  (1220). 
Il  fut,  comme  la  plupart  des  autres  hôpi- 
taux de  Montpellier  au  moyen  âge,  bâti 
en  dehors  de  l'enceinte,  près  de  la  porte 
Cet      des  Cannes.  On  le  nomma,  paraît-il,  hôpi- 


tal de  i>aint-Jacques,  en  l'honneur  du  roi 
Jayme  I,  encore  plus  qu'à  cause  de  sa  des- 
tination, &  il  donna  lui-même  son  nom  au 
faubourg  où  il  se  trouvait,  faubourg  Saint- 
Jaume'.  Au  point  de  vue  spirituel,  l'admi- 
nistrateur de  l'hôpital  Saint- Jacques  dé- 
pendait du  prieur  de  Saint-Firmin.  Détruit 

en   i56o,  elle  ne  fut  jamais   rétablie;  les      pendant  les  guerres  de  religion,  rhôi)ital 

titres  ayant   été   entièrement   dispersés  & 

aliénés,  les  religieux  de  Saint-Antoine  ne  ■  m.  Germain,  h'htdirc  ii  U  commune  df  Mont- 

firent   jamais   aucune    réclamation.   L'an-     pelllcr,  t.  V,  p.  .'538, 


NOTB 

■  58 


"~ 832  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  ■" — 

Note  Note 

'  Saint-Jacques  resta  longtemps  en  ruines.  Hôpital  de  Saint-Julien  de  Tournefort.  — 
Après  l'apaisement  des  guerres  civiles,  il  Cet  hôpital  s'appelait  ainsi  à  cause  de  son 
fut  remplacé  par  une  confrérie  des  pèle-  fondateur,  Guillem  Tournefort,  qui  l'éta- 
rins  de  Saint-Jacques,  qui  firent  bâtir,  en  blit  peu  avant  1400.  Charles  VII  lui  accorda 
i65o,  une  chapelle  sur  son  ancien  empla-  des  lettres  d'amortissement  en  1434.  Il  était 
cément.  Mais  la  confrérie  ayant  perdu  de  destiné  à  recevoir  &  à  soigner  les  pèle- 
son  importance,  la  chapelle  resta  inache-  rins  à  leur  passage  à  Montpellier,  &  ren- 
vée;  la  confrérie  finit  même  par  disparaî-  fermait  une  douzaine  de  lits.  Il  fut  réuni  à 
tre  entièrement.  Les  biens  de  cet  hô])ital  l'hôpital  Saint-Eloi  a.  la  suite  des  troubles 
furent  réunis,  au  dix-septième  siècle,  par  de  religion  de  i56i. 
les  consuls  à  l'hôpital  Saint-Eloi'. 

Hôpital  des  Teutons.   —   D'Aigrefeuille 

Hôpital  de  la  Madeleine.  —  Cet  hospice  attribue  la  fondation  de  cet  établissement 
fut  fondé,  en  l328,  par  un  bourgeois  de  à  l'ordre  teutonic|ue;  il  est  plus  probable 
Montpellier,  Pierre  Causit.  Il  y  construi-  qu'il  aura  été  fondé  pour  &  par  des  Alle- 
sit  un  oratoire  que  le  prieur  de  Saint-Fir-  mands,  au  treizième  siècle,  pour  faciliter 
min  lui  permit  de  garnir  de  deux  cloches  le  voyage  à  Saint-Jacques  de  Compostelle, 
&  de  faire  desservir  par  un  prêtre,  qui,  en  &  leur  donner  ainsi  l'occasion  de  se  re- 
signe de  soumission  au  clergé  de  cette  pa-  poser  au  cours  de  ce  long  pèlerinage.  Eu 
roisse,  prêterait  au  prieur  le  serment  de  1848,  Imbert  du  Puy,  cardinal,  acheta  la 
fidélité  accoutumé,  &  lui  paierait  une  re-  maison,  &  l'érigea  en  une  collégiale  desser- 
devance  de  vingt  sous  ou  d'un  florin.  Le  vie  par  douze  chanoines;  cette  fondation 
premier  chapelain  fut  nommé,  en  i33o,  fut  approuvée  par  le  pape  Clément  VI  en 
par  le  prieur,  sur  la  présentation  du  fon-  1349.  Mais  l'hospitalité  resta  l'un  des  de- 
dateur.  Plus  tard  le  bâtiment  fut  cédé  aux  voirs  de  cette  communauté  qui  dut  rece- 
fiUes  repenties.  voir  la  nuit  les  pauvres  sans  asile  &  main- 
tenir en  tout   temps  un  hospitalier  chargé 

Hôpital  Sainte-Marthe. — Situé   dans  le  de    veiller   à   leurs   besoins.    L'hôpital   fut 

faubourg  de  la  Saunerie,  vis-à-vis  l'église  défruit  avec  le  faubourg,  quand  les  reli- 

du    Saint-Sauveur,    cet    établissement-  fut  gionnaires  menacèrent  la  ville  d'un  siège; 

fondé  par  un  autre  bourgeois  de  Montpel-  en  1622,  la  collégiale  se  fondit  avec  celles 

lier,  Pierre  Gras,  qui    lui  légua    tous  ses  de  la  Trinité   &   de  Sainte-Anne,  qui  se 

biens  en  iSyo.  Il  y  installa  un  chapelain  réinstallèrent  dans   l'église  de  cette  der- 

chargé   d'y   dire   une   messe   basse    quoti-  nière,  reconstruite  à  cet  effet.  L'église  des 

dienne,  le  choix  de  cet  ecclésiastique  dut  Teutons  était  dédiée  au  Saint-Sauveur'. 

appartenir  à  ses  exécuteurs  testamentaires 

&,  plus  tard,  aux  administrateurs  de  l'hô-  Hôpital  de  Saint-Maur.  —  Cet    hospice 

pital.  Fondé   en   premier  lieu  dans   l'inté-  fut  établi  en  même  temps  que  le  couvent 

rieur  de  la  ville,  il  fut  transporté  au  dehors  des  trinitaires  dont  il  faisait  partie,  c'est- 

par  suite   de  l'opposifion   des   officiers  du  à-dire  dans  les  vingt  premières  années  du 

roi  Charles  V.  Epargné  d'abord  par  les  re-  treizième  siècle.  Il  existait  encore  au  quin- 

ligionnaires,  lors  de  leur  invasion  de  i562,  zième  siècle  &  possédait,  à  cette  époque, 

il  ne  fut  détruit  qu'un  peu  plus  tard,  pour  un    cimetière    servant    exclusivement    aux 

ne  pas  gêner  la  défense  de  la  ville.  Il  était  pauvres   de    l'hôpital   &   aux   religieux   du 

destiné  aux  femmes   ou    jeunes   filles   ma-  couvent. 

lades. 

Hôpital  de  la  Miséricorde.  —  Il  fut  fondé 

...          ,  .  •    ,       •        ,  en  i3oQ  par  un  ermite,  Jacques  de  Rome, 

'  Au  quatorzième  siccU,  cet  hôpital,  qui  renfer-  '    '       .     ,                                  ,     ,.          .,  ,■ 

-       ,       ■            1      /■_           .      •.  pour  recevoir  les  enlants  orphelins;  il  fut 

mait  un   quartier  sépare    pour  les  lemmes,  n  avait  »                                                                   '                 ' 
guère   plus  de  vingt  à  trente  lits,  &  tirait  ses  plus 

grandes    ressources  d'aumônes   particulières.  (Voir  '  L'hôpital    des  Teutons   était   dédié   à    la    fois  r 

M.  Germain,  Mimoire  précité,  p.  38.)  sainte  Marie  &  à  saint  Martin. 


Note 
i58 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


833 


dès  son  origine,  mis  sous  la  protection  du 
Saint-Siège  par  le  pape  Clément  V  (bulle 
du  23  juin  iSoç)  &  protégé  par  l'évèque 
Jean  de  Comminges.  Mais  il  ne  dura  que 
peu  de  temps,  &  les  aumônes  qui  faisaient 
sa  seule  ressource  lui  ayant  sans  doute 
manqué,  il  disparut  rapidement. 

Il  en  est  de  même  de  l'hôpital  de  Gautier 
Compaigne  ou  de  Saint-Martial,  fondé  en 
i3io  pour  le  secours  des  voyageurs  blessés 
ou  malades,  &  sur  lequel  on  ne  connaît 
rien  de  plus. 

Hôpital  des  pestiférés.  —  Les  consuls  de 
Montpellier  ne  songèrent  qu'assez  tard  à 
se  prémunir  contre  les  ravages  de  la  peste. 
Malgré  quelques  tentatives  individuelles 
en  1493-1494  &  i520,  ce  ne  fut  qu'en  i53i, 
qu'on  établit  un  hôpital  dédié  naturelle- 
ment à  saint  Koch  &  destiné  au  soulage- 
ment des  pestiférés.  L'emplacement  fut 
choisi  en  dehors  de  la  ville,  pour  éviter  la 
contagion  &  sur  un  terrain  appartenant  à 
un  noble  milanais,  habitant  de  Montpel- 
lier'. 

Hôpital  de  la  Charité. —  Cet  hôpital  doit 
son  origine  à  une  association  des  princi- 
paux habitants  de  la  ville,  tant  magistrats 
qu'ecclésiastiques,  qui  s'établit,  en  1396, 
&  décida  la  nomination  de  six  procureurs 
des  pauvres,  chargés  de  quêter  dans  les 
églises  de  la  ville  pour  les  pauvres  catho- 
liques. L'une  de  ces  personnes  s'appelait 
le  receveur,  une  autre  le  contrôleur  des 
aumônes,  &  ils  durent  tenir  chaque  se- 
maine deux  assemblées  pour  régler  tous 
les  points  en  litige.  L'évèque,  le  chapitre 
cathédral  de  Montpellier,  &  les  différen- 
tes collégiales  de  la  ville  souscrivirent  pour 
une  certaine  somme  à  payer  chaque  se- 
maine, &  tous  les  catholiques  marquants 
tinrent  à  honneur  de  suivre  cet  exemple 
&  firent  à  ce  bureau  des  legs  importants  & 
nombreux.  Réorganisée  en  1627,  après  la 
soumission  de  Montpellier,  cette  associa- 
tion prit  de  jour  en  jour  plus  d'impor- 
tance &,  en  1629,  grâce  à  la  protection  du 
cardinal  de  Richelieu,  fut  fondé  l'hôpital 
de  la  Charité  dans  plusieurs  maisons   du 

'  Voir  M.  Germain,  Mémoire priciti,  pp.  49-51. 
IV. 


faubourg  Saint -Gilles.  Les  invalides,  les 
vieilles  femmes,  les  enfants  y  furent  reçus 
&  furent  employés  soit  à  différents  mé- 
tiers, soit  aux  travaux  intérieurs  de  l'éta- 
blissement. En  i652,  on  y  ajouta  les  enfants 
trouvés,  &  on  perfectionna  l'administra- 
tion de  l'établissement.  L'organisation  in- 
térieure en  était  assez  bonne  pour  que, 
en  créant  son  Hôpital  général,  en  1678, 
Louis  XIV  la  donnât  pour  modèle  au  nou- 
vel établissement. 

Hôpital  général.  —  La  création  d'un  hô- 
pital général  dans  chaque  diocèse  du 
royaume  avait  été  déjà  décidée  depuis 
longtemps  par  Louis  XIV,  quand  ce  prince, 
en  1676,  s'enquit  des  conditions  dans  les- 
quelles on  pourrait  en  établir  un  à  Mont- 
pellier. Après  recherches  &  renseigne- 
ments pris  sur  les  lieux,  il  rendit,  en  1678, 
un  édit  unissant  à  la  nouvelle  maison  la 
maison  de  la  Charité,  &  tous  les  autres 
hôpitaux  du  diocèse,  sauf  celui  de  Saint- 
Éloi,  qui  servait  alors  aux  pauvres  mala- 
des. Installé  provisoirement  au  faubourg 
de  la  Saunerie,  dans  de  grandes  maisons 
que  l'on  appropria  tant  bien  que  mal  à 
cet  usage,  il  fut  plus  tard  transporté  sur 
le  terrain  de  l'ancien  couvent  des  Carmes, 
qui  avaient  abandonné  toute  idée  de  le 
reconstruire,  &  en  1680,  l'évèque  de  Mont- 
pellier posa  la  première  pierre  des  cons- 
tructions. Elles  comprirent  deux  vastes 
bâtiments,  l'un  pour  les  hommes,  l'autre 
pour  les  femmes,  une  cour  spacieuse,  de 
grandes  dépendances  &  des  jardins  assez 
étendus.  La  maison  recevait  les  vieillards 
des  deux  sexes,  les  enfants  exposés,  les  or- 
phelins; l'hôpital  pouvait  contenir  plus  de 
six  cents  personnes  &  donnait  des  secours 
à  l'extérieur  à  un  nombre  de  familles  pres- 
que égal. 

L'administration  fut  expressément  la 
même  que  celle  de  l'hôpital  de  la  Charité, 
&  le  bureau  de  charité  fut  composé  de  la 
même  façon.  Elle  fut  remaniée  en  1694,  & 
en  171 1  on  établit  un  intendant  trésorier, 
choisi  par  le  bureau  &  chargé  de  fous  les 
frais  &  de  toutes  les  avances;  ces  dernières 
lui  étaient  remboursées  par  l'hôpital  quand 
on  le  changeait.  L'hôpital,  comme  tous 
les   établissements  de   cette   nature,  était 

53 


Note 
i58 


Note 
i58 


834 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


exempt  des  impositions  ordinaires  &  extra- 
ordinaires, avait  droit  d'usage  dans  les  fo- 
rêts de  Vaienes,  appartenant  aux  consuls, 
&  l'acte  de  fondation  lui  avait  uni  toutes 
les  aumônes,  tant  en  nature  qu'en  argent, 
dues  par  les  abbayes  &  prieurés  du  dio- 
cèse. Les  aumônes  levées  sur  les  membres 
des  cours  souveraines  de  Montpellier  lui 
appartenaient  encore;  enfin  le  diocèse  & 
la  ville  étaient  extraordinairement  impo- 
sés en  sa  faveur,  l'un  de  quinze  cents  li- 
vres par  an,  l'autre  de  deux  deniers  par 
livre  de  viande  vendue,  tant  à  Montpel- 
lier qu'à  Boutonet  8c  Castelnau. 

Notre-Dame  du  Refuge,  —  Cette  maison, 
destinée  à  servir  de  retraite  aux  femmes 
de  mauvaise  vie  repentantes  &  à  l'incar- 
cération de  celles  que  l'évèque  aurait  à 
désigner  fut  instituée  en  1676  par  !a  du- 
chesse de  Verneuil,  8c  autorisée  par  l'évè- 
que Charles  de  Pradel,  en  février  1677.  En 
moins  d'un  an,  cette  maison  renfermait 
déjà,  paraît-il,  vingt  femmes  repenties. 
Elles  reçurent  quelques  maisons  dans  la 
ville,  notamment  la  maison  de  la  Pénitence 
des  dames  de  Saint-Charles, 8c  purent  cons- 
truire une  maison  spacieuse  8c  appropriée 
au  logement  d'un  nombreux  personnel. 

La  Maison  du  Bon-Pasteur,  espèce  d'hos- 
pice, fut  fondée  en  1696  8c  servit  à  enfer- 
mer les  femmes  de  mauvaise  vie.  Elle  était 
administrée  par  des  personnes  séculières, 
8c  la  communauté  vivait  en  partie  des  sub- 
ventions de  la  ville,  en  partie  du  travail 
des  femmes  qui  y  étaient  enfermées.  Il  y 
en  avait  toujours  environ  une  quarantaine 
qui  étaient  désignées  par  le  conseil  de 
ville. 

Hôpital  des  Petites-Maisons.  —  Il  fut 
établi  en  1716,  à  l'hospice  Saint-Éloi, 
pour  renfermer  les  fous,  qui,  jusque-là, 
n'avaient  pas  été  enfermés  à  Montpellier 
8c  jouissaient  même  de  toute  leur  liberté. 
L'hôpital  accepta  les  offres  du  conseil  de 
ville,  qui  consistaient  dans  une  pension 
de  deux  cents  livres  par  pensionnaire  8c  le 
payement  d'une  partie  des  nouvelles  cons- 
tructions. Le  diocèse  de  Montpellier  suivit 
l'exemple  de  la  ville,  8c  on  bâtit  en  tout 


treize  petites  loges  servant  aux  aliénés  de 
tout  le  pays.  Le  service  intérieur  était  fait 
par  des  soeurs  de  la  Charité.  [A.  M.] 


NOTE  CLIX 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Nimes. 

VOICI  quelques  rectifications  proposées 
par  M.  Germer-Durand  à  la  liste  des 
évêques  de  Nimes  la  plus  consultée,  à  celle 
du  Gallia  Christiana  (voir  plus  haut,  pp.  274 
8c  suiv.). 

XXII.  Frotaire  II;  il  paraît,  avec  le 
titre  d'évêque,  dans  un  acte  de  l'an  1068; 
acte  cité  par  M.  Cros- Mayrevielle  dans 
son  Histoire  du  comté  de  Carcassonne,  do- 
cuments, p.  62. 

XXIV.  Pierre  Ermengaud.  L'admi- 
nistration de  cet  évêque  commence  en 
1084,  suivant  Ménard,  en  1080,  suivant  le 
Gallia  Christiana;  un  acte  du  cartulaire  de 
Saint-Victor  de  Marseille  (n,  SSg),  la  fait 
commencer  tout  au  moins  à  1082. 

LV.  Geoffroi  FloreAU.  Ici  il  faut 
corriger  une  erreur  universelle;  ce  prélat 
s'appelait  non  pas  Floreau,  mais  Soreau 
ou  Sorel  Si.  était  oncle  de  la  célèbre  Agnès 
Sorel.  Il  dut  son  siège  à  la  faveur  dont  sa 
nièce  avait  joui.  Il  mourut  en  1483,  évé- 
que-comte  de  Châlons,  pair  de  France  8c 
abbé  de  Saint-Germain  des  Prés. 

Chapitre  cathédral.  —  Le  chapitre  cathé- 
dral  de  Nimes  n'apparaît  pas  dans  les  actes 
avant  la  dernière  moitié  du  neuvième  siè- 
cle, 8c  d'après  les  indications  que  fournis- 
sent les  documents,  c'est  probablement  à 
l'évèque  Gilbert  qu'il  faut  attribuer  son 
organisation.  Ce  n'est  qu'à  cette  époque 
que  le  prélat  est  indiqué  comme  adminis- 
trateur des  biens  de  la  communauté'.  Pen- 
dant longtemps  elle  vécut   sous   la   règle 

'  Grex  nohiliam,  M.  Germer-Durand,  Cartulaire 
Je  Notre-Dame  de  Nimes,  ■p.  8. 


Note 
i58 


NOTB 
■  59 


NOTB 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


83: 


des  chanoines  de  Metz,  règle  réformée  & 
renouvelée  par  le  concile  d'Aix-la-Clia- 
pelle  en  817.  Mais,  au  milieu  du  onzième 
siècle,  elle  fut  réformée,  en  même  temps 
que  la  plupart  des  autres  chapitres  de  la 
Province,  &  embrassa  la  règle  de  Saint- 
Augustin;  c'est  alors  que  les  clercs  de  la 
cathédrale  cessent  de  posséder  des  biens 
en  propre,  que  la  vie  commune  dans  le 
cloître  leur  est  définitivement  imposée.  Ce 
fut  en  1078   que  cette  réforme  eut  lieu, 


de  deux  siècles  &  construisirent  une  nou- 
velle abbaye.  Protégé  par  les  rois  francs  & 
par  les  évèques  d'Auxerre,  ce  sanctuaire 
devint  bientôt  célèbre.  A  la  fin  du  neu- 
vième siècle,  les  reliques  du  saint  patron, 
précieusement  enfouies  par  le  saint  abbé 
Romule,  lors  de  la  fuite  des  religieux, 
furent  soigneusement  recherchées,  &  les 
religieux  de  Saissi  en  emportèrent  une 
partie  dans  le  nord  de  la  Gaule. 

Cependant  l'église  de   Saint-Bausile   de 


Note 
139 


grâce  aux  efforts  de  révéc[ue  Auphant  &  de  Nimes,  abandonnée  de  la  sorte  par  ses  re- 
son  coadjuteur  Pierre  Ermengaud.  Le  cha-  ligieux,  avait  été  donnée  par  le  pape  Nico- 
pitre  renfermait  alors  les  dignités  suivan-  las  I",  puis  confirmée  par  le  pape  Sér- 
ies :  un  prévôt,  plusieurs  archidiacres  (jus-  gius  III  aux  évèques  de  Nimes  (860  &  909); 
qu'à  quatre  en  lojo),  un  écolâtre  (capiscol),  pendant  longtemps  elle  resta  ainsi  dans  un 
un  trésorier,  un  sacristain  &  seize  cha-  élat  de  grande  sujétion,  bien  qu'elle  pa- 
noines.  Le  cartulaire  publié  par  M.  Ger-  raisse  avoir  encore  eu  des  abbés,  notam- 


mer-Durand  a  permis  à  ce  savant  de  dres- 
ser de  fous  ces  dignitaires  une  liste  exacte 
que  l'on  peut  voir  dans  son  introduction, 
p.  XV  &  suivantes.  La  charge  de  capiscol 
ne  paraît  pas  antérieure  aux  premières  an- 
nées du  douzième  siècle;  elle  fut  sans 
doute  établie  à  l'occasion  de  la  réorgani- 
sation de  l'école  capitulaire.  Une  autre  di- 
gnité, qui  disparut  de  fort  bonne  heure, 
est  celle  de  cancellarius ,  chancelier,  qui 
n'est  mentionnée  que  jusqu'en  921;  cet 
officier  était  chargé  de  la  garde  des  archi- 
ves &  de  la  rédaction  des  actes;  ces  fonc- 
tions furent  remplies  plus  tard  par  un 
chanoine  du  chapitre  pris  au  hasard.  L'au- 
mônerie  de  la  communauté  apparaît  dès  la 
fin  du  dixième  siècle;  en  982,  un  certain 
Pierre-Bernard  lui  abandonne  un  jardin 
sur  lequel  le  chapitre  dut  construire  une 
maison  de  charité  &  un  cloître;  cet  em- 
placement fut  plus  tard  occupé  par  le  ci- 
metière de  la  cathédrale. 

Abbaye  de  Saint-Bausile,  —  Ce  célèbre 
martyr  nimois  avait  un  sanctuaire  dans  la 
ville,  dès  le  temps  de  Grégoire  de  Tours, 
qui  mentionne  son  église  &  rapporte  h.  ce 
sujet  une  apparition  miraculeuse.  Le  mo- 
nastère de  Saint-Bausile  est  donc  extrême- 
ment ancien;  abandonné  par  les  religieux 
lors  des  invasions  sarrasines,  le  corps  de 
saint  Bausile  fut  caché  par  eux,  &  ils  se 
transportèrent  à  Saissi,  dans  le  diocèse 
d'Auxerre,   où  ils  s'établirent  pour  plus 


ment  un  nommé  Pierre,  sous  le  règne  de 
Henri  I.  Enfin,  en  1084,  a.  la  prière  de  la 
vicomtesse  Ermengarde  &  du  comte  Rai- 
mond  de  Saint-Gilles,  elle  fut  donnée  à 
Séguin,  abbé  de  la  Chaise-Dieu,  par  l'évê- 
que  de  Nimes,  Pierre-Ermengaud.  Elle 
forma  alors  un  prieuré  conventuel  qui  ap- 
partint à  cette  abbaye  jusqu'à  la  Révolu- 
tion. En  1099,  l'abbé  de  la  Chaise-Dieu  & 
l'évèque  s'accordèrent  au  sujet  do  la  pos- 
session d'un  certain  nombre  d'églises  dé- 
pendantes de  celle  de  Saint-Bausile;  parmi 
ces  églises, il  faut  remarquer  plusieurs  cha- 
pelles &  paroisses  de  la  ville. 

Grâce  aux  efforts  des  religieux  de  la 
Chaise-Dieu,  le  monastère  de  Saint-Bausile 
vit  sa  prospérité  renaître.  Les  lieux  claus- 
traux réparés  ou  reconstruits,  la  régularité 
rétablie,  tels  furent  les  principaux  résul- 
tats de  leur  administration  pendant  cin- 
quante ans.  En  1149,  l'évèque  de  Nimes, 
Aldebert,  essaya  vainement  de  remettre  lo 
prieuré  sous  son  pouvoir,  la  résistance 
énergique  de  la  papauté  &  des  abbés  de 
la  Chaise-Dieu  fit  échouer  ce  projet.  Au 
treizième  siècle,  il  renfermait  cinq  moines 
&  un  prieur,  outre  un  certain  nombre  de 
prêtres  oblats,  auxquels  on  donnait  en 
commende  les  églises  rurales  dépendantes 
du  monastère;  au  commencement  du  qua- 
torzième, fut  prieur  à  Saint-Bausile  Im- 
bert  du  Puy,  né  à  Montpellier,  créé  plus 
tard  cardinal  par  Jean  XXII  &  qui  conserva 
ce  bénéfice  même  après  son  élévation  à  la 


Note 
I  59 


836 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


pourpre.  A  ce  prieur  succéda  immédiate- 
ment (vers  i332)  Pierre  Roger,  archevêque 
de  Sens  &  de  Rouen,  cardinal,  enfin  plus 
tard  pape  sous  le  nom  de  Clément  VL 
Possédé  ainsi  par  des  commendataires,  ce 
prieuré  finit  par  tomber  complètement 
eu  décadence,  &  à  la  fin  du  dix-septième 
siècle,  il  ne  contenait  plus  un  seul  reli- 
gieux. A  cette  époque,  il  fut  rebâti  par 
ordre  du  grand  conseil  &  aménagé  pour 
quatre  religieux,  venus  de  la  Chaise-Dieu. 
Abandonné  peu  après,  à  cause  de  l'in- 
suffisance des  revenus  &  des  bâtiments, 
il  fut  repeuplé  par  les  soins  des  prêtres 
des  missions  &  installé  dans  l'ancien  pa- 
lais épiscopal.  Déserté  une  dernière  fois, 
il  fut  restauré  par  ordre  de  Fléchier  & 
du  roi,  &  occupé  par  des  religieux  de  la 
congrégation  de  Saint-Maur,  qui  y  ra- 
menèrent l'observation  de  la  discipline  & 
la  pratique  de  toutes  les  vertus  monas- 
tiques. 

Outre  les  monastères  de  Saint-Gilles 
(Note  CI)  &  de  Psalmodi  (No(e  XCIX), 
le  diocèse  de  Nimes  renfermait  encore  un 
certain  nombre  de  petites  abbayes  qui 
n'eurent  qu'une  existence  éphémère.  —  Le 
couvent  de  Saint-Fausûn  fut  fondé  vers  419 
par  saint  Castor,  plus  tard  évêque  d'Apt, 
&  soumis  par  lui  à  la  règle  de  Cassien, 
abbé  de  Marseille.  Il  ne  dura  d'ailleurs 
que  quelques  années.  — Saint-Saturnin  de 
îiodels,  près  d'Aimargues,  uni  dès  le  règne 
de  Charlemagne  à  l'abbaye  de  Psalmodi, 
en  partagea  toutes  les  vicissitudes.  —  Près 
à'Andw^e  exista,  au  commencement  du  neu- 
vième siècle,  un  petit  monastère  de  fem- 
mes; il  est  connu  par  une  donation  de  son 
abbesse  Autscinde  à  Aniane.  —  Saint-Ro- 
main d'Aculeia,  sur  la  rive  droite  du  Rhône, 
près  de  Beaiicaire;  uni  en  1102  à  Psal- 
modi, cet  établissement  devint  dès  lors  un 
prieuré  conventuel,  qui  fut  cédé  plus  tard 
aux  seigneurs  du  château  voisin.  —  Enfin, 
en  1027,  un  seigneur  du  pays,  nommé 
Rostaing,  fonda  à  Gallargues  un  monas- 
tère de  filles,  qui  fut  mis  sous  la  dépen- 
dance de  Saint-Geniès,  au  diocèse  de  Ma- 
guelonne. 

Abbaye  de  Notre-Dame  de  la  Font.  — 
Cette  abbaye  de  femmes  fut  fondée  à  la  fin 


du  dixième  siècle,  en  991,  par  l'évoque  Fro- 
taire;  elle  fut  florissante  dès  son  origine; 
placée  d'abord  sous  la  suprématie  de  l'ab- 
baye de  Saint-Bausile,  elle  passa  en  1140, 
avec  ce  monastère,  sous  l'autorité  de  la 
Chaise-Dieu;  mais  elle  n'y  demeura  que 
quelques  années  &  fut  unie,  par  Inno- 
cent II,  à  la  mense  épiscopale,  sans  toute- 
fois perdre  absolument  son  indépendance. 
A  cette  époque  elle  comptait  certainement 
un  grand  nombre  de  religieuses,  &  son  or- 
ganisation intérieure,  le  nombre  de  ses 
officières  claustrales  (abbesse,  prieure,  sa- 
cristine, véturière,  infirmière  &  pitan- 
cière),  prouvent  de  quels  revenus  consi- 
dérables elle  devait  disposer.  Situé  près  de 
l'ancienne  fontaine  sacrée  de  Nimes,  &  du 
temple  de  Diane  converti  en  église  chré- 
tienne, le  monastère  acquit  en  1166  tous 
les  droits  possédés  par  Bertrand  d'Estrénes 
sur  cette  même  fontaine,  ses  moulins  &  ses 
écluses.  En  1209,  le  comte  de  Toulouse, 
Raimond  VI,  lui  donna  le  village  de  Saint- 
Paul,  près  Beaucaire,  avec  les  marais  avoi- 
sinants;  il  se  réserva  la  justice  criminelle 
&  civile,  &  le  droit  de  mettre  le  lieu  en 
état  de  défense  quand  il  en  éprouverait  le 
besoin;  il  reçut  des  religieuses  une  somme 
de  trois  cents  sous  pour  prix  de  cette  do- 
nation. En  1430,  le  pape  Martin  V  accorda 
à  l'abbesse  une  bulle  d'excommunication 
contre  les  détenteurs  des  biens  de  son  mo- 
nastère. 

Au  seizième  siècle,  celui-ci  se  trouvait 
dans  un  grand  état  de  relâchement;  les 
abbesses  qu'on  y  élisait  avaient  presque 
toutes  mauvaise  réputation;  le  conseil  de 
ville  &  l'évéque  s'unirent  pour  en  deman- 
der la  réformation,  mesure  qui  ne  put 
s'accomplir  entièrement,  malgré  des  arrêts 
conformes  rendus  par  le  parlement  de 
Toulouse.  Les  opinions  calvinistes  fini- 
rent par  pénétrer  dans  le  couvent,  &  quel- 
ques religieuses  en  firent  publiquement 
profession. 

Expulsées  à  cette  époque,  les  autres  re- 
vinrent un  peu  plus  tard,  puis  furent  de 
nouveau  chassées,  en  1362,  &  se  retirèrent 
d'abord  à  Sedenon,  prieuré  dépendant  de 
leur  mense,  puis,  pour  plus  de  sûreté,  h 
Beaucaire,  &  ne  recouvrèrent  leur  abbaye, 
ruinée  &  dévastée,  qu'en  1680. 


Note 
,59 


NOTB 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC 
Abbesses  de  la  Font  de  Nimes. 


837 


l.  GiLBERGE,  1114;  en  1127,  elle  accense 
une  terre  à  un  certain  Bernard  Bolgarelle, 

IL  Raimonde  I,  1138-1142;  à  la  pre- 
mière de  ces  dates,  elle  obtint  la  restitu- 
tion d'un  fief,  situé  près  de  Calvissoii, 
dans  la  Vannage. 

III.  Odile,  ii56,  date  de  l'acquisition 
par  le  monastère  d'une  maison  située  près 
des  bâtiments  claustraux  &  qui  appartenait 
à  un  potier;  en  1 161,  elle  fait  un  accen- 
sement;  en  1162,  elle  achète  de  Guillem 
Céleste,  moyennant  cent  quarante  sous  de 
Melgueil,  la  moitié  des  droits  de  mouture 
qu'il  possédait  sur  le  premier  moulin  de 
la  fontaine  pendant  vingt-quatre  heures, 
du  vendredi  au  samedi  de  chaque  semaine. 
Odile  vivait  encore  en  ii66. 

IV.  Aybline,  1169. 

V.  Guiraude  ou  GÉRAUDE;  s'accorde, 
en  1199,  avec  le  prévôt  de  l'église  cathé- 
drale pour  la  possession  de  quelques  dî- 
mes. 

VI.  Béatrix  I,  octobre  1 199-1206. 
VIL  Marie  I  de  Montolieu,  1206- 

1218, 

VIII.  Ponce  de  Capdueil;  abbesse  en 
1228  :  transaction  avec  les  héritiers  de 
Ponce  de  la  Tour,  qui  avait  donné  tous 
ses  biens  à  l'abbaye. 

IX.  Marie  II  Amauri,  octobre  1287; 
elle  inféode  à  titre  viager  les  droits  de 
toute  espèce  qu'elle  percevait  sur  le  vil- 
lage de  Saint-Paul. 

X.  Guillemette  I  DE  Mascaron  , 
1240-1243. 

XL  Ermessinde  I  d'Avremont,  1244- 

1249. 

XII.  Guillemette  II  de  Mascaron, 
peut-être  la  même  que  l'avant-dernière, 
1249-1255. 

XIII.  Béatrix  II  de  Blanzac,  i255; 
à  cette  époque  entra  au  monastère  Cécile, 
fille  de  Gui  Foucaut,  plus  tard  pape  sous 
le  nom  de  Clément  IV.  L'année  suivante, 
l'archevêque  d'Arles  céda  au  couvent  une 
maison  auparavant  occupée  par  les  filles 
repenties  dans  le  château  de  Beaucaire. 
Béatrix  mourut  en  1261. 

XIV.  BÉATRIX  III  DE  Mirabelle, 
1261-1274. 


XV.  Alixende,  abbesse  en  1274. 
XVI.Nilie,  1275. 

XVII.  Ermessinde  II  de  Montpezat, 
1276-1295. 

XVIII.  Guillemette  III  Cadelle, 
i295-i3i5. 

XIX.  Raimonde  II  Amauri,  i3i6-i322. 

XX.  BÉATRIX  IV  de  Mascaron,  i322- 
1329. 

XXI.  Bérengère  I  d'Aramon,  i33o- 
1340. 

XXII.  Arnaude  de  Capière,  1342- 
1348. 

XXIII.  Adélaïde,  1349-1352. 

XXIV.  Dragonete  d'Ancezune,  nom- 
mée par  Jean,  évèque  de  Nimes,  en  i352; 
vécut  jusqu'en  i357. 

XXV.  Aldeberte  d'Aramon,  i36o-i38o. 

XXVI.  BÉRENGÈRE  II  DE  GeNESTOUX, 
1380-1400. 

XXVII.  PeRRONELLE  DE  POSQUIÈRES, 
I4OO-I409. 

XXVIII.  Isabelle  I  de  Pichon,  1410- 
1428. 

XXIX.  Catherine  I  de  Roquefort, 
nommée  par  Martin  V  le  24  avril  1428. 

XXX.  Catherine  II  d'Aube  de  Ro- 
quemartine,  1468-1480. 

XXXI.  Catherine  III  de  Pinet,  1480- 
i5oo. 

XXXII.  Marguerite  I  Trencard, 
i5oo-i5i3. 

XXXIII.  Blanche  d'Albignac,  i5i3- 

l522. 

XXXIV.  Isabelle  II  de  Rovery,  i522- 
1626. 

XXXV.  Guillemette  IV  de  Repos, 
i526-i56o. 

XXXVI.  Catherine  IV  de  Bornjuif", 
1560-1576. 

XXXVII.  Claudine  de  Cubière,  1576- 
1596. 

XXXVIII.  Marguerite  II  de  Murot, 
1596-1617. 

XXXIX.  Marguerite  III  de  Rodolfe, 
1617-1652. 

XL.  Armande  de  Véraire,  i655-i68o. 

'  a  partir  de  i5Û2  ou  environ,  le  couvent  fut 
transféré  à  Saint-Sauveur  de  Beaucaire,  où  se 
continua  la  série  des  abbesses  de  Saint-Sauveur 
de  la  Font. 


Note 


Note 


838 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XLI.  N.  DE  Raouhel,  morte  en  1693. 

XLII.  N.  DE  Georges  Taraut  de 
Laugnac,  nommée  par  le  roi  le  8  sep- 
tembre 1693. 

XLIII.  N.  DE  i,A  Fare,  nommée  le 
23  mai   171 1. 

Frères  mineurs,  —  Le  couvent  des  frères 
mineurs  de  Nimes  fut  construit  en  1222, 
grâce  aux  libéralités  des  habitants,  d'après 
une  inscription  rapportée  par  Ménard  ; 
on  le  trouve  mentionné  dans  plusieurs 
actes  privés  en  1247  &  1248,  &  saint  Louis 
accorda  aux  frères  une  rente  hebdoma- 
daire de  cinq  sous  pour  leur  nourriture 
&  cinquante  sous  par  an  pour  leur  ves- 
tiaire. En  i3o7,  ce  couvent  fournissait  de 
nombreux  missionnaires  chargés  d'aller 
prêcher  la  foi  chrétienne  dans  l'empire 
mongol,  &  Philippe  le  Bel  allouait  à  cha- 
cun d'eux  une  somme  de  cent  sous  tour- 
nois. En  1373,  il  s'y  tint  un  chapitre  pro- 
vincial, à  l'occasion  duquel  la  ville  donna 
trente  florins  d'or,  en  échange  de  prières 
pour  sa  prospérité;  sept  ans  plus  tard,  les 
consuls  y  reçurent  le  général  de  l'ordre. 
En  mai  1474,  il  s'y  tint  un  chapitre  géné- 
ral de  l'ordre  auquel  assistèrent  cinq  à  six 
cents  religieux;  la  ville  contribua  en  par- 
tie à  leur  subsistance,  &  une  procession 
générale  eut  lieu  à  cette  occasion,  dans 
laquelle  les  membres  du  chapitre  allèrent 
successivement  visiter  tous  les  couvents 
de  la  ville.  En  1609,  nouveau  chapitre, 
cette  fois  provincial;  la  ville  contribua 
aux  frais  pour  dix  livres  tournois.  En  i5i9, 
les  frères  avaient  procès  avec  les  consuls 
pour  la  propriété  de  quelques  tuyaux  de 
plomb  trouvés  dans  un  ancien  aqueduc; 
ils  finirent  par  en  venir  à  une  transac- 
tion :  les  consuls  gardèrent  les  tuyaux  & 
leur  en  payèrent  la  valeur  pour  servir  à  la 
réparation  du  chœur  de  leur  église.  En 
i52i,  les  observantins  ou  franciscains  ré- 
formés voulurent  s'établir  à  Nimes,  malgré 
la  résistance  des  anciens  frères;  il  y  eut 
pendant  près  d'un  an  lutte  à  main  armée; 
ils  furent  chassés  en  i522  du  couvent,  de 
la  ville  en  1524  &  i525,  &  défenses  furent 
faites  à  toutes  personnes  d'entretenir  avec 
eux  aucunes  relations,  sous  peine  des  galè- 
res. En  1545,  les  frères  mineurs  perdirent 


la  direction  du  couvent  des  clarisses.  En 
i56i,  le  consistoire  de  Nimes  leur  fit  pro- 
poser de  partager  l'usage  de  leur  église 
avec  les  pasteurs  protestants,  leur  promet- 
tant sa  protection  au  cas  où  ils  voudraient 
rester;  mais  ils  préférèrent  abandonner 
leur  couvent  &  furent  recueillis  par  les 
chanoines  de  la  cathédrale;  réinstallés  un 
instant  en  i562,  ils  ne  revinrent  définiti- 
vement qu'en  1564,  mais  ils  ne  purent 
rien  obtenir  de  la  ville  alors  trop  appau- 
vrie. En  1569,  lors  de  la  seconde  prise  de 
la  ville  par  les  réformés,  huit  religieux  de 
ce  couvent  perdirent  la  vie  pendant  les 
premiers  désordres". 

Carmes.  —  Les  carmes  étaient  déjà  ins- 
tallés à  Nimes  en  mars  1264,  date  du  testa- 
ment de  l'un  de  leurs  bienfaiteurs,  Guillem 
Andié,  bourgeois  de  cette  ville.  Ce  ne  fut 
toutefois  qu'après  1270  qu'ils  s'établirent 
définitivement  au  lieu  qu'ils  occupaient 
encore  au  dix-huitième  siècle,  un  peu 
en  dehors  de  la  ville,  près  de  la  porte  de 
Rodez,  qui  ne  tarda  pas  à  prendre  le  nom 
de  ^orte  des  Carmes.  Le  couvent  était  im- 
portant, la  communauté  nombreuse,  &  en 
i333  i!  s'y  tint  un  chapitre  général  de  l'or- 
dre. En  i337,  on  y  comptait  dix-neuf  reli- 
gieux ayant  la  qualité  de  prêtre  &  plus  de 
cinq  ans  de  profession;  on  y  avait  aussi 
établi  une  école  importante  où  l'on  entre- 
tenait deux  lecteurs  en  théologie.  En  i36-2, 
il  s'y  tint  un  nouveau  chapitre  général  de 
l'ordre,  aux  dépenses  duquel  les  consuls 
de  la  ville  contribuèrent  pour  la  somme 
de  vingt-cinq  florins;  ils  renouvelèrent 
ces  libéralités  lors  d'un  troisième  chapitre 
général  tenu  au  même  lieu  en  1498;  cette 
dernière  fois  ils  firent  présent  de  cin- 
quante livres  tournois.  Les  grands  jours 
de  Nimes  de  1541  ordonnèrent  la  réforma- 
tion du  couvent,  à  la  requête  des  consuls, 
&  on  voulut  d'abord  les  forcer  à  vendre  les 
biens  immeubles  qu'ils  possédaient  contre 
la  règle  de  leur  institut,  pour  le  produit 
en  être  employé  à  la  réparation  de  leur 
couvent.  La  même  mesure  s'appliqua  aux 

'  Cette  notice,  ainsi  que  les  suivantes  sur  les 
autres  couvents  de  Nîmes,  est  tirée  de  l'histoire  de 
Ménard. 


Note 
i5<)- 


Note 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


839 


autres  maisons  d'ordres  mendiants  existan- 
tes à  Nîmes  à  cette  époque.  Chassés  par 
les  religionnaires,  les  carmes  rentrèrent  à 
Nimes  après  l'édit  de  pacification  de  1396. 
Pendant  ce  temps,  leurs  biens  avaient  été 
occupés  par  les  réformés,  le  cimetière, 
après  avoir  longtemps  servi  à  ces  derniers, 
était  devenu  un  champ  &  l'église  une  ber- 
gerie. Ils  ne  purent  pas  rentrer  en  pos- 
session de  leur  ancien  emplacement  &,  en 
1621,  le  baron  de  Brisson,  gouverneur 
protestant  de  Nimes,  fit  détruire  les  restes 
de  leur  couvent  pour  fortifier  la  ville.  Ce 
fut  seulement  en  1679  que  les  religieux 
purent  commencer  la  construction  d'une 
nouvelle  maison  au  même  endroitj  les  tra- 
vaux étaient  achevés  en  i685.  En  1694,  le 
conseil  de  la  ville  &  l'évêque  leur  donnè- 
rent un  cimetière.  En^iyiS,  on  commença 
la  construction  de  la  nouvelle  église  5  elle 
ne  fut  achevée  &  consacrée  qu'en  1747. 
Jusque-là  une  salle  basse  du  nouveau  cou- 
vent avait  servi  de  chapelle. 

Augustîns.  —  Les  augustins  s'établirent 
assez  tard  à  Nimes,  &  Ménard  croit  qu'on 
ne  peut  regarder  la  fondation  de  leur  cou- 
vent comme  antérieure  au  milieu  du  qua- 
torzième siècle;  un  historien  monastique, 
du  seizième  siècle  il  est  vrai,  le  P.  Sim- 
plice  Saint-Martin,  dit  que  le  monastère 
existait  avant  l'an  1364;  il  est  certain  que 
dès  l'an  i355,  on  connaît  dans  l'enceinte 
de  Nimes  une  porte  dite  des  Augustîns. 
Comme  tous  les  autres  couvents  d'ordres 
mendiants  à  Nimes,  celui  des  ermites  de 
Saint-Augustin  était  situé  hors  de  la  ville, 
près  de  la  commanderie  de  Saint-Jean  de 
Jérusalem.  En  i363,  il  s'y  tint  un  cha- 
pitre général  de  l'ordre,  à  l'occasion  du- 
quel les  consuls  donnèrent  une  somme  de 
douze  florins  8c  demi  pour  subvenir  aux 
dépenses  faites  par  le  couvent.  Le  même 
fait  se  renouvela  en  i383,  &  cette  fois  la 
ville  donna  huit  setiers  de  froment,  une 
pièce  de  vin  &  quatre  francs;  elle  leur 
demanda  en  échange  des  prières  pour  la 
prospérité  du  roi  &  la  tranquillité  de  la 
ville.  En  i393,  d'après  l'acte  d'exécution 
du  testament  de  Geoffroi  Paumier,  avocat 
du  roi  en  la  sénéchaussée  de  Beaucaire,  la 
communauté  se  composait  de  dix  religieux 


capitulans  dont  l'un  portait  le  titre  de 
lecteur.  En  1624,  nouveau  chapitre  géné- 
ral, pour  lequel  le  chapitre  cathédral  fit 
aumône  aux  religieux  de  deux  pièces  de 
vin  &  de  deux  charges  de  blé.  En  1541, 
lors  des  grands  jours  tenus  à  Nimes,  le 
couvent  fut  menacé  de  réformation,  à 
cause  des  plaintes  des  consuls  &  des  ha- 
bitants. En  décembre  i56i,  sur  la  pro- 
position de  Bernard  Barrière,  procureur 
du  roi  à  Nimes,  &  à  la  demande  des  reli- 
gionnaires, l'église  des  augustins  fut  aban- 
donnée au  parti  protestant  &  le  premier 
prêche  y  fut  prononcé  le  19  de  ce  mois. 
En  1621,  les  restes  du  monastère  furent 
détruits  par  le  gouverneur  réformé  de  la 
ville,  parce  qu'ils  se  trouvaient  sur  l'em- 
placement de  fortifications  projetées  par 
lui.  Quand  la  tranquillité  eut  été  rétablie 
à  Nimes,  les  religieux  assignèrent  les  con- 
suls &  exigèrent  la  restitution  de  leur 
enclos  &  la  reconstruction  de  leur  cou- 
vent. A  la  suite  d'un  arrêt  du  Conseil  fa- 
vorable à  leurs  prétentions,  les  consuls 
s'engagèrent,  par  acte  du  3  juillet  1637,  à 
leur  rendre  leur  jardin  &  leur  maison  dans 
les  dix  ans  &  à  leur  payer  en  outre  une 
rente  annuelle  de  cent  soixante  livres 
pendant  tout  ce  temps.  En  1642,  les  con- 
suls réglèrent  définitivement  leur  dette 
&  furent  déclarés  quittes,  moyennant  une 
somme  de  treize  mille  livres  une  fois 
payée.  En  1660,  les  augustins  se  chargè- 
rent du  service  spirituel  de  l'église  de 
Saint-Bausîle,  moyennant  une  rente  de 
deux  cents  livres  payée  par  le  prieur  de 
cette  église.  En  1670,  ils  acquirent  la  Mai- 
son-Carrée pour  y  installer  leur  nouveau 
couvent;  après  de  longues  contestations 
avec  les  intendants,  qui  soutenaient  que 
cet  édifice  faisait  partie  du  domaine, 
il  leur  fut  définitivement  concédé  par 
Louis  XIV,  en  1673. 

Clarisses.  —  Le  couvent  de  Sainte-Claire 
de  Nimes  fut  établi  du  vivant  même  de  la 
fondatrice  de  l'ordre,  vers  1240,  par  les 
habitants  &  les  consuls  de  Nimes,  qui  se 
chargèrent  de  la  construction  des  bâti- 
ments claustraux.  Il  prit  une  certaine 
extension  au  quatorzième  siècle;  dès  les 
premiers  temps  de  sa  fondation,  il  avait 


NoTB 

.59 


Note 
169 


840 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


obtenu  des  bulles  de  privilège  d'Alexan- 
dre IV  &  d'Urbain  IV;  Jean  XXII  leur  en 
renouvela  la  jouissance  en  1328  &  iSzç; 
ces  privilèges  étaient  identiques  à  ceux  du 
couvent  d'Avignon.  Mais  la  discipline  se 
relâcha  bientôt  dans  le  monastère  &  l'ab- 
sence de  clôture  rendit  cette  décadence 
d'autant  plus  rapide.  Aussi,  au  seizième 
siècle,  sentit-on  le  besoin  de  l'établir;  elle 
fut  rendue  complète  en  i520,  grâce  aux 
subventions  accordées  par  la  ville.  En  1645 
la  réforme  fut  terminée,  la  direction  du 
couvent  enlevée  aux  observantins  &  une 
nouvelle  abbesse  vint  d'Avignon  en  pren- 
dre l'administration.  En  i565,  le  monastère 
fut  employé  pour  loger  les  pestiférés  hors 
de  la  ville,  lors  d'une  grande  épidémie  qui 
désola  Nimes  8c  ses  environs.  La  ville  loua 
les  bâtiments  &  paya  une  indemnité  pour 
la  dévastation  du  jardin  des  religieuses. 
Cette  circonstance  heureuse  de  servir  d'in- 
firmerie préserva  quelque  temps  le  monas- 
tère des  attaques  des  huguenots;  mais  en 
1567,  le  jour  de  la  Saint-Michel,  il  fut 
entièrement  détruit,  les  titres  dispersés  8t 
les  religieuses  expulsées.  Aussi  ne  connaît- 
on  qu'un  petit  nombre  des  abbesses,  ce 
sont  les  suivantes  : 

Paule  de  Codols,  abbesse  en  iSiô; 
elle  est  nommée  dans  un  acte  de  vente 
consenti  à  cette  date  par  une  religieuse 
du  monastère. 

LouQuiNE  vivait  en  i362. 

Françoise  Merchie,  mentionnée  en 
i565,  dans  une  procuration  pour  la  vente, 
l'échange  &  l'aliénation  des  biens  de  l'ab- 
baye ;  à  ce  moment  celle-ci  renfermait 
huit  religieuses. 

Capucins,  —  Les  capucins  furent  intro- 
duits à  Nimes  par  Louis  XIII,  qui  voulait 
s'en  servir  pour  soumettre  les  protestants 
rebelles  &  faire  des  prosélytes  parmi  eux. 
Le  brevet  d'établissement  est  du  i5  juillet 
1629;  le  roi  prit  le  couvent  sous  sa  pro- 
tection &  enjoignit  aux  consuls  d'avoir  à 
lui  fournir  une  maison  convenable,  en 
attendant  la  construction  d'un  couvent 
définitif.  Mais  les  pères  éprouvèrent  di- 
verses difficultés  qui  retardèrent  encore 
leur  établissement  plusieurs  années,  &  ce 
fut   en    1634   seulement   qu'une   nouvelle 


lettre  de  Louis  XIII  vint  le  rendre  défini- 
tif. L'évêque  Cohon  accorda  à  son  tour  son 
autorisation,  en  y  mettant  pour  condition 
que  les  religieux  observeraient  toutes  les 
fêtes  du  diocèse  &  assisteraient  à  toutes 
les  processions  &  cérémonies  publiques. 
Enfin,  en  i638,  après  avoir  fait  enregistrer 
les  lettres  du  roi,  ils  obtinrent  des  consuls 
la  concession  d'une  maison  spacieuse  &  en 
acquirent  une  autre  dans  la  rue  du  Marché. 

Jésuites.  —  L'établissement  des  jésuites 
à  Nimes  n'eut  pas  lieu  sans  de  grandes  dif- 
ficultés. Dès  1596,  ils  avaient  une  petite 
maison  dans  cette  ville  &  le  père  Cotton, 
plus  tard  confesseur  de  Henri  IV,  vint  lui- 
même  chercher  à  rendre  leur  situation 
plus  stable.  En  1609,  après  s'être  long- 
temps occupés  uniquement  de  controver- 
ses religieuses,  ils  voulurent  ouvrir  des 
cours  d'instruction;  mais  ce  projet  sou- 
leva contre  eux  tous  les  religionnaires,  &, 
après  de  longues  discussions,  le  conseil 
de  ville,  se  basant  sur  les  articles  de  l'édit 
de  Nantes,  pria  le  seul  jésuite  alors  rési- 
dant dans  la  ville  de  s'en  éloigner  sur-le- 
champ,  en  lui  offrant  du  reste  telle  escorte 
qu'il  jugerait  nécessaire  pour  sa  sûreté. 

Les  jésuites  ne  rentrèrent  à  Nimes  que 
quelque  vingt  ans  plus  tard;  en  1634,  on 
leur  confia  la  moitié  des  chaires  du  collège 
de  la  ville,  jusque-là  toutes  occupées  par 
des  professeurs  protestants.  En  1637,  l'évê- 
que de  Nimes  leur  accorda  le  prieuré  de 
Parignargues,  situé  à  deux  lieues  de  Ni- 
mes, &  rapportant  cinq  cents  livres  de  re- 
venu annuel.  En  1667,  le  même  leur  donna 
encore  le  prieuré  de  Magencoules,  près  du 
Vigan,  dont  les  revenus  s'élevaient  à  seize 
ou  dix-huit  cents  livres.  L'église  ne  fut 
bâtie  qu'un  peu  plus  tard;  la  première 
pierre  en  fut  posée  par  l'évêque  Séguier, 
le  23  octobre  1673. 

Hospitalières  de  Saint-Joseph.  —  Ces  reli- 
gieuses furent  introduites  dans  l'hôpital  de 
la  ville  par  l'évêque  Cohon,  en  i663,  à 
la  suite  d'un  traité  conclu  entre  elles  &  le 
conseil.  Le  roi  autorisa  leur  établissement 
par  lettres  patentes  de  décembre  1667.  La 
première  pierre  de  leur  couvent  fut  posée 
en  1669. 


Note 
.59 


NOTB 
.59 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


841 


Vls'itandînes.  —  Elles  furent  installées  à 
Nimes  par  l'évêque  Cohon,  à  la  requête 
de  la  reine  Anne  d'Autriche;  la  ville  con- 
sentit à  leur  établissement,  le  27  juin  1664, 
&  Louis  XIV  le  confirma  par  lettres  pa- 
tentes de  novembre  1666.  Le  couvent  fut 
construit  en  dehors  des  murs,  près  de  la 
porte  de  la  Madeleine, 

Notre-Dame  du  Refuge.  —  Cette  maison 
fut  fondée  à  Nimes  en  i683,  pour  servir 
de  maison  de  retraite  aux  filles  repenties; 
la  ville  donna  aux  religieuses  son  ancien 
hôtel  de  ville,  &  le  roi  Louis  XIV  leur 
accorda  des  lettres  patentes  en  1686.  Mais 
à  la  suite  de  plusieurs  abus  &  vu  l'état  de 
ruine  de  leur  maison,  les  revenus  qui  leur 
avaient  été  concédés  furent  unis  à  l'hôpi- 
tal général  en  1746. 

Ursulines.  —  Ces  religieuses  avaient  à 
Nimes  deux  couvents  :  le  premier  fut  fondé 
en  1637,  grâce  à  la  protection  active  de 
l'évêque  Cohon;  en  1640,  celui-ci  leur 
concéda  les  revenus  de  l'ancienne  lépro- 
serie de  Nimes,  concession  confirmée  par 
lettres  patentes  de  l'année  suivante.  En 
1714,  elles  posèrent  la  première  pierre  de 
leur  église. 

Le  second  couvent  fut  fondé  par  le 
même  évèque  Cohon,  en  1664,  la  même 
année  que  celui  des  visitandines;  il  fut 
occupé  par  une  colonie  du  précédent. 
L'évêque  lui  donna  une  maison  sur  les 
fossés  de  la  ville,  plusieurs  domaines  & 
vingt  mille  livres  à  employer  en  acquisi- 
tions de  rentes. 

Frères  prêcheurs.  — Le  couvent  des  frères 
prêcheurs  de  Nimes  ne  date  que  de  l'an 
1263  ;  c'est  du  moins  la  date  fournie  par  le 
célèbre  Bernard  Gui  dans  son  Histoire  des 
couvents  dominicains  ;  il  donne  le  nom  du 
premier  prieur,  F.  Pierre-Jean.  Leur  mo- 
nastère, au  rapport  de  Ménard,  ne  fut  pas 
construit  avant  l'année  1270;  une  porte 
de  la  ville,  qui  était  tout  proche  &  qui 
prit  le  nom  de  porte  des  Frères-Precheurs, 
portait  encore  à  cette  époque  celui  de 
porte  du  Chemin.  Au  quatorzième  siècle, 
le  couvent  était  considérable;  en  1392, 
il  renfermait  dix-neuf  religieux  &  l'école 


en  était  assez  florissante  pour  compter 
un  professeur  de  scolastique  Onagîster  na- 
turarum)  &  deux  professeurs  de  théolo- 
gie. En  154.1,  conformément  à  un  arrêt 
rendu  par  les  grands  jours,  le  vicaire  gé- 
néral de  l'évêque  entreprit  leur  réforma- 
tion. En  1562,  le  couvent  fut  occupé  par 
les  religionnaires,  les  religieux  expulsés; 
ils  n'y  rentrèrent  que  plus  tard,  quand,  en 
1629,  Louis  XIII  eut  permis  aux  domi- 
nicains réformés  de  s'établir  à  Nimes  84 
d'occuper  les  biens  jadis  possédés  par  les 
religieux  de  leur  ordre.  Il  leur  fallut  de 
longues  instances  pour  obtenir  un  empla- 
cement; ce  ne  fut  qu'après  six  ans  de  solli- 
citations &  de  peines,  que  le  terrain  de 
l'ancien  château  royal  leur  fut  définitive- 
ment concédé  (i635);  le  roi  n'y  mit  pour 
condition  que  la  construction  d'une  cha- 
pelle en  l'honneur  de  saint  Louis;  la  cour 
des  aides  de  Montpellier  y  ajouta  une  cen- 
sive  annuelle.  La  construction  de  la  nou- 
velle église  des  dominicains  fut  commen- 
cée en  1714. 

Hôpital  Saint- Antoine,  —  Fut  établi  à 
Nimes  dans  le  cours  du  treizième  siècle; 
à  la  fin  de  ce  siècle,  l'ordre  religieux  qui 
l'avait  fondé  possédait  déjà  un  couvent  & 
une  église,  à  laquelle  Estève-Azémar  fit 
diverses  donations  en  1270.  Au  seizième 
siècle,  les  bâtiments  furent  détruits  &  ne 
furent  jamais  rétablis;  les  possessions  de 
la  commanderie  furent  dès  lors  données  à 
bail  par  les  titulaires. 

Hôpital  Saint-Jacques.  —  Cette  maison, 
destinée  aux  pèlerins,  date  au  moins  du 
quatorzième  siècle;  en  i33o  le  prieur  Ber- 
nard-Salomon  percevait  une  censive  de 
quatre  sous  de  petits  tournois  assise  sur 
trois  vignes  au  terroir  de  Nimes.  Elle  était 
régie  par  quatre  prieurs,  dont  l'un  était 
prêtre.  Plus  tard  elle  fut  unie  à  l'Hôtel- 
Dieu,  situé  dans  la  ville,  près  de  la  porte 
Saint-Antoine;  ce  n'était  plus  qu'une  hô- 
tellerie au  dix-huitième  siècle. 

Hôpital  Saint-Marc.  —  Situé  à  l'inté- 
rieur de  la  ville,  près  de  la  porte  des 
Carmes,  il  était  consacré  au  service  des 
pèlerins   qui  allaient  à  Saint-Jacques  de 


NOTR 


Note 
169 


842 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Compostelle.  On  ne  connaît  pas  l'époque 
de  sa  fondation;  cet  hôpital  était  admi- 
nistré par  les  chanoines  de  la  cathédrale 
qui  devaient  subvenir  aux  dépenses;  en 
1540,  ils  le  cédèrent  aux  consuls,  qui  en 
utilisèrent  plus  tard  l'emplacement  pour 
la  construction  d'un  collège. 

Pères  de  la  doctrine  chrétienne.  —  Ils  fu- 
rent installés  à  Nimes,  en  1642,  par  un 
chanoine  de  la  cathédrale,  nommé  Hospi- 
taleri;  il  fit  avec  la  maison  d'Avignon  un 
traité  qui  portait  qu'elle  enverrait  à  Nimes 
deux  prêtres  &  un  clerc  pour  exercer  la 
prédication,  &  ce  pour  la  somme  de  onze 
mille  livres.  Mais  des  difficultés  imprévues 
s'étant  présentées,  ils  ne  purent  exécuter 
immédiatement  le  contrat  &  le  résilièrent 
en  1646.  En  i652,  il  fut  renouvelé  &  cette 
fois  exécuté,  &  les  religieux  s'établirent 
dans  une  maison  par  eux  acquise  dans  le 
faubourg  des  Frères-Prêcheurs.  En  1666, 
l'évèque  Cohon  les  chargea  du  service  spi- 
rituel de  l'église  de  Saint-Bauzile,  dont  les 
augustins  s'étaient,  paraît-il,  mal  acquittés. 
En  1668,  ils  obtinrent  la  direction  du  sémi- 
naire, fondé  à  Nimes  par  le  même  évoque, 
moyennant  une  pension  de  deux  cents  livres 
payée  par  le  clergé  du  diocèse. 

Hôpital  des  Chevaliers.  —  Cet  établisse- 
ment, qui  était  le  même  que  l'Hôtel-Dieu, 
fut  fondé  en  i3i3  pour  suppléer  au  man- 
que d'hôpitaux  &  de  maisons  de  secours, 
les  anciens  étant  tous  tombés  en  déca- 
dence. Son  fondateur  fut  Raimond  Ruffi, 
bourgeois  de  Nimes,  qui,  par  son  testa- 
ment, daté  de  cette  année,  donna  une  mai- 
son à  lui  appartenant,  située  près  de  la 
Porte-Couverte,  avec  des  rentes  suffisantes 
pour  l'entretien  de  douze  lits.  Il  en  confia 
l'administration  à  ses  exécuteurs  testamen- 
taires &  à  ses  héritiers,  qui  eurent  toute 
liberté  pour  percevoir  les  revenus  &  les 
employer,  &  n'en  durent  de  compte  qu'aux 
pauvres  eux-mêmes;  il  défendit  à  personne 
de  se  mêler  de  cette  administration.  Le 
service  intérieur  fut  fait  par  deux  femmes, 
choisies  &  payées  par  ses  héritiers.  Cet 
établissement  resta  dans  la  famille  du  fon- 
dateur jusqu'en  i585;  à  cette  date,  Guil- 
laume du  Pont,  son  dernier  héritier,  le 


vendit  aux  consuls  pour  la  somme  de 
soixante-quinze  livres,  à  la  charge  de  con- 
tinuer à  y  entretenir  douze  lits;  les  con- 
suls y  installèrent  les  pestiférés.  Cette 
maison  ayant  été  rasée  pendant  les  guerres 
de  religion,  le  conseil  de  ville  résolut  de 
la  faire  reconstruire  en  1592.  En  1614, 
Louis  XIII  la  confirma  dans  la  jouissance 
de  tous  les  droits  seigneuriaux  qu'elle  pos- 
sédait dans  le  territoire  de  Nimes.  Elle 
existait  encore  du  temps  de  Ménard. 

Hôpital  Saint-Jacques  &  Saint-Philippe, 
—  Cet  hôpital,  situé  dans  le  quartier  de 
Nimes  appelé  Porte-Couverte,  existait  dès 
1270,  d'après  le  testament  d'un  bourgeois 
de  Nimes,  daté  de  cette  année.  Il  existait 
encore  en  1479,  &,  à  cette  date,  les  con- 
suls y  faisaient  célébrer  un  service  annuel 
le  1"  mai,  jour  de  la  fête  des  SS.  Jacques 
&  Philippe. 

Hôpital  de  Notre-Dame  de  Méjan.  —  Cet 
hôpital  tirait  son  nom  du  quartier  de  la 
ville  où  il  était  situé.  Il  paraît,  en  1270, 
dans  le  testament  d'Estève-Azémar,  plus 
haut  indiqué.  La  collation  de  cet  hôpital 
était  faite  par  l'évèque  &  le  nouveau  rec- 
teur prêtait  serment  entre  ses  mains;  en 
1418,  l'évèque  Gilles  de  las  Courts  le  con- 
férait à  un  certain  Jacques  de  Nimes,  prê- 
tre. Cet  hôpital  fut  vendu  en  même  temps 
que  ceux  de  Saint-Antoine,  de  Saint-Jac- 
ques &  de  la  Madeleine,  pour  servir  à 
l'acquisition  de  celui  des  Chevaliers. 

Hôpital  Saint-Lazare.  —  Cet  hospice,  qui 
servait  de  maladrerie  &  ne  recevait  que 
des  lépreux,  était  situé  hors  des  murs,  près 
de  la  porte  dite  la  Porte-Couverte.  Il  était 
administré  par  un  recteur,  sous  la  surveil- 
lance des  consuls.  Ceux-ci  décidaient  de 
l'admission  ou  de  l'expulsion  des  pauvres; 
en  1403  on  les  voit  admettre  un  lépreux 
de  Villeneuve-lès-Avignon,  qui,  pour  ne 
pas  être  à  charge  à  l'établissement,  appor- 
tait avec  lui  son  lit  &  divers  objets  mobi- 
liers, valant  de  vingt  à  vingt-cinq  florins; 
on  le  reçut  sur  la  promesse  qu'il  fit  de 
laisser  tous  ces  objets  à  l'hospice.  En  1487, 
les  lépreux  furent  assujettis  par  les  con- 
suls à  un  nouveau  règlement. 


Note 
169 


Note 
1Ô9 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


843 


Note 
160 


Collège  des  arts.  —  Le  collège  des  arts 
&  université  de  Nimes  fut  fondé  par  Fran- 
çois I",  en  1539,  à  la  requête  des  habitants 
de  Nimes  &  des  consuls;  le  même  roi  écri- 
vit au  pape  Paul  III  en  1542,  pour  faire 
confirmer  cet  établissement,  &  la  reine  de 
Navarre  intervint  auprès  des  évéques  d'U- 
zès  &  de  Nimes  pour  lui  faire  concéder 
deux  bénéfices  de  deux  cents  livres  de 
rente.  L'un  des  premiers  professeurs  en 
fut  Claude  Baduel,  professeur  à  l'univer- 
sité de  Paris,  natif  de  Nimes,  qui  y  fut 
amené  dès  iSSç  &  y  accepta  un  traitement 
qui  n'était  que  la  moitié  de  celui  qu'il  re- 
cevait à  Paris.  Le  collège  fut  établi  dans 
l'ancien  hôpital  Saint-Marc,  cède  par  le 
chapitre  cathédral  (voir  plus  haut). 

Récollets,  —  Ces  religieux  s'établirent  à 
Nimes  en  i6i5;  ils  occupèrent  remplace- 
ment de  l'ancien  couvent  des  cordeliers  & 
vinrent  y  remplacer  les  observantins.  Ils 
furent  expulsés  de  leur  église  &  de  leur 
couvent  par  les  consuls  protestants,  en 
1621,  &  durent  se  retirer  dans  des  maisons 
particulières  pendant  cette  persécution. 
Deux  mois  plus  tard,  expulsés  de  nouveau, 
ils  virent  leurs  bâtiments  démolis  &  rem- 
placés par  un  bastion,  l'argenterie  &  les 
meubles  pillés,  &  les  fondements  de  leur 
nouvelle  église  renversés;  les  pertes  mon- 
taient à  plus  de  quarante  mille  livres.  En 
1623,  à  la  suite  de  décisions  judiciaires  fa- 
vorables à  leurs  réclamations,' les  récollets 
furent  indemnisés  par  les  consuls  qui  leur 
achetèrent  un  grand  terrain  pour  rempla- 
cer celui  sur  lequel  le  bastion  avait  été 
élevé.  [A.  M.] 


NOTE  CLX 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Établissements  religieux  du  diocèse 
de  Pamiers. 

L'ÉGLISE  de  Pamiers,  dont  le  diocèse 
comprenait  tout  le  Toulousain  méri- 
dional ou  comté  de  Foix,  fut  fondée  à  la 


fin  du  treizième  siècle  par  le  pape  Boni- 
face  VIII. 

Ce  fut  le  23  juillet  1295,  qu'une  bulle 
de  ce  pape  vint  créer  ce  nouvel  évêché. 
Avant  de  devenir  cité  épiscopale,  Pamiers 
n'était  qu'une  ville  importante  du  pays, 
appartenant  à  deux  seigneurs  :  l'abbé  de 
Saint-Antonin  &  le  comte  de  Foix;  le 
partage  de  cette  seigneurie  fut,  pendant 
tout  le  treizième  siècle,  l'objet  de  luttes 
acharnées,  dans  lesquelles  l'intervention 
royale  joua  un  grand  rôle  &c  dont  l'his- 
toire ne  laisse  pas  de  présenter  un  grand 
intérêt.  C'est  de  l'histoire  de  cette  lutte 
que  nous  voulons  présenter  un  court  pré- 
cis; dora  Vaissete  n'a  pu  en  donner  un 
tableau  d'ensemble,  n'ayant  point  connu 
tous  les  actes  aujourd'hui  mis  en  lumière. 

C'est  à  l'aide  d'un  excellent  article  pu- 
blié il  y  a  déjà  quelques  années',  à  l'aide 
aussi  des  utiles  indications  contenues  dans 
un  essai  sur  l'histoire  de  Pamiers',  que  la 
notice  suivante  a  été  rédigée. 

On  a  voulu  pendant  longtemps,  sur  la 
foi  de  légendes,  dont  les  plus  anciennes 
rédactions  remontent  à  peine  au  commen- 
cement du  quatorzième  siècle,  faire  dater 
l'abbaye  de  Saint-Antonin  de  Frézélas'  de 
la  fin  du  cinquième  siècle^;  elle  aurait  été 
le  chef-lieu  d'un  royaume  fabuleux  qui  n'a 
jamais  existé  que  dans  l'imagination  des 
notaires  du  moyen  âge;  donné  à  Frédéric, 
fils  de  Théodoric  I",  roi  de  Toulouse,  par 
son  frère  Thorismond,  ce  pays  aurait  été 

'  Bihlioth'eque  de  l'École  des  Chartes,  année  rSyt, 
p.   I;  article  de  M.  de  Rozière. 

*  Oiirgaud,  Notice  historique  sur  lu  ville  &  le 
pays  de  Pamiers;  Pamiers,  i865,  in-S".  Ouvrage 
tans  critique,  mais  utile  à  cause  des  pièces  justifi- 
catives que  l'auteur  a  publiées  &  des  sources  qu'il 
a  connues. 

'  Nous  disons  Frézélas  &  non  pas  Fridélas,  la 
première  forme  étant  celle  de  la  langue  vulgaire. 

''  La  plus  ancienne  de  ces  légendes  est  indi- 
quée par  les  pièces  d'un  procès  soutenu  par  les 
consuls  de  Pamiers  en  iSojj.  Cette  tradition  ne 
repose  d'ailleurs  sur  aucun  fait  historique  positi- 
vement connu.  Elle  semble  être  l'invention  de 
quelque  moine  érudit, compositeur  de  vies  de  saints. 
On  ignore  même  si  le  saint  Antonin  vénéré  à  Pa- 
miers est  bien  un  saint  du  pays  ou  si  ce  n'était 
pas  plutôt  un  saint  d'origine  orientale. 


Note 
160 


NOTB 

160 


844 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


transmis  par  lui  à  son  fils  Antonin,  qui, 
revenu  au  catholicisme,  aurait  fondé  l'ab- 
baye de  Frézélas  &  aurait  fini  par  subir 
le  martyre.  En  réalité,  Saint-Antonin  de 
Frézélas  n'apparaît  pas  avant  le  célèbre 
codicille  de  Raimond,  comte  de  Rouergue 
&  marquis  de  Gothie;  cet  acte,  qui  est 
d'environ  961 ,  indique  plusieurs  alleux 
légués  à  l'abbaye  par  ce  prince.  A  cette 
époque,  elle  faisait  partie,  ainsi  que  tout 
le  pays  environnant,  des  domaines  des 
comtes  de  Carcassonne  &  de  Comminges, 
qui  en  avaient  l'avouerie  &  prélevaient 
les  droits  dus  au  suzerain  (testament  de 
Roger  I,  1002;  partage  de  1084  entre 
Pierre,  évéque  de  Girone,  &  Roger-Ber- 
nard, comte  de  Foix). 

Ce  fut  au  milieu  du  onzième  siècle  que 
la  suzeraineté  du  pays  environnant  Pa- 
niiers  appartint  définitivement  aux  comtes 
de  Foix;  c'est  aussi  à  cette  date  que  re- 
montent leurs  premières  usurpations  du 
domaine  de  l'abbaye.  Comme  toujours,  la 
protection  due  par  eux  au  monastère  de- 
vint l'occasion  d'excès,  d'occupation  de 
terres,  &  pendant  cinquante  ans  Frézélas 
ne  fut  pas  dans  un  meilleur  état  que  les 
autres  abbayes  du  Languedoc  à  la  même 
époque.  Les  efforts  de  Grégoire  VII  & 
de  ses  légats,  le  passage  d'Urbain  II  dans 
la  Province,  enfin  l'effervescence  reli- 
gieuse due  à  la  prédication  des  croisades, 
telles  furent  les  trois  causes  principales 
qui  amenèrent  la  grande  restitution  des 
biens  ecclésiastiques  qui  signala  les  pre- 
mières années  du  douzième  siècle.  En 
iiii,  le  comte  Roger  II,  frappé  d'excom- 
munication par  le  souverain  pontife  & 
par  le  légat  Gautier,  se  décida  à  suivre 
cet  exemple  &  transigea  avec  le  chapitre. 
Il  ne  fit  pourtant  pas  une  restitution  com- 
plète; il  se  contenta  de  partager  la  sei- 
gneurie. De  là  tous  les  débats  qui  signalè- 
rent le  treizième  siècle.  Les  principales 
dispositions  de  cet  acte  sont  les  suivantes  : 
abolition  des  mauvais  usages  établis  dans 
la  ville  par  lui  &  les  comtes  précédents; 
restitution  à  l'abbé  de  tous  les  droits  qu'il 
possédait  jadis,  qui  sont  les  leudes,  les  jus- 
tices de  sept  sous  moins  une  obole,  la  feda 
ou  infraction  à  la  paix,  &  en  général  tous 
les  droits  dont  une  enquête  pourra  faire 


constater  l'existence".  En  outre,  Roger 
reconnut  qu'il  était  tenU'à  une  redevance 
annuelle  d'un  demi-muid  de  froment,  d'un 
muid  de  vin,  d'une  vache  grasse,  de  quatre 
porcs  &  de  quatre  sous,  le  tout  livrable  le 
jour  de  la  fête  de  Saint-Antonin.  En  retour 
de  ces  concessions,  le  prieur  Isarn,  du 
consentement  de  ses  clercs,  lui  remit  le 
château  de  Pamiers,  avec  toutes  ses  forti- 
fications, en  le  constituant  défenseur  & 
gardien  de  la  ville  de  Frézélas.  Pour  prix 
de  cette  protection,  il  reçut  la  moitié  des 
leudes  &  autres  droits  possédés  par  l'ab- 
baye; le  droit  de  procuration  &  de  réqui- 
sition (manulevatio  cîborum  &  vestimentorum 
in  castello  &■  in  villa,  sicut  usus  est,  per  unum 
mensem),  avec  la  moitié  du  cens  sur  les 
nouvelles  maisons  du  château.  Le  bailli 
(jninistralis)  du  comte  ne  pourra  être  insti- 
tué que  du  consentement  de  l'abbé,  devra 
lui  jurer  fidélité,  donner  caution  si  l'abbé 
l'exige,  ne  rien  lever  par  lui-même,  sauf 
la  manulevatio,  &  recevoir  toutes  les  re- 
cettes des  mains  du  bailli  de  Saint-Anto- 
nin. Enfin  cette  concession  fut  déclarée 
viagère  &,  par  conséquent  renouvelable. 
Ce  fut  ce  qu'on  appela  l'acte  de  paréage; 
malgré  son  apparente  infériorité,  le  comte 
de  Foix  avait  su  s'y  tailler  la  part  du  lion; 
protecteur  de  l'abbaye,  dont  tous  les  do- 
maines étaient  soumis  à  son  action  di- 
recte, possesseur  de  la  moitié  des  justices 
&  de  la  seigneurie,  il  devait  avoir  &  il  eut 
en  fait  une  influence  prépondérante  à  Pa- 
miers. 

Pendant  tout  le  douzième  siècle,  l'ac- 
cord put  se  maintenir  entre  les  deux  co- 
seigneurs,  &  les  actes  n'ont  conservé  le 
souvenir  d'aucun  dissentiment  entre  eux. 
Mais  quand  vint  la  guerre  des  albigeois,  la 
position  fut  sensiblement  modifiée.  Il  y 
avait  de  graves  reproches  à  faire  au  comte 
Raimond-Roger  :  il  avait  chassé  l'abbé, 
avait  souillé  le  monastère,  y  avait  intro- 
duit des  courtisanes;  tels  sont  du  moins 
les  principaux  griefs  indiqués  par  les  chro- 
niqueurs catholiques;  aussi,  dès  1200,  quel- 

'  Et  aln  yui  a  cîer'icis  &  laicis  memor'tter  retinen~ 
îur.  Ce  qui  prouve  que  l'usurpation  rie  remontait 
pas  tellement  haut  qu'elle  ne  pût  donner  lieu  à 
des  témoignages  oraux. 


Note 
160 


NOTB 

i6o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


845 


ques  semaines  à  peine  après  la  prise  de 
Carcassonne  par  les  croisés,  voyons-nous 
l'abbé  rompre  le  paréage  &  en  conclure 
un  tout  semblable  avec  Simon  de  Mont- 
fort,  qui  s'installe  alors  à  Pamiers,  y  tient 
sa  grande  assemblée  de  1212  &  lègue  à  son 
fils  Amauri  le  paréage,  avec  toutes  ses  pos- 
sessions, en  1218;  l'acte  en  fut  renouvelé 
à  cette  époque  avec  le  nouveau  seigneur. 
Mais  l'avantage  n'était  plus  aux  croisés, 
dont  chaque  jour  les  domaines  s'amoin- 
drissaient, &  Pamiers  rentra  sous  la  do- 


set,  attaché  à  ses  intérêts  &  à  ceux  de 
l'Eglise,  &  prêt  à  les  défendre  par  tous  les 
moyens  possibles.  Dans  cette  lutte  il  eut' 
pour  premiers  alliés  les  habitants  de  Pa- 
miers, qui  se  soulevèrent  contre  Roger- 
Bernard,  l'assaillirent  un  jour  qu'il  était 
venu  à  Pamiers  &  mirent  ses  jours  en 
danger.  Punie  rigoureusement,  cette  ré- 
volte servit  les  intérêts  de  l'abbé  qui, 
bientôt,  abandonnant  toute  idée  de  conci- 
liation, rompit  le  traité  plus  que  sécu- 
laire  qui    liait    l'abbaye    aux    comtes    de 


Note 
160 


mination  du  comte  de  Poix;  dès  1222  il  y      Foix,  &  offrit  le  paréage  au  roi  de  France 


faisait  de  nouveau  sa  résidence.  Son  fils, 
Roger-Bernard,  lui  succéda  dans  cette 
possession  &,  en  1223,  il  arracha  aux  cha- 
noines une  reconnaissance,  évidemment 
forcée,  qui  porte  que  l'emplacement  de 
l'abbaye  &  de  la  ville  de  Pamiers  a  jadis 
été  donné  à  l'abbaye  par  les  anciens  comtes 
de  Foix,  qui  en  ont  conservé  le  domaine; 
que  c'est  pour  le  rachat  de  leurs  péchés, 
que  ces  mêmes  comtes  se  déclarèrent  les 
vassaux  de  l'abbaye  &  voulurent  se  sou- 
mettre à  sa  seigneurie  (dominium);  enfin. 


(1269).  Cette  démarche  décisive  laissa  le 
comte  sans  appui;  ses  intrigues  avec  l'Ara- 
gon,  ses  prétentions  à  l'indépendance,  en- 
fin ses  attaques  contre  l'autorité  royale  ne 
tardèrent  pas  à  amener  le  roi  Philippe  III 
dans  le  Midi;  fait  prisonnier  par  l'armée 
royale,  il  fut  enfermé  deux  ans  dans  les 
tours  de  Carcassonne,  &  Bernard  Saisset 
put  se  croire  définitivement  délivré  de 
son  adversaire.  A  peine  remis  en  liberté, 
le  comte  alla  se  faire  prendre  encore  une 
fois  par  le  roi  d'Aragon,  &,  grâce  à  tous 


par  le  même  acte,  l'abbé  s'engageait  à  faire  ces    incidents,    l'abbé    obtint   du    roi,    en 

jouir   Roger-Bernard    de    tous    les   droits  1280,  le  renouvellement  du  paréage  pour 

portés  par  le  paréage  conclu  avec  l'ancien  dix  ans. 

comte  Bernard-Roger.  Mais   la  fortune   allait   tourner   contre 

L'arrivée  du  roi  en  1226  aurait  pu  ame-  lui;  rendu  à  la   liberté  en   1284,  Roger- 

ner  quelque  changement  dans  cet  état  de  Bernard  prit  une  part  si  brillante  à  l'expé- 

choses;  mais  le  traité  de  Melun  (1229)  res-  dition  d'Aragon  de  1285,  sut  si  bien  gagner 


titua  tous  ses  domaines  au  comte  de  Foix, 
&  l'abbé  dut  accepter  définitivement  le 
paréage  en  1282;  le  comte  indemnisa  l'ab- 
baye de  foutes  ses  pertes  &  promit  de  gar- 
der fidèlement  à  l'avenir  les  clauses  du 
contrat;  les  consuls  de  Pamiers  se  firent 
cautions  de  l'exécution  de  cette  promesse. 
Malgré  une  tentative  de  la  jiart  des  cha- 
noines pour  rompre  l'accord  en  1241,  les 
relations  entre  les  deux  pouvoirs  restèrent 
assez  bonnes  jusqu'à  la  mort  de  Roger,  fils 
de  Roger-Bernard  (i265).  Mais  à  ce  mo- 
ment commença  une  lutte  terrible,  pleine 
d'incidents,  8c  qui  devait  durer  plus  de 
trente  ans. 


les  bonnes  grâces  du  roi,  que  celui-ci, 
quelques  jours  avant  sa  mort,  lui  restitua 
le  paréage  de  Pamiers  (21  septembre  1285); 
cette  restitution  fut  confirmée  par  Phi- 
lippe IV,  le  26  octobre  suivant.  Le  comte 
se  rend  alors  à  Pamiers,  se  fait  reconnaître 
par  les  habitants  devenus  plus  fraitables 
pour  leur  coseigneur  &  essaie  de  fléchir 
l'abbé; celui-ci  résiste,  traîne  en  longueur, 
profite  adroitement  de  toutes  les  fautes  de 
son  adversaire,  &  ce  n'est  qu'en  1294  que 
le  roi  emploie  définitivement  son  autorité 
pour  amener  un  accord  devenu  absolu- 
ment nécessaire.  Voyant  l'abbé  toujours 
obstiné,  il  ordonne  au   sénéchal  de  Car- 


Les  deux    adversaires    n'étaient  pas   de  cassonne  de  faire    évacuer  le  château   de 

même  force;  l'un,  le  comte  de  Foix,  carac-  Pamiers   par  les  officiers  royaux  &  de  le 

tare  aventureux  &  imprudent,  perpétuel-  remettre  au  comte  de  Foix  (février  1295). 

lement  à  la  recherche  d'aventures,  l'autre,  C'est  alors  que  le  pape  intervient.  Ber- 

le  nouvel  abbé  de  Pamiers,  Bernard  Sais-  nard  Saisset  est  allé  porter  ses  plaintes  à 


KOTB 


«46 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Boniface  VIII,  s'est  plaint  amèrement  des 
exactions  &  des  entreprises  du  comte  de 
Foix.  Le  pape  s'empare  de  la  question, 
somme  celui-ci  de  restituer  la  ville  à  l'ab- 
baye, &,  ne  recevant  pas  de  réponse,  il  le 
frappe  d'excommunication  &  met  la  ville 
de  Pamiers  en  interdit  (juillet  1295).  La 
lutte  en  était,  on  le  voit,  arrivée  au  plus 
haut  point  de  violencej  mais,  par  un  re- 
tour inattendu,  elle  s'apaisa  presque  aus- 
sitôt; l'érection  de  Pamiers  en  cité  épisco- 
pale  (22  juillet  1295)  fut  le  signal  de  cette 
détente,  &  Bernard  Saisset  semble  être 
allé  lui-même  au-devant  d'un  accord;  il 
fut  arrêté,  le  7  novembre  1297,  par  Gui 
de  Lévis,  maréchal  de  Mirepoix,  arbitre 
élu  par  les  deux  parties. 

Cet  accord  commence  par  rappeler  la  si- 
tuation, les  violences  commises  de  part  & 
d'autre,  expose  la  nécessité  pour  Pamiers 
de  rechercher  l'appui  d'un  bras  séculier 
pour  se  bien  gouverner,  l'abaissement  de 
ses  revenus,  qui  ne  s'élevaient  plus  qu'à 
deux  mille  livres  de  petits  tournois,  l'éten- 
due des  possessions  du  comte  dans  la  ville, 
possessions  qui  donnent  un  revenu  annuel 
de  deux  cents  livres.  Le  château  est  remis 
au  comte,  qui  cède  à  l'évèque  la  tour 
neuve  qu'il  vient  de  coristruire.  La  juri- 
diction haute,  moyenne  &  basse  est  par- 
tagée également  entre  les  coseigneurs,  les 
revenus  des  encours,  des  moulins,  des 
fours,  &c.,  sont  partagés  de  même.  La  cité 
sera  gouvernée  par  un  châtelain  prêtant 
serment  à  l'évèque  &  au  comte;  les  reve- 
nus seront  perçus  par  un  viguier  commun, 
rendant  ses  comptes  aux  deux  seigneurs. 
La  justice  est  confiée  de  même  h  un  juge 
commun.  Le  comte  tiendra  le  château  en 
fief  de  l'évêché,  prêtera  serment  de  fidélité, 
&  en  fera  la  remise  chaque  année,  le  jour 
de  la  fête  de  saint  Antonin.  Pour  indem- 
niser l'évèque  de  ses  pertes  &  de  la  part  de 
seigneurie  qu'il  abandonne,  le  comte  devra 
lui  assigner  mille  livres  de  rente  aux  envi- 
rons de  la  ville,  ou  lui  payer  une  somme 
de  vingt  mille  livres.  Cet  accord,  est  déclaré 
obligatoire,  sauf  l'approbation  du  pape, 
quf  les  deux  parties  s'engagent  à  envoyer 
demander  à  Rome.  L'approbation  ne  fut 
donnée  qu'en  1299,  8c  les  derniers  actes 
de  la  réconciliation  eurent  lieu  en  i3oo. 


A  partir  de  ce  moment,  les  coseigneurs 
semblent  avoir  paisiblement  possédé  la 
ville  de  Pamiers,  du  moins  les  actes  ne 
portent  plus  trace  de  nouveaux  débats.  Au 
quatorzième  siècle,  ils  s'unirent  pour  se 
faire  concéder  le  consulat  de  la  ville  par 
le  roi  de  France  &  ne  paraissent  pas 
avoir  renouvelé  à  ce  sujet  leurs  anciennes 
luttes. 

Chapitre  cathedra!,  —  Comme  dans  toutes 
les  nouvelles  églises  épiscopales  fondées 
par  Boniface  VIII  &  par  Jean  XXII,  le 
chapitre  de  Pamiers  ne  changea  ni  de  règle 
ni  d'institut,  en  devenant  cathédral;  ce 
fut  toujours  un  chapitre  de  chanoines  de 
l'ordre  de  Saint-Augustin,  &  les  dignités 
en  restèrent  les  mêmes.  Seulement,  les 
rapports  entre  l'évèque  &  les  chanoines 
étaient  plus  difficiles  que  ceux  qui  exis- 
taient tout  naturellement  entre  l'abbé  & 
le  chapitre  conventuel;  l'autorité  de  l'un 
s'étant  accrue,  les  autres  avaient  besoin  de 
plus  de  garanties  contre  les  excès  de  pou- 
voir. Dès  i3i5,  une  querelle  s'éleva  entre 
l'évèque  Pillefort  &  la  communauté;  des 
deux  parts  les  griefs  étaient  nombreux  & 
presque  tous  avaient  leur  origine  dans 
l'érection  en  cathédrale  de  l'abbaye  de 
Saint-Antonin;  ou  remarquait  parmi  ces 
griefs  les  contestations  relatives  à  la  sépa- 
ration des  deux  menses,  la  collation  des 
bénéfices,  l'institution  des  chanoines  &  la 
nomination  du  cellérier,  le  règlement  des 
frais  causés  au  chapitre  par  les  longs  débats 
avec  le  comte  de  Foix  &  le  roi  de  France 
au  sujet  du  paréage;  la  création  des  offi- 
ciers temporels  de  la  justice  épiscopale  & 
capitulaire;  la  perception  des  revenus  de 
la  temporalité,  les  procurations  dues  par 
deux  églises  de  Pamiers,  celle  del  Camp  & 
celle  del  Mercadal,  la  correction  des  cha- 
noines &  l'administration  des  biens  dépen- 
dants de  la  mense  capitulaire.  Après  pour- 
parlers, actes  contradictoires,  &c.,  les 
parties  élurent  trois  arbitres  qui  terminè- 
rent tous  les  différends  par  une  sentence 
prononcée  solennellement  dans  le  couvent 
des  frères  mineurs  de  Carcassonne.  L'acte 
de  compromission  portait  que  les  parties  se 
soumettraient  sans  résistance  à  la  décision 
des  arbitres,  sous   peine    d'une   amende, 


Note 
160 


Note 
160 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


847 


payable  à  l'œuvre  du  pont  de  pierre  de 
Carcassonne'.  Nous  ne  pouvons  pas  entrer 
dans  le  détail  de  cette  volumineuse  tran- 
saction; voici  seulement  de  quelle  ma- 
nière furent  résolues  les  questions  les  plus 
importantes.  Les  frais  du  procès  du  pa- 
réage  furent  amortis  au  moyen  d'une  taxe 
spéciale  du  tiers  du  revenu  prélevée  sur 
les  bénéfices  à  la  nomination  du  chapitre; 
quatre  chanoines,  installés  dans  le  cha- 
pitre avec  le  consentement  de  la  commu- 
nauté par  l'évêque  précédent  &  chassés  par 
le  nouveau  prélat,  recouvrèrent  leurs  pré- 
bendes; le  prieur  claustral  fut  nommé  par 
le  chapitre  &  institué  par  l'évêque,  il  eut 


dont  les  maîtres  étaient  toujours  en  guerre, 
célèbre  par  les  objets  précieux  qu'elle  ren- 
fermait, elle  était  pour  les  gens  d'armes  & 
les  brigands  {armîgeri  &  praedones)  une 
proie  facile  &  séduisante;  maintes  fois,  ils 
l'occupèrent,  en  expulsèrent  les  chanoines 
&  pillèrent  le  trésor  &  la  sacristie.  La 
plupart  des  fiefs  &  des  autres  possessions 
territoriales  du  chapitre  étaient  aux  mains 
des  barons  voisins,  auxquels  les  chanoines 
n'osaient  les  réclamer,  sentant  que  leur 
vie  était  entre  les  mains  de  ces  redouta- 
bles adversaires.  Enfin,  par  suite  des  inon- 
dations &  des  incendies,  par  suite  aussi  de 
leur   vétusté,    une    partie   des    bâtiments 


double  prébende  &   partagea  le   droit  de      claustraux,  le  clocher  &  quatre  chapelles 


correction  sur  les  chanoines  avec  l'évê- 
que. A  cette  époque,  d'après  cet  acte,  le 
chapitre  comptait  les  dignités  suivantes  ; 
archidiaconé,  trésorerie,  sacristie,  infir- 
merie, ouvrerie  &  aumônerie. 

La  guerre  de  Cent  ans  &  tous  les  mal- 


de  l'église  se  trouvaient  complètement 
ruinés.  «  Depuis  déjà  longtemps,  ajoute  la 
bulle  de  1499  qui  rappelle  tous  ces  faits, 
une  partie  des  chanoines,  bravant  les  cen- 
sures ecclésiastiques,  devenues  impuissan- 
tes, se  sont  transportés  à  Pamiers  même. 


heurs  qu'elle  entraîna  pour  le  Languedoc,  où  ils  habitent  des  maisons  qui  leur  ap- 
n'épargnèrent  pas  plus  le  chapitre  de  Saint-  partiennent,  &  célèbrent  l'office  divin  sans 
Antonin  que  les  autres  communautés  de  la  être  inquiétés.  »  Voulant  parer  à  cet  état 
France;  ses  revenus  diminuèrent  rapide-  de  choses  &  le  régulariser,  le  pape  Alexan- 
ment;  en  iSyi,  l'évêque  dut  demander  au  dreVI  transporta  donc  le  chapitre  de  Saint- 
pape  Grégoire  XI  de  réduire  le  nombre  Antonin  en  l'église  du  Mercadal,  &  les 
des  prébendes  à  dix-huit;  mais  cette  me-  chanoines  s'y  installèrent  aussitôt.  Ce  ne 


sure  ne  suffit  pas,  &,  en  1437,  Eugène  IV 
dut,  tout  en  rappelant  la  mesure  prise  par 
son  prédécesseur,  la  reconnaître  insuffi- 
sante &  faire  descendre  ce  chiffre  à  douze. 
Tout  le  reste  du  quinzième  siècle  est  mar- 


fut,  toutefois,  que  beaucoup  plus  tard,  en 
1544,  qu'une  transaction  avec  les  consuls 
régla  leurs  relations  réciproques  &  la  part 
des  nouvelles  charges  afférente  à  chaque 
partie.  Le  chapitre  eut  autant  de  pouvoir 


que  par  une   décadence  de  plus   en  plus      au  Mercadal  qu'à  Saint-Antonin  ;  il  reçut 


grande;  d'ailleurs,  à  Pamiers,  cette  déca- 
dence tenait  aussi  à  des  causes  toutes  spé- 
ciales. L'église  abbatiale  de  Saint-Antonin, 
située  hors  des  murs  de  la  ville  proprement 
dite,  à  près  d'un  mille  de  ses  fortifications, 
était  dans  une  position  difficile.  Placée 
sur  les   limites   de   plusieurs    seigneuries 

'  Sans  sortir  de  notre  sujet,  rappelons  que  le 
pont  en  question  est  le  vieux  pont  de  la  Cité; 
beaucoup  d'auteurs  en  faisaient  remonter  la  cons- 
truction jusqu'au  douzième  siècle,  à  cause  d'une 
charte  de  1184'.  Cette  mention  donne  raison  à 
M.  Cros-Mayrevielle,  qui  y  voyait  un  monument 
du  treizième  siècle*. 


■  Voyez  tome  VIII  de  cette  édition,  Preuves,  n«  XXXVI, 
•  Voir  MahuI,  Cartulaire  dt  Carcastonne,  t.  5,  p.  753. 


en  garde  tous  les  reliquaires,  vêtements  & 
ornements  sacerdotaux  appartenant  à  l'é- 
glise; seulement  tous  ces  objets  du  culte 
furent  renfermés  dans  un  coffre  à  deux 
clefs,  dont  il  eut  l'une  &  dont  l'autre  fut 
confiée  à  deux  paroissiens  intègres.  Le 
mobilier  de  l'église  fut  entretenu  à  frais 
communs;  les  réparations  des  bâtiments 
durent  être  payées  par  l'évêque;  les  fon- 
dations pieuses  faites  au  Mercadal  furent 
acquittées  parles  chanoines,  8t  la  recfo- 
rerie  fut  unie  à  la  mense. 

Voici  l'état  du  chapitre  en  i58i  :  il  se 
composait  de  douze  prébendes  conférées 
alternativement  par  l'évêque  &  par  la 
communauté;  quatre  dignitaires  ;  archi- 
diacre, archiprêtre,  sacristain,  préchantre, 


Note 
160 


Note 
i6o 


848 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


tous  nommés  par  l'évêque,  jouissant  de 
bénéfices  réguliers  &  choisis  parmi  les 
chanoines;  deux  officiers  :  infirmier  & 
aumônier,  présentés  par  le  chapitre,  nom- 
més par  l'évêque;  douze  prébendes  sécu- 
lières, réservées  aux  hebdomadiers  &  don- 
nées parle  chapitre.  Au  dix-septième  siècle 
la  régularité  n'y  était  presque  plus  obser- 
vée; le  chapitre  végéta  dans  cet  état  misé- 
rable jusqu'en  1745,  année  où  Benoît  XIV, 
à  la  demande  du  roi  Louis  XV,  vint  l'af- 
franchir de  règles  depuis  longtemps  non 
observées  &  prononça  sa  sécularisation. 

Dans  la  ville  de  Pamiers,  on  comptait 
plusieurs  établissements  religieux.  Les  do- 
minicains y  existaient  dès  le  milieu  du  trei- 
zième siècle;  en  1269,  saint  Louis  leur  fit 
différentes  aumônes;  les  frères  mineurs  fu- 
rent aussi  l'objet  des  largesses  du  même 
prince  à  la  même  époque,  ainsi  que  les 
carmes  &  les  augustins.  Ceux-ci  construisi- 
rent leur  couvent  un  peu  en  dehors  de  la 
ville,  au  quartier  dit  de  Loumet,  au  com- 
mencement du  quatorzième  siècle,  peu 
après  l'érection  de  Pamiers  en  église  ca- 
thédrale; ils  devaient  au  chapitre,  en  si- 
gne de  sujétion,  un  demi-écu  d'or  payable 
chaque  année,  le  19  juin,  jour  de  la  trans- 
lation de  saint  Antonin.  Ce  couvent  ren- 
ferma jusqu'à  quatre-vingt-dix  religieux  & 
posséda  jusqu'à  douze  mille  livres  de  rente. 
En  1461,  il  s'y  tint  un  chapitre  général  de 
l'ordre.  L'église  était  grande  &  magnifi- 
quement ornée,  la  sacristie  bien  munie 
d'objets  en  métaux  précieux,  &  les  bâti- 
ments claustraux  dignes  de  l'église;  tout 
cela  disparut  lors  du  passage  des  calvi- 
nistes, en  i56i,  &  plusieurs  religieux  y 
trouvèrent  la  mort.  Avant  l'arrivée  des 
protestants,  les  pères  tenaient  le  collège 
de  la  ville.  Le  couvent  fut  reconstruit  au 
dix- septième  siècle,  à  partir  de  1654'. 
Nommons  encore  les  clarisses,  les  jésuites, 
qui,  arrivés  en  i559,  furent  expulsés  en 
i56i  &  ne  purent  revenir  qu'au  dix-sep- 
tième siècle. 

La  collégiale  de  Notre-Dame  del  Camp 
fut  établie  par  Barthélemi,  évêque  de  Pa- 
miers, en  1466;  il  la  composa  de  huit  prê- 

'  Ourgaud,  pp.  loz  &  suiv. 


très  sous  la  direction  d'un  primicier;  la 
nouvelle  communauté  fut  placée  à  perpé- 
tuité sous  la  surveillance  de  l'évêque,  on 
lui  unit  la  vicairerie  de  l'église,  &  on  lui 
céda  le  produit  du  bassin  &  des  anciens 
obits. 

Il  n'y  avait  dans  le  diocèse  de  Pamiers 
qu'une  seule  abbaye,  celle  de  Saint-Volu- 
sien  de  Foix,  sur  laquelle  les  renseigne- 
ments manquent  presque  entièrement,  les 
archives  ayant  aujourd'hui  disparu".  Sui- 
vant une  ancienne  tradition,  qui  du  reste 
n'est  confirmée  par  aucun  texte,  cette  ab- 
baye aurait  été  fondée  par  Charlemagne  à 
la  fin  du  huitième  siècle,  en  reconnais- 
sance de  ses  victoires  sur  les  Sarrasins.  La 
première  mention,  réellement  historique, 
qu'on  ait  sur  elle,  est  de  870;  un  plaid 
tenu  cette  année  par  le  comte  Bernard, 
marquis  de  Septimanie,  en  parle  comme 
d'un  domaine  dépendant  de  l'abbaye  de 
Saint-Thibéry,  donné  à  cette  dernière  par 
le  roi  Charles,  &  ce  roi  Charles,  d'après  le 
texte  du  jugement,  ne  peut  être  que  Char- 
les le  Chauve,  car  on  en  parle  comme  du 
roi  régnant  (Jomnus  noster)' ;  la  donation 
avait  dû  avoir  lieu  en  858.  A  cette  époque 
c'est  une  abbaye  déjà  dédiée  à  saint  Volu- 
sien,  dont  les  laïques  s'étaient  emparés; 
l'abbé  de  Saint-Thibéry  en  obtint  sans 
peine  la  restitution.  Après  ce  premier  té- 
moignage, nous  trouvons  une  lacune  de 
près  d'un  siècle;  en  961,  Saint-Volusien 
reparaît  dans  le  testament  de  Rainiond, 
comte  de  Rouergue  &  marquis  de  Gothie. 
En  988  &  ICI 2,  d'après  des  actes  aujour- 
d'hui perdus,  Roger,  comte  deCarcassonne, 
&  sa  femme  Adélaïde  lui  font  plusieurs  do- 
nations. Au  onzième  siècle  nouvelle  la- 
cune; la  liste  des  abbés  ne  commence  qu'en 
iioi.  On  prétend  que  la  restauration  du 
monastère  &  l'installation  des  chanoines 


'  Il  n'existe  rion  à  Foix  sur,  cette  abbaye;  à 
peine  pourrait-on  glaner  quelques  indications 
dans  les  archives  municipales  encore  en  désordre; 
quant  au  Tolume  96  de  la  collection  Doat,  relatif 
i  l'abbaye  &  à  la  ville  tout  ensemble,  il  a  été  em- 
ployé par  les  bénédictins  du  Gallia  Christiena 
(t.  XIII),  &  avant  eux  par  D.  Vaissete. 

'  Voyez  tome  II  de  cette  édition,  Preuves,  c.  356. 


Note 
160 


Note 
160 


NOTES  SUPx  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


réguliers  de  Saint-Augustin,  furent  l'œu- 
vre de  Raimond  de  Saint-Gilles;  en  tout 
cas,  les  comtes  de  Foix  semblent  aussi  y 
avoir  eu  une  grande  part.  Pillée  au  sei- 
zième siècle  par  les  protestants,  l'abbaye 
fut  agrégée  au  dix-septième  à  la  congré- 
gation des  chanoiiles  réguliers  ou  congré- 
gation de  France. 

Abbés  de  Foix. 

I.  AmÉLIUS,  abbé  de  Foix  &  prieur  de 
Frézélas,  souscrit  un  acte  de  Bertrand, 
comte  de  Toulouse,  en  iioi. 

II.  Hector  de  Mazernes,  1104,  dona- 
tion de  Roger,  comte  de  Foix.  En  1108, 
Guillaume,  prieur  de  l'abbaye,  est  men- 
tionné dans  une  charte  du  comte  de  Foix. 

III.  Roger,  prévôt  en  1104;  indiqué 
comme  abbé  dans  une  charte  du  Mas-d'Azil 
de  1124. 

IV.  Bernard  I,  1145,  charte  de  restitu- 
tion de  Roger,  comte  de  Foix. 

V.  Pierre  I  de  l'Herm,  août  1168,  fait 
paréage  avec  le  comte  Roger-Bernard;  par- 
tage avec  lui  la  justice  &  le  marché  de 
Foix;  renouvelle  ce  paréage  avec  Rai- 
niond-Roger  en  1188. 

VI.  Jourdain,  1192. 

VII.  Robert  obtient,  en  1224,  une 
bulle  de  privilèges  du  pape  Honcfrius  III, 
confirmant  l'adoption  par  le  oouvent  de  la 
règle  de  Saint-Augustin. 

VIII.  Guillaume  I  Athon  de  Dur- 
ban, 1229,  assiste  au  concile  de  Saint-Jean 
des  Verges;  I23i,  paréage  avec  le  comte 
Roger-Bernard;  paraît  jusqu'en  1252. 

IX.  Sanche  Morlane,  1236,  assiste  à 
une  transaction  entre  Maurin,  abbé  de 
Saint-Antonin,  &  Adémar,  abbé  de  Boul- 
bonne.  Il  eut  avec  le  comte  de  Foix  des 
querelles  à  la  suite  desquelles  il  frappa  ce 
prince  d'excommunication. 

X.  Arnaud  était  abbé  en  1259.  En  1261, 
l'archevêque  de  Narbonne  &  Roger,  comte 
de  Foix,  le  choisissent  pour  arbitre.  En 
1271,  l'évèque  de  Toulouse,  à  sa  requête, 
excommunie  le  comte  qui  détenait  une 
partie  des  possessions  du  monastère. 

XI.  Guillaume  II,  août  &  septembre 
1271. 

XII.  Othon   assiste   par  procureur  au 

IV. 


849 

concile  de  Béziers  en  1280.  En  1288,  il  fait 
une  association  de  prières  avec  Roger,  abbé 
de  la  Grasse.  Paraît  encore  en  1294. 

XIII.  Geoffroi  de  Cruilles,  archi- 
diacre du  Savartez,  1296-1298.  En  1299,  il 
passe  marché  pour  la  construction  d'un 
pont  de  pierre  à  Foix.  En  i3i2,  il  com- 
promet avec  les  habitants  de  Saurat.  En 
i3i5,  Gaston  de  Foix,  partant  pour  la 
guerre  de  Flandre,  lui  confie  l'adminis- 
tration de  son  comté.  En  i322,  il  approuve 
la  fondation  d'une  nouvelle  prébende  dans 
son  église,  prébende  dont  la  collation  est 
attribuée  aux  consuls  de  Foix. 

XIV.  Pons,  qu'on  trouve  aussi  sous  le 
nom  de  Pierre  Ferréol,  paraît  en  i323  dans 
une  transaction  du  clergé  du  diocèse  avec 
le  comte  Gaston.  En  i337,  il  fait  un  accord 
avec  les  consuls  de  sa  ville  abbatiale  au 
sujet  des  fontaines  &  des  conduites  d'eau. 

XV.  Hugues,  1384,  date  d'une  attesta- 
tion relative  au  martyre  de  saint  Volusien, 
accordée  par  lui  aux  consuls  de  Foix. 

XVI.  Bernard  II  mentionné  en  1391 
dans  une  concession  de  privilèges  à  la 
ville  de  Foix. 

XVII.  Guillaume  III  fait  échange  avec 
les  consuls  en  1403  ou  1409. 

XVIII.  Pierre  II  de  Cos,  évéque  d'Al- 
bano,  abbé  commeadataire;  arbitre  entre 
le  comte  de  Foix  &  l'évoque  de  Pamiers 
en  1428.  En  1440,  le  nombre  des  chanoi- 
nes est  réduit  par  Eugène  IV  de  dix-huit 
à  douze. 

XIX.  Jean  I,  1448,  cité  dans  une  confir- 
mation des  privilèges  de  Foix  par  le  comte 
Gaston. 

XX.  Barthélémy  Dominique  du 
Mont,  1462  &  1472. 

XXI.  Jean  II  d'Aule,  1477  &  1487. 

XXII.  Raimond  Roger  de  Commin- 
GES  fait  une  inféodation  en  1495. 

XXIU.  Jean  Roger  de  Comminges, 
i5io;  en  i5i6  il  s'accorde  avec  le  chapitre 
pour  la  nomination  du  vicaire  général  de 
l'abbé  &  l'observation  des  anciennes  cou- 
tumes de  l'abbaye. 

XXIV.  Bertrand  de  Lordat,  évéque 
de  Pamiers,  i520. 

XXV.  Paul  de  BéARN,  évéque  de  Les- 
car,  i533. 

XXVI.  Jacques  I,  bâtard  de  Foix,  évê- 

«4 


Note 


Note 

160 


85o 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


que  de  Lescar,  vice-roi  de  Béarn  &  abbé 
de  la  Réole,  i535.  Eu  1548  il  fait  avec  son 
chapitre  le  partage  des  deux  menses  &  des 
bâtiments  claustraux. 

XXVII.  Nicolas  I  d'Angu,  abbé  de 
Saint-Savin,  évêque  de  Séez,  puis  de 
Mende,  i555.  Il  vit  occuper  la  ville  &  l'ab- 
baye par  les  huguenots  en  i562,  &  mourut 
en  1567. 

XXVIII.  Paul  I  de  Foix,  archevêque  de 
Toulouse,  i58o.  En  i582,  nouvelle  occu- 
pation du  monastère  par  les  réformés  qui 
le  détruisent,  pillent  le  trésor  &  brûlent 
les  ossements  de  saint  Volusien.  Paul 
mourut  à  Rome  en  1584. 

XXIX.  Nicolas  II  de  Pellevé,  cardi- 
nal-évèque  de  Sabine,  nommé  par  Sixte  IV, 
conformément  au  concordat  de  i5i6  (i585). 

XXX.  Eudes  de  Ferrouil,  nommé  par 
le  roi  en  iSçi,  ne  put  jamais  obtenir  ses 
bulles,  céda  au  suivant  en  1604. 

XXXI.  Jean  IV  de  Cohen,  clerc  de 
Tours,  16045  c'est  alors  qu'a  lieu  la  réunion 
des  chanoines  &  la  reprise  du  service  divin. 

XXXII.  Pierre  III  de  Caulet,  abbé 
du  Mas-Garnier,  1606;  reconstruit  l'église 
dont  la  première  pierre  est  posée  en  1609. 
En  i6i5,  un  arrêt  du  parlement  de  Tou- 
louse lui  rend  la  justice  haute,  moyenne  & 
basse  de  la  ville  de  Foix.  Mort  en  1617. 

XXXIII.  BONAVENTURE  DE  LA  FoNiT, 
162O-162I. 

XXXIV.  François-Étienne  de  Cau- 
let, neveu  des  deux  précédents,  nommé 
en  1627,  à  l'âge  de  dix-sept  ans;  s'occupa 
avec  zèle  de  la  réforme  de  l'abbaye;  en 
1644,  devenu  évêque  de  Pamiers,  il  se  dé- 
mit en  faveur  du  suivant. 

XXXV.  Jacques  II  de  Montrouge, 
1644,  continue  les  démarches  pour  la  ré- 
forme; nommé  évêque  de  Saint-Flour  en 
1647. 

XXXVI.  François  d'Escopérier  de 
LA  Gardie  de  Pouzols,  i652-i653,  ad- 
versaire obstiné  de  toute  réforme. 

XXXVII.  N.,  cardinal  d'Esté,  prince  de 
Modène,  1657. 

XXXVIII.  Louis  de  Bassompierre, 
évêque  de  Saintes,  i658.  Il  introduisit 
dans  l'abbaye  les  chanoines  réguliers  de 
France,  &  restaura  complètement  l'abbaye. 
Mourut  en  1676. 


XXXIX.  Jean  III,  comte  de  Gournay, 
1677. 

XL.  N.  le  Tonnelier  de  Breteuil, 
1743,  nommé  en  remplacement  du  précé- 
dent. 

XLI.  Charles -Antoine  -  Gabriel 
d'Osmond  de  Médavy,  chanoine-comte 
de  Lyon,  1763;  il  fut  nommé  évêque  de 
Coniminges  en  1764.   [A.  M.] 


NOTE  CLXI 

ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Rieux, 

Chapitre  de  Rieux.  —  Quand  le  pape 
Jean  XXII  eut  érigé  en  église  épiscopale 
la  petite  paroisse  de  Sainte-Marie  de 
Rieux,  il  songea  à  y  établir  un  chapitre 
cathédral.  Une  bulle  du  1 1  juillet  i3i7  ins- 
titua douze  prébendes  possédées  tant  par 
les  dignitaires  que  par  les  simples  cha- 
noines; les  premiers  étaient  au  nombre  de 
quatre  :  prévôt,  archidiacre,  sacristain  & 
préchantre;  les  autres  prébendes  étaient 
simplement  canoniales.  Le  prévôt  était  élu 
par  le  chapitre  &  confirmé  par  l'évêque; 
les  autres  dignitaires  étaient  nommés  par 
l'évêque,  qui  devait  les  choisir  parmi  les 
chanoines  de  la  cathédrale.  Le  même  con- 
férait les  canonicats  du  côté  de  l'épître. 
Le  chapitre  conférait  les  canonicats  du 
côté  de  l'évangile,  sur  la  présentation  du 
chanoine  de  semaine.  Outre  ces  canoni- 
cats, le  chapitre  comptait  encore  quatre 
hebdomadiers,  deux  sous-diacres,  vingt-six 
prébendes  &  trois  enfants  de  choeur. 

La  ville  de  Rieux  renfermait  un  grand 
couvent  de  dominicains  avec  une  belle 
église;  ce  oouvent  datait  du  milieu  du 
treizième  siècle,  &  reconnaissait  pour  ses 
fondateurs  un  comte  de  Foix,  le  baron  de 
Thésac  &  la  communauté  du  lieu  de  Rieux; 
cette  maison  était  en  pleine  décadence  au 
dernier  siècle.  A  côté  était  un  couvent  de 
frères  mineurs,  qui  datait  de  i3i3  &  devait 
son  origine  h  un  seigneur  de  Léyis,  de  la 


NOTB 

160 


Note 
161 


Note 
i6i 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


85 1 


branche  do  Léran;  il  y  avait  aussi  à  Rieux 
un  couvent  de  capucins. 

Dans  le  diocèse  on  comptait  encore  une 
maison  d'augustins  à  Marquefave,  des  ca- 
pucins à  Cazères;  à  Longages,  à  La  Grâce- 
Dieu  &  à  Cazères  des  établissements  de 
l'ordre  de  Fontevraultj  la  première  de  ces 
trois  maisons  devait  son  origine  à  celle 
d'Espezès  ou  de  l'Espinasse,  fondée  en  1114 
par  la  comtesse  d'Aquitaine,  Philippe.  A 
Montesquieu-Volvestre  était  un  couvent 
de  feuillantines  établi  en  i588  par  l'évè- 
que  du  Bourg,  à  la  demande  du  fonda- 
teur de  l'ordre,  Jean  de  la  Barrière.  A 
Saint-Ybars,  ville  autrefois  dépendante  do 
la  mense  abbatiale  de  Lézat,  existait  une 
collégiale  fondée  en  1627  par  l'évêque 
Jean  de  Pins  &  placée  sous  le  patronage 
de  saint  Brice.  Elle  se  composait  d'un 
doyen,  d'un  préchantre,  tous  deux  digni- 
taires, de  dix  chanoines  &  d'un  curé.  La 
collation  des  deux  dignités  appartenait 
à  l'évêque,  qui  conférait  aussi  la  moitié 
des  canonicafs,  dont  l'autre  moitié  était 
à  la  discrétion  du  chapitre. 

Le  séminaire,  à  partir  de  1673,  fut  admi- 
nistré par  les  oratoriens. 

Outre  les  abbayes  de  Lézat  (Note  XCIV), 
Feuillans  (Note  CXXXIV),  Calers  (Note 
CXXVII)  &  du  Mas-d'Azil  (Note  XCVI), 
le  diocèse  de  Kieux  renfermait  encore  un 
établissement  qui  eut  autrefois  une  cer- 
taine importance,  nous  voulons  parler  de 
l'abbaye  de  femmes  de  Valnègre.  Ce  mo- 
nastère, de  l'ordre  de  Cîteaux,  fut  fondé 
probablement  vers  la  fin  du  douzième  siè- 
cle par  les  seigneurs  de  Lissac;  il  dut  son 
origine  à  l'abbaye  de  Boulbonne  qui  s'oc- 
cupa toujours  activement  d'introduire  la 
règle  de  Cîteaux  dans  les  diocèses  voisins. 
Cette  maison  dépendit  étroitement  de 
cette  abbaye  jusqu'en  1432.  A  cette  date 
les  guerres  civiles  &  nationales  l'avaient 
tellement  ruinée  que  l'abbé  de  Morimont, 
Gui,  l'unit  à  la  maison  mère,  c'est-à-dire  à 
Boulbonne,  &  prononça  par  cela  même  sa 
suppression.  L'abbesse  &  les  religieuses 
résistèrent  énergiquement,  mais  le  temps 
éteignit  leurs  plaintes,  &  l'union  finit  par 
avoir  tout  son  effet.  Au  dix-huitième  siè- 
cle, il   ne  restait  plus  que  des  débris  de- 


ce  couvent  qui,  à  un  certain  moment,  avr.".t 
eu  jusqu'à  c[uarante  religieuses'. 

Toutefois  Boulbonne  ne  paraît  pas  avoir 
eu  seule  part  à  la  fondation  de  cette 
abbaye  qui  semble  avoir  été  un  instant 
soumise  à  celle  de  Fondouce,  de  l'ordre  de 
Cîteaux,  en  Saintonge,  dont  l'abbé  Guil- 
laume, vers  1225,  abandonna  à  l'abbé  de 
Boulbonne  tous  ses  droits.  Comme  supé- 
rieur ecclésiastique,  l'abbé  de  Boulbonne 
avait  sur  Valnègre  le  droit  de  visite,  &  à 
chaque  visite  nouvelle,  il  pouvait  promul- 
guer de  nouveaux  statuts;  c'est  ce  qui  eut 
lieu  en  i35o  &  i35i,  à  la  suite  d'un  ordre 
formel  de  l'abbé  de  Cîteaux,  supérieur  de 
l'ordre;  il  avait  encore  la  police  intérieure 
&  la  surveillance  de  la  communauté;  en 
1201,  à  la  suite  de  rixes  &  de  querelles 
scandaleuses,  il  avait  dû  excommunier  les 
religieuses;  elles  purent  se  disculper  ou 
firent  pénitence,  &  le  cardinal  de  Saint- 
Martin  des  Monts  (in  Montibus)  fit  lever 
l'excommunication. 

Abbesses  de  Valnègre. 

\.  JouRnAiNE,  abbesse  en  1206, 

II.  Mabilie  I,  I23o. 

III.  Mabilie  II,  1267-1277. 

IV.  BrAIDE  I,  1280.  En  1284,  Roger, 
comte  de  Foix,  lui  accorde  des  lettres  d'a- 
mortissement pour  une  terre  acquise  par 
elle  &  valant  mille  sous  de  Toulouse, 
Braide  vivait  encore  en  1288  &  1290. 

V.  Mabilie  III,  élue  en  1291. 

VI.  Braide  II  d'Asouaire,  élue  en 
1291.  En  i3o2,  Agnès,  comtesse  de  Foix, 
lui  donna  un  psautier  orné  de  plaques  d'ar- 
gent; on  peut  lire  en  note  la  description 
de  ce   beau  volume'.   La  même   comtesse 

'  La  communauté  dut  se  dissoudre  quelque  dix 
ans  après  l'acte  d'union  à  Boulbonne;  du  moins 
les  archives  de  cette  abbaye  renfermaient,  sous  la 
date  du  10  octobre  144/I,  l'acte  de  la  vente  faite 
par  les  religieuses  de  Valnègre  au  prieur  de  Boul- 
bonne de  tous  leurs  biens  meubles,  moyennant 
la  somme  de  cinquante  moutons  d'or.  —  (Doat, 
V.  86,  f»  280.) 

'  Cessit...  quemdam  librum  Psalterium  vocatum, 
in  pellibus  edinis  scriptum,  in  se  triginta  sexter- 
nos  continentem  interpostesque  seu  tabulas  argen- 
teas  seu  platis  argenteis  coopertas  &  ornatas,  liga- 


NoTE 
161 


Note 
i6i 


85: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
162 


laissa,  en  iSoç,  à  l'abbaye  un  certain  nom- 
bre d'objets  d'argent  dont  l'inventaire  fut 
dressé  la  même  année  par  l'abbé  de  Boul- 
bonne;  ces  objets  devaient  être  employés 
à  l'acquisition  de  rentes'.  En  i3l6,  le 
nombre  des  religieuses  de  Valnègre  fut 
fixé  à  quarante. 

VII.  Sanctimonde  de  Gaudin  suc- 
cède à  la  précédente  en  1819. 

VIII.  Gaillarde  d'Aure,  1321-1348. 

IX.  GÉRAUDE,  1897. 

X.  Braide  III,  1401. 

XI.  Marthe  Marline,  1432;  elle  con- 
sentit à  la  suppression  de  son  abbaye  &  à 
son  union  à  Boulbonne.  [A.  M.] 


NOTE  CLXII 

AJOUTÉE  PAR  LES   NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Saint-Papoul. 

L'ANCIENNE  abbaye  bénédictine  de  Saint- 
Papoul  fut  érigée  par  le  pape  Jean  XXII 
en  évêché  par  bulles  de  iSiy  &  i3i8.  Le 

tum  a  parteqiie  exteriori  signatum  decem  scutis 
ibidem  bornatis  &  sculptis  [Suit  la  description  de 
ces  armoiries  &  l'indication  des  offices  contenus  dans 
le  manuscrit).  —   Doat,  v.  85,  f"  174  r°. 

'  En  voici  les  articles  les  plus  curieux  : 

XX  scutellns  ponderis  triginta  marcharum. 

XIV  sciitellas  ponderis  sexaginta  marcharum. 

X  &  vni  Tpeùai  de  tal/iadors  ponderis  quinqua- 
ginta  quatuor  marcharum. 

im  petias  de  haers  ponderis  decem  &  octo  mar- 
charum. 

11  petias  de  haers  pro  aqua  ponderis  tredecim 
marcharum. 

XXIIii  petias  de  grasalets  ponderis  duodecim 
marcarum  minus  quatuor  uncias. 

XIII  tasas  ponderis  decem  &  novem  marcharum 
&  medii. 

I  cifum  cum  sohrccop  ponderis  quinque  marca- 
rum minus  quatuor  uncias. 

XXXVI  culhcrs  ponderis  trium  marcarum  minus 
duas  uncias. 

II  lampades  quas  dimisimus  sacristanae  pro  il- 
luminando  altare,  ponderis  quatuor  marcharum. 
—  (Doat  y.  85,  f"  317.) 


nouveau  diocèse,  pris  sur  l'ancien  dio- 
cèse de  Toulouse,  fut  en  majeure  partie 
composé  du  pays  de  Laurac;  Saint-Pa- 
poul, le  chef-lieu,  n'en  était  pas  de  beau- 
coup la  ville  la  plus  importante,  Castel- 
naudary,  chef-lieu  de  la  circonscription 
civile  &  administrative,  comptant  beau- 
coup plus  d'habitants.  La  seigneurie  de 
la  ville  cathédrale  appartenait  à  l'évé- 
que. 

Comme  dans  les  autres  abbayes  érigées 
en  évèchés  par  Jean  XXII,  le  chapitre  ca- 
thédral  de  Saint-Papoul  fut  d'abord  com- 
posé de  moines,  soumis  comme  auparavant 
à  la  règle  de  Saint-Benoît.  Rien  ne  fut 
changé  dans  son  organisation  intérieure  &, 
jusqu'au  seizième  siècle,  personne  ne  sem- 
ble en  avoir  senti  la  nécessité.  Mais,  à  cette 
époque,  le  relâchement  de  la  discipline,  la 
diminution  des  revenus,  qui  ne  permettait 
plus  d'entretenir  des  religieux  sans  for- 
tune personnelle,  amenèrent  i'évéque  De- 
nis de  Bar  &  son  chapitre  à  commencer 
de  concert,  en  i525,  les  démarches  néces- 
saires pour  la  sécularisation.  Il  adressa 
successivement  deux  suppliques  au  pape, 
suppliques  restées  d'ailleurs  inutiles,  & 
sa  mort,  arrivée  peu  après,  arrêta  toutes 
les  démarches.  Un  autre  évêque,  Bernard 
Salviati,  d'origine  italienne,  s'y  prit  autre- 
ment, &,  à  la  requête  de  son  chapitre,  ou- 
vrit une  enquête  de  commodo  &■  incommodo, 
qui  ne  fut  terminée  qu'en  i559,  date  de  sa 
présentation  au  procureur  royal  en  la  sé- 
néchaussée. Cette  enquête  constatait  l'in- 
curie des  moines,  leur  petit  nombre  qui 
les  forçait  à  recourir  à  des  prêtres  auxi- 
liaires pour  la  célébration  des  offices;  mal- 
gré l'augmentation  des  revenus  des  prieurés 
dépendants  de  la  mense  capitulaire,  aug- 
mentation due  à  la  cessation  momentanée 
des  guerres  locales,  il  devenait  impossible 
de  recruter  la  communauté,  &  l'inobser- 
vance des  règles  monastiques  ne  pouvait 
être  poussée  plus  loin. 

A  ce  moment  le  chapitre  avait  sept  offi- 
ciers :  le  prieur-mage,  première  dignité 
après  I'évéque,  le  préchantre,  le  caméiier, 
l'infirmier,  le  sacristain,  le  chef  d'œuvre, 
l'aumônier.  Les  revenus  de  la  mense  ne 
s'élevaient  plus  qu'à  soixante  livres;  les 
bâtiments  claustraux  tombaient  en  ruines. 


Note 
16» 


Note 
162 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


853 


il  n'y  avait  plus  de  jardin,  le  puits  était  une  bulle  du  i"  octobre  1670  la  prononça 

comblé,  &c.  définitivement. 

La  supplique,  dressée  à  la  suite  de  cette  Cet  acte  créait  douze  canonicats,  sous  la 
enquête  par  les  moines,  demandait  la  se-  direction  d'un  prévôt,  avec  quatre  prében- 
cularisation,  avec  un  prévôt,  un  chantre  diers  &  deux  prêtres  de  chœur;  la  prévôté 
&  treize  prébendes,  dont  une  à  l'évêque,  était  conférée  par  l'évêque;  les  canonicats 
deux  au  prévôt,  la  réunion  des  prieurés  à  tour  à  tour  par  lui  &  par  le  chapitre,  dans 
la  mense  capitulaire.  La  prévôté  &  la  chan-  l'ordre  suivant  :  première  prébende,  l'évê- 
trerie  seraient  à  l'élection  du  chapitre, 
qui  nommerait  en  outre  six  prébendes  in- 
férieurs chargés  du  chant.  Ce  fut  sur  ces 
bases  que  la  sécularisation  fut  demandée 
tant  au  pape  qu'au  roi  de  France;  auto- 
risée par  celui-ci  en  i562,  elle  allait  être  rais.  Quant  aux  autres  conditions  de  cette 
accordée  par  le  pape,  quand  la  mort  de  sécularisation,  elles  ne  présentent  rien  de 
Salviati  &  les  troubles  religieux,  qui  agi-  particulier  &  la  bulle  est  exactement  con- 
tèrent si  longtemps  le  pays,  vinrent  cou-  çue  dans  les  mêmes  termes  que  celles  qui 
per  court  aux  négociations,  qui  ne  furent  avaient  changé  l'état  des  autres  chapitres 
pas  reprises.  En  i565,  la  prise  de  la  ville  cathédraux  de  la  Province', 
par  les  réformés  &  la  dispersion  des  reli- 


NOTE 
162 


que;  deuxième,  le  prévôt;  troisième,  l'é- 
vêque; quatrième,  le  plus  ancien  cha- 
noine; cinquième,  l'évêque;  sixième,  le 
deuxième  chanoine;  septième,  l'évêque; 
huitième,  le  seigneur  de  Lanta  &  de  Fer- 


gieux  semblèrent    mettre   fin    à   tous   ces 
projets. 

Mais  les  causes  qui  avaient  rendu  la  sé- 
cularisation désirable  n'en  subsistaient  pas 
moins.  Aussi,  dès  i655,  en  fut-il  do  nou- 
veau question.  Abandonné  un  instant,  à 
cause  des  événements  politiques,  ce  nou- 
veau projet  fut  repris  en  1667,  &  le  12  mai 
1667,  un  brevet  royal  permit  de  faire 
toutes  les  démarches  nécessaires  en  cour 
de  Rome.  Le  roi  écrivit  même  au  pape",  & 

'  Très-Saint  Père,  plusieurs  bonnes  considéra- 
tions nous  ayant  conviés  de  consentir  &.  accorder 
la  sécularisation  de  l'église  cathédrale  &  chanoi- 
nes réguliers  de  Saint  Benoît  de  Saint-Papoul,  en 
notre  province  de  Languedoc,  &  comme  la  plus 
forte  &  principale  est  celle  de  la  gloire  de  Dieu, 
&  de  voir  que  par  cette  mutation  les  offices  divins 
seront  désormais  plus  dignement  célébrés  en  cette 
église;  nous  supplions,  Très-Saint  Père,  Vostre 
Sainteté,  par  celte  lettre,  d'avoir  aussi  agréable 
l'acte  de  la  sécularisation  pour  ladite  église  &  cha- 
noines. Et  comme  le  nombre  de  douze  religieux 
chanoines  dont  est  composé  ce  chapitre  n'est  p;)s 
suffisant  pour  y  célébrer  le  service  divin  avec  la 
dignité  qu'il  convient  dans  une  église  cathédrale, 
nous  avons  aussy  consenti  qu'immédiatement  après 
ladite  sécularisation  obtenue  de  Voire  Sainteté, 
lesdits  chanoines  ajoutent  pour  le  service  de  cette 
église  deux  prêtres  qui  entendent  le  plain-chant  & 
la  musique,  &  quatre  enfans  de  choeur,  qui  seront 
enseignés  &  gouvernés  tant  en  la  musique  que 
autres  choses  par  l'un  desdits  prêtres,  tel  qu'il  soit 


Dans  le  diocèse  de  Saint-Papoul,  il  n'y 
avait  aucune  abbaye;  mais  en  revanche, 
il  renfermait  un  des  établissements  reli- 
gieux les  plus  célèbres  du  Midi,  le  fameux 
prieuré  de  Prouille,  berceau  de  l'ordre  de 
Saint-Dominique'. 


choisi  par  l'évêque  &  chapitre,  &  lesquels  prêtres 
seront  institués  &  destitués  par  l'un  ou  par  l'autre, 
pourvu,  toutefois,  que  ledit  sieur  évêque  de  Saint- 
Papoul  consente  à  ladite  transaction.  Et  ce  fai- 
sant, Vostre  Sainteté  aura  agréable  d'en  octroyer 
&  faire  expédier  toutes  les  bulles  &  provisions 
apostoliques  nécessaires,  suivant  les  mémoires  8t 
supplications  qui  en  seront  présentés  à  Vostrs 
Sainteté  &  sur  ce  que  luy  en  dira  plus  particuUiè- 
rement  de  notre  part  notre  ambassadeur,  sur  lequel 
nous  nous  en  remettons.  Nous  prions  Dieu,  Très- 
Saint-Père,  TOUS  vouloir  longuement  81  heureuse- 
ment conserver  au  bon  règne  &  gouvernement  de 
la  Sainte  Église.  Escript  à  Saint  Germain  en  Laye, 
le  douzième  jour  de  may  mil  six  cent  soixante- 
sept.  Votre  dévot  fils  le  roy  de  France  &  de  Na- 
varre,   Lotis.  —  (^Collection   Je  Languedoc ,  v.   ^4, 

{•  43-) 

'  Tous  ces  détails  sont  tires  de  mémoires  ma- 
nuscrits avec  longues  pièces  justificaiives  commu - 
niques  aux  continuateurs  de  l'Histoire  de  D.  Vais- 
sete  ;  ils  sont  conservés  dans  le  tome  44  de  la 
Collection  Je  Languedoc,  à  la  Bibliothèque  natio- 
nale. 

'  Nous  avons  employé  pour  rédiger  cette  notice 
le  livre  du  P.  Percin,  Monumenta  conventus  Tholo- 
sani  Praedicatorum,  &   les  chartes  contenues   dans 


Note 
161 


854 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Dans  les  derniers  jours  de  juillet  1206, 
arrivèrent  à  Montpellier  Diego,  évêque 
d'Osma,  &  le  sous-prieur  de  sa  cathédrale, 
Dominique  ;  ils  venaient  de  remplir  en 
Danemark  une  mission  dont  les  avait  char- 
gés le  roi  d'Aragon,  &  se  préparaient  à  re- 
gagner l'Espagne.  A  Montpellier,  ils  ren- 
contrèrent les  trois  légats  apostoliques, 
Arnaud,  abbé  de  Cîteaux,  Pierre  de  Cas- 
telnau  &  Raoul,  qui  parcouraient  le  pays 
en  prêchant  contre  l'hérésie  albigeoise, 
alors  toute  puissante.  Séduits  par  l'idée  de 
prendre  part  à  cette  prédication,  Diego  & 
Dominique  suivirent  les  légats  &  parcou- 
rurent avec  eux  une  partie  du  bas  &  tout 
le  haut  Languedoc.  Mais  la  mort  de  Diego, 
arrivée  au  commencement  de  1207,  la  dis- 
persion des  légats,  appelés  ailleurs  par  des 
affaires  importantes,  laissèrent  bientôt 
Dominique  seul  dans  le  pays;  il  s'établit 
alors  dans  le  Lauragais,  aux  environs  de 
Fanjeaux,  &  y  continua  ses  prédications. 
Le  succès  110  tarda  pas  à  couronner  ses 
efforts;  par  la  prédication,  il  regagna  au 
catholicisme  une  partie  de  la  noblesse  des 
environs,  principalement  des  femmes,  & 
résolut  de  créer  un  ordre  particulier  qui 
se  consacrerait  à  la  prière  &  à  l'éducation. 
11  mit  promptement  cette  idée  à  exécution, 
&  dès  août  1207,  les  actes  mentionnent  la 
nouvelle  congrégation;  à  cette  époque,  elle 
n'était  pas  encore  définitivement  fixée  à 
Prouille;  une  partie  habitait  à  Fanjeaux  & 
une  autre  partie  à  Prouille  même;  c'est  ce 
que  prouve  l'acte  do  donation  de  l'église 
de  Limoux,  fait  en  1208  par  l'archevêque 
de  Narbonne.  Ces  premières  religieuses 
étaient  au  nombre  de  neuf,  toutes  femmes 
hérétiques,  originaires  de  Fanjeaux  &  con- 
verties par  saint  Dominique. 

Ces  commencements  étaient  bien  hum- 
bles pour  une  maison  qui  devint  plus  tard 
si  puissante.  La  règle  qui  fut  imposée  aux 
nouvelles  religieuses  comportait  les  trois 
vœux  de  chasteté,  obéissance  &  pauvreté; 
saint  Dominique  en  ajouta  un  quatrième 

le  tome  98  de  la  collection  Dont.  Une  partie  des 
archives  de  Prouille  a  été  retrouvée  dans  ces  der- 
niers temps  &  est  déposée  aujourd'hui  à  Carcas- 
sonne,  au  dépôt  de  la  préfecture;  malheureusement 
elles  sont  encore  dans  le  plus  grand  désordre. 


approprié  à  la  nature  du  couvent,  celui  de 
clôture;  la  règle,  qui  un  peu  plus  tard  fut 
imposée  aux  frères  prêcheurs,  était  imitée 
de  celle  de  Saint-Augustin.  Destinée  à  en- 
courager la  prédication  contre  les  héréti- 


NOTE 

1O2 


ques, 


la  nouvelle  maison  était  certaine- 


ment en  grand  danger,  mais  la  croisade 
arriva  fort  heureusement  avec  Simon  de 
Montfort  &  lui  permit  de  se  développer 
rapidement.  Le  nouveau  prince  du  pays 
ne  manqua  pas  de  lui  faire  des  largesses 
avec  les  biens  confisqués  sur  les  héré- 
tiques; le  i5  mai  1211,  il  lui  concède 
toutes  ses  possessions  à  Sauzens  &  une 
vigne  qui  avait  appartenu  à  Bertrand  de 
Saissac,  dans  le  terroir  de  Fanjeaux;  en 
juillet  1212,  il  ratifie  une  donation  de  son 
fidèle  Robert  Mauvoisin;  en  i2i3,  une 
autre  d'Hugues  de  Lascy,  nouveau  sei- 
gneur de  Laurac  &  de  Castelnaudary.  En 
1217,  il  la  prend  sous  sa  spéciale  protec- 
tion &  recommande  à  ses  sénéchaux  de  la 
préserver  de  toute  vexation.  Continuateur 
des  traditions  de  son  père,  Amauri  fait  en- 
core une  donation  en  1221  &  remet  à  l'ab- 
baye tous  ses  droits  sur  une  vigne  donnée 
par  Pierre  Isarn. 

Ces  largesses  des  comtes  de  Montfort 
eurent  pour  imitateurs  tous  les  chevaliers 
français  venus  à  leur  suite  dans  le  Midi, 
&  dotés  par  eux  des  dépouilles  des  vain- 
cus. Les  archives  de  Prouille  renfermaient 
nombre  d'actes  de  ces  personnages;  voici 
l'indication  des  principaux.  En  1211,  un 
certain  Frémis,  qui  se  dit  Francigena, 
donne  à  Dominique  une  partie  de  la  terre 
à  lui  assignée  par  Simon  de  Montfort; 
l'année  suivante,  Guillaume  des  Essarts 
{Francigena),  chevalier  &  seigneur  de  Vil- 
lesiscle,  donne  à  son  tour  une  séterée 
de  terre,  qui  avait  la  même  origine;  la 
même  année,  Enguerrand  de  Boves,  celui 
que  Simon  de  Montfort  avait  gratifié  d'une 
partie  du  comté  de  Foix,  cède  à  l'ab- 
baye un  moulin,  qu'il  venait  de  recons- 
truire, situé  près  de  Gramazie.  En  1214, 
le  nouveau  seigneur  de  Montréal  &  de 
Bram,  Alain  de  Rouci,  donne  un  Heu, 
sis  à  Bram,  pour  jardin,  aire  &  maison; 
enfin,  en  1216,  Pierre  de  Vit,  un  autre 
Français,  octroie  à  Noël,  i^rieur  du  mo- 
nastère, la  ville  de  la  RcJorte,  ])rès  Sainte- 


Note 
i6z 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


855 


Colombe-sur-Guette,    avec    droit   de   pà-  Déjà  renommé  pour  sa  sainteté  &  son 

ture  dans  le  Chercorbes;  tous  ces  biens  exacte  observance  des  règles  monastiques, 
avaient  été  jadis  possédés  par  le  vicomte  Prouille  recevait  en  même  temps  de  nom- 
de  Béziers;  cette  charte  fournit  donc  un  breuses  donations  personnelles j  nous  en- 
nouvel  exemple  des  concessions  territo-  tendons  par  là  l'acte  d'un  laïque  qui  se 
riaies  faites  par  les  conquérants.  Non  con-  donne  à  une  maison  religieuse  cor^js  & 
tant  de  disposer  des  biens  des  simples  âme,  qui  y  entre  en  qualité  de  donat, 
chevaliers,  Simon  de  Montfort,  pour  se  C'était  généralement  dans  les  années  qui 
faire  des  partisans,  aliénait  jusqu'à  l'an-  suivaient  leur  naissance  que  les  établisse- 
cien  domaine  privé  de  ses  prédécesseurs'.      ments  religieux  du  moyen  âge  recevaient 

le  plus  de  ces  offrandes.  Elles  étaient 
d'ordinaire  accompagnées  de  l'abandon 
des  biens  meubles,  quelquefois  immeu- 
bles, pour  en  jouir  tantôt  immédiatement, 
tantôt  seulement  après  la  mort  du  dona- 
teur. Un   de  ces   contrats,  celui   de  Ber- 


NOTE 
162 


'  21  avril  1216.  —  Notum  sit  omnibus  homi- 
nibus  haec  audientibus  sive  hanc  cartam  legeati- 
bus,  quod  ego  Petrus  de  Vit,  per  me  &  per  oranes 
successores  meos,  bono  animo  ac  spontanea  volun- 
tate,  motus  amore  Dei,  dono  &  trado  in  perpetuum 
pro  pura  eleemosina  Deo  &  Sanctae  Mariae  de  nard -Catholique  de  Barsa  (7  mai  I2I2), 
Prolano  &  loco  ipsius  &  priori  Natali  ejusdem  p^^te  que  si  le  donateur  &  ses  fils  veulent 
loci  &  Dominico  Oxomensi   canonico  &  cunctis      prendre    l'habit    monastique,    ils    devront 


fratribus  &  sororibus  praesentibus  &  futuris  ibi- 
dem manentibus  &  cunctis  aliis  locis  domui  Sanc- 
tae Mariae  de  Prolano  respondentibus  &  servien- 
tibus,  pro  anima  fratris  mei  Philippi  de  Vit,  ut 
Deus  dimittat  sibi  omnia  peccata  sua  si  placitum 
illi  fuerit,  videlicet  totam  villam  de  la  Redorta, 
quae  est  tub  Sancta  Columba  cum  omnibus  suis 
terminiis  &c...  &  cum  ista  praesenti  carta  in  bo- 
nam  &  firmam  possessionem  semper  valituram  lo- 


payer  cent  sous  de  Melgueil  &  promettre 
l'obéissance  la  plus  absolue;  moyennant 
ces  conditions,  ils  pourront  participer  aux 
prières  faites  par  la  congrégation.  On  peut 
voir  dans  le  volume  de  la  collection  Doat, 
plus  haut  indiqué,  d'autres  actes  analogues 
des  années  1207,  1211,  1212,  I2i3,  1218. 
Une  autre  source  de  richesses  pour  l'ab- 


cum  Sanctae    Mar.ae    de   Prolano    &    pr.orem    &       j^  ^j^jj   ,^3   bénéfices  dont  elle   pouvait 

fratrem    Dominicum    &   omnes    fratres    &   sorores  .  .  ,  >/     •»   1 

-,  n         j    T'  j  aiouter  les  revenus  a  sa  mense;  c  était  des 

praesentes  &  luturos  ego  Fetrus  de  Vit  praedictus,  '  •      ,        ,  \ 

j      •     ,  j    o  .  ,«  k.o  ™;..«  ,j  !..  i,.„j  ~  Q,  .         évêques  qu  elle  les  tenait,  les  éveciues,  a  ce 
dominus  de  C^uercorbes,  mitto  ad  babendum  &  te-  11  ?  1         ) 

nendum  &  semper  possidendum  ad  suam  volun-  moment  &  surtout  après  la  conquête  par 
tatem  semper  ibi  faciendam  pro  anima  fratris  mei  les  gens  du  Nord,  étant  les  Seuls  dispen- 
Philippi  de  Vit.  Et  ultra  haec  dono  in  perpetuum  sateurs  des  biens  ecclésiastiques.  Dè5  1207, 
fratribus  8c  sororibus  praesentibus  &  futuris  Sanc-  elle  reçut  de  l'archevèque  de  Narbonne 
tae  Mariae  de  Prolano  &  priori  ejusdem  loci  per  l'église  paroissiale  de  Saint-Martin  de  Li- 
totam  meam  terram  de  Quercorbes  paixivum  ani-  ^OUX;  cette  donation,  confirmée  successi- 
vement par  deux  légats,  en  1223,  par  Con- 
rad, cardinal-évéque  de  Porto,  en  1229, 
par  Romain,  cardinal  de  Saint-Ange,  donna 
lieu  à  de  longues  discussions  avec  l'abbayo 
voisine  de  Sainf-Hilaire,  qui  avait,  pa- 
raît-il, quel(|ucs  droits  sur  ce  bénéfice.  En 
tout  cas,  l'abbé  &  ses  religieux  s'y  pri- 
rent assez  mal  pour  faire  valoir  leurs  pré- 
tentions, justes  ou  non;  en  1218,  ils  en- 


malibus  suis,  &c...  &  ego  ac  mei  successores  eri- 
mus  semper  de  omnibus  praedictis  boni  guirentes 
de  omnibus  amparatoribus,  bona  fide  &  sine  omni 
dolo.  Haec  autem  omnia  praedicta  dono  &  trado 
in  perpetuum  &c...  Sanctae  Mariae  de  Prolano... 
&  pro  anima  fratris  mei  sicut  melius  habuit  & 
tenuit  vicecomes  Biterris  &  illi  periinuit  ac  perti- 
nere  debuit  aliquo  jure  seu  aliqua  ratione  sive 
voce  vel  consuetudine.  Et  ego  Naialis  prior  Sanc- 
tae Mariae  de  Prolano,  per  me,  &c...  recipio  ani- 

mam  fratris  vestri  PhU.ppi  de  V.t  &  vos  ipsum  ^ahircnt  l'église  &  ses  dépendances,  en 
Petrum  de  Vit  8c  aniecessores  vestros  m  omnibus 
orationibus  nostris,  8c  bonis  quae  ibi  fiunt  8c  sem- 
per fient.  Testes  hujus  rei  sunt  Bodovinus,  capel- 
lanus  de  Podio  Viridi,  Amelius  de  Lerano,  diaco- 
nus,  Gualerannus,  frater  domini  Pétri  de  Vit, 
Bernardus  Barba  Dixosas,  Raimundus  Bcrtranni 
Dixosas.  Fatta  carta  ista  undeciino  kalendas  maii, 


feria  quarla,  anno  ab  Incarnalione  Christi  mille- 
simo  ducenicsimo  decimo  sexto,  régnante  Philippo 
rege  Francorum.  Arnaldus  Sancii  de  Lauraco  scrlp- 
tor  publicus  de  Fanojovis  in  Castro  de  Podio 
Viridio   scripslt.  — (Doat,    v.  98,  f"  l'i  y".) 


Note 
162 


856 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


chassèrent  les  moines  de  Prouille  &  s'y 
installèrent  à  leur  place.  L'archevêque  de 
Narbonae  fit  rétablir  les  choses  dans  leur 
ancien  état;  mais  les  dissensions  recom- 
mencèrent, moins  brutalement  il  faut  l'es- 
pérer, &  une  sentence  donna  gain  de 
cause  à  Prouille  en  1222.  Non  contentes 
de  ce  premier  succès,  les  religieuses  de  ce 
dernier  couvent  voulurent  se  soumettre 
l'abbaye  même  de  Saint-Hilaire;  de  là  de 
nouvelles  disputes,  qui  durèrent  encore 
deux  ans  &  ne  furent  définitivement  arrê- 
tées qu'en  1224  (v.  st.);  R-,  abbé  de  Saint- 
Polycarpe,  &  Isarn  d'Aragon,  archidiacre 
de  Carcassonne,  arbitres  élus  par  les  deux 
parties,  maintinrent  aux  dominicaines  la 
possession  de  l'église  de  Saint-Martin,  mais 
repoussèrent  toutes  leurs  autres  préten- 
tions. Cette  dernière  sentence  fut  confir- 
mée, le  25  mai  1282,  par  Grégoire  IX.  La 
possession  de  cette  église  de  Limoux  don- 
nait aux  dominicaines  une  certaine  supré- 
matie sur  cette  ville  &  ses  environs;  en 
1234,  leur  consentement  fut  nécessaire 
pour  permettre  aux  trinitaires  de  cette 
ville  la  construction  d'un  oratoire  ;  ces 
religieux  s'engagèrent  à  respecter  tous  les 
droits  tant  spirituels  que  temporels  de 
Saint-Martin,  ne  purent  avoir  que  deux 
cloches  &  un  autel  portatif,  &  promirent 
de  donner  une  partie  des  dépouilles  des 
paroissiens  enterrés  dans  leur  chapelle'. 

'  Cette  interdiction  de  construire  des  oratoires 
ou  .Tutres  bâtiments  religieux  auprès  de  Saint- 
Martin  de  Limoux  fut  renouvelée  par  Clément  IV 
par  la   Bulle  suivante,  datée  du  11   octobre  1266  : 

Clemens  episcopus  servus  servorum  Dei,  dilectis 
in  Christo  filiabus  priorissae  &  conventui  monia- 
lium  inclusarum  monasterii  Beatae  Mariae  de  Pru- 
liano,  ordinis  Sancti  Augustin  1,  Tholosanae  dioce- 
sis,  s;ilutem  8c  apostolicam  benedictionem.  Paci  & 
tranquillitati  vestrae  paterna  volentes  in  posterum 
sollicitudine  providere  auctoritate  praesencium  dis- 
trictius  inhibemus,  ut  infra  fines  parrochlae  par- 
rochialis  ecclestae  Sancti  Martini  de  Limoso  Nar- 
bonensis  diocesis,  quam  per  annos  quinquaginta 
in  usus  proprios  obtinuistis,  ut  asseritis  &  etiam 
obttnetis,  nullus  cujuscumque  prcfessionis  vel  dig- 
nitatis  audeat  in  vestrum  praejvidicium  capellam 
seu  oratorium  sine  vestro  consensu  edificare  de 
novo,  non  obstantibus  aliquibus  apostolicis  litteris 
concessis  vel  concedendis  aliquibus  locis  religio- 
sis  vel  domibus,  de  construendis  taliter  oratoriis 


Non  moins  généreux  que  l'archevêque 
de  Narbonne,  les  évêques  de  Toulouse  se 
plurent  à  assurer  les  moyens  d'existence 
du  couvent. 

Dès  121 1,  le  célèbre  Foulques,  du  con- 
sentement du  prévôt  de  la  cathédrale  de 
Saint-Etienne,  lui  cédait  l'église  parois- 
siale de  Bram,  à  condition  d'y  célébrer 
exactement  le  service  divin;  cette  dona- 
tion fut  confirmée  par  son  successeur  R., 
évêque  de  Toulouse,  en  1234.  Le  même 
Foulques,  en  i23o,  fit  encore  donation 
de  l'église  de  Notre-Dame  de  Fanjeaux, 
conformément  à  la  licence  dont  jouissent  les 
évèques,  d'après  les  canons,  de  faire  des  lar- 
gesses aux  monastères  fondés  par  eux;  cette 
phrase  prouve  que  ce  prélat  se  considérait 
un  peu  comme  l'un  des  fondateurs  de  l'ab- 
baye; il  l'avait  au  moins  protégée  dès  l'ori- 
gine. 

Cette  donation  fut  confirmée,  en  1261, 
par  R.,  évêque  de  Toulouse,  en  i23i,  par 
Grégoire  IX,  en  i25o,  par  Innocent  IV,  & 
en  1257,  par  Alexandre  IV. 

Le  25  avril  1265,  nouvelle  donation  par 
Raimond,  évêque  de  Toulouse,  de  l'église 
de  Saint-Sernin  de  l'Ile,  près  Fanjeaux, 
donation  confirmée  l'année  suivante  par 
Clément  IV. 

A  la  protection  de  ces  évêques  ajoutons 
celle  des  papes  qui  ne  pouvait  manquer  à 
un  établissement  aussi  important  pour  la 
restauration  du  catholicisme  dans  le  midi 
de  la  France.  Dominique,  lors  d'un  voyage 
qu'il  fit  à  Rome,  en  1214,  obtint  une  pre- 
mière bulle  d'Innocent  III,  par  laquelle 
ce  pontife  assurait  à  Prouille  la  jouissance 
de  ses  biens  &  la  confirmation  de  ses  pri- 

vel  capellis  nisi  eaedem  concessae  de  inhibitione 
hujusmodl  3c  ordine  ac  monasterio  vestris  expres- 
sam  8c  specialem  mentionem  fecerint  8c  per  quas 
possit  huic  graciae  quomodolibet  derogari.  Nos 
enhn  decernimus  irritum  8c  inane,  si  secus  contra 
inhibliionem  ipsam  a  quoquam  fuerit  attempta- 
tum.  NuUi  ergo  omnino  hominura  liceat  hanc 
paginam  nostrae  inhibitionis  8c  constitutionis  in- 
fringere  vel  ei  ausu  temerario  contraire.  Si  quis 
autem  hoc  attemptare  praesumpserit,  indignatio- 
nem  omnipotentis  Del  8c  beatorum  Pétri  Se  Pauli 
apostolorum  ejus  se  novent  incursurum.  Datum 
Viterbii,  quinto  idus  octobris,  Pontificatus  nostri 
anno  secundo.  —  (Doat,  v.  98,  f"  i3i.) 


Note 
162 


NOTB 

i6i 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


857 


V  Y 


viléges  ;  elle   est  du  8   octobre   1214.   En  virent   imitèrent   cet   exemple;    en    1257, 

1217,  la  règle  fut  définitivement  établie,  Alexandre  IV  décide  que  ni  les  religieuses 

le  pape  plaça   le  monastère  sous  la  pro-  ni  leur  procureur  ne  pourront  être  cités 

tection   spéciale    de    l'évéque    d'Albi,    &,  en  justice  en  dehors  du  diocèse;  en  1273, 

dès  l'année  suivante,  il  fit  venir  huit  des  Grégoire    X    ordonne    à    l'archevêque    de 

sœurs   à    Rome   pour   imposer   le   nouvel  Narbonne  de  protéger  tout  spécialement 

institut  aux  religieuses  qu'il   avait  établi  le  couvent  &  de  lui  faire  restituer  les  do- 

à  Saint-Sixte.   En   1238,  la  direction  spi-  maines  qui  lui  avaient  été  ravis;  le  même 

rituelle  des  sœurs  fut  confiée  exclusive-  met,  en  1274,  ses  privilèges  sous  la  garde 

ment  aux   seuls  frères  de  Saint-Domini-  de  l'évéque  de  Toulouse;  enfin,  en  1281, 

que;  en  1249,  Innocent  IV  leur  accorda  Martin  IV  commet  de  nouveau  ce  soin  à 

une   nouvelle  bulle  portant  confirmation  l'abbé  de  Saint-Aphrodise. 

de  leurs  constitutions '.  Les  papes  qui  sui-  Successeurs  des  Montfort  dans  le  midi 

de  la  France,  les  rois  de  France  couvri- 

'  27  aTril  1249.  —  Innbcentius  episcopiis  servus  rent  l'abbaye  de  Prouille  d'une  protection 

serYOrum  Dei,  dilectis  in  Christo  filiabus   prioris-  constante;    dès   aOÛt    I226,    encore    OCCUpé 

sae    &   conventui   monasterii  de  Pruliano,  ordinil  au    siége    d'Avignon,  Louis  VIII    mandait  à 

Sancti  Aiigustini,  Tholosanae  diocesis,  saliitem  &  jon  lieutenant,  Eudes  Lecoq,  de  la  main- 


NOTE 
162 


apostolicam  benedictionem.  Apostolicae  sedis  be- 
nignitas  prudentes  virgines,  qiiae  se  parant  accensis 
lampadibiis  obriam  ire  sponso,  tanto  propensiori 
débet  studio  proseqtii  charitatis,  quanto  majori 
propter  fragiliiatem  sexus  indigere  sufragio  dig- 
noscuntur.  Cum  igitur  tient  ex  parte  restra  fuit 
propositum  coram  nobis,  vos  inclusae  corpore  in 
castris  clausiralibus  mente  tamen  libéra  dévoie 
Domino  famulantes  de  institutionibus  ordinis  fra- 
trum  Praedicatorum  illas  quac  vobis  competunt 
laudabiliter  hactenus  duxeritis  observandas  &  co- 
mitti  magistro  8c  priori  provincial!  provinciae 
ipsius  ordinis  affectetis,  nos  pium  vestrum  pro- 
positum in  Domino  commendantes,  devotionis  ves- 
trae  precibus  inclinati,  vos  &  monasterium  ves- 
trum aucthoritate  praesentiiim  magistro  &  priori 
committimussupradictis,  eadem  aucthoritaie  nihil- 
ominus  statuentes,  ut  sub  magisterio  &  docirina 
magistri  &  prioris  provincialis  provinciae, .qui  pro 
tempore  fuerint,  debeaiis  de  caetcro  permanere, 
illis  gaudentes  privilegiis,  quae  ordini  praedicto 
ab  Apostolica  sede  concessa  sunt  vel  in  posterum 
concedentur;  ipiique  magister  &  prior  contraria 
consuetudine  ipsius  ordinis  nonobstanie  anima- 
rum  vestrarum  sollicitudinem  gerenies  &  curam, 
ac  vobis  de  institutionibus  ejusdem  ordinis  illas 
quae  vobis  competunt  exhibentes  monasterio  ves- 
tro  per  se  vel  alios  fratres  ipsius  ordinis,  quos 
ad  hoc  idoneos  viderint,  quoties  expedierit,  offi- 
cium  visiiationis  impendant,  corrigcndo  &  refor- 
mando  ibidem  lam  in  capite  quam  in  membris, 
quae  correciionis  &  reformationis  officio  viderint 
indigere,  nihilominus  instituant  &  destituant, 
mittant  &  ordinent,  prout  secundum  Denm  no- 
verint  expedire,  confessiones  vestras  audiant  & 
ministrent  vobis  ecclesiasiica  sacramenta;  ad  haec 
liceat  vobis  redditus  &  possessiones  recipere  ac  ea 
libère   retinere,   nonobstante   contraria   consuetu- 


tenir  dans  la  possession  des  biens  que  lui 
avaient  donnés  Simon  &  Amauri,  &  de 
lui  faire  restituer  ceux  de  ces  biens  dont 
elle  aurait  été  dépouillée;  saint  Louis  re- 
nouvela cet  ordre  en  1258  &  en  étendit 
les  effets  à  toutes  les  possessions  passées, 
présentes   &   futures  de   la  congrégation. 

Le  frère  de  ce  roi,  Alphonse  de  Poitiers, 
suivit  cet  exemple,  &  Prouille,  dont  les 
possessions  étaient  situées  en  partie  dans 
les  États  de  ce  prince,  n'eut  qu'à  se  louer 
de  sa  générosité.  En  1261,  elle  en  reçut  un 
revenu  de  dix  livres  de  Toulouse,  assis  sur 
les  montagnes  de  Saissac;  en  1269,  elle 
obtint  une  confirmation  générale  de  ses 
biens  &  seize  séterées  de  terre  à  prendre 
dans  la  forêt  de  Valeriae.  Enfin,  en  i3oo, 
le  roi  Philippe  IV  plaça  Prouille  sous  la 
sauvegarde  &  la  protection  royale. 

Malgré  toutes  ces  donations,  malgré  ces 
privilèges,  l'abbaye  n'en  était  pas  plus  ri- 
che, &  il  lui  était  impossible  d'acquitter 
les  contributions  prélevées  sur  les  ecclé- 
siastiques du  royaume.  En  1256,  Alexan- 

dine  vel  statuto  ipsius  ordinis,  confirmatione  sedis 
Apostolicae  vel  quacumque  firmitate  alia  roboratis. 
Nulli  crgo  omnino  hominum  liceat  haiic  paginam 
nostrae  commissionis  &  constitutionis  infringere 
vel  ei  ausu  temerario  contraire.  Si  quisautem  hoc 
atiemptare  praesumpserit,  indignationem  omni- 
potentis  Dei  &  beatorum  Pétri  &  Pauli  apostolo- 
rum  ejus  se  noverit  incursurum.  Datum  Lugduni, 
quinto  kalendas  maii,  pontifîcaïus  nostri  anno 
sexto.  —  (Doat,  v.  98,  t°  89.) 


Note 
162 


858 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


dre  IV  l'exempte  de  toutes  les  impositions 
levées  dans  la  Province  par  l'archevêque 
de  Narbonne;  cette  exemption  est  motivée 
par  l'exiguité  des  ressources  du  monastère; 
en  1267,  Clément  IV  l'affranchit  du  dé- 
cime levé  sur  le  clergé  de  France  pour  le 
secours  de  la  Terre-Sainte;  en  1273,  Gré- 
goire X  accorde  un  privilège  analogue; 
enfin,  en  1285,  Honorius  IV  écrivit  à  ce 
sujet  au  roi  de  France  une  lettre  très- 
pressante.  On  peut  voir  en  note  cette  der- 
nière bulle'. 

'  17  juin  1285.  —  Honorius  episcopus  servus 
servorura  Dei,  carissimo  in  Christo  filio  régi  Fran- 
ciae  illustrl  salutem  &apostolicam  benedictionem. 
Considérantes,  fili  carissime,  quod  clara  progeni- 
torura  tuorum  vestigia  laudabiliter  imitaris,  per- 
sonas  Christi  obsequlo  deputatas  benigno  favore 
prosequeris,  te  ipsis  benivolum  &  propitium  exhi- 
bendo,  Celsitudinem  regiam  confidenter  pro  illis 
nostris  precibus  excitamus,  sperantes  quod  eis 
tanto  promptius  acquiesces,  qiianto  propensius  in 
his,  quae  superni  Régis  accepta  sunt  oculis  delec- 
taris.  Ex  parte  siquidem  dilectarum  in  Christo 
filiarum  priorissae  &  conventus  sororum  inclusa- 
rum  monasterii  Beatae  Mariae  de  Pruliano,  ordinis 
Sancti  Augustini,  Tholosanae  diocesis,  secundura 
instituta  fratrum  ordinis  Praedicatorura  viventiura 
propositum  extitit  coram  nobis,quod  felicis  recor- 
dationis  Cleraens  papa  praedecessor  noster  néces- 
sitâtes ipsarum  non  modicas  pia  meditatione  reco- 
gitans,  eas  a  praestatione  decimae,  quam  Apostolica 
sedes  inclitae  memoriae  L.  patri  tuo  pro  subsidio 
Terrae  Sanctae  concessit,  duxit  inisericorditer  exi- 
tnendas.  Piae  quoque  memoriae  G.  papa  deciraus 
praeflecessor  noster  universis  priorissis  &  conven- 
tibus  monasteriorum  praedicti  ordinis  Sancti  Au- 
gustin! secundum  instituta  praedicta  viventibus 
bénigne  indulxit,  ut  ad  solutionem  decimae  per 
eum  subventioni  ejusdem  Terrae  concessae  in  con- 
cilio  Lugdunensi  minime  tenerentur.  Quare  prio- 
rissa  &  conventus  praedictae  nobis  humiliter 
supplicarunt  ut  statui  compatientes  earum  a 
praestatione  decimae  tibi  a  felicis  recordationis 
Martino  papa  praedecessore  nostro  pro  negotio 
Aragoniae  prosequendo  concessae  ipsas  reddere  dig- 
naremur  exemptas.  Nos  autem  sollicite  attenden- 
tes ,  quod  magnitudinl  regiae  jus  est  in  eadein 
décima  per  factam  tibi  concessionem  hujusmodi 
acquisitum,  priorissam  &  conventum  praefaïas  ad 
te  decrevimus  remittendas;  regalem  itaque  magni- 
ficentiam  pietatis  intuitu  rogandam  duximus  & 
hortandam,  quatinus  pro  divina  Se  Apostolicae  se- 
dis  reverentia  praedictas  priorissam  &  conventum 
'•ib.ns  benignius  commendatas,  pensatis  neccssi- 


Au  quatorzième  siècle,  l'histoire  de  la 
congrégation  devient  tout  à  fait  obscure; 
elle  paraît  avoir  beaucoup  souffert  des 
guerres  &  des  fléaux  de  toute  espèce  qui 
ravagèrent  le  Languedoc  à  cette  époque; 
mais  les  chartes  font  défaut  &  il  est  diffi- 
cile de  savoir  à  quoi  s'en  tenir.  Toutefois, 
deux  documents  que  nous  publions  en 
note  montrent  que,  dans  leurs  rapports 
avec  l'autorité  royale,  dont  ils  étaient 
pourtant  les  protégés,  les  agents  du  mo- 
nastère ne  se  conduisaient  pas  toujours 
avec  la  modération  désirable.  Le  premier 
acte",  lettre  de  rémission  accordée  par  le 


tatibus  earumdem  circa  praedictam  decimam,  in 
quantum  eas  contingere  noscitur,  sic  bénigne  agas 
&  gratiose  cum  eis,  quod  ipsarum  compatiens  pau- 
pertati  proinde  illum,  qui  extitit  simul  in  unum 
dives  &  pauper,  tibi  constituas  magis  ac  magis 
propositum  8t  benignum,  ac  eaedem  priorissa 
&  conventus  divina  quibus  immorantur  obsequia 
coramodius  prosequantur,  nosque  munificentiara 
regiam  dignis  exinde  in  Domino  laudibus  atiolla- 
raus.  Datum  Romae  apud  Sanctum  Petrum,  decimo 
quinto  kalendas  julii,  pontificatus  nostri  anno 
primo.  —  (Doat,  v.  98,  f°  lyS.) 

'  1''''  mars  1 365  (v.  st.).  —  Ludovicus,  régis  quon- 
dam  Francorum  filius,  domini  nostri  Régis  germa- 
nus  ejusque  locumtenens  in  partibus  Occitanie, 
dux  Andegavie,  comesque  Cenomanensis,  notum 
facimus  universis  tam  presentibus  quam  futuris, 
nobis  pro  parte  prioris  &  procuratoris  monasterii 
Prulliani  significatum  extitisse,  super  eo  quod 
cum  prior  &  procurator  aliique  ministri,  officia- 
les  &  servitores  monasterii  Pruliani  accusentur  in 
curia  senescalli  Carcassone,  super  eo  quod,  cum 
Petrus  Oti,  domicellus,  capitaneus  fuisset  institu- 
tus  in  loco  seu  fortalitia  de  Fenolheto,  sub  alta 
jurisdictione  in  solidum  dicti  domini  nostri  Régis 
&  sub  bassa  jurisdictione  dicti  monasterii  per 
castellanum  Montisregalis  seu  ejus  locumtenen- 
tem,  virtute  litterarum  curie  dicti  senescalli  in 
quibus  erant  inserte  litere  quedam  nostre  &  ut 
capitaneus  receptus  per  illos  qui  tune  in  dicto 
loco  de  Fenolheto  existebant,  nomine  dicti  mo- 
nasterii, nihilominus  nocte  illius  diei  qua  dictus 
Petrus  Oti  fuit  capitaneus  institutus,  vcnerint  in 
dicto  loco  prior  81  procurator  Pruliani  cum  vi- 
ginti  sex  &  ultra  de  conversis  dicti  monasterii  & 
nonnuUis  nliis  cum  armis  8c  dictum  capitaneum 
&  duos  vel  très  alios  de  sua  comitiva  aut  armata 
infra  dictusn  fortalicium  intrando  per  hostium, 
cujus  fortalicii  claves  dictus  capitaneus  noviter 
institutus  nomine  Régis  in  dicto  loco  de  Fenolheto 


Note 
162 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


859 


lieutenant  général  du  roi  en  Languedoc,      prieur  &  procureur  de   Prouille  prenant 


Note 

162 


Louis,    duc    d'Anjou,    nous    montre    les 

grato  &  liberali  animo  tradiderat  custodiendas 
grangerio  ejusdem  loci  de  Fenolheto  pro  dicto 
monasterio,  invaserunt,  percusseriint  &  vulnera- 
verunt  &  de  dicto  fortalicio  per  vim  ejecerimt  seu 
expulcrunt  cura  ejus  bonis  &  comitlva  &  alias 
diverïimode  in  premissis  &  circa  premissa  delin- 
querunt,  propter  quod  curia  senescalli  Carcasson- 
nensis  magnas  super  hoc  fieri  fecit  informatio- 
nes,  vigore  quarum  vocatis  priore  &  procuratore 
dicti  monasterii  ad  jura  curie  dicti  senescalli 
oportuit  dictum  inonasterium  per  sindicum  seu 
procuratorem  ad  hoc  légitime  institutum  gagiare 
emendam  in  curia  senescalli  memorati,  &.  super 
predictis  diversos  processus  fecit  sive  egit,  super 
quibus  prefati  prior  &  procurator  pro  se  &  aliis 
ministris,  officiariis  &  servitoribus  dicti  monaste- 
rii piam  supplicationem  nobis  duxerunt  proro- 
gandam,  ut  cum  eisdem  super  premissis  vellemus 
misericorditer  dispensare.  Nosque  attendentes  de- 
TOtionem  &  tinceram  dilectionem,  quam  sollicite 
bone  memorie  dominus  progenitor  noster  habuit, 
atque  dictuj  dominus  noster  rex  &  nos  habemus 
erga  dictum  monasterium,  fratrumque  &  sororum 
ejusdem  orationem,  premissis  attentis  &  conside- 
ratis,  bono  compatientes  affectu,  super  premissis 
Tolentes  dictis  priori,  procuratori  &  aliis  minis- 
tris, officiariis  &  servitoribus  dicti  monasterii 
gratiam  facere  specialem,  factum  predictum  & 
quicquid  ex  eo  sequutum  extitit  omnemque  pe- 
nam  &  emendam  criminalem  &  civilem,  quam 
premissorum  occasions  erga  dictum  dominum  nos- 
trum  Regem  seu  nos  potuerunt  quovismodo  incur- 
risse,  eisdem  sororibus,  priori,  procuratori,  mi- 
nistris, officiariis  &  servitoribus  dicti  monasterii 
&  ipsi  monasterio,  etiamsi  in  pr»dictis  &  circa 
predicta  gravius  commiserint,  remisimus  &  quit- 
tavimus,  remittimusqiie  &  quittamus  per  présentes 
de  nostris  certa  scientia  authoritateque  regia  qua 
fungimur  in    hac   parte   &  gratia    speciali.  Quos- 

cumque  vero  processus  &c annullamns  &  ipsos 

ad  eorum  bonam  famnm,  la  rem  &domicilium  atque 
bona  sua  undecumque  propier  hoc  occupata  aut 
impedita  reducimus  &  restituimus  integraliter  & 
ad  plénum,  salvo  jure  partis  civilis  dumtaxat,  si 
&  quando  voluerit  contra  dictos  priorem,  pro- 
curatorem &c....  experiri,  procuratori  regio  super 
his  perpetuum  silentium  imponendo,  senescallo  & 
thesaurario  Carcassonensi  ceterisque  jusiitiariis  8c 
officiariis  regiis  ejusdem  senescallie  vel  eorum  lo- 
catenentibus  &  eorum    cuilibet  mandantes,    qua- 

tinus   sorores,    priorem,   &c dicti    monasterii 

nostra  presenti  gratia  uti  faciant  &  gaudere.  Et 
ut  premissa  perpétue  stabiliiatis  robur  obtineant, 
présentes  literas  sigilli  secreti   nostri  appensione, 


les  armes  contre  un  officier  royal,  le  capi- 
taine du  lieu  de  Fenouillet,  dont  Prouille 
possédait  la  basse  justice,  abusant  de  la 
confiance  de  cet  officier  &  l'expulsant  de 
la  forteresse  qu'il  devait  garder.  L'autre 
texte,  plus   récent  de  quelques  années", 

nostro   magno  sigillo  absente,  munimine   fecimus 

roborari,   &c Datum   Carcassonne,   prima   die 

martii,  anno  Domini  raillesimo  trecentesimo  sexa- 
gesimo  quinto.  —  (Doat,  v.  98,  f°  225.) 

'  Février  1872  (v.  st.).  —  Ludovicus,  régis  quon- 
dam  Francorum  filius,  domini  mei  régis  germanus 
ejusque  locumtenens  in  partibus  Occitanis,  dux 
Andegavensis  &  Turonensis  comesque  Cenomanen- 
sis.  Regalis  clementia  nos  admonet  gratiose  agere 
cum  viris  religiosis,  dum  per  inadvertentiam  vel 
alias  in  aliquo  deliquerint  de  nostra  gratia  &  li- 
bertate  sentiant  se  adjutos,  ut  melius  &  ferventius 
circa  divina  seryicia  vacare  valeant  atque  possint. 
Notum  igitur  facimus  universis  tam  praesentibus 
quam  futuris  nobis  pro  parte  prioris  &  priorissae 
ac  sindici  monasterii  Beatae  Mariac  de  Proliano, 
judicaturae  Lauraguesii,  expositum  fuisse,  quod 
cum  lempore  jam  elapso  frater  Bernardus  de  Ho- 
nosio,  commissarius  &  procurator  dicti  monasterii 
ivisset  &  accessisset  cum  aliis  tribus  conversis  ejus- 
dem monasterii  ad  locum  de  Cassanea,  &  dum 
fuit  ad  dictum  locum  ipse  maliciose  quendam  la- 
pidera, ubi  signum  Se  arma  dicti  domini  mei  & 
flores  lilii  erant  sculpta  &  affixa  in  turre  dicti 
loci  a  parte  Circi  amovit  de  loco  ubi  erant  appo- 
sitae  &  ex  post  fecit  seu  fieri  fecit  très  flores  lilii 
in  una  petra,  cura  signo  raonasterii  Proliani,  una 
cum  uno  scuto  albo  ibidem  facto  in  dicta  petra  & 
turri  reponi  fecit.  Et  etiam  cum  duo  servientes 
regii  judicaturae  Lauraguesii  pridem  de  nocte  seu 
hora  tarda  magistrum  Vitalem  notarium  dicti  mo- 
nasterii cepissent  prope  locum  de  Podio  Siurano 
8c  cum  nisi  fuissent  in  carceribus  ducere.  ipseque 
frater  Bernardus  de  Honosio  homo  simplex  &  more 
laicus  una  cum  uno  alio  fratre  ifui  erat  cum  eo  & 
cui  videbatur  quod  servientes  praedicti  cnpiebant 
dictum  notarium  hora  tarda  &  suspecta  eisdem  ser- 
vientibus  abstulit,  &  tantum  fecit  quod  dictus  no- 
tarius  a  manibus  dictorum  servientium  maliciose 
evasit.  Pro  quibus  factis  dictus  frater  Bernardus 
fuit  per  officiales  regios  accusatus  &  de  istis  eau- 
sis  monasterium  praedictum  multas  sustinuit  ex- 
pensas  &  dubitat  imposterum  majores  sustinere, 
vcxarique  molestari  ac  laboribus  &  expensis  f.nti- 
gari,  nisi  per  nos  eisdem  provideretur  de  remedio 
gratioso;  quare  nobis  humiliter  supplicant,  ut 
jamdictis  monasterio  &  fratri  Bernardo  &  ejus 
tonsortibus  ob  favorem  monasterii   praedicti  gra- 


Note 
i6i 


860 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


n'est  pas  moins  intéressant;  c'est  le  récit 
d'un  crime  de  lèse-majesté,  commis  par  les 
mêmes  agents  qui  osent,  sur  une  pierre, 
remplacer  par  les  armes  de  Prouille  les 
armes  royales  qui  y  étaient  gravées,  crime 
énorme  à  l'époque  &  qui  pouvait  entraî- 
ner les  suites  les  plus  graves;  le  même 
prince  accorda  encore  une  lettre  de  ré- 
mission; inutile  d'ajouter  que  ces  grâces 
apparentes  n'étaient  jamais  accordées  sans 
conditions,  principalement  pécuniaires. 

Au  dix-huitième  siècle,  Prouille  fut  le 
théâtre  d'une  tentative  de  réforme  qui 
semble  n'avoir  pas  abouti.  Les  bâtiments 
claustraux    avaient    été    détruits    par    un 


tiam  nostrnm  impertiri  dignaremur.  Nos  eniin  eo- 
rumdem  supplicationi  favorabiliter  annuentes,  de 
nostris  certa  scientia  authoritateque  regia  qua 
fungimur  in  hac  parte  &  gracia  speciali  factiim 
praedictum  ciim  omni  poena  &  einenda  corporali, 
criminali  &  civili,  qiiam  seu  quas  erga  dictiim  do- 
minum  nostrum  seu  nos  incurrerunt  seu  incurrisse 
potiierunt  quoquomodo  occasione  prnemissorum , 
remisimus  &  quittavimus  &  adhiic  remittimus  8c 
quittamus  per  praesentes,  processus,  informationes 
&  inquestas  contra  ipsum  fratrem  Eernardum  seu 
contra  dictum  raonasterium  in  qiiocumque  statu 
8c  cujuscumque  tenoris  existant  qualitercuinqtie 
factas  penitus  anullando,  irritando  8c  cassando, 
procuratorique  8c  advocato  regiis  8c  aliis  officia- 
libus  quibuscuTnque  silentium  perpetuum  impo- 
nendo,  senescallis  Tholosae  8c  Carcassonnae,  judi- 
cique  Lauraguesii  8c  procuratori  regio,  caeterisque 
justitiariis  8c  officiariis  dictl  domini  mei  8c  nostris 
praesentibus  8c  futuris  8c  eorum  cuilibet,  prout  ad 
eum  pertinuerit,  vel  eorura  locatenentibus  dantes 
tenore  praesentium  in  mandatis  quatenus  dictes 
Bernardum  8c  ejus  consortes,  monasterium  atque 
sindiciim  praedictos  nostra  praesenti  gratia  8c  re- 
nissione  uti  8c  gaiidere  faciant  8c  permittant  ip- 
sumque  in  cor^trarium  nullatenus  impediant, 
vexent  aut  molestent  in  corpore  sive  bonis,  aut 
impediri ,  vexari  aut  molestari  per  aliquem  per- 
mittant, directo  Tel  indirecto  aut  aliquo  ingenio, 
sub  umbra  subreptionis  vel  obreptionis  aut  alia 
via  quavis;  sed  si  quid  in  contrarium  factiim  fue- 
rit,  id  ad  statum  pristinum  reducant  seu  reduci 
faciant  indilate,  libère  8cc.  Quod  ut  firmum  8c 
stabile  permaneat  in  futurum,  sigillum  nostrum 
in  absentia  magni  praesentibus  litteris  diiximiis 
apponendum,  salvo  in  aliis  jure  regio  8c  in  om- 
nibus quolibet  alieno.  Datum  Carcassonae,  anno 
Domini  millesimo  trecentesimo  septuagesimo  se- 
cundo, mense  februarii.  —  (Doat,  v.  98,  {"  229.) 


grand  incendie  en  171 5;  en  1754  la  prieure, 
Françoise  de  Bellegarde,  résolut  de  les 
relever  &  obtint  pour  ses  plans  l'appro- 
bation d'Antonin  Brémond,  supérieur  de 
l'ordre  des  dominicains.  Pour  y  attirer  des 
novices  on  décida  qu'on  n'exigerait  pas 
de  dot  des  religieuses  qui  y  entreraient; 
les  nouveaux  bâtiments  furent  commencés 
en  1767.  Tout  cela  se  faisait  avec  l'appro- 
bation du  roi  &  sous  sa  surveillance  ;  en 
1768  &  1769,  on  le  voit  essayant  d'im- 
poser aux  religieuses  l'obligation  de  tenir 
un  pensionnat  de  filles  nobles  pauvres; 
Louis  XV  aurait  voulu  en  faire  une  espèce 
de  Saint-Cyr  du  midi.  Les  religieuses  ob- 
jectaient leur  incapacité  &  l'interdiction 
d'enseigner,  portée  par  les  statuts  de  leur 
ordre.  Nous  ne  connaissons  pas  l'issue  du 
débat". 

Outre  le  prieuré  de  Prouille;  il  y  avait 
encore  dans  le  diocèse  de  Saint-Papoul  les 
établissements  religieux  suivants  :  à  Cas- 
telnaudary,  une  collégiale  érigée  dans  l'é- 
glise Saint-Michel  par  le  pape  Jean  XXII, 
le  22  février  i3i8;  elle  se  composait  d'un 
doyen  &  de  onze  chanoines,  dont  l'un 
portait  le  titre  de  sacristain-curé  &  l'autre 
celui  de  préchantre.  Le  doyenné  était  à  la 
collation  du  chapitre;  l'évéque  confirmait 
l'élection;  le  même  conférait  la  préchan- 
trerie  &  la  sacristie;  un  des  neuf  canoni- 
cats  était  conféré  par  le  chapitre,  les  huit 
autres  alternativement  par  lui  &  par  l'évé- 
que. Dans  la  même  ville  de  Castelnaudary 
existaient  des  couvents  de  carmes,  de  cor- 
deliers,  de  capucins  &  de  religieuses  cha- 
noinesses  de  l'ordre  de  Saint-Augustin.  Au 
Mas-Saintes-Puelles,  des  religieux  de  la 
Merci;  aux  Cassés,  des  clarisses.  A  Castel- 
naudary, un  hôpital  dirigé  par  l'évéque  ou 
ses  grands  vicaires.  Le  collège  avait  été 
fondé  en  i572  &  fut  confirmé  en  1627;  en 
1663,  la  direction  en  fut  remise  aux  pères 
de  la  Doctrine  chrétienne.  [A.  M.] 


'  Ces  derniers  détails  sont  tirés  du  manuscrit 
français  1  1  800,  qui  contient  à  ce  sujet  une  cer- 
taine quantité  de  pièces  originales  8c  de  copies, 
toutes  du   dix-huitième  siècle. 


Note 
162 


NOTB 

■  63 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


86i 


NOTE  CLXIII 

AJOUTÉE   PAR  LES    NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Etablissements  religieux  du  diocèse 
de  Saint-Pons. 


terminé  de  moines,  plus  cinq  officiers, 
aumônier,  sacristain,  préchantre,  infir- 
mier &  ouvrier,  fous  élus  par  le  chapitre 
conventuel  ;  à  partir  du  quatorzième  siècle, 
il  y  eut  un  prieur  remplissant  une  partie 
des  anciennes  fonctions  de  l'abbé  devenu 
évèque.  La  destruction  des  bâtiments  claus- 
traux par  les  réformés  a  obligé  les  reli- 
gieux à  habiter  des  maisons  particulières 
de  la  ville,  à  accommoder  tant  bien  que  mal 
aux  exigences  du  service  divin  une  partie 
de  l'ancien  dortoir;  la  nécessité  de  con- 
verser &  de  vivre  avec  des  personnes  du 
siècle,  les  procès  à  soutenir,  tout  s'est  uni 


Note 
i63 


Chapitre  de  Saint-Pons.  —  L'ancien  cha- 
pitre monastique  de  Saint- Pons  avait, 
malgré  l'érection  de  cette  abbaye  en  évê- 
ché  par  Jean  XXII,  conservé  la  règle  de 
Saint-Benoît  &  son  organisation  monasti-  pour  relâcher  les  liens  de  la  discipline 
que.  Mais  peu  à  peu  cette  règle  avait  subi  Le  pape,  procédant  a.  la  sécularisation,  fit 
de  nombreuses  modifications  &  perdu  son  donc  unir  à  la  niense  capitulaire  tous  les 
austérité  primitive;  l'amoindrissement  des  bénéfices,  prieurés,  &c.,  qui  en  dépen- 
revenus,  le  dégoût  de  la  vie  monastique,  daient  &  délia  les  religieux  de  leurs  vœux 
l'impossibilité  de  recruter  les  moines  dans  monastiques.  Pour  les  offices,  il  trans- 
ies classes  élevées,  tout  s'unissait  pour  ren-  forma  le  prieuré  en  archidiaconé,  seule 
dre  nécessaire  une  prompte  réforme,  quand  dignité  élective  comme  celle  qui  l'avait 
au  seizième  siècle,  une  grande  catastrophe  précédée.  Les  autres  offices,  aumônerie 
vint  frapper  la  ville  de  Saint-Pons;  en  1567,  &  préchantrerie,  furent  à  la  nomination 


les  religionnaires  s'en  emparèrent,  rasè- 
rent l'église,  le  cloître  &  les  bâtiments 
claustraux,  pillèrent  le  trésor  &  détruisi- 
rent une  partie  des  archives.  A  leur  retour, 
les  religieux  furent  contraints  de  se  loger 
dans  la  ville  &  cessèrent  absolument  d'ob- 
server la  règle  de  Saint-Benoit.  Après  de 
longues  années  passées  dans  cet  état  dé- 
plorable, ils  demandèrent  au  roi  la  sécu- 
larisation comme  remède  unique  à  leur 
état.  Dès  1608,  Henri  IV  avait  donné  son 
autorisation;  Louis  XIII  &  la  reine-mère 


de  l'évêque.  Le  chapitre  fut  réduit  à  qua- 
torze chanoines  prébendes,  nommés  à  tour 
de  rôle  par  l'évêque  &  par  le  chapitre,  ce 
dernier  se  faisant  représenter  par  le  cha- 
noine tournaire  ou  de  semaine  au  mo- 
ment de  la  vacance.  Pendant  la  vacance  du 
siège  épiscopal,  la  collation  des  bénéfices 
dépendants  de  sa  mensc  appartint  aussi  au 
chapitre. 

Cette  bulle  fut  fulminée  le  22  octo- 
bre 1616  par  Charles  de  Cazalets,  grand 
archidiacre     de    Narboniie,    commissaire 


la  renouvelèrent  en  j6io;  l'une  des  raisons  apostolique  en  cette  partie,  acceptée  par 

invoquées  par  les  moines  dans  leur  suppli-  le  roi  le  5  octobre  1629  &  enregistrée  au 

que  était    la   différence  de    leur   costume  parlement  de  Toulouse  le  16  mai  i63o.  Ce 

avec  celui  de  l'évêque  &  du  clergé  sécu-  long  retard  avait  été  causé  par  les  récla- 

lier,  différence  qui  enlevait  au  service  di-  mations  du  chapitre  provincial  des  moines 

vin  une  partie  de  sa  solennité.  Le  roi  se  de  Saint-Benoît,  qui   avait   protesté   tant 

chargea,  à  leur  requête,   d'intercéder  au-  contre  la  sécularisation  du  chapitre,  que 


près  du  pape  &  d'en  obtenir  la  séculari- 
sation. 

L'affaire  traîna  cinq  ans  en  cour  de 
Rome,  8{  ee  ne  fut  qu'en  i6i5,  que  le  pape 
Paul  V  prononça  enfin  la  sécularisation. 
Dans  cet  acte,  le  pape  rappelle  la  fonda- 
tion de  Saint-Pons,  par  le  comte  de  Tou- 
louse, Kaimond  Pons,  en  987  ;  à  ce  moment 
le  monastère  renfermait  un  nombre  indé- 


confre  l'union  à  la  mense  des  bénéfices  ré- 
guliers '. 

Une  preuve  de  la  prospérité  de  l'abbaye 
de  Saint-Pons  au  tPeizième  siècle  est  l'im- 
portance qu'avait  prise  sa  bibliothèque  à 

'  Collection  ite  LangueJoc,  v.  40,  f"  170,  recueil 
de  pièces  imprimé»  du  dix-septième  siècle. 


Note 
iâ3 


863 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


cette  époque.  Le  catalogue'  en  fut  rédigé 
6111276;  il  est  extrêmement  curieux  à  tous 
les  points  de  vue.  Rangé  dans  un  ordre 
méthodique,  cas  fort  rare  dans  les  docu- 
ments de  ce  genre,  il  donne  une  idée 
exacte  d'une  bibliothèque  monastique  au 
moyen  âge.  Naturellement  il  ne  faut  pas 
s'attendre  à  y  trouver  beaucoup  d'ouvra- 
ges historiques  ou  purement  littéraires; 
comme  de  juste  ce  sont  surtout  des  ou- 
vrages de  liturgie,  des  textes  sacrés,  des 
œuvres  des  Pères,  lettres,  traités  &  com- 
mentaires. L'auteur,  qui  du  reste  ne  se 
nomme  pas,  commence  par  ces  deux  vers, 
dont  nous  ignorons  l'origine,  mais  qui 
sont  évidemment  d'un  auteur  chrétien  : 

Disce  vacans  studio  quasi  numijuam  sis  moriturus, 
Sive  vacans  viîio  cjuasi  viîa  cras  canturus. 

Il  exhorte  ensuite  dans  un  court  préam- 
bule ses  frères  en  religion  à  l'étude  des 
lettres;  ils  y  trouveront  une  occupation 
salutaire;  ils  y  prendront  l'amour  du  vrai, 
l'horreur  du  mal  &  des  fausses  doctrines  & 
connaîtront  à  fond  la  doctrine  chrétienne. 
En  tête  sont  réunis  tous  les  manuscrits 
assez  nombreux  qui  contiennent  en  entier 
ou  en  partie  le  texte  de  l'Écriture  {De 
textu  Bibliae).  Viennent  ensuite  les  pères, 
saint  Grégoire,  saint  Augustin,  saint  Jé- 
rôme, saint  Bernard  dont  le  monastère 
renfermait  un  recueil  de  lettres,  Isidore 
de  Séville,  entre  autres  la  chronique  qui 
porte  son  nom,  les  ouvrages  de  Burchard 
de  Worms  sur  la  discipline  ecclésiasti- 
c|ue  &  les  lettres  du  même;  les  travaux  de 
Bède;  une  Explanatio  in  iiiV"  lîbrîs  Kegum 
dédiée  à  Théodemir,  abbé  de  Psalmodi, 
par  Claude,  évêque  de  Turin;  l'histoire 
des  Juifs,  de  Josephe,  un  Gratien,  la  com- 
pilation attribuée  au  pape  saipit  Clément, 
une  passion  de  Saint-Pons.  Viennent  en- 
suite différents  volumes,  rangés  dans  un 
ordre  assez  défectueux ,  parmi  lesquels 
nous  avons  relevé  les  sermons  du  pape 
Innocent  III,  plusieurs  volumes  de  Vies 
de  saints,  la  règle  monastique  de  Sma- 
ragdus,  disciple  de  saint  Benoît  d'Aniane, 

'  Il  a  été  copié  par  Bahize,  Armoires^  v.  87, 
C  II;  une  autre  copie  assez  défectueuse  se  trouve 
dans  Doat,  v.  72. 


deux  volumes  composant  le  cartulaire  de 
l'abbaye  (Juo  volumina  registrorum  in  qui- 
tus sunt  privilégia  &  instrumenta),  manus- 
crits aujourd'hui  perdus;  deux  recueils  de 
Vies  de  saints,  signalés  comme  inutilia  & 
mendosa,  un  autre  qui  contenait  une  sorte 
de  concordance  des  Deux  Testaments,  inti- 
tulé ;  Breto  sive  diccionarius  in  quo  omnes 
dictiones  Bibliae  exponuntur  per  alphabetum 
divisae.  —  Commencent  alors  immédiate- 
ment les  livres  relatifs  à  Vars  grammatica; 
c'est  dans  cette  division  qu'ont  été  placés, 
outre  les  ouvrages  proprement  grammati- 
caux tels  que  Marcien  &  Priscien,  les 
manuscrits  des  auteurs  anciens  :  Virgile, 
Salluste,  Horace,  Sédulius,  Perse,  Juvénal, 
Térence,  Cicéron,  Lucain,  Ovide;  une  dé- 
fense de  Rufin,  dirigée  contre  Claudien 
(Anti-Claudianus) ,  un  liber  Homeri  gram- 
matici,  un  Homerus  Smirnensis,  un  Fortu- 
nat,  &c. 

Les  trois  dernières  divisions  du  catalo- 
gue sont  occupées  par  les  livres  de  logi- 
que (Boëce,  Commentaires  sur  Aristote  Se 
sur  Porphyre),  de  rhétorique,  ouvrage  de 
Cicéron  à  Herennius,  de  médecine,  trai- 
tés de  Galien.  Le  catalogue  se  termine  par 
la  liste  des  ouvrages  non  retrouvés  &  qui 
doivent  (debeni)  être  entre  les  mains  de 
telle  ou  telle  personne,  &  par  celle  des 
ouvrages  de  chœur  qui  restent  à  l'église. 

Certains  détails  prouvent  qu'il  y  avait 
même  un  prêt  organisé  au  dehors;  plu- 
sieurs manuscrits  sont  dits  prêtés  à  divers 
moines  des  environs  &  de  l'abbaye;  l'un 
d'eux  est  entre  les  mains  de  Hugues  des 
Deux-Vierges  (peut-être  un  laïque),  un 
autre  est  détenu  par  l'abbé  de  Saint-Guil- 
lem,  qui  doit  le  garder  jusqu'à  sa  mort. 
Nous  avons  insisté  sur  ce  catalogue,  à 
cause  de  l'intérêt  tout  particulier  qu'il 
présente;  ce  document  est  pour  ainsi  dire 
unique  pour  le  midi  de  la  France,  & 
malheureusement  il  ne  semble  pas  que 
beaucoup  de  monastères  du  Languedoc 
aient  suivi  l'exemple  de  Saint-Pons  &  con- 
sacré une  partie  notable  de  leurs  grandes 
richesses  à  la  formation  &  à  l'entretien 
d'une  bibliothèque  religieuse  &  histori- 
que. 

Outre  l'abbaye  bénédictine  de  Saint- 
Chinian   (Voir  Note  CIII),   le   diocèse  de 


Note 
i63 


Note 
i63 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


863 


Saiiït-Pons  renfermait  encore  l'abbaye  de 
Fontcaude,  ordre  de  Prémontré,  dont  voici 
l'histoire  abrégée. 

Elle  dut  son  origine  à  une  donation 
des  trois  puissantes  familles  de  Durfort, 
Rochefort  &  Clermont  qui,  en  1164,  se 
réunirent  pour  donner  à  Guillem  Nant, 
religieux  de  Valcrose,  au  diocèse  de  Ma- 
guelonne,  le  lieu  de  Fontcaude,  diocèse 
de  Narbonne,  comté  de  Béziers.  L'arche- 
vêque de  Narbonne,  Pons,  puis,  à  deux  re- 
prises différentes,  le  pape  Alexandre  III, 
ratifièrent  cette  donation.  L'église  &  le 
monastère  étaient  dédiés  à  la  Vierge.  Les 
religieux  de  Valcrose,  ayant  déplu  aux  fon- 
dateurs, ceux-ci  leur  enlevèrent  la  terre 


cédée  par  eux  &  la  donnèrent  à  l'abbaye     .1290  a  i3i5. 


VI.  Bérenger  I  vend,  en  1228,  plu- 
sieurs terres  à  l'archevêque  Pierre  Ameil, 
pour  la  somme  de  cinq  cents  sous  de  Mel- 
gueil;  mort  après  i23i. 

Vil.  Guillaume  David,  indiqué 
comme  ayant  précédé  le  suivant. 

VIII.  Pierre  II,  i238. 

IX.  François  I  de  Borie;  en  1247, 
Raimond  de  Vallauquès,  évêque  de  Bé- 
ziers, Si  Guillem  de  Cazouls,  coseigneur 
de  Cazouls,  lui  donnent  trois  cents  séte- 
rées  de  terre  dans  le  terroir  de  cette  viîle. 

X.  Jean  II  de  Cerz,  i256. 

XI.  Sanche  II,  moine  de  Combelongue, 
abbé  de  Fontcaude  en  1280. 

XII.  BÉRENGER  II  DE  Bessan,  abbé  de 


Note 
i63 


de  Combelongue,  ordre  de  Prémontré.  Le 
pape  dut  intervenir;  de  1167  à  1179,  eu- 
rent lieu  de  longs  pourparlers  qui  se  ter- 
minèrent par  une  transaction  dans  laquelle 
Combelongue  obtint  en  somme  l'avantage. 
Deux  fois  détruite  pendant  les  guerres  de 
religion  par  les  calvinistes  (1567  &  1569), 
l'abbaye  de  Fontcaude  parvint  pourtant  à 
se  relever  de  ses  ruines,  &  tous  les  lieux 
réguliers  furent  reconstruits  dès  le  com- 
mencement du  dix-septième  siècle. 

Abbés  de  Fontcaude. 

I.  Bernard  I,  que  l'on  regarde  comme 
le  premier  abbé,  paraît  dès  1171.  Il  est 
témoin  d'une  donation  faite  à  Aniane  en 
I182.  En  ii83,  il  assiste  à  un  accord  entre 
les  abbés  de  Vajal  &  de  Combelongue.  En 
1184,  l'abbaye  est  soumise  à  la  juridiction 
archiépiscopale  de  Narbonne  par  Luce  III. 
C'est  ce  Bernard  qui  écrivit  un  des  plus 
anciens  traités  théologiques  que  nous  pos- 
sédions contre  l'hérésie  albigeoise. 

II.  Pierre  I  Géraud,  1193,  prête  ser- 
ment vers  cette  époque  |à  l'archevêque  de 
Narbonne. 

III.  Jean  I  du  Puy,  i2o5.  En  1207, 
Alexandre  de  Villespassans  lui  lègue  un 
fief,  situé  à  Capestang. 

IV.  Sanche  I,  1212. 

V.  Raimond  I  s'intitule  ancien  abbé  de 
Fontcaude  en  souscrivant  une  donation 
faite  parAimeri,  archevêque  de  Narbonne, 
à  son  chapitre  cathédral,  en  1219. 


XIII.  Marc,  i3i5.  Il  reçoit,  en  1327, 
une  donation  de  Guillem  de  Minerve. 

XIV.  Jean  III;  en  i333,  la  vicomtesse 
de  Narbonne  lui  cède  des  droits  de  pacage 
dans  le  terroir  de  Puissourgiiier.  En  i335, 
il  assiste  à  la  visite  du  monastère  de  Saint- 
Chinian  par  l'ordinaire.  Vivait  encore  en 
1341. 

XV.  Raimond  II  Forestier,  1844- 
i36o. 

XVI.  Pierre  III  de  Marseillan,  i36o. 

XVII.  Hérimagne,  1370. 

XVIII.  Raimond  III,  1877. 

XIX.  Bérenger  III  d'Olonzac,  indi- 
qué comme  prédécesseur  de 

XX.  Jacques  I  Carret,  nommé  admi- 
nistrateur perpétuel  en  1400.  Mourut  en 
1407  après  avoir  rétabli  la  régularité  dans 
le  monastère  &  avoir  fort  augmenté  le 
nombre  des  religieux. 

XXI.  Jacques  II  de  Saint-Julien, 
1407-1414. 

XXII.  Joseph  I  de  Cerz,  abbé  de 
Fontcaude  pendant  vingt  ans,  de  1414  à 
1434;  suivant  quelques-uns  il  aurait  été  en 
même  temps  abbé  de  la  Chaise-Dieu. 

XXIII.  Pierre  IV,  mort  le  27  août 
1440. 

XXIV.  Joseph  II,  indiqué  parle  nécro- 
loge. 

XXV.  Bertrand  I  du  Mas  prit  pos- 
session en  1460;  se  démit  en  1483. 

XXVI.  Bertrand  II  du  Mas,  neveu 
du  précédent,  élu  en  1483;  mourut  en 
i5ii. 


Note 
i63 


864 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
164 


XXVII.  Bernard  II,  i5ii-i539. 

XXVIII.  Jean  IV  du  Mas,  nommé  par 
le  roi  &  confirmé  par  le  pape  en  iSSg.  Le 
monastère  fut  brûlé  pendant  son  adminis- 
tration, &  c'est  à  lui  que  revient  le  mérite 
de  l'avoir  restauré.  Il  mourut  en  1578. 

XXIX.  Barthélemi  du  Mas,  neveu 
du  précédent,  nommé  par  bulle  d'octobre 
1578;  se  démit  en  faveur  de  son  neveu  qui 
suit. 

XXX.  François  II  Rouet,  nommé  par 
le'pape  (1600). 

XXXI.  Hercule  de  l'Ort  de  Séri- 
GNAN,  présenté  par  le  roi  au  pape  (i638). 

XXXII.  François  III  de  l'Ort  de 
SÉRIGNAN  paraît  en  1678;  en  1674,  il  se 
démet  en  faveur  du  suivant. 

XXXIII.  Gabriel  de  l'Ort  de  Séri- 
GNAN,  neveu  du  précédent,  1674-1724. 

XXXIV.  Louis-César  de  l'Ort  de 
SÉRIGNAN,  neveu  du  précédent,  1724-1728. 

XXXV.  N.  Marin  de  Kerbringal, 
juin  1728. 

XXXVI.  Salvan  d'Auterive,  d'abord 
prieur,  puis  abbé  régulier,  breveté  du  roi 
en  août  1784.  [A.  M.] 


NOTE  CLXIV 
ajoutée  par  les  nouveaux  éditeurs. 

Établissements  religieux  du  diocèse 
d'U-^ès. 

RECTIFICATIONS   A    LA  LISTE    DES    ÉVÊQUES  d'uZÈS, 
P.    298    ET    SUIVANTES  : 

IX.  Il  faut  retrancher  de  l'article  d'Au- 
doin  tout  ce  qui  y  est  dit  de  l'évêque 
Mummole,  cité  par  la  Vie  de  Saint-Amand; 
nous  avons  démontré  dans  une  note  du 
tome  I,  p.  708,  &  dans  la  î^ote  CLV  de  ce 
présent  tome,  que  cet  évêque  Oydiensis 
devait  être  cherché  dans  le  nord  de  la 
France  &  non  pas  du  côté  de  l'abbaye  de 
Nant,  en  Kouergue,  dont  la  fondation  est 
beaucoup  moins  ancienne. 

XI.  Avant  Elefant,  M.  Charvet  place 
un  évèque,  Amélius  I,  qui  aurait  vécu  de 
823  à  835,  &  sous  lequel  auraient  eu  lieu  à 


Uzès  de  faux  miracles  sur  lesquels  Agobard, 
évèque  de  Lyon,  fut  chargé  d'informer'. 

XIV.  Amélius  I  devient  donc  Amé- 
lius II. 

XXI.  Bertrand  I  devint  évèque  en 
io83  suivant  les  Bénédictins;  en  1088  sui- 
vant Ménard. 

XXII.  Guillaume  I  de  Vénéjan;  on 
croit  qu'il  était  de  la  maison  de  Sabran. 
Ce  fut  en  1204  qu'il  fonda  la  chartreuse 
de  Valbonne  &  se  retira  dans  ce  monas- 
tère. Jusqu'à  sa  mort  (1214)  il  conserva  le 
titre  de  quondam  episcopus  Uticensis, 

XXV.  Raimond  IV  DU  Mas  d'André; 
la  charte  de  Simon  de  Montfort,  de  I2i5, 
permet  de  le  distinguer  de  son  prédéces- 
seur de  même  nom;  elle  parle  des  conven- 
tions faites  entre  feu  Raimond,  évèque 
d'Uzès,  &  Raimond,  comte  de  Toulouse. 

XXVII.  Pons  de  Bécanils;  il  faut  lire 
DE  Bécunil.  C'est  un  acte  de  l'an  1280 
qui  lui  donne  le  surnom  DEL  PoNT  (de 
Ponte),  parce  qu'il  fut  l'un  des  promoteurs 
de  la  construction  du  pont  Saint-Nicolas. 

XXVIII.  Bertrand  II  Arnaud;  élu  le 
3i  mai  1249  &  non  le  3i  mars;  voir  l'ar- 
ticle du  précédent.  Il  compléta  une  partie 
des  acquisitions  faites  par  son  prédéces- 
seur; il  finit  de  la  sorte  par  posséder  le 
quart  de  la  seigneurie  de  la  ville  d'Uzès. 

XXXI.  Guillaume  de  Mandagot  ou 
plutôt  de  Mandagout,  mourut  en  1344 
&  non  pas  en  1244,  comme  on  l'a  imprimé 
p.  3oi,  col.  2. 

XXXIX.  Guillaume  IV;  suivant 
M.  Charvet,  cet  évèque  n'existe  pas  réel- 
lement &  sa  mention  est  le  résultat  d'une 
erreur.  A  moins  de  pouvoir  vérifier  sur 
les  textes  originaux,  il  est  difficile  de  se 
prononcer. 

XLI.  Pierre  IV  Soibert.  La  bulle  de 
Martin  V,  qui  le  nomme  au  siège  d'Uzès, 
est  de  1426  (v.  st.). 

XLII.  Bertrand  III  de  Cadoene  est 
mentionné  jusqu'en  1441. 

XLIV.  Nicolas  I  Maugras  ou  Mal- 
gras ;  il  existe  de  ce  prélat  une  médaille 
de  bronze  reproduisant  ses  traits. 

LI.  Jean  II  de  Saint-Gelais  embrassa 
ouvertement   le  calvinisme    en    1546;   fut 

'  Charvet,  La  première  maison  d'V^èSj  p.   io5. 


Note 
164 


NOTF 
164 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


865 


excommunié  par  le  prévôt  de  son  chapitre 
en  i56i,  finit  par  épouser  une  abbesse,  fut 
déposé  par  le  pape,  puis  rétabli  par  Char- 
les IX  en  i566,  enfin  remplacé  en  1370. 

LII.  Robert  de  Girard;  suivant 
M.  Charvet,  il  mourut  en  iSgi  &  fut  im- 
médiatement remplacé  par  le  suivant. 

LXI,  BoNAVENTURE  Banyn-  mourut  le 
16  octobre  1779. 

LXII.  Henri-Benoit-Jui.es  de  Bé- 
THISY  DE  MÉZIÈRES  émigra  deux  fois  & 
mourut  à  Londres  en  1817. 

Les  évéques  d'Uzès,  dans  le  courant  du 
moyen  âge,  parvinrent,  à  l'exemple  de 
ceux  de  Narbonne,  d'Agde  &  de  Béziers, 
à  fonder  un  pouvoir  temporel  &  féodal 
extrêmement  fort  qui,  toutefois,  ne  dura 
pas  longtemps.  L'origine  de  ce  pouvoir 
est,  comme  toujours,  une  concession  des 
rois  carolingiens.  Mais  ici  ce  fut  Louis, 
roi  de  Provence,  fils  de  l'usurpateur  Bo- 
son,  qui  lui  donna  sa  première  sanction; 
par  un  diplôme  de  896,  il  restitua  à  l'évê- 
que  Amélius  un  grand  nombre  d'églises 
&  de  villages   que   lui    avaient   ravis    des 


liens  :  il  frappe  monnaie,  rend  la  justice  à 
tous  les  degrés,  &  perçoit  le  compois  de  la 
paix,  tribut  payé  par  les  habitants  du  pays 
pour  empêcher  les  guerres  privées  &  les 
brigandages.  En  1207  &  1208,  deux  actes 
d'Elzéar  de  Sabran  &  d'Elzéar  d'Uzès  re- 
connaissent à  l'évèque  le  droit  de  réprimer 
les  excès  commis  à  l'intérieur  de  la  ville 
par  un  des  coseigneurs,  de  lever  sur  leurs 
domaines  les  troupes  nécessaires  à  la  dé- 
fense de  son  église,  de  faire  la  police  des 
grandes  routes,  d'exiger  le  serment  de  fous 
les  habitants  du  diocèse  âgés  de  plus  de 
quatorze  ans,  enfin  d'exercer  la  justice  sur 
leurs  propres  domaines,  ipsa  mediante  au- 
thoritate  rei^ia.  En  1210,  Philippe-Auguste 
renouvelle  le  diplôme  de  son  père  &  étend 
les  privilèges  qu'il  concédait  aux  posses- 
sions nouvellement  acquises  par  l'évèque. 
Telle  était  la  puissance  temporelle  des 
évéques  d'Uzès  au  moment  où  la  guerre 
des  albigeois  éclata.  Comme  pour  la  plu- 
part des  autres  prélats  du  Midi,  cette  ter- 
rible lutte  ne  fit  qu'étendre  leur  autorité. 
Fidèle    au    parti    de    Simon  de  Montfort, 


Note 
164 


la'iques,  &  qui  composèrent  ainsi  la   pre-      qu'il  soutint  même  contre  l'archevêque  de 


mière  dotation  de  la  cathédrale  de  Saint- 
Théodorit.  En  908,  Louis  l'Aveugle,  em- 
pereur &  roi  de  Provence,  lui  fait  une 
nouvelle  donation.  Quant  à  la  manière 
précise  dont  cette  domination  s'est  établie, 
on  peut  s'en  faire  une  idée  en  remartjuant 
l'importance,  la  grande  étendue  des  terres 
possédées  par  l'église  d'Uzès;  à  une  époque 
où  la  propriété  territoriale  était  la  seule 
source  de  puissance,  il  y  avait  là  matière 
à  une  influence  tout  à  fait  extraordinaire. 
Aussi  peu  à  peu  les  évéques  augmentent 
leurs  privilèges  &  étendent  leurs  attribu- 
tions. Dès  le  milieu  du  douzième  siècle,  les 


Narbonne,  légat  apostolique,  l'évèque  Rai- 
mond  y  trouva  son  avantage  &  sa  récom- 
pense. Le  6  mars  I2i5,  Simon  lui  cède 
toutes  les  possessions  de  Raimond  VII 
dans  le  diocèse,  en  se  réservant  seulement 
la  haute,  moyenne  &  basse  justice  de  quel- 
ques-unes de  ces  terres,  &  notamment  la 
viguerie  d'Uzès,  que  le  seigneur  de  cette 
ville  tenait  autrefois  du  comte  de  Tou- 
louse; la  plupart  de  ces  domaines  restè- 
rent d'ailleurs  aux  mains  du  conquérant, 
mais  à  titre  de  fiefs  relevant  de  l'évêché. 
Cette  transaction  fut  confirmée  dans  tous 
ses  articles  par  les  rois  Louis  VIII  (1226) 


seigneurs  d'Uzès,  dans  la  personne  de  Ber-      &  Louis  IX  (1254),  &  l'évèque  y  fit  ajou- 


nard  I,  se  reconnaissent  vassaux  de  l'évêché 
pour  leurs  possessions,  tant  à  Uzès  qu'aux 
environs  (hommage  de  1144),  &  l'occupa- 
tion successive  du  siège  épiscopal  par  plu- 
sieurs membres  de  la  famille  seigneuriale 
ne  fit  que  rendre  ce  pouvoir  plus  incon- 
testé. En  ii56,  Louis  VII  vient  donner  à 
cette  nouvelle  puissance  l'appui  de  la 
royauté  qui  reprenait  déjà  de  la  force 
dans  le  midi  de  la  France;  désormais  l'évè- 
que  possède   la   plupart   des  droits  réga- 

IV. 


ter  le  dixième  de  tous  les  péages  du  diocèse, 
plus  la  neuvième  partie  de  ces  mêmes  péa- 
ges, à  titre  de  seigneur  spirituel  &  de  sei- 
gneur temporel.  Dès  lors,  les  évéques  n'au- 
ront plus  en  face  d'eux  que  les  seigneurs 
d'Uzès  &  pourront  longtemps  maintenir 
contre  eux  leur  suprématie  temporelle. 

Au  quinzième  siècle,  la  transmission  des 
domaines  de  la  maison  d'Uzès  à  la  faniile 
de  Crussol,  beaucoup  plus  puissante  & 
beaucoup  plus  en  crédit  à  la  cour,  au  soi- 

65 


■" 866  NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  "T 

Note  Note 

'  ^      zième  siècle  la  longue  interruption  causée  min.  Il  rédigea  une  règle  spéciale  pour  les       '  "^ 

dans  la  suite  des  évoques  par  les  guerres  religieuses  qu'il  y  établit;  du  reste  on  ne 

de   religion  &   les  afftires  du   protestan-  sait  rien  de  plus  sur  ce  petit  établissement; 

tisme,  enfin  l'érection  du  duché  d'Uzès  en  le  diplôme  de  ii56  le  mentionne  comme 

duché-pairie,  tels  sont  les  trois  faits  qui  existant  encore  sous  la  dépendance  de  l'é- 

amenèrent    l'affaiblissement    de   la    puis-  vêque  dans  la  ville  d'Uzès. 
sance  épiscopale,  au  profit  de  la  puissance 

seigneuriale.  De    là  une   longue  série   de  Saint- Julien,  dans   la  ville  d'Uzès;   on 

procès   qui    remplissent    tout   le  dix-sep-  ignore  l'époque  de  sa  fondation  &  le  nom 

tiènie  &  les  premières  années  du  dix-hui-  de  son  fondateur.  On   ne   connaît  qu'un 

tiènie  siècle.  Repris  plusieurs  fois,  tantôt  seul   de   ses   abbés,  Witard,    qui    assista, 

à  l'occasion  d'un  fait  particulier,  tantôt  à  en    897,    au    concile    de    Port,   en   Septi-     - 

propos  de  titres  contestés  ou  usurpés  par  manie, 
les  deux  parties,  ils  ne  cessèrent  qu'à  la 

mort   de   l'évèque    Michel    de    la    Rivière  Sa'int-Sulpîce,  dans  la  ville  d'Uzès;  cette 
(1728).  Malgré  les  titres  authentiques  pro-  abbaye   n'est   mentionnée   que  par  le  di- 
duits   par    ce   prélat,   malgré   les   preuves  plôme  de  Louis  VII. 
qu'il  entassa  dans  de  volumineux  mémoi- 
res, il  ne  put  l'emporter  sur  le  crédit  du  Saint-Prîvat  de   Gers  {de  Garcîo),  men- 
duc  d'Uzès,  de  plus  en  plus  prépondérant,  tionné  par  le  même  acte.  En  1132,  l'abbé 
&  ses  successeurs  ne  jugèrent  pas  à  pro-  Raimond    est    témoin    d'une    donation   de 
pos   de   reprendre   une   cause   condamnée  Raimond  II,  évêque  d'Uzès,  à  Saint-Gilles; 
trois  fois  parle  parlement  de  Paris  &  par  en  1164,  un  autre  abbé  de  Saint-Privat, 
le  conseil  d'Etat".  Robert,  assiste  à  un  échange  entre  l'évè- 
que  d'Uzès    Si    l'abbaye   de    Saiiit-Aiidré 
Le  diocèse  d'Uzès  ne  renfermait  aucune  d'Avignon, 
abbaye  véritablement  importante;  mais  on 

y  trouvait  en  revanche  une  multitude  de  Saint-Ètîenne,  mentionné  en  n56, 
petits  établissements  qui  méritent  presc|ue 

tous  une  mention  spéciale,  à  cause  du  rôle  Goudargues.  —  L'abbaye  de  Goudarguos 

important  qu'ils  ont  joué  dans  l'histoire  ou  Caseneuve  existait  dès  la  seconde  an- 

du   pays;  c'est  à  l'étude  succincte  do  ces  née  du  règne  de  Louis  le  Pieux  (8i5);  d'a- 

petits  centres  monastiques  que  nous  con-  près  un  diplôme  de  ce  prince  pour  l'ab- 

sacrerons  les  lignes  suivantes  :  baye  d'Aniane,  c'était  une  abbaye  fondée 

par  le  comte  Guillaume,  sur  les  bords  de 
Abbaye  de  Saint-Firmîn,  —  Ce  monastère  la  Lèze,  richement  dotée  par  son  fonda- 
est  mentionné  par  le  diplôme  de  Louis  V  II  teur  &  soumise  par  lui  à  l'autorité  impé- 
en  ii56;  à  cette  époque,  il  appartenait  à  riale.  Ce  diplôme  distingue  l'abbaye  de 
l'évèque;  on  suppose,  à  cause  du  nom  Caseneuve  &  le  prieuré  de  Goudargues; 
qu'il  porte,  qu'il  a  pu  être  fondé  par  saint  celui-ci  fut  donné  à  l'abbaye  d'Aniane. 
Firmin,  évêque  d'Uzès  au  sixième  siècle,  Cette  distinction  entre  les  deux  couvents 
ou  du  moins  peu  après  sur  le  tombeau  de  subsista  quelque  temps;  en  821,  en  887, 
ce  prélat.  on   en    trouve    encore    la    trace;  en  8Î2, 

(thalles  le  Chauve  les  mentionne  tous  les 

Saint-FerréoL  —  Fondé  par  l'évèque  de  deux.  Ce  fut  peu  de  temps  après  que  Gou- 

ce  nom,  successeur  de  son  oncle  saint  Fir-  dargues    échappa    à   l'abbaye    d'Aniane   & 

tomba  sous  la  suprématie  des  archevêques 

,             1.1  •           j    .              j'    -1'  d'Arles.    En   g33,    étant    encore    dans   cet 

'  Consulter  sur  1  histoire  de  tous  ces  demelcs  :  '       ' 

I            ■•                 i-TT-,   „,.  r    ri,..,.,».    Ai,;c  état,  elle   reçoit   une  donation   de  terres 

La  première  maison  a  V\cs,  par  \j.  Charvet,  Aiais,  ^  i    . ,    v-               ^ 

1870,  &  une   requête  présentée   au    parlement  par  situécs    dans    le    diocèse    de    Die.    En    Io65, 

l'évèque  de  la  Rivière  St  contenant  nombre  de  do-  pour  faire  revivre  la  règle  de  Saint-Benoît 

cnments  parraitc;r.cni  authentiques.  dans  le  prieuré,  où  elle  n'était  plus  obser- 


NnT« 
164 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


867 


vée,  le  comte  de  Roiiergiic,  Raiiiiond,  lo 
soumit  à  Cluny  &,  sous  lui,  à  Saiiit-Sa- 
turiiin  du  Port,  prieuré  du  même  diocèse, 
qui  venait  d'être  rattaché  à  cet  ordre.  Mais 
Cluny  ne  le  garda  pas  longtemps;  il  passa 
peu  après  à  la  Chaise-Dieu,  qui  le  pos- 
séda paisiblement  jusqu'en  loçS.  A  cette 
époque,  Aniane  fit  revivre  ses  droits;  re- 
poussées en  1095,  en  1107  &  en  1114,  ses 
léclamations  firent  naître  de  nouvelles 
prétentions  de  la  part  de  l'archevêque  d'Ar- 
les, qui  présenta  une  donation  de  Louis 
l'Aveugle,  roi  de  Provence;  s'appuyant  sur 
celle  de  Louis  le  Pieux,  Aniane  parvint  à 
l'emporter  sous  Calixte  II.  Le  prieuré  dé- 
pendit longtemps  de  celte  abbaye,  mais 
finit  par  ne  plus  être  habité  par  aucun  re- 
ligieux &  par  devenir  un  bénéfice  simple. 

Abbés  de  GouJargues, 

I.  RoSTAiNG,  archevêque  d'Arles,  con- 
serva les  abbayes  d'Aniane,  de  Goudargues 
&  de  Cruas  qu'il  possédait  avant  son  élec- 
tion. Il  fut  abbé  de  Goudargues  de  866 
à  900. 

II.  Manassé,  archevêque  d'Arles,  pos- 
séda ces  trois  mêmes  abbayes  en  vertu 
d'un  diplôme  de  Louis,  fils  de  Boson,  roi 
de  Provence  (921). 

III.  Itieh,  aussi  archevêque  d'Arles,  fait 
donation  de  quelques  terres  appartenant 
à  Goudargues,  à  Theutbert,  son  vassal 
(937). 

Prieurs  Je  Goudargues, 

I.  Bertrand,  iij2,  eut  différend  avec 
l'évéque  d'Uzès  pour  la  possession  de  plu- 
sieurs églises. 

II.  Bernard  Cauvet,  religieux  d'A- 
niane, 1187. 

III.  Gaucelin,  abbé  d'Aniane,  se  qua- 
lifie de  prieur  de  Goudargues  en  i2o3. 

IV.  Raimond  fait  en  121 2  un  échange 
avec  le  prieur  de  Valbonne. 

V.  Raimond  de  Sérinhac,  abbé  do 
Saint-Guillem  &  prieur  de  Goudargues, 
i336. 

VI.  Jean  Péniqaud, chanoine  de  Saint- 
Gatien  de  Tours,  obtient  le  prieuré  de 
Girard  Lerouge  en  1467. 


VII.  Déodat  de  Narbonne,  abbé  de 
Sorède,  prieur  en   1492. 

VIII.  Jean  Le  Rouge,  nommé  cett3 
année  même  par  l'abbé  d'Aniane, 

IX.  Bernardin  de  Roch,  i533', 

Sa'int-Sernin  du  Port  ou  le  Pont-Saint- 
Esprit,  —  Ce  monastère,  de  l'ordre  de 
Cluny,  fut  fondé  en  948  par  Guiraud,  ar- 
chevêcjue  d'Aix,  qui  donna  à  l'abbayo  de 
Cluny  l'église  de  Saint-Saturnin  avec  tou- 
tes les  îles,  terres  &  champs  qui  en  dépen- 
daient. Cette  fondation  &  la  donation  du 
prélat  furent  confirmées  par  Agapet  II  eu 
949.  L'achèvement  du  monastère  fut  l'œu- 
vre de  saint  Odilon,  abbé  de  Cluny.  En 
1164,  une  transaction  intervenue  entre 
Raimond  V  &  les  moines  partagea  égale- 
ment les  droits  utiles  de  la  ville,  établit 
des  foires  &  des  marchés  &  consacra  les 
privilèges  de  l'abbaye.  En  1202,  une  nou- 
velle transaction  passés  entre  l'abbé  de 
Cluny,  Hugues,  &  Raimond  VI,  reconnut 
les  droits  de  celui-ci  à  la  jouissance  d'une 
albergue  annuelle  &  lui  inféoda  un  em- 
placement dans  la  ville,  emplacement  sur 
lequel  il  avait  commencé  à  bâtir  une  tour. 
Le  comte  reconnut  devoir  au  ])rieur  l'hom- 
mage &  une  acapte  d'un  marabotin  d'or. 

Au  treizième  siècle,  la  construction  du 
célèbre  pont  Saint-Esprit  vint  changer  lo 
nom  de  la  ville  &  augmenter  son  impor- 
tance. La  première  pierre  en  fut  posée  le 
12  septembre  1265  par  le  prieur  de  Saint- 
Saturnin,  &  le  couvent  prit  une  grande 
part  à  l'achèvement  de  cette  oeuvre  vrai- 
ment colossale  pour  le  temps.  Mais  la 
construction  près  du  nouveau  pont  d'un 
hôpital  &  d'une  chapelle,  que  l'on  donna 
à  des  frères  de  Saint-Béuézet  ou  pontifes, 
vint  enlever  à  Saint-Saturnin  une  partie 
de  ses  domaines,  &  cet  hôpital  passa  sous 
l'autorité  immédiate  des  habitants. 

Le  monastère  de  Saint-Saturnin  devait 
renfermer,  d'après  la  bibliothèque  de 
Cluny,  trente  religieux,  dont  le  prieur  & 
les   officiers  claustraux  suivants  :  sacris- 

'  En  1198  &  rzot,  il  y  avait  nu  lieu  de  Bou- 
dillon,  tipparienant  à  Goudargues,  des  religieuses 
probablement  bénédictines  &  soumises  aux  moines 
du  prieuré. 


Note 


868 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


tain,   infirmier,   hôtellier,   réfectorier   & 
chantre. 

Prieurs  Je  Salni-Saturnin, 

I.  Guillaume  I,  religieux  de  Liicqnes, 
en  Italie,  suivit  saint  Maieul,  abbé  de 
Cluny,  à  son  retour  en  France  vers  987.  Il 
fut  prieur  de  Saint-Saturnin  pendant  six 
mois  seulement  8c  alla  ensuite  à  Saint- 
Bénigne  de  Dijon  &  à  d'autres  monastè- 
res, qu'il  réforma. 

II.  Pierre  I,  prieur  vers  1 100. 

III.  Guillaume  II  fait  un  échange 
avec  Raimond  II,  évèque  d'Uzès,  en  1162. 

IV.  Raimond  de  Brouzet  approuve 
l'accord  conclu  en  1202  entre  le  comte  de 
Toulouse  &  l'abbé  de  Cluny. 

V.  Pons  Raimond  eut,  en  1224,  des 
démêlés  avec  les  habitants  de  la  ville,  au 
sujet  de  la  construction  des  murs,  de  l'en- 
tretien des  fossés  &  de  la  garde  des  clefs. 
Ils  furent  réglés  en  faveur  du  prieur  par 
le  sénéchal  de  Beaucaire  &  l'évêque  de 
Nimes. 

VI.  Guillaume  II!  fait,  en  1224,  le 
partage  de  quelques  prairies  avec  le  prieur 
de  la  chartreuse  de  Valbonne. 

VII.  Donadieu,  prieur,  &  son  clrapi- 
tre  consentent  à  un  échange  d'églises  fait 
entre  Raimond  de  Barriac  &  Aimon,  évè- 
que de  Viviers. 

VIII.  Jean  I  de  Thianges  ou  Tyran- 
GES  posa  la  première  pierre  du  pont  Saint- 
Esprit  en  1265. 

IX.  RoSTAiNG  I  DE  Saint-Jal  transige, 
en  1274,  avec  les  habitants  au  sujet  des 
fours  banaux. 

X.  Thomas  I  approuve  une  donation 
faite  à  l'abbaye  en  1281;  il  fait  reconnaître 
parle  sénéchal  de  Beaucaire,  en  1289,  ses      1436  à  1448 


])our   tout   le    couvent   le    jour   de   Saint- 
Saturnin. 

XIV.  Jean  II  de  Feutière,  prieur  dès 
i3i  3,  fonde,  en  i3i8,  un  anniversaire  pour 
l'ànie  de  l'un  de  ses  parents,  abbé  de  Cluny. 

XV.  Bernard  de  Capelle,  chapelain 
du  pape  Jean  XXII,  prieur  dès  i32i  ;  com- 
mis par  bulle  du  8  avril  i325  pour  perce- 
voir le  vingtième  apostolique  sur  certains 
bénéfices  de  l'ordre  de  Cluny. 

XVI.  Guillaume  IV  de  Poitiers  rem- 
place le  précédent  en  l33o;  en  i333,  il 
fonde  l'office  d'hôtelier,  qui  reçoit  de  lui 
le  prix  des  lits  de  tous  ceux  qui  mour- 
raient dans  la  ville. 

XVII.  Gualkert  de  Serres  achète 
divers  droits  de  suzeraineté  en  i335. 

XVIII.  Etienne  de  Vassignac  ratifie 
en  i3:")i  une  transaction  passée  entre  l'hô- 
telier &  les  consuls  de  la  ville;  la  rede- 
vance des  lits  est  remplacée  par  une  rede- 
vance annuelle  de  trente  florins. 

XIX.  Déodat  de  Vissec,  i357;  en  i363 
il  devient  évéque  de  Castres  &  se  démet 
du  prieuré  en  faveur  du  suivant. 

XX.  Pierre  II  de  Thury,  cardinal  de 
Sainte-Suzanne,  premier  prieur  commen- 
dataire  de  Saint-Saturnin,  prend  posses- 
sion en  i385,  fait  une  inféodation  au  dau- 
phin de  Viennois  en  1418. 

XXI.  Henri  I,  cardinal  de  Sainte-Sa- 
bine, prieur  commendataire  en  1421. 

XXII.  Thomas  II  de  Pile,  camérier 
du  pape,  protonotaire  apostolique  (1427). 
Mort  en  1431.  Eugène  IV  donna  alors  le 
prieuré  au  cardinal  Lecomte,  qui  résidait 
à  Rome,  ce  qui  amena  des  contestations 
entre  la  cour  de  France  &  le  Saint-Siège. 

XXIII.  Guillaume  V  de  Champeaux, 
évèque  de  Laon,  administre  le  prieuré  de 


Note 
164 


droits  sur  un  domaine  qu'on  lui  réclamait. 

XI.  Thibaud,  prieur  en  1298. 

XII.  Gui  de  Clermont  fait  paréage 
avec  le  roi  Philippe  IV  pour  la  ville  de 
Saint-Saturnin  (i3oo-i3oi).  Fait  une  acqui- 
sition du  seigneur  d'Orange  en  i3o2. 

XIII.  Hugues  de  Montouvel  fait  bénir 
la  chapelle  de  l'hôpital  du  pont  (i3ii). 
En  i3io,  il  avait  obligé  le  prieur  do 
Saint-Jean  de  Todon,  bénéficier  relevant 
du    monastère,    à    une    pitance    annuelle 


XXIV.  Olivier  du  Chastel  pourvu 
en  1444;  nommé  évèque  d'Uzès  en  1446; 
fait  la  visite  du  prieuré  en  1447. 

XXV.  Alain  de  Coétivy,  archevêque 
d'Avignon,  prieur  en  1448. 

XXVI.  Jules  de  la  Rovère,  plus  tard 
pape  sous  le  nom  de  Jules  II,  prieur  en 
1465;  unit  au  vestiaire  de  la  mense  con- 
ventuelle l'office  de  prieur. 

XXVII.  Amanieu  d'Albret,  cardinal- 
évèque  de  Pamiers,  i5o3. 


Note 
164 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


XXVIII.  RosTAiNG  II  d'Ancezune,  ar- 
chevêque d'Embrun,  iSoy. 

XXIX.  Jean  III  d'Ancezune,  abbé  de 
Sahit-Ruf,  i5io-i554. 

XXX.  Nicolas  de  Pellevé,  évêque 
d'Amiens  &  cardinal,  1554. 

XXXI.  Alexis  de  Pagannes  de  Fer- 
rare,  1557-1559.  En  i557,  destruction  du 
monastère  &  dispersion  du  chartrier  par 
les  religionnaires. 

XXXII.  CÉSAR  de  Brancas,  iSyi. 

XXXIII.  Charles  I  de  Mainteter- 
nes,  iSyS. 

XXXIV.  Louis  Hervé,  1574. 

XXXV.  Pierre  III  Fabre,  protono- 
taire apostolique  (iSyy);  fait,  l'année  sui- 
vante, un  traité  avec  les  religieux. 

XXXVI.  Elzéar  de  Rastellès,  évê- 
que de  Riez,  1579. 

XXXVII.  Charles  de  Saint-Sixte, 
évêque  de  Riez,  i58i;  restaura  l'église  pa- 
roissiale &  le  prieuré. 

XXXVIII.  François  I  de  Lacour, 
1614. 

XXXIX.  Claude  de  la  Motte,  élu 
par  le  chapitre  en  i6i5. 

XL.  François  II  Dauvet  Desmarets, 
nommé  à  l'âge  de  neuf  ans,  sur  la  démis- 
sion du  précédent  en  i6i5,  conserva  ce 
bénéfice  jusqu'en  1695,  année  de  sa  mort. 

XLI.  Henri  II  Oswald  de  la  Tour 
d'Auvergne,  nommé  par  son  oncle,  abbé 
de  Cluny  &  cardinal  de  Bouillon,  en  1696; 
plus  tard  abbé  de  Cluny,  nomma  son  frère 
au  prieuré. 

XLII.  Frédéric-Constantin  de  la 
Tour  d'Auvergne,  1708-1732. 

XLIII.  François  III  Auguste,  prince 
de  Rohan,  comte  de  Venfadour,  chanoine 
de  Strasbourg,  nommé  par  l'abbé  de  Cluny 
en  1732. 

Valsauve  ou  Bagnols.  —  Le  monastère 
de  filles  de  Valsauve,  ordre  de  Cîteaux, 
fut  fondé  à  une  époque  indécise;  mais  il 
est  certain  qu'il  existait  dès  le  premier 
quart  du  treizième  siècle;  en  1217,  Rai- 
mond  le  jeune,  fils  de  Raimond  VI,  le  prit 
sous  sa  protection  &  sauvegarde  (11  mai); 
en  1254,  Elzéar,  seigneur  d'Uzès,  venait  Je 
lui  léguer  trente  livres  tournois;  enfin  en 
1283,  la  prieure,  Marie  Finiiin,  fonda  un 


869 

anniversaire  pour  le  salut  de  l'âme  de 
Bertrand-Armand,  évèqiie  d'Uzès,  nouvel- 
lement décédé,  &  auquel  le  monastère  de- 
vait la  construction  de  son  église.  Celle-ci 
était  dédiée  h  la  Vierge.  En  1293,  le  roi 
Philippe  IV  prit  à  son  tour  la  congréga- 
tion sous  ses  protection  &  sauvegarde.  En 
i3i9  fut  construite  une  partie  du  cloître, 
grâce  aux  libéralités  d'un  certain  Adémar 
Audiguier  du  Bourg-Saint-Andéol. 

En  1375,  le  monastère  venait  d'être 
transporté  au  lieu  de  Bagnols;  le  pape 
Grégoire  XI  approuva  cette  translation 
par  bulle  de  cette  année.  Il  restait  pour- 
tant quelques  religieuses  à  Valsauve,  où 
plusieurs  furent  tuées  lors  des  premières 
guerres  de  religion;  à  partir  de  cette  der- 
nière époque,  le  premier  monastère  fut 
entièrement  délaissé.  Jusqu'en  i375  le  mo- 
nastère n'avait  eu  que  titre  de  prieuré;  il 
fut  érigé  en  abbaye  à  cette  époque. 

Abbesses  de  Bagnols. 

I.  BéAtrix  de  la  Pierre;  elle  paraît 
dès  l'an  1375  dans  un  acte  de  procuration. 

II.  Marguerite  I  de  la  Baume, 
29  mai  i38i;  reçoit  à  cette  date  une  dona- 
tion d'un  certain  Jacques  Adhagat. 

III.  Raimonde  de  Gaujac,  27  mars 
1454. 

IV.  Jeanne  I  Maoselle  ou  Mau- 
RELLE,  dans  un  acte  du  12  juin  1467. 

V.  Jeanne  II  de  l'Ile  se  démit  en  fa- 
veur de  la  suivante, 

VI.  Jeanne  III  Maurelle,  peut-être 
la  même  que  l'avant-dernière.  Instituée 
])ar  Innocent  VIII,  elle  prend  possession 
le  i3  avril  1485. 

VU.  Catherine  Maurelle,  instituée 
de  même  par  le  pape. 

VIII.  Anne  de  Montdragon  prend 
possession  en  1524;  vivait  encore  en  i533. 

IX.  Marguerite  II  d'Albert,  nom- 
mée par  Paul  III  en  i537;  prend  posses- 
sion en  i538. 

X.  Jeanne  IV  d'Audibert  de  Lussan, 
nommée  par  le  pape  (1601). 

XI.  Esther  de  Lussan,  sœur  de  la 
précédente,  lui  succéda  en  i6o5.  Fut  ab- 
bcsse  pendant  soixante-cinq  ans,  !k  res- 
taura   le   monastère    de    fond    en    comble. 


Note 
164 


Note 
164 


870 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Plus  fard,  oUo  prit  pour  coatijutrice  sa 
sœur  cadette,  P'raiiçoise  d'Audibert  de 
Lussan,  qui  mourut  en  1671.  Esther  se  dé- 
mit, avec  l'agrément  du  pape,  en  faveur 
de  la  suivante,  sa  nièce. 

XII.  Marie  de  Lussan,  28  avril  1672. 
Elle  continua  l'œuvre  de  sa  tante  &  diri- 
gea le  couvent  jusque  vers  1712. 

XIII.  N.  DE  Clesmes,  nommée  par  ie 
roi  en  1715. 

XIV.  N.  DU  PUY  MONTBRUN,  I761. 

XV.  N.  DE   PlÉGON,  1773. 

Religieuses  de  Notre-Dame  de  Saur^et.  — 
Ces  religieuses  avaient  leur  couvent  tout 
près  de  Nimes,  sur  les  confins  du  diocèse 
d'Uzès.  Au  derjiier  siècle,  il  était  détruit 
depuis  longtemps.  Il  était  situé  près  de 
belles  &  abondantes  fontaines.  Les  reli- 
gieuses suivaient  probablement  la  règle 
bénédictine  ;  plus  tard  l'abbaye  devint 
prieuré  simple.  En  juillet  i358,  on  les  voit 
réclamer  une  indemnité  aux  consuls  de 
Nimes  pour  une  certaine  quantité  de  ma- 
tériaux qui  avaient  été  enlevés  dans  des 
maisons  de  Nimes  à  elles  appartenant. 
Leur  réclamation  fut  admise. 

Dominicains  de  Genolhac.  —  Ce  couvert 
fut  fondé  en  1298  par  des  membres  de  la 
famille  de  Polignac,  qui  le  dotèrent  riche- 
ment} il  fut  aussi  l'objet  des  largesses  de 
toute  la  noblesse  du  pays,  notamment  des 
vicomtes  d'Alais.  Les  guerres  de  religion 
l'atteignirent  cruellement;  il  fut  réduit  en 
cendres,  les  titres  disparurent  &  ses  biens 
furent  usurpés;  le  prieur,  le  père  Junius, 
fut  même  massacré.  Relevé  au  dix-septième 
siècle,  il  subit  le  même  sort  pendant  la 
guerre  des  camisards;  le  couvent  fut  de 
nouveau  incendié  &  le  prieur  faillit  être 
massacré.  L'évêque  de  Mende  offrit  un 
asile  aux  religieux;  mais  Poncet  de  la  Ri- 
vière, évêque  d'Uzès,  rassembla  les  reli- 
gieux &  les  rétablit  à  Genolhac  même,  où 
ils  furent  protégés  par  les  seigneurs  de  ce 
nom,  &  plus  tard  par  la  maison  de  Conti. 
Au  dix-huitième  siècle,  la  maison  possédait 
mille  deux  cents  livres  de  rente  en  biens 
anciens,  sur  lesquelles  il  fallait  prélever 
les  charges  montant  à  cent  soixante-huit 
livres;  il  restait   mille   trente-deux  livres 


pour  l'entretien  de  la  congrégation  qui  se 
composait  de  trois  prêtres,  trois  religieux 
&  un  frère  convers. 

Outre  les  établissements  plus  haut  indi- 
qués, le  diocèse  d'Uzès  renfermait  encore 
nombre  de  couvents  des  différents  ordres; 
en  voici  un  tableau  sommaire  que  nous 
avons  lieu  de  croire  à  peu  près  complet  : 

A  Uzès,  des  cordeliers,  des  capucins  & 
des  religieuses  dites  de  Notre-Dame. 

Au  Pont-Saint-Esprit,  neuf  clercs  dits 
agrégés  à  la  paroisse,  qui  était  dédiée 
à  sainte  Catherine;  à  l'église  du  Pont, 
d'abord  des  frères  pontifes  de  Saint-Béné- 
zet,  plus  tard  des  chanoines  bénéficiers 
dits  de  l'Aumusse;  des  dominicains,  des 
minimes,  fondés  en  i6o3,  des  capucins,  des 
ursulines,  des  visitandines,  des  religieuses 
de  Notre-Dame,  établies  en  1671;  trois 
hôpitaux  :  des  enfants  perdus,  des  femmes 
veuves  &  des  pauvres,  ce  dernier  desservi 
par  des  sœurs  hospitalières. 

A  Cassan,  en  1424,  un  ermitage.  —  A 
Bagnols,  des  missionnaires  dits  de  Saint- 
Joseph,  à  la  paroisse  &  au  collège;  des 
carmes,  des  cordeliers,  des  récollets,  des 
bernardines  &  des  ursulines. — A  Aramon, 
des  récollets  Sk  des  ursulines.  —  A  Barjac, 
des  capucins.  —  A  Rivière,  des  religieuses 
hospitalières.  —  A  Campagnac,  des  cha- 
noines de  la  congrégation  de  France.  —  A 
Valbonne,  une  chartreuse  célèbre,  fondée 
en  1204  par  Guillaume  de  Vénéjan,  évêque 
d'Uzès,  qui  lui  donna  plusieurs  églises; 
l'abbé  d'Aniane  &  le  prieur  de  Goudargues 
prirent  part  à  cette  fondation.  Elle  fut 
protégée  dans  la  suite  par  les  seigneurs 
les  plus  importants  du  pays.  [A.  M.] 


NOTE  CLXV 


AJOUTEE   PAR   LES   NOUVEAUX  EDITEURS 

Établissements  religieux  du  diocèse 
de  Rode-^. 

DE  tous  les  pays  limitrophes  du  Langue- 
doc, il  n'en  est  pas  dont  l'histoire  soit 
plus  intimement  liée  à  celle  de  cette  der- 


NoTE 

16/. 


Note 
i(>5 


NOTK 

i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


871 


nière  province,  que  le  Roucrgue.  Aussi 
avons-uous  jugé  utile  de  donner  c[uclc[ues 
notices  sur  les  principaux  établissements 
religieux  de  ce  pays,  d'autant  plus  que 
nous  avions  l'assurance  de  pouvoir  réunir 
sur  ce  sujet  nombre  de  faits  intéressants  & 
de  documents  inédits.  Toutefois  nous  avons 
laissé  de  côté  les  abbayes  proprement  dites, 
dont  l'histoire  nous  aurait  entraîné  trop 
loin,  &  nous  nous  sommes  bornés  aux  évé- 
ques  &  à  quelques  grands  établissements 
dont  la  place  était  tout  naturellement  in- 
diquée dans  une  note  de  cette  nature'. 

La  puissance  temporelle  des  évêques  de 
Rodez  ne  date  pas  de  l'époque  carolin- 
gienne; à  cette  époque  &  dans  les  siècles 
Immédiatement  suivants,  ces  prélats  n'eu- 
rent que  l'influence  légitime  qui  leur  ap- 
partenait grâce  à  leurs  possessions  terri- 
toriales. Pour  leur  donner  un  pouvoir 
véritablement  politique,  pour  les  faire  en- 
trer dans  la  hiérarchie  féodale  du  pays,  il 
fallut  que  l'autorité  des  comtes  de  Tou- 
louse, maîtres  du  pays  depuis  le  dixième 
siècle,  cessât  de  s'y  exercer  d'une  manière 
directe  &  qu'une  dynastie  nouvelle,  moins 
puissante,  vînt  les  remplacer.  Ce  fait  se 
produisit  au  commencement  du  douzième 
siècle.  Raimond  de  Saint-Gilles,  héritier  comte  en  ferait  frapper;  il  eut  la  posses- 
du  comté  de  Toulouse,  avait  quitté  Rodez,  sion  de  la  cité,  mais  le  comte  en  eut  la 
qui  jusqu'alors  avait  été  la  capitale  de  ses  propriété;  à  chaque  nouvel  avènement  la 
Etats;  suivant  l'habitude  du  temps,  il  éta-  ville  dut  être  rendue  au  comte  avec  ses 
blit  dans  ses  premiers  États  un  nouveau  fortifications  &  les  clefs  de  ses  portes  & 
feudataire,  auquel  il  engagea  les  domaines  pendant  trois  jours  il  put  y  faire  flotter 
utiles,  sous  réserve  toutefois  de  la  suzerai-  son  étendard  &  y  faire  rendre  la  justice  en 
neté  &  de  l'hommage.  Son  choix  tomba  sur  son  nom.  On  voit  par  cet  accord  que  la 
le  puissant  vicomte  de  Cariât,  Richard  de  position  des  deux  parties  était  des  plus 
Millau,  &  dès  1096  la  nouvelle  maison  fut      singulières;  obligées   l'une  envers  l'autre 


l'cxeiiiplo  des  comtes  bénéficiaires  de 
répoc(ue  carolingienne  &  s';ippro]irièrent 
le  fief  dont  ils  n'avaient  que  la  jouissance. 
Dans  cette  usurpation,  ils  recherchèrent 
l'appui  de  l'Eglise,  qui  seul  pouvait  assu- 
rer leur  succès  &  de  là  pour  les  évêques 
de  Rodez  une  première  occasion  de  fon- 
der leur  pouvoir  temporel. 

Ce  fut  en  ii56  que  cette  occasioji  se 
présenta;  le  comte  désirait  recevoir  de 
l'évèque  une  sorte  de  consécration,  d'in- 
vestiture du  comté;  il  voulait  une  espèce 
de  sacre,  analogue  à  celui,  que  les  arche- 
vêques de  Reims  accordaient  aux  rois  de 
France.  Mais  en  retour  de  cette  conces- 
sion l'évèque  réclamait  un  certain  nombrer 
de  prérogatives,  ce  qui  rendait  la  ques- 
tion difficile  à  régler.  Ces  querelles  furent 
pourtant  terminées  en  1161  par  plusieurs 
seigneurs  du  pays,  choisis  pour  arbitres 
&  assistés  d'un  jurisconsulte,  Hugues  de 
Montferrand.  Il  fut  décidé  que  le  comte 
recevrait  la  couronne  comtale  de  l'évêquo 
&  ferait  à  cette  occasion,  non  pas  un  acte 
d'hommage,  mais  un  simple  serment  do 
fidélité  par  lequel  il  s'engagerait  à  res- 
pecter les  droits  &  privilèges  du  prélat; 
celui-ci  eut  aussi  douze  sous  par  semaine 
sur  le    produit   des    monnaies,   quand    le 


NoTK 

i65 


installée  dans  ces  domaines.  Mais  comme 
toujours,  éloignés  de  leur  suzerain  im- 
médiat,   les    nouveaux    comtes    imitèrent 


'  Les  sources  employées  ont  été  :  cle  Gaujnl, 
Etudes  sur  le  Rouergue,  tome  II,  renferm.int  les 
.innales  de  la  province;  un  opuscule  de  M.  le 
docteur  Viallet  sur  Vf/6pital  Saint-Jacques  Je 
Rode^,  1864,  RoJezj  &  les  volumes  suiv.Tnts  de  la 
collection  Doat  :  lîî,  ville  &  établissements  reli- 
gieux de  Rodez;  i33,  cathédrale  de  Rodez;  1.34- 
i36,  Aubrac;  145,  Millau;  146,  Saint-Antonin  ; 
147,  Villefranche. 


à  certains  devoirs  de  vassalité,  serment  de 
fidélité  ou  reddition  de  la  place,  elles 
étaient  à  la  fois  inférieures  &  supérieures 
l'une  à  l'autre,  position  difficile  &  qui 
devait  amener  maintes  fois  des  conflits. 

Des  querelles  ne  tardèrent  pas  à  éclater; 
dès  1214  on  les  voit  naître;  à  ce  moment 
il  s'agissait  des  châteaux  deCoupiac,  Cays- 
tord  8d  Combret,  tenus  par  le  comte  &  pour 
lesquels  l'évèque  exigeait  un  hommage  di- 
rect de  vassalité.  Reconnu  à  cette  époque 
par  le  comte  Uenri  I,  ce  droit  supérieur 
fut  contesté  par  son  fils,  Hugues  IV,  en 


Note 
i6â 


872 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


1222;  la  querelle  dura  longtemps  &  le 
comte  dut  eu  1208  céder  ses  droits  de  feu- 
dataire  à  Archambaud  de  Panât  contre  la 
ville  de  Marcillac  &  le  château  de  Salles- 
Comtaux;  l'évéque  put  d'autant  plus  iaci- 
lement  obtenir  l'hommage  d'un  vassal 
moins   puissant. 

Peu  d'années  après,  le  siège  épiscopal 
était  tenu  par  Vivien  de  Boyer,  ancien 
cordelier,  qui  ne  cherchait  qu'une  chose, 
à  rendre  complète  l'autorité  dont  il  jouis- 
sait sur  la  cité.  S'appuyant  sur  les  habi- 
tants, auxquels  en  i25o,  il  concéda  d'impor- 
tants ]5riviléges,  il  commença  par  réclamer 
le  droit  de  percevoir  seul  la  leude  des  mar- 
chandises entrant  dans  la  ville  &  des  deux 
foires  annuelles  qui  s'y  tenaient.  Le  comte 
alléguait  une  possession  traditionnelle; 
mais  Vivien,  pour  compliquer  la  situation, 
en  appela  au  pape;  sans  s'arrêter  à  cet 
appel,  le  comte  tint  bon,  &  le  23  novem- 
bre de  la  même  année,  une  sentence  arbi- 
trale lui  adjugea  la  possession  provisoire. 
Il  dut  même  faire  reconnaître  pleinement 
la  légitimité  de  ses  droits,  car  en  1254  une 
nouvelle  sentence,  cette  fois  définitive  & 
rendue  par  un  chapelain  du  pape,  lui  con- 
céda le  droit  de  leude  sur  toutes  les  den- 
rées apportées  &  mises  en  vente  dans  la 
ville  par  des  étrangers;  comme  cette  sen- 
tence ne  reconnaissait  pas  au  comte  le 
droit  de  lever  la  leude  en  général  sur  toute 
marchandise  entrant  dans  la  ville,  l'évéque 
en  prit  occasion  pour  renouveler  ses  ré- 
clamations quelques  années  plus  tard. 
Battu  pourtant  à  propos  des  leudcs,  l'évé- 
que porta  ailleurs  ses  prétentions  &  son 
activité  inquiète,  mais  menacé  d'un  procès 
criminel  par-devant  l'inquisition  en  1266, 
attaqué  par  les  seigneurs  de  Séverac  en 
1260,  il  dut  abandonner  toutes  ses  préten- 
tions. 

Plus  habile  que  Vivien,  son  successeur 
sur  le  siège  épiscopal,  Raimond  de  Cal- 
mont  d'Olt,  reprit  toutes  ses  prétentions. 
Ce  n'était  plus  seulement  la  leude  qu'il 
réclamait,  c'était  la  police  des  foires  te- 
nues dans  la  ville,  police  exercée  jusque- 
là  par  les  comtes;  c'étaient  encore  les 
fossés  entre  la  cité  &  le  bourg,  qu'il  pré- 
tendait lui  appartenir.  Enfin  il  revenait 
sur  la   cession   de   1238   &   prétendait  que 


le  droit  de  suzeraineté  des  évèques  avait 
été  lésé  par  la  substitution  des  seigneurs 
de  Panât  aux  comtes  de  Rodez  dans  la 
possession  des  châteaux  de  Coupiac,  Cays- 
tord,  &c. 

Ces  réclamations  devinrent  le  signal 
d'une  petite  guerre,  dans  laquelle  il  y 
eut  mort  d'hommes,  incendies,  violen- 
ces, &c.  ;  l'évéque  employa  l'excommu- 
nication pour  appuyer  ses  demandes.  Une 
sentence  provisoire  du  sénéchal  de  Rouer- 
gue  en  1277  donna  raison  au  comte  &  le 
maintint  en  possession  de  tous  les  droits 
contestés.  L'affaire  avait  été  portée  au 
parlement  de  Paris,  mais  cette  cour  n'eut 
pas  à  la  juger,  car  une  sentence  arbitrale 
de  l'évéque  &  du  sénéchal  de  Toulouse, 
Eustache  de  Beaumarchais,  vint  l'année 
suivante  terminer  le  conflit.  La  transac- 
tion de  ii56  &  celle  de  1264  furent  plei- 
nement confirmées;  le  bourg  de  Saint- 
Etienne  fut  cédé  à  l'évoque,  ainsi  que  le 
faubourg  d'Albespeyres;  le  droit  de  forti- 
fier la  cité  fut  accordé  au  comte  &  aux 
habitants,  sauf  les  environs  du  faubourg 
Saint-Etienne,  par  lequel  communiquaient 
les  deux  parties  de  la  ville.  Au  sujet  des 
châteaux  de  Coupiac  &  Caystord,  la  pré- 
tention de  l'évéque  fut  admise  &  le  comte 
dut  racheter  ces  deux  châteaux  pour  les 
tenir  en  fief  de  l'évéque,  ou  se  recon- 
naître son  vassal  pour  une  quantité  de 
terre  équivalente. 

Mais  les  querelles  n'étaient  pas  finies; 
elles  reprirent  en  1293,  à  l'occasion  des 
marchés,  que  l'évéque  défendit  de  tenir 
dans  le  bourg,  malgré  la  coutume  suivie 
de  toute  antiquité.  Apaisées  à  ce  moment 
par  les  officiers  royaux,  elles  se  renouve- 
lèrent en  i3i5  &  amenèrent  des  troubles 
&  des  luttes  à  main  armée,  dans  lesquelles 
les  partisans  de  l'évéque  n'obtinrent  pas 
l'avantage.  Fatiguées  de  ces  éternelles  dis- 
cordes &  craignant  peut-être  aussi  l'in- 
tervention royale,  les  parties  se  décidèrent 
enfin  à  une  transaction  définitive,  Guil- 
laume Durand,  évéque  de  Mende,  fut 
chargé  d'en  rédiger  les  articles,  avec  le 
concours  d'un  commissaire  royal  &  du  sé- 
néchal de  Rouergue;  elle  est  datée  de  i3i6. 
Elle  fit  disparaître  tout  sujet  de  querelle 
en   établissant    une   cour  de    paréagc   ijui 


HoTS 

i65 


Note 
i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


873 


jugeait  les  affaires  en  commun  &  parta- 
geait également  les  recettes. 

Dès  lors,  la  puissance  de  l'évêque  de 
Rodez  ne  fit  guère  que  s'augmenter  d'une 
façon  constante  &  pacifique.  Suzerain  des 
comtes  d'Armagnac,  qui  tenaient  de  lui 
plusieurs  châteaux  du  pays,  président  des 
Etats  de  la  province,  levant  dans  ses  terres 
le  commun  de  la  paix  à  partir  de  1419,  il 
finit,  à  l'avènement  de  la  maison  d'Albret, 
par  devenir  gouverneur  du  comté,  &  en 
1676,  après  avoir  jusque-là  porté  le  titre 
de  seigneur  de  Ro(/«^,  il  reçut  de  Louis  XIV 
celui  de  comte,  qu'il  devait  garder  jusqu'à 
la  Révolution. 

Évèques  de  Ro</«^. 

Pendant  tout  le  moyen  âge  les  évèques 
de  Rodez  ont  joué  un  tel  rôle  dans  l'his- 
toire du  Languedoc  que  nous  croyons 
utile  de  donner  ici  une  liste  des  évèques 
de  Rodez,  celle  du  Gallîa  Christiana,  pu- 
bliée dans  le  tome  premier  de  ce  grand 
ouvrage,  étant  très-défectueuse  &  ne  pou- 
vant servir  à  rectifier  les  erreurs  commises 
par  D.  Vaissete.  Nous  suivrons  presque 
toujours  dans  ce  travail  M.  de  Gaujal,  au- 
teur des  Eludes  historiques  sur  le  Rouergue, 
qui,  ayant  consulté  à  peu  près  tous  les 
documents  diplomatiques  existants  &,  de 
plus,  certains  travaux  manuscrits  conservés 
à  Rodez,  a  pu  composer  une  liste  beaucoup 
mieux  établie  que  celles  de  ses  prédéces- 
seurs, liste  dont  nous  nous  écarterons  le 
moins  possible. 

Nous  y  avons  ajouté  un  excellent  article, 
publié  par  M.  Desjardiiis,  archiviste  de 
l'Aveyron,  sur  les  évèques  des  neuvième 
&  dixième  siècles  '. 

I.  Saint-Amans  çAmantius),  évéque  de 
415  à  450. 

II.  S.  EusTACHE,  martyrisé  en  475. 

III.  S.  QuiNTlEN,  5o2-5i6;  à  cette  der- 
nière date  il  devint  évéque  de  Clermont. 

IV.  S.  Dalmacr;  sacré  en  5i6.  C'est  à 
lui  qu'on  devait  la  construction  de  la  ca- 
thédrale de  Rodez,  longuement  décrite  par 
Grégoire  de  Tours  &  détruite  au  treizième 

'  BiilioiHèjue  de  l'Ettle  Jes  Charles,  t.  24,  p.  146 
&  suiv. 


siècle.  Grégoire  de  Tours  fait  le  plus  grand 
éloge  de  ses  vertus  apostoliques. 

V.  Théodose,  archidiacre,  puis  évéque 
de  Rodez,  nommé  en  58i  par  Childe- 
bert  II  sur  la  recommandation  du  précé- 
dent. 

VI.  Innocent,  comte  de  Gévaudan, 
SSd-Sço. 

VII.  Deusdedit  I  acheva  l'église  com- 
mencée par  Dalmace.  On  conserve  encore 
à  Cantobre  un  autel  construit  par  son  or- 
dre &  portant  une  inscription  commé- 
mora tive. 

VIII.  VÉRUS  assista  au  concile  de  Reims 
en  625;  vivait  encore  vers  670, 

IX.  Arédius,  670. 

X.  Farald,  838.  Sous  son  épiscopat, 
l'évèché  d'Arisitum,  qui  avait  été  séparé  de 
celui  de  Rodez  au  sixième  siècle,  lui  fut 
de  nouveau  &  définitivement  réuni. 

XI.  RamnolenuS;  son  nom  se  trouve 
mentionné  dans  trois  chartes,  en  848,  856, 
861. 

XII.  Élizachar,  862. 

XIII.  Adémar  ou  Hacmar  I,  assiste  à 
l'assemblée  de  Pontion  en  864,  reçoit  une 
lettre  du  pape  Jean  VIII  en  879. 

XIV.  Frotard,  887. 

XV.  S.  Gausbert,  vers  900. 

XVI.  Adémar  II,  91 1.  Son  nom  est  dans 
quatre  chartes  inédites,  en  909,  910,  912. 

XVII.  Deusdedit  II,  920,  922,  924. 

XVIII.  JoRius  ou  Georges,  933. 

XIX.  Adémar  III,  935. 

XX.  Deusdedit  III,  mentionné  dans 
une  charte  de  936. 

XXI.  Mainfroi,  937. 

XXII.  Deusdedit  IV,  960-1004'. 
XXVIII.  Arnaud,  1028-1031;  en  1028, 

il  va  à  Limoges  prendre  part  à  la  consé- 
cration de  l'église  Saint-Martial  &  parti- 
ciper aux  travaux  du  concile  ([ui  admit 
l'apostolicité  de  la  mission  de  ce  saint. 

XXIV.  GÉRAUD,  1032-1037.  Peut-être 
y  eut-il  un  intervalle  entre  lui  &  le  sui- 
vant. 

XXV.  Pierre  I,  fils  de  Bérenger, vicomte 

'  La  plupart  des  niitcurs  coupent  en  deux  l'épis- 
copat  de  Deusdedit  IV'  &  ajoutent,  à  la  liste  des 
évèques  de  Rodez,  Bégon  &  Etienne,  qui  ont  été 
évèques  de  Clermont  &  abbés  de  Conques. 


Note 
i65 


Noin 
i65 


874 


HOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


de  Narbomic,  û.  èque  après  1048  &  avant 
io53;  devint  archevêque  de  Narboniie  en 
107g. 

XXVI.  Pons  Etienne,  élu  en  1079,  as- 
siste au  concile  de  Rome  en  io8ij  mort 
après  mars  1095. 

XXVII.  Raimond  Frotard  assiste,  en 
1095,  au  concile  de  Clermont,  tenu  par  le 
pape  Urbain  II,  qu'il  accompagna  ensuite 
dans  ses  voyages. 

XXVIII.  Adémar  IV,  J099-1144. 

XXIX.  Guillaume  I",  mentionné  plu- 
sieurs fois  dans  les  lettres  de  saint  Bernard  ; 
fut  déposé  par  le  pape  Eugène  III  à  cause 
de  ses  mauvaises  mœurs  (1144-1146). 

XXX.  Pierre  II,  1146-1165. 

XXXI.  Hugues  I,  de  la  famille  des 
comtes  de  Rodez,  1166-1211;  il  se  démit 
avant  sa  mort,  arrivée  en  1214.  Fut  enterré 
dans  l'abbaye  de  Bonnecombe  qu'il  avait 
fondée. 

XXXII.  Pierre  III  Henri  de  la 
Treille,  élu  en  1211,  mort  en  1234.  Il 
était  du  Roucrgue  &  reçut  en  1219,  du 
comte  de  Rodez,  l'administration  du  comté 
au  moment  où  ce  prince  allait  partir  pour 
la  Terre  sainte. 

XXXIII.  Bertrand  I,  1234-1235, 

XXXIV.  A.,  élu  en  1247. 

XXXV.  Vivien  du  Boyer,  1247,  cor- 
delier,  notaire  apostolique;  il  divisa  le 
diocèse  en  quatre  archidiaconés  :  Rodez, 
Conques,  Millau  &  Saint -Antonin.  Il 
mourut  en  1274  &  fut  enterré  dans  l'église 
des  cordeliers. 

XXXVI.  Raimond  II  de  Calmont 
D'Olt,  d'une  famille  noble  du  Rouergue, 
élu  en  1274;  commence,  en  1276,  la  re- 
construction de  la  cathédrale,  fait  fondre, 
en  1283,  la  grosse  cloche  de  l'église.  Mou- 
rut en  1298J  il  avait  assisté  aux  conciles 
provinciaux  de  Bourges  (1286)  &  d'Aurillac 
(1278  &  1294). 

XXXVII.  Bernard  du  Monastier, 
1298. 

XXXVIII.  Gaston  du  Cornet,  né  en 
Gascogne,  élu  en  i3oo,  mort  en  i3oi.  Il 
fut  enterré  dans  sa  cathédrale. 

XXXIX.  Pierre  IV  de  Pleine  Chas- 

'  Une  charte  inédite  a  fourni  son  nom  à  M.  Des- 
jardiiis. 


SAIGNE,  nommé  par  Boniface  VIII,  auquel 
le  chapitre  s'était  adressé,  vers  i3oi.  Il 
devint  plus  tard  légat  aspostolique  &  pa- 
triarche de  Jérusalem.  Il  mourut  en  iSig 
&  fut  enterré  dans  la  chapelle  de  Saint- 
Paul,  à  la  cathédrale  de  Rodez. 

XL.  Pierre  V  de  Castelnau  de  Bre- 
TENOUS,  petit  neveu  de  Raimond  de  Cal- 
mont  d'Olt,  élu  par  le  chapitre,  confirmé 
par  Jean  XXII.  Il  mourut  à  Paris  en  i334, 
fut  enterré  dans  le  couvent  des  domini- 
cains de  Paris,  &  plus  tard  transporté  dans 
celui  du  même  ordre  à  Rodez. 

XLI.  Bernard  II  d'Albi,  né  à  Saver- 
dun,  fut  nommé  par  le  pape  Benoit  XII, 
chargé  par  lui  d'une  mission  apostolique 
en  Espagne,  nommé  cardinal  de  Saint-Cy- 
riaque  en  i338;  il  se  démit  alors  de  son 
siège,  &  mourut  en  i35o.  En  i336,  il  avait 
assisté  au  concile  provincial  de  Bourges. 

XLII.  Gilbert  de  Cantobre,  né  dans 
le  Rouergue,  abbé  de  Saint-Gilles,  puis  de 
Saint-Victor  de  Marseille,  nommé  évèque 
de  Rodez  par  Benoît  XII  en  1339.  Il  testa 
en  faveur  des  pauvres  en  mars  1348,  & 
mourut  un  mois  après.  Il  fut  enterré  dans 
la  cathédrale  de  Rodez. 

XLIII.  Hugues  II  Roger,  frère  de 
Clément  VI,  évéque  de  Tulle,  cardinal  en 
1342,  eut  l'administration  de  l'évéché  après 
la  mort  de  Gilbert;  la  céda  peu  après  au 
suivant. 

XLIV.  Raimond  III  d'Aigrefeuille, 
parent  du  précédent,  abbé  de  la  Grasse, 
fut  nommé  par  Clément  VI,  le  i3  juin 
1349;  il  mourut  en  i36i.  Il  fut  enterré 
dans  une  chapelle  de  la  cathédrale. 

XLV.  Faydit  d'Aigrefeuille,  frère 
du  précédent,  administrateur  apostolic[ue 
de  i36i  à  1371;  plus  tard  évèque  d'Avi- 
gnon, cardinal  en  i3l83;  fut  enterré  à 
Saint-Martial  de  Limoges. 

XLVI.  Jean  I  de  Cardaillac,  patriar- 
che d'Alexandrie,  administrateur  de  1371 
à  1379. 

XLVII.  Bertrand  II  de  Raffin,  natif 
du  Rouergue,  clerc  du  diocèse  de  Tulle, 
nommé  par  l'antipape  Clément  VII.  Il 
donna  sa  démission  avant  sa  mort,  arri- 
vée  à   Avignon  en  1389. 

XLVIII.  Henri  de  Sévery,  né  en 
Savoie,   partisan   de   l'antipape   Clément, 


Note 
i65 


NOTK 

i6j 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


875 


nommé  par  lui.  Il  fut  ceitaiuement  nommé 
dès  i386,  &  non  pas  seulement  en  1396.  11 
mourut  à  Avignon  cette  dernière  année. 

XLIX.  Guillaume  II  d'Ortolan,  né  à 
Moissac,  nommé  par  Benoît  XIII  en  iSçô, 
prit  possession  en  1397.  Il  s'occupa  acti- 
vement de  l'achèvement  de  l'église  cathé- 
drale &  abandonna  à  l'oeuvre  ses  droits 
d'annate  sur  les  bénéfices  du  diocèse.  Il 
eut  avec  son  chapitre  de  graves  démêlés, 
en  1404,  &  fit  emprisonner  plusieurs  cha- 
noines. Aussi  appuya-t-il  la  réforme  de 
cette  congrégation  exigée  par  le  comte 
d'Armagnac  en  1409.  Cet  évéque  mourut 
en  1416. 

L.  Vital  de  Mauléon,  patriarche 
d'Antioche,  d'origine  gasconne,  assiste  en 
1416  au  concile  de  Constance;  se  démet 
en  1428  de  son  double  titre  en  faveur  du 
suivant.  Il  devint  plus  tard  patriarche 
d'Alexandrie  &  administrateur  perpétuel 
de  l'évèché  de  Saint-Pons  de  Thomières. 

LI.  Guillaume  III  de  la  Tour  u'O- 
LIERGUES,  de  la  famille  de  la  Tour,  cha- 
noine de  Lyon  &  de  Clerraont,  doyen  de 
Saint-Pierre  de  Clermont,  archidiacre  de 
Saint-Flour  &  prévôt  de  la  cathédrale  de 
Clermont,  nommé  évéque  de  Rodez  en 
1429  par  Martin  V.  Le  chapitre,  de  son 
côté,  élut  Pierre  d'Estaing,  archidiacre; 
Guillaume  ne  put  prendre  possession  qu'en 
I432.  Il  assista  au  concile  de  Bàle  en  I434, 
activa  la  construction  de  son  église  cathé- 
drale &  se  démit  en  1457  en  faveur  de  sou 
neveu,  Bertrand  de  Chalençon.  Il  conti- 
nua à  habiter  le  Rouergue  &  mourut  en 
I470;  il  fut  enterré  dans  la  chapelle  des 
Trois-Rois  qu'il  avait  fait  construire. 

LU.  Bertrand  III  de  Chalençon,  do 
la  famille  de  ce  nom  8c  du  Vêlai,  patriar- 
che d'Antioche  &  évéque  de  Rodez  comme 
le  précédent,  fit  continuer  la  construction 
de  la  cathédrale  8t  remit  de  l'ordre  dans 
l'administration  du  temporel  de  son  église. 
Il  prit  pour  coadjuteur  son  neveu,  Ber- 
trand de  Polignac,  en  1478,  lui  céda  le 
titre  d'évêque  en  1494,  mais  garda  le  pou- 
voir jusqu'à  sa  mort  arrivée  en  i5oi.  Il  fut 
enterré  dans  son  église,  sous  le  jubé  qu'il 
avait  fait  construire.  Ce  monument  existe 
encore  aujourd'hui. 

LUI.  Bertrand    IV   de    Polignac 


mourut  neuf  jours  après  son  oncle,  le 
2  mars  i5oi,  &  fut  enterré  à  côté  de  lui; 
son  épitaphe  rappelle  cette  circonstance 
de  ces  deux  morts  consécutives. 

LIV.  François  I  d'Estaing,  élu  par 
le  chapitre  en  novembre  i5oi,  eut  pour 
compétiteur  Charles  deTournon,  nommé 
par  le  pape,  &  qui  fit  valoir  ses  droits  les 
armes  à  la  main;  ce  compétiteur  mourut 
en  1504.  François  acheva  la  cathédrale 
&  construisit  le  clocher;  ses  vertus  lui 
valurent  le  surnom  &  la  renommée  de 
Bienheureux,  Il  mourut  le  1"  novembre 
1529  &  fut  enterré  dans  le  chœur  de  son 
église. 

LV.  Georges  II  d'Armagnac,  né  en 
i5oi,  nommé  par  le  roi;  le  chapitre  élut 
de  son  côté  Jean  d'Estaing,  neveu  du  der- 
nier évéque;  mais  celui-ci  dut  abandonner 
ses  prétentions.  Georges  était  bâtard  d'un 
bâtard  d'Armagnac;  il  mourut  en  i585, 
après  avoir  rempli  toutes  les  fonctions 
ecclésiastiques  depuis  celles  de  dom  d'Au- 
brac,  jusqu'à  celles  de  légat;  il  avait  dé- 
buté par  la  carrière  militaire.  Jusqu'en 
l553,  il  eut  la  surintendance  du  comté  de 
Rodez,  au  nom  de  Henri  d'Albret  &  de 
Marguerite  de  Valois.  En  i56o,  il  aban- 
donna l'évèché  de  Rodez  à  son  neveu  qui 
suit,  auquel,  dès  i353,  il  avait  résigné 
l'évèché  de  Vabre. 

LVI.  Jacques  de  Corneili.an  avait 
été  nommé  évéque  in  partibus  par  le  pape 
Paul  III  dès  1544;  évéque  de  Vabre,  puis 
de  Rodez,  sur  la  démission  de  son  oncle, 
il  prit  possession  de  ce  dernier  siège,  le 
16  mai  1362.  De  i553  à  i582,  il  fut  surin- 
tendant du  comté  de  Rodez  &  des  quatre 
chàtellenies  du  Rouergue  pour  le  roi  de 
Navarre.  11  mourut  en  i582  &  fut  enterré 
à  côté  de  François  d'Estaing, 

LVII.  François  II  de  Corneillan, 
neveu  du  précédent,  était  son  coadjuteur 
dès  i58i.  Il  fut  longtemps  ligueur  acharné 
&  essaya  même  de  se  rendre  indépendant. 
Il  mourut  en  1614,  en  se  rendant  aux  États 
généraux.  11  fut  enterré  à  côté  de  son 
oncle  &  prédécesseur. 

LVIII.  Bernardin  de  Corneillan, 
neveu  !k  coadjuteur  du  précédent,  fut  évé- 
que jusqu'au  8  septembre  1645. 

LIX.  François  III  de  Corneillan 


NOTS 

i6j 


Note 
i6S 


876 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


MONDENARD,  cousiii  &  coadjuteur  du  pré- 
cédent, ne  fut  évêque  que  quelques  mois. 

LX.  Charles  I  de  Noailles,  abbé 
d'Aurillac  &  prieur  de  la  Valette,  évêque 
de  Saint-Flour,  nommé  à  Rodez  en  1646, 
prit  possession  en  1647.  11  mourut  en  mars 
1648. 

LXI.  Hardouin  de  Péréfixe  de 
Beaumont,  précepteur  de  Louis  XIV  en 
1647.  Il  fut  nommé  en  juin  1648,  mais  ne 
résida  pour  ainsi  dire  jamais.  Il  devint 
plus  tard  archevêque  de  Paris  &  mourut 
en  1671.  Il  était  de  l'Académie  française, 
&  a  écrit  une  histoire  d'Henri  IV  qui  n'est 
point  sans  valeur. 

LXII.  Louis  Abelli,  nommé  évêque  de 
Rodez  en  1662;  il  avait  d'abord  été  curé 
de  Saint-Josse,  à  Paris,  &  confesseur  de 
Mazarin.  Il  se  démit  en  1666  &  se  retira 
chez  les  prêtres  de  Saint-Lazare,  où  il 
mourut  en  1691.  On  lui  doit  un  certain 
nombre  d'ouvrages  religieux. 

LXIII.  Gabriel  de  Voyerde  Paulmy 
nommé  en  1666  &  sacré  en  1677.  Il  fonda 
l'hôpital  général  &  le  séminaire  de  Rodez. 
Il  mourut  le  6  septembre  1682,  &  fut  en- 
terré dans  le  sanctuaire  de  la  cathédrale. 

LXIV.  Paul-Louis-Philippe  de  Lu- 
SIGNAN-Lézay,  nommé  en  1684,  n'obtint 
ses  bulles  qu'en  1693.  Jusqu'à  leur  obten- 
tion il  ne  prit  que  le  titre  de  vicaire  géné- 
ral du  chapitre.  Il  mourut  en  1716;  il  prit 
une  grande  part  aux  affaires  de  la  révoca- 
tion de  l'édit  de  Nantes,  &  ie  signala  par 
son  zèle  contre  les  calvinistes. 

LXV.  Jean  II  Armand  de  la  Vive  de 
TouROUVRE,  né  en  Normandie,  nommé 
en  mai  1716;  les  affaires  de  la  bulle  Uni- 
genitus  l'empêchèrent  d'obtenir  ses  bulles 
avant  1718.  En  1723,  il  devint  conseiller 
au  parlement  de  Toulouse  &  mourut  en 
septembre  1733.  Il  était  fougueux  jansé- 
niste &  censura  sévèrement  les  propos  de 
plusieurs  jésuites  de  Rodez. 

LXVI.  Jean  III  d'Ize  de  Saléon,  évê- 
que d'Agen,  nommé  évêque  de  Rodez  en 
1735;  en  1746,  il  devint  archevêque  de 
Vienne.  Ce  fut  lui  qui  introduisit  à  Rodez 
&  à  Millau  les  frères  de  la  Doctrine  chré- 
tienne. 

LXVII.  Charles  II  de  Grimaldi 
d'AnTIBES,   de   la  famille   des  princes  de 


Monaco,  aumônier  du  roi,  nommé  évêque 
de  Rodez  en  septembre  1749.  "^  mourut  à 
Ollioules  en  1770. 

LXVIII.  Jérome-Marie  Champion  de 
CiCÉ,  agent  général  du  clergé;  il  fut  mis 
en  1779  à  la  tête  de  l'administration  de  la 
haute  Guienne.  En  1781,  il  fut  nomn)é 
archevêque  de  Bordeaux,  &  alla  aux  Etats 
généraux  en  1789.  Partisan  des  réformes, 
il  fit  partie  du  cabinet  Necker,  devint 
ga,rde  des  sceaux  &  promulgua  la  consti- 
tution civilej  il  dut  émigrer  plus  tard, 
rentra  lors  du  concordat,  devint  archevê- 
que d'Aix  &  mourut  en  1810. 

LXIX.  N.  DE  Seignelai  de  Colbert, 
nommé  en  1781;  député  à  l'Assemblée  na- 
tionale en  1789.  Il  émigra  &  mourut  en 
Angleterre  où  sa  famille  s'était  établie. 

Uni  à  celui  de  Cnhors  en  1802,  le  siège 
de  Rodez  a  été  rétabli  en  1822. 

Chapitre  cathédral  de  Kode^.  —  Le  cha- 
pitre cathédral  de  Rodez  ne  paraît  pas 
avant  la  fin  du  onzième  siècle;  depuis  déjà 
longtemps,  il  est  vrai,  les  clercs  desservant 
la  cathédrale  formaient  une  véritable  con- 
grégation religieuse  soumise  à  des  devoirs 
communs;  mais  c'est  à  ce  moment  que  l'é- 
vêque  Adémar  imposa  à  cette  corporation 
la  règle  de  Saint-Augustin  &  l'astreignit 
à  des  offices  réglés  &  à  la  vie  commune. 
Cette  réforme  fut  approuvée  en  1099  jar 
le  pape  Urbain  IL  La  vie  de  la  corpora- 
tion ainsi  réorganisée  ne  présente  d'ail- 
leurs que  peu  de  faits  saillants.  Querel- 
les avec  les  églises  de  la  ville,  désordres 
intérieurs,  débats  avec  l'évêque,  tel  est  en 
résumé  le  spectacle  qu'elle  nous  présentj 
pendant  plusieurs  siècles  de  son  existence. 
C'est  ainsi  qu'en  1140  elle  eut  à  régler  de 
graves  affaires  d'intérêts  avec  le  chapitie 
de  Saint-Amans  dépendant  de  Saint-Vic- 
tor de  Marseille.  En  1120,  en  réorgani- 
sant le  corps  des  clercs  de  cette  église,  en 
le  soumettant  à  la  célèbre  abbaye  béné- 
dictine, l'évêque  Adémar  avait  réglé  l'im- 
portante question  des  cimetières,  source 
inépuisable  de  désaccords  entre  les  églises 
d'une  même  ville;  il  avait  décidé  que  les 
chanoines  de  Saint-Amans  auraient  un  ci- 
metière particulier,  dans  lequel  ils  donne- 
raient la  sépulture  à   ceux    qui    auraient 


NoTB 

i05 


Note 

i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


877 

tels  que  le  comte  d'Armagnac  se  crut 
obligé  d'intervenir.  En  1409,  il  écrivit  à 
l'évêque  pour  lui  rappeler  les  désordres 
des  clercs  de  sa  cathédrale,  lui  exposer  le 
tort  qu'ils  causent  à  la  religion,  &  l'enga- 
ger à  y  apporter  les  remèdes  convenables, 
sinon  il  cessera  de  conférer  à  des  membres 
du  chapitre  les  bénéfices  dont  la  disposi- 
tion lui  appartient.  Loin  de  nier  les  griefs 
imputés  à  ses  chanoines,  l'évêque  les  re- 
connut vrais,  &  dans  sa  réponse  au  comte 
il  lui  déclare  que  cette  réforme,  impossible 
à  fout  autre,  pape,  cardinal,  archevêque 
ou  évoque,  doit  être  conduite  par  lui- 
même,  comte;  car,  ajoute-t-il,  nous  autres 
clercs  nous  préférons  les  biens  temporels 
à  la  grâce  de  Dieu  &  au  salut  de  notre 
âme.  Sur  cette  réponse,  le  comte  admo- 
nesta le  chapitre,  &  chargea  Raton  de  Fe- 
nayrols,  sénéchal  du  comté,  &  Guiral  du 
Puch,  son  confesseur,  de  procéder  aux  ré- 
formes les  plus  urgentes.  Les  principaux 
défauts  intérieurs  dont  l'existence  fut  alors 
reconnue  étaient  l'irrégularité  dans  l'as- 
sistance aux  offices,  la  dilapidation  des  re- 
venus, l'aliénation  du  mobilier  de  l'église, 
même  des  reliquaires;  de  plus,  leS  hebdo- 
madiers  !k  autres  prêtres  inférieurs  de  la 
cathédrale  joignaient  à  leurs  prébendes 
d'autres  ressources,  &  négligeaient  natu- 
rellement ce  qui  aurait  dû  faire  leur  prin- 
cipale &  même  leur  seule  occupation.  Pour 
remédier  à  fous  ces  maux,  il  fut  fait  quel- 
l'année,  le  chapitre  était  dans  l'habitude      ques  règlements  intérieurs  (9  avril  1409)  : 


revêtu  l'habit  de  chanoine  en  état  de  santé 
&  l'auraient  porté  une  année  entière; 
c'était  exclure  tous  ceux  qui  n'auraient 
pris  cet  habit  qu'à  l'article  de  la  mort  pour 
avoir  le  privilège  d'une  sépulture  plus  ho- 
norable. Mais  résister  aux  réclamations 
d'un  corps  comme  ce  chapitre  régulier, 
appuyées  par  la  puissante  abbaye  de  Mar- 
seille, était  chose  difficile,  &  en  1140, 
vingt  ans  par  conséquent  après  le  premier 
règlement,  il  fallut  abolir  la  restriction 
établie  par  l'évêque  Adémar. 

En  1276,  l'ancienne  cathédrale,  qui  da- 
tait de  l'époque  mérovingienne,  s'écroula 
subitement  pendant  la  nuit  du  ï6  fé- 
vrier; on  se  mit  immédiatement  à  l'œuvre 
pour  la  relever,  &  l'évêque,  Raimond  de 
Calmont  d'Olt,  institua  à  cette  occasion, 
dans  le  sein  du  chapitre,  un  chanoine  ou- 
vrier qui  devait  surveiller  la  construction; 
elle  ne  fut  achevée  qu'au  seizième  siècle. 
En  iSgS,  pour  activer  les  travaux,  l'évê- 
que, Guillaume  d'Ortolan,  céda  à  l'œuvre 
ses  droits  d'aniiate  sur  tous  les  bénéfices 
du  diocèse;  quelques  années  auparavant, 
en  i386,  l'évêque  Henri  avait  donné  au 
chapitre  quatre  cents  francs  d'or,  prix  de 
quatre  messes  annuelles  &  perpétuelles 
pour  le  salut  de  son  âme  &  celui  de  ses 
parents. 

La  môme  année,  iBgS,  furent  réglées  les 
aumônes  du   carême;   à  cette   époque   de 


NOTB 

i65 


de  faire  des  largesses  aux  pauvres  trois 
jours  par  semaine.  Aimeri  du  Marché,  doc- 
teur en  décrets,  établit  une  autre  distri- 
bution pendant  les  trois  autres  jours  de  la 
semaine,  à  raison  d'un  quintal  de  blé  par 
jour;  il  donna  au  chapitre  sa  terre  de 
Pruines.  Le  soin  de  régler  toutes  les  af- 
faires intérieures  relatives  aux  fondations 
faites  dans  le  chapitre  était  confié,  à  cette 


la  pointe  fut  rétablie  pour  constater  la 
présence  effective  au  chœur,  l'aliénation 
des  biens  de  la  cathédrale  interdite;  les 
mœurs  inférieures  qui  laissaient  à  désirer 
réformées,  &  les  hebdomadiers  mis  en  de- 
meure d'opter  entre  des  occupations  étran- 
gères à  la  cathédrale  ou  leur  prébende. 

En  1482,  le  chapitre,  qui  avait  soutenu 
contre    l'évêque    Guillaume   de    la  Tour 


époque,  à  plusieurs  chanoines  qui  s'appe-      d'Oliergues  son  compétiteur  Pierre  d'Es- 


laient  bayles  des  anniversaires;  en  1324, 
Henri  de  Castelmaurin  donne  au  chapitre 
un  cheval  noir,  &  aux  bayles  une  somme 
de  vingt  livres,  comme  arrérages  de  l'anni- 
versaire fondé  dans  la  cathédrale  par  son 
frère,  Robert  de  Castelmaurin. 

Cependant  les  plus  grands  désordres  ré- 
gnaient dans   la  congrégation,   désordres 


taing,  eut  avec  lui  une  contestation  assez 
violente.  Extension  à  tous  les  ecclésiasti- 
ques d'une  imposition  établie  pour  subve- 
nir aux  frais  des  fortifications  de  la  ville, 
transport  à  Villefranche  du  tribunal  de 
l'officialité,  tels  en  étaient  les  motifs.  Por- 
tée au  concile  de  Bâle,  l'affaire  traîna  jus- 
qu'en 1488;  à  cette  date,  une  sentence  des 


NoTg 

i6j 


878 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


commissaires  de  cttte  assemblée,  (ont  en 
reconnaissant  la  valeur  des  faits  accomplis, 
enjoignit  à  l'évêque  de  respecter  à  l'avenir 
les  privilèges  de  son  chapitre.  En  1456, 
cette  question  des  exemptions  financières 
se  représenta,  ce  fut  à  propos  des  tailles 
que,  à  Rodez,  comme  partout  ailleurs  à  la 
même  époque,  les  consuls  essayèrent  d'im- 
poser aux  membres  du  chapitre;  l'évêque 
fut  nommé  arbitre,  &  décida,  après  longs 
débats,  que  les  maisons  appartenant  à  des 
membres  du  chapitre  &  situées  dans  cer- 
taines rues  de  la  cité,  jouiraient  de  cette 
exemption;  mais  il  fut  stipulé  que  ce  se- 
rait seulement  à  titre  de  possessions  ecclé- 
siastiques &  que,  une  fois  vendues  à  un 
tiers,  elles  seraient  de  nouveau  soumises  à 
la  taille. 

Au  commencement  du  seizième  siècle^ 
un  peu  plus  de  cent  ans  après  la  réforme 
de  1409,  les  désordres  avaient  repris  avec 
une  nouvelle  force  dans  la  cathédrale  & 
il  fallut  l'autorité  de  l'évêque  François 
d'Estaing,  célèbre  par  son  austère  piété, 
pour  en  arrêter  les  progrès  (i5i3).  D'après 
des  statuts  de  cette  année,  en  dehors  de 
l'église,  les  chanoines  portaient  ordinai- 
rement l'habit  séculier  &  ne  prenaient 
l'habit  religieux  qu'aux  heures  des  offices. 
Le  service  divin  était  dit  à  des  heures  tout 
à  fait  irrégulières  &  quelquefois  avec  une 
précipitation  indécente;  l'église  servait  de 
lieu  de  promenade  &  d'entretien,  même 
pendant  la  consécration;  enfin  l'adminis- 
tration de  la  mense  capitulaire  laissait  fort 
à  désirer.  Le  même  évêque,  si  zélé  pour  le 
rétablissement  de  la  discipline,  laissa  en 
Diourant  à  la  cathédrale  sa  crosse,  sa  mitre 
&  son  anneau  pastoral,  &  pour  le  grand 
autel  une  croix  de  fonte  dorée  &  un  ci- 
boire d'argent.  En  1465,  elle  avait  reçu  de 
Jean,  vicomte  d'Armagnac,  une  relique 
dite  le  Saint-Filet,  tissé  par  la  Vierge;  à 
celte  occasion  le  chapitre  s'était  engagé  à 
dire  annuellement  une  messe  pour  le  sa- 
lut de  ce  prince  &  en  l'honneur  de  cette 
relique. 

Cordelîers  de  RoJeif.  —  Les  frères  mi- 
neurs s'établirent  à  Rodez  en  1282,  c'est 
du  moins  la  date  que  donne  la  chronique 
du   monastère;    un   certain    Déodat   Ger- 


main leur  céda  l'emplacement  sur  lequel 
étaient  situés  le  cloître,  le  cimetière,  l'in- 
firmerie, le  dortoir  &  une  partie  du  réfec- 
toire. Le  comte  Hugues  IV  fut  un  de  leurs 
principaux  bienfaiteurs,  il  leur  donna  un 
jardin  situé  près  de  l'infirmerie  &  leur  céda 
un  cens  annuel  de  deux  sous.  En  1246,  date 
de  ces  notes  historiques,  la  plus  grande 
partie  des  bâtiments  claustraux  étaient 
presque  entièrement  achevés.  En  1263,  le 
comte  Hugues  leur  donna  de  nouveau  un 
petit  cens;  &,  en  1294,  Henri  leur  assigna 
par  semaine  une  somme  de  vingt  sous  de 
Rouergue,  à  prendre  sur  le  péage  du  bourg 
de  Rodez.  Au  quatorzième  siècle,  la  pro- 
tection de  la  famille  comtale  continua  à 
leur  être  assurée;  leur  église  devint  le  lieu 
de  sépulture  des  princes  &  princesses  de 
cette  famille,  &  en  1826,  les  comtesses 
Masquerose  &  Cécile  &  le  frère  de  celle- 
ci,  Hugues,  y  furent  transportés.  En  i333, 
un  chapitre  provincial  de  l'ordre  y  fut 
tenu  &  grâce  à  des  donations  toujours  plus 
nombreuses,  leurs  acquisitions  purent  s'é- 
tendre chaque  jour.  En  i335,  ils  venaient 
d'acquérir  une  rue  proche  le  couvent,  & 
ils  durent  recourir  à  l'autorité  civile  pour 
faire  expulser  des  femmes  de  mauvaise  vie 
qui  s'étaient  établies  devant  leur  église; 
Roger  d'Armagnac,  seigneur  de  Mauléon  & 
de  Villefranche,  gouverneur  des  terres  de 
Jean,  comte  d'Armagnac,  écrivit  à  ce  sujet 
au  juge  de  Rodez'.  En  1843,  Guillaume  de 


'  Rogerius  de  Armaiiiaco,  dominus  baronlae 
Malileonis  &  ViUefranchae,  regens  terram  egregii 
&  spectabilis  vlrl  domini  Johannis,  Dei  gratia 
comitis  Armaniacl,  Fesenciaci  &  Riithenae,  nepotis 
nostri ,  in  remotis  agentis,  discrète  viro  domino 
Bertrando  deU  Canieh,  utriusque  jiiris  professori, 
judici  appellationiim  dicti  nepotis  nostri  in  suo 
coinitatu  Ruthenae,  salutem  &  dilectionem.  Que- 
rimoniam  religiosorum  virorum  conventus  fratrum 
minorum  burgi  Ruthenae  accepimiis  continentem, 
qiiod  nonntiUe  mulieres  inhoneste  ante  hostium 
inonasterii  seu  domus  &  ecclesie  ipsorum  &  etiam 
prope  locum  &  carreriam  per  eosdem  fratres  acte- 
niis  acquisitam  habitant  &  inulta  illicita  8c  inho- 
nesta  committunt,  quae  non  possunt  nec  debent 
per  fidèles  Altissimi  sustineri,  unde  nobis  suppli- 
carunt,  qiiod  eis  providere  vellemiis  de  remédie 
oportiino.  Qiiare  cum  ad  nostrum  statiim  &  offi- 
cium    pertlneat    ordines    approbatos    pro   yiribus 


NOTII 

i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


879 


Cardaillac,  évèqiie  de  Saiiit-Papoul ,  bénit      disposition  de  l'intérieur  de  l'église.  Ayant 


N0T3 

i65 


I 


le  cimetière  du  couvent;  en  i33i,  révèc[ue 
de  Rodez  consacra  huit  nouveaux  autels 
dans  l'église  &  accorda  quarante  jours 
d'indulgences  pour  les  huit  jours  suivants, 
à  tous  ceux  qui  la  visiteraient;  en  effet,  dès 
1324,  on  avait  fait  de  nombreux  remanie- 
ments dans  le  couvent;  l'ancienne  église 
avait  été  transformée  en  réfectoire;  &  un 
nouveau  cloître  dit  de  Sainte-Claire  avait 
été  commencé;  la  première  pierre  fut  po- 
sée par  Amauri  de  Narbonue,  oncle  du 
comte  de  Rodez.  En  i359,  Jean,  comte  de 
Poitiers,  fils  de  France,  épousa  dans  cette 
église  Jeanne,  fille  du  comte  d'Armagnac. 
Au  quinzième  siècle  y  fut  enterrée  Bonne 
de  Berry,  comtesse  de  Rodez,  qui  laissa 
derrière  elle  de  longs  souvenirs  de  piété; 
un  somptueux  tombeau  lui  fut  élevé  dans 
le  chœur  &i  des  miracles  signalèrent, 
paraît-il,  sa  présence  dans  le  sanctuaire. 
Mais  au  commencement  du  règne  de 
Charles  VIII,  une  difficulté  imprévue  se 
produisit;  le  couvent  venait  d'être  réformé 
par  les  soins  de  Sixte  IV  &  de  la  reine 
de  France;  la  règle  de  l'étroite  observance 
venait  d'y  être  introduite,  malgré  la  résis- 
tance opiniâtre  &  les  violences  des  anciens 
religieux;  les  biens  &  objets  mobiliers  alié- 
nés par  les  religieux  ou  qui  leur  avaient 
été  ravis  venaient  d'être  restitués';  mais 
la  nouvelle  règle  exigeait  une  nouvelle 

defTensare  8c  maxime  conventum  pracdictum,  qui 
per  praedecessores  dicti  nepotis  nostri  ad  honorcm 
Altissimi  est  fundatus,  &  lupanare  non  sit  susti- 
nendum  in  praesentia  &  conspectii  taliiim  reli- 
eiosorum,  hinc  est  quod  vobis  districte  praecipi- 
mus  &  mandamiis,  qiiatenus  tam  ob  honorem  Dei 
quam  rei  publicae  taliter  super  prnedictis  provi- 
deatis,  quod  de  ceiero  querela  per  ipsum  conven- 
tum ad  nos  minime  referatur,  mandantes  omnibus 
fubditis  nepotis  nostri  praedicti  ac  officialibus  & 
icrvientibus,  ut  in  praemissis  81  ea  tùngentibus 
vobjs  pareant  8t  intendant,  taliter  ut  per  fratres  de 
caetero  non  valeatis  accusari.  Daium  Ruthenae, 
in  praedicto  conventj,  xvii"  die  mensis  madii, 
anno  Domini  m"  r.cc"  x\x"  v".  Per  dominum  rc- 
çentem,  J.  de  Gg». —  Rcddatis  litteras,  ipsis  visis, 
dictis  fatribus,  copia  retenta.  —  (Doat,  v.  |32, 
f  253.) 

'  Monitoire  de  Jean  Prieur,  chapelain  du  pape 
&  auditeur  général  en  la  chambre  apostolique,  du 
i3  avril  i^Si,  —  (Doat,  v.  i32,  f"  2Jç;.) 


besoin  de  déplacer  le  tombeau  de  Bonne 
de  Berry,  les  cordeliers  demandèrent  suc- 
cessivement l'assentiment  de  tous  les  des- 
cendants de  cette  princesse;  Charles  VIII 
le  donna  par  lettres  de  juin  1489,  René, 
duc  d'Alençon,  en  1490,  &  Alain,  sire  d'Al- 
bret  en  1494.  Voici  un  extrait  de  la  lettre 
royale,  qui  permet  de  comprendre  la  dis- 
position ancienne  de  l'église  &  les  chan- 
gements qu'on  y  voulait  apporter.  Le  roi 
expose  qu'il  a  reçu  une  supplique  des  frè- 
res mineurs  de  Rodez  «  contenant  que 
0  feue  dame  Bonne  de  Berry,  nostre  grant 
«  ayeule,  par  son  testament  &  ordon- 
«  nance  de  dernière  voulenté,  esleut  au- 

V  dit  couvent  sa  sépulture  pour  la  singu- 
«  lière  affection  qu'elle  y  avoit  &  après 
«  son  trépas  elle  fut  ensepulturée  au 
«  milieu  de  la  nef  d'iceluy,  ou  depuis 
«  Nostre-Seigneur  à  la  prière  d'icelle  à 
«  fait  &  fait  de  présent  plusieurs  grands 
(I  8c  évidents  miracles,  &  à  ceste  cause 
«  dès  longtemps  y  a  esté  faite  dessus  &  à 
«  l'entour  du  tombeau  une  closture  de 
«  treillis  de  fer  en  manière  de  chapelle, 
«  en  laquelle  y  a  ung  autel  où  avoit 
«  accoustumé  de  chanter  communément 
«  avant  que  ledit  couvent  feust  refformé. 
Cl  Et  pour  ce  que  depuis  ladite  refforma- 
u  tion  a  esté  faite  une  closture  &  ferme- 
«  ture  par  le  travers  de  ladite  église,  hors 
«  &  près  du  cueur  d'icelle  dite  chapelle 
«  entre  ledit  cueur  &  ladite  closture, 
«  ainsi  que  aux  autres  couvens  de  l'ob- 
«  servance  &  que  il  n'est  permis  selon 
«  la  règle  de  ladite  observance  aller  hors 
«  de  ladite  closture  célébrer  &  dire  messe 
u  ne  par  conséquent  en  ladite  chapelle 
u  qui  est  au  milieu  de  ladite  nef  comme 
«  dit  est,  dont  par  plusieurs  &  diverses 
«  gens  sont  requis,  &  aussi  que  en  faisant 
«  les  prédications  ladite  chapelle  empêche 
«  fort  l'auditoire;  à  ceste  cause  lesdits 
«  suppliants  ont  advisé  que  pour  le  même 
«  il  seroit  expédient  &  chose  bien  con- 
te venable  de  démolir  ladite  chapelle  & 
M  icelle  transporter  &  ériger  au  lieu  des- 
«  dites  chapelles,  ainsi  de  nouvel  faites 
«  entre  le  cueur  &  ladite  closture,  & 
«  pour  plus  faire   ladite   chapelle   solen- 

V  ncjle  &  ample   le  passage  du  dortoir  ik 


Note 
i65 


880 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


«  à  la  sacristie  abréger  &  estressir  ledit  condition  de  remplacer  cet  hôpital  par  un 

«  cueur  qui  est  spacieux   en  longueur  &  petit  Hôtel-Dieu  dans  lequel  s'exercerait 

«  largeur  de  deux  chaires   &  avecque    ce  l'hospitalité;  cette  condition  n'ayant  point 

«   translater  &  transpourter  le    corps   de  été  remplie,  il   s'ensuivit  un  long  procès 

«  ladite  feue  dame  Bonne  dessous  l'autel  qui  commença  en   1637. 
(I  qui   sera  fait  en   ladite   chapelle    entre 

«  ladite   closture    &    le   cueur,   lesquelles  Dominicains  de  Rode'{.  —  Le  couvent  des 

K  démolitions  &  constructions  ils  ne  fe-  dominicains  de  Rodez  fut  autorisé  en  1284, 

«  roient  ne  vouldroient  faire,  attendu  que  à  la  suite  d'une  décision  du  chapitre  pro- 

«  ladite  feue  dame  Bonne   est  comme  dit  vincial   de  Perpignan;    depuis   déjà   deux 

u  est  nostre  ayeule  matternelle,  sans  pre-  ans   les   pères  l'occupaient.   Le  principal 

«  mier  nous  en  advertir  &  sur  ce  obtenir  honneur  de  cette  fondation  revient  certai- 

«  nos  congé  &  licence,  fi  comme  il  doit,  nement  aux  comtes  de  Rodez,  dont  l'ac- 

«  humblement  requérant  iceux'.  »  tive  protection   ne  cessa  de  s'exercer  sur 

En  i633,  les  cordeliers  reçurent  de  Ga-  ce  couvent,  qui  fut  longtemps  dans  l'état 


briel-Barthélemi  de  Grammond,  président 
à  la  chambre  des  enquêtes  de  Toulouse, 
l'Hôtel-Dieu  de  Mur  de  Barrez,  fondé  en 


le  plus  florissant.  En  faisant  son  testa- 
ment, en  1292,  le  comte  Henri  n'eut  garde 
de  l'oublier;    en   sa   qualité  de  patron  de 


l555  par  Jean  de  Barthélemi;  il  y  mit  pour      la   congrégation,   il   lui    légua    dix   livres 

du  Rouergue  pour  les  vêtements  des  reli- 

,,,..,,  .^     j,     ,    ,•       j    I    1  ..  .    .     i„      cieux  &  ordonna  de  leur  donner  un  repas 
'  Voici   In   lettre  d  exécution  de  la  lettre  royale       "  1 

solennel  &  une  somme  de  cinquante  livres 
pour  leur  église  quando  fiet;  ainsi  l'éta- 
blissement des  moines  n'était  pas  complet, 
puisqu'ils  n'avaient  pas  encore  d'église.  En 
i3o5,le  même  comte,  renouvelant  son  tes- 
tament, leur  fait  don  d'un  calice  en  argent, 
jjesant  un  marc,  &  d'une  certaine  quantité 


ainsi  analysée  : 

Gui  de  Louzière,  chevalier,  seigneur  de  Montes- 
quieu, de  Pezenc  8t  de  la  Chapelle,  conseiller, 
chambellan,  maistre  dostel  ordinaire  du  Roy  nos- 
tre sire,  &  son  sénéchal  en  Quercy,  commis  par 
ledit  seigneur  au  régime  &  gouvernement  des  per- 
sonne, terres  &  seigneuries  de  messire  Charles  d'Ar- 


mapnac,  veues  par  nous  les  lettres  patentes  du  Roy         ,         .  ^  li   •      ••  \ii    • 

magnai.,  y  ,      „     ,  '       ÙQ  vetemeuts   ecclésiastiques.    Mais    cette 

notredit   seigneur,    impetrees   &  obtenues   par  nos 
très  chers  &  bien  aînés  orateurs  les  frères  mineurs 


sous  l'observance  régulière  du  couvent  de  Roddez, 
ausquelles  ces  présentes  sont  attachées,  par  les- 
quelles &  pour  les  causes  contenues  en  icelles, 
ledit  seigneur  a  donné  &  octroie  à  iceux  supplians 
congié,   permission    &  licence   en   tant   que  à  luy 


protection  princière  ne  suffisait  pas  pour 
épargner  aux  dominicains  des  attaques  & 
des  violences  pareilles  à  celles  qu'ils  su- 
bissaient, vers  la  même  époque,  à  Béziers 
&  dans  d'autres  villes.  Qu'on  en  juge  par 
le  fait  suivant  :  une  bande  d'hommes  armés 


touche,  qu'ils  puissent  &  leur  loise  de  faire  es-      attaque  le  couvent,  renverse  les  murs   de 

n      _1  1.      _      _.  J-     1 '-i:,.     J-     J ^  _    .  -     . 


tressir  &  abréger  le  cueur  de  leur  église  de  deux 
ou  trois  chaires,  ainsi  que  bon  leur  semblera  & 
aussi  de  démolir  une  chapelle  assise  au  milieu  de 
la  nef  de  ladite  église,  en  laquelle  est  ensepulturée 
feue  dame  Bonne,  grant  ayeulle  maternelle  du  Roy 
nostre  dit  seigneur  &  icelle  sépulture,  ensemble 
les  osscmens  de  ladite  feue  dame  Bonne  de  illcc 
transporter  &  mettre  en  autre  lieu  en  ladite  église, 
ainsi  qu'ils  aviseront  estre  à  faire  pour  le  mieulx 
consentons  en  tant  que  à  nous  est  &  que  nous 
touche  es  choses  dessusdites  &  à  l'accomplissement 
d'icelles,  tout  ainsi  &  par  la  forme  &  manièrequ'il 
est  contenu  es  dites  lettres  &  que  le  Roy  nostre 
dit  seigneur  le  veult  &  mande.  Donné  aux  Mon- 
tils  les  Tours,  sous  nostre  scel  &  seing  manuel,  le 
seizième  jour  de  juillet,  m  cccc  iiii^'s  &  x.  G.  de 
Louzière.  Pa  r  commandement  de  Monsieur  le  Gou- 
verneur, Guillaume.  —  (Doat,  v.  iSz,  f°  267.) 


clôture,  pille  l'établissement,  tue  un  hôte 
&  bat  les  serviteurs  en  menaçant  des  plus 
terribles  représailles  celui  qui  aurait  l'au- 
dace de  porter  plainte.  Le  sénéchal  in- 
forme, mais  si  mollement,  que  les  religieux 
sont  forcés  d'aller  trouver  le  roi,  occupé  en 
ce  moment  au  siège  de  Lille,  pour  le  sup- 
plier d'activer  le  zèle  de  ses  officiers.  On 
trouvera  tous  ces  faits  relatés  avec  détails 
dans  le  mandement  royal,  que  nous  don- 
nons en  note'.  Ce  fut  probablement  pour 

'  Philippus,  &c.,  senescallo  Ruthenensi   salu- 

tem.    Frequens   ad    nos    produxit    relatio 

qiiod  nonnulli  iniquitatis  (ilii nuper  cum 

multitudine  armatorum  copiosa  altos  parietes  seu 


Note 
105 


Note 
i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


88 1 


empêcher  le  retour  de  pareilles  scènes 
que,  quelques  années  plus  tard,  le  roi  prit 
le  couvent  sous  sa  toute-puissante  pro- 
tection &  enjoignit  au  sénéchal  de  Rouer- 
gue  de  le  maintenir  dans  la  jouissance 
de  tous  ses  biens  &  privilèges'.  En  iSçS, 
nous  trouvons  encore  des  lettres  d'amor- 
tissement octroyées  par  le  comte  Bernard 
d'Armagnac,  pour  une  chapellenie,  fondée 
dans  leur  église  par  un  certain  Jean  Ra- 


Saint-Amans  de  Kode^.  —  L'ancienne 
confrérie  de  chanoines  réguliers  de  Saint- 
Amaus  de  Rodez  était  arrivée,  au  milieu 
du  onzième  siècle,  à  un  état  de  décadence 
déplorable;  l'irrégularité  &  le  scandale 
de  leur  vie  avaient  forcé  le  légat,  Hu- 
gues, évèque  de  Die,  à  les  excommunier. 
Voulant  les  réformer,  le  comte  Raimond 
de  Saint-Gilles  appela  des  religieux  du 
chapitre    de  Montsalvi,  qui  venait  d'être 


NOTB 


lier;  elles  furent  probablement  accordées      fondé    {voir   p,   887);    mais,    malgré    tous 


à  la  requête  de  Pierre  Aldebert,  prieur 
provincial  de  Toulouse,  tout-puissant  au- 
près du  comte,  dont  il  était  le  confesseur; 
il  avait  débuté  à  Rodez  dans  la  carrière 
monastique  &  revint  y  finir  sa  vie;  c'est  à 
lui  que  l'on  doit  la  plupart  des  bâtiments 
claustraux".  En  1455,  l'évêque  Guillaume 
de  la  Tour  fonda  dans  leur  église  une 
chapelle  dédiée  à  saint  Vincent;  il  leur 
donna  à  cet  effet  une  somme  de  cent  écus 
d'or;  les  religieux  s'engagèrent  à  dire  deux 
messes  par  jour. 


altas  claiisuras  domus  fratrum  praedicatorum  Rii- 
thcnae  more  hostili  cum  maximo  impetu  &  vio- 
lentia  siibintrantes,  dictis  clausuris  primitus  ab 
eis  dirutis  Scdestruciis,  Petrum  de  Naucela  ho- 
minem  bonae  famae  boniqiie  nominis  in  dicta 
iomo  cum  ipsius  domus  famulo  dormientem  in 
lecto  inhumaniter  cum  gladio,  securi  &  ascia  tru- 
cidarunt  8c  interfecerunt  ferociter  ibidem  &  lania- 
runt  ac  dissipaverunt  membra  ejus,  &  mala  malis 
accumulantes  iinum  de  donniis  dictae  domus  gla- 
diis  Tulnerantes,  multa  de  bonis  domus  ejusdem 
rapicntes  vel  rapta  secum  asportantes,  adjunctij 
lerribilibus  minis  fratribus  &  familiae  dictae  do- 
mus, quod  eis  oculos  eruerent  si  de  praedictis  aliqua 
loquerentur,  libertatem  &  immunitatem  ecclesine 
&  domus  nequiter  violando.  Unde  vobis  mandamus 
quatenus  vocatis  erocandis  super  hujusmodi  (acto 
detestabili,  quod  cordi  nobis  est,  inquiratis  cum 
qua  poteritis  diligentia  &  celeritate  veriiatem, 
inquestam  quam  inde  feceritis  nobis  sub  uno  mit- 
tentes  fideliter  inclusam  sigillo.  De  culpabilibus 
&  suspectis  )uri  super  his  parituris  cum  bonis 
eorum  omnibus,  vos  intérim  sic  teneatis  securum 
&  saisitum  quod  de  ipsis  possit  jusiitia  exhiberi. 
Actura  in  obsidione  Insulae,  die  mercurii  post 
festum  beatorum  Egidii  &  Li^i,  anno  Domini 
«"ccc'iv".  — (Doat,  V.   i32,  f"  194.) 

'  Lettre  de  Philippe  VI,  de  février  i333(v.  $t.)j 
Doat,  T.  i32,  f°  ipâ. 

"  Doat,  T.  i32,  f"  199;  de  Gaujal,  t.  i,  p.  i32, 

IV. 


les  efforts  de  l'évêque  Pons  Etienne,  cette 
réforme  ne  put  avoir  lieu,  &  le  saint  fon- 
dateur, Gaubert,  se  vit  obligé  de  retour- 
ner dans  son  couvent.  L'évêque  s'adressa 
alors  à  Saint-Victor  de  Marseille,  célèbre 
parla  rigueurde  sa  discipline  monastique, 
&  soumit  le  couvent  à  l'abbé  Richard  de 
Milhau,  qui  avait  avec  le  Rouergue  des 
rapports  si  nombreux.  Ce  n'était  là  que 
confirmer  une  donation  faite  vingt  ans 
plus  tôt,  en  1080,  par  le  comte  d'Auver- 
gne, Robert,  au  précédent  abbé  Bernard. 
En  1140,  la  communauté  ainsi  réformée 
eut  des  démêlés  avec  le  chapitre  cathédral 
relatifs  au  droit  de  sépulture  dans  son 
église,  discussions  dont  on  trouvera  plus 
haut  l'analyse.  En  1283,  le  prieur,  Alziard 
de  Séverac,  eut  des  contestations  avec  les 
consuls  du  bourg  au  sujet  de  quelques 
droits  dus  à  son  église  lors  des  funérailles 
des  prêtres  décédés  dans  l'étendue  de  sa 
paroisse;  les  consuls  demandèrent  seule- 
ment qu'on  exceptât  les  clercs  mariés  & 
ceux  qui  exerçaient  des  états  manuels;  le 
prieur  décida  que  ceux-ci  ne  seraient 
considérés  que  comme  de  simples  la'iques. 
En  1489,  le  prieur  commendataire  était 
l'abbé  même  de  Saint -Victor,  Ogier  de 
Langlure;  il  paraît  que  les  moines  avaient 
beaucoup  à  se  plaindre  de  son  adminis- 
tration ;  la  nourriture  notamment  laissait 
fort  à  désirer;  il  leur  arrivait  au  réfec- 
toire de  ne  trouver  rien  de  préparé;  d'au- 
tres fois  manquait  un  des  éléments  les 
plus  essentiels  du  repas;  enfin  les  aliments 
servis  étaient  souveiit  de  mauvaise  qua- 
lité. Une  transaction  définitive  fixa  d'une 
manière  précise  la  quantité  &  la  qualité 
de  la  nourriture  nécessaire  à  chaque  re- 
pas. Cette  communauté  était  extrêmement 
riche;  un  inventaire  des  reliques  &  des  or- 


Note 
1(33 


88: 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


nenients  sacerdotaux  de  son  église,  dont 
nous  donnons  en  note  quelques  extraits, 
peut  servir  à  en  donner  une  idée  précise'. 

Hôpitaux  de  Rode'^.  —  Le  plus  ancien 
hôpital  de  Rodez  était  l'hôpital  dit  du 
Pas,  ainsi  nommé  à  cause  de  sa  position 
entre  la  cité  &  le  bourg.  Il  paraît  pour 
la  première  fois  en  1190;  une  charte  du 
comte  de  Rodez,  de  cette  date,  lui  donne 
une  albergue  de  cinq  cavaliers,  assise  sur 
la  maison  &  le  jardin  d'un  nommé  Ug 
Pons.  En  1197,  une  autre  charte  du  même 
prince  l'exempte  des  droits  de  leude  sur 
les  fruits  à  l'entrée  de  la  ville.  L'année 
suivante,  le  comte  Hugues  &  son  fils  GuHt- 
laume   lui  concèdent  une  mesure  de  vin 


'  Quadraginta  duas  capas  processionales,  qiiae 
qiiidem  omnes  sunt  de  pannis  aureis  vel  cericis 
vel  mcjanels.  Item  quinque  casulas  aureas,  una 
vero  ipsarum  est  compléta  dalmatica,  tunica,  sto- 
lis,  manipulis ,  &  colaribus.  Item  duas  casulas 
purpurarum  operis  Veneciae...  Item  duas  corti- 
nas  de  syndone  quae  apponuniur  ab  utroque 
latere  majoris  altaris,  quae  dicuntur  esse  de  syn- 
done  8c  purpura Item   stolam  &   manipulum 

bene  &  egregie  diversis  coloribus  sutum   cum  acu 

de  serico    nigro    foliaratum Item   duo   pulvi- 

naria  sive  aurealia  parva,  quae  apponuntur  super 
altare  ad  librum  sustentandum...  Item  expositio- 
nes  Evangeliorum,  de  littera  antiqua  multum... 
Item  &  invertit  dictus  sacrista  in  armario  the- 
sauri  &  reliquiarum  crucem  magnam  argenteam 
&  in  aliqua  sui  parte  deauratam,  in  qua  est  de 
ligne  dominicae  Crucis  &  etiam  multi  veri  lapi- 
des preciosi  diversorum  colorum  incastrati  debito 
ordine  in  eadem.  Item  duos  testes  aureos  cum 
miiltis  lapidibus  preciosis  infixis  &  situatis  in  eis- 
dem.  Item  quoddam  caput  argenteum  in  quo  dici- 
tur  esse  magna  portio  capitis  beat!  Laurencit 
martiris.  Item  costam  beati  Pétri.  Item  brachium 
beati  Honorati  in  brachio  argenteo  incastratum. 
Item  très  cruces  argenteas.  Item  dentem  beati  Ja- 
cobi  a'postoli  in  quodam  cristallo.  Item  scaque- 
rium  deauratum  cum  familia  de  bericle...  Item 
in  quadam  capsa  eborea  très  dentés  beati  Lau- 
rencii.  Item  in  quadam  ampulla  vilrea  de  lacté 
beatae  Mariae...  Item  invenit  quasdam  alias  re- 
liquias  in  capsa  lignea  quae  fuerunt  inventae  in 
altari  beati  Pétri,  in  qua  quidcm  capsa  erat  cul- 
tellus  quidam  cum  frustoiio  de  samilto  intincto 
sanguine  &  partem  sanguinis  pulverisati,  ut  ma- 
nifeste apparebat.  Item  unum  cornu  eboris  divi- 
sum  in  très  partes.  —  (Doat,  v.  i32,  f"  122.) 


sur  chaque  sauméc  apportée  à  Rodez,  & 
la  même  année,  ils  lui  cèdent  tous  leurs 
droits  sur  le  village  de  Salars.  Cet  hôpital 
dépendait  de  celui  d'Aubrac,  il  avait  même 
règle  &  même  institut;  il  était  dirigé  par 
un  dom  &  habité  par  des  crosats,  prêtres 
chargés  de  desservir  les  chapelles  qui  en 
dépendaient,  par  des  donats  &  par  des 
femmes,  qui  furent  supprimées  dans  la 
suite,  mais  y  existèrent  jusqu'au  commen- 
cement du  quatorzième  siècle;  en  1329, 
l'tine  d'elles  n'était  rien  moins  que  la 
noble  dame  de  Creissel,  de  l'une  des  meil- 
leures familles  de  Rouergue;  à  cette  date, 
Amauri  de  Narbonne,  baron  de  Talairan, 
régent  du  comté  de  Rodez,  lui  permit 
d'élever  une  chapelle  auprès  de  l'une  des 
tours  de  la  ville,  en  se  réservant  expressé- 
ment le  droit  de  la  démolir  en  temps  de 
guerre.  En  1266,  le  comte  Henri  de  Rodez 
avait  déjà  abandonné  à  l'hôpital  plusieurs 
terres  qui  en  étaient  voisines  &  notam- 
ment une  partie  des  fossés,  dont  il  put 
librement  user;  toutefois  il  fut  stipulé 
qu'en  cas  de  guerre,  le  comte  pourrait  les 
reprendre,  &  que  les  religieux  devraient 
les  revêtir  d'un  mur  suffisamment  fort.  En 
i322,  l'organisation  intérieure  de  cet  éta- 
blissement &  ses  rapports  avec  l'ordinaire 
furent  définitivement  réglés;  il  fut  décidé 
que  la  nomination  du  dom  n'appartien- 
drait ni  à  l'évéque,  ni  au  comte,  ni  aux 
consuls  du  bourg  ou  de  la  cité,  mais  aux 
frères  &  donats;  l'élection  dut  se  faire  à  la 
pluralité  des  suffrages  &  un  mois  après 
la  vacance.  Si  l'élection  n'a  pas  lieu  dans 
ce  délai,  la  nomination  sera  faite  par  le 
comte  ou  par  ses  officiers,  de  concert  avec 
l'évéque.  Une  fois  élu,  le  dom  devra  prêter 
serment  sur  les  saints  évangiles  &  rendre 
fidèlement  ses  comptes  tous  les  deux  ans 
aux  consuls  du  bourg  &  de  la  cité,  sous 
peine  de  destitution.  La  présentation  aux 
cures  &  chapellenies  dépendantes  de  l'hô- 
pital fut  donnée  à  la  congrégation,  l'évéque 
gardant  toujours  le  droit  d'institution.  Le 
nombre  des  frères  fut  fixé  à  neuf,  outre  le 
dom  &  les  prêtres  nécessaires  pour  rem- 
plir le  service  divin.  Le  costume  fut  fixé 
en  même  temps  &  dut  se  composer  notam- 
ment d'un  manteau,  chargé  d'une  croix 
bleue. 


NOTB 

i65 


Note 
i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


883 


De  l'hôpital  du  Pas  dépendait  un  hôpital 
au  lieu  de  las  Valz,  qui  était  administré  par 
un  commandeur;  l'un  de  ces  dignitaires, 
Durand  Niel,  obtint,  en  1233,  une  charte 
d'amortissement  de  Bernard,  seigneur  de 
Lévezon.  L'hôpital  du  Pas  subsista  jusqu'à 
la  fin  du  dix-septième  siècle;  en  1677,  son 
emplacement  fut  occupé  par  le  séminaire 
diocésain,  dirigé  par  les  prêtres  des  Mis- 
sions. Cet  hôpital  &  ceux  de  Sainte-Cathe- 
rine du  Bourg  &  de  Sainte-Marthe,  sup- 
primés à  la  même  époque,  furent  réunis  à 
l'hôpital  général  par  les  soins  de  l'évêque 
Gabriel  de  Voyer  de  Paulmy. 

h'hâpîtal  Saint-Jacques  de  Rodez  fut 
fondé  en  1346  par  Bérenger  Barrata,  prê- 
tre du  diocèse  de  Cahors,  originaire  du 
bourg  de  Rodez,  qui  par  son  testament 
lui  légua  tous  ses  biens.  Il  fonda  cet  hô- 
pital pour  douze  lits,  &  lui  donna  une 
maison  située  dans  le  bourg  de  Rodez.  Il 
en  confia  l'installation  à  ses  exécuteurs 
testamentaires  &  chargea  de  l'adminis- 
trer à  l'avenir  les  consuls  du  bourg  de 
Rodez.  Cette  maison  se  soutint  dans  un 
état  assez  prospère  jusqu'au  milieu  du 
dix-septième  siècle;  à  cette  époque  l'or- 
dre de  Saint-Lazare  voulut  s'en  emparer, 
contrairement  aux  intentions  des  fonda- 
teurs. Il  venait  de  résister  aux  tentatives 
faites  en  1668  pour  le  réunir  à  l'hôpital 
général;  il  échappa  encore  une  fois,  un 
arrêt  du  conseil  de  1696  déclara  l'hôpital 
do  Saint-Jacques  absolument  indépendant 
de  toute  autre  maison  &  le  roi  lui  unit 
les  deux  maisons  de  Combecrose  &  de 
Saint-Cyrice.  A  partir  de  ce  moment  & 
jusqu'à  nos  jours  il  a  servi  au  soulage- 
ment des  personnes  pauvres  de  la  classe 
ouvrière. 

Ville  de  Millau.  —  La  principale  église 
de  la  ville  de  Millau  était  celle  de  Notre- 
Dame,  dite  de  l'Espinasse.  Le  plus  ancien 
témoignage  (ju'on  ait  de  son  existence  re- 
monte à  l'an  1070.  A  cette  date,  le  vicomte 
Bérenger  II  la  soumit  à  Saint-Victor  de 
Marseille,  qui  commençait  à  prendre,  dans 
le  Midi,  la  grande  influence  que  lui  va- 
laient la  rigueur  de  sa  discipline  &  la 
îainteté  de  ses   religieux;   cette  église  de 


Millau  avait  été,  comme  tant  d'autres, 
usurpée  par  les  a'ieux  du  vicomte  de  Gé- 
vaudan,  &  celui-ci  crut  devoir  réparer 
leur  injustice  en  y  rétablissant  le  service 
divin.  Cette  donation  fut  confirmée  par 
l'évêque  Pons  Estève,  à  son  retour  de 
Rome,  en  1082,  quand  il  assura  à  Saint- 
Victor  la  jouissance  de  foutes  les  églises 
qu'il  possédait  dans  son  diocèse.  Elle  fut 
encore  confirmée,  en  1175,  à  l'abbé  Ri- 
chard, par  Alfonse,  roi  d'Aragon,  comte 
de  Barcelone  &  marquis  de  Provence.  Au 
douzième  siècle,  elle  fut  érigée  en  paroisse 
par  le  pape  Adrien  IV,  qui  y  établit  quatre 
religieux,  soumis  à  la  règle  de  Saint-Benoît, 
quatre  conduchers  &  un  chapelain  mage. 
Elle  fut  toujours  protégée  par  les  rois 
d'Aragon  pendant  leur  domination  en  Pro- 
vence; Alfonse  II  défendit  à  ses  sergents 
de  loger  des  gens  de  guerre  ou  autres  dans 
son  cloître";  en  ii83,  Sanche,  comte  & 
marquis  de  Provence,  décida  qu'à  l'avenir 
nul,  soit  hospitalier,  soit  religieux,  ne 
pourrait  construire  de  chapelle  ou  d'ora- 
toire dans  les  limites  de  sa  paroisse;  enfin, 
Pierre  II  la  prit  sous  sa  protection.  Dès 
cette  époque,  elle  renfermait  une  confré- 
rie, à  laquelle  le  roi  Alfonse  donna,  en 
1 194,  un  demi-muid  de  blé.  En  1284,  cette 
église  était  gouvernée  par  un  prieur.  Au 
commencement  du  quatorzième  siècle,  il 
y  eut,  à  son  sujet,  de  graves  démêlés;  les 
consuls  prétondaient,  malgré  la  résistance 
des  religieux,  avoir  le  droit  de  nommer 


'  Vers  II 80.  —  Ildefonsus,  Dei  gratia  rex  Ara- 
gonensis,  cornes  Barchinonensis  &  marchio  Pro- 
vinciae,  P.  Martinits  &  Uxoaldolit  &  Rodigo 
salutem.  Audivimus  quod  postqiiam  P.  prior  dilcc- 
tus  8c  fidelis  noster  recessit  a  partibus  illis,  per 
TÏm  volebatis  hospitare  in  clausfro  Amilhiavi, 
quod  quidem  grave  nobis  est,  qiioniam  ecclesia 
Amilhiavi  francam  &  liberam  &  inmunem  ab 
omni  exactione  &  servitio  voliimiis  teneri  et  ha- 
beri ,  sicut  hucusque  fuit,  idcoqiie  mandamus  & 
mandando  vobis  firmiter  praecipimiu,  ut  per 
fidem  quam  nobis  debeds  ecclesiam  praedictam 
&  priorem  praedictum  &  clericos  8c  res  eoriim 
tanquam  nostras  proprias  mnnutencatis  8c  deffeii- 
datis  ab  omnibus  8<  per  vos  ipsos  nihil  demandetis 
aut  nullum  malum,  forciam  aut  contrarictatem 
ibi  supra  inducatis.  Datum  apud  Fragam,  prima 
dominica  junii.  — (Doat,  v.  14.5,  1"°  9-)  » 


NoTB 
■  65 


Note 
1Û5 


884 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


le  chapelain,  &  le  pape  Clément  V  dut, 
en  i3o5,  déléguer  des  juges  investis  de 
toute  son  autorité  pour  décider  de  la  jus- 
tice de  cette  demande.  Quelques  années 
plus  tard,  nouvelle  querelle,  cette  fois 
avec  le  chapitre  lui-même,  que  les  mêmes 
consuls  voulaient  obliger  à  supporter  une 
partie  des  frais  causés  par  l'agrandisse- 
ment de  l'église;  ces  nouveaux  débats 
donnèrent  lieu  à  une  nouvelle  délégation 
de  juges  apostoliques".  En  i363  eut  lieu, 
dans  cette  église,  l'érection  d'un  nouvel 
autel,  consacré  à  saint  Jean  l'Èvangéliste; 
à  l'occasion  de  sa  consécration,  Guil- 
laume, évêque  Fadensis  &  vicaire  de  l'é- 


'  28  juillet  i3ii.  —  Clemens  episcopus,  servus 
servorura  Dei,  dilectis  filiis  praecentori  &  Guil- 
lelmo  de  Cluions  ac  Raimundo  de  Canillaco, 
canonicis  ecclesiae  Mimatensis,  salutem  &  aposto- 
licam  benedictionem.  Sua  nobis  univers!  parro- 
chiani  ecclesiae  prioratus  de  Amiliavo,  ordinis 
Sancti  Benedicti,  Ruthenensis  diocesis,  petitione 
inonstraverunt,  quod  licet  dicta  ecclesia,  quae 
adeo  arcta  &  brevis  existii,  quod  ipsi  parrochiani, 
qui  nunc ,  multiplicante  Domino,  augraentati 
non  possunt  commode  recipi  in  ecclesia  prae- 
libata,  necessariae  ampliationis  &  reparationis 
auxilio  indigere  noscatur,  ipsique  parrochiani  ad 
ampliationem  &  reparationem  hujusmodi  manus 
adjutrices  juxta  suarum  exigentiara  facultatura 
porrigcre  sint  parati,  tamen  prior  ejusdem  prio- 
ratus, qui  ecclesiam  ipsam  in  usus  proprios  cano- 
nice  obtinere  dicitur,  in  eadem  arapliatione  & 
reparatione  cum  eisdem  parrochianis  contribuere 
sine  causa  rationabili  denegat  minus  juste,  in  par- 
rochianorum  praefatorura  non  modicum  praejiidi- 
cium  &  gravamen ,  quamquam  dicta  ecclesia  sit 
in  temporalibus  opulenta  idemque  prior  cum  in- 
tegritate  percipiat  illius  fructus  &  proventus.  Cum 
autem  dicti  parrochiani,  sicut  asserunt,  ipsius 
prioris  potentiam  merito  perhorrescentes,  eum  in- 
fra  civitatem  &  diocesim  Ruthenensem  nequeant 
convenire  secure,  discrétion!  vestrae  per  apostolica 
scripta  raandamus  quatenus  partibus  convocatij 
audiatis  causam  &  appellatione  remota  fine  debito 
decidatis,  facientes  quod  decreveritis  per  censuram 
ecclesiasticara  firmiter  observari,  testes  autem  qui 
fuerint  nominati  si  se  gratia ,  odio  vel  timoré 
subtraxerint  censura  simili,  appellatione  cessante, 
cogatis  veritati  testimonium  perhibere.  Quod  si  non 
omnes  his  exequendis  poteritis  interesse,  unus  aut 
duo  vestrum  ea  nihilhominus  exequantur.  Datum 
Avinione,  quinto  kalendas  augusti,  pontificatus 
npstri  anno  septimo.  — (Doat,  v.  146,  i^  ii3.) 


vêque  de  Rodez,  concéda  de  nombreuses 
indulgences. 

Le  premier  de  tous  les  ordres  mendiants 
établi  à  Millau  fut  celui  des  frères  mi- 
neurs; il  y  était  dès  1278;  à  cette  date, 
le  gardien,  s'appuyant  sur  les  privilèges 
concédés  à  l'ordre  par  le  pape  Clément  IV, 
défendait  aux  frères  prêcheurs  de  cons- 
truire un  couvent  &  un  oratoire  dans  l'in- 
térieur de  la  ville.  En  1286,  cette  défense 
fut  renouvelée  par  Philippe  IV,  à  la  re- 
quête des  consuls  &  des  habitants;  deux 
ans  plus  tôt,  le  roi  Philippe  III  avait  per- 
mis cette  construction.  Le  couvent  descor- 
deliers  changea  d'emplacement  à  la  fin  du 
treizième  siècle  &  alla  s'établir  dans  un 
autre  endroit,  où  le  monastère  fut  recons- 
truit sur  de  plus  vastes  proportions.  Il 
renferma  jusqu'à  cent  cinquante  religieux. 
Au  quatorzième  siècle,  pendant  la  domi- 
nation anglaise,  le  sénéchal,  Thomas  de 
Wittenhall,  ordonna  la  destruction  de  leur 
église  &  de  celle  des  chevaliers  de  Saint- 
Jean  de  Jérusalem,  ces  deux  églises  pou- 
vant nuire  aux  fortifications  &  donner 
prise  aux  routiers  qui  couraient  le  pays. 

Les  dominicains  cherchèrent  donc  à 
s'établir  dans  cette  ville  dès  1278;  mais 
les  efforts  des  frères  mineurs  retardèrent 
jusqu'en  1280  la  décision  de  leur  chapitre 
provincial,  &  ce  ne  fut  qu'à  cette  date 
que  la  fondation  de  ce  nouveau  couvent 
fut  définitivement  autorisée  par  lui.  En 
1872,  Jean  d'Armagnac,  vicomte  de  Creis- 
sel  &  baron  de  Roquefeuille,  fonda  dans 
cette  maison  une  messe  annuelle  qu'un 
frère  devait  venir  dire  à  Creissel  même, 
moyennant  une  rente  perpétuelle  de  dix 
livres  tournois.  En  i453,  il  s'y  tint  un  cha- 
pitre général  de  l'ordre.  La  ville  hébergea 
les  religieux  le  dimanche  3  juin  de  cette 
année;  les  convives  étaient  au  nombre  de 
deux  cent  cinquante;  il  fut  payé  pour  ce 
repas  vingt  &  une  livres  quinze  sous.  En 
novembre  i567,  l'église  fut  prise  par  les 
calvinistes,  qui  y  installèrent  un  prêche; 
quelques  jours  après,  les  religieux  furent 
expulsés,  en  même  temps  que  tous  les 
moines  &  ecclésiastiques.  Ils  ne  revinrent 
qu'au  siècle  suivant ,  après  la  soumission 
définitive  de  la  ville  sous  le  roi  Louis  XIII; 
ils   rebâtirent  ensuite  leur  église  &  leur 


Note 
i65 


Note 
i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


885 


couvent,  qui    fut   terminé   en   1682;   leur      seizième  siècle,  les  religieuses  furent  ex- 


NOTB 

■  65 


clocher  fut  construit  la  même  année. 

Les  clarisses  arrivèrent  à  Millau  en 
1291  ;  les  premières  religieuses  qui  vinrent 
s'y  établir  étaient  du  couvent  de  Montpel- 
lier; l'abbesse  de  ce  dernier  couvent  vou- 
lut exercer  tous  ses  droits  de  supérieure 
à  Millau  &  donna  l'habit  à  Tiburge  de 
Saint-Maurice  &  à  Tiburge  de  Cantobre. 
Le  prieur  provincial  des  frères  mineurs 
d'Aquitaine  s'opposa  à  cette  prétention, 
&  malgré  l'appel  interjeté  par  l'abbesse 
au  pape,  se  mit  en  devoir  de  réinstaller 
le  couvent  &  le  soumit  à  celui  de  Cahors, 
qui  faisait  partie  de  cette  province.  En 
1299,  le  comte   de  Rodez,  Henri,  confirma       cationi   inclmati,  locum   praefatum  dicti   ordinis 


puisées,  en  même  temps  que  tous  les  au- 

ordinis  de  Sacco,  dicti  alias  de  Poenitentia,  in  villa 
cadeni  sitiiatum  &  a  multis  annis  desertum,  cujus 
loci  dispositio  &  ordinatio  jiixta  statuta  Lugdu- 
nensis  concilii  ad  sedem  Apostolicara  noscitur 
pertinere,  com  ejus  oratorio  ac  omnibus  juribus 
&  pertinentiis  suis  auctoritate  Apostolica  eis 
gratiose  donare  &  concedere  in  perpetuum  dig- 
naremur.  Nos  itaque  de  valore  &  conditione  dic- 
torum  locorum  ac  necessitate  earum  &  aliis  su- 
pradictis  plenius  informât!,  hujusmodi  periculis 
quantum  cum  Deo  possumus  occurrere  earumdem- 
que  abbatissae  &  conventus  necessitatibus  bénigne 
in  hac   parte   providere  volentes,  ipsarum  suppli- 


nux  religieuses  une  donation  de  Bertrand 
de  Soubers,  capitaine,  8c  de  son  fils,  com- 
prenant fous  les  cens  &  rentes  qu'ils  pos- 
sédaient à  Creissel.  En  i3i2,  le  même 
leur  lègue  soixante-douze  setiers  de  fro- 
ment, pour  servir  à  l'entretien  de  douze 
religieuses.  A  cette  époque,  le  couvent 
était  situé   entre   le  Tarn   &  la  ville,   & 


quondam  de  Penitcntia  cum  ejus  oratorio,  cimi- 
terio,  domibus,  officinis,  ortis  ac  omnibus  bonis, 
juribus  &  pertinentiis  tuis  eisdem  abbatissae  & 
conventui  auctoritate  praedicia  in  perpetuum  de 
speciali  gratia  concedimus  &  donamus,  transferendi 
quoque  ex  nunc  ad  dictum  locum  de  Penitentin  81 
apprehendendi  auctoritate  propria  possessionem 
corporalem  ipsius  &  degendi  perpetuis  futuristem- 
poribus  in  eodem  &  dictum  primum  locum  earum 


par  suite,  exposé  à   de   fréquentes   inon-  cum  ejus  juribus  &  pertinentiis  vendendi  &  alie- 

dations;   en    1827,  le  pape  Jean  XXII,  à  la  nandi   ac    precium    quod    eas   ex    ipso   priori  loco 

requête  des  religieuses,  leur  permit  d'alié-  continget   rec.pere   in    reparationem  &    utilitatem 

ner  cet  emplacement  &  d'employer  l'ar-  ?".'^'"  •'''""'"*  "'^""'*'.  '°';'  '"•"  """rtendi, 

di               .                      ■           .•             1»  felicis  recordationis  Bonifacii  papac   octavi  prae- 

e    la    vente     aux    réparations    d  un  ,                        .  „                     "^  T             .    v 

",,.,,             ,                  11.             .  decessoris  nostri  &  quncumque   alia  constitutione 

local   quil    leur    donna,    local   qui    avait  ,      '             .           j-      ■ 

"                                       )                  M                   ••  contraria   non    obsfante;    exhumandi    etiam    cum 

appartenu    aux    frères    de    la    Pénitence.  honestate  débita  de  dicti  prioris  loci  cimiterio  ossa 

Le  pape    leur  permit  en    même    temps   d'y  &corpora  deffunctorum  imbi  sepultorum  eaquead 

transporter  les    ossements    de    leurs   sœurs  dicti   secundi    loci    cimiterium    transferendi    inihi 

enterrées     dans     l'ancien     cimetière".     Au  tumulanda    eisdem  abbatissae  &  conventui   tenore 


'  1"  mai  i3i7. —  Johannes,  &c.  Ad  perpetuam 
rei  memorinm.  Quia  personas  religiosas  eo  majori 
favore  debemus  prosequi,  quo  devotiori  placerc 
ftudent  Domino  famulatu,  libenter  eis  illa  solli- 
citudine  paterna  concedimus,  per  quae  ipsarum 
religio  laudabile  suscipere  valeat,  auctore  Domino, 
incrementum.  Sane  oblata  nobis,  pro  parte  dilec- 
tarum  in  Christo  filiarum  abbatissae  &  conventus 
monasterii  deAmeliavo,  ordinis  Sanctae  Clnrae, 
Uuthenensis  diocesis,  petitio  contincbat,  quod 
dudum  propter  inundationem  cujusdam  fluvii  de- 
iluentis  prope  locum  earum  juxta  villnm  de  Ame- 
liavo  dictae  diocesis  consistentem ,  eis  submer- 
sionis  periculum  saepius  formidantibus  tandem 
gravissima  inundatione  ejusdem  fluminis  occur- 
rente  eas  nccessariodeserere  oportuit  locum  ipsum. 
Quaro  pro  parte  ipsarum  nobis  extilit  humililer 
supplicatum,  ut  locum  qui  fuit   liactenus  ftatrum 


praesentium  plenam  &  liberam  licentiam  imperti- 
mur,  ecclesia  tamen  seu  oratorio  ac  cimiterio  dicti 
loci  prioris  cum  decem  cannis  terrae  quadratis  ab 
eadem  ecclesia  seu  oratorio  vel  cimiterio  mensu- 
randis  dumtaxat  excepiis;  quam  quidem  eccle- 
siam  &  oratorium  cum  cimiterio  ac  dtcem  cannis 
terrae  praedictis  prioratui  ecclesiae  de  Amiliavo, 
ordinis  Sancti  Benedicti,  dictae  diocesis,  in  cujus 
parrochia  praedictus  prior  locus  situatus'  esse  dig- 
noscitur  auctoritate  eadem  imperpetuuni  tenore 
praesentium  concedimus,  conectimus  &  unimus, 
volentes  quod  prior  prioratus  ejusdem  possit  cor- 
poralem possessionem  dictorum  ecclesiae  seu  ora- 
torii  &  cimiterii  cum  cannis  praedictis  per  se  vel 
alium  seu  alios  post  translationem  hujusmodi  auc- 
toritate propria  libère  apprehendere  &  licite  re- 
tinere,  cujusquam  licentia  minime  requisita,  ita 
tamen  quod  ipse  prior  qui  est  &  erit  pro  tempore 
dicti  prioratus  hujusmodi  ccclesiam  seu  oratoruim 
ac  cimiterium   dicti    loci    prioris  mnnutcnere  de- 


Note 
i65 


886 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


très  clercs  &  moines,  par  les  calvinistes 
(novembre  i56i).  L'année  suivante,  au 
mois  d'octobre,  on  mit  le  feu  à  leur  cou- 
vent, pour  dégager  les  abords  de  la  place. 

En  1297,  fut  encore  fondé  à  Millau  un 
grand  couvent,  qui  porta  plus  tard  le  nom 
d'Arpajonie;  il  fut  établi  par  Hugues  d'Ar- 
pajon  &  soumis  à  la  règle  bénédictine. 
Le  fondateur  avait  acquis  l'ancienne  mai- 
son des  frères  mineurs,  qui  comprenait 
une  église,  un  cloître  &  un  réfectoire  j  la 
maison  fut  fondée  pour  dix  religieuses, 
dont  l'une,  élue  par  ses  sœurs,  s'appelait 
majorlssa&c  était  confirmée  par  l'ordinaire; 
celui-ci  possédait  la  juridiction  à  lui  attri- 
buée par  les  canons.  Les  patrons  perpé- 
tuels du  monastère  furent  les  sires  d'Arpa- 
jon,  qui  purent  nommer  jusqu'à  cinq  des 
religieuses.  Au  seizième  siècle,  celles-ci 
furent  expulsées  par  les  protestants  &  le 
couvent  fut  incendié  (i56i). 

Il  y  avait  encore  à  Millau  une  commu- 
nauté de  carmes,  qui  furent  expulsés  en 
i563;  leur  couvent  fut  détruit  l'année  sui- 
vante, parce  qu'il  gênait  les  fortifications 
projetées  par  les  réformés. 

Au  quatorzième  siècle,  pendant  la  guerre 
de  Cent  ans,  Millau,  ville  déjà  forte,  de- 
vint l'asile  d'une  multitude  de  religieux, 
chassés  des  villages  voisins  par  les  incur- 
sions des  routiers  &  des  hommes  d'armes; 
une  fois  la  paix  faite,  ils  menaçaient  de  s'y 
établir.  Les  consuls  les  avaient  volontiers 
reçus,  mais  ils  craignaient  de  voir  se  mul- 
tiplier une  population  de  clercs,  qui  ne 


center  ac  singiilis  dietus  domitiicis  &  festis  prae- 
cipuis  in  eadetn  ecclesia  seu  oratorio  dicti  loci 
prioris  per  sacerdotem  idoncnm  missam  celebrari 
facere  perpétue  teneatur.  Ad  quorum  observan- 
tiam  per  ordinarium  loci  voUiimus  priorem  qui 
est  &  erit  pro  tempoce  prioratus  praedicti  si  opus 
fuerit  per  censuram  ecclesiasticam ,  appellatione 
cessante,  praefata  auctoritate  compelli,  non  ob- 
stante  si  priori  dicti  prioratus.  qui  est  vel  erit  pro 
tempore  vel  aliquibus  aliis  communiter  vel  divi- 
sim  a  sede  sit  indultum  praefata,  quod  interdici, 
suspend!  vel  excommunicari  non  possint  perlitte- 
ras  apostolicas  non  facientes  plenam  &  expressam 
de  verbo  ad  verbum  de  indulto  hujusmodi  men- 
tionem.  NuUi  ergo,  &c.  Si  quis  autem,  &c.  Datum 
Avinione,  kalendis  maii,  pontificatus  nostri  anno 
imdecirao.  —  (Doat,  v.  i-^S,  f"  107.) 


supportaient  qu'une  faible  part  des  char- 
ges communes;  pour  se  débarrasser  de  ces 
hôtes,  devenus  incommodes,  ils  s'adressè- 
rent au  prince  de  Galles,  duc  d'Aquitaine, 
qui  manda  au  sénéchal  de  Rouergue  de 
faire  droit  aux  réclamations  des  consuls. 
Nous  donnons  en  note  ce  curieux  mande- 
ment'. 


'  19  janvier  |363.  —  Eduardus,  illustrissimi 
domini  E.  Dei  gratia  régis  Angliae  primogenitus, 
princeps  Aquitaniae  &  Walliae,  dux  Cornubiae 
&  cornes  Cestriae,  senescallo  Ruthenensi  vel  ejus 
locumtenenti  salutem.  Dilecti  nostri  consules  vel 
communitas  villae  nostrae  Amiliavi  fecerunt  nobis 
significari,  quod  cum  guerrarum  regiarum  proxime 
praeteritaruin  tempestate  durante,  necnon  dis- 
cursibus  aggressorum  itinerum  &  latronculorum 
de  comitivis  malis  in  illis  partibus  incedentium 
patrias  vorando  &  depopulando,  quamplures  8c 
diversae  gentes,  inter  alias  viri  ecclesiastici  reli- 
giosi  in  multitudine  magna,  discursus  &  forefacta 
dictorum  hostium  merito  perhorrescentes,  ne  ab 
eis  captivarentur  &  depraedarentur  ad  dictam 
villam  Amiliavi  undique  confluerint ,  salvum  & 
securum  reductum  requirentes,  ibi  receptati  sa- 
lubriter  per  consules  &  communitatem  praedic- 
tos,  qui  in  casu  necessitatis  hujusmodi  erga  ipsos 
religiosos  &  alios  viros  ecclesiasticos  praedictos 
caritatibiliter  se  habentes,  ut  essent  in  eadem  villa 
placibiliter  hospitati  se  ipsos  in  suis  ibi  habi- 
tationibus  restrinxerunt,  gravamina  in  se  &  suis 
familiis  propter  hoc  sustinendo  dictorum  religio- 
sorum  intuitu.  Qui  nunc  pacis  praesentis  tempore 
cum  deberent  ad  suas  ecclesias  &  ecclesiastica  loca 
sua  redire,  moraturi  ut  prius  &  Domino  famula- 
turi,  ibidem  complacentiis  beneficiis  ab  eis  in  dicta 
villa  receptis  incrassati  voluptuosead  hoc  aut  alias 
necessitate  cessante  moti,  divitiis  abundantes,  do- 
mos  quamplures  &  habitationes  pro  fundandis  ibi 
novis  ecclesiis  aut  domibus  &  aedificiis  magnis 
spatiis  acquirere  titulo  emptionis  aut  alias  se  jac- 
tant  &  nituntur  ibidem  perpetuo  possiderc,  quod 
esset  in  nostri  juris  praejudicium,  cum  non  lice.it 
infra  villam  nostram  praedictam  sine  nostra  aut 
domini  genitoris  nostri  licentia  speciali...  de  ju- 
ribus  patrimonialibiis  nostrorum  subditorum  ibi 
secularium  existentium  in  manum  transferre  mor- 
tuam  per  eandem  perpetuo  possidendis,  dictorum- 

que dicentium   se   propter   loci  paucitatem    & 

popularium  multitudinem  esse  ibi  nimium  con- 
culcatos  &  successorum  suorum  taedium,  gravamen 
&  praejudicium...  sicut  dicunt.  Qiiocirca  nostro  su- 
per his  remedio  implorato,  praemissa  si  vera  sint 
nolentes  in  tam  évident!  juris  nostri  praejudicio 
&  dictorum  subditorum    luicoriim  tolerari  grava- 


NOTE 

i65 


NOTB 

i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  887 

En  1633,  les  capucins  vinrent  s'établir      de  cette  sujétion,  il  devint,  en  1725,  hôpi- 
à  Millau;  ils   occupèrent   l'ancien  enclos      tal  général,  avec  les  hôpitaux  de  Creissel 
des  chevaliers  de  Saint-Jean  de  Jérusalem.      &  de  Compeyre. 
En  i663,  ils  furent  insultés  par  les  calvi- 
nistes &  l'affaire  fut  même,  paraît-il,  assez 
grave;  l'intendant  procéda  à  une  enquête, 
punit  sévèrement  les  coupables  &  plaça  à 
la  porte  de  l'église  une  plaque  commémo- 


NOTE 

i65 


Fille  de  Villefranche,  —  La  ville  de  Ville- 
franche  renfermait  un  certain  nombre  de 
couvents;  le  plus  anciennement  construit 
était  celui   des  cordeliers  ;   les   premières 
rative  de  l'outrage  &  de  la  réparation  qui      mentions  remontent  pour  cette  maison  à 


en  avait  été  faite. 

Dès  1164,  il  existait  à  Millau  un  hôpi 
tal;  il  semble  même  avoir  été  fondé  près 
d'un  siècle  auparavant;  du  moins  c'est  de 
lui  que  paraissent  être  sortis  les  religieux 
qui   allèrent   habiter   l'hôpital   fondé,   en 


l'an  1232,  mais  d'anciens  actes  &  la  tradi- 
tion du  pays  prétendent  qu'elle  fut  fondée 
du  vivant  même  de  saint  François  d'Assise, 
c'est-à-dire  avant  1226;  cette  opinion  n'a 
rien  que  de  vraisemblable,  mais  ne  s'ap- 
puie pas  sur  des  documents  assez  certains 


1108,  sur  le  Larzat,  par  Gilbert,  vicomte  pour  être  adoptée  déftnitivement.  En  1488, 
de  Millau.  En  1178,  à  cet  hôpital,  qui  un  chapitre  général  de  l'ordre  se  tint  à 
prit  plus  tard  le  titre  d'hôpital  mage,  était  Villefranche  ik,  à  cette  occasion,  le  conseil 
annexée  une  maladrerie  dite  de  Saint-Tho-      de  ville  donna  aux  religieux   une  somme 

de  vingt  livres  tournois.  En  i56i,  les  cal- 
vinistes s'emparèrent  du  couvent,  arrêtè- 
rent les  religieux  &  se  servirent  des  bâti- 
ments pour  deux  prêches.  En  1451,  se  fond.i 
à  Villefranche  une  chartreuse;  elle  fut  éta- 
blie par  des  religieux  venus  de  Castres,  sur 
un  emplacement  donné  par  les  consuls. 


mas,  située  sur  la  rive  méridionale  du 
Tarn;  elle  fut  détruite  pendant  les  guer- 
res de  religion;  sur  son  emplacement  fut 
construite,  en  1664,  une  chapelle  dédiée  à 
saint  Thomas.  En  1299,  on  réunit  à  l'hô- 
pital mage  les  biens  d'une  confrérie  de 
Saint-Jacques,  qui  avait  un  hospice  à 
Millau;  les  administrateurs  du  grand  hô- 
pital s'engagèrent  à  nourrir  pendant  trois 
jours  tous  les  pèlerins  qui  traverseraient 
la  ville.  En  i683,  l'hôpital  fut  réuni  h 
l'ordre  de  Saint-Lazare;  affranchi  plus  tard 


A  Saînt-Antonin,  les  consuls  appelèrent 
les  carmes  en  iSoo,  &  leur  donnèrent  un 
emplacement  pour  la  construction  de  leur 
couvent.  En  iSio,  les  mêmes  y  fondèrent 
une  chapellcnie,  dont  ils  se  réservèrent  le 

mine,  mandamus  Tobi»  firmiter  injungendo  qiia-      patronage.  En  1389,  le  roi  Charles  VI  ac- 

tinus  si  ita  sit  inhibeatis  ex  parte  nostrn  nostris      corda  au  couvent  des  lettres  de  sauvegarde 

lubditis   suprndictis   sub  poenis,  de   quibus  vobis 

»idebitur  expedire,  ne  absque  nostri  aut  praedicti 

dotnini  genitoris  nostri    licentia   speciali    domos, 

habitationes   aut  alias  possessiones    infra  dictnm 

villam  &  in  suburbiis  ejusdem  situatas  venditionc, 

permutatione  aut  alio  quocumque  titulo  in  prne- 

dictos  religiosos  &  viros  ecclesiasticosad  perpetuum 

transferre    praesiimant,  consimilein    nihilominus 

eisdem  religiosis  &  viris  ecclesiasticis  inhibitionem 

(acientes,  ne  talia   emere  vel  occiipare  presumnnt 

absque    licentia     supradicta,    nec    vos    permitaiis 

quidquam  contra    hanc    inhibitionem    hujusmodi 

ab  aliquo    fieri   Tel  etiatn   attemptari ,  litteris  su- 

brepticiis  in  contrarium  nonobsiantibus  quibtis- 

cumque.  Teste  me  ipso  apud  Agennum,  die  décima 

nona  mensis)anuarii,anno  Domini  m"ccc''lx"iii''. 

—  (Doat,  ▼.  141,  {*'  141;  fiJimus  donné  par  Guil- 
laume Vassal,  seigneur  de  Fraiisinct ,  juge-mage  de 

la  sénéchaussée  de  Rode^.  Ce  yidimus  est  da  1 1  fé- 


vrier suivant,  j 


&  de  protection.  Au  seizième  siècle,  il  fut 
occupé  &  pillé  par  les  calvinistes;  ce  fut 
le  seigneur  de  Las  Ribes  nommé  gouver- 
neur de  Saint-Antonin  par  l'assemblée  ré- 
formée du  Querci  &  du  Lauragais,  qui 
voulut  de  la  sorte  venger  le  massacre  de  la 
Saint-Barthélemi.  Douze  religieux  perdi- 
rent la  vie  dans  Cette  affaire. 

A  IVlonisalvi,  dans  le  pays  de  Cariât,  fut 
fondé  en  1075  un  chapitre  régulier  de  cha- 
noines parsaintGaubert,  prêtre  deThiers; 
cette  moiitagne,  auparavant  déserte  ou  ha- 
bitée par  des  voleurs,  fut  dès  lors  peuplée 
&  devint  un  lieu  d'hospitalité,  de  salut.  Le 
vicomte  de  Cariât  &  de  Millau,  Bérongcr, 
donna  à  saint  Gaubert  une  grande  ctenduo 
de  terrain  autour  de  cette  enceinte  &:  lui 


Note 
i65 


888 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


permit  d'y  construire  tels  bâtiments  qu'il 
voudrait^  il  ne  se  réserva  que  l'hommage 
&  ses  droits  de  juridiction  supérieure; 
ces  réserves  furent  confirmées  par  deux 
transactions  postérieures,  en  1270  &  en 
1325. 

Hôpital  d'Auhrac.  —  L'hôpital  ou  dome- 
rie  d'Aubrac  remonte  probablement  aux 
premières  années  du  douzième  siècle;  c'est 
du  moins  la  seule  date  que  l'on  puisse  ac- 
cepter. La  chronique  de  cet  établissement', 
rédigée  bien  postérieurement,  semble  in- 
diquer une  époque  plus  ancienne,  puis- 
qu'elle la  place  sous  l'épiscopat  d'Arnaud 
de  Rodez,  qui  mourut  en  io3i,  mais  l'ab- 
sence de  tout  document  qui  la  mentionne 
dans  le  cours  du  onzième  siècle,  &  ce  fait 
que  le  premier  pape  qui  l'ait  protégé  est 
Alexandre  III  ne  permettent  pas  de  recu- 
ler la  date  de  cette  institution  plus  haut 
que  le  premier  tiers  du  douzième  siècle. 

Adalard,  vicomte  de  Flandre,  était  allé 
faire  un  pèlerinage  à  Saint-Jacques  de 
Compostelle;  à  son  retour,  il  traversa 
d'horribles  déserts  qui  s'étendaient  au 
nord  &  à  l'est  du  diocèse  de  Rodez  & 
qui  avaient  la  plus  triste  renommée;  ca- 
chés dans  des  bois  épais  &  sauvages,  des 
brigands  massacraient  &  dépouillaient  les 
voyageurs  qui  se  hasardaient  dans  ces  pa- 
rages &  suspendaient  leurs  têtes  aux  bran- 
ches des  arbres.  Touché  de  ces  misères,  le 
pieux  vicomte  voulut  rendre  la  sécurité  à 
cette  route,  &  décidé,  dit-on,  par  une  ap- 
parition miraculeuse,  il  abandonna  toutes 
ses  dignités  &  revint  de  Flandre  à  Aubrac 
se  consacrer  tout  entier  à  cette  rude  tâche. 
Il  détruisit  les  repaires  de  brigands,  dé- 
fricha le  sol  &  forma  là  un  grand  centre 
d'hospitalité,  dans  lequel  étaient  accordés 
des  secours  à  tous  les  pèlerins  en  général  & 
aux  pauvres  voyageurs.  Il  éleva  une  église 


'  Cette  chronique  mérite  peu  de  confiance,  au 
moins  pour  les  détails;  elle  parle  de  la  séné- 
chaussée de  Rouergue,  du  pape  Eugène  IV,  elle 
est  donc  tout  a»  plus  du  milieu  du  quinzième 
siècle,  &  ne  doit  être  suivie  que  quand  elle  est 
confirmée  par  des  documents  diplomatiques  ou 
quand  elle  n'est  pas  en  contradiction  directe  avec 
eux. 


&  d'autres  lieux  réguliers,  convenablement 
fortifiés  contre  les  ennemis  extérieurs  8c 
les  incursions  des  brigands. 

Cet  établissement,  dont  on  va  lire  l'his- 
toire détaillée,  renfermait  des  chevaliers, 
des  soeurs  &  des  frères,  dirigés  par  un 
supérieur,  appelé  le  dom  (dominus);  les 
religieux  prêtaient  le  triple  vœu  de  chas- 
teté, pauvreté  &  obéissance;  ils  étaient 
astreints  à  la  fréquentation  exacte  des  of- 
fices religieux.  Leur  première  règle  leur 
fut  donnée  en  1162  par  Pierre,  évêque  de 
Rodez;  un  siècle  plus  tard,  le  pape  Clé- 
ment IV  dut  renouveler  l'acte  de  ce  prélat, 
à  cause  de  la  disparition  ou  plutôt  de 
l'usure  du  sceau.  Nous  donnons  cette  der- 
nière pièce  en  note";  voici  en  outre  l'ana- 
lyse sommaire  de   la  règle  originale  : 

«  C'est  la  règle  des  religieux,  frères  & 
sœurs  de  l'hôpital  &  couvent  de  Sainte- 
Marie  d'Aubrac,  de  l'ordre  de  Saint-Au- 
gustin, conforme  en  tous  ses  chapitres  à 
la  règle  de  ce  même  saint  Augustin,  de  la- 
quelle elle  a  été  extraite  : 

'  Clemens,  &c.,'dilecto  filio  abbati  monasterii 
Bonevallis,  Cisterciensis  ordinis.Ruthenensis  dio- 
cesis,  salutem  &  apostolicam  benedictionem.  Ex 
parte  dilectorum  filiorum  dompni  &  fratrum  hos- 
pitalis  de  Altobraco,  Ruthenensis  diocesis,fuit  pro- 
positum  coram  nobis,  quod  bonae  memoriae  Petrus, 
Ruthenensis  episcopus,  fratribus  qui  essent  in 
hospitali  praedicto  pro  tempore  certam  regulam 
constituit  &  vivendi  formam  expressam  concessit 
eisdem,  prout  in  liiteris  episcopi  memorati  exinde 
confectis  suoque  sigillo  munitis  plenius  dicitur 
contineri.  Quam  regulam  praenominati  dompnus 
&  fratres  per  sedem  Apostolicam  suppliciter  petie- 
runt  confirmari.  Nos  itaque  discrétion!  tuae,  de 
qua  fiduciam  in  Domino  gerimus  pleniorem,  per 
apostolica  scripta  mandamus,  quatinus  praedictis 
litteris  episcopi  memorati,  tibi  a  praefatis  dompno 
&  fratribus  exhibendis,  nonobstante  quod  praeli- 
bntum  sigillum  illis  appositum  pro  parte  ob  vetus- 
tatem  nimiam  corrosum  dicitur,  dummodo  alias 
tam  illud  quam  ipse  littere  suspitione  careant, 
diligenter  inspectis,  praedictam  regulam,  si  consi- 
deratis  debitis  circumstantiis  universis,  quae  circa 
hoc  fuerint  attendendae,  illam  honestam  videris 
&  saluti  ac  digno  praedictorum  fratrum  statui 
convenire,  auctoritate  nostra  studeas  confirmare, 
in  hospitali  predlcto  perpetuis  futuris  temporibus 
observandam.  Datum  Viicrbi,  v°  kalendas  aprilis, 
pontificatus  nostri  anno  tertio.  —  (Doat,  v.  i3^, 

r".6i.) 


NoTB 

i65 


NoTB 

i6b 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


889 


«  L'an  du  Seigneur  mil  cent  soixante-  rieur,  chasteté  &  renoncement  à  la  pro- 
deux, messire  Pierre,  vénérable  évèque  de  priété  personnelle.  Ceux  qui  enfreignent 
Rodez, avec  les  prudents  conseils  des  clercs      l'un  de  ces  vœux  sont  écartés  de  l'église 


KOTE 

i65 


&  laïques,  frères  &  sœurs  de  l'hôpital,  sis 
à  Aubrac,  a  établi  &  ordonné  d'observer  la 
règle  suivante  : 

«  Avant  tout  il  faut  qu'ils  considèrent 
que  réunis  dans  la  demeure  des  pauvres  & 
pour  les  servir,  ils  ne  doivent  point,  sem- 
blables à  des  voleurs,  à  des  bandits,  dépen- 
ser en  festins,  en  boissons,  des  choses  qui 
ne  leur  appartiennent  pas,  &  qu'ils  ne  doi- 
vent pas  y  chercher  le  pouvoir,  mais  la  ser- 
vitude. Car  l'honneur  &  l'injure  faits  à  un 
pauvre  s'adressent  à  Dieu  même. 

M  De  l'humilité  envers  les  pauvres.  —  Qu'ils 
jurent  &  promettent  de  faire  toujours  pas- 
ser les  pauvres  avant  eux  dans  l'usage  des 
biens  de  la  maison,  car  ils  sont  seigneurs 
&  eux  ne  sont  que  les  serviteurs. 

«  De  la  modestie  dans  la  nourriture,  le  vête- 
ment, &■  la  charité.  —  Ils  doivent  rechercher 
la  simplicité  dans  les  mets,  dans  les  vête- 
ments, fuir  tous  les  excès,  avoir  un  main- 
tien modeste,  garder  le  silence,  pratiquer 
la  charité,  source  de  toute  miséricorde, 
fuir  l'orgueil,  source  de  tous  les  vices. 

«  De  la  décence  dans  le  costume,  —  Aussi- 
tôt qu'un  frère  ou  une  sœur  aura  été  reçu 
dans  la  maison,  qu'il  renonce  dès  lors  aux 
vêtements  précieux,  qu'il  se  contente  de 
vêtements  de  laine,  blancs,  gris  ou  noirs, 
de  tissus  de  lin,  ni  trop  épais,  ni  trop  fins. 
Qu'ils  n'aient  pas  un  trop  grand  nombre 
de  vêtements,  qu'ils  se  conforment  en  cela 
aux  conseils  du  maître,  aux  ressources  de 
la  maison.  Qu'ils  ne  dédaignent  pas  les 
peaux  de  bêtes  fauves. 

«  De  la  sobriété,  de  la  tempérance,  de  la 
modestie  à  table.  —  Défense  d'aller  manger 
au  dehors  sans  la  permission  du  maître. 
Ordre  à  suivre  dans  le  repas. 

(I  Des  jeûnes  &■  abstinences.  —  Ils  doivent 
s'abstenir  de  chair  &  de  sang  les  mercredi, 
vendredi  &  samedi;  le  samedi,  jeûne  à 
moins  de  grande  fête  ou  d'empêchements 
personnels,  travaux,  chaleur,  infirmité, 
maladie.  Abstinence  de  viande  pendant 
tout   le  carême  8c   pendant    l'avent. 

«  Du  coucher.  —  Séparation  des  deux 
•sexes,  un  seul  lit  pour  chaque  personne; 

«(  Les  trois  vœux;  obéissance  au  supé- 


pendant  quarante  jours,  mangent  leurs  re- 
pas à  terre;  au  pain  &  à  l'eau  tous  les 
vendredis;  dans  leur  lit  ils  n'auront  point 
de  draps;  il  dépendra  du  maître  d'adoucir 
la  peine. 

«  Ils  doivent  éviter  les  mauvaises  con- 
naissances &  les  familiarités. 

i(  Conclusion  contre  les  contrevenants  à  la 
règle.  —  Ceux  qui  refuseront  d'observer  la 
règle  susdite  ou  qui  après  avoir  enfreint 
une  de  ses  dispositions  refuseront  de  faire 
pénitence  seront  expulsés  de  l'hôpital, 
sans  pouvoir  recouvrer  les  biens  donnés 
par  eux  aux  pauvres.  » 

On  voit  que  le  rédacteur  de  cette  règle, 
en  grande  partie  empruntée  à  celle  de 
Saint-Augustin,  n'avait  pas  moins  cherché 
à  mettre  les  religieux  en  garde  contre  les 
vaines  recherches  d'austérité,  que  contre 
le  relâchement  de  la  discipline;  les  deux 
extrêmes  étaient  l'un  &  l'autre  difficiles  à 
éviter.  Un  passage  curieux  d'une  bulle 
d'Honorius  III,  de  l'an  1216,  nous  montre 
comment  était  fait  le  service  intérieur  de 
l'hôpital;  à  leur  entrée,  les  pauvres  sont 
reçus  par  le  minister  major  (le  dom?),  qui 
leur  lave  les  mains  &  veille  à  ce  qu'ils  ne 
manquent  de  rien;  les  sœurs  s'occupent 
de  la  nourriture,  font  les  lits,  nettoient 
les  habits  &  détruisent  la  vermine  qui  les 
souille  (pediculi);  les  frères  servent  à  table 
&  soignent  les  malades;  à  l'époque  du  pape 
Honorius,  il  y  avait  déjà  plus  de  trente 
femmes,  des  plus  hautes  familles,  qui  ve- 
naient par  humilité  remplir  les  plus  rebu- 
tantes fonctions. 

Le  couvent  resta  toujours  soumis  à  cette 
règle;  ce  ne  fut  pas  sans  peine,  car  la  ri- 
chesse &  l'importance  de  cette  maison  ten- 
tèrent plus  d'une  cupidité,  &  chacun  cher- 
cha à  s'en  assurer  la  possession.  Ceux  qui 
montrèrent  le  plus  d'acharnement  furent 
les  chevaliers  de  Saint-Jean  de  Jérusalem, 
qui,  dès  l'avènement  de  Boniface  VIII, 
obtinrent  une  bulle  soumettant  l'hôpital  à 
leur  autorité;  ils  avaient  invoqué  le  falla- 
cieux prétexte  de  la  communauté  début; 
mais  cette  réunion  souleva  tant  de  rocla- 


Note 
i6â 


890 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


mations  &  donna  lieu  à  tant  d'inconvé- 
nients que,  peu  après,  ce  même  pape 
commit  Gaucelin,  évêque  de  Maguelonne,, 
pour  faire  cesser  cette  union  éphémère  & 
remettre  la  maison  sous  la  règle  de  Saint- 
Augustin.  L'acte  d'exécution  de  cette  com- 
mission est  de  fin  décembre  1297.  Mais 
l'ordre  de  Saint-Jean  ne  se  tint  pas  pour 
battu;  quelques  années  s'écoulent  &  nous 
le  voyons  renouveler  ses  prétentions.  En 
i3io,  Clément  V  s'efforce  de  donner  l'ad- 
ministration à  un  templier,  Olivier  de 
Penne;  émus,  les  abbés  &  les  principaux 
seigneurs  de  la  Province  se  réunissent  à 
Aubrac  &  protestent  contre  cette  me- 
sure au  nom  de  l'intérêt  de  tout  le  pays; 
ils  adressèrent  simultanément  leur  protes- 
tation au  papa,  à  Guillaume  des  Duns, 
commissaire  royal  en  Auvergne,  &  aux 
deux  légats  apostoliques,  Bérenger.  évo- 
que de  Tusculum,  &  Pierre,  évêque  de 
Préneste.  Mais  cette  protestation  ne  sem- 
ble pas  avoir  produit  grand  effet;  car,  en 
i3i7,  nous  voyons  l'hôpital  définitivement 
possédé  par  ce  même  Olivier  de  Penne, 
devenu  chevalier  de  Saint-Jean  depuis  la 
suppression  du  Temple.  Espérant  plus  de 
justice  du  nouveau  pape  Jean  XXII,  les 
mêmes  personnages  s'adressent  à  lui  & 
réclament  contre  le  maintien  de  cette  me- 
sure. Nous  ne  connaissons  pas  d'ailleurs 
les  suites  immédiates  de  cette  démarche;  ce 
qui  paraît  probable,  c'est  qu'elle  réussit, 
car  l'indépendance  de  l'hôpital  d'Aubrac 
paraît  avoir  été  dès  lors  pleine  &  entière. 
Tous  ces  documents  montrent  l'impor- 
tance de  ce  riche  établissement,  tant  par 
les  convoitises  qu'il  excitait  que  par  l'inté- 
rêt que  lui  portait  tout  le  pays;  au  nombre 
des  signataires  de  ces  protestations  figu- 
rent, non-seulement  les  principaux  per- 
sonnages de  la  noblesse  du  Rouergue,  mais 
encore  plusieurs  seigneurs  du  Languedoc'. 


'  Voici  l'analyse  de  la  supplique  adressée  au 
pape  Clément  V  en   novembre   i3io  : 

Sanctissimo,  &c.  Ejus  devoti,  fidèles  &  humiles 
filii,  quorum  sigilla  inferiiis  sunt  appensa  ciim 
expressione  nominum  eorumdem,  pedum  oscula 
beatorum.  Cum  religiosam  vitam  eligentibus  con- 
grua  beatitudinem  vestram  oporteat,  pater  sanc- 
tissime,   consideratione   prospiceie,   ne  cujusdiim 


La  règle  imposée  à  Aubrac  en  1162,  par 
l'évêque  Pierre,  eut  l'honneur  d'être  con- 

necessitatis  occasio  aut  desides  faciat,  &c.  Noscat 
itaque  beatitudo  vestra,  pater  sanctissime,  ad  nos- 
trum  &  pêne  omnium  compatriotarum  nostrorum 
pervenisse  auditum,  fratres   hcspitalis  Sancti  Jo- 

hannis  Jerosolimitani quemdam  mllitem  Tem- 

plariorura  vestrae  clementiae  cum  instantia  suppli- 
casse,  ut  de  ordine  Templi  ad  ordinem  Hospitalis 
Beatae  Mariae  pauperum  de  Altobraco,  ordinis 
Sancti  Augustin!,  Ruthenensis  diocesis,  transfera- 
tis  eandem  administrationem  &  regimen  dicti  hos- 
pitalis committendo  eidem,  amoto  exinde  dompno 
per  quem  in  praesentiarum   hospitale  regitur  me- 

moratura.  Verum   quamquam   nos   &   caeteri 

Sanctitatem  vestram  supplicationem  dicti  fratris 
Olivarii  adraissurara,  nihilominus  tamen  ne  sug- 
geri  possit  talis  falsitas  vel  supprimi  veritas,  ex 
qua  clementiae  vestrae  animus  ex  facti  posset 
ignorantia  circumduci,  significare  curamus  dictum 
hospitale  situra  esse  in  montuosa,  frigida  ac  so- 
litaria  regione,  per  quam  frequens  &  continuus 
habetur  transitus  peregrinorum  &  pauperum  no- 
bilium  &  aliorum,  quibus  de  bonis  hospitalis 
praedieti  secundum  status  eorum  exigentiam  abs- 
que  delectu  largiflue  providetur.  Quam  quidem 
provisionem  refugere  nequeunt,  cum  in  convicino 
victualia  &  locum  alium,  in  quo  caput  reclinare 
valeant  nequeant  reperire.  In  ipso  etiam  hospitnli 
degunt  circa  sex  viginti  fratres  tam  milites  quam 
alii,  qui  ut  in  pluribus,  cum  in  eorum  patria  8c 
inter  eorum  amicos  propter  diverses  fortunae 
eventus  convenienter  vivere  nequeant  &  mendi- 
care  erubescant  &  probatae  vitae  existant,  pie- 
tatis  intuitu  aluntur,  recipiuntur  &  sustentantur 
ibidem,  &  consimile  in  sororibus  nobilibus  & 
aliis  non  suspectis  honesteque  conversationis, 
quae  seorsum  commorantur  a  fratribus,  observatur 
ibidem,  omnesque  fratres  &  sorores  praedieti  victu 
&  vestitu  simplici  secundum  conditionem  patriae 
sunt  contenti.  Quidquid  ex  laboribus  &  industria 
eorumdemque  nutrimentis  animalium  possunt  ac- 
quirere  hospitali  accumulantes  praedicto,  in  usus 
hospitalitatis  praemissae,  prout  antiquitus  serva- 
tum  est,  expeditur  a  superiore  eorum  qui  dompnus 
est  vulgariter  appellatus,  &  est  presbiter,  curam 
&  administrationem  gerens  fratrum,  sororum  & 
hospitalis  praedictorum  &  eorum  quae  ad  ipsum 
hospitale  spiritualiter  &  temporaliter  pertinere 
noscuntur.  Et  quamquam  hactenus  multi  fuerint 
boni  gubernatores  hospitalis  praedieti,  religiosus 
vir  dominus  Bernardus  de  Senareto  presbiter,  in 
ipso  hospitali  ab  infante  nutritus,  vir  simplex  & 
rectus  ac  timens  Deura,  cui  vitae  honestne,  con- 
versationis &  competentis  scientiae  ac  alia  probi- 
tatis  mérita   suffragantur,  qui  ex  nobili    prosapia 


NOTB 

i65 


NOTB 

i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


891 


firmée  à  plusieurs  reprises  par  les  papes  Innocent   III    &   Honorius  III  voulurent 

en  1162,  1181,  1216,  &c.,  &  Alexandre  III,  même  devenir  confrères  de  l'hôpital.  Tous 

les  papes  d'ailleurs,  jusqu'au  seizième  siè- 

est  exortus,  in  spiritualibus  &  temporalibus  plu-  cle,   Se  firent  un  devoir  de  confirmer  ses 

rimum  circumspectus.a  tota  patria  dilectus  &con-  privilèges   &  immunités   &  de   le  prendre 

gregatione  dicti   hospitalis  tanquam   sufficientior  sous    leur  protection.    NoUS    citerons   nO- 

electus  &  per  suum  ordinarium  confirmatus  non  tamment    deux   bulles   de    Nicolas    IV,    de 

minus  est  ejus  antecessoribus  commendatus,  née  juillet  1289,  par   lesquelles  ce   pape   con- 

minus    reputatur  utilis  &  sufficiens  gubernationi  ^^^^  ^^^^^^   ^^^    possessions   des   doms,  & 


NOTS 

i65 


&  rcgimini  hospitalis  praefati.  Cujus  amotio  & 
antiqui  status  &  soliti  hospitalis  praedicti  immu- 
tatio,  quae  totam  patriam  contingere  noscitur, 
magnatn,  pater  sanctissitne,  procul  dubio  in  ipsa 
patria  commotionem  non  sedandam  de  facili  & 
scandalum   generaret,   maxitne   propter   conditio 


renouvelle  leurs  privilèges.  Le  premier 
de  tous,  &  de  beaucoup  le  plus  impor- 
tant, était  l'exemption  de  la  juridiction 
èpiscopalej  placé  directement  sous  la  dé- 
pendance du  Saint-Siège,  Aubrac  n'avait 


nem   fratris  Olivarii   supradicti,  qui  contra  se  &  à    acquitter    aucun   des    droits    épiscopauX 

ordinem  Templi   tam   nefanda  &  horribilia  coram  &    constituait    dans    le    diocèse    de    Rodez 

Sanctitatis  vestrae  praesentia  sponte  &  Yoluntane  u„e    sorte    de     principauté     ecclésiastique 

ac  solempniter  est  confessus,  prout  fere  ad  om-  indépendante.  Elle  ne  payait  pour  un  pri- 

nium  iiacionum  notitiam  deductum  est,  ejus  sus-  .• ,         .   .  .      .      •  -x  o    .      »  i- 

„     ,._  ,.  vilége  SI  important,  SI  envié  &  tant  prodi- 

pectum    «    diftamatum    consortium,    taliter    mu-  ,1  .  , 

I     .      .  .  o   j-  .•      j-       T       1-  _     j  gué  par  les   papes  au  moyen  use,  qu  une 

tante  statu    suo  &  dicti    ordinis  TempIi   nundum  ni  i     r  j  h    1  1 

hospitale    hujusmodi    &  montana,    verum    etiam 


totam  patriam  conricinam  Templariorum  labe  in- 
ficere  crederetur,  &  maximum  in  cordibus  om- 
nium fidelium  scandalum  generaret,  nec  nutrita 
in  pompa  Templariorum  ejus  nobilitas  cum  sim- 
plicitate  &  duritate  fratrum  &  sororum  hospitalis 
hujusmodi  concordaret,  neque  successus  parare 
prosperos  crederetur.  Quin  imo  ex  toto  fidelium 
devotio,  religionis  &  hospitalitatis  observatio  ac 
nerYus  disciplinae  ecclesiasticae  protinus,  prout 
firmiter  credimus,  sub  ejus  regimine  &  consortio 
dépérirent,  &  nominis  vestri  atque  sacrosanctae 
Romanae  ecclesiae  immaculata  gratia  ac  paterna 
providentia  ex  provisione  hujusmodi  foedare- 
tur,  &c.  Quamobrem,  pater  clementissime,  solitam 
vestram  clementiam  quanta  devotione  ac  affectione 
possumus,  flagitamus,  communi  omnium  voto  de 
patria  proloquentes,  quatinus  dicti  fratris  Olivarii 
supplicatione  rejecta  praefatum  hospitale  permit- 
tatis  per  dictum  fratrem  Bernardum  in  statu  solito 
antiquo  &  debito  salubriter  gubernari,  religiosam 
Titam  in  ipso  hospitali  ducentibus  in  hoc  paterna 
sollicitudine  providentes,  plantatamque  in  ipsis 
religionem  forentes,  ne  immutatio  dexterae  exceisi 
desides  in  divino  obsequio  eos  faciat,  aut  robur 
conversationis  &  fidei  eorumdem  infringat,  ad 
instar  Patris  misericordiarum,  cujui  yicei  in 
terris    geritis,    simplicitati    nostrae    &   imperitiae 

ignoscentes,  qui &  dicti  loci  ex  praedecetsorum 

nostrorum  opibus  fundati  utilitatem,  urgente  de- 
votione ac  cujuscumque  nostrum  conscientia,  talia 
vestrae  celsitudini,  quam  conservet  Altissimus, 
praesumpsimus  intimare.  Datum  mense  novem- 
bris,  anno  Domini  m"  occ°  x''. 

Parmi   les   signataires,  on    remarque  ;    le    comte 


faible  redevance  annuelle  d'un  besan  d'or. 
Encore  cette  redevance  n'était-elle  pas 
payée  d'une  manière  bien  règulièrej  les 
doms  la  laissaient  volontiers  s'accumuler; 
en  1274,  leur  procureur  règle  d'une  seule 
fois  le  compte  de  huit  années;  en  i334,  de 
dix-sept  années;  en  i363,  de  trois  années. 
Régulièrement  le  dom  lui-même  ou  son 
procureur  devait  chaque  année  apporter 
cette  somme  à  la  chambre  apostolique; 
tant  que  les  papes  résidèrent  à  Avignon, 

d'Armagnac,  sa  femme  la  comtesse  Cécile,  le  cornt» 
de  Comminges,  le  vicaire  général  de  l'évêque  dt 
Rodez,  l'abbé  de  Bonnecombe,  le  chapitre 'cathé- 
dral  de  Rodez,  les  seigneurs  de  Séverac,  Salmiech, 
Estaing,  Cardaillac,  Capdenac,  Caslus,  Canilhac, 
les  abbés  de  Bonneval,  de  Conques  &  du  Loc- 
Dieu.  —  Les  officiers  royaux  approuvèrent  daru 
les  termes  suivants  :  Et  nos  senescallus  Ruthenae, 
fama  publica  referente  &  opinione  baronum  & 
nobilium  Ruthenae  intellecta,  sigillavimus  in 
testimonium  pr.iemissorum.  —  Et  nos  judex  major 
Ruthenae  domini  nostri  Régis,  attentis  his  quaa 
publiée  dicuntur  de  praemissis,  sigillavimus  in 
testimonium  eornmdem.  —  Guillelmus  de  Dumis, 
canonicus  Bituricensis,  clericus  Domini  nostri 
Régis,  ad  partes  Alverniae  &  Ruthenae  pro  refor- 
mationc  patriae  per  dictum  dominum  nostrum 
Regem  destinatus.  —  (Doat,  184,  f"  60.)  —  Lettre 
des  mêmes  a  Guillaume  des  Duns ,  clerc  du  roi,  en* 
quêteur  en  Auvergne  (f"  67),  a  Philippe  IF  (f"  73). 
—  La  plainte  fut  renouvelée  en  juillet  i3i7,  auprès 
du  pape  Jean  XXII  (("  83). 


Note 
i65 


89- 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ce  fut  dans  cette  ville  qu'ils  allèrent  la 
payerj  mais  quand  la  captivité  de  Baby- 
lone  eut  pris  fin,  il  fallut  retourner  à 
Romej  en  1476,  Guillaume  Ginestoiis,  cha- 
noine d'Aubrac  &  procureur  du  dom,  en- 
voyé par  Jean  d'Estaing,  tomba  malade  à 
Rome  &  dépensa  pendant  son  séjour  l'ar- 
gent qu'il  devait  payer  au  pape;  il  dut  faire 
dresser  procès-verbal  de  son  dénûment  & 
regagner  la  France  sans  avoir  liquidé  les 
comptes  du  monastère.  Ces  embarras  étaient 
une  suite  de  ce  singulier  système  financier 
de  la  cour  de  Rome,  qui  forçait  les  contri- 
buables à  venir  payer  leurs  impôts  à  quel- 
ques centaines  de  lieues  de  leur  pays. 

Ce  privilège,  avons-nous  dit,  entraînait 
l'exemption  de  la  juridiction  épiscopale; 
mais  ce  ne  fut  pas  sans  lutte  que  les  doms 
d'Aubrac  parvinrent  à  se  le  faire  re- 
connaître. Les  rapports  entre  l'autorité 
diocésaine  &  les  doms  furent  réglés  une 
première  fois  par  un  acte  de  1279;  les  re- 
ligieux produisirent  par-devant  les  arbitres 
les  actes  pontificaux  constatant  leurs  pri- 
vilèges. Le  premier  de  tous  était  le  droit 
d'élire  librement  le  dom;  il  devait  toute- 
fois, conformément  aux  canons,  être  né 
de  mariage  légitime,  suffisamment  instruit 
des  devoirs  de  sa  profession,  en  un  mot 
idoïne;  de  plus  il  devait  être  prêtre  ou 
dans  une  situation  telle  qu'il  pût  être  or- 
donné dans  l'année  de  son  élection.  Une 
fois  élu,  le  dom  demandera  à  l'évêque  la 
confirmation  de  son  élection,  sommation 
respectueuse',  à  laquelle  le  prélat  devra 
obtempérer  dans  le  délai  d'un  mois,  compté 
du  jour  de  sa  signification,  à  moins  d'em- 
pêchement légitime  qu'il  devra  indiquer; 
s'il  refuse  la  confirmation  sans  fournir  de 
prétexte  acceptable,  l'élection  sera  valable 
ipso  facto.  En  cas  d'absence  de  l'évêque,  le 
dom  s'adressera  à  son  vicaire.  Le  dom 
possède  la  cura  anîmarum  des  sœurs  &  des 
frères  de  l'hôpital,  &  leur  administre  lui- 
même  les  sacrements  ou  les  leur  fait  admi- 
nistrer par  un  vicaire  nommé  par  lui.  Il 
est  tenu  d'assister  au  synode  diocésain 
ou,  en  cas  d'empêchement  légitime  &  dû- 
ment constaté,  d'y  envoyer  un  vicaire 
muni  d'un  sceau  ad  exequenda  mandata; 
il  possède  tous  les  droits  de  juridiction 
ecclésiastique  sur  ses  religieux;  il  a  droit 


de  correction  &  de  visite  sur  les  membres 
dépendants  de  la  mense. 

Cette  transaction  fut  assez  longtemps 
observée  &,  en  mai  1487,  nous  voyons  en- 
core le  sacristain  &  le  chapitre  d'Aubrac 
supplier  Guillaume,  évêque  de  Rodez, 
d'approuver  l'élection  du  nouveau  dom, 
Pierre  d'Estaing,  archidiacre  de  Conques; 
les  mêmes  adressèrent  le  même  jour  une 
supplique  analogue  au  pape  Eugène  IV, 
Mais  la  situation  fut  compliquée  en  1448 
par  les  débats  qu'entraînait  l'exécution  de 
la  pragmatique  sanction  de  Bourges.  Le 
Parlement,  animé  d'un  esprit  foncièrement 
gallican,  vint  en  cette  circonstance  porter 
secours  aux  évêques  dans  leur  lutte  sécu- 
laire contre  les  exempts.  En  1448  com- 
mença un  long  &  difficile  procès  entre 
l'évêque  de  Rodez  &  le  dom,  au  sujet  de 
l'exemption  de  la  juridiction  épiscopale, 
procès  qui  dura  assez  longtemps  pour  que 
le  parlement  de  Toulouse,  installé  en 
1453,  ait  pu  s'en  mêler  &  défendre  aux 
commissaires  apostoliques  de  continuer 
les  enquêtes  qu'ils  avaient  commencées. 
L'affaire  dura  donc  de  longues  années;  ce- 
pendant le  pape  Nicolas  V,  en  1449,  puis 
Paul  II,  en  1466,  confirmèrent  les  exemp- 
tions de  leurs  prédécesseurs  &  soutinrent 
ainsi  énergiquement  les  prétentions  des 
religieux.  L'accord  entre  les  deux  pouvoiis 
ne  put  pas  s'établir  avant  1471.  Une  tran- 
saction, cette  fois  définitive,  décida  que  le 
dom  &  ses  successeurs  payeraient  le  droit 
de  procuration  réclamé  par  l'évêque  &  se 
rendraient  régulièrement  au  synode;  ils 
auront  l'exercice  de  la  juridiction  pleine 
&  entière;  en  cas  d'appel,  les  parties  au- 
ront recours  à  l'official  de  Rodez,  qui  sera 
constitué  juge  apostolique  à  cet  effet. 
En  somme  c'était  à  l'évêque  que  la  vic- 
toire était  restée;  il  avait  fait  reconnaître 
tous  ses  droits  légitimes,  &  ce  n'était  que 
grâce  à  une  fiction  de  droit  que  les  pré- 
tentions de  l'hôpital  avaient  pu  se  faire 
respecter. 

Outre  ce  privilège  &  ces  exemptions, 
l'hôpital  d'Aubrac  en  possédait  encore  plu- 
sieurs autres  assez  importants  &  qui  lui 
venaient,  les  uns  des  souverains  pontifes, 
les  autres  des  rois  ou  princes  féodaux.  Le 
chapitre  conserva  toujours  son  droit  d'é- 


NOTE 

i65 


NoTS 
i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC.  898 

lire  les  doms,  même  après  le  concordat  de  exacte  l'observation  de  la  règle,  ordonna 
i5i6,  qui  avait  pourtant  enlevé  ce  droit  à  de  tenir  chaque  semaine  trois  assemblées 
la  plupart  des  communautés  religieuses  de      capitulaires. 

France,  &,  en  1598,  Henri  IV  le  lui  recon-  Payant  une  redevance,  minime  du  reste, 

nut  d'une  manière  expresse.  Clément  IV  au  Saint-Siège,  Aubrac  était,  par  cela 
lui  permit  de  présenter  aux  cures  dont  il  même,  considéré  comme  exempt  de  toute 
avait  le  patronage  les  religieux  de  l'hôpi-  autre  imposition,  quelle  qu'en  fût  la  na- 
tal, moyennant  le  consentement  de  l'ordi-  ture.  En  1280,  Philippe  III  reconnaît  im- 
naire;  il  autorisa  le  dom  à  se  saisir,  en  plicitement  ce  privilège  en  le  déchargeant 
quelque  lieu  qu'ils  fussent,  des  apostats  &  de  fous  les  subsides  levés  pour  la  défense 
relaps  échappés  du  monastère,  &  ce  sans  de  la  Terre  sainte.  Nous  ne  savons  si  l'hô- 
pital jouit  de  ce  privilège  vraiment  exor- 
bitant pendant  tout  le  quatorzième  siècle, 
époque  où  les  habitants  de  toute  la  France 
furent  assujettis  à  tant  &  de  si  pesantes 
charges;  mais  au  commencement  du  quin- 
zième siècle,  il  le  revendiquait  avec  succès. 
pape  Urbain  V,  qui  autorise  les  religieux  En  1407,  le  Saint-Siège  venait  d'accorder 
à  se  faire  enterrer  avec  leur  habit  monas-  au  dauphin  &  au  duc  d'Orléans  un  décime; 
tique";  le  même  pontife,  pour  rendre  plus      le  collecteur  chargé  de  le  percevoir  dans  le 

Rouergue  voulut  le  répartir  sur  les  terres 


Note 
i65 


encourir  la  peine  d'excommunication'.  Le 
même  exempta  le  monastère  du  payement 
de  tout  péage  pour  le  blé,  l'huile,  le 
vin,  &c.,  achetés  pour  l'usage  personnel 
des  membres  de  la  communauté.  Au  qua- 
torzième  siècle,   nouveaux   privilèges   du 


'  29  avril  1267.  — Clemcns,  &c.  dilectls  filiis 
dompno  &  fratribus  hospitalis  de  Altobraco,  Ru- 
thenensis  diocesis,  salutem  &  apostolicam  bene- 
dictionem.  Ut  fugitiTorum  de  hospitali  vestro  fra- 
trum  femerltas  repriraatur,  &  alii  eorum  exemple 
perterriti  a  praesumptione  simili  arceantur,  vestris 
precibus  annuentes,  capiendi  citra  excommunica- 
tionis  poenam  hospitalis  ejusdem  apostatas  ubi- 
cumque  inventi  fuerint  tibi,  fili  dompne,  ac  suc- 
cessoribus  tuis  dompnis  hospitalis  ejusdem  qui 
pro  tempore  fuerint  plenam  8c  liberam  auctoritate 
praesentium  concedimus  facultatem.  NuUi  ergo 
omnino  hominum  liceat  hanc  paginam  nostrae 
concessionis  infringere  vel  ei  ausu  temerario  con- 
traire. Si  qiiis  autem  hoc  attemptare  praesump- 
terit,  indignatidnem  omnipotentis  Dei  &  beato- 
rum  Pétri  8t  Pauli  apostolorum  ejus  se  noverit 
incursurum.  Datura  Viterbii,  tertio  calendns  maii, 
pontificatus  nostri  anno  tertio.  —  (Doat,  v.  134, 
r-  .72.) 

'  14  mars  i3(56.  —  Urbanus  episcopus  serviis 
tervorum  Dei,  dilectis  filiis  Petro  Magistro  dompno 
nuncupato  &  fratribus  hospitalis  beatae  Marine 
de  Altobraco,  ordinis  Sancti  Augustini ,  Ruthe- 
nensis  diocesis,  salutem  &  apostolicam  benedic- 
tionem.  Sincerae  devotionis  affectus,  quem  ad  nos 
&  Romanam  ecclesiam  geritis,  promeretur,  ut  votis 
vestris  quantum  cum  Deo  possumus  favorabiliter 
annuamus.  Cum  itaque  sicut  exhibita  nobis  vestra 
petitio  continebat  corpora  deffunctorum ,  illorum 
videlicet  qui  sancti  Augustini,  sub  cujus  observan- 
tia  devotum  exhibetis  Domino  famulatum,  &alio- 
rum  approbatorum  ordinum  professores  existunt, 
cum  habiiu  ipsorum  tradi  consueverint  ecclesias- 


d'Aubrac;  le  chapitre  interjeta  appel  & 
produisit  ses  titres.  La  plupart  de  ces  do- 
cuments, du  reste  absolument  probants, 
étaient  des  actes  des  collecteurs  des  dé- 
cimes accordés  aux  rois  de  France  pendant 
les  treizième  &  quatorzième  siècles  par  les 
souverains  pontifes,  tous  constatant  les 
droits  d'Aubrac  à  la  jouissance  de  cet  im- 
portant privilège.  Le  collecteur,  examen 
fait  de  tous  ces  titres,  reconnut  la  légiti- 
mité des  prétentions  d'Aubrac. 

Dès  son  origine,  Aubrac  fut  placé  par 


ticae  sepulturae;  nos  laudabilem  consuetudinem 
hujusmodi  commendantes ,  vestris  in  hac  parle 
supplicationibus  inclinati ,  volumus  &  vobis  auc- 
toritate praesentium  indulgemus,  ut  cum  aliquem 
vel  aliquos  de  fratribus  vesiri  hospitalis  tacite  vel 
expresse  professes  praesertim  in  sacris  ordinibus 
constitutos  in  eodem  hospitali  vel  alibi  decedere 
contigerit,  corpora  decedentium  hujusmodi  possint 
&debeantcum  eorum  habitu  libère  tradi  ecclesias- 
ticae  sepulturae,  non  obstantibus  statutis  8c  con- 
suetudinibus  dicti  hospitalis  8c  aliis  contrariis 
quibuscumque.  NuUi  ergo  omnino  hominum  liceat 
hanc  paginam  nostrae  voliintatis  8c  concessionis 
infringere  vel  ei  ausu  temerario  contraire.  Si  quis 
autem  hoc  attemptare  praesumpserit,  indignatio- 
nem  omnipotentis  Dei  8c  beatorum  Pétri  &  Pauli 
apostolorum  ejus  se  noverit  incursurum.  Datum 
Avinione,  11  idus  martii,  pontificatus  nostri  anno 
quarto.  —  G.  Mercaderii.  —  (Doat,  v.  i35,  f"  lô^.) 


KOTE 

|6J 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


^94  f^j^^ 

les  souverains  du  pays  sous  leur  protec- 
tion &  sauvegarde  spéciale.  En  1221,  Rai- 
niondjfils  du  comte  de  Toulouse,  plus  tard 
comte  sous  le  nom  de  Raimond  VII,  ac- 
corde au  dom  une  charte  à  cet  effet  & 
défend  à  tous  ses  officiers  de  lui  faire 
injustice  ou  de  le  molester.  En  1246,  le 
même,  cette  fois  en  qualité  de  comte,  re- 
nouvelle les  clauses  de  ce  diplôme.  Succes- 
seurs des  comtes  de  Toulouse,  les  comtes 
d'Armagnac  &  de  Rodez  se  montrèrent  à 
leur  tour  les  protecteurs  zélés  du  monas- 
tère, &,  en  1402,  le  comte  Bernard  prit  le 
dom  Guibert  Robert  sous  ses  protection 
&  sauvegarde.  Pour  les  rois  de  France,  le 
plus  ancien  acte  de  cette  espèce  que  nous 
ayons  est  une  charte  de  Philippe  IV,  de 
juin  i3o7,  confirmée  &  renouvelée  par 
Charles  IV  en  1827.  Le  premier  de  ces 
deux  rois  mit  pour  unique  condition  à  la 
jouissance  de  ce  privilège,  la  céléuration 
d'une  messe  perpétuelle  pour  le  salut  de 
l'âme  du  roi  &  de  celles  de  ses  prédéces- 
seurs, &  la  prospérité  du  royaume.  Cette 
messe  devait  être  dite  dans  une  chapelle 
qu'on  était  sur  le  point  de  construire  dans 
le  monastère  &  qui  allait  être  dédiée  à 
saint  Louis.  Ces  lettres  furent  renouve- 
lées à  deux  reprises  par  Charles  VII,  en 
1418,  en  qualité  de  dauphin  &  de  régent 
du  royaume,  en  1446,  par  le  même  comme 
roi.  En  1199,  le  comte  de  Rodez,  Hugues, 
&  l'évèque  de  cette  ville,  de  même  nom, 
l'avaient  exempté  de  l'imposition  de  la  pe- 
zade  qui  se  levait  dans  le  diocèse".  Cette 


'  1199.  —  Anno  dominicae  Incarnationis 
si"  c°  xc°  ix°.  Sit  notum  omnibus  hanc  cartara 
audientibus,  qiiod  ego  Ugo,  episcopus  Ruthenae, 
&  ego  Willelraus  cornes  Ruthenensis,  nos  par  nos 
&  per  omnes  successores  nostros,  bona  fide  &  pie- 
tatis  intuitu  donamus  &  solvimus  donoque  in 
perpetuum  valituro  concedimus  Deo  &  hospitali 
d'Albrac  &  aliis  domibus  ad  eam  pertinentibus, 
quae  in  terra  nostra  sunt,  ut  liberae  sint  prorsus 
&  absolutae  a  communia  &  ab  omni  exactione 
quae  a  saecularibiis  ad  faclendam  pacem  vel  pacis 
occasione  quoquomodo  exigltur.  Ut  autem  istud 
semper  firmum  &  ratum  permaneat,  nuUusqiie 
posterorum  huic  justae  concession!  obviare  prae- 
tumat,  cartulam  istam  sigillorum  nostrorum  mu- 
nimine  roborari  voluimus.  Hoc  idem  donum  & 
hanc   concessionem   facio  ego    Ugo  cornes   senior 


imposition,  qui  se  percevait  uniquement 
sur  les  biens  territoriaux,  aurait  pesé  d'au- 
tant plus  lourdement  sur  l'hôpital  à  cause 
de  ses  grandes  propriétés.  Enfin  en  1596, 
Henri  IV,  en  reconnaissance  des  services 
que  lui  avaient  rendus  l'abbé  &  le  père  de 
l'abbé,  de  Sourdis,  exempta  le  monastère 
&  les  membres  qui  en  dépendaient  du 
logement  des  gens  de  guerre;  on  sait 
combien  cette  obligation  de  défrayer  des 
troupes,  presque  toujours  indisciplinées, 
était  lourde  &  onéreuse'. 

domui  hospitalis  i'Alhrac  &  aliis  omnibus  ad  eam 
pertinentibus.  Quod  ut  melius  credatur  &  firmius 
teneatur,  praesentem  paginam  sigiUi  nostri  ira- 
pressione  volui  praemuniri.  Hujus  doni  testes 
sunt  magisterWuillelmus  archidiaconus,  Ricardus 
&  Bernardus  d'Arpajon,  en  Beguo  del  Calmont,  en 
Solatgue,  en  Ugo  Senorel,  en  Raimont  Guiriert.  — 
(Doat,  V.  i34,  fo  3o.) 

'  9  septembre  lôçô.  —  Henry,  par  la  grâce  de 
Dieu  roi  de  France  &  de  Navarre,  à  tous  nos 
lieutenans  généraux,  gouverneurs  de  nos  provin- 
ces, mareschaux  &  maistres  de  camps,  colloniels, 
capitaines,  chefs  &  conducteurs  de  nos  gens  de 
guerre,  tant  de  cheval  que  de  pied,  de  quelque 
langue,  qualité,  nation  &  condition  qu'ils  soient, 
mareschaux  des  logis,  fourriers,  commis  81  à  com- 
mettre à  les  faire  &  establir,  &  à  tous  nos  autres 
justiciers,  officiers  &  subjets  qu'il  appartiendra, 
salut.  Nous  désirans  que  l'abbaye  d'Obrac  soit 
conservée  le  plus  paisiblement  que  faire  se  pourra 
tant  en  faveur  de  l'abbé  d'icelle,  qu'en  considéra- 
tion des  bons  &  agréables  services  que  nous  fait  8c 
continue  chacun  jour  le  sieur  de  Sourdis  son  père, 
vous  deffendons  très-expressément  qu'en  ladite 
abaye  d'Obrac ,  maisons,  terres  &  maisterles  qui 
en  dépendent  vous  n'aies  à  loger,  souffrir  ne  per- 
mettre estre  logés  aucuns  des  susdits  gens  de  guerre 
ni  en  icelle  estre  pris  fourrages  ni  emporté  aulcuns 
bleds,  vins,  pailles,  foins,  avoines,  bestiaux  ni 
aultres  choses,  meubles  ou  commodités  quelcon- 
ques, sinon  en  payant  raisonnablement  &.  du  gré 
&  consentement  desdits  abé,  religieux  81  couvent, 
que  nous  avons  à  ceste  fin,  ensemble  leurs  fer- 
miers, sujets,  mestiers,  gens  8c  serviteurs  avec 
leurs  biens  8c  famille  pris  8c  mis,  prenons  Se  met- 
tons par  ces  présentes,  pour  ce  signées  de  nostre 
main,  en  nostre  protection  8c  sauvegarde  spéciales 
8c  à  eux  permis  en  signe  d'icelle  apposev  es  lieux 
les  plus  éminans  desdites  abbaye,  maisons,  fermes 
8c  mestairies  nos  panonceaux  8c  armes  à  ce  que 
nul  n'en  prétende  cause  d'ignorance.  Et  si  aul- 
cuns de  nos  dits  gens  de  guerre  estoient  si  osés  8c 
hardis  que  d'enfreindre  nostre  présente  sauvegarde. 


Note 
i6J 


NOTB 

i65 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


895 


Les    possessions   de    l'hôpital    d'Aubrac      justice  s'exerçait  au  moyen  de  juges  nor 


Note 
i65 


étaient  de  plusieurs  espèces;  elles  s'éten- 
daient sur  une  partie  du  diocèse  de  Rodez 
&  même  dans  les  diocèses  limitrophes  de 
Clermont  &  du  Puy.  La  plupart  consis- 
taient en  églises,   données   généralement 


mes  &  révoqués  par  le  dom;  ces  juges  ren- 
daient la  justice  &  jouissaient  des  droits 
de  juridiction  gracieuse  attachés  à  leur 
charge;  c'est  ainsi  qu'ils  donnaient  des  tu- 
teurs aux  mineurs  orphelins  &  gux  inca- 


par  les  évèques  de  Rodez,  en  villages  &      pables.  En  1287,  on  présenta  à  l'un  d'eux 


en  châteaux  concédés  par  les  seigneurs  de 
Peyre  &  les  comtes  de  Rodez.  Dans  la  plu- 
part de  ces  domaines  les  doms  possédaient 
la  justice  haute,  moyenne  &  basse;  ail- 
leurs ils  la  tenaient  en  paréage  avec  les 
diverses  familles  du  pays,&  dans  plusieurs 
châteaux  ils  l'exerçaient  à  titre  de  fief  re- 
levant des  comtes  de  Rodez.  Un  des  droits 
entraînés  par  l'exercice  de  la  haute  justice 
était  celui  d'élever  des  piloris  &  fourches 
patibulaires.  Ce  droit  fut  formellement 
reconnu  aux  doms  d'Aubrac,  en  1892,  par 
Bernard,  comte  de  Rodez  &  d'Armagnac, 
&  en  i5ii,  par  Louis  XII'.  Cette  haute 


nous  voulons  par  les  prévôts  de  nos  très  chers  & 
bien  aimés  cousins  les  inareschaux  de  France  ou 
autres  lieux,  en  estre  fait  telle  &  si  rigoureuse 
punition  que  l'exemple  en  demeure  aux  autres. 
Et  d'autant  que  de  ces  présentes  l'on  pourra  avoir 
à  fairt  en  divers  lieux,  nous  voulons  qu'aux  viJi- 
mus  d'icelles,  faits  soubs  scel  royal  ou  collationés 
par  l'un  de  nos  amés  &  féaux  notaires  &  secré- 
taires, foy  soit  adjoustée  comme  au  présent  origi- 
nal, car  tel  est  nostre  plaisir.  Donné  à  Monceaulx, 
le  neufviesme  jour  de  septembre,  l'an  de  grâce  mil 
cinq  cent  quatre-vingt-seize,  &  de  nostre  règne 
le  huictiesme.  Hexry.  —  Par  le  Roy  :  de  Nei-fvili.e. 
—  (Doat,  V.  i36,  ^  123.) 

'  i5  juillet  1392. —  Bernardus,  Dei  gratia  cornes 
Armaniaci,  Fesenciaci,  Ruthenae  &  Kadrellensis, 
vicecomesque  Leomanniae  &  Altivillaris,  ac  domi- 
nas terrarum  Rippariae  &  montanarum  Ruthe- 
nensium,  dilectis  &.  fidelibus  nostris  senescallo  & 
judici  nostris  dictorum  comitatus  &  montanarum 
Ruthenensium.  Cum  pro  parte  reverendi  patris 
domini  Bernardi,  dompni  8c  magistri  hospitalis 
pauperum  Beatae  Mariae  de  Altobraco,  fuerit  nobis 
supplicatum,  quathenus  in  loco  de  Altobraco,  ubi 
asserit  se  habere  altam,  mediam  8c  bassam  juridic- 
tionem,  ac  merum  8c  mixtum  imperiuin,  quamvis 
in  dicto  loco  non  fuerit  neque  esse  consueverit 
spillorium,  licentiam  apponendi  8c  de  novo  spil- 
lorium  sive  pastel  faciendi  8c  erigendi  ac  erectum 
perpétue  tenendi  eidem  concedere  8c  de  nostra  spe- 
ciali  gratia  donare  dignaremur;  nos  igitur  ejus 
supplicaiioni  favorabiliter  inclinati,  vobis  8c  cui- 


un  certain  Jourdain  de  Saint-Jory,  frère 
de  Pierre  de  Saint-Jory,  sourd-muet  de 
naissance  &,  par  conséquent,  regardé 
comme  imbécile.  Ses  parents  requirent  le 
juge  de  remettre  le  soin  de  sa  personne  & 
l'administration  de  ses  biens  à  son  plus 
proche  parent;  le  juge  y  consentit  &  de- 
manda le  consentement  du  malheureux, 
qui  le  donna  comme  il  put,  per  nutus  & 
signa,  sans  certainement  comprendre  ce 
dont  il  s'agissait. 

Toutes  ces  possessions,  sans  cesse  ac- 
crues, donnaient  lieu  à  des  chartes  d'a- 
mortissement des  rois  &  seigneurs  sou- 
verains. En  1270,  Alfonse  de  Toulouse  & 
sa  femme  Jeanne  permettent  au  dom  d'ac- 
quérir jusqu'à  dix  livres  de  revenu  dans 
les  domaines  tenus  d'eux  ou  qu'ils  pos- 
sèdent directement;  en  1290,  Philippe  IV 
lui  remet  une  somme  de  deux  cent  cin- 
quante livres  qu'il  lui  devait  pour  diverses 
acquisitions;  enfin  le  duc  de  Berry  accorda 
de  nouvelles  lettres  d'amortissement  en 
1402;  à  ce  moment  la  communauté  se 
composait  de  trente  prêtres  &  de  trois 
cents  frères. 

Outre  ses  possessions  territoriales,  la 


libet  vestrum  in  solidum  committendo  mandamus, 
quatenus  vocaio  procuratore  nostro  seu  ejus  sub- 
stituto  praefato  domino  dompno  de  Altobraco  detis 
8c  concedatis  licentiam  8c  authoritatem  ex  parte 
nostra  faciendi,  apponendi  8c  erigendi  8c  perpetuo 
renovandi  ac  erectum  tenendi  spillorium  sive 
pastel  in  loco  praedicto  de  Altobraco  8t  malefac- 
tores  causa  punitionis  8c  correctionis  ibidem  ap- 
ponendi 8c  tenendi.  Quam  licenciam  nos  eidem 
8c  successoribus  suis  tenore  praesentium  conferi- 
mus  8c  donamus  de  nostra  certa  scientia  8c  gratia 
speciali,  salvo  alias  jure  nostro  8c  in  omnibus 
quolibet  alieno,  mandantes  omnibus  nostris  sub- 
ditis,  ut  vobis  8c  vestrum  cuilibet  in  praemissis 
8c  ea  tangentibus  pareant  8c  intendant.  Datum 
Ruthenae,  die  décima  quinta  mensis  Julii,  anno 
Domini  m°  ccc°  xc°  11".  —  Per.dominum  comité», 
Roëti.  —  (Doat,  v.  i35,  f  171.) 


Note 
l65 


896 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


maison  d'Aiibrac  avait  encore  sous  sa  di- 
rection un  certain  nombre  de  maisons 
analogues,  qui  dépendaient  d'elle  pour 
la  règle,  l'institut  &  l'habillement.  Dès 
1245,  date  d'une  bulle  de  privilèges  du 
pape  Innocent  IV,  elle  possédait  des  mai- 
sons de  cette  espèce  à  Najac,  Chirac,  Ro- 
dez, Millau,  &c.  En  1281,  Henri,  comte 
de  Rodez,  lui  unit  l'hôpital  de  Saint- 
Georges  de  Bradon,  à  la  charge  pour  le 
dom  d'Aubrac  de  lui  présenter  le  com- 
mandeur, qui  sera  un  prêtre  &  lui  rendra 
hommage  j  de  plus  il  dut  y  installer  un 
chapelain  pour  y  dire  chaque  jour  une 
messe  en  faveur  de  l'âme  du  comte.  Enfin 
en  1299,  Bernard,  comte  de  Comminges, 
confirma  la  donation  faite  précédemment 
à  Aubrac  par  un  de  ses  prédécesseurs, 
de  l'hôpital  de  l'Ile-en-Dodon,  au  dio- 
cèse de  Comminges,  pour  le  tenir  aux 
mêmes  conditions  que  celui  de  Bradon  & 
y  installer  un  chapelain  qui  prierait  pour 
le  repos  de  l'âme  des  comtes  de  Com- 
minges'. 


'  5  mars  1199  (▼.  st.).  —  Nos  Bernardus,  Del 
gratia  cornes  Convenarum,  notum  facimus,  &c., 
quod  cum  inclitae  recordationis  quondam  domiaiis 
B.,  pater  noster,  cornes  de  Convenis,  in  bona  sua 
memoria  ac  vita  dedisset  donatione  inter  vives  a 
se  facta  irrevocabili  religioso  hospitali  de  Alto- 
braco  Ruthenensis  diocesis,  ad  honorem  Dei  & 
beatae  Mariae  sanctae  matris  ejus  &  omnium  sanc- 
torum,  locura  &  domum  sive  hospitale  voeatum 
hospitale  de  Insula  Dosonis,  situm  in  diocesi  de 
Convenis,  ubi  sunt  domus  &  edificia,  orti  &. 
vineae  &  prata  &  terrae  aliae  limitatae  usqiie  ad 
triginta  sestariatas  terrae,  extra  terras  tamen  ali- 
cujus  manerii  sive  loci  ubi  dictum  situm  est  hos- 
pitale, eidem  hospitali  contiguas  &  vicinas,  quae 
triginta  sestariatae  olim  fuerunt  [donatae]  ab  As- 
sauto,  filio  Jordani  de  Anajano  &  bolatae  &  per- 
gatae  per  Guillermum  de  Mongalhart,  pergatorem 
juratura  nostrum,  tempore  dicii  patris  nostri,  ipsi 
hospitali  habendae  perpétue  ipsae  terrae  &  alia 
dicta   superius  per  ipsum  &  dompnos  &  hospitale 

de  Altobraco  praedictos  in   perpetuum Et  nos 

idem  comes  dictam  donationem  dictis  dompno  81 
hospitali  de  Altobraco  factam,  ut  dictum  est,  gra- 
tam  &  ratara  habentes,  concessimus  dicto  hospi- 
tali dictae  Insulae  Dozonis,  diocesis  Convenarum 
praedictae,  ut  cum  cabatio  hostiatim  (!")  quaerere 
praeceptor  seu  ejus  nuncii  dicti  hospitalis  de  In- 
sula Dozonis  in  terris  nostris  &  hominibus  sisten- 


Une  des  grandes  richesses  de  la  maison 
d'Aubrac  se  composait  aussi  d'une  grande 
quantité  de  bestiaux  qui,  l'été,  allaient 
paître  dans  les  hautes  montagnes  &  l'hiver 

tibus  in  eisdem  ad  sustentandum  se  &  hospitali- 
tatem  ibi,  juxta  quod  inde  facultates  subpetent, 
utcommodius  poterit  fieri  faciendum.  Dictam  do- 
nationem &  alia  omnia  contenta  superius  vobis 
dilecto  nostro  religioso  viro,  frater  B.  de  Senareto 
ipsius  ordinis  de  Altobraco,  recipienti  pro  dompno 
&  hospitali  de  Altobraco  suprascriptis  &  ad  opus 
eorumdem  etiam  &  ipsius  Insulae  Dozonis  supra- 
dicti,  nunc  &  in  perpetuum  donamus  laudamusque 
firmiter  ac  etiam  perenniter  cum  omni  efficacia 
confirmamus,  hoc  adjuncto  quod  dictum  hospitale 
de  Altobraco  &  dompnus  semper  unus  post  alium 
consécutive,  qui  nunc  sunt  &  qui  pro  tempore 
fuerint,  debent  in  ipso  hospitali  dictae  Insulae 
Dosonis  unum  fratrera  vel  donatum  suum  tenere 
in  ipso  loco  capellanum,  qui  ibi  celebret  pro 
nostra  81  dicti  domini  patris  nostri  &  aliorum  pa- 
rentum  nostrorum  animabus,  prout  sibi  Deus  de- 
derit,  horis  canonicis  assuetis,  ita  videlicet  quod 
si  per  dictum  hospitale  de  Altobraco  obmutatur,  id 
fieri  qiiod  tune  post  monitionem  nostram  quam 
dictis  dompno  &  hospitali  de  Altobraco  faceremus 
&  inde  facere  deberemus,  post  annum  unum  post 
ipsam  monitionem  nostram  completum,  quod  ex 
tune  per  manus  nostrae  in  praemissis  ex  hoc  fa- 
ciendam  appositionem  possimus  Stdebeamus  nos  & 
nostri  successores  dictum  hospitale  &  dompnum 
de  Altobraco  praedictum  distringere  in  dictum 
capellanum  tenendum  ibidem  8c  dictum  divinum 
officium  tam  pro  vivis  quam  defTunctis  ut  dictum 
est  devotlssime  celebrandum.  Quod  si  hoc  erat 
quod  per  quatuor  annos  a  tempore  nostrae  seu 
tempore  successorum  nostrorum  manus  praedictae 
impositionis  faciendae  computandos,  quod  non 
credimus,  a  dictis  dompno  8c  hospitali  de  Alto- 
braco obmitti  contingeret  dictum  capellanum 
suum   in   ipso   hospitali   Insulae  Dosonis  nunc  & 

pro  tempore  tenere  ut  dictum  est  vel  donatum 

adjecimus,  quod  post  dictos  quatuor  annos  légi- 
time complètes  nos  vel  nostri  successores  comités 
possemus  dictum  hospitale  Insulae  Dosonis  ex 
tune  ad  manum  nostram  redducere  plenissime  8t 
habere.  In  quorum  fidem  &  testimonium  omnium 
praemissorum  vobis  dicto  fratri  B.  de  Senareto  & 
per  vos  dictis  dompno  &  hospitali  de  Altobraco 
praedictis,  nos  idem  comes  Convenarum  praesentes 
litteras  perpetuo  valituras  concedimus  &  tradiraus 
sigillo  nostro  sigillatas.  Actum  8c  datum  apud 
Montemrosarium ,  Ruthenensis  diocesis  praedic- 
tae, die  lunae  ante  festum  beati  Gregorii,  anco 
Domini   m"  cc°  Lxxxx"  ut°.  —   (Doat.vol.  i3j, 

fo    29.) 


Note 
i65 


Note 
i65 


NOTES  SUR  L'filSTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


897 


redescendaient  sur  les  plateaux  inférieurs.  La  guerre  de  Cent  ans  vint  fortement 

En  temps  de  guerre,  ces  transmigrations  atteindre  cette  prospérité;   situé  dans  un 

donnaient  naturellement  lieu  à  des  pille-  pays  montagneux  qui  servait  de  passage  à 

ries  &  à  des  pertes.  Dès  i33i,  avant  même  tous  les  gens  de  guerre,  Aubrac  y  perdit  la 

la  guerre  des  Anglais,  Raimond  de  Jer-  plupart  de  ses  domaines  &  fut  dépouillé 

mola,  bailli  du  Rouergue,  dut  défendre  à  plusieurs  fois  de  son   trésor;  Grégoire  XI 

tous  les  baillis,  sergents  &  jiotaires  de  son  dut  charger  l'abbé  de  Bonneval  de  lui  faire 

ressort  de  lever  aucune  taille  &  d'exercer  restituer  les  dîmes,  cens,  rentes,  titres  & 


Note 


aucunes  exactions  sur  ces  troupeaux.  Pen- 
dant la  guerre  de  Cent  ans,  les  Anglais 
enlevèrent  tous  les  bestiaux  &  retinrent 
leurs  gardiens  prisonniers;  ce  fut  à  un 
partisan,  Bertitgat  d'Albret,  que  revint 
l'honneur  de  cette  singulière  expédition. 
Pour  recouvrer  leur  bétail,  les  religieux 
durent  entrer  en  négociation  avec  les  en- 
nemis, &  le  capitaine  de  la  troupe  con- 
sentit à  faire  restitution  moyennant  une 
somme  de  mille  florins  d'or,  huit  marcs 
d'argent  &  le  don  d'un  coursier;  la  prise 
valait  de  cinq  à  six  mille  florins.  Cette 
convention  fut  approuvée  par  le  roi  Jean, 
en  juillet  i36o,  8c  ces  lettres  autorisèrent 
le  dom  d'Aubrac  à  lever  la  somme  sur  les 
personnes  auxquelles  appartenait  une  par- 
tie des  bestiaux  enlevés.  Quand,  quelques 


argenterie,  bestiaux,  ornements  &  livres 
ecclésiastiques  qu'il  avait  ainsi  perdus.  Eu 
1408  on  fut  forcé  de  réduire  à  soixante-dix 
le  nombre  des  religieux;  à  cette  époque, 
l'usurpation  des  biens,  leur  répartition  en- 
tre chaque  religieux,  avaient  amené  une 
décadence  prématurée;  il  fallut  défendre 
de  répartir  à  l'avenir  entre  les  divers  mem- 
bres de  la  communauté  les  biens  &  les 
bénéfices.  En  1468,  Paul  II  chargea  l'ar- 
chevêque d'Arles,  l'abbé  de  Bonneval  & 
l'official  de  Mende  de  faire  de  nouveau 
restituer  les  biens  de  l'abbaye  qui  étaient 
injustement  détenus. 

En  1095,  l'hôpital  fut  envahi  par  Fran- 
çois de  Montmorenci,  baron  de  Fossense, 
sénéchal  du  Rouergue,  qui  pillait  la  Pro- 
vince; il  s'empara  de  la  ville  &  s'y  installa 


années  plus   tard,  le  Rouergue  fut  passé      avec  deux  mille  hommes  &  plusieurs  pièces 


sous  la  domination  anglaise,  Edouard, 
prince  de  Galles  &  duc  d'Aquitaine,  ac- 
corda à  Pierre,  dom  d'Aubrac,  une  charte 
de  protection  &  de  sauvegarde;  ce  qui 
n'empêcha  pas  le  monastère  de  prendre, 
peu  de  temps  après,  une  part  des  plus 
actives  à  l'expulsion  des  ennemis. 

Enrichi  au  treizième  siècle  par  tous  les 
princes  du  pays,  l'hôpital  d'Aubrac,  au 
quatorzième,  s'occupa  principalement  de 
l'administration  de  ses  biens  &  de  leur 
défense  contre  les  tentatives  des  ennemis 
du  dehors  &  des  partisans  des  environs. 
En  i3io,  le  chapitre  décide  qu'à  la  mort 
du  dom  seraient  célébrés  un  office  so- 
lennel &  des  messes  pendant  sept  jours; 
durant  cette  période,  huit  pauvres  rece- 
vront chaque  jour  une  réfection  sembla- 
ble à  celle  des  clercs;  à  la  mort  d'un 
frère,  il  y  aura  une  messe  &  une  réfec- 
tion pour  huit  pauvres.  Chaque  année, 
après  la  quinzaine  de  la  Pentecôte,  on 
dut  célébrer  un  office  solennel  pour  les 


d'artillerie.  Il  y  resta  plus  de  trois  mois  & 
ne  rendit  la  place  qu'à  François  de  Sola- 
ges,  baron  de  Tholet,  sénéchal  du  comté, 
chargé  de  traiter  de  la  reddition  de  cette 
place  par  les  Etats  de  la  Province. 

Au  dix-septième  siècle,  le  désordre  était 
à  son  comble  dans  la  communauté,  la  plu- 
part des  religieux  qui  y  entraient,  loin 
de  vouloir  remplir  les  devoirs  marqués 
par  leur  règle,  ne  voulaient  plus  prêter 
de  serments  solennels  &  se  regardaient 
comme  possédant  des  bénéfices  simples. 
Louis  XIV  chargea,  en  1694,  M.  de  Lusi- 
gnan-Lezay,  évéque  de  Rodez,  de  procéder 
à  une  réforme.  En  1696,  M.  de  Noailles, 
évéque  de  Chàlons-sur-Marne,  qui  pos- 
sédait l'hôpital  en  commende  avec  le  titre 
de  dom,  fit  un  accord  avec  la  congréga- 
tion de  France  pour  l'introduction  à  Au- 
brac des  chanoines  de  Sainte-Geneviève. 
Cette  première  tentative  échoua,  mais  en 
1697  se  conclut  un  nouveau  concordat 
avec  l'abbé  de   la  Chancelade,  accord  qui 


frères  ik  pour  les  bienfaiteurs  du  couvent      fut  homologué  par  le  parlement  de  Tou- 
&  donusr  une  réfection  à  huit  pauvres.  louse  en  1699.  A  cette  époque,  il  ne  res- 


IV. 


57 


Note 
i65 


898 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC, 


Note 

166 


tait  plus  que  vingt-deux  hospitaliers  &  un 
chevalier;  on  leur  fit  une  pension;  depuis 
déjà  longtemps  il  n'y  avait  plus  de  sœurs. 
Les  chevaliers  avaient  d'abord  été  au  nom- 
bre de  douze,  puis  de  quatre,  puis  de 
deux,  puis  de  un.  En  1697,  les  aumônes 
s'élevaient  annuellement  à  la  somme  de 
six  mille  livres;  le  reste,  une  fois  les  char- 
ges acquittées,  se  divisait  par  portions  éga- 
les entre  le  dom  &  les  religieux. 

En  1760,  Louis  XV  voulut  réunir  les 
revenus  d'Aubrac  à  l'Ecole  militaire;  le 
clergé  de  la  Province  y  mit  opposition; 
mais  le  conseil  d'Etat  repoussa  ses  préten- 
tions; l'union  resta  d'ailleurs  inexécutée. 
En  1785,  les  revenus  étaient  administrés 
par  un  économe.  [A.  M.] 


NOTE  CLXVI 

AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  ÉDITEURS. 

Établissements  religieux  du  diocèse 
de  Viviers. 

L'ÉVÈQUE  de  Viviers,  comme  la  plupart 
des  évêques  du  Languedoc,  possédait 
la  suzeraineté  temporelle  de  sa  ville  épis- 
copale.  Il  s'intitulait  comte  de  Viviers, 
prince  de  Donzère  &  de  Châteauneuf  sur 
le  Rhône,  baron  de  Largentière,  seigneur 
de  Saint-Andéol.  Placée  sur  les  limites  des 
terres  d'Empire  &  du  royaume  de  France, 
cette  seigneurie  se  vit  disputée  pendant 
longtemps  par  ses  puissants  voisins,  &  ce 
n'est  qu'au  commencement  du  quatorzième 
siècle  qu'elle  devint  définitivement  partie 
intégrante  du  royaume  capétien. 

Dès  le  neuvième  siècle,  l'église  de  Vi- 
viers, qui  s'appelait  encore  d'Albe,  malgré 
la  translation  du  siège  déjà  ancienne  à 
cette  époque,  était  l'objet  des  libéralités 
des  souverains  carolingiens;  en  8i5,  Louis 
le  Pieux,  en  85o,  Lothaire,  empereur,  en 
877,  Charles  le  Chauve  la  prennent  sous 
leur  protection  &  lui  confirment  la  pos- 
session de  tous  ses  domaines.  Parmi  ceux-ci 
il  faut  remarquer  l'abbaye  de  Donzère,  sur 
la  rive  gauche  du  Rhône,  qui,  restaurée 


par  Louis  le  Pieux,  resta  une  des  meilleu- 
res possessions  de  la  mense  épiscopale  jus- 
qu'en 1789;  unie  en  887  à  Tournas,  par  le 
roi  de  Provence,  Louis,  fils  de  Boson,  elle 
fut  rendue  à  Viviers  en  1374. 

Pendant  deux  siècles,  à  la  suite  du  dé- 
membrement du  royaume  de  Provence,  les 
évêques  de  Viviers  restèrent  sujets  de  la 
maison  de  Toulouse;  mais  en  1149  l'évê- 
que  Guillaume,  profitant  de  la  jeunesse  de 
Raimond  V,  &  s'appuyant  sur  l'empereur 
Conrad,  dont  il  était  proche  parent,  s'af- 
franchit de  cette  gênante  suzeraineté  & 
reconnut  celle  de  l'Empire.  Il  y  avait  déjà 
longtemps  que  les  embarras  qu'avait  traver- 
sés, les  dangers  qu'avait  courus  la  maison 
de  Toulouse,  avaient  amené  une  tentative 
semblable;  mais  l'évéque  Guillaume  alla 
plus  loin  &  s'érigea  en  suzerain  de  la  ville 
de  Viviers.  L'empereur,  par  un  diplôme 
donné  à  Vienne  en  1149,  autorisa  cette 
usurpation  &  céda  à  l'évéque  ses  droits 
régaliens  sur  la  ville,  le  droit  de  battre 
monnaie,  la  police  &  la  justice  des  grands 
chemins  du  diocèse  &  du  Rhône,  &  le 
château  de  Donzère.  Dès  lors  le  Vivarais 
échappa  pour  un  temps  à  la  suzeraineté 
de  la  France.  En  Ii57,  Frédéric  Barbe- 
rousse  accorde  un  diplôme  aux  habitants 
de  Viviers,  preuve  que  l'évéque  continuait 
à  reconnaître  ce  nouveau  souverain.  Vingt 
ans  plus  tard,  le  même  prince  confirmait 
le  diplôme  de  Conrad  III.  Cependant  les 
comtes  de  Toulouse  avaient  énergiquer 
ment  réclamé;  malgré  leur  désir  de  ne 
rien  céder,  les  évêques  durent  rabattre 
quelque  chose  de  leurs  prétentions.  En 
1193,  un  premier  accord  est  conclu  par 
l'entremise  de  l'archevêque  de  Vienne;  le 
comte  dut  renoncer  à  tous  ses  droits  sur 
la  ville  de  Viviers,  promettre  de  ne  récla- 
mer aucun  domaine  ou  droit  utile  dans  les 
domaines  épiscopaux,  sans  le  consente- 
ment de  l'évéque;  celui-ci,  en  retour,  lui 
restitua  deux  châteaux  qu'il  lui  disputait. 
La  question  de  la  suzeraineté  du  Vivarais 
ne  fut  même  pas  discutée.  En  1198,  à  la 
suite  d'événements  mal  connus,  mais  qui 
furent  certainement  accompagnés  d'une 
guerre  civile,  un  nouvel  accord  fît  chan- 
ger la  question  de  face.  Le  château  de 
Largentière  f\it  inféodé  au  comte  avec  la 


NoTB 

16Û 


Note 
166 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


899 


moitié  des  droits  qui  eu  dépendaient;  il 
prêta  serment  de  fidélité  à  l'église  de  Vi- 
viers, &  promit  de  la  protéger  fidèlement. 
L'hommage  du  reste  ne  devait  pas  être 
prêté  à  l'évêque,  mais  à  saint  Vincent,  pa- 
tron de  l'église  cathédrale  de  Viviers. 

Cet  accord  fut  renouvelé  en  1214  avec 
le  conquérant,  Simon  de  Montfort,  héri- 
tier de  tous  les  droits  &  de  toutes  les  pré- 
tentions des  comtes  de  Toulouse. 

Après  de  nouvelles  discussions,  en  1224, 
le  Vivarais  finit  par  être  cédé  au  roi  en 
1229.  Dès  lors  commence  une  lutte  sourde 
entre  les  officiers  de  ce  nouveau  pouvoir 
&  les  évéques;  ceux-ci  font  inutilement 
intervenir  la  papauté;  saint  Louis  &  son 
conseil  se  montrent  très-fermes  &  refusent 
d'admettre  pour  valables  les  accords  passés 


doute  un  peintre  décorateur  comme  l'Ita- 
lie en  produisait  tant  à  cette  époque.  En 
1610,  après  la  mort  d'Henri  IV,  on  cons- 
truisit les  murs  extérieurs  du  château. 

Le  chapitre  cathédral  se  composait  d'un 
prévôt,  d'un  archidiacre,  d'un  préchantre, 
d'un  sacristain,  d'un  archiprêtre  Se  d'un 
théologal;  il  avait  en  outre  un  viguier 
chargé  d'exercer  la  justice  en  son  nom. 

En  1624  fut  fondé,  à  Viviers,  un  cou- 
vent de  religieuses  de  Sainte-Catherine  de 
Sienne,  dans  le  faubourg  de  Notre-Dame 
du  Rhône;  il  occupa  d'abord  une  maison 
particulière.  Le  couvent  fut  commencé 
peu  de  temps  après  &  la  première  pierre 
en  fut  posée  par  l'évêque  Louis  de  Suze; 
le  chapitre  avait  pris  une  part  active  à 
cette  fondation.  Les  religieuses  appelées  h 


Note 
i6û 


avec  les  empereurs  d'Allemagne  au  dou-      Viviers  venaient  du  Puy'. 


zième  siècle.  Enfin,  en  i3o7,  un  accord 
solennel  vient  régler  les  prétentions  des 
deux  parties  &  consacrer  la  suprématie 
royale.  Avant  tout,  ce  qui  était  l'impor- 
tant, l'évêque  &  son  chapitre  reconnais- 
saient que  le  Vivarais  faisait  partie  du 
royaume  de  France,  &  promettaient  de 
prêter  au  roi  le  serment  de  fidélité;  les 
droits  de  haute,  moyenne  &  basse  justice 
de  l'évêque  furent  reconnus;  il  put  faire 
frapper  de  la  monnaie  ayant  cours  dans 
tout  le  royaume.  Lui  &  ses  vassaux  durent 
le  service  militaire  en  cas  de  convocation 


Nous  extrayons  quelques  notes  complé- 
mentaires, sur  le  diocèse  de  Viviers,  d'un 
tableau  dressé  en  1673  par  l'intendant 
d'Aguesseau  &  publié  dans  les  Chroniques 
de  Languedoc  (Montpellier,  20  décembre 
1875). 

Au  Caylar,  il  y  avait,  avant  la  réforme, 
une  église  collégiale  qui  fut  ruinée  par  les 
guerres  de  religion;  au  dix-septième  siècle, 
il  n'y  restait  plus  qu'un  doyen,  que  nom- 
maient alternativement  l'évêque  &  le  comte 
de  Brion. 

A  Aubenas,  des  clarisses  de   la  branche 


générale  des  forces  du  royaume.  Cet  ac-  des  Urbanistes,  couvent  fort   pauvre   qui 

cord  régla  les  rapports  des  deux  pouvoirs  n'avait  que  six  à  sept  cents  livres  de  re- 

jusqu'à  la  Révolution.  venu. 

L'église  cathédrale  de  Viviers  était  dé-  Auprès  de  Privas,  un  prieuré  de  chanoi- 

diée  à  saint  Vincent;  elle  fut  détruite  en  «es,    nommé    Charaix;   dispersés    par   les 

1567  par  les  protestants,  &  fut  rebâtie  en  guerres  de  religion,  les  religieux  n'obser- 

i599  par  les   soins   de   l'évêque   Jean   de  valent  plus  la  vie  commune,  à  cause  de  la 

l'Hostel,  &  du  chapitre;  la  nouvelle  cons-  destruction  des  bâtiments.   Revenu,  deux 

traction   fut  dirigée  par   François  Mon-  mille  livres. 

nier,  chanoine-préchantre  &  ouvrier  de  la  Prieuré  conventuel  de  religieuses  béné- 
congrégation  (1598-1599);  il  prit  à  son  dictines  à  la  Villedieu,  près  Aubenas,  dé- 
compte une  partie  de  la  dépense  &  fit  pendant  de  Cluny  ;  transporté  plus  tarda 
notamment  construire  la  chapelle  dite  des  Aubenas. 


Corps-Saints,  où  il  voulut  être  enterré.  Il 
mourut  en  1618.  En  1567,  tous  les  édifices 
religieux  avaient  été  détruits.  En  1609,  fu- 
rent construits  les  orgues  avec  peintures 
de  Bernardino  Rodario,  peintre  milanais, 
alors  établi  à  Viviers,  &  qui  devait  y  mou- 
rir quelques  années  plus  tard;  c'était  sans 


A  Viviers,  un  couvent  de  dominicains. 


'  Voir  à  la  Bibliothèque  nationale,  le  manus- 
crit français,  nouv,  acq.  887,  du  commencement 
du  dix-septième  siècle,  contenant  une  courte  chro- 
nique du  pays  écrite  de  lôi?  à  16.J0  par  un  cha- 
noine de  la  cathédrale  de  Viviers. 


Note 
166 


goo 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Note 
167 


Au  Bourg-Saînt-Andéol,  des  récollets, 
des  barnabites,  des  ursulines,  des  visitau- 
diaes. 

A  Villeneuve-de-Berg,  des  capucins. 

A  Aubenas,  des  jésuites,  des  cordeliers 
de  l'étroite  observance,  des  dominicains, 
des  religieuses  bénédictines  &  des  cla- 
risses. 


Sébastian  de  Victoria  Emparan  y  Loyola, 
évêque  d'Urgel.  Conformément  à  l'usage 
espagnol,  nous  désignerons  ce  catalogue 
sous  le  nom  de  Sinodales.  Dans  les  tomes  IX, 
X,  &  XI  de  son  Viaje  Uterario  a  las  Iglesias 
de  Espana,  Villanueva  a  abordé  le  même 
sujet,  avec  une  grande  supériorité  d'in- 
formations &  de  critique.  Ici,  comme  sur 


A  l'Argentière,  des  cordeliers  observan-      bien  d'autres  points,  Villanueva  a  rectifié 


tins,  des  récollets,  des  religieuses  de  No- 
tre-Dame. 

A  Joyeuse,  des  oratoriens. 

A  Pradelles,  des  jacobins  réformés,  des 
religieuses  de  Notre-Dame. 

A  Privas,  des  récollets. 

A  Viviers,  un  hôpital   régi  par  le  châ- 


les erreurs  &  réparé  les  omissions  que 
Marca,  Baluze,  &  les  historiens  du  Lan- 
guedoc devaient  forcément  commettre  par 
suite  de  l'inexactitude  &  de  l'insuffisance 
des  renseignements  dont  on  disposait  à 
leur  époque. 

Villanueva  sera  donc  notre  guide  prin- 


pitre  cathédral,   dont  l'un  des  chanoines      cipal,  pour  la  rédaction  de  cette  No/e,  où 


s'appelait  le  recteur  de  l'hôpital.   [A.  M.] 


NOTE  CLXVII 


AJOUTÉE  PAR  LES  NOUVEAUX  EDITEURS, 


Église  d'UrgeV. 


LES  rapports  multipliés  du  diocèse  &  du 
comté  d'Urgel  avec  le  Languedoc  &  les 
autres  provinces  du  midi  de  la  France, 
pendant  le  moyen  âge,  sont  souvent  rap- 
pelés par  l'Histoire  de  Languedoc.  11  im- 
porte donc  de  consacrer  une  Noie  à  l'Église  Néanmoins,  ces  recherches  nous  oblige. 
d'Urgel.  ront  plus  d'une  fois  à  nous  séparer  de  nos 

Aucun  travail  de  ce  genre  n'a  été  encore      prédécesseurs,  sur  divers  problèmes  d'his- 
publié  en  France.  Nous  parlons,  bien  en-      toire  &  de  chronologie. 


se  trouvent  généralement  résumées,  sur  les 
évêques  d'Urgel,  les  recherches  de  ce  sa- 
vant, dont  les  ouvrages  sont  malheureuse- 
mejit  trop  peu  consultés  en  France.  Ceux 
qui  veulent  en  savoir  plus  long  que  nous 
n'en  pouvons  dire  ici,  feront  bien  de  re- 
courir aux  trois  volumes  précités.  Notie 
intention  se  borne  à  fournir,  sur  chaque 
prélat,  des  renseignements  suffisants,  &  à 
rectifier  les  erreurs  ou  à  combler  les  lacu- 
nes des  historiens  plus  haut  nommés.  In- 
dépendamment du  Fiaji  Uterario,  il  a  paru 
en  Espagne,  depuis  quarante  ans,  divers 
travaux  recommandables,  &  dont  il  y  a 
lieu  d'ajouter  le  résultat  au  modeste  con- 
tingent de   nos   recherches   personnelles. 


tendu,  d'un  travail  d'ensemble;  car,  pour 
certaines  époques,  les  indications  abon- 
dent dans  le  Marca  Hispanica  &  dans  le 
cours  de  cette  histoire.  Bon  nombre  d'an- 
nales &  de  chroniques  imprimées  en  Es- 
pagne nous  fournissent  aussi  de  précieux 
renseignements  sur  le  même  sujet.  Néan- 
moins, on  n'a  rédigé  jusqu'à  présent,  dans 
ce  royaume,  que  deux  listes  d'évêques  ré- 
putées complètes.  La  première  se  trouve 
à  la  suite  d'un  recueil  d'ordonnances  syno- 


Comme  Villanueva,  nous  avons  exploré 
les  archives  épiscopales  &  capitulaires  de 
La  Seo  d'Urgel,  &  compulsé  le  fonds  Baluze 
à  la  Bibliothèque  nationale.  Nous  avons  de 
plus  pris  connaissance  de  toutes  les  pièces 
relatives  à  i\otre  sujet  qui  se  trouvent,  soit 
aux  Archives  nationales,  soit  dans  divers 
dépôts  publics  de  France,  d'Espagne  &  de 
la  Vallée  d'Andorre.  On  sait  que,  depuis 
1278  jusqu'à  la  Révolution,  l'Andorre  a 
formé  une  seigneurie  indivise,  &  tenue  en 


dales,  publié   en   1747,  par  ordre  de  fray      paréage  par  les  comtes  de  Foix  ou  leurs 

ayants  droit,  &  par  les  évêques  d'Urgel,  qui 

■Nous   devons    la    Note  CLXVII,   sur   l'Église      maintenant  jouissent  à  peu  près  des  mêmes 

d'Urgel,  à  l'obligeance  de  M.  J.-F.  Bladé.  prérogatives.  Nos  recherches  sur  l'histoire 


Note 

167 


Note 
.67 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ÎOI 


&  les  institutions  andorranes  nous  ont 
mis  à  même  de  recueillir,  sur  les  évêques 
d'Urgel,  certains  renseignements  inconnus 
à  nos  devanciers;  mais,  sauf  une  exception 
importante,  nous  ne  dirons  rien  ici  de  ces 
prélats  considérés  comme  coseigneurs  des 
Vallées. 

Nos  explorations  dans  les  archives  de 
l'Andorre  ont  été,  du  reste,  facilitées  par 
deux  ouvrages  manuscrits  conservés  dans 
ce  dépôt,  &  rédigés  au  siècle  dernier.  L'un 
de  ces  manuscrits  a  pour  titre  :  Manual 
Digest  de  las  Valls  de  Andorra,  &  pour  au- 
teur Don  Anton  Fiter  y  Rossell.  L'autre 
n'est  que  l'abrégé  du  premier,  il  se  nomme 
le  Polilar  Andorra,  &  nous  le  devons  à  Don 
Pare  Puigt,  prêtre  des  Escaldas.  Tous  deux 
contiennent  la  série  des  évéques  de  La  Seo, 
avec  une  notice  sur  chacun  d'eux,  &  leurs 
actes  y  sont  étudiés  surtout  au  point  de 
vue  des  Vallées  d'Andorre.  Cette  portion 
des  deux  manuscrits  laisse  beaucoup  à  dé- 
sirer, de  même  que  la  liste  des  Sinodales. 
Il  y  a  des  doubles  emplois,  des  inter- 
versions, des  anachronismes,  des  omis- 
sions, &c.,  contre  lesquels  on  ne  saurait 
trop  être  en  garde.  Tout  n'est  pourtant 
pas  à  rejeter,  &  les  deux  manuscrits  an- 
dorrans contiennent  des  indications  qu'il 
est  impossible  de  trouver  ailleurs. 

On  a  proposé,  sur  le  nom  du  pays  d'Ur- 
gel, plus  d'une  étymologie  qui  ne  mérite 
pas  d'être  discutée.  Certains  veulent  trou- 
ver Urgel  dans  l'antique  Vergi,  dont  saint 
Ctésiphon  fut  évêque;  mais  on  a  démon- 
tré que  Vergi  correspond  au  bourg  de 
Berja,  près  d'Andral,  dans  les  Apulajarras. 
La  vérité  est  qu'Urgel  est  l'ancienne  cité 
d'Orgia  ('QfY'-ï)>  ^ue  Ptolémée  place  chez 
les  llergètes,  &  qui  était  la  capitale  des 
Cerretani  Augustales.  Au  neuvième  siècle, 
on  désignait  la  ville  de  La  Seo  d'Urgel  sous 
le  nom  de  Vicus  Urgelli,  &  même  Vkus 
Sanctae  Mariae,  à  cause  de  l'église  cathé- 
drale qui  fut  alors  restaurée.  Il  résulte  du 
testament  d'Ermengaud  III,  comte  d'Urgel, 
que  le  nom  de  Vicus  était  encore  employé 
en  1048  :  in  sede  bealissimae  Mariae  Or- 
gelUtanensîs,  qui  ab  incolis  hujus  loci  appel- 
lalur  Vicho.  Ce  nom  de  Vicus,  que  garda 
l'antique  Ausona,  finit  par  se  perdre  dans 
le  pays  d'Urgel,  dont   les  documents  du 


dixième  siècle  désignent  déjà  la  capitale 
sous  le  nom  de  Sedes  Urgelli,  en  catalan  La 
Seii  de  Urgel,  en  castillan  La  Seo  de  Urgel. 

Le  Système  généralement  adopté  sur  l'o- 
rigine des  évêchés,  permet  de  croire  que 
celui  d'Urgel  existait  déjà  sous  la  domina- 
tion romaine  en  Espagne;  mais  il  n'en 
existe  pas  de  preuves  directes.  Si  cet  évê- 
ché  était  déjà  établi,  il  ne  pouvait  relever 
que  de  la  métropole  de  Tarragone.  Quand 
cette  ville  fut  ruinée  par  les  musulmans, 
au  huitième  siècle,  les  prélats  de  La  Seo, 
ainsi  que  ceux  des  autres  diocèses  de  la 
Marche  d'Espagne,  furent  soumis  à  la  su- 
prématie des  archevêques  de  Narbonne 
jusqu'en  1190,  date  du  rétablissement  de 
l'archevêché  de  Tarragone. 

On  a  beaucoup  discuté  sur  les  origines 
de  l'église  d'Urgel,  &  plusieurs  écrivains  en 
attribuent  la  fondation  à  saint  Ctésiphon, 
l'un  des  sept  varones  apostolicos ,  comme 
on  dit  en  Espagne.  Cette  opinion  n'est  ni 
prouvée,  ni  même  probable.  Il  en  est  de 
même  de  celle  de  Marcillo  (Crlsis  de  Cala- 
luna)  &  d'Argaiz  {Anales),  qui  présentent 
comme  successeur  de  saint  Ctésiphon  le 
martyr  Urbicius,  dès  la  cinquante-deuxième 
année  de  notre  ère.  Ils  auront  certaine- 
ment été  trompés  par  la  ressemblance 
de  nom  d'Orgellum  &  de  Vergi,  dont  il 
vient  d'être  parlé.  Un  personnage  du  nom 
d'Urbicius  fut  bien  martyrisé  à  Sarrateix, 
dans  le  diocèse  d'Urgel;  mais  Villanueva' 
a  prouvé  que  cet  événement  n'eut  lieu 
qu'au  septième  siècle.  Ce  savant  a  publié', 
d'après  les  archives  du  monastère  de  Gerri, 
une  liste  d'évêques  rédigée  au  douzième 
siècle,  &  comprenant  une  série  de  vingt- 
sept  prélats,  avec  l'indication  de  la  durée 
de  leurs  fonctions.  Cette  pièce  laisse  beau- 
coup à  désirer.  Elle  commence  à  Egianus 
&  finit  à  Petrus.  Quoi  qu'il  en  soit,  voici 
la  série  des  évêques  d'Urgel,  dressée  d'a- 
près les  titres  &  monuments  authentiques. 

I.  Saint  Just  était  évêque  d'Urgel 
avant  527  8c  après  546.  Il  était  frère  de 
Jusfinianus,  évêque  de  Valence,  de  Nebri- 
dius  ou  Nefridius,  évêque  d'Egâra  (main- 
tenant Terrasa),  &  d'Elpidius,  évêque  d'un 

'  V'ia'je  lit.  viii,  p.   125  &  siiiv. 
'  Viaje  lit.  X,  append.  1. 


Note 
.67 


Note 
.67 


902 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


siège  inconnu.  Il  souscrivit,  en  527,  au 
second  concile  de  Tolède,  &  assista  à  celui 
de  Lérida,  daté  par  les  uns  de  524  &  par 
les  autres  de  546. 

II.  SiMPLicius  assista  au  troisième  con- 
cile de  Tolède  en  589,  à  celui  de  Saragosse 
en  592,  &  à  celui  de  Barcelone  en  599.  Les 
Sînodales  placent  après  lui  Gabila  &  Leu- 
dericus;  mais  Villanueva  prouve  qu'il  faut 
les  effacer  de  la  liste  des  évèques  d'Urgel. 

III.  Ranarius,  vivait  en  633. 

IV.  Maurellus,  &  non  Marcellus, 
comme  on  l'a  écrit  parfois,  occupait  le 
siège  en  653  &  655,  date  des  huitième  & 
neuvième  conciles  de  Tolède.  Rien  ne 
prouve  que  Maurellus  ou  ses  prédéces- 
seurs aient  été  présents  aux  cinquième, 
sixième  &  septième  conciles  tenus  dans 
la  même  ville.  Les  Sînodales  fixent,  sans 
preuves,  à  670  la  mort  de  Maurellus.  En 
ce  cas,  comme  il  n'est  question  de  son 
successeur  Leubericus  qu'en  683,  ce  serait 
peut-être  le  moment  d'intercaler  Jacin- 
thus,  qui  prit  le  parti  du  tyran  Paul  con- 
tre le  roi  Wamba,  &  fut  fait  prisonnier  en 
défendant  le  château  de  Livia.  Cela  irait 
d'autant  mieux,  que  Wamba  régna  de  672 
à  680.  Néanmoins,  il  n'y  a  pas  de  certi- 
tude que  Jacinthus  ait  été  évêque  d'Urgel, 
comme  l'indique  Marca'.  Jacinthus  n'au- 
rait-il pas  eu  son  siège  dans  une  autre 
ville  de  la  Narbonnaise  où  commandait 
Paul?  Julien  de  Tolède,  qui  seul  a  raconté 
l'expédition  de  Wamba,  fait  bien  de  Jacin- 
thus un  prélat,  mais  il  ne  dit  pas  de  quel 
diocèse.  La  situation  de  Livia,  dans  l'èvê- 
ché  d'Urgel,  ne  prouve  pas  que  le  partisan 
de  Paul  fût  évêque  du  pays. 

V.  Leubericus,  ou  Leoberîcus,  était  en 
fonctions  en  683  &  693.  Il  n'assista  point 
au  onzième  concile  réuni  à  Tolède  en  674, 
&  ne  souscrivit  pas  non  plus  au  douzième. 
En  682,  un  prêtre  nommé  Florentinus  le 
représenta  au  treizième.  Leubericus  en- 
voya aussi  un  mandataire  au  quinzième, 
rassemblé  en  688,  mais  il  assista  au  seizième 
l'an  693. 

Les  Sînodales  lui  donnent  pour  succes- 
seurs :  Urbicius  (martyr),  de  700  à  704; 
Marcellus,  de  7o5  à  721  j  Justus,  de  722  à 

'  Marca  fiisp.  c.  62. 


733;  Leudericus,  Je  735  à  754;  Stephanus, 
de  755  à  765;  Dotila,  de à  773.  Villa- 
nueva fait  observer  avec  raison  que  rien 
n'établit  que  ces  six  personnages  aient 
occupé  le  siège  d'Urgel,  qui  cependant  ne 
dut  être  vacant  que  fort  peu  de  temps,  lors 
de  l'occupation  de  l'Espagne  par  les  Sar- 
rasins. Nous  savons,  en  effet,  qu'en  786, 
les  chrétiens  de  la  région  dans  laquelle  se 
trouvait  englobé  le  pays  d'Urgel  obéis- 
saient à  un  chef  nommé  Chintila,  &  nous 
trouvons  Félix,  évêque,  dès  783.  Tout  porte 
donc  à  croire  que  les  musulmans  ne  s'éta- 
blirent pas,  à  proprement  parler,  dans  cette 
région  montagneuse,  ou  que  du  moins  leur 
domination  y  fut  de  courte  durée. 

VI.  FÉLIX  était  déjà  évêque  d'Urgel  en 
783,  &  il  le  fut  jusqu'en  799.  Nous  se- 
rons d'autant  plus  bref  à  propos  de  ce 
personnage,  que  la  plupart  des  recueils 
biographiques  lui  consacrent  des  notices 
plus  ou  moins  détaillées.  Félix,  qui  comp- 
tait parmi  ses  disciples  Elipand,  évêque  de 
Tolède,  prétendait  que  Jésus-Christ  n'est, 
selon  la  nature  humaine,  que  le  fils  adoptif 
&  nuncupatif  de  Dieu.  Cette  doctrine  fut 
condamnée  par  les  conciles  de  Narbonne 
&  de  Frioul  en  791,  par  celui  d'Aquilée 
en  792,  par  celui  de  Francfort  en  794,  & 
par  celui  d'Aix-la-Chapelle  en  797.  Félix, 
dont  les  erreurs  furent  réfutées  par  Alcuin, 
retirait  constamment  les  abjurations  qu'il 
avait  d'abord  faites.  Il  fut  de  nouveau  con- 

"  damné  à  Rome,  par  le  concile  convoqué, 
en  799,  par  le  pape  Léon  III,  &  déposé,  à 
cause  de  ses  apostasies  fréquentes,  par  une 
assemblée  d'évêques  &  de  seigneurs  tenue 
la  même  année  à  Aix-la-Chapelle.  Relégué 
à  Lyon  où  il  mourut,  Félix  écrivit  à  son 
Eglise  une  lettre  repentante.  Cependant  le 
P.  Madrisius,  éditeur  recommandable  des 
œuvres  de  saint  Paulin  d'Aquilée,  prétend 
que  l'hérésiarque  persévéra  dans  ses  erreurs 
jusqu'à  la  fin. 

Villanueva  admet,  comme  simplement 
probable,  l'existence  d'un  prélat  nommé 
Radulfus,  en  792  ou  796.  En  ce  cas  ce  Ra- 
dulfus  aurait  régi  le  diocèse  pendant  que 
les  pouvoirs  de  Félix  étaient  suspendus. 

VII.  Leideradus.  L'existence  de  cet 
évêque  n'est  pas  absolument  certaine.  Il 
serait  possible  qu'après   la  déposition  de 


Note 
1Û7 


Note 
167 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


Félix,  ou  même  quand  ce  personnage  était 
déjà  suspect,  le  diocèse  d'Urgel  ait  été 
réellement  confié  à  un  personnage  du  nom 
de  Leideradus,  dont  il  est  question  dans  le 
cartulaire  de  San-Saturnino  de  Tabernoles 
qui  date  du  douzième  siècle.  Villanueva  se 
livre  à  une  longue  dissertation  en  faveur 
de  Leideradus,  &  ses  arguments  nous  pa- 
raissent admissibles. 

■  VIIl.  PossiDONlUS.  Villanueva,  &  avant 
lui  Baluze,  placent  après  Leideradus  les 
quatre  prélats  suivants  :  1°  Possidonius  I, 
qui  vivait  en  8i5;  2°  Sisebutus  I,  évêque 
de  819  à  823;  3°  Possidonius  II,  qui  était 
en  exercice  en  823;  4°  Sisebutus  II,  qui 
aurait  occupé  le  siège  d'Urgel  de  823  à 
840.  Voyons  ce  qu'il  faut  croire  au  sujet 
de  ces  quatre  personnages. 

Et  d'abord  cet  entrelacement  de  deux 
Possidonius  &  de  deux  Sisebutus  a  quel- 
que chose  de  si  insolite,  que  l'on  est  déjà 
autorisé  à  se  demander  si  ce  n'est  pas  le 
résultat  d'une  confusion  qui  a  engendré 
quatre  personnages  au  lieu  de  deux.  Sise- 
butus se  trouve  désigné,  comme  évêque 
d'Urgel,  dans  l'acte  de  consécration  de  la 
cathédrale  de  ce  diocèse,  que  Baluze  a 
publié' d'après  une  copie  si  défectueuse, 
que  Villanueva  s'est  cru  obligé  de  le  réé- 
diter plus  correctement'.  Les  deux  textes 
portent  que  la  consécration  dont  il  s'agit 
eut  lieu  le  jour  des  kalendes  de  novembre, 
sixième  année  de  l'empire  de  Louis  le  Dé- 
bonnaire, ce  qui  correspondrait  à  819  : 
die  kal.  novembris,  quod  est  omnium  sancto- 
rum  festivitas,  anno  VI  régnante  serenissimo 
augusto  Ludovico  imperaiore.  Il  est  ques- 
tion dans  cette  pièce  d'un  comte  Sunie- 
fred,  représentant  de  l'empereur  à  cette 
cérémonie,  où  fut  aussi  rétabli  le  diocèse 
d'Urgel,  après  l'expulsion  des  Sarrasins. 
Baluze  a  également  imprimé'  un  autre  di- 
plôme dans  lequel  lesdits  Sisebutus,  évé- 
quo,  &  Suniefredus,  comte,  se  trouvent 
nommés.  Ce  titre,  où  sont  rappelées  la 
destruction  &  la  consécration  de  l'église 
d'Urgel,  mentionnées  dans  le  diplôme  pré- 
cédent, porte  donation  en  faveur  de  ladite 

'  Marca  Hisp,  append.   i, 
'  Fiaje  lit.  ix,  append.   17. 
'  Maria  Htsp.  append.  2. 


église  de  deux  biens  fonds,  situés  sur  le 
territoire  propre  d'Urgel,  &  Suniefred  est 
l'auteur  de  cette  libéralité,  datée  du  m  des 
nones  de  janvier,  vingt-sixième  année  de 
l'empire  de  Louis  le  Débonnaire  :  die  m 
non.  jarMarii,  anno  vicesimo  VI  imperante 
domno  nostro  Hludovico  imperatore. 

Les  circonstances  que  nous  venons  do 
relever  tendraient  à  prouver,  à  elles  seu- 
les, que  les  deux  actes  sont  de  la  même 
date,  &  probablement  du  même  jour.  Cela 
se  produit  assez  souvent  à  cette  époque, 
ainsi  qu'on  peut  le  voir  notamment  dans 
l'acte  de  consécration  de  l'église  d'Elne'» 
Baluze  comprend  cela  si  bien,  que  se  trou- 
vant embarrassé  par  une  date  différente 
pour  chaque  pièce,  il  se  décide,  sans  dire 
pourquoi,  en  faveur  de  la  première,  &  ra- 
mène en  marge  la  seconde  à  819,  malgré" 
l'indication  contraire  du  texte  par  lui  pu- 
blié. Villanueva'  en  a  fait  la  remarque 
fort  judicieuse.  Baluze,  dit-il,  a  eu  tort  de 
ramener  à  819,  cette  date  du  III  des  nones 
de  janvier  de  la  vingt-sixième  année  du 
règne  de  Louis  le  Débonnaire,  qui  corres- 
pond bien  à  l'année  840  de  notre  ère.  Le 
judicieux  BofarulP  se  range  à  l'avis  de 
l'auteur  du  Fiaje  literario.  Ce  dernier  a 
donc  eu  tort  de  ne  pas  suivre  sa  première 
&  bonne  inspiration,  &  de  ne  pas  ramener 
à  la  vingt-sixième  année  de  l'empire  de 
Louis  le  Débonnaire  l'acte  de  consécration 
de  l'église  d'Urgel. 

Il  importe,  en  outre,  de  remarquer  qu'il 
n'est  guère  possible  de  faire  de  Suniefre- 
dus un  comte  bénéficiaire  d'Urgel  que  vers 
839  ou  840,  ou  trois  ou  quatre  ans  aupa- 
vant.  Villanueva  a  publié*,  en  effet,  un 
acte  de  8i5  dans  lequel  il  est  question 
d'un  Possidonius,  évêque  d'Urgel,  &  d'un 
personnage  nommé  Fredelo,  remplissant 
les  fonctions  de  comte  bénéficiaire  de  Cer- 
dagne  &  d'Urgel,  lequel  fait  une  donation 
en  faveur  du  monastère  de  San-Saturnino 
de  Tabernoles.  Baluze  a  imprimé'  un  di- 
plôme de  823,  qu'il  suffit  de  lire  attentive- 

'  Marca  Hisp,  append.  6ô  &  66. 

'  Viaje  lit.  X,  59-6  1 . 

'  Los  Conies  de  Barcelona,  i,  72,  note  1. 

*  Via'ie  lit.  X,  append.  5. 

'■'  Marca  Hisp.  append.  4, 


Note 
.67 


904 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


ment  pour  comprendre  que  le  comte  Mat- 
fred  remplissait  alors  les  mêmes  fonctions. 
C'est  un  privilège  en  faveur  du  monastère 
de  Santa-Grata,  dans  le  diocèse  d'Urgel, 
où  il  est  dit  que  Possidonius  était  alors 
évêque.  Suniefred  est  tout  à  fait  inconnu, 
avant  840,  dans  les  actes  de  cette  partie  de 
la  Marche  d'Espagne;  &  cependant,  d'après 
la  façon  dont  sont  datés  les  deux  actes  de 
l'appendice  du  Marca  Hîspanîca,  le  même 
comte  aurait  été  en  fonctions  dans  le  pays 
d'Urgel,  de  819  à  840  &  au  delà. 

La  date  de  la  consécration  de  l'église 
d'Urgel  doit  donc  être  ramenée  à  840, 
époque  où  il  existait  réellement  un  évê- 
que nommé  Sisebutus.  La  rectification 
que  nous  venons  d'opérer  a  une  grande 
importance;  &  il  est  utile  que  les  futurs 
historiens  de  Catalogne  en  tiennent 
compte,  sous  peine  de  tomber  dans  la 
même  confusion  que   leurs  devanciers. 

Possidonius  était  donc  évêque  en  8i5  & 
823,  ainsi  qu'il  appert  des  diplômes  déjà 
signalés;  &  c'est  uniquement  parce  que 
l'on  croyait  que  la  consécration  précitée 
était  de  819,  que  l'on  a  intercalé  entre  les 
deux  premières  dates  un  prélat  du  nom  de 
Sisebutus  I. 

Baluze'  prolonge  jusqu'en  836  l'épisco- 
pat  du  prétendu  Possidonius  II,  lequel  se 
confond,  en  réalité,  avec  le  seul  person- 
nage de  ce  nom.  Cette  affirmation  repose 
sur  un  diplôme  daté  de  Lyon,  le  XII  des 
kalendes  de  janvier  vingt-deuxième  année 
de  l'empire  de  Louis  le  Débonnaire'. 

Il  est  inutile  de  résumer  ce  document 
où  Possidonius  se  trouve  nommé,  &  sur  la 
date  duquel  il  y  a  beaucoup  à  dire.  Baluze 
lui-même  fait  remarquer,  à  bon  droit',  que 
le  XII  des  kalendes  de  janvier  &  durant  la 
vingt-deuxième  année  de  son  empire,  Louis 
le  Débonnaire  avait  quitté  Lyon  pour  se 
rendre  à  Aix-la-Chapelle,  où  il  passa  l'hi- 
ver, &  célébra  les  fêtes  de  Noël  &  de  Pâques. 
Ce  n'est  pas  tout.  Les  éditeurs  du  Recueil 
des  historiens  des  Gaules*  constatent,  avec 
raison,  que  la  formule  d'invocation  est  in- 

■  Marca  Hisp.  c.  35l-52. 
'  Marca  Hisp.  append.  1 1. 
'  Marca  Hisp,  c,  352. 
*  T.  VI,  509,  note  6. 


solite,  &  ne  convient  pas  aux  diplômes  de 
Louis  le  Débonnaire.  Voilà  pourquoi  le 
P.  Pagi  a  proposé  de  substituer  xii  kalend- 
junias,  tndictione  XIII.  Il  résulte  d'ailleurs 
de  la  dédicace  de  l'église  de  Santa-Maria, 
San-Pedro,  &  San-Juan  Bautista  in  castra 
Lilieto,  que  Sisebutus  était  évêque  d'Urgel 
en  833  :  XV  kalendas  junias,  anno  vicesimo 
imperatoris  nostri  Hludovicï  augusti.  Ce  der- 
nierdocument  a  été  publié  parVillanueva". 

IX.  Sisebutus.  Nous  venons  de  voir 
qu'il  était  évêque  dès  833.  C'est  lui  qui 
consacra  l'église  d'Urgel  en  840.  Villa- 
nueva  a  publié'  le  testament  de  ce  prélat 
daté  du  V  des  kalendes  d'avril  de  l'année 
839.  Dans  la  notice  consacrée  à  Sisebutus, 
Villanueva  dit  qu'on  ignore  la  date  de  la 
mort  de  ce  personnage,  &  affirme  que  le 
comte  Suniefredus  vécut  jusqu'en  844. 

Si  notre  argumentation  ne  prête  point 
à  la  critique,  il  n'y  aurait  donc  eu,  sur 
le  siège  d'Urgel,  qu'un  Possidonius  &  un 
Sisebutus,  &  non  pas  un  Sisebutus  I,  un 
Possidonius  I,  un  Sisebutus  II,  &  un  Pos- 
sidonius II. 

X.  Beatus  était  évêque  en  85o. 

XL  WlSADUS  I,  sur  lequel  les  Sinoda- 
les  contiennent  bien  des  erreurs  réfutées 
d'avance  par  Marca,  &  que  rectifie  égale- 
ment Villanueva.  Cet  érudit  prouve  que 
Wisadus  occupait  le  siège  en  860  &  872, 
après  quoi,  il  existe  une  lacune  dans  la 
série  des  évêques  d'Urgel  jusqu'en  885. 

XII.  Ingobertus  apparaît  en  885.  A 
cette  époque,  les  infirmités  de  ce  prélat 
l'empêchèrent  de  se  rendre  à  Narbonne, 
pour  y  assister  à  l'intronisation  de  Théo- 
dard, successeur  de  Sigebodus  à  l'arche- 
vêché de  Narbonne. 

Dans  le  Marca  Hîspanîca,  Baluze,  & 
après  lui  les  auteurs  de  VHistoîre  de  Lan- 
guedoc, racontent  qu'un  clerc  nommé  Selva 
profita  de  la  maladie  d'Ingobertus  pour 
usurper  les  fonctions  épiscopales.  Le  fond 
de  ce  récit  est  vrai,  mais  Villanueva  a  rec- 
tifié certaines  erreurs  de  détail.  Le  pré- 
tendu Selva  se  nommait  en  réalité  Sclua. 
Suniarius,  dont  il  est  question  dans  ce 
récit,  &  dont   on   fait   un  comte  d'Urgel, 

'  Vlaje  lit.  X,  append.  6, 
'  Viaje  lit.  x,  append.  7. 


Note 
167 


Note 
■  67 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


était  eii_  réalité  comte  d'Empurias.  Celui 
d'Urgel  se  nommait  alors  Borrell.  Baliize' 
a  relevé  diverses  invraisemblances  qui  lui 
font  suspecter  intégralement  la  narration. 
Les  quatres  sources  où  Baluze  a  puisé  sont  : 
1°  la  vie  de  saint  Théodard;  2°  une  lettre 
du  pape  Etienne  IV;  3"  les  actes  du  con- 
cile de  Fontavis,  en  Roussillon;  4°  une 
bulle  du  pape  Romain  à  Servus-Dei,  évé- 
que  de  Gérone. 

Les  trois  premiers  documents  sont  cer- 
tainement postérieurs  au  fait  dont  s'agit, 
&  leurs  textes  ne  sont  pas  à  l'abri  de  la  cri- 
tique; de  sorte  qu'il  ne  demeure,  en  réa- 
lité, que  la  bulle  du  pape  Romain.  Baluze 
dit  que  l'indiction  en  est  fautive,  &  qu'en 
substituant  quarta  à  prima,  elle  demeure 
ramenée  à  l'an  900  qu'il  accepte  comme  la 
date  véritable.  Mais  l'original  de  cette 
bulle  est  à  Gérone,  &  on  y  lit  parfaite- 
ment/r/ma  &  non  quarta.  Le  pape  Romai]i 
n'atteignit  pas  même  la  quarta  en  900.  La 
première  année  de  ses  fonctions  est,  en 
effet,  897-898,  &  c'est  à  partir  idu  i"  sep- 
tembre de  cette  année-là  que  l'on  com- 
mença à  compter  l'indiction  i,  selon  la 
coutume  impériale.  Il  est  donc  impossible 
d'admettre  le  raisonnement  de  Baluze. 

Dans  la  bulle  en  question,  le  pape  par- 
lant à  l'évéque  de  Gérone,  Servus-Dei,  dit  : 
Expulse  deinde  (Gerundae)  Hermomiro,  de- 
posito  &  excommunicato.  Il  n'est  donc  pas 
permis  de  douter  que  l'intrusion  d'Her- 
momire  n'ait  été  réprimée.  Tout  porte  à 
croire  qu'il  dut  y  avoir  une  bulle  sembla- 
ble pour  traiter  Sclua  de  la  même  façon. 
heMarca  Hispanica'  contient  une  dédicace 
d'église,  faite  par  Sclua,  le  29  octobre  890. 
Villanueva  donne'  une  autre  pièce  du 
9  janvier  de  la  même  année,  &  dans  la- 
quelle l'évéque  susnommé  consacre  l'église 
de  San-Clemente,  à  Ardocale.  En  893,  il 
consacre  encore  l'église  de  Santa-Maria  de 
Merles.  Ce  prélat  dut  mourir  peu  de  temps 
après. 

Le  R.  P.  Masdeu'',  ne  croit  pas  qu'il  ait 
été  tenu  un  concile  à  La  Seo  d'Urgel,  en 

'  Marca  Hisp.  c.  368  8c  suiY. 

'  Append,  52. 

'  Fiaje  lit.  X,  append.  ii. 

*  Histor.  crit,  de  Espana,  t.  XV,  illustr.  20. 


go5 

892,  &  repousse,  comme  fausse,  la  bulle 
adressée  à  Servus-Dei.  D'après  ce  savant 
jésuite,  ces  pièces  auraient  été  fabriquées 
en  France  à  une  époque  bien  postérieure 
à  celle  des  documents  qu'il  suspecte,  & 
dans  le  but  évident  de  justifier  les  droits 
de  métropolitain  exercés,  en  effet,  jus- 
qu'en 1090  par  les  archevêques  de  Nar- 
bonne  sur  les  évêchés  de  Catalogne.  Cette 
assertion  ne  saurait  résister  un  instant  aux 
preuves  fournies  par  Villanueva  en  faveur 
de  l'existence  de  Sclua,  dont  le  nom  s'écrit 
aussi  Esclua  &  Exclua.  Ce  sont  :  1°  un  in- 
ventaire de  toutes  les  pièces  existant  en- 
core au  quinzième  siècle  dans  les  archives 
épiscopales  de  La  Seo,  &  où  il  est  dit  : 
Item,  la  purgacîo  fêta  per  Sclua,  anno  Incar- 
natïonis  Dominî  nostri  Jesu  Christi  sub  Era 
D  CGC  LXXXXIII.  Dans  le  nom  de  Sclua, 
Marca  a  pris  le  c  pour  un  e;  2°  le  testa- 
ment d'un  évêque  nommé  Sclua  ou  Scluva 
&  publié  dans  le  Fiaje  Uierario' ;  3°  un  do- 
cument rédigé  vers  948,  &  où  sont  men- 
tionnés cinq  évêques  de  la  fin  du  neuvième 
siècle  &  du  commencement  du  dixième, 
savoir  :  Goldericus,  Sclua,  Nantigisus,  Ra- 
dulfus  &  Visadus;  4"  la  liste  conservée  aux 
archives  conventuelles  de  Gerri,  &  por- 
tant :  Selva  anno  I  S-  semis,  &  postea  perdidit 
episcopatum.  Villanueva  se  demande  si  ce 
Selva  est  le  même  que  Sclua. 

XIII.  Goldericus,  nommé  aussi  Gol- 
denchus,  peut-être  par  erreur  de  copiste. 
Villanueva  n'est  pas  très-sûr  de  l'existence 
de  ce  prélat,  nommé  dans  le  document  de 
948,  déjà  signalé,  &  dans  un  catalogue  de 
paroisses".  Peut-être  même  y  a-t-il  eu  équi- 
voque, &  a-t-on  écrit  Goldericus  pour  In- 
gobertus. 

XIV.  Nantigisus,  évêque  avant  900, 
l'était  encore  en  914.  Nantigisus  archipres- 
byter  souscrivit  au  concile  de  Port,  tenu 
en  897.  Il  aurait  donc  été  fait  évêque  plus 
tard.  En  900,  ce  prélat  dédie  l'église  du 
monastère  de  Matta,  dans  le  territoire  de 
Cardona,  &  le  14  juin  906  celle  de  San- 
Jaime  de  Frontina.  La  date  de  la  mort  de 
ce  prélat  n'est  pas  certaine,  &  plusieurs  la 
croient  antérieure  à  912;  mais  il  résulte 

'  T.  X,  append.  12. 

*  Viaje  lit.  X,  append.  |3. 


Note 
.67 


Note 
.67 


906 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


d'un  titre  publié  par  Villanueva' que  Naii- 
tigisus  vivait  encore  en  914. 

Les  Sinodales  placent  après  ce  prélat  un 
certain  Engilberto  dont  rien  ne  prouve 
l'existence. 

XV.  Radulfus  est  compris  par  le  R.  P. 
Florez'  parmi  les  évèc[ues  de  Vich;  mais 
Villanueva  a  réfuté  cette  erreur'.  La  no- 
tice consacrée  à  Radulfus  par  cet  érudit, 
est  notablement  dépassée  &  surpassée  par 
ce  que  BofaruU  nous  apprend  sur  le  même 
personnage  dans  Los  Condes  de  Barcelona, 
tome  I,  p.  1-46.  Voici  le  résumé  des  re- 
cherches de  Villanueva  &  de  BofaruU. 

Radulfus  était  fils  de  Wifred,  dit  le  Velu, 
comte  de  Barcelone,  &  de  Winidilda  ou 
Guinidilda.  Le  XII  des  kalendes  de  mai 
888,  Radulfus  encore  enfant  fut  offert  par 
ses  père  &  mère  au  monastère  de  Santa- 
Maria  de  Ripoll,  pour  y  être  élevé  par 
l'abbé  Daguin.  Radulfus  était  très-proba- 
blement l'aîné  des  fils  de  Wifred;  mais 
rien  ne  prouve  qu'il  ait  été  moine  &  abbé 
de  Ripoll,  bien  que  l'on  ait  affirmé  le  con- 
traire. Radulfus  prend,  en  effet,  le  titre  de 
prêtre  dans  des  actes  d'achat  de  terres  datés 
de  908,  911,  913,  &  dans  quelques  autres 
pièces.  Villanueva  ne  doute  pas  que  ce 
personnage  ne  soit  le  successeur  de  Nan- 
tigisus  comme  évêque  d'Urgel,  &  déclare 
qu'il  gouvernait  ce  diocèse  dès  919  &  922; 
mais  BofaruU,  s'appiiyant  sur  un  document 
des  archives  de  l'abbaye  de  Ripoll,  prouve 
que,  dès  916,  Radulfus  exerçait  les  fonc- 
tions épiscopales.  Il  résulte  de  divers  titres 
que  Radulfus  était  marié  à  une  femme 
nommée  Guillia,  dont  il  eut  un  fils  nommé 
Cliva,  qui  lui-même  épousa  la  comtesse 
Elo.  En  980,  Radulfus  consacra  diverses 
églises  &  assista  en  935  à  la  seconde  con- 
sécration de  celle  de  Ripoll.  Il  reçut,  en 
940,  d'importantes  libéralités  de  Miron  & 
de  sa  femme  Matildis;  &  nous  le  voyons 
encore,  le  4  mai  943,  acheter  certaines 
terres  situées  à  Buatella.  Baluze''  suppose 
que  Radulfus  vivait  encore  en  948,  mais 
il  dit,   dans  la  colonne    précédente,   que 

'  Viaje  lit.  X,  append.  i5. 
°  Espana  sagrada,  t.  xxviil. 
'  yiaje  lit.  VI,  147  &  i5i. 
'  Marca  Hisp.  col.  392. 


Wisadus  lui  avait  déjà  succédé  à  cette  épo- 
que. Il  résulte  d'un  titre  découvert  &  visé 
par  BofaruU,  que  Radulfus  était  déjà  mort 
le  6  septembre  945. 

XVI.  Wisadus  II.  On  a  contesté  l'exis- 
tence de  ce  prélat;  mais  elle  est  établie 
depuis  avant  942  jusqu'en  978.  Un  docu- 
ment de  1024  distingue,  en  effet,  le  Wisa- 
dus priscus  du  TVisadus  modernus.  Ce  der- 
nier avait  deux  soeurs,  Elo  &  Auria,  qui 
vivaient  en  975.  Son  pontificat  dut  com- 
mencer au  plus  tard  en  942.  Ce  prélat  est 
nommé  pour  la  dernière  fois  dans  un  titre 
de  978. 

XVII.  Salla  ou  SanlA,  que  nous  trou- 
vons évêque  avant  981,  l'était  encore  en 
loio.  Son  père  se  nommait  Isnardo,  sa 
mère  Ranlo;  &  son  frère  Bernardo,  vi- 
comte de  Confient,  fut  père  d'Ermengol, 
neveu  &  successeur  de  Salla  à  l'évéché 
d'Urgel.  Salla  était  déjà  archidiacre  de  ce 
diocèse  le  6  novembre  960,  &  se  trouvait 
momentanément  à  cette  époque  au  mo- 
nastère de  San-Pedro  de  las  Escalas.  On 
ignore  la  date  précise  où  Salla  fut  promu 
à  l'épiscopat;  mais  Villanueva  cite  un 
texte',  d'où  il  résulte  que  ce  personnage 
n'était  point  encore  en  fonctions  le  2  no- 
vembre 981.  Baluze  s'est  donc  trompé',  en 
faisant  Salla  évêque  dès  978.  Cette  erreur 
pouvait  être  d'autant  plus  facilement  évi- 
tée, qu'à  la  colonne  suivante  Baluze  af- 
firme que  Wisadus  était  évêque  d'Urgel 
en  974.  Villanueva  cite  un  titre  de  981  où 
Salla  est  mentionné  pour  la  première  fois 
comme  évêque,  c'est  la  dédicace  de  l'église 
de  San-Llaurens,  dans  le  comté  de  Berga. 
Le  nécrologe  de  Solsona  fixe  au  3  septem- 
bre 1010  la  mort  de  Salla. 

Jusqu'ici,  nous  avons  généralement 
donné,  sous  la  forme  latine,  les  noms 
des  évêques  d'Urgel;  nous  les  donnerons 
dorénavant  sous  la  forme  castillane. 

XVIII.  Ermengol.  Il  était  archidiacre 
de  l'église  d'Urgel  en  1001,  à  la  mort  de 
son  père  Bernard,  vicomte  de  Gonflent, 
&  frère  de  i'évéque  Salla,  comme  nous 
l'avons  déjà  dit.  Guisla  ou  Wisla,  mère 
d'Ermengol,   était   fille   de   Seniofredo  de 

'  Viaje  lit.  X,  p.  I  14. 
'  Marca  Hisp.  col.  40.'). 


KoTE 
167 


Note 
«67 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


907 


Llusn,  ainsi  qu'il  résulte  d'un  document 
rapporté  par  Villanueva'.  Baluze  s'est  donc 
trompé  en  affirmant'  que  Guisla  était  la 
sœur  d'Ermengol. 

Les  origines  du  pontificat  de  ce  person- 
nage sont  fort  obscures.  On  suppose  géné- 
ralement qu'Ermengol  fut  coadjuteur  de 
son  oncle  Salla,  avec  succession  future. 
Cela  semblerait  résulter  d'un  acte  relatif  au 
chapitre  d'Urgel  &  dans  lequel  Ermengol 
dit  :  Salla  avunculus  meus  ad  însiltuendam 
vitam  canonîcam  in  nunc  meo  ep'iscopio  dere- 
lîquit.  Villanueva  a  trouvé  un  texte  décisif. 
C'est  un  acte  dans  lequel  Ermengol  I,  dit 
le  Cordouan,  comte  d'Urgel,  fils  du  comte 
Borrell  &  de  Ledgardis,  comtesse  de  Bar- 
celone, s'engage,  dès  qu'il  en  aura  reçu 
avis,  à  faire  reconnaître  pour  évèque  d'Ur- 
gel Ermengol,  neveu  de  Salla.  Il  donnera 
aide  à  ce  dernier,  s'il  veut  de  son  vivant 
ordonner  Ermengol.  En  ce  cas,  le  comte 
d'Urgel  recevra,  dans  le  délai  de  soixante 
jours  à  partir  de  l'ordination,  cent  pièces 
d'or  ou  une  valeur  égale,  payables  par  son 
frère  le  comte  Bernard,  ou  les  autres  pa- 
rents &  amis  d'Ermengol.  Dans  le  cas  où 
l'ordination  n'aurait  point  lieu  avant  la 
mort  de  Salla,  les  cent  pièces  d'or  seront 
fournies  par  les  parents  &  amis  d'Ermen- 
gol. La  pièce  publiée  par  Villanueva'  est 
antérieure  à  looi,  date  de  la  mort  du  vi- 
comte Bernard,  frère  d'Ermengol.  Certains 
passages  de  ce  document  prouvent,  en  effet, 
que  le  vicomte  vivait  encore,  &  Ermengol 
y  est  qualifié  de  clericus  &  d'archilevita, 
dignité  qu'il  avait  en  1001.  Ainsi,  plus 
de  dix  ans  avant  la  mort  de  Salla,  Ermen- 
gol était  déjà  désigné  comme  son  suc- 
cesseur; mais  on  ne  sait  pas  par  qui  il 
fut  ordonné.  Néanmoins  le  catalogue  de 
Gerri  donne  à  penser  que  ce  fut  par  Salla. 
Ce  catalogue  donne,  en  effet,  à  Ermen- 
gol trente-cinq  ans  de  pontificat,  &  lo 
fait  mourir  le  3  novembre  io35.  Ermengol 
aurait  donc  été  ordonné  du  vivant  de  son 
Oncle. 

XIX.  Eriballo,  nommé  dans  diverj 
textes  Heriballus,  Eribaldus,  Erimbaldus, 


&  même  Ariballus,  avait  pour  père  Ra- 
mon,  vicomte  de  Cardona;  sa  mère  se 
nommait  Egunciaj  ses  frères  s'appelaient 
Beremundo,  Fulcon  &  Ramon.  Il  fit  avec 
eux,  en  ioi5,  une  donation  en  faveur  de 
l'église  de  San-Vicente.  Le  vicomte  Bere- 
mundo étant  mort  en  1029,  pendant  qu'Eri- 
ballo  était  déjà  archidiacre,  la  vicomte  de 
Cardona  passa  au  neveu  de  ce  dernier, 
nommé  Ramon  Folch,  fils  de  Folch,  frère 
puîné  d'Eriballo.  Il  est  prouvé  par  des  piè- 
ces authentiques,  citées  par  Villanueva, 
que  le  pontificat  d'Eriballo,  commencé  en 
io36,  finit  en  1041.  Baluze  a  donc  commis 
Une  erreur'  en  fixant  à  1042  la  date  du 
décès  de  ce  personnage. 

XX.  GuiLLEP.nio  GuiFREDO.  Il  résulte 
d'un  document  de  1046,  cité  par  Villanueva, 
que  ce  personnage  était  fils  de  Guifredo, 
comte  de  Cerdagne,  &  de  sa  femme  Guilla 
ou  Guisla,  appelée  aussi  Ermengarde.  Ce 
devait  être  la  troisième  épouse  du  comte, 
car  nous  le  trouvons  auparavant  marié  à 
Dulcia,  &  ensuite  à  Isabel.  Les  frères  de 
Guillermo  Guifredo  furent  Ramon  Gui- 
fredo, comte  de  Cerdagne  après  son  père, 
Guifredo,  archevêque  de  Narbonne,  Be- 
renguer  Guifredo,  évoque  de  Gérone, 
Bernardo  Guifredo,  comte  de  Berga,  &  Ar- 
doino.  Les  Bénédictins*  nous  apprennent 
comment  Guifredo  obtint  l'archevêché  de 
Narbonne,  &  les  moyens  employés  par  lui 
n'avaient  malheureusement  rien  de  con- 
traire aux  habitudes  du  temps.  Baluze'  sup- 
pose qu'Eriballo  était  mort  en  1042,  &  dit 
que  son  successeur  fut  élu  la  même  année. 
Cette  erreur  a  été  réfutée  par  Villanueva, 
qui  prouve,  par  un  document  irrécusable, 
qu'Eriballo  mourut  le  19  décembre  1041; 
mais  il  n'existe  aucune  preuve  que  ce  pré- 
lat ait  été  remplacé  dans  les  douze  jours 
nécessaires  pour  compléter  l'année.  La 
chose  est  même  tout  à  fait  invraisembla- 
ble. Mais  Guillermo  était  évêque  en  1042, 
ainsi  qu'il  résulte  de  l'acte  de  consécration 
de  l'église  de  San-Estevan  de  Guils.  Ce 
prélat  vivait  encore  en  1075. 

XXL  Bernardo  Guillem,  successeur 


Note 
■  67 


•  Viaje  lit.  X,  append.  24, 

*  Marca  fi'tsp.  col.  409. 

'  Vtaje  lit.  x,  append.  2.J. 


'  Marca  Hisp.  col.   441. 

'  Tome  III  de  cette  édition,  p.  249. 

'  Marca  Hup.  col.  441. 


Note 
167 


908 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


immédiat  du  précédent,  occupa  le  siège  de 
1076  ou  1077  à  1092.  ■ 

XXII.  FULCO  était  de  la  famille  des  vi- 
comtes de  Cardona  &  cousin  de  l'évêque 
Eriballo,  étant  second  fils  de  son  frère 
Fulco  &  de  Guisla.  Il  y  a  des  preuves  de 
son  épiscopat  de  1092  à  1095. 

XXIII.  GUILLERMO  ARNALDO  DE 
MoNTFERRER.  La  liste  des  Sinodales 
fait  durer  son  pontificat  de  1076  à  1082. 
Nous  savons  qu'à  la  première  de  ces  deux 
dates  Bernardo  Guillem  était  évèque.  Guil- 
lermo  Arnaldo  était  encore  archidiacre 
d'Urgel  en  1087,  époque  où  il  fit  son  tes- 
tament Se  légua  divers  alleux  à  cette  église. 
Son  avènement  à  l'épiscopat  eut  probable- 
ment lieu  vers  1092,  dans  des  circonstances 
que  nous  ignorons.  On  peut  supposer  que 
l'élection  fut  contestée  par  Fulco,  vicomte 
de  Cardona.  Ce  dernier  prenait,  en  effet, 
le  titre  d'évèque  d'Urgel,  &  il  vivait  loin 
de  La  Seo,  où  Guillermo  résida  &  mourut 
en  1095. 

XXIV.  San  Odon  ou  Oton,  communé- 
ment désigné  dans  la  Catalogne  sous  le 
nom  de  San  Ot.  Il  était  fils  d'Artal,  comte 
de  Palhas,  &  de  sa  femme  Lucia  ou  Lu- 
ciana.  Il  gouverna  l'église  d'Urgel  de  1095 
à  1122. 

XXV.  Pedro-Berenguer,  évèque  de 
1123  à  1141. 

XXVI.  Bernardo  Sanz  ou  Sancho 
exerça  les  fonctions  épiscopales  de  1142 
à  1162. 

XXVII.  Bernardo -Roger  occupa  le 
siège  d'Urgel  de  ii63  à  1166. 

XXVIII.  Arnaldo  de  Perexens,  Pe- 
rexels  ou  Perexene  était  un  des  archi- 
diacres de  l'église  d'Urgel,  avant  de  la  régir 
comme  prélat,  de  1167  à  1195. 

XXIX.  Bernardo  de  Castello,  évè- 
que de  1195  à  1198. 

XXX.  Bernardo  de  Vilamur,  évèque 
de  1 199  à  i2o3. 

XXXI.  Pedro  de  Puigvert,  évèque  de 
1204  à  i23o. 

XXXII.  Ponce  de  Vilamur,  de  la  fa- 
mille vicomtale  de  ce  nom,  était  cousin  de 
Berenguer  de  Eril,  évèque  de  Lérida,  &  de 
Bernardo  de  Vilamur,  évèque  d'Urgel  déjà 
nommé.  A  l'âge  de  quatre  ou  cinq  ans, 
Ponce  fut  fait  chanoine  par  Bernardo,  & 


il  n'en  avait  guère  plus  de  trente-quatre, 
quand  il  fut  élu  évèque  en  i23o.  Cette 
élection  lui  fut  vivement  disputée  par  le 
sacristain  de  l'église  d'Urgel.  On  trouvera, 
dans  un  des  volumes  suivants',  le  détail 
des  poursuites  exercées  par  ce  prélat  con- 
tre les  hérétiques  albigeois,  ainsi  que  la 
narration  détaillée  des  querelles  soutenues 
par  lui  contre  le  comte  de  Foix.  Villanueva 
fournit  à  ce  sujet  plusieurs  pièces  nouvel- 
les &  fort  intéressantes.  Cet  évèque  mourut 
en  1257. 

XXXIII.  Abril,  archiprètre  de  Salaman- 
que,  &  chapelain  du  pape  Alexandre  IV, 
gouverna  le  diocèse  de  1267  à  1269. 

XXXIV.  Pedro  de  Urg,  archidiacre  de 
Prats,  fut  élu  évèque  d'Urgel  le  3  novem- 
bre 1269.  Le  25  mars  1270,  ce  prélat  se" 
trouvant  au  monastère  de  Bellpuig  de  las 
Avellanas,  confirma,  en  faveur  de  cet  éta- 
blissement, les  donations  faites  en  1248 
par  Ponce  de  Vilamur.  Pedro  assista  aux 
conciles  provinciaux  de  1272  &  1279,  ^^ 
l'on  résolut  de  faire  des  démarches  auprès 
du  pape  pour  obtenir  la  canonisation  de 
saint  Kaimond  de  Penafort.  Le  3o  septem- 
bre 1278,  il  intervint  entre  Pedro  &  Ro- 
ger-Bernard, comte  de  Foix,  une  sentence 
arbitrale  réglant  les  droits  indivis  que  ces 
deux  personnages  avaient  sur  les  vallées 
d'Andorre,  de  Cabaho,  de  San-Juan,  sans 
préjudice  de  ce  qui  fut  ordonné  pour  quan- 
tité d'autres  lieux.  Voici  le  résumé  de  la 
portion  de  la  sentence  relative  à  l'An- 
dorre. 

Une  année  sur  deux,  l'évêque  percevra, 
dans  les  Vallées,  un  tribut  ou  quête  de 
4,000  sols  melgoriens.  L'année  suivante, 
le  comte  de  Foix  lèvera  ladite  quête  à  dis- 
crétion. La  haute,  moyenne  &  basse  justice 
de  l'Andorre  seront  administrées  en  com- 
mun par  les  viguiers  des  deux  seigneurs.  Si 
l'un  de  ces  viguiers  est  absent,  l'autre  agira 
seul.  Le  comte  aura  les  trois  quarts  du  pro- 
duit de  la  justice,  &  l'évêque  un  quart. 

Pedro  de  Urg  célébra  deux  synodes,  l'un 
le  19  octobre  1276,  &  l'autre  le  21  mars 
1286.  Le  i5  mars  1291,  il  assista  au  concile 

'  Voir  tome  VI  de  cette  édition,  1.  XXV,  ce.  xvi, 
XXXIII,  8cc.  —  Cet  évèque  est  nommé  Pons  par  les 
Bénédictins. 


Note 
167 


Note 

167 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


909 


provincial  de  Tarragone,  convoqué  par 
l'archevêque  Rodrigo  Tello. 

Ce  prélat  eut  avec  le  comte  de  Foix  de 
longs  débats. 

XXXV.  Guu.LERMO  DE  MoNCADA,  re- 
ligieux dominicain,  succéda  au  précédent 
en  1293,  &  mourut  à  Guissona  en  i3o8.  A 
son  décès,  le  siège  vaqua  deux  ans. 

XXXVL  Raimundo  TreyballA,  moine 
bénédictin,  fut  à  la  tête  du  diocèse  de  1809 
à  i326. 

XXXVn.  Arnaldo  de  Lordato,  évo- 
que de  1326  à  1341. 

XXXVin.  Pedro  de  Narbona,  élu  en 
1341,  vivait  encore  en  i35o. 

XXXIX.  NicoLAO  Capoci,  né  à  Pérouse, 
en  Italie,  fut  fait  évêque  en  i35o. 

XL.  Hugo  Desbach  {de  Bacho),  moine 
bénédictin  &  abbé  de  RipoU,  succéda  au 
précédent  en  l35l,  &  fut  évêque  jusqu'en 
i36i. 

XLI.  GuiLLERMO  Arnaldo  de  Patau 
régit  le  diocèse  de  i36i  à  1364. 

XLII.  Pedro  de  Luna,  issu  d'une 
illustre  famille  aragonaise,  devint  évêque 
d'Urgel  en  i36r>.  Après  la  mort  de  l'anti- 
pape Clément  VII,  Pedro  fut  choisi  pour 
lui  succéder  par  la  faction  avignonaise  des 
cardinaux,  8c  prit  le  nom  de  Benoît  XIII. 
Ce  choix  eut  lieu  le  28  septembre  1894. 
Nous  n'avons  pas  à  consigner  ici  les  actes 
de  cet  antipape,  sur  lequel  il  existe  uji 
grand  nombre  de  notices.  Il  mourut  à 
Peniscola,  le  17  novembre  1424,  à  l'âge  de 
quatre-vingt-dix  ans. 

XLIII.  Berenguer  de  Eril,  d'une  no- 
ble famille  de  Catalogne,  succéda  à  Pedro 
de  Luna  en  1871,  &  fut  fait  cardinal  par 
le  pape  Urbain  VI  en  i388.  Il  mourut  en 
1391. 

XLIV.  Galceran  de  Villanova  était 
archidiacre  de  Besalu,  dans  le  diocèse  de 
Gérone, avant  de  succéder  à  Berenguer  de 
Eril  sur  le  siège  d'Urgel,  en  i388.  Ce  fut 
un  des  chefs  qui  résistèrent  le  plus  vigou- 
reusement aux  entreprises  du  comte  d'Ur- 
gel, qui  voulait  s'emparer  du  comté  de 
Palhas.  Galceran  termina  la  cathédrale  de 
La  Seo,  &  mourut  en  1415. 

XLV.  Francisco  de  Tovia  était,  en 
1396,  archidiacre  de  Cerdagne,  chanoine 
de  Lérida  en  1404,  &  chanoine  de  Gérone 


en  1405.  Il  succéda,  en  1416,  à  Galceran  de 
Villanova. 

Villanueva  fait  mourir  Francisco  le  14 
avril  1436,  &  déclare  que  la  date  de  l'élec- 
tion de  son  successeur  est  inconnue.  Le 
Manual  Digest  &  le  PoUtar  Andorra  don- 
nent pour  successeur  à  Francisco,  Miguel 
Epila,  religieux  de  l'ordre  des  frères  prê- 
cheurs, dont  il  avait  pris  l'habit  dans  un 
couvent  de  Saragosse.  Peut-être  ce  per- 
sonnage a-t-il  réellement  gouverné  le  dio- 
cèse d'Urgel  entre  Francisco  de  Tovia  & 
Arnaldo  Roger  de  Palhas;  mais  il  n'en 
existe  pas  de  preuves  certaines.  Si  cer- 
tains auteurs  admettent  Epila  parmi  les 
évéques  de  La  Seo,  ce  ne  peut  être  que 
sur  l'affirmation  de  Diago ',  qui,  d'après 
un  nécrologe  du  couvent  de  Saragosse,  fait 
mourir  ledit  Miguel  Epila,  évêque  d'Urgel, 
à  la  cour  du  roi  d'Aragon,  le  14  décem- 
bre 1457.  Epila  n'est  pas  compris  dans  le 
catalogue  des  Sinodales ,  &  il  est  certain 
qu'Arnaldo  Roger  de  Palhas  occupait  le 
siège  de  La  Seo  en   1457. 

XLVI.  Arnaldo -Roger  de  Palhas 
était  fils  de  Hugo,  comte  de  Palhas.  En 
1 420,  Arnaldo  était  archidiacre  d'Ampurias, 
dans  le  diocèse  de  Gérone,  quand  il  fut 
pourvu  par  le  pape  Martin  V  de  deux  ca- 
iioiricats,  l'un  à  la  cathédrale  de  Lérida  & 
l'autre  à  celle  de  Valence.  Le  chanoine 
n'avait  alors  que  douze  ans.  On  ignore  à 
quelle  époque  exacte  il  devint  évêque 
d'Urgel,  mais  c'était  chose  faite  en  1443. 
Il  accorda  divers  privilèges  au  chapitre  de 
La  Seo  le  12  mars  i45o,  &  devint,  dit-on, 
patriarche  d'Alexandrie.  Il  mourut  le  16 
août  1461. 

XLVII.  Jaime  de  Cardona  avait  été 
tour  à  tour  abbé  de  Solsona,  évêque  de 
Vich  &  de  Gérone.  Rien  ne  prouve  qu'il 
eût  encore  obtenu  la  dignité  de  cardinal , 
quand  il  prit  possession  du  siège  d'Urgel 
en  1462;  mais  il  avait  certainement  la 
pourpre  le  21  mars  1464.  Jaime  mourut  en 
1466,  &  l'évéché  demeura  vacant  jusqu'en 
1472. 

XLVIII.  Pedro  de  Cardona  était  le 
fils  du  dernier  comte  de  Cardona,  &  le 
frère  du  premier  duc  du  même  nom.  Sur 

'  H'tsî.  Prov,  -^ritg,  fol.  44. 


Note 
167 


Note 

167 


gio 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


les  instances  du  roi  d'Aragon,  le  pape 
Sixte  IV  nomma  Pedro  évêque  d'Urgel,  en. 
1472.  Pedro  fut  transféré  à  l'archevêché 
de  Tarragone  en  i5i5. 

XLIX.  Juan  Despes,  né  à  Huesca,  avait 
été  fait  évêque  de  Gérone  en  l5o6,  &  s'était 
démis  deux  ans  après.  11  prit  possession  du 
siège  d'Urgel  le  16  juin  i5i5,  &  mourut 
dans  la  ville  de  Pons  le  24  octobre  i53o. 
Après  son  décès,  le  siège  vaqua  plus  d'un 
an  &  demi. 

L.  Pedro  Jordan  de  Urries,  abbé  de 
Montarago,  près  de  Huesca,  devint  évêque 
en  l533,  &:  mourut  l'année  suivante. 

LI.  Francisco  de  Urries  était  évêque 
de  Patti,  en  Sicile,  avant  d'être  mis,  en 
1534,  à  la  tête  du  diocèse  d'Urgel",  dont  il 
réforma  le  bréviaire.  Il  fut  transféré  à  un 
autre  siège,  mourut  à  Huesca  le  26  octo- 
bre i55i,  &  fut  enseveli  à  Ayerve,  en  Ara- 
gon. 

LU.  Miguel  Despuig  occupait  le 
siège  d'Elne  avant  d'être  pourvu  de  celui 
d'Urgel,  en  i553.  Il  fut  transféré  à  Lérida 
en  i556. 

LUI.  Juan  Perez  Garcia  de  Olivan, 
abbé  du  monastère  de  Montearago  ou 
Alaon,  devint  évêque  en  i556,  &  mourut 
en  i56o. 

LIV.  Pedro  de  Castellet,  issu  d'une 
noble  famille,  était  chanoine  &  sacristain 
de  Tarragone,  avant  de  devenir  évêque 
d'Urgel  en  i56i.  Il  mourut  en  iSyi. 

LV.  Juan  Dimas  Loris.  Il  fut  promu 
an  siège  d'Urgel  en  i572,  &  devint  évêque 
de  Barcelone  en  lôyô. 

LVI.  Miguel  Geronimo  Morell,  né 
à  Valence,  succéda  au  précédent  en  lôyS, 
&  mourut  à  Balaguer  en  1679. 

LVII.  Hugo  Ambrosio  de  Moncada, 
de  la  maison  d'Aytona,  religieux  de  l'or- 
dre des  chartreux,  fut  pourvu  de  l'évêché 
d'Urgel,  dont  il  prit  possession  le  9  juillet 
i58o.  Il  mourut  au  village  del  Pla  de  San- 
Tirso,  le  8  octobre  i586. 

LVIII.  Andres  Capella,  &  non  Ca- 
pilla,  d'abord  jésuite  &  ensuite  chartreux, 
prit  possession  de  l'évêché  d'Urgel  le  12 
avril  i588.  Il  fonda,  à  La  Seo,  un  collège 
de  jésuites,  placé  sous  l'invocation  de  saint 
André,  son  patron,  &  un  séminaire.  Il 
établit  aussi  un  collège  de  chartreux  dans 


le  royaume  de  Valence.  Capella  mourut  à 
Sanahuja,  le  22  septembre  1609. 

LIX.  Bernardo  de  Salva,  religieux 
franciscain,  prit  possession  de  son  évêché 
le  7  juillet  1610.  Il  mourut,  le  24  février 
1620,  dans  une  maison  de  son  ordre  située 
dans  un  faubourg  de  Barcelone,  &  appelée 
le  couvent  de  Jésus. 

LX.  Luis  Diaz  Aux  de  Armendariz, 
appartenant  à  la  famille  navarraise  des 
marquis  de  Cadreyta  &  religieux  cister- 
cien, était  abbé  du  monastère  de  La  Oliva 
quand  il  fut  fait  évêque  d'Urgel.  Sa  prise 
de  possession  est  du  22  octobre  1622.  Il 
mourut  à  La  Seo,  le  3  janvier  1627. 

LXI.  Antonio  Perez,  général  de  l'or- 
dre de  Saint-Benoît,  succéda  au  précèdent 
en  1627.  Il  réunit  un  synode  cette  année- 
Là,  &  en  convoqua  un  autre  à  Balaguer  en 
1628.  Par  ses  ordres  furent  imprimées  les 
ordonnances  synodales  des  quatre  prélats 
qui  précèdent.  Le  18  février  i633,  cet  évê- 
que fut  transféré  au  siège  de  Lérida,  en- 
suite à  celui  de  Tarragone,  &  enfin  à  celui 
d'Avila. 

LXII.  Pablo  Duran,  né  de  pauvres 
parents  de  la  Casa  Esparraguera,  en  Cata- 
logne, se  distingua  dans  les  lettres,  &  de- 
vint auditeur  de  rote.  Il  prit  possession  de 
l'évêché  d'Urgel  le  7  mai  1634,  &  mourut 
le  16  février  1644.  A  son  décès,  le  siège 
vaqua  neuf  ans. 

LXI II.  Juan  Manuel  de  Espinosa 
entra  dans  l'ordre  de  Saint-Benoît  &  de- 
vint abbé  de  Montserrat.  Il  fut  fait  évêque 
d'Urgel  en  i652,  &  fut  transféré  au  siège 
de  Tarragone  en  février  1664,  Espinosa  fut 
général  de  son  ordre. 

LXIV.  Melchior  Palau,  originaire  de 
Mataro,  fut  successivement  archidiacre 
majeur  de  Vich  ,  inquisiteur  de  Barcelone, 
archidiacre  de  la  même  église,  &  évêque 
d'Urgel.  Il  prit  possession  de  son  siège  le 
9  septembre  1664,  &  mourut  le  9  avril 
1670. 

LXV.  Pedro  de  Copons,  né  à  Vila- 
franca,  en  Catalogne,  prit  possession  le 
5  mai  1670,  &  mourut  à  Balaguer,  le  16 
mars  1681. 

LXVI.  Juan  Bautista  Desbach,  ori- 
ginaire de  l'île  de  Majorque  &  chanoine 
de  l'île  de  Palma,  prit  possession  de  l'évê- 


NoTE 

167 


Note 
.67 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


911 


ché  d'Urgel  le  i3  juin  1682,  &  mourut 
villa  de  Areny,  le  16  août  1688. 

LXVII.  Olaguer  de  Monserrat,  fils 
d'un  avocat  de  Barcelone,  fit  de  brillantes 
études,  fut  pourvu  de  bonne  heure  de  la 
cure  del  Vilar,  dans  le  diocèse  de  Vich.  Il 
devint  ensuite  archidiacre  majeur  &  vi- 
caire général  de  Tarragone  pendant  douze 
ans,  juge  des  brefs  &  chancelier  de  Cata- 
logne. Olaguer  accepta,  presque  malgré 
lui,  les  fonctions  d'évéque  d'Urgel,  &  prit 
possession  le  8  juillet  1689.  Ce  prélat, 
vénéré  de  ses  diocésains,  convoqua  un 
synode  à  Guissona,  &  y  mourut  le  19  oc- 
tobre 1694,  en  odeur  de  sainteté. 

LXVIII.  JULIAN  Cano,  originaire  de 
Valdemoro,  dans  le  diocèse  de  Tolède, 
était  entré  dans  l'ordre  des  carmes  chaus- 
sés, où  il  obtint  plusieurs  dignités,  en  at- 
tendant d'être  fait  évêque  d'Urgel  en  1694. 
Quand  les  armées  françaises  entrèrent  en 
Catalogne  pour  soutenir  Philippe  V,  Cano 
se  réfugia  à  la  cour  de  Madrid,  laissant  à 
La  Sec  un  vicaire  général  nommé  Fout- 
llonga.  Ce  prélat  fut  transféré  à  l'évéché 
d'Avila  le  17  janvier  1714. 

LXIX.    SlMEON     DE     GUINDA    Y    APEZ- 

TEGUI,  né  à  Esparza,  village  de  Navarre, 
devint  tour  à  tour  chanoine  de  Roncevaux, 
abbé  de  San  Isidore  de  Léon,  &  évêque 
d'Urgel  en  1714.  Un  des  premiers  actes  de 
son  pontificat  fut  de  changer  le  rituel  du 
diocèse.  Il  soutint  de  nombreux  procès 
contre  son  clergé,  convoqua  un  synode  à 
La  Sec  en  1716,  &  mourut,  le  27  août  1737, 
à  San  Julia,  village  de  la  vallée  d'Andorre, 
où  il  se  trouvait  en  visite  pastorale. 

LXX.  Jorge  Curado  y  Torreblanca, 
natif  de  Lucena,  en  Andalousie,  était  fils 
du  marquis  de  ce  nom.  Il  étudia  à  Sala- 
nianque  &  à  Cuença,  devint  professeur  à 
l'université  de  Grenade,  inquisiteur  de  la 
même  ville  &  enfin  évêque  d'Urgel  en  1788. 
La  santé  chancelante  de  ce  prélat  le  força 
d'abandonner  la  direction  de  son  diocèse 
au  chanoine  Miguel  Pujol  &  à  Antonio 
Fortunio,  vicaires  généraux.  Il  se  retira 
à  Lucena,  dans  sa  famille,  &  mourut  le 
5  juillet  1749.  Torreblanca  s'était  démis 
de  ses  fonctions  épiscopales. 

LXXI.  Sébastian  de  Victoria  Em- 
paran   y  Loyola,   natif  de  Biscaye  & 


religieux  de  l'ordre  de  Saint-Jérôme,  avait 
rempli  diverses  fonctions  monastiques,  & 
notamment  celles  de  prieur  de  l'Esciirial, 
avant  d'être  fait  évêque  en  1747.  Il  mou- 
rut à  Guissona,  le  2  octobre  1756. 

LXXII.  Francisco  Josep  Catalan  de 
OcoN,  fut  d'abord  chanoine  de  la  collé- 
giale del  Sacraraento,  à  Grenade,  &  ensuite 
vicaire  général  de  Curado,  évêque  d'Urgel. 
Il  retourna  à  Madrid  après  la  mort  de  ce 
prélat,  &  fut  chargé  par  Ferdinand  VI  de 
classer  les  titres  relatifs  aux  propriétés 
royales.  Il  prit  possession  du  siège  d'Urgel 
le  6  mai  1757,  par  l'intermédiaire  d'un  dé- 
légué, &  mourut  le  8  septembre  1762. 

LXXII I.  Francisco  Fernandez  de 
Jativa,  curé  de  Saint-Just,  à  Madrid,  prit 
possession  du  diocèse  d'Urgel  le  6  mai 
1763. 

LXXIV.  JOAQUIN  DE  SaNTIYAN  Y  VaL- 
DIVIESO  prit  possession  du  siège  épiscopal 
le  7  janvier  1772,  &  devint  plus  tard  évê- 
que de  Tarragone. 

LXXV.  Juan  Garcia  Monténégro, 
curé  de  Santa  Cruz,  à  Madrid,  prit  pos- 
session le  27  novembre  1780. 

LXXVI.  José  de  Boltas,  né  à  Oran, 
était  religieux  de  l'observance  régulière 
de  Saint-François.  Il  prit  possession  le  3i 
mai  1785. 

LXXVII.  Francisco  Antonio  de  la 
DuENA  Y  CiSNEROS,  natif  de  Villanueva 
de  la  Fuente,  devint  doctoral  à  Salaman- 
que,  &  ensuite  évêque  d'Urgel.  Sa  prise  de 
possession  eut  lieu  le  28  novembre  1797. 

[J.-F.  B.J 


Note 
'67 


[ADDITION   A   LA   Note  LXVIII.] 

Eglise  de  Lectoure. 

Nous  devons  à  M.  J.-F.  Bladé  les  rectifications 
suivantes  la  liste  plus  haut  publiée  des  évéques 
de  Lectoure;  elles  sont  d'autant  plus  importantes 
qu'elles  s'appuient  sur  des  documents  absolument 
inédits. 


Addi- 
tion ù  la 
Note  68 


OS  recherches  aux  archives  municipales 
de  Lectoure  nous  ont  mis  à  même  de 
compléter  &  de  corriger  la   Note  LXVIII 


N 


Addi- 
lion  à  la 
Note  68 


)I2 


NOTES  SUR  L'HISTOIRE  DE  LANGUEDOC. 


sur  l'église  de  Lectoure,  insérée  dans  ce 
volume,  pp.  366-370. 

GÉRAUD  DE  Grassio.  Le  Gallia  Chrîs- 
tïana  &  M.  Mabille  s'accordent  à  prolonger 
jusqu'en  i3o7  l'épiscopat  de  Rainiond  II, 
bien  qu'il  n'existe,  au  delà  de  i3o4,  aucune 
mention  de  ce  prélat,  auquel  ils  font  suc- 
céder Guillaume  III  de  Bordes.  Ce  dernier, 
disent-ils,  est  mentionné  dans  une  bulle 
de  i3o6  ou  i3o7,  donnée  par  le  pape  Clé- 
ment V  en  faveur  de  l'église  de  Toulouse. 
Nous  avons  vainement  recherché  cette 
bulle.  Si  on  la  retrouve  jamais,  il  impor- 
tera d'en  bien  examiner  la  date.  En  atten- 
dant, il  résulte  d'un  inventaire  des  archi- 
ves de  Lectoure,  dressé  en  iSçi,  &  actuel- 
lement conservé  à  la  mairie  de  cette  ville, 
que  le  siège  épiscopal  était  occupé,  le 
10  juin  i3o9,  par  Géraud  de  Grassio.  L'in- 
ventaire signale,  en  effet,  à  cette  date,  une 
sentence  arbitrale  rendue  par  ledit  Géraud 
de  Grassio  &  Arnaud-Garsie  de  Gouth,  frère 
du  pape  Clément  V,  &  vicomte  de  Lomagne 
&  d'Auvillars.  Cette  sentence,  dont  le  texte 
est  perdu,  mit  fin  à  de  vives  querelles  en- 
tre le  chapitre  de  Lectoure  &  le  syndic  de 
cette  ville  relativement  aux  droits  funérai- 
res. Arnaud-Garsie  était  vicomte  de  Loma- 
gne depuis  le  14  décembre  i3o5,  époque  où 
Philippe  le  Bel  le  gratifia  de  ce  fief,  qui 
passa  aux  comtes  d'Armagnac  par  le  ma- 
riage de  Régine,  fille  du  vicomte  susnommé, 
avec  le  comte  Jean  I.  L'article  de  l'inven- 
taire se  trouve  donc  confirmé,  en  ce  qui 
touche  Arnaud-Garsie,  par  ce  que  nous 
savons  sur  l'époque  de  son  avènement  à 
la  vicomte  de  Lomagne.  L'inventaire  pré- 
cité a  d'ailleurs  été  rédigé  d'une  façon  fort 
exacte,  ainsi  qu'il  résulte  des  titres  encore 


existants  &  mentionnés  dans  ce  travail. 
Cela  donne,  pour  les  autres,  une  présomp- 
tion à  peu  près  équivalente  à  la  certitude. 
Nous  pouvons  donc  compter  Géraud  de 
Grassio  parmi  les  évéques  de  Lectoure 
&  le  classer  entre  Raimond  II  &  Guil- 
laume III  de  Bordes. 

Raimond.  Ce  personnage  est  désigné 
comme  évéque  de  Lectoure,  dans  un  acte 
d'hommage  qui  se  trouve  aux  archives  de 
cette  ville,  &  qui  porte  la  date  du  10  no- 
vembre 1343.  Raimond  doit  donc  être  placé, 
dans  la  série  des  prélats,  entre  Roger  d'Ar- 
magnac, évéque  dès  i33o,  &  Arnaud  III 
Guillaume  de  la  Barthe,  qui  occupait  le 
siège  de  Lectoure  le  14  mai  1354. 

Raimond  III  de  Cambanilha.  L'avè- 
nement de  ce  prélat  est  fixé  par  erreur  à 
13955  les  archives  municipales  de  Lectoure 
contiennent  la  preuve  qu'il  était  évéque 
dès  i388. 

Martin  Guitteria  n'aurait  été  évéque 
de  Lectoure  qu'en  1428;  les  archives  de 
cette  ville  attestent  que  Martin  exerçait 
déjà  les  fonctions  épiscopales  en  1427. 

Hugues.  Pierre  V  d'Abzac,  évéque  de 
Lectoure,  aurait  été  créé  archevêque  de 
Narbonne  en  1494.  Il  résulte  d'une  re- 
connaissance de  fiefs  du  i"  février  1493, 
conservée  aux  archives  municipales  de 
Lectoure,  que  le  siège  épiscopal  de  cette 
ville  était  occupé  par  Hugo  ou  Hugues, 
dont  il  n'est  question  dans  aucune  liste 
d'évèques.  Ce  prélat,  sur  lequel  nous  ne 
savons  pas  autre  chose,  doit  donc  être 
placé  entre  Pierre  V  d'Abzac  &  Louis  I 
Pot,  puisqu'il  n'y  a  pas  à  compter  le  car- 
dinal Antoine,  dont  il  n'est  question  que 
dans  dom  Martène.  [J.-F.  B.] 


Addi- 
tion à  la 
Note  01 


v 


i^^mmmjmmm 


TABLE   GÉNÉRALE 


DES    NOMS    ET   DES    MATIERES 


A.,  évêque  de  Rodez,  p.  874. 

A.,  abbé  de  VilUmagne,  p.  578. 

ABADIE  (B.  d'),  prieur  de  Saint-Genis-des-Fon- 
taines,  p.  535. 

ABBON,  archiprêtre,  puis  évêque  de  Carcassonne, 
pp.  56,  329,  737. 

ABBON,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3i3. 

S.  ABBON,  abbé  de  Fleuri,  p.  44. 

ABBON,  maire,  p.  539. 

Adondance-Dieu  ou  SALEîiQtES,  abbaye,  pp.  598, 
<5z2,  637,  644. 

ABRAHAM,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 

ABRIL  ou  AVRIL,  archiprêtre  de  Salamanque, 
évéqiie  d'Urgel,  pp.  476,  908. 

Absie,  abbaye,  p.  304. 

Atstinenti  (congrégation  des),  p.  6o5. 

ACATMEIRUS  ou  XATMAR ,  abbé  de  Sorède, 
p.  562, 

ACFREU  I,  abbé  de  Vabre,  p.  567. 

ACFRED  n,  abbé  de  Vâbre,  p.  567. 

ACFftED,  comte  de  Razès,  Se  de  Carcassonne,  sui- 
vant dom  Vaissete,  pp.  456,  721. 

ACHIDIUS,  évêque  de  Die,  p.  571. 

ACILICINE.   Foir  GARSINDE. 

AUALARD,  évêque  du  Puy,  p.  400. 

ADALARU  I,  abbé  de  Vieux,  pp.  384,  664, 


ADALARD  n,  abbé  de  Vioux,  pp.  43,  664. 
ADALARD,  vicomte  de  Flandre,  fondateur  d'Au- 
brac,  p.  888. 

ADALARIC,  abbé  de  la  Grasse,  p.  478. 
ADALBERT,  évêque  de  Carcassonne,  p.  329. 
ADALBERT  ou  ALBERT,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
ADALBERT,  marquis  de  Lucques  &  de  Toscane, 
p.  lâ. 

ADALBERT   DROGON   DE  PONTPEIRENC,  abbé 
de  Caunes,  p.  469. 

ADALELME,  évêque  d'Eause,  p.  245. 
AUALGÉRIUS,  évêque  d'Autun,  p.  246. 
ADALGÉRIUS,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
ADALGISE,  abbé  de  Paunat,  fondateur  du  monas- 
tère de  Vabre,  p.  567. 

ADALMUS,  prétendu  évêque  de  Nimes,  p.  97. 
ADALTRUDE,  vicomtesse,  en  Cerdagne,  p.  47.5. 
ADAiM  DE  HEURTELOU,  évêque  de  Mende,  p.  396. 
ADAULFE,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  584. 
ADAZIUS,  ADASIUS,  abbé  de  Lczat,  pp.   127,  489, 

709. 
ADBERT,  p.  592. 
ADDALA,  abbé  de  Sorède,  p.  56f. 
ADDOLENUS,    ADOLÈNE,   évêque  d'Albi,   pp.   |3, 

47,  384. 
ADÉLAÏDE,  abbcsse  de  la  Font,  p.  837. 
ADÉLAÏDE,  abbesse  de  Netlcc,  p.  715. 
ADELAÏDE,    abbesse    du    Saint-Esprit   de    Eéziers, 

p.  734. 


IV. 


i» 


914 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


ADELAÏDE  I  CORONATE,   abbesse  de  Saint-Gc- 

niès,  p.  Si6, 
ADÉLAÏDE  II,  abbesse  de  Saint-Genics,  p.  826. 
ADÉLAÏDE  011  ALIX  D'ANJOU,  surnommée  Blan- 
che, seconde  femme  de  Guillaume  I,  duc  de  Pro- 
vence, p.  61. 
ADÉLAÏDE,   femme   de  Guillaume  le  Gros,  comte 

de  Bésalu  &  de  Fenouillèdes,  p.   144. 
ADELAÏDE,  femme  de  Roger  I,  comte  de  Carcas- 

sonne,  pp.   1 13,  465,  848. 
ADÉLAÏDE  DE  CARCASSONNE  ou  Sanclcz,  femme 

de   Guillaume -Rahnond,    comte   de   Cerdagiic, 

pp.  Il  3,  144. 
ADÉLAÏDE,  comtesse  de  Comminges,  p.   1  i3. 
ADÉLAÏDE,    femme    de   Guillaume-Bertrand    II, 

comte  de  Forcalquier,  p.  61. 
ADÉLAÏDE  D'ANJOU,  femme  d'Etienne,  comte  de 

G'vaudan,  pp.  3o,  139,  400. 
ADÉLAÏDE,  ADÉLAYS,  femme  d'Ermengaud. 

comte  de  Rouergue,  pp.  3o,  38. 
ADÉLAÏDE,    femme    de    Raimond-Trencavel,    vi- 

c^mte  de  Béziers,  pp.   102,   io5,  465,  617. 
ADÉLAÏDE,  de  la    famille  des  Trencavels,   femme 

de  Sicard,  vicomte  de  Lautiec,  p.   io5. 
ADÉLAÏDE,  fille  de  Borrel  &  d'Arsinde,  femme  de 

P/iatfred,  vicomte   de   Narbonne,   pp.   5z,  Sjy, 

53i,  595,688. 
ADÉLAÏDE,  femme  d'Armand  III,  vicomte  de  Po- 

li.'::nac,  p.  5o. 
ADÉLAÏDE,    femme    d'Ebles,   vicomte    de  Venta- 

dour,  p.   1  84. 
ADÉLAÏDE,  de  la   famille  des  comtes  de  Subst:in- 

tion,  p.   178. 
ADÉLAÏDE,   fille  de  Raimond  V,  comte  de  Tou- 
louse, p.   io5. 
ADÉLAÏDE,  de  la  famille  des  seigneurs  de  Mont- 
pellier, p.   184. 
ADÉLAÏDE,    femme   de    Bérenger    de  P/Iontseret, 

p.  564. 
ADELBERT,  évèque  d'Agde,  p.  3o6. 
ADELBERT,  évéque  de  Nimes,   p.   826.  Voir  AL- 

DEBERT. 
ADÈLE,  femme  de  Bérenger  II,  vicomte  de  Millau, 

p.  i3i. 
ADÈLE,  femme  de  Bernard  III,  comte  de  Substan- 

tnn,  p.  I  78. 
ADÈLE,  femme  de  Pierre  du  Puy,  pp.   178,   180. 
ADÈLE,  femme  de  Pierre-Raimond  du  Puy,  p.  236. 
ADELGAIRE,   évèque  d'Albi,  p.  385.  Voir  ALDE- 

GAIRE. 
ADELME,   coadjuteur   de    Frotaire    I,    évéque   de 

Nimes,  p.  276, 
ADELMUS,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
ADELPHIUS,  abbé  de  Manlieu,  p.  492. 
ADÉMAR  ou  HACMAR  I,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
ADÉMAR  II,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
ADÉMAR  III,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
ADÉMAR  IV,  évêque  de  Rodez,  pp.  568,  874,  876. 
ADÉMAR,  abbé  de  Bonneval,  p.  473. 
ADÉMAR  I,  abbé  de  Boulbonne,  pp.  61  3,  849. 
ADÉiMAR  II,  abbé  de  Boulbonne,  p.  6i3. 


ADÉMAR,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 
ADÉMAR,  abbé  de  Saint-Salvi,  p.  682. 
ADÉMAR,    abbé    de    Saint-Sauveur    de    Lodève, 
p.  8o3. 

ADÉMAR  I,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  558. 
ADÉMAR  II,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  559. 
ADÉMAR,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
ADEMAR,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
ADÉMAR,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 
ADÉMAR-GUILLAUME,   prévôt  de   Sainte-Cécile 
d'Albi,  p.  657. 

ADÉMAR,  mari  de  Rotille,  p.  478. 
ADÉMARE,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
ADENULFE   D'AGUANIE,   prévôt  de   Saint-Omer, 
p.  253. 

ADHEMAR,  évéque  d'Agde,  p.  3o6. 

ADHÉMAR  ou  AIM AR,  évêque  de  Clermont,  p.  493. 

ADHÉMAR  DU  CHATEL,  évéque  de  Comminges, 

p.  374. 
ADHÉMAR  ou  AYMAR  DE  MONTEIL,  évêque  du 

Puy,  pp.  89,  147,  402.  571. 
ADHÉMAR,  abbé  d'Aniane,  p.  449. 
ADHÉMAR,  abbé  de  Castres,  p.  434. 
ADHÉMAR  D'AURE,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 
bonne, p.  504. 
ADHÉMAR,    abbé   de    Saint-Pons   de  Thomiêres, 

p.  419. 
ADHEMAR,  premier  abbé  de  Salvanès,  p.  602. 
ADHEMAR  DE  POITIERS,  comte  de  Valentinois, 

p.  404. 
ADHÉMAR  GAUZBERT,  p.  385. 
ADO,  vicomte  de  Lodève,  p.  539. 
ADOLÈNE,  évêque  d'Albi.  ToiV  ADDOLENUS. 
ADOLFUS,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  535. 
ADREBALDUS,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  557. 
ADRIEN    GOUFFIER    DE    BOISSY,   évêque   d'Albi, 

p.   389. 
AFANNUS,  évêque  de  Cavaillon,  p.  629. 
Agadez,  p.  7i3. 
AGAMBERT,  évêque,  p.  24. 

AGATULUS  ou  ACUTULUS,  évêque  d'EIne,  p.  340. 
Agaune,  p.  322;  corrige^  Gances  (latin  Aganticum) 

[Hérault),  arr.  Je  Montpellier. 
N.  D'AGAY  DE  MION,  abbé  de  Sorèze,  p.  514. 
Agde  (histoire  du  pouvoir  temporel  des  évéques  d'), 

p.  7i3. 

—  (église  d'),  p.  304. 

—  (chapitre  cathédral  d'),  p.  714. 

—  (vicomte  d'),  p.  713. 

—  (vicomtes  d'),  p.   102. 

—  (petits  couvents,  séminaire  &  hôpital  d'),  p.  716. 

—  (les   capucins   sont    introduits   dans  le  diocèse 
d'),  p.  3io. 

—  (prêtres  de  l'Oratoire,  dirigent  le  sérainaired'), 
p.  3 I  I . 

—  freligieuses   de   Notre-Dame,   sont   appelées  de 
Béziers  dans  le  diocèse  d'),  p.  3  10. 

—  (concile  d')  en  5o6,   pp.  244,  286,  3ii,  35i, 
366,  379,  776. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


)i5 


AGDE  (Bermond  d'),  p.  473. 

AGELARD  ou  ANGELARD,  évêque  de  Nimes,  p.  pS. 

AGELMAR,    abbé    de    Saint-Sauveur    de    Lodève, 

p.  802. 
Agem  (salin  d'),  p.  607. 

—  (consuls  d'),  p.  608. 

—  (Saint-Capbais  d'),  prieuré,  p.  441. 
AGENULFE,  évêque  de  Gévaudan,  p.  392. 
AGILA,  abbé  de  la  Grasse,  p.  478. 
AGILBERT  ou  GILBERT,    évêque   de    Béziers, 

pp.  246,  262, 

AGIO  ou  AGIUS,  archevêque  de  Narbonne, 
pp.  23,  5i,  io3,  246. 

AGIO  ou  AIGO,  abbé  de  Vabre,  p.  557;  peut-itre 
le  même  que  le  précédent, 

AGIl'LPHE,  archevêque  de  Bourges,  p.  245. 

AGIOS,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  5oi. 

AGNÈS  DE  MONT.A.UT,  abbesse  de  l'Abondance- 
Dieu,  p.  646. 

AGNÈS  DE  MONTPEZAT,  abbesse  d'Alais,  p.  720. 
AGNÈS    DE    MONTBRUN,    abbesse    des    Olieux, 
p.  687. 

AGNÈS  DE  LAUTREC,  abbesse  de  Vielmur,  p.  600. 
AGNÈS,  comiesse  de  Foix,  p.  85i. 
AGNÈS,  comtesse  de  Rouergue,  p.  641. 
AGNES,   comtesse   de   Roussillon,   pp.   479,   55i, 

779- 
AGNÈS  DE  MORTAING,  seconde  femme  de  Guil- 
laume IV,  comte  de  Toulouse,  p.  3i. 
AGNÈS,   femme  de   Guillaume  VIII,   seigneur  de 

Montpellier,  p.   1  84. 
AGNÈS,  fille  naturelle  d'Alphonse  Jourdain, p.  3i. 
AGNÈS  BARON,  p.  5fi2. 
AGNÈS  SOREL,  p.  834. 

AGNUS  ou  ANNON,  vicomte  de  Polignac,  p.  49. 
AGOBARD,  archevêque  de  Lyon,  pp.  448,  8Û4. 
AGOBARIJ,  abbé  d'Arles,  p.  4.03. 
AGOMESINDUS,  abbé  d'Arles,  p.  4:^3. 
AGON  (Pons  d'),  p.  540. 
S.  AGRÈVE,  évêque  du  Vêlai,  p.  400, 
AGRICOLE,  évêque  de  Gévaudan,  p.  391. 
AGRITPANUS,  évêque  du  Vêlai.  Voir  S.  AGRÈVE. 
AGRIPPIN,  évêque  de  Lodève,  p.  286. 
AGUILAR  (marquis  d'),  p.  347. 
AIGBRAND,  p.  436. 
S.   AIGNAN,    évêque    d'Orléans;   dont    on    a    fait 

saint  Chinian,  p.  023. 
AiGUEBELLE  (abbé  d'),  p.  649. 
AiGtES-MORTES,  pp.  447,  5o6,   5o8  {Gard),  arr.  de 

Nimes. 
—  (canonicats  d'),  à  Alais,  p.  718. 
AiGUESvivES  (S.  SÉpticnE  d'),  abbaye,  pp.  329,  7J9 

{Aude),  arr.  de  Carcassonne. 
Aiguille  (pic  de  1'),  dans  le  Vêlai,  p.  401. 
AIGUILLON,  abbé  de  Lczat,   p.   490J   eVjr  plutôt 

Aiguille  (latin  Atulcus). 
AiLLiÉRES,  paroisse,  p.  214  (Atiége),  arr.  de  Foix. 
AIMAR,  abbé  de  Belleperche,  p.  627. 
AIMERADUS,  oncle  d'Agio,  p.  567. 


AIMERI,   archevêque   de   Narbonne,   pp.   24,   29, 

247,  418,   5oi . 
AIMERI    DE    SAINT -SÉVERIN,     évêque    d'Agde, 

p.  3 10. 
AL'MERI  NADAL,  évêque  de  Castres,  p.  434. 
AIMERI  DE  ROQUEMAURE,  évêque  de  Montau- 

ban,  p.  426. 
AIMERI,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
AIMERI  I,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
AIMERI  II  DE  BRASSOLES,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
AIMERI,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 
AIMERI,  abbé  de  Grandselve,  p.  608. 
AIMERI,  abbé  de  Lézat,  pp.  489,  772. 
AIMERI  DE  MONTAIGU,   abbé   du    Mas-Garnicr, 

p.  539. 
AIMERI  DE  PEYRAT,  abbé  de  Moissac,  p.  Û28. 
AIMERI,  abbé  de  Montolieu,  p.  4J7. 
AIMERI,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  584. 
AIMERI   I,   abbé   de    Saint-Pons    de  Thomières, 

p.  419. 
AIMERI   n,  abbé   de   Saint-Pons   de  Thomières, 

p.  419. 
AIMERI   I,    abbé    de    Saint-Sauveur    de    Lodève, 

pp.  449,  8o3. 
AIMERI   II,    abbé    de    Saint-Sauveur   de   Lodève, 

p.  8o3. 
AIMERI,  abbé  de  Vajal,  p.  ûi5. 
AIMERI,  seigneur  de  Montréal,  p.  612, 
AIMERY  DE  CASTRES,  abbé  de  Sauve-Majeure, 

p.  483. 

AIMOIN,  religieux  de  Saint-Germain  des  Prés, 
p.  299. 

AIMON  NICOLAI,  évêque  de  Saint-Pons  de  Tho- 
mières, p.  420. 

AIMON,  administrateur  perpétuel  de  Saint-Pons 
&  de  Carcassonne,  p.  420. 

AIMON,  évêque  de  Viviers,  pp.  414,  863. 

AIMON  I,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 

AIMON  n,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 

AIMON  III,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 

AIMON,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

AINARD  ou  AIMARD,  évêque  du  Puy,  p.  403. 

AINARD,  abbé  de  Clairac,  p.  589. 

AINARD,  abbé  de  ViUelonguc,  p.  632. 

AIRADUS,  abbé  de  Conques,  p.  472. 

AIRARD,  archevêque  d'Auch,  p.  379. 

AIRARD,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

Aix-LA-CuAPELLE  (concile  d'),  en  817,  p.  835. 

ALACIP  ou  MASSIF,  abbé  du  Mas-Garnier, 
pp.  588,  607. 

S.   ALAIN  DE  LAVAUR  (discussion  sur),  p.  796. 

ALAIN  DE  COÈTIVY,  cardinal-archevêque  d'Avi- 
gnon, évêque  d'Uîès,  prieur  du  Pont-Saint-F.s- 
prit,  pp.  281,  3o2,  868. 

ALAIN,  évêque  de  Saint-Brieuc,  clerc  du  roi  dans 
le  Languedoc,  p.  766. 

ALAIN,  sire  d'Albret,  p.  879. 

Amr.Ac  (Saikt-Gei\main  d'),  église,  p.  740  {Aude), 
arr.  de  Carcassonne. 

—  (archiprêtré  d'),  p.  741. 


9i6 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


Ams,  p.  446  (GarJ). 

—  (évêché  d'),  sa  fondation,  pp.  285,  718, 

—  (église  d'),'p.  446. 

—  (chapitre  cathédral  d'),  p.  718. 

—  (Saim-Jean-Baptisie,  collégiale  d'),  pp.   446, 
5o6. 

—  (petits  couvents  de  la  ville  d'),  p.  718. 

—  (maladrerie  d'),  p.  721. 

—  (vicomtes  d'),  p.  870. 

ALAMANDE,  de  la  famille  des   seigneurs  d'Uzès, 
p.  228. 

Alan,   château,   pp.   ijS,    376,   877    (Haule-Ga- 
ronne),  arr.  de  Saint-Gaudens. 

Alaon,  monastère  du  diocèse  d'Urgel,  p.  23. 

—  (fausses  chartes  d'),  p.  23. 
ALARIC,  évèque  d'Agde,  p.  4. 
ALARIC,  évéque  de  Béziers,  p.  262. 
ALARIC,  vidarae  de  Narbonne,  p.  5i. 

Alayuac  (Saint-Maktin  d'),  prieuré  près  d'Agen, 

p.  370. 
Alba  Helv'iorum,  p.  411, 
Alge  ou  Alps,  village,  p.  411, 
Albèee  (celle  de  1'),  en  Roussillon,  p.  793. 
Aleeron,  mont  situé  dans  le  voisinage  de  Cavail- 

lon,  p.  77. 

ALBÉRIG  TAILLEFER,  fils  de  Raimond  V,  comte 
de  Toulouse,  p.  3i. 

—  comte  de  Saint-Gilles,  p.  224, 

ALBERIC,  vicomte  de  Narbonne,  hérite  du  comté 
de  Bourgogne,  p.  5i. 

ALBERISSE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 
ALBERT.    Voir   ADALBERT,    évéque    de    Carcas- 
sonne,  p.  329. 

ALBERT,  évéque  de  Nimes.  Voir  ALDEBERT. 
ALBERT  DE  NOBLES,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
ALBERT,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
ALBERT,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  304. 
ALBERT  I,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  425. 
ALBERT  II,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  425. 
ALBERT  m  AUREILHE,  abbé  de  Saint-Théodard, 

p.  425. 
ALBERT,  abbé  de  Vabre.  Voir  BENOIT. 
ALBERT  (Thomas  d'),  bailli  de  Vivarais,  p.  416. 
Aldi,  p.  58i . 

—  (évêché,  piii»  archevêché  d'),  pp.  652  &  suiv. 

—  (église  d'),  p.  383. 

—  (chronologie  des  évoques  d'),  pp.  383  &  suiv.; 
époque  de  l'épiscopat  de  quelques-uns  d'entre 
eux,  p.  47. 

—  (évêques  d'),  histoire  de  leur  pouvoir  tempoiel, 
pp.  653  &  suiv.j  analyse  de  l'accord  de  i264, 
p.  655. 

—  (évéque  d'),  p.  857. 

—  (églises  paroissiales  d'),  p.  669. 

—  (Sainte-Cécile,  cathédrale  d'),  pp.  383,  385, 
664;  histoire  de  sa  construction,  p.  660. 

—  (SaintE-Mai\tia.\e  d'),   son   histoire,  pp.   582, 


Alci  (palais  épiscopal  d'),  époque  de  sa  construc- 
tion, p.  660. 

—  (pont  d');  date  de  sa  construction,  p.   276. 

—  (chapitre  de  Sainte-Cécile  d');  son  histoire, 
pp.  657  &  suiv.;  sa  sécularisation,  p.  658;  sa 
composition  au  dix-huitième  siècle,  p.  C^^, 

—  (Annonciades  d')  ;  leur  histoire,  pp.  387,  666. 

—  (AuGLSTiNES  d')  ;  histoire  de  leur  couvent, 
p.  666. 

—  (Carmes  d');  histoire  de  leur  couvent,  pp.  386, 
666. 

—  (sœurs  de  la  Conception  d');  histoire  de  leur 
couvent,  pp.  387,  669. 

—  (religieuses  Colettes  d'),  p.  669. 

—  (Dominicains  d');  histoire  de  leur  couvent, 
p.  665. 

—  (frères  Mineurs  d');  histoire  de  leur  couvent, 
pp.  386,  665. 

—  (Jésuites  d');  leur  installation,  p.  669. 

—  (religieux  de  I'Ouservance  de  Sai.nt-Fran- 
çois  d'),  p.  388. 

(ViSITANDINEs),  pp.    390,   669. 

—  (prieuré  de  Fargle  à);  son  histoire,  pp.  667, 
668;  inventaire  de  ses  reliques,  pp.  668,  669. 

—  (SAiNT-ArrRigiE  d'),  prieuré,  p.  383. 

—  (confrérie  instituée  à)  contre  les  hérétiques, 
p.  386. 

—  (confrérie  de  Saint-Louis  à),  p.  656. 

—  (hôpital  de  Saint-Antoine  à),  p.  664. 

—  (hôpital  d'),  pp.  383,  390. 

—  (maladrerie  d'),  p.  664. 

—  (séminaire  d'),  érigé  en   1684,  p.  383. 

—  (collège  d');  son  histoire,  pp.  383,  669. 

—  (concile  d'),  en  1072;  sa  composition,  p.  657. 

—  (coutumes  &  libertés  d'),  pp.  654  &.  suiv. 

—  (boucherie  d'),  p.  654. 

—  (leudes  du  vicomte  à),  p.  654. 
Aldigeois,  pp.  354,  38o. 
ALBIN,  évéque  d'Uzès,  p.  298. 
Aluon  (concile  d'),  en  5 17,  p.  412. 
ALBOIN,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  646. 
ALBRET  (Bertitgat  d'),  partisan,  p.  897. 
ALCUJN,  p.  902. 

ALDANE,  femme  de  Roger  II,  comte  en  partie  de 
Comminges,  p.   1  i3. 

ALDÉARDE  ou  ADÉLAÏDE,  femme  de  Guillaume- 
Bertrand  I,  comte  de  Provence,  p.  61. 

ALDEBERT  I  DE  PEYRE,  évéque  de  Mende, 
p.  392.  ^ 

ALDEBERT  II  DE  PEYRE,  évéque  de  Mende, 
p.  392. 

ALDEBERT  III  DE  TOLRNEL,  évéque  de  Mende, 
pp.  092,  639. 

ALDEBERT  ou  ALBERT  IV  DE  LORDET,  évé- 
que de  Mende,  p.  394. 

ALDEBERT  V  DE  PEYRE,  évéque  de  Mende,' 
p.  394. 

ALDEBERT  VI  DE  PEYRE  DE  MARCHASTEL, 
évéque  de  Mend«,  pi  395. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


917 


ALDEBERT,   ADALBERT    00    ALBERT  DE   POS- 

QUIÈRES,  coadjuteur  de   Guillaume,  évèque  de 

Nimes,  puis  son   successeur,   pp.  227,  228,  277, 

288,  3oo,  448,  540,  629,  718,  835. 
ALDEBERT    DE    PEYRE,    évêque  de   \'iviers, 

pp.  41 5,  6o3. 
ALDEBERT,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o7. 
ALDEBERT,   abbé   de   Saint-Paul   de   Narboiine, 

p.  !>oi. 
ALDEBERTE    D'ARAMON,    abbesse   de    la    Font, 

p.  837. 
ALDEGARIUS    ou    ALDEGAIRE,     évéque    d'Albi , 

pp.  48,  576,  577.  Toir  ADELGAIRE. 
ALDRIC,  archevêque  de  Sens,  pp.  240,  262. 
ALDRIC,  abbé  de  Boulbonne,  p.  621. 
Alet,  ville;    est   entourée  de  murs,  p.  422  (AuJe), 

arr.  de  Limoux. 

—  abbaye;  sa  fondation  par  Béra,  p.  422. 

—  église,  p.  422. 

—  évèché,  pp.  420,  721. 

—  chapitre  caihédral,  p.  721. 

—  lacunes  existant  dan»  la  liste  des  abbés,  p.  422. 

—  (Notre-Dame  ou  Saint-Pieebe  d') ,  église  du 
monastère  de  ce  nom,  p.  422;  sa  destruction  par 
les  religionnaires,  p.  422. 

ALETIUS,  évéque  de  Lectoure,  p.  366. 
ALEXANDRE  DE  lOUANNE  DE  SAUMÉRY,    évo- 
que de  Rieux,  p.  443. 
ALEXANDRE  DE    BARDIS ,    évéque   de    Saint-Pa- 

poul,  p.  446. 
ALEXANDRE   FARNÈSE,    évéque  de    Saint- Pons 

de  Thomiéres,  p.  421. 
ALEXANDRE    LE    FILLEUL  DE  LA  CHAPELLE, 

évéque  de  Vabre,  p.  .069. 
ALEXANDRE  FARNÈSE,  évéque  de  Viviers,  p.  417. 
ALEXANDRE    DE  CARET,   abbé   de    Bonnecombe 

&  de  Conques,  pp.  474,  642. 
ALEXANDRE  DE  BORDES,   abbé   de   Bonnefont, 

p.  634. 
ALEXANDRE  DE  CASTELNAU  DE  CLERMONT, 

abbé  de  Candeil,  p.  626. 
ALEXANDRE  ROUSSET,  abbé  de  Cruns,  p.  57.'i. 
ALEXANDRE  DE  FRÉGOSE,  abbé  de   Fonifroide, 

p.   620. 
ALEXANDRE  I,  abbé  de  Grandselve  &  d=  Candeil, 

pp.  606,  624. 
ALEXANDRE  II  FARNÈSE,  abbé   de   Grandselve; 

SCS  autres  titres,  p.  610. 
ALEXANDRE    ZERBINATIS ,    vicaire    général    de 

Narbonne,  p.  268. 
ALEXIS,  évéque  de  Plaisance,  p.  322. 
ALExfs  PRATI  DE  FONTAINE,   abbé   de   Nizors, 

p.  643. 

ALEXIS,  vicaire  perpétuel  du  prieuré  de- Saint- 
Amant,  p.  467. 

Alit.gar  (Saint-Maktin  d'),  monastère  à  Sara- 
gosse,  p.  .'162. 

ALFIER  (Hugues  d'),  sénéchal  de  Toulouse,  p.  3i. 
ALGEMONDE,   femme  d'Etienne,  vicoii.te    de   Gs- 

vaudan,  p.  41  3. 
ALIARD,  p.  448. 


ALIBERT  (Pierre),  vlguier  de  Caunes,  p.  470. 
ALIGNE  (Bernard  d'),  p.  084. 
ALIMBURGE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 
ALINARDUS,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  539. 
ALIPHIA,  abbesse  de  Sainte-Sigolène,  p.  663. 
ALIX,  de  la  maison  de  Toulouse,  femme  de  Roger, 
vicomte  de  Béziers,  p.  3i.  /'oir  ADELAÏDE, 

ALIXENDE,  abbesse  de  la  Font,  p.  837. 
ALLIDULFE,  commissaire  du  roi,  p.  275. 
ALMERADE,  évèque  d'Elne,  p.  22. 
ALMERADE,  p.   104. 
AL;\10DIS   de   la   marche,   seconde   femme   de 

Pons,  comte  de  Toulouse,  pp.  3o,  6r,   i6ô. 
—  comtesse  de  Rouergue,  pp.  3oo,  067. 

ALMODIS,  femme  de  Raimond-Pierre,  comte  de 
Melgueil,  pp.  3i,   14,5,  178. 

ALONZO  MELENDEZ,  abbé  désigné  de  Saint-Ge- 

nis,  p.  537. 
ALOYS,  dit   le   CarJmal  d'Aragon,   abbé  commen- 

dataire  du  Canigou,  p.  694. 

ALOYSIUS  D'EST,  cardinal  de  Ferra re,  archevêque 
d'Auch,  abbé  de  Boulbonne,  p.  6i5. 

ALPHONSE,  archevêque  de  Lyon,  p.  284. 
ALPHONSE  I  D'ELBHNE,  évèque  d'AIbi,  prévôt  de 
Saint-Salvi,  pp.  390,  084,  671. 

ALPHONSE  II  D'ELBÈNE,  évèque  d'AIbi,  prévôt 
de  Saint-Salvi,  pp.  390,  396,  584,  667. 

ALPHONSE  D'EXÉA,  évèque  d'Elne,  p.  783. 
ALPHONSE  VERCELLI,  évèque  de  Lodève,  p.  295. 
ALPHONSE,  évèque,  p.  24. 

ALPHONSE  DE  LANSAC,  abbé  de  Bonnefont, 
p.  634. 

ALPHONSE,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
ALPHONSE,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 
ALPHONSE,  abbé  de  Montolieu,  pp.  247,  4.';6. 
ALPHONSE  DE  SIMIANE  DE  LA  COSTE,  abbé  de 
Saint-Chinian,  p.  534. 

ALPHONSE  I  DE  HARANDA,  abbé  temporaire  de 
Saint-Genis,  p.  536;  élu  de  nouveau  en  1621, 
p.  537. 

ALPHONSE  II  GOMEZ,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  537. 

ALPHONSE  DE  CRUYLLAS ,  abbé  de  Vallbona, 
p.  790. 

ALPHONSE,  roi  d'Aragon,  p.  480. 
ALPHONSE,  roi  de  Castille  &  de  Léon,  p.  219. 
ALPHONSE,  roi  de  Castille,  p.  609. 
ALPHONSE  I,  duc  de  Ferrare,  p.  257. 
ALPHONSE   I    JOURDAIN,  comte  de  Toulouse   & 

marquis  de  Provence,  pp.  3p,  61,  75,   190,   195, 

217,   249,   353,  6o5,  664,  676,  691,  724,   807. 
ALPHONSE  II,  comte  de  Poitiers  &  de  Toulouse, 

pp.   3i,   38o,   486,    588,   609,    6i3,    627,  656, 

671,  707,  807,  8i3,  857,  895. 

ALPHONSE,  fils  d'Alphonse  Jourdain,  pp.  3i,  226. 
ALQUIER,  abbé  de  Bellcperchc,  p.  627. 
ALTtJUS  ou   ALTEJAN   (Emerade   ou    Émerie  d'), 

construit  le  monastère  de  Saint-Orcns,  pp.  353, 

600. 


9i8 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


ALTRUDE,  femme  d'Eudes,  comte  de  Razès,  p.  1 13. 

AI.ZIARD,  abbé  de  Castres,  p.  434. 

ALZIARD  DE  SÉVERAC,   prieur  de  Saint-Amans 

de  Rodez,  p.  881. 
Ai.7.0NXE  (Notre-Dame  d'),  p.  ^^2. 
S.  AMAND,  évèque  de  Maëstricht;  on  attribue  une 

partie  de  ses  actes  à  saint  Alain  ou  Elan  de  La- 

vaur,  pp.  796,  797. 

AMANIEU,  cardinal  d'Albret,  nommé  évèque  de 
Comminges,  évèque  de  Pamiers,  évèque  de  Bazns, 
abbé  de  Lézat  &  du  Mas-d'Azil,  prieur  du  Pont- 
Saint-Esprit,  pp.  376,  43i,  491,  495»  868. 

AMANIEU  ou  AMÉUÉE  DE  FOIX,  évèque  de  Ma- 
çon, de  Carcassonne  &  de  Bnzas,  abbî  commen- 
dataire  de  Villemagne,  abbé  de  Boulbonne, 
pp.  58o,  61 5. 

AMANIEU,  sire  d'Albret,  p.  6o3. 

AMANIEU  D'ALBRET,  sire  de  Lesparre,  p.  610, 

S.  AMANS,  évèque  de  Rodez,  p.  873. 

S.  AMARAND,  patron  de  Vioux,  pp.  656,  663. 

S.  AMARAND,  évèque  d'Albi ,  abbé  de  Moissac, 
pp.  384,  6.06. 

Ar.lAT,  AMÉ,  évèque  d'Oloron ,  pp.  189,  341, 
419;  archevêque  de  Bordeaux,  p.    191. 

AMAT  DU  NOZET,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 

AMAURI,  évèque  de  Lectoure,  p.  369. 

AMAURI  DE  SENERGUE,  abbé  de  Montolieu, 
p.  461. 

AMAURI,  roi  de  Jérusalem,  p.  234. 

AMAURI,  vicomte  de  Narbonne,  pp.  647,  681, 
879. 

AMAURI  DE  NARBONNE,  baron  de  Talairan,  ré- 
g.;nt  du  comté  de  Rodez,  p.  882. 

AMAURY,  vicomte  de  Narbonne,  p.   5o3. 

Amuert  (Saint-Mabtin  d'),  prieur,  p.  409, 

AiMBiALET,  vicomte,  p.  io5. 

AMBLARD,  évèque  d'Albi,  p.  384. 

AMBLARD,  évèque  de  Cahors,  p.    106. 

AMBLARD,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 

AMBLARD  DE  ROLLANDS,  abbé  de  Saint-Chaf- 
fre,  p.  572. 

AMBOISE  (Catherine  d'),  p.  579. 

AMBOISE  (Charles  d'),  gouverneur  de  Champagne 
&  de  Bourgogne,  p.  388. 

AMBOISE  (Georges-Pierre  d'),  p.  206. 

AMBRES,   branche  de  la   famille   des  vicomtes  de 

Lautrec,  p.  268. 
AMBROISE,  évèque  d'Albi,  p.  383. 
AMBROISE  DE  CAMBRAI,  évèque  d'Alet,  p.  423. 
AMBROISE  LE  VENEUR,  abbé  de  Caunes,  p.  469. 
AME,  archevêque  de  Bordeaux,   f^oir  AMAT. 
AME,  évèque  d'Oloron.  Foir  AMAT. 
AMÉDEE  I,  abbé  de  Valmagnc,  p.  617. 
AMÉDEE  II,  abbé  de  Valmagnc,  p.  617. 
AMÉDÉE  III,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
AMÉDEE  BARONAT,  chanoine  de  Lyon,  p.  499. 
AMEIL.  KoiV  AMÉLIUS. 
AMEIL  ou  HAMELIN  DE    LAUTREC,    évèque   de 

Conserans.  Foir  AMÉLIUS. 
AMEIL  HUGUES,  abbé  de  Castres,  p.  434. 


AMELIE  I  ou  JEANNE  AAlÉLIE,  abbesse  de  Rieu- 
nette,  p.  647. 

AMELIE  II,  abbesse  de  Rieunette,  p.  647, 

AMÉLIE,  fondatrice  du  Mas-Garnier,  p.  586. 

AMÉLIUS,  évèque  d'Agde,  p.  3o6. 

AMÉLIUS  ou   AMEIL  I,  évèque  d'Albi,  p.  384. 

AMEIL  II,  évèque  d'Albi,  pp.  384,  600,  653. 

A".IÉLIUS  DE  LAUTREC,  évèque  de  Castres,  abbé 
de  Saint-Sernin,  pp.  434,  526. 

AJÎÉLIUS  DE  LAUTREC,  évèqt.e  de  Comminges 
&  de  Conserans,  pp.  376,  38  1. 

AMÉLIUS  RAIMOND  DU  PUY,  évèque  de  Tou- 
louse, abbé  de  Foix,  prieur  de  Frézelas,  pp.  99, 
102,  218,  353,  429,  Oo5,  849. 

AMÉLIUS  I,  évèque  d'Uzès,  p.  864. 

AMELIUS  II,  évèque  d'Uzès,  ancien  Amélius  I, 
pp.  21,  299,  864,  865. 

AMELIUS  III,  évèque  d'Uzès,  ancien  Amélius  II, 
pp.  247,  299. 

AMÉLIUS,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
AMÉLIUS,  abbé  de  Lézat,  p.  489. 
AMÉLIUS,    AMIEL,    abbé    de    Saint -Théodard , 
pp.  425,  807. 

AMÉLIUS  SIMPLICIUS,  comte  ou  marquis  en  par- 
tie de  Comminges,  p.   ii3. 

AMÉLIUS,  p.  436. 

AMELS  VASSAL,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  583. 

AMELS  ATON,  prieur  de  Saint-Germier  de  Muret, 
p.  710. 

AMELS-PIERRE,  prieur  de  Saint-Germier  de  Mu- 
ret, p.  710. 

AMELS  Je  Brucia,  prieur  du  couvent  des  Carmes 
de  Narbonne,  p.  760. 

AMI  (Géraud  d'),  p.  228. 

AMIAN,  abbé  d'Aniane,  p.  449. 

AMICA,  femme  de  Roger  II,  comte  de  Foix,  p.  i  i3. 

AMICUS,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 

AMIEL,  abbé  de  Montauban.  Voir  AMÉLIUS. 

AMIGUES,  abbé  {corrig.  prieur)  de  Rieux,  p.  684. 

AMITARD,  abbé  de  Cuxa, .p.  470. 

Amplan,  église  du  pays  de  Foix,  p.  1  ic;  Amplaing 
(^Ariége)^  arr.  de  Foix, 

AMPLEPUIS  (Guérin  d'),  sénéch.il  de  Beaucaire, 
p.  416. 

AMPOtLiiiAC,  pp.  6i3,  6i5  (^Haute-Garonne'),  com- 
mune de  Cintcgaheîle. 

AN ,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 

ANA  ou  ANO,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 

ANATOLIUS,  évèque  de  Lodève,  p.  286. 

ANASTASE,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 

ANASTASIUS,  abbé  de  Conques,  p.  472. 

ANCELIN  DE  RAVEL,  prieur  de  Bonncfoy,  p.  65o. 

ANDELOT,  p.  410. 

S.   ANDÉOL,  apôtre  du  Vivarais,  p.  412. 

ANDOCHE  (Didon  d'),  p.  473. 

Andorre  (le  pays  d'),  p.  900. 

—  (paréage  de  la  vallée  d'),  en   1278,  p.  908. 

ANDRÉ,  évèque  d'Avignon,  p.  278. 

ANDRE,  évèque  de  Conserans,  p.  38 1. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


919 


ANDRE  DE  FREDOL,   évèque  de   Moguelonne  & 
d'Uzès,  pp.  180,  3oi,  3i8,  63o. 

ANDRÉ,  abbé  du  Canigou,  p.  464. 
ANDRÉ,  abbé  de  Gaillac,  p.  598. 
ANDRÉ  FRÉDOL,  abbé  de  Saint-Aphiodise,  p.  498. 
ANDRÉ  CORRÉA,  abbé   temporaire  de  Saiiu-Ge- 
nis,  p.  536. 

ANDRÉ  DES  ORTS,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  585. 

ANDRÉ,  abbé  de  Vabre,  p.  567. 

ANDRÉ,  prévôt  de  l'église  de  Nimes,  p.  278. 

ANDRÉ  VJGUIER,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  583. 

ANDRÉ  ETIENNE,  chanoine,  p.  271. 

ANDRÉ  DE  BOURGOGNE,  dit  Guigues  X,  p.  228. 

ANDRES  CAPELLA,  évèque  d'Urgel,  p.  pro. 

Anduze  (abbaye  d'),  p.  836. 

—  (maladrerie  d'),  pp.  720,  721. 
ANDUZE  (Almerade  d'),  p.  540. 

—  (Bernard  d'),  p.  63o. 

—  (Bernard  d'),  p.  414. 

—  (Frédol  d'),  p.    146. 

ANDUZE  DE  ROQUEFEUIL  (Raimond  d'),  p.  184. 
ANEMIUS,  évèque  d'AIbi,  p.  383. 
ANET  DE  MONTMORIN,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 
ANJEL  JUALLARD,  abbé   du  Canigou,    pp.   464, 
595. 

ANGÉLIQUE,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
ANGELVIN,  évèque  d'AIbi,  pp.  384,  682. 
Angers  (Saint-Acbin  d'),  abbaye,  pp.   363,   401, 
577,  588. 

—  (Saint-Nicolas  d'),  abbaye,  pp.  257,  389. 
ANGLARD  I,  évèque  de  Nimes,  p.  276. 
ANGLARD  II,  évèque  de  Nimes,  p.  275. 
ANGLIC    ou    ANGLICUS    GRIMOARD ,    cardinal- 

évèque  d'AIbano,  légat  en  France,  pp.  658,  820, 
821,  823,  83o. 
Angostern,  lieu  où  en   construisit  un   monastère 
de  l'ordre  de  Cîteaux,  p.  3oo. 

ANGUSSAC,  abbé  de  Joncels,  p.  486. 

ANIAN,  abbé,  pp.  464,  465,  528. 

Aniane  (abbaye  d'),  pp.   21,  2i5,   259,  264,  363, 

445,   447,  45 I,  483,  629,  663,   836,  866,  867. 
Annium,  p.  397;  nom  latin  du  Puy. 
ANILIUS,  prêtre,  p.  244. 

ANNE  DE  LÉVIS,  archevêque  de  Bourges,  p.  437. 
ANNE  DE  MURVIEL,  évèque  de  Montauban,  abbé 

de  Saint-Jacques  de  Bézicrs,  pp.  427,  586. 
ANNE-FRANÇOIS-VICTOR    LE    TONNELIER    DE 

BRETEUIL,  évèque  de  Montauban,  p.  428. 
ANNE  I  DE  SAINT-ÉTIENNE,  abbesse  de  l'Abon- 

dance-Dieu,  p.  645. 
ANNE  II  DE  NOÉ,  abbesse  de  l'Abondance-Dieu, 

p.  645. 

ANNE  D'ARPAJON,   abbesse   d'Arpajon,    puis   des 
Olieux,  p.  687. 

ANNE    DE   MONTDRAGON,   abbesse   de    Bapnols, 
p.   869. 

ANNE  I  DE  BENQUE,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

ANNE  II  DE  NOÉ,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

ANNE  POLINIER,  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 


ANNE-MARIE-JOSEPH    DE    LORRAINE    D'HAR- 

COUP,T,    abbé     commendataire     de    la     Grasse, 

p.  484. 
ANNE    DE    ROQUELAURE,    abbesse   des    Olieux, 

p.  687. 
ANNE    DE    BIZE    DE    SAINT-ÉLIX,    abbesse   de 

rOraison-Dieu,  p.  646. 
ANNE-TRISTAN    DE    LA     BEAUME     LA    SUZE, 

abbé  de  Quarante,  évèque  de  Tarbes  &  de  Saint- 

Omer,  archevêque  d'Auch,  p.  565. 

ANNE  DE  LORDAT,  abbesse  de  Rieunette,  p.  648. 
ANNE  BRIGIER  DE  MALBESC,  abbesse  de  Saint- 

Geniès,  p.  826. 
ANNE  MOLETTE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 
ANNE  DUFAUR  DE  SAINT-JORY,  abbesse  de  Viel- 

mur,  p.  601. 

ANNE  DE  RODOREL,  prieure  de  Gaillac,  p.  671. 
ANNE  GASCA,  prieure  de  la  Salvetat,  p.  767. 
ANNE,  duchesse    de   Bretagne,    reine    de    France, 
p.  294. 

ANNE,  duc  de  Joyeuse,  p.  424. 
ANNE  DE  LÉVIS,  duc  de  Ventadour,  p.  410. 
ANNE,    femme    d'Etienne,    comte    de    Gévaudan, 
p.   139. 

ANNE  DE  BUEIL,  femme  de  Georges-Pierre  d'Am- 
boise,  p.  256. 

ANNIBAL  DE  RUCCELLAI,  évèque  de  Carcas- 
sonne,  pp.  333,  748,  752. 

ANSALDE,  fille  de  Guillaume  le  Jeune,  comte 
d'Auvergne,  femme  d'Hercule  III,  vicomte  de 
Polignac,  p.  92. 

Ansedcna,  lieu,  p.  247. 

ANSELME  ou  ANCELIN,  abbé  de  Candeil,  p.  625. 

ANSELME    RIBERA,    abbé    temporaire   de   Saint- 

Genis,  p.  537. 
ANSELME,  abbé  de  Saint-Salvi,  p.  582. 
ANSOIOND,  évèque  de  Lodève,  p.  286. 
ANSQUILINUS,  abbé  de  Moissac,  p.  693. 
ANTELME  I,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 
ANTELME  II,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 
ANTELME   FOURNIER,   prieur  de  Bonne.'"oy, 

p.  65i. 

ANTELME  DE  TURCY,  prieur  de  Donnefoy, 
pp.  649,  652  j  ces  deux  prieurs  ne  font  ^u'un  seul 
Sf  même  personnage.  Voir  a  l'article  Bourg  (du). 

ANTHIME-DENIS  COHON,  évèque  de  Nimes,  abbé 
de  Saint-Gilles,  p.  522. 

ANTIG  TARDIU,  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 

Anticnac,  p.  164  (Haute-Garonne),  arr.  de  Saint- 
Gaudens. 

ANTIME,  évèque  d'AIbi,  p.  383. 

ANTIOCHE  (Raimond  d'),  frère  de  Guillanme  X, 
comte  de  Poitiers,  p.  208. 

S.  ANTOINE,  abbé;  sur  la  possession  de  ses  reli- 
ques,  p.  488. 

—  (translation  des  reliques  de)  à  Lézat,  p.  635. 

S.  ANTOINE  DE  PADOUE,  professe  i  Montpellier, 
p.  823. 

ANTOINE  DU  BEC  CUESPIN,  archevêque  de  N.cr- 
bonne,  pp.  255,  504. 


g;o 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


ANTOINE  SANGUIN,  cardinal  de  Meudon,  arclie- 

vètiue  de  Toulouse,  p.  36 1. 
ANTOINE-PASCAL-HYACINTHE  SERMET,  évèque 

constitutionnel  de  Toulouse,  p.  365. 
ANTOINE  DE  VESC,  évêque  d'Agde,  de  Castres  & 

de  Valence,  abbé   de  Saint-Aphrodise,  abbé   de 

Caunes,  pp.  3io,  435,  469,  499,  601. 
ANTOINE    DUPRAT,     cardinal,     chancelier     de 

France,  éyéque  d'Albi,  abbé  de  Candeil,  pp.  389, 

626. 
ANTOINE  I  DE  SAINT-ÉTIENNE,   évêque   d'Alet, 

p.  423. 
ANTOINE  II  GOBERT,  évêque  d'Alet,  p.  423. 
ANTOINE  III  DE  DAX,  évêque  d'Alet,  p.  424. 
ANTOINE,  évêque  d'Angoulême,  p.  573. 
ANTOINE  DU   BOIS  ou   DE    TIENNES,    évêque  de 

Béziers,  pp.  270,  499. 
ANTOINE   DE    LASTIC,    évêque    de    Comminges, 

abbé  de  Saint-Guillem,  pp.  378,  545. 
ANTOINE-EUSTACHE  D'OSMONT,  évêque  de  Com- 
minges, p.  378. 
ANTOINE  D'ASPET,  évêque  de  Conserans,  p.  38o. 
ANTOINE  I  DE  CARDONA,  évêque  d'Elne,  pp.  345, 

785. 
ANTOINE   GALLARD,    évêque   d'Elne,    pp.    347, 

788. 
ANTOINE  D'ESPONCHEZ,  évêque  d'Elne,  pp.  348, 

789. 
ANTOINE-JÉRÔME    BOIVIN  DE  VAUROUY,   évê- 
que de  Perpignan,  p.  348. 
ANTOINE  (le   cardinal),  prétendu  évêque  de  Lec- 

toure,  p.  912. 
ANTOINE,    abbé    de    Fontfroide,    puis   évêque    de 

Lombez,  p.  619. 
ANTOINE   DE    LOVIER,    évêque   de   Maguelonnc, 

pp.   1  80,  32  I,  5d8. 
ANTOINE    DE    SUBIET,    évêque    de    Montpellier, 


pp. 


I  80,    320. 


ANTOINE  DE  LA  PANOUSE,    évêque    de   Mende, 

p.  395. 
ANTOINE  DENIS  COHON,  évêque  de  Nimes,  p.  284. 
ANTOINE    I    DE    CHABANNES,    évêque    du    Puy, 

abbé  de  Cruas,  pp.  409,  570. 
ANTOINE    DE    LOUBENS    DE  VERDALE,    évêque 

de  Rieux,  p.  441 . 
ANTOINE-FRANÇOIS    DE    BERTIER ,    évêque    de 

Rieux,  abbé  de  Lézat  &  de  la  Capelle,  pp.  443, 

492,  646. 
ANTOINE-MARIE    SALVI.ATI ,    évêque    de    Saint- 

Papoul,  p.  445. 
ANTOINE  BALUE,  évêque  de  Saint-Pons  de  Tho- 

mièi-es,  p.  420. 
ANTOINE-PIERRE    DE    NARBONNE,    évêque    de 

Vabre,   abbé    de    Fontfroide    b*.    de    Grandselve, 

pp.  569,  610,  620,  785. 
ANTOINE    I    DE    NARBONNE,    abbé    d'Aniane, 

p.  451. 
ANTOINE   II    DE    NARBONNE,    abbé    d'Aniane, 

p.  45i. 
Antoine  PONTAUD,  abbé   d'Ardorel,  p.  617. 
ANTOINE  I,  abbé  d'Arles,  p.  455. 
;\NT0INE  II  DE  NAP.BONNE,  abbé  d'Arles,  p.  455. 


ANTOINE  DE  GUISCARD  DE  LA  BOURLIE,  abbé 

de  Bonnecombe,  p.  642. 
ANTOINE  DE  COUST,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
ANTOINE  SOLIER,  abbé  de  Calers,  puis  de  Boul- 

bonne,  pp.  614,  622. 
ANTOINE  RUEL,  abbé  de  Candeil,  pp.  624,  626. 
ANTOINE-FRANÇOIS  DE  BERTIER,   abbé  de   la 

Capelle.  Voir  aux  évéques  de  Rieux. 
ANTOINE    DE    VESC,   abbé  de   Caunes.    Voir  aux 

évêques  d'Agde. 
ANTOINE    DE    ROUSSELET,    abbé    de    Conques, 

p.  474. 
ANTOINE  DE  CHABANNES,   abbé  de   Cruas.  Foi'r 

aux  évêques  du  Puy. 
ANTOINE     FRÉMICOURT    DE    SAINT -BENOIT, 

abbé  de  Feuillans,  p.  638. 
ANTOINE,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
ANTOINE  PIERRE,  abbé  de  Grandselve  &  de  Font- 
froide,  évêque   de   Vabre.    Foir  aux   évêques   de 

Vabre. 
ANTOINE    DE    CHAMBERT,   abbé   de   la   Grasse, 

p.  483. 
ANTOINE  DE  CARAMAN,    abbé   de    Moissac,   de 

Bonnecombe  &  du  Mas-Garnier,  p.  090. 
ANTOINE   DE   MONTMORIN ,  abbé   de    Manlieu, 

p.  493. 
ANTOINE  DE  SUZE,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 
ANTOINE  DE  BONNE,  abbé  de  Montolieu,  p.  461. 
ANTOINE   DE   RENOUARD ,    abbé    de    Quarante, 

p.  566. 
ANTOINE  I  DE  VESC,  abbé  de   Saint-Aphrodise, 

évêque  de  Valence.  Foir  aux  évêques  d'Agde. 
ANTOINE  II   DU  PUY,    archidiacre   de   Cabrières, 

abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  499. 
ANTOINE  DE  SAINT-NECTAIRE,  abbé  de  Saint- 

ChafTre,  p.  673. 
ANTOINE    DE    NARBONNE,   abbé   de   Saint-Chi- 

nian,  p.  53  1  ;  abbé  de  Sorède,  p.  502. 
ANTOINE  I  DE  BERLANGA,    abbé    temporaire  de 

Saiiit-Genis,  p.  536. 
ANTOINE  II  KRENAC,  abbé  temporaire  de  Saint- 

Geniès,   p.  536. 
ANTOINE   I   FOUQUIER,    abbé    de    Saint-Gilles, 

p.  !>zo. 
ANTOINE  II  DE  BEAUMONT  ou  DE  BREMONT, 

abbé  de  Saint-Gilles,  p.  520. 
ANTOINE    I    MARTIN,    abbé    de    Saint-Guillem, 

p.  543. 
ANTOINE  II  DE  LASTIC,  abbé  de  Saint-Guillem. 

foir  aux  évêques  de  Comminges. 
ANTOINE  I  DAURE,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 

bonne,  p.  504. 
ANTOINE  II  BESSON,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 

bonne,  p.  5o5. 
ANTOINE  I  GUITARD,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 

p.  554. 
ANTOINE  II  DE  DAX,  abbé  de   Saint-Polycarpe, 

p.  555. 
ANTOINE  DE  MORILLON,  abbé  de  Saint-Sauveur 

de  Lodève,  p.  804. 
ANTOINE  DE  BRUYÈRES  DE  CHALABRE,   abbé 

de  Saint-Sernin,  p.  526. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS   ET  DES  MATIERES. 


)2I 


ANTOINE  I  DE  ROSÈNE,  abbé  de  Saint-Tliibéry, 

p.  56o. 
ANTOINE  II  GUILLAUME  DE  CLERMONT,  abbé 

de  Saint-Thibéry,  p.  56o. 
ANTOINE  CELERA,  abbé  de  Sorède,  p.  502. 
ANTOINE  DE  NARBONNE,  abbé  de  Sorède,  p.  .563. 

Foir  aux  abbés  d'Aniane  &  de  Saint-Chinian. 
ANTOINE     LASCARIS     DE     TENDE,    évéque     de 

Riez,  de  Beauvais,  de  Limoges,  abbé  de  Sorèze, 

p.  5i3. 
ANTOINE  DE  VILLENEUVE,   abbé  de  Valmagne, 

p.  618. 
ANTOINE  VACQUIER,  abbé  deVillelongiie,  p.  632. 
ANTOINE   I   DE  THÉSAN ,   abbé   de  ViUemagne, 

pp,  487,  579. 
ANTOINE  II  GUILLAUME  DE  CLERMONT,  abbé 

coinmendataire  de  ViUemagne,  p.  579. 
ANTOINE  CHAMAR,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  (loi. 
ANTOINE   DE  LA  FALLU,    prieur   de   Bonnefoy, 

p.  65i. 
ANTOINE  DE  BALZAC,  prieur  de  Caisan,  évéque 

de  Valence,  p.  733. 
ANTOINE  D'ESPINASSE,  prieur  de  Notre-Dame  de 

la  Daurade,  p.  462. 
ANTOINE  MORIN,  prieur  de  Montolieu,  p.  463. 
ANTOINE  BELOT,  chambrier  de  Saint-Chinian, 

p.  532. 
ANTOINE    DE    LA    HAYE-PASSAVANT,    vicaire 

général  de  l'archevêque  de  Toulouse,  p.  36o. 

ANTOINE  DE  SAINT-GATIEN,  vicaire  général  des 

abbés  de  la  Grasse,  p.  484. 
ANTOINE     D'AURIOLE,    chanoine    de    Cahors, 

p.  427. 
ANTOINE,  roi  de  Navarre,  pp.  370,  377. 
ANTOINE,  vicomte  de  Béziers,  p.  101. 
ANTOINE    DESPRÉS,    seigneur    de    Montpezat, 

p.  270. 
ANTOINE  DE  LATTES,  seigneur  de  Puissalicon, 

p.  270. 

ANTOINETTE  DE  GAULEJEAC  DE  BARRIÈRE, 
a*>besse  de  i'Oraison-Dieu,  p.  647, 

ANTOINETTE  I  DE  PALAJA,  abbesse  de  Rieu- 
nerte,  p.  648. 

ANTOINETTE  II  DE  PALAJA,  abbesse  de  Rieu- 
ntite,  p.  648. 

ANTOINETTE  DE  BERTRAND  DE  FAYET,  ab- 
besse de  Saint-Geniès,  p.  826. 

ANTOINETTE  DE  SAINT-MAURICE,  abbesse  de 
V'ielmur,  p.  601. 

S.  ANTONIN,  premier  abbé  de  Frédelas  ou  plutôt 
Fi-zélas;  sa  vie  fabuleuse,  pp.  428,  844;  époque 
de  la  translation  de  ses  reliques,  pp.  11,  56,  98. 

AN'ONIN    BRÉMONl),    supérieur    de    l'ordre   de» 

Dominicains,  p.  860. 
ANTONIO  FEREZ,  évéque  d'Urgcl,  p.  910. 
S.  APHRODISE,  évéque  de  Béziers,  p.  260. 
APOLLONIUS,  comte  d'Agde,  pp.  3c j,  7i3. 
AQUILIN,  évéque  de  Narbonne,   p.  244. 
Aquitaine  (duché  d),   pp.  79,  8oj   a-t-il    jamais 

compris  la  Provence,  pp.  149,  i5o,  i5i,  610. 


Aquitaine  (duc  d')  ou  prince  des  Aquitains,  titre 
donné  à  Raiinond-Pons,  comte  de  Toulouse, 
p.  79. 

Aquitaine  (prieur  provincial  des  frères  mineurs 
d'),  p.  885. 

Aragon,  château  voisin  de  Montolieu,  p.  458 
(^AuJe),  arr.  Je  Carcaisonne. 

Aragon  (roi  d'),  pp.  619,  629,  7i3,  732,  864. 
Aramon  (couvents  d'),  p.  870. 

ARATOR,  évéque,  oncle  de  saint  Rustique,  p.  244. 
ARATOR,  poëte  du  sixième  siècle,  p.  298. 
ARBAUD,  évéque  d'Uzès.  f^olr  ARIBALD. 
AIIBAUD  ou  ARIBAUD,   prétendu   évéque  d'Uzès, 

p.  299. 
ARBERT,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
ARKERT,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
ArtHAMBAUD,  abbaye,  p.  46. 
ARCHAMBAUD  DE  LAUTREC,  évéque  de  Lavaur, 

p.  438. 

ARCHAMBAULT,  seigneur  de  Grailli,  p.  376. 

ARCHANGE  MERCADIER,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

ARCHIMBERGE,  femme  d'Ingelvin,  p.  92. 

ARCHIMBERTE,  femme  de  Hildin,  p.  âSp. 

S.  ARCONCE,  évéque  de  Viviers,  p.  412. 

AiicoNNE  (lac  d'),  p.  649. 

ARCULF,   évéque   français,    pèlerin   du    sej-tième 

siècle,  p.  747. 
ARDINGUS,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  SSp. 
Ardorel  (forêt  d'),  pp.  385,  616. 
Aruorel,  monastère,  pp.  48,  3o6,  616. 
ARDULPHE,  évéque  de  Vivier»,  p.  412. 
ARÉDIUS,  évéque  de  Rodez,  p.  873. 
AREGIUS,  évéque  de  Nimes,  p.  274. 
Arènes  de  Nimes.  Voir  Nîmes. 
ARGEBAUD,  évéque  de  Narbonne,  p.  244. 
ARGEMIRE,  évéque  de  Maguelonnc,  pp.  3 1 3,  817. 
Ar.GENCE,  terre,  pp.  67,  75,  167. 
AUGOMBAUD  (seigneurs  d'),  p.  6i6. 

—  (Montazis  d'),  p.  628. 
Argut  (dîme»  d'),  p.  772. 
ARIAN  (comtes  d'),  p.  228. 

ARIBALD  ou  ARBAUD,  évéque  d'Uzès,  p.  299. 
ARIBERT,  évéque  de  Narbonne,  p.  245. 
ARIBERT,  abbé,  p.  247. 
ARIMOND,  évéque  d'Uzès,  p.  299. 
ARION,  p.  584. 
Arise,  rivière,  p.  494. 
Ariiitum  (évéché  d'),  p.  873, 
ARLARD  I,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
ARLARD  II,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
Ani.ES  (église    d');    privilèges   à  elle    accordé»  par 
Charlemagne,  p.  307. 

—  (archevêque  d'),  pp.  837,  866,  897. 

—  (comtes  d');  sont  suzerain»  de»  comtes  de  For- 
calquier,  p.  77. 

—  (concile»  d')  tenus  en  3i4,  p.  366;  en  878, 
p.  413. 

—  (Sai.nt-CéSAibe  d'),  abbaye,  p.  64. 


92  2 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DÈS  MATIÈRES. 


Arles,  abbaye  en  Roiissillon,  pp.  140,  248,  340, 
342,  462,  56i . 

—  (Notre-Dame  d');  sa  consécration,  p.  453. 

—  (Saint-Etienne  d'),  paroisse,  pp.  342,  4S4. 
AUMAGNAC  (comtes  d'),  pp.  SyS,  877. 
ARMAGNAC    (Jean    d'),    vicomte    de    Creisse!    & 

baron  de  Roqiiefeuille,  p.  884. 
ARMAND-riERUE  DE  LA  CROIX  DE  CASTRIES, 

abbé   de  V'almagne   &    de    Saint-Chaffre,  arche- 
vêque de  Tours,  puis  d'Albi,  pp.  Spi,  573,  618, 

663. 
ARMAND  ou   ARNAUD,  évèque  d'Agde,  p.  3o6. 
ARMAND-CLAUDE  DE  NICOLAÏ ,  évêque    de   Bé- 

ziers,  p.  273. 
ARMAND-JEAN  DE  BISCARAS,  évêqiie  de  Béziers, 

p.  826. 
ARMAND  KAZIN  DE  BEZONS,  évèque  de  Carcas- 

sonne,  abbé  de  la  Grasoe,  pp.  339,  4S5. 
ARINIAND   DE  VERNAU  ou  DE  VERNEUF,  évèque 

de  Nimes,  p.  279. 
ARMAND  I  DE  POLIGNAC,  évèque  du  Puy,  p.  404. 
ARMAND    II    DE    KÉTHUNE,    évèque    du     Puy, 

p.  411. 
ARMAN,  ARIMAND,  ARDEMALD  ou  ARMAND  I, 

évèque  de  Toulouse,  pp.  99,  352,  466. 
ARMAND  II,  évèque  de  Toulouse,  p.  99, 
ARMAN  I,  évèque  de  Viviers,  p.  413. 
ARMAN  II,  évèque  de  Viviers,  p,  41 3. 
ARMAND  DE  SPALET,  abbé  de  Chnmboiis,  p.  640. 
ARMAND  I  BAZIN  DE  BEZONS,  abbé  de  la  Grasse, 

p.  485. 
ARMAND    II    BAZIN    DE    BEZONS,    abbé    de    la 

Grasse.  Voir  aux  évèques  de  Carcassonne. 
ARMAND  I,  abbé   de  Joncels,  p.  487. 
ARMAND  II  DE  ROHAN,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 
ARMAND  DE  MONTBOiSSIER,  abbé  de  Manlieu, 

p.  493. 

ARMAND  I  PIERRE  DE  LA  CROIX,  abbé  de 
Saint-Chaffre  &  de  Valraagne.  Foir  aux  arche- 
vêques d'Albi. 

ARMAND,  abbé  de  Séguret,  p.  602. 

ARMAN,  abbé  de  Villeraagne,  p.  577. 

ARMAND,  prieur  de  Eonnefoy,  p.  649. 

ARMAND,  moine,  fils  d'Armand  III,  vicor.ite  de 
Polignac,  p.  5o. 

ARMAND  I,  vicomte  de  Polignac,  p.  49. 

ARMAND  II,  fils  d'Armand,  vicomte  de  Polignac, 
p.  49. 

ARMAND  III,  vicomte  de  Polignac,  p.  5o. 

ARMAND  IV,  vicomte  d:  Polignac,  pp.  5o,  639. 

ARMANDE    DE    VÉRAIRE,    abbesse    de   la    Font 
p.  837. 

ARMENGARDE,  femme  de  Guilhem  IV,  seigneur 
de  Montpellier,  p.    179.   l'oir  ERMENGARDE. 

ARMENGAUD,  prieur  d'Alet,  puis  abbé  de  Joion, 
p.  423. 

S.  ARMENTAIRE,  évèque  de  Vêlai,  p.  399. 

Armets,  paroisse,  p.  386. 

ARNAC,  église,  p.  409. 

ARNALDO  DE  LORDATO,  évèque  d'Urgel,  p.  909. 


ARNALDO  DE  PEREXENS,  évèque  d'Urgel,  p.  908. 

ARNALDO  ROGER  DE  PALHAS,  évèque  d'Urgel, 
p.  909. 

ARNAUD,  archevêque  d'Auch.  Voir  aux  évèques 
d'Agde. 

ARNAUD,  archevêque  d'Embrun,  p.  4. 

ARNAUD  I  DE  LÈVEZON,  évèque  de  Béziers,  puis 
archevêque  de  Narbonne,  abbé  de  Saint-Jacques, 
pp.  220,  227,  249,  263,  277,  3i4,  5o2,  584. 

ARNAUD  II  ou  AMAURI,  légat  apostolique,  ar- 
chevêque de  Narbonne,  abbé  de  Cîieaux,  de 
Grandselve  &  du  Poblet,  pp.  25,  265,  3^3,  577, 
583,  607,  8o3,  854,  863;  histoire  de  sa  lutte 
avec  Simon  de  Montfort  pour  la  possession  du 
duché  de  Narbonne,  p.  675. 

ARNAUD  ALBERT,  évèque  d'Agde  &  de  Carcns- 
sonne,  archevêque  d'Auch,   pp.    3o8,   334,   ~"^- 

ARNAUD  DE  CESSENON,  évèque  d'Albi,  pp.  48, 
385. 

ARNAUD-GUILLAUME,  évèque  d'Albi,  p.  387. 

ARNAUD  DE  VILLARS,  évèque  d'Alet  &  de  Mire- 
poix,  pp.  423,  436. 

ARNAUD  DE  LÈVEZON,    évèque  de    Béziers.    Voir 

aux  archevêques  de  Narbonne. 
ARNAUD  DE  GIRONE,  évèque  de  Béziers,  p.  33o. 
ARNAUD  ALBERTI,  évèque  de   Carcassonne.  Voir 

aux  évèques  d'Agde. 

ARNAUD,  évèque  de  Clermont,  p.  80. 
ARNAUD,  évèque  de  Clermont,  p.  401. 
ARNAUD  I,  évèque  de  Comminges,  p.  373. 
ARNAUD  II  ROGER,  évèque  de  Comminges,  abbé 
de  Bonnefont,  pp.  374,  634,  770,  776. 

ARNAUD  III  ROGER,  évèque  de  Comminges, 
pp.  374,  644. 

ARNAUD  IV  DE  MASCARON,  évèque  de  Com- 
minges, p.  375. 

ARNAUD    V    RAIMOND    D'ESPAGNE,    évèque    de 

Comminges,  p.  376. 
ARNAUD  I,  évèque  de  Conserans,  p.  38o. 
ARNAUD  II  FREDET,  évèque  de  Conserans,  p.  38o, 
ARNAUD  m  DE   SALIES,    évèque   de    Conserans, 

p.  38i. 

ARNAUD  I,  évèque  d'Elne,  p.  341  ;  corrige^  AR- 
TAUD, p.  779. 

ARN.4UD  II,  abbé  du  Poblet,  puis  évèque  d'Elne, 
pp.  343,  780,  792. 

ARNAUD  I,  évèque  de  Lectoure,  p.  367. 

ARNAUD  II,  évèque  de  Lectoure,  p.  367. 

ARNAUD  m  GUILLAUME  DE  LA  BARTHH , 
évèque  de  Lectoure,  p.  36S,  912. 

ARNAUD  IV  DE  PEYRAC,  évèque  de  Lecioure, 
p.  369. 

ARNAUD  I,  évèque  de  Maguelonne,  pp.  263,  3u, 
814,826. 

ARNAUD  II  DE  LOUBENS  DE  VERDALE,  évè- 
que de  Maguelonne,  doyen  de  Saint-Paul  de 
Fenouillèdes,  pp.  180,  019,  33^,  422,  45c,  750, 
82  I . 

ARNAUD  DE  PEYRE,  évèque  de  Mende,  p.  393. 

ARNAUD  I  DE  VILLARS,  évèque  de  Mirepoix. 
/  oir  aux  évèques  d'.Aict. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES   MATIÈRES. 


923 


ARKAUD  n  DE  LA  TRÉMOUILLE,  évêque  de 
Mirepoix,  p.  436. 

ARNAUD  DE  PEYRARÈDE,  patriarche  d'Alexan- 
drie &  administrateur  perpétuel  de  Montauban, 
pp.  426,  810. 

ARNALTD,  évêque  de  Himes,  p.  278. 

ARNAUD  DE  VILLEMUR ,  évêque  de  Pamiers, 
p.  43 1. 

ARNAUD,  évêque  de  Rodez,  pp.  873,  888. 

ARNAUD  I,  évêque  de  Toulouse,  p.  3Ô2. 

ARNAUD    II   ou  ARMAND,   évêque  de  Toulouse, 

pp.    lOI  ,  302. 

ARNAUD  III  ROGER  DE  COMMINGES,  évêque  de 
Toulouse,  p.  356. 

ARNAUD  DE  VOGUÉ,  évêque  de  Viviers,  p.  414. 

ARNAUD  I  BÉRENGER,  abbé  de  Notre-Dame 
d'Arles,  p.  433. 

ARNAUD  II  BÉRENGER,  abbé  de  Notre-Dame 
d'Arles,   p.  454. 

ARNAUD  m,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  454. 

ARNAUD,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

ARNAUD  GAUBERT,  abbé  de  Belleperche,  p.  Û27. 

ARNAUD  I,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

ARNAUD  II  ROGER,  abbé  de  Bonnefont,  évêque 
de  Comminges.  Foir  aux  évêques  de  Co.mmi.\ges. 

ARNAUD  III  RAIiMOND  DE  SAINT-PAUL,  abbé 
de  Bonnefont,  p.  634. 

ARNAUD  IV  DE  MARQUEFAVE, -abbé  de  Bonne- 
font, p.  634. 

ARNAUD  V,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

ARNAUD  VI,  abbé  de  Bonnefont,  puis  de  Boul- 
bonne,  p.  634. 

ARNAUD  VII  GUILLAUME  DE  MAULÉON,  abbé 
de  Bonnefont,  p.  634. 

ARNAUD  I,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614, 

ARNAUD  II  GUILLAUME,  abbé  de  Boulbonne, 
p.  614. 

ARNAUD  m,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614. 

ARNAUD  IV,  abbé  de  Bonnefont,  puis  de  Boul- 
bonne, p.  614. 

ARNAUD  V,  abbé  de  Boulbonne,  p.  61 5. 

ARNAUD  I,  abbé  de  Calers,  p.  621. 

ARNAUD  II,  abbé  de  Calers,  p.  621. 

ARNAUD  GUASC,  abbé  de  Candeil,  p.  6z5. 

ARNAUD  DE  CORBIAC,  abbé  de  Saint-Martin  du 
Canigou,  pp.  464,  594. 

ARNAUD,  abbé  du  Canigou,  p.  464;  doit  être  iden- 
tifié avec  le  précédent.  Voir  p.  504. 

ARNAUD  I,  abbé  de  la  Capelle,  p.  645. 
ARNAUD  II  GUILLAUME  DE  GORDE,  abbé  de  la 
Capelle,  p.  646. 

ARNAUD  m  CALBERT,  abbé  de  Fontcaude  &  de 
la  Capelle,  p.  646. 

ARNAUD  IV,  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 
ARNAUD  V  DE    MEILLON,   abbé  de    la    Capelle, 
p.  646. 

ARNAUD  I,  abbé  de  Castres,  p.  433. 

ARNAUD  II,  abbé  de  Castres,  p.  433. 

ARNAUD  I,  abbé  de  Cnunes,  p.  466. 

ARNAUD  II  D'ESPÉRAZA,  abbé  de  Cauncs,  p.  466. 


ARNAUD  III  SOUBIRAN,  abbé  de  Caunes,  p.  467. 
ARNAUD,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 
ARNAUD,  abbé  de  Chambons,  p.  639. 
ARNAUD,  abbé  de  Combelongue,  p.  612. 
ARNAUD,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
ARNAUD  I  GÉRAUD,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
ARNAUD  II  de  Mariis,  abbé  d'Eaunes,  p.  63,5. 
ARNAUD  III    DE    MARC   ou   DE    MARASC ,    abbé 

d'Eaunes,  p.  635. 
ARNAUD  IV  DE  CABANAC,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
ARNAUD  I,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 
ARNAUD  II,  abbé  de  Feuillans,  p.  635. 
ARNAUD  m  DE  BRANTALÉON,   abbé  de  Feuil- 
lans, p.  637. 
ARNAUD  IV  GARCIAS,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
ARNAUD  V  GARCIAS,  ablé  de  Feuillans,  p.  637. 
ARNAUD  VI  GARCIAS,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
ARNAUD  VII  DE  CALVARIA,  abbé  de  Feuillans, 

p.  637. 
ARNAUD    VIII    GUILLAUME    DE    VILLAMOLLE, 

abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
ARNAUD  IX  TRAPIER  DE  SAINT-BENOIT,  abbé 

de  Feuillans,  p.  633. 
ARNAUD  X  BOC  DE  SAINT-BERNARD,  abbé   de 

Feuillans,  p.  638. 
ARNAUD,  abbé  de  Foix,   p.  849. 
ARNAUD  I,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 
ARNAUD  II  NOVEL,  abbé  de  Fontfroide,  cardinal 

de  Sainte-Priscille,  p.  619. 
ARNAUD  III,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 
ARNAUD    I,    abbé   de    Saint-Michel   de   Gaillac, 

p.  597. 
ARNAUD    II,   abbé   de   Saint-Michel   de   Gaillac, 

p.  597. 
ARNAUD  m,  abbé  de  Gaillac,  p.  598. 
ARNAUD  IV  DE  MONTDENARD,  abbé  de  Gaillac, 

p.  598. 
ARNAUD    V    DE     FAUGÈRE,    abbé    de    Gaillac, 

p.  598. 
ARNAUD    I   AMAURI,    abbé   de    Poblet,   puis   de 

Grandselve.  Voir  aux  archevêques  de  Nabdonne. 
ARNAUD    H   GAILLARD,    abbé    de    Grandselve, 

p.  608. 
ARNAUD  m  BLANC,  abbé  de  Grandselve,  p.  610. 
ARNAUD   I  DE  LliVIS,  abbé  de  la  Grasse,  p.  479. 
ARNAUD  II  DE  L'ISLE,  abbé  de  la  Grasse,  p.  480. 
ARNAUD,  abbé  de   Jocou,  p.  722. 
ARNAUD,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 
ARNAUD  I  GARSIAS,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
ARNAUD  H  DE  LA  BARTE,  abbé  du  Mas-d'AziI, 

p.  495. 
ARNAUD,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
ARNAUD  VINAT,  abbé  de  Montolieu,  p.  460. 
ARNAUD  I  GARSIAS,  abbé  de  Nizors,  p.  642. 
ARNAUD  II  DE  FELGAR,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 
ARNAUD,  abbé  de  Peyrissas,  p.  774. 
ARNAl'D  I,  abbé  de  Psalmodi,  p.  507. 
ARNAUD  II,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o3. 
ARNAUD    III    DE    SAINT-FÉLIX,    abbé    de    Psal- 
modi, p.  5o8. 


9-4 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


ARNAUD    IV   DE   SAINT-FELIX,    abbé    de    Psal- 

modi,  p.  509. 
ARNAUD   SALVADOR,  abbé   de  Quarante,  p.  .Oô^. 
ARNAUD     CAPUCI  ,    abbé    de     Saint- Aphrodise, 

p.  499. 
ARNAUD  I  DE  CRUZY,   abbé   de  Saint-Chinian, 

p.  529. 
ARNAUD  II,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  53o. 
ARNAUD  III  DE  VERDALE,   abbé   de   Saint-Chi- 
nian, p.  63o. 
ARNAUD  I  PONS,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  535. 
ARNAUD  II,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  535. 
ARNAUD  III,  abbé  de  Saint-Genis,  pp.  536,  782. 
ARNAUD,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  319. 
ARNAUD  I,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  547. 
ARNAUD    II    RAIM.OND,    abbé    de    Saint-Hilnirc, 

p.  547. 
ARNAUD  III  RAI^MOND  DE  ROQUETTE,  abbé  de 

Saint-Hilaire,  p.  548. 
ARNAUD  DE  LÈVEZON,  évêque  de  Béziers  &.  nbbé 

de  Saint-Jacques.   Voir  aux  archevêques  de  Nar- 

bonne, 
ARNAUD  I,  abbé  de  Saint-Martin  du  Lez,  p.  723. 
ARNAUD  II,  abbé  de  Saint-Martin  du  Lez,  p.  723. 
ARNAUD  I  ou   ARNULPHE    DE    LÈVEZON,    abbé 

de  Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  5o2. 
ARNAUD   II,    abbé   de    Saint-Paul   de   Narbonne, 

p.  5o3. 
ARNAUD   III   DE   VILLARS ,   abbé  de  Saint-Paul 

de  Narbonne,  p.  504. 
ARNAUD  I  DE  LAUZIÈRE,  abbé  de  Saint-SauTCur 

de  Lodève,  p.  8o3. 
ARNAUD    II,   cardinal,  abbé   de    Saint-Sauveur  d« 

Lodève,  p.  8o3. 
ARNAUD  DE  VILLEMUR,  abbé  de   Saint-Sernin, 

pp.  526,  609. 
ARNAUD  I,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  420. 
ARNAUD  II,   abbé  de  Saint-Théodard,  p.  425. 
ARNAUD   III,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  425. 
ARNAUD  I,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  558. 
ARNAUD   I  D'AHON,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 
ARNAUD  II,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 
ARNAUD    I    DE  VILLABORAIS,    abbé    de    Sorèze, 

p.  5i  2. 
ARNAUD    11    DE    MONT  AIGU ,   abbé    de    Sorèze, 

p.  5i 2. 
ARNAUD,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
ARNAUD,  abbé   de  Vallbona,  p.  790. 
ARNAUD  I,  abbé  de  '^'almagne,  p.  618. 
ARNAUD    II    DE    POUZOLS ,    abbé    de    Valmngne, 

p.  618. 
ARNAUD  m,  abbé  de  Valmngne,  p.  6]  8. 
ARNAUD   IV  DE  LAUSIÈRES,  abbé  de  Valmagne, 

p.  618. 
ARNAUD    I,   prieur    de    Eonnefont,    prieur,    puis 

abbé  de  Villelongue,  p.  63  1 . 
ARNAUD   II,  abbé  de  Villelongue,  p.  63  1 . 
ARNAUD    I   ou    ARTAUD,    abbé   de   Villeinagne, 

p.  578. 


ARNAUD    II    DE    LOUÈRE,   abbé   de  ViUemngne, 

p.  579. 
ARNAUD,  archidiacre  de  Lodève,  p.  497. 
ARNAUD,  archidiacre  de  Narbonne,  p.  249. 
ARNAUD    POMAR,    archiprêtre    de    Carcassonne, 

p.  334. 
ARNAUD-RAIMOND,  prévôt   de  Saint-Etienne  de 

Toulouse,  p.  367. 
ARNAUD,     prieur    des    augustins    de    Narbonne, 

p.  682. 
ARNAUD  DE  COMPS,  quatrième  grand-maître  det 

hospitaliers  de  Jérusalem,  p.  234. 
ARNAUD  DE  MONTESCOT,  maître  de  la   milice, 

p.  234. 

ARNAUD  I,  comte  de  Comminges,  de  Conserans  Zn 
de  Carcassonne,  pp.   1  i3,  456,  768  \^). 

AP.NAUD  II,  comte  de  Comminges,  pp.  1  1  3,  773  (?). 
ARNAUD  III,  comte  de  Comminges,  p.   1  i3. 
ARNAUD-GUILLAUME,    comte    de    Montlezun, 
pp.  368,  6 1  o. 

ARNAUD,  comte  de  Razèî,  p.   1  r3. 
ARNAUD,  vicomte  de  Carcassonne,  p.  546. 
ARNAUD    D'ESPAGNE,   vicomte   de   Conserans   & 
baron  de  Montespan  &.  de  Ramefort,  p.  376. 

ARNAUD,  vicomte  de  Fenouillèdes,  p.  722. 
ARNAUD-EUDES,  vicomte  de  Lomagne,  p.  628. 
ARNAUD    GARSIE    DE    GOUTH ,    vicomte  de   Lo- 
magne &  d'Auvillars,  pp.  628,  912. 

ARNAUD  DE  DURFORT,  seigneur  de   Clermont- 
sur-Garonne,  p.  609. 

ARNAUD-GAUZBERT,  p.  587. 
ARNAUD-GIKERT,  p.  646. 
ARNAUD-RAIMOND,  p.  342. 

ARNAUDE    DE    CAPIÈRE ,   abbesse    de    la    Font, 
p.  837. 

ARNOUL,  évêque  d'Ausone,  p.  96. 
AIINOUL,   ARNULFE,  abbé  d'Aniane,  évêque  sup- 
posé de  Carcassonne,  pp.  56,  329,  448,  737.     . 

ARNOUL,  évêque  de  Girone,  p.  453. 

ARNOUL,  abbé  d'Aniane,  p.  448.  J'oiVaux  évcqucs 

de  Carcasso.vne. 
ARNOUL,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453. 
ARNOUL,    abbé    de    Saint-Géraud    d'Aurillac, 

pp.  570,  571. 
ARNOUL,  abbé  de  MontoHeu,  p.  455. 
ARNOUL,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  c.  553. 
ARNOUL,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières,  p.  419. 
ARNOUL,  roi  de  Germanie  &  empereur,  pp.  8,  |5. 
ARNULFE,  évêque  de  Carcassonne.  Voir  ARNOUL. 
ARNULPHE    DE     LÈVEZON.    Voir    ARNAUD    DE 

LÈVEZON. 
ARNUSTE,  archevêque   de  Narbonne,   pp.  23,  5l, 

246,  275. 
ARPAJON  (Bernard  d'),  p.  641. 
—  (Hugues  d'),  p.  866. 
ARRASAT,  abbé  de  Joncels,  p.  486. 
ARRICIUS,    ARRICHUS   ou    ARRICHO,   évêque   de 

Toulouse,  p.  35i. 
Ans  (Saint-Pierre  d'),  p.  644. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


ÇîS 


ARSINDE,  femme  d'Arnaud,  comte  de  Conserans, 

p.  I i3. 
ARSINDE,   première   femme  de   Guillaume  I,  duc 

de  Provence,  p.  6l. 
ARSINDE  D'ANJOU,  première  femme  de  Guillaume 

Taillefer,  comte  de  Toulouse,  p.  3o. 
ARSINDE,  comtesse,  p.  688. 
ARSINDE,  femme   de   Boson ,   vicomte  de   Béziers, 

p.     I02. 

ARSINDE,    femme   de   Guillaume,  vicomte   de   Bé- 
ziers, p.  5Ô7. 

ARSIUS  ou  ARSENIUS,  évêque  de  Coraminges, 
p.  374. 

ARTAL,  comte  de  Palhas,  p.  908. 

ARTAUD  I,  évéque  d'Elne,  p.  341. 

ARTAUD  II,  évéque  d'Elne,  pp.  341,  535,  779. 

ARTAUD  III,    évéque   d'Elne,    pp.    342,  779,  791. 

ARTAUD  IV,  évéque  d'Elne,  p.  343. 

ARTAUD  V  &  non  ARNAUD,  évéque  d'Elne, 
P-  779- 

ARTAUD,  abbé  de  Cruas,  p.  674. 

ARTAUD,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

ARTAUD ,  fils  d'Ulger,  Ticomte  de  Castelnou , 
p.  342. 

ARTHUR  RICHARD  DILLON,  archevêque  de  Nar- 
bonne  &  de  Toulouse,  pp.  260,  365. 

ARTHUR  BUREAU,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
p.  499. 

ARTUS  TIMOLÉON  DE  BARCOS,  abbé  de  Saint- 
Jacques,  p.  586. 

ARUCIO,  abbé  de  Saint-Paul  deNarbonne,  p.  5oi. 

ARVALDUS,  comte  de  Lodève,  p.   129. 

An/.ENC,  village  dans  le  Carcasses,  p.  407;  Aryens 
(Aude),  arr.  de  Carcassonne. 

Ap.zon,  château,  pp.  4o3,  404  [Haute-Loire),  com- 
mune de  Chomelix. 

ASAEL,  évêque  d'Uzès,  p.  299. 

ASCAGNE-MARIE  SFORZA,  évéque  d'Elne,  p.  345. 

ASNARIUS,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 

ASNARIUS,  comte  de  Comminges  &  de  Conserans, 
p.  I i3. 

ASNÎER,  ASNARIUS,  vicomte  de  Comminges,  pui» 
abbé  de  Lézat,  pp.  489,  772. 

S.  .VSPASIUS,  évéque  d'EauiC,  p.  366. 

Asnr.A  (Notre-Dame  d'),  pp.  342,  343,  563;  Es- 
pira  de  l'Agly  (Pyrénées-Orientales),  arrond.  de 
Prades.  Voir  Espir.A. 

ASSARICUS,  abbé  de  Saint-Gcnis,  p.  535. 

ASSAS  (Rostaing  d'),  p.  323. 

ASTAFORT  (Bernard  d'),  pp.  355,  627. 

ASTANOS  (seigneurs  d'),  p.  769. 

AsTABAc  (pays  d'),  p.  768. 

ASTARE,  abbé  de  Peyrissas,  pp.  489,  774. 

ASTORGE,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5i8. 

ASTORGE  DE  LANDORRE ,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  504. 

ASTRUC  ou  AUSTORGUE,  abbé  de  bonnecombe, 
pp.  473,  641. 

ATALA  I,  abbé  de  Sairtt-Polycarpe,  p,  5i>o. 


ATALA  II,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  553. 
ATON,  archevêque  d'Arles,  p.  568. 
ATON  I,  évêque  de  Toulouse,  pp.  99,  352. 
ATON  II,  évéque  de  Toulouse,  pp.  99,  352. 
ATON.  Foir  HATON,  évêque  de  Viviers,  p.  41  3. 
ATON  I  ou   ATTON,  abbé  de  Lézat,  p.  489. 
ATON  II,  abbé  de  Lézat  &.  du  Mas-d'Azil,  pp.  489, 

494- 
ATON  III,  abbé  de  Lézat,  pp.  490,  611,  621,  710, 

771- 
ATON,  prévôt  de  Saint-Germier  de  Muret,  p.  7  10. 
ATON  I,  vicomte  d'AIbi,  p.   io5. 
ATON    II,   vicomte  d'AIbi   &   de   Nimes,   pp.   104, 

io5. 
ATON,  aurait  été  vicomte  de  Béziers,  p.  102. 
ATON,  vicomte  de  Soûle,  p.  3o. 
ATON-BENOIT,  fondateur  de  Lézat,  p.  586. 
ATON-GILABERT,  p.  546. 
ATTALA,  abbé  de  La  Grasse,  pp.  328,  478. 
ATTALANE,  fille  de  Riculfe,  comte  de   Mâcon  Si 

femme  d'Albéric,  vicomte  de  Narbonne,  p.  5i. 

ATTICUS,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5i6. 
Attilian,  village,   p.  Goi;   ancien  nom   du  lieu  de 

Quarante, 
ATTILIO,  fondateur  ou  restaurateur  de  Saint-Thi- 

béry,  p.  557. 
ATTON.  Toir  ATON. 
ATTON,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 
ATTON-RAIMOND,  seigneur  de  l'Isle,  p.  373. 
Aliug.ve,  lieu  du  diocèse  de  Marseille,  p.  273. 
Auiie.vas  (consuls  d'),  p.  65i. 

—  (clarisses  d'),  p.  899. 

—  (petits  couvents  d'),  p.  900, 
AUliENAS  (Guillaume-Maurel  d"),  p.  6o3. 
AUBERIVE    (Amédée    d'),    fondateur    de    Mazan, 

p.  601 . 
AUBERT     ou     ARBERT,     abbé     de    Villeraagne, 

P-   â77- 
At  CETERnE,  abbaye  du  diocèse  de  Périgueux,  p.  267. 
Aluuac  (hôpital  d'),  p.  882. 

—  (hôpital  ou  domcrie  d'),  p.  882;  son  histoire 
détaillée,  pp.  888  &  suiv. 

—  (analyse  de  la  règle  donnée  à)  par  l'évêque  de 
Rodez,  pp.  888,  889. 

AUBUSSON  (Isabelle  d'),  p.  382. 
Atcii   (archevêque  d'),  lieutenant  du  roi  en  Lan- 
guedoc, p.  728. 

—  (Saist-Emehent  d'),  prieuré,  p.  589. 

—  (prieur  d*  Saint-Orens  d'),  p.  609. 

—  (concile  d'),  en   1277,  p.  368. 

AUDARD.  yoir  THÉODARD,  archevêque  de  Nar- 
bonne. 

AUDEGAIRE,  abbé  de  Joncels,  p.  485. 

AUDESINDE,  évêque  d'Elne,  pp.  246,  340,  792. 

AUDOIN-AUBERT,  comte  ecclésiastique  de  Mel- 
gueil.  yoir  AUDOUIN. 

AUDOIN,  évêque  d'Uzès,  p.  299. 

AUDOUIN,  cardinal- évêque  de  Maguelonna^ 
pp.   180,  319. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


AUDOUIN,  atbé  de  Castres,  p.  434. 

AUDOUIN  (N.  d'),  abbé  de  Gaillnc,  p.  Spp. 

AUDOUIN  D'AKZAC  DE  LA  DOUZE,  abbé  de  [La 
Grasse,  p.  483. 

AUGER  I,  évêque  de  Conserans,  p.  38o. 

AUGER  II  DE  MONTFAUCON,  évêque  de  Conse- 
rans, p.  38o. 

AUGER  I,  abbé  de  Bonnefont,  p.  633. 

AUGER  II  DE  LA  TOUR,  abbé  de  Bonnefont, 
p.  634. 

AUGER  III  DU  FALGAR,  abbé  de  Bonnefont, 
p.  634. 

AUGER,  abbé  de  Boulbonne,  p.  612. 

AUGER,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 

AUGER  I,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 

AUGER  II,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 

AUGER  III,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 

AUGER  IV,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 

AUGER  DE  GOSGENU,  abbé  de  La  Grasse,  pp.  480, 
562. 

AUGER,  abbé  de  Moissac,  p.  628. 

AUGER,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  5oi. 

AUGER,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  p.  802. 

AUGER,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 

AUGER  DE  BALLIEN,  grand-maître  des  hospita- 
liers de  Jérusalem,  p.  234. 

AUGUSTIN  DE  MAUPEOU,  évêque  de  Castres, 
p.  435. 

AUGUSTIN,  évêque  de  Conserans,  p.  38o. 

AUGUSTIN  LLAMBI,  abbé  de  Saint-Martin  du 
Canigou,  p.  695. 

AUGUSTIN,  cardinal,  abbé  de  Caunes,  p.  469. 

AUGUSTIN  TRIVULCE,  cnrdinal-évêqiie  de  Grasse, 
abbé  de  Fontfroide  &  de  Lézat,  pp.  491,  620. 

AUGUSTIN  DE  THOU,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

S.  AULUS  ou  S.  AVOL,  évêque  d'Albe,  p.  412. 

AUNAC  (Gaillard  d'),  p.  568. 

AUPHANT,  évêque  de  Nimes,  p.  835.  Folr  ELE- 
FANT. 

AUQUIER,  abbé  de  Belleperche,  p.  367.  Foir  AL- 
QUIER. 

Aube  (comtes  d'),  p.   i  i3. 

AURE  (Eudes  d'),  p.  634. 

—  (Guillein  d'j,  p.  621. 

S.  AURÈLE,  évêque  du  Vêlai,  p.  400. 

AURÉLIEN,  évêque  d'Uzès,  p.  299. 

AURÉOLUS,  religieux,  p.  489. 

AuKiAC,  château  dans  le  Lauragais,  pp.  107,  249 
(^Aude),  arr.  de  Carcassonne. 

AURIAC  (Pierre  d'),  bailli  du  Vivarais,  p.  416. 
AuRiGNAC  (pères  de  la  Mekci  d'),  p.  776. 
AuRiLLAC  (Saint-G)èraud  d'),  abbaye,  pp.  33,  257, 

410,  418,  664. 
AURIOLE,  abbé  de  Peyrissns,  p.  774. 
AURIOL,  prêtre,  p.  340. 

AuRoi'x  (Notke-Dame  d'),  église,  pp.   164,  3i2. 
AURUQUE,  femme  de  Guimera,  p.  546. 
AusÈDE  (concile  d'),  pp.  247,  276,  287,  5i3,  352, 

478. 


AUSTENDUS,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
AUSTÉRIUS,  archevêque  de  Lyon,  p.  24. 
AUSTORG,  abbé  de  Montauban,  p.  808. 
AUSTORGUE,  faux  abbé  de  Bonnecombe,  p.  642. 
AUTEUIL   (Pierre   d'),    sénéchal    de   Carcassonne, 

pp.  466,  6i3. 
AUTGAIRE   ou   AUDEKAIRE,   évêque  de  Lodève, 

p.  287. 
Autignac,    p.  3i2  (Hérault),   arr.   de  Béliers, 
AUTSCINDE,  abbesse  d'Anduze,  p.  836. 
AUTULFE,  abbé  de  Samt-Gilles,  p.  5r6. 
Auvergne;   le   roi   Raoul  en  dispose  en   faveur  de 

Raimond-Pons,   comte   de  Toulouse,   pp.    79   & 

suiv.  ;  les  comtes  de  Toulouse  dominent  sur  ce 

pays,  p.  85. 
. —  (comtes  d'),  pp.  85,  89,  90,  91,  92,  134. 

—  (comté  d');  est  cédé  en  fief  à  Gui,  vicomte  de 
Clermont,  p.  88;  est  possédé  par  Raimond- 
Pons,  comte  de  Toulouse,  pp.  79,  80. 

—  (comtes  d')  de  la  deuxième  race,  p.  91. 

—  (Dautiiin  d'),  Guillaume  le  Jeune,  comte  d'Au- 
vergne, est  le  premier  à  porter  ce   titre,  p.  91, 

Alvillars,  pp.  608,  627,   628  (^Tarn-&-Garonne'), 

arr.  de  Moissac. 
AUVRICHER  (Jacqueline  d'),  p.  255. 
Auxerre    (Saint-Gekmai.v    d'),   abbaye,    pp.    365, 

382. 

—  (Saint-Pierre  d'),  abbaye,  p.  297. 
AUXILENDE,  mère  de  Pons,  vicomte  de  Polignac, 

p.  5o. 

AUXONIUS,  évêque  d'Albe,  transfère  ce  siège  à  Vi- 
viers, p.  412. 

Avanes  (Sainte-Cécile  d'),  église,  p.  384;  Avcm 
(Tarn),  commune  de  l'Isle-d'Albi,  Voir  Av£S. 

AVAUSAN  (Thomas  d'),  p.  58o. 

AVE,  femme  de  Miron,  comte  de  Roussillon, 
pp.   144,  475. 

AVEJEAN  (N.  d'),  abbesse  d'Alais,  p.  720. 

AvELLiNO,  dans  la  Terre  de  Labour,  p.  278. 

AvÉs  (église  d"),  p.  696.   Foir  AvANES. 

Avignon,  pp.  20,  66,  75,  77. 

—  (clarisses  d'),  p.  840. 

—  (Saint-Nicolas  d'),  collège,  p.  38 1. 

—  (comté  d'),  pp.  71,  77,  78. 

—  (comtes  d'),  pp.  71,  77,  78. 

—  (concile  d'),  en  1060,  p.  5i6. 

AviCNONET,  p.  363  (Haute-Garonne),  arr,  de  Fille- 
franche. 

S.  AVOL,  évêque  d'Albe.  Foir  S.  AULUS,  p.  402. 

Avoué  de  monastère,  p.  167. 

AVRIL,  évêque  d'Urgel,  p.  476.  Foir  ABRIL. 

AYBLINE,  abbesse  de  la  Font,  p.  837. 

AYMAR  GOUFFIER,  évêque  d'AIbi,  p.  389. 

AYMAR,  évêque  du   Puy,  p.  89.  ^o/'r  ADHÉMAR. 

AYMAR  I,  évêque  de  Viviers,  p.  414. 

AYMAR  II,  évêque  de  Viviers,  p.  41  5. 

AYMAR  III  DE  LA  VOUTE  D'ANDUZE,  évêque 
de  Viviers,  p.  4i5. 

AYMAR  DE  POITIERS,  seigneur  de  Saint-Vallier, 
p.  65i. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


927 


AYMERI,  évêque  de  Carcassonne,  p.  329. 
AYMERI  HUGUES,  évéque  de  Lodève,  p.  291. 
AYMERI  GUIRAUD,  évêque  de  Nimes,  p.  279. 
AYMERI    DE    LA    GARDIE ,    abbé    de    Psalraodi, 

p.  5o8. 
AYMERI    I,    abbé    de    Saint -Paul   de    Narbonne, 

p.  5oi. 
AYMERI    II,   abbé   de   Saint-Paul   de   Narbonne, 

p.  5oi . 
AYMERI    m,  abbé   de  Saint-Paul   de   Narbonne, 

p.    002. 

AYMERI   NOËL  ou    NATAL,    abbé   de  Saint-Ser- 

nin,  p.  748. 
AYMERI  DE  ROQUEFORT,  abbé  de  Sorèze,  p.  5 12. 
AYMERT,  comte  d'Auch,  p.  367. 
AYMERI  I,   yicorate  de   Narbonne,   pp.  i5c,  479, 

5o2. 

AYMERI  II,  vicomte  de  Narbonne,   p.  249. 
AYMERI  III,  vicomte  de  Narbonne,  pp.  20 1,  i5i, 

577,  619. 
AYMERI    DE    LAUTREC,    seigneur   d'Ambres, 

p.  268. 

AYMERT  GUILLAUME,  seigneur  de  Clermont, 
p.  289. 

AYMON,  prieur  de  Cassan,  évêque  de  Nice,  p.  7j3. 
AYRARD,  évêque  de  Carpentras,  p.  63. 
AYRAULT,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
AYROUVILLE,  p.  357. 

AZÉMAR  DE  PINS,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
AZÉMARE  DE  LISSAC,  abbesse  de  Beaulieu,   près 

Mirepoix,  p.  806. 
AZENARIUS,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 
AZILLAN  (Gaucelin  d'),  maître  des  hospitaliers  de 

Jérusalem,  p.  234. 

Azii.i.E  ou  AziLLA.v,  château  dans  le  diocèse  de 
Narbonne,  pp.  236,  336,  467  (AuJe),  arr.  de 
Carcassonne^ 

—  les  clarisses  de  Carcassonne  viennent  s'y  éta- 
blir, p.  750. 

—  (clarisses  d'),  p.  689. 

—  (abbesses  des  clarisses  d'),  p.  689. 

—  (frères  mineurs  d'),  p.  686. 

—  (concile  d'),  en  902,  pp.  246,  563. 


B 


B.,  évêque  de  Cavaillon,  p.  278. 

B.,  abbé  de  Conques,  p.  473. 

B.,  abbé  de   Lézat,    p.    775.    Voir  BERNARD    DE 

SARRAUTA. 

B.,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 

B.  DE  PIANO,  abbé  de  Notre-Dame  de  Quarante, 
p.  563. 

B.,  abbé  de  Saint-Jacques  (i3o4-i3o5),  p.  585. 
B.,  abbé  de  Saint-Jacques  (1401-1406),  p.  585. 
B.  JOURDAIN,  abbé  de   Saint-Paul  de  Narbonne, 
p.  Soi. 


B.,  abbé  de  Savignl,  p.  602. 

B.  DE  COSTE,  archidiacre  de  Rodez,  p.  541. 

B.  PIERRE  URSEOLE,  duc  de  Venise,  p.  140. 

BABILA,  abbé  d'Arles,  p.  432. 

BACON,  calviniste,  p.  53  1. 

Badon,  territoire,  p.  262. 

—  (église  Notre-Dame  de),  p.  264. 

BADUEL    (Claude),    professeur    à    l'université   de 
Paris  &  au  collège  des  Arts  de  Nîmes,  p.  843, 

FAFFIE  (Guillaume  de),  p.  393. 
BAZANNE  (N.  de),  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  545. 
Bagcs,  château,   p.    343   {^Py renées-Orientales),  arr. 
de  Perpignan. 

BAGES  (Raimond  de),  p.  5o3. 
Bagnols  (moulins  de),  près  Béziers,  p.  497. 
Bacxoi.S,  château,  p.  467  (Aude),  arr.   de   Ci:rcas~ 
sonne. 

Bagxols  (Saint-Etienne  de),  abbaye,  pp.  245,  248, 
BAr.NOi.s  ou  Valsauve  (abbaye  de),  p.  869. 
Baonols  (petits  couvents  de),  p.  870. 
Baillargies,   église,    p.    164  {Hérault),    arrond.  de 
Montpellier. 

Baings  de  Montfekrant  (Saint-Nazaire  de),  pa- 
roisse au  diocèse  d'Alet,  p-  462, 

Bajas,  terre,  p.  340;   Bages  {Pyrénées-Orientales), 
arr.  de  Perpignan. 

Bajelle,  village,  p.  577. 
Balaguier,  vallée,  p.  475. 

Balarlx,  p.  3i7  {Hérault),  arr.  de  Montpellier, 
BALAN,  abbé  de  Sorèdc,  p.  563. 
BALDEMAR,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 
Bai.e  (concile  de),   pp.   388,  431,  455,  559,  642, 
877. 

Balma,  la   Balme,  château,  pp.  359,  36i  {Haute- 
Garonne),  arr.  de  Toulouse. 

BALTHASAR    DE    BUDOS    DE    PORTES,    évêque 
d'Agde,  p.  3io. 

BALTHASAR   DE   THÉZAN    DE   SAINT-GENIÈS, 
abbé  de  Quarante,  p.  565. 

BAMJOLAS,  abbaye  au  diocèse  de  Girone,  p.  Spâ. 
Bannes  (Saint-Pierre  de),  église,  p.  414. 
Bar,  prieuré,  p.  473. 

Barassan  (Saint-Gemés  de),  lieu,  p.  578  {Hérault), 
arr.  de  Béliers. 

Barbaira  (hôpital  de),  p.  769. 
Barbastro  (Sainte-Foi  de),  monastère,  p.  473. 
BARBAZAN  (Arnaud-Guillaume  de),  p.  376. 
BARBE  DU  BOIS,  p.  270. 

Barcelone  (conciles  de),   en  599,  p.  902;  en  906, 
pp.  246,  329;  en  1564,  p.  787. 

—  (évêque  de),  p.   i63. 

—  (comte  de),  pp.  143,  191, 

Barenx   (maladrerie   de),    p.    665 j   corrige^    Brcns 
{Tarn),  arr,  d'Albi. 

Barète  (Saint-Laibent  de),  prieuré,  p.  290. 
Barjac  (capucins  de),  p.  870. 

BARNABE    DE    FAYOLLES,    abbé   de    Psalmodi, 
p.  509. 


928 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


Barnassonne  (Sainte-Mahie  de),  abbaye,  p.  759. 

Voir  Bebnassonne. 
BARON,  abbé  d'Exala,  p.  476. 

BARRAL  (N.  de),  seigneur  du  Mas-d'Azil,  p.  496. 
BARRAL,  seigneur  8t  vicomte  de  Marseille,  p.  607. 
BARRAL  DE  BAUX,  prince  d'Oiange,  p.  3i. 
BARRIAC  (Raimond  de),  p.  868. 
BARRIÈRE  (Bernard),  procureur  du   roi  à  Nimes, 

p.  839. 
BARTHE  DE  NESTE  (Arnaud-Guillaume  de  la), 

p.  374. 
—  (Marguerite  de  la),  p.  37Û. 

BARTHÉLÉMY,  archevêque  de  Narbonne,  p.  146. 
BARTHÉLEJMY,   dernier  abbé   d'Alet   &  son    pre- 
mier évêtjue,  pp.  423,  572. 
BARTHÉLÉMY  DE  MONTCALVE,  évêque  de  Bé- 

ziers,  p.  268. 
BARTHÉLÉMY     DE     DON  ADIEU     DE     GRIESC, 

évêque  de  Comminges  &  abbé  de  Saint-Hilaire, 

pp.  378,  548. 
BARTHÉLÉMY  I  PAYRO,  évêque  d'Elne,  pp.  345, 

782,  783. 
BARTHÉLÉMY    II  (F.),    évêque   d'Elne,   doit    être 

identifié  avec  Barthélémy  I  Payro,  pp.  346,  783. 

BARTHÉLÉMY  I  D'ARTIGUALOUBE,  évêque  de 
Pamiers,  pp.  43  1 ,  848. 

BARTHÉLÉMY  II  DE  SALIGNAC,  évêque  de  Pa- 
miers, abbé  de  Boulbonne,  pp.  432,  6i5. 

BARTHÉLÉMY  DOMINIQUE  DU  MONT,  abbé  de 
Foix,  p.  849. 

BARTHÉLEMI  DU  MAS,  abbé  de  Fontcaude, 
p.  864. 

BARTHÉLEMI,  abbé  de  Gimont,  p.  609. 

BARTHÉLEJMI  GABRIEL  DU  ROUREZ,  abbé  de 
Mazan,  p.  604. 

BARTHÉLÉMY  DE  BARRE,  abbé  de  Montolieu, 
p.  4.19. 

BARTHÉLEMI  DE  RENOUARD ,  abbé  de  Qua- 
r.inte,  p.  .565. 

BARTHÉLÉMY  DE  CHAUMONT,  abbé  de  Saint- 
Gilles,  p.  621. 

BARTHÉLÉMY  DE  DONADIEU  DE  GRIESC, 
évêque  de  Comminges,  abbé  de  Saint-Hilaire, 
p.  548.   Voir  aux  évêques  de  Comminges. 

BARTHÉLÉMY,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  535. 
BARTHÉLÉMY   FAVRE ,   abbé   de   Saint-Paul    de 

Narbonne,  p.  5o5. 
BARTHÉLÉMY  ROBIN,  abbé  de  Sorèze,  p.  514. 
BARTHÉLEMI  D'ORLÉANS,   chanoine   d'Angou- 

lême,  p.  588. 
BARTHÉLÉMY    BARRIÈRE,    vicaire   général    de 

Maguelonne,  p.  32i. 
Bar/ac  (Saint-Miciiel  de),  p.  582. 
BASILHAC  (de),  connétable  de   la    cité  de  Carcas- 

sonne,  p.  744. 
BASILHAC  (Jean  de),  p.  387. 
BASILE,  évêque  du  Puy,  p.  400. 
BASILE,  abbé  de  Saint-Martin  de  Lez,  p.  723. 
BASILE,  abbé  de  Saint-Théodard,  p,  425. 
BASIN,  abbé  d«  Bonnefont,  p,  b'ô'i- 


Bassac,  abbaye,  p.  3o2. 

Ba.ssas,  église,  p.  266  [Hérault),  arr.  de  Béliers. 
Bassei'ontaine,  abbaye,  p.  365. 
BASTET-CRUSSOL  (Jacques  de),  p.  228. 
Bastide-de-SéKOl'    (La),    p.    496   (^Ârlége),   arr,    de 
Foix. 

BAT  ALLA,  lépreux  du  Bourg  de  Narbonne,  p.  684. 
BAUDAC  (famille  des),  seigneurs  de  Mèze,  p.  714. 
BAUDOIN  I,  comte  de  Tripoli,  p.  3i. 
BAUDOIN,  frère   de   Raimond  VI,  mort  en   1212, 

p.  3  I. 
BAUDOUIN,  évêque  d'Albi,  p.   384. 
BAUDOUIN  I,  roi  de  Jérusalem,  p.  2i3. 
BAUDOUIN  III,  roi  ic  Jérusalem,  p.  234. 
BAUDOUIN  V,  roi  de  Jérusalem,  p.  237. 
BAUDOUIN  DE  DURFORT,  seigneur  de  Clermont- 

sur-Garonne,  p.  609. 

S.  BAUSILE (translation  8c  invention  du  corps  de), 

p.  835. 
BAUSSU  (N.  de),  abbé  de  Joncels,  p.  488. 
BAUX  (seigneurs  de),  p.  63o. 
BAUX  (Bertrand   de),   mari   de  Tiburge,   pp.   184, 

63o. 

—  (Bertrand  de),  fils  de  Tiburge,  p.   184. 

—  (Guillaume  de),  p.   184. 

—  (Tassiene  de),  p.  574. 
BAUZO,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 
BAVAr.Tts  (vallée  de),  p.  770. 

Bayonxe,  assiégée  par  Alfonse  de  Castille,  pp.  222, 

223. 

BÉARN  (vicomte  de),  pp.   197,  609. 

BÉATRIX  DE  LA  PIERRE,   abbesse   de   Eagnols, 

p.  869. 
BÉATRIX  I,  abbesse  de  la   Font,  p.  837. 
BÉATRIX  II  DE  BLANZAC,   abbesse   de   la  Font, 

p.  837. 

BÉATRIX    III    DE    MIRABELLE,    abbesse    de    la 

Font,  p.  837. 
BÉATRIX     IV    DE    MASCARON ,    abbesse    de    la 

Font,  p.  837. 
BÉATRIX,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
BÉATRIX   BÉRENGÈRE,    abbesse   deVignogoul, 

p.  827. 

BÉATRIX  DE  COMBRET,  abbesse  de  Vignogoul, 

p.  827. 
BÉATRIX,    fille   de    Bernard    IV,   comte    de   Mel- 

gueil,  pp.   178,   1 80. 
BÉATRIX,  héritière  du  Dauphiné,  femme  d'Albé- 

ric  Taillcfer,  comte  de  Saint-Gilles,  pp.  3  1 ,  224. 

BÉATRIX,  femme  de  Raimond,  comte  de  Substan- 
tion,  p.   178. 

BÉATRIX  DE  BÉZIERS,  seconde  femme  de  Rai- 
mond VI,  comte  de  Toulouse,  pp.  3i,  io5. 

BÉATRIX,  femme  de  Centule,  vicomte  de   Béarn, 

p.  I i3. 
BÉATRIX,  vicomteise   de  Marsac,   p.  657. 
BÉATRIX,  vicomtesse  de  N.ii  bonne,  p.  6SS. 
BÉATRIX,  dame  du  Ci  ylar,  imnme  de  Guigi.cs  X, 

p,  ni. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


929 


BÉATRIX,  femme  de  Rainon   I,  seigneur  d'Uzès, 

p.  228. 
BÉATRIX,  femme   de    Reforciat  de   Montauban, 

p.   2ï8. 
BÉATRIX,  femme  d'Arnaud-Raimond,  p.  342. 
BEATUS,  évéque  d'Urgel,  p.  904. 
Beaicaibe,   p.    836}    sur   l'origine  de    cette  ville, 

p.  i8d. 

—  (château  de),  pp.  76,  5i8. 

—  (sénéchaussée  de),  pp.  262,  335. 

—  (Saint-Sadveur  de),  p.  837. 

—  (filles  repenties  de),  p.  837. 
Beaijeu,  château,  p.  4o5. 

BEAtLiEC  (Saint-Pierre  de),  abbaye,  pp.  44,  45,47. 

Beallieu,  abbaye  de  femmes,  près  de  Mirepoix, 
pp.  8o5,  806. 

Beailieu,  église,  p.  333.  Voir  Loubatiébe  (la). 

Beal'LIEU,  château,  p.  404  (Haute-Loire),  arr.  du 
Puy. 

BEAUMARCHAIS  (Eustache  de),  sénéchal  de  Tou- 
louse, pp.  596,  609,  628,  872. 

Beiimost,  lieu  en  Rouergue,  p.  104;  Belmont- 
d'Aveyron,  arr.  de  Saint-Affritjue, 

—  prévôté  de  chanoines,  p.  566. 

Beaumont  (la    bastide  de),    p.   609  (Tarn-&-Ga- 

ronne'jy  arr.  de  Casielsarrastn . 
BEAUMONT  (Jean  de),  maréchal  du  roi  de  France, 

P-  740- 
Bealpuy,  lieu  du  diocèse  de  Mirepoix,  p.  436. 
BEAUPUY  (Bertrand  de),  p.  608. 
BEAUPUY  (Esquirols  de),  p.  607. 
BEAUSSET    DE    ROQUEFORT   (N.),    abbesse    des 

Olieux,  p.  687. 

BEAUVAU  (Jacques  de),  marquis  de  Riveau,  p.  364. 
BEAUVILLIERS  (Anne  de),  p.  41  1. 
Bec,  abbaye,   p.  36o. 
BEC  (Guiraud  du),  p.  606. 

Bf.ciAN,  château,  p.  265;  corrige^   Bessan.   Foir  ce 

mot. 
BÉCIAN  (Pons  de),  p.  263. 
Bédabieux,  pp.  577,  578,  579,  58o  (Hérault),  arr. 

de  Béliers. 

—  (capucins  de),  p.  727. 

BEGOK,  évéque  de  Nimes,  pp.  94,  276. 

BEGON,  év^ue  du  Puy,  p.  401. 

BEGON,  .Tbbé  de  Castres,  p.  434. 

BEGON  I,  abbé  de  Conques,  p.  472. 

BEGON   II,  abbé  de  Conques,  p.  472. 

BEGON  III,  abbé  de  Conques,  p.  475. 

HÉGON,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  p.  8o3. 

BÉGON  SICARD,  chanoine  de  Saint-Just,  p.  604. 

BEGON,  seigneur  de  Dourgne,  p.  385. 

Becoxie,  fief,  p.  596. 

BÈGUE,  surnommé  Jourdain,  abbé  de  Vabrc, 
pp.  568,  578. 

BÈGUE  I  BOURSIER,  prévôt  de  Saint- Solvi, 
p.  583. 

BÈGUE  H  MONTANHA,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.  583. 


BEL  ou   BELLON.  Foir  BERLÉON,  évéque  d'Uzès, 

p.  3oo. 
Belcadro,    Bellicadro,    Eellau.ro,    "Voir    Beaucaibe, 

p.  186. 
Belcastel,  terre,  p.  589. 
BELCASTEL  (Oalric  de),  p.  641. 
BELFAGE  (Arnaud  de),  p.  490. 
BÉLIARDE,  femme  de  Raimond  I,  comte  de  Razès, 

pp.   I  i3,  546. 

BELIARDE,  femme  de  Guillaume  II,  seigneur  de 

Montpellier,  p.  184. 
BELINGUED  (N.  de),  abbesse  de  Vielmur,  p.  601. 
BELISSENDE,  prieure  de  Nonenque,  p.  568. 
Bellecelle,    abbaye  du   diocèse  d'Albi ,   pp.    448, 

663. 
BELLEGARDE  (N.  de),  abbé  de  Montolieu,  p.  463. 
Belleperciie,   abbaye,    pp.    337,    36i,    367,    368, 

427,  589,  607,  609,  626. 
Bellum-Cadrum,  ville,  p.   186. 
Belprat,  terre,  p.  588. 

BELPUECH  (Bertrand  de),  p.  688.  Toir  BEAUPUY. 
BELTILDE,  femme  d'Armand   I,  vicomte  de  Poli- 

gnac,  p.  5o. 
Belvézer  (chartreuse  de),  p.  762. 
BÉNAVENT  (Guillem),  diacre  d'Argut,  p.  771. 
BENCION,  comtej    sa   donation  à  l'église  d'Elne, 

p.   23. 
BÉNÉBERTE,  archidiacre  de  Sainte-Cécile  d'Albi, 

pp.  384,  657. 
BENENATUS,  évéque  d'Elne,  pp.  339,  777. 
Bénéve.nt  (Sainte-Sophie  de),  abbaye,  p.  589. 
S.  BENIGNE,  évéque  du  Vêlai,  p.  400. 
BÉNIGNE    DE    MASCHARON    ou    DE    MACHET, 

abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
BÉNIGNE  DE  BLONDEAU,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 
BÉNIGNE  DE  MACHECO,  seigneur  de  Prémeaux, 

p.  5o5. 
Bénissons-Dieu,  abbaye,  p.  374.  Ko ir  Nizors. 
BENJAMIN  DE  BRICHANTEAU,  évéque  de  Laon, 

p.  382. 
BENOIT  V,  pape,  p.  33. 
BENOIT  VI,  pape,  p.  33. 
BENOIT,  évéque  de  Cavaillon,  p.  629. 
BENOIT    DE    SAINTE-MARIE,    évéque    d'Elne, 

p.  346. 
BENOIT,  abbé  d'AIet,  de  Saint-Hilaire  de  Carcas- 

sonne  &    de    Saint-Pierre  de    Lézat,   pp.    422, 

489,  546. 

S.  BENOIT,  fondateur  &  abbé  d'Aniane,  pp.  245, 

447,  528,  557. 
BENOIT  I,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  j53. 
BENOIT  II,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453, 
BENOIT     TAILLECORNE,     abbé    de    Fontfroide, 

p.  620. 

BENOIT  D'ALIGNAN,  abbé  Je  La  Grasse,  p.  480. 

BENOIT,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

BENOIT,   abbé  de   Saint-Pierre  de  Lunas   ou    de 

Joncels,  p.  485. 
BENOIT,   abbé  de   Lézat,   p.   489.    Voir  aux   nbbés 

d'AIet. 


IV. 


59 


TABLE  GENERALE  DES  NOiMS  ET  DES  MATIERES. 


BENOIT,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
BENOIT,  abbé  de  Montolieu,  p.  456. 
BENOIT,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
BENOIT    GAÉTAN,    abbé    de    Saint-Aplirodlse, 
p.  498. 

BENOIT  DE  TORRES,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis  (à  trois  reprises),  p.  536. 

BENOIT,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5 17. 
BENOIT,  abbé  de  Salnt-Giiillem,  p.  SSp. 
BENOIT  I,  abbé  de  Saint-Hilaire.  FoiV  aux  abbés 

d'ALET. 

BENOIT  n,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 
BENOIT   DUPONT,   abbé  de  Saint-Paul   de  Nar- 
bonne,  p.  5o5. 

BENOIT,   de   la   famille   des   comtes  de  Toulouse, 
abbé  de  Vabre,  p.  3o. 

BENOIT,  abbé  de  Vioux,  pp.  43,  664. 
BENOIT  MANGALICH,   prieur  de   Saint-Sauveur 
de  Bréda,  p.  ûpa. 

BENOIT,  prêtre,  p.  457. 

BENOIT,  vicomte  de  Toulouse,  pp.  37,  T26. 

Eenql'E  (chapelle  du  château  de),  p.  774. 
BENQUE  (Amanieu  de),  p.  (344. 

—  (Bernard-Eudes  de),  p.  772. 

—  (Compan  de),  p.  774. 

—  (Gaillard  de),  p.  643. 

— -  (Guillem-Enard  de),  p.  772. 

—  (Raimond-Guillem  de),  p.  774, 

EER...  DE  ROD...,   abbé   de   Saint-Paul   de  Nar- 
bonne,  p.  5o2. 

BÉRA,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  529. 
BÉRA,  comte  de  Roussillon,  p.  422. 
BÉRARD,  abbé   de  Quarante,  p.  664. 
BÉRARD  DE  BERNIS   (N.  de),  abbesse  de  Vigno- 
goul,  p.  827. 

EÉRARIUS,    archevêque   de   Narbonne,   pp.    245, 

674. 
BÉRAUD  DE  FARGUES,  évêque  d'AIbi,   pp.  253, 

386,  657,  658,  666,  667. 

BERAUD,  évêque  de  Viviers,  p.  41  5. 
BÉRAUD,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5il5. 
BÉRAUD  II,  dauphin  d'Auvergne,  p.  388, 
BÉRAUD,  seigneur  de   Bouzols   &  de   Chabrières, 

en  Vivarais,  p.  6o3. 
BÉRAUDIÈRE  (Louise  de  la),  p.  370. 
BEREMUNDO,  vicomte  de  Cardona,  p.  907. 
BÉRENGER    FRÉDOL  (frc^oZ),   évêque  de  Tuscu- 

lum  (cardinal  du   titre  de   Saint-Nérée),  légat 

en  France,  pp.  333,  42Û,  890,  yoir  aux  évêques 

de  Béziers. 
BÉRENGER  I,  archevêque  de  Narbonne,  abbé  de 

La  Grasse,  pp.  zSo,  453,  479. 
BÉRENGER  II,  archevêque  de  Narbonne,  pp.  25o, 

3i5,  546,  678, 
BÉRENGER  I,  évêque  d'Agde,  p.  3oâ. 
BÉRENGER  II,  évêque  d'Agde,  prieur  de  Cassan, 

pp.  3o6,  732. 

BÉRENGER  III  GUILHOT,  évêque  commendataire 
d'Agde,  p.  307. 


BÉRENGER  I,  évêque  de  Béziers,  p.  263. 
BÉRENGER  II,  évêque  de  Béziers,  p.  203. 
BÉRENGER  III  FRÉZOL,  évêque  de   Béziers,  abbc 

de    Saint-Aphrodise,    pp.    266,    498,   733.    f^oir 

plus  haut  aux  cardinaux. 
BÉRENGER  IV  FRÉDOL,  dit  le  Jeune,  évêque  de 

Béziers,  p.  267. 
BÉRENGER  I,   évêque  de   Carcassonne,  pp.    33i, 

738. 
BÉRENGER  II,   évêque   de   Carcassonne,   p.    333; 

n'a  pas  existé,  p.  738. 
BÉRENGER  I,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 
BÉRENGER  II,  évêque  de  Conserans,  p.  38 1. 
BERENGER  I,  évêque  d'Elne;   rectification  à  son 

sujet,  p.  778. 
BÉRENGER   (II),    évêque   d'Elne,    pp.    144,    146, 

340,  778. 
BÉRENGER  (m)  II,  évêque  d'Elne,  pp.  341,  778. 
BÉRENGER  IV,  évêque  d'Elne,  pp.  841,  453,  779. 
BÉRENGER  V,  évêque  d'Elne,  p.  779. 
BÉRENGER  V  (VI),  évêque  d'Elne,  p.  843. 
BÉRENGER  VI,  prétendu  évêque  d'Elne,  pp.  348, 

780. 
BÉRENGER  VI  (VII)   DE  CHANTELOUP  (Can:al- 

lops),  évêque  d'Elne,  pp.  202,  343,  780. 
BÉRENGER    VII   (VIII)    DE    SAINTE-FOI,    évêque 

d'Elne,  p.  781. 
BÉRENGER  VIII  (IX),  évêque  d'Elne,  p.  781. 
BÉRENGER  IX,  évêque  d'Elne,  p.  345j  à  suppri- 
mer, p.  782. 
BÉRENGER   X    BAYLE,   évêque  d'Elne,   pp.  344, 

562,  781. 
BÉRENGER,  évêque  de  Girone,  p.   144. 
BÉRENGER,  évêque  de  Lectoure,  p.  368. 
BÉRENGER    I   DE    BOUSSAGUES,   évêque   de  Lo- 

dève,  p.  290. 
BÉRENGER    II    GUITARD,   évêque    de    Lodève, 

pp.  290,  801 . 
BÉRENGER    FRÉZOL,    évêque    de    Maguelonne, 

pp.  I  80,  3i7,  814,  822. 
BÉRENGER  I,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453. 
BÉRENGER    II    DE    PIERREPERTUSE,    abbé    de 

Notre-Dame  d'Arles,  p.  404. 
BÉRENGER    UI,    abbé    de    Notre-Dame    d'Arles, 

p.  404. 
BÉRENGER    IV,   abbé   de    Notre-Dame    d'Arles, 

p.  454. 
BÉRENGER  I,  abbé  de  Boulbonne,  pp.  38o,  612. 
BÉRENGER    II    VALART,    abbé    de   Boulbonne, 

pp.  476,  612. 
BÉRENGER  III,  abbé  de  Boulbonne,  p.  6i3. 
BÉRENGER  I,  abbé  du  Canigou,  pp.  463,  594. 
BÉRENGER  II,  abbé  du  Canigou,  pp.  464,  594. 
BÉRENGER  DE  BRUGAIROLLES,  abbé  de  Caunes, 

p.  466. 
BÉRENGER    I    DE    PULGATO,    abbé    de    Cuxa , 

p.  476. 
BÉRENGER  II,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
BÉRENGER  I,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
BÉRENGER  II  DE   BESSAN ,   abbé  de  Fontcaude, 
p.  863. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES   MATIERES. 


9?)! 


BÉRENGER  III  D'OLONZAC,  abbé  de  Fontcaude, 
p.  863. 

BÉRENGER,  abbé  de  Fontfroide,  p.  rtio. 

BÉRENGER  DE  LÉVEZON,  abbé  de  Franquevaux, 
p.  63o. 

BÉRENGER  I  DE  NARBONNE,  abbé  de  La  Grasse. 
f^olr  aux  archevêques  de  Narbonne. 

BÉRENGER  II,  abbé  de  La  Grasse,  p.  479. 

BÉRENGER  III  DE  GRAVE,  abbé  de  La  Grasse, 
p.  480. 

BÉRENGER  IV  DE  GRAVE,  abbé  de  La  Grasse, 
pp.  480,  578,  632. 

BÉRENGER  I,  abbé  de  Psalmodi  8c  de  Joncels, 
pp.  486,  507. 

BÉRENGER  II,  abbé  de  Joncels,  p.  486,  307. 

BÉRENGER,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 

BÉRENGER,  abbé  de  Montolieu,  p.  467. 

BÉRENGER,  abbé  de  Psalmodi.  Foir  aux  abbés  de 
Joncels. 

BÉRENGER  I,  abbé  de  Quarante,  p.  563. 

BÉRENGER  II  DE  MATIEN,  archidiacre  de  Nar- 
bonne, abbé  de  Quarante,  p.  364. 

BÉRENGER  III  DE  SEILLAN,  abbé  de  Quarante, 
p.  564. 

BÉRENGER  I  DE  VENTAJOU,  abbé  de  Saint- 
Aphrodise,  pp.  264,  497. 

BÉRENGER  II  FRÉDOL,  abbé  de  Saint-Aphro- 
dise.  Voir  aux  évêques  de  Béziers. 

BÉRENGER  BARNIER  DE  SAUVE,  abbé  de  Saint- 
Gilles,  p.  5i8. 

BÉRENGER,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  540, 

BÉRENGER,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  585. 

BÉRENGER  I,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières, 
p.  419. 

BÉRENGER  II,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières, 
p.  419. 

BÉRENGER  I,  abh'  de  Saint-Sauveur  de  Lodère, 
p.  802. 

BÉRENGER  II,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 
p.  8o3. 

BÉRENGER-ERMENGAUD,  abbé  de  Saint-Sever 
d'Agde,  p.  715. 

BÉRENGER  I,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  SSy. 

BÉRENGER  U  dit  Nigret,  ahhi  de  Saint-Thibéry, 
p.  558. 

BÉRENGER  III  DE  LODÈVE,  abbé  de  Saint-Thi- 
béry, p.  558. 

BÉRENGER  IV  RAIMOND,  abbé  de  Saint-Thi- 
béry, p.  559. 

BÉRENGER-ALBERT,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 

BÉRENGER  BARFIN  ou  RAFFIN ,  abbé  de  Val- 
mngne,  p.  618. 

BÉRENGER  I,  abbé  de  Villemagne,  p.  577. 

BÉRENGER  II,  abbé  de  Villemagne,  pp.  568,  577. 

BERENGER,  empereur,  fait  crever  lej  yeux  à 
Louis,  lîls  de  Boson,  p.  14. 

BÉRENGER-RAIMOND,  comte  de  Provence,  pre- 
mier mari  de  Béatrix,  comtesse  de  Melgueil, 
pp.   178,  540. 

BERENGER,  comte  de  Substaniion,  p.  178. 
BÉRENGER,  comte  de  Vêlai,  p.  85. 


BÉRENGER  II,  vicomte  de  Millau,  de  Cariât  &  de 

Gévaudan,  pp.  72,   i3i,  883,  887. 
BÉRENGER,  vicomte  de  Narbonne,  pp.  173,  248. 
BÉRENGER-GUILLAUME,    baron    de    Clermont, 

p.  291. 

BÉRENGER,  seigneur  d'Uzès  en   partie,  pp.  228, 

3oi. 
BÉRENGER,  compétiteur  de   Louis   l'Aveugle  au 

royaume   de   Lombardie,    &   ensuite    empereur, 

pp.   14,   16. 

BÉRENGER  ou  BÉRANGER,  vicomte  d'Avignon, 
p.  78. 

BÉRENGER  ou  BÉRANGER,  vicomte  de  Nar- 
bonne, p.   173. 

BÉRENGÈRE  I  D'ARAMON,  abbesse  de  la  Font, 
p.  837. 

BÉRENGÈRE  II  DE  GENESTOUX,  abbesse  de   la 

Font,  p.  837. 
BÉRENGÈRE  I  DE   BAGES ,   abbesse  des   Olieux, 

p.  687. 

BÉRENGÈRE  II  DE  LA  GRASSE,  abbesse  des 
Olieux,  p.  687. 

BERENGUER  GUIFREDO,  évèque  de  Girone, 
p.  907. 

BERENGUER  DE  ÉRIL,  évêque  de  Lérida,  p.  908. 
BERENGUER  DE  ÉRIL,  évêque  d'Urgel,  p.  909. 
Bérens,  château  en  Albigeois,  p.   io5.  Foir  BiiE.vs. 
Bergebac  (prieur  de),  p.  627. 
BERGONBIOU  (Jean),  prêtre  de  Cordes,  p.  670. 

BERLÉON,  BEL  ou  BELLON,  évêque  d'Usés, 
p.   3oo. 

BERMOND  ou  BRÉMOND  DE  LÉVEZON,  évêque 
de  Béziers,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  pp.  263, 
448.  497.  7^5.  733.  802,  827. 

—  appelé  à  tort  Bernard,  p.  227. 

BERMOND,  évêque  supposé  d'Uzès,  p.   3oi. 

BERMOND  SEGUIER,  abbé  de  Gaillac,  p.  599. 

BERMOND  DE  LÉVEZON,  abbé  de  Saint-Aphro- 
dise.  Voir  aux  évêques  de  Béziers. 

BERMOND,   abbé    de    Saint-Sauveur    de    Lodève, 

p.  802. 
BERMOND  (D'ANDUZE?),  abbé  de  Saint-Thibéry, 

p.  559. 
BERMOND,  commandeur  des  templiers  de  Pézénas, 

p.  265. 
BERMOND  I,  seigneur  d'Uzès  pour  moitié,  &  de 

Posquières,  pp.  228,  63o,  641. 

BERMOND  II,  seigneur  d'Uzès,  pp.  218,  3oo. 
BERMOND  III,  seigneur  d'Uzès,  p.  228. 
BERMOND,  fils  de  Garsinde  d'Anduze  ou  de  Sauve, 
p.  540. 

BERMOND,  seigneur  de  la  Voûte,  p.  415. 
Bernai,  abbaye,  p.  482. 

BERNARD,  archevêque  d'Arles,  puis  évêquecardi- 
nal  de  Porto,  p.  278. 

BERNARD,  archevêque  d'Auch,  p.  367. 

BERNARD  I  GAUCELIN ,  évêque  de  Béziers,  ar- 
chevêque de  Narbonne,  pp.  z5o,  342,  5o2,  585. 

BERNARD  II  DE  FARGUES,  archevêque  de  Nar- 
bonne, pp.  i53,  467,  680. 


qSi 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


BERNARD  DU  ROSIER,  corrige^  ROUSERGUES, 
évêque  de  Montaiiban  &  archevêque  de  Tou- 
louse, pp.  323,  359,  4iC>,  527. 

BERNARD  I,  évêque  d'Agde,  p.  3o5. 

BERNARD  II,  évêque  d'Agde,  p.  3o6. 

BERNARD  III  DÉODAT,  évêque  d'Agde,  pp.  3o6, 
558,  7i5. 

BERNARD  IV  DU  PUY,  évêque  d'Agde,    pp.    3 10, 

747- 
BERNARD  I,  évêque  d'Albi,  pp.  33,  384. 
BERNARD     II     DE     COMBRET,     évêque    d'Albl , 

pp    386,  657. 
BERNARD  III  DE  CASTANET,  évêque  du  Puy  & 
d'Albi,  pp.  90,  386,  406,  623,  625,  660,  663, 
665. 
BERNARD  IV  DE  CAMIET,  évêque  d'Albi,  pp.  387, 

669. 
BERNARD     V     DE     CAZILLAC ,    évêque    d'Albi , 

pp.  369,  388. 
BERP^ARD  I  GERALDI,  abbé  d'Aniane,  évêque  de 

Béziers,  pp.  262,  448,  496,  Soi. 
BERNARD  II,  évêque  de  Béziers,  pp.  262,  496. 
BERNARD  III  ARNAUD,  évêque  de  Béziers,  p.  263. 
BERNARD  IV,  évêque  de  Béziers.  rojV  aux  arche- 
vêques de  Narbonne. 
BERNARD    V    DE     CUXA ,    évêque    de    Béziers, 

pp.  265,  558,  578. 
BERNARD     DE     LÉVEZON ,    évêque    de    Béziers, 

p.  733';  corrige^  BERMOND.  Koir  ce  mot. 
BERNARD  I  DE  ROQUEFORT,  évêque  de  Carcas- 

sonne,  pp.  329,  738. 
BERNARD  II    RAIMOND  DE   ROQUEFORT,   évê- 
que de  Carcassonne,  pp.  33i,  343,  738. 
—  ancien  évêque  de  Carcassonne,  p.  632. 
BERNARD  III  DE  CAPENDU,   évêque  de  Carcas- 
sonne, pp.  332,  738. 
BERNARD    I   (ROGERi"),   évêque  de   Comminges, 

p.  373. 
BERNARD    II,    évêque   de   Comminges,    pp.    373, 

776. 
BERNARD  I,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 
BERNARD  II  RAIMOND  PELET,  évêque  de  Con- 
serans, abbé  de  Lézat  &  de  Peyrissas,  pp.  379, 
489.  7'°.  773,  774- 
BERNARD  III  DE  MONTAIGU,  évêque  de  Conse- 
rans, p.  38o. 
BERNARD  IV  DE  MARMIESSE,  évêque  de   Con- 
serans, p.  382. 
BERNARD  I  DE  BERGA,  évêque  d'Elne,  pp.  343, 

476,  780. 
BERNARD    II    Je    ArguiUgueriis,    évêque    d'Elne, 

p.  343;  prétendu  évêque  d'Elne,  p.  780. 
BERNARD  III  SALLA,  évêque  d'Elne,  p.  343. 
BERNARD  IV  HUGUES,  évêque  d'Elne,    pp.  344, 

781. 
BERNARD  V  FOURNIER,  évêque  d'Elne,  p.  344. 
BERNARD  VI  DE  MESA,  évêque  d'Elne,  pp.  346, 

786. 
BERNARD    DE    CHENEVON,    évêque    de    Lavaur, 

p.  438. 
BERNARD  I,  évêque  de  Lectoure,  p.  366. 


BERNARD  II,  évêque  de  Lectoure,  p.  367. 
BERNARD  III,  évêque  de  Lectoure,  p.  368. 
BERNARD  IV  ANDRÉ,  évêque  de  Lectoure,  p.  369. 
BERNARD  I,  évêque  de  Lodève,  p.  288. 
BERNARD  II,  évêque  de  Lodève,  pp.   171,  288. 
BERNARD    III    DE    PROVEN CHÈRES ,    évêque   de 

Lodève,  p.  283. 
BERNARD  IV,  évêque  de  Lodève,  p.  291. 
BERNARD   V   GUI  {Guidon'n],  évêque   de  Lodève, 
prieur    des     dominicains     de     Carcassonne    & 
d'Albi,  pp.   i3r,  292,  665,  75i,  752. 
BERNARD  VI  DE  CASILLAC,  évêque   de  Lodève, 

p.  294. 
BERNARD  VII  D'ELEÈNE,  évêque  de  Nimes,  évê- 

ques  de  Lodève.  Voir  plus  bas. 
BERNARD    DE    MÈZE,    évêque    de   Maguelonne, 

pp.  180,  3i6,  449. 
BERNARD  DE  VISSEC,  évêque  élu  de  Maguelonne 

non  acceptant,  p.  317. 
BERNARD,  évêque  de  Mende,  p.  393. 
BERNARD  I,  évêque  de  Montauban,  p.  426. 
BERNARD    II    DE    LA    ROCHE -FONTENILLES, 

évêque  de  Montauban,  p.  426. 
BERNARD  in  DE  ROUSERGUES,  évêque  de  Mon- 
tauban. Voir  aux  archevêques  de  Toulouse. 
BERNARD  I,  évêque  de  Nimes,  p.  275. 
BERNARD  II  D'ANDUZE,  évêque  de  Nimes,  pp.  93, 

276,  448. 
BERNARD  III,  évêque  de  Nimes,  p.  279. 
BERNARD  IV,  évêque  de  Nimes,  p.  279. 
BERNARD  V  DE  BONNAVAR  ou  DE  BONNEVAL, 

évêque  de  Nimes,  p.  280. 
BERNARD  VI  D'ELBÈNE,  évêque  de  Nimes  &  de 

Lodève,  pp.  270,  283. 
BERNARD  SAISSET,  dernier  abbé  de  Saint-Anto- 
nin  &  premier  évêque  de  Pamiers,  pp.  429,  430, 
495,  845,  846. 
BERNARD    I   DE    ROCHEFORT,  évêque   du   Puy, 

p.  404. 
BERNARD    II    DE    MONTAIGU,    évêque   du    Puy, 

p.  404. 
BERNARD  III  DE  VENTADOUR,  évêque  du  Puy, 

p.  404. 
BERNARD    IV   DE    CASTANET,    évêque   du    Puy. 

Voir  aux  évêques  d'Albi. 
BERNARD  V  LE  BRUN,  évêque  du  Puy,  p.  406. 
BERNARD  I  DU    MONASTIER,   évêque  de  Rodez, 

p.  874. 
BERNARD  II  D'ALBI,  évêque  de  Rodez,  p.  874. 
BERNARD  1  DE  LA  TOUR,  dernier  abbé  &  pre- 
mier évêque  de  Saint-Papoul,  p.  444. 
BERNARD    II    DE    SAINT-MARTIAL,   évêque  de 

Saint-Papoul,  p.  444. 
BERNARD  III  DE  CASTELNAU,  évêque  de  Saint- 
Papoul,  pp.  445,  450. 
BERNARD  IV  SALVIATI,  évêque  de  Saint-Papoul, 

pp.  445,  852. 
BERNARD  V   DESPRUETS,   évêque  de  Saint-Pa- 
poul, p.  446. 
BERNARD   I    ou    BERNON,   évêque  de  Toulouse, 
pp.  ! 3,  99,  352. 


/ 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


BERNARD  H,  évèque  de  Toulouse,   pp.   99,    Ii3, 

352. 
BERNARD  III  BONHOMME,  érêque   de  Toulouse, 

p.  353. 
BERNARD  DE  SAINT-ÉTIENNE ,   érèque    d'Uzès, 

p.  3oi. 
BERNARD,  érêque  supposé  d'Uzès,  p.  3oi. 
BERNARD  BLANC,  évéque  de  Vabre,  p.  069. 
BERNARD  ou  BERMOND  D'ANDUZE,   évèque  de 

Viviers,  p.  414. 
BERNARD  D'ARFEUIL,  évèque  de  Viviers,  p.  41 5. 
BERNARD  I,  abbé  d'Alet,  p.  422. 
BERNARD  II  DE  SAINT-FERRÉOL,    abbé  d'Alet 

&  de  Saint-Polycarpe,  pp.  422,  534. 
BERNARD  I  GÉRAUD,   abbé   d'Aniane.  Voir  aux 

évéques  de  Béziers. 
BERNARD    II   DE  VERFEIL,    abbé   d'Aniane, 

pp.  449,  63o. 
BERNARD  I,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
BERNARD    II    DE    PEYRUSSE,    abbé   d'Ardorel, 

p.  616. 
BERNARD  I,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453. 
BERNARD  II,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453. 
BERNARD  III,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453. 
BERNARD  IV  DE  MONTESQUIOU,  abbé  de  Notre- 
Dame  d'Arles,  p.  453. 
BERNARD  V  DE  PINEDA,   abbé  de  Notre-Dame 

d'Arles,  p.  453. 
BERNARD    VI     D'AXAT,    abbé    de    Notre-Dame 

d'Arles,  p.  454. 
BERNARD    VII    DE   THAOSCA,    abbé    de    Notre- 
Dame  d'Arles,  p    454. 
BERNARD  VIII   D'ESBAC,    abbé    de    Notre-Dame 

d'Arles,  p.  454. 
BERNARD    IX    MAINARD,    abbé   de    Notre-Dame 

d'Arles,  p.  454. 
BERNARD  X  DE  O.'.TALLO,  abbé  de  Notre-Dame 

d'Arles,  p.  454. 
BERNARD,  abbé  de  Beaulieu,  p.  44. 
BERNARD  I,  abbé  de  Belleperche,  p.  627. 
BERNARD  II  GUILLAUME  de  Scampodio,  abbé  de 

Belleperche,  p.  627. 
BERNARD,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
BERNARD  I,  abbé  de  Bonnefont,  p.  633. 
BERNARD  II,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
BERNARD  III,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
BERNARD  IV  DE  POUDENX,  évèque  de  Marseille, 

abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

BERNARD  I     D'ALBARS ,    abbé    de    Boulbonne, 

p.  6i3. 

BERNARD  II  SAQUET,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614. 

BERNARD  I,  abbé  de  Calers,  p.  621. 

BERNARD  II,  abbé  de  Calers,  p.  621. 

BERNARD  III,  abbé  de  Calers,  pp.  6i3,  61t. 

BERNARD  IV  HUGUES,  abbé  de  Calers,  pp.  61 3, 

621. 

BERNARD  V  DU  BOIS,  abbé  de  Calers,  p.  621. 

BERNARD  VI  DE  PLANEVILLE,  abbé  de  Calers, 

p.  622. 


BERNARD  I,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 
BERNARD  II  DE  MONTLAUR,  abbé  de  Candeil, 

p.  624. 
BERNARD  III  SAQUET,  abbé  de  Candeil,  p.  616; 

peut-être  If  même  ^ue   l'abhé  de  Boulbonne  plus 

haut  indiqué. 

BERNARD  IV  ERIGE,  abbé  de  Candeil,  p.  625. 

BERNARD,  abbé  du  Canigou,  pp.  464,  594. 

BERNARD  I,  abbé  de  la  Capelle,  p.  645. 

BERNARD  II,  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 

BERNARD  III  DE  LA  PORTE,  abbé  de  In  Ca- 
pelle, p.  646. 

BERNARD  IV  DOYAL,  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 

BERNARD  V  DES  MOULINS,  abbé  de  la  Capelle, 
p.  646. 

BERNARD,  abbé  de  Castres,  p.  434. 

BERNARD  I,  abbé  de  Caunes,  p.  466. 

BERNARD  II,  abbé  de  Caunes,  p.  467. 

BERNARD,  abbé  de  la  Chaise-Dieu,  p.  643. 

BERNARD  I  DURAND,  prieur,  puis  abbé  de 
Chambons,  p.  639. 

S.  BERNARD,  abbé  de  Clairvaux,  pp.  6o5,  606, 
626,  874;  sa  mission  en  Languedoc,  p.  223. 

BERNARD  I,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
BERNARD  II,  abbé  de  Cuxa,  pp.  476,  612. 
BERNARD  III,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
BERNARD  IV  BOYL,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
BERNARD    V    DE    CARDONNE,    abbé    de    Cuxa, 

P-  477- 
BERNARD  I,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
BERNARD  II  DE  MAGRA,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
BERNARD  I,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 
BERNARD  II   DE    CALMON,   abbé    de    Feuillans, 

p.  637. 
BERNARD    III    D'ORNEZAN,   abbé    de   Feuillans, 

évéque  de  Lombez,  abbé  de  Nizors,  pp.  637,  643. 

BERNARD  I,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

BERNARD  II,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

BERNARD  I,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 

BERNARD  II,  abbé  de  Fontcaude,  p.  864. 

BERNARD  I,  abbé  de  Fontfroide,  pp.  618,  619. 

BERNARD  II,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

BERNARD  III,  abbé  de  Fontfroide,  pp.  554,  ^'9' 
686. 

BERNARD  IV  DE  BONNIERES,  abbé  de  Font- 
froide, p.  619. 

BERNARD  V,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

BERNARD  VI,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

BERNARD  VII,  abbé  de  Fontfroide,  évéque  d'Aire, 
p,  620. 

BERNARD  VIII,  abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

BERNARD  IX,  abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

BERNARD,  abbé  de  Franquevaux  &  de  Sénenquc, 
Voir  aux  abbés  de  Grandselve. 

BERNARD,  abbé  de   Frézelas,  p.  429. 

BERNARD  I,  abbé  de  Gaillac,  p.  597. 

BERNARD  II  DE  RIOM,  abbé  de  Gaillac,  p.  598. 

BERNARD  III  DE  LA  ROQUE,  abbé  de  Gaillac, 
p.  598. 


934 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


BERNARD   IV   DE    CARAMAN,   abbé  de  Gaillae, 

p.  098. 
KERNARD  I,  abbé  de  Grandselve,  p.  608. 
BERNARD  II,  abbé  de  Grandselve,  p.  608. 
BERNARD    III    DE    BAC,    abbé    de    Grandselve, 

p.  609. 
BERNARD  IV  DE  LA  FOURS,  abbé  de  Franque- 

vaux,  de  Senenque   &   de  Grandselve,  pp.  610, 

63o. 
BERNARD  I,  abbé  de  La  Grasse,  p.  479. 
BERNARD   II   DE  MARSEILLETTE,    abbé    de    La 

Grasse,  pp.  343,  480,  .^ôz. 
BERNARD  III  IMBERT,  abbé  de  La  Grasse,  p.  480. 
BERNARD  I,  abbé  de  Joncels,  p.  486. 
BERNARD   II    DE    MAGALAS,   abbé   de   Joncels, 

p.  486. 
BERNARD    III    DU   VERGER,    abbé    de   Joncels, 

pp.  487,  579. 
BERNARD,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 
BERNARD,  abbé  de  Saint-Martin  de  Lez,  p.  728. 
BERNARD  I   RAIMOND   PELET,   abbé   de  Lézat. 

Foir  aux  évêques  de  Conserans. 
BERNARD    II    DE    SARRAUTE,   abbé    de    Lézat, 

pp.  490,  692,  775. 
BERNARD    DE    DURBAN,    abbé   du   Mas-d'Azil, 

p.  495. 
BERNARD,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  588. 
BERNARD  DE  CARAMAN,  abbé  du  Mas-Garnier, 

p.  590. 
BERNARD  I  D'ANDUZE,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
BERNARD   II   DE    BONSERRE,  abbé   de   Mazan, 

p.  604. 
BERNARD    I    D'AMANSAS,  abbé  de  Montolieu, 

pp.  457,  633. 
BERNARD  II  DE  MAGALAS,  abbé  de  Montolieu, 

p.  457. 
BERNARD  I,  abbé  de  Nizors,  p.  642. 
BERNARD    II    DE    LA    COUR,    abbé   de    Nizors, 

p.  643. 
BERNARD    III    DE    BENQUE,    abbé    de    Nizors, 

p.  643. 
BERNARD  IV  DU  PUY,   abbé  de  Nizors,  p.  643. 
BERNARD  V,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 
BERNARD  VI  D'ORNEZAN,   abbé  de   Nizors,  évê- 

que  de  Lombez.   Voir  aux  abbés  de  Feuillans. 
DïCRNARD  SAISSET,   abbé  de   Pamiers.   Foir  aux 

évêques. 
BERNARD   I   DE  GENERAS,  abbé   de   Psalmodi , 

p.  507. 
BERNARD  II  DE  NAGE,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o8. 
BERNARD  I,  abbé  de  Quarante,  p.  664. 
BERNARD  II  DU  PAS,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
BERNARD    VI    D'ALQUIER,    abbé   de  Quarante, 

p.  564. 
BERNARD    IV   DE    NISSAN,   abbé   de   Quarante, 

p.  564. 
BERNARD    V    SALVADOR,    abbé    de    Quarante, 

p    564. 
BERNARD  VI,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
BERNARD  VII  DE  MASENCHÈRE,  abbé  de  Qua- 
rante, p.  565. 


BERNARD  I,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  496. 

BERNARD  II,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  496. 

BERNARD  III  CALVET,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
p.  497. 

BERNARD  IV  GUITARD,  abbé  de  Saint-Aphro- 
dise, p.  497. 

BERNARD  V  ROI,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  498. 

BERNARD  VI  DE  MANDAGACHES,  abbé  de  Saint- 
Aphrodise,  p.  498. 

BERNARD,  abbé  de  Saint-Chaffre,  pp.  423,  572. 

BERNARD  D'ARSAS,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  649; 
corrige^  PIERRE   (PIERRE  III.   Foir  p.  570). 

BERNARD-PONS,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  53o. 

BERNARD  PUJOL,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 

BERNARD  DE  TAREES,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  536. 

BERNARD  I  GUILLAUME  DE  MÈZE,  abbé  de 
Saint-Guillem,  p.  541. 

BERNARD  II  DE  VALBONNE,  abbé  de  Saint- 
Guillem,  p.  542. 

BERNARD,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 

BERNARD  DE  ttULHAU,  abbé  de  Saint-Papoul, 
p.  444. 

BERNARD  I  RIQUIN,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 
bonne,  p.  Soi. 

BERNARD  II  RAINON,  abbé  de  Saint-Paul  de 
Narbonne,  p.  5oi. 

BERNARD  III  DE  SAINT-BRICE,  abbé  de  Saint- 
Paul  de  Narbonne,  p.  5o3. 

BERNARD  IV  DOLARGUES,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  5o3. 

BERNARD  V  D'OLARGUES,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  5o3. 

BERNARD  VI,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne, 
p.  504. 

BERNARD  I  DE  SAINT-FERRÉOL,  abbé  de  Saint- 
Polycarpe.  Foir  aux  abbés  d'Alet. 

BERNARD  II  DE  SAINT -FERRÉOL,  abbé  da 
Saint-Polycarpe,  p.  554. 

BERNARD  III,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  555. 
BERNARD  IV  DUPRAT,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 

p.  555. 
BERNARD  V  MICHEL,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 

p,  555. 
BERNARD  I,  abbé    de   Saint-Sauveur  de  Lodève, 

p.  8o3. 
BERNARD  II,  abbé  de   Saint-Sauveur  de  Lodève, 

p.  8o3. 
BERNARD  III,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 

p.  8o3. 
BERNARD  IV,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 

p.  8o3. 
BERNARD  I  DE  MARTRES,   abbé  de  Saint-Ser- 

nin,  p.  026. 
BERNARD    II    DE   GENSAC,   abbé   de   Saint-Ser- 

nin,  p.  526. 
BERNARD   lU   D'ORVAL,   abbé  de   Saint-Sernin, 

p.  027. 
BERNARD  IV  DE  ROUSERGUES,   abbé  de  Saint- 
Sernin.  Foir  aux  archevêques  de  Toulouse. 
BERNARD  I,  abbé  de  Saint-Sever  d'Agde,  p.  715. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


935 


BERNARD  II,  abbé  de  Saint-Sever  d'Agde,  p.  jiS. 
BERNARD-ROGER,  abbé  de  Saint-Sever  de  Rustan, 

p.  589. 
BERNARD  I,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  5.Ï8. 
BERNARD  II,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  509. 
BERNARD  DE  MALEMORT,  abbé  de  Saint-Théo- 

dard,  p.  426. 
BERNARD,    abbé   de   Saint-Victor   de   Marseille, 

p.  881. 
BERNARD  I  DE  TULUJES,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 
BERNARD  II,  abbé  de  Sorède,  p.  502. 
BERNARD   III,  abbé  de  Sorède,  p.  502. 
BERNARD  I  DE  SAINT-MICHEL,  abbé  de  Sorèze, 

p.  5i 2. 
BERNARD   II,  abbé  de  Sorèze,  p.  5 12. 
BERNARD  I,  abbé  de  Vabre,  p.  567. 
BERNARD  II,  abbé  de  Vabre,  p.  667. 
BERNARD  III,  abbé  de  Vabre,  p.  567. 
BERNARD   IV  D'ARLES,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
BERNARD    V    DE    LA    TOUR,    abbé    de    Vabre, 

pp.  486,  568. 
BERNARD  DE  COSTE,  abbé  de  Valmagne,  p.  617. 
BERNARD,  abbé  de  Villelongiie,  p.  632. 
BERNARD   DE   LA  CROIX,   abbé   commendataire 

de  Villemagne,  p.  679. 

BERNARD,  abbé  de  Villemagne,  p.  4675  corrige^ 
BERTRAND  &  yoye;^  ce  nom. 

BERNARD,  archidiacre  de  Saint-Nazaire  de  Car- 
cassonne  &  prieur  de  Notre-Dame.,  p.  744. 

BERNARD,  archidiacre  de  Mende^  p.  402. 

BERNARD -RICARD,  chanoine  de  Majorque, 
p.  467. 

BERNARD  D'APCHIER ,  chanoine  de  Mende, 
p.  393. 

BERNARD,  chapelain  d'Adhémar  de  Monteil, 
p.  402. 

BERNARD  NOUEL  commandeur  de  l'hôpital 
Saint-Antoine  de  Toulouse,  p.  692. 

BERNARD,  préyôt  de  Sainte-Cécile,  p.  582. 

BERNARD  GUI,  prieur  du  couvent  des  domini- 
cains de  Carcassonne  &  d'AIbi.  Voir  aux  évêques 
de  Lodève. 

BERNARD  DE  BOUSSAGUES,  prieur  des  domini- 
cains d'AIbi,  p.  665. 

BERNARD  DE  MONTFERRAND,  prieur  de  Bon- 
nefoy,  p.  65 1. 

BERNARD,  prieur  de  Muret,  p.  490. 

BERNARD-JEAN,  prieur  de  Peyrissas,  p.  775. 

BERNARD,  prieur  de  Saint-Antoine  de  Toulouse, 
pp.  496,  691. 

BERNARD  DE  ROER ,  prieur  de  Saint-Antoine 
de  Toulouse,  p.  692. 

BERNARD  ALBUGAIRES,  prieur  de  Saint-Chi- 
nian,  p.  53i. 

BERNARD,  prieur  de  Saint-Salvi,  p.  582. 

BERNARD,  prieur  de  Taurat,  p.  264. 

BERNARD  CATALAN,  provincial  des  Carmes, 
p.  812. 

BERNARD,  clerc,  p.  363. 

BERNARD  DELICIEUX;  son  procès,  p.  480. 


BERNARD  II,  marquis  de  Gothie,  pp.  92,  848. 
BERNARD,  marquis  de  Gothie,  p.  24. 
BERNARD,  comte  d'Armagnac,  pp.  88  f,  894,  896. 
BERNARD  I  TAILLEFER,  comte  de   Besalu   &   de 

Fenouillèdes,  pp.   144,  453,  687,  722,  778. 
BERNARD  I,  comte  de  Besalu,  p.  95. 
BERNARD  H,  comte  de  Besalu,  p.  144. 
BERNARD  III,  comte  de  Besalu  &  de  Fenouillèdes, 

p.  144. 
BERNARD,  comte  de  Bigorre,  p.   11  3. 
BERNARD -GUILLAUME,     comte     de     Ceràagne, 

pp.   144,  463. 
BERNARD  I,  comte  de  Comminges,  p.   ii3. 
BERNARD  II,  comte  de  Comminges,  p.    nS. 
BERNARD  III,  comte  de  Comminges,  p.   1  i3. 
BERNARD  IV,  comte  de  Comminges,  p.   11 3. 
BERNARD  V,  comte  de  Comminges,  pp.  1 13,  600, 

710. 
BERNARD    VI,   comte    de    Comminges,   pp.    807, 

354,  644,  711. 
BERNARD  VII,   comte    de  Comminges,    pp.    6^3, 

644. 
BERNARD  VIII,  comte  de  Comminges,  p.  896. 
BERNARD,  comte  ou  marquis,  fils  de  Guillaume, 

comte  ou  marquis  de  Comminges,  p.   1 13. 
BERNARD-ODON,  comte  en  partie  de  Comminges, 

p.   I |3. 
BERNARD,  frère  de  Raimond  I,  comte  de  Carcas- 
sonne, premier  comte  de  Foix  &  comte  de  Con- 

serans,  p.   1 13. 
BERNARD,  comte  de  Conserans,  p.  38o. 
BERNARD,   comte  de  Melgueil,   mari   de   Guille- 

mette  de  Montpellier,  p.   177. 
BERNARD,  comte  de  Palhas,  p.  480. 
BERNARD,  comte  de  Rouen,  p.  36. 
BERNARD  I,   comte  de  Substantion   ou  de  Mel- 
gueil, p.   178. 
BERNARD  II,  comte  de  Substantion,  p.  178. 
BERNARD  III,  comte  de  Substantion,  p.   178. 
BERNARD    IV,  comte  de    Substantion,   pp.    178, 

180,  314. 
BERNARD   V   PELET,  comte  de  Melgueil,   mari 

de  Béatrix,  comtesse  de  Melgueil,  seigneur  d'A- 

lais,  pp.   178,  180. 
BERNARD    III,   comte  de  Toulouse,  de  Querci  & 

de  Rouergue,  pp.  27,  3o. 
BERNARD  I,  vicomte,  p.   ic5. 
BERNARD  II,  vicomte  d'AIbi,  pp.  104,  ic5,  276. 
BERNARD  III  ATON,  vicomte  d'AIbi  &  de  Nimes, 

pp.  io5,  587,  653. 
BERNARD  IV  ATON,  vicomte  d'AIbi,  Nimes,  Car- 
cassonne &  Razès,  pp.  104,  io5,  249,  33o,  485, 

540,  616,  739. 

BERNARD  V  ATON,  vicomte  de  Nimes  &  d'Agde, 

pp.  io5,  184. 
BERNARD  VI  ATON,  vicomte  de  Nimes  &  d'Agde, 

pp.  io5,  7i3. 
BERNARD  DE  BARTON,  vicomte  de  Montbasier, 

p.  370. 

BERNARD,    vicomte,    frère    du     comte    d'Urgel , 
p.  907. 


936 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


BERNARD,   seigneur   d'Anduze,  père  de  Géraud, 

évéqiie  de  Nimes,  pp.  96,   104,  719. 
EERNARD-ITIER,  seigneur  de  Géorand,  p.  (5o3. 
BERNARD  I  JOURDAIN,   seigneur  de  l'Isle-Jour- 

dain,    mari    de    Indie,    fille    naturelle    de    Rai- 

mond  V,  comte  de  Toulouse,  p.  3i. 
BERNARD  II  JOURDAIN,  seigneur  de  l'Isle-Jour- 

dain,  p.  355. 
BERNARD  DE  COMMINGES,  seigneur  de  Lenthe- 

nac,  p.  490. 
BERNARD,  seigneur  de  Lévezon,  p.  883. 
BERNARD  DE  MONTLEZUN,   seigneur  de  Mon- 

tastruc,  p.  368. 
BERNARD-GUILLAUME,    seigneur   en    partie   de 

Montpellier  (1019),  p.  184. 
BERNARD-GUILLAUME,    seigneur   en    partie   de 

Montpellier  (i  io3),  p.   184. 
BERNARD  I,  seigneur  d'Uzès,  p.  863. 
BERNARD,    frère   d'Isarn,    évêque    de    Toulouse, 

p.  438. 
BERNARD,  viguier  du  comte  de  Toulouse,  p.  456. 
BERNARD,  p.    11  3. 

BERNARD  AGAMBERT,  chevalier,  p.  763. 
BERNARD-AMULON,  p.  546. 
BERNARD-ARNAUD,  p.  m3. 
BERNARD   LE  BRUN,  p.  276. 
BERNARD  ESPINASSE,  p.  458. 
BERNARD   FABRE,  p.  468. 
BERNARD  PELET,   fils   de    Béatrix,   comtesse   de 

Melgueil,  p.    1  80. 
BERNARD-PIERRE,  p.  584. 
BERNARD,  écolâtre  d'Angers,  p.  35. 
BERNARDE   DE   COMMINGES,   comtesse  de   Car- 

cassonne,  p.   io5. 

BERNARDIN  DE  CORNEILLAN,  évèque  de  Rodez, 

p.  875. 
BERNARDIN-FRANÇOIS  FOUQUET,  abbé  de  Cau- 

nes,  p.  470. 

BERNARDIN  DE  CARJAVAL,  abbé  de  Saint-Ge- 
nis,  p.  536. 

BERNARDIN  D'AUTEMAR,   abbé   de   Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  5o5. 

BERNARDO  DE   CASTELLO,  évêque  d'Urgel, 

p.  908. 

BERNARDO  GUILLEM,  évêque  d'Urgel,  p.  907. 

BERNARDO  ROGER,  évêque  d'Urgel,  p.  908. 

BERNARDO  DE  SALVA,  évêque  d'Urgel,  p.  910. 

BERNARDO  SANZ    ou   SANCHO ,    évêque   d'Urgel, 

p.  908. 

BERNARDO  DE  VILAMUR,  évêque  d'Urgel,  p.  908. 
BERNARDO  GUIFREDO,  comte  de  Berga,  p.  907. 
BERNARDO,  vicomte  de  Confient,  p.  906. 
Bernassonne,  lieu,  p.  63 1.  Foir  Baunassonm;. 
BERNONou  BERNARD,  évêque  deToulouse,  p.  352. 
BERNOIN   I,  évêque  de  Viviers,  p.  413. 
BERNON     II    ou    BURNON,    évêque    de   Viviers, 
pp.  414,  602. 

BERNOIN    m    ou    BERNON,    évêque    de   Viviers, 
p.  414. 

BERNON,  abbé  de  Castres,  p.  433. 


BEr.niAc  (prieuré  de),  p.  741. 

Bei\s,  lieu,  p.  540. 

BERTEZI  (Philippe   de),  sénéchal  royal,  p.  532. 

BERTHE,  fille  de  Hugues,  comte   de   Rouergue,  & 

femme  de  Robert  II,  comte  d'Auvergne,  pp.  3i, 

91. 
BERTHE,  nièce  de  Hugues,  roi  d'Italie,  femme  de 

Raimond  I,  comte  de  Rouergue,  pp.  3o,  35,  Sç, 

54,  57. 
BERTHON  (N.  de),  abbé  de  Calers,  p.  622. 
BERTIER,  coadjuteur  d'Uzès,  puis  évêque  de  Mon- 

tauban,  p.  363.  Voir  PIERRE  III. 
BERTIER  (Philippe),  président   au   Parlement  de 

Toulouse,  p.  362. 
BERTILE,  p.  448. 
BERTON  DE  GRILLON  (N.),  abbé  de  Saint-Thi- 

béry,  p.  56 1 . 
BERTRAND,  cardinal-êvêque  d'Ostie,  p.  797. 
BERTRAND  DE  DEAUX ,   archevêque  d'Embrun, 

pp.  279,  008. 
BERTRAND  DE  MONTREDON,  évêque  de  Nimes, 

archevêque  de  Narbonne,  pp.  248,  277;  sa  dé- 
position, p.  249. 
BERTRAND   DESCHAUX,   archevêque   de   Tours, 

p.  3io. 
BERTRAND    DE     SAINT- JUST,    évêque    d'Agde, 

pp.  266,  307,  713. 
BERTRAND  I,   évêque  d'Albi,  pp.   190,  385,  600, 

616. 
BERTRAND     II    DES     BORDES,    évêque    d'Albi, 

pp.  356,  386,  657. 
BERTRAND    ALDEGAIRE,    évêque  de    Bethléem, 

p.  395. 
BERTRAND    I    DE    SAINT  -  GERVAIS ,   évêque   d» 

Béziers,  pp.  265,  466,  725, 
BERTRAND  II  DE  JMAUMONT,  évêque  de  Béziers, 
.   de  Lavaur  &  de  Mirepoix,    pp.  269,  388,  436, 

438. 
S.   BERTRAND,   évêque  de  Comminges,   pp.   367, 

370;  découverte  de  ses  reliques  en  janvier  iSop, 

pp.  267,  768. 
BERTRAND  II  DE  MIRAMONT,  évêque  de  Com- 
minges &  abbé  de  Lombez,  pp.  374,609,643,644. 
BERTRAND  III,  évêque  de  Comminges,  p.  375. 
BERTRAND  IV,  évêque  de  Comminges,  p.  dj5. 
BERTRAND  V  DE  GOTH,  évêque  de  Comminges, 

archevêque   de   Bordeaux,  pape   sous   le  nom  de 

Clément  V,  pp.  333,  370. 

BERTRAND  VI  DE  COSNAC,  évêque  de  Commin- 
ges. p.  375. 
BERTRAND,    évêque    d'Elne,    p.    343;    prétendu 

évêque  d'Elne,  p.  781. 
BERTRAND  DE    MAUMONT,    évêque  de   Lavaur. 

Foir  aux  évêques  de  Béziers. 
BERTRAND    I    DE   MONTAULT,  évêque  de    Lec- 

toure,  p.  367. 
BERTRAND  II  DE  LUSTRAC,  évêque  de  Lectoure, 

p.  369. 
BERTRAND    I    DE   MORNAY,   évêque   de   Lodève, 

p.  290. 
BERTRAND  II  DE  POITIERS,  évêque  de  Lodève, 

p.  290. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


987 


BERTRAND  III    DU     MAS,    évêque    de    Lodève, 

p.  292. 

BERTRAND  DE     PIBRAC,    évêque    de    Mende, 

p.   568. 

BERTRAND  I,  évêque  de  Maguelonne,  p.  314. 

BERTRAND  II  ROBERT,  évêque  de  Maguelonne, 

pp.     I  80,    322, 

BERTRAND  DE  MAUMONT,  évêque  de  Mirepoix. 
/'o/Vaux  évêques  de  Béziers. 

BERTRAND  I  DU  PUY,  dernier  abbé  de  Saint- 
Théodard  &  premier  évêque  de  Montauban, 
pp.  426,  809. 

BERTRAND  II  DE  CARDAILLAC,  évêque  de  Mon- 
tauban, p.   426. 

BERTRAND  ni  ROBERT,  évêque  de  Montauban, 
p.  426. 

BERTRAND  I  DE  MONTREDON,  évêques  de  Ni- 
mes.  yoir  aux  archevêques  de  Narbonne. 

BERTRAND  II  DE  LANGUISEL,  évêque  de  Ni- 
mes,  p.  278. 

BERTRAND  III  DE  DEAUX,  DE  DEUX  ou  D'EUSE, 
évêque  de  Nimes,  p.  279. 

BERTRAND  I  D'ORNEZAN ,  évêque  de  Pamiers, 
p.  43 r. 

BERTRAND  II  DE  LORDAT,  évêque  de  Pamiers, 
abbé  de  Foix,  pp.  43  1 ,  849. 

BERTRAND  III  DU  BARRAU,  évêque  de  Pamiers, 
p.  432. 

BERTRAND  I  DE  CHALENÇON,  évêque  du  Puy, 
p.  403. 

BERTRAND  II  DE  LA  TOUR,  évêque  du  Puy, 
p.  407. 

BERTRAND  III  DE  CHANAC,  évêque  du  Puy, 
p.  408. 

BERTRAND,  évêque  du  Puy,  p.  602)  corrige^ 
BERNARD  II  DE  MONTAIGU. 

BERTRAND  DES  BORDES,  évêque  du  Puy;  cor- 
rige^ d'Albi. 

BERTRAND  I  PiLETORT ,  évêque  de  Rieux, 
p.  441. 

BERTRAND  II  DE  CARDAILLAC,  évêque  de  Rieux, 
p.  441. 

BERTRAND   I,  évêque  de  Rodez,  p.  874. 

BERTRAND  II  DE  RAFFIN ,  évêque  de  Rodez, 
p.  874. 

BERTRAND  III  DE  CHALENÇON,  évêque  de  Ro- 
dez, p.  870. 

BERTRAND  IV  DE  POLIGNAC,  évêque  de  Rodez, 
p.  87.1. 

BERTRAND,  évêque  de  Sarlat,  p.  441. 

BERTRAND  I  DE  VILLEMUR,  évêque  de  Tou- 
louse, prieur  de  Camon,  pp.  354,  71  1,  806. 

BERTRAND  II  DE  L'ISLE-JOURDAIN,  évêque  de 
Toulouse,  pp.  35.5,  495. 

BERTRAND  I,  évêque  dUzès,  p.  864. 

BERTRAND  II  ARNAUD,  évêque  d'Uzès,  pp.  3oi, 
864,  869. 

BERTRAND  III  DE  CADOENE,  évêque  In  partitus 
de  Paphos,  de  Saint-Flour  &  d'Uzès,  abbé  de 
Sauve,  pp.  3o2,  720,  864. 

BERTRAND  DE  CASTELNAU  ou  CHALENÇON, 
évêque  de  Viviers,  p.  415. 


BERTRAND,  abbé  d'Alet,  p.  41 3. 

BERTRAND  DE  RRISON,  abbé  d'Aniane,  p.  450. 

BERTRAND  I,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

BERTRAND  DE  MONTLAUR,  abbé  d'Ardorel, 
p.  616. 

BERTRAND  DE  SERVOLE,  abbé  de  Belleperclie, 
p.  628. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Bonnecorabe,  p.  641. 

BERTRAND  II,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 

BERTRAND   I,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

BERTRAND  II,  abbé  de  Bonnefont,  pp.  61  5,  634. 

BERTRAND,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614. 

BERTRAND  D'AURIAC,  abbé  de  Calers,  p.  62  r . 

BERTRAND  DESCARS,  abbé  de  la  Capelle,  p.  6^6. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Castres,  p.  433. 

BERTRAND-BÉRENGER,  abbé  de  Castres,  p.  43^. 

BERTRAND  I  DE  ROQUEVILLE,  abbé  de  Caunes, 
p.  468. 

BERTRAND  II  DE  SAINT- MARTIN- LE -VIEIL, 
abbé  de  Caunes,  p.  470. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Saint-Gilles  &  de  Conques, 
pp.  474,  519. 

BERTRAND  II  DE  LA  BARRIÈRE,  abbé  de  Con- 
ques, p.  474. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Cuxa,  p.   476. 

BERTRAND  II,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

BERTRAND  DU  MARASC,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 

BERTRAND  DE  LORDAT,  évêque  de  Pamiers, 
abbé  de  Foix.  Voir  aux  évêques  de  Pamiers. 

BERTRAND  I  DU  MAS,  abbé  de  Fontcaude,  p.  S63. 

BERTRAND  II  DU  MAS,  abbé  de  Fontcaude, 
p.  863. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 

BERTRAND  II,  abbé  de  Franquevaux,  pp.  5o7, 
63o. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Grandselve,  pp.  6o5,  621. 

BERTRAND  U  GEOFFROI,  abbé  de  Grandselve, 
p.  609. 

BERTRAND  III  DE  BRUAVAL,  abbé  de  Grand- 
selve, p.  609. 

BERTRAND  DE  BERTIER,  abbé  de  Lézat,  p.  492. 

BERTRAND  DE  MIRAMONT,  abbé  de  Lombez. 
Voir  aux  évêques  de  Comminges. 

BERTRAND  DE  TINERI,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

BERTRAND   I,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  493. 

BERTRAND  II  DE  TONIN,  abbé  du  Mas-d'Azil, 
p.  495. 

BERTRAND  I,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  687. 

BERTRAND  II  DE  FAUDOAS,  abbé  du  Mas-Gar- 
nier, p.  589. 

BERTRAND  III  DE  BÉDAT,  abbé  du  Mas-Gar- 
nier, p.  589. 

BERTRAND,  abbé  de  Moissac,  p.  333. 

BERTRAND  DE  PALAJA ,  abbé  de  Montolieu  & 
de  Saint-Hilaire,  pp.  460,  548. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 

BERTRAND  II  DE  JANNAC,  abbé  de  Nizors, 
p.  643. 

BERTRAND,  abbé  de  Psalmodi,  p.  507. 

BERTRAND,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


938 

BERTRAND  I,  atbé  de  Saint-Genis  des  Fontaines, 
p.  535. 

BERTRAND  II,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 

BERTRAND  I  DE  SAINT-COME,  abbé  de  Saint- 
Gilles,  p.  5i7. 

BERTRAND  II  DE  LA  TOUR,  abbé  de  Saint- 
Gilles,  p.  519. 

BERTRAND  III,  abbé  de  Saint-Gilles.  Foir  aux 
abbés  de  Conques. 

BERTRAND  IV,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  Sic. 

BERTRAND  V,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  619. 

BERTRAND  I  DE  TOURNON,  abbé  de  Saint-Hl- 
laire,  p.  547. 

BERTRAND  11  DE  PALAJA ,  abbé  de  Saint-Hi- 
laire.  Foir  aux  abbés  de  Montolieu. 

BERTRAND  lU  ARNAUD,  abbé  de  Saint-Hilaire, 
p.  548. 

BERTRAND,  abbé  de  Saint-Papoul,  p.  444. 

BERTRAND,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  555. 

BERTRAND  DE  MORILLON,  abbé  de  Saint-Sau- 
veur de  Lodève,  p.  804. 

BERTRAND  I  DE  MORNAC,  abbé  de  Saint-Thi- 
béry,  p.  559- 

BERTRAND  II,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  SSp. 

BERTRAND  DE  CADOENE,  abbé  de  Sauve.  Foir 
aux  évêques  d'Uzès. 

BERTRAND,  abbé  de  Sorède,  p.  56z. 

BERTRAND  I,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i  1. 

BERTRAND  II  DE  PIERRELADE,  abbé  de  Sorèze, 
p.   5l2. 

BERTRA^fD  IH  DE  SAINT-GENIÈS,  abbé  de  So- 
rèze, p.  5l2. 

BERTRAND  D'AURIAC,  abbé  deValmagne,  p.  618. 

BERTRAND,  abbé  de  Villemagne,  p.  578. 

BERTRAND  DE  L'HOST,  prieur  de  Bonnefoy, 
p.  65o. 

BERTRAND  DE  MONTAIGU,  prieur  de  la  Dau- 
rade, p.  694. 

BERTRAND,  prieur  d'Espayrac,  p.  474. 

BERTRAND,  prieur  de  Goudargues,  p.  449. 

BERTRAND,  prévôt  de  la  cathédrale  de  Saint- 
Paul  des  Trois-Chàteaux,  p.  602. 

BERTRAND  II,  comte  de  Gévaudan,  fils  d'Adélaïde 
d'Anjou,  pp.  3o,   iSg. 

BERTRAND  I,  fils  d'Érail,  comte  de  Gévaudan, 
p.   139. 

BERTRAND,  comte  d'Arles  ou  de  Provence,  p.  61. 

BERTRAND,    comte    ou    marquis    de    Provence, 


pp, 


3o,  61 . 


BERTRAND  ou  GUILLAUME-BERTRAND  I,  comte 
de  Provence,  p.  61 . 

BERTRAND,  comte  de  Provence.  Foir  GUIL- 
LAUME-BERTRAND . 

BERTRAND,  comte  de  Toulouse,  fils  de  Raymond 
de  Saint-Gilles,  pp.  3i,  rti,  76,  89,  145,  2o3, 
207,  209,  211,  218,  849;  était-il  bâtard  ou  fils 
légitime,  p.  195;  époque  de  son  départ  pour  Ij 
Terre  Sainte,  de  la  prise  de  Tripoli,  Sec,  p.  212. 

BERTRAND,  comte  ou  marquis  de  Provence,  fils 
puîné  de  Guillaume  Taillefer,  pp.  3i,  58,  65, 
67,  \5z,  195,  197. 


BERTRAND,  comte  d'Arles  ou  de  Provence,  p.  71. 
BERTRAND,  comte,   neveu   de  Pierre,   évêque  de 

Maguelonne,  p.  SSp. 
BERTRAND,  vicomte  de  Bruniquel,  fils  naturel  de 

Raimond  VI,  p.  3i . 
BERTRAND,  vicomte  de  Lautrec,  p,  386. 
BERTRAND    DE     GOUT,    vicomte   de    Lomagne, 

p.  628. 

BERTRAND  D'ANDUZE,  seigneur  de  Sommières, 
p.  649. 

BERTRAND  IV,  seigneur  de  la  Tour,  p.  407. 
BERTRAND,  frère  de  Guillaume,  comte  de  Forcal- 
quier,  p.  77. 

BERTRAND,  fils  naturel  d'Alphonse- Jourdain , 
p.  3 1. 

BERTRAND  CORSERIUS,  p.  468. 

BERTRAND  PEIRALIES,  p.  460. 

BERTRAND  RUFFI,  fondateur  de  l'Hôtel-Dieu  de 
Nimes,  p.  278. 

BERTRANDE,  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 

BERTRANDE,  fille  naturelle  de  Raimond  VI, 
p.  3i. 

BERTRANDI  (Nicolas);  son  récit  de  la  transla- 
tion des  reliques  de  saint  Antonin  de  Pamiers, 
p.  12. 

BÉRULLE  (le  P.  de),  p.  640. 

Béhyte,  p.  238;  époque  de  la  prise  de  cette  ville 
par  les  croisés,  p.  2i3. 

Bésalu  (Saint-Gemès  de),  église,  pp.  95,  247, 

Bêsaiu  ou  Bésaudun  (concile  tenu  à),  en  1077, 
pp.  248,  33o,  341. 

BÉSALU  (comte  de),  p.  723. 

N.  BESCHERAN,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  555. 

Bessan,  pp.  277,  3o7;  (Hérault),  arr.  Je  Béliers. 

—  (Saint-Pierre  de),  prieuré,  pp.  556,  715. 
BESSENS  (Guillaume  de),  p.  587. 

—  (Olivier  de),  p.  6o5. 

BÉTICUS,  évêque  d'Agde,  pp.  3o4,  714. 
Béziers  (église  de);  sa  fondation,  p.  260. 

—  (histoire  du  pouvoir  temporel  de  l'évêque  de); 
pp.  723  &  suiv. 

—  (chapitre  cathédral  de  Saint-Nazaire  de), 
pp.  726,  727. 

—  (statuts  de  l'église  Saint-Nazaire  de),  p.  726. 

—  (énumération  des  principaux  couvents  de), 
p.  727. 

—  la  Madeleine,  prieuré,  p.  498. 

—  Saint-Félix,  église,  p.  269. 

—  Saint-Julien,  prieuré,  p.  780. 

—  hospices  &  maladreries,  pp.  729,  730. 

—  Saint-Antoine,  hôpital,  p.  730. 

—  (AuGusTiNS  de),  pp.  585,  729. 

—  (Capucins  de);  leur  introduction,  p.  271. 

—  (Carmes  de),  p.  729. 

—  (Clarisses  de);  liste  de  leurs  abbesses,  pp.  784, 
735. 

—  (COBDELIERS  de),  pp.  729,  823. 

—  (Dominicains  de);  histoire  de  leur  couvent, 
pp.  688,  727,  728. 

—  (JtsuiTES  de),  p.  271. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


939 


BéziehS  (UrSulines  de);  leur  installation,   p.  272. 

—  (bourg  de  Maïheillan  à),  p.  725. 

—  ses  vicomtes,  p.    102. 

(vicomtes  de)  &  d'AcDE;  époque  de  la  réunion 

des  deux  vicomtes  dans  la  même  maison,  p.  102. 

—  (vicomte  de),  p.  855. 

—  (juifs  de),  pp.  268,  269. 

—  (conciles  de),  en  i225,  p.  678  ;  en  1246, 
pp.  252,  278,  343,  355j  en  i255,  pp.  252,  578; 
en  1272,  p.  578;  en  1273,  p.  5i2;  en  1279, 
p.  780;  en  1280,  pp.  343,  719,  849;  en  1281, 
p.  495;  en  1291,  p.  495;  en  1294,  p.  8o3;  en 
1299,  pp.  3i7,  487;  en  i3oi,  p.  542;  en  i3i7, 
pp.  5o3,  53o,  578,  63o,  719;  en  i326,  p.  8o3; 
en  i35i,  p.  319. 

BÉZIERS  (Arnaud  de),  p.  io5. 

—  (Bernard  de),  pp.  205,  725. 

—  (Bertrand  de),  p.  466. 
BEZINS  (Arnaud  de),  p.  771. 

BiGOERE  (comté  de),  soumis  à  l'église  du  Puy, 
p.  402. 

—  (comtes  de),  pp.   ii3,  116. 

Bisaco,  village  dans  la  Vaunage,  p.  92;  Bi^ac 
[Gard),  commune  de  Calvisson. 

Bise,  terre,  p.  479;  Bi^e  (Aude),  arr.  de  Narionne. 

BIRNOS  (Azémar  de),  moine  de  Lézat,  p.  771. 

BISTAN  (Jean),  bourgeois  de  Narbonne,  p.  686. 

BiTEBROis,  p.  724. 

BLACON,  chef  religionnaire,  p.  410. 

Blagnac,  village  donné  à  l'abbaye  de  Saint-Ser- 
nin,  p.  524  [Haute-Garonne),  arr.  de  Toulouse. 

BLAISE  CISTEL,  abbé  de  Quarante,  p.  565. 

BLAISE  TROSES,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 

BLAISE  DE  MONTCLAR,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

BLANCHE  D'ALBIGNAC,  abbesse  de  la  Font, 
p.  837. 

BLANCHE  DE  PLAbiAN,  femme  de  Bérenger,  sei- 
gneur d'Uzès,  p.  228. 

BLANCHE,  femme  de  Hugues  de  Laudun,  seigneur 
de  Montfaucon,  p.  228. 

BLANDINUS,  p.  341. 

BLANES  (N.  de),  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 

BLANQUET,  vicaire  général  de  Gaillac,  p.  599. 

BlaYE,   p.    232. 

Bleide  (maladrerie  de),  p.  665;  Blaye  {Tarn),  arr. 
d  Alhi. 

BLITSINDE,  femme  d'Etienne,  vicomte  de  Poli- 
gnae,  p.  49. 

Blois  (États  généraux  de),  en  1376,  pp.  283,  410, 
446;  en  i585,  p.  410;  en  i588,  p.  377. 

N.  BLOUIN,  abbé  d'Aniane,  p.  452. 
BOBO,  abbé  de  Manlieu,  p.  492. 
Boc   (aujourd'hui    Bouc),   port  vers   l'embouchure 
du  Rhâne,  p.  224. 

BODON,  BADON,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  570. 
BODRACA   ou    BODRAGA,  prieure  de  la  Snlvetat, 

p.  7Û5. 
BOÉMOND  VI,  comte  de  Tripoli,  p.  241. 
BOÉTU'S,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3 12. 


Boian   (Saint-Étiesxe  de),  église,   p.  264;  Boujan 
[Hérault),  arr.  de  Béliers.   Voir  Bof  JAN. 

BoisSEDON,  lieu,  p.  578;    Bo'isse-^on  [Tarn),  arr.  de 

Castres. 
BoissEL  (Sainte-Marie  de),  église,  p.  596  [Tarn), 

commune  de  Gaillac. 
BOIZAI-COURTENAY  (N.  de),  abbé  de  Villemagne, 

p.  58o. 
BOMPAR  dit  'VIRGILE,  évêqiie  d'Uzès  &  de  Mende, 

pp.  3oi ,  394. 
BOI\IPAR    AYRAULT,    abbé     de     Saint-Chaffre, 

p.  572. 
BOMPAR,  p.  229. 

BON  DE  VILLEVERS  (N.),  abbé  de  Joncels,  p.  488. 
BON  (Pierre  del),  p.  458. 
BONAFOS,  doyen  de  Cayrac,  p.  606. 
BoNAFOus,  château,  p.  656;  Castelnau  de  BonafouS 

[Tarn),  arr.  d'Albi. 
BONAFUSSE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 
BONALD,  abbé  de  Cruis,  p.  574. 
BONAVENTURE  BANYN,  évêque  d'Uzès,  pp.  3o4, 

865. 
BONAVENTURE    DE    LA    FONT,    abbé    de    Foix, 

p.  85o. 
BoNDiLiON,  lieu  où  fut  bâti  le  monastère  de  Val- 
bonne,  p.  3oo. 
BONESINDUS,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  557- 
BONFILS  I,  Bonusfilius,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
BONFILS  II,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
BONHOMME,  abbé  de  la  Ca pelle,  p.  645. 
BONHOMME,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
BONHOMME  DE  LOMAGNE,   abbé  de  La  Grasse, 

p.  482. 
BONIFACE,  abbé  de  Conques,  p.  478. 
BONIFACE,  abbé  de  Gaillac,  p.  598. 
BONIFACE  FERRIER,  général  de  l'ordre  des  Char- 
treux, p.  65o. 
BONNE  DE  BERRY,  comtesse  de  Rodez,  p.  879. 
BoNNECOMBE,  abbaye,  pp.  îgS,  473,  623,  641,  874. 
BoNNEFOi,  chartreuse  dans  1«  Vivarais,   pp.  410, 

648. 
BoNNEFOXT,  abbaye,  pp.  374,  377,  6i3,  633,  635, 
636,  642. 

—  (abbé  de),  pp.  610,  6i3. 

—  (moines  de),  p.  63i. 

BoNNEVAL,  abbaye  du  diocèse  de  Rodez,  pp.  601, 

897. 
BONOSE,  évêque,  p.  244. 
BoNREPAEX,  p.  612  [Ariége),  commune  de  Prax  & 

Bonrepaux. 

—  (grange  de),  pp.  6i3,  614. 
Bonshommes,  hérétiques,  p.  25o. 
Bordeaux  (connétable  de),  p.  610. 
Bordes,  village,  pp.  458,  546. 
BORDES  (Bertrand  des),  p.  368. 

BOREL,  évêque  de  Rota,  en  Aragon,  p.  373. 
BORN  (Guarin  de),  p.  639. 

—  (Guillaume  de),  chevalier,  p.  639. 
BoBBEL,  prieuré,  p.  589. 


94° 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


BORREL,  ivèque  d'Ausone,  p.  96. 

BORREL,  évèque  de  Rota,  p.   142. 

BORREL,  comte  de  Barcelone,  p.  247. 

BORRO   (Jacques),    prieur   d'Espira   &   abbé   de  la 

Real,  p.  782. 
BOS,  abbé  de  la  Capelle,  p.  645. 
BOSC  (Bernard  du),  p.  324. 
EOSON,  évêque  d'Agde,  p.  3o5. 
BOSON    DE    SALIGNAC,    évêque    de    Comminges, 

p.  375. 
BOSON,  abbé  d'Alet,  pp.  422,  554. 
BOSON,  abbé  de  Montolieu,  p.  456. 
BOSON,  roi  de  Provence;  sur  l'époque  de  sa  mort, 

pp.   1,  7. 
BOSON,  comte  d'Arles  ou  de  Provence  ;  deux  comtes 

de  ce  nom,  pp.  Sp,  60. 
BOSON,  vicomte   de  Béziers   &   d'Agde,   pp.    102, 

io3,  584,  726. 
BOSQUAT,  habitant  de  Saint-Chinian,  p.  532. 
BOSQUET  (Durand),    premier   juge   à  Narbonne, 

p.  296.  ^ 
BocjAN  (hôpital  de),  p.  ySi.  Foir  Boiam. 
BouLBONNE,  abbaye,  pp.  279,  353,  38o,  429,  430, 

611,  614,  633,  85i. 

—  (chapelle  des  comtes  de  Foix  à),  p.  614. 

—  (abbé  de),  p.  608. 
BOULHE  (Pierre  de),  p.  325. 
BOURBON  (Hector  de),  p.  461. 

BOURG  (cardinal  de),  archevêque  de  Narbonne  & 
abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  649;  corrige:;  BONZI. 
Foir  PIERRE  VII,  évêque  de  Béziers  (1659-1703). 

Bourg-Dieu,  abbaye  dans  le  Berry,  p.  25. 

BOURGEMONT  (Esclarmonde  de),  p.  610. 

Bourges  (archevêque  de),  p.  654. 

—  (concile  de),  en  io3i,  pp.  384,  392;  en  1278, 
p.  386;  en  1291,  p.  393. 

Bourgogne  Tbansjurane,  p.  72. 
Bourg-Saint-Andéol,   lieu,   pp.   411,   414,   416 
(^Ardèche),  arr.  de  Privas. 

—  (couvents  du),  p.  900. 

BOURGUIGNE  DE  CHYPRE,   troisième   femme  de 

Raimond  VI,  p.  3i. 
BOURGUIGNONNE   DE   SAINT-JEAN,   abbesse  de 

Saint-Geniès,  p.  826. 
BouRNAZEiLLE    (seigneurie    de),    p.    473;    corrige^ 

BOURNAZEL. 
BoussAGUES,  p.  3o8  (^Hérault),  arr.  de  Béliers. 

—  archiprêtré  du  diocèse  de  Béziers,  p.  261. 

—  (hôpital  de),  p.  73i. 
BOUSSAGUES  (Daurde  de),  p.  724. 
BOUSSANELLE  (N.  de),  abbé  de  Quarante,  p.  566. 
BOVES  (Enguerrand  de),  p.  854. 

BOZON,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 
Bkadon  (hôpital   de  Saint-Georges  de),  p.   896; 
Brandonnet  (?)  (Aveyron),  arr.  de  Villefranche. 

BRAIDE   DE    CUCUGNAN,    abbesse    des    Olieux, 

p.  687. 
BRAIDE  I,  abbesse  de  Vainègre,  p.  85 1. 
BRAIDE    II    D'ASOUAIRE,    abbesse   de  Vainègre, 

p.  85i. 


BRAIDE  III,  abbesse  de  Vainègre,  p.  852. 

BRAÏDE  DE  GOUTH,  femme  de  Réginald,  p.  3i, 

BRAIUIMÈNE,  p.   ii3. 

Braine  (concile  de),  en  58o,  p.  383. 

Bram,  p.  854  ÇAude),   arr.   de    Carcassonne. 

—  (église  de),  p.  856. 

BRAMEVACHE,   chanoine   de   Saint-Gaudens, 

p.  368. 
Breda  (Saint-Sauveur  de),  monastère  au  diocèse 

de  Girone,  pp.  595,  793. 

BRÉMOND  PARÈDES,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  537. 

Brens    (église   de),    pp.    595,    596    (Tarn),    arr.   de 
Gaillac . 

—  (châtellenie  de),  p.  025. 

—  (dîmes  de),  p.  667. 
BRENS  (Pierre  de),  p.  654. 
BREUIL  (Adémar  du),  p.  568. 

BriAtexte   (maladrerie  de),  p.  767  (Tarn),  arr.  de 
Lavaur. 

Brice,  alleu,  p.  595. 
Bbignole,  lieu,  p.  66. 

BniNiAc  (hospice  de   Saint-Etiexne   de),   p.   3i5; 
Brignac  [Hérault),  arr,  de  Lod'eve. 

BRION  (comte  de),  p.  899. 
Brioude,  comté,  p.  i38. 
.^  (concile  de),  en  1094,  p.  248. 
BRISSON  (baron    de),   gouverneur   protestant   de 
Nimes,  p.  839. 

Brives-SUR-Loire,   p.   410    (Haute-Loire),   arr.    du. 
Puy. 

—  (Chartreux  de),  p.  410. 
BRONAC  (Geneviève  de),  p.  410. 

BROSSE  (N.  de  la),  abbé  de  Cendras,  p.  719. 
Brosses,  lieu,  p.  461  ;  Brousses  (Aude),  arr.  de  Car- 
cassonne. 

Brousse,  lieu  dans  la  viguerie  de  Lautrec,  en  Al- 
bigeois, p.  106. 

Brugairolles,  château,  p.  460  (Aude),  arr.  de  Li- 
moux. 

BRUGAL  (précepteur  de),  p.  609. 
BRUNESINDE,  vicomtesse  de  Lautrec,  p.  309. 
Bruniquel  (Saint-Matfbed  de),  p.  598. 

—  ses  vicomtes,  p.   168. 
BRUNIQUEL  (vicomte  de),  p.  607. 
S.  BRUNO,  p.  572. 

BRUNO  RUADE,  évêque  de  Conserans,  p.  382. 
BRUNO,  abbé    de   Saint-Jacques,  p.  584. 
BRUNON,  légat  apostolique,  p.  587. 
Brusque  (église  de),  p.   567  (Aveyron),  arrond.  de 
Saint-Affri(j  ue. 

BUADE,  chanoine  &  véturier  de  Nimes,  p.  281. 
BULLUS,  comte  de  Vêlai,  p.  85. 
BuRGAL,  territoire,  p.  480. 

Burgaud,   commanderie    du   diocèse  de  Toulouse, 
p.  529  (Haute-Garonne),  arr.  de  Toulouse. 

BURGONDION.   Foir  GUI. 
BURINE  (Guillaume  de),  p.  649. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


941 


BuBLAS,  en  Albigeois,  p.  434;  Burlats  (Tarn),  arr. 

Je  Castres. 
—  (doyen  du  chapitre  de),  p.  761. 
BURNON,  évèque  de  Viviers.  Voir  BERNON. 
Bur^edis,  lieu,  p.   |38. 
BuZET,  p.  596  (^Haute-Garonne'),  arr.  de  Toulouse. 


C,  ^vêque  de  Conserans,  p.  38o. 

Cabat.dez  ou  de  Cacabet  (Saint-Estéve  dt),  abbaye, 

pp.  740,  769. 
CABARET  (Hugues  de),  p.  46J. 

—  (Raimond-Adhémar  de),  p.  465. 

—  (Roger  de),  p.  465. 

Cabrièbes  (Saint-Martin  de),  lieu,  p.  519. 
Caualen,  château  du  diocèse  d'Albi,  p.  188. 
Cadirac,  seigneurie,  p.  467. 
CADOT.    Voir  ANTOINE   DE    SUBIET,  évêque  de 

Montpellier,  p.  325. 
Cadouin,   abbaye,   pp.   3o6,   367,   589,  6o5,  747, 

748.    ^ 

—  (abbé  de),  p.  617. 

—  (saint  Suaire  de),  conservé  dans  l'église  du 
Taur,  à  Toulouse,  p.  3^9. 

Cacsank,  vallée  donnée  à  l'abbaye  de  Saint-Victor, 

p.  66. 
Cahors,  p.  i33. 

—  (comté  de)j  à  quelle  époque  il  fut  aliéné  par 
les  comtes  de  Toulouse,  pp.  199,  200,  201,  201, 
2o3. 

—  (évèque  de),  p.  667. 

—  (vicomte  de),  p.  ^j. 

—  (Chabtrelse  (1-).  p.  358. 

—  (Clabisses  de),  p.  885. 

—  (collège  de  PElecby  à),  p.  441. 

—  (Dominicains  de),  p.  3o8. 
CAHUSAC(Frotard  de),  p.  188. 

Caiii'ZAc,  château  en  Albigeois,  p.  108;  Cahu\ac- 
sur-Vère  i^Tarn),  arr.  de  Ga'tllac. 

—  (seigneurs  de),  p.  673. 
Cairac  (Saint-Meme  de),  p.  666. 
Cmssan,  château,  p.  265. 
CALASTUS,  abbé   du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
Calcul  Pisan,  suivi    à  la  (in  du   onzième  siècle  & 

au   commencement   du   douzième   par   les    papes 
dans  plusieurs  de  leurs  bulles,  pp.  216,  217. 
Calers,  abbaye,  pp.  43r,  6o5,  610,  61  1,  614,  620. 

—  (abbé  de),  p.  6  |3. 

—  (foret  de),  p.  62  1 . 

CALIXTE  U,  papej   son  voyage  dans  la  Province, 

pp.  2i5,  216,  217. 
Calmes  (Saint-Pierre  de),  lieu,  p.  481. 
Calmettes,  lieu,  p.  579. 
CALMEZ    DE    MONTAZELS    (l'abbé),     novice    à 

Saint-Polycarpe,   p.  555. 
S.  CALMIN  ou   CARMERIN,  fondateur  de  Saint- 

Chaffre,  p.  570. 


CALMONT  (Bégon  de),  seigneur,  p.  471. 
Calsan,  village,    p.    118;    Caïman  (Ariége),  arr.  de 
Pam'iers. 

CALSTON,  abbé  de  Figeac,  p.  33. 
CALVÈTE,  abbesse  de  Vielmur,  p.  600. 
Calvisson,    Calvisson,     prieuré,     pp.    280,    837 
[Gard),  arr.  de  Nimes. 

Camcon  (Saint-Piebre  de),  paroisse  &  église, 
pp.  384,  58i;  Camion  du  Temple  (Tarn)  arr. 
dAlil. 

CAMESANE  (Flise  de),  p.  498. 

Camon,  monastère,  pp.    1  18,  437,  478,  480,  806. 

—  (liste  des  prieurs  de),  pp.  806,  807. 
Campagnac  (chanoines  de),  p.  870. 
Campbell,  alleu,   p.  352. 

Canal  des  Decx-Meksj  bénédiction  de  la  première 
pierre,  p.  363. 

CANARD,  évèque  de  Conserans,  p.  38 1. 
Canavelles,    alleu,   p.    456;    Canaveilles  &    VHar 

{Pyrénées-Orientales),  arr.  de  Prades  (?). 
Candeil,  abbaye,  pp.  385,  386,  6o5,  622. 

—  (bienfaiteurs  &  possessions  de),  pp.  622,  623. 

—  (lieu  &  forêt  de),  p.  606. 

CANET  (Bernard  de),  p.  497. 

Canicou  (Saint-Martin  de),  monastère,  pp.  95, 
314,  463,  591,  592,  778,  792,  794. 

Cannet  (Sainte-Marie  de),  p.  ^65  {Aude),  arr.  de 
Narbonne. 

Canolkcle  (la),  prieuré  au  diocèse  de  Mende, 
pp.  i36,  325,  450. 

Cantobre,  p.  873. 
Capairous,  prieuré,  p.  473. 
Capelle  (la),  abbaye,  pp.  590,  645. 

—  (frères  de  la),  p.  607. 

Capendu,  p.  458  (^Aude),  arr.  de  Careassonne. 

—  (hôpital  de),  p.  758. 
CAPENDU  (Bernard  de),  p.  459. 

—  (R.  de),  p.  458. 

Capestanc,  pp.  25o,  479,  529,  863  (Hérault),  arr. 
de  Béliers. 

—  (concile  de),  tenu  en   1  166,  pp.  3i5. 
CAPITOLE  (Guillaume  du),  p.  253. 
CAPRARIUS,  évèque  de  Narbonne,  p.  244. 
CARAMAN  (Sybille  de),  p.  451. 
Carcasses,  p.  75 1. 

Carcassonne,  p.  648. 

—  (cité  de),  p.  647. 

—  (histoire  de  la  reconstruction  du  bourg  neuf 
de),  p.  736. 

—  (faubourg  Saint-Vincent  de),  p.  612. 

—  (pont  de  pierre  de),  p.  847. 

—  époque  de  la  prise  de  cette  ville  par  Rairaond- 
Bérenger  III,  p.  211;  assiégée  par  le  prince 
de  Galles,  p.  334. 

—  peste  en  1629  &  i652,  p.  749. 

—  (église  de),  p.  328. 

—  (époque   de    l'érection    de)   en   cité   épiscopale, 

p.  736. 


942 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


Cahcassonne  (évêques  de);  note  sur  quelques-uns 
d'entre  eux,  p.  55. 

—  (pouvoir  temporel  des  évêques  de),  pp.  ySS, 
736. 

—  ses  comtes  héréditaires  de  la  seconde  race,  p.  lop. 

—  (sénéchal  de),  p.  845. 

—  (sénéchaussée  de),  p.  i5i. 

—  (églises  des  anciens  faubourgs  de),  p,  744. 

—  (église  Saint-Blaise  à),  p.  4(18. 

—  (église  Saint-Estéve  de),  pp.  7^4,  745. 

—  (prieuré  de  Sainte-Marie  ou  de  I'Abbaye  à), 
pp.  332,  744. 

—  (prieur  de  Notke-Dame  du  Bockg  de),  p.  739. 

—  (église  Sainte-Marie  du  Bouiig  de),  p.  746. 

—  (église  Saint-Michel  du  Bourg  de),  pp.  745, 
746- 

—  (église  Saint-Nazaire  de);  histoire  de  sa  cons- 
truction, pp.  742,  743. 

—  translation  de  la  cathédrale  dans  la  ville  basse, 
p.  743. 

—  histoire  de  l'église  paroissiale  de  Saint-Seenin 
en  la  cité,  p.  743. 

—  (église  Saint-Vincent  du  Bourg  de),  p.  746. 

. —  (chapitre  cathédral  de  Saint-Nazaire  de);  son 
histoire,  pp.  33o,  336,  632,  738  &  suiv.;  his- 
toire de  sa  sécularisation,  pp.  740-741. 

—  (AuGuSTiNS  de),  pp.  746,  747. 

—  (histoire  du  saint  Suaire  des  augustins  de), 
P-  747- 

—  (Capucins  de),  pp.  338,  748,  749. 

—  (Carmes  de)  ;  histoire  de  leur  couvent,  p.  749. 

—  (ClariSSES  de);  histoire  de  leur  couvent,  p.  75o. 

—  (frères  Mineurs  ou  Cordeliees  de);  histoire  de 
leur  couvent,  pp.  334,  7^^- 

. —  (Dominicains  de);  histoire  de  leur  couvent, 
pp.  681,  750. 

—  (Jésuites;  leur  installation  à),  pp.  755,  756. 

—  (Minimes  de),  pp.  338,  753. 

—  (pères  de  la  Merci  de),  pp.  753,  704. 

.—  (religieuses  Repenties  ou  de  la  Madeleine  à), 
p.  754. 

—  (couvent  des  religieux  de  Saint-Antoine  du 
Viennois  à),  p.  754, 

. —  (Ubsulines  de),  p.  704, 

—  (anciens   hôpitaux   de),   au    treizième   siècle, 

—  (hôpital  général  de);  hôpitaux  qui  lui  sont 
successivement  unis,  pp.  756,  757. 

—  (confrérie  de  la  Conception  de  la  Vierge  & 
hôpital  qu'elle  fonde  à),  p.  758. 

. —  (hôpital  de  Notre-Dame  de  la  Saniis  à), 
p.  757. 

—  (hôpital  Sainte-Croix  de),  p.  768. 

—  (hôpital  Saint-Jacques  de),  pp.  757,  758. 

—  (hôpital  Saint-Nicolas  de),  p.  758. 

. —  (collège  de);  son  histoire,  pp.  754,  755,  756. 

—  (instruction  primaire  à),  p.  756. 

—  (séminaire  de);  son  histoire,  p.  756. 
CardAillac,  lieu,  p.  374  (Lot),  arr.  de  FIgeac, 
CARDAILLAC  (Guillaume  de),  p.   199. 


CARDONAC  (Roger  de),  p.   188. 

Cardonnat    (maladrerie    de),    p.    665;    Carilonnac 

[Tarn),  commune  de  Nouilles, 
S'°  CARÊME,  patronne  de  Saint-Eugène  de  Vieux, 

p.  664. 
CARENNAC  (Hugues  de),  p.  291. 
CARÈS  (Bertrand  de),  p.  404. 
Carlad,  vicomte,   pp.  72,  i3o. 

CARLAD  (vicomtes   de),   pp.   i3o,  i36,   201,  202, 

800. 
Carlet,   moulin,   sur   la    rivière   d'Orb,    pp.    264, 

265. 
Carlipa,  p.  632  (Aude)  arr.  de  Carcassonne. 
CARLOMAN,  fils  de  Louis,  roi  de  Germanie,  p.  3  ; 

épouse  une  fille  de  Boson,  p.  8. 
CARPI  (cardinal  de).  To/V  RODOLPHE  LE  PIEUX. 
Carbevoles  (Saint-Jean  de),  église,  p,  571. 
Carsac,  alleu,  près  de  Carcassonne,  p.  386. 
Carthagène  (abbaye  cistercienne  de),  en  Espagne, 

pp.  6o5,  609. 
CASATUS,  prétendu  évêque  de  Nimes,  p.  274. 
Caselas,  château  dans  le  Comminges,   p.   i23. 
Caseneuve,  monastère  dans  le  pays  d'Uzès,  pp.  448, 

866. 
CASILLAC  (Matfred  de),  p.  487. 
Casouls.  Foir  Cazouls. 
Cassaignes,  lieu  du  comté  de  Razès,  p.  546  (Aude), 

arr.  de  Limoux. 
Cassan,  château,  p.  577. 
Cassan    (prieuré    de);    son    histoire;    liste    de   ses 

prieurs,  pp.  732,  733. 

—  cité,   pp.    249,   252,   259,  263,   265,   33o,  385> 
393,  498,  56i,  585,  726. 

—  (ermitage  de),  p.  870. 

Cassés  (Clarisses  de),  p.  860  (Aude),  arr.  de  Cas- 
telnaudary . 

CASSIEN,  abbé  de  Marseille;  sa  règle,  p.  836. 
Casteil,  paroisse,  p.  591. 
CASTELLAN  I,  abbé  d'Arles,  p.  45,'. 
CASTELLAN  II,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
CASTELLAN,  abbé  de  Saint-Hilaire,   p.  S46. 
CASTELMAURIN  (Henri  &  Robert  de),  p.  877. 
Castelmeira  (seigneurs  de),  p.  626, 
Castelnau  (église  de),  près  de  Montpellier,  p.  164. 

—  (hôpital  de),  p.  829. 

Castelnau  de  Bbassac  (aumônerie  protestante  de), 

p.  767  (Tarn),  arr.  de  Castres. 
Castelnau  de  Guers  (église  de),  p.  407  (Hérault), 

arr.  de  Béliers. 

—  (hôpital  de),  p.  73 1, 
CASTELNAU  (Pierre  de),  p.  5 12. 
CASTELNAU  (Ratier   de),  p    608. 

Castelnaudaey  (collégiale  de    Saint-Michel  de), 
p.  860. 

—  (petits  couvents  &  hôpital  de),  p.  860. 

—  (concile  de),  en   1426,  p.  439. 
CASTELNOU  (Bérenger  de),  p.  479. 
Castelpenent,    château    dans    le    pays    de    Foix, 

p.  I 10. 
CASTELPOR  (Bernard  de),  p.  606. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


CASTEL-ROUSSILLON  (Arnaud  de).  FoiV  ARNAUD 

DE  LÉVIS. 
CASTEL-ROUSSILLON  (Arnaud  de),  p.  j6i. 
Castelsarrasin,  p.  426  ( 7ar«-5— Garonne). 
CASTELVERDUN  (Arnaud  de),  p.  612. 

—  (Aton-Arnaud  de),  p.  612. 
CASTILLON  (Arnaud  de),  notaire,  p.  460. 
CASTILLON  (Isarn  de),  p.  63i. 
CASTILLON  (Marie  de),  p.  Sit. 
CASTILLON  (Pons  de),  p.  633. 

Castla  (Saint-André  de),  église,  p.  476;  Catllar 
(Pyrénées-Orientales),  arr,   de  PraJes. 

Castlar,  village,  p.  458. 

CASTON  DE  CORNON,  administrateur  de  l'cvc- 
ché  du  Puy,  p.  405. 

S.  CASTOR,  évéque  d'Apt,   p.  836. 

CastbeS;  origine  de  cette  ville,  p,  433, 

—  (église  de),  p.  433. 

—  (Saint-Benoit  de),  abbaye,  pp.  276,  433. 

—  (évêques  de),  p.  484. 

—  (chapitre  cathédral  de);  son  histoire,  sa  sécu- 
larisation, p.  761. 

—  (Saint-Vincent  de),  église,  p.  386. 

—  (vicaire  de  Notre-Dasib  de  la  Place  à),  p.  767. 

—  (Capucins  de),  p.  762. 

—  (Chartreuse  de),  p.  268. 

—  (Clarisses  de),  p.  762. 

(CORDELIERS  &  CORDELIÉRES  de),   p.    762. 

—  (Dominicains  de)j  histoire  de  leur  couvent, 
pp.  681,  761,  762. 

—  (Jésuites  de),  p.  762. 

—  (Trinitaires  de),  p.  762. 

—  (hôpital  général  de),  p.  762. 

—  (maladrerie  de),  p.  767. 
CASTRES  (Elzéar  de),  p.  724. 

Castries  (archidiacu-.^  de),  p.  817  (Hérault),  arr. 
de  Béliers, 

CASTUS  ou  CASTON,  abbé  de  Caunes,  p.  j^66. 

CATELj  son  récit  de  la  translation  des  reliques 
de  saint  Antonin  de  Paraiers,  p.  12  j  sa  liste  des 
fvêques  de  Toulouse  du  neuvième  au  douzième 
siècle;  erreurs  qu'elle  renferme,  p.  98. 

CATHERINE    MAURELLE,    abbesse    de    Bagnols 

p.  869.  " 

CATHERINE    I    DE     LOMAGNE    DE    TERRIDE, 

abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
CATHERINE  II  DE  CASTELVERDUN  DE  RISSAC, 

abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
CATHERINE    I   DE    ROQUEFORT,   abbesse  de   la 

Font,  p.  837. 

CATHERINE  U  D'AUBE  DE  ROQUEMARTINE, 
abbesse  de  la  Font,  p.  837. 

CATHERINE  UI  DE  PINET,  abbcise  dt  la  Font, 
p.  837. 

CATHERINE  IV  DE  BORNJUIF,  abbesse  de  la 
Font,  p.  837. 

CATHERINE  DE  DROUILLET,  abbesst  de  Gorjan, 
p.  802. 

CATHERINE  DE  JOLY,  abbesii  de  Monieau, 
-.  829. 


943 

CATHERINE  DE  MONTBALAT,  abbesse  des  cla- 
risses de  Montpellier,  p.  822. 

CATHERINE  DE  BENQUE,  abbesse  de  l'Oraison- 
Dieu,  p.  646. 

CATHERINE  DE  LOSTANGES  DE  BEDUER,  ab- 
besse de  Kieunette,  p.  648. 

CATHERINE  I  GUITARDE,  abbesse  du  Saint-Es- 
prit de  Béziers,  p.  734. 

CATHERINE  II  DE  BRINHAC,  abbesse  du  Saint- 
Esprit  de  Béziers,  pp.  499,  734. 

CATHERINE  MOLETTE,  abbesse  de  Saint-Geniès, 
p.  826. 

CATHERINE  I  DE  MONTBRUN,  abbesse  de  Viel- 
mur,  p.  600. 

CATHERINE    H    DE    CARDAILLAC,    abbesse    de 

Vielmur,  p.  60  1 . 
CATHERINE     DE     MÉDICIS,    reine    de    France, 

p.  271. 
CATHERINE,  reine  de  Navarre,  p.  382. 
Cauchenne,  île,  p.  201. 
Cal'Diès  &  non  Caudières  (Augustins  de),  pp.  422, 

722  j  Caudiès  de  Montlouis  (Pyrénées-Orientales), 

arr.  de  PraJes, 

CAULET  (Pierre  de),  p.  690. 

Caumont,  lieu,  p.  jH  (faucluse),  arr.  d'Ay'ignon. 

CAUMONT  (Bérenger  de),  p.  641. 

CAUMONT  (Bernard  de),  p.  673. 

CAUMONT  (Estève  de),  p.  612. 

Caunes;  limites  de  cette  ville,  pp.  466,  467. 

—  le  roi  saint  Louis  veut  détruire  ses  fortifica- 
tions, p.  467. 

—  (Saint-Geniés  de),  église  paroissiale,  p.  468. 

—  (abbaye  de),  pp.  3 10,  464,  759. 

—  (hôpital  général  de),  p.  685. 
CAUNES  (Isarn  de),  p.  63i. 

CAUSERT  (Jacques  de),  économe  de  J'abbaye  du 

Mas-d'Azil,  p.  493. 
CAUTIN,  archidiacre  de  Viviers,  p.  412. 
CauviSSON,  prieuré.  Koi'r  Calvissgn. 
Caux,  p.  456;  Caux  &•  Sau[ens  (Aude),  arr.  de  Car- 

cassonne. 
Caux  (Saint-Martin  de),  monastère,  p.  541  (^f^- 

rault),  arr,  de  Béliers. 
Cavaillon,  lieu,  p.  77  (Vaticluse),  arr.  d'Avignon. 

—  (évéque  de),  p.  172. 
CAVAILLON  (Bertrand  de),  p.  63o. 

Caylar,  chiteau,  pp.   129,   290  (Hérault),  arr.  de 

Lodeve. 
Caylar  (collégiale   du),    en  Vivarais,    p.    899;   le 

Cheylard  (Ardèehe),  arr,  de  Tournon, 
CAYLAR  (Rainon  du),  p.  63o. 
Caylus,  p.  568. 

Cayres  (château  de),  p.  639  (Haate-Lolre),  arr.  du 
Puy. 

Caystord  (château  de),  pp.  871,  872. 

Gazelles,  lieu,  p.  578  (Hérault),  commune  d'Ai- 
guesyiyes. 

Cazeneuve  (chapitre  de),  dans  le  diocèse  de  Com- 
minges,  p.  776;  Ca^eneuve-Montaut  (Haute-Ga- 
ronne), arr.  de  Saint-Gaudens. 


944 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


CAZÈnES  (capucins  &  prieuré  de  l'ordre  de  Fonte- 
vrault  de),  p.  85 1  [Haute-Garonne),  arrond.  de 
Muret. 

Cazolls,  p.  725  {Hérault),  arr.  de  Béliers. 

—  (Saint-Pierbe  de),  église,  p.  205. 

—  archiprètré  du  diocèse  de  Béziers,  p.  2âi. 
CAZOULS  (Guillem  de),  pp.  801,  863. 

—  (Ermengaud   de),  p.  .'584. 

S"  CÉCILE;  ses  reliques  à  Albi,  p.  388. 

CÉCILE  DE  NOÉ,  abbesse  de  Salenques  &  de  Ricu-- 

nette,  pp.  633,  648. 
CÉCILE  DU  PUY,  prieure  de  la  Salvetat,  p.  767. 
CÉCILE,    fille    de    Gui    Foucaut    (plus    tard    Clé- 
ment IV),  religieuse  à  la  Font  de  Nimes,  p.  837. 
CÉCILE,  femme  de  Roger-Bernard,  comte  de  Foix, 

pp.  io5,  ii3. 
CÉCILE,  comtesse  de  Rodez,  pp.  642,  878. 
CÉCILE,    fille    naturelle   de    Philippe    I,    roi    de 
France,  veuve  en   premières  noces  de  Tancrède, 
p.  3,. 
CÉCILE,  fille  naturelle  de  Bertrand,  comte  d'Arles 
&  de  Provence,   femme   de   Bernard-Atton ,  vi- 
comte de  Nimes,  de  Carcassonne   &  de  Béziers, 
pp.  61,  104,  io5,  3i5,  616,  617,  724. 
CÉCILE-BERNARDE,  femme  du  seigneur  de  Dur- 
fort,  p.  53o. 
Ceilmes  (hôpital  de),  p.   73i  ;   Ceilhei   &  Rocoiels 

(Hérault),  arr.   de  Lodèye. 
CEIRAS  (Pons  de),  p.  449. 
Celca  (Raimond  de),  p.  448. 
Celle  (la)  ou  Goudaugdes,   prieuré,  p.   21.   KoiV 

GOUDARGL'ES. 

Celleneuve  (Notre-Dame  de),  paroisse  du  diocèse 

de  Lodève,  p.  290. 
Cellenev'VE  (Sainte-Croix  de),  église,  p.  460  [Hé- 
rault), commune  de  Montpellier. 
CELSE,  évêque  de  Viviers,  p.  412. 
CELVARDE  I,  abbé  de   Saint-Sauveur  de  Lodève, 

p.  8o3. 
CELVARDE  II,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 

p.  8o3. 
Cendbas  (abbaye  de),  p.  718. 
CENTULLE,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  552. 
CENTULLE,   vicomte    de    Béarn    &   comte   de  Ui- 
gorre,   épouse    l'héritière   de    Bigorre,    pp.   ii3, 
I  16. 
Cerdagne  (Saint-Lacbent  de),  p.  454. 
CEPDAGNE  (comtes  de),  pp.   141,   142,   143,  174; 

leur  généalogie,  p.   144. 
CERVIÈRE  (Raimond  de),  p.  641. 
CERVIEZ  (Etienne  de).  Voir  SERVIAN.      ' 
CEREBRUNUS  ou  CEREBRUN  DE  GOTHEZ,  évo- 
que de  Conserans,  p.  38o. 
CERS  (Sanche  de),  p.  494. 
Cervera,  p.  25i. 

CÉSAR  BORGIA,  évêque  d'Elne,  p.  345. 
CÉSARIN,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
CÉSARINI,  cardinal,   abbé    de    Saint-Martin    du 

Canigou,  p.  594. 
CESSAC  (Bertrand  de),  p.  422;  corrige^  SAISSAC  & 
voir  ce  nom. 


Cesseras,  village,  p.  245  (Hérault),  arr.  de  Saint- 
Pons. 

Cessera,  p.  556;  nom  ancien  de  Saint-Thibéry.  Voir 
ce  mot. 

Cette  (comté  de),  p.  714. 

Cévennes;  les  capucins  &  les  carmes  déchaussés  y 
font  des  missions,  p.  896. 

CHABANNES  (Antoine  de),  comte  de  Dammartin, 
sénéchal  de  Carcassonne  &  de  Béziers,  p.  555. 

CHABERT,  seigneur  de  Contaignet,  p.  649. 

CHARRON  (Gaspard),  auteur  d'une  histoire  gé- 
néalogique de  la  maison  de  Polignac,  p.  48. 

S.  CHAFFRE.  Voir  THEOFRED,  p.  670. 

Chaise-Dieu,  abbaye,  pp.  5o,  3  14,  400,  405,  406, 
413,  417,  420,  425,  448,  482,  596,  715,  835, 
836,   867. 

CiiALABRE  (Capucins  de),  p.  8o5  (Aude),  arrond.  de 
Limoux. 

CnALANÇON,  château,  p.  404  (Ardèthe),  arrond.  de 
Tournon. 

Chalon-sue-Marne  (église  Saint-Ai'bin  à),  p.  326. 

—  (Saint-Piebre  de),  monastère,  p.  450. 

Ciialon-sur-Saone  (conciles  de),  en  887,  p.  7;  en 
9i5,  p.  247;  au  onzième  siècle,  p.  288. 

CHALUS  (Robert  de),   trésorier   royal   de  Carcas- 
sonne, p.  647. 
Chamaliéres,   monastère  situé   en  Vêlai,   pp.    49, 

570. 
CiiAMEONS  (abbaye  de),  pp.  601,  639. 
CiiAMPLONG,   lieu,   p.    481,   Camplong  (Aude),  arr. 

de  Carcassonne. 
Champrond,  abbaye,   p.   329;   Campredon,  abbaye 

en  Catalogne. 
Chanac,  château,  p.  396  (Lozère),  arrond.  de  Mar- 

.véjols, 
Chancelade  (abbé  de  la),  p.  897. 
CHANGY  (Hugues  de),  viguier  d'Albigeois,  p.  764. 
Ciiantesse,    église,    p.    574  (Isère),   arr.   de  Saint- 

Marcellin. 
Ciiantecges,  monastère  dans  le  diocèse  de  Saint- 

Flour,  pp.  79,  392,  400. 
CiiAPDEUiL,  château,  p.  404. 
CHAPDEUIL  (Pons  de),  p.  404. 
CiiARAix  (prieuré  de),  près  de  Privas,  p.  899. 

CHARLES  LE  GOUX  DE  LA  BERCHÈRE,  arche- 
vêque d'Albi  &  de  Narbonne,  évêque  de  Lavaur, 
abbé  de  Saint-Gilles,  pp.  259,  390,  440,  5c5, 
522,  662. 

CHARLES-FRANÇOIS  D'ANGLURE  DE  BOURLE- 
MONT,  évêque  de  Castres,  archevêque  de  Tou- 
louse, pp.  363,  435. 

CHARLES -ANTOINE  DE  LA  ROCHE -AYM  ON, 
archevêque  de  Toulouse,  puis  de  Narbonne, 
pp.  260,  364. 

CHARLES  DE  MONTCHAL,  archevêque  de  Tou- 
louse, pp.  302,  5io. 

CHARLES  DE  BEAUMONT,  évêque  d'Agde,  p.  309. 

CHARLES-FRANÇOIS-SIMÉON  DE  SAINT-SIMON 
DE  SANDRICO'URT,  évêque  d'Agde,  p.  3i  i. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


94J 


CHARLES  DE  BAKNES  D'AVEJAN,  évëque  d'Alais, 

P-  447- 
CHARLES  ROBERTET,  évêque  d'Albi,  p.  SSp. 
CHARLES- NICOLAS     TAFFOUREAU     DE     FON- 
TAINE, évêque  d'Alet,  p.  424. 
CHARLES    DE    LA    CROPTE    DE    CHANTERAC, 

évêque  d'Alet,  p.  424. 
CHARLES   DE   BOURBON,    cardinal,    évêque    de 

Carcassonne,  deComminges  &  de  Lectoure,  abbé 

de  Sorèze,  pp.  SSy,  Byo,  377,  5i3,  58o. 
CHARLES  I  DE  MARTIGNI,  évêque  de  Castres  8c 

d'Elne,  pp.  345,  435,  785. 
CHARLES  II  DE  MARTIGNI,   évêque  de  Castres, 

p.  435. 
CHARLES  m  DE  LORRAINE,   évêque  de  Castres, 

abbé  de  Sorèze,  pp.  435,  5i3. 
CHARLES-FRANÇOIS  D'ANGLURE  DE  BOURLE- 

MONT,  évêque  de  Castres.  Foir  aux  archevêques 

de  Narbonne. 
CHARLES  DE  BOURBON,  évêque  de   Commingcs. 

Ko/Vaux  évêques  de  Carcassonne. 
CHARLES     CARAFFA,    évêque    de     Comminges, 

p.  377. 
CHARLES- ANTOINE- GABRIEL    D'OSMONT    DE 

MEDAVy,  évêque  de  Comminges,  abbé  de  Foix, 

pp.  371,  378,  8.Ô0. 
CHARLES  DE  GRA.MONT,  évêque  de   Conserans, 

p.  332. 
CHARLES  I   DE   SAINT-GELAIS ,   évêque  d'Elne, 

pp.  345,  785. 
CHARLES  H  DE  MARTIGNI,  évêque  d'Elne,  puis 

de  Castres.  Foir  aux  évêques  de  Castres. 
CHARLES  III  FRANÇOIS-ALEXANDRE  DE  CAR- 

DEVAC  GOUX  D'AVRINCOURT,  évêque  d'Elne, 

pp.  348,  789. 
CHARLES-FRANÇOIS    DE    RACONIS,    évêque    de 

Lavaur,  p.  440. 
CHARLES  LE  GOUX  DE  LA  RERCHÈRE,  évêque 

de  Lavaur.    l'oir  aux   archevêques  d'Albi   &  de 

Narbonne. 
CHARLES  DE  BOURBON,  évêque  de  Lectoure.  Voir 

aux  évêques  de  Carcassonne. 
CHARLES-ANTOINE  DE  LA  GARDE  DE  CHAM- 

BONAS,  évêque  de  Lodève  &  de  Viviers,  abbé  de 

Mazan,  pp.  297,  417,  604. 

CHARLES  I  DE  PISSELEU,  évêque  de  Condom, 
puis  de  Mende,  p.  39$. 

CHARLES  II  ROUSSEAU,  évêque  de  Mende,  p.  Sçô. 
CHARLES  DE  PRADEL,  évêque   de  Montpellier, 
pp.  180,  327,  825,  834. 

CHARLES  -  JOACHIM  COLBERT  DE  CROISSY, 
évêque   de  Montpellier,    pp.  180,  327. 

CHARLES-PRUDENT  DE  BEC-DE-LIÈVRE,  évê- 
que de  Nimes,  p.  286. 

CHARLES  I  DE  NOAILLES,  évêque  de  Rodez, 
p.  876. 

CHARLES  II  DE  GRIMALDI  D'ANTIBES,  évêque 
de  Rodez,  p.  876. 

CHARLES    DE    TOURNON,    évêque    prétendu    de 

Rodez,  p.  875. 
CHARLES  DEB.4R,  évêque  de  Saint-Papoul,  p.  445. 
CHARLES  DE  TOURNON,  évêque  de  Viviers,  p.  417. 


CHARLES-ANTOINE  DE  LA  GARDE  DE  CHAM- 
BONAS,  évêque  de  Viviers.  Voir  aux  évêques  de 
Lodève. 

CHARLES  LAFONT  DE  SAVINE,  évêque  de  Vi- 
viers, p.  418. 

CHARLES  I,  cardinal  de  Vendôme,  archevêque  de 
Rouen,  abbé  de  Belleperche,  p.  629. 

CHARLES  II  GASPARD-GUILLAUME  DE  VINTI- 
MILLE  DU  LUC,  archevêque  de  Paris,  abbé  de 
Belleperche,  p.  629. 

CHARLES-JACQUES  GELAS  DE  LÉBERON  ,  évê- 
que de  Valence,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  642. 

CHARLES-HENRI  DE  CASSAGNET  DE  FJMAR- 
CON,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

CHARLES  ANDRAULT  DE  LANGERON ,  abbé  de 
Boulbonne,  p.  6i5. 

CHARLES  DE  JOYEUSE,  abbé  de  Chambons, 
p.  640. 

CHARLES  I  DE  CRUSSOL,  abbé  de  Fcuillans, 
p.  637. 

CHARLES  II  LAUSAN  DE  SAINTE-MARIE,  abbé 
de  Feuillans,  deux  fois,  p.  638. 

CHARLES  III  VIALARD  DE  SAINT-PAUL,  abbé 
de  Feuillans  deux  fois,  p.  638. 

CHARLES-ANTOINE-GABRIEL  D'OSMONT  DE 
MEDAVY,  abbé  de  Foix.  Voir  aux  évêques  de 
Comminges. 

CHARLES  DE  PEYRUSSE,  abbé  commendataire  de 
Gaillac,  p.  599. 

CHARLES  I  TRIVULCE,  cardinal,  abbé  de  Lézaf, 
p.  492. 

CHARLES  II  GUILLAUME  DE  MAUPEOU,  évêque 
de  Lombez,  abbé  de  Lézat,  p.  492. 

CHARLES-AUGUSTE  LE  QUIEN  DE  LA  NEU- 
VILLE, évêque  d'Acqs,  abbé  du  Mas-Garnier, 
p.  591. 

CHARLES  I  DE  LA  BAUME  DE  SUZE,  abbé  de 
Mazan,  p.  604. 

CHAR|,ES  III  ANTOINE  DE  LA  GARDE  DE 
CH^MBONAS,  abbé  de  Mazan,  évêque  de  Lo- 
dève, puis  de  Viviers.  Voir  a\\x  évêques  de  Lo- 
dève. 

CHARLES  I  DE  SAINT-NECTAIRE,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  p.  573. 

CHARLES  U  DE  SAINT-NECTAIRE,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  p.  r.73. 

CHARLES-OCTAVIEN  D'ANTELMY,  abbé  dj 
Saint-Chinian,  p.  534. 

CHARLES  LE  GOUX  DE  LA  BERCHÈRE,  arche- 
vêque de  Narbonne,  abbé  de  Saint-Gilles.  Voir 
aux  archevêques  de  Narbonne. 

CHARLES  LE  ROUGE,  abbé  de  Saint-Jacques, 
p.  585. 

CHARLES  I  DE  BOURBON,  cardinal,  abbé  de  So- 
rèze. Voir  aux  évêques  de  Carcassonne. 

CHARLES  II  DE  LORRAINE,  abbé  commendataire 
de  Sorèze.  Voir  aux  évêques  de  Castres. 

CHARLES  DE  SAINT -SIXTE,  évêque  de  Riez, 
prieur  du  Pont-Saint-Esprit,  p,  869. 

CHARLES  SYMIAN,  chanoine  de  Viviers,  p.  412. 

CHARLES  LE  SIMPLE,  pp.  9,  |3,  246;  époque 
du  commencement  de  son  règne  en  Septimanic, 
p.  22. 


IV, 


6e 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


94U 

CHARLES,  fils  de  Lothaire,  p.  2. 

CHARLES  II,  roi  de  Jérusalem  &.  comte  de  Pro- 
vence, p.   1 87. 

CHARLES,  duc  de  Bourbon,  lieutenant  du  roi  en 
Languedoc,  p.  yig- 

CHARLES  CONSTANTIN,  fils  de  Louis  l'Aveugle, 
pp.  i5,  53. 

CHARLES  DE  VESC,  baron  de  Grimault,  p.  3 10. 

CiiVRLiEU,  abbaye  au  diocèse  de  Mâcon,  p.  7. 

CHARLOTTE  DE  NOÉ,  abbesse  de  l'Abondance- 
Dieu,  p.  64.5. 

CHARLOTTE  D'ESPONDEILLAN,  abbesse  du  Sa  i  nt- 
Esprit  de  Béziers,  p.  734. 


66J 


Cla- 


CiiARRELX  (maladrerie  de),   p. 
r. lEUX.  Voir  ce  mot. 

CiiARROtix,  abbaye,  p.  35 1. 

CHATARD,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

CiiATEAUNEUF,  p.  416  (ArJbche),  commune  Je  Saint- 
Félix  de  Chàteauneuf. 

CuATEAr-NEUF,  dans  la  paroisse  de  Vendres, 
p.    265j  Caitelnau  {Hérault),   arr.   de  Béliers. 

CiiATEA-tJNEUF  DE  Randon  ,  pp.  SpS,  408,  414  {Lo- 
zère), arr.  de  Mende. 

CHATEAUNEUF  DE  BRETENOUS  (Gui  de),  évo- 
que élu  de  Béziers,  p.  270. 

CiiAiLET,  pp.   164,  3 12. 

CHAUMONT  (Abdias  de),  p.  525. 

CHAZERON  (N.  de),  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

S.  CHÉLY  ou  S.  HILAIRE,  évèque  de  Gévaiidan, 
p.  391. 

ClTERnOUUG,  p.    232. 
ClIERCOHRES,    p.    855. 

CHEVRIÈRES  (N.  de),  abbé  d'Aniane,  p.  452. 
Cnezal-Benoit,  congrégation,  p.  439. 
CHILDEBERT  II,  roi,  p.  873. 
CHINTILA,    chef  chrétien  dans   le  pays   d'Urgel, 

p.  902. 
Chirac,  monastère  en  Gévaudan,  p.  392  (Zo^i-rc), 

arr.  de  Marvéjols. 

—  (hôpital  de),  p.  896. 

CHOISEUL  BEAUPRÉ  (N.  de),  abbé  de  Boulbonnc, 

p.  61 5. 
CHRÉTIEN,  évêque  d'Agde,  p.  3o7. 
CHRÉTIEN,  abbé  de  Moustier  Saint-Jean,  évêque 

d'Amiens,  p.  287. 
CHRETIEN,    évêque    de    Nimes,   abbé    do    Saint- 

GilUs,  pp.  275,  5i6. 
CHRISTINE,  comtesse  de  Riaria,  p.  209. 
CHRISTOPHE  DE    LESTANG ,   évêque   de  Lodèvc, 

d'Alet  &.  de  Carcassonne,  abbé  du   Mas-Garnier 

8c  de  Montolieu,  pp.  296,  338,  424,  462,  591, 

695,  749,  755. 
CHUNIBERT,    prévôt    du    chapitre    de    Brioudc, 

p.   80. 
CiNTEGACELLE  (prieur  de),  p.  612. 

CiSTRIÉKES,    p.    4o3. 

CiTEAUX  (ordre  religieux  de),  p.  4". 

—  (abbaye  de),  p.   25 1. 

—  (abbé  do),  p.  85i 


CITRUIN,    abbé   de   Castres,   puis   évêque   d'Albi, 

pp.  384,  656. 
CIXILIAN,  vicomte,  p.  4(55. 

S.  CLAIR,  évêque  d'Albi,  p.  383;  ses  reliques  don- 
nées à  Sainte-Cécile  d'Albi,  p.  662. 
CLAIRE  DE  NOÉ,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
CLAIRE  DE  SAL'VANHAC,  prieure  de  la  Salvetat, 

p.  766. 
CLAIRMUNDE  VIRGILIE,  abbesse  d'Alais,  p.  720. 
Clairvaux,  abbaye,  p.  223. 
—  (monastère  de  l'ordre  de),  p.  3i5. 
CLAPIER,  château  en  Gévaudan,  p.  392. 
Clapiers,   église,   pp.   164,   3i2   [Hérault),   arr.  de 

Montpellier. 
Ci.ARlEUX  (hôpital    &  commanderie  Saint-Jacqles 

de),  pp.  665,  671,  672.  Voir  ChArreux. 
CLARIN    ou    CLARIUS,   évêque   de   Carcassonne, 

pp.  332,  738,  750. 
CLARIN,  abbé,  p.  575. 
CLARUS,  évêque  d'Eause,  p.  366. 
CLARUS,  évêque   d'Elne,  p.  340. 
CLAUDE    DE    REBÉ,    archevêque    de    Narbonno, 

abbé  de  Fontfroide,  pp.  259,  296,  620. 
CLAUDE  I,  évêque  d'Agde,  p.  3  10. 
CLAUDE    II    LOUIS    DE    LA    CHASTRE,    évêque 

d'Agde,  pp.  297,  3i  i. 
CLAUDE-ANDRÉ,  Andreae,  évêque  d'Albi,  pp.  386, 

647,  657. 
CLAUDE  I  D'ORAISON,  abbé  de  Quarante,  évêque 

de  Castres,  pp.  435,  565. 
CLAUDE  II  D'ORAISON,  évêque  de  Castres,  p.  435. 
CLAUDE  DU  VERGIER,  évêque  de  Lavaur,  p.  440. 
CLAUDE -FRANÇOIS     DE     NARBONNE     PELET, 

évêque  de  Lectour»,  p.  370. 
CLAUDE  BRIÇONNET,  évêque  de  Lodève,  abbé  do 

Saint-Guillem,  pp.  295,  543. 
CLAUDE    DUPRAT,    évêque    de    Mende,   abbé  de 

Manlieu,  pp.  390,  493. 
CLAUDE  DE  LA  GUICHE,   évêque   de   Mirepoix, 

p.  437. 
CLAUDE  DE  SAINT- BONNET  DE  TOIRAS,  évê- 
que  de   Nimes,  abbé  de  Saint-Gilles,  pp.   283, 

521. 

CLAUDE  DE  SALIGNAC,  évêque  de  Sarlat,  p.  396. 
CLAUDE    DE    LA    ROCHE-AYMON,    évêque   du 

Puy,  p.  41  I. 
CLAUDE  DE  TOURNON,  évêque  de  Viviers,  p.  417. 
CLAUDE    DE    ROUSSELET,    abbé     de    Conques, 

p.  474- 
CLAUDE    DE    REBÉ,    archevêque   de   Narbonne, 

abbé   de    Fontfroide.    Voir  aux    archevêques    de 

Narbonne. 
CLAUDE   DE   FAUCON,    abbé    d»    Franquevaux, 

p.  63o. 
CLAUDE    DE    MOULNORRY ,   abbé    de    Gaillac, 

p.  599. 
CLAUDE   DUPRAT,   abbé   de   Manlieu.    Voir  aux 

évéques  de  Mende. 
CLAUDE  BLONDEAU,  abbé  de   Nizors,  p.  643. 
CLAUDE  D'ORAISON,  abbé  de  Quarante.  Toirnux 

évc^^ucs  de  Castres. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES, 


947 


CLAUDE  DE  SAINT-BONNET  DE  TOIRAS,   abbé 

de  S.iint-Gilles.  Foir  aux  évequcs  de  Nîmes. 
CLAUDE    )iKIÇ0NNET,    abbé    de    Saint-Giiillem- 

Voir  aux  é^èques  de  Lodève. 
CLAUDE     SIMONNOT,    abbj    de    Saint -Thibéry, 

p.  5ûi. 
CLAUDE  DE  MONDOIRE,  prévôt   de  S;iint-S;ilvi, 

p.  584. 
CLAUDE  JANOT,  prieur  de  Bonr\efoy,  p.  65 1. 
CLAUDE   DE    LA    ROCHE,   prieur   de   Boanefoy, 

p.  632. 
CLAUDE  PAPILLON,  prieur  de  Feuillans,  p.  638- 
CLAUDINE    DE    CUBIÈRE,   abbesse   de    la    Font, 

p.  837. 
CLAUDINE    DE    SAINT-BONNET    DE   THOIRAS, 

abbesse  de  Vignogoul,  p.  827. 
CtAVAS  (Notbe-Dasie  de),  abbaye,  p.  410. 
CLAVION,  père  d'Armand  I,  vicomte  de  Polignac, 

p.  5o. 
CLÉMENCE,  femme  de  Bernard,  comte  de  Bigorre, 

p.  I i3. 
CLÉMENT  IV,  pape,  précédemment  archevêque  de 

Narbonne,  pp.  zâi,  2."j3.  Koir  QUI  FULCODI. 
CLÉMENT  DE  BONZI,  évèque  de  Béricrs,  nbbc  de 

Saint-S»UYeur  de  Lodève  &  d'Aniane,  pp.  272, 

4r,2,  804. 
CLÉMENT,  évèque  de  Lodève,  p.  253. 
CLÉMENT  DE    LA  ROVÈRE,   évèque  d«  Mendc, 

abbé  de  Bonnecombe,  pp.  390,  642. 
CLÉMENT  DE  BRILLAC,  évèque  de  Saint-Papoi.l, 

p.  445. 
CLÉMENT  DE  BONZI,   abbé  d'Aniane.   Voir  au;; 

évèques  de  Béziers. 
CLÉMENT  DE  LA  ROVÈRE,   évèque   de   Mende, 

.ibbé  de  Bonnecombe.  Koiraux  évèques  deMende. 
CLÉMENT  DE    CHEVERRY   (alias  Cherny),   abbé 

de  Gaillac  &  de  Villemagne,  pp.  579,  r)98. 
CLEMENT,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève.  Foir 

aux  évèques  de  Béziers. 
CLÉMENT  DE  MONTESQUIOU,  abbé  de  Vallbona, 

p.  790. 
C1.E11MONT,  en  Auvergnej  ses  vicomtes,  pp.  85,  86, 

87,  88. 

—  (abbaye  de  Saint-Allite  à),  pp.  80,  420. 

—  (concile  de),  en    535,  pp.   286,  412;  en  loçô, 
pp.  73,  119,  277,  3i4,  402,  586,  587,  874. 

Clep.mont    de    Lodève   (couvents    &    hospice    de), 
p.  801  (Hérault),  arr.  de  Lodèye. 

—  (hôpital  de),  p.  801. 
Cleihiont-sur-Garonse,  p.  609. 

CLESMES  (N.  de),  abbesse  de  Bagnols,  p.  869. 

CLOVIS,  roi  des  Franks,  p.  708. 

Cluny  (abbaye  de),  pp,  IJ7,  Spi,  413,  867. 

—  (abbé  de),  p.  693. 

Cllse  (Saint-Michel  de   la),  pp.   118,  587,   721, 

688. 
Cocio  (Sainte-Cécile  de),  église,  p.  342. 
Coco.N,  église,  pp.  1Û4,  3i2. 

Codalet,   château,    p.    454  (Pyrénées- Orientales), 

arr^  de  Prades, 
C-i-.-icrictim,  chûtes  11,  p.  234, 


CoGXA  ou  Villemagne,  p.  576.  Voir  ce  dernier  mot. 

COHARDON  (Guillaume  de),  sénéchal  de  Carcas- 
sonne,  pp.  266,  290,  466,  700. 

S"  COLETTE,  abbesse  des  clarisses,  p.  408. 

COLIGNY  (Châtillon  de),  fils  de  l'amiral,  p.  410. 

CoLLiouBE,  en  Roussillon,  p.  5ûi. 

COLMIEU  (Pierre  de),  p.  654. 

Cologne,  au  diocèse  de  Lombez,  p.  460, 

COLONGE  (Guillaume  de),  p.  254. 

CoMANALS  (Saint-SauVeub  de),  p.  343. 

CoMiiAiLLOLS,  château,  p.  3i9;  Combaillaux  (Hé- 
rault), arr.  de  Montpellier. 

CoMDEcr.oSE  (hôpital  de),  p.  883. 

Comuelongue,  abbaye,  pp.  38o,  382,  863. 

—  (abbé  de),  pp.  607,  614. 
CoMOES,  métairie,  p.  448. 

COMBETTES    (Roques    de),    juge    d'Albigeois, 

p.   599. 
COMBETTY  (N.   de),   abbé    de  Saint-Hilaire. 

p.  549. 
CoMDOr.N,  vicomte   dans   le    bas    Limousin    8c   le 

Querci,  pp.  3o,  45. 
COMBRET  (château    de),   p.   871    (Aveyron),  arr.  de 

Saint-Affrique. 
COMENDATUS,  abbé  d'Exala,  p.  475. 
COMICNE,  château,  p.  482  (Aude),   arr.  de  Carcas- 

sonne, 
COMIGNE  (Bernard  de),  p.  482. 
CoMMiNGESj  étendue  de  son  diocèse,  pp.  767,  768. 

—  (^gl'se  de),  p.  371. 

—  (évèques  de),  p.  373. 

—  ses  comtes  héréditaires,  p.   109. 
COMMINGES  (comte  de),  pp.  608,  709,  710. 

—  (Bâtard  de).  Foir  BERNARD  DE  FOIS,  p.  376. 

—  (Gui  de),  routier,  p.  623. 
CoMTAO.NE,  lieu  en  Carcasses,  p.  63i. 
CoMPEYRE  (hôpital  de),  p.  887  (Aveyron),  arr.   de 

MtlUu. 

Comte  tautin,  titre  porté  par  les  comtes  de  Tou- 
louse, p.  83. 

COMTESSE  I  DE  BE.N'QUE,  abbesse  de  Fabas, 
p.  644. 

COMTESSE  II  D'ASPEL,  abbesse  de  FabaS,  p.  644. 

COMTOR,  comtesse  de  Comminges,  p.  642. 

COMTORESSE  DE  RABASTENS ,  femme  de  Ber- 
trand, vicomte  de  Bruniquel,  p.  3i. 

COMTORS  DE  LAUTREC,  abbesse  de  Vielmur, 
p.  600. 

Concone  (Saint-Jean-Baptiste  de),  église,  p.   246. 

CoMDiLLAC,  château,  p.  $74  (Drame),  arr,  de  Mon- 
télimar, 

CONDORS  DES  MONTS,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

Gonflent,  comté,  p.  478. 

Confolens,  église,  p.  667 j   Couffouleux  (Aveyron.'. 

CoNNiLS,  prieuré,  p.  533. 

CONON,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 

Conques,  p.  393  (Aveyron),  arr.  de  Rode^. 

—  (archidiaconé  de),  p.  874, 

—  (abbaye  de),  pp.  118,  119,  469,  471. 

—  (chronique  d-0;  sa  valeur  historique,  p.  471. 


948 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


CONRAD,   cardinal-évêque    de    Porto,    légat  en 

France,  pp.  3i6,  855. 
CONRAD,  empereur,  p.  898. 
CONRAD  LE  SALIÇ^UE,  roi   de  Bourgogne  trans- 

jurane,  p.  9. 
CONRAD,  roi  de  Provence,  pp.  20,  76. 
CoNSERANS  (église  de),  p.  378. 

—  (évèques  de),  p.  379. 

—  comté,  p.   120. 

—  ses  comtes  héréditaires,  p.   109. 

—  (Notre-Dame  de),  église,  p.  382. 
CONSTANCE,  évêque  d'Albi,  p.  383. 
CONSTANCE  ANSEAUME,  abbesse  des  cla risses  de 

Montpellier,  p.  822. 

CONSTANCE,  fille  de  Guillaume  Taillefer  &  d'Ar- 
sinde,  épouse  de  Robert,  roi  de  France,  p.  3o; 
de  qui  était-elle  fiUei'  pp.  148,  157,  iâ8,  lôy, 
160. 

CONSTA'NCE  DE  CASTILLE,  femme  de  Louis  le 
Jeune,  p.  23o. 

CONSTANCE,  fille  de  Louis  VI,  roi  de  France, 
p.  3i. 

CONSTANCE,  fille  de  Guillaume  I,  comte  de  Pro- 
vence, p.  61. 

CONSTANCE,  fille  de  Raimond  VI,  comte  de  Tou- 
louse, p.  3  r . 

CONSTANCE,  fille  de  Gaston,  vicomte  de  Béarn, 
p.  368. 

CONSTANCE,  de  la  famille  des  comtes  de  Substan- 
tion,  p.   178. 

Constance  (concile  de),  pp.  32 1,  335,  359,  j^'it), 
450. 

CONSTANTIUS,  CONSTANTIANUS,  CONSTANTI- 
NUS,  évêque  d'Uzès,  p.  298. 

Consul,  titre  synonyme  de  comte,  p.   134. 
CONTAIGNET  (sires  de),  en  Vivarais,  p.  649. 
"ONTAIGNET  (Guillaume  de),  p.  65o. 
Convenae,  civitai  ou  Lugdunum  Convetia/  uj:ijip.  37  i, 
Foir  S.  Bertrand  de  Comminges. 

CORBARIEU  (Holdric  de),  p.  609. 
CORBIE    (Arnaud    de),    chancelier    de    France, 
p.  395. 

CoRBiÈBES  (archidiacre  de),  pp.  166,  677, 

—  (église  de),  p.  61 3. 

CoRBiftHES  (SAiNTE-EiGtNiE  de),  monastère,  p.  688. 
CORIÎIÈRES  (Isabeau  de),  p.  682. 
CORBILIAN  ou  CORBILIANUS,  abbé  de  Psalmodi, 
p.  5o6. 

CORDELLAS  (C),  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 
Cordes  (archiprétre  de),  p.  670. 

—  (chapitre  de),  p.  670. 

—  (Capucjns  de),  pp.  390,  670. 

CORIOLIS  D'ESPINOUSE  (N.  de),  abbé  de  Saint- 
Gilles,  p.  522. 

CORMEBi,  abbaye,  p.  401. 

Cornas,  lieu  situé  en  deçà  du  Rhône,  p.  84  (Ar- 
dèche),  arr.  de  Tournon. 

Corneharrieu  (hôpital  de),  p.  j  i z  (^Haute-Garonne), 
arr.  de  Toulouse, 


COBNEiLLAN,  dans  le  diocèse  de  Carcassonne, 
pp.  329,  548;  Corneille  (^Aude),  commune  d'Ar- 
yens, 

CoRNEiLLAN,  lieu,  p.  5o6  ;  Cornelllan  (HérauW), 
arr,  de  Béliers. 

—  (Saint-Jllien  de),  prieuré,  p.  507. 

—  (hôpital  de),  pp.  730,  73i. 
CORNEILLAN  (Aymes  de),  p.  497. 

—  (Gisard  de),  p.  579. 

—  (Pierre  de),  chanoine  de  Saint-Kazaire,  p.  499. 

—  (Pons  de),  sénéchal  de  l'évéque  de  Béziers, 
p.  724. 

—  (Raimond  de),  p.  264. 
Corneille,  château,  p.  403. 

COKNELLA   DE    CoNFLENT,   CoBNEILLAN   (NoTBE-DamE 

de),  prieuré   en   Rotissillon,  pp.  342,  345,  484, 
794  [Pyrénées-Orientales),  arr.  de  Pradcs. 

—  petites  possessions  de  ce  prieuré,  p.  795. 

—  (liste  des  prieurs  de),  p.  790. 

—  (Saint-Martin  de),  église,  pp.  342,  482. 
CoRNiLLON  (Saint-Pierre  de),  p.  179. 
Cornils  (Notre-Dame  de),  église,  p.  288. 
CORNON  (Othon  de),  p.  264. 

Cornus,  église  du  Rouergue,  p.  640;  Cornul 
(Ayeyron),  arr.  de  Saint-Affri(jue, 

CoBBENS  (Notbe-Dame  de),  prieuré  dépendant  de 
l'abbaye  de  Montmajour,  p.  66  {Far),  arr.  ds 
Brignoles. 

COP.SAVI  (Ermessinde  de),  p.  790. 

CORTOIS  DE  PESSIGNY  (N.),  abbé  de  Saint-Jac- 
ques de  Béziers,  p.  586. 

COSME  ROGER  DE  SAINT-MICHEL,  abbé  de 
Feuillans,  évêque  de  Lombez,  pp.  432,  638. 

COTTON  (le  P.),  confesseur  de  Henri  IV,  pp.  755, 
840. 

CoupiAC  (château  de),  pp.  871,  872  (Ayeyron),  arr, 
de  Saint-Affri^ue. 

Cournonterbal,  p.  320  (Hérault),  arr.  de  Mont- 
pellier. 

CouRTSAViN  (Saint-Martin  de),  église,  p.  342. 

CouRSAN  (pêcheries  de),  p.  678  (Aude),  arrond.  de 
Narhonne. 

COUSTAUSSAN  (N.  de),  abbé  de  Villelongue, 
p.  633. 

Cranis  (Jean  de),  sénéchal  de  Carcassonne,  pp.  72-^, 
75,. 

Crapone  (Augustines  établies  à),  p.  410  (Haute- 
Loire),  arr,  du  Puy. 

CrEisSAN,  lieu,  pp.  247,  249  (Hérault),  arrond.  do 
Béliers, 

—  (Saint-Martin  de),  église,  pp.  264,  277. 
Cbeissas  (église  de),  p.  738.  Voir  Pbeissan. 
Crei.ssels,    lieu,    pp.    541,    884   (Ayeyron),   arr,  de 

Millau. 

—  (hôpital  de),  p.  887. 
CREISSELS  (dame  de),  p.  88ï. 

—  (Jourdain  de),  p.  289. 

CRESCITARUS  ou  CRESCITURUS,  évêque  de  Bé- 
ziers, p.  261. 

Creste  (abbaye  de  la),  au  diocèse  de  Langres, 
p.  636, 


TAELE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


949 


CRÈVECŒUR  (Philippe  de),  gouverneur  de  Picar- 
die, p.  270. 

GRILLON  (N.  de),  abbé  de  Grandselve,  p.  611. 

CROISETTE  (la),  gouverneur  de  Montpellier, 
p.  3i5. 

Choix-Saint-Lekfroi,  abbaye  du  diocèse  d'Evreux, 
p.  397. 

GROS  (Aimeri  du),  jénéchal  de  Carcassonne, 
pp.  684,  766. 

CnoSANQLES,  lieu,  pp.  341,  îgS. 

Choses  (S*int-M*rtin  de),  église,  p.  264  (Hérault), 
commune  de  Cahrtères. 

CnuAS,  bourg  &  château,  p.  075  (ArJèche),  arr.  Je 
Privas. 

—  (abbaye  de),  pp.  21,  673. 

GRUSI  (Raimond-Bernard  de),  p.  564. 
CRUSSOL  (seigneurs  de),  héritiers  des  biens  de  la 
maison  d'Uzès,  p.  865. 

—  (Alexandre-Galliot  de),  comte  d'Amboise,  séné- 
chal de  Toulouse,  p.  36.5. 

CmzY,  lieu,  pp.  53o,  53 1  (Hérault),  arr.  Je  Saint- 
Pons. 

—  (Sainte-Elialie  de),  église,  p.  563. 
S.  CTÉSIPHON,  évêque  de  Vergi,  p.  901. 

Cl  riÈRES  (Sainte-Mahie  de),  abbaye,  p.  687. 
CIJAS,  dédie  un  de  ses  ouvrages  à  Paul  de  Foix, 

pp.   324,  362. 
Cl'N  (Pierre  de),  chevalier  de  Rabastens,  p.  669. 
Civ»,  abbaye  en  Roussillon,   pp.    124,    140,  247, 

329,  341,  342,  352,  373,  453,   463,  474,  5o8, 

586,  6i3,  614,  6i5. 
CrXA  (abbé  de),  p.  61  i. 

—  (concile  de),  en  io35,  pp.  101,  247,  263,  341. 

Ci\»r,  alleu,   p.   111;   Cuxac-J'AuJe  (Aude),  arr, 

df  Narhonne. 
CizELA.v,  prieuré,  p.  25o. 


D 


D.,  abbé  de  Manlieu,  p.  49?). 

UADON,   fondateur  &  premier  abbé  de  Con<]ues, 

PP-  47'.  47*- 
Dadou  (moulins  du),  p.  764. 
UAGBERT  I,  évéque  d'Agde,  pp.  3o5,  71  3. 
UAGIîERT    11    ou    DAGOBERT,    évéque    d'Agde, 

p.  3o5. 
DAGUIN,  abbé  de  Ripoll,  p.  906. 
DALMACE,  abbé  de  La  Grasse,  archevêque  de  Nar- 

bonne,  pp.  248,  314,  479,  507,  680,  688. 
S.  DALMAGE,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
DAI.MACE  I,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
DALMACE  II,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
DALMACE,  abbé  de  Fontfroide,  p.  6ri;. 
DALMACE,  abbé   de   Saint-Chaffre,  p.  571. 
Dalon,  abbaye  de  l'ordre  de  Cîteaux,  p.  434. 
DAMVILLE,  maréchal  de  France,  p.  325. 
DANIEL,  évêque  de  Narbonne,  p.  245. 


DANIEL    DE    LA  MOTHE  DUPLESSIS-HOl'DAN- 

COL'RT,  évêque  de  Mende,  p.  396. 
DANIEL-BERTRAND    DE     LANGLE,    évêque    de 

Saint-Papoul,  p.  446. 
DANIEL,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 
DANIEL,  abbé  de  Lézat,  p.  489. 
Darboles,  lieu,  p.  539. 
DARGAN,  Soudan  d'Egypte,  p.  234. 
DATBERT,  abbé  de  Sorèze,  p.  5 12. 
DAl'RDE-RIGAL,  p.  541. 

DAVID  BETHON  DE  BALFOUR,  évêque  de  Mire- 
poix,  p.  437. 
DAVID-NICOLAS    DE    BERTIER,  abbé  de  FcUe- 

perche,  p.  629. 
DAVID,    abbé  de  Saint-Laurent    de    Cabrcressî, 

p.  686. 
DAVID  DELMAS,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
DAX  (N.  de),  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  555. 
DAYDIÉ  DE  VAREILLES,  abbé  de  Candeil,  p.  625. 
DÈCAN  D'L'ZÈS,  abbé  de  Saint-Guillem,  pp.  542, 

720. 
DÉCAN,  seigneur  de  la  moitié  d'Uzès,  p.  228. 
DEDA,  religieuse,  p.  38. 
DELPHINE  DE  MOSTUÉJOULS,  abbessc  des 

Olieux,  p.  687. 
DELPHINE  DE   OUAILLOIS  DE  VOGl'l'i,  abbesse 

d'Alais,  p.  720. 
DENIS  DUMOULIN,   archevêque   de  Toulouse, 

p.  359. 
DENIS  KRIÇONNET,  évêque  de  Lodève,  p.  294. 
DENIS  DE  BAR,  évéque  de  Saint-Papoul,  pp.  445, 

852. 
DENIS     PINAZEL,    administrateur    des    biens    de 

l'abbaye  de  Caunes,  p.  470. 
DENirS    DE    TOURNEMIRE,  abbé   temporaire  de 

Saint-Genis,  p.  537. 
DÉODAT  I,  abbé  de  Lagny-sur-Marne,  premier 
évêque  de  Castres,  pp.  433,  434. 

DÉODAT  II,  évêque  de  Castres,  p.  434. 

DÉODAT  DE  VISSEC,  prieur  du  Pont  Saint-Es- 
prit, évéque  de  Castres,  p.  868;  peut-être  le 
même  (jue  le  prccéJent. 

DÉODAT    I    DE    CHALUS,    évéque    de    Lodève, 

p.  288. 
DÉODAT  II  DE  BOUSSAGUES,  évêqut  de  Lodève, 

p.   291. 

DÉODAT  DE  CANILLAC,  éyêque  de  Maguelonne, 
pp.   180,  320. 

DÉODAT,  évêque  de  Rodez,   p.   566.    Voir  DEUS- 

DET. 
DÉODAT  DE  CLERMONT,  abbé  de  Joncels,  p.  486. 
DÉODAT,  abbé  de  Saint-Salvi,  p.  082. 
DÉODAT    ou   DEUSDIT,  abbé  de  Saint-Thibéry, 

p.  558. 
DÉODAT    DE    NARBONNE,    abbé    de    Sorède    & 

prieur  de  Goudargues,  p.  867. 

DÉODAT,  prêtre,  p.  465. 
DÉODAT  ISARN,  p.  584. 

DESGUELL  (N.),  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles, 
p.  455. 


)J0 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


DESIDERIUS  ou  DIDIER,  évêque  d'Eaiize,  p.  Z66. 
DESIRE  ALKI,  chnnoine   de   Saint-Geniès,  admi- 
nistrateur du  diocèse  de  Lodève,  p.  2j5. 
DESPRÉS  (Jean),  p.  Syô. 
Deupentaïa  (Arbert  de),  p.  .588. 
DEUSDEDIT    I,    évêque    de    Rodez,    pp.    33,    145, 

873. 
DEUSDEDIT  II,  évêque  de  Rodez,  p.  8-j3. 
DEUSDEDIT  III,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
DEUSDEDIT  IV,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
DEUSDET   ou   DEODAT,  évêque  de  Rodez  (icôz), 

pp.    ^66y    ^6-J  j    ce   Deusdeî    est    difficile   a  placer 

dans  la  série  des  évêijues  de  Rode\  (Voir  p.  ByS); 

peut-être  faut-il  reculer  de  tjuelques  années  l'avé- 

nement  de  Pierre  I  de  Narhonne. 
DEUSDEDIT,   abbé   de   Saint-Paul   de  Narbonnc, 

p.  5oi. 
DEUTÈRE,  évêque  de  Lodève,  p.  186. 
DeuX'Vierges  (Erraengaud  des),  p.  540. 
DEXTER,  diacre,  p.  3o5. 
DIAFRONISSE,  vicomtesse,  p.   104. 
DIAS  DE  MURET,  femme  de   Bernard   IV,  comte 

de  Comminges,  p.   ii3. 
DIAS,  dame  du  Felgar,  p.  6i3. 
DIDE,   femme    de    Rainald,   vicomte   de    Bézicis, 

p.  102, 
DIDIER,  évêque  d'Albi,  p.  383. 
DIDIER,  évêque  de  Rodez,  p.  202, 
DIDON,  évêque  d'Albi,  pp.  383,  656. 
DIDYME,  archidiacre  de  Nimes,  p.  275. 
Die  (comtes  de),  p,  76. 

DIEGO  D'AZEBEZ,  évêque  (TOsma,  pp.  354,  ^-'A- 
DIEGO,  abbé  temporaire  de  Saint-Genis,  p.  .036. 
DIEUDONNÉ  COSTE,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
DIOGÉNIEN,   évêque  d'Albi,  p.  383. 
DOAT  ALAMAN,   p.  664. 
DODON,  comte  de  Comminges,  pp.  459,  7P0. 
DOLOMIEU  (N.  de),  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  549. 
DOME  (de).  Voir  DURAND-HENRI  DE  BREDON, 

évêque  de  Toulouse,  p.  352. 

S.  DOMINIQUE,  sous-prieur  de  la  cathédrale 
d'Osma,  pp.  25i,  2(55,  354,  645,  699,  761,  854, 
856;  élu  évêque  d'Uzès,  p.  3oij  sa  canonisation 
8t  sa  fête;  son  ordre,  pp.  355,  358. 

S.\iNT-DoMiNiQUE  (règle  de),  p.  854. 

DOMINIQUE  DE  LA  ROCHEFOUCAULD,  arche- 
vêque d'Albi,  p.  391. 

DOMINIQUE  DE  FLORENCE,  évêque  d'Albi  &  de 
Saint-Pon»  de  Thomières,  archevêque  de  Tou- 
louse, pp.  359,  387,  420. 

DOMINIQUE,  évêque  d'Albi,  p.  644;  corrige^  PHI- 
LIPPE. 

DOMINIQUE  DE  BONZI,  administrateur  du  dio- 
cèse de  Béziers,  p.  272, 

DOMINIQUE  DE  LASTIC,  évêque  de  Conserans, 
p.  383. 

DOMINIQUE  DU  GABRE ,  évêque  de  Lodève., 
p.  295. 

DOMINIQUE  GRENIER,  évêque  de  Pamiers, 
pp.  430,  700. 


DOMINIQUE,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

DOMINIQUE  I,  abbé  do  Boulbonne,  p.  612. 

DOMINIQUE  II,  abbé  de  Boulbonne,  p.  612. 

DOMINIQUE  DE  MEILLON,  abbé  de  la  Capclle, 
p.  646. 

DO.MINIQUE  DE  FRÉGOSE ,  abbé  de  Fontfroide. 
p.  620, 

DOMINIQUE,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 

DOMINIQUE  RESSÉGUIER,  abbé  désigné  de  Saint- 
Aphrodise,  p.  5oo. 

DOMINIQUE  DE  PLANTA  VIT,  abbé  de  Saint- 
Sauveur  de  Lodève,  p.  8o3. 

DOMINIQUE  DU  PUY,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 

DOMINIQUE  REYNIER,  prieur  de  Bonnefoy, 
p.  65o. 

DOMNUS,  premier  évêque  d'Elne,  pp.  339,  777. 

DONADEUS  ou  DONADIEU,  abbé  de  Montolieu, 
pp.  247,  456. 

DONADIEU,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 

DONAT,  abbé   de  La  Grasse,  p.  478. 

DONELLUS,  archidiacre  de  Carcassonne,  p.  736. 

DoNNAz.iC  (église  de),  p.  595  (Tarn),  arrond.  de 
Gaillac. 

DoNZÈRE,  lieu  &  château,  pp.  414,  898  {Drame), 
arr,  de  Montélimar. 

—  (abbaye  ou  prieuré  de),  pp.  416,  898. 

DORAT  (N.),  abbé  de  Feuillans,  p.  638. 

DOSCHIS  (Pons  de),  p.  639. 

DOTILA,  soi-disant  évêque  d'Urgel,  p.  902. 

DOUCE,  femme  de  Raimond-Bérenger,  comte  de 
Barcelone,  pp.  6^,  i36. 

DOUCE,  femme  de  Geoffroi  II,  p.  61. 

DOUCE,  femme  d'Eracle,  seigneur  de  Montlaur, 
p.  228. 

DOUCE  ALAINE,  abbesse  des  cla risses  de  Mont- 
pellier, p.  822. 

Dotr.GNE,  château  dans  le  Toulousain,  pp.  108, 
385  (Tarn),  arr.  de  Castres. 

DOUZANVILLE    (N.),   abbé   de   Saint-Sauveur   d« 

Lodève,  p.  804. 
Doz  (terre  de),  dans  le  pays  de  Toulouse,  près  de 

Muret,  pp.  35l,  708.   Voir  Ox. 

DRAGONET,  seigneur  de  Saint-Vital  &  autres 
lieux,  p.  C04. 

DRAGONETE  D'ANCEZUNE,  abbesse  de  la  Font, 
p.  837. 

DREUX  DE  SAINT-VIDAL,  abbé  de  Saint-Chaffre, 
p.  572. 

DREUX,  fière  de  Gui  d'Anjou,  p.  401. 
DRUCTAN,  évêque  du  Puy,  abbé  de  Saint-Chaffre, 

pp.  400,  670, 

DRUDE  ou  ERMENTRUDE,  femme  de  Guillaume, 
vicomte  d'Agde  &  de  Béziers,  p.   io3. 

DUCHESSE  ou  DUGUESTE,  abbesse  de  Vidmur, 
p.  600. 

DUGUESCLIN  (Bertrand),  connétable  de  France, 
p.  408. 

DULCIA,  comtesse  de  Cerdagne,  p.  907. 
DULCIA,   de   la    famille   des   comtes  de   Melgueil, 
pp.   179,  180. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


95 1 


Dl'LCIDE,  évêqiie  de  Vêlai,  p.  400. 

DUN'S  (Guillaume  des),  commissaire  royal  en  Au- 
vergne, p.  890. 

DUPRAT  (N.),  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  ,''.,">.';. 

DURAND,  évêque  dAIbi,  pp.  386,  678,  082,  i.;6, 
597,  623,  637,  665,  672. 

DURAND,  abbé  de  la  Chaise-Dieu,  puis  évèque  de 
Clermont,  pp.  Sa,  14a. 

DURAND,  évêque  de  Conserans,  p.  38 r. 

DURAND  dit  de  Chapelles,  évêque  de  Maguc- 
lonne  &  de  Rieux,  pp.   i8o,  32o,  441. 

DURAND  DE  SAINT-POURÇAIN,  évêque  du  Puy, 
p.  406. 

DURAND,  religieux  de  Cluny,  abbé  de  Moissac, 
évêque  de  Toulouse,  pp.   101,   167,  352. 

DURAND-HENRI  DE  BREDON,  abbé  de  Moissac, 
évêque  de  Toulouse,  pp.  99,   101 ,  35l. 

DURAND  I,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

DURAND  II,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

DURAND  III,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

DURAND,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614, 

DURAND,  abbé  de  Castres,  p.  433. 

DURAND,  abbé  de  La  Grasse,  p.  478. 

DURAND,  abbé  de  Mazan,  p.  6c2. 

DURAND,  abbé  de  Saint-Victor  de  Marseille, 
p.  3c6. 

DURAND  NIEL,  commandeur  de  Ihôpital  de  hs 
Val^,  p.  883. 

DURANDUS  ou  DURAND,  fondateur  du  monas- 
tère de  Saint-Chinian,  p.  528. 

Dl^ANTI  (Etienne),  président  au  Parlement  de 
Toulouse,  pp.  362,  695,  701. 

DiiiliÀK,  château  &  bourg  du  comté  de  Foix, 
pp.  214,  494  (Aricge),  arr.  Je  foix. 

DrnnAN,  bourg  du  diocèse  de  Narbonne,  p.  214 
{Aude),  arr.  Je  Narhonne. 

DURBAN  (Bernard  de),  p.  494. 

—  (Pierre  de),  p.  214. 
DURFORT  (seigneurs  de),  p.  627. 

—  (Bernard  de),  p.  6i3. 

—  (Bernard-Gratepaille  de),  p.  683. 

—  (Bertrand  de),  p.  683. 

—  (Guillaume-Bernard  de),  p.  j3o. 

—  Hugues  de),  p.  632. 

—  .iicgcr  de),  p.  .,57. 
DYNAIME,  «Yéque  de  Béiilcis,  p.  261. 


Eaunes,  abbaye,  pp.  5c5,  634,  637,  6^C. 

—  (abbé  d'),  p.  828. 

Ealse,  métropole  de  la  Novempopulanie,  p.  36 

—  (évêques  d'),  p.  365. 

EBLE,  abbé  de  Chambons,  p.  639. 
ÈBLE,  abbé  de  Saint-GuiUem,  p.  541. 
ÉBLES,  vicomte  de  Veniadour.  p.  18^. 
12BL0N,  archeyéque  de  Reims,  p.  245, 


EBOLATUS,  p.  494. 

EKRALDUS,  prévôt  de  Saint-Cécile,  p.  657. 
ÉBRARD  I,  évêque  d'Uzès,  p.  3oo. 
ÉBRARD  II,  évêque  d'Uzès,  p.  3oo. 
ÉBRARD,  abb"é  de  Quarante,  p.  563. 
ÉBRARD,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  553. 
EBREGARIUS,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  539. 
EcUELLE-DiEL-  (abbé  de  1'),  p.  633. 

Echelles  (Notre-Dame  des),  église  au  diocèse  de 

Grenoble,  p.  571. 
ÉDIARDE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  82Û. 
EDOUARD  X,  roi  d'Angleterre,  p.  628. 
EDOUARD,  prince  de  Galles  &  duc  d'Aquitaine, 

p.  897. 
EGFRID,  évêque  de  Poitiers,  p.  47. 
EGIDIUS    ou    GILLES,    abbé    de    Saint-Hilaiic 

p.  545. 

ÉGIKA,  abbé  de  Caunes,  p.  460. 

ÉGLINE  DE  VISSEC,  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 

EissExE,  château  en  Rotiergue,  p.   171. 

ELDEBERTUS,  abbé  d'Exala,  p.  475. 

ELDEJARDE  ÉBÈSE,  femme  de  Guillaume-Ber- 
trand, comte  de  Provence,  p.  70. 

ÉLECTE  DE  BOURGOGNE,  seconde  femme  de 
Bertrand,  comte  de  Toulouse,  p.  3i. 

ÉLÉFANT,  évêque  d'Apf,  p.   162. 

ÉLÉFANT  ou  ELEFANTUS,  ELFANT,  évèque  de 
Niraes,  pp.  97,  176.  Voir  AUFANT. 

ELEFANT,  évêque  d'Uzès,  p.  299. 

ÉLÉONORE  I  DE  FOIX,  abbesse  de  l'Abondance- 
Dieu,  p.  645. 

ÉLÉONORE  II  DE  LA  ROQUE,  abbesse  de  l'Abon- 
dance-Dieu,  p.  645. 

ÉLÉONORE  DE  LAUTREC,  abbesse  de  Vielmur, 
p.  600. 

ÉLÉONORE  DE  COMMINGES,  comtesse  de  Foix, 
p.  645. 

ÉLÉONORE  D'ARAGON,  cinquième  femme  de  Rai- 
mond  VI,  comte  de  Toulouse,  p.  3i. 

ELFANT,  évêque  de  Nimes.  Voir  ÉLÉFANT. 

ÉLEUTÈRE,  archidiacre,  p.  379. 

ÉLIAN,  abbé  de  Caunes,   p.  460. 

ÉLIARDE,  femme  de  Guillaume,  p.  276. 

ÉLIE  DE  DONZENAC  DE  VENTADOUR ,  évêque 
de  Castres,  p.  434. 

ÉLIE  DE  LESTRANGES,  évêque  du  Puy,  p.  403. 
ELIE,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 
ELIE  I,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
ELIE  II,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
EUE  III,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
ELIE,  abbé  de  Cadouin,  p.  616. 
ELIE,  abbé  de  Grandselve,  p.  588.  Voir  HÉLIE. 
ÉLIE  TALLEIRAND,  comte  de  Périgord,  p.  628. 
ÉLIPAND,  évêque  de  Tolède,  p.  902. 
ELISABETH     DE     GAULJEAC     DE     BARRIÈRE, 
abbesse  de  l'Oraison-Dieu,  p.  647. 

ELISABETH  DE  LÉVIS,  abbesse  de  Rieunetic, 
p.  648. 

ELISABETH,  abbesse  de  Vignogoul,  p.  8.'~. 


9^2 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


ELISABETH,   femme   de    Pons,   vicomte   de   Poli- 

gnac,  p.  5o. 
ELISABETH,  p.  3^1. 
Elisanus  pagus,  p.  365;  pays  i'Eause. 
ELISEE,  femme  de  Pons  de  Marsanes,  p.  276. 
ELISÉE,  abbé  de  Cuxa,  p.  475. 
ÉLIZACHAR,  évêqiie  de  Rodez,  p.  873. 
ÉLIZACHAR,   abbé   de   Saint-Benoît   de    Castres, 

p.  433. 
ELLEFRÈDE,  p.  406. 
ELMETRUDE,   femme   d'Oliba,  comte  de  Carcas- 

sonne,  p.  478. 
Elne,  pp.  341,  463. 

—  (époque  de  la  fondation  de  l'église  d'),  p.  776; 
translation  de  ce  siège  à   Perpignan,   pp.   347, 

777- 

—  (église  d'),  p.  339. 

—  (évêques  d'),  pp.  22,  146,  339;  'ésiimé  des 
modifications  apportées  à  leur  suite  par  la 
Note  CLIII,  pp.  789,  790. 

ELO  (la  comtesse),  p.  906. 

ÉLOI,  évêque  d'Albi,  pp.   i3,  48,  384. 

S.  ELOI,  évêque  de  Noyon  ;  sa  visite  à  Uzès,  p.  299. 

Elosatlum  (civi(as),  p.  365;  pays  d'Eause. 

EI.PIDIUS,  évêque  de  Tarragone,    p.  SzS  ;    évêque 

dans   la  Marche  d'Espagne,  p.  901. 
EI.PODORE,    comte    du    Vivarais,   fils   d'Éribert, 

p.  573. 
Elusatium  mctropolis,  p.  365;  métropole  d'Eause. 
EI.VIRE  ou   GELVIRE    DE    CASTILLE,    troisième 

femme    de   Raimond    de    Saint-Gilles,   pp.   01, 

195,  219. 
ELZÉAR  DE  RASTELLÈS,  évêque  de  Riez,  prieur 

du  Pont-Saint-Esprit,  p.  869. 
ELZEAR  I,  seigneur  d'Uzès,  p.  228. 
ELZEAR  II,  seigneur  de  Posquières,  p.  228. 
ELZÉAR    III    DE    SABRAN ,    seigneur    d'Uzès    en 

partie,  p,  228. 
ELZÉAR  IV,  seigneur  d'Uzès,  pp.  228,  869. 
ELZÉAR,  p.  558. 
EI.ZÉARE,  fille   de   Rainon   IV,  seigneur  d'Uzès, 

p.  228. 
EMAN,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  545. 
ÉMANS.  Voir  ARNAUD,  évêque  de  Nimes,  p.  278. 
EIMBRIN  DE  DURBAN,  abbé  de  Caunes,  p.  467. 
Embrun,  dans  le  comté  de  Forcalquier,  p.  71. 

—  (archevêque  d'),  p.  71. 

ÉMENON,  prieur  de  Sauve,  abbé  d'Aniane, 
pp.  448,  719. 

ÉMENON,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 

Emkse,  château  d'Asie,  p.  238. 

EMILIE  ou  ÉMILDE,  femme  de  Bertrand,  p.   139. 

EMMANUEL-HENRI-TIMOLÉON  DE  COSSÉ  DE 
BRISSAC,  abbé  de  Fontfroide,  évêque  de  Con- 
dom,  p.  620. 

EiMME,  abbesse  de  Ripoll,  p.  352. 

EMME,  fille  de  Roger,  comte  de  Sicile,  femme  de 
Guillaume,  comte  d'Auvergne,  p.  91. 

EMME  DE  PROVENCE,  seconde  femme  de  Guil- 
laume Taillefer,  comte  de  Toulouse,  pp.  3o,  43, 
58,  61,  66,  lai,  507. 


EMiME,  femme  d'Othon  -  Raimond  ,  seigneur  do 
risle-Joiirdam,  p.  3o. 

ENGELRADE,  femme  d'Elzéar,  p.  558. 

ENGELRIC,  chanoine  du  Puy,  p.  87. 

ENGILBERTO,  soi-disant  évêque  d'Urgel,  p.  906. 

Ei'AONE  (concile  d'),  en  517,  p.  412. 

S.  ÉPIPODE,  évêque  du  Puy,  p.  400. 

ERACLE,  seigneur  de  Montlaur,  p.  228. 

ÉRAIL  ou  ERALIUS,  auteur  des  comtes  de  Gévau- 
dan,  p.   i38. 

S.  ÉREMBERT,  évêque  de  Toulouse,  p.  35 1. 

ERIBALLO,  évêque  d'Urgel,  p.  907. 

ERIBAUD,  évêque  de  Viviers,  p.  412. 

Eribert,  métairie,  p.  342. 

ÉRIBERT,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

ÉRIBERT,  comte  du  Vivarais,  p.  573. 

ÉRIFONS,  évêque,  p.  26. 

ÉRIFONS,  abbé  de  Montolieu,  pp.  56,  739. 

ÉRIPENNE,  bailli  de  l'évêque  d'Albi,  p.  660. 

Erm  (P),  p.  621 . 

ERMENALD,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 

ERMENGARDE  I  ROUSSETTE,  abbesse  des  Olieux, 
p.  687. 

ERMENGARDE  II,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 

ERMENGARDE  III,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 

ERMENGARDE  I,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 

ERMENGARDE  II,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 

ERMENGARDE  III  DE  MONTDÉSIR,  abbesse  de 
Saint-Geniès,  p.  826. 

ERMENGARDE,  fille  de  l'empereur  Louis  II,  se- 
conde femme  de  Boson,  roi  de  Provence,  pp.  4,  7. 

ERMENGARDE,  fille  de  Guillaume  Taillefer  & 
d'Arsinde,  épouse  Robert,  comte  d'Auvergne, 
p.  3o. 

ERMENGARDE,  femme  de  Bernard,  comte  de  Be- 
salu,  p.  144. 

ERMENGARDE,  femme  d'Oliba  Cabreta,  pp.  144, 
592. 

ERMENGARDE,  femme  de  Rotbold,  comte  de  Pro- 
vence, p.  61 . 

ERMENGARDE  TRENCAVELLE ,  comtesse  de 
Roussillon,  p.  io5. 

ERMENGARDE,  femme  de  Raimond  de  Saint- 
Gilles,  p.  276. 

ERMENGARDE  DE  CARCASSONNE,  femme  de 
Raimond-Bernard,  vicomte  de  Nimes  &  d'Albi, 
vicomtesse  de  Béziers  &  de  Carcassonne,  pp.  97, 
104,   io5,   ii3,  473,  739,  744,  835. 

ERMENGARDE,  vicomtesse  de  Narbonne,  pp.  23o, 
606,  634,  647,  675. 

ERMENGARDE,  femme  de  Guillaume  III,  sei- 
gneur de  Montpellier,  p.   184. 

ERMENGARDE,  de  la  famille  des  seigneurs  de 
Montpellier,  p.   184. 

ERMENGAUD,  archevêque  de  Narbonne,  pp.  52, 
146,   247,  3o6,  341,  5oi,  563,  686,  778. 

ERMENGAUD,  évêque  d'Agde,  pp.  3o6,  715. 

ERMENGAUD,  évêque  de  Béziers,  p.  265. 

ERMENGAUD,  évêque  d'Elne,  pp.  341,  479,  56i, 
779- 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


ERMENGAUD,  abbé  de  Calers,  p.  62t. 
ERMENGAUD,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
ERMENGAUD,  abbé  de  Saiiu-Micbel  de  la  Cluse, 

p.  546. 
ERMENGAUD,  prieur  &  sacristain  d'AIet,  abbé  de 

Jocou,  p.  722, 
ERMENGAUD,  abbé  de  Montolieu,  pp.  4J8,  466. 
ERMENGAUD,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
ERMENGAUD,  abbé  de   Saint-Chinian,  p.  528. 
ERMENGAUD  I,  abbé  de   Saint-Gilles,  p.  5i6. 
ERMENGAUD  II,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  .îiy. 
ERMENGAUD,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomièrcs, 

pp.  419,  624. 
ERMENGAUD  DE  VINTRON,  abbé  de  Saint-Sau- 
veur de  Lodève,  p.  8o3. 
ERMENGAUD,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  ôô;. 
ERMENGAUD  I,  abbé  de  Valmagne,  pp.  264,  47J, 

577,  617. 
ERMENGAUD  lï,  ahU  de  Valmagne,  p.  617. 
ERMENGAUD,  abbé  de  Villemagne,  p.  578. 
ERMENGAUD,  comte  d'Albi,  pp.  3o,  ?)6. 
ERMENGAUD,  prince  de  Gothie,  comte  de  Rouer- 

gue,  pp.  24,  3o,  35,  36,  80,  567. 
ERMENGAUD,  fili  de  Raimond  I,  comte  de  Roucr- 

gue,  p.  3o. 
S.  ERMENGOL,  évêque  d'Urgel,  p,  906. 
ERMENGOL  I  ou  ERMENGAUD  LE  CORDOUAN, 

comte  d'Urgel,  pp.  96,  907. 
ERMENGAUD  III,  comte  d'Urgel,  p.  901. 
ERMESSINDE  I  D'AVREMONT,  abbesscdela  Font, 

p.  837. 

ERMESSINDE  II  DE  MONTPÉZAT,  abbesse  de  la 
Font,  p.  837. 

ERMESSINDE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 

ERMESSINDE,  abbesse  de  Saint-Laurent,  p.  247. 

ERMESSINDE,  femme  de  Raimond,  comte  de  Bar- 
celone, pp.   11 3,  116,   117. 

ERMESSINDE    DE     PELET,    première    femme   de 

Raimond  VI,  pp.  3i,   178. 
ERMESSINDE,  vicomtesse,  p.  778. 
ERMESSINDE,   femme  de  Guillaujne  V,  seigneur 

de  Montpellier,  pp.   180,  184,  83o. 

ERMESSINDE  DE  BÉZIERS,  femme  de  Rosfaing  II 
de  Posquières,  pp.   io5,  228. 

ERMESSINDE  PELET,  fille  de  Béatrix,  comtesse 
de  Melgueil,  p.   180. 

ERMESSINDE,  fille  de  Guillaume  VI  de  Mont- 
pellier, femme  de  N.  de  Servian,  p.   184. 

ERMESSINDE,  fille  de  Raimond  Je  CcUa,  p.  448. 

ERMESSINDE  DE  CASTRIES,  femme  de  Guil- 
laume, seigneur  de  Tortose,  p.  184. 

ERMESSINDE,  femme  de  Guillaume,  dit  Martorel, 

p.  128. 
ERMESSINDE,  femme  de  Guillaume  Ulger,  p.  342. 
ERSANDE     DE     LAURIT,    abbesse    de    Vielmur, 

p.  601 . 
ERSINDE,    femme   de    Francon    &   mère   d'Odon , 

vicomte  de  Narbonne,  p.  .Oi. 
ERVIGE  ou  ERVINGE,  évéque  de  Béziers,  p.  i6i. 
ESBAC  (N.  d'),  abbi  d'Arles,  p.  455. 


Escale-Dieu,  abbaye  au  diocèse  de  Tarbes,  p.  442. 
ESCALQUENS  (d'),  capitoul  de  Toulouse;  fait  cé- 
lébrer ses  obsèques  de  son  vivant,  p.  357. 

ESCHALIER  (Jean),  dit  de  Liossac,  bailli  de  Con- 
taignet,  p.  65i. 

ESCHIVE,  dame  de  Tibériade,  femme  de  Rai- 
mond II,  comte  de  Tripoli,  p.  3i. 

ESCLARMONDE  RUFFINE,  abbesse  de  Vielmur, 
p.  600. 

ESCLARMONDE,  sœur  du  comte  de  Foix,  p.  612. 

ESCLARMONDE,  sœur  de  Roger-Bernard,  comte 
de  Foix,  p.  490. 

ESPAGNE,  prévôt  du  chapitre  de  Saint-Etienne 
de  Toulouse,  p.  356. 

ESPAGNE  (Arnaud  d'),  p.  38o. 
Esi'ALAis,  en  Narbonnais,  p.  686. 

—  (religieuses  d'),  p.  686. 

EsrALY,  château  près  du  Puy,  pp.  269,  4c3,  408, 

410  [Haute-Loire),  arr.  du  Puy, 
EspAYRAC,  prieuré,  p.  473;  Espeyrac  [Ayeyron),  arr. 

d'Espaîton, 
ESPEREIGER  (Vacher  d'),  p.  710. 
EsiMXASSE,  forêt  à  deux  lieues  de  Toulouse,  p.  218. 
EsriNASSE  (1'),  courent  de  l'ordre  de  Fontevrault, 

pp.  218,  85i. 
EspiRA  (prieuré  Notee-Dame  d'),  p.  782.  Voir  As- 

PIRAN. 

ESPRIT  FLÉCHIER,  évêque  de  Lavaur  &  de  Mi- 
mes, pp.  285,  440,  836. 

ESQUIOU,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  519. 

ESSARTS  (Guillaume  des],  seigneur  de  Villesiscie, 
p.  804. 

E.STACEL,  dans  I»  Valespir,  pp.  341,  340  {Pyré- 
nées-Orientales), arr, de  Perpignan. 

—  (Sainte-Cécile  d'),  prieuré,  pp.  482,  5i8. 

ESTAING  (Jean  d'),  p.  434. 

ESTAMPES  (Jean  d'),  trésorier  général  du  roi  en 
Languedoc,  p.  65 1. 

ESTE  (cardinal  d'),  prince  de  Modène,  abbé  de 
Foix,  p.  85o. 

ESTER  DE  LUSSAN,  abbesse  de  Bagnols,  p.  869. 
Estrade,  moulin,  p.  $40. 
ESTRÉES  (cardinal  d'),  p.  285. 
ETHERIUS,  évéque  de  Viviers,  p.  413. 
ETIENNE  VI,  pape,  p.   i3. 
ETIENNE,  évêque  de  Narbonne,  p.  243. 
ETIENNE  AUDEBRAND,  archevêque  de  Toulouse, 
évêque  de  Saint-Pons  de  Thomières,  pp.  308,420. 

ETIENNE-CHARLES  DE  LOMÉNIE  DE  BRIENNE, 
archevêque  de  Toulouse,  p.  365. 

ETIENNE  I,  évêque  d'Agde,  p.  3o5. 
ETIENNE  II,  évêque  d'Agde,  p.  3o6. 
ETIENNE  III  DE  ROUPI ,   dit    de   Cambray,  évê- 
que d'Agde,  p.  309. 

ETIENNE  DE  POLVEREL,  évêque  d'AIet,  p.  424. 
ETIENNE  I,  évêque  de  Béziers,  p.  262. 
ETIENNE  II,  évéque  de  Béziers,  pp.  262,  496. 
ETIENNE,  évêque  de  Cahors,  pp.  33,  34. 
ETIENNE,  évêque  de  Cahors,  p.    190. 


904 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


ETIENNE,  cvèque  de  Cnrcassonne,  p.   5i8  ;   iden- 
tification   de    ce     prélat    &    de    saint    Stapin, 
pp.  736,  737. 
ETIENNE  II,  évèque  de  Carcassonne,   p.  333. 
ETIENNE  m  ALBERTI,   évèque   de   Carcassonne, 

p.  334. 
ETIENNE  DE  ABAVO,  évêque  de  Castres,  p.  434. 
ETIENNE,  évêque  de  Clermont,  p.  87. 
ETIENNE,  évêque  de  Clermont,  fils  de  Guillaume, 

comte  d'Auvergne,  p.  91. 
S.  ETIENNE,  évêque  de  Die,  p.  414. 
ETIENNE    I,    évêque    de    Mende,    pp.    l33,    392, 

57,. 
ETIENNE    II    DE    BRIOUDE,    évêque   de    Mende, 

p.  392. 
ETIENNE  m,  évêque  de  Mende,  pp.  393,  6y3. 
ETIENNE  DE  KLOSSET,    évêque    de    Nimes,    abbé 

de  Cannes,  pp.  282,  469. 
ETIENNE,   évêque    de    Pamiers,    p.    363;    corrige^ 
FRANÇOIS-ETIENNE  DE  CAULET  [V.  p.  432). 
ETIENNE    I    DE    GÉVAUDAN,    évêque    du    Puy, 

pp.   139,  401. 
ETIENNE    II    DE    MERCŒUR ,    évèque   du    Puy, 

pp.   146,  401. 
LilTENNE    III  DE   POLIGNAC,    dit   Brisefcr,   évê- 
que du  Puy  &.  de  Clermont,  pp.  5o,   144,  191, 
402. 
ETIENNE  rV  DE  CHALANÇON,  évêque  du    Puy, 

p.  404. 
ETIENNE    ALDEBRANDI    ic    Comharutis,    évêque 
de  Saint-Pons  de  Thomières.  Voir  aux  archevê- 
ques de  Toulouse. 
ETIENNE     DE     VASSIGNAC ,    évêque    de    Vabre, 

p.  .568. 
ÉTIENNE-JOSEPH   DE  LA  FARE,  évèque   de  Vi- 
viers, p.  417. 
ETIENNE,  abbé  d'Aiguebelle,  p.  6o3. 
ETIENNE,  abbé  d'Arles,  p.  4.')3. 
ETIENNE,  abbé  de  Belleperche,  p.  6i.-j. 
ETIENNE  I,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
ETIENNE  II,  abbé  de  Calers,  p.  62  t. 
ETIENNE  III,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
lîiTIENNE  IV,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
ETIENNE,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 
ETIENNE  DE  TOULOUSE-LAUTREC  DE  SAINT- 

GERMIER,  abbé  de  Candeil,  p.  626. 
ETIENNE     DE     LACHAN ,    abbé    de    la    Capelle, 

p.  646. 
ETIENNE    DE    BLOSSET,    abbé   do    Cannes.    Voir 

aux  évêques  de  Nimes. 
ETIENNE  MALETTI    ou    D'OMALE ,    abbé    de    la 

Chaise-Dieu,  p.  344. 
ETIENNE  GARNIER,  abbé  de  Chambons,  p.  640, 
ETIENNE,  abbé  de  Cluny,  p.  zSo. 
ETIENNE  I,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
ETIENNE  II,  abbé  de  Conques,  p.  471,  472. 
ETIENNE  III  KARTON,  abbé  de  Conques,  p.  474, 
ETIENNE  I,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 
ETIENNE    II    DÉODEL,   abbé   commendatnire   d( 
Cruas,  p.  575. 


ETIENNE  I  DE  BARTÈS,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
ETIENNE  II  GARIN,  abbé  d'Eaunes,  p.  63.5. 
ETIENNE  DU  BOUSQUET,  abbé  de  Franquevaux, 

p.  63o. 
ETIENNE,  abbé  de  Grandselve,  p.  6o5. 
ETIENNE,  abbé  de  La  Grasse,  p.  479. 
ETIENNE,  abbé  de  Joncels,  pp.  287,  486. 
ETIENNE,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 
ETIENNE,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
ETIENNE    I    DE   TINLANDE,    abbé    de    Maz.in, 

p.  6o3. 
ETIENNE  II  DU   LAC,  abbé  de  Maznn,  p.  6o3. 
ETIENNE,  abbé  de  Montolieu,  p.  457. 
ETIENNE,  abbé  de  Nizors,  p.  642. 
ETIENNE  I   DE    TRIPIÈRE,    abbé   de  Quarante, 

p.  565. 
ETIENNE  II  ANTOINE  DE  JOUAN,  abbé  de  Qua- 
rante, p.  566. 
ETIENNE  I  DE  VÉLASQUEZ,  abbé  temporaire  de 

Saint-Genis,  p.  537. 
ETIENNE    II   DE   AVILA ,   abbé   de   Saint-Genis, 

p.  537.     ■ 
ETIENNE,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  517. 
ETIENNE  LE  FRANC  DE  LA  GRANGE,   abbé  de 

Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  5o5. 
ETIENNE,    abbé    de    Saint-Sauveur    de'  Lodcvc, 

p.  8o3. 
ETIENNE,  abbé  de  Sorèze,  p.  5|3. 
ETIENNE  I,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
ETIENNE   II    DU  VERGER,    abbé   de  Valmagne. 

p.  618. 
ETIENNE,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 
ETIENNE  VOLLE,  prieur  de   Bonnefoy,  p.  65i. 
ETIENNE  ENGUENEUSE,  prieur  des  dominicains 

de  Béziers,  p.  727. 
ETIENNE,  archiprêtre  de  Saint-Bonet,  p.  639. 
ETIENNE  CHOTARD,  sacristain  de  Lodève,p.  585. 
ETIENNE    PHILIPPE,   vicaire   général   de   Saint- 

Guillem,  p.  544. 
ETIENNE  COURTOIS,   chanoine  de  Saint-Gilies, 

p.  52 I . 
ETIENNE  PIGEYRE,  religieux  de  Saint-Chinian, 

p.  53 1. 
ETIENNE  I,  comte  de  Gévaudan,  pp.  3o,  i38. 
ETIENNE  II,  comte  de  Gévaudan,  pp.  3o,  iSç. 
ETIENNE,  vicomte  de  Gévaudan,  pp.  392,  413. 
ETIENNE,  vicomte  de  Polignac,  p.  49. 
ETIENNE,  frère  d'Armand  I,  vicomte  de  Polignac, 

p.  5o. 
ETIENNE  GUERSA,  p.  604. 
ÉTIENNETTE,  femme  de  Garcias,  roi  de  Navarre, 

p.  I i3. 
ÉTIENNETTE,   femme  de  Bernard,  comte  de   Bi- 

gorre,  p.   1  i3. 
ÉTIENNETTE,  seconde  femme  de  Roger  II,  comte 

de  Foix,  p.   1  I  3. 
ÉTIENNETTE,  femme  de  Geoffroi  I,  comte  de  Pro- 
vence, p.  61 . 
ÉTIENNETTE,  femine  de  Raimond  de  Baux,  p.  61. 
ÉTIENNETTE,  femme  de  Pierre  Bernard,  p.  479. 


TABLE  GENEIIALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


955 


s.  EICHER,  ivcque  A'Mhe,  p.  412. 

EUCHER   DE   SAINT- VITAL,   évèqiie  de  Viviers, 
p.  417. 

EUDES,  évêque  d'Elue,  p.  344. 

EUDES,  «vêque  de  Lectoure,  p.  3(5g. 

EUDES,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

EUDES,  abbé  de  Boulbonne,  p.  612. 

EUDES,  abbé  de  Cliiny,  p.    127. 

EUDES,  abbé  de  Conques,  p.  478. 

EUDES  DE  CAZAUX,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 

EUDES  DE  FERROUIL,  abbé  de  Foix,  p.  85o. 

EUDES  I,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

EUDES  II,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

EUDES  DE  CHATEAUROUX,  abbé-fle  Graudselve 
p.  608. 

EUDES  I,  abbé  de  Lézat,  pp.  127,  489. 

EUDES  II  DE  BAIERAS,  abbé  de  Lézat,  p.  490. 

EUDES,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  687. 

S.  EUDES,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  570. 

EUDES  I,  abbé  de  Saint-Martin  du  Lez,  p.  723. 

EUDES  II,  abbé  de  Saint-Martin  du  Lez,  p.  723. 

EUDES  OZIC,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  ôôj. 

EUDES,  abbé  de  Simorre,  p.  773. 

EUDES,  prévôt  de  Saint-Germier  de  Muret,  p.  710. 

EUDES,  prévôt  de  Saint-Germier  de  Muret,  p.  710. 

EUDES  tie  Comentiaco,  prieur  du  couvent  des  do- 
minicains de  Carcassonne,  p.  702. 

EUDES,  prêtre,  p.   |38. 

EUDES  ou  ODON,  diacre,  p.  5oi. 

EUDES,  roi,  pp.   12,  i3,  93. 

EUDES  II,  comte  de  Champagne,  p.  91. 

EUDES  ou  ODON,  comte  en  partie  de  Commin^es, 

p.   I i3. 
EUDES.  Voir  ODON,  comte  de  Razèt,  p.   1  i3. 
EUDES,   comte  de  Toulouse,  frère  de   Bernard    I, 

pp.  26,  27,  3o,  37,   107. 
EUDES,  fils  du  vicomte  de  Lomagne,  pp.  3^7,  627. 
—  vicomte  de  Lomagne,  pp.  608,  609,  Vo'ir  OT. 
EUDES,  vicomte  de  Narbonne,  p.  247. 
EUDOXIE  COMNÈNE,  femme  de  Guillaume  VIII, 

seigneur  de  Montpellier,  p.   184. 
S.  EUGÈNE,  évèque  de  Carthnge,  patron  deVioux, 

p.  664. 
EUMACHIUS,  évêquï  d'Albe,  p.  412. 
EURUS,  évêquc  de  Carcassonne,  p.  329. 
EUSÈKE,  évêquc  de  Rucssium,  p.  399. 
EUSTACHE  DE  LÉVIS,  archevêque  d'Arles,  p.  393. 
EUSTACHE     DE     LÉVIS,     évéque    de    Mirepoix 

p.  436. 
S.  EUSTACHE,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
EUSTACHE,  évêquc  de  Saintes,  p.  7^8. 
EUSTACHE,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  588. 
EUSTACHE,    fils    d'Etienne,    roi    d'Angleterre 

p.    232. 

EUSTORGE,  religieux,  p.  425. 

S.  ÉVANTHE  ou  EVANTHIUS,  évêque  de  Gévnu- 

dan,  p.  391. 
ÉvÊciits,  soumit  à  l'autorité  des  grand»  vassaux 

qui  en  font  trafic,  p.   iSo. 


EVODIUS    ou   S.    VOSY,    évéque    du    Puy,    p.    492. 

Voir  VOZY. 
ExALA  (SAiNT-Axnnft  d'),  monastère,  pp.  246,  474. 
Exempts  (congrégation  des),  p.  587. 
E.VIEU,  monastère,  p.  588;  Eysscs  (^Lot-S-Gtiron:ic), 

commune  de  Villeneuve-sur-Lot. 
EviNDRE,  église,  pp.   164,  3  12. 
EXUPÈRE,  évêque  de  Toulouse,   pp.  244,  35i;  sa 

châsse  à  Saint-Sernin,  p.  3Ô9. 


F.  DE  VILLEMUR  DE  PAILHIES,  abbé  de  Boul- 
bonne, p.  61 5. 

Fai!AS,  abbaye,  pp.  374,  643,  641^,  768. 

FABIUS  BRULART  DE  SILLERY,  abbé  du  Mas- 
Garnier,  p.  591 . 

FAcnÈGi'E.s,  château,  p.  822  {Hérault),  arroni.  de 
Montpellier, 

FABRÈGUES  (Marie  de),  p.  83o. 

FALCO,  religieux  de  Tournas,  p.  49, 

FALGA  ou  DE  FELGAR  (Raimond  du),  p.  355. 

Falgairolles  (église  de),  p.  SpS. 

Fanjeau,  château,  p.  414. 

Fanjeaux,  p.  854  {Aude),  arr.  de  Castçlnaudary. 

—  (Notre-Dame  de),  p.  856. 

—  (Dominicains  de),  p.  8o5. 
FANTI  (N.),  abbé  de  Cendras,  p.  719. 
FANTONI,    historien   d'Avignon  j   opinions   erro- 
nées de  cet  auteur,  pp.  77,  78. 

FARALD,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 

FARE  (N.  de  la),  abbesse  de  la  Font,  p.  838. 

FARCES  (Bernard  de),  p.  255. 

—  (Raimond  de),  p.  253. 

Farcies,  prieuré,  pp.  387,  389.  Voir  \i.f.i. 
FAUDOAS  (N.  de),  abbé  de  Gaillac,  p.  599. 
FAUDOAS  (Arnaud  de),  p.  608. 

—  (Béraud  de),  p.  368. 

—  (Bertrand  de),  pp.  356,  368. 
FAUGÈRES  (seigneurs  de),  p.  726. 

—  (R.iimond  de),  p.  558. 

—  (Salomon  de),  pp.  578,  598. 

FAURE,  chanoine  de  Saint-Étienne  de  Toulouse;, 
p.  691. 

S.  FAUSTE,  évêque  de  Tarbes,  p.  379, 
FAUSTE,  abbé  de  Lérins,  p.  298. 
FAUSTIN,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
FAUSTIN,  p.  400. 

Favarias,   domaine,    p.    478;   Favih  (^Aude),   com- 
mune d'Ar^uettes. 

Fav,  château,  p.  404. 

FAY  DE  GERLANDE  (Lucrèce  de),  p.  410. 

FAYDIDE    D'UZÈS,    femme    d'Alphoni.c-Jourd:iiii, 

comte  de  Toulouse,  pp.   3i,  61,  224,  228,  277, 

414. 

FAYDIDE,    fille    d'Alphonse-Jourdain,    femme 
de  Huinbert  III,  dauphin,  p.  3i. 


C)dL 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


FAYDIT     D'AIGREFEUILLE ,    évêque    de    Rodez, 

p.  874. 
FELGAR  (Guillaume  de),  p.  355. 
FÉLICIE  DE  GUERS,  abbesse  de  Gorjan,  p.  8oî. 
FÉLICIE,  religieuse  cistercienne;  essaie  de  restau- 
rer le  monastère  de  Netloc,  p.  yiS. 
FÉLICIEN  DE   FAURÉ ,   abbé  de  Saint-Chinian, 

p.  532. 
S.  FÉLIX,  évêque  de  Nimes,  p.  174. 
FÉLIX,  évêque  d'Urgel,  hérésiarque,  p.  902. 
FÉLIX  DE  SAVOIE,  abbé  de  La  Grasse,  p.  484. 
FÉLIX  LLANO,  abbé   de   Saint-Genis,  p.  537. 
FENAYROS   (Raton   de),    sénéchal    du   comté    de 

Rodez,  p.  877. 
Fenouillèdes,  comté,  p.  i5\. 

FENOUILLÈDES  (comte  de),  pp.    iSp,  144,  145. 
Fenouillet,  lieu,  p.  869  {Aude),  arr.  ie  Limoux. 
—  (àrchidiaconé  de);  sa  suppression,  p.  677. 
Ferais,  territoire,   fief  &   moulin,  p.   479;   Ferrais 

(Aude),  arr.  de  Narhonne. 
FERDINAND  DE  NEUVILLE,  évêque  de  Chartres, 

p.  297. 
FERDINAND  I  DE  VALDES,  évêque  d'Elne,  p.  i^6. 
FERDINAND     II    DE    LOAZÈS ,    évêque    d'Elne, 

pp.  346,  787. 
FERDINAND  DE  VALLOT,  abbé  de  Gaillac,  p.  599. 
FERDINAND  DE  MÉDINE,  abbé   de   Saint-Genis, 

p.  536. 
FÉRÉOL  (P.),  p.  285. 

Feretra  (chapelle  del),  près  de  Toulouse,  p.  268. 
Feretum,  lieu,  p.  667. 
FERLUS   (dom    François),   bénédictin    de   Saint- 

Maur,  p.  5i  I. 
—  (Raimond-Dominique),  p.  012. 
FERRAND.  Voir  DURAND  DE  SAINT-POURÇAIN, 

évêque  du  Puy,  p.  406. 
FERRANDE,  abbesse  des  Olieux,  p.  6ÎJ. 
FERRARE  (N.  cardinal  de),  abbé   de   Boulbonne, 

p.  6i5. 
S.  FERRÉOL,  évêque  d'Uzès,  pp.  298,  866. 
FERRÉOL  GRIET,  seigneur  de  Villepinte,  p.  378. 
FERRI  CASSINEL,  évêque  de  Lodève,  p.  292. 
FERRIER,  prêtre,  p.  476. 
FERRIER  (Jean),  p.  5o3. 
FERRIÈRE,    fille    de    Raimond    de    Saint-Félix, 

p.  562. 
FERRIÈRE  (Pierre  de),  p.  568. 
Feuillans  (forêt  de),  p.  636. 
Fei'illans  (abbaye  de),  pp.  633,  636. 
Fezcnsac,  comté,  p.  365. 
Fiac  (Saint-Jean  de),  paroisse,  p.  462  (Tarn),  arr. 

de  Lavaur. 
Fidentiacus  (comitatus),  p.  365. 
FiEiJZET  (Saint-Salvi  de),  p.  669. 
Figeac    (Chronique    de);    sa    valeur    historique, 

p.  471. 
FIGUIER,  chanoine  de  Montauban,  p.  428. 
FINE,  religieuse,  p.  473. 
S.  FIRMIN,  évêque  d'Albe,  p.  412. 


S.  FIRMIN,  évêque  de  Gévaudan,  p.  391. 
FIRMIN,  évêque  de  Lodève,  p.  286. 
S.  FIRMIN,  évêque  d'Uzès,  pp.  298,  866. 
FIRMIN,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
FIZES  (Raimond  de),  p.  431. 
FLAVIEN,  p.  400. 

FLAVIGNY  (N.  de),  abbé  de  Saint-Sernin,  p.  527. 
Fleuri,  abbaye,  p.  44. 

FLEURIE  DE  BLACAS  DE  BEAUDISNAR,  femme 
de  Bermond  de  la  Voûte,  p.  415. 

pLonENCE  (église  Saint-Michel  des  Tiiéatins  à), 
p.  272. 

—  (concile  de),  en  1439,  p.  38 1. 

FLORENCE  AURUFACE  I,  abbesse   de  Saint-Ge- 

niès,  p.  826. 
FLORENCE  AURUFACE  II,  abbesse  de  Saint-Ge- 

niès,  p.  826, 
Flobensac,   château,  pp.  497,  714  (Hérault),   arr. 

de  Lodève. 

—  (Saint-Jean  de),  p.  307. 

—  (hospice  de),  p.  717. 

—  (Observantines  de),  p.  716. 
FLORENT  GALAND,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 
FLOr.ENTiN,  château,  p.  099  (Tarn),  arr.  de  Gaillae. 
FLORENTIUS,  doit  être  rayé  du  catalogue  des  évê- 

ques  d'Avignon,  p.  20. 
S.  FLOUR,  évêque  de  Lodève,  p.  286. 
Fllvia  (Saint-Michel  de),  église,  p.  341. 
FODIÈRE  (Richard  de),  p.  541  ;  corrige^  FOZIÈRE. 
Foix  (abbaye  de  Saint-Volusien  de),  pp.  107,  432, 

557,  848. 

—  (justices  de),  p.  85o. 

—  (pont  de  pierre  de),  p.  849. 

—  (comté  de),  pp.   119,   120,  201,  854. 

—  ses  comtes  héréditaires,  pp.  109,  ii3,  119,  120, 
612,  85o. 

—  (consuls  de),  p.  849. 
FOIX  (Bernard  de),  p.  376. 

—  (Bertrand  de),  p.  416. 

—  (Constance  de),  p.  806. 

—  (Loup  de),  pp.  495,  621. 

—  (Pierre  de),  p.  35o. 

FoNDOLCE  (abbaye  de),  en  Saintonge,  p.  85i. 

FoNS,  monastère  en  Querci,  pp.  33,  34. 

Font  (abbaye  de  Notre-Dame  ou  Saint-Sauveur 

de  la),  pp.  276,  836. 
FONT  (Pierre-Uzalger  de  la),  p.  479. 
Fontaine,  en  Roussillon,  p.  12. 
Fontaine-Sainte-Claire  d'Alais  (abbaye  de),  p.  720. 
FONTAINES  (Philippe  des),  p.  596. 
Fontcaude  (abbaye  de),  p.  863. 
FoNTCiAKA  (monastère  de),  en  Roussillon,  p.  791. 

—  (liste  des  prieurs  de),  p.  791. 
FoNTCOtVERTE,  village,  p.  479  (Aude),  arr.  de  Nar- 

bonne. 

—  (conciles  tenus  à)  en  911,  pp.   246;  en  917, 
p.  329. 

Fonteclara  (Saint-Paul  de),  église  au  territoire  de 
Girone,  p.  478. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


957 


FoNTBVBAciT,  abbaye,  p.  377. 
FoNTfBOiDE,  abbaye,  pp.  lôi,  3^7,  ^^1,  386,  ^îo, 
564,  569,  6o5,  618,  688,  790. 

—  (abbé  de),  pp.  608,  687. 

—  (possessions  de),  en  Roussillon,  p.  794. 
FoNTJO.NCoiSE,  alleii,  p.  247  (^AuJe),  arr.  Je  Nar- 

bonne. 

Fo.VTMARS  (Saint-Pierre  de),  église,  p.  541. 

FONTS  (Jaubert  des),  p.  574. 

FORBIUS,  soi-disant  évèijue  du  Puy,  p.  400. 

FoRCALQUiEn  (comté  de),  pp.  58,  67,  70,  71 ,  76,  77. 

Forez  (comtes  de),  p.  134. 

FORESTA  DE  COLONGUE  (N.  de),  abbcsse  de  Vi- 
gnogoul,  p.  827. 

FoR.MIGUIÈBE,  FoRMIGfERA  (  NoTKE  -  Da^J  E  de), 
pp.    146,  247,  721. 

FORMOSE,  pape,  p.  i3. 

FORTANIER  DE  CARZAC,  prieur  de  Pcyrissas, 
P-  774- 

FORTANIER  DE  SCADOZ,  comm.indeiir  de  In  mai- 
son des  templiers  du  Mont-Salins,  p.  490. 

FORTANIER,  parent  des  comtes  de  Carcassonnc  & 
de  Razès  de  la  seconde  race,  p.  1 13, 

FORTANIER,  p.    1  |3. 

FORTIUS,  abbé  de  Saint-Gaudens,  p.  776. 

FORTO-GUILLAUME,  vicomte  de  Gimoez,  p.  587. 

FORTON  MANCIP  DE  FLARS,   p.  474. 

Fos  (Saint-Jean  de),  p.  541  {Hérault),  arr.  Ac  Bé- 
liers. 

FossENEUVE,  lieu  où  étaient  conservées  les  reliques 
de  saint  Thomas,  p.  358. 

FOUCAUD  (N.  de),  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 

FOUCHER,  abbé  de  Cruas,  évêquc  d'Avignon, 
p.  574. 

FOUGERAS  (Victor),  bénédictin  de  Saint-Maur, 
p.  5i  I. 

FOULQUE,  archevêque  de  Reims,  p.  i3. 

FOULQUE,  évéque  de  Barcelone,  p.  473. 

FOULQUE,  évéque  de  Carcassonne,  pp.  329,  759. 

FOULQUE,  évéque  de  Toulouse,  pp.  354,  f)i3, 
645,  699,  856. 

FOULQUES,  moine  de  Cadouin,  abbé  d'Ardorel  & 
de  Valmagne,  pp.  48,  3o6,  385,  616,  617. 

FOULQUES,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 

FOULQUES  I,  abbé  de  Psalmodi,  pp.  277,  007. 

FOULQUES  II,  abbé  de  Psalmodi,  p.  007. 

FOULQUE  DE  LA  ROVÈRE,  abbé  de  Saint-Ser- 
nm,  p.  627. 

FOULQUES  LE  BON,  comte  d'Anjou,  pp.  145,  401. 

FOULQUES,  fils  de  Guillaume  II,  comte  de  Pro- 
vence, p.  61. 

FouRCADE  (la),  grange,  p.  499. 

Foi'RKEZ  (prieuré  de  Saint-Germain  de),  p.  828. 

FoURQiES  (siège  de),  p.  63o  {Gard),  arr.  de  Nimes. 

—  (Saint-Martin  de),  p.  453. 

FOURQUEVAUX  (N.  de),  abbé  de  ViUelonRuc, 
p.  633.  ^     ' 

S"  FOY,  p.  41. 

FOY,  épouse  de  Hugues,  comte  de  Rouergue, 
pp.  3o,  41 . 


FOY,  vicomtesse  de  Narbonne,  p.   143. 
FRADALDE,  abbé  de  Saint-Étienne.  KoiV  FRAU- 

DALDE. 
Fbaissinet,  lieu,  p.  572. 
FRAMMENCHE  (Jean),  p.   589. 
Fba.\ce,  royaume;  ses  différents  partages,  après  la 

mort  de  Louis   le    Débonnaire,   pp.  1,  2,  3,  4; 

sa  division  au  onzième  siècle,  pp.   i^^g,  i5o. 
—  (Rois  de);  leur  souveraineté  sur  le  Rhône,  p.  1. 
Francfort  (concile  de),  en  794,  p.  465. 
FRANCISCO  ANTONIO  DE  LA  DUENA  Y  CISNE- 

ROS,  évéque  d'Urgel,  p.  911, 
FRANCISCO    FERNANDEZ     DE    JATIVA,    évéque 

d'Urgel,  p.  911. 

FRANCISCO  JOSEP  CATALAN  DE  OCON ,  évé- 
que d'Urgel,  p.  91  I. 

FRANCISCO  DE  TOVIA,  archidiacre  de  Cerdngne, 
évéque  d'Urgel,  p.  909. 

FRANCISCO  DE  URRIES,  évéque  dUrgel,  p.  910. 

S.  FRANÇOIS  D'ASSISE,  pp.  800,  887. 

S.  FRANÇOIS  DE  SALES,  fondateur  des  visitan- 
dines,  p.  823. 

FRANÇOIS,  cardinal  de  Tournon,  p.  i5y. 

FRANÇOIS-JOACHIM  DE  PIERRE  DE  BERNIS, 
archevêque  d'Albi,  p.  Spi. 

FRANÇOIS  I  DE  CONZIÉ,  archevêque  de  Nar- 
bonne &  &  de  Toulouse,  pp.  254,  358. 

FRANÇOIS  II  DE  CONDOLMER  ou  CONDULMIER, 
archevêque  de  Narbonne,  pp.  254,  468. 

FRANÇOIS  III  HALLE,  archevêque  de  Narbonne, 
pp.  256,  323. 

FRANÇOIS  IV  GUILLAUME  DE  CASTELNAU- 
CLERMONT-LODÈVE,  archevêque  de  Narbonne, 
évéque  de  Saint-Pons  de  Thomières,  abbé  de 
Saint-Aphrodise,  pp.  256,  420,  499. 

FRANÇOIS  V  PISANI,  archevêque  de  Narbonne, 
p.  298. 

FRANÇOIS  VI  DE  JOYEUSE,  cardinal-archevêque 
de  Narbonne,  archevêque  de  Toulouse,  évéque 
d'Alet,  abbé  de  Saint-Sernin,  abbé  de  Boul- 
bonne,  abbé  de  La  Grasse,  abbé  de  Grandselvc, 
abbé  de  Chambons,  abbé  d'Eaunes,  pp.  253, 
362,  424,  484,  527,  611,  6i5,  636,  640. 

FRANÇOIS  VII  FOUQUET,  archevêque  de  N.ir- 
bonne,  évéque  d'Agde,  prieur  de  Cassan,  pp.  239, 
3i  I,  733. 

FRANÇOIS  DE  COLMIEU  (ColUmedio),  cité  à  fort 
comme  archevêque  de  Narbonne,  p.  255. 

FRANÇOIS  DU  HARLAY,  archevêque  de  Paris, 
pp.  273,  573. 

FRANÇOIS,  archevêque  de  Rouen,  p.  3i  i. 

FRANÇOIS  DE  CRUSSOL-DUZÈS-D'AMBOISE,  ar- 
chevêque de  Toulouse,  p.  364. 

FRANÇOIS  DE  FONTANGES,  archevêque  de  Tou- 
louse, p.  365. 

FRANÇOIS-GUILLAUME  DE  CASTELNAU,  évéque 
d'Agde,  p.  3 10. 

FRANÇOIS  FOUQUET,  archevêque  de  Narbonne, 
évéque  d'Agde.  Voir  aux  archevêques  de  Nar- 
bonne. 

FRANÇOIS  CHKVALIER  DE  SAULX,  premier  évé- 
que d'Alais,  abbé  d*  Psalmodi,  pp.  447,  5io, 


58 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


FRANÇOIS    I    DE    LE3TRANGE,    évoque   d'Alet, 

p.  424. 
FRANÇOIS  II  DE  JOYEUSE,  cardinal-évêque  d'A- 

let,  p.  424.  Voir  aux  archevèqvies  de  Narbonne. 
FRANÇOIS     III    DE    BOUCAUD ,    évoque    d'Alct, 

p.  424. 
FRANÇOIS  DE  PISSELEU,  évèque  d'Amiens,  p.  Sjô. 
FRANÇOIS    DE    DONNADIEU,   évèque   d'Auxerre, 

p.  377. 
FRANÇOIS,  évêqiie  de  Béziers,  p.  271. 
FRANÇOIS  DE   FAUCON,  évèque  de  Carcassoiine, 

abbé  de  Villemagne,  de  Belleperche  &  de  SaLive, 

pp.  337,  555,  58o,  629,  720. 
FRANÇOIS  SERVIEN,  évèque  de  Carcassonno, 

p.  338. 
FRANÇOIS  DE  LASTIC  DE  SAINT-JAL,  évèqi.c  de 

Castres  &  d'Uzès,  pp.  3o4,  435. 
FRANÇOIS  BONARD,  évèque  de  Conserans,  p.  382. 
FRANÇOIS  I,  évèque  d'Elne,  pp.  344,  781. 
FRANÇOIS  II  XIMENÈS,  évèque  d'Elne,   pp.  345, 

783. 
FRANÇOIS  III  DE  LORRIS,  évèque  d'Elne,  p.  346. 
FRANÇOIS  IV  ROBUSTER  SALA,   évèque   d'Elne, 

pp.  346,  788. 
FRANÇOIS  V  DE  VÉRA  {nlias   DE  VEER),  évèquo 

d'Elne,  pp.  347,  788. 
FRANÇOIS  VI  SENJUST,   évèque  d'Elne,  pp.  547, 

788. 
FRANÇOIS    VII    LOPEZ    DE    MENDOÇA,    évèque 

d'Elne,  pp.  347,  788. 
FRANÇOIS  VIII  FEREZ,  évèque  d'Elne,  pp.    347, 

789. 
FRANÇOIS  DU  TILLY,  évèque  d'Orange  &  de  La- 

vaur,  abbé   de   Mazan,   p.   604;   correction   a  la 

page  440. 
FRANÇOIS-LOUIS    DE    POLASTRON,    évèque   dj 

Lecteur»,  p.  370. 
FRANÇOIS  I  DE  LÉVIS-VENTADOUR,  évèque  de 

Lodève,  p.  296. 
FRANÇOIS  II  BOSQUET,  évèque  de  Lodève   &  da 

Montpellier,  évèque  désigné  de  Pamiers,  pp.  1  6c, 

272,  296,  327,  432,  801,  824,  825. 
FRANÇOIS   DE   LA  ROVÈRE,   évèque   de  Mende, 

p.  395. 

FRANÇOIS -PLACIDE  DE  BAUDRI  DE  PIAN- 
COURT,  évèque  de  Mende,  p.  397. 

FRANÇOIS-TRISTAN  DE  CHAMBON,  évèque  de 
Mirepoix,  abbé  de  la  Capelle,  pp.  437,  646. 

FRANÇOIS-HONORÉ  LANCELOT  DE  MANIBAN 
DE  CAZAUBON,  évèque  de  Mirepoix,  p.  437. 

FRANÇOIS  DE  NETTANCOURT  D'HAUSSON- 
VILLE  DE  VAUBECOURT,  évèque  de  Montau- 
ban,  p.  428. 

FRANÇOIS  BOSQUET,  évèque  de  Montpellier.  Voir 
aux  évèques  de  Lodève. 

FRANÇOIS-JOSEPH  MOREL  DE  VILLENEUVE  DE 
MONS,  évèque  de  Montpellier  &  de  Viviers, 
pp.   1  80,  328,  417. 

FRANÇOIS  I  BOSQUET,  évèque  désigné  de  Pa- 
miers, Voir  aux  évèques  de  Lodève. 

FRANÇOIS  II  D'ANGLURE  DE  BOURLEMONT, 
évèque  de  Pamr.TS,  p.  43.-'.. 


FRANÇOIS  III  DE  CAMPS,  nommé  évèque  de  Ta- 

miers,  p.  432. 
FRANÇOIS  IV  ETIENNE  DE  CAULET,   évèque  de 

Pamiers,  abbé  de  Foix,  pp.  432,  800. 
FRANÇOIS  DE  SARCUS,   évèque  du  Puy,  p.  409. 
FRANÇOIS-CHARLES  DE  BERINGHEN,  évèque  du 

Puy,  abbé  de  Saint-Gilles,  pp.  411,  522. 

FRANÇOIS  DU  BOURG,  évèque  de  Rieux,  p.  442. 
FRANÇOIS  I  D'ESTAING,   évèque  de  Rodez,  abbé 
de  Saint-Chaffre,  pp.  572,  870,  878. 

FRANÇOIS  II  DE  CORNEILLAN,  évèque  de  Rodez, 
p.  875. 

FRANÇOIS  m  DE  CORNEILLAN-MONDENARD, 
évèque  de  Rodez,  p.  875. 

FRANÇOIS  I  DE  DONADIEU,  évèque  de  Saint-Pa- 
pou! &  abbé  de  Saint-Hilaire,  pp.  446,  548. 

FRANÇOIS  II  DE  BARTHELEMY  DE  GRAM- 
MONT  DE  LANTA,  évèque  de  Saint-Papoul, 
abbé  de  Calers  &  d'Eaunes,  pp.  446,  622,  636. 

FRANÇOIS  I  GUILHEM  DE  CASTELNAU-CLER- 
MONT-LODÈVE,  évèque  de  Saint-Pons  de  Tho- 
mières.  Fo/r  aux  archevêques  de  Narbonne, 

FRANÇOIS  II  DE  LUXEMBOURG,  évèque  de  Saint- 
Pons  de  Thomières,  p.  421, 
FRANÇOIS  I  ROUSSET,  évèque  d'Uzès,  p.  3o3, 
FRANÇOIS  II  DE  LASTIC  DE  SAINT-JAL,  évèque 
d'Uzès.  Voir  aux  évèques  de  Castres. 

FRANÇOIS    I    DE    LA    VALETTE    CORNUSSON , 

évèque  de  Vabre,  p.  569. 
FRANÇOIS   II   DE    LA    VALETTE    CORNUSSON, 

évèque  de  Vabre,  p.  569. 
FRANÇOIS    m    DE    LA  VALETTE    CORNUSSON, 

évèque  de  Vabre,  pp.  396,  569, 
FRANÇOIS    REGNAUD  DE  VILLENEUVE,  évèque 

de  Viviers.   Voir  ^u-x.  évèques  de  Montpellier, 
FRANÇOIS  D'AMBOISE,  abbé  d'Ardorel,  p,  617. 
FRANÇOIS  I,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  454. 
FRANÇOIS  II,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  455. 
FRANÇOIS   IV   DE   SAINT-IUST,  abbé  d'Arles   81 

de  Sorède,  p.  455. 
FRANÇOIS  DE  MONTPALAN,  abbé  de  Bamjolas, 

p.  595. 
FRANÇOIS  DE  FAUCON,  évèque  de  Carcassonne, 

abbé  de  Belleperche.  Voir  aux  évèques  de  Car- 
cassonne. 
FRANÇOIS-LOUIS    DE    CLERMONT-TONNERRE, 

évèque  de  Langres,  abbé  de  Eonnecombe,  p.  642. 

FRANÇOIS  DE  JOYEUSE,  archevêque  de  Toulouse, 
abbé  de  Boulbonne,  p.  6i5.  Foi'r  aux  archevê- 
ques de  Narbonne. 

FRANÇOIS  I  DE  NOBLES,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
FRANÇOIS    II    DE    BARTHÉLÉMY    DE    GRAM- 

MON,  évèque  de  Saint-Papoul,  abbé  de  Calers. 

Voir  aux  évèques  de  Saint-Papoul. 

FRANÇOIS    III    DE    VERDIER,    abbé   de   Calers, 

p.  622. 
FRANÇOIS,   abbé    de   Saint-Martin    du    Canigou, 

p.  594. 
FRANÇOIS-TRISTAN    DE    CAMBON,  abbé  de  l.i 

Capelle,  évèque  do  Mirepoix.  Koi'r  aux   évèques 

de  Mi  rc?poix. 


TABLE  GENERALE  DES  KOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


909 


FRANÇOIS  DE  JOYEUSE,  cardinal  archevêque  de 
Toulouse,  abbé  de  Chambons.  Foir  aux  arche- 
vêques de  Narbonne. 

FRANÇOIS  LE  LIÈVRE,  abbé  de  Cruas,  p.  SyS. 

FRANÇOIS  I  CARAPS,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

FRANÇOIS  II  DE  ÉRILS,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

FRANÇOIS  m  DE  MONTPALAN,  abbé  de  Cuxa, 
P-  477- 

FRANÇOIS  I  D'AUTHIN,  abbé  d'Eaunes,  p.  63j. 

FRANÇOIS  II  DE  JOYEUSE,  cardinal-abbé  d'Eau- 
nes. Fotr  aiïK  archevêques  de  Narbonne, 

FRANÇOIS  III  DE  BARTHÉLÉMY  DE  GRAM- 
MONT,  abbé  d'Eaunes,  p.  636. 

FRANÇOIS  IV  DE  BARTHÉLÉMY  DE  GRAM- 
MONT,  évêque  de  Saint-Papoul,  abbé  d'Eaunes 
&  de  Calers.  Voir  aux   évêques  de  Saint-Pnpoul. 

FR\NÇOIS- ETIENNE  DE  CAULET,  abbé  de  Foix, 
évéque  de  Pamiers.  ^oi'raux  évêques  de  Pamiers. 

FRANÇOIS  D'ESCOPÉRIER  DE  LA  GARDIE  DE 
POUZOLS,  abbé  de  Foix,  p.  85o. 

FRANÇOIS  I  DE  BORIE,  abbé  de  Fontcaude, 
p.  863. 

FRANÇOIS  II  ROUET,  abbé  d«  Fontcaude,  p.  864. 

FRANÇOIS  III  DE  L'ORT  DE  SÉRIGNAN ,  abbé 
de  Fontcaude,  p.  864. 

FRANÇOIS  DE  RABASTENS,  abbé  de  Gaillac, 
p.  598. 

Fl'.ANÇOIS  DE  JOYEUSE,  cardinal-archevêque  de 
Toulouse,  puis  de  Rouen,  abbé  de  Grandselve. 
Voir  aux  archevêques  d»  Narbonne. 

FRANÇOIS  DE  JOYEUSE,  abbé  de  La  Grasse.  Voir 
aux  archevêques  de  Narbonne. 

FRANÇOIS  I  D'AUGNE,  abbé  de  Joncelj,  p.  487. 

FRANÇOIS  II,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 

FRANÇOIS  DE  BATAILLER  (N.),  abbé  de  Joncels, 
p.  488. 

FRA.NÇOIS,  comte  de  Taurel,  abbé  de  Lézat, 
p.  492. 

FRANÇOIS  DE  SAVOIE,  abbé  du  Mas-d'Aiil, 
p.  495. 

FRANÇOIS  DE  CASTELLANE  MAJASTRE,  abbé 
du  Mas-Garnier,  p.  Ô91. 

FRANÇOIS  DE  TILLY,  abbé  de  Mazan.  Voir  auK 
évêques  de  Lavaur. 

ruANÇOIS  DE  CRÉQUY,  obbé  de  Montolieu, 
p.  462. 

FRANÇOIS  I  DE  BOUTI,    abbé  de  Nizors,  p.  643. 
FRANÇOIS    II    DU    COURET    DE    LA    BERTHE, 
nbbé  de  Nizors,  p.  643. 

FRANÇOIS  I  DE  FAYOLLES,  abbé  de  Psalmodi, 
p.  509. 

FI'.ANÇOIS  II  DE  CALVIÈRE,  abbé  de  Psalmodi, 

p.  5io. 

FilANÇOlS  m  CHEVALIER  DE  SAULX,  abbé  de 
Psalmodi  &  premur  évequc  d'Alais.  Foir  aux 
évoques  d'Alais. 

FI'.ANÇOIS  GAIN  DE  MONTAGNAC,  abbé  de  Qua- 
rante, p.  566. 

FRANÇOIS  I  DE  CASTELNAU,  cardinal  de  Cler- 
mont,  abbé  de  Suint-Aphioilise.  Voir  :ii.ik  arche- 
vêques de  Narbcailc. 


FRANÇOIS  II  DE  TROTIN,  abbé  do  Saint-Aphro- 

dise,  p.  499. 
FRANÇOIS-ISARN,  abbé  nommé  de  Saint-Aphro- 

dise,  p.  5oo. 
FRANÇOIS     D'ESTAING,    abbé    de    Saint-Chaffre. 

Voir  aux  évêques  de  Rodez. 
FRANÇOIS      RODRIGUEZ,     abbé      temporaire     de 

Saint-Genis,  p.  537. 
FRANÇOIS  I  DE  CHASSAIGNES ,   abbé  de   Saint- 
Gilles,   p.  520. 
FRANÇOIS     II     DE     NOGARET     DE    CALVISSON, 

abbé  de  Saint-Gilles,  p.  522, 
FRANÇOIS  III    DE  LOUVET  ou   DE  LOUVEL  DE 

CALVISSON,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  522. 
FRANÇOIS  IV   CHARLES   DE    BER1NGHF.N,   abbé 

de  Saint-Gilles.  Foir  aux  évêques  du  Puy. 
FRANÇOIS    EUGON    DE    FOURCHAUD ,   abbé   de 

Saint-Guillem,  p.  545. 
FRANÇOIS  DE  DONADIEU,  abbé  de  Saint-Hilairc. 

Voir  aux  évêques  de  Saint-Papoul. 
FRANÇOIS  I  DE  SIMIANE,  abbé  de  Saint-Sernin, 

p.  527. 
FRANÇOIS  II  DE  JOYEUSE,  abbé  de  Saint-Sernin, 

p.  527.  Foir  aux  archevêques  de  Narbonne. 

FRANÇOIS  III  SANGUIN  DE  LIVRY,  abbé  de 
Saint-Sernin,  p.  527. 

FRANÇOIS-GUILLAUME  DE  CLERMONT,  abbé 
nommé  de  Saint-Thibéry,  p.  56o. 

FRANÇOIS    II    BOYER,    abbé   de    Saint-Thibéry, 

p.  560. 
FRANÇOIS  DE  FAUCON,  abbé  de  Sauve.  Fo'ir  aux 

évêques  de  Carcassonne. 
FRANÇOIS,   abbé  de  Sorède    &    d'Arles.    Voir  aux 

abbés  d'Arles. 
FRANÇOIS  I  DE  ROGIER,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 
FRANÇOIS  11  DE  REBÉ,  abbé  de  Sorèze,  p.  514. 
FRANÇOIS  CATORRE,  abbé  de  Vallbona,  p.  790, 
FRANÇOIS    DE    LAUSIÈRES,   abbé  de  Valmagne, 

p.  618, 
FRANÇOIS  I  GUILLAUME  DE  CLERMONT,  abbé 

d«  ViUemagne,  p,  079. 

FRANÇOIS  II  GUILLAUME  DE  CLERMONT,  ar- 
chevêque d'Auch,  abbé  commendatairc  de  Ville- 
magnc,  p.  579. 

FRANÇOIS  III  DE  FAUCON,  évêque  de  Tulle,  Or- 
léans, Mâcon,  Carcassonne,  abbé  commenda - 
tairo-de  Villeinagne.  ^'cir  aux  évêques  d«  Car- 
cassonne. 

FRANÇOIS  IV  DE  MIRMAND  ,  abbé  de  Villema- 
gne,  p.  58o. 

FRANÇOIS  DE  LINGENDE,  prieur  de  Bonnefoy, 
pp.  65i,  652. 

FRANÇOIS  GIROD,  visiteur  des  monastères  de  la 
province  de  Toulouse,  p.  575, 

FRANÇOIS  MORIER,  grand-chantre  de  l'église  de 
Viviers,  p,  417, 

FRANÇOIS  DE  DONADIEU,    religieux,  p.  462, 
FRANÇOISE,    abbessB    des    clarisses    damianisies, 
pp.  202,  688, 

FRANÇOISE    DE    FOIX,    abb.'ssc    élue    de    Fabns, 

P-  '  ;  1-    ■ 


960 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


FRANÇOISE  UE  LAUZIÈRE,   abbesse   de   Gorjan, 

p.  802. 
FRANÇOISE   MERCHIE,    abbesse    des   clarisses   de 

Nimes,  p.  840. 
FRANÇOISE  DE  MONTCALM  DE  SAINT-VÉRAN, 

abbesse  de  Rieunette,  p.  648. 
FRANÇOISE  I  DE  NEUVILLE,  abbesse  du   Saint- 
Esprit  de  Béziers,  p.  734. 
FRANÇOISE  II  DE  PLANT AVIT  DE  VILLENEUVE, 

abbesse  du  Saint-Esprit  de  Béziers,  p.  734. 
FRANÇOISE  DE  VESC,  abbesse  de  Vielmur,  p.  (jor. 
FRANÇOISE  ALLEMAND,   abbesse   de  Vignogoul, 

p.  827. 
FRANÇOISE  DE  BELLEGARDE,   prieure   de 

Prouille,  p.  B60. 

FRANÇOISE  D'AUDIBERT  DE  LUSSAN,  coadju- 
trice  de  l'abbesse  de  Bagnols,  p.  870. 

FRANCOLIN,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 

FRANCON,  évêque   de  Carcassonne,  pp.  Sic),  j3-j, 

FRANCON,  abbé  de  La  Grasse,  p.  480. 

FRANCON,  vicomte  de  Narbonne,  p.  5t. 

FRANCON,  vidarae  de  Narbonne,  p.  5i. 

Fbanqleval-x,  abbaye,  pp.  277,  278,  449,  6î(). 

FRAUDALDE  ou  FRODALDE,  abbé  de  Saint-Es- 
t<;ve-sur-Têt,  pp.  840,  792. 

FREDALD.  KoiV  FRÉDOLU,  archevêque  de  Nar- 
bonne, p.  245. 

FnÉDELAS,  abbaye.  Foir  Fbézélas. 

FRÉDELO,  comte  de  Cerdagne  &  d'Urgel,  p.  902. 

FRÉDELON,  évêque  d'Elne.   Foir  FRÉUULON. 

FRÉDELON,  abbé  deVabre,  p.  567.  Foir  FRÉDOL, 
abbé  de  Conques. 

FRÉDELON,  religieux  de  Saint-Guillem,  p.  040. 
FRÉDELON,  comte  de  Toulouse,  pp.  27,  3o. 
FRÉDÉRIC  CORNET,  évêque  de  Perpignan,  p.  347. 
FRÉDÉRIC    LANTI     DE    LA    ROÈRE,    abbé    de 
Grandselve,  p.  611. 

FRÉDÉRIC  DE  FUSE,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
p.  498. 

FRÉDÉRIC  I,  empereur  d'Allemagne,  pp.  77,  898, 

FRÉDÉRIC  II,  empereur  d'Allemagne,  p.  77. 

FRÉDÉRIC,  marquis  de  Saluces,  p.  394. 

FRÉDÉRIC,  fils  de  Théodoric  I,  roi  de  Toulouse, 
p.  843. 

FRÉDOLD,  archevêque  de  Narbonne,  pp.  2^5,  460. 

FRÉDOL  I  D'ANDUZE,  évêque  du  Puy,  pp.  83, 
401. 

FRÉDOL  U  DE  SAINT-BONNET,  évêque  du  Puy, 
p.  406. 

FRÉDOL,  abbé  de  Conques,  p.  472.  Voir  FRÉDE- 
LON, abbé  de  Vabre. 

FRÉDOL  1  DE  LA  VÉRUNE,  abbé  de  Saint-Thi- 
béry,  p.  639. 

FRÉDOL  II,  abbé  de  Saint-Thibéry  &  de  Psal- 
modi,  pp.  5o8,  509. 

FRÉDOL  (Béatrix  de),  femme  de  Raimond-Gau- 
cclm  I,  p.  228. 

FRÉDULE.  Fo'ir  FRÉDOLD,  archevêque  de  Nar- 
bonne, p.  245. 


Fab.i 


Ni 


FREDULON  I,  évêque  d'Elne,  p.  778. 
FRÉDULON,  FRÉDELON   II,   évêque  d'Elne, 
pp.  145,   146,  341,  778. 

FivÈjoRGurs  (Saint-Jean  de),  pp.   164,  3i2. 

FREMIS,  chevalier,  p.  854. 

Fbesne  (Saint-Mars  du),  paroisse,  p.  3io. 

S.  FREZAL  ou   FRO'DOALD,  évêque  de  Gévaudnn. 

p.  392. 
Feézélas  (Saint-Antomn  de);  origine  fabuleuse  de 

ce  monastère,  pp.  214,  348,  428,  843,  844.  Foir 

Pamiebs  (église  de). 

FRÉZOL  DE  CHAVANON,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
FROISELUS  ou  FROYSLUS,  abbé  de  Sorède,  p.  56  r . 
FROJA,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  529. 
FRONIME  ou  FRONIMIUS,  évêque  d'Agde,  p.  3c5. 
FrontignAn,  p.  323  [Hérault)^  arr.  de  Montpellier. 
—  (Saint-Paul  de),  paroisse,  p.  449. 
FRONTIGNAN  (Charles  de),  p.  322. 
FROSIE    DE    BLANQUEFORT,   abbesse   de 

p.  644. 
FROTAIRE,  archevêque  de  Bourges,  p.  47. 
FROTAIRE  I,  évêque  d'Albi,  p.   io5. 
FROTAIRE    II,    évêque    d'Albi,    puis    de 

pp.  94,  104,  io5,  276,  384. 

FROTAIRE  II,  évêque  de  Nimes,  pp.  96,  io5,  276, 
582,  653,  834. 

FROTAIRE,  évêque  de  Cahors,  de  la  famille  des 
Trencavels,  pp.  33,  34,  io5. 

FROTAIRE,  abbé  de  Conques,  p.  472. 

FROTAIRE,  de   la   famille  des  Trencavels,  p.  io5. 

FROTARD,  évêque  d'Albi,  pp.  187,  190,  384,  582, 
597,  657,  664. 

FROTARD,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 

FROTARD,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomière:, 
pp.  419,  796. 

FROTARD,  abbé  de  Villemagne,  p.  578. 

FROTARD,  vicomte  de  Lautrec,  p.  657. 

FRUCTUARIUS  oi^i  TRUCTARIUS,  évêque  de  Bé- 
ziers, pp.  262,  726. 

FRUCTUEUX,    abbé    de    Saint-Pierre    de   Lunas, 

p.  485. 
FULCHÉRIUS,  évêque  d'Avignon,  p.  20. 
FULCO,  évêque  d'Urgel,  p.  908. 
FULCO,  vicomte  de    Cardona    &  prétendu   évêque 

d'Urgel,  p.  908. 

FULCOALDUS,  missus  du  roi  en  Languedoc,  p.  686. 
FULCRAND  DE  BARREZ,  évêque  d'Agde,  p.  3io. 
S.   FULCRAND,    évêque   de    Lodève,    pp.    i3,    143, 

247,  287,  485,  557,  802. 

FULCRAND,  évêque  de  Toulouse,  pp.  354,  ^'^t 
627,  691. 

FULGUALD  ou  FULCOALD,  comte  de  Rouergue, 
p.  3o. 

FULGUARD,  p.  3o. 

FULLA  (Pierre  de),  p.  795. 

FULMO.  Voir  SALOMON,  évêque  d'Elne. 

Fundamentum,  église  au  diocèse  de  Béziers,  p.  578. 

FiJSTiGNAC,  dans  le  Comminges,  p.  778  [Haute- 
Garonne),  arr,  de  Muret, 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


961 


G.,  évêque  de  Clermont,  p.  493. 

G.,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

G.,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 

G.,  abbé  du  Canigou,  p.  464. 

G.,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 

G.,  abbé  de  Morimont,  p.  61  1 , 

G.  ARNAUD,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 

G.,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o8. 

G.,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  p.  8o3. 

G.,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  iiTiÇ). 

Gadian,  église,  p.  585  (Hérault),  arr.  Je  Béliers. 

—  (hôpital  de),  p.  731. 

—  (habitants  de),  p.  733. 

GABILA,  prétendu  évéque  d'Urgel,  p.  902. 
GABRIEL     DE    GRAMONT,    archevêque   de    Tou- 
louse, évêque  de  Conserans,  pp.  36o,  382. 

GAKRIEL-OLIVIER  DE  LUBIÈRES  DU  BOUCHET, 
évéque  de  Comminges,  p.  378, 

GABRIEL  DE  SAINT-ESTÈVE,  évêque  de  Conse- 
rans, p.  382. 

GABRIEL-FLORENT  DE  CHOISEUL-BEAUPRÉ, 
évêque  de  Mende  &  de  Saint-Papoul,  pp.  397, 
446. 

GABRIEL  DU  MAS,  évêque  de  Mirepoix,  p.  43(5. 

GABRIEL  VOYER  DE  PAULMY,  évêque  de  Rodez, 
p.  876. 

GABRIEL  DU  CHASTEL,  évêque  d'Uzês,  p.  3o2. 

GABRIEL  LE  VENEUR,  abbé  de  Caunes,  p.  46. 

GABRIEL  DE  L'ORT  DE  SÉRIGNAN,  abbé  de 
Fontcaude,  p.  864. 

GABRIEL  I  DE  NARBONNE,  abbé  de  Candeil  & 
de  Grandselve,  p.  610. 

GABRIEL  IX  DE  ROQUETTE,  abbé  de  Grandselve, 

p.  611. 
GABRIEL    D'AIGREMONT,   cardinal,  abbé  com- 

mendataire  de  Saint-Gilles,  p.  52o. 

GABRIEL  DUMAS,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 
bonne,  p.  5o5. 

GABRIEL  DE    SIRAN ,   abbé    de   Saint-Polycarpe, 

p.  555. 
GABRIEL  TROTIN,  abbé  de  Villemagne,  p.  58o. 
GABRIEL    LECOMTE,    prieur   de   Saint-Thibéry, 

p.  56o. 

GABRIELLE    DE    SÉIRGAN    D'ERCE ,   abbesse   de 

l'Abondance-Dieu,  p.  645. 
GABRIELLE     DE     LA     VERONE     DE    TRESSAN, 

abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 
GABRIELLE    DE    L'ORT  DE  SÉRIGNAN,   abbesse 

du  Saint-Esprit  de  Béziers,  p.  734. 

GABRIELLE  DE  BERTRAND  DE  KAYET,  abbesse 
de  Saint-Geniès,  p.  826. 

GAIAN  D'AUBENAS  (N.  de),  prétendue  abbesse  de 

Gorjan,  p.  802. 
Gaillac,  p.  389. 

—  (Saint-Michel  de),  abbaye,  pp.  4c,  389,  59"»; 
soumwe  à  la  Chaise-Dieu,  p.   ipo, 

IV. 


Gaillac  (Saint-Pierke  de),  église,  p.  695. 

—  (coramanderie    de    Saint-Pierre  de),   pp.    387, 
67  t. 

—  (liste    des    commandeurs    de    Saint-Pierre    de), 
p.  672. 

—  (maladrerie  de),  p.  665. 

—  (Bénédictines  de),  p.  670. 

—  (Capucins  de),  p.  671. 

—  (Hospitalières  de),  p.  671. 

—  sa  seigneurie  appartient  à  l'abbé;  son  étendue, 
p.  595. 

—  statuts  de  la  ville,  p.  598. 

—  (consuls  de),  p.  671. 

GAILLARD    DE    L'HOSPITAL,    évêque    de    Corn- 
minges,  p.  376. 

GAILLARD    DE    LAMBESC,    évêque    de    Lcctourc, 
p.  367. 

GAILLARD    SAUMATE,    évêque   de  Maguelonne, 
pp.   180,  3i8. 

GAILLARD   DE   PREISSAC,   évêque  de  Toulouse, 
pp.  357,  693. 

GAILLARD,   abbé   de    Psalmodi    &    de   Saint-Thi- 
béry, pp.  5o8,  559. 

GAILLARD,    abbé    de    Saint-Théodard,    pp.    420, 
627. 

GAILLARD  D'ONDES  (Je   Unjls),  abbé  de  Sorèze, 
p.  5i 3. 

GAILLARD  I,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  5S2. 
GAILLARD  II  DE  RABASTENS,  prévôt  de  Saint- 
Salvi,  pp.  582,  625. 

GAILLARDE    DE    SAINT -MARTIN,    abbesse    de 
Rieunette,  p.  648. 

GAILLARDE  D'AURE,  abbesse  de  Valnègre,  p.  852. 
GAILLARDE  DE  MONESTIER,  prieure  de  la  Sal- 
vetat,  p.  766. 

GAIRAUD,  abbé  de  Villemagne,  p.  577. 
GAIRAUZ  (Bernard  de),  p.  770.  Voir  GARRAUZ. 
—  (Forton-Auriol  de),  p.  770. 
Gala  (abbé  Je),  p.  774. 
Galan,  prieuré,  p.  56o. 

Galabgles,  monastère  de  filles,  au  diocèse  de  Ni- 
mes,  p.  97. 

GALBERT,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
GALCERAN    DE    VILLANOVA,    évêque    d'Urgel, 
p.  909. 

GALDERIC,  évêque  d'Albi,  p.  47. 
GALIFFET  (B.  de),  abbesse  de  Gorjan,  p.  8oî. 
GALLARD,  seigneur  de  Pins  &  de  Muret,  p.  442. 
Gallabgues,   monastère   près  de   Nimes,    pp.    276. 
826,  836. 

—   (prieur  de  Saint-Martin  de),  p.  826. 
GALLES  (prince  de),  duc  d'Aquitaine,  p.  885. 
GALLICIENNE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 
GANGES  (N.  de),  abbesse  d'Alais,  p.  720. 
GANGES  (Raimond-Pierre  de),  p.  63o. 
Garagles,  lieu,  p.  578. 
Gauiilse,  domaine,  p.  595. 

GARCIAS  DE  LORTE  {Je  Horto),  évêque  de  Com- 
minges,  p.  374. 


61 


962 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


GARCIAS,  évéque  de  Lectoiire,  p.  367. 

GARCIAS  DE  NAGERA,  roi  de  Navarre,  pp.   1  i3, 

I  17. 
GARCIAS,  chef  de   la   branche  des  comtes  d'Aure, 

p.  1 13. 
Garieekne,  moulin,  p.  ^56. 
GARIBERTA,  vicomte,  p.  .OSç. 
GARIN,  abbé  de  Snrlat,  p,  588. 
GARIN,  abbé  de  Cuxa,  p.  475.  ^oirGl'ARlN. 
GAr.MASE,  lieu,  p.  460;   Grama\ii:  {Aude),  arr.  de 

Limoux, 
Garnesium  ou  Mas-Gaunief.,  p.  687.  Foir  ce  mot, 
GARNIER,  abbé  de  Psnlmodi  &  de  Joncels,  pp.  486, 

;)o7. 
GARNIER,   abbé   de   Saint-Pons    de  Thomièrcs, 

p.  419. 
GARNIER  DE  CORNEILLE,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
Gai'.ol'S,  terre,  p.  275. 
GARRAUZ  (curé  de),  p.  770. 
Gaurigue  (la),  prieuré  en  Roussillon,  p.  794. 
Garrigues,  domaine,  p.  SçS. 
Garrius  (prévôté  de),  en  Roussillon,  p.  794. 
GARSIAS  SANCIUS,  évêque  de  Lectoure,  p.   367. 
GARSIAS  DE  MERLET,  abbé  de  Lézat,  p.  491, 
GARSIAS,  prieur  de  Sainte-Marie   de   Narbonne, 

p.  680. 
GARSICAS.   Voir  GARCIAS  DE  LORTE,  évèque  de 

Comminges,  p.  374. 
GARSINDE,  femme  de  Baimond  I,  comte  de  Car- 

cassonne,  &  fille  de  Guillaume,  vicomte  de  Bé- 

2iers,  pp.    1  i3,  719. 
GARSINDE,  femme  de   Bernard,  comte   de   Conse- 

rans,  p.  1  i3. 
GARSINDE,  comtesse   de   Forcalquier,  femme  d'Il- 

defonse  II,  comte  de  Provence,  pp.  79,  228. 
GARSINDE,   femme  d'Eudes,  comte  de  Toulouse, 

p.  3o. 
GARSINDE,   femme  de   Raimond-Pons,   comte  de 

Toulouse,  pp.  29,  3o,  107,  418,  58i,  663,  664; 

son  testament,  p.  42. 
GARSINDE,  vicomtesse  de  Béziers,  p.  040. 
GARSINDE,  femme  de  Bérenger,  vicomte  de  Nar- 
bonne, pp.   io3,   144,   174. 
GARSINDE,  femme  de  Raimond,  vicomte  de  Nar- 
bonne, p.   1 i3. 
GASRERT  DE  BELLAURE.    ToiV  GAUZBERT  DU 

VAL. 
GASPARD    DE    DAILLON,    évêque    d'Agen ,    puis 

d'Albi,  pp.  390,  669. 
GASPARD  PRIÉTO,  évêque  de  Perpignan,  p.  347. 
GASPARD    DE    MONTPÉZAT,    évêque   de   Rieux, 

p.  442. 
GASPARD    BORRELL,   abbé  de  Saint-Martin  du 

Canigou,  pp.  464,  .'194. 
GASPARD    DE    TOURNON,    abbé    de    Cruas,    de 

Saint-Chaffre   &  de  Mazan,  pp.  073,  576,  604. 
GASPARD    EUGON    DE    FOURCHAUD ,    abbé    do 

Saint-Giiillem,  p.  045. 
GASTON  DU  CORNET,  évêque  de  Rodez,  p.  874. 
GASTON,  abbé  de  Pcyrissas,  p.  774- 
GASTON,  abbé  de  Saint-Béat,  p,  76?. 


GASTON,  troisième  fils  d'Henri  IV;  son  baptême, 

p.  272. 
GASTON,  comte  de   Foix   Sf.  de    Béarn,   pp.    430, 

614,  644,  849. 
GASTON  PHŒBUS,  comte  de  Poix,  pp.  368,  645. 
GASTON,  comte  de  Foix,  p.  849. 
GASTON,  seigneur  de  Béarn,  p.  607. 
S.  GAUBERT,   fondateur   du   chapitre  de  Mont- 

salvi,  pp.  881,  887. 

GAUCELIN   DÉJEAN,  évêque  de  Carcassonne, 

pp.  334,  547. 
GAUCELIN-RAIMOND  DE  MONTPEYROUX,  abbé 

d'Aniane,  évêque  de  Lodève,  pp.  289,  449. 

GAUCELIN  DE    LA   GARDE,    évêque   de   Mague- 

lonne  &  de  Lodève,   doyen    de    Brioude,  vicaire 

général   de  Narbonne,   pp.    i3o,    180,  253,  290, 

317. 
GAUCELIN    DE   DEAUX,    évêque   de   Nimes   &  do 

Maguelonne,   abbé  de   Psalmodi,  pp.   180,  280, 

320,  5o8,  890. 
GAUCELIN    DU    BOUSQUET,    évêque   de    Rieux, 

p.  441. 
GAUCELIN-RAIMOND  DE  MONTPEYROUX,  abbé 

d'Aniane.  Foir  aux  évêques  de  Lodève. 
GAUCELIN,  abbé  d'Aniane,  prieur  de  Goudargues, 

pp.  449,  63o,  867. 
GAUCELIN,  abbé  de  Lézat,  p.  489. 
GAUCELIN  DE  DEAUX,   abbé  de   Psalmodi.   Voir 

aux  évêques  de  Maguelonne. 
GAUCELIN   D'AZILLAN,   maître  des   hospitaliers 

de  Jérusalem,  pp.  234,  236. 
GAUCELME,  abbé  de  Caunes,  p.  473. 
GAUCERAND-ALBERT,   évêque   d'Elne,  pp.  34.'), 

784,  795. 
GAUCERAND  I  ou  JAUCERAND,   évêque  de  Vi- 

viers,  p.  4i3. 
GAUCERAND    II    ou    JEAN,    évêque   de   Viviers, 

p.  4i3. 

GAUCERAN,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

GAUCHER  DE  FORCALQUIER,  évèque  de  Gnp, 
p.  .ÎD4. 

GAUCHER,  abbé  de  Morimont,  p.  633. 

GAUCIANE  ou  GAUZE,  femme  de  Bernard  II,  vi- 
comte d'Albi  84  de  Nimes,  pp.   104,  io5,  276. 

GAUDEFROI,  prétendu  abbé  d'Arles,  p.  453. 

S.  GAUDERIQUE;  ses  reliques,  p.  093. 

GAUFRED  ou  GEOFFROI ,  évêque  de  Béziers, 
p.  264. 

GAUFRED  I,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  539. 

GAUFRED  II,  abbé  de   Saint-Guillem,  p.  539. 

GAUFRED  III  ou  GEOFFROI,  abbé  de  Saint-Guil- 
lem, pp.  539,  719. 

GAUFRED,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 

GAUFRED,  GAUSFRED,  abbé  de  Saint-Pons  de 
Thomières,  pp.  29,  247,  419. 

GAUFRED,  GAUSFRED,  comte  de  Roussillon,  fils 
de  Guilabert  II,  pp.   io5,  25o,  341,  56i,  562. 

S.   GAUSBERT,  évêque   de  Rodez,  p.  873. 

GAUSKERT,  abbé  de  Saint-Genis  des  Fontaines, 
p.  535. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


g6^ 


GAUSFRED,  abbé  de  Saint-Pons    de    Thomières. 

Voir  GAUFRED. 
GAUSFRED,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  58ï. 
GAUSFRED,    comte    de    Roussillon.    folr    GAU- 
FRED. 
GAUSIDE,  abbesse  de  Netloc,  p.  71 5. 
GAUSIONDE    D'AVÈNE,    abbesse    de   Vignogoiil , 

p.  8z7. 
GAUSIDE    SOBIRANE,    prieure    de    la    Salvetat, 

p.  766. 
GAUSIDE    SOBIRANE,    prieure    de    la    Salvetat, 

p.  767. 
GAUSLENUS,  évêque  de  Mâcon,  p.   146. 
GAUSSELIN  ou  GAUCELIN,  évêque  de  Toulouse, 

p.  354. 
GAUSSERANDE,  abbesse  de  Rieunettc,  p.  647. 
GAUTIER,  évêque  de  Tournai,  légat  apostolique, 

pp.  386,  597,  681,  844. 
GAUTIER,  évêque  d'AIbi,  p.  38.^. 
GAUTIER  ou  JEAN  GAUTIER,  évêque  de  Carcas- 

sonne,  pp.  332,  740. 
GAUTIER,  évêque  de  Chartres,  p.  Spz. 
GAUTIER,  évêque  d'Elne,  p.  343. 
GAUTIER,  évêque  de  Maguelonne,  pp.  3i4,  819. 
GAUTIER  VERD    DE   CLARENS,   abbé   de   Belle- 
perche,  p.  628. 
GAUTIER,  abbé  de  Franquevaux,  p.  629. 
GAUTIER,  abbé  dt  Saint-Chaffre,  p.  570. 
GAUTIER,    abbé  de  Saint- Germain    des   Prés, 

p.  332. 
GAUTIER,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  3i(5. 
GAUTIER  Bclhamme,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 

bonne,  p.  5oi. 
GAUTIER  DE  CHATEAUNEUF,  prieur  de  Bonne- 

foy,  p.  65o. 
G.\UZBERT  DU  VAL,   archevêque  de   Narbonnc, 

p.  254. 
GAUZBERT,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
GAUZBERT,  abbé  de  Candeil,   pp.   622,  6ii,  624, 

641. 
GAUZBERT,  abbé  de  MarciUac,  p.  607. 
GAUZBERT,  abbé  séculier  de  l'abbaye  de  Moissac, 

pp.  167,  194,  353. 
GAUZBERT- AUGER  ,     abbé     de    Saint- Hilaire, 

p.   548. 
GAUZBERT -AUGER,    abbé  de   Saint- Polycarpe, 

p.  555. 
GAUZBERT  I,  abbé  de  Saint-Salvi,  p.  582. 
GAl'ZBERT  II   DE   LESCURE ,    prévôt  de   Saint- 

S.ilvi,  p.  532. 

GAUZBERT,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  425. 
GAUZBERT,   fiU  d'Ulger,  vicomte  de  Cnstelnau, 

p.  342. 
GAUZE,  vicomtesse  de  Nimes.  Fo;V  QAUCIANE. 
Ga\  Af.r.ET,  prieuré,  p.  Z(fj  {Gers],  arr.  de  Lcctourc. 
GAVJDIUS,  évêque  de  Narbonne,  p.  243. 
Gciya,   terre,  p.  687;   Ga)a.  {Haute~Garonne\  com~ 

mune  fie  MonJonvilîe^ 
GÉBONARD,  évêque  de  Viviers,  p.  413. 
GEILIN,  comte  de  Valentinois,  pp.  84,  571. 


GEM.ONIÎ  (monastère  de),  pp.  288,  3  14,  385,  448, 
538,  719.  Voir  Saint-Guillem   du   Dî:si;i\t. 

GELVIRE.  Foir  ELVIRE. 

Gènes,  son  alliance  avec  Narbonne,  p.  25o. 

Génlsac  (SS. -Jean-Baptiste  et  Evangêliste  de), 
collégiale  fondée  par  Jean  de  Vesc,  p.  716. 

GENESIUS,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3|3. 

GENESIUS,  frère  d'Armand  I,  vicomte  de  Poli- 
gnac,  p.  DO. 

GENESTE  (N.),  abbé  de  Saint-Aphrodisc,  p.  5oo. 

GENÈVE  (Béatrix  de),  p.  394. 

Ge.nolhac  (Dominicains  de),  p.  870. 

GENSE,  abbesse  du  Saint-Esprit  de  Béziers,  p.  733. 

GENSÉRIE,  abbesse  de  Rieunette,  p.  647. 

GEOFFROI  DE  VAYROLES,  archevêque  de  Tou- 
louse, évêque  de  Carcassonne,  pp.  334,  358. 

GEOFFROI  II  DE  POMPADOUR,  évêque  de  Car- 
cassonne, de  Saint-Pons  de  Thomières  &  du 
Puy,  pp.  335,  409,  420,  504. 

GEOFFROI  III  ou  GAUFROI  DE  BASILHAC,  évê- 
que de  Carcassonne  &  de  Rieux,  pp.  336,  442. 

GEOFFROI  FLOREAU  (corrige-^  SOREAU),  évêque 
de  Nimes,  pp.  281,  834 

GEOFFROI  I,  abbé  de  Cuxa,  p.  476, 

GEOFFROI  II  ou  JOUFFROI,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 

GEOFFROI  DE  CRUILLES,  archidiacre  dî  Savar- 
tez,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

GEOFFROI,  abbé  de  Gellone.  Foir  GAUFRED. 

GEOFFROI,  abbé  de  Quarante,  p.  565. 

GEOFFROI  GRISEGONELLE  ,  comte  d'Anjou, 
p.   139. 

GEOFFROI  I,  comte  de  Provence,  p.  <5i. 

GEOFFROI  II,  comte  d'une  partie  de  la  haute  Pro- 
vence, p.  61. 

GEOFFROI,  frère  de  Guifred,  abbé  de  Cuxa,  p.  475. 

GEORGES  D'AMBOISE,  cardinal,  légat  en  France, 
archevêque  de  Narbonne  &  de  Rouen,  évêque  de 
Montauban,  abbé  de  Grandselve,  pp.  256,  388, 
428,  610,  618,  666,  667. 

GEORGES  D'ARJNIAGNAC,  cardinal,  archevêque 
de  Toulouse,  évêque  de  Rodez,  administrateur 
de  l'évéché  de  Vabre,  îibbé  de  La  Grasse,  de 
Caleis,  de  Saint-Chinian,  de  Conques,  de  Belle- 
perche,  prévôt  de  Saint-Salvi,  prieur  de  Camon, 
pp.  36i,  377,  474,  483,  53i,  569,  584,  622, 
629,   807,   875. 

GEORGES,  évêque  d'Agde,  p.  3o5. 

GEORGES  DE  SELVE,  évêque  de  Lavaur,  p.  439. 

S.   GEORGES,  évêque  de  Lodèvc,  p.  287. 

GEORGES  I  DE  VIGUERIE,  évêqu»  de  Montau- 
ban, p.  426. 

GEORGES  II  D'AMBOISE,  évêque  de  Montauban. 
foir  aux  archevêques  de  Narbonne. 

GEORGES-LAZARE  BERGER  DE  CHARENCY, 
évêque  de  Saint-Papoul,  de  Montpellier,  abbé 
de  Éoiilbonne,  pp.    180,  327,  446,615. 

GEORGES  D'ARMAGNAC,  évêque  de  Rodez.  Foir 
aux  archevêques  de  Toulouse. 

GEORGES,  évêque  de  Saint-Papoul.  Foir  aux  évê- 
ques  de  Montpellier. 


964 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


GEORGES  D'ARMAGNAC,  administrateur  de  l'évè- 
ché  de  Vabre.  Foir  aux  archevêques  de  Tou- 
louse. 

S.  GEORGES,  évêque  du  Velai  ou  de  Ruesnum, 
pp.  399,  4o3j  ouverture  de  la  châsse  où  étaient 
ses  reliques,  p.  49. 

GEORGES,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 

GEORGES,  cardinal  d'Armagnac,  abbé  de  Belle- 
perche.   Voir  aux  archevêques  de  Toulouse, 

GEORGES-LAZARE  BERGER  PE  CHARENCY, 
évêque  de  Saint-Pnpoul,  puis  de  Montpellier, 
abbé  de  Boulbonne.  Voir  aux  évêques  de  Mont- 
pellier. 

GEORGES  D'ARMAGNAC,  abbé  de  Calers.  Voir 
aux  archevêques  de  Toulouse. 

GEORGES  D'ARMAGNAC,  cardinal,  abbé  de  Con- 
ques. Voir  aux  archevêques  de  Toulouse. 

GEORGES  TARAUT  DE  LAUGNAC  (N.  de),  ab- 
besse  de  la  Font,  p.  838. 

GEORGES  I  D'AMBOISE,  cardinal,  abbé  deGrand- 
selve.  Voir  aux  archevêques  de  Narbonne. 

GEORGES  II  DE  NARBONNE,  abbé  de  Saint-Ger- 
mer,  de  Fontfroide  &  de  Grandselve,  pp.  610, 
620. 

GEORGES  I  D'ARMAGNAC,  abbé  de  La  Grasse. 
Voir  aux  archevêques  de  Toulouse. 

GEORGES  H  DE  MANDELOT,  abbé  de  La  Grasse, 
p.  484. 

GEORGES  D'ARMAGNAC,  cardinal,  abbé  commcn- 
dataire  de  Saint-Chinian.  Voir  aux  archevêques 
de  Toulouse. 

GEORGES  D'AMBOISE,  abbé  de  Saint-Paul  de 
Narbonne,  p.  604. 

GEORGES  D'ARMAGNAC,  prévôt  de  Saint-Salvi. 
Voir  au-x.  archevêques  de  Toulouse. 

GEORGES  GUIGEMEN,  prieur  de  Bonnefoy, 
p.  65i. 

GÉRALD,  abbé  d'Aurillac,  p.  34. 

GÉRALD,  p.  429. 

GÉRARD  DU  PUY,  cardinal,  p.  291. 

GÉRARD,  archevêque  intrus  de  Narbonne,  pp.  247, 
299. 

GÉRARD,   évêque  d'Agde,  p.  3o5.    Voir  GERAUD. 

GÉRARD   ou   GÉRAUD,  évêque  d'AIbi,  p.  385. 

GÉRARD  MACHET,  évêque  de  Castres,  p.  434. 

GÉRARD  DE  ROBIN,  évêque  de  Lodève,  pp.  296, 
801. 

GÉRARD  I  del  Puech  ou  DU  PUY,  évêque  de 
Montauban,  p.  426. 

GÉRARD  II  FEYDIT,  évêque  de  Conserans  &  de 
Montauban,  p.  426.  Voir  GÉRAUD. 

GÉRARD  DE  LANGUISEL ,  évêque  de  Nimcs, 
p.  279. 

GÉRARD  DE  BRICOIGNE,  évêque  de  Pamiers  & 
de  Saint-Pons  de  Thomières,  abbé  de  Saint- 
Aphrodise,   pp.  420,  431,  499. 

GÉRARD-JEAN,  évêque  de  Pamiers,  p.   43  1. 

GÉRARD,  abbé  de  Caunes,  p.  460. 

S.  GÉRARD  DE  SALLES,  disciple  de  Robert  d'Ar- 
brissel  8t  fondateur  de  Grandselve,  pp.  6o5,  616. 

GÉRARD  DE  VILLENEUVE,  abbé  de  LcEat,  p.  490. 

GÉRARD  I,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  .'189. 


GÉRAUD    II    DU    PRAT,    abbé    du    Mas-Garnier, 

p.  690. 
GÉRARD  CHARRAC  ou  DE  BRICOIGNE,  abbé  de 

Saint-Aphrodise.  /'oiraux  évêques  de  Pamieis. 
GÉRARD   LE  ROUGE,  abbé  d'Aniane  &  de  Saint- 
Jacques,  p.  58:1.  Voir  GÉRARD. 
GÉRARD,  GÉRAUD,  comte  de  Roussillon,  pp.  (>\-j, 

779.  Voir  GIRARD. 
S.  GÉRAUD,  fondateur  d'Aurillac,  p.  566. 
GÉRAUD,   archevêque   d'Aix,   pp.    128,    299.    Voir 

aux  évêques  d'Uzcs. 
GÉRAUD  II,  évêque  d'Agde,  p.  3o8.  Foir  GÉRARD. 
GÉRAUD,  évêque  d'AIbi,  p.  386. 
GÉRAUD,  prieur  de  Cassan,  puis  évêque   de  Bc- 

ziers,  pp.  263,  732. 
GÉRAUD,  évêque  de  Cahors,  pp.   190,   191. 
GÉRAUD  ou   GUIRAUD  DU  PUY,  évêque  de  Car- 

cassonne,  p.  335. 
GÉRAUD  D'AURE,  évêque  de  Comminges,  p.  376. 
GÉRAUD  I,  évêque  de  Conserans,  p.  38 1. 
GÉRAUD  II,  évêque  de  Conserans,  p.  38 1. 
GÉRAUD,  évêque  de  Lectoure,  p.  367. 
GÉRAUD  DU  PUY,  évêque  de  Lectoure,  p.  369. 
GÉRAUD  DE  MONTLEZUN,  évêque  de  Lectoure, 

p.  368. 
GÉRAUD  DE  GRASSIO,  évêque  de  Lectoure,  p.  91  2. 
GÉRAUD   D'ANDUZE,   évêque  de   Nimes,  pp.   96, 

276. 
GÉRAUD,  évêque  de  Rodez,  pp.  108,  873. 
GÉRAUD  DE  LA  BARTHE,  évêque  de  Toulouse, 

archevêque  d'Auch,  pp.  353,  367. 
GÉRAUD,  cité  à  tort  comme  évêque  d'Uzès,  p.  299. 
GÉRAUD     ou     GUIRAUD     DU     BREUIL ,    évêque 

d'Uzès,  p.  3o2. 
GÉRAUD  I  ou  GÉRARD,  évêque  de  Viviers,  p.  41  3. 
GÉRAUD  II,  évêque  de  Viviers,  p.  413. 
GÉRAUD  i:)'ESBAC,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
GÉRAUD  I  CANCEL,  abbé  de  Beaulieu  &  de  Bel- 

leperche,  p.  628. 
GÉRAUD    II    DE    CESSAC,    abbé    de    Belleperche, 

p.  629. 
GÉRAUD,  abbé  de  Bonnccombe,  p.  641. 
GÉR.AUD-RAIMOND,  abbé  du   Canigou,  pp.   464, 

594. 
GÉRAUD,  abbé  de  Castres,  p.  434. 
GÉRAUD     DE    VILLENEUVE,    abbé    de    Caunes, 

p.  466. 
GÉRAUD,  abbé  de  la  Chaise-Dieu,  p.  596. 
GÉRAUD,  abbé  de  Clairvaux,  p.  607. 
GÉRAUD,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
GÉRAUD,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 
GÉRAUD     ou     GUIRAUD,    abbé    de    Fontfroide, 

p.  619. 
GÉRAUD  CORRÉGE,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
GÉP.AUD,  prétendu  abbé  de  Frézélas,  p.  429. 
GÉRAUD  ou   GUIRAUD,  abbé  de  Lézat,  p.  490. 
GÉRAUD  I,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
GÉRAUD   II,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
GÉRAUD  I  DE  MONTAUT,   abbé  de  Montolieu, 
p.  408. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 

GÉRAl'D    II    DE    PENNE,    abbé    de    Montolieu , 

p.  4r,o. 

GÉRAUD,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  072. 
GÉRAl'D,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  629. 
GÉRAUD,  abbé  de  Saint-Giiillem,  p.  SSp. 
GÉRAUD  I,  abbé  de  Saint- Hilaire,  p.  646. 
GÉRAUD    II    DE   BONET,  abbé   de   Saint-Hilaire, 

p.  548. 
GÉRAUD,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  684. 
GÉRAUD  I,  abbé  de  Saint-Papoul,  p.  444. 
GÉRAUD  II,  abbé  de  Saint-Papoul,  p.  444. 
GÉRAUD  I  DE  NARBONNE ,  abbé  de  Saint-Paul 

de  Narbonne,  p.  5o3. 
GÉRAUD    II    BOISSERIE,  abbé    de  Saint-Paul   de 

Narbonne,  prévôt  de  Saint-Salvi,  pp.  004,  583. 
GÉRAUD  DE  LOUPAUT,   abbé  de   Saint-Sauyeur 

de  Lodève,  p.  8o3. 
GÉRAUD,  abbé  de   Saint-Théodard,  p.  426. 
GÉRAUD,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
GÉRAUD  AMIELS,  archidiacre  d'Albi,  p.  663. 
GÉRAUD,  commandeur  de  l'hôpital  de  Jérusalem, 

p.  693. 

GÉRAUD  DE  MASSOT,  doyen  de  Saint-Paul  de 
Fenoiiillèdes,  vicaire  général  de  l'évéque  d'Alet, 
p.  722. 

GÉRAUD  BOYSSERIE,  prévôt  de  Saint-Salvi.  Foir 
aux  abbés  de  Saint-Paul  de  Narbonne. 

GÉRAUD  DE  UGLAS,  prieur  de  Sauve,  p.  719. 

GÉRAUD  DE  VILLETRAVER,  sacristain  de  Mon- 
tolieu, p.  458. 

GÉRAUD  FRANSSA,  prêtre  d'Albi,  p.  666. 
GÉRAUD,  comte  d'Armagnac  (an  1  195),  p.  607. 
GÉRAUD,  comte  d'Armagnac  (an  1229),  p.  608. 
G);RAUD,  comte  d'Arm.agnac  (an  1244),  p.  609. 
GERAUD,  comte  d'Armagnac  (an  1267),  p.  609. 
GIORAUD    V,   comte  d'Armagnac    &   de   Fezens.ic, 

p.  438. 
GÉRAUD,  comte  de   Roussillon.  Foir  GIRARD  & 

GÉRARD. 

GÉRAUD   GeralJi,  p.  486. 
GKRAUD,  vicomte  de  Limoges,  p.   166. 
GÉRAUDE  I  DE  SAINTES,   abbesse  de  Rieiincttc, 
p.  647. 

GÉRAUDE  II  DE  SAINTES,  abbesse  de  Rieunette, 
p.  647. 

GÉRAUDE  III  DE  CABANAC,  abbesse  de  Ricu- 
nette,  p.  648. 

GÉRAUDE  IV  DE  PALAJA,  abbesse  de  Rieui.ettc, 
p.  648. 

GÉRAUDE,  abbesse  de  Valnègre,  p.  852. 
GERBERGE,    comtesse    d'Arles    ou    de    PrOTence, 
femme  du  marquis  Guillaume  II,  pp.  61,  72. 

GERBERGE.  femme  d'Aton  II,  vicomte  d'Albi  & 
de  Nimes,  p.  1  o5. 

GERBERT,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
GERBERT  DE  CANTOBRE,  abbé  de  Saint-Gilles, 
p.  519. 

GERBERT  ASSAUT,  p.  235. 
GERBRARD,  abbé  de  Castres,  p.  433. 


965 

GÉRENTON    de    Montajoco ,    abbé   de  Saint-Guil- 

lem,  p.  043. 
GÉRÏN,  vicomte  de  Béziers,  p.   102. 
S.  GERMAIN  D'AUXERRE,   patron   du    monastère 

de  Cuxa,  p.  475. 
GERMAIN  DE  LÉVIS,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  495. 
S.  GERMIER,  évèque  de  Toulouse;   analyse  de  son 

ancienne  vie,  pp.  35i,  708,  709. 
Gernica,  île  du    Rhône    entre    Beaucaire  &  Taras- 

con,  pp.   186,  277. 
GÉRONCE,  archevêque  de  Bourges,  p.  671. 
GERVAISE    DE     CRUZY,    abbesse    de    Ricuneitc, 

p.  647. 
GERVAISE,  fille  de  Guillaume  Taillefer,  comte  de 

Toulouse,  p.  373. 
Gévaidan-  (église  de)  ou  de  Mexde,  p.  391. 

—  (comté  de),  p.  72. 

—  ses  comtes,  p.   139. 

—  sur   ses   anciens  comtes  &   vicomtes,    pp.    i33, 
i56. 

—  (vicomte  de),  son  étendue,  p.  36 j  sa  réunion  à 
la  couronne,  p.   i38. 

—  (vicomtes  de),  pp.   107,  i33,  i35, 

—  (bailli  de),  p.   i38. 

—  (États  de),  en  1379,  p.  394. 
GIBELIN,  archevêque  d'Arles,  p.  277. 
GIBERT  ou  GAUBERT,  évêque  de  Lodève,  p.  292. 
GIBERT,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
GIBERT,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 
GiOEAX,  château,   pp.    327,  828   (Hérault),  arr.  de 

Montpellier. 

—  (religieuses  de)  ou  de  MoNSEAf,  p.  83o. 
CiCMAi:,  ville,  pp.  288,  449  (Hérault),  arr.  de  Lo- 
dève. 

—  (Sa I  NT- Pi  ET. r. F.  de),  abbaye,  p.  450. 

—  (couvents  de),  p.  726. 
GILBERGE,  abbesse  de  la  Font,  p.  837. 
GILBERGE,    femme   de    Ramire   I,    roi   d'Aragon, 

p.   1 i3. 
GILBERT  DÉJEAN,  évêque  de  Carcassonne,  p.  334. 
GILBERT  DE  CHOISEUL,  évêque  de   Comminres, 

p.  378. 
GILBERT,  évêque  de  Nimes,  pp.  92,  270,  834. 
GILBERT   DE  CANTOBRE,  abbé  de  Saint-Gilles, 

évêque  de  Rodez,  p.  874.  Foir  GERBERT. 
GILBERT,   évêque    do    Saint-Pons    de  Thomicres, 

abbé  de  Saint-Aphrodise,  pp.  420,  498. 
GILBERT  DE  VENY  D'ARBOUZE,  i.bbé  de  Man- 

Iieu,  p.  493. 

GILBERT,    abbé    de    Saint-Aphrodise.    l'oir   aux 
évêques  de  Saint-Pons. 

GILBERT,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 
GILBERT    DE    VEYRAC,  abbé    de    Saint-Paul    de 
Narbonne,  p.  504. 

GILBERT    ASCALUS,    grand-maître   des   hospita- 
liers de  Jérusalem,  p.  234. 

GILBERT  GENEBRARD,  religieux  de  Cluny,  pro- 
fesseur de  langue  hébraïque,  p.  439. 

GILBERT,  vicomte  de  Millau  &  comte  de  Rouer- 
gue,  pp.  73,  887. 


9 


66 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


GIL15ERT,  vicomte  de  Carlad,  p.   i3o. 

GILHERT  GOY,  seigneur  de  Corbière,  &c.,  p.  604. 

S.    GILLKS,    fondateur    de    l'abbaye    de    ce    nom, 

pp.  5i4,  5i6;  sa  fête  au  Puy,  p.  88. 
GILLES    AYCELIN,  archevêque   de   Narbonne, 

pp.  2Ô3,  267,  3 18,  498. 
GILLES  BOYER,  évéque  d'Agde,  p.  3  1  o. 
GILLES,  évêque  d'Alet,  p.  423. 
GILLES    DE     SOUVRÉ,    évêque    de    Comminges, 

p.  377. 
GILLES  DE  BELLEMER,  évéque  de  Lavauv  ù.   du 

l'iiy,  pp.  408,  438,  797. 
GILLES    DE    LAS    COURTS,     évêque    de    Nimes, 

pp.  280,  842. 
GILLES,  abbé  de  Belleperclie,  p.  627. 
GILLES  DE  LOMAGNE,  abbé  de  Gaillac,  p.  699. 
GILLES    DE    MORBAN,     abbé     de     Grandselve, 

p.  610. 

GILLES    DE    FALGAR,    abbé    du    Mas-Garnier, 

p.  590. 
GILLES,  abbé  de  Mazan,  p.  6o3. 
GILLES  CHAMBRIER,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  02 1 . 
GILLES    DE    LAVAL,    abbé    de     Saint -Sernin , 

p.  527. 
GILMOND,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 
S.  GIMER,  évêque  de  Carcassonne,   pp.  329,  737, 

738,  744.  Voir  GUIMERA. 
GniOEZ,  vicomte,  p.  587. 
GiMONT  (abbaye  de),  pp.  353,  364,  367, 
—  (abbé  de),  p.  608. 
GixnsTET  (Saint-Etienne  de),  église,  pp.   164,  3i2 

(Hérault),  commune  de  Castanet-le-Haut. 

GIRARD  LEROUGE,  abbé  d'Aniane,  p.  450.  Voir 
GÉRARD. 

GIRARD,  abbé  d'Arles,  p.  453. 

GIRARD,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  (5o3. 

GIRARD,  comte  de  Roussillon,  p.  342.  Voir  GÉ- 
RARD. 

GIRARD,  seigneur  de  Godet,  p.  rto3. 

GIRARD  PILET,  dit  de  la  Verne,  p.  609. 

GiRAUD  MERCIER,  nommé  évêque  de  Carcas- 
sonne par  les  albigeois,  p.  33  i. 

GIRAUD  I,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 

GIRAUD  II  DE  TAULIGNAN,  abbé  de  Cruas, 
p.  574. 

GIRAUD  DE  BRUGUIÈRES,  abbé  de  Psalmodi , 
p.  5o8. 

GIRAUD  ou  GÉRAUD,  abbé  de  Saint-Gilles, 
p.  5i6. 

GIRAUD  ADHÉMAR,  p.  674. 
GIRBERT,  abbé  de  Conques,  p.  472, 
GIRMOND,  prieur  d'Auvilars,  p.  589. 
GinoNE  (conciles  de),  en  1064,  p.  248;  en    loôS, 
pp.  373,  463,  479,  686;  en  1077,  p.  3o6. 

6ISAND  ou  WISAND,  abbé  de  Notre-Dame  d'Ar- 
les, p.  453. 

GISANUE  ou  WISANDE,  archidiacre,  puis  évêque 
de  Carcassonne,  pp.  57,  329,  737. 

GISARD  DE  BRINHAC,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 
p.  555. 


GISARD    DE    CORNEILLAN,   abbé   de   Saint-Thi- 

béry,  p.  56o. 
GISCAFRED,  abbé  de  Caunes,  p.  466. 
GISLE  ou   GUISLE,    abbesse   de   Vielmur,    p.    600. 
GISLEBERT  ou  GILIBERT,  abbé  de  Saint-Benoît 

de  Castres,  p.  433. 
GISLERAN  ou  WILLERAN,  évêque  de  Carcassonne, 

pp.  246,  329. 
Gisons,  p.  2 r?. 

GIZARD,  religieux  de  Saint-Chinian,  p.  533, 
GLANDEREZ  (N.  de),  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
Glavekas,  château,  p.  404. 
GLYCEPkIUS,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 
GODALRIG  ou  GODELRIC,  évêque  d'Albi,  pp.  384. 

•  656. 
GODE,  femme   d'Etienne   I,  comte  de  Gcvaud.m, 

p.  i38. 
GODEAU,  évêque  de  Vence,  p.  285. 
GODEFROI,  évêque  de  Maguelonne,  pp.  314,  814, 

818. 

GODEFROI-MAURICÈ  DE  CONFLANS,  évêque  du 

Puy,  p.  411. 
GODEFROI  DE  MURET,  abbé  de  Saint-Benoît  de 

Castres,  p.  434. 
GODEFROI,  p.  341. 

GODELRIC,  évêque  d'Albi.  Koir  GODALRIG. 
GODERAN,    seigneur   du   comté   de   Substantion , 

p.  826. 
GODESCALC,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 
GODESCALC,  GOTESCALC,  évêque  du  Puy,  abbé 

de  Saint-Chaffre,  pp.  83,  84,  400,  570. 

GOHIN  (N.  de),  abbé  de   Saint-Polycarpe,  p.  556. 

GOLDERICHUS  ou  GOLDENCHUS,  évêque  d'Ur- 
gel,  p.  905. 

GONDEFROID  I,  abbé  de  Cuxa,  p.  475. 

GONDEFROID  II,  abbé  de  Cuxa,  p.  475. 

GONDEFROID  in,  abbé  de  Cuxa,  p.  475. 

GONDISALVE  ou  GONDESALVE,  abbé  de  Caunes, 
p.  465. 

GONTIER  ou  60NTHIER,  évêque  d'Agde,  pp.  161, 
3o6,  715. 

GONTIER,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3i3. 

GONTTA  (N.  de  la),  abbé  de  Cendras,  p.  719. 

GonjAN  (Saint-Etienne  de),  abbaye,  p.  801. 

■ —   (collégiale  de  Saint-Etienne  de),  p.  801. 

GOSIN  (Jean),  notaire  à  Caunes,  p.  467. 

GOSLIN,  évêque  de  Paris;  époque  de  sa  mort, 
p.   n. 

GOTELINDE,  bienfaitrice  de  Cruas,  p.  574. 

GOTESCALC.  Voir  GODESCALC. 

GoTiuE  (marquisat  de);  époque  de  son  union  au 
domaine  des  comtes  de  Toulouse,  p.  24;  est  pos- 
sédé par  indivis  avec  les  comtes  de  Rouergue, 
pp.  34,  35;  passe  entièrement  à  ces  derniers, 
p.  40;  revient  aux  comtes  de  Toulouse  vers  la 
fin  du  onzième  siècle,  p.  42;  a-t-il  été  jamais 
,TppeIé  province  de  Saint-Gilles,  pp.  2cS,  209. 

—  (marquis  de),  p.  24. 

GotDARGLES  (abbaye  de),  pp.  447,  448,  866. 

—  (prieurs  de),  p.  867. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS   ET  DES  MATIÈRES. 


967 


GouRGDENÉGBE,  paroisse,  p.  Ô40, 

GOUX    DE    LA    BERCHÈRE   (Le),  archevêque    de 

Narbonne,   p.    5jj.  Foir  CHARLES,  archevêque 

de  Narbonne. 

Grace-Dieu  (la),  prieuré  de  l'ordre  de  Fontevrauh, 

p.  85i. 
Gradan  (Saint-Jean  de),  fief,  p,  ^py. 
GRAILLI  (Bâtard    de).    Toir  JEAN-BAPTISTE  DE 

FOIX,  évéque  de  Comminges,  p.  376. 

Gbaixpiac  (SAi.NT-PiEnr.E  de),  église,  p.  ï88. 
Gra.mazie,  p.  804  (^Aude"),  arr.  de  Castelnaudary, 
GRAMMOND  (Gabriel-Barthélémy  de),  président 
à  la  chambre  des  enquêtes  de  Toulouse,  p.  880. 
Geammoht,  abbaye,  p.  237. 
Granoilariis  (Saint-Martin  de),  p.  558. 
Gkandselve,  lieu,  p.  610. 

—  (forêt  de),  p.  6o5. 

—  (abbaye  de),  pp.  i5i,  253,  353,  362,  367,  374, 
422,  6o5,  618,  620. 

GnANUVABRE,  monastère,  p.  471. 

Grassr  (La),  abbaye,  pp.  216,  264,  335,  362,  437, 

477,  56i,  686,  688,  779,  792,  806;  soumise  à 

Saint-Victor  de  Marseille,  p.  482. 

GRATIANE  DU  RETRET,   abbesso  de    l'Oraison- 

Dieu,  p.  646. 
Grad  (Notre-Dame  du),  chapelle  à  l'embouchure 

de  l'Hérault,  p.  3io. 
Graulhet,  p.  436  (Tarn),  arr.  do  Lavaur. 

—  (CAruciNS  de),  p.  762. 

—  (hôpital  de),  p.  767. 

GRAVE  (P. -Guillaume  de  la),  p.  46<5, 
GRAVER  (Mathieu  de),  p.  336. 
GRAZAC  (Arnaud  de),  p.  711. 
GRÉGOIRE  V,  pape,  p.  pS. 
GRÉGOIRE  VI,  pape,  p.  72.     . 
GRÉGOIRE  PARCERO,   évéque  d'Elne,   pp.    347, 
788. 

GRÉGOmE,  abbé  d'Alet,  p.  412. 
GRÉGOIRE  I,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
GRÉGOIRE  II,  abbé  de  Cuxa,  p.  476. 
GRÉGOIRE  (Pierre),  célèbre  jurisconsulte,  p.  362. 
GRÉGOIRE,  p.   274. 

Grenade  (bastide  de),  p,  609  j  Grenade-sur-Garonne 
{^Haute-Garonne')^  arr.  de  Toulouse. 

—  (chapelle  du  Piroatoire  à),  p.  ûio. 
Geenodle  (Saint-Rahbebt  de),  monattire,  p.  574. 
GrEpiac,  lieu  sur  l'Ariége,  p.  429  (^Haute-Garonne), 

arr.   de  Muret. 

Gn£SES  (consuls  de),  p.  625. 

GnrssAN  (Saint-Jean  de),  église,  p.  268. 

Gbézes,  vicomte  de  Gévaudnn,  p.  i36. 

Grézet,  lieu,  p.  58i  }  Gréées  [Tarn],  commune  de 
Camhon-i'Alhi. 

GRIFFON,  comte  d'Apt,  p.   128. 

GRIMAUD  DE  BANYULS,  abbé  de  Cuva,  p.  477. 

GRIMOARD  I  ou  GRIMOALD,  évéque  de  Com- 
minges, pp.  374,  596. 

GRIMOARD  U  ou  GRIMOALD,  évcque  d*  Com- 
mingct,  p.  37a. 


GRIMOALD,  abbé  de  Castres,  p.  .;33. 
GRIMOARDUS,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  557- 
Grisante,   église  dans   un   des   faubourgs   de   Nar- 
bonne, p.   002)   corrige^  Saint-GriSAnt  &  voyc:^ 
NARC0^■^E. 

GUADAILLO,  prétendu  prince  des  Goths,  p.  26. 
—  grand-queux    ou    maître    d'hôtel    de     Borrel, 
comte  de  Barcelone,  p.  27. 

GUAIN    DE    LINAS    (N.    de),    abbé    de    Cendrns, 

p.  719. 
GU.A.RIN  ou  WARIN,  abbé  de  Léznt,  de  Cuxa,  du 

Mas-Garnier,  d'Alet,  de  Saint-Hilaire,  pp.   100, 

i37,   142,  489,  537.   Foir  GARIN,  WARIN. 
GUARIN,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
GUARIN,  abbé  de  Snrlat,  p.  607. 
GUARIN  PALARIN,  abbé  de  Sorcze,  p.  514. 
GUDINILDE,  femme  de  Hugues,  comte  de  Querci, 

p.  3o. 

GUDINILDE,  femme  de  Rnimond  II,  p.  3o. 
GUÉRIN    ou    GARIN    DE    TOURNELLE,    abbé    do 
Cannes,  p.  469, 

GUÉRIN,  abbé  de  Maean,  p.  6o3. 
GUÉRIN    DE     SALENCY,    prieur    de    Bonnefoy, 
p.  65o. 

GUÉRIN  THALER,  prévôt  de  l'hôpital  du  Saint- 
Esprit,  p.   322. 

GUI  DE  MALAFITTA,  cardinal  de  Prénesto, 
pp.  482,  782. 

GUI  Fulcodi  ou  FOUCAUD,  cardinal,  évcque  dj 
Sabine,  légat  du  pape,  archevêque  de  Narbonne, 
évêque  du  Puy,  pp.  252,  266,  3 17,  405,  48", 
5i5,  814;  plus  tard  pape  sous  le  nom  de  Clé- 
ment IV,  p.  725. 

GUI  DE  MALSEC,  évêque  d'Agde,  de  Béziers  81  de 

Lo^ive,  pp.  268,  192,  309. 

GUI,  abbé  de  Vaux-Cernai,  évéque  de  Carcas- 
sonne,  pp.  33 1,  733,  740. 

GUI  DE  ROYE,  évêque  de  Castres,  p.  434. 

GUI  I,  évéque  d'Elnc,  p,  344. 

GUI  II  TERRENI,  évêque  d'Elne,  p.  344. 

GUI,  évéque  de  Girone,  p.  24. 

GUI  DE  LA  ROCHE,  évêque  de  Lavour,  p.  433. 

GUI  I,  évéque  de  Lodève,  p,  291. 

GUI  II  DE  MALSEC,  évêque  de  Lodève.  Voir  aux 
évéques  d'Agde. 

GUI  ASCAGNE  SFORZA,  évêque  de  Lodève, 
p.  294. 

GUI  DE  PANOUSE,  évéque  de  Mende,  p.  395. 
GUI  I,  évêque  du  Puy,  p.  400. 
GUI  n  D'ANJOU,   évêque  du   Puy,  pp.    134,   i3f;, 
145,  401,  4i3,  571. 

GUI  III  FOUCAUD  ou  FULCODI,  évêque  du  Puy. 

foiraux  archevêques  de  Narbonne. 
GUI  IV,  évéque  du  Puy,  p.  405. 
GUI  V  DE  NEUFVILLE,  évêque  du  Puy,  p.  405. 
GUI  DE  VENTADOUR,  évcque  de  Vabre,  p,  5  ,:;. 
GUI  DE  CAMLLAC,  abbé  d'Aniane,  p.  449. 
GUI  I,  abbé  de  Candeil,  pp.  623,  624. 
GUI  II  BERNARD,  abbé  de  Candeil,  p.  625. 


968 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 

,il)bc  de  Gail 


GUI  011  GUICHES  DE  TEICHIERES 
Inc,  p.  ôpB. 

GUI  VIDAL,  abbé  de  Grandselve,  p.  607. 

GUI  I  DU  BREUIL,  abbé  de  La  Grasse,  p.  482. 

GUI  II  DE  ROFFINHAC,  abbé  de  la  Grasse,  p.  482. 

GUI  DE  SAINT-BAUDILE,  abbé  de  Joncels,p.  487. 

GUI,  abbé  de  Morimont,  p.  85i, 

GUI  LAURET,  abbé  de  Psaltnodi,  p.  Sop. 

GUI  DE  JOURNAUX,  abbé  de  Saint-Chinian , 
p.  53 1 . 

GUI  DE  GARRIGUE,  abbé  de  Saint -Jacques , 
p.  585. 

GUI,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 

GUI,  abbé  de  Vierzon,  p.  478. 

GUI,  abbé  de  Villemagne,  p.  578. 

GUI  (F.),  fondateur  du  Saint-Esprit  de  Montpel- 
lier, p.  Slîo. 

GUI  DE  CHATEAUNEUF,  préchantre  de  Viviers, 
p.  6o3. 

GUI  DE  CASTELPERS,  prieur  de  Sainte-Foi  en 
Agenais,  p.  468. 

GUI  DE  LUSIGNAN,  chanoine  de  Carthagène, 
p.  481. 

GUI  DE  LUSIGNAN,  roi  de  Jérusalem,  p.  240. 

GUI,  comte  de  Forez,  p.  404. 

GUI  dit  I5URG0NDI0N,  de  la  famille  des  seigneurs 
de  Montpellier,  p.   184. 

GUI  ou  GUERREJAT,  de  la  famille  des  seigneurs 
de  Montpellier,  p.    184. 

GUI,  vicomte  de  Clermont,  se  qualifie  comte  d'Au- 
vergne, pp.  86,  91 . 

GUI  I,  vicomte  d'Auvergne,  p.  89. 

GUI  II,  vicomte  de  Thiern,  p.   146. 

GUI  AUBERT,  p.  3 19. 

GUIBERT,  archevêque  de  Ravenne,  p.   189. 

GUIKERT,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne, 
p.  504. 

Gl  IHERT  ROBERT,  dom  d'Aubrac,  p.  894. 

GUIBERT,  comte  de  Rouergue,  p.  471. 

GUICHARD  ou  GUISCARD  D'AUBUSSON,  évéque 
de  Conserans  &  de  Carcassonne,  pp.  336,  38 1, 
689. 

GUICHARD,  p.  429. 

GUICHARDE,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 

GUICHERAN,  abbé  de  Tournus,  p.  49. 

GUIFRED  DE  CERDAGNE,  archevêque  de  Nar- 
bonne, pp.  144,  173,  196,  247,  248,453,  687, 
712,  723,  907. 

GUIFRED,  évéque  de  Carcassonne,  pp.  102,  329, 
453,  723,  737,  788. 

GUIFRED,  abbé  de  Cuxa,  pp.  341,  475,  686,  778. 

GUIFRED,  comte  de  Besaudun,  p.  475. 

GUIFRED,  GUIFREDO,  comte  de  Cerdagne, 
pp.   144,  174,  463,  076,  591,907. 

GUIGARD,  abbé  de  Valmagne,  p.  576. 

GUIGNES  I,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  571. 

GUIGNES  II  DU  GUI,  abbé  de  Saint-Chaffre, 
p.  571. 

GUIGNES,  prieur  de  la  Grande-Chartreuse,  p.  571 . 
GUIGUES  I,  abbé  de  Cruas,  p.  674. 


574; 
p.  65o. 


GUIGUES  II  GUILHON,  abbé  de  Cruas,  p. 
GUIGUES  RAITLET,  prieur  de  Bonnefoy, 
GUIGUES  IV,  comte  d'Albon,  p.  91. 
GUIGUES    X.     Voir    ANDRÉ    DE    BOURGOGNE, 

p.  228. 
GUILABERT,  abbé  de  Castres,  p.  484. 
GUILABERT,  abbé  de  Gaillac,  pp.  386,  597. 
GUILABERT   I,    comte    de   UoussiUon,   pp.    340, 

341, 
GUILABERT  II,  comte  de  RoussiUon,  p.  341. 
GUILLAN  (Jean  de),  p.  504. 
GUILLAUME,    cardinal-évêque   de    Tusculum, 

p.  614. 
GUILLAUME,  archevêque  d'Auch,  p.  645. 
GUILLAUME    I    DE    LA    BROUE,    archevêque   de 

Narbonne,  abbé  de  Saint-Aphrodise,   pp.    202, 

449,  497,  529,  554,  585,  688. 
GUILLAUME    II    BRICONNET,   cardinal    de    Pré- 

neste,  archevêque  de  Narbonne  8c  évéque  de  Ni- 

mes,  pp.  257,  282,  681. 
GUILLAUME    PIAT,    dominicain,    archevêque   m 

partiius  de  Tarse,  p.  36i. 
GUILLAUME  DE    LAUDUN,   archevêque  de  Tou- 
louse, p.  357. 
GUILLAUME  I,  évéque  d'Agde,  p.  3o6. 
GUILLAUME  II,  évéque  d'Agde,  pp.  3o7,  714. 
GUILLAUME    III    HUNAUD    DE    LANTA ,   évéque 

d'Agde,  abbé  de  Lézat,  pp.  3o8,  490. 
GUILLAUME     IV      CHARTIER ,    évéque    d'Agde, 

p.  309. 
GUILLAUME,  évéque  d'Agen,  p.  627. 
GUILLAUME  I,  évéque  d'Albi ,  pp.    171,   190,  884, 

762. 
GUILLAUME  II,  évéque  d'Albi,  pp.    ic8,  884. 
GUILLAUME  III,  évéque  d'Albi,  pp.   190,  384. 
GUILLAUME  IV,  évéque  d'Albi,  pp.  48,  385,  577, 

582,  623,  657. 
GUILLAUME  V  PIERRE,  évéque  d'Albi,  prévôt  de 

Saint-Salvi,  pp.   386,  677,  582,  597,  600,  623, 

654,  657,  659,  671,  672. 
GUILLAUME  VI  COURT  dit  le  BLANC,  cardinal- 
évêque   d'Albi   &  de  Nimes,  abbé  de  Boulbonne, 

pp.  279,  387,  611,  614,  657. 
GUILLAUME  VII  DE  LA  VOULTE,  évéque  d'Albi, 

pp.  387,  657. 
GUILLAUME  I  D'ALZONNE  ou  DE  MARCILLAC, 

abbé  de  La  Grasse,  évéque  d'Alet,  pp.  423,  477, 

481. 
GUILLAUME  II,  évéque  d'Alet,  p.  428. 
GUILLAUME    III     OLIVE     ou     OLIVIER,    évéque 

d'Alet,  p.  423. 
GUILLAUME  IV  DE  ROQUEFORT,  abbé  de  Mon- 

tolieu,  évéque  d'Alet,  pp.  428,  461. 
GUILLAUME  V  DE  JOYEUSE,  évéque  d'Alet,  abbé 

de  Chambons,  pp.  428,  640. 
GUILLAUME    I    DE    CERVIEZ    (corr.    SERVIAN), 

évéque   de   Béziers,  abbé  de  La  Grasse,  pp.  263, 

307,  480,  6i3. 
GUILLAUME  II,  évéque  de  Béziers,  p.  264. 
GUILLAUME  III,  évéque  de  Béziers,  p.  264. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS   ET  DES   MATIÈRES. 


Gl'ILLAUMF.  IV  DE  REQUOSEILLE  ou  ROQUE- 
SEILLE  [corr.  ROCOZELS),  évéque  de  Béziers, 
abbé  de  Samt-Aphrodisc,  pp.  264,  449,  497, 
8o3. 

GUILLAUME  V,  évêqiie  de  Béziers,  p.  2(57. 

GIH.LAUME  VI  DE  LAUDUN  ou  DE  LAN- 
DORRE,  évéque  de  Béziers,  abbé  d'Aniane, 
p.  268,  4.S0,  726. 

GUILLAUME  VII  DE  MONTJOIE,  éyêque  de  Bé- 
ziors,  pp.  269,  499,  729. 

GUILLAUME,  évéque  de  Caliors,  p.  47. 

GUILLAUME  DE  CARDAILLAC,  évéque  de  Cahors, 
p.    109. 

GUILLAUME  I  BERNARD,  évéque  de  Carcassonne, 
p.  33o. 

GUILLAUAIE  II  ARNAUD,  archidiacre,  puis  évé- 
que de  Carcassonne,  pp.  332,  746. 

GUILLAUME  III  RAOUL  {Radulfi),  évéque  de  Car- 
cassonne, pp.  332,  738,  751. 

GUILLAUME  IV  DE  FLAVACOURT,  évéque  de 
Carcassonne  &  de  Viviers,  pp.  333,  415. 

GUILLAUME  I,  évéque  de  Comminges,  p.  SyS. 

GUILLAUME  II,  évéque  de  Comminges,  p.  373. 

GUILLAUME  III  D'AUDIRAN,  évéque  de  Com- 
minges, p.  374. 

GUILLAUME  IV,  évéque  de  Comminges,  p.  374. 

GUILLAUME  V,  évéque  de  Comminges,  p.  37;j. 

GUILLAUME  VI  DE  LARVO,  évéque  de  Commin- 
ges, p.  375. 

GUILLAUME  VII  D'ESPAGNE,  évéque  de  Com- 
minges &  de  Pamiers,  pp.  376,  43  j ,  768. 

GUILLAUME  I  RAOUL,  évéque  de  Conserans, 
p.  379. 

GUILLAUME  II  BEAUMAISTRE,  évéque  de  Con- 
serans, p.  38  I. 

GUILLAUME  III  de  Nalaio,  évéque  de  Conserans, 
p.  38i. 

GUILLAUME  I  JORDA,  évéque  d'Elne,  p.  342. 

GUILLAUME  II,  évéque  d'Elne,  pp.  342,  779. 

GUILLAUME  III  D'ORTAFA ,  archidiacre,  puis 
évéque  d'Elne,  pp.  343,  780. 

GUILLAUME  IV,  évéque  d'Elne,  p.  344. 

GUILLAUME  V  DE  VANDENESSE,  évéque  d'Elne, 
pp.  346,  786. 

GUILLAUME,  évéque  FaJemis,  vicaire  de  l'évéque 
de  Rodez,  p.  884. 

GUILLAUME,  éréque  de  Laon,  vicaire  général  de 
Maguelonne,  p.  322. 

GUILLAUME  I  D'ANDOZILE,  évéque  de  Lectoure, 
p.  367. 

GUILLAUME  II,  évéque  de  Lectoure,  p.  36f. 
GUILLAUME    III    DES    BORDES,    évéque   de   Lec- 
toure, pp.  368,  912. 

GUILLAUME  IV  DE  BARTON,  évéque  de  Lec- 
toure, p.  369. 

GUILLAUME  V  DE  BARTON,  évéque  de  Lectoure, 
p.  370. 

GUILLAUME  I  DE  CAZOULS,  évéque  de  Lodève, 
pp.  290,  307. 

GUILLAUME  H  DU  PUY,  évéque  de  Lodève,  p.  291, 


969 

GUILLAUME  III  DE  MANDAGOUT,  évéque  de 
Lodève,  archevêque  d'Embrun,  pp.  267,  291. 

GUILLAUME  IV  DE  GRIMOARD,  évéque  de  Lo- 
dève, p.  290. 

GUILLAUME  V  D'ESTOUTEVILLE,  évéque  de  Lo- 
dève, abbé  de  Joncels,  pp.  293,  487. 

GUILLAUME  VI  BRIÇONNET,  évéque  de  Lodève, 
pp.  i3i,  294. 

GUILLAUME  I  RAIMOND,  évéque  de  Maguelonne, 
p.  3i5. 

GUILLAUME  II  DE  FLEIX,  évéque  de  Mague- 
lonne, p.  3 1 5. 

GUILLAUME  III  D'AUTIGNAC,  évéque  de  Mague- 
lonne, pp.   180,  3i5,  83o. 

GUILLAUME  IV  CHRISTOPHE,  évéque  de  Mague- 
lonne, pp.   180,  252,  3i6. 

Gl'ILLAUME  V  FORESTIER,  évéque  de  Mague- 
lonne, pp.    180,  322. 

GUILLAUME  VI  LE  ROY,  évéque  de  Maguelonne, 

pp.     180,    32J. 

GUILLAUME   VII    PÉLISSIER,    évéque    de    Mont- 
pellier, pp.   180,  323,  324. 
GUILLAUME  I,  évéque  de  Gévaudan,  p.  392. 
GUILLAUME  II,  évéque  de  Mende,  p.  392. 
GUILLAUME  III,   évéque  de  Mende,  p.  392. 
GUILLAUME  IV   DE   PEYRE,   évéque  de  Mend», 

pp.   |37,  392. 
GUILLAUME    V     DURANT,    évéque    de    Mende, 

p.  393. 
GUILLAUME    VI    DURANT,   évéque    de    Mende, 

pp.  393,  872. 
GUILLAUME  VII,  évéque  de  Mende,  p.  394. 
GUILLAUME  VIII  DE  CHANAC,  évéque  de  Mende, 

p.  394. 
GUILLAUME   IX    DE    BOIS-RATIER,    évéque   de 

Mende,  p.  394. 
GUILLAUME  I,  évéque  de  Mirepoix,  p.  436. 
GUILLAUME   II   DU    PUY,    évéque    de    Mirepoix 

3c  de  Rieux,  pp.  350,  436,  441. 
GUILLAUME    III    D'ESTOUTEVILLE,    évéque   de 

Mirepoix,  pp.  281,  436. 
GUILLAUME  I  DE  CARDAILLAC,  évéque  de  Mon- 

tauban,  pp.  426,  808,  809. 

GUILLAUME  II  D'ÉTAMPES,  évéque  de  Montau- 
bnn,  p.  426. 

GUILLAUME  I,  évéque  de  Nimes,  p.  277. 

GUILLAUME  II  D'UZÈS  ou  DE  LANGUISEL,  évé- 
que de  Niraes,  p.  278. 

GUILLAUME  III  CURTI  ou  DE  COURT,  évéque 
de  Nimes.  Foir  aux  évéques  d'Albi. 

GUILLAUME  IV  DE  CHAMPEAUX,  évéque  de  Laon, 
administrateur  de  l'église  de  Nimes,  prieur  du 
Pont-Saint-Esprit,  pp.  281,  733,  868. 

GUILLAUME  V  D'ESTOUTEVILLE,  évéque  de  Ni- 
mes. Voir  aux   évéques  de  Mirepoix. 

GUILLAUME  VI  BRIÇONNET,  évéque  de  Nimes. 
Foir  aux  archevêques  de  Narbonne. 

GUILLAUME  D'ESPAGNE,  évéque  de  Pamiers.  f^oir 
aux  évéques  de  Comminges. 

GUILLAUME  I  DE  MURAT,  évéque  du  Puy, 
p.  404. 


970 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DÉS  MATIERES. 


GUILLAUME   II    DE    LA  ROUE,   évêque   du    Piiy, 

pp.  406,  639. 
GUILLAUME   III    DE    BROSSE,  évêque  du   Piiy, 

&  de  Rieiix,  pp.  406,  441. 
GUILLAUME    IV    DE    CHALENÇON,    évêque    du 

Puy,  pp.  49,  408. 
GUILLAUME   I    DE   BROSSE,    évêque   de   Rieux. 

^oïV  aux  évêques  du  Puy. 
GUILLAUME  II  DU  PUY,  évêque  de   Rieux.  Foir 

aux  évêques  de  Mirepolx. 
GUILLAUME  I,  évêque  de  Rodez,  p.  874. 
GUILLAUME  II   D'ORTOLAN,  évêque  de   Rodez, 

pp.  875,  877. 
GUILLAUME    III    DE    LA  TOUR    D'OLIERGUES, 

évêque  de  Rodez,  pp.  876,  877,  881,  892. 
GUILLAUME     I     DE     CARDAILLAC ,    évêque    de 

Saint-Papoul,  pp.  444,  879. 
GUILLAUME  II  DE  MONTJOIE,  évêque  de  Saint- 
Papoul,  p.  44a. 
GUILLAUME  PHILASTRE,   évêque  de   Saint-Pons 

de  Thomières,  p.  420. 
GUILLAUME  LEBLANC,  évêque  de  Toulon,  p.  36i . 
G"ILLAUME,   évêque   d'Urgel.    f^oir  GUILLERMO 

GUIFREDO. 
GUILLAUME   I   DE  VENEJAN  ou   DE    BENEJAN, 

évêque  d'Uzès,  pp.  3oo,  449,  864,  870. 
GUILLAUME    II    DE    GARDIES ,   évêque    d'Uzès, 

p.  3or . 
GUILLAUME  III  DE  MANDAGOUT,  évêque  d'Uzès, 

pp.  3oi ,  8(14. 
GUILLAUME    IV,    évêque   d'Uzès,    pp.    3o2  ;    pré- 
tendu évêque  d'Uzès,  p.  864. 
GUILLAUME  V  DE  CHAMPEAUX,  évêque  d'Uzès, 

p.    3o2. 

GUILLAUME  VI  SOIBERT,  évêque  d'Uzès,  p.  3o2. 

GUILLAUME  I  BRAGOSE,  évêque  deVabre,  vi- 
caire général  de  Toulouse,  pp.  358,  568. 

GUILLAUME  II  DE  BASTIDOS,  évêque  de  'Vabre, 
p.  569. 

GUILLAUME  I,  évêque  de  Viviers,  pp.  41 3,  898. 

GUILLAUME  II,  évêque  de  Viviers,  p.  414. 

GUILLAUME  III  DE  FOLCHET,  évêque  de  Viviers, 
p.  415. 

GUILLAUME  IV  DE  FLAVACOUR,  évêque  de  Vi- 
viers. Voir  aux  évêques  de  Carcassonne. 

GUILLAUME  V,  évêque  de  Viviers,  p.  416, 

GUILLAUME  VI  DE  POITIERS,  évêque  de  Viviers, 
p.  416. 

GUILLAUME  VII  DE  POITIERS,  évêque  de  Vi- 
viers, p.  416. 

GUILLAUME  I,  abbé  d'An ia ne,  p.  448. 

GUILLAUME  II  D'AURIGNAC,  abbé  d'Aniane, 
p.  449. 

GUILLAUME  III  DE  VALLAUQUES,  abbé  d'A- 
niane, p.  449. 

GUILLAUME  IV  DE  PARME,  abbé  d'Aniane, 
p.  448. 

GUILLAUME  V  DE  LAUDUN  ou  DE  LANDORRE, 

abbé  d'Aniane.  Foir  aux  évêques  de  Béziers. 

GUILLAUME  VI,  abbé  d'Aniane,  p.  45o. 
GUILLAUME  I,  abbé  d'Ardorel,  p.  616, 


GUILLAUME  II,  abbé  d'Ardorel,  p.  6i(x 
GUILLAUME    I,    abbé    de    Notre-Dame    d'ArksV 

p.  453. 
GUILLAUME    II,   abbé    de   Notre-Dame    d'Arles, 

p.  404. 
GUILLAUME  VACCA  ou  GAUFRED,  abbé  de  Bel- 

leperche,  puis  évêque  de  Bazas,  pp.  495,  628. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
GUILLAUME   III,    abbé   de    Bonnecombe,    évêque 

d'Ostie,  p.  642. 
GUILLAUME   I    RAIMOND,   abbé   de   Bonnefont» 

p.  634. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
GUILLAUME  III,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
GUILLAUME  IV,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
GUILLAUME  V  LOUP  D'OLSON,  abbé  de  Bonne- 
font, p.  634. 
GUILLAUME    VI    D'AURE,    abbé   de    Bonnefont, 

p.  634. 
GUILLAUME,   abbé   de   Bonnefont,   p.   61 5.    Voir 

ARNAUD  VII  GUILLAUME  DE  MAULÉON. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Boulbonne,  pp.  6i3,  6i5. 
GUILLAUME    II   ROBERT,   abbé   de   Boulbonne, 

p.  6i3. 
GUILLAUME   III    COURT,    abbé   de    Boulbonne, 

évêque  de  Nîmes  &  d'Albi ,  puis  cardinal.  Voir 

aux  évêques  d'Albi. 
GUILLAUME   IV    ROGER,    abbé    de    Boulbonne, 

p.  6i5. 
GUILLAUME,  abbé  de  Cadouin,  p.  3o(5. 
GUILLAUME  I  JOURDAIN,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Calers,  pp.  494,  6îi. 
GUILLAUME   m   DU  FALGAR ,   abbé   de   Calers, 

p.  621. 
GUILLAUME   IV  DE    SAINT-EXUPÈRE ,   abbé  de 

Calers,  p.  621 . 
GUILLAUME  V  ROBERT,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
GUILLAUME  VI   DU  VERDIER ,  abbé   de  Calers, 

p.  621 . 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Cnndeil,  p.  Û24. 
GUILLAUME  III,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 
GUILLAUME  IV,  abbé  de  Candeil,  p.  623. 
GUILLAUME   V   DE   BOISSET,  abbé  de   Candeil, 

pp.  624,  625. 
GUILLAUME  VI  DE  BOISSET,   abbé  de   Candeil, 

p.  626. 
S.  GUILLAUME,  abbé  de  Dijon,  p.  149. 
GUILLAUME  I,   abbé  de   Saint-Martin   du   Cani- 

gou,  pp.  463,  594. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Saint-Martin   du   Cani- 

gou,  pp.  464,  594. 
GUILLAUME  III  DE  CERVOLES,   abbé  de  Saint- 
Martin  du  Canigou,  p.  094. 
GUILLAUME    IV    (III),   abbé   de  Saint-Martin    du 

Canigou,  pp.  464,  394. 
GUILLAUME  V  CATALA,  abbé  de   Saint-Mailiil 

du  Canigou,  p.  094. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  la  Capelle,  p.  645. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


971 


GlIILLAl'IilE  II,  abbé  de  la  Ciipeile,  p.  64"!. 
GUILLAUAIE  I,  :\bhi  de  Saint-Benoît  de  Castres, 

p.  434. 
GUILLAUME  II  AUGER,  abbé  de  Saint-Benoît  de 
Castres,  p.  434. 

Gl'ILLAUME  III,  abbé  de  Saint-Benoît  de  Castres, 
p.  434. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Cannes,  p.  465. 

Gl'ILLAUME  II  D'OLARGUES,  abbé  de  Cannes  8c 
de  Villemagne,  pp.  467,  ôyS. 

GUILLAUME    III    BOSQUET,    abbé    de    Cannes, 
p.  469. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Chambons,  p.  âSg, 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Chambons,  p.  éSp. 

GUILLAUME  III    DE  JOYEUSE,  abbé   de   Cham- 
bons, évéque  d'Alet.   Voir  aux  évêqiies  d'Alet. 

GUILLAUME,  abbé  de  la  Cluse,  p.  588. 

GUILLAUME,  abbé  de  la  Cluse,  p.  689. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Conques,  p.  472. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Conques,  p.  473. 

GUILLAUME  III  DE  CARDAILLAC,  abbé  de  Con- 
ques, p.  474. 

GUILLAUME,  abbé  de  Cruas,  p.  674. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

GUILLAUME  I  ARNAUD,  abbé  d'Eaunes,  p.  63;). 

GUILLAUME  II  DURAND,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 

Gl'ILLAUME  II,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 

GUILLAUME    III    D'AURE,    abbé    de    Feuillans, 
p.  637. 

GUILLAUME  IV  ARNAUD  DE  FALGAR,  abbé  de 
leuillans,  p.  637. 

GUILLAUME  V  DE   BONNEVAL,   abbé  de  Feuil- 
lans, p.  637. 

GUILLAUME   I   ATHON    DE    DURBAN,   abbé  de 
Foix,  p.  849. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Foix,  p.  84g. 
GUILLAUME  III,  abbé  de  Foix,  p.  849. 
GUILLAUME,  abbé  de  Fondouce,  pp.  611,  85 1. 
GUILLAUME-DAVID,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
GUILLAUME  I  BÉLIART,  abbé  de  Franquevaiix, 

p.  63o. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Frézelas,  p.  4J9. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Frézelai,  p.  419. 
GUILLAUME  III,  abbé  de  Frézelas,  p.  430. 
GUILLAUME  IV,  abbé  de  Frézelai,  pp.  43o,  490. 
GUILLAUME,  abbé  de  Gaillac,  p.  597. 
GUILLAUME  I  DE  COMBANOL,  abbé  de  Grand- 

selve,  pp.  607,  612. 
GUILLAUME    II    ROBERT,    abbé   de    Grandselve, 

p.  ûd3. 

GUILLAUME    III    DE    PIRET,    abbé  de   Beaulieu 
en  Rouergue,  puis  de  Grandselve,  p.  610. 

GUILLAUME  IV,  abbé  de  Grandselve,  p.  610. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  La  Gr.issc,  p.  479. 
GUILLAUME    II    DE    CERVIEZ  {corr.    SERVIAN), 
-ibbé  d«  La  Grasse.  Voir  aux  «rèques  de  Béziers. 


GUILLAUME  III  D'ALZONNE  ou  DE  MAU- 
CILLAC,  abbé  de  La  Grasse.  Voir  aux  évèques 
d'Alet. 

GUILLAUME  IV  DE  LUC,  abbé  de  La  Grasse, 
p.  482. 

GUILLAUME  V  DE  PÈRE,  abbé  de  La  Grasse, 
p.  483. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

GUILLAUME  III,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

GUILLAUME  IV  DE  MARCAN ,  abbé  de  Jocou, 
p.  722. 

GUILLAUME  V,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

GUILLAUME  VI,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Joncels,  p.  485. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Joncels,  p.  486. 

GUILLAUME  III  FRÉDOL,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 

GUILLAUME  IV  DE  ROQUELONGUE,  abbé  de 
Joncels,  p.  487. 

GUILLAUME  V  DE  SAINT-JULIEN,  abbé  de  Jon- 
cels, p.  487. 

GUILLAUME  VI  D'ESTOUTEVILLE,  abbé  de  Jon- 
cels. Voir  aux  évêques  de  Lodève. 

GUILLAUME  I  RAIMOND  D'ESPEL,  abbé  de  Lé- 
znt,  p.  49°. 

GUILLAUME  II  DE  RAVAT,  abbé  de  Lézat, 
p.  490. 

GUILLAUME  III  DE  CASTELNAU,  abbé  de  Lézat, 
prieur  de  la  Daurade,  p.  490. 

GUILLAUME  IV  PONS,  abbé  de  Lézat,  pp.  490, 
711. 

GUILLAUME  V  HUNAUD  DE  LANTA,  abbé  de 
Lézat.  Voir  aux  évèques  d'Agde. 

GUILLAUME  VI  RIGAUD,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 

GUILLAUME  VU  RIGAUD,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 

GUILLAUME  VIII  GARSIAS  DE  BENQUE,  abbé 
de  Lézat,  p.  491. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

GUILLAUME  II  DE  MONTMORIN,  abbé  de  Man- 
lieu, p.  493. 

GUILLAUME  I  ARNAUD  DE  DALBS,  abbé  du 
Mas-d'Azil,  p.  494. 

GUILLAUME  II  PIERRE,  abbé  du  Mas-d'Azil, 
p.  495. 

GUILLAUME  III  ARNAUD  DE  DALBS,  abbé  du 
Mas-d'Azil,   p.  495. 

GUILLAUME  IV  DE  CALVAIRE,  abbé  du  Mas- 
d'Azil,  p.  495. 

GULLAUME  I  ROBERT,  abbé  du  Mas-Garnicr, 
pp.  588,  607. 

GUILI.;«UME  II  RATIER,  abbé  du  Mas-Garnicr, 
p.  588. 

GUILLAUME  Hl  D'ALAHAN,  abbé  du   Mas-Gar- 

nier,  p.  588. 
GUILLAUME  IV  DE  MIERS ,   abbé  du    Mas  Gar- 

nier,  pp.  5i9,  589. 
Gl'ILLAUME  V  DE  GUIL'-.FUW!N,  abbé  du  Mns- 

Garnier,  p.  591 . 

GUILLAUME  I  DE  MONESTIER,  nbbé  ds  Mazan, 
p.  602, 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


GUILLAUME  II  DARNAUD  DE  SAUGUE,  abbé  de 

M.iznn,  p.  6o3. 
GUILLAUME    DE    BESSENS,    abbé    de    Moissac, 

p.  367. 
Gl'ILLAUME,  abbé  de  Moissac,  p.  368. 
GUILLAUME    I    HUGUES,    abbé    de    Montolleu  , 

p.  457. 
GUILLAUME  II  D'AURE   ou   de   Poyane,  abbé  de 

Montolievi,  pp.  3i9,  4.^9. 
GUILLAUME   III    DE    CANTISE  {corr.    GANTÉS), 

abbé  de  Montolieii,  p.  460. 
GUILLAUME  IV  DE  ROQUEFORT,  abbé  de  Mon- 

tolieu.  Voir  aux  évéques  d'AIet. 
GUILLAUME    I    DE    BENQUE,    abbé    de    Nizors, 

p.    643. 
Gl^LLAUME  II  DE  MONTECH,  abbé  de    Nizors, 

p.  643. 
GtULLAUME  I  PHILAUD  ou  PHARALDUS,   abbé 

de  Psalmodi,  pp.  607,  719. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Psalmodi,  p.  507. 
GUILLAUME  III,  abbé  de  Psalmodi,  p.  607. 
GUILLAUME  IV,  abbé  de  Psalmodi,  pp.  278,  Soy. 
GI-'ILLAUME  V,  abbé  de  Psalmodi,  p.  Soy. 
GUILLAUME  VI,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o8. 
GUILLAUME   VII   COLOMB,   abbé    de    Psalmodi, 

p.  5o8. 
GUILLAUME  VIII    DE    SAINT-FÉLIX,    abbé    de 

Psalmodi,  p.  609. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Quarante,  p.  Ô6i\. 
GUILLAUME    III    DE    SAINT-PIERRE,    abbé   de 

Quarante,  p.  564. 
GUILLAUME  IV  DE  SAINT  -  MAURICE ,    abbé   de 

Quarante,  p.  565. 
GUILLAUME  V  DE    LA    VOLPILLIÈRE,   abbé   de 

Quarante,  p.  565. 
GUILLAUME   I    DE    MURVIEL ,    abbé    de    Saint- 

Aphrodise,  p.  497. 

GUILLAUME    II    DE    MARGON ,   abbé   de   Saint- 

Aplirodise,  pp.  497,  577. 
GUILLAUME  III  DE  REQUOSEILLE  ou  ROQUE- 

SEILLE  (ROCOZELS),  abbé  de  Saint-Aphrodise. 

Voir  aux  évéques  de  Béziers. 

Gl'I'.LAUME  IV  DE  LA  BROUE,  abbé  de  Saint- 
Aphrodise.  Voir  aux   archevêques  de  Narbonne. 

GUILLAUME  V,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  498. 
GUILLAUME  VI  CAJOT,  abbé  commendataire  de 
Saint-Aphrodise,  p.  499. 

GUILLAUME  I  DE  CAPDENAC,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  p.  571 . 

GUILLAUME  II  DE  SALIGNAC,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  p.  571. 

GUILLAUME  III,  abbé  de  Saint-Chaffre,   p.   571. 

GUILLAUME  IV,   abbé   d«   Saint-Chaffre,   p.   571. 

GUILLAUME  V  DE  VARIE,  abbé  de  Saint-Chaffre, 
p.  572. 

GUILLAUME  VI  DE  MONTCLAR,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  p.  572. 

GUILLAUME  VII,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  672. 

GUILLAUME  I,  abbé   de  Saint-Chinian,  p.  529. 


GUILLAUME  II,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  529. 
GUILLAUME    III    DE    CAISSAC,    abbé   de    Saint- 
Chinian,  p.  53i. 

GUILLAUME  IV  PELET  DE    LA  VÉRUNE,    abbé 
de  Saint-Chinian,  p.  53i. 

GUILLAUME,  abbé  de  Saint-Fra)Oul,  p.  768. 

GUILLAUME-ARNAUD,    abbé    de    Saint-Frajoul , 
p.  768. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  535. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Saint-Genis  des   Fontai- 
nes, p.  535. 

GUILLAUME  III,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5i8. 

GUILLAUME  II  DE  MIERS,  abbé  de  Saint-Gilles. 
Voir  aux  abbés  de  Mas-Garnier. 

GUILLAUME  III  JACQUET,  nommé  par  les  calvi- 
nistes abbé  de  Saint-Gilles,  p.  52 1. 

GUILLAUME  IV  DE  NOSET,  abbé  de  Saint-Gilles, 
p.   021. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  540. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Samt-Guillam,  pp.  263, 
540. 

GUILLAUME  IH  DE  ROQUEFEUIL,  abbé  de  Saint- 
Guillem,  p.  541 . 

GUILLAUME  IV  DES   DEUX  -  VIERGES ,   abbé    de 
Saint-Guillem,  pp.  449,  54r. 

GUILLAUME    V    DE     MOSTUÉJOULS,     abbé     de 
Saint-Guillem,  p.  541. 

GUILLAUME     VI     DE     LESCAMELLE,    abbé    de 
Saint-Guillem,  p.  542. 

GUILLAUME  VII  DE  CENARET,  abbé  de   Saint- 
Guillem,  p.  543. 

GUILLAUME   VIII    BRIÇONNET,    abbé   de   Saint- 
Guillem,  p.  543. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  346. 

GUILLAUME  II  PIERRE,  abbé  de  Saint-Hilairc, 
p.  547. 

GUILLAUME  III,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  547. 

GUILLAUME  IV  BABON,  abbé   de  Saint-Hilaire, 
p.   548. 

GUILLAUME  I  BERNARD,  abbé  de  Saint-Jacques, 
p.    584. 

GUILLAUME  II  ARNAUD,  abbé  de  Saint-Jacques, 
p.   585. 

GUILLAUME  III  BERNARD,   abbé  de  Saint- Jac- 
ques, p.  584. 

GUILLAUME  IV  SERMAR,  abbé  de  Saint-Jacques, 
p.  585. 

GUILLAUME,    abbé    de    Saint -Martin    de    Lez, 
p.   723. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Papoul,  p.  444. 

GUILLAUME  II,  abbé  de  Saint-Papoul,  p.  444. 

GUILLAUME    III     JOSEPH     D'ABZAC ,    abbé    de 
Saint-Papoul,  p.  446. 

GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne, 
p.   5o2. 

GUILLAUME  II  GAUSBERT,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  5o2. 

GUILLAUME  III  PEYRONET,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  5o3. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES 

abbé   de   Saint-Paul   do 


;3 


GUILLAUME  IV  GERSE 

Narbonne,  p.  5o3. 
GUILLAUME    V    DE    FONTCOUVERTE,    abba    de 

Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  5o3. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières, 

p.  419. 
GUILLAUME  II  DE  L'ISLE,    abb»   de   Saint-Pons 

de  Thomières,  p.  419. 
GUILLAUME  III  DE  PAULIN,  abbé  de  Saint-Pons 

de  Thomières,  p.  419. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodèvc, 

p.    802. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodèvc, 

p.    8o3. 
GUILLAUME  III,   abbé   de   Saint-Sauveur  de  Lo- 

dève,  p.  804. 
GUILLAUME  DE  CANTEZ,  abbé  de  Saint-Sernin, 

prévôt   de   Samt-Étienne  de  Toulouse,  pp.  Ô2Ô, 

691. 
GUILLAUME    I    DE    SEVERAC ,    abbé    de    Snint- 

Théodard,  p.  423. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  42:). 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  553. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.   558. 
GUILLAUME  III  D'UZÈS,  abbé  de  Saint-Thibéry, 

p.  558. 
GUILLAUME  IV  MARTIN  DE  PÉZÉNAS,  abbé  de 

Saint-Thibéry,  p.  559. 
GUILLAUME  V  DE    CANILLAC,   abbé  de    Saint- 
Thibéry,  p.  559. 
GUILLAUME    VI    NICOLAS    DE    PARIS,    abbé  de 

S.iint-Thibéry,  p.  56i. 
GUILLAUME-BERTRAND,  abbé  de  Soréde,  p.  562. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i2. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Sorèze,  p.  5 12. 
GUILLAUME,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
GUILLAUME  I,  abbé  de  Vajal,  p.  61  5. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Vajal,  p.  61 5. 
Gl'ILLAUME    DE    SAUZET,    abbé   de  Vallbona , 

p.   790. 
GUILLAUME  I  DE  LIÉCAN,  abbé  de  Valmagnc, 

p.  618. 
GUILLAUME  II,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
Gl'ILLAUME  III,  abbé  de  Valmagne,  p.  61  3. 
GUILLAUME   IV   GUITARD,   abbé  de  Valmagne, 

p.  618. 
GUILLAUME  V,  abbé  de  Valm.ngne,  p.  618. 
GUILLAUME  VI  DE  MARION,  abbé  de  Valmagne, 

p.  618. 
Gl'ILLAUME  I,   moine   de   Bonnefont,    prieur  ou 

jiremier  abbé  de  ViUelongue,  p.  63  1. 

G,  ILLAUME  II,  abbé  de  ViUelongue,  p.  63  1. 
GUILLAUME  III  RAIMOND,  abbé  de  Villelongue, 
p.  63 1. 

GUILLAUME    IV    PIERRE,    abbé   de   Villelongue, 
p.  63z. 

GUILLAUME  D'OLARGUE,    abbé   de  ViUemagne. 

Voir  aux  abbés  de  Cannes. 
GUILLAUME,  archidiacre  de  Paris,  p.  263. 
GUILLAUME  BARDIN,  prévôt  de  Fréjus,  p.  547. 


GUILLAUMIÎ- PIERRE,  évèquc  d'Albi,  prévôt  du 
Saint-Saivi.   Voir  aux  évêques  d'Albi. 

GUILLAUME,  prévôt  de  Salnt-Salvi,  p.  583. 

GUILLAUME  D'AIX,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 

GUILLAUME  D'ALCONAT,  prieur  de  Bonnefoy, 
pp.  602,  649. 

GUILLAUME  D'AMPLEPUY,  prieur  de  Bonnefoy, 
p.  65o. 

GUILLAUME  DE  FOURCHADE,  prieur  de  Bonne- 
foy, p.  649. 

GUILLAUME  LOUP,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 

GUILLAUME  DE  MONTAREL,  prieur  de  Bonne- 
foy, p.  65o. 

GUILLAUME  DE  RUMILHON,  prieur  de  Bonne- 
foy, p.  65 1 . 

GUILLAUME,  prieur  de  Foix,  p.  849. 
GUILLAUME   FUMET,   chanoine  de  Saint-SaIvi, 
prieur  de  Saint-Affrique,  p.  663. 

GUILLAUME  DE  SAINT-CLAIR,  prieur  de  Saint- 
Germier  de  Muret.  Voir  GUILLEM. 

GUILLAUME   II,    prieur   de    Saint-Saturnin    du 

Port,  pp.  25o,  868. 
GUILLAUME  ROSTAING,  prieur  de  Sauve,  p.  720. 
GUILLAUME  DE  LA  ROUE,  prieur  de  Souyigny, 

p.  493. 

GUILLAUME    DU     BÉAGE,    prieur    de   Thueyts, 

p.   602. 
GUILLAUME  GINESTOUS,   chanoine  d'Aubrac  & 

procureur  du  dom,  p.  892. 
GUILLAUME   DE   NARBONNE,   chanoine   de  Bé- 

ziers,  p.  577. 
GUILLAUME  D'ÉTAMPES,   chanoine  de  Carcas- 

sonne,  p.  336. 
GUILLAUME  ROLAND,  chanoine  de  Paris,  p.  473. 
GUILLAUME  BALADE,  prêtre,  p.  469. 
GUILLAUME,  diacre,  p.  Sol. 
GUILLAUME- SICARD,    religieux    de   Saint-Chi- 

nian,  p.  53o. 
■  GUILLAUME,    neveu    de    Guillaume    de    Joyeuse, 

p.  414. 
GUILLAUME  MERCHIN,   vicaire   général  de   Lec- 

toure,  p.  368. 
GUILLAUME  LE  BAS,  grand-maître  de  l'ordre  de 

la   Merci,  p.  824. 

GUILLAUME  I  LE  PIEUX,  duc  d'Aquitaine  Se 
marquis  de  Gothie,  pp.  24,  25,  80,  83. 

GUILLAUME  II,  duc  d'Aquitaine,  comte  particu- 
lier de  Vclai,  pp.  24,  53,  80,  85  ;  n'a  pas  suc- 
cédé à  Guillaume  le  Pieux,  son  oncle,  dans  le 
marquisat  de  Gothie,  pp.  24,  25,  26. 

GUILLAUME  TÊTE  D'ÉTOUPE,  duc  d'Aqui- 
taine, pp.  81 ,  85. 

GUILLAUME  FIER-A-BRAS,  duc  d'Aquitaine, 
p.  85. 

GUILLAUME  VII,  duc  d'Aquitaine,  comte  de  Poi- 
tiers, p.  89. 

GUILL.AUME  IX,  duc  d'Aquitaine,  second  mari 
de  Philippe  de  Toulouse,  pp.  3i,  206,  221,690. 

GUILLAUME  X,  comte  de  Poitiers  &  d'Aquitaine} 
époque  &  heu  de  sa  naissance,  pp.  208,  221. 


974 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES, 


GUILLAUME  I ,  cointo  d'Arles  ou  de  Provence, 
pp.  58,  6i,   I  48. 

GUILLAUME  ARNAUD,  comte  d'Astarac,  p.  352. 

GUILLAUME  [IV],  frère  de  Gui,  comte  d'Auver- 
gne, p.  91. 

GlULLAUME  [V],  comte  d'Auvergne,  pp.  3o,  91. 

GUILLAUME   [VI],  comte  d'Auvergne,  p.  91. 

GUILLAUME  [VII]  LE  JEUNE  ou  LE  GRAND, 
comte  d'Auvergne,  est  le  premier  qui  ait  porté 
le  titre  de  dauphin  d'Auvergne,  p.  91. 

GUILLAUME   [VIII],  comte  d'Auvergne,  p.  91. 

GUILLAUME  I  LE  GROS,  comte  de  Eesalu  &  de 
Fenouillèdes,  pp.   144,  453,  723,  792. 

GUILLAUME  II  Trunnus.  comte  de  Besalu  &  de 
Fenouillèdes,  p.  144. 

GUILLAUME-RAIMOND,  comte  de  Carcassonnc, 
pp.  1 13,  733. 

GUILLAUME-RAIMOND,  comte  de  Cerdagne, 
pp.   144,  341,  794. 

GUILLAUME -JOURDAIN,  comte  de  Cerdagne, 
pp.  144,  145,  168,  196,  212,  794. 

GUILLAUME,  comte  en  partie  de  Comrainges, 
p.  ii3. 

GUILLAUME,  comte  de  Comminges,  p.   1 13. 

GUILLAUME,  comte  de  Forcalquier,  pp.  (jt,  77. 

GUILLAUME,  comte  de  Marseille,  frère  de  Pons, 
évêque,  p.  65. 

GUILLAUME,  comte  d'Orange  en  partie,  p.   184. 

GUILLAUME  I,  duc,  comte  ou  marquis  de  Pro- 
vence, avec  son  frère,  p.  6i. 

GUILLAUME  II,  comte  ou  marquis  de  Provence, 
p.  6,. 

GUILLAUME  III,  comte  ou  marquis  de  Provence, 
p.  61. 

GUILLAUME  II  BERTRAND,  comte  de  Provence, 
premier  comte  de  Forcalquier,  p.  61. 

Gl'iLLAUME,  comte  de  Rodez,  pp.  289,  8co. 

GUILLAUME  I  AU  COURT  NEZ,  comte  de  Tou- 
louse, pp.  578,  86(1  ;  ses  reliques,  p.  543. 

GUILLAUME  III  TAILLEFER,  comte  de  Toulouse, 
pp.  27,  3o,  40,  42,  66,  148,  i5i,  i65,  329,  507. 

GUILLAUME  IV,  comte  de  Toulouse,  pp.  28,  3i, 
61,  191,  193,  200,  214,  353,  693,  709. 

GUILLAUME,  comte,  de  la  famille  des  comtes  de 
Gévaudan,  pp.  3o,  139. 

GUILLAUME,  fils  de  Guillaume  II,  comte  de  Pro- 
vence, p.  61. 

GUILLAUME,  vicomte  de  Béziers  &  d'Agde, 
pp.  io3,  104,   I  14,  557,  yiS. 

GUILLAUME,  vicomte  de  Cardone,  p.  480. 
Gl'iLLAUME,  vicomte  de  Castelnou,  pp.  480,  562. 
GUILLAUME     ULGER ,    vicomte    de     Castelnau, 
pp.  341,  342. 

GL^ILLAUME,  vicomte  de  Joyeuse,  maréchal  de 
France,  p.  258. 

GL  ILLAUME,  vicomte  de  Minerve,  pp.  234,  564. 
GUILLAUME,  fils  d'Armand  111,  vicomte  de  Poli- 
gnac,  p.  5o. 

GL  (LLAUME,  soigneur  de  Chàfeauvcrt,  p.  333. 
GUILLAUMli  1)!'.  POITIERS,    seigneur    de   F.iy    & 
de  Mézenc,  p.  660. 


GUILLAUME,    seigneur    du    château    de    Lavaur, 

p.  438. 
GUILLAUME -JOURDAIN,    seigneur    de    Mézenc, 

p.  649. 

GUILLAUME  DE  NARBONNE,  seigneur  de  Mon- 
taigu,  p.  681 . 

GUILLAUME  I  ou  GUI,  seigneur  de  Montpellier, 
pp.   18  r,  184. 

GUILLAUME  II,  seigneur  de  Montpellier,  pp.  181, 

184. 
GUILLAUME  UI,  seigneur  de  Montpellier,  fils  de 

Béliarde,  pp.   181 ,  184. 

GUILLAUME  IV,  seigneur  en  partie  de  Montpel- 
lier, pp.   179,  184. 

GUILLAUME  V,  seigneur  de  Montpellier,  pp.  184, 
83o;  son  retour  de  la  Terre-Sainte,  p.  217. 

GUILLAUME  VI,  seigneur  de  Montpellier,  reli- 
gieux de  Grandselve,  pp.  177,  184,  249,  314, 
449,  8o3,  819,  829,  83oj  prend  l'habit  monas- 
tique à  l'abbaye  de  Grandselve,  p.    182, 

GUILLAUME  VII,  seigneur  de  Montpellier, 
pp.   184,  819. 

GUILLAUME  VHI,  seigneur  de  Montpellier, 
pp.  184,  289,  608,  619,  8.23,  829,  83o. 

GUILLAUME,  frère  de  Guillaume  VIII,  seigneur 
de  Montpellier,  p.  184. 

GUILLAUME,  seigneur  d'Omelas,  pp.   184,  617. 
GUILLAUME,  seigneur  d'Orange  pour  un  quart, 
p.   184. 

GUILLAUME,  seigneur  de  Tortose,  p.  184. 
GUILLAUME-RAINON,  seigneur  d'Uzès,  p.  228. 
GUILL.4UME    dit    MARTOREL,   seigneur  d'Uzès, 

p.  2:8. 
GUILLAUME    PELET ,    seigneur    de    la    Vérune, 

p.    322. 

GUILLAUME,  p.  276. 

GUILLAUME  BARREAU,  secrétaire  du  roi,  p.  408. 
GUILLAUME  LE  BLANC,  p.  474. 
GUILLAUME  BONALD,  frère  de  Jean  Eonald.évc- 
que  de  Maguelonne,  p.  323. 

GUILLAUME  GANDALE,  p.  578. 
GUILHEM,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
GUILLELMINE,  femme  de  Bernard,  p.  480. 
GUILLEM  DE  CANTES,  prévôt   de   Saint-Étienne 
de  Toulouse.  Voir  aux  abbés  de  Saint-Sernin. 

GUILLEM,  prévôt  de  Saint-Germier  de  Muret, 
p.  710. 

GUILLEM  DE  SAINT-CLAR,  prévôt  de  Saint-Ger- 
mier de  Muret,  pp.  490,  710. 

GUILLEM  DE  ROËR,  prévôt  de  Saint-Germier  de 
Muret,  p.  711. 

GUILLEM,  prieur  de  Bergerac,  p.  612. 
GUILLEM,  prieur  de  la  Daurade,  p.  693. 
GUILLEM,  prieur  do  Saint-Antoine  de  Toulouse, 
p.   692. 

GUILLEM  DE  DALBS ,  prieur  de  Saint-Antoine 
de  Toulouse,  p.  692. 

GUILLEM  DU  LAC,  prieur  de  Sainte-Eugénie 
des  Corbiéres    Et  des  dieux,    pp.  682,  688. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


975 


GUILLEM  NANT,  religieux  de  Valcros,  fondateur 
de  Fontcaude,  p.  863. 

GUlLLEiNI  DE  MALHORGUES,  donat  &  frère  de 
la  Salvetat,  p.  765. 

GUILLEM,  fils  de  Bernard-Aimard,  p.  653, 

GIULLEjM  ALQUIER,  fondateur  de  Cassan,  p.  j^i. 

GUILLEM-ROGER,  seigneur  de  Mirepoix,  p.  612. 

GUILLEM  SAISSET,  seigneur  de  Clermont-sur- 
Garonne,  p.  609. 

GUILLEM-ANDRÉ,  bourgeois  de  Nimes,  p.  838. 

GUILLEM.  foir  GUILLAUME,  seigneurs  de  Mont- 
pellier, p.   1 85. 

GUILLEMETTE,  abbesse  de  Fabas,  pp.  627,  643. 

Gl'ILLEMETTE  I  DE  MASCARON,  abbesse  de  la 
Font,  p.  837. 

GUILLEMETTE  II  DE  MASCARON,  abbesse  de  la 
Font,  p.  837. 

GUILLEMETTE  m  CADELLE,  abbesse  de  la  Font, 
p.  837. 

GUILLEMETTE  IV  DE  REPOS,  abbesse  de  la  Font, 
p.   837. 

GUILLEMETTE,  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 

GUILLEMETTE  DE  LAUZIÈRE,  abbesse  de  Gor- 
jan, p.  802. 

GUILLEMETTE  DES  ORTALS,  abbesse  des  Olieux, 
p.  687. 

GUILLEMETTE,  abbesse  de  Rieunette,  pp.  029, 
647. 

GUILLEMETTE  DE  PRADELLES ,  abbesse  de 
Saint-Geniès,  p.  826. 

GUILLEMETTE  DÉODATE  ou  DAUDÈZE,  abbesse 
de  Vignogoul,  p.  827. 

GUILLEMETTE,  comtesse  de  Melgueil,  p.   175. 
GUILLEMETTE,  fille  de  Raimond-Bernard  Tren- 

cavel,  vicomte  de  Nimes  &  vicomtesse  de  Bruni- 

quel,  p.  io5. 

GUILLEMETTE,  femme  de  Bernard-Aton,  vicomte 

de  Nimes,  p.    184. 
GUILLEMETTE,  sœur  de  Raimond  VII,  comte  de 

Toulouse  &  femme  de  Barrai  de   Baux,   prince 

d'Orange,  p.  3i. 

GUILLEMETTE  DE  MONTPELLIER,  femme  de 
Bernard  IV,  comte  de  Substantion,  pp.  io5, 
178,   184. 

GUILLEMETTE  DE  MONTPELLIER,  femme  de 
Gaucelin,  baron  de  Lunel,  p.  260. 

GUILLEMETTE,  femme  d'Elzéar  IV,  seigneur 
d'Uzès,  p.  228. 

GUILLEMETTE,  femme  de  Rainon  IV,  seigneur 
d'Uzès,  p.  228. 

GUILLEMETTE,  de  la  famille  des  comtes  de  Sub- 
stantion, p.   178. 

GUILLEMETTE  REINE,  sœur  de  Clément  VI, 
p.  254. 

Gl^ILLEMETTE,  promise  à  Raimond  d'Anduze  de 
Roquefeuil,  p.   184. 

GUILLEMETTE,  femme  de  Hugo  d'AIfier,  séné- 
chal de  Toulouse,  p.  3. 

GUILLERMO  GUIFREDO,  GUILLAUME,  évêquc 
d'Urgel,  pp.    104,  ijo-j. 


eveque 


GUILLERMO  ARNALDO  DE  MONTFERRER,  évc- 
que  d'Urgel,  p.  908. 

GUILLERMO      ARNALDO     DE     PAT  AU , 
d'Urgel,  p.  909. 

GUILLERMO  DE  MONCADA  (F.),  évêque  d'Urgel, 
p.  909. 

GUILLIA,  femme  de  l'évêque  Radulfus,  p.  906. 
GUILLOT  DE  MONTDÉSIR  (N.),  abbé  de  Saint- 
Jacques,  p.  586. 

GUIMERA,  évêque  de  Carcassonne.  Y  a-t-il  eu 
plusieurs  évéques  de  ce  nom,  pp.  55,  369.  Voir 
S.  GIMER. 

GUIMERA,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453. 
GUIMERA,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  535. 
GUIMERA,  p.  546. 

GUINABERT  ou  CUNIBERT,  abbé  de  Saint-Guil- 
lem,  p.  539. 

GUIRARD,  fils  de  Gaufred  &.  deTrencavelle,  p.  36i. 

Voir  GÉRARD. 
GUIRAUD,  cardinal-évêque  d'Ostie,  pp.   109,  657. 
Gl'IRAUD,  archevêque   d'Aix,   p.    867.    Fo':r  GÉ- 

RAUD. 

GUIRAUD  I  ou  GÉRAUD,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

GUIRAUD  II,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

GUIRAUD,  abbé  de  Lézat,  p.  489. 

GUIRAUD,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  585. 

GUIRAUD,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne, 
p.  504. 

GUIRAUD,  abbé  de  la  Sauve,  p.  486. 

GUIRAUD,  prieur  de  Notre-Dame  d'Espira,  p.  343. 

GUIRAUD  D'ALATHZ,  prieur  de  Moissac,  p.  606. 

GUIRAUD  SALOMON,  p.  498. 

GUIRAUDE  ou  GÉRAUDE,  abbesse  de  la  Font, 
p.  837. 

GUISCARD  ou  GUICHARD  D'AUBUSSON,  évêque 
de  Carcassonne.  Foir  GUICHARD. 

GUISCARD-AIMERI,  prieur  de  Saint-Gilles  &  mi- 
nistre de  l'hôpital,  p.  693. 

GUISE  (cardinal  de),  p.  270. 

Gl'ISE,  de  la  famille  des  seigneurs  d'Uzès,  p.  228. 

GUISLA,  comtesse  de  Cerdagne,  p.  907. 

GUISLE,  femme  de  Guisfred,  comte  de  Cerdagne, 
p.  463. 

GUISLE,  femme  de  Bérenger,  comte  de  Substan- 
tion, p.   178. 

GUISLA,  mère  de  S.  Ermengol,  évêque  d'Urgel, 
vicomtesse  de  Confient,  pp.  906,  907. 

GUITARD  DE  RATTE,  abbé  de  Saint-Chinian  & 
de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  évêque  de  Mont- 
pellier, pp.  180,  325,  532,  804. 

GUITARD,  abbé  de  Joncels,  p.  486. 
GUITARD,  abbé  de  Saint-Salvi,  p.  582. 
GUITARD,  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 
GUITARD,  prieur  de  Saint-Salvi,  p.  582. 
GUMILDUS  ou  GUIMULDUS,  évêque  de  Mague- 
lonne,  p.  3i3. 

GUYONNET  DE  MONBALEN  (N.),  abbé  de  Calers, 
p.  622. 


976 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


H 


HAIE  (Yolande  de  la),  p.  483. 

HALI,  duc  ou  gouverneur  sarrasin  de  Dénia  &  des 
îles  Baléares,  p.  276. 

HAMELIN  ou  AMEIL  DE  LAUTREC,  évêque  de 
Conserans,  p.  38 r. 

HARDOUIN  FORTIN  DE  LA  HOQUETTE,  arche- 
vêque de  Sens,  p.  3i  1 . 

HARDOUIN,  évêque  du  Puy,  p.  400. 

HARDOUIN  DE  PÉRÉFIXE  DE  BEAUMONT,  évo- 
que de  Rodez,  archevêque  de  Paris,  p.  876. 

HARDOUIN  (N.),  abbé  de  Ccndras,  p.  719. 

Habenc,  château  à  douze  milles  d'Antioche,  p.  238. 

HARMOND.  Koir  ARIMOND,  évêque  d'Uzès,  p.  299. 

HATON  ou   ATON,  évêque  de  Viviers,  p.  4i3. 

Hauterive  (église  d'),  p.  479  (Aude),  commune 
d'Ornaisons  (?). 

Hautpoul  (Saint-Pierre  d'),  église,  p.  262  (Tarn), 
commune  de  Ma^amct. 

HAUTPOUL  (Arnaud  d'),  p.  4ÛS. 

—  (Pierre-Raiinond  d'),  pp.  46.5,  5oi. 

HECTOR  DE  BOURBON,  archevêque  de  Toulouse, 
évêque   de  Lavaur,  pp.  255,  3âo,  439. 

HECTOR  D'OSSUN,  évêque  de  Conserans,  p.  382. 

HECTOR  DOUVRIER,  évêque  de  Nimes,  p,  284. 

HECTOR,  évêque  du  Puy,  p.  400. 

HECTOR  DE  MAZERNES,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

HECTOR  DE  NELEVILLE  ou  DE  LIGUEVILLE, 
abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  p.  804. 

HELDIN,  vicomte  de  Lodève,  p.  448.  FoiV  HILDIN. 

HÉLÈNE  DE  SALVANHAC,  prieure  de  la  Salvc- 
tat,  p.  766. 

HÉLÈNE  ou  ELECTRE,  femme  de  Bertrand,  comte 
de  Toulouse,  p.   196. 

HÉLIE  DE  POMPADOUR,  évêque  d'Alet  &  de  Vi- 
viers, pp.  416,  423. 

HÉLIE,  évêque  de  Mirepoix,  p.  435. 

HÉLIE  DE  SAINT-YRIEIX.,  évêque  d'Uzès,  p.  3oi. 

HÉLIE,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 

HÉLIE,  abbé  de  Conques,  pp.  471,  472. 

HÉLIE  I,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

HÉLIE  II,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

HÉLIE,  abbé  de  Grandselve,  p.  ûo8. 

HÉLIE  I,  abbé  de  La  Grasse,  p.  478. 

HÉLIE  II  DE  CHAMPIERS,  abbé  de  La  Grasse, 
p.  481. 

HÉLIE  DE  CHALEZ,  abbé  de  Montolieu,  pp.  335, 
460. 

HÉLIE,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  497. 

HÈLION  JOFROY,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  584. 

HÉLISACHAR,  évêque  de  Toulouse,  p.  352. 

HELMERADE,  évêque  d'Elne,  p.  040. 

HELZÉARD  DE  CESSERAS,  abbé  de  Castres, 
p.  434. 

HENRI,  cardinal-cvêque  d'Alb.ino,  légat  apostoli- 
que, p.  8 i5. 


HENRI  DE  NESMOND,  archevêque  de  Toulouse  & 

d'Albi,    évêque    de   Montauban,  abbé   du    Mas- 

Garnier,  pp.  364,  390,  427,  591. 
HENRI  I,    évêque   d'Alet,    p.    423;    évêque   de  Va- 

br«  (i*),  ne  peut  trouver  place  dans  la  liste  de  ces 

derniers,  p.  568. 
HENRI  II,  évêque  d'Alet,  p.  423. 
HENRI  DE  PRÉS  DE  MONTPEZAT,  évêque  nommé 

de  Montauban,  p.  427. 
HENRI  DE  SPONDE,  évêque  de  Pamiers,  pp.  43,9, 

432. 
HENRI-GASTON    DE    LÉVIS-LÈRAN ,    évêque    de 

Pamiers,  p.  4j3. 
HF.NRI  CAUCHON  DE  MAUPAS  DU  TAUR,   évê- 
que du  Puy,  p.  410. 
HENRI  DE  LA  MOTHE-HOUDANCOURT,  évêque 

de  Rennes,  p.  396. 
HENRI  DE  SÉVERY,   évêque   de   Rodez,   pp.   874, 

877. 

HENRI-RENOIT-3ULES  DE  BÉTHISY  DE  MÉ- 
ZIÈRES,  évêque  d'Uzès,  pp.  804,  865. 

HENRI  DE  VILLARS,  évêque  de  Viviers,  p.  415. 
HENRI   LE  ROND,  prévôt  de  Montauban,  abbé  dî 

Cendras,  p.  719' 
HENRI    I    DE     LORRAINE,    abbé    de    Chambons, 

peut-être  d'Eaunes,  p.  640.   Voir  plus  bas, 

HENRI  II  FRANÇOIS-XAVIER  DE  KELZUNCE  DE 
CASTELMORON,  évêque  de  Marseille,  abbé  do 
Chambons,  p.  640. 

HENRI  DE  CARDONNE,  abbé  de  Ciixa,  p.  477. 

HENRI  I  DE  LORRAINE,  abbé   d'Eaunes,  p.  615. 

HENRI  II  AUTEMART,  abbé  d'Eaunes,  p.  636. 

HENRI- ACHILLE  DE  LA  ROCHEFOUCAULD, 
abbé  de  Fontfroide  &de  la  Chaise-Dieu,  p.  620. 

HENRI  DE  LA  ROCHEFOUCAULD,  abbé  de  Font- 
froide, p.  620. 
HENRI,  abbé  de  Gaillac,  p.  597. 
HENRI  DE  THÉSAN,  abbé  de  Joncels,  p.  488. 
HENRI  DARDIER,  abbé  commendatairc  du   Mas- 

d'Azil,  p.  495. 
HENRI  GEOFFROI,  abbé  de  Quarante,  p.  565. 
HENRI  DE  DISIMIEU,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 

p.  5oo. 
HENRI    DE   SAINT-NECTAIRE,    abbé    de    Saint- 

Chaffre,  p.  673. 
HENRI,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 
HENRI  I   D'AUTEMAR,    abbé   de    Saint-Paul    de 

Narbonne,  p.  5c5. 
HENRI  II   D'AUTEMAR,   abbé   de   Saint-Paul   de 

Narbonne,  p.  5o5. 
HENRI- ANTOINE    DE    LA    FITTE-MARIA ,   abbé 

de  Saint-Polycarpc,  p.  555. 

HENRI  D'ALBON,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lo- 
dève, p.  804. 

HENRI  DE  ROSSET  DE  CEILHES  DE  ROCOZELS, 
abbé  de  Saint-Sernin  &  de  Sorèze,  pp.  5i4, 
527. 

HENRI  DELMAS,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 

HENRI  DE  THÉSAN  DE  SAZES,  abbé  de  Va!ma- 
F,ne,  p.  618. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


977 


HENRI    DE    MARCASSUS,    abbé    de  Villelongiie, 

p.   633. 
HENRI  DE  THÉZAN,  abbé  de  Villemagne,  p.  58o. 
HENRI    I,   cardinal  de  Sainte-Sabine,  prieur   du 

Pont-Saint-Esprit,  p.  868. 
HENRI  II  OSWALD  DE  LA  TOUR  D'AUVERGNE, 

prieur   du    Pont-Saint-Esprit,    abbé    de    Cluny, 

p.    869. 
HENRI    FORNIER,    religieux    de    Saint-Victor    de 

Marseille,  p.  532. 
HENRI  I,  roi   de  France;  âge  qu'il  avait  quand  il 

mourut,  p.   i.lS. 
HENRI  I  L'OISELEUR,  roi  de  Germanie,  p.  9. 
HENRI  IV,  empereur  &  roi  de  la  Bourgogne Trans- 

jurane,  p.  72. 
HENRI  II,  roi  d'Angleterre,  pp.  226,  23 1. 
HENRI  ni,  roi  d'Angleterre,  p.  608. 
HENRI  DE  BOURBON,  prince  de  Condé,  p.  652. 
HENRI  I,  comte  de  Rodez,  pp.  641,  871. 
HENRI  III,  comte  de  Rodez,  p.  882. 
HENRI    IV,   comte    de    Rouergue,   pp.    878,    880, 

885,  896. 
HENRI,  vicomte  de  Cerdagne,  p.   144. 
HENRI,  fils  de  Guillaume  Taillefer,  comte  de  Tou- 
louse, &  d'Arsinde,  p.  3o. 
HENRIETTE     DE     CAUSAN ,    abbesse    de    Fabas, 

p.  645. 
HERACLE,  vicomte  de  Polignac  (an  88  j),  p.  49. 
HÉRACLE,     vicomte     de     Polignac    (an     1089), 

p.  So. 
HÉRACLE,  vicomte  de  Polignac  (an  1  154),  p.  602. 

Foir  HERCULE. 
HÉRACLE,   seigneur   de  Montlaur,   en    Vivarais, 

p.   602. 
HÉRACLIANUS,  évêque  de  Toulouse,  p.  3/i  1 . 
HERCULE    DE    L'ORT  DE    SÉRIGNAN ,   abbé    de 

Fontcaude,  p.  864. 
HERCULE    DE    GONZAGUE,   cardinal,    abbé   de 

Lézat,  p.  491. 
HERCULE  DE  GAILLAC,   abbé  de  Saint-Apliro- 

dise,  p.  499. 
HERCULE  in,   Ticomte  de   Polignac,   p.    92.  Voir 

HÉRACLE. 
HÉRIMAGNE,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
HERM  (Antoinette  de  1'),  dame  noble,  p.  670. 
HERMAN,  abbé  de  Manlieu,  p.  492. 
HERMENGARDE,    fille    de    Guillaume    Taillefer, 

femme  de  Robert  I,  comte  d'Auvergne,  p.  91. 
HERMENGARDE,    femme  de   Eudes   II,   comte   de 

Champagne,  p.  91 . 
HERMENMIRE,  faux  évcque  de  Girone,  p.  10. 
HERMÈS,  évéquc   de    Béziers,  puis   de   Narbonne, 

pp.  244,  261. 
HERMINIS  (la  veuve  d'),  veuve  de  M.  de  Bélissens, 

p.  648. 
HERVÉ,  archevêque  de  Reims,  p.  26. 
HERVÉ,  évêque  d'Autun,  p.  400. 
HERVÉ  ou  ARVÉ,  abbé  de  Lézat,  p.  489. 
HERVÉ,  abbé  de  Montmajour,  p.  63. 


HERVE  I,  abbé  de  Tournus,  p.  49. 
HERVÉ  II,  abbé  de  Tournus,  p.  49. 
HERVÉ  III,  abbé  de  Tournus,  p.  49. 
HEUTÉRIUS,   aurait   été    premier    évêque  de   Lcc- 

toure,  p.  366. 
HIGELRIC,  évêque  du  Puy,  p.  400. 
HILAIRE,  évêque  de  Narbonne,  p.  243. 
S.     HILAIRE,     premier    évêque    de    Carcassonne, 

pp.  328,  736. 
S.  HÏLAIRE,  évêque  de  Gévaudan,  p.  391. 
S.  HILAIRE,  évêque  de  Poitiers,  p.  403. 
S.  HILAIRE,  évêque  de  Toulouse,  p.  35i. 
HILDÉRIC,  abbé  de  Caunes,  p.  46"). 
HILDESINDE,    abbé    de    Saint- Pierre    de    Rosas, 

p.  340. 
HILDIN  ou  HELDIN,  vicomte  de  Lodève,  pp.  448, 

539. 
HILDUIN,  évêque  de  Vérone,  p.  287. 
HILPERIC,  abbé  d'Arles,  p.  463. 
HIPPOLYTE    D'ESTE,    archevêque    de    Narbonne, 

abbé    de    Boulbonne,  Saint-Chinian    &    Font- 

froide,  pp.   257,  53i,  6i5,  620. 
HIRMINTRUDE,    femme    de    Charles    le    Chauve, 

p.  24Ô. 
HISPARIGUS.    Foir  SPERAGUS,   évêque   de    Com- 

minges,  p.  374. 
HISPICIO,  évêque  de  Carcassonne,  pp.  328,  737. 
HODIERNE,  troisième  fille  de  Baudouin  II,  roi  de 

Jérusalem,  p.  3  i. 

Holatianus,  domaine  sur  la  rivière  de  Vernosoubrc, 
p.  Û285  aujourd'hui  Saint-Chinian. 

HoiNGROiS;  leur  irruption  dans  la  Province,  p.  2,0. 

HONORAT,  évêque  d'Albi,  p.  384. 

S.  HONORAT,  évêque  de  Marseille,  p.  60. 

S.  HONORAT,  évêque  de  Toulouse,  p.  35o. 

HONORÉ  DE  QUIQUERAN  DE  HEAUIEU,  évêque 

de  Castres,  p.  435. 
HONORÉ-FRANÇOIS    CASAURON  DE    MANIBAN, 

abbé  de  Cendras,  évêque   de   Mirepoix,  p.  719. 

Foir  FRANÇOIS. 

HONORÉ  D'OMS,  abbé  d'Arles,  p.  45"). 
HONORÉ  D'ESPARRON   DE  VILLENEUVE,  évêque 
de  Riez,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 

HORACE  DE  BIRAGUE,  évêque  de  Lavaur,  p.  439. 
HospiTALiEFS  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  p.   184. 
HUBERT,  évêque  de  Nimes,  p.  275. 
HUBERT    ou    IMBERT,    abbé    de    Saint-Paul    de 

Narbonne,  p.  J02. 
HUBERT,  p.  406. 

HUCERANDUS,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  539. 
HuESCA  (église  d'),  p.  502. 
HUGO  DE    ORSANO.    Foir  HUGUES  D'ESPAGNE, 

évêque  de  Lectoure,  p.  368. 
HUGO  DESBACH,  abbé  de  Ripoll  &  évêque  d'Ur- 

gel,  p.  909. 
HUGO  AMBROSIO  DE  MONCADA,   évêque  d'Ur- 

gel,  p.  910. 
HUGUES,  cardinal,  évêque  d'Ostie,  p.  253. 
HUGUES  DE  SAINT-MARTIAL,  cardinal,  p.  269. 


IV. 


62 


978 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


HUGUES  LE  BLANC,  légat  du  pape  Alexandre  II, 

p.  686. 
HUGUES,  évêque   d'Aiixerrc,  p.    148. 
HUGUES,  évêque  de  Die,  puis  archevêque  de  Lyon, 

légat  apostolique,  pp.   189,   ipr,  871,  881. 
HUGUES  DE  MONTRUC,  évêque  d'Agde,  p.  3o8. 
HUGUES  I,  évêque  d'Albi,  p.  384. 
HUGUES  II,  évêque  d'Albi,  p.  385. 
HUGUES  III,  évêque  d'Albi,  pp.  385,  577. 
HUGUES  IV  AUBERTI,  évêque  d'Albi,  p.  387. 
HUGUES  I  DE  LA  JUGIE,  évêque  de  Béziers  &  de 

Carcassonne,  pp.  254,  268,  335,  498,  726. 
HUGUES  II  DE  COMBAREL,   évêque  de   Béziers, 

p.  269. 
HUGUES  I  DE  CASTILLON,  évêque  de  Commin- 

ges,  p.  375. 
HUGUES  II  DE  LABATUT,  évêque  de  Comminges, 

p.  378. 
S.  HUGUES,  évêque  de  Grenoble,  p.  574. 
HUGUES  I,  évêque  de  Lectoure,  p.  367. 
HUGUES  II,  évêque  de  Lectoure,  p.  368. 
HUGUES  m    D'ESPAGNE,   évêque  de  Lectoure   & 

de  Rieux,  pp.  369,  442,  912. 
HUGUES  V  DE  BAR,  évêque  de  Lectoure,  p.  Syo. 
HUGUES,  évêque  de  Nevers,  p.  288. 
HUGUES  I  DE   ROUFFIGNAC,   évêque  de   Rieux, 

p.  441. 
HUGUES,  évêque  de  Riez,  p.  449. 
HUGUES  I,  évêque  de  Rodez,   pp.   473,  623,  641, 

874. 
HUGUES  n  ROGER,  évêque  de  Rodez,  p.  874. 
HUGUES  I,  évêque  de  Toulouse,  pp.   98,  99,  352, 

61 5. 
HUGUES  II,  évêque  de  Toulouse,  pp.  99,  loi,  352. 
HUGUES  III,  évêque  de  Toulouse,  abbé  de  Saint- 

Sernin,  pp.  354,  ^25,  607. 

HUGUES    IV   MASCARON,    évêque    de   Toulouse, 

p.  356. 
HUGUES,  évêque  d'Uzès,  pp.   162,  3oo. 
HUGUES    I    DE    LA    TOUR,    évêque    de   Viviers, 

p.  414. 

HUGUES  II,  évêque  de  Viviers,  p.  416. 
HUGUES  I,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 
HUGUES  II  DE  POUGOLS,  abbé  d'Aniane,  p.  450. 
HUGUES,  prieur,  puis  abbé  de  Belleperche,  p.  627. 
HUGUES  I,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
HUGUES  II,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
HUGUES  III,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  642. 
HUGUES  I  DE  CELLAVINARIA,  abbé  de  Caunes, 
p.  466. 

HUGUES  II  DE  PONT,  abbé  de  Caunes,  p.  466. 
HUGUES  m  DE  TRELON,  abbé  de  Caunes,  p.  470. 
S.   HUGUES,   abbé  de  Cluny,  pp.    191,  353,  429, 
5i6,  8Û7. 

HUGUES  I,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
HUGUES  II,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
HUGUES  III  DE  PANAT,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
HUGUES    IV    DE    MILHET,    abbé    de    Conques, 
p.  473. 


HUGUES  V,  abbé  de  Conques,  p.  474. 

HUGUES  HUMBERT  DE  SERVIEN,  abbé  de  Cruas, 

p.   575. 
HUGUES  I,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
HUGUES  II,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
HUGUES,  abbé  de  Foix,  p.  849. 
HUGUES  I,  abbé  de  Franquevaux,  p.  629. 
HUGUES  II,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
HUGUES  DE  PÉRIER,  abbé  de   Gaillac   &  de  La 

Grasse,  pp.  482,  598. 

HUGUES  DE  GIGNAC,  abbé  de  Joncels,  p.  486. 
HUGUES  RAIMOND,  abbé   de   Lérins,   évêque  de 
Riez,  p.  554. 

HUGUES,  abbé  de  Lêzaf,  pp.  489,  768. 
HUGUES,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 
HUGUES,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  587. 
HUGUES  I,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
HUGUES  II  DE  PRIVAT,  abbé  de  Mazan,  p.  6o3. 
HUGUES  m,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 
HUGUES  I,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  517. 
HUGUES  II  DE  FOULHAQUIÈRE,  abbé  de  Saint- 
Gilles,  p.  519. 

HUGUES  III,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  519. 
HUGUES  I,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  540. 
HUGUES  II,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  540. 
HUGUES  m  DE  FOZIÈRE,   abbé  de   Saint-Guil- 
lem, pp.  5i8,  541. 

HUGUES  IV  D'AUSSAC,  abbé    de   Saint-Guillem, 
p.    542. 

HUGUES  I,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  584. 
HUGUES  H,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  584. 
HUGUES,  abbé  de  Saint-Paul  de  Karbonne,  p.  5oi. 
HUGUES  DE  CHAMBES,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 
p.   554. 

HUGUES,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières,  p.  419. 
HUGUES,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  p.  802. 
HUGUES  I,  abbé  de  Saint-Sernin.  Foir  aux  évo- 
ques de  Toulouse. 

HUGUES  II  ROGER,  abbé  de  Saint-Sernin,  p.  526. 
HUGUES  I,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  425. 
HUGUES  n,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  415. 
HUGUES  III,   abbé  de   Saint-Théodard,   pp.   jzo, 

425. 

HUGUES    DE    GARDE,   abbé   de   Saint-Thibéry, 
p.  558. 

HUGUES,  prieur  de  Sauve,  p.  720. 
HUGUES  SÉGUIN,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
HUGUES  DE  GOUST,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 
HUGUES,  abbé  de  Vabre,  p.  567. 
HUGUES,  abbé  de  Valmagne,  pp.  264,  577,  618. 
HUGUES  I,  abbé  de  Villemagne,  p.  577. 
HUGUES  II,  abbé  de  Villemagne,  p.  577. 
HUGUES  III  DE  POUPIAN,  abbé  de  Villemagne, 
p.  579. 

HUGUES,   abbé,   mort   pendant  le   siège  de  Paris 
par  les  Normands,  p.  12. 

HUGUES  GUINENAM,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
HUGUES  DE  MODIAC,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


979 


HUGUES  MOREL,  prieur  de  Montfaucon,  p.  ùjj. 

HUGUES  DE  VOISINS,  chanoine  de  Carcassonne, 
p.  337. 

HUGUES  PÈLEGRIN,  chanoine  de  Rieux,  p.  441. 

HUGUES  DE  LOUBENS  DE  VERDALE,  grand- 
maître  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem, 
p.   319. 

HUGUES  CAPET;  époque  de  sa  mort,  pp.  92,  94, 
154. 

HUGUES,  roi  d'Italie;  sa  cession  de  la  Provence 
aux  rois  de  Bourgogne,  p.  53. 

HUGUES,  comte  d'Ampurias,  p.  619. 

HUGUES,  marquis  de  Gothie,  p.  41. 

HUGUES,  comte  en  partie  du  Qiierci,  fils  d'Er- 
raengaud,  comte  de  Rouergue,  p.  3o. 

HUGUES  I,  comte  de  Rouergue,  pp.  3o,  5oi. 

HUGUES  II,  comte  de  Rodez,  p.  i3o. 

HUGUES  III,  comte  de  Rodez,  pp.  i3o,  54 1,  641, 

882,  894. 
HUGUES  rv,  comte  de  Rodez,  pp.  i3o,  878. 
HUGUES,  comte  de  Vienne,  p.  â3. 
HUGUES,  fils  de  Raimond  I,  comte  de   Rouergue, 

p.  3o. 
HUGUES,  vicomte  de  Comborn,  p.  4:). 
HUGUES,    frète    de    Raimond    de    Saint-Gilles, 

pp.  3i,  194. 
HUGUES,  fils  d»  Hugues,  comte  de  Querci,   d'où 

descendent  probablement  les  vicomtes  de  Com- 
born, p.   3o. 
HUGUES,  fils  de  Thibaud,  comte  d'Arles,  p.   |5. 
HUGUES,  seigneur  de  Burzet,  p.  649. 
HUGUES,  seigneur  de  Mézenc,  p.  649. 
HUGUES  BLAVIE,  p.  62. 
HUGUES  ISARN,  p.  385. 
HUGUETTE  DE  MONTDÉSIR,  abbesse  de  Vigno- 

goul,  p.  827. 
HUMBERT,  évêque  d'Albi,  pp.  48,  38.'i. 
HUMBERT,  évéque  de  Barcelone,  p.  192. 
HUMBERT,  évêque  de  Grenoble,  p.  574. 
HU.MBERT,  évéque  du  Puy,  p.  4o3. 
HUMBERT,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
HUMBERT  DE   LAIA,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 

p.  499. 
HUMBERT  IIX,  comte  de  Maurienne  &  de  Savoie, 

pp.  3l,  225. 
HUMBERT  1  DE  LA  TOUR  DU  PIN,   p.  405. 
HUMBERT,  sire  de  Beaujeu,  p.  574. 
HUMFRID,  marquis  de  Goibie,  p.  556. 
HURAULT  DE  L'HOPITAL  (N.),  abbé  de  Sori:ze, 

p.  514. 
HURAULT  (Jean  ou  Jacques),  prétendu  évêque  de 

Carcassonne,  p.  337. 
HYACINTHE  SERRONI,  archevêque  d'Albi,  évêque 
de  Mende,  pp.  390,  396. 

HYACINTHE    D'AUTEMAR    DU   TAUR,   abbé   de 
Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  5o5. 

HYACINTHUS,   évêque   d'Elne,  p.    340;  prétendu 
évêque  d'fclne,  p.  777. 


ICHER,  religieux  de  Saint-Chinian,  p.  533. 

ICTÉRIUS,  archevêque  d'Arles,  p.  573. 

ICTÉRIUS,  évêque  de  Limoges,  p.   146. 

IGNACE  DE  VALLS,  abbé  de  Saint-Martin  du 
Canigou,  p.  595. 

ILDEFONSE  ou  ALPHONSE,  abbé  de  Saint-Théo- 
dard,  p.  425. 

ILDEFONSE  II,  comte  de  Provence  &  roi  d'Ara- 
gon, pp.  78,  228. 

ILDEGAIRE,  prêtre,  p.  162. 

Ile  (Saint-Serxin  de  1'),  p.  85?!. 

Ile  en  Dodon,  Ile-Jourdain.  Voir  Isle. 

ILE  (Bernard  de  1'),  p.  645. 

—  (Bertrand  de  1'),  p.  643. 

—  (Guillaume  de  1'),  p.  307. 

—  (Jourdain  de  1'),  p.  6^5. 

S.  ILÈRE,  évêque  de  Gévaudan,  p.  391. 

ILITARICUS  ou  ILITARIUS,  évêque  d'Elne,  g^.  340 

IMBERT  DU  PUY,  cardinal,  prieur  dé  Saïut- 
Bausile,  pp.  820,  832,  835. 

IMBERT,  archevêque  d'Arles,  p.  3i5. 

IMBERT,  abbé  de  Boulbonne,  p.  014. 

IMBERT,  p.  584. 

IMBERTE  DE  CONAS,  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 

I.NDE  (Sai.\t-Corneille  d'),  monastère,  p.  447. 

Indiction  romaine  en  usage  aux  dixième  &  on- 
zième siècles,  pp.    17,   i55,  i56. 

INDIE,  fille  naturelle  de  Raimond  V,  femme  de 
Guillabert  de  Lautrec,  pp.  3i,  355. 

IN'GOBERTUS,  évéque  d'Urgel,  pp.  246,  904. 

INGELBIN,  évêque  d'Albi,  p.  384. 

INGELMODE,  mère  d'Armand  I,  vicomte  de  Poli- 
gnac,  p.  5o. 

INGELTRUDE,  première  femme  de  Boson,  roi  de 
Provence,  aurait  été  empoisonnée,  pp.  7,  8. 

INGELVIN,  p.  92. 

INNOCENT  VI,    fonde   à  Toulouse   le   collège    de 

Saint-Martial,  p.  35o. 
INNOCENT  DU  MONT  ou  MONTI,    nommé   évê- 
que de  Mirepoix  par  un  bref  secret,  p.  437. 
INNOCENT,  comte  de  Gévaudan,  évêque  de  Rodez, 

pp.   i33,  873. 
lOLANDE,  fille  de  Charles  VII,  p.  322. 
ISAAC-JACQUES    DE    VERTHAMONT,   évêque  de 

Conserans,  p.  382. 
ISAAG  HABERT,  évêque  de  Vabre,  p.  569. 
ISAAC,  frère  de  Samuel,  juif  de  Narbonne,  p.  Soi. 
ISABEL,  comtesse  de  Cerdagne,  p.  907. 
ISABELLE   DE  MONTBOISSIER ,   abbesse  d'Alais, 

p.  720. 
ISABELLE    I    DE    PICHON,   abbesse   de    la    Font, 

p.  83-. 
ISABELLE  II    DE  ROVERY,   abbesse  de    la    Font, 

p.    837. 


980 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


ISABELLE  DE  MORES,  atbesse  de  Gorjan,  p.  801. 
ISABELLE     DE      SAINT-MARTIN,     abbesse     des 
Olieux,  p.  687. 

ISABELLE  DE  MARTIGNI,  abbesse  du  Saint-Es- 
prit de  Béziers,  p.  734. 

ISABELLE  DE  LÉVIS,  comtesse  de  l'Isle-en-Jour- 
dain,  p.  689.  ~" 

ISABELLE,  femme  de  Raimond-Roger,  vicomte  de 
Conserans,  p.  3i. 

ISAMBERT,  mari  deRichilde,  p.  479. 

ISARN,  évêqiie  de  Carcassonne,  p.  333;  archidia- 
cre de  Carcassonne  &  archevêque  de  Lunden, 
faussement  indiqué  comme  évéque  de  Carcas- 
sonne, p.  733. 

ISARN  BARRIÈRE,  évêque  de  Maguelonne, 
pp.   180,  323,  4.51. 

ISARN,  évêque  de  Toulouse,  pp.  99,  101,  33o, 
353,  438,  693,  796. 

ISARN,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 

ISARN,  abbé  de  Combelongue,  p.  495. 

ISARN  I,  abbé  de  Conques,  p.  473. 

ISARN  II,  abbé  de  Conques,  p.  473. 

ISAUN,  abbé  de  Saint-VoUisien  de  Foix.  prieur 
de  Frézelas,  pp.  429,  844.  {A  ajouter  a  la  liste 
des  ahhés  de  foix,  p.  849.) 

ISARN,  abbé  de  Frézelas,  p.  429. 

ISARN  I,  abbé  de  Montolieu,  p.  457. 

ISARN  II  D'ARAGON,  abbé  de  Montolieu,  p.  438. 

ISARN  III  D'HAUTPOUL,  abbé  de  Montolieu, 
p.  459. 

S.  ISARN,  abbé  de  Saint-Victor  de  Marseille, 
p.  3o6, 

ISARN,  abbé  de  Sorèze,  p.  .5 11. 

ISARN  D'ARAGON,  archidiacre  de  Carcassonne, 
pp.  307,  554,  856;  peut-être  faut-il  l'identifier 
avec  l'ahhé  de  Montolieu  plus  haut  indiqué. 

ISARN,  archiprêtre  de  Carcassonne,  pp.  333;  doit 
être  identifié  avec  le  faux  évêque  Isarn,  indiqué 
plus  haut, 

ISARN- JOURDAIN,  frère  de  Bernard  Jourdain, 
seigneur  de  l'Isle,  p.  355. 

Islk-Joubdain;  paroisse  érigée  en  collégiale,  p.  357; 
Isle-en-Jourdain  [Gers),  arr.  de  Lomhe-^. 

—  (ConDELiEKS  de  1'),  installés  à  Toulouse,  pp.  692, 
702. 

(frères  du   tiers-ordre  de   Saint-Fraxçois  de  la 

ville  de  !•),  p.  363. 

—  (hôpital  de  1'),  p.  712. 

ISLE-EN-DoDON,  p.  374  (Hautc-Garonne),  arr.  de 
Saint-Gaudens. 

—  (Dominicains  de  1'),  p.  776. 

—  (hôpital  de  1'),  p.  896. 
ISNARD,  évêque  de  Nimes,  p.  275. 
ISNARD,  abbé  de  Cruas,  p.  674. 

ISOLUS,   ISSOLUS  ou    ISLUS,  évêque   de  Toulouse, 

pp.  99,  352. 
IssAHLËS  (lac  d'),  en  Vivarais,  pp.  602,  649. 
ITÉRIUS,  évêque  de  Lodève,  p.  291. 
ITHIER  DE  MARTREUIL,  évêque  du  Puy,  p.  408. 
ITHIER  JULIEN,  p.  394. 


ITIER,  évêque  de  Limoges,  p.  392. 

ITIER,   archevêque   li'Arles,   abbé    de   Goudargues, 

p.    867. 
ITIER,  p.  540. 


Jacca  ou  Jaca,  p.  562. 
—  (concile  dej,  vers  io63,  p.  062. 
JACINTHUS,  peut-être  évêque  d'Urgel,  p.  902. 
JACQUELINE  DE  PERRIÈRE  ou  DE  SERGUIÈRE, 

abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
JACQUES  D'OSSAT.  Voir  JEAN  XXII,  pape. 
JACQUES,  archevêque  de  Narbonne,  abbé  de  Snint- 

Aphrodise,  pp.  252,  497,  53o. 
JACQUES    de  Minutolis,   évêque  d'Agde,   pp.   309, 

477- 
JACQUES  MAROUL,  évêque  d'Alet,  p.  424. 
JACQUES     DE    TOURNON,     évêque    de    Castres, 

pp.  435,  761. 
JACQUES,  évêque  de  Clermont,  p.  388. 
JACQUES  I  DE  SERRA,  évêque  d'Elne,  pp.   346, 

786. 
JACQUES  II  RICH,  évéque  d'Elne,  abbé  de  RipoU, 

pp.  346,  786. 
JACQUES    I    DE    CONCOSSE,    évêque    de    Lodève, 

p.  291. 
JACQUES    II    DE    GAUJAC,    évêque    de    Lodève, 

p.  293. 

JACQUES- ANTOINE  PHÉLIPEAUX  DU  VERGER, 
évêque  de  Lodève,  abbé  de  Saint-Gilles  Se  de 
Saint-Sauveur  de  Lodève,  pp.  297,  522,  804. 

JACQUES  FOURNIER,  évêque  de  Mirepoix  &  de 
Pamiers,  abbé  de  Fontfroide,  puis  pape  sous  le 
nom  de  Benoît  XII,  pp.  43o,  436,  61  1,  619. 

JACQUES  I  DE  DEAUX,  évêque  de  Montauban  Se 
de  Nimes,  pp.  280,  426. 

JACQUES  II  DES  PRÉS  DE  MONTPEZAT,  évêque 
de  Montauban,  pp.  270,  427. 

JACQUES    II    DE    CAULIÈS,    évêque    de    Nimes, 

p.  282. 
JACQUES  II  DE  MONTROUGE,  évêque  de  Pamiers, 

p.   432. 
JACQUES    DU    CHASTELLIER,    évêque    de    Paris, 

p.    293. 
JACQUES  DE  SERRE,  évêque  du  Puy,  p.  410. 
JACQUES-RAOUL,  évêque  de  la  Rochelle,  p.  870. 
JACQUES  DE  CORNEILLAN,   évêque  de   Rodez   & 

de  Vabre,  pp.  569,  875. 
JACQUES    DE    MONTROUGE,    évêque    de    Saint- 

Flour,  p.  411. 
JACQUES    DE  CASTELNAU  DE  CLERMONT-LO- 

DEVE,  abbé  de  Candeil,  évêque  de  Saint-Pons, 


pp.  421 


626. 


JACQUES  I,  évêque  d'Uzès,  p.  3o3. 

JACQUES  II  ADHÉMAR  DE  MONTEIL  DE  GRI- 

GNAN,  évêque  d'Uzès,  pp.  298,  3o3. 
JACQUES-MARIE  SALA,  évéque  de  Viviers,  p.  417. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


JACQUES  LEROUGE,  abbé  d'Aniane,  p.  401;  ad- 
ministrateur perpétuel  de  Saint-Jacques,  p.  585. 
JACQUES  VIVES,  abbé  d'Arles,  pp.  463,  ySJ. 
JACQUES  GÉRAUU,  abbé  de  Belleperche,  p.  629. 
JACQUES    UE    ROSTAING,    abbé    de    Bonnefont, 

p.  634. 
JACQUES    DE  VILLEMUR  DE  PAILHIÈS,    prieur 

de  la  Daurade,  abbé  de  Boulbonne,  p.  6i5. 
JACQUES  GAILLARD,    abbé    de    Calers,   pp.   610, 

6x2. 
JACQUES    I    IJE    CASTELNAU,    abbé   de   Candell. 

foir  aux  évéques  de  Saint-Pons  de  Thomières. 
JACQUES  U  PHÉLIPPEAUX  DE  LA  VRILLIÈRE, 

abbé  de  Candeil,  p.  626. 
JACQUES    m    DES   LACS    DU  BOUSQUET  D'AR- 

CAMBAI,,  abbé  de  Candeil,  p.  626. 
JACQUES     DE     BANYULS,     abbé     du     Canigou , 

pp.  464,  594. 
JACQUES  SIRACH,  abbé  du  Canigou,  p.  094. 
JACQUES,  cardinal,  abbé  du  Canigou,  p.  594, 
JACQUES  BOMBER,  abbé  du  Canigou,  p.  SgS. 
JACQUES  BERNUI,  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 
JACQUES  DAMBOISE,   abbé   de  Cluny,    pp.    389, 

491. 
JACQUES,  abbé  de  Ciixa,  p.  477. 
JACQUES  I,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
JACQUES  II  DE  VESCA,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
JACQUES  m  DE  DEVÈSE,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
JACQUES  CLERC,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
JACQUES    I,    évêque    de    Lcscar,    abbé    de    Foix, 

p.    849. 
JACQUES    II    DE    MONTROUGE,    abbé    de    Foix, 

éveque  de  Saint-Flour,  p.  85o. 
JACQUES  I  CARRET,  abbé  de  Fcntcaude,  p.  863. 
JACQUES  II    DE    SALNT-JULIEN,   abbé   de   Font- 

caude,  p.  863. 

JACQUES  FOURNIER,  abbé  de  Fontfroide,  plus 
tard  pape  (Benoît  XII).  Foir  aiiK  évéques  de  Mi- 
repoix. 

JACQUES  DE  LAUTREC,  abbé  de  Joncels,  pp.  487, 

JACQUES  I  DE  ROCHECHOUART  DE  MONT- 
MOREAU,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

JACQUES  II  GABRIEL  DE  LA  CHAISE,  abbé  de 
Manlieu,  p.  493. 

JAf  QUES  DE  CARBON  DE  MONTPFZAT,  arche- 
vêque de  Sens,  abbé  commendataire  du  Mas- 
d'Azil,  p.  495. 

JACQUES  DE  BAJOURDAN,  abbé  du  Mas-Garnier, 

p.     Vy^. 

JACQUES  DE  CRÉQUY,  abbé  de  Montolieu , 
p.  462. 

JACQUES,  abbé  de  NIzors,  p.  643. 

JACQUES  DE  BEAUNE,   éveque   de   Vannes,    abbé 

de  Psalmodi,  p.  509. 
JACQUES  I  GONDOLIN,  abbé  de  Quarante,  p.  664. 
JACQUES  II,  abbé  de  Quarante,  p.  565. 
JACQUES    I,   abbé   de   Saint-Aphrodise.    A'o;r  aux 

archevêques  de  Narbonne. 

JACQUES  II  PtTlT,  abbé  de  Saint-Aphrodijc, 
p.   499. 


981 

JACQUES  m  PICARD,  administrateur  de  Saint- 
Aphrodise,  p.  499. 

JACQUES,  abbé  de  Saint-Chaffre  &  de  Cluny, 
p.    572. 

JACQUES,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 

JACQUES  I  NEGRO,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  536. 

JACQUES  II  CAPMANY,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  536. 

JACQUES  m  CALBIS,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  536, 

JACQUES  IV  VIDAL,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  537. 

JACQUES -ANTOINE,    abbé  de  Saint-Gilles,    l'oir 

aux  évéques  de  Lodéve. 
JACQUES  I,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  548. 
JACQUES  II  LESPERVIER,  abbé  de  Saint-Hilalre 

p.    548. 

JACQUES  1  CARIET  ou  CARESE,  abbé  de  Saint- 
Jacques,  p.  585. 

JACQUES  II  LEROUGE,  administrateur  de  Saint- 
Jacques.   Foir  aux  abbés  d'Aniane. 

JACQUES -ANTOINE,  abjé  de  Saint-Sauveur  de 
Lodéve.  loir  aux  évéques  de  Lodéve. 

JACQUES  DE  SAINT-FÉLIX,  abbé  de  Saint-TIii- 
béry,  p.  56o. 

JACQUES  I  DE  MANNES,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
JACQUES  U  GUÉRIN,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
JACQUES  I,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 

JACQUES  U  BALLER  ou  BELLERO,  abbé  de  So- 
rède, p.  563. 

JACQUES  DE  PERE  MARTRE,  abbé  de  Vallbona, 
p.  790. 

JACQUES  I  DE  LA  JUGIE,  abbé  de  ViHelonguc, 
p.  632. 

JACQUES  II  DE  LA  JUGIE,  abbé  de  Villelongue 
p.  633.  * 

JACQUES  FAUCON,  prévôt  de  la  cathédrale  de 
Niines,  p.  282. 

JACQUES  I  LAURET,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.    583. 

JACQUES  U  DU  FAUR,  abbé  de  la  Chaise-Dieu, 
prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  084. 

JACQUES  III  UE  VILLEMUR,  prévôt  de  Saint- 
Salvi,  p.  584. 

JACQUES  IV  CARDON,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.    584. 

JACQUES  DE  BAR,  grand-prieur  dAlet,  p.  423. 
JACQUES  BOURNOT,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65r. 
JACQUES  VALENTIN,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65 1. 
JACQUES  DE  LA  CORÉE,  prieur  de  Montolieu, 
p.  463. 

JACQUES  OLIER,  supérieur  de  Saint-Georges  du 
Puy,  p.  410. 

JACQUES  DE  RIEUX,  vicaire  général  de  Saint- 
Victor  de  Marseille,  p.  532. 

JACQUES  DE  SECONDAT,  chanoine  de  Saint- 
Êtienne,  p.  35o. 

JACQUES  DE  BANNES,  chanoine  de  Viviers, 
p.  412. 

JACQUES  CARTIER,  prêtre,  p.  461. 


982 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


JACQUES  DE  VENOIS,  prêtre,  p.  469. 

JACQUES  I,  roi  d'Aragon  &  seigneur  de  Mont- 
pellier, pp.  iHi,  ï52,  266,  780. 

JACQUES,  roi  de  Majorque,  p.  689. 

JACQUES  DE  BOURBON,  roi  de  Hongrie,  de  Jé- 
rusalem &  de  Sicile,  pp.  269,  660. 

JACQUES  DE  TOURNON,  seigneur  de  la  Chèze  &. 
de  Contaignet,  p.  65i. 

JACQUES  PELET,  seigneur  de  la  Vérune,  p.  53 1. 

JACQUES-BARTHÉLÉMY,  avocat  du  fisc,  p.  334- 

JACQUETTE  GRÉGORIE,  abbesse  d'Alais,  p.  720. 

JAIME  DE  CARDONA,  cardinal,  évéque  d'Urgel, 
p.  909. 

JALAIGNAC  (Fnlcon  de),  p.  5o. 

Jau-és,  commanderic,  p.  414. 

Ja.\es-Méjanes,  château  en  Albigeois,  p.  170. 

JANUS  DE  FRÉGOSE,  évéque  d'Agen ,  abbé  de 
Fontfroide,  p.  620. 

S.   JANVIER,  évéque  d'Albe,  p.  412. 

JARENTON  DE  SERVISSAS,  prieur  de  Bonnefoy, 
p.  649. 

jAr.NÈGUE,  nom  d'une  des  portes  de  Tarascon, 
p.   187.  ^oiV  Gernica. 

JAUCELIN,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 

JAUJAC  (Albert  de),  p.  649. 

JAUSBERT  ou  JAUBERT,  abbé  de  Cuxa,  pp.  476, 
61  4. 

ÎAUSIMONDE   D'AURIAC,  abbesse  de  Vignogoul, 

p.  827.^ 
Javoox,  siège  de  l'évcché  de  Gévaudan,  p.  891. 
JFJAN,   cardinal  d'Araboise,   évéque  de  Tusculum, 

p.  45o. 
JEAN  D'ARMAGNAC,  cardinal  d'Auch,  p.  783. 
JEAN  LOPIS,  cardinal  de  Capoue,  p.  336. 
JEAN  DE  LA  TRÉMOUILLE,  archevêque  d'Auch, 

p.  257. 
JEAN  1  ROGER,  archevêque  de  Narbonne,  p.  254. 
JEAN  II  D'HARCOURT,  archevêque  de  Narbonne, 

pp.  255,  323,  680. 

JEAN  III  DE  LORRAINE,  archevêque  de  Nar- 
bonne, p.  257. 

JEAN  IV  LOUIS  BALBI  DE  BERTON  DE  GRIL- 
LON, archevêque  de  Narbonne  &  de  Toulouse, 
pp.  260,  364,  421 . 

:lAN-RAIMOND  de  COMMINGES,  archevêque  de 
Toulouse,  évéque  de  Maguelonne,  pp.  180,  3 18, 
357,  705,  833. 

JEAN  DE  CARDAILLAC,  archevêque  de  Toulouse, 
p.  358. 

JEAN  D'ORLÉANS,  archevêque  de  Toulouse,  p.  36o. 

JEAN-BAPTISTE-MICHEL  COLBERT  de  VILLA- 
CERF,  archevêque  de  Toulouse,  évéque  de  Mon- 
tauban,  abbé  du  Mas-Garnier,  pp.  364,  427, 
591. 

JEAN-FRANÇOIS  DE  GONDI,  archevêque  de  Paris, 
p.   396. 

JEAN,  archevêque  de  Vienne,  p.  404. 
JEAN  I  TESTE,  évéque  d'Agde,  p.  809. 
JEAN  II  DE  MONTMORIN,  évéque  d'Agde,  p.  309. 
JEAN  III  DE  VESC,  évéque  d'Agde,  abbé  de  Cau- 
nes,  pp.  3io,  469. 


JEAN  IV  DOLCE,  évéque  d'Agde,  p.  3  10. 

JEAN -LOUIS  DE  BUISSON  DE  BEAUTEVILLE, 
évéque  d'Alais,  p.  447. 

JEAN,  évéque  d'Albi,  p.  384. 

JEAN  II  DE  SAIE  ou  D'ALBI,  évéque  d'Albi, 
pp.  387,  667. 

JEAN-JOUFFROY  ou  JOFROY,  cardinal  de  Saint- 
Martin  des  Monts,  évéque  d'Arras,  puis  d'Albi, 
abbé  de  Saint-Sernin ,  de  Bonnecombe  &  de 
Caunes,  pp.  388,  469,  527,  642,  660,  662. 

JEAN  IV  JACQUES  ROBERTET,  évoque  d'Albi, 
p.  389. 

JEAN  V,  cardinal  de  Lorraine,  évéque  d'Albi, 
pp.  389,  667. 

JEAN,  évéque  de  Beauvais,  chancelier  de  France, 
p.  3oi  ;  lieutenant  du  roi  en  Languedoc,  p.  666. 

JEAN  DE  VARAX,  évéque  de  Belley,  p.  590. 

JEAN  I,  évéque  de  Béziers,  p.  269. 

JEAN  U  DE  LETTES,  évéque  de  Béziers  &  de 
Montauban,  pp.  270,  427. 

JEAN  III,  évéque  de  Béziers,  p.  270. 

JEAN  IV  DE  BONZI,  cardinal-évêque  de  Béziers, 
abbé  d'Aniane  &  de  Saint-Guillem,  pp.  271, 
452,  5oo,  5i5. 

JEAN  V  ARNAUD  DE  ROTONDIS  DE  BISCARAS, 
évéque  de  Béziers,  de  Lodève  &  de  Digne,  abbé 
de  Cendras,  pp.  273,  297,  7i3. 

JEAN  I  DE  CHEVRY,  évéque  de  Carcassonne, 
pp.  333,  788,  752. 

JEAN  n  FABRI  ou  FABRE,  évéque  de  Carcas- 
sonne, p.  334. 

JEAN  III  D'ÉTAMPES,  évéque  de  Carcassonne, 
pp.  336,  741. 

JEAN  IV  DU  CHASTEL,  chanoine,  puis  évéque  de 
Carcassonne,  p.  336. 

JEAN  V  AUGUSTE  DE  CHASTENET  DE  PUYSÉ- 
GUR,  évéque  de  Carcassonne,  p.  339, 

JEAN  I  DES  PRÉS-MONTPEZAT,  évéque  de  Cas- 
tres, p.  434. 

JEAN  II  ENGEARD,  évéque  de  Castres,  p.  484.    ' 

JEAN  III  D'ARMAGNAC,  évéque  de  Castres,  p.  485. 

JEAN  IV  DE  FOSSÉ,  évéque  de  Castres,  p.  ^35. 

JEAN  V  DE  FOSSÉ,  évéque  de  Castres,  p.  435. 

JEAN  VI  SÉBASTIEN  DE  BARRAL,  évéque  de 
Castres,  p,  435. 

JEAN  VII  MARC  DE  ROYÈRE,  évéque  de  Castres, 

p.  435. 
JEAN,  évéque  de  Clermont,  p.  253. 
JEAN    I  ou  JEAN    CIBO,   évéque   de   Comminges, 

p.   376. 

JEAN  II  BAPTISTE  DE  FOIX,  évéque  de  Com- 
minges, p.  376. 

JEAN  III  DE  MAULÉON,  évéque  de  Comminges, 
abbé  de  Bonnefont,  pp.  376,  634. 

JEAN    IV    BERTRAND,    évéque    de    Comminges, 

p.  377. 
JEAN  I  DE  ROCHECHOUARD,  évéque  de  Conse- 

rans  &   de  Saint-Pons  de  Thomières,  pp.  38i, 

420. 

JEAN  n  LE  JEUNE,  évéque  de  Conserans,  p.  38i. 
JEAN  m  D'AULE,  évéque  de  Conserans,  p.  382. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


983 


JEAN  IV  FRANÇOIS  DE  MACHECO  DE  PRE- 
]\1EAUX,  évêque  de  Conserans,  abbé  de  Saint- 
Paul  de  Narhonne,  pp.  332,  443,  5o5. 

JEAN  I  lOFREVI,  évéqiie  d'Elne  &  du  Puy, 
pp.  344,  406. 

JEAN  n  DE  CASANOVA,  évèqiie  d'Elne,  pp.  345, 
784. 

JEAN  ni  MILES  DE  MARGARIT,  évêqiie  d'Elne, 
pp.  345,  784. 

JEAN  IV  DE  VILLALBA,  évêque  d'Elne,  p.  346  j 
prétendu  évêque  d'Elne,  p.  786. 

JEAN  V  TÈRES,   évêque  d'Elne,  pp.  346,  787. 

JEAN  PINTOR,  évêque  d'Elne,  p.  785. 

JEAN-MATHIAS  DE  BARTHELEMY  DE  GRA- 
MONT  DE  LANTA,  évêque  de  Perpignan,  abbé 
de  Calers  &  d'Arles,  pp.  348,  622. 

JEAN-BAPTISTE  D'ÉTAMPES ,  évêque  d'Elne, 
pp.  347,  789. 

JEAN-HERVÉ  BAZAN  DE  FLAMENVILLE,  évêque 
d'Elne,  abbé  d'Arles  &  de  Cuxa,  pp.  347,  455, 

477- 
JE\N-GABRIEL  D'AGAY   (corr.    D'AGEN),   évêque 

d'Elne,  pp.  348,  789. 
JEAN,  évêque  de  Langres,  p.  388. 
JEAN  1  BELIN,  évêque  de  Lavaur,  p.  439. 
JEAN  II  BOUCHER  ou  DU  BOUCHET,  évêque  de 

Lavaur,  pp.  439,  5io,  798. 
JEAN    DE    BEAUSOLEIL,   évêque  élu   de  Lavaur, 

p.  439. 
JEAN  m  GENTIAN,  évêque  de  Lavaur,  p.  439. 
JEAN  IV  VIGIER,  évêque  de  Lavaur,  p.  439. 
JEAN  V    VINCENT   DE   TULLES,    évêque  de   La- 
vaur, p.  440. 
JEAN    VI    BAPTISTE-JOSEPH    DE    FONTANGES, 

évêque  de  Lavaur,  p.  440. 
JEAN  VII  DE  DIEU-RAIMOND  DE  BOIGEUN  DE 

CUCÉ,  évêque  de  Lavaur,  abbé  de  Saint-Gilles, 

pp.  440,  522. 
JEAN  VIII  ANTOINE  DE  CASTELLANE,  évêque  de 

Lavaur,  p.  440. 
JEAN  I,  évêque  de  Lectoure,  p.  367. 
JEAN  II  DE  BARTON,  évêque  de  LectOure,  p.  870. 
JEAN    m   D'ESDRESSES,   coadjuteur  de   Léger  de 

Plas,  puis  évêque  de  Lectoure,  p.  370. 
JEAN,  évêque  de  Limoges,  p.  334. 
JEAN  I  DE  LA  TISSERENDERIE,   évêque  de  Lo- 

dèv«  &  de  Rieux,  pp.  ïpi,  441. 
JEAN  II,  évêque  de  Lodève,  pp.   i33,  292. 
JEAN  III  DE  CORGUILLERAY,  évêque  de  Lodève, 

abbé    de    Saint-Thibéry    &    de    Sai;it-Guillein, 

pp.  294,  543,  56o, 
JEAN  IV  MATHIEU,  évêque  de  Lodève,  p.  294. 
JEAN  V  DE  PLANTAVIT  DE  LA  PAUSE,  évêque 

de  Lodève,  pp.  284,  29Ô,  801. 
JEAN   VI    ARMAND    DE    ROTONDIS    DE    BISCA- 

RAS,    évêque    de   Lodèvc.    yoir  aux   évêques   de 

Béziers.' 
JEAN    VII    GEORGES    DE    SOUILLAC,   évêque   de 

Lodève,  p.  297. 
JEAN  VIII  FÉLIX-HENRI  DE  FUMEL,   évêque  de 

Lodève,  abbé  d«  Belleperche   81   d<  Saint-Guil- 

lem,  pp.  297,  545,  629. 


JEAN,  évêque  de  Londres,  p.  333. 

JEAN  I,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3i3. 

JEAN  II  DE  MONTLAUR,  évêque  de  Maguelonne, 
p.   3i5. 

JEAN  m  DE  MONTLAUR,  évêque  de  Mague- 
lonne, pp.   180,  266,  3i6,  8i5,  828. 

JEAN  IV  RAIMOND  DE  COMMINGES,  évêque  de 
Maguelonne.  Koir  aux  archevêques  de  Toulouse. 

JEAN  V  DE  VISSEC,  évêque  de  Maguelonne, 
pp.  180,  3i8;  analyse  de  ses  statuts  de  i33r, 
p.  8i3. 

JEAN  VI  BONNALD,  évêque  de  Maguelonne, 
pp.   180,  323,  837. 

JEAN  VII  GARNIER,  évêque  de  Montpellier, 
pp.   180,  326. 

JEAN  I  DES  ARCIS,  évêque  de  Mende,  p.  893. 

JEAN  II  D'ARMAGNAC,  évêque  de  Mende,  p.  894. 

JEAN  III  DE  CORBIE,  évêque  de  Mende,  p.  5()5. 

JEAN  IV  PETIT-DÉ  ou  PETIT,  évêque  de  Mende, 
p.  395. 

JEAN  V  DE  LA  ROCHEFOUCAULD,  évêque  de 
Mende,  p.  395. 

JEAN  VI  ARNAUD  DE  CASTELLANE,  évêque  de 
Mende,  p.  397. 

JEAN  I  DE  COJORDAN,  évêque  de  Mirepoix, 
p.  436. 

JEAN  II,  évêque  de  Mirepoix,  p.  436. 

JEAN  III  DE  PROINS,  évêque  de  Mirepoix,  p.  436. 

JEAN  IV  DE  LÉVIS,  évêque  de  Mirepoix,  p.  436. 

JEAN  V  D'ESPINAI,  évêque  de  Mirepoix,  p.  436. 

JEAN  VI  SUAVIUS,  évêque  de  Mirepoix,  p.  487. 

JEAN  VII  FRANÇOIS  BOYER,  évêque  de  Mire- 
poix, p.  437. 

JEAN  VIII  BAPTISTE  DE  CHAMFLOUR,  évêque 
de  Mirepoix,  p.  487. 

JEAN  I  DE  LABATUT,  évêque  de  Montauban, 
p.  426. 

JEAN  II  DE  MONTALEMBERT,  évêque  de  Mon- 
tauban, p.  426. 

JEAN  III  D'AURIOLE,  évêque  de  Montauban, 
p.  427. 

JEAN  IV  DES  PRÉS  DE  MONTPEZAT,  évoque  de 
Montauban,  p.  427, 

JEAN  V  DE  LETTES,  évêque  de  Montauban.  Foir 
aux  évêques  de  Béziers. 

JEAN  VI  BAPTISTE-MICHEL,  évêque  de  Montau- 
ban, Voir  aux  archevêques  de  Toulouse. 

JEAN  I,  évêque  de  Nimes,  p.  274. 

JEAN  II,  évêque   de  Nimes,  p.  275. 

JEAN  m,  évêque  de  Nimes,  p.  277. 

JEAN  IV  DE  BLANZAC,  évêque  de  Nimes,  pp.  279, 

837. 
JEAN  V  DE  GASC,  évêque   de    Niraes,  abbé  d'A- 

niane,  pp.  280,  450. 
JEAN  VI  D'UZÈS,  évêque  de  Nimes,  p.  280. 
JEAN  VU  CÉSAR  ROUSSEAU  DE  LA  PARISIIiRE, 

évêque  de  Nimes,  abbé  de  Saint-Gilles,  pp.  285, 

S21. 
JEAN- JACQUES     SEGUIER,    évoque     de     Nimes, 

p.   285, 


984 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


JEAN  DE  CASTRES,  archevêque  de  Vienne,  pré- 
tendu évèque  de  Nimes,  p.  281. 
JEAN  DE  MORVILUERS,  évêque  d'Orléans,  p.  290. 
JEAN  I,  évèque  de  Pamiers,  p.  431. 
JEAN   II  MELLINI,  évèque  de  Pamiers,  p.  48 1 . 
JEAN  m  DE  LUXEMBOURG,  évèque  de  Pamiers, 

p.  431. 
JEAN    IV  DE   BARBANÇON,   évèque   de   Pamiers, 

p.   431. 
JEAN  V  DE  SPONDE,  évèque  de  Pamiers,  p.  432. 
JEAN  VI   BAPTISTE  DE  VERTAMONT,  évèque  de 

Pamiers,  p.  432. 
JEAN  DE  PINS,  compétiteur  de  Bertrand  de  Lor- 

dat  à  l'évèché  de  Pamiers,  pp.  43 1,  442. 
JEAN  DE  BALLENNER,  évèque  de  Poitiers,  p.  25o. 
JEAN  I  DE  COMINES,  évèque  du  Puy,  p.  4o5. 
JEAN  II  DE  CHAMDORAT,  évèque  du  Puy,  abbé 

de  la  Chaise-Dieu,  p.  406. 
JEAN    m    DE    JAURENS    ou    JOFROI ,   évèque  .du 

Puy.  Koir  aux  évèques  d'Elne. 
JEAN  IV  DE  CARDAILLAC,  évèque  du  Puy,  p.  407. 
JEAN  V  DE  BOURBON,  évèque  du  Puy,  p.  409. 
JEAN  VI  GEORGES    LEFRANC  DE  POMllGNAN, 
évèque  du  Puy,  abbé  de  Saint-Chaff.e,  pp.  411, 
573. 
JEAN  I  DE  LA  TISSERENDERIE,  évèque  de  Rieux. 

Foir  aux  évèques  de  Lodève. 
JEAN  II,  évèque  de  Rieux,  p.  441. 
JEAN  III  DE  LANTA,  évèque  de  Rieux,  p.  441. 
JEAN  IV  DE  PINS,  évèque  de  Rieux,  p.  442. 
JEAN  V  BAPTISTE  DU  BOURG,  évèque  de  Rieux, 

p.   443. 
JEAN  VI  DE  BERTIER,  évèque  de  Rieux,  abbé  de 
la  Capelle  &  de  Lézat,  pp.  443,  492,  646,  697, 
7o3. 
JEAN  VII  LOUIS  DE  BERTIER,  évèque  de  Rieux, 

p.  443. 
JEAN    V]I[    laARlE    DE    CATELLAN ,   évèque    de 

Rieux,  p.  443. 
JEAN  1  DE   CARDAILLAC,   patriarche  d'Alexan- 
drie, évèque  de  Rodez,  p.  874. 
JEAN  II  ARNAUD  DE  LA  VIVE  DE  TOURQUVRE, 

évèque  de  Rodez,  p.  876. 
JEAN  III  D'IZE  DE  SALÉON,  évèque  d'Agcn,  puis 

de  Rodez,  p.  876. 
JEAN    D'ESTAING,    évèque    élu    de    Rodez,    dom 

d'Aubrac,  pp.  875,  892. 
JF:AN  I  DE    ROCHETAILLÉE,   évèque    de    Saint- 

Papoul,  p.  440. 
JEAN  II  BURLE  ou  DU   BOURG,  évèque  de  Saint- 

Papoul,  p.  44-"). 
JEAN  III  DE  LA  PORTE,  évèque  do  Saint-Papoul, 

p.  445. 
JEAN    IV    SALVIATI,    évèque    de    Saint-Papoul, 

p.   445. 
JEAN    V    RAIMOND,    évèque    de    Saint-Papoul, 

p.   446. 
JEAN  VI  DE  MONTPÉZAT  DE  CORBON,   évèque 
de   Saint-Papoul,  p.   446;    corrij^e^    JOSEPH    & 
vove^  aux  archevêques  de  Toulouse. 


JEAN  VII  CHARLES  DE  SÉGUR,  évèque  de  Saint- 
Papoul,  p.  446. 
JEAN    VIII    BAPTISTE-MARIE    DE    MAILLÉ    DK 
LA  TOUR    LANDRI,    évèque   de   Saint-Papoul, 
p.  446. 
JEAN  I  DE    ROCHECHOUARD,  évèque  de   Saint- 
Pons  de  Thomières.  Voir  aux  évèques  de  Conse- 
rans. 
JEAN  II   JACQUES    FLEYRES,   évèque   de   Saint- 
Pons  de  Thomières,  p.  421. 
JEAN   III    LOUIS    DE    BALBY    DE    BERTIER   DE 
CRILLON,  évèque  de  Saint-Pons  de  Thomières. 
Voir  aux  archevêques  de  Narbonne. 
JEAN,  élu  évèque   par  le  chapitre  de   Saint-Pons 

de  Thomières,  p.  420. 
JEAN  I  DE  MAREUIL,  évèque  d'Uzès,  p.  3o2. 
JEAN   II  DE  SAINT-GELAIS,  évèque  d'Uzès,  abbé 

de  Saint-Gilles,  pp.  3o3,  620,  864. 
JEAN   I  PIERRE,  évèque  de  Vabre,  p.  569. 
JEAN    II    DE    LA    CROIX    DE   MOIRARGUES  DE 

CASTRIES,  évèque  de  Vabre,  p.  669. 
JEAN  I,  évèque  de  Viviers,  p.  412. 
JEAN  II,  évèque  de  Viviers,  p.  4i3. 
JEAN   III  D'EMBRAGNY  ou    D'EMBRONIAS,  évè- 
que d«  Viviers,  p.  416. 
JEAN  IV,  évèque  de  Viviers,  p.  416. 
JEAN  V  DE  LINIÈRES,  évèque  de  Viviers,  p.  416. 
JEAN  VI   DE   MONTCHENU,   évèque   de  Viviers, 

p.  416. 
JEAN    VII    DE    L'HOSTEL,    évèque    de  Viviers, 

pp.  417,  899. 
JEAN  I  DE  GASC,  abbé  d'Aniane.  Voir  aux  évo- 
ques de  Nimes. 
JEAN  II  ARNAUD,  abbé  d'Aniane,  pp.  822,  400. 
JEAN   III  DU  BELLAY,  cardinal,  abbé  d'Aniane, 

p.  451. 
JEAN  IV  DE   SAINT-CHAMONT,   abbé  d'Aniane, 

p.   451. 
JEAN  V  BOURGEOIS,  abbé  d'Aniane,  p.  461. 
JEAN   VI    DE   BONZI,   cardinal,   abbé    d'Aniane. 

Foir  aux  évèques  de  Béziers. 
JEAN  I,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
JEAN  II,  abbé   d'Ardorel,  pp.  48,  616. 
JEAN   III  DE  CAHORS,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
JE.4N  IV  MASSON,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
JEAN  V,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
JEAN  VI,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
JEAN  VII   SATURNIN,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 
JEAN   VIII  DE  BOISSET,  abbé  d'Ardorel,  p.  617. 
JEAN  JX  DE  BOISSET,  abbé  d'Ardorel,  p.  617. 
JEAN  X  DE  MANDAGOUT,  abbé  d'Ardorel,  p.  6 1  7. 
JEAN  XI  DE  CARDAILLAC,  abbé  d'Ardorel,  p.  617. 
JEAN   I  BAPTISTE  DE  CAUDIÈS,  abbé  de  Notre- 
Dame  d'Arles,  p.  455. 
JEAN     II    HERVÉ     BAZAN    DE    FLAMENVILLE, 

abbé  d'Arles.   Foir  aux  évèques  d'Elne. 
JEAN  I  DE  SAINT-SARDOS,  abbé  de  Belleperche, 

p.  628. 
JEAN  II  DE  SAINT-ESTÈVE,  abbé  de  Belleperche, 
p.  6i8. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


985 


JEAN  III  DE  CARDAILLAC,  abbé  de   Belleperche 

&  d'Aurillac,  p.  629. 
JEAN    IV  BERTRAND    DE    CAMINADE,   abbé  de 

Belleperche,  p.  629. 
JEAN  V  FÉLIX-HENRI  DE  FUMEL,  abbé  de  Bel- 
leperche, éYéque  de  Lodève.  Voir  aux  éyéques  de 
Lodève. 
JEAN  I  GARRIGUES,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  642. 
JEAN  II  lOUFFROI,  évéque  d'Albi,  cardinal,  abbé 

de  Bonnecombe.  Voir  aux  évéques  d'Albi. 
JEAN  m  D'AMBOISE,  évéque  de  Langres,  abbé  de 

Bonnecombe,  p.  642. 
JEAN  I,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
JEAN  II  DE  MAULÉON,  abbé  de  Bonnefont.  Voir 

aux  évêques  de  Comminges. 
JEAN   III  BRETON,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 
JEAN  IV  D'ESTRADE,  érêque  de  Condom,  abbé  de 

Bonnefont,  p.  634. 
JEAN  V  JACQUES  DE  CANDAU,  abbé  de  Bonne- 
font, p.  634. 
JEAN  DE  FOIX,  abbé  de  Boulbonne,  p.  61 5. 
JEAN  I,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
JEAN  II,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
JEAN   III    MATHIAS -BARTHÉLÉMY  DE  GRAM- 
MONT  DE  LANTA,  abbé  de  Calers  Sa  d'Arles. 
Voir  aux  érèques  d'Elne. 
JEAN  I  DE   CASTELNAU  DE   CLERMONT,  abbé 

de  Candeil,  p.  626. 
JEAN  II  MARIE  FOUCAUD  DE  SABBATIER,  abbé 

de  Candeil,  p.  626. 
JEAN  1,  abbé  du  Canigou,  p.  464;  à  identifier  avec 

le  suivant, 
JEAN  I  (U)  SAQUERD,  abbé  du  Canigou,  pp.  464, 

594. 
JEAN  II    (III)   MILLAS,    abbé   du    Canigou    &    de 

Cuxa,  pp.  464,  477. 
JEAN-JACQUES    DE    DURFORT,  abbé  de  Saint- 
Martin  du  Canigou,  p.  595. 
JEAN-MARIE   GRUMET  DE   MONTPIÉ,  abbé  de 

Saint-Martin  du  Canigou,  p.  695. 
JEAN  I,  abbé  de  la  Capelle,  p.  643. 
JEAN  n,  abbé  de  la  Capelle,  p.  645. 
JEAN  III  DE  SÉNAC,  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 
JEAN   IV   CAPERGUI,  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 
JEAN  V  LOUIS  DE  BERTIER,  abbé  de  la  Capelle 

&  de  Lézat.  Voir  aux  évéques  de  Rieux. 
JEAN  I,  abbé  de  Caunes,  p.  463. 
JEAN  II,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 
JEAN     III    DE    CASTELPERS,    abbé    de   Caunes, 

p.   468. 
JEAN    IV    DE    GOSES,    prieur   de   Libres,   abbé  de 
Caunes  &  de  Cendras,  prieur  de  Saint-Félix  des 
Orres,  pp.  468,  719. 
JEAN  V  JOFROY,  abbé  de  Caunes.  Voir  aux   évé- 
ques d'Albi. 
JEAN  VI  DE  VESC,  abbé  de  Caunes.   Voir  aux  évé- 
ques d'Agde. 
JEAN   VII  ALIBERT,  abbé  de  Caunes,  p.  470. 
JEAN  VIII  DU  BOIS,  abbé  de  Caunes,  p.  470. 
JEAN  I,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 
JEAN  U,  abbé  de  Cendras,  p.  719, 


JEAN  IV  DE  SORBIÈRES,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 
JEAN  V  ARMAND  DE  ROTONDIS  DE  BISCARAS, 

abbé  de  Cendras.  Voir  aux  évéques  de  Béziers. 
JEAN  DE  LA  ROQUE,  abbé  de  Chambons,  p.  640. 
JEAN  I,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
JEAN  II  MIGNOT,  abbé  de  Conques,  p.  474. 
JEAN  III  ARMAND  FUMÉE  DES    ROCHES,   abbé 

de  Conques,  p.  474.  • 

JEAN  I  DE  TOURNON,  abbé  de  Cruas,  p.  576. 
JEAN  II  DE  REBÉ,  abbé  de  Cruas,  p.  .'175. 
JEAN    III     BERNARD     DE     CORIOLIS ,    abbé    de 

Cruas  &  de  Gaillac,  pp.  673,  599. 
JE.4N  I,  abbé  de  Cuxa.  Voir  auK  abbés  du  Canigou. 
JEAN  II  HERVÉ  DE  BASAN  DE  FLAMENVILLE, 

abbé  de  Cuxa.  Voir  aux  évêques  d'Elne. 
JEAN  I,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
JEAN  II,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
JEAN  III  DE  TAILHAPÈDE,  abbé  d'Eaunes  &  de 

l'Oraison-Dieu,  p.  635. 
JEAN  IV  DE  CAZALS,  abbé  d'Eaunes  &  de  l'Orai- 
son-Dieu, p.  635. 
JEAN  I  DE  BOLOGNE,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
JEAN  II  DE  FALGAR,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
JEAN  III  DE  TORNECI,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 
JEAN  IV  DE  PÉCHAYMOND  ou  DE  PÉGARESSE, 
p.  637;  doit  être  identifié  ayec  Jean  V  &■  Jean  VI. 
JEAN    VII    (V)     de   Morario,   abbé    de    Feuillans, 

p.   637. 
JEAN  VIII  (VI)    BERNARD    D'ABBADIE,  abbé  de 

Feuillans,  p.  6iy. 
JEAN  IX  (VU)  DE  LA  BARRIÈRE,  abbé  de  Feuil- 
lans,  réformateur    de    l'abbaye,   pp.   6o5,  637, 
638,  703,  831. 
JEAN  X  (VIU)  DE  VALLADES,  abbé  de  Feuillans, 

p.   638. 
JEAN  XI  (IX)  DE    SAINTE-MALACHIE ,  abbé  de 

Feuillans,  p.  638. 
JEAN    XII    (X)    DE    SAINT-GUILLEM ,  abbé    de 

Feuillans,  p.  638. 
JEAN  XIII  (XI)  DAVID  TOUTSENS,  abbé  de  Feuil- 
lans, p.  638. 
JEAN     XIV    (XII)     BAPTISTE     PRADILLON     DE 
SAINTE-ANNE,   abbé  de   Feuillans  (à  deux  re- 
prises), p.  638. 
JEAN  XV  (XIII)    BRIARD    DE    SAINT-FRANÇOIS 

DE  SALES,  abbé  de  Feuillans,  p.  638. 
JEAN     XVI    (XIV)    BAPTISTE    PRADILLON    DE 

SAINTE-ANNE,  abbé  de  Feuillans,  p.  638. 
JEAN  XVII  (XV)    GRANIER  DE  SAINT- IGNACE, 

abbé  de  Feuillans,  p.  638. 
JEAN  I,  abbé  de  Foix,  p.  849. 
JEAN  II  D'AULE,  abbé  de  Foix,  p.  849. 
JEAN  III  ROGER  DE  COMMINGES,  abbé  de  Foix, 

p.  849. 
JEAN  IV,  comte  de  Gournay,  abbé  de  Foix,  p.  85o. 
JEAN  V  DE  COHEN,  abbé  de  Foix,  p.  85o. 
JEAN  I  DU  PUY,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
JE.\N  II  DE  CERZ,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
JEAN   III,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
TEAN  IV  DU  MAS,  abbé  de  Fontcaude,  p.  864. 


986 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


JEAN  I  ENGELBERT,  abbé  de  Fontfroide,  p.  6io. 

JEAN  II  CLÉRAIN,  abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

JEAN  III  DE  SURZOLES,  abbé  de  Fontfroide, 
p.  620, 

JEAN  IV,  abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

JEAN  V,  abbé  de  Fontfroide,   p.  (lo, 

JEAN  VI  MAFFEI,   abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

JEAN  VII  DE  NOBLET  DESPREZ,  abbé  de  Font- 
froide, p.  620. 

JEAN  I  AMAURI,  abbé  de   Franquevaux,  p.  63o. 

JEAN  II,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 

JEAN  III  DU  BOUSQUET,  abbé  de  Franquevaux, 
p.  63o. 

JEAN  MAFFRE  DE  VOISINS,  abbé  d«  de  Gaillac, 
p.  599. 

JEAN-JACQUES  DE  CHEVERKY  DE  LA  REULE, 
abbé  de  Gaillac,  p.  599, 

JEAN-CLAUDE  DE  LA  POEPPE  DE  VERTRIEUX, 
évêque  de  Poitiers,  abbé  de  Gaillac,  p.  599. 

JEAN-BERNARD  DE  CORIOLIS,  abbé  de  Gaillac 
&  de  Cruas.  Voir  aux  abbés  de  Cruas. 

JEAN-MARIE  DE  LASTIC  DE  SAINT-JAL,  abbé 
de  Gaillac,  p.  599, 

JEAN  I  AZÉMAR,  abbé  de  Grandselve,  p.  610. 

JEAN  II  BERTRAND,  cardinal,  abbé  de  Grand- 
selve, p.  610. 

JEAN-GILLES,  moine  de  la  Séoube,  abbé  élu  de 
Grandselve,  p.  610. 

JEAN  DE  LAUXIS,  abbé  de  La  Grasse,  p.  483. 

JEAN  I,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

JEAN  II  DE  LÉVIS,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

JEAN  I  GOMBEAUD,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 

JEAN  II  JEAN,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 

JEAN-FRANÇOIS  DE  BRIZAY  DE  DENONVILLE, 
abbé  de  Joncels,  p.  488;  corrige^  LOUIS  &  voyez 
aux  évèques  de  Comminges. 

JEAN  IV  JOSEPH  DE  MASSILLAN,  abbé  de  Jon- 
cels, p.  488. 

JEAN    I    DE   PARDAILHAN,    administrateur    de 

l'abbaye  de  Lézat,  p.  491. 
JEAN  II  LOUIS  DE  BERTIER,  abbé  de  Lézat.  Voir 

aux  évêques  de  Rieux. 
JEAN-FRANÇOIS    GASPARD    DE    MONTMORIN, 

abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

JEAN  I  PILFORT  DE  RABASTENS,  abbé  du  Mas- 
d'Azil,  p,  495. 

JEAN  II  ALBERT,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  495. 
JEAN    m    DE  VOLVIRE,   abbé    du    Mas-d'Azil, 
p.   495. 

JEAN  IV  DE  MONTPÉZAT,  archevêque  de  Tou- 
louse, abbé  commendataire  du  Mas-d'Azil, 
p.  495;  comge^  JOSEPH  &  yo^e^  aux  archevê- 
ques de  Toulouse. 

JEAN  I,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  087. 

JEAN  II  ALBERT,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  689. 

JEAN  m  DE  FELGAR,  abbé  du  Mas-Garnier, 
p.  589. 

JEAN  IV  DE  TOUCHEBŒUF,  abbé  du  Mas-Gar- 
nier, p.  590. 

JEAN  V  A^ARD  DES  PLANS,  abbé  du  Mas-Gar- 
nier, p.  591. 


JEAN  VI  MICHEL  DE  COLBERT  DE  VILLACERF, 

abbé  du  Mas-Garnier.  Voir  aux  archevêques  de 
Toulouse, 

JEAN  BERTHIER,  prétendu  abbé  du  Mas-Gar- 
nier, p.  590. 

JEAN  I  DE  SERRES,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 

JEAN  II  DE  BOISSY,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 

JEAN  DE  NARBONNE,  abbé  de  Moissac,  p.  270. 

JEAN  I  PICON,  abbé  de  Montolieu,  p.  461. 

JEAN  II  DE  BEAUSOLEIL,  abbé  de  Montolieu, 
p.  461. 

JEAN  III  DE  SAINT -JEAN  DE  MOUSSOULENS, 
abbé  de  Montolieu  &  de  Villelongue,  pp.  462, 
633. 

JEAN,  abbé  de  Saint-Pons  de  Nice,  p.  64. 

JEAN    I    DE    SAINT- LARY    DE    BELLEGARDE, 

abbé  de  Nizors,  p.  643. 
JEAN  II  BRETON,  abbé  de  Nizors,  p.  (543. 
JEAN  ni  HOLLE,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 
JEAN  l  DE   LUXEMBOURG,  abbé   de   Psalmodi, 

p.  Sop. 
JEAN  II  DE  FAYOLLES,  abbé  de  Psalmodi,  p.  609. 
JEAN  III  DE  CALVIÈRE,  abbé  de  Psalmodi,  p.  Sop. 
JEAN  I  ISARN,  abbé  de  Quarante,  p.  565. 
JEAN  II  DU  MESNIL,  abbé  de  Quarante,  p.  5<55. 
JEAN    III    ANTOINE    DE    THÉSAN    DE    SAINT- 

GENIÈS,  abbé  de  Quarante,  p.  565. 
JEAN    I    AÏCELIN,    abbé   de   Saint- Aphrodise, 

p.  498. 

JEAN  II  SESSALA,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
p.  499. 

JEAN  III  D'ORIOLE,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
p.  499. 

JEAN  IV  DE  PIERRE,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
p.   5oo. 

JEAN  V  PÉLISSIER,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
p.  Soc. 

JEAN  VI  BAPTISTE  MAILLÉ  DE  LA  TOUR 
LANDRI,  évêque  de  Gap,  abbé  de  Saint-Aphro- 
dise, p.  5oo. 

JEAN-GEORGES  LE  FRANC  DE  POMPIGNAN, 
abbé  de  Saint-Chaffre.  Voir  au-x.  évêques  du  Puy. 

JEAN  I,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  53o. 

JEAN  II  DE  LA  GARDE,  abbé  de  Saint-Chinian, 
p.  53 1 . 

JEAN  III  PELET,  abbé  commendataire  de  Saint- 
Chinian,  p.  53i. 

JEAN  IV  ROSE  DE  LA  CHEVALERIE,  abbé  de 
Saint-Chinian,  p.  534. 

JEAN,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 

JEAN  I  DE  SAINT-JEAN,  abbé  temporaire  de 
Saint-Genis,  p.  536. 

JEAN  II  CORDELLAS,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  536. 

JEAN  III  DE  CELADA,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  537. 

JEAN  IV  DE  PLAISANCE,  abbé  temporaire  de 
Saint-Genis,  p.  537. 

JEAN  V  DE  SALAZAR,  abbé  de  Saint-Genis  (i 
deux  reprises^j  p.  537. 

JEAN  VI  PARDO,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  537. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


987 


JEAN  VII  DE  VERNET,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  53j. 

JEAN  I  DE  MELZAN,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  520. 

JEAN  II  PRÉVÉREND,  abbé  de  Saint -Gilles, 
p.  5io. 

JEAN  m  DE  MAREUIL,  abbé  de  Saint-Gilles. 
y'oir  aux  évêques  d'Uzès. 

JEAN  IV  DU  ROSIER,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  620. 

JEAN  V  BAPTISTE  SEGUIER ,  abbé  de  Saint- 
Gilles,  p.  Su, 

JEAN  VI  PICARD,  abbé  de   Saint-Gilles,  p.  021. 

JEAN  VU  CÉSAR  ROUSSEAU  DE  LA  PARISIÈRE, 
abbé  de  Saint-Gilles.  Foir  aux  évêques  de  Nîmes. 

JEAN  VIII  DE  DIEU-RAIMOND  DE  BOISGELIN, 
abbé  de  Saint-Gilles.  Voir  aux  évéques  de  La- 
va ur. 

JEAN  I  DE  CORGUILLERAY,  abbé  de  Saint- 
Guillem.  Foir  aux  évêquej  de  Lodéve. 

JEAN  n  DE  BONZI,  abbé  commendataire  de  Saint- 
Guillem.  Foir  aux  évêques  de  Béziers. 

JEAN  m  FÉLIX- HENRI  DE  FUMEL,  abbé  de 
Saint-Guillem.  Foir  aux  évêques  de  Lodève. 

JEAN  I  DE  BASILHAC,  abbé  commendataire  de 
Saint-Hilaire,  p.  048. 

JEAN  II  DE  GONDI,  abbé  commendataire  de 
Saint-Hilaire,  p.  548. 

JEAN  III  BAPTISTE  LULU,  abbé  de  Saint-Hi- 
laire, p.  548. 

JEAN  I  ÉNAULT,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  585. 

JEAN  II  LEROUGE,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  585. 

JEAN  III  LEROUGE,  abbé  de  Saint-Jacques, 
p.  585. 

JEAN  IV  ou  JACQUES  D'ARNOVE  ET  DE  MAR- 
SEILLARGUES,  abbé   de   Saint-Jacques,  p.  585. 

JEAN  V  LOUIS  DE  MURVIEL,  abbé  de  Saint- 
Jacques,  p.  586. 

JEAN,  abbé  de  Saint-Julien  de  Beauvais,  p.  170. 

JEAN  I  DE  POIS,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 
bonne,  p.  504. 

JEAN  II  BAPTISTE  DE  MACHECO  DE  PRE- 
MEAUX,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne, 
p.  5o5. 

JEAN  lU  FRANÇOIS  DE  MACHECO  DE  PRE- 
MEAUX,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne.  Foir 
aux  évêques  de  Conserans. 

JEAN  IV  MARIE  DE  CASTELLAN,  abbé  de  Saint- 
Paul  de  Narbonne,  p.  5o6. 

JEAN  I,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  554. 

JEAN  II  DU  CASSAR,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 
p.  555. 

JEAN  III  MICHEL,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 
p.  555.  Foir  p.  56o. 

JEAN,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  p.  8o3. 

JEAN  II  BOSQUET  ou  GUASQUET,  prévôt  de 
Carcassonne,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 
p.  804. 

JEAN  III  DE  MORILLON,  abbé  de  Saint-Sauveur 
de  Lodève,  p.  804. 

JEAN  I  DE  NOGARET,  abbé  de  Saint-Sernin , 
p.   526. 

JEAN  II  DE  WHIAC,  abb*  de  Saint-Sernin, 
p.  527. 


JEAN  m  JOFFROI,  abbé  de  Saint-Sernin.  Foir 
aux  évêques  d'AIbi. 

JEAN  IV  BAPTISTE  DE  SIMIANE,  abbé  de  Saint- 
Sernin,  p.  527. 

JEAN  V  COEFFIER  RUZÉ  D'EFFIAT,  abbé  de 
Saint-Sernin,  p.  527. 

JEAN  MAFFRE,  cardinal,  abbé  de  Saint-Sernin, 
p.   527. 

JEAN  D'ARMAGNAC,  élu  abbé  de  Saint-Sernin 
par  les  religieux,  p.  527. 

JEAN  I  ARMAND,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  SSç. 

JEAN  II  FRANÇOIS  DE  NARBONNE,  abbé  de 
Saint-Thibéry,  p.  56o, 

JEAN  III  DE  CORGUILLERAY,  abbé  de  Saint- 
Thibéry.  Foir  aux  évêques  de  Lodève. 

JEAN  IV  DUPUY,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  S60. 

JEAN  I  DE  ROQUEMAURE,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 

JEAN  II  D'ANCEZUNE  DE  CADEROUSSE,  abbé  de 
Sauve,  p.  720. 

JEAN  III  DE  FAUCON,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 

JEAN  IV  DE  PIERREVIVE,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 

JEAN  I,  abbé  de  Sorède,  p.  56 1. 

JEAN   II,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 

JEAN  III,  abbé  de  Sorède,  p.  563. 

JEAN  IV  DE  SALAYE,  abbé  de  Sorède,  p.  563. 

JEAN  I,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 

JEAN  II  DE  LEYRAC,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 

JEAN  III,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 

JEAN  IV  JACQUES  DUVERGER,  abbé  de  Sorèze, 
p.  5i3. 

JEAN  V  DE  LANGEAC,  abbé  commendataire  de 
Sorèze,  p.  5i3. 

JEAN  VI  GABRIEL  D'AGAY,  abbé  de  Sorèze, 
p.  514. 

JEAN  D'ORTAFFA,  abbé  de  Vallboua,  p.  790. 
JEAN  I,  abbé  de  Valraagne,  p.  617, 
JEAN  II,  abbé  de  Valraagne,  p.  617. 
JEAN  m,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
JEAN  IV,  abbé  de  Valmagne,   p.  618. 
JEAN  V  DE  GUERS,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
JEAN  VI,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
JEAN  I-AINARD,  abbé  de  ViUelongue,  p.  632. 
JEAN  II,  abbé  de  ViUelongue,  p.  63i. 
JEAN  III  MARTIN,  abbé  de  ViUelongue,  p.  632. 
JEAN  IV  GARSIAS,  abbé  de  ViUelongue,  p.  632. 
JEAN   V    DE    VENDOGNE,    abbé   de  ViUelongue, 
p.  632. 

JEAN  VI  DE  SAINT-JEAN  DE  MOUSSOULENS, 
abbé  de  Montolieu  &  de  ViUelongue.  Foir  aux 
abbés  de  Montolieu. 

JEAN  I  FERRIER,  archevêque  d'Arles',  abbé  de 
Villemagne,  p.  579. 

JEAN  II  DE  CHAMBERT,  abbé  de  Villemagne, 
p.   58o.  ^ 

JEAN  III  PERPÉTUE  ALBOTI,  abbé  de  Villema- 
gne, p.  58o. 

JEAN  IV  JACQUES  DE  THÉSAN,  abbé  commen- 
dataire de  Villemagne,  p.  58o. 

JEAN  V  DE  MIRMAND,  abbé  de  Villemagne, 
p.  58o. 


988 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


JEAN  MATHESI,  grand-archidiacre  &  vicaire  gé- 
néral de  Nimes,  p.  280. 
JEAN  CARVOYROL,  chapelain  du  pape,  p.  729. 
JEAN  CARDINAL,    doyen   &   maître  de   l'hôpital 

Notre-Dame  du  Puy,  p.  6o3. 
JEAN  DE  LA  VALETTE,  grand-maître  de  Malte, 

p.   569. 
JEAN     CORRERIUS,    officiai    de    l'archevêque    de 

Toulouse,  p.  359. 
JEAN  GUASQUET,  prévôt  de  Carcassonne,  p.  461. 
JEAN  DE  LA  COSTE,   prévôt  de  Saint-Pierre  de 

Maguelonne,  p.  323. 
JEAN   ISARN,    prétendu    prévôt   de   Saint-Salvi, 

p.  584. 
JEAN,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 
JEAN  LAUTRIER,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 
JEAN  DU  BREUIL,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
JEAN  DE  CREMELIN,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
JEAN  DE  CREMIÀL,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
JEAN  DE  FAY,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
JEAN  BARBE,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65i. 
JEAN  BOTTET,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65i. 
JEAN  DE  LAVAL,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65 1. 
JEAN  SARRASIN,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65 1. 
JEAN  VINCENT,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65i. 
JEAN  VOLLE,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65 1. 
JEAN,  prieur  général  de  l'ordre  des  Carmes,  p.  666. 
JEAN-GRÉGOIRE  TARISSE,  prieur  de   Cessenon, 

p.  532. 
JEAN  CHALON,  prieur  de  Montolieu,  p.  462. 
JEAN  QUEULHE,  prieur  de  Montolieu,  p.  462. 
JEAN     III    D'ANCEZUNE,    abbé    de    Saint-Ruf, 

prieur  du  Pont-Saint-Esprit,  p.  869. 
JEAN  DE  GOSES,  prieur  de  Saint-Félix  des  Orres, 

p.  468.  Voir  aux  abbés  de  Cannes. 
JEAN    DE    ROQUEFEUILLE ,    vicaire   général    de 

Villemagne,  p.  $79. 
JEAN  TESTA,  chanoine  de  Béziers,  p.  468. 
JEAN  DE  BARON,  chanoine  du  Puy,  p.  405. 
JEAN  BLANVARD,  prêtre,  p.  590. 
JEAN   ROGER,  religieux  du  Mas-Garnier,  p.  532. 
JEAN,  religieux  de  Mallast,  p.  457. 
JEAN  DE  CASTANHA,  religieux  de  Montmajour, 

p.  589. 
JEAN  DE  BERNON,  moine  de  Montolieu,  p.  470. 
JEAN  DE  ROUSERGUE,  religieux  de  Saint-Gilles, 

p.    520. 
JEAN  D'ALBRET,  roi  de  Navarre,  p.  382. 
JEAN,  comte  de  Poitiers,  duc  de  Berry,  fils  du  roi 

de  France,  pp.  335,  38i,  700,  879. 
JEAN  II,  duc  de  Bourbon,  p.  895. 
JEAN,  duc  de  Bourgogne,  p.  335. 
JEAN  1,  comte  d'Armagnac   &  vicomte  de  Loma- 

g'->.e,  pp.  38i,  628,  878,  912. 
JEAN  II,  comte  d'Armagnac,  p.  368. 
JEAN  III,  fils  de  Bernard   II,  comte   d'Armagnac, 

P-  474- 
Jean,  comte  de  Boulogne  &  d'Auvergne,  p.  450. 

JEAN  D'ORLEANS,  comte  de  Dunois,  p.  255. 

JEAN,  comte  de  Forez,  p.  6o3. 


JEAN,  comte  de  Rouergue,  p.  408  ;  corrige^  comte 
de  Forez  (i")  ou  HUGUES  I,  comte  de  Rouergue. 

JEAN,  seigneur  de  Bueil,  p.  387. 

JEAN  ITIER,  seigneur  de  Géorand,  p.  604. 

JEAN  DE  VÉSINS,  baron  de  Lautrec,  p.  583. 

JEAN  DE  MONTRAVEL  dit  L'HERMITE,  seigneur 
de  Mezenc  &  d'Argental,  p.  65 1. 

JEAN  L'HERMITE  DE  MONTRAVEL,  baron  de 
Mezenc,  p.  604. 

JEANNE  DE  MAULÉON,  abbesse  de  l'Abondance- 
Dieu,  p.  645. 

JEANNE  I,  abbesse  des  augustines  de  Toulouse  & 
des  augustines  d'Albi,  p.  666. 

JEANNE  II  DE  SAINT-LEONCE,  abbesse  des  au- 
gustines d'Albi,  p.  666. 

JEANNE  I  MAUSELLE,  abbesse  de  Bagnols,  p.  86ç. 

JEANNE  II  DE  L'ILE,  abbesse  de  Bagnols,  p.  869. 

JEANNE  III  MAURELLE,  abbesse  de  Bagnols, 
p.   869. 

JEANNE  IV  D'AUDIBERT  DE  LUSSAN ,  abbesse 
de  Bagnols,  p.  869. 

JEANNE  I  DE  BILLI,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

JEANNE  II  DE  MAULÉON,  abbesse  de  Fabas, 
p.   644. 

JEANNE  III  DE  POLASTRON,  abbesse  de  Fabas, 
p.  644. 

JEANNE  IV  DE  BENQUE,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

JEANNE  DE  CARCASSONNE  DE  SOUBEZ,  abbesse 
de  Monseau,  p.  828. 

JEANNE  I,  abbesse  de  Netloc,  p.  715. 

JEANNE  II,  abbesse  de  Netloc,  p.  715. 

JEANNE  I  RILLIOTE,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 

JEANNE  II  DE  SAINT-MARCEL,  abbesse  des 
Olieux,  p.  687. 

JEANNE  DE  CASALS,  abbesse  de  l'Oraison-Dieu, 
p.  646. 

JEANNE  I  DE  SARRELONGUE,  abbesse  de  Rieu- 
nette,  p.  647. 

JEANNE  II  DE  SARTONNE,  abbesse  de  Rieunelte, 
p.   648. 

JEANNE  m  DE  LA  PORQUERIE,  abbesse  de  Rieu- 
nette,  p.  648. 

JEANNE  I  DE  CLUYS,  abbesse  du  Saint-Esprit  de 
Béziers,  p.  734. 

JEANNE  II  D'ARNAGE,  abbesse  du  Saint-Esprit 
de  Béziers,  p.  784. 

JEANNE  DE  VIAS,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 

JEANNE  I  DE  LAUTREC,  abbesse  de  Vielmur, 
p.  600. 

JEANNE  II,  abbesse  de  Vielmur,  p.  600. 

JEANNE  III  DE  CARDAILLAC,  abbesse  de  Viel- 
mur, p.  600. 

JEANNE  IV  DE  CARDAILLAC,  abbesse  de  Viel- 
mur, p.  60t. 

JEANNE  V  LOUISE  D'ARPAJON,  abbesse  de  Viel- 
mur, p.  601. 

JEANNE  ALLEMAND,  abbesse  de  Vignogoul, 
p.  827. 

JEANNE-AZÉMARE,  abbesse  de  Vignogoul,  p.  827. 
JEANNE  CLARET  ou  DE  SAINT-FÉLIX,  abbesse 

de  Vignogoul,  p.  827. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


989 


JEANNE  DE  MONTENARD,  abbesse  de  Vigno- 
goul,  p.  827. 

JEANNE  DE  FRANCE;  son  tombeau  à  Albi,  p.  271. 

JEANNE,  fille  du  comte  d'Armagnac,  duchesse  de 
Berry,  p.  879. 

JEANNE  DE  CALABRE,  femme  de  Guillaume  le 
Jeune,  comte  d'Auvergne,  p.  92. 

JEANNE  DE  BOURBON,  comtesse  de  Forez,  p.  6c3. 

JEANNE,  fille  de  Henri  II,  roi  d'Angleterre,  com- 
tesse de  Toulouse,  pp.  3i,  434, 

JEANNE,  fille  de  Raimond  VII,  comtesse  de  Tou- 
louse &  marquise  de  Provence,  femme  d'Al- 
phonse, frère  de  saint  Louis,  pp.  3i,  89.1. 

JERMOLA  (Raimond  de),  bailli  du  Rouergue, 
p.   897. 

JÉRÔME  DE  LANGUE,  évêque  de  Conserans, 
p.   382. 

JÉRÔME  I  DOCHON,  évéque  d'EIne,  pp.  346,  783. 

JÉRÔME  II  DORIA,  évéque  d'EIne,  p.  346. 

JÉRÔME  m  DE  CRESCENS  (corr.  REQUESENS), 
évéque  d'EIne,  pp.  346,  786. 

JÉRÔME  DE  FOIX,  évéque  de  Rieux,  p.  441. 

JÉRÔME- MARIE  CHAMPION  DE  CICÉ ,  évéque 
de  Rodez,  archevêque  de  Bordeaux,  abbé  de  La 
Grasse,  pp.  480,  876. 

JÉRÔME  DE  CANOSSA,  abbé  de  Ptalmodi,  p.  509. 

JÉRÔME-FRANÇOIS  CARDON,  prévôt  de  Saint- 
Salvi,  p.  584. 

JÉRÔME  TUDESCHI,  vicaire  général  de  l'arche- 
vêque de  Narbonne,  p.  208. 

JiBisALEM  (HospiTALiEBS  de);  Sur  quelques  grands 
maîtres  de  cet  ordre,  p.  234. 

—  (CHEVALiEns  DE  Saint-Jea.v  de),  pp.  288,  889. 
JOACHIM   BRESNAUD,   prieur   de   Bonnefoy, 

p.  65i. 
JOAQUIN    DE   SANTIYAN   Y   VALDIVISO,   évéque 

d'Urgel,  p.  911. 
JOBELIN,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 
Jocou,  abbaye,  pp.  247,  423,  721. 
loNANT,  monastère,  p.  471. 
Joncels,  abbaye,  pp.  249,  48.'),  5i3,  579. 
Josqiièhes,    lieu    du     diocèse    de     Maguelonne, 

p.  262  (^Hérault),  arr,  de  Montpellier. 

—  (église  de),  p.  798. 

—  (concile  de),  en  909,  pp.  56,  93,  262,  3o5, 
3i3. 

JONUS  ou  JONAS,  vicomte  d'Agde  &  de  Béziers, 
p.   io3. 

JORDAN  (JOURDAIN  I),  évéque  de  Conserans, 
p.  379. 

JORGE  CURADO  Y  TORREBLANCA,  évéque  d'Ur- 
gel, p.  911. 

lORIUS  ou   GEORGES,  évéque  de  Rodez,  p.  873. 

JOSE  DE  BOLTAS,  évéque  d'Urgel,  p.  911. 

JOSEPH  DE  MONTPÉZAT  DE  CARBON,  arche- 
vêque de  Toulouse,  évéque  de  Saint-Papoul, 
pp.  364,  446. 

JOSEPH  -  FRANÇOIS  DE  CHARLEVAL,  évéque 
d'Agde,   p.  3i  I. 

JOSEPH -BRUNO  DE  BEAUSSET  DE  ROQUE- 
FORT, évéque  de  Béziers,  p.  273. 


JOSEPH  DE  SAINT-ANDRE  MARNAVS  DE  VER- 
CEL,  évéque  de  Conserans,  p.  383. 

JOSEPH-FRANÇOIS  DE  MALIDE,  évéque  de  Mont- 
pellier, pp-.   180,  328, 

JOSEPH  D'ESPARBÈS  DE  LUSSAN,  évéque  de  Pa- 
miers,  p.  432. 

JOSEPH  ROLLIN  DE  MOREL,  évéque  de  Viviers, 
p.  418. 

JOSEPH  I  PORRAS,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles, 
p.  455. 

JOSEPH  H  DE  SOLERS,  abbé  de  Notre-Dame 
d'Arles,  p.  455. 

JOSEPH-EMMANUEL  DE  LA  TRÉMOUILLE,  car- 
dinal de  Noirmoutier,  abbé  de  Bonnecombe,  de 
Grandselve  &  de  Sorèze,  pp.  514,  61  1,  642. 

JOSEPH  MARGARIT,  administrateur  du  Cani- 
gou,  p.  595. 

JOSEPH  DE  TROBAT,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

JOSEPH  VILADAT,  abbé  de  Cuxa,  p.  696. 

JOSEPH  I  DE  CERZ,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 

JOSEPH  II,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 

JOSEPH- GABRIEL  DE  THÉSAN  DU  PUJOL,  abbé 
de  Joncels,  p.  488. 

JOSEPH  DE  L'ESTRADES,  abbé  du  Mas-d'Azil, 
p.  495. 

JOSEPH  DE  LORDAT  DE  BRAM,  abbé  de  Mon- 
tolieu,  p.  463. 

JOSEPH  DEGUÉ  DE  MONCAUP,  abbé  de  Nizors, 
p.  643. 

JOSEPH  RIBAS,  abbé  temporaire  de  Saint-Genis, 

p.  537. 
JOSEPH  DE    LA  BARRE,  abbé  de  Saint-Hilaire, 

p.   548. 
JOSEPH  TROBAT,  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 
JOSEPH  VIDAL  DE    ROUX    DE  MONTBEL,  abbé 

de  Villelongue,  p.  633. 

JOSEPH  DE  LA  ROQUE,  prieur  de  Notre-Dame 
de  Sorèze,  p.  462. 

JOSEPH  DUCHALMEAU,  religieux  bénédictin, 
p.  532. 

JOSSELIN,  grand-oncle  de  Baudouin  V,  roi  de  Jé- 
rusalem, p.  238. 

S.  JOSSERAND,  p.  573. 

JOSUE,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  539. 

JOUBERT,  abbé  de  Cuxa,  p.  5o3.  I^oir  JAUBERT. 

JOUFFROI  D'ABANS  (N.),  abbé  de  Lézat  &  de 
Villemagne,  pp.  492,  58o. 

JOUFFROI  ou  GODEFROI,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 

JouHET,  prieuré  dans  le  Vêlai,  p.  392. 

Joui,  prieuré  dans  le  Velai,  p.  276. 

JOURDAIN  ou  JORDAN  DAURE,  évéque  de  Con- 
serans, pp.  379,  38 1. 

JOURDAIN,  abbé  de  la  Chaise-Dieu,  p.  493. 

JOURDAIN,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

JOURDAIN  DE  MONTPAON,  abbé  de  Joncels, 
p.  486. 

JOURDAIN  DE  CHATEAUNEUF,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  p.  572. 

JOURDAIN,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  547. 
JOURDAIN,  abbé  de  Saint-Sernin,  pp.  525,  627. 
JOURDAIN,  comte  de  l'Isle-en-Jourdain,  p.  628. 


990 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


JOURDAIN  IV,  seigneur  de  l'Isle-en-Jourdain, 
p.   355. 

JOURDAINE  DE  QUILLAN,  abbesse  de  Rieunette, 
P-   647. 

JOURDAINE,  abbesse  de  Valnègre,  p.  85 1. 

JOUSSELIN  (Pierre),  curé  de  Ganges,  p.  Szi. 

JOVIN,  compétiteur  de  Marcel  au  siège  d'Uzès, 
p.  298. 

Joyeuse  (Oratoriens  de),  p.  900;  (ArJècke),  arr. 
de  Largentière. 

JOYEUSE  (cardinal  de),  archevêque  de  Narbonne, 
p.  686.  Foir  FRANÇOIS  V. 

JUAN  BAUTISTA  DESBACH,  évèque  d'Urgel, 
p.  910. 

JUAN  DESPÈS,  évêque  d'Urgel,  p.  910. 

JUAN  DIMAS  LORIS,  évêque  d'Urgel,  p.  910. 

JUAN  GARCIA  MONTENEGRO,  évêque  d'Urgel, 
p.   911. 

JUAN  MANUEL  DE  ESPINOSA,  évêque  d'Urgel, 
p.   910. 

JUAN  FEREZ  GARCIA  DE  OLIVAN,  évêque  d'Ur- 
gel, p.  910. 

JUDITH,  abbesse  de  Saint-Geniès,  pp.  ?.j6,  Soy, 
539,  826. 

JUDITH,  femme  de  Robert  II,  comte  d'Auvergne, 
pp.  9'>  '78,  '80. 

JULES,  cardinal  de  Médicis,  archevêque  de  Nar- 
bonne, abbé  de  Cuxa,  ensuite  pape  sous  le  nom 
de  Clément  VII,  pp.  267,  477,  786. 

JULES  ou  JULIEN  DE  LA  ROVÈRE,  plus  tard 
Jules  II,  évêque  de  Mande,  abbé  de  Saint-Gilles, 
prieur  du  Pont-Saint-Esprit,  pp.  SgS,  52o,  868. 

JULES  MAZARIN,  cardinal-ministre,  abbé  de 
Grandselve,  p.  611. 

JULES  DE  NOGARET  DE  CALVISSON  DE  MAN- 
DUEL,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  522. 

JULIAN  CANO,  évêque  d'Urgel,  p.  911. 

JULIEN  DE  MÉDICIS,  évêque  de  Béziers  &  d'Albi, 
pp.  271,  389,  499. 

JULIEN  I,  évêque  de  Mende,  p'.  SgS.    Koir  JULES. 

JULIEN  PELLÎSSIER,  abbé  de  Calers,  p.  622. 

JULIENNE  DE  CORNEILLI ,  abbesse  de  l'Abon- 
dance-Dieu,  p.  645. 

JULIENNE  DE  CARDAILLAC,  abbesse  de  Viel- 
mur,  p.  600. 

JULIOFRED  I,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  SSp. 

JULIOFRED  II,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  539. 

JUNIUS  (le  P.),  prieur  des  dominicains  de  Gc- 
nolhac,  p.  870. 

JURANDUS,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières, 
p.  419. 

JUST,  évêque  d'Agde,  p.  3o5. 

JUST  DE  SERRES,  évêque  du  Puy,  p.  410. 

S.  JUST,  premier  évêque  d'Urgel  connu,  p.  901. 

JUSTE-HENRI  DE  TOURNON,  baron  de  Chalen- 
çon,  p.  65i. 

JUSTINIANUS,  évêque  de  Valence,  p.  901. 

JUSTUS,  prétendu  évêque  d'Urgel,  p.  902. 

JuviGNAC,  pp.  164,  3 12  [Hérault),  arr.  de  Mont- 
pellier. 


K 


KiRCHEiM,  palais  en  Alsace,  p. 


L.,  prévSt  d'Avignon,  p.  278. 
LABAN,  évêque  d'Eause,  p,  366. 
Laeessiéhe  (ville  &  coutumes  de),  p.  ôzS;   Laies- 
sière-Candeil  (^Tarn),  arr.   de   Gaillac. 

Lacaune  (église  de),  p.  385  (^Tarn),  arr,  de  Castres. 
LACROIX    (dom),    bénédictin     de     Saint-Maur, 

p.  5i  I. 
Lafiteau,  lieu,  p.  374  (^Haute-Garonne),  commune 

de  Cardeilhac. 
Lafont  (forêt  de),  p.  65o. 
LAMBERT,  prieur  de  Bonnefoy,  p,  65o. 
LAMBERT,  empereur,  pp.   14,  |5. 
LAMBERT,  comte,  p.  571. 
LAMBERT  DE  MONTEIL,   seigneur  de   Lombers, 

p.   764. 
LAMBERT     DE      CHATEAUNEUF,    seigneur    de 

Saint-Remèze,  p.  6o3. 
LAMBIE  (N.),  abbé   régulier  du  Canigou,  p.  464. 
Lampy,  ruisseau,  p.  455. 

Lance  (Sainte-)  trouvée  à  Antioche,  pp.  204,  2o5. 
LANCELOT  DE  CARLE ,    évêque  de   Rodez,  abbé 

de  Calers,  p.  622. 
LANCELOT  DE  LUSIGNAN,  protonotaire,  p.  28  r, 
LANDORRE  (Arnaud  de),  sénéchal  royal  du  Rouer- 

gue,  p.  641. 
LANDREVILLE  (Pierre  de),  sénéchal  de  Toulouse, 

p.  588. 
Langogne,  ville,  pp.  396,  573  (io^èrf),  arrond,  de 

Mende. 

—  (Saint-Piekke  de),  monastère,  pp.  392,  413, 
070. 

—  (religieuses  de  Notre-Dame  établies  à),  p.  396. 

Langcedocj  sa  partie  orientale  dépend  de  la  Pro- 
vence, pp.  2,  3;  a-t-il  été  jamais  appelé  pro- 
vince de  Saint-Gillesi'  p.  208. 

LANTA  &  FERRALS  (seigneur  de),  p.  853. 
LANTI  (N.  de),  abbé  de  Grandselve,  p.  611. 
LARA  (Pierre  de),  p.  223. 
LabAZET,  lieu,  p.  627,  628)  Larra^et  {Tarn-&-Ga- 

ronne),  arr.  de  Castelsarrasin. 
Largentièi\e,  p.  414  [Ardèche), 

—  (château  de),  pp.  415,  898. 

—  (petits  couvents  de),  p.  900. 

—  (Récollets  de),  p.  417. 
Larzac  (Saint-Estëve  de),  p.  540. 

Larzat,  Larsac  (hôpital  de),  près  Millau,  p.  732, 
887. 

LASCY  (Hugues  del,  seigneur  de  Laurac  &  de  Cas- 
telnaudary,  p.  854. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


991 


LAS  RIBES  (seigneur  de),  gouverneur  calviniste  de 

Saint-Antonin,  p.  887. 
Lates,    église   près   Montpellier,    p.    442;    Lattes 

(fférauit),  arr.  de  Montpellier. 
LATOURE,  architecte,  p.  Bzô. 
Latran  (conciles  de),  en  1 179,  pp.  25o,  33i,  374; 

en    iii5,   pp.    25i,    35i,  404,  699;   en   i5i2, 

p.  369. 
Lal'DUN,  p.  357  (Gard),  arr.  d'Usés. 
LAUDUN  (Hugues  de),   seigneur  de  Montfaucon, 

p.   228. 
LAUJAC  (Guillaume  de),  p.  56o. 
Laurac,  Laurag,  château,   pp.    11 5,   191    {Aude), 

arr.  de  Castelnaudary. 
LAURAC  (Bernard  de),  p.  63i. 

—  (Elie  de),  p.  61 3. 

—  (Sicard  de),  p.  606. 

—  (Sicard  de),  p.  612. 

Lauragais,  p.  854;  rendu  au  comte  de  Barcelone, 

p.  I lâ. 
Lauran,  prieuré,   p.    4695   Laure  {Aude),  arr.   de 

Carcassonne. 
LAURE  DE  NOYER,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
LAURE   DE   MONTFORT,   femme  de   Bernard  V, 

comte  de  Comminges,  p.  3 18. 
LAURENT  STROZZI,  érêque  de  Béziers  &  d'Albi, 

pp.  271,  389,  633. 
LAURENT,  évèque  de  Conserans,  p.  38o. 
LAURENT  TOSCAN,  évéque  de  Lodève,  p.  294, 
LAURENT  DE  FIZES,  abbé  d'Aniane,  p.  451. 
LAURENT,  abbé  de  Belleperche,  p.  627. 
LAURENT,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
LAURENT    DU    PONT,    abbé    de    Saint-Guillem, 

p.    544. 
LAURENT  I  ALAMAND  ou  L'ALLEMAND,   abbé 

de  Saint-Sernin,  évêque   de  Grenoble,  pp.  36o, 

527,  646,  8  10. 

LAURENT  n  ALAMAND  ou  L'ALLEMAND,  abbé 

de  Saint-Sernin,  évèque  de  Grenoble,  neveu  du 

précédent,  p.  027. 
LAURENT  DE  VOYSIN,  doyen  de  Chartres,  p.  333. 
Lauroux,    château,    p.    292    {Hérault),   arrond.   de 

Lodève. 
LAUTARD,  abbé  de  JonceU  8c  de  Conques,  pp.  472, 

486. 
Labtbec,  lieu,  p.  600  (Tarn),  arr.  de  Castres. 

—  (Saini-Remi  de),  église,  p.  385. 

—  (couvent»  de),  p.  762. 

—  (Bénédictines  de),  p.  ($71. 

—  (commanderie  de  Saint-AntoiNE  de),  p.  767. 
Lautrec,  viguerie  en  Albigeois,  p.  106. 
LAUTREC  (baron  de),  p.  583. 

—  (vicomtes  de),  pp.   190,  268. 

—  (Bertrand  de),  p.  600. 

—  (Gui  de),  p.  600. 

—  (Guillabert  de),  p.  3|. 
LAUZE  (Pierre  de),  p.  466. 
LAUZIÈRES  (Engles  de),  p.  801. 
Laval  (maladrerie  de),  p.  665. 


LAVAt'n  (origine  de  la  ville  de),  pp.  438,  796. 
— •    (anciennes  églises  de),  p.  796. 

—  (église  Saint- Al  VIN  de);  son  histoire,  pp.  438, 
797- 

—  (érection  du  prieuré  de  Saint-Alaik  de)  en  ca- 
thédrale, pp.  349,  797. 

—  (église  de),  p.  438. 

—  (évèques  de),  p.  438. 

—  (évêque  de),  p.  667. 

—  (chapitre  cathédral  de);  son  histoire,  pp.  797 
&  suiv. 

—  (couvents  &  hôpital  de),  p.  799. 

—  (Capucins   de);    leur   établissement   dans  cette 
ville,  p.  440. 

—  (collège  de);  son  histoire,  p.  799. 

—  (pestes  il)  en   1484  &  i526,  p.  798. 

—  (concile  de),  en  i368,  pp.  38i,  436,  438,  5i3, 
782,  797. 

Lavedan,  vicomte,  p.   117. 
LAVOULTE  (N.  de),  abbé  de  Cruas,  p.  575. 
LAZARE,  abbé  de  Cubières,  p.  687. 
LEBRUN  (Jacques),  bachelier,  p.  498. 
Lec  (Notre-Dame  du).  Foir  Olievx  (Saints-Marib 
des). 

LECOQ  (Eudes),  lieutenant  du   roi  en  Albigeois, 

p.  857. 
Lectoure  (église  de),  pp.  353,  366. 

—  (évèques  de),  p.  366. 

—  (rectifications  à  la  liste  dei  évêquei  de),  pp.  91 1, 
912. 

LEDGARDE,    femme   de    Pierre,   comte  de    Foix, 
p.  1 i3. 

LÉGER  DE  PLAS,  évêque  de  Lectoure,  p.  370. 
LÉGER  SAPORIS  ou  SABORS,  évêque  de  Mague- 
lonne,  pp.   180,  321. 

LÉGER,  évèque  de  Viviers,  p.  413. 
LEGER,  abbé  de  Romans,  p.  574. 
LEIDERADUS,  évêque  d'Urgel,  p.  902. 
LEIDRAD,  archevêque  de  Lyon,  p.  2i)5. 
Lende  (Saint-Martin  de),  seigneurie,  p.  436. 
LENOIR  (N.),  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 
p.  804. 

LENOIR  (N.),  abbesse  dei  Olieux,  p.  687. 

LÉON,  évêque  d'Agde,  p.  3o5, 

LÉON-ANGE  DE  GHISTELLE,  évêque  de  Béziers, 

p.  273. 
LEON,  abbé  de  La  Grasse,  p.  479. 
LÉON,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5i6. 
LÉON    CHASTEIGNER,    abbé    de    Saint'-Hilaire, 

p.  548. 
LÉONARD  FLOTTE  de  Dalphin'is,  évêque  de  Ni- 

mes,  p.  281 . 
LÉONARD  AIGUILLON,   prévôt    de   Maguelonne, 

p.  325. 
LÉONIN,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  545. 
LÉONTIEN,  évéque  de  Lodève,  p.  286. 
LÉONTIUS,  évêque  d'Eause,  p.  366. 
LÉONTIUS  ou   LÉONICUS,   évèque  de  Gévaudan, 

p.  391. 


992 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


LÉOPOLD-CHAHLES  DE  CHOISEUL-STAINVILLE, 
archevêque  d'Albi,  p.  Spi. 

LÉOTARD  ou  LEUTARD,  abbé  de  Saint-Paul  de 
Narbonne,  p.  5oi. 

Lérida  (concile  de),  p.  902. 

Lérins,  abbaye,  p.  73. 

LÉRINS  (Fauste  de),  prêtre,  p.  244. 

Lesbos  (évêque  de),  p.  700. 

LESCAR,  évêché,  p.  38 1. 

LESCOT,  êvêque  de  Comminges,  p.  643. 

Lescuee,  entre  Sorèze  &  Puylaurens,  p.  699. 

LiSiGNAC  (château  de),  p.  626. 

Lespinasse  (religieuses  de),  dans  le  diocèse  de  Tou- 
louse, p.  702. 

LETBERT,  abbé  de  Saint-Ruf  d'Avignon,  p.  314. 

LEUBERICUS,  évêque  d'Urgel,  p.  902. 

LEUBILE,  abbé,  p.  SyS. 

LEOCATE  (Gauzbert  de),  p.  479. 

LEUDÉRICUS,  prétendu  évêque  d'Urgel,  p.  902. 

S.  LEUFROI,  translation  de  ses  reliques,  p.  332. 

LEUFROI,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 

LtvEZON,  ville,  pp.  629,  63o. 

LÉVI,  frère  de  Samuel,  juif  de  Narbonne,  p.  5c  1. 

LÉVIS  (Charles  de),  p.  296. 

—  (François  de),  p.  806. 

—  {Gui  de),  maréchal  du  comte  de  Montfort, 
pp.  33i,  332,  6i3,  7i5. 

—  (Gui  de),  seigneur  de  Mirepoix,  p.  846. 

—  (Isabelle  de),  dame  de  Saissac,  p.  700. 

—  (Jean  de),  seigneur  de  Mirepoix,  pp.  435,  806. 

—  (Jean  de),  seigneur  de  Mirepoix,  p.  614. 

—  (Pierre  de),  p.  806. 

—  (Roger-Bernard  de),  seigneur  de  Mirepoix, 
p.   614. 

LEYSSEN  (N.  de),  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lo- 

dève,  p.  804. 
Lez  (Saint-Maktin  de),  abbnye,  p.  143. 
Lézat,  abbaye,  pp.   100,  110,  i23,  127,  220,  443, 

488,  489,  586. 

—  sur  l'époque  &  les  circonstances  de  sa  fonda- 
tion, p.  126. 

—  (moines  de),  p.  691. 
LEZAY-LUSIGNAN  (N.  de),  abbé  de  Bonnecombe, 

p.  642. 
Lézes  (Sainte-Marie  de),  près  Montpellier,  p.  819. 
LtziGNAN  (Saint-Félix  de),  p.  689. 

—  (Saint-Pierre  de),  église,  p.  264. 

—  (Ciarisses  de),  pp.  689,  734. 

—  (liste  des  abbesses  des  clarisses  de),  pp.  689, 
690. 

LÉSIGNEM  (Hugues  de),  pp.   166,  176. 
Lhers  (moulins  banaux  du),  p.  607. 
LIBÉRATUS  DE  L'ESTANG,  abbé  de  Montolieu, 

p.  462. 
Lierre  (église  Notre-Dame  du)  à  Mairsac,  pp.  33o, 

739. 
LIETTE  DE  PRADINES,  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 
Lieu-Restauré,   abbaye   au    diocèse   de   Soissons, 

p.  427. 


LtCNAN,  château,  p.  272  (^Hérault),  arr,  de  Béliers, 

—  (hôpital  de),  p.  73i. 

LiMAGNE,  partie  de  l'Auvergne,  p.  92. 

Limanico,  fief  en  Querci,  p.  39;  Limogne  {Lot),  arr, 

de  Cahors, 
Limoges  (Saint-Martial  de),  pp.  329,  394. 

—  (concile  de),  en   1028,  p.  873  ;  en   io3  1,  p.  88. 
LIMOUSINE,   fille   d'Arnaud  de  Saint- Génies, 

p.   627. 
LiMOUX,  p.  546  (Aude). 

—  érigé  un  instant  en  évêché,  p.  423. 

—  (église  de),  p.  864. 

—  (Saint-Martin  de),  église,  pp.  25i,  546,  554, 
855,  856. 

—  (établissements  religieux  de),  pp.  685,  686. 

—  (Trimtaires  de),  p.  856. 

—  (Frères  Mineurs  de),  p.  823. 
LINDOIN,  vicomte  de  Narbonne,  p.  5r, 
LIOUTAUD,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 
LiSLE  (Augustins  de),  p.  670. 

—  (Augustines  de),  p.  670. 
LISSAC  (seigneurs  de),  p.  85l. 

—  (Jean  de),  p.  621. 

—  (Jourdain  de),  p.  621. 
LITORIUS,  chef  romain,  p.  705. 
LIUVA,  roi  des  Visigoths,  p.  777. 
LiviA,  château,  p.  902. 

Livran,  bourg,  p.  264;   Lieuran  (Hérault),  arr.  de 

Béliers. 
LIVRON  (Marguerite  de),  p.  319. 
S.  LIZIER,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 
Llado  (Notre-Dame  du),  prieuré   au  diocèse  de 

Girone,  p.  791. 
Llupia,  lieu,  p.  592. 
L0C-D1EU  (abbaye  de),  au  diocèse  de  Rodez,  pp.  424, 

639. 
LoDAZAN  (Saint-Nazaire  de),  lieu,  p.  578. 
Lodève,  p.  i3i  ;  étymologie  du  nom  de  cette  ville, 

p.   l32. 

—  (histoire  abrégée  du  pouvoir  temporel  des  évc- 
ques  de),  pp.  129,  i3o,  800. 

—  (chapitre  cathédral  de),  p.  800. 

—  ^église  de),  p.  286. 

—  (couvents  de),  pp.  800,  801. 

—  (monastère  de  bénédictins  à),  vers  975,  p.  287. 
Foir  Saint-Sauveur  de  Lodève. 

—  (Franciscains,  leur  établissement  à),  p.  290. 

—  (RfccoLLETS  de);  y  sont  introduits  par  l'évêque 
Gérard  de  Rolin,  p.  296. 

—  (Ursulines  de),  p.  825. 

—  (maladrerie  &  hôpital  de),  p.  801. 

—  (Saint-Barthélemy  de),  prieuré,  p.  487. 

—  ses  comtes  &  ses  vicomtes,  p.   129. 

—  (vicomtes  de),  pp.   l3o,   i3i,  800. 
LODÈVE  (Gérard  de),  p.  191. 

—  (Guillaume  de),  p.  3o8  (1277). 

—  (Guillem  de),  p.  yiS  (av.   1248). 

LŒLIUS    URSINUS    CERCHI,   évêque   de   Lodève, 
p.   294. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


993 


LOMAOXE,  p.    394. 

LOMAGNE     ET      AUVILLARS     (vicomtesse    de), 

p.   609. 
LOMBARDE,  abbesse  de  Rieunette,  p.  647. 
LoMiiEKS  (pays  de),  p.  763. 

—  (seigneurs  de),  p.  765. 

—  (chevaliers  de),  p.  763. 

—  (concile  de),  en  ii65,  pp.  îSo,  541,  597,  719. 
Lo.MCEZ  (évéché  de);  son  érection,  p.  357. 

—  'couvent  des  bénédictines  de),  p.  648. 
LONAY    (Martin    de),    architecte    de    Posquières, 

p.  5i8. 

LiiNGVcns  (prieuré  de  l'ordre  de  Fontevrault  de), 
p.   85i. 

■ —  établissement  de  ses  religieuses  à  Toulouse, 
pp.   697,  698. 

S.  LONGINUS,  évêque  de  Viviers,  p.  ^1  i. 

LoNGUEViLlE  (église  de),  près  de  Gaillac,  p.  596. 

LoRDVDOis,  pays  du  comté  &  diocèse  de  Toulouse, 
p.   120. 

LonoAT,  château,  p.  353  (Ariége),  arr.  Je  Foix. 

LORDAT  (Bernard  de),  chevalier,  p.  614. 

Lorraine  ou  royaume  de  Lothaire,  p.  2. 

LosE  (Saint-Jean  de),  église,  p.  367. 

LOTHAIRE,  empereur,  fils  de  Louis  le  Débon- 
naire, partage  avec  ses  deux  frères  le  royaume 
franc,  p.   1. 

LOTHAIRE,  roi  de  France,  fils  du  précédent;  épo- 
que du  commencement  de  son  règne,  pp.  39,  94. 

LOTHAIRE,  fils  du  précédent,  p.  2. 

LOUBARESSE  (Hugues  de),  p.  639. 

Loi  iiATitRE  (chartreuse  [&  forêt  de  la),  pp.  333, 
334,  760,  762. 

LOUIS  I  D'HARCOURT,  archevêque  de  Narbonnc, 
évêque  élu  de  Béziers,  pp.  205,  269. 

LOl'IS  II  DE  VERVINS,  professeur  de  théologie  à 
Toulouse,  archevêque  de  Narbonne,  p.  258. 

LOUIS  NOGARET  DE  LA  VALETTE,  cardinal, 
archevêque  de  Toulouse,  abbé  de  Grandselvc,  de 
la  Grasse  &  de  Saint-Sernin,  pp.  362,  484,  027, 
611. 

LOUIS  FOUQUET,  évêque  d'Agde.'abbé  de  Sorèze, 
pp.  259,  3i  I,  614. 

LOUIS  DE  VALOIS,  évêque  nommé  d'Agde,  p.  3  10. 

LOUIS-FRANÇOIS-GABRIEL  DE  HENNIN-LIÉ- 
TARD,  évêque  d'Alais,  p.  447. 

LOUIS-FRANÇOIS    DE    VIVET    DE    MONTCLUS, 

évêque  d'Alais,  abbé  de  Saint-Gilles  &  de  Fran- 

quevaux,  pp.  447,  522  63 1. 
LOUIS-FRANÇOIS    DU    BEAUSSET  (N.),    évêque 

d'Alais,  p.  447. 
LOUIS  I  D'AMBOISE,  évêque  d'Albi,  pp.  337,  ^88, 

582,  583,  639,  660,  664,  666. 
LOUIS    II    D'AMBOISE,    évêque   d'Albi,    pp.    388, 

667. 

LOUIS  DE  LORRAINE,  cardinal  de  Guise,  évêque 
d'Albi,  abbé  de  Montolieu,  pp.  389,  462. 

LOUIS  D'AUBUSSON,  évêque  d'Alet,  p.  423. 

LOUIS-ALPHONSE  DE  VALBELLE,  évêque  d'Alet, 
p.   424. 


LOUIS-CHARLES  DES  ALRIS  DE  ROUSSET,  évê- 
que de  Béziers,  p.  273. 
LOUIS  DE  NOGARET  DE  LA  VALETTE  D'ÉPER- 

NON,   évêque    de    Carcassonne   &   de    Mirepoix, 

pp.  339,  437. 
LOUIS    D'ANGLURE    DE    BûURLEMONT,    évêque 

de    Carcnisonne    &    de    Lavaur,    archevêque    de 

Bordeaux,  abbé  de  La  Grasse,  pp.  339,  440,  484. 
LOUIS- JOSEPH-ADHÉMAR     DE     MONTEIL     DE 

GRIGNAN,    évêque    de    Carcassonne,    abbé    de 

Saint-Hilaire,  pp.  339,  ^4^- 
LOUIS-JOSEPH  DE  CHATEAUNEUF  DE  ROCHE- 
BONNE,  évêque  de  Carcassonne,  p.  339. 
LOUIS  DE  RECHIGNEVOISIN  DE  GURON,  évêque 

de  Comminges,  p.  378. 
LOUIS-FRANÇOIS  DE  BEZAY  DE  DENONVILLE, 

évêque  de  Comminges,  p.  378. 
LOUIS    DOUVILLE,    nommé   à  l'évêché   de  Com- 
minges, p.  376. 
LOUIS  HABERT  DE  MONTMORT,  évêque  d'Elne, 

abbé  de  Cuxa,  pp.  347,  477. 
LOUIS-ARMAND    DE    SIMIANE,   évêque  de   Lan- 

gres,  p.  273. 
LOUIS  I  POT,  évêque  de  Lectoure,  pp.  369,  912. 
LOUIS    II   DE    LA  ROCHEFOUCAULD,    évêque  de 

Lectoure,  p.  370. 
LOUIS    III    D'ILLERS    D'ENTRAGUES ,    évêque   de 

Lectoure,  p.  371. 
LOUIS  IV  EMMANUEL    DE    CUGNAC,   évêque  de 

Lectoure,  p.  37  1 . 
LOUIS  ALEMAN  (le  B.),  évêque  de  Maguelonne, 

pp.   1 80,  32  I. 
LOUIS  DE  NOGARET  DE  LA  VALETTE  D'ÉPER- 

NON,  évêque  de  Mirepoix.  Voir  aux  évêques  de 

Carcassonne. 
LOUIS-HERCULE  DE  LÉVIS-VENTADOUR,  évêqiio 

de  Mirepoix,  p.  437. 
LOUIS  D'AURELLES,  évêque  de  Rieux,  p.  442. 
LOUIS   ABELLI,  évêque  de  Rodez,  p.  876. 
LOUIS    DE    CLARET,    évêque    de    Saint-Papoiil, 

p.  446. 
LOUIS  DE  BRUYÈRES  DE  CHATEL  DE  CHA- 

LABRE,    évêque   de    Saint-Pons    de   Thomières, 

p.   421. 
S.   LOUIS    D'ANJOU,    DE    SICILE    ou    DE  [IMAR- 

SEILLE,    évêque   de   Toulouse,    pp.   3i8,   35^, 

356,  823  j  administrateur  du  diocèse  de  Pamiers, 

p.  429. 

LOUIS  DE  GENOUILHAC,  évêque  de  Tulle,  p.  443. 
LOUIS  DE  VIGNE,  évêque  d'Uzès,  p.  3o3. 
LOUIS  I  DE  NARBONNE,   évêque   de  Vabre,   abbé 
de  Fontfroide,  pp.  569,  620. 

LOUIS  II  DE  LA  VERGNE  DE  MONTENARD  DE 
TRESSAN,  évêque  de  Vabre  &  du  Mans,  abbé 
de  Quarante,  prieur  de  Cassan,  pp.  565,  Ô69, 
733. 

LOUIS  III  DE  BARDAT,  évêque  de  Vabre,  p.  569. 

LOUIS  I,  évêque  de  Viviers,  p.  414. 

LOUIS  II  DE  POITIERS,  évêque  de  Viviers,  p.  415. 

LOUIS  III  FRANÇOIS  DE  LA  BAUME  DE  LA 
SUZE,  évêque  de  Viviers,  abbé  de  Mazan, 
pp.  297,  412,  417,  604,  899. 


IV. 


6i 


994 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


LOUIS   I   DU   CAYLAR   D'ESPONDEILLAN ,   abbé 

d'Aniane,  p.  402, 
LOUIS  II  DE    LA  TOUR   DU  PIN  DE    MONTAU- 

BAN,    abbé    d'Aniane    &   de    Saint-Guillem    du 

Désert,  pp.  452,  545. 
LOUIS  I  DE  CARDAILLAC,  :bbé  d'Ardorel,  p.  6  1  7. 
LOUIS  II  GIRARD  DE  LABOURNAC-CLERMONT, 

abbé  d'Ardorel,  p.  617. 
LOUIS  DU  POIX,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 
LOI'IS  DE  CHAUMEAU   DE  TOURILLE,  abbé  de 

Chambons,  p.  640. 

LOIUS  I  UE  COMBORN,  abbé  de  Conques,  p.  474. 

LOUIS  II  DE  CREVANT,  abbé  de  Conques,  p.  474. 

LOUIS    III    DE    MARCILLAC,    abbé    de    Conques, 

P-  474- 
LOUIS  IV  DK  CRUSSOL,  abbé  de  Conques,  p.  474. 

LOUIS  I  DE  SAGARRIGUE,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

LOUIS    II    HABERT    DE    MONTMORT,    abbé    de 

Cuxa.  f'oir  aux  évèques  d'Elne. 
LOUIS     DE    SAINT- COME    PALARIN,    abbé    de 

Feuillans,  p.  638. 
LOUIS    DE    BASSOMPIERRE,    évèque   de   Saintes, 

abbé  de  Foix,  p.  Ë5o. 
LOUIS-CÉSAR   DE   L'ORT  DE   SÉRIGNAN,   abbé 

de  Fontcaude,  p.  864. 
LOUIS  DE  NARBONNE,  évèque   de  V.ibre   &  abbé 

de  Fontfroide.   Voir  aux  évèques  de  Vabre. 
LOUIS  I  DE  LA  PETITIÈRE,   abbé    de    Franquc- 

vaux,  p.  63  I . 
LOUIS  II  FRANÇOIS    DU  VIVET    DE    IMONCLUS, 

abbé  de  Franquevaux,  évèque   de   Samt-Brieuc. 

Voir  aux  évèques  d'Alais. 
LOUIS    I    DE    NARBONNE,    abbé   de    Grandscive, 

p.  610. 
LOUIS  II  DE  NOGARET  DE  LA  VALETTE,  abbé 

de  Grandselve.  Voir  aux  évèques  de  Toulouse. 
LOUIS    III    ARJilAND    DE    BOURBON,    prince   de 

Conti,  abbé  de  Grandielve,  p.  6r  1. 
LOUIS  I  D'ALBRET,  abbé  de  La  Grasse  &  de  So- 

réze,  pp.  482,  5i3. 
LOUIS  II  DE  NOGARET,  abbé  de  La  Grasse,  l'ou 

aux  archevêques  de  Toulouse. 

LOUIS  ni  BARBIER  DE  LA  RIVIÈRE,  abbé  de  La 

Grasse,  p.  484, 
LOUIS  IV  D'ANGLURE  DE  BOURLEMONT,  abbé 

de  I.a  Grasse.   I^oir  aux  évèques  de  Carcassonne. 
LOUIS  I  DE  CANOSSA,    évèque   de    Bayeux,   abbé 

de  Léznt  St  de  Psalinodi,  pp.  491,  609. 
LOUIS  II   FÉLIX    DE    CRUSSOL,    abbé   de   Lézat, 

p.  492. 

LOUIS  III  DE  LA  MARTHONIE  DE  CAUSSADE, 
abbé  de  Lézat,  p.  492. 

LOUIS  DE  VIALAS  DE  LA  TREILLE,  abbé  du 
Mas-Garnier,  p.  691. 

LOUIS    DE    BELZUNCE,    abbé    du    Mas-Garniçr, 

p.   591. 
LOUIS-ALBERT,  évèque  d'Aire,  prétendant  à  l'.ib- 

baye  du  Mas-Garnier,  p.  SSy. 

LOUIS  I  FRANÇOIS  DE  LA  BAUME  DE  LA  SUZi;. 
évèque  de  Viviers,  abbé  de  Miizan.  A'ojr  aux 
cveqLics  de  Viviers. 


LOUIS     II     DE    MONTESQUIEU     D'ARTAGVAN, 

abbé  de  Maznn,  p.  604. 
LOUIS    m    CHOMEL,    évèque   d'Orange,    abbé  de 

Mazan,  p.  604. 
LOUIS  DE  Lorraine,   abbé   de  MontoHeu.   l'olr 

aux  évèques  d'Albi. 
LOUIS    DE    LA  VERGNE    DE    MONTENARD    DE 

TP.ESSAN,  abbé  de  Quarante.  Voir  aux  évoques 

de  Vabre. 
LOUIS  DE  GORDES  DE  SIMIANE  DE  LA  COSTE, 

abbé  de  Saint-Chinian,  p.  JJ4. 
LOUIS    DE    BENABULO,    abbé    de    Saint-Genis, 

p.  536. 
LOUIS     DE     FONGAVADO,    abbé     temporaire    de 

Saint-Genis,  p.  537. 
LOUIS-FRANÇOIS    DU    VIVET    DE    MONTCLUS, 

abbé  de  Samt-GiUes.  Voir  aux  évèques  d'Alais. 
LOUIS-JOSEPH-ADHÉMAR     DE     MONTEIL    DE 

GRIGNAN,  abbé  de  Saint-HUaire.  Voir  aux  évè- 
ques de  Carcassonne. 
LOUIS  D'AUCEILLE,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 

bonne,  p.  004. 

LOUIS  DE  RATTE,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lo- 
dève,  p.  804. 

LOUIS  DE  NOGARET  DE  LA  VALETTE,  abbé 
de  Saint-Sernin.  Voir  niiK  archevêques  de  Tou- 
louse. 

LOUIS  DE  FLAVIN,  abbé  commendataire  de  Saint- 
Thibéry,  p.  56o. 

LOUIS  DE  CRUSSOL,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
LOUIS    II    FRANÇOIS    MITTE ,    abbé    de    Sorèze, 
p.  514. 

LOUIS  m  FOUQUET,  abbé  de  Sorèze.  Voir  aux 
évèques  d'Agde. 

LOUIS  MANCHAUD,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  584. 
LOUIS-ISARN,   soi-disant  prévôt  de   Saint-Salvi, 
p.   584. 

LOUIS  HODON,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  652. 
LOUIS  DE  LA  VERGNE  MONTENARD  DE  TRES- 

SAN,    prieur  de    Cassan.    Voir  aux   évèques    da 

Vabre. 
LOUIS  DU  B03QUAT,    prieur  de   Saint-Chinian, 

p.  532. 
LOUIS    CABROL,    sacristain    de    Saint-Chinian, 

p.  53t. 
LOUIS  DU  MAS,  économe  de  La  Grasse,  p.  4S4, 
LOUIS  LE  DÉBONNAIRE,  p.   1. 
LOUIS   LE  BÈGUE,  pp.  3,  4. 
LOUIS  D'OUTREMER,  p.  9. 
LOUIS  LE  JEUNE;  époque  de  son  voyage  dans  la 

Province,  à  son  retour  de  Saint-Jacques  en  Ga- 
lice, p,  23q. 
S,  LOUISj    échange  avec  l'abbé   de   Psalmoldj  une, 

condamine  dans  le  canton  de  Somniières  contic 

Aigues-mortes,  p.  5o8. 

LOUIS,  fils  de  Louis  le  Débonnaire,  roi  de  Ger- 
manie, p.   I . 

LOUIS,  fils  de  Louis,  roi  de  Germanie,  p.  3. 

LOUIS,  fils  de  Lothaire,  p.  2. 

LOUIS  L'AVEUGLE,  roi  de  Provence  S<  empereur, 
pp.  4,   14,  53,  b'65. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


995 


LOUIS  CONSTANTIN,  petit-fils  de  Boson,  p.  9. 

LOUIS,  duc  d'Anjou,  lieutenant  du  roi  en  Lan- 
guedoc, pp.  335,  642,  700,  707,  839. 

LOUIS,  comte  de  Rieux,  gouverneur  du  Langue- 
doc, p.  601. 

LOUIS  GANDILH,  p.  462. 

LOI  ISE  DE  GROS,  abbcsse  de  Gorjan,  p.  802. 

LOUISE  DE  LA  VERONE  DE  TRESSAN,  abbesse 
de  Gorjan,  p.  802. 

LOUISE  DE  FABRE  DE    MARIGNAC,  abbesse   de 

Monseau,  p.  829. 
LOUISE  DE  PANAT,  abbesse  de  Netloc,  p.  71 5. 
LOUISE  D'ARPAJON,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
LOI  ISE-THÉRÈSE  DE  LA  CROIX  DE  CASTRIES, 

abbesse  de  Saint-Geniès,  p.  826. 

LOUP,  évèque  d'Albi,  pp.  48,  384. 

LOUP  MARTINEZ  DE  LAGUNILLA,  évèqued'EIne, 

pp.  346,  787. 
LOUP,  primicier  &  archidiacre  de  Saint-Etienne 

de  Toulouse,  pp.  373,  470,  6i5. 

LouriAN,  château,  pp.  486,  802  [Hérault"),  arr.  de 
Montpellier. 

—  (église' de),  p.  582. 

—  (Sainte-Cécile  de),  église,  pp.  486,  507. 

—  (hospice  &  maladrerie  de),  pp.  717,  7j8. 
LOUQUINE,  abbesse  des  clarisses  de  Nimes,  p.  840. 

LOLVIKIIE  (la).    Voir  LoUDATIÉRE. 

LOZIÈRES  (Arnaud  de),  p.  292. 
Lie  (Saint-Maktin  du),  église,  p.  2(^4. 
LUC^BERTRAND,  prieur  de  Saint-Chinian,  p.  47?. 
LUC  (Gérard  de),  p.  482. 
LUCIA,  comtesse  de  Palhas,  p.  9r.8. 
LUCIE,  femme  de   Guillaume  III,  comte  de  Pro- 
vence, pp.  61 ,  65. 

S.  LUCIEN,  évêque  de  Viviers,  p.  412, 

LUIS  DIAZ  AUX  DE  ARMENDARIZ,  évèqus  d'Ur- 
gel,  p.  910. 

LiMitr.E-DiEu  ou  Fara.s  (abbaye  de),  p.  773. 
Li;xAS,  château,  p.  485  (Hérault),  arr.  de  Lodève. 

—  (hôpital  de),  p.  73 1. 

—  (Salni-Piebre  de),  abbaye,  p.  485.  Voir  Jox- 
CELS. 

LtNSL,  pp.  3 18,  5o6  {Hérault),  arr.  de  Montpellier. 

—  (frères  MixEins  de),  p.  82Î. 

—  (UnsuLiwES  d»),  p.  825. 

LUNEL  (Gaiicelin  de),  p.  184.  - 

LUPERCULUS,  évéque  d'Eause,  p.  36S. 

LUPUS,  primicitr  &  archidiacre  de  Toiiloute.  Voir 
LOUP. 

LUSIGNAN  (Gui  de),  p.  287. 

Lusses,  prieuré,   p,  574  (Ardèche),  arr.    de  Priv.t:. 

LUZ  (baron  de),  protestant,  p.  377. 

LtzAN,  p.  578. 

LYON   DE   MALAUSE   (Gaston    de),   lénéchal    de 

Toulouie,  p.  3ÛO. 
Lyon  (duché  de),  pp.  3,  4. 

—  (conciles  tenus  à),  en  1244,  p.  232)  en  1274, 
p.  3p3. 


M 


M.,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 

ÎMABILIE  DE  CHATEAUNEUF-RANDON,  abbesse 
d'.ilais,  p.  720. 

MABILIE  I,  abbesse  de  Valnègre,  p.  85  {. 
MARILIE  II,  abbesse  de  Valnègre,  p.  85i. 
MABILIE  III,  abbesse  de  Valnègre,  p.  85r. 
MABILLON;   ses   erreurs    touchant   les  évèqucs    de 
Toulouse  du  neuvième  au  douzième  siècle,  p.  icc. 

MACAIRE,  évêque  de  Lodève,  p.  287. 
S.  MACAIRE,  évêque  de  Ruessium,  p.  399. 
Macheville,  lie»  en  deçà  du  Rhône,  p.  84. 
Macox  (concile  de),  en  585,  pp.  3o5,  35 1. 
MADELEINE    DE    LUCET    DE  VALLOIS ,  abbesie 
des  Olieux,  p.  687. 

MADELEINE- MARIE-MARTHE  AUGER ,  atbssse 
de  Rieunette,  p.  648. 

MADELEINE  D'ARPAJON,  abbesse  de  Vielmur, 
p.  601 . 

MADRALDUS,  abbé  de  Conques,  pp.  471,  472. 
MAFFROI  VILLERS,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
Macalas  (hôpital   Saint-Jacques  de),  p.  781  (Hé- 
rault), arr.  de  Béliers. 

MAGALAS  (Bernier  de),  p.  553. 
Macexcoii.es,  prieuré,  p.  8,<o. 
MAGNE    DE   MONTLAUR,    abbesse   des    Olieux, 
p.  687. 

MAGNULFE,  évêque  de  Toulouse,  p.  35 1. 
Mcigregesum,  lieu  au  pays  de  Pierreladc,  p.  349. 
Magrignan,  alleu,  pp.  111,  ii5;  Méaigne  [Aude], 
commune  de  Cuxac-d'Aude. 

Macuelonne,  pp.  178,  216;  époque  du  rétablisse- 
ment de  cette  ville  &  de  son  siège  épiscopal  ;  dé- 
dicace de  la  cathédrale,  pp.   161,  i63,  1^4. 

—  (évêché  de);  époque  du  rétablissement  de  son 
cvêché,  p.  161. 

—  (église  de),  p.  3ii. 

—  (Saint-Piebre  de),  église;  sa  dédicace,  p.   161. 

—  (chapitre  de);  son  histoire,  son  organisation, 
pp.  8  14  81  suir.,  829. 

—  (évêques  de),  pp.    irti,  162,  i63,  164,  175,  83o. 

—  (destruction  de)  au  dix-septicme  siècle,  p.  817, 

—  (la  Trinité  de),  collégiale,  p.  8ip. 

MAHAUT  DE  SICILE,  seconde  femme  de  Raimond 
de  Saint-Gilles,  p.  3i. 

S.  MAÏEUL,  abbé  de  Cluny,  pp.  76,  401. 
MAlEUL,  vicomte  de  Narbonno,  p.  5i. 
MAIGNOL  (N.  de),  abbé  du  Mns-d'Azil,  p.  496. 
MAINARD  (Bérenger),  jurisconsulte  de  Nnrbonne, 

p. 483. 
MAINFROI,  évêque  de  Rodez,  p.  873. 
Maihose  (Saint-Pierre. de),  prieuré  au  diocèse  de 

Nimes,  p.  469;  Meyrueii  (Lo'^ère),  arr,  de  Florae, 

S.  MAIXENT,  maître  de  saint  Sever,  p.  714. 
MAJORE    DE    FOIX,    première    femme    de    Pons, 
comte  do  Toulouse,  pp.  3o,  47,  653. 


996 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


MALCOLM,  roi  d'Ecosse,  p.  233. 
MALDOMAR,  évèque  de  Magiielonne,  p.  3i3. 
MALET  {Artaud  de),  p.  ôSp. 
MALFOS    (Pons    de),    chanoine    de    C.irpentias, 

p.  387.  ^ 

Mallast  Ou  MoNTOLinu,   château,   pp.   247,  455. 

l-'oir  MoNTOLIEU. 

—  (SaiiNt-Jean'-Baptiste  de),  monastère,  pp.  247. 
455,  4.')6,  457.   Foir  MoNTOLinu  &  Valsecuieu. 

MALVEZIN  (Arnaud  de),  p.  643. 
MALVIÈRE  (Arnaud  de),  p.  460;  corrige!^  Mai.viks 
(^Auite),  arr.  de  Limoux. 

—  (Raimond  de),  p.  460. 

Mai.zifii,  diocèse  de  Mende,  p.  338   (io^èrf),  arr, 

de  Marvéjoïs, 
MAMERTINUS,  évèque  d'En  use,  p.  366. 
MANASSE,  archevêque   d'Arles,  abbé   d'Aninne,  de 

Goudargues  &  de  Cruas,  pp.  20,  448,  867. 
MANCION,  évèque  de  Toulouse,  p.  35  1. 
Manccse,  monnaie  d'or  frappée  au  onzième  siècle 

à  Barcelone,  p.   192. 
Manlieu  (Saint-Sébastien  de),  abbaye,  pp.  400, 

492. 

—  (abbés  de),  p.  492. 

Manosque,   lieu,  p.  67  (Basses-Alpes),  arr,  de  For- 

calquier, 
Mantaille,  en  Dauphiné,  p.  4. 
. —  (concile  de),  en  879,  pp.  4,  4i3. 
MANTHÉLIO,   abbesse    de    l'Abondance-Dieu , 

p.  645. 
MANTILINE,  de  la  famille  des  Trencavels,  p.   io5. 
MANUEL  COMNÈNE,   empereur   de   Constantino- 

ple,  p.  3i . 

MARAGDE  DE  MALBESC,  abbesse   de  Snint-Ge- 
niès,  p.  826. 

MARAULD  ou  MENAUD  DE  CONDOM,   prieur  de 
Cassan,  évèque  de  Castres,  pp.  434,  ySS. 

MARC  CORONA,  abbé  d'Arles,  p.  4.').';. 
MARC  DE  VILALTA,  abbé  du  Canigou,  p.   r-iCfA,. 
MARC  I  ANTOINE  DE  SAULES,  abbé  de  Caunes, 
p.  470. 

MARC    II    ANTOINE    DE    BRISAI    DE    DENON- 
VILLE,  abbé  de  Caunes,  p.  470. 

MARC-ANTOINE   MONIER,    abbé    de    Feuiîlans, 
p.  638. 

MARC,  abbé  de  Fonfcaude,  p.  863. 
MARC  DE  CALVIÈRE,  abbé  de  Psalmodi,  p.  r,o^. 
MARCA  (Golaltère   de),  fils  de  Pierre   de   Marca, 
p.   363. 

S.  MARCELLIN,  évèque  de  Ruess'ium,  p.  399. 
MARCELLUS,  prétendu  évèque  d'Urgel,  p.  902. 
MAI«:HE  (de  la),  p.   175. 

MARCHE  (Aimeri  du),  docteur  en  décrets,  p.  877. 
Marcillac,  ville,  p.  872  (Aveyron),  arr.  de  Rode^. 
Mauenx    (Notre-Dame  de),  monastère,  pp.   353, 
611. 

MARENX   (Bernard,  Guillaume   &  Raimond   de), 
hérétiques,  p.  596. 

Margon,  lieu  du  diocèse  de   Béziers,   p.  297  (Hé- 
rault), arr.  de  Béliers. 


MARGUERITE  I,  abbesse  de  l'Abondance-Dieu, 
p.  645. 

MARGUERITE  II  DE  LÉVIS,  abbesse  de  l'Abon- 
dance-Dieu, p.  645. 

MARGUERITE  III  DE  MAULÉON  DE  FRAN- 
CON,  abbesse  de  l'Abondance-Dieu,  p.  640. 

MARGUERITE  I  DE  LA  BAUME,  abbesse  de 
Bagnols,  p.  869. 

MARGUERITE  II  D'ALBERT,  abbesse  de  Baenols 
p.   869.  ^ 

MARGUERITE  I  DE  BIRAN ,  abbesse  de  Fabas, 
p.   644. 

MARGUERITE  II  DE  BERTHIER,  abbesse  de  Fa- 
bas, p.  644. 

MARGUERITE  I  TRENCARD,  abbesse  de  la  Font 
p.  837. 

MARGUERITE  II  DE  MUROT,  abbesse  de  la 
Font,  p.  837. 

MARGUERITE  III  DE  RODOLFE,  abbesse  de  la 
Font,  p.  837.  , 

MARGUERITE  AIMONE,  abbesse  de  Netloc,  p.  7  1  5. 
MARGUERITE  DE  BONNEFOY,  abbesse  de  l'Orai- 
son-Dieu, p.  646. 

MARGUERITE  D'ARGANE,  abbesse  de  Saint-Ge- 
niès,  p.  82C. 

MARGUERITE  ALAMANDE ,  abbesse  de  Vigno- 
goul,  p.  827. 

MARGUERITE  ALLEMAND,  abbesse  de  Vigno- 
goul,  p.  827. 

MARGUERITE  D'ARAMONIES,  abbesse  de  Vigno- 
goul,  p.  827. 

MARGUERITE  D'AURIAC,  abbesse  de  Vignogoul, 
p.  827. 

MARGUERITE  DE  PANAT,  abbesse  de  Vigno- 
goul, p.  827. 

MARGUERITE  DE  DOUCET,  prieure  de  la  Salve- 
tat,  p.  767. 

MARGUERITE  DE  LAUTREC,  prieure  de  la  Sal- 

vetat,  p.  766. 
MARGUERITE,  comtesse  de  Foix,  p.  614. 
MARGUERITE  DE  LUSIGNAN,  seconde  femm«  de 

Raimond  VII,  p.  3  1 . 

MARGUERITE  DE  PÉRIGUEUX ,  vicomtesse  de 
Lautrec,  p.  600. 

MARGUERITE  (Guillaume  de),  p.  289. 
Mariages  incestueux  8c  légitimes;  décision  de  Gré- 
goire VII  à  ce  sajet,  p.    197. 

MARIE-JOSEPH  DE  GALARD  DE  TERRAUliE, 
évèque  du  Puy,  p.  411. 

MARIE  DE  LUSSAN,  abbesse  de  Bagnols,  p.  870. 
MARIE  I,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
MARIE  II  DE  BENQUE,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
MARIE   III    DE    GABREVOLLE    DE    VILLESPAS- 
SANS,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

MARIE  I  DE  MONTOLIEU,  abbesse  de  la  Font, 
p.  837. 

MARIE  II  AMAURI,  abbesse  de  la  Font,  p.  8Î7. 
MARIE    D'HARCOURT,    abbesse    de    Fontevrault, 

p.  255, 

MARIE  DE  BOURNET  DE  MARIGNAC,  abbesse 
de  Monseau,  p.  829. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


MARIE  DE  PENNE,  abbesse  des  cla risses  de  Mon- 

taiiban,  p.  8  i3. 
MARIE     DE     TERINE,    abbesse    des    clarisses    de 

Monipellier,  p.  822. 
MARIE  DE  GRILLON,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
MARIE    ISLANDE    DE    MIRAILLET,   abbesse   des 

Olieiix,  p.  687. 
MARIE  DE  BENQUE,  abbesse  de   l'Oraison-Dieu, 

p.  646. 
MARIE-MARTHE  DE  BRUYÈRES  DE  CHASTEL, 

abbesse  de  Rieunette,  p.  648. 
MARIE  DU   CAYLAR  DESPONDEILLAN,   abbesse 

du   Saint-Esprit  de  Béziers,  p.  734. 
MARIE  DE  LA  CROIX  DE  CASTRIES,  abbesse  de 

Saint-Geniès,  p.  827. 
MARIE  FIRMIN,  prieure  de  Valsaiive,  p.  869. 
MARIE     DE     MONTPELLIER,    reine    d'Aragon, 

pp.  354,  827,  829. 
MARIE,  reine  d'Aragon,  de  Sicile  8c  de  Jérusalem, 

p,   620. 
MARIE,  reine  de  Majorque,  p.  823. 
MARIE,  femme  de  Raimond  II,  comte  de  Substan- 

tion,  p.   178. 
MARIE,  de   la    famille  des  seigneurs  de  Montpel- 
lier, p.   184. 
MARIE,  fille  dî  Jean,  comte  de  Boulogne  &  d'Au- 
vergne, p.  4.'>o. 
MARIE,  femme  de  Jean   d'Orléans,  comte  de  Dii- 

nois,  p.  25j. 
MARIE,  femme  de  Guillaume  de  Bessens,  p.  587. 
MARIN    DE    KERBRINGAL  (N.),   abbé   de   Font- 

caiide,   p.  864. 
MARINE  DE  LIGONS,  abbesse  de  Netloc,  p.  715. 
MARLI  (Mathieu  de),  p.  332. 
Map.xacies,  lieu,  p.  577. 

Makol'    (SAiME-Ac.vts  de),  église,  pp.   164,  3i2. 
M*r.QiEFAVE  (AuGtSTiNS  de),  p.  S.Or. 
MARQUEFAVE  (Honor  de),  p.  3.')7. 
MARQUISE  D'ALAIS,  abbesse  du  Saint-Esprit  de 

Béziers,  p.  733. 
MARQUISE,  fille  de   Giiigues  IV,  comte  d'Albon, 

femme  de  Robert  III,  comte  d'Auvergne,  p.  91. 

MARRE  TORNAC  VILLARS  (N.  de  la),  abbesse  de 
Saint-Génies,  p.  826. 

490,   604    '^Tarn)y  arrondi 


997 

ibbaye   de   Fré- 


pp. 


Matsac,   territoire, 

d'Albi. 
MARSANES   (Pons  de),    bienfaiteur   de   l'église    de 

Nimes,  pp.  97,  276. 
Map.SEIllan,  p.  7l5  (^Hérault),  arr.  de  Béliers. 
—  (Récollets  de),  p.  716. 
Marseille  (port  de),  p.  607. 
MARTEL,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 
MARTÈZE,  prêtre,  p.  275. 

MARTHE  DUPUY,  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 
MARTHE  DE  LALE,    abbesse   du   Saint-Esprit  de 

Béziers,  p.  734. 

MARTHE  MARLINE,  abbesse  de  Valnègre,  p.  852. 
MARTIAL,  évéque  d'Uzès,  p.  joi. 
MARTIA'.    I    DE    LA  RUE,    abbé    de    Fontfroide, 
pp.  61  o,  620, 


S.  MARTIN,  premier  patron    de    1',- 

zelas,  p.  428. 
MARTIN  DE    SAINT- ANDRÉ,  évêque  de  Carcas- 

sonne    &    abbé    de    Saint-Paul    de    Narbonne, 

pp.  337,  5o4,  744,  748. 
MARTIN    GUITTERIA,    évèque    de    Lectoure, 

pp.  388,  9  12. 
MARTIN  DE    BEAUNE,   évéque   du    Puy,  abbé   de 

Psalmodi    Se  de  Saint-Giiles,  pp.  409,  009,  ;j2i. 
MARTIN   DE  RATABON,  évéque  de  Viviers,  abbé 

de  Mazan,  pp.  417,  604. 
MARTIN,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
MARTIN  ou   MARTIAL  DE  SAINT-FÉLIX,  abbé 

de  Feuillans,  p.  636. 
INIARTIN  I  DE  LEON,  abbé  temporaire  de   Saint- 

Genis,  p.  536. 
MARTIN  II  TERRERAS,  abbé  temporaire  de  Saint- 

Genis,  p.  537. 
MARTIN   LUCAS,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  548. 
MARTIN,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
MARTIN-RAIMOND,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
MARTIN    MAS,    procureur    de    Saint-Aphrodise , 

p.   499. 
MARTIN     FITEAU,    religieux     de    la     Daurade, 

p.   532. 
MARTIGNI  (Antoine  de),  seigneur   de  la    Garde, 

p.  682. 
MARTIR,  châtea   ,  p.  278. 
Mabvéjols,  pp.  i38,  396. 
Masaqi'ieb  (maladrerie  de),  p.  665. 
M\s-d'A/.il,  monastère,  pp.  423,  494,  5i3. 

—  (abbés  du),  p.  494. 
Mas  de  Falcaks,  p.  454. 

Mas  de  Gignac  (hôpital  du),  p.  731. 

Mas  de  Verdun  ou  Mas-Garmep,,  pp.  587,  590. 

Mas-Garnier,  lieu;  première  charte  donnée  à  ses 
habitants,  p.  588;  aujourd'hui  Mas-Grenier 
{Tarh-&-Garonne),  arr.  de  Castclsarrasm. 

Mas-Gre.\ieh,  abbaye,  pp.  338,  364,  427,  586. 
Foir  Saixt-Pierre  de  la  CoiiRr. 

—  (Saint-Jacqles  du),  église  &  hôpital,  p.  589. 

—  (abbé  du),  p.  608. 

S.  MASPICIANUS,  évéque  d'Albi,  p.  412. 

MASQUEROSE,  comtesse  de  Rodez,  p.  878. 

Mas-Saixtes-Plelles  (religieux  de  la  Merci  au), 
p.  860. 

Massac  (SS.  Léon  &  Martin  de),  église  parois- 
siale, p.  798  (Tarn),  arr.  de  Lavaur. 

MASSAREL,  évêque  de  Vicence,  p.  338. 
Matafére  (Tolk   de),   territoire   où    fut  construit 
Aigues-jnortes,  p.  5o6. 

MATERNE,  évêque  de  Lodève,  p.   286. 
]\IATFRED   I,  évéque  de  Béziers,  p.  262. 
MATFRED   II,    évêque    de    Béziers    &    de    Lodève, 
pp.  262,  288. 

MATFRED  III,  évéque  de  Béziers  &  abbé  de  Saint- 
Aphrodise,  pp.   263,  4f)6,  7*6,  732. 

MATFRED,  évéque  de  Mende,  p.  392. 
MATFRED,  premisr  abbé  de  Bonnecombe,  pp.  623, 
641 . 


998 


TABLE  GÉNÉRALE  DES   NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


MATFREU,  abbé  de  Calers,  p.  48  i . 
MATFRED,  abbé  de  Quarante,  p.  563. 
MATFRED,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  584. 
MATFREU,  abbé  de  la  Salvetat,  p.  761. 
MATFRED,  vicomte  de   Narbonne,  pp.   52,    247, 

Ô81 ,  r>()5. 
MATFRED  DIDO,  p.  582. 
IMATHIEU    D'ARTIGUALOUBE ,    évêque    de    Pa- 

miers,   p.  43  1 . 
MATHIEU    DE    LA  TRAU ,    abbé    de   Chambons, 

p.  63(p. 
MATHIEU   ou   MARTIN  DE  SAINT-FÉLIX,   abbé 

de  Feiiillans,  p.  637. 
MATHIEU  I  DE  SAINT-GÉRARD,  abbé  de  Feuil- 

lans,  p.  638. 
MATHIEU    II     MAILLOS    DE    SAINT-GÉRARD, 

abbé  de  Feuillans  (à  deux  reprises),  p.  638. 
MATHIEU   DE    NARDOGARSIA,    abbé    de    Lézat, 

p.   491. 
MATHIEU,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  499. 
MATHIEU    MALESCOT,  prieur  de  Bonnefoy, 

p.  65i. 
MATHIEU,  comte  de  Comminges,  p.  644. 
MATHIEU,  comte  de  Foix,  p.  614. 
MATHILDE  I,  abbesse  de  Rieunette,  p,  647. 
MATHILDE  II,  abbesse  de  Rieunette,  p.  647. 
]\1ATHILDE,  femme  de  Bertrand,  comte  d'Arles  Se 

de  Provence,  p.  61, 
MATHILDE,   première   femme   de   Guillaume   IV, 

comte  de  Toulouse,  p.  3i. 
MATHILDE  DE  SICILE,    femme   de  Raimond    d« 
Saint-Gilles,  pp.    197,  198,  199.  Foir  MAHAUT. 
MATHILDE,   femme    d'Aimeri,   vicomte    de   Nar- 
bonne, pp.  iSo,  479. 

MATHILDE  DE   BOURGOGNE,   femme   de   Guil- 
laume VII,  seigneur  de  Montpellier,  p.   184. 

MATHURIN    DE    SABONIÈRE,    abbé    d'Eaunes, 
p.  635. 

MATHURIN  DE  BALAGUIER,  abbé  du  Mas-Gar- 
nier,  p.  590. 

MAUUUIT  DU  PLESSIS  (N.),  abbé  de  Saint-Aphro- 
dise, p.   5o9. 

MAUR    DE    MALLEVILLE,    évêque    de    Mague- 
lonne,   pp.  180,  322.        • 

MAUREL  DE  LUNEL,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
MAURELLUS,  évêque  d'Urgel,  p.  902. 
MAURICE  PALABAT,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
MAURICE    DE    KRUSLET    D'ANDELOT,   abbé   de 
Saint-Thibéry,  p.  56o. 

MAURICE  DE   CASTRES,   abbesse   de   Rieunette, 
p.  648. 

MAURIN,  archevêque  de  Narbonne,  pp.  253,  343, 
564,  680. 

MAURIN   I,   abbé  de  Saint-Antonin  de  Frézélas, 
p.  429. 

MAURIN   n,    abbé   de  Saint-Antonin,    pp.    430, 

464,  61 3,  849. 
Mauiîin,    pp.     164,    3i2    {Hérault),   commune    de 

Lattes. 
MAURINGE,  abbé  de  Montmajour,  p.  62. 


'D  :  eorrt- 


Mauhisse  (SAiNT-PinnuE  de),  église, 

jçe^  Meyrueis  &  voyci  ce  nom. 
MAURUS  DE  LA  RÉA,  abbé  temporaire  de  Saint- 

Genis,  p.  537. 
MAXIME,  évêque  de  Comminges?  p.  373. 
MAXIME,  évêque  de  Toulouse,  p.  35 1. 
MAXIME,  abbé  de  Lérins,  p.  570. 
1Ma7,an,  abbaye,  pp.  412,  601,  639,  720. 
Mazkiies,  château,   pp.    404,  496,  555,  606,  612, 

6i3,  614,  6i5  (■^'•ége),  arr.  de  Pamiers. 

—  (SAi.\T-PiEni\E  de),  p.  612. 

—  (séminaire  &  couvents  de),  p.  8o5. 
Médecine;  l'enseignement  public  en  est  permis  à 

Montpellier  en  1180,  p.  3i5. 
MÉDÉRIC,  évêque  d'Agde,  p.  809. 
Méjean,  en   Biterrois,  p.  557;  Méjanel  {Hérault), 

commune  de  Pégatrolles~de~Buêges. 
S.  MÉLANIUS,  évêque  d'Albe,  p.  412. 
MELCHIOR  PALAU,  évêque  d'Urgel,  p.  910. 
MELCHIOR    SOLLER    DE    SORMENDAN    {corrig. 

D'ARMENDARIES),  abbé  du  Canigou,  pp.  464. 

595. 
Meigceil,  comté,  pp.  137,  3  12,  814. 

—  (comté  de)  ;  le  comte  se  déclare  vassal  du  pape, 
p.  179;  confisqué  par  Innocent  HI  au  profit 
des  évêques  de  Maguelonne,  pp.   180,  3i6. 

—  ses  comtes  héréditaires,  p.  174, 

—  (paroisse  Sainte-Christine  de),  p.  828. 

—  (Saint-Romain  de),  église,  pp,  164,  3 12. 
r.lELGUEIL  (Pierre  de),  pp.  91,  3 12. 
MKLISSENDE,  fille  de  Raimond  I,  comte  de  Tri- 
poli, p.  3i . 

Melun  (paix  de),  en  1229,  pp.  608,  845. 

IMENAUD  DE  BARBAZAN,  évêque  de  Comminges, 
p.   376. 

MENAUD  DE  MARTHORY,  évêque  de  Conserans, 
p.  382. 

MENAUD  D'AURE,  évêque  de  Tarbes,  abbé  de  Ni- 
zors,  p.  643. 

Mende,  est  entourée  de  iiuirailles,  p.  892;  embel- 
lie par  François  de  la  Rovère,  p.  393. 

—  (église  de).  Voir  Eglise  de  Gévaudan,  p.  391. 

—  (officiai  de),  p.  897. 

—  (Capucins  établis  à)  en   1620,  p.  396. 

—  (séminaire  &  collège  fondés  à),  p.  397. 

—  (collège  Saint-Lazare  de),  p.  894. 

—  (collège  de  Toussaint  fondé  à),  p.  893. 

—  Frères  Si  sœurs  des  écoles  gratuites  à  Mendn, 
p.  397. 

Mentaille  (concile  de).  Folr  Mantaille. 
IMÉRAUD  DE  GROLÉE,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 
MERCŒUR,  maison  d'Auvergne,  p.   144. 

—  (Béraud  de),  p.   |38. 
Mercoire,  pp.  394,  395. 

—  (couvent  de),  p.  604. 

—  (abbesse  de),  p.  406. 

r.lERCORAL,   abbé   de   Saint-Étienne   de   Bagnols, 

p.    245. 
MERCORANT    (N.),    abbé    de    Saint-Aphrodise, 

p.    5oo. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS   ET  DES  MATIERES. 


999 


Mkrenx,   monnsière    de    filles    dans    le    comté   de 

Foix.  yo!r  Make.nx. 
MERETZ  (N.   de),  prévôt  d'Alais,  abbî  de  Saavc, 

p.   720. 
Merveil,  p.  SîS. 
Mel'ng-slk-Loike   (concile  de),  en   8pi,  pp.   246, 

262,  384. 
Mèze,    château,    pp.    yjj,   714    [IJirault),   arr.   de 

Montpellier, 

—  (seigneurs  de),  p.  71 5, 

—  (hôpital  ou  maladrerie  du  Saint-Esprit  à), 
p.  83o;  son  histoire  j  liste  de  ses  prétepteurï, 
pp.  716,  717. 

MÈZE  (Bernard  de),  p.  828. 

—  (Pierre  de),  p.  658. 
Mezenc,  p.  65 1. 

—  (château  de),  p.  é5i. 
AlÉZENG  (Gérenton  de),  p.  6^(). 

MICHEL  Tl'BEUF,  évèque  de  Castres  8c  d<;  Sain;- 

Pons  de  Thomicres,  pp.  421,  43.'i.  » 

MICHEL  PUIG,  évêque  d'Elne,  p.  346. 
MICHEL-AMELOT  DE  OOURNAY,  évèque  de  La- 
va ur,  p.  440. 
MICHEL  I  LËBEUF,  évèque  de  Lodève,  p.  aijj. 
MICHEL  II,  évêqu»  de  Lodève,  p.  ï^S. 
AUCHEL    DE    VERTHAMON    DE     CHAVAGNAC, 

évêque  de  Montauban,  p.  428. 
MICHEL  BRIÇONNET,  évèque  de   Nimes  &  abbé 

de  Saint-Guillem,  pp.  282,  .")42. 
MICHEL    I    PHÉLIPEAUX    DE    LA    VRXLLIÈRE, 

évèque  d'Uzès,  p.  3c3, 
MICHEL   II   PONCET    DE    LA   RIVIÈRE,   évèque 

d'Uzès,  pp.  297,  3o4,  866. 
MICHEL  BANCAL  DE  PRUINES,  abbé  d'Ardorcl, 

p.  617. 
MICHEL  I  D'OMS,  abbé   de   Notre-Dame   d'Arles, 

p.  455. 
MICHEL  II  D'OMS,  abbé  de  Notre-Dume  d'Arles, 

p.    4JD. 
MICHEL  m,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p,  4.'"i5. 
MICHEL  IV,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  45.V. 
MICHEL  SALAVARDIÎNE ,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
MICHEL    GUEYNIER    DE    ROULLIÉRE,   abbé    de 

Montolieu,  p.  463. 
MICHEL,    abbé    de    Saint-Genis   des    Fontaines, 

p.   .535. 
MICHEL     I     CORDELLAS,    abbé    temporaire    de 

Snint-Genis,  p.  536. 
MICHEL  II  DE  SAINTE-FOI,  abbé  temporaire  de 

Saint-Genis,  p.  536. 
MICHEL    DE    MATHIS,    abbé    de    Saint-Gilles, 

p.  Sie. 
MICHEL  n  DE  LA  ROQUE,  abbé  de  Saint-Guil- 

lem,  p.  544. 
MICHEL -GAUCELIN,   abbé  de  Saint-SauTeiir  de 

Lodève,  p.  â~'4. 
MICHEL  D'ARLES,  prétendu  abbé  de  Saint-Thi- 

béry,  p.  56o. 
MICîîEL  MARTI,  abbé  de  Soréde,  p.  563. 
MICHEL  FIGUERAS,  abbé  d*  Vallbona,  p.  790. 
MICHEL,  abbé  d*  V'iilemagnt,  p.  579. 


MICHEL    DE    CHEVERRY,    baron    de    la    Reule, 

p.    599. 
MIGÉTIUS    ou    iMÉGACE,    évèque   de    Narbonne, 

p.    244. 
MIGUEL  DESPUIG,   évèque  d'Elne,   puis   d'Urgel, 

p.   910. 
MIGUEL  EPFLA,  peut-être  évèque  d'Urgel,  p.  909. 
MIGUEL  GERONIMO    MORELL,    évèque   d'Urgel, 

p.   910. 
IViir.LAU,    terré    8c    seigneurie,    p.    278;    Milh^ui 

(GarJ'),  arr,  de  Nimes. 

Millau,  en  Rouergue,  pp.  040,  568,  689. 

—  (archidiaconé  de;,  p.  874. 

—  (Notre-Dame  de),  prieuré,  p.  883. 

—  ^Bénéuictines  de),  autrement   dit   1  Arpajonie, 
p~.  886. 

—  (CAricixs  de),  p.  887. 

—  (Carmes  de),  p.  886. 

—  (Clarisses  de),  pp.  822,  885. 

—  (Dominicains  de),  p.  884. 

—  ffrères  de  la  Doctrine  ciiHÈTiB.NNr  de),  p.  876. 

—  (frères  de  la  Pénitence  de),  p.  885. 

—  (frères  Mineurs  de),  p.  884. 

—  (hôpital  Mage  2c  maladrerie  de),  pp.  S87,  896. 

—  (comté  de),  pp.  72,  187. 

—  (vicomtes  de),  pp.   i3o,  i3i,  i35,  201,  800. 
MILLI  (Adam  ic),  pp.  466,  725. 

JNUI.ON,    prétendu    comte    de    Lodève,    comte    ia 

Narbonne,  p.    i  29. 
Minerve,    château    du    diocèse    de    Saint-Pons, 

p.   265. 
MINERVE  (vicomte  de),  p.  234. 

—  (Guillaume  de),  1247,  p.  655. 

—  (Guillem  de),  i327,  p.  863. 
MiNERVois,  p.  686. 

Mirabeau,  château,    p.   414;  Mir.ihd  {ArJl-che), 

arr.  de  Privai. 
MIRAMONDE  DE  LABISTON,  abbesse  de  l'Abon- 

dance-Dieu,  p.  645. 
MlRAMONT,  château,  p.  355  {Haute-Garonne),  arr. 

de  Saint-Gaudens. 

MIRAMONT  (Aycarde),  p.  430. 

—  (Héraut  de),  p.  394. 
MinErnix,  p.  436. 

—  (église  de),  p.  435. 

—  ^évèché  de),  p.  435. 

—  (érection   du   prieuré  de  Saint-Maurice  de';  en 
cathédrale,  pp.  349,  435,  804. 

—  (cathédrale  de),  p.  614. 

—  (chapitre  cijthédral   de';   sa   compcsuiun  ,   iou 
histoire,  pp.  80484  suiv. 

(CORDELIEnS    8c   TRIMTAir.ES  de),  p.   8c5. 

JMIREPOIX  (seigneur  de),  p.  61  3. 

—  (Roger  de),  p.  466. 

MinrvvL,   Mibevaujc,   église,   pp.    164,   3i2    (Uê- 
rault'j,  arr,  de  Montpellier. 

—  (château  de),  pp.  827,  828. 

—  (terre  de),  p.  83o. 

.AIIRO.N,  tvcnuc  d'Albi,  pp.  384,  664. 


lOOO 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS   ET  DES  MATIERES, 


MIRON,  évèque  d'Urgel  (>),  p.  340. 
MIRO>f,  abbé  du  Canigou,  p.  463,  694. 
MIRON,  abbé  de  Ciixa,  p.  476. 
MIRON,  abbé  &  fondateur  de  Sorède,  p.  56i. 
MIRON,  archidiacre  de  Girone,  p.  475. 
MIRON,   fils  de  Wifred    le  Velu,  comte   de   Barce- 
lone, pp.  22.   144. 

MIRON,  comte  de  Roiissillon,  pp.  22,  721. 

MODARIUS,  abbé   de  Saint-Thibéry,  p.  557. 

MoiRANS,  prieuré,  p.  574  (Isère),  arr.  de  Saint- 
Marcellin. 

MoissAc,  monastère,  pp.  169,  170,  218,  367,  385, 
687,693. 

Moissonna  (Jean  de),  p.  53  1. 

MOLINIER  (Etienne),  prêtre  de  Toulouse,  p.  378. 

MOLINIÈRE,  abbesse  de  Fabas,  p.   644. 

MONDOIRE  (Claude  de),  p.  58 1. 

MONELLUS,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  545. 

MoMSTBOL,  pp.  3g9,  400,  406,  410,  41  1  (^Haute- 
Loire),  arr.  du  Puy. 

—  (Saint-Marcellin  de),  en  Vêlai,  p.  406. 

—  (Capucins  de);  ils  y  bâtissent  un  couvent, 
p.  410. 

—  (Saint-Geniës  de),  fief,  p.  497. 

MONNIER  (François),  chanoine,  préchantre  & 
ouvrier  du  chapitre  de  Viviers,  p.  899. 

Monsbau  (abbaye  de  Saint-Félix  de)  ou  de  Gigean, 
p.  827. 

—  (prieures  de),  p.  828. 

MovTAGNAc  ou  MoNTAiGNAc,  château,  pp.  3o7, 
657  {Hérault),  arr.  de  Béliers. 

—  (AuGfSTiNS  de),  p.  716. 

—  (raaladrerie  de),  p.  717. 

MoNTAGNE-NoiBE  (la),  p.   5lO. 

MONTAGNE  (Pierre  de),  p.  547. 
MoNTAGi;,  lieu,  p.  567. 
MONTAIGU  (seigneurs  de),  p.  673. 

—  (Eudes  de),  p.  38o. 

—  (Pons  de),  p.  38o. 

MoNTALZAT  (prieuré  de),  p.  808  [Tarn-&-Garonne), 

arr.  de  Montauèan. 
MoNTANIIA  (église  de),  p.  711. 
MONTANS   (église  de),    p.    SgS    (Tarn),    arrond.   de 

Gaillac. 
MONTASINOD    MONTESIN ,    abbé    de    Fontfroide, 

p.  619. 
MoNTALUAN;    fondation    de  cette   ville,    pp.    246, 

249,  353,  424,   807.   Voir  MoNTAunioL,  Saiint- 

Martin,  Saint-Théodard  &  Saint-Audaud. 

—  (évèché  de);  son   érection,  p.  357. 

—  (église  de),  p.  424. 

—  (évêque  de),  p.  667. 

—  (chapitre  cathédral  de);  son  histoire,  p.  807 
&  suiv. 

—  (sécularisation  du  chapitre  de),  pp.  808,  809. 

—  (Saint-Jacques  de),  église  paroissiale,  pp.  425, 
426,  810. 

—  (Saint-Tiiéodabd  de),  p.  589. 

—  (collégiale  de  Saint-Etienne  du  Tescou  à);  son 
organisation,  p.   809. 


MoNTAUBSN   (AuGUSTiNS  de);  leur  histoire,  p.  812. 

—  (Capucins  de),  p.  81 3. 

—  (Cabmes  de),  p.  812. 

—  (Carmélites  de),  p.  81 3. 

—  (Clabisses  de),  p.  81 3. 

—  (Dominicains  de);  histoire  de  leur  couvent, 
p.   811. 

—  (filles   de  I'Entant-Dieu  de),  p.  81 3. 

—  (frères  Mineurs  de),  p.  812. 

—  (commanderie  de  Saint-Antoine  de),  p.  812. 

—  (Ursulines  de),  p.  81 3. 

—  (hôpitaux  de),  p.  811. 

—  (hôpital  de  Saint-Etienne  du  Tescou),  p.  809. 

—  (séminaire  de),  p.  81 3. 
MONTAUBAN   (Reforciat  de),  p.  228. 

MONTAUCERON,  pp.    164,  3|2. 

Montauriol,  ancien  nom  de  Montauban,  pp.  424, 

807.    Voir  MONTAUIJAN. 

MONTAUSIER  (duc  de),  p.  285. 
MoNTAUT,  p.  612  [Ariège),  arr.  de  Pamicrs. 
MONTAUT  (seigneurs  de),  p.  635. 

—  (Bernard  de),  p.  607. 

—  (Raiinond  de),  p.  61 3. 
MONTBOISSIER  (famille  de),  p.    147. 
MoNTBRUN,    château    dans    le   diocèse   de    Lodève, 

pp.  1 3o,  289,  800, 

—  comté,  p.  289. 

MONTCALM  (N.  de),  abbesse  de  Vielmur,  p.  601. 

MoNTCLAR,  vicomte,  p.  169. 

MONTCLAR  (vicomte  de),  p.  812. 

MoNT-CoBNEiLLE,  lieu  OÙ  furent  établis  des  cha- 
noines réguliers  par  Pierre,  évêque  de  Lodève, 
p.   264. 

MoNTDRACON  (habitants  de),  pp.  764,  760  (Mont- 
dragon  {Tarn),  arr.    .e  Castres. 

MONTDRAGON  (D  jgonel  de),  p.  414. 

MoNTECH,  p.  j^i-i^îTarn-  &-Garonne),  arr.  de  Cas- 
telsarrastn. 

—  (prieuré  de),  p,  8i3. 
MONTECH  (Arnaud  de),  p.  6o5. 

—  (Guillaume  de),  p.  606. 

MONTEIL  (N.  de),  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  496. 

MONTEIL  (N.  de),  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 

MONTEIL  (Raimond-Hugues  de),  frère  d'Adhémar, 
évêque  du  Puy,  p.  147. 

MoNTEiL,  château,  p.  249. 

MoNTEiLS  (Saint-Jean  de),  église,  p.  473  (Aveyron), 
arr.  de  Villefranche, 

Montélimae,  p.  574. 

Montées,  pp.   164,  3i2  [Hérault),  arr.  de  Béliers. 

MONTESCOT  (Arnaud  de),  grand-maître  du  Tem- 
ple, p.   234. 

MONTESPAN  (seigneur  de),  p.  768. 
MONTESQUIEU    (N.    de),    abbé    de    VilUlongue, 
p.  633. 

MONTESQUIEU  ou  MONTESQUIOU.  Voir  PICTA- 
VIN,  évêque  de  Maguelonne,  p.  319. 

Montesquieu  es  Vqlvestbe,  prieuré,  pp.  490,  495, 
645  {Haute-Garonne),  arr.  de  Muret. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES, 


lOOI 


Montesquieu  e.n  Volvestbe   (Feuillantines  de), 

pp.  7o3,  85r . 
MONTESQUIOU    (N.    de),    abbé    de    Boulboiiiie, 

p.   6i5. 

MONTESQUIOU  (Agnès  de),  p.  292. 

MoNTFAucoN  (couveiit  de  femmes  à),  p.  410. 

MONTFAUCON  (Bernard  de),  érudit,  p.  38o. 

MoNTFERRAKD,  château,  p.  326. 

MONTFERRAND  (Hugues  de),  jurisconsulte, 
p.   871. 

MoNTFEBRiEB,  p.  284  {Hérault),  arr.  Je  Montpel- 
lier. 

MONTFORT  (comte  de),  p.  740. 

—  (Amauri  de),  pp.  355,  414,  458,  619,  632, 
664,  675,  7i3,  72a,  738,  34J,  854. 

—  (Simon  de),  pp.  loo,  199,  201,  263,  278,  307, 
33i,  3J4,  374,  414,  480,  577,  6i3,  63i,  632, 
634,  656,  673,  673,  714,  748,  730,  843,  854, 
855,  864,  865,  899. 

MONTILLET    (N.    de),   abbesse   de    l'Abondance- 

Dieu,  p.  643. 
MONT/OIE  (Louis  de),  maréchal,  p.  387. 
MoNTLAUR,  au   diocèse   de  Carcassonne,   pp.   423, 

479,  482  [Aude),    arr.    de   Carcassonne. 

—  (Saint-Germain  de),  p.  828. 
MONTLAUR  (Aymon   de),  commandeur   de   Lavi- 

late,  p.  640. 
MONTLAUR  (barons  de),  p.  640. 

—  (Alcinoë  de),  p.  404. 

—  (Bertrand  de),  p.  83o. 

—  (Gui  de),  en  Vivarais,  pp.  6o3,  640. 

—  (Louis  de),  en  Vivarais,  p.  604. 

—  (Pons  de),  pp.  404,  414,  639. 

—  (Pons  de),  en  Vivarais,  p.  602. 

—  (Pons  de),  en  Vivarais,  p.  6o3. 

—  (Rostaing  de),  p.  3i6. 

MONTLAVARU  (Arnaud-Bernard  de),  p.    171. 
MONTLÉARD   (Philippe  de),  p.  588. 
MONTLEZUN  (N.  de),  abbé  de  Bellcperche,  p.  629. 
MONTLEZUN  DE  SAINT-LARY  (N.  de),  abbé  de 

la  Capelle,  p.  646. 
MONTLEZUN  (N.  de),  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  496. 
Montmajour  (Saint-Pierre   de),   abbaye,  pp.  32, 

62,  64,  69,  320,  420. 

—  (marais  de),  p.  278. 

MoNTMAuR,  château  du  Lauragais,  p.  365  [Aude), 
arr.  de  Casteînaudary . 

MONTMAUREL(Guillaume  de).  KoiV GUILLAUME 

DE  SAINT-MARCEL. 
MosTMEL  (prieuré  de  Saint-Bausile  de),  p.  828. 
MoNTMiRAL  (maladrerie  de),  p.  665  {Tarn),  arr.  de 

Gatllac. 
MONTMORENCI  (François de),  baron  de  Fosseiise, 

sénéchal  de  Rouergiie,  p.  897. 

—  (Henri  de),  gouverneur  de  Languedoc,  pp.  272, 
3io,  652. 

MoNTOLiEU,  ville,  pp.  33o,  335  {Aude),  arr.  de 
Carcassonne. 

—  fondation  de  cette  ville,  p.  457. 

—  abbaye,  pp.  25,  5i,  110,  33o,  333,  423,  446, 
435,  466,  688.  Voir  Mallast  &  V'alsecuieh. 


Mont-Pllerin,  château  en  Syrie,  p.  217. 
Montpellier  (histoire  sommaire  du  pouvoir  tem- 
porel des  évéqiies  de),  p.  814. 

—  (chapitre    cathédral    de);    sa     sécularisation, 
p.  817. 

—  (églises  paroissiales  de),  pp.  817  &  suiv. 

—  (Notre-Dame  bes  Taules  à),  pp.  3i6,  818. 

—  (Notre-Dame  du  Palais  à),  p.  819. 

—  (SS.  CÔME   &  Damien  de),  p.  818. 

—  (Sainte-Croix  &  Sainte-Marie  de),  pp.  343, 
818. 

—  (église  Saint-Denis  de),  p.  818. 

—  (Saint-Firmin  de),  pp.  266,  3i6,  817  &  suiv. 

—  (prieur  de  Saint-Firmin  de),  pp.  83o,  83i. 

—  (Sainte-Foi     de),    annexe    de     Saint-Denis, 
p.  818. 

—  (Saint-Guillem   de),  annexe  de  Saint-Firmin, 
p.   8i8. 

—  (Saint-Mathieu  de),  annexe  de  Saint-Firmin, 
p.   818. 

—  (Saint-Nicolas  de),  p.  818. 

—  (Saint-Paul    de),   annexe    de   Saint-Firmin, 
p.   818.  ' 

—  (Saint-Pierre  de  la  Salle  à),  p.  819. 

—  (Saint-Thomas  de),  annexe  de  Saint-Firmin, 
p.  818. 

—  (collégiale  Sainte-Anne  de),  pp.  323,  820,  829. 

—  (collégiale  Saint-Germain  &  Saint-Benoit  de), 
pp.  45o,  817,  820,  829. 

—  (collégiale  Saint-Jean  de),  p.  820. 

—  (collégiale  &  collège  Saint-Ruf  de),  p.  820. 

—  (collégiale  Saint-Sauveur  de),  p.  820. 

—  (la  Trinité,  collégiale  de);   son    séjour  à  Ma- 
guelonne,  son  transport  à  Montpellier,  p.  819. 

—  (Augustins  de),    p.   821;    rappelés  à  Montpel- 
lier, p.  326. 

—  (Capucins  de),  pp.  326,  821. 

—  (Carmes  de),  p.    821;    rappelés  à  Montpellier, 
p.   326. 

—  (Carmes  déchaussés  de),  pp.  327,  824. 

—  (Clarisses    de);     histoire     de     leur    couvent, 
pp.  822,  839,  840,  885. 

—  (Dominicains  de);  leur  histoire,  pp.  3i6,  822; 
rappelés  à  Montpellier,  p.  326. 

—  (Dominicaines  de),  pp.  3i7,  822. 

—  (frères  Mineurs  de),  p.  823;  rappelés  k  Mont- 
pellier, p.  326. 

—  (Jésuites,  appelés  à)  en    1629,  p.  326. 

—  (religieuses  de  la  Madeleine  à),  p.  32i. 

—  (maison  du  Eon-Pasteur  à),  p.  834. 

—  (maison  de  la  Providence  fondée  à),  p.  327. 

—  (religieux  du  Paradis,  de  l'ordre  de  S,iint-Da- 
mien,  établis  à),  p.  317. 

—  (pères  de  la  Merci  à),  p.  824. 

—  (Récollets  de),  pp.  327,  824. 

—  (religieuses  de  Sainte-Catherine  de),  p.  824. 

—  (sœurs  Repenties  de),    réunies   aux    religieuses 
de  la  Madeleine,  p.  32  1. 

—  (Tbinitaires    de),    pp.    3i6,    823;    rappelés    à 
Montpellier,  p.  326. 


100  2 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES   MATIERES. 


MoxTPELi.iEK  (Uksulines  de),  p.  825. 

(VlSITANDlNES  de),  pp.  Szfi,  Sl5. 

—  (confrérie    de   Notrb-Damb    de    BETiiLtEM    à), 
p.  3zo. 

—  (ordre  de  Grammont  à),  p.  823. 

—  (ordre  du  Saint-Esprit  de),  p.  712. 

—  (commanderie  de  Saint-Antoine  à\  p.  83i. 

—  (Templiers  de),  p.  3 18. 

—  (hôpital  de  Saint-Jean  de  Jérusalem  à),  p.  3  1  7. 

—  (Nothe-Dame  du  Refuge  à),  p.  834. 

—  (hôpital  de  la  CiiAnixÉ  de),  p.  833. 

—  (hôpital  de  Gm;t!Er  Compagne  à),  p.  833. 

—  (hôpital  général  de),  pp.  833,  83^. 

—  (hôpital  de  la  Madeleine  de),  p.  832. 

—  (hôpital  de  la  Miséricorue  de),  p.  832. 

—  (hôpital  des  Pestiférés  de),  p.  833. 

—  (hôpital  des  Petites-Maisons  de),  p.  834. 

—  (hôpital  Saixt-Eartdélemv  de),  p.  83  1. 

—  (hôpital  Saint-Eloi  de),  p.  83o. 

—  (hôpital  Saint-Guillem  de),  pp.  823,  828,  829. 

—  (hôpital  Saint-Jacques  de),  pp.  3 16,  83 1. 

—  (hôpital     Saint-Juliex     de    Tournefort    à), 
p.   832. 

—  (hôpital  Sainte-Marthe  de),  p.  83a. 

—  (hôpital  Saint-Maur  de),  p.  832. 

—  (hôpital  des  Teutons  à),  pp.  3 18,  832. 

—  (hôpital   pour  les   malades   du    feu    Saint-An- 
toine à),  p.  3i8. 

—  (faculté  de  théologie  de),  p.  326. 

—  (collège  Saint-Germain  de),  p.  663. 

—  (collège  Saint-Ruf  de),  p.  32 1. 

—  (écoles  de);  règlements,  p.  3  16. 

—  (conciles  de),  en   I2i5,  pp.  289,  419  ;  en   1208, 
p.  252;  en  1269,  p.  585. 

—  (seigneurs  de),  p.  181. 
Montpellier  &  Montpelliéret,  p.  814. 
Montpelliéret,  pp.  164,312. 
MoNTPENSinr,,  château,  p.  6o3. 
MoNTrEYROux   (Saint-Martin   dej,    lieu,  p.    5^1 

(Aveyron'^,   arr.   ti'E.^palion, 
jMONTPEYROUX  (famille  de),  p.  340. 

—  (Arnaud  de).  Voir  REGINALD  ou  RAINAUD  II, 
évêqiie  de  Béziers,  p.  26Ô. 

—  (B.  de),  p.  541. 

—  (Gaucelin  Je),  p.  641. 

Montpézat,   p.   334  (Tarn-S--Garonne)y  arron.l.   Je 
IVlontauhan. 

—  (seigneurs  de),  p.  633. 
MONTPIERUEUX  (Giraud  de),  p.  264. 
Montréal,  château,  pp.   404,  414  (ArJèche),  arr. 

de  Largentière, 
Montréal;    son    occupation   par   les   huguenots, 
p.  760  i^Aude'),  arr,  de  Carcassonne, 

—  (communauté  de),  p.  760. 

—  (collégiale    Saint-Vincent    de);    son    histoire, 
pp.  769,  760. 

—  (Aucustins  de),  p.  776. 

—  (Carmes  de),  p.  760. 

—  (frères  de  la  Pénitence  de)  ou  Sacheis,  p.   760. 


Montredon   (Saint-Martin    de),   abbaye,   p.   688 

(^Aude')^  arr.  de  Narhonne. 
Montredon  (commanderie  de),  p.  678  {Tarn),  arr. 

de  Castres. 
MONTREDON  (Arnaud-Bernard  de),  p.  616. 

—  (Bernard-Arnaud  de),  p.  616. 

—  (Guillem  de),  p.  642. 

Montreuil-Bellai,  château  en  Anjou,  p.  255. 
Montricos,   lieu,   p.    590;    Montricoux   {Tarn-&- 

Garonne),  arr.  de  Monîaub:in. 
Mont-Salvi,  lieu,  p.  58i. 

—  (chapitre  de),  pp.  881,  887. 

Montségur,  château,  p.  252  (Arlége),arr.  de  Foix. 
Montseret  (DosiiNicAiNS  de),  p.  727. 
MONT.SERET  (Bérenger  de),  p.  064. 

—  (Rangarde  de),  p.  688. 
MontseRrat,  monastère,  p.  5o8. 
MOREAU  (N.),  abbé  d'Aniane,  p.  462. 
MOREL  (Pierre),   chanoine   de   Saint-Aphrodise, 

p.  499. 

M0RIAC,  lieu,  p.  3oo. 

MoniMONT  (abbé  de),  pp.  646,  647. 

MORNAS  (Gausfred  de),  p.  184. 

MORNAY  (Pierre  de),  lieutenant  du  sénéchal  de 
Carcassonne,  p.  293. 

MORTEMAR  (N.  de),  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65 1. 

MossON,   rivière,  p.  3i2. 

MOSTUÉJOLS  (Marguerite  de),  p.  487. 

MOSUL,  Soudan,  p.  238. 

Motets  (Saint-Ntcolas  de),  chapelle,  p.  368. 

MOUREAU  (Bernard),  greffier  criminel  du  parle- 
ment de  Toulouse,  p.  748. 

MOUSOLS  (Galèse  de),  protonotaire,  p.  281. 

MouzE,  archiprêtré,  p.  741. 

—  (Saint-Félix  de),  église,  p.  740. 
MOYNEVILLE(Anseau  &.  Odoard  de),  seigneurs  de 

Pézens,  p.  701 . 

IMOYSE,  frère  de  Samuel,  juif  de  Narbonne,  p.  ,jci. 
MuDAOONS  (Saint-Sébastien  de),  grange  en  Ro\is- 

sillon,  p.  794. 
MUniMOLE,    évêqiie    A'Arisidium    &    non    d'Uzès, 

p.  299;   rectification  au  sujet  de  ce  peisonnagc, 

p.  864. 
]\lUMMOLE,  patrice,  p.  693. 
MUNDEL  (N.  de),  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
MtlNION,  prévôt  de  Saint-Sernin,  pp.  2i5,  .S24. 
MiRASSON,  prieuré,  p.  468  (Aveyron),  arr.  Je  Sjint- 

Ajfrî^ue. 
MuRAT,   prieuré   au   diocèse   de  Castres,  pp.   385, 

565;  Murat-sar-Vlau  (Tarri),  arr.  de  Castres. 
Mur-de-Barrez  (Hotel-Dieu  de),  p.  880  {Avey- 

ron),  arr.  d'Espalion, 
MunciE,  p.  609. 
Muret,  pp.  35 1,  374,  646  {Haate-Garanne'). 

—  époque  de  sa  fondation,  p.  709. 

—  (Saint-Jacques  de),  église,  p.  35i. 

—  (château  neuf  de),  p.  710. 

—  (prud'hommes  de),  p.  711. 

—  (marclié  de),  p.  710.  Voir  Saint-Geraiier  DE 
Muret. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


lOOû 


MURET  (Geoffroi  de),  p.  710. 

—  (Pierre-Raimond  de),  p.  710. 

—  (Roger  de),  p.  710. 

MuRViEL,  pp.   1(54,  3 II    [Hérault),    arr.    Ac  Mont- 
pellier, 
Mlrviel,  pp.  540,  542   [Hérault),  arr.  de  Béliers. 

—  (hôpital  de),  p.  731, 

MURVIEL  (N.  de),  abbesse  de  Gorjan,  p.  802. 

—  (Aymar  de),  p.  184. 


N 


Nagartia  fde).  Foir  MATHIEU  DE  NARDO  GAR- 
SIA. 

Nageba,  abbaye,  p.   117. 

Najac  (hôpital  de),  p,  896  (Aveyron),  arr.  Je  Ville- 
francht. 

NAJAC  (Pierre  de),  p.  655. 

NAMPIUS,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  J4J. 

Nant  (Saint-Pierre  de),  abbaye,  pp.  297,  299, 
566,  8Ô4. 

NANTIGISUS,  archiprêtre,  puis  évèqiie  d'Urgel, 
pp.  299,  905. 

Narbonne;  suprématie  de  cette  église  sur  la  métro- 
pole d'Aix,  p.  248. 

—  (archevêque  de),  pp.  23,  855,  856,  857. 

—  [cahiicol  du  chapitre  de  Saint-Just  de),  p.  677. 

—  (chanoines  de  l'église  de),  cités  en  959,  p.  262. 

—  (chapitre  de  Saint-Just  de);  son  histoire, 
pp.  676  &  suiv. 

—  (composition  du  chapitre  cathédral  de)  au  dix- 
huitième  siècle,  p.  677. 

—  (église  de),  p.  242. 

—  (Saint-Paui,  de),  église,  p.  5i. 

—  (Saist-Étienne  de),  église  collégiale,  pp.  234, 
255. 

—  (Saint-Grisant  de),  église,  p.  680. 

—  (prieuré  de  la  MotiiiGiiER  ou  de  Saime-Marie 
de),  pp.  683,  5o2,  5^7. 

—  (Saixt-Jeax  de),  prieuré,  p.  688. 

—  (SAiNT-JfST,  cathédrale  de),  fp.  202,  253;  his- 
toire de  sa  construction,  pp.  678,  680;  chapelle 
de  la  Trinité  dans  cette  cathédrale,  p.  678. 

—  (Bethléem,  chapelle  paroissiale  de),  p.  257. 

—  (Saint-Sèdastien  Je),  collégiale,  pp.  î53,  255, 
680. 

—  (AUGUSTINS  de),  pp.  681,  682. 

—  (CuRissES  de)}  histoire  de  leur  couyent, 
p.   688. 

—  (Do.MiNicAixs  de),  p.  681. 

—  (frères  Mixeurs  de),  pp.  681,  823. 

—  (petits  couvents  de),  p.  686. 

—  (hôpitaux  de),  pp.  682  &  sui». 

—  (hôpitaux  de)  au  dix-huitième  siècle,  p.  685. 

—  (hôpital  de  la  cité  de),  p.  685;  ses  précepteurs, 
p.   685. 

—  (maladrerie  &  hôpital  du  Bourg  de),  p.  6S2; 
leur  his'oire,  pp.  683,  684;  liste  des  adminis- 
trateurs, p.  684. 


Nariîonxe  (maladrerie  de  la  cité  de),  p.  6S5. 

—  son  alliance  avec  Gènes,  p.  25o. 

_ —  (coutumes  de),  confirmées  en   I233,  p.  5o3. 

—  (CAriTOLE  de),  acheté  en  partie  par  l'arche- 
vêque, p.  253. 

—  (pêcheries  &  salines  de),  pp.  606,  678. 

—  (archevêques  de),  histoire  de  leur  pouvoir  tem- 
porel, pp.  674,  675,  676,  677. 

—  (duché  de),  son  histoire  du  neuvième  au  trei- 
zième siècle,  p.  675. 

—  (histoire  du  titre  de  duc  de;,  pp.  674  &  suiv. 

—  (cession  de  la  vicomte  de)  au  roi  Louis  XII, 
en  i5i2,  p.  676. 

—  (vicomtes  de),  pp.  25,  42,  5i,  32,  i85,  106, 
618. 

—  (consuls  de),  p.  686. 

—  (conciles  de),  en  089,  pp.  286,  3q5;  en  788, 
p.  379;  en  791,  pp.  262,  3i3,  328,  35r;  en 
91 1,  p.  5oi  ;  en  947,  pp.  3o5,  329,  340;  en  969, 
p.  247;  en  990,  p.  247;  vers  1082,  pp.  262, 
3i4;  en  1043,  pp.  3o6,  302;  en  1054,  pp.  248, 
346,  384;  en  io55,  p.  263;  en  1090,  pp.  5o2, 
563;  en  1091,  pp.  341,  479;  sous  l'épiscopat 
d'Arnaud  de  Lèvezon,  p.  227;  en  1  140,  pp.  249, 
33o,  342;  en  1212,  pp.  497,  577;  en  i2ij, 
p.  3o7;  en  1244,  pp.  252,  278,  497;  en  1279, 
p.  355)  en  i3i7,  p.  498;  en  1874,  pp.  559, 
782;  en  1430,  pp.  293,  434;  en  iSço,  p.  446. 

NARBONNE  LARA  (N.  de),  abbé  de  Saint-Sernin, 
p.   527. 

NARBONNE  (N.  de),  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
S.  NARCISSE,  évêque  de  Girone,  p.  346. 
Nasquartla    (de).      Voir    MATHIEU     DE     NARDO 

GARSIA. 
NATALIS    GAILLARD    DE    CHAUDON,    abbé   de 

Notre-Dame  d'Arles,  p.  455. 
NATHAN,  juif  de  Béziers,  p.  724. 
NAVARRE  D'ACQS,  évêque  de  Conserans,  pp.  354, 

38o. 

Nazareth  (concile  de),  en   1  160,  p.  234. 

Médian  (Saint-Julien  &  Saint-Vincent  de),  p.  289 
[Hérault),  arr.  de  Loiive. 

NÉBRIDIUS  ou  NÉFRIUIUS,  NIMPHRIDIUS ,  ar- 
chevêque de  Narbonne,  abbé  de  La  Grasse, 
pp.  245,  448,  478,  557. 

NÉBRIDIUS  ou  NÉFRIDIUS,  évêque  d'Égara, 
p.  901. 

NtRAc  (Saiht-Jean  de),  p.  612. 

—  (Saint-Pierre  de),  prieuré,  p.  264. 
NésiGNAn,  p.  7i3  [Hérault),  arr.  de  Béliers. 

—  (maladrerie  de),  p.  718. 
Netloc,  abbaye,  p.  713. 

NEUVILLE   (Gautier    de),    viguier    de    Toulouse, 

p.  526. 
Nice  (comté  de),  p.  71. 

—  (Saint-Pons  de),  abbaye,  p.  64. 
NICOLAO  CAPOCI,  évêque  dUrgel,  p.  909. 

S.  NICOLAS;  ses  reliques  apportées  à  Albi,  p.  66t, 
NICOLAS  DE  FIESQUE,  cvêque  d'Agde,  p.  309. 
NICOLAS  I,  évêque  d'Alet,  p.  423. 
NICOLAS  II  PAVILLON,  évêque  d'Alet,   p.  424. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


1004 

NICOLAS,  évéque  de  Conserans,  p.  38o. 
NICOLAS  UE  MALZIEU,  évêque  de  Lnvaur,  p.  440. 
NICOLAS     D'ANGU,    évécjue    de    Mende,    abbé    d(; 

Foix,  pp.  395,  85o. 
NICOLAS    HABERT,    évêque  de    Nimes,   pp.    280, 

020. 
NICOLAS   I    MAUGRAS,   évêque   d'Uzés,    pp.   3o2, 

864. 
NICOLAS   II  DE  GRILLÉ,  évêque  d'Uzès,  pp.  298, 

3o3. 
NICOLAS,  évéque  de  Viviers,  p.  414. 
NICOLAS,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
NICOLAS  DE  PESSANO,  abbé  de  Caunes,  p.  4159. 
NICOLAS    DE    SAINTE-SCOLASTIQUE,    abbé    de 

Feiiillans,  p.  638. 
NICOLAS    II    DE    PELLEVÉ,    cardinal-évéque    de 

Sabine  &   d'Amiens,   abbé    de    Foix,    prieur   du 

Pont-Saint-Esprit,  pp.  85o,  869. 
NICOLAS  ROGER,   abbé  de   La   Grasse,   pp.    292, 

481. 
NICOLAS  DE  MOISSAC,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 
NICOLAS  DE  SALERNE,  abbé  de  Saint-Chinian, 

p.   53 1. 
NICOLAS  DE  MELIS,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
NICOLAS  DUBOIS,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  6.52. 
NICOLAS  MELCHIOR,  dominicain,  évêque  de  Cy- 

rène,  vicaire  général  de  Saint-Pons,  p.  421. 
NICOLAS    D'ABBEVILLE,    inquisiteur   à    Carcas- 

sonne,  p.  752. 
NICOLAS  DE   CAHIER  {corr.  DE  CHALONS),  en- 
quêteur du  roi,  p.  727. 
NinoLtnAS  (celle  de),  en  Roussillon,  p.  793  {Pyré- 
nées-Orientales]., commune  de  Tresserre, 
NILIE,  abbesse  de  la  Font,  p.  837. 
Nîmes  (église  de),  p.  278. 

—  note  sur  quelques  évêques  de  cette  ville,  p.  92. 

—  (évêques  de)  de  la   fin  du  neuvième  siècle  à  la 
fin  du  onzième,  p.  97. 

.—  (évêques  de);  rectifications,  p.  834. 

(Sainte- Agnès,   chapelle  de  l'église  cathédrale 

de),  p.  278. 

—  (SAiNT-BAtsiLE  de),  église,  pp.  97,  842. 

—  (chanoines  de  l'église  de),  cités  en  928,  p.  276. 

—  ^chapitre    cathédral    de);    son     organisation, 
pp.  834,  835. 

—  (AuGtSTiNS    de);    histoire    de    leur    couvent, 
pp.  278,  839. 

—  (Capucins    de);    histoire    de    leur    couvent, 
pp.  284,  840. 

^—  (Carmes  de);   histoire  de  leur  couvent,  p.  838. 

—  (Clakisses   de);    époque    de   leur   installation, 
p.   278. 

—  (couvent   des   frères    PnF.CHEtF.s   de),    pp.   283, 
841. 

—  (frères  Mineurs  de);  histoire  de  leur  couvent, 
pp.  278,  823,  838. 

—  (hospitalières    de   Saint-Joseph   de),   pp.    284, 
840. 

—  (Jésuites  de),  p.  840. 

—  (pères  de  la   Doctrine  chrétienne  à),  p.  842. 


Nîmes  (Récollets  de),  pp.  283,  843. 

—  (Notre-Dame  uu  Refuge  à),  pp.  285,  841. 

—  (Ursulines  de);   leurs  deux  couvents,  pp.  284, 
841. 

(VlSlTANDINES  de),  pp.  284,  841. 

—  (HoTEL-DiEU  de);  sa  fondation,  p.  278. 

—  (hôpital  des  Chevaliers  à),  p.  842. 

—  (hôpital  de  Notre-Dame  de  Méjan  à),  p.  842. 

—  (hôpital  SAl^T-ANTOI^E  de),  p.  841. 

—  (hôpital  Saint-Jacques  de),  p.  841. 

—  (hôpital  des  SS.  Jacques-&  PiiiLirrE  à),  p.  842. 

—  (hôpital  Saint-Lazare  de),  p.  842. 

—  (hôpital  Saint-Marc  à),  p.  841. 

—  (maison  de  la  Providence  fondée  à),  p.  285. 

—  (séminaire  de),  pp.  284,  842. 

—  (académie   royale  de),  p.  285. 

—  (collège  des  Arts  à),  p.  843. 

—  (écoles   publiques   établies  à)  par  Gaucelin    de 
Deaux,   p.  280. 

—  (consuls  de),  p.  870. 

—  (consistoire  de),  p.  838. 

—  (conciles  de),  en  887,  p.  340;  en   1097,  p.  471. 

—  (vicomtes  de),  pp.   104,  io5,  106. 
NIMPHRIDIUS,  p.  557.  Voir  NÉBRIDIUS. 
NIQUET  (N.  de),  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
NiZAS  (hôpital   de),    p.   73 1  ;   Nisas  {Hérault),  arr. 

de  Béliers. 
NizoRS  (abbaye  de),  pp.  633,  642. 
NoAiLLAC,   lieu,    p.    567;    Noailkac  {Aveyron),  arr. 

de  Rode^. 
NOAILLES  (M.  de),  évêque  de  Châlons-sur-Marne, 

p.   897. 
NOBILIE,   femme  de   Gilbert,   vicomte   de   Carlad, 

p.    l3o. 
NoDELS  (Saint-Saturnin    de),   abbaye,   pp.    5o6, 

836. 

NOËL,  prieur  de  Prouille,  p.  854. 
NOGARET  (Guillaume  de),  p.  415. 
NOGUÈRES  (Guillaume  de),  p.  461. 
NoiBMOUTiER,  monastère,  p.  447. 
NOLO.  Voir  BOSON,  vicomte  de  Béziers,  p.   102. 
NoNENQuE,  abbaye,  pp.  566,  568,  077. 

—  (abbesse  de),  p.  8o3. 
NoNES,  alleu,  p.  SSy. 
NoNETTE,  viguerie,  p.  i38. 

NORADIN,  prince  d'Alep,  épouse  une  fille  natu- 
relle d'Alphonse  Jourdain,  pp.  3i,  238. 

NORBERT,  évêque  du  Puy,   pp.  49,  400. 

Normands,  ravagent  Toulouse  &  les  pays  envi- 
ronnants, p.  35 1 . 

NoTHON,  archevêque  d'Arles,  p.  245. 

Notre-Dame  del  Camp  (monastère  de),  p.  792. 

—  liste  de  ses  prieurs,  pp.  792,  793. 
Nouvelle-Conques,    abbaye   construite    à    Figeac, 

p.  471. 

Novigens,  pp.   164,  3i2. 

NO'VY  (N.),  abbé  de  Villelongue,  p.  633. 

NUNEZ  SÀNCHE,  seigneur  de  Roussillon,  Con- 
fient &  Cerdagne,  pp.  5Û2,  795. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


ioo5 


o 


OrAMVIILI!,  lie»,  p.  587  [Tarn-Sr-Garonne),  arr.  de 

Castelsarrasin, 
OCTAVE    DE    BELLEGARDE,    évêque    de   Conse- 

rans,    abbé    de    Nizors,    archevêque     de    Sens, 

pp.  3o3,  382,  643. 

ODE,  femme  de  Frédelon,  p.  3o. 

ODEVÉKE,  abbé  de  Saint-Martin   de  Lez,  p.  7?3. 

ODET  DE  COLIGNY,  cardinal  de  Châtillon,  ar- 
chevêque de  Toulouse,  abbé  de  Sorêze,  pp.  36i, 
5i3. 

ODILE,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

ODILE,  abbesse  de  la  Font,  p.  837. 

ODILON  DE  MERCaUR,  évêque  de  Mende,  p.  SpS. 

ODILON  DE  MERCŒUR,  évêque  du  Puy,  p.  4c3. 

S.  ODILON,  abbé  de  Cluny,  pp.  64,  404,  867. 

ODILON,  abbé  de  Saint-Gilles,  pp.  277,  517. 

ODILON,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 

ODILON  ALFÉRAN,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  649. 

ODOLENUS,  évêque  d'Albi.  Voir  ADDOLENDS. 

ODOLRIC,  abbé  de  Conques,  p.  471. 

S.  ODON  ou  OTON,  évêque  d'Urgel,  p.  908. 

S.  ODON,  réformateur  de  l'abbaye  de  Saint-Allire, 
p.  82. 

ODON.  Voir  EUDES,  comte  en  partie  de  Commin- 
ges,  p.   Ii3. 

ODON,  vicomte  de  Lodève,  p.   i3. 
ODON,  vicomte  de  Narbonne,  pp.  jS,  .5p. 
OGER    II    DE    MONTLEZUN,    comte   de    Pardiac, 
p.   368. 

OGIER  DE  LANGLliRE,  abbé  de  Saint-Victor  de 
Marseille  &  prieur  de  Saint-Amans  de  Rodez, 
p.   881. 

OLAGUER  DE  MONSERRAT,  évêque  d'Urgel, 
p.   911. 

OniiGuns,  prieuré,  p.  565  (^Hérault),  arr.  de  Saint- 
Pons. 

OLEMOND  ou  OLOMOND,  fondateur  du  monas- 
tère de  Montolieu,  p.  4.')5. 

Ol.GF.R  ou  ULGER,  évêque  de  Comminges,  p.  373. 
OLIBA,  évêque  d'Ausone  &  abbé  de  Saint-Michel 
de  Cuxa,  pp.  140,  144,  476,  779. 

OLIBA,  évêque  d'Elne,  pp.  341,  463,  778. 
OLIBA,  abbé  du  Canigou,  pp.  463,  594,  778. 
OLIBA,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 
OLIBA  I,  comte  de  Carcassonne,  p.  478. 
OLIBA  II,  comte  de  Carcassonne,  p.  721. 
OI.IBA  CABRETA,  comte  de  Besalu,  de  Cerdagne 
&  de  Fenouillèdes,  pp.   139,   144. 

OiiEux  (Sainte-Marie  des),  abbaye  du  Narbon- 
iiais,  pp.  686,  688. 

OLIiMBEL  ou  EUDES  ODIMBEL,  évêque  de  Lo- 
dève, p.  288. 

OLIVA,  fils  de  l'évêque  Radulfus,  p.  906. 
OLIVE  BARREYRE,    abbesse    du    Saint-Esprit    de 
Béziers,  p.  733. 


OLIVIER  DU   CHASTEL,  évêque  d'Uzès,  prieur  du 

Pont-Saint-Esprit,  pp.  302,  868. 
OLIVIER  I  DE  MARTREUIL,   évêque  de  Viviers, 

p.    416. 

OLIVIER    II    DE    POITIERS,    évêque   de   Viviers, 
p.    416. 

OLIVIER  I  DE  MONTFAUCON,   abbé   de  Jonccls, 
p.   487. 

OLIVIER  II  ALBERTI,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 
OLIVIER  DE  MORLHON,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 
OLIVIER,  sacristain  de  Sorèze,  p.  5i3. 
Oi.MF.T,  forteresse,  p.  289. 

Olonzac,  village  dans    le  Minervois,   p.  465  {Hé- 
rault), arr.  de  Saint-Pons. 

Olotianum,    monastère,    p.    529.    Voir  Sai.m-Ciii- 

MA>:. 
OLRIC,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614. 
OLRIC  ou   ULRIC,  abbé  de  Saint-Papoul,  p.  444. 
OMELAS  (seigneur  d'),  pp.   182,  184. 

—  (Arnaud  d'),  p.  288. 

ONOFRIO  (ONUFFRE)  GIGENTA,  abbé  de  Sorède 

&  du  Canigou,  pp.  563,  094. 
ONUPHRE  RÉART,  évêque  d'Elne,  pp.  346,  788. 
Oraiso.s-Deiu  (abbaye  de  1'),  pp.  643,  646. 
Obange,  p.   |83)   Alphonse  Jourdain  y  est  assiégé, 

pp.  220,  221. 

—  (comté  d'),  p.  72. 
Orb,  rivière,  pp.  264,  497. 
Oi'.nAciAC,  lieu,  p.  47. 

Oiit;AN,  lieu  du  diocèse  d'Albi,  pp.  2i3,  .593(7'arn), 

arr.  d'Alhi. 
ORBESSAN  (Bernard  d'),  p.  374. 
Or.niEu  (Notre-Dame  d'),  abbaye,    p.  477.    KoiV 

Grasse  (La). 

S.  ORENS,  évêque  d'Auch  ;  son  culte  à  Toulouse, 
p.   7o5. 

ORIOL  ou  ORIOLUS,  évêque  de  Comminges, 
pp.   122,  373. 

Orléans  (cinquième  concile  d'),  en  549,  pp.  379, 

412. 
ORLÉANS  (duc  d'),  p.  893. 

ORME  (Guillaume  de  1'),  sénéchal  de  Carcassonne 
p.  753. 

ORMESSON  (N.  d').  abbé  de  Boulbonne,  p.  6i5. 
Orques  (Saint-Georges  d'),  pp.   164,  3i2. 
Orres  (Sai\t-Félix  des),  prieuré,  p.  468. 
Obsans,  village,   p.  408  {Aude),  arr.  de  CasI.Uau- 
dary. 

Ortaffa,  dans  le  comté  de  Roussillon,  p.  341 
{Pyrénées-Orientales),  arr.  de  Perpignan. 

Ortaux,  cure,  p.  279. 

OSSAN,  abbé  de  Calers,  p.  621. 

OSSAT  (cardinal  d'),  p.  637. 

OT  DE  VIC,  abbé  de  la  Capelle,  p.  645. 

OT,  vicomte  de  Lomagne,  p.  627.  ^oir  EUDES. 

OTGARIUS,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières. 
p.   4,8. 

OTHON,  cardinal-évêque  de  Porto,  p.  585. 
OTHON,    évêque   de   Carcassonne,    pp.    33 1,   63 r 
^47.  738,  742. 


ioo6 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


OTHON,  abbé  de  Folx,  p.  849. 

OTHON,  vicomte    de   Lômngne,  p.    367.    Foir  OT 

Se  EUDES. 
OTHON-RAIMOND ,    seigneur    de    l'Isle-Jourdain, 

p.   3o. 
OTON,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne,  p.   "ici. 
OUEN.  Voir  AUDOUIN,  évêqtie  d'Uzès,  p.  25)9. 
OUEN  DE  GAING,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  .089. 
Our.cA.N,  terre.  Voir  Oi'.iian. 
OviLA  (monastère  d'),  en  Espagne,  p.  61  r. 
Ox  (Saint-Mautin  d'),  p.  710;  église  de  la  ville  de 

Muret.  Voir  Doz. 
OX  (Amanieu  d'),  p.  710. 

—  (Guillem-Amel  d'j,  p.  71c. 

—  (Pierre  d'),  p.  710. 

—  (Pons  d'),  p.  710. 

OZILIUS  de  Molone  ou  de  Morlone,  abbé  de  Mon- 
tolieu,  p.  4.59. 


P.,  cardinal  du  titre  de  Saint-Vital,  p.  ?j33. 
P.,  archevêque  de  Narbonne.  KoiV  PIERRE. 
P.,  évéque  de  Béziers  en    1244,  p.  166, 
P.,  évêque  de  Mende,  cardinal  du  titre  ce  Samte- 
Praxède,  p.  393. 

P.   OZEMBEL,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
P.,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 

P.,  abbé  de  Grandselve,  p.  3:>4;  corrige:^  A.  &  voye\ 
AIMERI. 

P.  GUIRAUD,  sacristain,  abbé  élu  de  Saint-Paul 

de  Narbonne,  p.  585. 
P.,  abbé  de  Vabre,  p.  .'ÎÔS. 
PABI.O  DURAN,  évêque  d'Urgel,  p.  910. 
PACOTASE,  évêque  de  Béziers,  p.  261. 
PAGANE,  de  la  famille  des  Trencavels,  p.   loj. 
Paix  de  Dieu,  p.   164.  Foir  Thkve. 
Palairac,  p.  480  [Audè^^  arr,  de  Carcanonne. 
Palais,  alleu  dans  le  diocèse  d'Agde,  p.  40. 
Palaja  (Saint-Etienne  de),  église,  p.  740  [Aude), 

arr.  de  Carcassonne. 
PALAJARGUÈS  (Gabriel),  vicaire  général   de  Ni- 

raes,  p.  282. 

PALATINUS,  abbé  de  Notre-Dame  d'Arles,  p.  453. 
Pal\zol,    village,    p.    466;    Saint-Jean    de   Faracol 

i^Aude),  arr.  de  Limoux  {?). 
Palhas  (comté  de),  p.  909. 

Palièbes  (Saint-Sépulcre  de),  prieuré,  p.  479, 
PALLADE,  prétendu  évêque  de  Nimes,  p.  274. 
PALLADE,  comte  de  Gévaudai),  p.    i33. 
PALLIAC  (Revel  de),  p.  632. 
Palme  (la),    village,    p.  479   [Aude),   arr.    de  Nar- 

boiine. 

—  (Saint-Jean  de  la),  village,  p.  479. 
PaMIEIIS,  pp.   2l5,  6i2,  699,   840,  846. 

—  origine  de  son  nom,  p.  428, 

—  (château  de),  p.  844. 


Pamiep.s  (histoire  du  pariage  de),  pp.   843  &  suiv. 

—  (église  de),  p.  428. 

—  (chapitre  cathédral  de);  son   histoire,  pp.  84^ 

&    su  IV. 

—  transport    du    chapitre    cathédral    à    Pamieis 
même;  sa  sécularisation,  pp.  847,  848. 

—  (collégiale    de    Nothe-Da.me    deu    Camp    à), 
pp.  431,  848. 

—  l'église  paroissiale  du  MEiiCAUiL  devient  cathé- 
drale, pp.  43  I,  847. 

—  (Mas-Saint- AsTo.MN,  vieille  cathédrals    de), 
p.  43 1. 

—  (Saint-Martin,  église  de),  p.  428. 

—  (Augl'Stins  de),  p.  848. 

—  (Clarisses  de),  p.  848. 

—  (Dominicains  de),  p.  848. 

—  (frères  Mineurs  de),  p.  848. 

—  (Jésuites  de),  pp.  703,  848. 

—  (consuls  &  habitants  de),  p.  621. 

—  (concile  de),  en  i368,  p,  431. 
PANAT  (Archambaud  de),  p.  872. 

—  (Hugues  de),  p.  641. 
PANDEVIUS,  évêque  d'Albi,  p.  384. 
PAPEANILLE,  parente  d'Avitus  &.  /'emme  de  Ro- 
nce, évêque  d'Uzès,  p.  298. 

Paracolio  (Sainte-Foi  de),  église,  p,  473. 
PARAQUOLS  (Guillaume  de),  p.  342. 
PARDAILLAN  (Eudes  de),  p.  608. 
ParignARGUES,   prieuré,   p.  840   (Gard),   arrond.  de 

Nimes. 
Paris,  assiégé  par  les  Normands,  p.   n. 

—  (Feuii.lans  de),  p.  638. 

—  (fondeurs   de)  ;    contrat   entre   eux   &   l'évêque 
d'Albi,  pp.  660,  661,  662. 

—  (conciles  de),  çn  557,  p.  286;  en  1409,  p.  420. 
PARTHENIU3,  évêque  de  Gévaudan,  p.  391. 

Pas  de    la   Bauke,  près  de  la  vallée  de  Sabarthès, 

p.    120. 
PASCAL  DUFOUR,  évêque  de  Pamiers,  p.  431. 
Passa,  territoire,  p.  476  [Pyrénées-Orientales),  arr. 

de  Perpignan. 
PAUL  DE  FOIX,  archevêque  de  Toulouse,  abbé  de 

Foix  &  de  Joncels,  pp.  362,  488,  695,  85o. 
PATERNE,  évéque  d'Albi,  pp.  47,  384,  656. 
S.  PATERNE,  premier  évéque  d'Eause,  p.  365. 
PATERNUS,  évéque  d'Eause,  p.  366. 
S.  PAUL,  évêque  de  Narbonne,  p.  243. 
PAUL,  évêque  de  Lectoure,  p.  369. 
PAUL-ROBERT     BERTAULT     DE     BEAUFORT, 

évêque  de  Lectoure,  p.  Syi. 
PAUL  DE  DEAUX,  aurait  été  désigné  pour  l'évè- 

ché  de  Nimes,  p.  279. 
PAUL-LOUIS-PHILIPPE   DE    LUSIGNAN-LEZAY, 

évêque  de  Rodez,  pp.  776,  897. 
PAUL -ALEXANDRE     DE     GUENET,    évêque    d«" 

Saint-Pons  de  Thomières,  p.  421, 
PAUL- ANTOINE    DE     FAY-PERRAULT,    évêque 

d'Uzès,  p.  3c3. 
PAUL    DE    CARET,    évêque   de   Cahors,   abbé   de 

Bonnecombe,  p.  f'.]^. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


1007 


PAUL  DE  BÉARN,  nbbé  de  Boulbonne  &  de  Sn- 
vin,  évéqiie  de  Lescar,  p.  613. 

PAUL,  abbé  du  Canigou,  p.  594. 

PAUL  BOYER  D'ARGENT  D'ÉGUILLE,  abbé  de 
Criias,  p.  573. 

PAUL  DE  BÉARN,  abbi  de  Foix,  évéque  de  Les- 
car, p.  849. 

PAUL  DE  DAX,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  r)/;'). 

PAUL  ABBES,  sacristain  de  Villemagne,  p.  J8o. 

PAUL,  duc  goth  en  Septimanie,  p.  902. 

PAULE  DE  CODOLS,  abbesse  des  cla risses  de  Beau- 
caire,  p.  840. 

Pauliacense  monasterlum,  en  Narbonnais,  p.  688. 

S.  PAULIEN,  évéque  de  Rucssium,  p.  J^ç. 

PAULIN,  évéque  de  Béziers,  p.  2(5  r. 

PAUMIER  (Geoffroi),  avocat  du  roi  en  la  séné- 
chaussée de  Beaucaire,  p.  839. 

Pacnat,  monastère  en  Périgord,  p.  5â6  (Dordogne), 
arr.  de  Bergerac, 

PAYEN  DE  MIREPOIX,  archiprétre  d'OInies,  dans 
le  diocèse  de  Toulouse,  p.  438. 

PAYEN  (Jean),  changeur  à  Toulouse,  p.  589. 

PÉnBAC,  abbaye  en  Auvergne,  pp.  5o,  39 j,  413. 

Pecii-Audebeut,  pp.  63 1,  G'it. 

Pêcheries,  métairie,  p.  278. 

Pédillan,  dans  le  Roussillon,  pp.  343,  48Î;  Pr- 
ri//a  (^Pyrénées-Orientales),  arr,  de  Perpignan. 

—  (Saint-Félix  de),  église,  p.  482. 

PEDRO  BERENGUER,  évéque  d'Urgel,  p.  908. 
PEDRO  DE  PUIGVEKT,  évéque  d'Urgel,  p.  908. 
PEDRO    DE    URG,    archidiacre   de    Prats,    évéque 

d'Urgel,  p,  908. 
PEDRO  DE  CARDONA,  évéque  d'Urgel,  p.  909. 
PEDRO  DE  LUNA,  évique  d'Urgel  (BENOIT  XIII), 

pp.  420,   909. 
PEDRO  DE  CASTELLET,  évéque  d'Urgel,  p.  910, 
PEDRO  DE  COPONS,  évéque  d'Urgel,  p.  910. 
PEDRO    JORDAN    DE    URRIES,   évéque    d'Urgel, 

p.  910. 
PEDRO  DE  NARBONA,  évéque  d'Urgel,  p.  909. 
PÉGUILHEM  DE  LARBOUST  (N.),  abbé  d«  Saint- 

Chinian,  p.  535. 
PEITAVIN,  évéque  d'Albi.  To/r  PICTAVIN. 
PELAGE,  évéque  de  Nimes,  p.  274. 
PÈLERIN,  abbé  de  Nizors,  p.  642. 
PÈLERINE,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
PELET  (maison  de),  p.   t25. 

—  (Guillaume  de),  p.  325. 
PELLEFORT  (seigneur  de),  p.  4,6-1. 
PENNAFORT  (Raimond  de),  p.  47Û,  908. 
PENNAUTIER  (Barthélémy  d«),  juge  royal  de  Car- 

cassonne,  p.  725. 
PENNE  (seigneurs  de),  p.  673. 

—  (Olivior  de),  templier,  p.  890. 

—  (Bernard  de),  p.  396. 

—  (Pierre-Guillaume  de),  p.  396. 

PÉPIEUX  (Géraud  de),  p.  5o3. 

PEPIN,  comte  de  Commingej,  religieux  d'Alaon, 
p.   ii3. 


PÉRÉFIXE  (Guillcm  de),  bourgeois  de  Montpel- 
lier, pp.  3 16,  83 1 . 

Pfcr.ir,iELX,  p.  233. 

PÉRIGORD-TALEYRAND,  cardinal,  p.  2C.8. 

PéROLS,  pp.  164,  3l2  [Hérault),  arr,  de  M'jntpcl- 
lier. 

PÉRONNELLE,  dame  de  Mazères,  p.  Ci  2, 

PERPIGNAN,  abbé  de  'Villelongue,  p.  6j2. 

Perpignan)  siège  de  cette  ville  par  Louis  XIII, 
p.   239. 

—  (translation  du  siège  d'EIne  à),  pp.  347,  777. 

—  i'Notbe-Dajie  de  i.a  RftM.  à),  p.  782. 

—  'église  du  vieux  Sii.vt-Jean  de),  pp.  341,  'j^j, 
778,  794- 

—  (collégiale  de  Saint-Jean  de),  p.  777, 

—  (Saint-Matiiieu  de),  p.  793. 

—  (hôpital  Sai.\t-Gi;ili,ai;me  à),  p.  790. 

—  (conciliabule  de),   en  1408,  p.  783. 

PEKRAT   (N.    du),    abbé   nommé   de   La    Grasse, 

p.   484. 
PF.RRONNELLE    I   ou   PÉTRONILLE,   abbesse    ue 

Fabas,  pp.  374,  643. 

PERRONNELLE  II,  abbesse  de  Fabas,  p.  64.;. 
PERKONNELLE  de  POSQUIÈRES,   abbesse  <ie    la 

Font,  p.  837. 
PERRONNELLE,  abbesse  de  Nonenque,  p.  8"T. 
Pcmiis,  lieu,   pp.   63,  66,  70  {Vaucluse),  arond. 

d'Apt. 
PE.S.SAN,  abbaye  du  diocèse  d'Auch,  p.    izS. 
PETIT  (N.),  prêtre,  p.  469. 
PÉTRONILLE,    abbesse    de    Fabas.    Voir  PERRO- 

NELLE. 
PETRONUS  ou   PIERRE,   abbé   de   Saint-GuilUm, 

p.   539. 
Peyrac,  prieuré,  p.  285)  Peyriac-Minervoi!(Audi), 

arr,  de  Carcasionne, 
Peybe  (la),  château  au  diocèse  de  Cap,  p.  341. 
PEYRE  (seigneurs  de),  p.  893. 

—  (Astorge  de),  p.  392. 
PEYREFUMADE  (Marguerite   de),  p.  .308. 
Peybencs  (Sainte-Makie  de),  p.  688. 
Peybissas,  abbaye;   son  histoire,  pp.   123,  772  & 

suiv. 

—  (avouerie  de),  p.  772. 

—  (droits  du  villicus  de),  pp.  773,  774. 
PÉiÉ.NAS  (couvent  de),  p.  716. 

—  (collège  de);  son  histoire,  p.  716. 

—  (Uesulines  de),   p.  825. 
PÉZÉNAS  (Estève  de),  p.  578. 

—  (Guillaume  de),  p.  3o8. 

PHILANDER  (GlliUsum»),  érudit  du  seizième  siè- 
cle, p.  36i . 

PHILIBERT-CHARLES  DE  PAS  DE  FEUQUIl'iUIS, 
évéque  d'Agde,  p.  3i  1. 

PHILIBERTE  DE  NOÉ ,  abbesse  de  l'Abondance- 
Dieu,  p.  645. 

PHILIPPE  DE  LÉVIS,  évoque  d'Agde  &  de  Mire- 
poix,  abbé  de  La  Grasse,  pp.  309,  437,  483. 

PHILIPPE   DE  RODOLFIS,   évéque  d'Albi,  p.  389. 


ioo8 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


PHILIPPE,   cardinal    de    Luxembourg,    pp.    36o, 

4ÎI. 
PHILIPPE,  abbé  d'Aniane,  p.  45o. 
PHILIPPE  VE  LA  CHAMBRE,  cardinal,  abbé  de 

Manlieu,  p.  493. 
PHILIPPE  I,  abbé  de  Mazan,  pp.  602,  649. 
PHILIPPE  II,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
PHILIPPE  III  MOURE,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
PHILIPPE  I  CABALLA,  abbé  temporaire  de  Saint- 

Genis,  p.  SSy. 
PHILIPPE  II    DE  VALLADOLID,    deux    fois   abbé 

temporaire  de  Saint-Genis,  p.  537. 
PHILIPPE  III   FIXA,   abbé   temporaire   de   Saint- 
Genis,  p.  537. 
PHILIPPE   DE    MAJORQUE,  abbé  de  Saint-Paul 

de  Narbonne,  p.  5o3. 
PHILIPPE  CROLLE,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 
PHILIPPE  ASTREBONNE,  abbesse  du  Saint-Esprit 

de  Béziers,  p.  734. 
PHILIPPE  LE  BEAU,  archiduc  d'Autriche,  p.  324. 
PHILIPPE  ou  PHILIPPINE,  femme  de  Guillaume  IX, 
comte   de    Poitiers    &    duc   d'Aquitaine,    fille    de 
Guillaume  IV,  comte  de  Toulouse,  pp.  3i,  218, 
221,  702,  801 . 
PHILIPPE,  fille  d'Etienne  I,  comte  de  Gévaudan, 
&   femme  de   Guillaume  V,   comte  d'Auvergne, 
p.   3o. 
PHILIPPE,  mère  de  Robert,  comte  de  Rodez,  p.  472. 
PHILIPPE  DE  POITIERS,   comte  de  Valentinois, 

p.  404. 
PHILIPPE  I  DE  MONTFORT,  seigneur  de  Castres, 

pp.  622,  625,  762. 
PHILIPPE  II,  seigneur  de  Castres,  p.  622. 
PHILIPPE,  fils  de  Pons,  comte  de  Tripoli,  p.  3i.    . 
PHILIPPE,  sœur  du  comte  de  Foix,  p.  38o. 
PHILIPPE  OURIC,  chevalier  d'Albi,  p.  .183. 
PHILIPPINE,    femme   de    Guillaume,    comte   d'Au- 
vergne, p.  91 . 
PHILIPPINE,  comtesse  de  Poitiers,  foir  PHILIPPE. 
PHILIPPINE    DE   FAY,   comtesfe  de  Valentinois, 

p.  ,649. 
PiA,   p.    341    (^Pyrénées-Orientales),   arr.   de   Perpi- 
gnan, 
PIA  (Bernard-Guillaume  de),  p.  342. 
PICTAVm,    PEITAVIN  ou    POITEVIN    DE   MON- 
TESQUIOU,  évêque   d'Albi   &   de   Maguelonne, 
pp.   180,  319,  387,  657. 
PIÉGON  (N.  de),  abbesse  de  Bagnols,  p.  870. 
S.  PIERRE  NOLASQUE,  fondateur  de  l'ordre  de  la 

Merci,  p.  824. 
PIERRE  DE  CROZES,  archevêque-cardinal  d'Arles, 

p.    321. 

PIERRE    GOMEZ,    cardinal    de    Tolède,    p.    394; 

peut-être  le  même  jiie  P.,  évéïjue  de  Rode^. 
PIERRE,    évêque    de    Préneste,    légat    en    France, 

p.    890. 
PIERRE  DE  MONTRUC,  cardinal,  p.  3o8. 
PIERRE    DE     LUNA,    p.    420.     Foir    PEDRO    DE 

LUNA,  évêque  d'Urgel. 
PIERRE     DE     CASTELNAU,     légat     apostolique, 

pp.  2(55,  854. 


PIERRE  I  BÉRENGER  DE  NARBONNE,  évêqiie  de 
Rodez,  archevêque  de  Narbonne,  abbé  de  Saint- 
Paul    de    Narbonne,   pp.    190,   248,   472,   5oi, 
540,  873. 
PIERRE  II  D'ANDUZE,  religieux  &  abbé  de  Saint- 
Gilles,  archevêque  de  Narbonne,  pp.  249,  342, 
5,7. 
PIERRE  III  AMEIL,  archidi^.cre  de  Béziers,  arche- 
vêque de   Narbonne,   pp.    2Ôr,    3 16,   332,   4fJ6, 
5o3,   564,   578,  675,  676,  681,   863. 
PIERRE  IV  DE  MONTBRUN,  archevêque  de  Nar- 
bonne, pp.  253,  278,  3o8,  356.  . 
PIERRE  V    DE    LA   3UGIE,    archevêque    de    Nar- 
bonne, abbé  de  La  Grasse,  pp.  254,  48  1 . 
PIERRE  VI  D'ABZAC  DE  LA  DEUZE,  archevêqie 
de   Narbonne,   évêque  de   Lectoure  &  de   Ricux, 
abbé  de  La  Grasse,  pp.  256,  323,  369,  442,  482, 
785,  91  2. 
PIERRE  VII  DE  BONZI,    cardinal,   archevêque   de 
Narbonne    &    de   Toulouse,   évêque   de  Béziers, 
abbé  d'Aniane,  de  Saint-Chaffre,  de  Saint-Sau- 
veur de   Lodève   &  de  Valmagne,   pp.    259,   272, 
363,  452,  573,  618,  804. 
PIERRE  I  DE  SAINT-MARTIAL,  cardinal-arche- 
vêque de  Toulouse,  évêque  de  Carcassonne  &  de 
Rieux,   pp.  335,  358,  436,  441. 
PIFIRRE  II  DUMOULIN,   archevêque  de  Toulouse, 

p.   359. 
PIERRE  III  DE  LYON,    archevêque    de  Toulouse, 

abbé  de  Sorèze,  pp.  36o,  5i3. 
PIERRE  IV  DE  MARCA,  président  au    parlement 
de    Pau,   archevêque    de  Toulouse  &    de    Pans, 
évêque   de   Conserans,   pp.   363,   370,   382,  390, 
683. 
PIERRE  DE  ROUSERGUE,  évêque  de  Lavaur,  ar- 
chevêque  élu    de  Toulouse,  abbé  de   Montolieu, 
prévôt  de  Saint-Etienne,  pp.  36b,  409,  461. 
PIERRE   RAVOT  ou   RABAT,  archevêque  nommé 
de  Toulouse,  évêque   d'Alet  &  de  Saint-Pons  de 
Thomières,  p.  359,  4^°'  423. 
PIERRE  I,   surnommé  RAIMOND,  évêque  d'Agde, 

p.   307. 
PIERRE  II  PULVEP.EL  OU  POUVEREAU,  évêque 

d'Agde,  p.  307. 
PIERRE    III    RAIMOND    FABRI,    évêque    d'Agde, 

pp.    232,    307. 

PIERRE  IV  BERENGER,  évêque  d'Agde,   pp.    3o8, 

714- 
PIERRE  V  DE  BÈRAIL,  évêque  d'Agde,  p.  3o8. 
PIERRE-MARIE-IMADELEINE-CORTOIS  DE  BA- 

LORE,  évêque  d'Alais,  pp.  286,  447. 
PIERRE  I  DE   LA  VIE,    évêque    d'Albi,    pp.    386, 

585,  657,  667. 
PIERRE  II,  évêque  d'Albi,  p.  387. 
PIERRE  III  NEVEU,  évêque   d'Albi  &  de   Lavaur, 

pp.  387,  439,  65,8. 
PIERRE  I  RABAT,  évêque  d'Alet.  l'oir  aux  arche^ 

vêques  de  Toulouse. 
PIERRE  II,  évêque  d'Alet,  p.  423. 
PIERRE  m  ASSALIT,  évêque  d'Alet,  p.  423. 
PIERRE  IV,  évêque  d'Alet,  p.  423. 
PIERRE  V  D'HAL'VVIN,  évêque  d'Alet,  p.  423. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


loor 


PIERRE  VI  RAIMÛND  DE  GUERT,  évéque  d'Alet, 
abbé  de  Sorèze,  pp.  423,  .0|3. 

PIERRE  VII  DE  POLVEREL,  évèque  d'Alet,  p.  424. 

PIERRE  DEBROS,  évéque  d'Aiixerre,  p.  3o3. 

PIERRE,  évéque  de  Bazas,  p.  504. 

PIERRE  I,  évéque  de  Béziers,  p.  261. 

PIERRE  II  D'AIGREFEUIL  (DE  GREFFEIL?), 
évéque  de  Béziers,  p.  265. 

PIERRE  III  BUREAU,  évèque  d'Orléans  &  de  Bé- 
ziers, p.  269. 

PIERRE  IV  DE  JAVAILHAC,  évèque  de  Béziers, 
p.   270. 

PIERRE  V  DE  BONZI,  évéque  de  Béziers.  ToiV  aux 
archevêques  de  Narbonne. 

PIERRE  I,  évèque  de  Carcassonne,  p.  829  (à  iJcn- 
t'tfier  avec  Pterre-Roger,  évêtjue  Ae  Girone  &  comte 
{te  Carcassonne  en  partie)^  n'a  pas  été  évéque  de 
ce  siège,  pp.  ySy,  738. 

PIERRE    II    ARTAUD,    évèque    de    Carcassonne, 

'   p.  33o, 

PIERRE  III,  évèque  de  Carcassonne,  abbé  de  Mon- 
tolieu,  pp.  33o,  457,  739,  744,  74J. 

PIERRE  IV  DE  LA  CHAPELLE,  évéque  de  Car- 
cassonne &  de  Toulouse,  pp.  333,  3j6. 

PIERRE  IV  DE  ROQUEFORT,  évèque  de  Carcas- 
sonne, pp.  333,  740,  742,  743, 

PIERRE  V  RODIER,  évèque  de  Carcassonne, 
pp.  333,  737,  742. 

PIERRE  VI  JEAN,  évéque  de  Carcassonne,  pp.  334, 
747- 

PIERRE  VU  GARDIÈS,  évèque  de  Carcassonne, 
p.  33:ï  ;  évèque  à  supprimer,  p.  738. 

PIERRE  VII  DE  SAINT-MARTIAL,  évèque  de 
Carcassonne.  f^oir  aux  archevêques  de  Toulouse. 

PIERRE  VIII  AIMERI  DE  LORDAT,  évèque  de 
Carcassonne,  patriarche  d'Alexandrie,   pp.  335, 

:.48. 

PIERRE  XI  D'AUXILLON,  évèque  de  Carcassonne, 
évéque  d'Alet  (?),  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 
bonne, pp.  .56,  336,  .504,  743. 

PIERRE  I  D'ESTAING  ou  DE  KAGNAC,  évèque 
de  Castres,    pp.  434,  762. 

PIERRE  II  DE  COTIGNY,  évèque  de  Castres  &  de 
Montauban,  pp.  426,  434. 

PIERRE  m  DE  MARTIGNI,  évèque  de  Castres, 
p.    435. 

PIERRE  I,  évèque  de  Comminges,   p.  373. 

PIERRE  II  VITAL  de  Mdlano,  évéque  de  Com- 
minges, p.  375. 

PIERRE  III  DE  FOIX,  cardinal-évèque  de  Com- 
minges, abbé  de  Lézat  &  du  Mas-d'Azil,  pp.  376, 
491,  49J. 

PlhRRË  IV  D'ALBRET,  évèque  de  Comminges, 
p.    377. 

PIERRE,  évèque  de  Conserans,  p.  ii3;  à  ajouter 
a  la  liste,  p.  379. 

PIERRE  II  (I),  évèque  de  Conserans,  p.  379. 

PIERRE  III  (II)  DE  SAKOULIÈS,  évèque  de  Con- 
serans, p.  38o. 

PIERRE  IV  DE  NARBONNE,  évêquc  de  Conserans, 
p.   380. 

PIERRE  V,  évéque  de  Conserans,  p.  38i. 


PIERRE  VI  DE  MARCA,  président  au  parlement 
de  Pau,  évèque  de  Conserans,  Voir  aux  arche- 
vêques de  Toulouse. 

PIERRE,  évèque  de  Constantinople,  p.  786. 

PIERRE  I    BERNARD,    évèque    d'Elne,    pp.    .342, 

-l(,2,    TIC). 

PIERRE  II,  évéque  d'Elne,  pp.  344,  781. 
PIERRE    III    DE    CIMA,    évéque   d'Elne,   p.    344; 

rectification  à  son  sujet,  p.  781. 
PIERRE  IV  Planella,  évèque  d'Elne,  p.  781. 
PIERRE    V    (IV)    AUGUSTINUS,   évèque   d'Elne, 

pp.  346,  787. 
PIERRE  VI  (V)  MARTYR  COMA,  évèque  d'Elne, 

pp.  346,  787. 
PIERRE  VII  BENOIT  DE  SAINTE-MARIE,  évèque 

d'Elne,  p.  787. 
PIERRE  VIII  MAGAROLA,  évèque  d'Elne,  p.  347. 
PIERRE-ROGER,    évéque  de   Girone  &    comte  de 

Carcassonne,  pp.   ii3,  329,  737,  788,  759,  778, 

806. 
PIERRE  I  DE  VISSAC  DE   SAINT-FLOUR,  évèque 

de  Lavaur,  p.  438. 
PIERRE  II    NEVEU,    évèque   de  Lavaur.    Voir  aux 

évêques  d'Albi . 
PIERRE  III  GIRAUD,  évèque  de  Lavaur,  p.  339. 
PIERRE  IV    DE    ROUSERGUE,    prévôt    de  Saint- 
Etienne    de   Toulouse,    évèque    de   Lavaur.    Voir 

aux  archevêques  de  Toulouse. 
PIERRE  V  BUXI,  évéque  de  Lavaur,  p.  439. 
PIERRE  VI    DE    MAREUIL,    évèque    de    Lavaur, 

p.  439. 
PIERRE  'VII  DANÈS,  évéque  de  Lavaur,  p.  439. 
PIERRE  VIII  DU  FAUR,  évéque  de  Lavaur,  p.  439. 
PIERRE  I,  évéque  de  Lectoure,  p.  367. 
PIERRE  II  DE  FERRIÈRES,    évéque  de  Lectoure, 

p.   368. 
PIERRE  III  An-^elerii,  évéque  de  Lectoure,  p.  368. 
PIERRE  IV,  évèque  de  Lectoure,  p.  368. 
PIERRE     V    D'ABZAC.    Voir   aux   archevêques    de 

Narbonne. 
PIERRE  VI  DC;  FAUR,  évèque  de  Lectoure,  p.  369. 
PIERRE  VII  LOUIS    CASET,  évéque   de  Lectoure, 

p.    370. 
PIERRE    VIII     CHAPELLE    DE     JUMILHAC    DE 

CUBJAC,  évèque  de  Lectoure,  p.  371. 
PIERRE  I  RAIMOND,  évèque  de  Lodcve,  pp.  264, 

288,  448. 
PIERRE  II  DE  POSQUIÈRES,    évéque  de   Lodève, 

pp.  i3o,  227,  228,  277,  288,  3oo,  8o3. 
PIERRE  III  FROTIER,  évèque  de  Lodève,  pp.  289, 

497.  8o3. 
PIERRE  IV  DE  LODÈVE,  pp.    i32,  289,  800. 
PIERRE  V  GIRAUD  ou  GÉRARD,  évéque  de  Lo- 
dève &  du  Puy,  pp.  280,  293,  408. 

PIERRE  VI  DE  LA  TRILLINE,  évèque  de  Lodive, 
p.   293. 

PIERRE  VII,  évèque  de  Lodève,  p.  295. 

PIERRE  I,   évéque  de  Maguelonnc,  pp.    178,  3t4, 

539. 
PIERRE  II  DE  CONQUES,  évèque  Aq  M.iguclonne, 

pp.  \o\  3i6,  814,  822. 


IV. 


64 


lOIO 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


PIKRRE  m  DE  LÈVIS  DE  MIREPOIX,  cvêqiie  de 

Magiielonne,  pp.    180,  3  1  7,    826. 
PIERRE    IV    DE    CANILLAC,    évêque    de    Mague- 

lonne  &  de  Saint-Pons  de  Thomières,  pp.   180, 

^20,  420. 
PIERRE  V  DE  VERNOBS,  évêque  de  Maguelonne, 

abbé  d'Aninne,  pp.   180,  32o,  460. 
PIERRE  VI   ADHÉMAR,   évêque   de   Maguelonne, 

pp.    I  80,  32  I. 
PIERRE  I  D'AIGREFEUILLE ,   évêque   de   Mende, 

d'Uzès  &  de  Vabre,  abbé  dç  La  Grasse,  pp.  3oi, 

394,  481,  568. 
PIERRE  II  GÉRARD  DE  LA  ROVÈRE,  évêque  de 

Mende  &  d'Uzès,  pp.  Soi,  394. 
PIERRE    III    DE    SALUCES,    évêque    de    Mende, 

p.   394. 
PIERRE  IV  RIARIO,  évêque  de  Mende,  p.  39$. 
PIERRE  V  EAGLION    DE    LA  SALLE    DE    SAIL- 
LANT, évêque  de  Mende,  p.  Spy. 
PIERRE  I  DE  PIRET,  évêque  de  Mirepoix,  p.  436. 
PIERRE  II  DE  BARRIÈRE,   évêque  de   Mirepoix, 

p.  436. 
PIERRE    III    DE  VILLARS,   évêque   de  Mirepoix, 

p.   437. 
PIERRE    IV    DE  VILLARS,    évêque    de   Mirepoix, 

p.   437. 
PIERRE    V    DE    DONNAUD,    religieux    de    Lézat, 

évêque  de  Mirepoix,  pp.  437,  492. 
PIERRE  VI  DE  LA  BROUE,  évêque  de  Mirepoix, 

p.   437. 
PIERRE  I  DE  CHALAIS,    évêque  de  Montauban, 

pp.  426,  460. 
PIERRE  II  DE  COTIGNY,  évêque  de  Montauban. 

Voir  aux  évêques  de  Castres. 

PIERRE  III  DE  BERTIER,  évêque  de  Montau- 
ban, abbé  de  Saint-Hilaire  &  de  Belleperche, 
pp.  427,  548,  629. 

riERRE  Vît  DE  FENOUILLET,  évêque  de  Mont- 
pellier, pp.  180,  326,  8zi,  824,  825. 

PIERRE  I  ERMENGAUD,  évêque  de  Nimes,  pp.  97, 
276,  507,  834,  835. 

PIERRE  II  GAUCELIN,  évêque  de  Niraes,  p.  278. 

PIERRE  III  DE  VALERNOD,  évêque  de  Nimes, 
p.  283. 

PIERRE-MARIE-MADELEINE  CORÏOIS  DE  BA- 
LORE,  évêque  de  Nimes.  Foir  aux  évêques  d'A- 
lais. 

PIERRE,  évêque  d'Orléans,  p.  400. 

PIERRE  DE  CASÏELBAJAC,  évêqi^e  de  Paniiers, 
p.  431. 

PIERRE,  évêque  de  Pampelune,  p.  218. 

PIERRE,  évêque  de  Poitiers,  p.  388. 

PIERRE  I  DE  MERCCSUR,  évêque  dy  Puy,  pp.  146, 

402. 
PIERRE  II,  évêque  du  Puy,  pp.  4o3,  41  3,  639. 
PIERRE  III,  évêque  du  Puy,  p.  403. 
PIERRE  IV  GOGUEIL,  évêque  du  Puy,  p.  406. 
l'IKRRE    V    GÉRARD    ou    GÉRAUD ,    évêque    du 

?iiy.  /^o/r  aux  évêques  de  Lectoure. 
PIERRE  VI  D'AILLY,  évêque  du  Puy  &  de  \'iviei.s 

pp.  408,  415. 


PIERRE    BARILLET,   conseiller-clerc    au    parle- 
ment de  Toulouse,  évêque  élu  du  Puy,  p.  416. 
PIERRE  I  DE  SAINT-MARTIAL,  évêque  de  Rieux. 

Voir  aux  archevêques  de  Toulouse, 
PIERRE  II  DE  LÉVIS,  évêque  de  Rieux,  p.  441. 
PIERRE  III  LOUIS  DE  VOLTAN,  évêque  de  Rieux, 

abbé  de  Cuxa,  pp.  442,  477. 
PIERRE  IV  D'ABZAC  DE  LA   DEUZE ,   évêque  de 

Rieux.  Koir  aux  archevêques  de  Narbonne. 
PIERRE  V  DE  CHARITÉ  DE  RUTHIE,  évêque  de 

Rieux,  p.  443. 
PIERRE  VI  JOSEPH  DE   LASTIC  DE  SAINT-JAL, 

évêque  de  Rieux,  p.  443. 
PIERRE    DE    LA    PORTE,    évêque   élu    de   Rieux, 

p.  442. 
PIERRE  I  BÉRENGER,  évêque  de  Rodez.  VoSr  aux 

archevêques  de  Narbonne. 
PIERRE  II,  évêque  de  Rodez,   pp.  5^1 ,    J77,   874, 

888. 
PIERRE  III  HENRI  DE  LA  TREILLE,   évêque   de 

Rodez,  p.  874. 
PIERRE  IV  DE  PLEINE  CHASSAIGNE,  évêque  de 

Rodez,  p.  874. 
PIERRE    V    DE    CASTELNAU    DE    BRETENOUS, 

évêque  de  Rodez,  p.  874. 
PIERRE   D'ESTAING,    archidiacre  de  Conques   & 

évêque  élu  de  Rodez,  pp.  400,  870,  877,  892, 

PIERRE  I  DE  GROS,  évêque  de  Saint-Papoul, 
p.  444. 

PIERRE  II  DE  GROS,  évêque  de  Saint-Papoul, 
abbé  d'Aniane,  p.  445.  Voir  PIERRE  VI  DE 
LA  PLOTTE,   abbç   d'Aniane. 

PIERRE  III  SOYBERT,  évêque  de  Snint-Papoul  & 
d'Uzès,  pp.  3o2,  445,  864. 

PIERRE  I  ROGER,  abbé  de  Saint-Pons  de  Tho- 
mières; sa  famille,  p.  419  ;  est  le  premier  évêque 
de  cette  abbaye  érigée  en  évêché,  p.  420. 

PIERRE  II  DE  CANILLAC,  évêque  de  Saint-Pons. 
Voir  aux  évêques  de  Maguelonne. 

PIERRE  III  RABAT,  évêque  de  Saint-Pons  de  Tho- 
mières. Voir  aux  archevêques  de  Toulouse. 

PIERRE  IV  DE  COMBORN,  évêque  de  Saint-Pons 
de  Thpmières,  p.  420, 

PIERRE  V  DE  FLEYRES,  évêque  de  Snint-Pons 
de  Thomières,  pp.  421,  5oo. 

PIERRE  VI  JEAN-FRANÇOIS  DE  PERCIN  DE 
MONTOAILLARD,  évêque  deSaint-Pons  de  Tho- 
mières, p.  4:^1, 

PIERRE  III  BONALD,  évêque  de  Sarlat,  p.  442. 

PIERRE  I  ROGER,  évêque  de  Toulouse,  pp.  99, 
352, 

PIERRE  II  DE  LA  CHAPELLE -TAILLEFER, 
évêque  de  Toulouse.  Voir  aux  évêques  de  Carcas- 
sonne. 

PIERRE  I  D'AIGREFEUILLE,  évêque  d'Uzès.  Voir 
aux  évêques  de  Mende. 

PIERRE  II  GÉRARD  DE  LA  ROVÈRE,  évêqiie 
d'Uzès,  Voir  aux   évêques  de  Mende. 

PIERRE  III  DE  BEAUBLÉ,  évêque  d'Uzès,  p.  3o2. 

l'IKRRE  IV  SQIBERT,  évêque  d'Uzès.  Voir  aux 
évêques  de  Saint-Papoul. 

PIERRE,  évêque  supposé  d'Uzès,  p.  3oi. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


lOII 


riERRE    I   D"OLARGl)ES,    abbé,  puis    cvéqiie  de 

Vabre,  p.  568. 
rH£RRE    II    D'AIGREFEUILLE,   évèqiic   de  Vabro. 

f^^oir  aux  éveques  de  Mcnde. 
riERRE  I,  évéqiie  de  Viviers,  p.  41  3. 
l'IERRE  II,  évèque  de  Viviers,  pp.  277,  4l3. 
PIERRE  III  DE  MORTEMAR,  évëque  de  Viviers, 

p.   4i5. 
PIERRE    IV    DE    SAROENAS,   évèque    de    Viviers, 

p.   415. 
PIERRE  V,  évèque  de  Viviers,  p.  413. 
l'IERRE  VI,  cardinal   d'Ailly,  évèque   de  Viviers. 

l^oir  aux  éveques  du  Puy. 
PIERRE  VII  D'URRE,  évèque  de  Viviers,  p.  417. 
PIERRE,  abbé  d'Alet,  p.  423. 
PIERRE  I  DE  SAUVE,  abbé  d'Aniane,  p.  44». 
PIERRE  II  RAI.MOND  DE  CALZ,  abbé  d'Anianc, 

p.   448. 
PIERRE  III,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 
PIERRE  IV  DE  SAUVE,  abbé  d'Aniane,  p.  449. 
PIERRE  V    DE    VERNOBS,    nbbé    d'Aniane.    l^olr 

nux'évéques  de  Maguelonne. 
PIERRE    VI    DH    LA    PLOTTE,    abbé    d'Aniane, 

p.   4r,o. 
PIERRE     VII    DE     ROCOSEI.S,    abbé    d'Aniane, 

pp.    322,  430. 

PIERRE  VIII  LE  BLANC  DE  ROLLET,  abbé  d'A- 
niane, p.  452. 

PIERRE  IX  DE  BONZI,  abbé  d'Aniane.  f'o'ir  aux 
archevêques  de  Narbonne. 

PIERRE  I,  abbé  d'Ardorel,  pp.  582,  616. 

PIERRE  II,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

PIERRE  III,  abbé  d'Ardorel,  p.  6r6. 

PIERRE  IV  LIBAUD,  abbé  d'Ardorel,  p.  61;. 

PIERRE  I,  abbé  d'Arles,  p.  454. 

PIERRE  II,  abbé  d'Arles,  p.  4.';4. 

PIERRE  III,  abbé  d'Arles,  p.  454. 

PIERRE  IV  DU  PONT,  abbé  d'Arles,  p.  4.'",5, 

PIERRE  I,  abbé  de  Belleperche,  p.  627. 

PIERRE  II  DU  CHASTEL,  évèque  de  MJton,  abbé 
de  Belleperche,  p.  629. 

PIERRE  III  DE  BERTIER,    abbé   de    Belleperche. 

Ko(>  aux  éveques  de  Montauban. 
PIERRE  I,  abbé  de  Bonnecoitibe,  p.  642. 
PIERRE  II  DE  LA  COMBE,  abbé  de  Bonnecombe, 

p.  642. 
PIERRE  I,  abbé  de  Bonnefont,  p.  (533. 
PIERRE  II,  abbé  de   Bonnefont,  pp.   38o,  (533, 

636. 

PIERRE  I,  abbé  de  Boulbonne,  p.  6i3. 
PIERRE  U  AULIER,  abbé  de  Calers,  puis  de  Boul- 
bonne, pp.  614,  6iz. 

PIERRE  III  ÉLIE  ou  DE  KOIX ,  abbé  de  Boul- 
bonne, p.  614, 

PIERRE  IV  ERROLET,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614. 
PIERRE  DE  GAING,  abbé  de  Cadouin,  p.  689. 
PIERRE  I  DE  MÉNÉBAC,  abbé  d«  Calers,  p.  621. 
PIERRE  II,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
PIERRE    m    AULIER,    abbé  de  Calers.    Folr   aux 
abbés  de  Boulbonne. 


PIERRE  IV  DU  TAUR,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
PIERRE  IV  SABATIER,  abbé  de  Calers,  p.  622. 
PIERRE    V    ANNE    DE    MONTFAUCON ,   abbé  do 
Calers,  p.  622. 

PIERRE  POUDEROUX,  abbé  de  Campredon, 
p.  Ô37.  Foir  aux  abbés  du  Canigou  (.>). 

PIERRE  I  TORRETE,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 

PIERRE  II  D'ÉSUMBEL,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 

PIERRE  III  DE  GRAVE,  abbé  de  Candeil,  p.  62;".. 

PIERRE  IV  DE  CONARD,  abbé  de  Candeil,  p.  CiC. 

PIERRE  V  BRUN,  abbé  de  Candeil,  pp.  623,  626. 

PIERRE  I  ERMENGAUD,  abbé  du  Canigou, 
pp.  463,  594. 

PIERRE  II  SUNIAIRE,  abbé  du  Canigou,  pp.  463, 

594. 
PIERRE  III,  abbé  du  Canigou,  p.  594. 
PIERRE  IV  (III),   abbé  du    Canigou    8c  de   Cuxa, 

pp.  464,  476,  594,  612. 

PIERRE  V  (rV)  D'ESPIRA,  abbé  du  Canigou, 
pp.  464,  594. 

PIERRE  VI  (V)  DE  SAHORRE,  abbé  du  Canigou, 
pp.  464,  594. 

PIERRE  VII  (VI),  abbé  du  Canigou,  pp.  464,  r,yi. 
PIERRE  VIII,  abbé  du  Canigou,  pp.  464,  ,194. 
PIERRE  IX  (VII)  DE  VERNET,  abbé  du  Canigou, 
'pp.  464,  .'•,94. 

PIERRE  X  (VIII),  abbé  du  Canigou,  pp.  464,594. 

PIERRE  XI,  abbé  de  Saint-Martin  du  Canigou, 
p.    094. 

PIERRE  XII,  abbé  de  Saint-Martin  du  Canigou, 
p.   594. 

PIERRE  XIII  (IX)  POUDEROUX,  abbé  du  Cani- 
gou, pp.  464,  595. 

PIERRE  I,  abbé  de  Castres,  p.  434. 

PIERRE  II  ISARN,  abbé  de  Castres,  p.  434. 

PIERRE  I  DE  SIRAN,  abbé  de  Caunes,  p.  466. 

PIERRE  II  DE  VILLALIER,  abbé  de  Caunes, 
p.   466. 

PIERRE  m  RAIMOND,  nbbé  de  Caunes,  p.  466. 

PIERRE  IV  PELAGOS,  abbé  de  Caunes,  p.  466. 

PIERRE  V  DE  GAUJEAC,  abbé  de  Caunes,  pp.  468, 
719. 

PIERRE  I,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 

PIERRE  II,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 

PIERRE  I  GEOFFROI,  abbé  de  Chambons,  p.  639. 

PIERRE  II  DU  MÉREUIL,  nbbé  de  Chambons, 
p.   639. 

PIERRE  III  ADÉMAR,  abbé  de  Chambons,  p.  639. 

PIERRE  IV  DE  LA  CHAPELLE,  abbé  de  Cham- 
bons, p.  639. 

PIERRE  V  AIMAR,  abbé  de  Chambons,  p.  639. 

PIERRE  VI  DE  LA  CHAPELLE,  abbé  de  Cham- 
bons, p.  639. 

PIERRE  VII  ROSTAING,  abbé  de  Chambons, 
p.  640. 

PIERRE  VIII  DE  SAMPZON,  abbé  de  Chambons, 
p.  640. 

PIERRE  IX  AYN,  abbé  de  Chambons,  p.  640. 
PIERRE  X  RICHARD,  abbé  de  Chambons,  p.  640. 


loi  : 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


PIERRE  LE  VÉNÉRABLE,  abbé  de  Cliiny,  pp.  4o3, 
448. 

PIERRE,  abbé  de  Chmy,  p.  493. 

PIERRE  DE  LORME,  abbé  de  Conques,  p.  47". 

PIERRE  CHAMBRIER,  abbé  de  Cruas,  p.   ")74. 

PIERRE  DUBOURG,  abbé  de  Cruas,  p.  ôyS. 

PIERRE  I  GUILLAUME,  abbé  de  Cuxa,  p.  47?). 

PIERRE  II,  abbé  de  Cuxa.  ToiV  aux  abbés  du  Ca- 
nigou. 

PIERRE  III  de  Ornucho,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

PIERRE  IV  LOUIS  UE  VOLTAN,  abbé  de  Cuxa. 
/^o;Vaux  évéques  de  Rieux. 

PIERRE  V  APUIGMARI,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 

PIERRE  I,  abbé  d'Eaunes,  p.  63j. 

PIERRE  II  DE  FOIX,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 

PIERRE  I,  nbbé   de   FeuiUans,  p.  636. 

PIERRE  II  DE  TRILHE,  abbé  de  Feuillans, 
p.    637. 

PIERRE  III  DE  CAUPÈNE,  abbé  de  Feuillans, 
p.  637. 

PIERRE  ROGER  DE  SAINT-FRANÇOIS,  abbé  de 
Feuillans,  p.  638. 

PIERRE  I  DE  L'HERM,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

PIERRE  II  DE  COS,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

PIERRE  III  DE  CAULET,  abbé  du  Mas-Garnier 
&  de  Foix,  pp.  590,  85o. 

PIERRE  I  GÉRAUD,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 

PIERRE  II,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 

PIERRE  m  DE  MARSEILLAN,  abbé  de  Font- 
caude, p.  863. 

PIERRE  IV,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 

PIERRE  I,  abbé  de  Fontfroide,  pp.  619,  790. 

PIERRE  II,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

PIERRE  III  DE  BARRAU,  abbé  de  Fontfroide, 
p.  619. 

PIERRE  IV,  abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

PIERRE  V,  abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

PIERRE  VI,  abbé  de  Fontfroide,  p.  620. 

PIERRE  VII  FERRIER,  abbé  de.Fontfroide,  p.  620. 

PIERRE  VIII  DE  LA  ROQUE,  abbé  de  Fontfroide, 
pp.  61  o,  620. 

PIERRE  I  BENOIT,  abbé  de  Franqucvaux,  pp.  449, 
63o. 

PIERRE  II  DE  FRÉDOLS,  abbé  de  Franquevaux, 
p.  63o. 

PIERRE  III  DE  BELVEZIN,  abbé  de  Franquevaux, 
p.   63o. 

PIERRE  IV,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 

PIERRE  V  DE  PIERREVIVÉ,  abbé  de  Franque- 
vaux, p.  63o. 

PIERRE  VI  DU  CROUSSET,  abbé  de  Franque- 
vaux, p.  63o. 

PIERRE  I,  abbé  de  Frézelas,  p.  429. 

PIERRE  II,  abbé  de  Frézelas,  p.  430. 

PIERRE  I,  abbé  de  Gaillac,  p.  598. 

PIERRE  II  DE  CARAMAN,  abbé  de  Gaillac, 
pp.  33  [ ,  598. 

PIERRE  I,  abbé  de  Grandselve,  p.  608. 

PIERRE  II  RAIMOXD,  abbé  de  Grandselve,  p.  609. 


PIERRE  III  ALFARIC,  abbé  de  Grandselve,  p.  609. 
PIERRE  IV  OLIER,   proviseur   du    collège    Saint- 
Bernard  à  Toulouse,  abbé  de  Grandselve,  p.  610. 
PIERRE  V  BERTRAND,  abbé  de  Grandselve,  évé- 

que  de  Cahors,  p.  610. 
PIERRE    VI    DE     LANES,    abbé    de    Grandselve, 

p.   610. 
PIERRE  I  DE  PIERRELATTE,  abbé  de  La  Grasse 

&  de  Sorèze,  pp.  480,  5f2. 
PIERRE    II    DE    LA    JUGIE,    abbé   de    La    Grasse. 

^o/r  aux  archevêques  de  Narbonne. 
PIERRE  III  D'AIGREFEUILLE,  abbé  de  La  Grasse. 

J^^oir  aux  évéques  de  ÎVlende. 
PIERRE  IV  D'ABZAC  DE  LA  DEUZE,  abbé  de  La 

Grasse,  ^oir  aux   archevêques  de  Narbonne. 
PIERRE  I  DE   DEUX-MAISONS,  abbé  de  Joncels, 

p.   486. 
PIERRE  II  DE  ROAYS,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 
PIERRE  III   RAIMOND,  abbé  de  Joncels,   p.  487. 
PIERRE  IV  D'ESPINAC,  abbé  de  Joncels,  pp.  487, 

488. 
PIERRE  I  DE  PENNE,  abbé  de  Lézat,  p.  490. 
PIERRE    II    DE    DALBS,   prieur   de   la    Daurade, 

abbé  de  Lézat,  pp.  490,  770,  771. 
PIERRE  III  DE  BIGNAC,  abbé  de  Lézat,  p.  490. 
PIERRE  IV  DE    FOIX,   cardinal,   abbé   de    Lézat. 

y^oir  aux  évéques  de  Comminges. 
PIERRE    V   DE    FOIX,    cardinal,    abbé   de    Léz:'.t, 

p.    491. 
PIERRE  VI  JEAN-MARTIN  DE  BÉRULLE,    abbé 

de  Lézat,  p.  492. 
PIERRE  I,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 
PIERRE     II     GABRIEL     DE     BEAUVERGER     DE 

MOUGON,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 

PIERRE  I  ARNAUD,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  588. 
PIERRE    II    DE    MARGUERITE,    abbé  du   Mas- 
Garnier,  p.  589. 

PIERRE  m,   abbé  du   Mas-Garnier,  p.  589. 
PIERRE    IV    PELADON,    abbé    du    Mas-Garnier, 
p.    589. 

PIERRE    V    DE    TOUCHEEOrUF,    abbé    du    Mas- 
Garnier,  p.  590. 

PIERRE    VI    DUPONT   DE    GAU,    abbé    commcn 

dataire  du  Mas-Garnier,  p.  591. 
PIERRE  I,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
PIERRE  II,  nbbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
PIERRE  III,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
PIERRE  IV,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
PIERRE  V,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
PIERRE  VI    DE    FOIX,    cardinal,    administrateur 

du  Mas-d'AziI.  Voir  aux  évéques  de  Comminges. 

PIERRE  VII  DE  LA  FAYE,  abbé   du    Mas-d'Azil, 

p.  495. 
PIERRE  I  ITIER,  fondateur  &  abbé  de  Mazan;  sa 

famille,  son  histoire,  p.  601. 

PIERRE  II,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 

PIERRE  III  MOURE,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 

PIERRE    IV    DE     MOLETTE,    abbé    de    Mazaa , 

p .   6  o  3 . 
PIERRE  V  D'AIGLIN,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  M  ATI  ÈRES  • 


ioi3 


PIERRE  VI  DE  GROLEE,  abbé  de  Mnzan,  p.  (^04. 
PIERRE,    abbé    de    Moissac.    loir    aux    abbés    de 

Gaillac. 
PIERRE  I,  abbé  de  Montolieii.  Foir  aux   évéqiies 

de  Carcassonne. 
PIERRE  H  DE  L'ILE,  abbé  de  Moiuolieu,  p.  -j.'iy. 
PIERRE    III    D'ALZONNE,    abbé    de    Montolieu , 

p.  458. 
PIERRE  rv,  abbé  de  Montolieu,  p.  459. 
PIERRE  V  DE  CHASTELUS,  abbé  de  Montolieu, 

p.   459. 
PIERRE  VI  DE  ROUSERGUE  &  non  DU  ROSIER, 

abbé    de    Montolieu.    Voir  aux    archevêques  de 

Toulouse. 
PIERRE  I,  abbé  de  Nizors,  p.  642. 
PIERRE  II   SICARD,  abbé  de  Nizors,  p.  643. 
PIERRE  DE  CHAVANON,  premier  abbé  de  Pébrac, 

p.  4i3. 
PIERRE  I,  abbé  de  Psalmodi,  p.  507. 
PIERRE  II,  abbé  de  Psalmodi,  p.  307. 
PIERRE  III,  abbé  de  Psalmodi,  p.   5o-j. 
PIERRE  IV  D'UZÈS,  abbé  de   Psalmodi,   pp.  228, 

507. 
PIERRE  V  BEDOS,  abbé  de  Psalmodi,  p.  ',r>S. 
PIERREVILASTEYRIE,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o8. 
PIERRE  VII,  abbé  de  Psalmodi,  p.  .OcS. 
PIERRE  VIII  DE  NARBONNE,  abbé  de  Psalmodi, 

p.  .5o8. 
PIERRE  I,  abbé  de  Quarante,  p.  664. 
PIERRE  II,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
PIERRE  III  LEKLANT,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
PIERRE  IV,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
PIERRE  V,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
PIERRE  VI  DE  MESENCHÈRE,  abbé  de  Quarante, 

p.    565. 
PIERRE   VII    DE    BRINIAC,    abbé   de   Quarante, 

p.  5fi3. 
PIERRE  VIII  REDON,  abbé   de  Quarante,  p.  565. 
PIERRE  I,  abbé  de  Saint-Aphrodise,  p.  496. 
PIERRE  II   DE    CASSAN,    abbé   de    Saint-Aphro- 

dise,  p.  497. 
PltRRE   m   VÉSIAN,   abbé    de    Saint-Aphrodise, 

p.   498. 
PIERRE  IV  DALMACE,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 

p.   5oo. 
PIERRE  V  GENESTE,   abbé   de  Saint-Aphrodise, 

p.   5oo. 
PIERRE,  abbé  de  Saint-Bausile,  p.  835. 
PIERRE  I  DE  BELMONT,  abbé  de  Saint-Chaffre, 

p.   572. 
PIERRE  n  DE  SERVISSAC,  abbé  de  Saint-Chaffre, 

p.   572. 
PIERRE  m  GAUDIN  ou   GAUDIS,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  pp.  572,  602. 
PIERRE  IV,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 
PIERRE  V  DE  IV^ONTLAUR,  abbé  de  Saint-Chaf- 
fre, p.  572. 
PIERRE  VI    DE    BONZI,    abbé    de    Saint-Chaffre. 

y^oir  aux  archevêques  de  Narbonn;. 
PIERRE    I    D'ADAG,    abbé    de    Saint  -  Chinian , 

p.   529. 


PIERRE  II,  abbé  de  Saint-Chlninn,  p.  029. 

PIERRE  III,  abbé  de  Saint-Chinian,  pp.  487,  530. 

PIERRE  IV  BOYER,  abbé  de  Saint-Chinian, 
p.  53o. 

PIERRE  V  DE  RÉVEILHES,  abbé  commendataiic 
de  Saint-Chinian,  p.  532. 

PIERRE  I,  abbé  de  Saint-Genis  des  Fontaines, 
p.   535. 

PIERRE  II,  abbé  de  Saint-Genis  des  Fontaines, 
p.   535. 

PIERRE  III  D'ARDENA,  abbé  de  Saint-Genis, 
p.  536. 

PIERRE  IV  GUARSION,  abbé  de  Saint-Genis, 
p.  536. 

PIERRE  V,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  536. 

PIERRE  1  CAMPS,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  536, 

PIERRE  II  DE  BARNASONA,  abbé  temporaire  de 
Saint-Genis,  p.   536. 

PIERRE  III  LLORET,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  536. 

PIERRE  rv  CANADA,  abbé  temporaire  de  Saint- 
Genis,  p.  537. 

PIERRE  I  D'ANDUZE,  abbé  de  Saint-Gilles.  Foir 
aux  archevêques  de  Narbonne. 

PIERREf  II  DE  LUNEL,  abbé  de  Saint -Gilles, 
p.   5i8. 

PIERRE  II,  abbé  de  Sainf-Guillem,  p.  549.  Pour 
PIERRE  I   voir  PETRONUS. 

PIERRE  III,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  540. 

PIERRE  IV  RAIMOND  DE  LEYSSAC,  abbé  de 
Saint-Guillem,  p.  541. 

PIERRE  V  DE  ROQLEFEUIL,  abbé  de  Saint-Guil- 
lem, p.  542. 

PIERRE"  VI  HENRI  AUTEMAR  DE  VIRES,  abbé 
de  Saint-Guillem,  p.  545. 

PIERRE  I  ARQUIER,  abbé  de  Saint-Hilaire , 
p.    547. 

PIERRE  II  DE  BERTIER,  abbé  de  Saint-Hilaire. 
f'oir  aux  évêques  de  Montauban. 

riF:RRE  I  DE  PEYRIÈS,  abbé  de  Saint-Jacques, 
p.  585. 

PIERRE  II,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  535. 

PIERRE  III,  abbé    de   Saint-Jacques,  p.  585. 

PIERRE  IV,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.   585. 

PIERRE  V  DUPUY,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  586. 

PIERRE  DE  SAINT-GERMAIN,  abbé  de  Saint- 
Pnpoul,  p.  444. 

PIERRE  I,  fils  de  Bérenger,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne.  Foir  aux  archevêques  de  Nar- 
bonne. 

PIERRE  II  DES  FOSSÉS,  abbé  de  Saint-Paul  de 
Narbonne,   p.  5o2. 

PIERRE  III,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne, 
p.   5o2. 

PIERRE  IV  GUIRAUD,  abbé  de  Saint- Paul  de 
Narbonne,  p.  5o3. 

PIERRE  V  DE  NARBONNE,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  53. 

PIERRE  VI  DE  NARBONNE,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  504.  Koir  PEDRO  DE  NAR- 
BONA,  évêque  d'Urgel. 


1014 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES, 


PIERRE  VII,    abbé  de  Saint-Paul    de   Narbonne, 

p.  504. 
PIERRE    Vlir    RAIMOND    D'AUXILION ,    abbé    de 

Saint-Paiil  de  Narbonne,  p.  604. 
PIERRE  IX.  (&  X)  D'AUXILION,    abbé    de   Saint- 
Paul  de  Narbonne.  ydr  aux  éyêques  de  Carcas- 

sonne. 
PIERRE  X  (XI)  CHABOT,  abbé  de  Saint-Paul  de 

Narbonne,  p.  504. 
PIERRE     XI    (XII)     DE     MARMILLON,    abbé    de 

Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  5o5. 
PIERRE  I,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  5:l4. 
PIERRE  II  RAIMOND,  abbé   de   Saint-Polycnipc, 

p.   554. 
PIERRE  III  BERTRAND,  abbé  de  Saint-Polycarpe, 

p.   554. 
PIERRE  IV,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  G54. 
PIERRE   I,    abbé   de    Saint-Pons   de  Thomiéres, 

pp.  385,  419. 
PIERRE   II,    abbé    de   Saint-Pons    de  Thomiéres^ 

p.  419. 
PIERRE    m,   abbé  de   Saint-Pons   de  Thomiéres, 

p.   4r9. 
PIERRE  I,  doyen  de  Gellone,  abbé  de  Saint-Sau- 
veur de   Lodève   &   de  Joncels    {nianijue  p.  486), 

prieur  de  Sauve,  p.  802. 

PIERRE   II,   abbé    de   Saint-Sauveur   de   Lodève, 

p.   8o3. 
PIERRE  III,  abbé   de   Saint-Sauveur   de    Lodève, 

p.  8o3. 

PIERRE  IV  SÉGUIER,  abbé  de  Saint-Sauveur  de 
Lodève,  p.  8o3. 

PliiRRE  V,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 
p.   804. 

PIERRE  VI,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève, 
p.   804. 

PIERRE  VII,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève^ 
p.   804. 

PIERRE  VIII  PRUDHOMME,  abbé  de  Saint-Sau- 
veur de  Lodève,  p.  804. 

PIERRE  IX  DE  BONZI,  abbé  de  Saint-Sauveur 
de  Lodève.  Voir  aux  archevêques  de  Narbonne. 

PIERRE  I,  abbé  de  Saint-Sernin,  p.  5l5. 

PIERRE  II  LE  TEI8SIER,  abbé  de  Saint-Sernin, 
p.  5z6i 

PIERRE  III  VIDAL  BLASIN,  abbé  de  Saint-Ser- 
nin, pp.  626,  8  f  o. 

PIERRE  DE  BERMOND,  abbé  de  Saint-Théodard, 
p.   425. 

PIKRRE-LOUIS  HOUDIARD,  musicien  du  roi, 
abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  56o. 

PIERRE  COTEREAU,  usurpateur  de  l'abbaye  de 
Sauve,  p.  720. 

PIERRE  I,  abbé  de  Sorède,  p.  662. 
PIERRE  II  CARBONNIER,  abbé  de  Sorède,  p,  562. 
PIERRE  I,  abbé  de   Sorèze,  p.  5i2. 
l'IERRE  11^  abbé   de   Sorèze,  p.  5i2. 
PIERRE    III    DE    PIERRELADE   ou   DE    ROQUE- 
FORT, abbé  de  Sorèze,  p.  5i2. 

PIERRE  IV  DE  GOUST,  abbé  de  Sorèze.  Voir  aux 
'ibbés  de  La  Gra&se. 


PIERRE  V  PHILIPPE  D'AURIAC,  abbé  de  Sorèze, 

p.    5l2. 

PIERRE  VI  DE  LYON,   abbé   de    Sorèze.  Voir  aux 

archevêques  de  Toulouse. 
PIERRE  VII  RAIMOND  DE  GUERT,  évéque  d'Alet, 

abbé  de  Sorèze.  Ko/r  aux  évêques  d'Alet. 
PIERRE  I,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
PIERRE  II  DE  PROUILLE,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
PIERRE,  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 
PIERRE  DÉ  CAMPIS,  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 
PIERRE    DE    LA    ROQUE,    abbé    de    Vallbona, 

p.   790. 
PIERRE  I  RAOUL,  abbé  de  Valmagne,  p.  617. 
PIERRE  II  D'AUTUN,  abbé  de  Valmaghe,  p.  617. 
PIERRE  m,  abbé  de  Valmagne,  p.  6  [7. 
PIERRE  IV  RAIMOND,  abbé  de  Valmagne,  p.  618, 
PIERRE  V,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
PIERRE  VI,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
PIERRE    VII    DE    GUERS,    abbé    de   Valmagrie, 

p.   618. 
PIERRE  VIII  DE  BONZI,  abbé  de  Valmagne.  Voir 

aux  archevêques  de  Narbonne. 
PIERRE  I,  abbé  de  Villelongue,  p.  63i. 
PIERRE  II,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 
PIERRE  III  GRAS,   abbé  de  Villelongue,   p.    632. 
PIERRE  IV  ANDRÉ,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 
PIERRE  V,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 
PIERRE  VI,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 
PIERRE  VII  DE  PUIMISSON,  abbé  de  Villelongue, 

p.  632. 
PIERRE  I,  abbé  de  ViUemagne,  p.  578. 
PIERRE   II    DU    BREUIL,    abbé    de   ViUemagne, 

p.   578. 
PIERRE  III,  abbé  de  ViUemagne,  p.  578. 
PIERRE  IV  DE  GAYET,  abbé  commendataire  de 

ViUemagne,  p.  58o. 
PIERRE  DE  LEBOYRAC,  archidiacre  de   Béziers, 

p.   264. 
PIERRE  SIFFREDI,   grand-archidiacre   de  Saint- 

Nazaire  de  Béziers,  p.  270. 
PIERRE    DE    LEZ,    archidiacre    de    Saint- Béat, 

p.   769. 
PIERRE   VIDAL,   chambrier    de   Saint-Chinian , 

p.  53 1 . 

PIERRE  MULATIER,  commandeur  du  couvent  de 
la  Merci  de  Toulouse,  p.  704. 

PIERRE,  dom  d'Aubrac,  p.  897. 

PIERRE  DE  MILLAU,  général  de  l'ordre  des 
Carmes,  p.  812. 

PIERRE  D'AUBUSSON,  maîti-e  des  chevaliers  de 
Rhodes,  p.  336. 

PIERRE  DE  REMOULENS,  prévôt  dé  Nimes, 
p.  281. 

PIERRE  DE  RIEUX,  prévôt  de  Saint-Germier  de 
Muret,  p.  711. 

PIERRE  I,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  532. 

PIERRE  II  SAISSET  [Saxeti) ,  prévôt  de  Saint- 
Salvi,  p.  582. 

PIERRE  III  DE  LA  CAUNE,  prévôt  de  Saint- 
Salvi,  p.  583. 


TABLE  GENERALE  DES  KOMS   ET  DES  MATIERES. 


ÎOIO 


PIERRE  IV  BOURSIER,  prévôt  de  Suîiu-Salvî, 
p.   583. 

PIERRE  V  DE  LAUSET,  prévôt  de  Sahn-Salvi , 
p.  583. 

PIERRE  VI  AMELS,  prévôt  de  Sairtt-Snivi,  p.  583. 

PIERRE  VU  ARMAY,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.    584. 

Pierre  MOURET,  soi-disant  prévôt  de  Saint- 
Salvi,  p.  584. 

PIERRE,  prévôt  de  Saint-Sernirl,  pp.  ïiîî,  Si^. 

PIERRE  DU  ROSIER,  prévôt  de  Ssint-Étiennê  de 
Toulouse,  yoir  aux  archevê<(iies  de  Toulouse. 

PIERRE,  prévôt  de  Saint-Théodorit  d'Ozès, 
p.   3oo. 

PIERRE-RAIMÔND  DE  GOSCHALK,  prieur  de 
Bonnefoy,  p.  6jo. 

PIERRE  DRUIS,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  fiSi. 

PIERRE  FAZANDIER,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65i . 

PIERRE  FERRÉOL,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65 1. 

PIERRE  DE  TALARON,  prieur  di  Bonnefoy, 
p.  65i. 

PIERRE  MAIGNET,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  651. 

PIERRE  DE  ZINZELLES,  prieur  de  Chanteuges, 
p.   394. 

PIERRE,  prieur  de  Nolre-Dnine  d'Espira,  p.  343. 

PIERRE,  prieur  d«  Saint-Antonin  de  Frézelai, 
p.  429. 

PIERRE  MASSIGNER,  prieur  de  Laurt,  p.  469. 

PIERRE  ERMENGAUD,  prieur  de  Laure,  p.  470. 

PIERRE  GAUTIER,  prieur  de  Peyrissas,  p.  775. 

PIERRE  II  DE  THURY,  cardinal  de  Sainte-Su- 
zanne, prieur  du  Pont-Saint-Esprit,  p.  868. 

PIERRE-ROGER,  prieur  de  Saint-Bausile,  arche- 
vêque de  Rouen  &  de  Sens,  pape  sous  le  nom 
de  Clément  VI,  p.  836. 

PIERRE  TABORIECH,  prieur  de  Saint-Chinian, 
p.  532, 

PII  RRE  BRUN,  prieur  de  Saint-Germier  de  Mu- 
ret, p.  491 . 

PIERRE;  prieur  de  Saint-Polycarpe,  p.  S54. 

PIERRE-PONS,  prieur  de  SainNPolycarpe,  p.  554. 

PIERRE  DE  CABROL,  grand- prieur  de  Sanu- 
Pons  de  Thomières,  p.  421. 

PIERRE  I,  prieur  de  Sauve^  p.  720. 

PIERRE  II  RAIMOND,  prieuv  dé  Sauvé,  p.  720. 

PIERRE  III  DE  CERVIÈRE,  prieur  de  Sauve, 
p.   720. 

PIERRE-ALDEBERT,  prieur  des  dowiinieains  ai 
la  province  de  Toulouse,  p.  881. 

PIERRE  DE  CERVIÈRE,  prieur  du  couvent  de  la 
Merci  de  Toulouse,  p.  703. 

PIERRE-GÉRARD, ,cardinal-évéque  de  TuiKuluin, 
prieur  de  Saint-Etienne  de  Tournac,  p.  718. 

PIERRE  DE  MAGALAS,  sacristain  de  Cassan, 
p.   497. 

PIERRE-RAIMOND,  sacristain  de  Saint-P-iiul  de 
Narbonne,  p.  5o2. 

PIERRE  DE  BARRAULT,  vicaire  ^néral  de  Lo- 
déve,  p.  294. 

PIERRE  DE  DONNAUD,  évêque  de  Tripoli,  coad- 
juteur  de  l'évéque  de  Mirepoix,  p.  4J7. 


PIERRE     BARRON,    vicaire    général     de     Nimes, 

p.    282. 
PIERRE    BAILLI,    vicaire    général    de    l'abbé    de 

Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  004, 
PIERRE   CIFFRED,   vicaire   général   de   l'abbé  de 

Valniagnc,  p.  579. 
PIERRE-RAIMONU     DE    MONTBRUN,    chanoine 

d'Agde,  p.  3o8. 
PIERRE  DE  JAURENT,  chanoine  d'Albi,  p.  387. 
PIERRE  DE  TRILLE,  chanoine  de   Carcassonne, 

p.  336. 
PIERRE  DE  TREILHIA,  chanoine  de  Narbonne, 

p.   254. 
PIERRE    ALAMAN,    recteur    de    Saint-Michel, 

p.  598. 
PIERRE  HOST,   prêtre,  p.  452. 
PIERRE-ISARN,  curé,  p.  468. 
PIERRE  RAMAS,  vicaire  de  Bédarieux,  p.  579. 
PIERRE  SASTRE,  moine  d'Arles,  p.  563. 
PIERRE  L'HOSTE,  frère  &  donat  de  Lézat,  p.  770. 
PIERRE    SÉGUIER,    moine    de    Saïut-Guillem , 

p.   54.. 
PIERRE   TAILLADE,    religieux    de    Saint-Maur, 

p.   53z. 
PIERRE  I  SANCHE,  roi  d'Aragon,  pp.  473,  780. 
PIERRE  II,  roi  d'Aragon,  pp.  25o,  5o7,  619. 
PIERRE  IV,  roi  d'Aragon,  p.  781. 
PIERRE,  duc  de  Bretagne,  p.  309. 
PIERRE  RAIMOND,   comte  en    partie  de  Carcas- 
sonne, pp.  io5,  ii3,  733. 
PIERRE-ROGER,  évêque  de  Girone,  comte  d«  Car- 
cassonne. Voir  aux  évêques  de  Girone. 
PIERRE-RAIMOND,  comte  de  Comminges,  p.  776. 
PIERRE,  comte  de  Foix,  p.    i  i3. 
PIERRE,  comte  de    Foix,    fils    de    Pierre   (1084), 

p.  1  i3. 
PIERRE,  comte  de  l'Isle-en-Jourdain,  p.  483. 
PIERRE,  comte  de  Substantion   ou  de  Melgueil, 

pp.   178,  180,   184. 

PIERRE-ATON,  vicomte  de  Bruniquel,  p.  io5. 
PIERRE,  vicomte  de  Fenouillèdes,  p.  722. 
PIERRE  DE  LARA,  vicomte  de  Narbonne,  p.  289. 
PIERRE-BERMOND,  seigneur  d'Anduze,  p.  5o8. 
PIERRE-JOURDAIN,  seigneur  de  Belcastel,  p.  588. 
PIERRE  ITIER,  seigneur  de  Géorand,  p.  602. 
PIERRE  YTIER,  seigneur  de  Géorand,  p.  649. 
PIERRE-BERNARD,  seigneur  de  Hauterive,  p.  479. 
PIERRE,  baron  de  Lescure,  p.  583. 
PIERRE  FALCON,  seigneur  de  Pradclles,  p.  640. 
PIERRE-ROGER,  seigneur  de  Rosiers,  p.  481. 
PIERRE-BERMOND,  seigneur  de  Sauve,  p.  720. 
PIERRE    DE    LA  PALU,   seigneur  de  Varambon, 

sénéchal  de  Carcassonne,   p.  758. 
PIERRE,  de  la  famille  des  comtes  de  Substantion, 

p.  ,78. 
PIERRE,   fils   de  Guillaume- Rai  mond  ,  comte  du 

Carcassonne,  p.    ii.'i. 
PIERRE-RAIMOND,   fils    naturel   de    Raimond  V, 

comte  de  Toulouse,  p.  3  1 . 
PIERRE,  fils  d'Alraerade  d'Anduze,  p.  540. 


ioi6 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


PIERRE,  fils  de  Berraond  d'Andiizo,   p.  040. 
PIERRE,  frère  d'Isarn,  évcquc  de  Toulouse,  p.  ^^3, 
PIERRE  UE  MIRAMONT,  vigiiier  de  Montolieu, 

p.  458. 
PIERRE  AIROVEIR,  p.  457. 
PIERRE    ARISTE,    bourgeois  de  Montpellier, 

p.   SzS. 
PIERRE  BEGON,  p.  385. 
PIERRE  FERRÉOL,  p.  33o. 
PIERRE-HENRI,  p.  040. 
PIERRE  OURS,   p.  416. 
PIERRE  PAUUNHA,  p.  473. 
PIERRE-RAIMOND,  p.  448. 
PIERRE  RUBEI,  p.  469. 
PIERRE  SANGLIER,  p.  632. 
PIERRE  VAIRAT,  p.  497. 
PiEBEEFiTTE,  prieuré,  pp.  480,  8o(5. 
PiERKEPERTUSE,  château  &  pays,  p.  ?.5t. 
PIERREPERTUSE  (Berna rd-Bérenger  de),  p.  680. 
PiERREKuE,  village  voisin  de  Saint-Chinian,  p.  53 1 

(^Hérault),  arr.  de  Saint-Pons. 
PIERREVEN    (N.    de),    dernier    abbé    de    Mazan, 

p.   604. 
PiGNAN,  pp.    164,    3 12,    325  (^Hérault'),   arrond.   de 

Montpellier. 
PILEFORT     ou     PILLEFORT     DE     RABASTENS, 

évêque  de  Pamiers  &  de   Rieiix,  pp.  43o,  441, 

846. 
PILEY  DE  PRATA,  évêque  de  Viviers,  p.  416. 
Pin  (Saint-Sauveur  du),  église,  p.  449. 
Piol4;ne,   lieu   du   comté   d'Orange,  pp,    64,   65; 

Piolenc  [Vaucluse),  arr.  d'Orange. 
PiSE  (concile   de),    en   1409,    pp.    335,    359,    ^^7> 

420,  43i,  45o,  482,  487,  520,  53i,  540,   555, 

568,  598,  7 19,  733. 
PLACIDE   I    FONCALDO,   abbé   de   Saint-Genis, 

p.   537. 
PLACIDE   II    PUYO,   abbé    temporaire   de   Saint- 

Genis,  p.  537, 
PLAirAN,  prieuré,  p.  585. 
Plaisance  (concile  de),  en   1095,  p.  379. 
PLAN  (Guillaume  du),  sénéchal   de  Carcassonne, 

p.   751. 
Plans  (Saint-Jean  des),  église,  p.  293. 
PLANTAVIT,    évêque    de    Lodève,     p.    i3o.    Voir 

JEAN. 
PLANTAVIT  DE    LA  PAUSE    DE  MARGON  (N.), 

abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  048. 

PLASIAN  (Guillaume  de),  p.  406. 
PoBLET,  abbaye  en  Catalogne,  p.  619. 
PoissY  (Saint-Louis  de),  église,  p.  406. 
POITIERS  (Aymar  de),  p.  649. 

—  (Aimar  de),  pp.  6o3,  65o. 

—  (Guillaume  de),  p.  65o. 

POLIGNAC  (vicomtes  de),  p.  48;  chartes  du  cnrtu- 
laire  de  Saint-Julien  de  Brioune,  qui  les  con- 
nent,  p.  5o;  premiers  vicomtes  de  ce  nom, 
p.  48. 

—  (vicomtes  de),  pp.  48,  49,  147,   191. 
PoLuiNAC  (Saint-Andèol  de),  église,  p.  5o. 


Polinianum  (Frères  Mineurs  de),  p.  776;  Polignan 

(^ffaute-Garonne"),  commune  de  Gourdan. 
PoLLftNAS,  église,  p.   Ô74;   Poliénas  {Isère),  arr.  de 

Saint-Marcellin , 
PomAret,  lieu,  p.  628. 

PoMAS,  village,  p.  546  {Aude),  arr.  de  Limoux. 
PoMÉROLS,   château,  p.   497  [Hérault),  arr.  de  Bé- 
liers. 
—  (maladrerie  de),  p.  718. 
PoMPADOUR,  p.  319. 
POMPÉE  (Silvain),  p.  271. 

PONCE  DE  VILAMUR,  évêque  d'Urgel,  p.  908. 
PONCE    DE     CAPDUEIL,    abbesse    de    la    Font, 

p.   837. 
PONCE,  abbesse  de  Vielmur,  p.  600. 
PONCE,  sacristain  d'Elne,  p.  342. 
PONCET  DE  LA  RIVIÈRE,  évêque  d'Uzês,  p.  870. 

Voir  MICHEL. 
PONCION  (Uzalger   de),   pp.  33 1,  739;  corri^e:;^   de 

PIEUSSE. 
Pons  /Erarius,  entre   Nimes  &  Arles,  p.    187. 
PONS  D'ARSE  ou  D'ARSAC,    archevêque    de    Nar- 

bonne,  pp.  25o,  5o2,  688,  863. 
PONS,  archevêque  d'Aix,  p.   172. 
PONS,  évêque  d'Agde,  p.  3o6. 
PONS  DE  SAINT-JUST,  évêque  de  Béziers,  pp.  266, 

498,  720,  733. 
PONS  I  DE  TRESMALS,   évêque  de   Carcassonne, 

pp.  33o,  457,  529,  535,  738,  739. 
PONS  II  DE  BRUGAL,  archidiacre  de  Narbonne, 

abbé  de  Frézelas  &  de  Saint-Paul  de  Narbonne, 

évêque  de  Carcassonne,  pp.  331,429,  5o2,  738. 
PONS  DE  VILLEMUR,  évêque  de  Conserans,  abbé 

de  Lézat,  pp.  38  1 ,  491. 
PONS,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3i3. 
PONS,  évêque  de  Marseille,  p.  64. 
PONS  DE  LA  GARDE,  évêque  de  Mende,  p.  394. 
PONS,  évêque  d'Orange,  p.  20. 
PONS  I  DE  TOURNON,  abbé  de  la   Chaise-Die-u, 

évêque  du  Puy,  pp.   147,  402. 
PONS  II  MAURICE   DE    MONTBOISSIER ,  évêque 

du  Puy,  pp.  402,  602. 
PONS  III,  évêque  du  Puy,  p.  403. 
PONS-ÉTIENNE    ou    ESTÈVE,   évêque  de  Rodez, 

pp.  189,  874,  881,  883. 
PONS     DE     BÉCANILS    ou    DEL     PONT,    évêque 

d'Uzès,  pp.  3oo,  864. 
PONS  AMEIL,  abbé  d'Alet,  p.  422. 
PONS  I,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 
PONS  II,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 
PONS  III  DE  CANILLAC,  abbé  d'Aniane,  p.  449. 
PONS  IV  DE  CANILLAC,   abbé  d'Aniane,  p.  450. 
FONS  I,  abbé  d'Arles,  p.  404. 
PONS  II  DE  CASTELAR,  abbé  d'Arles,  p.  434. 
PONS  III,  abbé  d'Arles,  p.  454. 
PONS  IV  DE  VILLANOVA,  abbé  d'Arles,  p.  454. 
PONS  I,  abbé  de  Bonnecombe,   p.  641. 
PONS  II,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  642. 
PONS  DE    SAINT-VICTOR,  abbé    de    Boulbonne, 

p.  6  I  3, 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


lor 


PONS  I,  abbé  ie  Calers,  p.  621. 

PONS  H  DE  CASTANAC,  abbé   de  Calers,  p.  621. 

PONS  UROGON  DE  PONTPEIRENC,  abbé  de  Cai.- 

nes,  p.  469. 
PONS  DE  LA  TRAll,  abbé  de  Chambons,  p.  640. 
PONS,  abbé  de  Cliiny,  pp.   174,   178,   180,  693, 
PONS,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
PONS,  abbé  de  Cuxa,  p.  475. 
PONS  DU  PUI,  abbé  d'Eaunes,  pp.  621,  635. 
PONS,  abbé  de  Foix,  p.  849. 
PONS  I,  abbé  de  Franquevaux,  pp.  449,  63o. 
PONS  II  DE  RANG,  abbé  de  Franquevaux,  pp.  52  1, 

63o. 
PONS  DE  BRUGAL,    abbé   de   Frézelas.    Koir  aux 

évéques  de  Carcassonne. 
PONS  I,  abbé  de  Grandselve,  p.  606. 
PONS  II,  abbé  de  Grandselve,  pp.   588,  606. 
PONS  III,  abbé  de  Grandselve,  p.  609. 
PONS  IV  MAURIN,   abbé    de  Valmagne,    puis    de 

Grandselve,  pp.  6io,  618. 
PONS  i  ÈBLE,  doyen  de  Gellone,  abbé  de  Joncels, 

prieur  de  Sauve,  pp.  486,  719. 
PONS  I,   abbé  de  Lézat  &  du  Mas-d'Azil,  pp.  489, 

494- 

PONS  II  DE  VILLEMUR,  abbé  de  Lézat.  TorVaux 
évéques  de  Conserans. 

PONS  II,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 

PONS,  abbé  de  Montredon,  p.  688. 

PONS,  abbé  de  Psalmodi  &  de  Saint-Gilles,  pp.  307, 
5 18. 

PONS  D'AURENC  (corr.  ORANGE),  abbé  de  Qua- 
rante &  de  Saint-Paul  de  Narbonne,  pp.  5o3, 
564. 

PONS,  abbé  de  Saint-André  d'Agde,  p.  714. 

PONS  DE  COQUOW,  abbé  de  Saint-Aphrodise, 
?•   497- 

PONS  DE  CHALENÇON,  abbé  de  Snint-Cliaffre, 
p.   572. 

PONS,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  .53o. 

PONS,  abbé  de  Saint-Genis,  p.  535. 

PONS  I,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5i8. 

PONS  I,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 

PONS  II,  abbé  de  Saini-Hilaire,  p.  546. 

PONS  III  DE  BRAM,  abbé  de  Saint-Hilaire, 
p.    546. 

PONS  IV  DE  GAIA,  abbé  de  Saint-Hilaire, 
p.   547. 

PONS  I  DE  BRUGAL,  abbé  de  Saint-Paul  de  Nar- 
bonne. ydr  aux  évéques  de  Carcassonne. 

PONS  I  DE  PÉZÉNAS,  abbé  de  Saint-Pons  ds 
Thomières,  p.  419. 

PONS  II,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières,  p.  419, 

PONS,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Carcassonne, 
p.   33o. 

PO.NS  I  DE  SAINTE-FOI,  abbé  de  Saint-Sernin, 
pp.  525,  607. 

PONS  II  DE  MONTPEZAT,  abbé  de  Saint-Sernin, 

p.  525. 
PONS  D'AFRIAN,  abbé  de  Saint-Thibéry,  p.  559- 
PONS  I  ARNAUD,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 


PONS  II  DU  PUY,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 

PONS  MAURIN,  abbé  de  Valmagne.  Toiraux  abbés 
de  Grandselve. 

PONS,  abbé  de  Vézelai,  p.  493. 

PONS,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 

PONS  I,  abbé  de  Villemagne,  p.  577. 

PONS  II,  abbé  de  Villemagne,  p.  578. 

PONS  DE  SALETAS,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 

PONS  II  GARNIER,  prieur  de  Sauve,  p.  719. 

PONS  DU  PUY,  prévôt  de  Saint-Salvi,  p.  583. 

PONS  BARELLES,  général  de  l'ordre  de  la  Merci, 
p.  704. 

PONS  D'ONGLE,  chevalier,  commandeur  de  Lavi- 
late  en  Vivarais,  p.  602. 

PONS  BLANCARD,  chanoine  de  Saint-Étienne  de 
Toulouse,  p.  356. 

PONS,  religieux,  p.  490. 

PONS,  comte  d'Albi,  fils  de  Raimond-Pons,  pp.  3o, 
190,  384,  597,  664. 

PONS  I,  comte  de  Gévaudan,  pp.  3o,  139. 

PONS  II,  comte  de  Gévaudan,  p.  139. 

PONS,  comte  de  Toulouse.  Voir  RAIMOND-PûNS, 
pp.  29,  247. 

PONS,  comte  de  Toulouse  &  de  Provence,  fils  de 
Guillaume  Taillefer,  pp.  3o,  61,  65,  78,  i65, 
402;  il  épouse  Majore,  p.  46;  prend  le  titre  de 
comte  d'Auvergne j  époque  de  son  excommuni- 
cation, p.  87;  époque  à  laquelle  il  possédait  le 
comté  de  Toulouse,  p.  i65;  son  mariage  avec 
Almodis,  p.  166;  il  répudie  Almodis,  p.  166, 
sa  mort,  p.  167;  ses  enfants,  pp.  168,  194; 
étendue  de  ses  domaines,  p.   194. 

PONS  II,  prétendu  comte  de  Toulouse,  pp.  27,  47. 

PONS,  comte  de  Tripoli,  pp.  3i,  89. 

PONS  I,  fils  d'Arnaud  III,  vicomte  de  Polignac, 
p.  5o. 

PONS  II,  neveu  d'Etienne,  évéque  du  Puy,  vicomte 
de  Polignac,  p.  5o. 

PONS  III,  vicomte  de  Polignac,  p.  413. 

PONS  IV,  vicomte  de  Polignac,  pp.  403,  404. 

PONS,  fils  de  Pons,  comte  de  Gévaudan,  pp.  3o, 
87. 

PONS,  fils  de  Raimond  I,  comte  de  Rouergue, 
p.   3o. 

PONS,  fils  de  Guillaume,  comte  de  Toulouse  &  de 
Mathilde,  p.  3i . 

PONS,  fils  naturel  d'Alphonse  Jourdain,  p.  3i. 

PONS,  seigneur  de  Montlaur,  en  1  189,  p.  649. 

PONS,  seigneur  de  Montlaur,  en  Vivarais,  en  1219, 
p.   649. 

PONS,  baron  de  Montlaur,  en  1293,  p.  65o. 

PONS  ADALBERT,  seigneur  de  Saint-Laurent, 
p.  342. 

PONS  L'ARBALETRIER,  bailli  de  l'abbé  de  Mon- 
tolieu,  p.  457. 

PONS  (Adélaïde  de),  p.    io5. 

PONS,  p.  584. 

PONS-ADÉMAR,  p.  476. 

PONS- ARNAUD,  p.  587. 

PONS-PIERRE,    p.  263. 

Po.\SAC  (Notre-Dame  de),  église,  p.  264. 


ioi8 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


PoNTELtA,  p.  341;  Ponteiîla  (Pyrénées-Orientales), 
arr.  rfe  Perpignan. 

PONTCHAVON  (Guillaume  de),  sénéchal  de  Beaii- 
caire,  p.  414. 

Pont-Sai,\t-ESM(itj  appelé  autrefois  Saint-Satur- 
nin, pp.  76,  1Î9,  406,  86-f  {Gdrd),  Srr.  d'V^ès. 
Voir  Saint-Saturnik  dh  Port. 

-^  (Saint-Pierre,  prieuré  dârti  la  viUé  du), 
p.  25o. 

—  (petits  couyents  du),  p;  870. 

—  (Minimes  du),  p.  3o3. 
Pont  ue  Sorgues,  p.  yS. 

PoriAN  (Saint-Vincent  de),  église,  pp.  i63,  640; 

Poupian  (Hérault),  arr.  de  Lodève. 
POPIAN  (Rnimoiid  de);  p.  289. 
PopiLiAN,  village,  p.  456. 
PORQUERIE   (J.    de    la),    dbbesse    de    Rieunetté, 

p.  648. 
PORSELLA  (Guillem  de),  p.  796. 
Port  (conciles  dé),  eh  886  oii  887,  pp.  10,  48,  246, 

275,   287;  3d5,  3i3;  3.12;   eii   897;  pp.  56;  246, 

itÎ2i  175)  3|3,  329,  529,  666,  906; 
PORTES  (Jacques  de),  p.  3  10. 
PoRTET  (hôpital  dti),  p.  712. 
roR-fO-CARRERO  (N.  de),  cardinal,  abbé  de  Vil- 

lelongue,  p.  633. 

POSQUIÈRES  (seigneurs  de),  pp.  228,  629. 

—  (Elzéarde),  p.  63o. 

—  (Pierre  de),  pp.    i3o,  228. 

—  (Raimond  Decan  de),  pp.  228;  3oo. 

—  (Rostaing  de),  pp.  io5,  228. 
POSSIDONIUS,  é*éque  d'Urgél  ;  preuve  qOé  les  deux 

Possidonius,  évêques  d'Urgel;  n'en   font  qu'un, 

pp.  903,  904. 
POTENTIN,    évêque    d'Utiqiie    dans    la    Bétique, 

p.   299. 
Poucet,  archiprètré  du  diocèse  de  Béziers,  p.  261 

(Hérault"),  arr.  de  Béliers, 

—  (hôpital  du),  p.  782. 

PoLSSAN   (Saint-Pierue  de),  p;  323  (Hérault),  arr. 

de  Montpellier. 
Pov7.oi.LES  (hôpital  de),   p.  73 1   (Hérault),  arr.  de 

Béliers. 
Pi)v/.0LS-,  pp.  3  10,  595  (Hérault),  arr.  de  Lodève. 
pRADELLES    (couvents    de),    p.    900    (Haute-Loire), 

arr,  du  Puy  (?). 

Pi,  mrs,  dans  le  comté  de  Confient,  p.  478  (Pyré- 
nées-Orientales). 

PRyESIDIUS,  évêque  de  Comminges,  p.  378. 

PREISSAN  (Bernard  de),  p.  628. 

Preixan,  lieu,   p.  ■ji5(Auie),  arr.  de  Carcassonnv. 

—  (église  de),  p.  739. 

Prés  (Saint-Pierre  des),  égalise,  p.  482. 
Primulac,  lieu  de  la  Narbonnaise,  p.  243. 
PRIMUS,  évêque  d'Agde,  p.  3o5. 
PRIMUS,  p.  341. 
Privas  (leude  de),  p.  65o. 

(RtCOLLETS  de),  p.  900. 

S.  PRIVAT,  évêque  de  Gévaudan,  p.  391;  ses  reli- 
ques sont  transférées  de  Javoux  àMende,  p.  392. 


S.  PRIVAT,  patron  de  Saint-Béat,  p.  768. 

PROBATIUS  ou  PROBATIANUS,  évêque  d'Uzès, 
p.    298. 

PROCULE,  évêque  de  Marseille,  p.  244. 

PROTASIUS,  abbé  d'Exaln,  fondateur  du  monas- 
tère de  Saint-Germain,  p.  473. 

Prouille  (Notre-Daaiè  de),  couvent  de  domini- 
caines, pp.  3i7,  33i,  546,  853  &  suir. 

Provence;  pays  qu'on  désignait  sous  ce  nom  au 
douzième  siècle,  p.  236. 

—  (royaume  de),  p.   1. 

—  (marquisat  de)j  époque  de  son  union  au  do- 
maine des  comtes  de  Toulouse;  son  étendue, 
p.  57. 

—  usurpée  par  Boson ,  p.  1,  son  partage  entre 
Alphonse-Jourdain  &.  Bérenger  III,  p.  75  ;  a-t- 
elle  porté  le  nom  d'Aquitaine?  p.    i5o. 

—  (comté  de),  soumis  à  l'Eglise  romaine,  p.  72. 

—  (cession  de  la)  aux  rois  de  Bourgogne  par  Hu- 
gues, roi  d'Italie,  p.  53. 

—  (comtes  héréditaires  de)  jusqu'au  commence- 
ment du  douzième  siècle,  p.  57. 

—  (comtes  de);  leur  généalogie,  p.  61. 

Province  de  Saint-Gilles;  ce  nom  a-t-il  jamais 
été  donné  au  Languedoc!'  p.  208. 

PRUMARÈUE  (N.  de  la),  abbé  de  Saint-GHiUera, 
p.   545. 

Prunet,  pp.  164;  3 12. 

—  (Saint-Martin  de),  près  de  Montpellier,  p.  819. 

PsALMODi  (Saint-Pierre  de),  abbaye,  pp.  63,  65, 
249,  314,  5o6,  718,  826,  836. 

—  est  transférée  à  Aigues-mortes  &  devient  collé- 
giale, pp.   447,  509. 

PUCH  (Guiral  du),  confesseur  du  comte  de  Rodez, 
p.  877. 

PuissALicoN,  lieu  du  diocèse  de  Béziers,  pp.  263, 
578  (Hérault),  arr.  de  Béliers. 

—  (Saint-Pierre  de),  prieuré,  p.  576. 

PuiSSOURGUiEK,  p.  863;  Puisserguier  (Hérault),  arr 
de  Béliers. 

PUISSOURGUIÉR  (Bérenger  de),  p.  Ô85. 
PUJOL   (vicomte  du),  p.  58o. 

—  (Sicfred  du),  p.  429, 

Puy  (le);  sur  quelques-uns  de  ses  évêques;  p.  145. 

—  (évêques  du  Velai  ou.  tlu.),  p.  399;  à  quelle 
époque  ont-ils  pris  le  titre  de  comtes  de  Vêlai. > 
p.  90. 

—  (évêques  du)  &  de  Mexce  se  suppléaient  réci- 
proquement, p.  404. 

—  (Notre-Dame  du),  abbaye,  pp.  404,  600. 

—  (Saint-Maurice  du),  église,  p.  411. 

—  (Saint-Pierue  du),  monastère,  pp.  49,  134, 
146,  392,  401,  413,  570,  571. 

—  (Capucins  admis  au),  p,  410. 

—  (Chartreux  du),  occupent  la  maison  des  lé- 
preux, p.  410. 

—  (Clarisses  du);  construction  de  leur  monastère, 
p.   408. 

(CORDEMERS  du),    p.    408. 

—  (Dominicains  du);  leur  installation,  p.  404. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


lOK 


Pey  (Ekmites  de  Saixt-Jean  du),  p.  410. 

—  (Filles  de  Saint-Joseph  du),  p.  410. 

—  (Franciscains  du);  leur  installation,  p.  404. 

—  (Jésuites  du),   introduits  en   i;j88,  p.  410. 

—  (Pénitents  du  Gonïanon  institués  du),  p.  410. 

—  (Peêtbes  de  Saint-Sulpice  du),  p.  410. 

—  (religieuses  Colettes  du),  p.  ôrtp. 

—  (religieuses  de  Sainte-Catherine  de  Sienne  du), 
pp.  410,  899. 

—  (Refige  des  filles  pénitentes  établi  au),  p.  410. 

—  (UnsuLiNES  reçues  au),  p.  410. 

—  (religieuses  de  la  Visitation,  ont  un  monastère 
au),  p.  410. 

—  (hôpital  général  du);  sa  construction,  p.  41  1. 

—  (Léprelx   du)j    leur    maison    est    donnée    aux 
chartreux,  p.  410. 

—  (conciles  du),  en  994,  p.  778  ;  en  1  ziz,  p.  422. 
Ply  (Saint-Martin  du),  abbaye  en    Narbonnais, 

PP-  479'  û88. 
PUY  (Pierre-Raimond  du),  p.  z'iô. 
PcYDON,  lieu,  p.  386. 
Ply-Lauhbnt,  ch&teau,  p.  353;   aujourd'hui  Puy- 

îaurens  (Tarn), 
PUY-MONTBRUN   (N,    du),   abbesse    de   Bagnols, 

p.   870. 


Q 


Ql'Arastb  (Notrï-Damb   de),   abbaye,    pp.    204, 

247,  563. 
QuEiîCi  (comtés  de)  &  de  Roïergi'E;  leur  étendue, 

p.  199. 
QiESAC,  ville,  p.  396. 
QucTRiÉRES,  ch&teau.  p.  404. 
QVIERRET  (Hugues),  sénéchal  de  Beaucaire  &  de 

Nimes,  p.  279. 
Qlillan,  p.  480  {Aude),  arr.  de  Limoux, 
—  (Dominicains  de),  pp.  422,  fit. 

Qti.NciEDx  (Notre-Dame  de),  église,  p.  574  (Isère), 

arr.  de  Saint-Marcellin. 
S.  QUINTIEN,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 
S.  QlINTIEN,  évéque  de  Rodez,  p.  873. 
QUIRCUS,  abbé  d'Arles,  p.  455. 


R 


R.,  eTeque  de  Béziers,  en  1243,  p.  26a. 

R.,  évêque  de  Clermont,  p.  493. 

R.,  évêque  de  Nimes,  p.  278. 

R.,  évêque  de  Toulouse.  Voir  RAIMOND. 

R.,  évêque  d'Uzés,  légat  apostolique,  p.  827.  ^011 

RAIMOND  IV. 
R.,  nbbé  de  la  Couronne,  p.  354. 
R.,  abbé  de  Gaillac,  p.  597. 
K.,  abbé  de  Jocou  (1 193),  p.  721. 


R.,  abbé  de  Jocou  (lîSi),  p.  7I2. 
R.,  abbé  de  Saint-Aphrodise,    p.    725.    Voir  RAI- 
MOND II. 
R.,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p:  856.  Foir  ROGER. 
R.,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 
Rabastens,  pp.  387,  590  (Tarn),  arr.  de  Gaillac. 

—  (chapitre  de);  son  histoire,  p.  676. 

—  (Annonciades  de),  pp.  667,  670. 

—  (Cordeliers  de),  pp.  666,  66t). 

—  (maladrerie  de),  p.  670. 
RABASTENS  (Gaillard  de),  p.  386. 
RADULFUS,  évêque  d'Urgel,  fi.  906. 
RADULFUS,  peut-être  évêque  d'Urgel,  p.  902; 
RADULPHE,  prieur  de  Saint-Sardos,  p.  6o6i 
RADVEUS,  p.  709. 

Rafégue,  lieu,  p.  486. 

RAGEFROI  bu  RANGEFROID,  abbé  de  Saiiit- 
Gille»,  jj.  5i6. 

RAGEMBAUT,  abbé  de  Psalmodi  &  de  Joncels, 
pp.  485,  507. 

RAIMBALDOS.  Voit  ÂRIBALE»,  évlque  d'Uzès. 

RAIMBAUD,  RAMBAUT,  archevêque  d'Arles, 
pp.   173,  566. 

RAIMBAUD,  seigneur  d'Omelas  &  comte  d'Orange, 
en  partie,  p.   1  84. 

RAIMBAUD,  fils  de  Guillaume,  seigneur  d'O- 
range, p.  184.    . 

RAIMOND-GUILLAUME,  cardinal-diacre  de 
Sainte-Marie  la  Neuve,  pp.  253,  667. 

RAIMOND  [corr.  RAINAUD)  DE  BOURBON,  ar- 
chevêque de  Narbonne,  p.  679. 

RAIMOND  DE  CANILLAC,  cardinal-archevêque 
de  Toulouse,  prévôt  de  Maguelonne,  pp.  3J7, 
819. 

RAIMOND  I  DE  MONTREDON,  évêque  d'Agde, 
pp.  3o6,  617. 

RAIMOND  II  DE  MONTPELLIER,  évêque  d'Agde, 
pp.  184,  307. 

RAIMOND  III  DU  PUY,  évêque  d'Agde,  p.  3o8. 

S.  RAIMOND,  évêque  de  Balbastro,  pp.  21  3  &  suiv. 

RAIMOND  I,  évêque  de  Béziers,  p.  264. 

RAIMOND  II,  surnommé  NIGER,  évêque  de  Bé- 
ziers, p.  265. 

RAIMOND  m  DE  SALE,  évêque  de  Béziers,  p.  266. 
RAIMOND    IV  DE  VALLAUQUÈS,   évêque  de   Bé- 
ziers, pp.  266,  863. 

RAIMOMD  V  DE  COLOMBIERS,  évêque  dé  Bé- 
ziers, p.  266. 

RAIMOND,  évêque  de  Béziers,  p.  557;  corrige^ 
RAINALD  &  voye^  ce  nom. 

RAIMOND  I,  évêque  de  Carcassonne,  p.  33n. 
RAIMOND    II    DE    SORÈZE  (de  Sorecenis),   évêque 
de  Carcassonne,  pp.  227,  33o,  738. 

RAIMOND  I  DE  SAINTE-GEMME,  évêque  de  Cas- 
tres, p.  434. 

RAIMOND  II  MAIROSI,  évêque  de  Castres  &  de 
Saint-Papoul,  pp.  4J4,  445. 

RAIMOND  ou  RANÇON,  évêque  de  Clermont, 
p.    87. 


1020 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES, 


RAIMOND-ARNAUD,  évcqiie  de  Comminges, 
pp.   3r.4,  374. 

RAIMOND  II,  évêqiie  de  Comminges,  p.  Syô. 

RAIMOND  I,  évêque  de  Conserans,  p.  38o. 

RAIMOND  II  DE  SABOULIES,  évêque  de  Con- 
serans, p.  38o. 

RAIMOND  III  DE  RESTOIL,  évêque  de  Conserans, 
p.   38o. 

RAIMOND  IV  DE  MONTAIGU,  évêque  de  Conse- 
rans, p.  38o. 

RAIMOND  V  DE  RAVAT,  évêque  de  Conserans, 
p.   38i. 

RAIMOND  VI  DE  TULLES,  évêque  de  Conserans, 
p.   38 1. 

RAIMOND  I,  évêque  d'Elne,  pp.  164,  341,  476. 

RAIMOND  II  DE  VILLELONGUE,  évêque  d'Elne, 
pp.  343,  780. 

RAIMOND  III,  évêque  d'Elne,  p.  343. 

RAIMOND  IV  COSTA,  évêque  d'Elne,  pp.  3i7, 
343,78.. 

RAIMOND  V,  évêque  d'Elne,  p.  344. 

RAIMOND  VI  DE  SALGliE,  évêque  d'Elne, 
pp.  344,  781. 

RAIMOND  VII  DE  LAS  ESCALAS,  évêque  d'Elne, 
pp.  345,  .562,  782. 

RAIMOND  VII  D'ESCATLAR,  abbé  de  Ripoll, 
évêque  d'Elne,  p.  783. 

RAIMOND  VIII  D'IVORRA,  évêque  d'Elne,  p.  347. 

RAIMOND  I,  évêque  de  Lectoure,  pp.  169,  367, 
693. 

RAIMOND  II,  évêque  de  Lectoure,  pp.  368,  9IÏ. 

RAIMOND  III,  évêque  de  Lectoure;  preuve  de  son 
existence,  p.  912. 

RAIMOND  IV  DE  CAMBANILHA,  évêque  de  Lec- 
toure, pp.  369,  912. 

RAIMOND,  évêque  de  Limoges,  conservateur  apos- 
tolique des  privilèges  des  frères  prêcheurs, 
p.    752. 

RAIMOND  I  GUILLAUME  DE  MONTPELLIER, 
moine  de  Cluny,  abbé  d'Aniane,  évêque  de  Lo- 
déve,  pp.   i3o,   i32,   184,  289,  449,  Ô41. 

RAIMOND   II  BELLIN,  évêque  de  Lodève,  p.  290. 

RAIMOND  III  ASTULFE,  évêque  de  Lodève,  p.  290. 

RAIMOND  I,  évêque  de  Maguelonne,  pp.  227, 
314,  819,  829. 

RAIMOND  II  DE  DURFORT,  évêque  de  Mont- 
pellier, pp.    180,  328. 

RAIMOND,  évêque  de  Mende,  p.  392. 
RAIMOND-ATON    DE    CARDEILHAC,    évêque   de 

Mirepoix    &   abbé    de    Saint-Scrnin,    pp.   436, 

bi6,  706. 
RAIMOND     DE     KAR,    évêque    de    Montauban, 

p.  426. 

RAIMOND     I    GUILLAUME,    évêque    de    Nimes, 

pp.   184,  277. 
RAIMOND  II  AMAURI,  évêque  de  Nimes,  pp.  278, 

(',39. 
RAIMOND  III  CAVALESI,  évêque  de  Nimes,  p.  283. 
RAIMOND  de  Accono,  évêque  de  Pamiers,  p.  431. 
RAIMOND  I  FROTARD,  évêque  de  Rodez,  p.  874. 


RAIMOND  II  DE  CALMONT  D'OLT,  évêque  de 
Rodez,  pp.  658,  822,  872,  874,  877. 

RAIMOND  III  D'AIGREFEUILLE,  évêque  de  Ro- 
dez, abbé  de  La  Grasse,  prieur  de  Cassan, 
pp.   394,   481,   733,   874. 

RAIMOND  I  DE  MOUSTUÉJOLS,  évêque  de  Saint- 
Papoul,  pp.  430,  444. 

RAIMOND  II  MAIROSI,  évêque  de  Saint-Papoul. 
f^oir  aux  évêques  de  Castres. 

RAIAIOND  m  DE  LUPAULT  {Je  Lupo  alto),  évê- 
que de  Saint-Papoul,  p.   44^. 

RAIMOND  DE  ROQUECORNE  ou  DE  ROCHE- 
CŒUR,  évêque  de  Saint-Pons  de  Thomicres, 
abbé  de  Gaillac,  pp.  420,  598. 

RAIMOND,  élu  par  le  chapitre  évêque  de  Saint- 
Pons  de  Thomières,  p.  420. 

RAIMOND  I,  évêque  de  Toulouse,  pp.  99,  329, 
3.52. 

RAIMOND  II  DE  LAUTREC,  évêque  de  Toulouse, 
abbé  de  Frézélas,  pp.  353,  429,  6\  1. 

RAIMOND  III  DE  RABASTENS,  évêque  de  Tou- 
louse, p.  354. 

RAIMOND  IV  DU  FALGAR,  évêque  de  Toulouse, 
pp.  355,  588,  609,  644,  645,  694,  699,  809, 
856. 

RAIMOND,  évêque  de  Toulouse,  p.  227;  corrige^ 
AMÉLIUS-RAIMOND  DU  PUY  &  voyci^  AMÉ- 
HUS. 

RAIMOND  I,  évêque  d'Uzès,  p.  3co. 

RAIMOND  II  DE  POSQUIÈRES,  évêque  dUzès, 
pp.  227,  228,  25o,  277,  288,  3oc,  449,  866,  868. 

RAIMOND  m,  évêque  d'Uzès,  p.  3oo. 

RAIMOND  IV  DU  MAS-D'ANDRÉ,  évêque  d'Uzès, 
légat  du  pape,  pp.  25i,  3oo,  827,  864. 

RAIMOND  D'OLARGUE,  évêque  de  Vabre,  p.  568. 

RAIMOND  I  D'UZÈS,  évêque  de  Viviers,  pp.  224, 
227,  228,  277,  288,  3oo,  4i3,  574. 

RAIMOND  II  DE  FALGAR,  évêque  de  Viviers, 
p.   415. 

RAIMOND   I,  abbé  d'Alet,  p.  422. 

RAIMOND  II,  abbé  d'Alet,  p.  423. 

RAIMOND  I,  abbé  d'Aniane.  Voir  aux  évêques  de 
Lodève. 

RAIMOND  II  DELMAS,  abbé  d'Aniane,  p.  449. 

RAIMOND,  abbé  d'Ardorel,  p.  616. 

RAIMOND  I,  abbé  d'Arles,  p.  453. 

RAIMOND   II  D'ESBAC,  abbé  d'Arles,  p.  454. 

RAIMOND  III,  abbé  d'Arles,  p.  454. 

RAIMOND,  abbé  d'Aurillac,  en  Auvergne,   p.  33. 

RAIMOND  AUKERT  D'ARBÉLIAC,  abbé  de  Belle- 
perche,  p.  628. 

RAIMOND,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  642. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Bonnefont,  p.  633. 

RAIMOND  II  DE  SAINT- BÉAT,  abbé  de  Bonne- 
font, p.  634. 

RAIMOND  III,  abbé  de  Bonnefoni,  p.  634. 

RAIMOND  IV,  abbé  de  Bonnefont,  p.  634. 

RAIMOND  V  SÉGUIfcR,  abbé  de  Bonnefont, 
p.   634. 

RAIMOND  VI  ARNAUD  D'OLSON,  aijbé  de  Bon- 
nefont, p.  634. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


I02I 


RAIMOND  VII  ARNAUD  D'OLSON,  abbé  de  Bon- 

nefont,  p.  634. 
RAIMOND  VIII  DE  CANET,  abbé  de  Bonnefont, 

p.   634. 
RAIMOND,    abbé    de    Bonnefont,    p.     38o.     Folr 

GUILLAUME-RAIMOND. 
RAIMOND  I  SIGIER,  abbé  de  Boulbonne,  p.  61 3. 
RAIMOND  II,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614. 
RAIMOND  m,  abbé  de  Boulbonne,  p.  614. 
RAIMOND  I  FORTANIER,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
RAIMOND  II  KAYLE,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
RAIMOND  III  DARSAC,  abbé  de  Calers,  p.  621. 
RAIMOND  IV   DE    MONTLAL'R,   abbé   de    Calers, 

p.    621. 
RAIMOND    V    DE    MONTLAt'R,   abbé   de  Calers, 

p.    621. 

RAIMOND   I,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 
RAIMOND  II  TISSEUR,  abbé  de  Candeil,  p.  620. 
RAIMOND   III  RAFIN,  abbé  de  Candeil,  p.  6iâ. 
RAIMOND    IV    DE    BOISSET,    abbé    de    Candeil, 
p.   623. 

RAIMOND  I  WALLS,  abbé  du   Canigou,  pp.  463, 

594. 
RAIMOND  II,  abbé  du  Canigou,  pp.  464,  J94. 
RAIMOND  III   DE   BANYULS,    abbé   du   Canigou, 

pp.  464,  .594. 
RAIMOND  IV  PATAU,  abbé  du  Canigou,  pp.  464, 

094. 
RAIMOND     V     BÉRENGER,    abbé    du    Canigou, 

pp.  464,  594. 
RAIMOND  I,  abbé  de  la  Capelle,  p.  64.^. 
RAIMOND     II     GARSIAS,     abbé     de    la     Capelle, 

p.   646. 
RAIMOND  III  DE   DESCOT,  abbé  de   la    Capelle, 

p.  646. 
RAIMOND  I  BÉRENGER,  abbé  de  Castres,  p.  434. 
RAIMOND  II  BÉRENGER,  abbé  de  Castres,  p.  434. 
RAIMOND  I  CAPELLAN,  abbé  de  Caunes,  p.  46Û. 
RAIMOND  II  DE  RAS,  abbé  de  Caunes,  p.  468. 
RAIMOND  I  DU  FOUR,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
RAIMOND    II    DE    RILHAC,    abbé    de    Conques, 

P-  474- 
RMMOND  III  DE  LA  SALLE,  abbé  de  Conques, 

P-   474- 
RAIMOND     IV    DE    LA    ROMEGUIÈRE ,    abbé   de 

Conques,  p.  474. 
RAIMOND  I,  abbé  de  Cruas,  p.  .574. 
RAIMOND    II    DE    CHAMARET,   abbé    de    Cruas, 

p.   074. 
RAIMOND  I,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
RAIMOND  II,   abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
RAIMOND,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
RAIMOND  I,  abbé  de  Feuillans,  p.  63d 
RAIMOND  II,  abbé   de  Feuillans,  p.  636. 
RAIMOND  m  ATON  DE  SES,  abbé  de  Feuillans, 

p.  637. 
RAIMOND-ROGER     DE     COMMINGES ,     abbé    de 

Foix,  p.  849. 
RAIMOND  I,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 


RAIMOND   II    FORESTIER,    abhé    de    Fontcaude, 

p.   863. 
RAIMOND  III,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
RAIMOND  I,  abbé  de   Franquevaux,   p.  63o. 
RAIMOND  II,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
RAIMOND  DE  LAUTREC,  abbé   de   Frézélas.  FoiV 

aux  évéques  de  Toulouse. 
RAI.MOND  II,  abbé  de  Frézélas,  p.  429. 
RAIMOND  I,  abbé    de    Saint-Michel    de    Gaillac, 

p.  597. 
RAIMOND     II     DE     ROCHECŒUR    ou     D'APRE- 

MONT,   abbé   de   Gaillac.    Koir  aux    évèques  de 

Saint-Pons. 
RAIMOND  III,  abbé  de  Gaillac,  p.  ;J98. 
RAIMOND   I  PIERRE  DE  ROQUEVILLE,  abbé  de 

GrandselTe,  p.  608. 

RAIMOND  II  BERTHIER   ou    FERRIER ,   abbé  de 
Grandselve,  p.  608. 

RAIMOND  I,  abbé  de  La  Grasse,  p.  480. 
RAIMOND     II     D'AIGREFEUILLE,    abbé    de    La 
Grasse.  Foir  aux  évéques  de  Rodez. 

RAIMOND    III    FOUCAUD,    abbé    de    La    Grasse, 
p.   481. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 
RAIMOND  II,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 
RAIMOND  III,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 
RAIMOND    I     DE    CLAIRAN,    abbé    de    Joncels, 
p.   486. 

RAIMOND  II,  abbé  de  Joncels,  p.  487. 
RAIMOND  I  GAUTIER,   abbé   de   Lézat,  pp.  490, 

692. 
RAIMOND  II  DE  MONTPÉZAT,  abbé  de  Lézat  & 

de  Moissac,  pp.  490,  588. 

RAIMOND  III  DE  BAUR,  abbé  de  Lézat,  p.  490. 
RAIMOND   I,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
RAIMOND  II  ISARN,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  494. 
RAIMOND  III  ATON,  abbé  du  Mas-d'Azil,  p.  495. 
RAIMOND  I,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  087. 
RAIMOND  II,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  588. 
RAIMOND  III  DE  SEPTÈNES,  abbé  du  Mas-Gar- 
nier,  p.  588. 

RAIMOND  IV  DE  MONT  AIGU,  abbé  du  Mas-Gar- 
nier, pp.  589,  6 10. 

RAIMOND    V    HUNAUD,  abbé   du   Mas-Garnier, 
p.   589. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
RAIMOND  II  DE  MALIAC,  abbé  de  Mazan,  p.  602. 
RAIMOND  III,  abbé  de  Mazan,  pp.  6o3,  65o. 
RAIMOND,  abbé  de  Moissac,  en   I2i3,  p.  588. 
RAIMOND    I    ROGER    DAURE,  abbé  de  Monto- 

lieu,  p.  459. 
RAIMOND  II  ROUX,  abbé  de  Monfolieu,  p.  462. 
RAIMOND     DE     CASTANET,    abbé     de     Nizors, 

p.    643. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Psalmodi,  p.  507. 
RAIMOND  II,  abbé  de  Psalmodi,  p.  507. 
RAIMOND  III,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5^7. 
RAIMOND  IV,  abbé    de    Psalmodi,  donne   à    saint 
Louis  le  territoire  d'Aigues-mortes,  p.  ôo8. 


I022 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


KAIMOND     V     BERNARD,    abbé    de     Psalmodi, 

p.  5o8. 
UAIMOND  VI  DE  SÉRINHAC,  abbé  de  Psalmodi, 

de   Saini-Guillem    &  de  Saint-Gilles,  prieur  de 

Gouda  rgues,  pp.   5o8,  Sic,  342,  867. 
UAIMOND  VU,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o8. 
RAIMOND     I     UDALGER,    abbé    de     Quarante, 

p.  563. 
RAIMOND  II,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
UAIMOND  III  DE  FABRÈGUE,  iibbé  de  Quarante, 

p.  565. 
UAIMOND  IV,  abbé  de  Quarante,  p.  565. 
RAIMOND  I  MICHEL,    abbé   de  Saint-Aphrodiso, 

p.   497. 
RAIMOND    II    DE    SÉRIGNAN ,    abbé    de    Saiiit- 

Aphrodise,  pp.  497,  725. 
RAIMOND  m  ARDIT,   abbé   de  Saint-Aphrodise, 

p.  499. 
RAIMOND,  abbé  de  Saint-André,  p.  779, 
RAIMOND  I  DE  BARJAC,  abbé  de  Saint-Chaffre, 

p.   572. 
RAIMOND  II  AYRAULT,  abbé   de   Saint-Chaffre, 

p.    572. 
RAIMOND  I  DE  FIGUIÈRE,  abbé  de  Saint-Chi- 

nian,  pp.  629,  564. 
RAIMOND  II,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  53i. 
RAIMOND  I,  abbé  de  Saint-Genis  des   Fontaines, 

p.  535. 
RAIMOND  II,  abbé  de  Saint-Genis  des  Fontaines, 

p.   535. 
RAIMOND  I,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  517. 
RAIMOND  II    ROI   ou    LE    ROI,    abbé   de   Saint- 
Gilles,  p.  5i8. 
RAIMOND  IV  DE  GANGES  (tic  Agant'ico),  abbé  de 

Saint-Gilles,  p.  Sip. 

RAIMOND  I  ERMENGAUD,  abbé  de  Saint-Guil- 
lem,  pp.  263,  540. 

RAIMOND  II,  abbé  de  Saint-Guillem,  pp.  541, 
3r^3. 

UAIMOND  III  DE  CANTOBRE,  abbé  de  Saint- 
Guillem,  p.  541 . 

RAIMOND  V,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  542. 

RAIMOND,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 

RAIMOND,  abbé  de  Saint-Jacques,  p.  684. 

RAIMOND  ÉBRIN,  abbé  de  Saint-Laurent  de  Ca- 
breresse,  p.  686. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Saint-Papoul,  p.  444. 
UAIMOND   II    D'AUTIGNAC  {de  AUinhiCo),   abbé 
de  Saint-Papoul,  p.  444. 

UAIMOND  I  BERNARD,  abbé  de  Saint-Paul  de 
Narbonne,  p.  5oi. 

UAIMOND  II  LEGUAS,  abbé  de  Saint-Paul  de 
Narbonne,  p.  5o3. 

RAIMOND  III  DE  FABRÈGUES  {de  FahrUis),  abbé 
de  Saint-Paul  de  Narbonne,  p.  504. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  554. 

UAIMOND  II,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  554. 

RAIMOND  III,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  554. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Saint-Pons  de  Thomières, 
p.   419. 


RAIMOND  II  DE  DOURGNE,  abbé  de  Saint-Pons 
de  Thomières,  pp.  385,  419. 

RAIMOND  III  DE  CASTRIES ,  abbé  de  Saint- 
Pons  de  Thomières,  p.  419. 

RAIMOND,  abbé  de  Saint-Privat  du  Gard,  p.  866. 

RAIMOND  DE  GANT,  abbé  de  Saint-Sauveur  de 
Lodève,  p.  8o3. 

RAIMOND  II  DE  SAINT-JEAN,  abbé  de  Saint- 
Sauveur  de  Lodève,  p.  8o3. 

RAIMOND  I  GUILLAUME,  abbé  de  Saint-Sernin, 
p.   525. 

RAIMOND  II  ATON  ou  DE  CARDEILHAC,  abbé 
de  Saint-Sernin.  Voir  aux  évéques  de  Mirepoix. 

RAIMOND  D'AZÉMAR,  abbé  de  Saint-Théodard, 
p.   425. 

RAIMOND  I,  abbé   de    Saint-Thibéry,  p.  558. 

RAIMOND  II,  abbé  de  Saint-Thibéry,  pp.  559, 
733. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 

RAIMOND  II,  abbé  de  Sauve,  p.  720. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Sorède,  pp.  535,  562. 

RAIMOND  II,  abbé  de  Sorède,  p.  562. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i2. 

RAIMOND  II  DE  SOLIGNAC,  abbé  de  Sorèze, 
p.  5i3. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 

RAIMOND  II,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 

RAIMOND,  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 

RAIMOND  DE  MONTAIGNAC,  abbé  deValmagne, 
p.   618. 

RAIMOND  I,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 

RAIMOND  II  D'AURE,  abbé  de  Villelongue, 
p.   632. 

RAIMOND  I,  abbé  de  ViUemagne,  p.  377. 

RAIMOND  II,  abbé  de  Villemagne,  p.  578. 

RAIMOND  VIGOR,  abbé  commendataire  de  ViUe- 
magne,  p.  58o. 

RAIMOND  DU  PUY,  second  grand-maître  des  hos- 
pitaliers de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  pp.  î34, 
235. 

RAIMOND  DE  FRAISSINET,  prévôt  de  Sainte- 
Cécile  d'Albi,  p.  658. 

RAIMOND,  prévôt  de  Saint-Germier  de  Muret, 
p.  710. 

RAIMOND  I  DU  PORTAL,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.   582. 

RAIMOND  II  GUARIN,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.  583. 

RAIMOND  III  LAURET,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.  583. 

RAIMOND  IV  YCHER,  prévôt  de  Saint-Salvi, 
p.   583. 

RAIMOND  GAIRARD  ou  S.  RAIMOND,  prévôt  de 
Saint-Sernin,  pp.  35o,  525.  Voir  S.  RAIMOND, 
évèque  de  Barbastro. 

RAIMOND  FABUE,  prieur  de  la  Madeleine  do 
Béziers,  p.  498. 

RAIMOND  AUDIBERT,  prieur  de  Bonnefoy, 
p.  65i. 

RAIMOND  DE   COQUISET,   prieur   de   Bonnefoy, 

p.   65o. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


I023 


RAmoND  OLIVIER,  prieur  de  Boiinefoy,  p.  65o. 
RAIAIOND  RICHARD,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65o. 
RAIMOKD    D'ARENSE,    prieur    de    la     Daurade, 

p.  694. 
RAIMOND  DE  BRODET  {corr.  BROUZET),  prieur 

de  Sauve,  p.  720. 
RAIMOND  DE  MONTREDON,  archidiacre  de  Bé- 

ziers,  p.  264, 
RAIMOND    GAUCELIN,  archidiacre  de  Murviel, 

p.    263. 
RAIMOND,  archidiacre  de  Narbonne,  p.  289. 
RAUttOND    SCRIPTOR,   archidiacre    de   ViUelon- 

gue,  massacré  par  les  albigeois,  p.  363. 
RAIMOND  DE  CASALS,    moine,  chef-d'œuvre  de 

Saint-Béat,  770. 
RAIMOND-GUILLAUME,  commandeur  de  la  mai- 
son hospitalière  de  Capestang,  p.  564. 
RAIMOND  CAUVET,  hospitalier  de  Saint-Antoine 

à  Toulouse,  p.  692. 

RAIMOND  DE  SARRAUTE,  sacriste  de  Peyrissas, 

p.  775. 
RAIMOND  BRAGOL,  vicaire  général  de  l'abbé  du 

Mas-Garnier,  p.  589. 

RAIMOND  D'AGILES,    chanoine   du   Puy,   auteur 
d'une  histoire  de  la  première  croisade,  p.  89. 

RAIMOND     ALZEX,    chanoine    de     Carcassonne, 
p.  319. 

RAIMOND    f frère),    précepteur    &    chapelain    du 
comte  de  Toulouse,  p.  706. 

RAIMOND  MARTIN,  dominicain,  auteur  du  Pugio 
fidei,  p.  327. 

RAIMOND  BOREL,   comte   de    Barcelone,    pp.  95, 

778. 
RAIMOND    III    BÉRENGER,   comte  de   Barcelone, 

pp.    75,    144,    249,    2JO,    479. 

RAIMOND    IV  BÉRENGER,    comte   de    Barcelone, 
pp.  61,  342,  619. 

RAIMOND,  comte  de  Bigorre,  p.    1  i3. 
RAIMOND    I,   comte    «n    partie    de    Carcassonne, 
pp.   ii3,  719. 

RAIMOND,  comte  de  Cerdagne,  p.   144. 
RAIMOND    I,    comte    en    partie    de    Comminges, 
pp.  ii3,  768,  793. 

RAIMOND-GUILLAUME,    comte    ou    marquis   de 
Comminges,  pp.   ii3,  773. 

RAIMOND-BERNARD,  comte  en    partie  de  Com- 
minges, p.    I i3. 

RAIMOND-ROGER,  comte  de  Foix,  pp.  354,  SçS, 
612,  619,  844,  849. 

RAIMOND  I,  comte  de  Substantion,  p.   178. 
RAIMOND  II,  comte  de  Melgueil  ou  de  Substan- 
tion, pp.    178,  236. 

RAIMOND  n,  comte  de  Melgueil,  p.   180. 
RAIMOND  III,  comte  de  Melgueil,  pp.   179,  180. 
RAIMOND  IV,    comte  de   Melgueil    (RAIMOND  V, 
comte  de  Toulouse),  p.   180. 

RAIMOND  V,  comte  de   Melgueil  (RAIMOND  VI, 
comte  de  Toulouse),  p.   180. 

RAIMOND,    comte    de   Melgueil,    p.    3i;    corrige^ 
PIERRE  &  voyei  ce  nom. 


RAIMOND,  comte  de  Nîmes.  Voir  aux  comtes  de 
Toulouse. 

RAIMOND  II  BÉRENGER,  comte  de  Provence  & 
de  Melgueil,  pp.    178,   179,   180.  Foir  plus  haut. 

RAIMOND-BERTRAND,  comte  de  Provence,  mort 
sans  postérité,  p.  ûi. 

RAIMOND  I,  comte  de  Razès,  pp.    11 3,  546. 

RAIMOND  II,  comte  de  Razès,  p.  ii3. 

RAIMOND  I,  comte  de  Rouergue  &  marquis  de 
Gothie,  pp.  29,  3o,  557,  563,  595,  664,  6q3, 
844,  848. 

RAIMOND  II,  comte  de  Rouergue,  marquis  de 
Gothie,  pp.  3o,  3o6. 

RAIMOND  III,  comte  de  Rouergue.  Foir  RAI- 
MOND IV,  comte  de  Toulouse. 

RAIMOND  I,  comte  &  marquis  de  Toulouse  &  de 
Querci,  pp.  27,  3o,  566. 

RAIMOND  II,  comte  de  Toulouse,  d'AIbi  &  de 
Nimes,  fils  d'Eudes,  pp.  24,  27,  3o,  37,  92,  275. 

RAIMOND  III  PONS,  comte  de  Toulouse,  marquis 
de  Gothie,  pp.  25,  27,  29,  3o,  32,  33,  34,  80, 
85,  io3,  148,  247,  418,  478)  a-t-il  succédé 
à  Acfred,  neveu  de  Guillaume  le  Pieux,  dans 
le  duché  d'Aquitaine  &  le  comté  d'Auvergne  i" 
époque  de  sa  mort,  pp.  79,  85, 

RAIMOND  IV  DE  SAINT-GILLES,  comte  de  Tou- 
louse &  de  Rouergue,  duc  de  Narbonne,  marquis 
de  Provence,  pp.  27,  3i,  61,  195,  199,  248, 
276,  3oo,  472,  567,  835,  849,  867,  871,  881; 
ses  droits  à  la  succession  de  son  frère  Guil- 
laume IV,  comte  de  Toulouse,  p.  191  ;  sur  la 
légitimité  de  ses  différents  mariages,  pp.  196, 
'97.  '98;  sur  quelques  circonstances  de  son 
expédition  en  Orient,  pp.  204,  2o5,  106,  207. 

RAIMOND  V,  comte  de  Toulouse,  pp.  3i,  224, 
264,   289,  3i5,   385,  413,  414,  606,  607,    622, 

623,  627,  629,  633,  641,   7i3,  807,  867,  898. 
RAIMOND  VI,  dit  LE  VIEUX,  comte  de  Toulouse, 

pp.  3i,  25i,  35i,  434,  574,  607,  622,  627,  649, 
836,  864,  865,  867. 
RAIMOND  VII,  dit  LE  JEUNE,  comte  de  Toulouse, 
PP-  ■*'.  77.  25i,  189,  355,  597,  608,  609,  622, 

624,  627,  641,  646,  675,  696,  7i3,  869,  894. 
RAIMOND  (testament  d'un  comte);  s'agit-il  de  Rai- 

mond-Pons,  comte  de  Toulouse,  ou  d'un  comte 
du  Rouergue?  pp.  33,  34,  35. 

RAIMOND  II,  dernier  comte  de  Tripoli  de  la  mai- 
son de  Toulouse;  son  apologie,  pp.  89,  237;  ré- 
gent du  royaume  de  Jérusalem,  p.  3i. 

RAIMOND-BERNARD-TRENCAVEL,  vicomte  de 
Nimes  &  d'AIbi,  pp.  97,  104,  ,o5,  1  |3,  433. 

RAIMOND  I  TRENCAVEL,  vicomte  de  Béziers,  de 
Carcassonne  &  d'AIbi,  pp.  io5,  225,  264,  385, 
458,  557,  582,  616,  617,  622,  659,  724,  725, 
732,   75i. 

RAIMOND-ROGER,  vicomte  d'AIbi,  Béziers,  Car- 
cassonne &  Razès,  pp.  io5,  608,  612,  622,  624, 
726. 

RAIMOND  II  TRENCAVEL,    vicomte    de  Carcas- 
sonne, pp.  266,  458,  740,  753. 
RAIMOND-SICARD,  vicomte  de  Lautrec,  p.  657. 
RAIMOND,  vicomte  de  Minerve,  p.  457. 
RAIMOND   I,  vicomte  de  Narbonne,  p.  52. 


10:4 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


RAIMOND,  fils  de  Pierre,  comte  de  Foix,  p.  i  i3. 
RAIMOND,  fils  de  Roger  II,  comte  de  Foix,  p.  1  i3. 
RAIMOND,  fils  de  Hugues,  comte  de  Querci,  p.  3o. 
RAIMOND,  fils  d'Alphonse  &  petit-fils  d'Alphonse 

Jourdain,   p.  3r . 
RAIMOND,   fils  de  Guillaume  Taillefer   &   d'Ar- 

sinde,  p.  3o. 
RAIMOND,  fils  du  vicomte  deTurenne,  p.  ^So. 
RAIMOND,  fils  de  Guillaume-Bernard  de  Marcil- 

lan,  p.  3o5. 
RAIMOND,  damoiseau  d'Alzonne,  p.  683. 
RAIMOND,  fils  d'Auger,  p.  539. 
RAIMOND  ADALGAIRE,  p.  5of. 
RAIMOND-ARNAUD,   frère   de    Roger,   comte   de 

Comminges,   p.   1  i3. 
RAIMOND-ARNAUD,  viguier  de  Toulouse,  p.  694. 
RAIMOND-ARNAUD,  p.  587. 
RAIMOND -ATBR AND,     seigneur    du    Lodévois, 

p.  191. 
RAIMOND  BONAL,  p.  349. 

RAIMOND  CAT,  damoiseau  du  Lauragais,  p.  766. 
RAIMOND     DECAN,    seigneur    de     Posquières    & 

d'Uzès,  pp.  2J4,  227,  228,  277. 
RAIMOND   FOUQUIER,  bachelier,  p.  498. 
RAIMOND   FRAISSINET,  p.  386. 
RAIMOND  GAUCELIN,  seigneur  de  Lunel,  p.  228. 
RAIMOND  I  GAUCELIN,  seigneur  d'Uzès  en  par- 
tie, p.  228. 
RAIMOND  II  GAUCELIN,  seigneur  d'Uzès,  p.  228. 
RAIMOND-GUILLAUME,  fils  de  Roger  III,  comte 

de  Comminges,  p.   11 3. 
RAIMOND-GUILLAUAIE,  juge  du  comté  de  Rous- 

sillon,  p.  341 . 
RAIMOND  MALAURE,  p.  679. 
RAIMOND-MATFRED,  p.  453. 
RAIMOND    PELET,    seigneur    du    Puy-Gontaud , 

p.   610. 
RAIMOND  PELET,  seigneur  de  l'Uzège,  p.  3oo. 
RAIMOND-PIERUE,  seigneur  du  Bésalu,  p.  687. 
RAIMOND  dit  RASCAS,  seigneur  d'Uzès,  p.  228. 
RAIMOND  DE  SALES,  seigneur  de  ViUespassans, 

p.  564. 
RAIMOND  DES  ARÈNES,  p.  641. 
RAIMOND   SUNIOFRED,  p.  342. 
RAIMOND  TRENCAVEL,   fils  de   Raimond  Tren- 

cavel,  vicomte  de  Béziers,  p.    1  o5. 

RAIMOND  D'UZÈS,  seigneur  de  Posquières,  p.  507. 
RAIMONDE  DE  SAINT- LÉONCE,  abbesse  des  au- 

gustines  d'Albl,  p.  666. 
RAIMONDE   DE   GAUJAC,    abbesse    de    Bagnols, 

p.   869. 
RAIMONDE,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
RAIMONDE  I,  abbesse  de  la  Font,  p.  837. 
RAIMONDE    II    AMAURI,    abbesse    de    la    Font, 

p.   837. 
RAIMONDE    I    BONERIE,   abbesse   de   Rieunette, 

p.   647. 
RAIMONDE  II,  abbesse  de  Rieunette,  p.  647. 
RAI:N'.()NDE  III  BOVEHIE,   abbesse  de   Rieunette, 

p.   647. 


RAIMONDE  DE  HAUTPOUL,  abbesse  de  Vielmur, 

p.   600. 
RAIMONDE,  femme  de   Maïeul,  vicomte  de  Nar- 

bonne,  p.  5i. 
RAIMONDE,    femme    d'Aton ,   vicomte   de   Soûle, 

p.   3o. 
RAIMONDE,  veuve  de  Bernard  de  Sérignan,  p.  .003. 
Raimondim:  (monnaie),  p.  606. 
RAIMOTE,  femme  du  comte  Geilin,  p.  84. 
RAIMUNDO    TREYBALLA    (F.),    évéque   d'Uigel, 

p.    909. 

RAINALD  I  ou  RÉGINALD,  évèque  de  Btziers, 
pp.  5i,  262. 

RAINALD  ou  RAINARD,  évéque  de  Nimes,  pp.  93, 
275. 

RAINALD,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 

RAINALD  I,  vicomte  de  Béziers,  p.   102. 

RAINALD  II,  vicomte  de  Béziers  &  d'Agde,  pp.  ">:, 
io3,  584. 

RAINARD.  Folr  RAIMOND  ni,  évéque  d'Uzcs. 

RAINAUD  DE  MARTIGNY,  évéque  de  ^'ilbrc, 
p.    569. 

RAINAUD  D'ESTE,  cardinal-évèque  de  Montpel- 
lier, abbé  de  Bonnecombe,  pp.  327,  642. 

RAINAUD,  abbé  du  Canigou.   FojV  RENARD. 
RAINAUD   I,  abbé  de  Saint-GuiUem,  p.  C)Sç). 
RAINAUD  II,  abbé  de  Saint-Guillem,  p.  542. 
RAINAUD,  abbé  de  Saint-Sever  d'Agde,  p.  7i5. 
RAINAUD,  prieur  de  Sauve,  p.  720. 
RAINAUD,  prêtre,  p.  262. 

RAINE  DE  MALLEVILLE,  prieur  des  Cntallans, 
p.   606. 

RAINOARD,  abbé  de  Cruas,  p.  074. 
RAINIER     DE     MALENT,     évéque     de    Lcctoure, 
p.   369. 

RAINIER,  évéque  de  Maguelonne.  ToiV  RAYNlhR. 

RAINIER,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5i8. 

RAINON  I,  seigneur  d'Uzès  &.  du  Caylar,  pp.  22.7, 

228. 
RAINON  II,  seigneur  d'Uzès  &  du  Caylar,  p.  228. 
RAINON  III,  seigneur  d'Uzès,  p.  228. 
RAINON  IV,  seigneur  d'Uzès,  p.  228. 
RAINON  V,  seigneur  dUzès,  p.  22S. 
RAINUI.FE,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
RAINULFE  I  ou   ARNULFE,   abbé  de   Fcuiilans, 

p.  636. 
RAINULFE  II,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 
RAINULFE    ou    RANULFE,   abbé   de    Montolieu, 

pp.  436,  529. 
RAINULFE,  seigneur  du  Querci,  p.  39. 
RAINULFE,  seigneur,  p.  34. 
Rais,  île  donnée  à  l'église  du  Puy,  p.  89. 
RaisSAC,  lieu,  pp.  504  (Aude),  arr.  de  Narionnc. 
Raissac,  lieu,  p.  546,    Raissac-sur-Lampy  [Aiuir), 

arr.  de  Carcassonne. 
Raissac   (hôpital   ou    templiers  de),  pp.   682,  625 

[Tarn),  commune  de  Carmaux  (;'], 
RAMAFORT  (Raimond  de),  p.  608. 
RAMBAUT,  archevêque  d'Arles.  Voir  RAIMBAUD. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


1025 


RAMIRE  ou  RANIMIR,  évoque   intrus  de   Nîmes, 
p.   274. 

RAMIRE  I,  roi  d'Aragon,  p.  ii3. 
RAMNOLENUS,  évèque  de  Rodez,  p.  873. 
RAMNULFE  DE  PEYRUSSE  D'ESCARS,  évèque  de 
Mende,  p.  395. 

RAMNULFE,  abbé  de  Vabre,  p.  567. 
RAMNUS  ou  RAMUS,  évèque  d'Elne,  p.  340. 
RAMON,  vicomte  de  Cardona,  p.  907. 
RAMON  GUIFREDO,  comte  de  Cerdagne,  p.  907. 
RAMON  FOLCH,  vicomte  de  Cardona,  p.  907. 
RANARIUS,  évèque  d'Urgel,  p.  902. 
RANÇON,  évèque  de  Clermont.  ToiV  RAIMOND. 
Ra.\do.\,  château  du  Gévaudan,  p.  137. 
RANUON  (Guillaume  de),  p.  639. 
RANDULPHE,  abbé  de  La  Grasse,  p.  479. 
RANGARDE  DE  LA  MARCHE,  femme  de  Pierrc- 
Raimond,  comte  de  Carcassonne,  pp.   i)3,  733. 

RANGARDE,  femme  de  Bernard-Aton  III,  vicomte 

de  Nimes,  p.    io5. 
RAOL'HEL  (N.  de),  abbesse  de  la  Font,  p.  838. 
RAOUL,  légat  apostolique,  p.  8Ô4. 
RAOUL,  archevêque  de  Bourges,  p.  45. 
RAOUL,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 
RAOUL,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
RAOUL,  abbé  de  Grandselve,  p.  610. 
RAOUL,  abbé   de  Sainte-Marie  de   Barnassonne, 

p.   759. 
RAOUL,  abbé  de  Saint-Martin  de  Lez,  p.  723. 
RAOUL    BONNIER,  abbé  de  Saint-Paul   de    Nar- 

bonne,  p.  504. 
RAOUL,  abbé  de  Saint-Sauveur  de  Lodève,  p.  8o3. 
RAOUL,  religieux  de  Montolieu,  p.  457. 
RAOUL,  roi  de  France,  p.  53. 
RAPHAËL  I  UBACH,  évèque  d'Elne,  p.  346. 
RAPHAËL  II  DE  RIPHOS,  évèque  d'Elne,  p.  347. 
RASCAS.  yoir  RAIMOND. 

RATIER  DE  PENNE,  abbé  de  Saint-Salvi,  p.  Ô85. 
RATIER    DE     LENAC,    abbé    de    Saint-Thibéry, 

p.   559. 
RAVAILLE  DE  ROQUEPLANE,  chanoine  d'Albi, 

p.  673. 
Ravat    (montagnes    de),    pp.    607,    6i2j    Raiat 

^Ariége),  arr.  de  Foix. 
RAVENNE,  évèque  d'Arles,  p.  244. 
RAVIDAN  (Bernard-Gros  de),  p.  636. 
RAYNARD,  évèque  de  Nimes.  Foir  RAINALD. 
RAYNIER,     RAINIER,     évèque    de    Maguclonne, 

pp.  180,  3 16,  8 16. 
Razës  (archidiacre  de),  p.  677. 

—  ses    comtes    héréditaires   de    la    seconde    race, 
p.    loy. 

Réalmont  (Cokdeliehs  de),  p.  669. 

—  (maladrerie  de),  p.  665. 

Rebac  (Saint-PiiiBbe  de),  p.  490. 

REBAUD,  abbé  élu  de  Saint-Paul   de   N.-.rlonne, 
p.   ôoi. 


REBUFFE  (Pierre),  docteur  en  droit,  p.  337. 

RECAMONU,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  546. 

RECESINDUS,  abbé    d'Arles,  p.  453. 

RECESSAC  (Pierre  de),  p.  49'3. 

RECIMIRUS,  abbé  d'Arles,  p.  433. 

Redoute  (la),    lieu    près   de   Sainte-Colombe-sur- 

Guette,  p.  854  ÇAuJe),  arr.  Je  Limoux, 
REUORTE  (Pierre  de  la),  p.  5o3. 
RÉGINALD,  évèque  de  Béziers.  f'oir  RAINALD. 
RÉGINALD  ou   HAINAUD    II,    évèque   de   Béziers, 

p.    265. 

RÉGINALD  ou  RÉGNAULT,  abbé  de  Castres, 
p.   434. 

RÉGINALD,  de  la   maison  de  Toulouse,  p.  Si. 
RÉGINE,  comtesse  d'Armagnac,  p.  912. 
RÉGNAUD  DE  CHARTRES,  archevêque  de  Reims, 
a  en  commende  l'évèché  d'Agde,  p.  309. 

RÉGNAULT  DE  MARTIGNI,  évèque  de  Vabrc, 
abbé  de  Psalmcdi,  p.  509. 

RÉGNAULT  DE  BOURBON,  archevêque   de   Nar- 

bonne.  Voir  RENAULT. 
Regolkze,  cure,  p.  477. 
Reims  (conciles  de),  vers  625,  pp.  35i,  383,  87J; 

en  1148,  p.  249. 

REINE,  abbesse  des  Olieux,  p.  687. 
REINE  I,  abbesse  de  Rieiinette,  p.  647. 

REINE  II  DE  ROQUECOURKE,  abbesse  de  Ricu- 
nette,  p.  647. 

REINE  III  DE   FANJAUX,   abbesse  de   Rieunette, 

p.   648. 
REMESSARIUS,  évèque  de  Nimes,  pp.  274,  275. 
RENARD  I,  abbé  de   Saint-Martin   du   Canigou, 

pp.  463,  594. 

RENARD  II,  abbé  de  Saint-Martin  du  Canigou, 
pp.  463,  ,594. 

RENAUD  DE  BEAUNE,  évèque  de  Mende,  abbé 
de  Saint-Gilles,  pp.  396,  521. 

RENAUD  ou  RAIMOND,  abbé  de  Franquevaux, 
p.   63o. 

RENAUD  DE  VALON,  abbé  de  Saint-Chinian , 
p.   53i. 

RENAULT  DE  BOURBON,  archevêque  de  Nar- 
bonne,  pp.  205,  395. 

RENÉ- FRANÇOIS  DE  BEAUVAU  DU  RIVAU,  ar- 
chevêque de  Toulouse  &  de  Narbonne,  pp.  260, 
364. 

RENÉ  LE  SAUVAGE,  évèque  de  Lavaur,   p.  440. 
RENÉ  DE  FRÉART,  évèque   de   Lectoure,  p.  370. 
RENÉ  I  DU  PUY,  évèque  de  Lodève,  p.  294. 
RENÉ  II  DE  BIRAGUE,  évèque  de  Lodève,  p.  29.'). 
RENÉ -JOSEPH -MARIE   DE    GOUYON   DE  VAN- 

ROUART,  abbé  de  Chambons,  évèque  de  Saint- 

Pol  de  Léon,  p.  640. 
RENÉ-CHARLES    DU  VERGER    DE    LA  ROCHE- 

JACQUELKIN,  abbé  de  Saint-Polycarpe,  p.  555. 
RPNÉ,  duc  d'Alençon,  p.  879. 
RENÉ  II,  duc  de  Lorraine,  p.  257. 
RKNÉK-ANGÉLIQUE    DE    LA    CROIX    DE    CAS- 

TRIES,  abbesse  de  Monseau,  p.  829. 


IV. 


65 


ioi6 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


RENÈE-ANGÉUQUE    UE    LA    CROIX    DE    CAS- 

TRIES,  abbesse   de  Saint-Geniès,  p.  827. 
RENÉE  RlGALiD  DE   SÈRtZIN,   abbesse  de  Viel- 

mur,  p.  6o\ . 
RENOUARD  (N.  de),  abbé  de  Conques,  p.  474. 
RENOUL    ou    RAINULFE    DE  VALIGNAC  ou   DE 

VASINHAC,  abbé  de  Saint-Sernin,  p.  !>i6. 
RENOUL   II   HÉLIE,    seigneur  de   Pompadour, 

p.   319. 
RHODANIUS  ou   RHODANUSIUS,  évêque   de  Tou- 
louse, p.  35 I . 
Rhône;   ce   fleuve   fait   partie  du   Languedoc  d'un 

•bord  à  l'autre,  pp.    1,  2. 
RlcANCf-LE  (église  de),  p.  587. 
RICARD,  abbé  de  'Vallbona,  p.  790. 
RICHARD,  évéque  d'Albano,  p.  217. 
RICHARD,  archevêque  de  Bourges,  p.  6Sy. 
RICHARD  DE  MILLAU,  archevêque  de  Nnrbonne, 

abbé  de  Saint-Victor  de  Marseille,  légat  du  pape 

en   Espagne,  pp.    220,  249,  276,  33o,  "107,  881, 

883. 
RICHARD,  évêque  d'Albi,  pp.  384,  656. 
RICHARD,  évêque  d'Apt,  p.  4. 
RICHARD  NEVEU,  évêque  de  Béziers,  p.  267. 
RICHARD,  évêque  de  Viviers,  p.  4i3. 
RICHARD,  abbé  de  Grandselve,  p.  609. 
RICHARD,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 
RICHARD  D'ARBORAS,   abbé   de  Saint-Guillem , 

pp.  486,  541. 
RICHARD,  abbé  commendatalre  de  Saint-Thibéry, 

p.  56o. 
RICHARD  DE  LONGUEIL,  cardinal,  abbé  de  So- 

rèze,  p.  5i3. 
RICHARD,  comte  de  Rouergue,  p.  289. 
RICHARD,  comte  de  Rodez,  p.   i3o. 
RICHARD    DE    MILLAU,    vicomte    de    Cariât    & 

comte  de  Rodez,  pp.  217,  871. 
RICHARD  II,  vicomte  de  Millau  &  de  Gévaudan, 

p.   249. 
RICHARDE,    femme    de   Raimond    II,   comte    de 

Rouergue,  p.  3o. 
RICHE,  prieure  de  la  Salvetat,  p.  764. 
UICHEFROI  ou  RICHEFRID,  abbé   de  Saint-Chi- 

nian,  p.  529. 
RICHEL,  femme  d'Adbert,  p.  592. 
RICHELIEU  (cardinal  de),  pp.  284,  833. 
RICHER,  abbé  de  Villemagne,  p.  577. 
RICHILDE,  femme  d'Odon,  vicomte  de  Narbonne, 

pp.  25,  5i,  247. 
RICHILDE,  femme  d'Isambert,  p.  479. 
RICHIN  ou  RICHER,  abbé  de  Quarante,  p.  563. 
RICHOMER  I  ou  RICIMER,  abbé  de  Montolieu, 

p.   456. 
RICHOMER  II  ou  RICIMER,  abbé  de  Montolieu, 

p.   406. 
RICUIN  I,  évéque  de  Maguelonne,  p.  3i3. 
RICUIN  II,  évêque  de  Maguelonne,  pp.    181,  314. 
RICUIN,  abbé  de  Quarante,  p.  563. 
RICULEE  I,  évêque  d'Elne,  pp.  22,  340. 


RICULFE  H,   évêque    d'Elne,    pp.    247,   3o5,   329, 
340,  792. 

RICULFE,  évêque  de  Fréjus,  p.  64. 
RICULFE,  abbé  de  Sumt-Estève-sur-Tèt,  p.  792. 
RICULFE,  comte  de  Màcon,  p.  5i. 
RICULFE,  p.  584. 
RiEUGr.AND,  lieu,  p.  555. 
RiEL'NETTE,  abbaye,  pp.  386,  63i,  632,  647. 
RiEL'TORT,  p.  393  (Z-o^êre),  arr.  de  Mende, 
RiEUTORT  (S\i.nt-Mautin  de),  église,  p.  247  'Py- 
rénées~Orientaîes)f  commune  de  Puyvaîador. 

Riii  X  (évêché  de);  son  érection,  pp.  357,  44°- 

—  (église  de),  p.  440. 

—  (chapitre  cathédral  de);  sa  composition,  p.  85o. 

—  (Notre-Dame    de   la   MotiiÉRE,   chapelle  de 
l'église  de),  p.  442. 

—  (Capucins  de),  p.  85 1 . 

—  (Dominicains  de),  pp.  38o,  85o. 

—  (Feuillantines  de);  leur  établissement,  p.  443-. 

—  (couvent  des  frères  Mi.nelrs  de),  pp.  443,  85o. 

—  (séminaire  de),  pp.  443,  85i. 
Riez  (comté  de),  p.  69. 

—  (évêque  de),  p.  688. 

RIGAUD,  évêque  d'Albi,  pp.  48,  385,  616. 
RIGAUD  I,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
RIGAUD  II,  abbé  de  Castres,  p.  434. 
RIGAUD  D'ABRINHAC,  abbé  de  Caunes,  p.  468. 
RIGAUD,  abbé  de  Vabre,  p.  568. 
RIGAUD,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
RIGONTHE,  fille  de  Chilpéric,  p.  693. 
Rilago,  lieu  dans  le  pays  de  Brioude,  p.  5o. 
RiMiNi  (concile  de),  en  359,  p.  243. 
RiPOLL  (Notre-Dame  de),  pp.  140,  329,  340. 

—  (concile  de),  en   io38,  p.  341. 
Ritjuerio  (Notre-Dame  de),  église,  p.  476. 
RiuFEB  (Saint-Piebi.e  de),  église,  p.  342. 
RiVESALTES,    p.    345   (Pyrénées-Orientales),   arr.  .de 

Perpignan. 

—  fconstruction  d'une  forteresse  à),  p.  480. 

—  (Saint-André  de),  église,  pp.  479,  482. 

—  baronnie,  p.  484. 

Rivières  (HospitaliEp.es  de),  p.  870  (Gard),  arr. 

d'Alais. 
RIXENDE,   fille  de   Bérenger    I,  vicomte  de   Nur- 

bonne,  p.  249. 
ROALDÈS  (François),  célèbre  jurisconsulte,  p.  362. 
S.  ROBERT,  fondateur  de  la  Ch^ilsc-Dieu,  p.  402. 
ROBERT  D'ARBRISSEL  (le  B.),  fondateur  de  Fon- 

tevrault,  pp.  218,  702. 
ROBERT  DE  COURSON,  cardinal,  p.  332. 
ROBERT,  archevêque  de  Reims   &  chancelier  de 

France,  p.  257.  / 
ROBERT  DAUPHIN,  évêtfue  d'Albi,  p.  388. 
ROBERT  DU    BOSC  ou   DU  BOIS,   évêque  d'Alet, 

de  Conserans  (?)  &  de  Mende,  pp.  394,  423. 
nOBF:RT   I  DE  FOIX,  évêque  de  Lavaur,  p.  438. 
ROBERT  II   DE  VILLEMUR,   évêqire  de   Lavaur, 

p.   433. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


1027 


ROBERT,  évêqiie  de  Lodève,  pp.  292,  80 1. 
ROBERT  DE  ROUVRES,  évèque  de  Maguelonne, 

pp.     1  80,    322. 

ROBERT,  évéque  de  Mende,  p.  392. 
ROBERT    DE    VILLEQUIER,    évèque    de    Nimes, 
p.   282. 

ROBERT  DE  PELLEVÉ,  évéque  de  Pamiers,  p.  432. 
ROBERT  DE  MEHUN,  évéque  du  Puy,  p.  4o3. 
ROBERT  DE   GIRARD,   évéque   d'Uzès,   pp.    3o3, 
865. 

ROBERT  ALBERTI,  évéque  de  Viviers,  p.  414. 

ROBERT,  abbé  de  Saint-Aubin  d'Angers,  p.  077. 

ROBERT  I  Pcni,  abbé  d'Arles,  p.  453. 

ROBERT  n,  abbé  d'Arles,  p.  453. 

ROBERT  ou  ROBI^f,  abbé  de  Boulbonne,  p.  6i3. 

ROBERT,  premier  nbbé  de  Castres,  p.  433. 

ROBERT,  abbé  de  Caunes,  p.  465. 

ROBERT  POCQUELIN,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 

ROBERT,  abbé  de  Foix,  p.  849. 

ROBERT,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

ROBERT    I,    abbé    de    Saint-Michel    de    Gaillac, 

p.    597. 
ROBERT   II,    abbé    de   Saint-Michel  de   Gaillac, 

pp.  385,  597. 
ROBERT  I,  abbé  de  La  Grasse,  pp.  479,  688. 
ROBERT  II,  abbé  de  La  Grasse,  p.  479. 
ROBERT,  abbé  de  Manlieu,  p.  493. 
ROBERT  DE   COQUEBOl'RNE,   abbé   commenda- 

taire  de  Quarante,  p.  565. 

ROBERT    DE    SERRAN,    abbé   de   Saint-Pons    de 

Thomières,  p.  419. 
ROBERT,  abbé  de  Saint-Privat  du  Gard,  p.  S66. 
ROBERT,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  423. 
ROBERT    DE    LACZIÈRES,   abbé    de  Valmagne, 

p.   618. 
ROBERT  I,  abbé  de  Viliemagnt,  p.  578. 
ROBERT  II  DE  LA  TOUR,   abbé  commendataire 

de  Villemagne,  p.  58o. 
ROBERT,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  648. 
ROBERT     DES     MARINS,    prieur    de    Bonnefoy, 

p.  652. 
ROBERT,  maître  de  la  milice  de  Jérusalem,  p.  287. 
ROBERT,  fils  de  Hugues  Capet;  commencement  de 

son  règne,  pp.  3o,  92. 
ROBERT  GUISCARD,  duc  de  Messine,  p.  479. 
ROBERT  I,  comte  d'Auvergne,  pp.  3o,  91. 
ROBERT  II,  comte  d'Auvergne,  pp.   3i,  91,  881. 
ROBERT  III,  comte  d'Auvergne,  p.  91. 
ROBERT  IV,  dauphin  d'Auvergne,  comte  de  Clcr- 

mont,  fils  de  Guillaume  le  Jeune,  p.  92. 
ROBERT,    comte    d'Auvergne    &    de    Boulogne, 

p.   493. 
ROBERT,  comte  de  Rodez,  p.  472. 
ROBERT  II,  vicomte  de  Clermont,  p.  91. 
ROBERT,  premier  vicomte  d'Uzès,  p.  228. 
ROBERT  DAUPHIN,  seigneur  de  Mercœur,  p.  395. 
ROBERT,  seigneur  d'Uzès,  p.  3oi. 
ROBERT  MAUVOISIN,  p.  804. 


ROBERT,  fils  de  Guillaume,  comte  de  Gévaudan, 

p.    139. 
ROBIN   LARCHIER,  p.  468. 
Roc-AiMADOur.  (Notp.e-Dame   de),   pp.   386,  473 

(2^of),  arr.  lie  Gourdon. 

ROCHE  (Jacques  de  la),  économe  de  l'abbaye  d'A- 
niane,  p.  45i . 

RoriiEiîAKON,  château,  p.  404  [Haute-Loire),  com- 
mune ifc  Bas  en  Bassets 

ROCHEFORT  (Bernard  de),  p.  459. 

—  (Gérard  de],  p.  240. 

—  (Pierre  de),  p.  4Ô9.  l'oir  ROQUEFORT. 
RODALD,  abbé  de  Montolieu,  p.  456.] 
RODALDE,  évéque  de  Béziers,  abbé  de  Saint-Thi- 

béry,  pp.  247,  262,  418,  567. 
RODARIO  (Bernardino),  peintre  milanais,  établi 

à  Viviers,  p.  899. 
Rode  (la),  couvent  dans  le  diocèse  de  Lavaur.  Voir 

la  Rot'E. 
RODEMAL  (Guillemette  de),  p.  205. 
Rodez  (archidiaconé  de),  p.  874. 

—  (comté  de);  époque  à  laquelle  il  a  été  aliéné 
par  les  comtes  de  Toulouse,  pp.  199,  200,  201, 
202,  2o3. 

—  (chapitre  cathédral  de)  j  son  histoire,  pp.  876 
&  suiv. 

—  (église  cathédrale  de),  p.  877. 

—  (évêques  de);  histoire  de  leur  puissance  tempo- 
relle, pp.  871  &  suiv. 

—  (Annonciades  de),  p.  584. 

—  (CiiARTi\EfSE  de),  p.  584. 

(CORDELIEBS  de),    p.   878. 

—  (Dominicains  de):  histoire  de  leur  couvent, 
p.  880. 

—  (frères  de  la  Doctrine  chrétienne  à),  p.  876. 

—  (hôpital  du  Pas  à),  p.  882. 

—  (hôpital  Saint -Jacques  de),  p.  883. 

—  (petits  hôpitaux  de),  p.  883. 

—  (séminaire  diocésain  de),  p.  883. 
RODOALD.  Toi'r  RODALDE. 

RODOLFE  ou  RAOUL,  abbé  de  Sorèze,  p.  5 12. 
RODOLPHE    DE    LAHIRE ,    abbé     du    Caiiigou, 
p.   594. 

RODOLPHE,  abbé  de  La  Grasse,  p.  478. 
RODOLPHE  LE  PIEUX,  abbé  de  La  Grasse,  p.  483. 
RODOLPHE  II,  roi   de  la  Bourgogne  Transjurant-, 
reçoit  de  Hugues,  le  Vivarais  &.  l'Uzège,  p.  53. 

RODRIGO    TELLO,   archevêque  de  Tarragonc, 

p.   909. 
ROËR  (Pierre  de),  p.  771. 

ROGER  LEFORT,  archevêque  de  Bourges,  p.  336. 
ROGER,  archevêque  de  Trêves,  p.  26. 
ROGER,  évéque  de  Carcassonne,  p.  328. 

—  faussement  indiqué  comme  évéque  de  Carcas- 
sonne, p.  737. 

ROGER  DE  NURO,  évéque  de  Comminges,  pp.  374, 

627,  633,  769,  776. 
ROGER  I,  évéque  de  Conserans,  p.  379. 
ROGER  II,  évéque  de  Conserans,  p.  38o. 


1028 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


ROGER  D'ARMAGNAC,  évêque  de  Lectoure  &  de 
Lavaur,  pp.  368,  438,  912, 

ROGER  DE  HARLAY-CESy,  évèque  de  Lodévc, 
p.   297. 

ROGER,  abbé  de  Boiilbonne,  p.  614. 
ROGER,  abbé  de  Calers,  pp.  434,  621. 
ROGER,  prévôt,  puis  abbé  de  Foix,  p.  849. 
ROGER  DE  LA   ROCHEFOUCAULD,  abbé  du    Bec 
&  de  Fontfroide,  p.  620. 

ROGER  DE  LA  TOUR,  abbé  de  Gaillac,  p.  598. 
ROGER,  abbé  de  La  Grasse,   p.  849;   corrige^  A'J- 
GER. 

ROGER,  abbé  de  Jocou,  p.  722. 

ROGER,  abbé  de  Moissac,  p.  218. 

ROGER  I,  abbé  de   Peyrissas,   pp.   il3,  772,  774. 

ROGER  II,  abbé  de  Peyrissas,  p.  774. 

ROGER,  abbé  de  Quarante,  p.  564. 

ROGER    de    Esculcnco,  abbé    de   Saint-Polycarpe, 

pp.  554,  85Û. 
ROGER,    moine,    de    la    maison   de  Comminges, 

p.    ii3. 

ROGER  I,  comte  de  Carcassonne,  pp.  ii3,  829, 
4t5,   546,   742,   759,  848. 

ROGER  III,  comte  de  Carcassonne  &  de  Razès, 
pp.  io5,  1  i3,  710. 

ROGER  I,  comte  de  Comminges,  pp.   100,  1  i3. 
ROGER    II,    comte     en     partie    de    Comminges, 
pp.   1  i3,  774  &  peut-être  479. 

ROGER  III,  comte  de  Comminges,  p.   ii3. 
ROGER  I  BERNARD,  comte  de  Carcassonne  &  de 
Foix,  pp.  I i3,  7Ô9,  806. 

ROGER  II,  comte  de  Foix,  pp.  1 13,  329,  353,  429, 
L<4.;,  849. 

ROGER  III,  comte  de  Foix,  pp.   11 3,  429,  849. 
ROGER  IV  BERNARD,  comte  de   Foix,   pp.    io5, 
ii3,  429,  849. 

ROGER  V  BERNARD,   comte  de   Foix,   pp.   494, 

6i3,  614,  845,  849. 
ROGER  VI  BERNARD,   comte    de  Foix,    pp.   496, 

6^^,  85i,  908. 

ROGER  I,  vicomte  d'Albi,  de  Carcassonne  &  de 
Razès,  pp.  io5,  385,  407,  606,  616,  618,  654, 
724,  738,  739. 

ROGER  II,  vicomte  d'Albi,  de  Carcassonne  &  de 
Séziers,  pp.  3i,  385,  607,  647,  724,  726,732, 
739. 

ROGER,  vicomte  de  Béziers,  p.  263;  corrige-^  RAI- 
MOND-ROGER. 

ROGER,  prince  normand,  p.  101. 
ROGER  D'ARMAGNAC,  seigneur  de  Maiiléon   & 
d.  Villefranche,  p.  878. 

RCGER,  fils  de  Bernard  IV,  comte  de  Comminges, 
u .    113. 

ROGER,  fils  de  Pierre,  comte  de  Foix,  p.  1 13. 
ROGER,  fils   de    Raimond   I,  comte   en    partie   de 
Comminges,  p.   1  1  3. 

ROHAN  (duc  de),  chef  des  religionnaires  dans  la 
province,  p.  826. 


Rois  de  la  seconde  race;  commencement  du  règne 
de  quelques-uns  d'entre  eux  dans  la  Province, 
p.   92. 

ROLAND,  abbé  de  Solesmes,  p.  370. 

ROLLAND,  abbé  de  Vabre,  p.  567. 

ROMAIN,  pape,  p.  14;  discussion  sur  une  de  ses 
bulles  pour  Gérone,  p.  900. 

ROMAIN,  cardinal  de  Saint-Ange,  légat  en  France, 
pp.  265,  855. 

Romans,  ville,  p.  236. 

Rome  (Saint-Bernap.d  de),  p.  638. 

—  (religieuses  Dominicaines  de  Saint-Sixte  à), 
p.  857. 

—  (abbesse  de  Sainte-Viviane  de),  p.  694. 

—  (conciles  de),  en  998,  p.  441;  en  1081,  pp.  402, 
874;  en   1241,  p.  3o7;  en  i3o2,  p.  3o8. 

ROME  (Jacques  de),  p.  832. 

ROMILLE,  femme  de  Béra,  p.  422. 

RoMPON,  prieuré,  p.  575. 

S.  ROMUALD,  abbé,  p.   140. 

S.  ROMULE,  abbé  de  Saint-Bausile,  p.  83r). 

RONCELIN,  vicomte  de  Marseille,  p.  264. 

Roque  (la),  château,  p.  5i7 ;  Za  Roque  {GarA),  arr. 
d'Usés. 

—  (péage  de  la),  p.  720. 

ROQUE  (N.  de  la),  abbé  de  Grandselve,  p.  6io. 

—  (Gauzbert  de  la),  p.  582. 

—  (Hugues  de  la),  p.   io5. 

RoyuEBiiL'N  (hôpital  de),  p.  731  [Hérault),  arr.  de 
Saint-Pons» 

RoQUECODRBE  (maladrerie  de),  p.  767  (Tarn),  arr. 
de  Castres. 

ROQUEFEUIL  (Raimond  de),  p.  278. 

—  (Raimond  de),  p.  343. 

—  (Séguin  de),  p.  540. 

Roquefort,  lieu,  p.  621   (Arlége),  arr.  de  Foix. 
ROQUEFORT  (Bernard  de),  p.  627. 

—  (Marquise  de),  p.  600. 

—  (Raimond  de),  p.  469, 

ROQUEMAURE,   p.    375. 

ROQUEVIEILLE  (Raimond  de),  p.  449. 

RORICE  I,  évêque  de  Rucssium,  p.  399. 

RORICE  II,  évêque  du  Puy,  p.  400. 

RORICE,  évêque  d'Uzès,  p.  298. 

RosAs  ou  Roses  (Saint-Piekre  de),  abbaye  dans  la 

Marche  d'Espagne,  pp.  247,  263,  340,  404. 
ROSCIE,  dame  d'Uzès,  femme  de  Rostaing  de  Sa- 

bran,  p.  228. 

ROSE  DE  MONTCLAR,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 
RossON,  château,  p.  3ooi  Rousson  (Gard),  arrond. 
d'Alats. 

ROSTAING,  archevêque  d'Arles,  abbé  d'Aniane,  de 
Goudargues  &  de  Cruas,  pp.  247,  299,  448, 
574,  867. 

ROSTAING,  évêque  de  Lodève,  p.  288. 

ROSTAING,  peut-être  évêque  d'Uzès,  pp.  128,  299. 

ROSTAING  I,  évêque  de  Viviers,  p.  413. 

ROSTAING  II,  évêque  de  Viviers,  p.  413. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


102C 


ROSTAING     DE     LA     BAUME,    abbé    d'Aniane, 
p.  461. 

ROSTAING,  abbé  de  Cruas,  p.  574. 
ROSTAING,  abbé  de  Franquevaiix,  p.  63o. 
ROSTAING     DANSOIS,    abbé    du    Mas-Garnicr. 
p.   589. 

ROSTAING  I,  abbé  de  Maznn,  p.  602. 
ROSTAING  II  DE  SUZE,  abbé  de  Mazan,  p.  604. 
ROSTAING,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  Syo. 
ROSTAING,  abbé  de  Saint-Sever  d'Agde,  p.  71, 1. 
ROSTAING    II    D'ANCEZUNE,    prieur   du    Pont- 
Saint-Esprit,  archevêque  d'Embrun,  p.  869. 

ROSTAING  de  Amatio,  sacristain  de  Saint-Aphro- 
dise,  p.  498. 

ROSTAING  I,  seigneur  de  Posquières,  p,  îi8. 

ROSTAING  II,   seigneur   de    Posquières,    pp.   ziS, 
^77- 

ROSTAING  m,  seigneur  de  Posquières,  p.  228. 

ROSTAING  IV,  seigneur  de  Posquières,  p.  228. 

ROSTAING,  fondateur  de  Gallargues,  p.  836. 

ROTBOLD,  comte  de  Provence,  p.  58. 

ROTBOLD,  comte  de  Provence,  p.  6t. 

ROTBOLD,    comte  ou   marquis   de  Provence   avec 
son  frère  Guillaume,  p.  61." 

ROTILLE,  épouse  d'Adhémar,  p.  478. 

ROtlCI  (Alain    de),    seigneur   de    Montréal    &  de 

Bram,  p.  864. 
ROUE  DE  COMMINGES,  abbesse  de  Fabas,  p.  644. 

RotE  (abbaye  de  la)   ou  de  la  Rode,  dans  le  dio- 
cèse de  Lavaur,  pp.  616,  799. 
Roi  ERGLE,  comté  appartenant  à  la  maison  de  Tou- 
louse; sa  réunion  à  la  couronne,  p.  199. 

—  fmaison  de),  une  des  branches  de  la  maison  de 
Toulouse,  pp.  38,  39,  40,  41. 

—  (sénéchal  de),  p.  872. 

RoiiriAC,  château,   p.    604   (Tarn),  commune  de 
Maussans. 

ROUQUETTE    (Etienne),    prêtre  de  Toulouse, 
p.  695. 

ROUSSELIN,  seigneur  de  Liinel,  p.  228. 
RoussinoN,  pays,  p.  476. 

ROUSSILLON  (Claude  de),  veuve  d'Armand  de  Po- 
lignac,  p.  Û69. 

ROYÈRE  (N.  de),  abbesse  de  Vielmur,  p.  601. 
ROZELIN,  seigneur  de  Lunel,  p.  629. 
Rozi.vHAc  (Saint-Maetin  de),  église  près  de  Muret, 
pp.  709,  710. 

RUDERIC,  prêtre,  p.  328. 

Ruessium,  pp.  397,  899;  ancien  nom  Je  Saint-Pau- 
lien,  cité  épiscopalc  du  Vclai. 

RUFIN  ou  ROUX  DE  BRINHAC,  abbé  de  Saint- 
Polycarpe,  p.  5ÔJ. 

RUSTIQUE,  évêque  de  Narbonne,  p.  244. 
RUSTIQUE,  évêque  de  Viviers,  p.  412. 
RUTHIE  (Bernard  de),  grand-aumônier  de  France, 
p.  443. 

RutilAms,   château    aux    environs   de    l'abb.iye    de 
Lézai,  p.  2  r4. 

RUZENE,  femme  de  Bérengerde  Cajtelnou,  p.  479. 


SAiiARTiiÉs,  vallée  située  vers   les   frontières   d'Es- 
pagne, p.  120. 

SABIN,  évêque  d'Albi,  p.  383. 
SABOREL,  abbé  de  La  Grasse,  p.  478. 
SABRAN    (Elzéar    de),    auteur    de   la    branche   des 
comtes  d'Arian,  pp.  228,  865. 

—  (Rostaing  de),  pp.  228,  3oo. 
Sahobke,  dans  le  Gonflent,  pp.  475,  592. 
Saint-Affbic  ou  ArFBiQtE,   prieuré   &  paroisse  à 

Albi,  pp.  583,  663. 

Saint-Affriqce,  p.  568  {Aveyron). 
Saint-Aicnan,  prieuré  de  l'ordre   de   Fontevrault, 

p.  628  {Tarn-&-Garonne),  arr.  de  Casteharrasin. 
SAINTE-ALBINE  (cardinal  de),  p.  35o. 
Saint-Amans  de  Rodez,  collégiale,  pp.  876,  881. 
SAINT-AMANS,  chef  des  religionnaires,  p.  421. 

—  (Arnaud  de),  p.  711. 

—  (Assalit  de),  p.  635. 

—  (Bombel  de),  p.  635. 

Saint-Aimant,  église  dans  le  comté  d'Albi,  p.  465; 
Saint-Amans-Faltoret  {Tarn),  arr.  de  Castres.  Voir 
Valtohet. 

Svint-Amant,  terre,  p.  5o5. 

Saint-André  d'Agde,  abbaye,  pp.  3c6,  714. 

Saint- A.NDRK-sun-LE-RiiONE  ou  li;s-Avig.non,  ab- 
baye, pp.  62,  66,  69,  227,  278,  409. 

Saint-André,  château  près  de  Limoux,  p.  467 
(Aude),  commune  de  Festes-S-Saint-André. 

Saint-André,  lieu  ,  p.  375  {Haute-Garonne),  arr. 
de  Saint-Gaudcns. 

SAINT-ANDRÉ  (Pierre  de),  jiige-mage  de  Carcas- 
sonne,  p.  336. 

SAINT-ANGE  (cardinal-légat  de),  p.  608.  Foir 
ROMAIN. 

Sainte-Anne  des  Arcs,  prieuré,  p.  374. 
Saint-Antonin  (archidiaconé  de),  p.  874. 

—  (Carmes  de),  p.  887. 
SAINT-ANTONIN  (vicomte  de),  pp.  655,  673. 

—  (Raimond-Arnaud  de),  p.  607. 

Saint-Afiibodise,  abbaye  à  Béziers,  pp.  262,  420, 
43 1,  496,  585. 

—  droits  de  l'évêque  sur  cette  abbaye,  pp.  725, 
726. 

—  (abbé  de),  p.  857. 
Saint-Asciscle,  église,  p.  247. 
Saint-Aldard,  abbaye,  p.   249,    353.  Voir  Saint- 

TiiÉODARU  &  Montauran. 

Saint-Barthèlemy,  église  près  de  Montpellier, 
p.   164. 

Saint-Bartiiélemy,  église  en  deçà  du  Rhône,  dans 
le  haut  'Vivarais,  p.  84  [Ardèche),  arr.  de  Tour- 
non. 

Saint-Bausile,  abbaye,  pp.  276,  835,  836. 
Saim-Bausile,  église  près  d'Uzès,  p    298. 


io3o 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


Saint-Béat  (abbaye,  puis  prieuré  de),  pp.  488, 
768  &  suiv.  (^Haute-Garonne'),  arr.  de  Saint-Gau- 
Jcns. 

—  (dîmes  de),  p.  771 

.^  consécration  de  r.niitel  de  Saint-Estèvc  à  saint 
Bé.it,  p.  769. 

—  (liste  des  prieurs  de),  de  1  140  à  1249,  pp.  77'> 
77^- 

SAINT-BÉAT  (Auriol  de),  pp.  771,  771. 

—  (Garmond  de;,  pp.  769,  770. 

—  (Oton  de),  p.  770. 

—  (Pierre  de),   pp.  770,  771. 

S,Vr.\T-BERTRAND     DE     CoMMINGES,     pp.     37  I  ,     .^77, 

443  (Haute-Garonne),  arr,  de  Saint-Gaudcns. 

—  description  de  son  église,  p.  371. 

—  (hôpital  Saint-Jcden  à),  p.  775. 
Saint-BrèS,  église,  pp.   164,  3|2  (Hérault),  arr.  de 

Montpellier. 
SAINT-BONNET  (N.  de),  p.  556. 
Saist-Chaffbe  ou  le  Mon  asti  eu,  monastère,  pp.  49, 

400,  410,  570. 

—  rétabli  par  Gotescalc,  évêque  du  Puy,  p.  84. 

Saixt-Chinian,  abbaye,  pp.  3i4,  3i5,  528,  759, 
863. 

—  unie  à  celle  de  Saint-Pons,  p.  249. 

—  (abbés  de),  p.  529. 

Saint-Christophe,  église  de  Lésignan,  p.  247. 
SAi.\T-Cir.,  église,  p.  567. 
Saixte-Colombe,    église   du   diocèse  de  Toulouse, 

p.   352. 
Saixte-Colomde,    château    dans    le    pays    d'Uzès, 

p.   229. 
SAINTE-COLOMBE  (Pierre  de),  p.  554. 
SAiNT-CïrRiEN,  église    près    de    Conques,    p.    472 

(Aveyron),  arr.  de  Rode^. 
Saint-Cyrice  (hôpital  de),  p.  883. 
Saint-Denis,  église  dans  l'Agenais,  p.  867. 
SAINT-DIDIER  (Guigues  de),  p.  405. 
Saint-Donat,    lieu    dans    le    comté    de    Sisteron, 

p.  69  (Basses-Alpes),  commune  de  Sisteron. 

Sainte-Encrate,  église,  p.  454. 

Saixte-Enimie,  monastère,  pp.  i33,  392,  570 
(Lozère),  arr.  de  Florac. 

Saint-Esprit  de  Béziers,  abbaye,  pp.  267,  733. 

Saint-Esprit,  hôpital  de  Montpellier,  pp.  3i5, 
83o. 

Saixt-Estkve  ou  Saint-Etienne-sur-Têt,  monas- 
tère, pp.  340,  546,  791. 

.—   (liste  des  prieurs  de),  p.  792. 

Saint-EstiIve-hors-les-Mlrs,  église  collégiale  à 
Narbonne,  p.  680. 

Saint- Etienne  d'Uzès,  abbaye,  p.  866. 

Saixt-Etienne    de    Llgdabés,    p.    640   (Ardèche), 

arr,  de  Largentière. 
Sainte-Eucénie,    abbaye    dans     le     Nnrbonnais, 

p.   2  3o. 
Sainte-Eulalie,  église  dans  le  diocèse  de  Carcas- 

sonne,   p.  406  (Aude),  arr.  de  Carcassonne. 
Saintc-Exlpérie,  église,  p.  Ô96. 
Baixt-Faustin,  couyent,  p.  836. 


Saint-Félix,  ville  du  diocèse  d'Elne,  p.  342;  Saint- 

t'éliu  (Pyrénées-Orientales^,  arr.  de  Perpignan. 
SAINT-KÉLIX  (Claude  de),  p.  590. 

—  (Raimond  de),  p.  562. 
Saint-Ferrèol,  abbaye  d'Uzès,  p.  866, 

Saint  Filet  (le),  relique  conservée  à  Rodez,  p.  878. 

Saint-Firmin  d'Uzès,  abbaye,  p.  866. 

Saint-Florent,  prieuré  dans  la  ville  du  Pont- 
Saint-Esprit,  p.  25o. 

Saint-Flour,  p.  392. 

Sainte-Foi,  prieuré  en  Agenais,  p.  468. 

Saint-Frajoll,  abbaye,  p.  768  (Haute-Garonne), 
arr,  de  Saint-Gaudens. 

—  château,  p.  374. 

Saint-Fricholx   (monastère   de),    p.   759    (Aude), 

arr.  de  Carcassonne, 
Saint-Galdens,  pp.  370,  374,  375  (Haute-Garonne). 

—  (chapitre  de),  p.  776. 

—  (couvents  de),  p.  776. 

—  (Jacobins  de),  p.  ij5. 

—  (séminaire  de),  p.  378,  768. 

Sai«t-Gaudri  ,  village,  p.  458  j  Saint-GaaJerie 
(Aude),  arr.  de  Castelnaudary. 

Saint-Geniés,  abbaye,  dans  le  diocèse  de  Béziers, 
p.   733. 

Saint-Geniés,  monastère  au  diocèse  de  Mague- 
lonne,  pp.  181,  276,  507,  826,  836. 

Saint-Geniés,  église  collégiale  près  de  Clermont, 
p.  407. 

Saixt-Geniés,  église  dans  le  Lodévois,  p.  814. 

Saint-Genis  des  Fontaines,  8c  non  Saint-Geniés, 
abbaye,  pp.  535,  791. 

Saint-Georces,  église  du  diocèse  de  Rodez,  p.  288 
(Aveyron),  arr.  de  Millau. 

Saint-Georges,  p.  164  (Hérault),  arr.  de  Mont- 
pellier. 

Saint-Georges,  cure,  p.  386;  Saint-Georges  la  Bas- 
tide (Tarn),   arr.   d^Alhi. 

Saint-Georges,  église  dans  la  Cité-Vieille,  en  Vê- 
lai, p.  49. 

Saint-Georges,  village  dans  le  Nnrbonnais, 
pp.  247,  Soi. 

Saint-Georges,  église  du  Comminges,  p.  768. 

Saint-Germain  de  la  Pbade,  village,  p.  404. 

Saint-Germain,  paroisse,  p.  696. 

Saint-Germier  de  Muret,  pp.  488,  708.  Voir 
Muret. 

Saint-Gervais,  abbaye  au  diocèse  d'Arles,  p.  517. 

Saint-Gervais,  prieuré,  pp.  576,  577,  578  (Hé- 
rault), arr.  de  Béliers, 

Saint-Gilles,  lieu,  pp.  216,  253. 

—  (comté  de),  pp.  78,  74,  75,  20ï,  208,  Ï09. 

—  (abbay»  de),  pp.  46,  283,  447,  5o8,  014,  63o, 
866. 

—  (Chevaliers  du  Temple  de),  p.  517. 

—  (Hospitaliers  de),  p.  25o. 

—  (conciles  de),  en  1042,  pp.  288,  884;  en  i  1  i5, 
p.  5505  en  1210,  p.  354. 

Saint-GironSj  un  couvent  de  Frères  Prêcheurs  y 
est  fondé  en   iSop,  p.  38o. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


io3l 


Saint-Girons  (vicomtes  de),  p.  470. 
Saint-Glillem  du  Dïsert,  abbnye,  pp.   107,  i33, 
283,  444,  538,  539.  Voir  Gei.lone. 

—  (abbés  de),  p.  539. 
SAINTE-HERfllINE   (N.   de),  abbé   de    la   Ca pelle, 

p.  646. 
Saint-Hilaihe  du  Lauquet  (abbaye  de),  pp.  iii, 
1:3,  328,  427,  446,  546,  756,  855,  856. 

—  possessions  de  cette  abbaye  en  Roussillon, 
p.   793. 

Saist-Ibars,  église  érigée  en  ccllégiale,  FoirSAiNT- 

YlJARS. 

Saint-Jacqces  ue  Béziebs,  abbaye,  pp.   246,  451, 

584,  726. 
Saint-Jean  in  Extorio  seu  Exeijuarense,  monastère, 

p.  465;  ancien  nom  du  monastère  de  Caunes, 

Saint-Jean,  église  donnée  à  Aniane,  p.  448. 
Saint-Jean    et    Saint-André    de    Bléges,    église, 

pp.   164,   3i2;    Saint-Jean   Je  Buéges  (^Hérault), 

arr.   Je  Montpellier.  Voir  BuÉGES. 

Saint-Jean  de  Ciiepï,  église,  p.  674  [Isère),  com- 
mune de  Tullins. 

Saint-Jean  de  Jérusalem,  hôpital  près  dii  Rhône, 
p.  414. 

Saint-Jkan  de  Verges  (concile  de),  pp.  332,  6i3, 
849  (Ari^ge),  arr,  de  Foix, 

Saint-Julien,  abbayt  d'Uzès,  p.  86â. 

Saint-Julien,  église,  p.  476. 

SAINT-JUST  (Bernard  de),  p.  266. 

SAINT-JUST  (Bertrand),  évêque  d'Agde,   p.  266. 

Sainte-Justine  et  Sainte-Ruffine,  église  dans  la 
vallée  de  Prades,  pp.  342,  343. 

Saint-Laurent   de   Cabreresse;    histoire   de   cette 

abbaye,  pp.  479,  481,  686. 
Saint-Laubent-hors-les-Murs,    couvent  près  de 

N.irbonne,  p.  686. 
Saint-Laurent   in   OUhegio,  monastère,   pp.   465, 

528. 
Saint-Laueent,  monastère  de  religieuses  de  Fonte- 

vrault,  pp.  374,  377,  768,  776  (Hcute-Garonne), 

arr.  de  Saint-Gaudens. 
Saint-Laurent,    lie»    situé   à    une   demi-lieue  de 

Psalmodi,     p.     5o8  ;    Saint  -  Laurent    d'Aigou^e 

^Gard),   arr.    de   Nimes. 
Saint-Laurent,  château,  p.  129;  Saint-Laurent  de 

Carnols  [Gard),  arr.  d'Usés. 
Saint-Laorent-souS-Coibon,  prieuré,  p.  474  (Ar- 

dèche),  arr.  de  Privas. 
Saint-Laurent,  nlleu,  p.  341. 
Saint-Laurent,  église,  p.  413. 
Saint-Léon,  monastère,  p.  828. 
Saint-Leucade  [corr.   Léocadie),   égliie  de   Lézi- 

gnan,  p.  247. 
Saint-Lizieb,   église,    pp.    378,   38o    (Aricgc),   arr. 

de  Saint-Girons. 
—  (CapucinSj  s'établissent  à),  p.  382. 
Sainte-Livrade,  prieuré  en  Agenais,  pp.  264,  597. 
Sainte-Lucie,  presqu'île  en  Minervois,  p.  686. 
Sainte-Madeleine  de  la  Vallée,  monastère  d'au- 

gustines  près  du  Puy,  p.  410. 


Saint-Marcel,    p.    416;    Saint-Marcel  d'Ardiche 
(Ardèche),  arr.  de  Privas. 

—  (seigneur  de),  p.  416. 

Saint-Marcel,  ville,  p.  3oo;  Saint-Marcel  de  Ca- 
reiret  [Gard),  arr.  d'Usés. 

Saint-Marcfl,  prieuré,  p.  566  [Aveyron),  commune 

de  Conques  (?). 
Saint-Marcel,  église  du  Querci,  p.  385. 
SAINT-MARCEL  ou  MONTMAUREL  (Guillaume 

de),  p.  220. 

—  (Bernard  de),  p.  416. 

—  (Géraud  de),  p.  490. 

Sainte-Marie,  église  dans  le  Toulousain,  p.  587. 
Sainte-Martiane,  paroisse,  p.  386. 
Saint-Martin,  abbaye,  pp.  246,  424.  FoiV  Mo.t- 

TAUBAN,     SaINT-AuDARD    &    Sai  NT-TllKODAI;  D. 

Saint-Martin,  monastère  en  Roussillon,  p.  688. 
Saint-Martin,  église,  près  de  Manosque,  dans  le 
comté  de  Sisteron,  p.  68. 

Saint-Martin,  église  donnée  à  Aniane,  p.  448. 
Saint-Martin,  église,  p.  453, 

Saint-Martin  de  Cauchénl,  monostère  du  Nar- 
bonnais,  p.  686. 

Saint-Martin  de  l'Esquif,  église,  p.  32i. 
Saint-Martin      de      Fenouillèdes,     monastère, 

pp.  352,  556. 
Saint-Martin  de  Lez,   monastère,  pp.   263,  478, 

722,  723. 

—  noms  de  quelques-uns  de  ses  prieurs,  p.  723. 

Saint-Martin  le  Vieil,  pp.  63 1,  632  [Aude),  arr. 

de  Carcassonne. 
Saint-Martin   le  Vieux,  monastère,  p.   Spi.  l'oir 

Canigou. 
Saint-Martin    de  Villecourtes,    p.    595   [Tarn), 

commune  de  Gaillac, 

SAINT-MARTIN  (Bertrand  de),  p.  470. 

—  (Ermengaud  de),  p.  481. 

Saint- Mathieu,  près  de  Montferrand,  p.  325; 
Saint-Mathieu  de  Tréviers  [Hérault)  ,  ar/.  de 
Montpellier. 

Saint-Maur  (Bénédictins  réformés  de  la  congré- 
gation de),  pp.  302,  452,  587. 

Saint-Maurice,  lieu,  p.  290  [Hérault),  arr.  de 
Lodève. 

SAINT-MAURICE  (Gérard  ou  Guiraud  de),  p.  565. 

—  (Raimond  de),  p.  541. 

Saint-Maurin,  abbaye  du  diocèse  d'Agde,  pp.  367, 

369. 
Saint-Maximin,   en    Provence,  p.   73   [Gard),  arr. 

dViis. 

SAINT-MÉDARD  (Eudes  de),  p.  490. 

—  (Jourdain  de),  p.  490. 
Saint-Michel,  pp.   164,  3i2. 

Saint-Michel  de  Grammont,  prieuré  à  une  lieue 

de  Lodève,  p.  2po. 
Saint-Michel    de    l'Aiguille    ou    nu    Séguukt, 

p.   404. 

Saint-Nazaire,  terre,  p.  33o. 

Saint-Orens  d'Auch,  abbaye,  pp.  367,  369. 


loSi 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


Saint-Oeens,  inonnstère  &  hôpital,  pp.  353,  600; 

Saint-Orens  de  Gameville  (^Haute-Garonne)^  arr, 

de  Toulouse, 
Saint-Papoul,  ville  du  Laiiragais,  p.   444  (j<urfe), 

arr,  de  CasteînauJary, 

—  abbayede  l'ordre  de  Saint-Benoît,  pp.  444,  85i, 

—  (évêché  de);  son  érection,  pp.  35?,  852. 

—  (chapitre  cathédral  de);  sa  sécularisation, 
pp.  852,  853. 

—  (collège  de),  p.  860. 

—  (évêque  de),  pp.  609,  689. 

SAINT-PATRE  (N.  de),  abbé  de  Bonnefoiit,  p.  f.34. 
Saixt-Pall  de  Fenouillkues,  collégiale,  pp.  422, 

721,  722. 

—  formation  de  cechapitre  par  Jean  XXII,  p.  722. 
Saint-Paul    de    Narbonne,    abbaye   &   collégiale, 

pp.   5i,  443,  5oo,  681. 

—  église  de  l'abbaye,  p.  5oo. 

—  pose  de  la  première  pierre  de  la  nouvelle  église 
en  1229,  p.  5o2. 

—  (abbés  de),  p.  5oi. 

—  (aumônerie  de),  p.  682. 
Saint-Paul,  bourg  de  Narbonne,  p.  5oi. 
Sm\t-Paul  niî  Cadajoi ;x,  église  collégiale,  p.  4.38; 

Saint-Paul-Cap-de-Joux  (Tarn),  arr.  de  Lavaur, 
Saint-Pavl-Trois-Citatealx  (concile  de),  en  878, 
p.   246. 

Saint-Paul,  près  Beaucaire,  p.  836. 
Sai.nt-Paulet,  cure,  p.  5io  (Aude),  arr.  de  Castel- 
naudary. 

Saint-Paulien,  pp.  397,  400  (Haute-Loire),  arr. 
du  Puy. 

Saint-Pieuhe   et  Saint-Paul,  église  in  vallc  Alba- 

niana,  p.  453. 
Saint-Pierre  de  la  Court,   monastère,   pp.    126, 

364,  490,  5S7.  Voir  Mas-Garnier. 
Saint-Pierre  de  Fenouillédes,  abbaye,  p.  722. 
Saint-Pierre  de  Gallicans,  monastère  près  de  Gi- 

rone,  p.  479. 

Saint-Pierre  de  Razés,  prieuré,  p.  376;  Saint- 
Pierre  de  Rcd'es  (Hérault),  commune  du  Poujol. 

Saint-Pierre  de  Sylva  agra,  prieuré,  p.  494. 
Saint-Pierre  de  la  Tour,  abbaye,  pp.   32i,  404, 
4c5. 

Saint-Pierre  le  Vif,  monastère  à  Sens,  p.  47. 
Saint-Polycarpe,  abbaye,  pp.  122,  422,  423,  549. 
Saint-Pons  de  Thomiéres,  ville,  pp.  20,  105,418. 

—  abbaye,  puis  évéché,  pp.  25,  219,  247,  257, 
260,  270,  3i4,  329,  335,  38i,  385,  418,  438, 
465,  53o,  543,  723. 

—  (monastère  de),  détruit  par  les  religionnaires, 
p.   421. 

—  (église  de),  p.  418. 

^  (chapitre  cathédral  de);  histoire  de  sa  sécula- 
risation, p.  861 . 

—  catalogue  de  sa  bibliothèque  &  remarques  sur 
ce  catalogue,  pp.  861,  862. 

—  (abbés  de),  p.  418. 

—  (religieuses  de  Sainte-Madeleine  à),  couvent 
détruit  par  les  religionnaires,  p.  421, 


Saint-Pons,  p.  540;  Saint-Pons  de  Mauchiens 
(Hérault),  arr.  de  Béliers, 

Saint-Pons,  église  du  Vêlai,  p.  413. 
Saint-Pons,  église  dans  le  comté  de  Fréjus,  p.  65. 
SAINT-PORCAIRE  (Arnaud-Raimond  de),  p.  627. 
Saint-Privat  de  Gers  ou  du  Gard,  abbaye,  p.  866. 
Saint-Privat,  église,  p.  5^7. 
Sainte-Peomase,  église,  p.  70. 

Saintes-Plelles,  prieuré,  pp.  352,  556;  le  Mas- 
Saintes-Puelles  (Aude),  arr.  de  Castelnaudary. 

Saint-Rami:ert,  prieuré  dans  le  Lyonnais,  p.  409. 
Saint-Raphael,  prieuré,  p.  576. 
Saiit-Remi,  comnranderie  des  hospitaliers,  p.  237. 
Sïinte-Reurade  (Reparata),  église,  p.  539. 
Saint-Romain  de  Aculeia,  monastère,  p.  836. 
SAINT-ROMAIN  (Jarenton  de),  p.  405. 
Saint-Ruf  d'Avignon,  abbaye,  pp.  278,  314. 

—  (abbé  de),  pp.  732,  820. 
Saint-Salvi   d'Alri,  abbaye,  pp.  276,  58i. 
.—  (chanoines  de),  p.  659. 
Saint-Sabdos,  prieuré,  p.  589. 

—  (prieur  de),  p.  607. 
Saint-Satub,  monastère,  p.  401. 
Saint-Satubnin,  abbaye  à   Toulouse.   Voir  Saint- 

Sermn. 

Saint-Satubnin,  église  dans  le  comté  de  Toulouse, 
p.  478. 

Saint-Saturnin,  église  en  Querci,  voisine  de  l'ab- 
baye de  Beaulieu,   p.  39. 

Saint-Saturnin,  lieu  appelé  plus  tard  Pont-Saint- 
Esprit,  pp.  76,  128.  ^'oir  Pont-Saint-Esprit. 

Saint-Saturnin  du  Fort  ou  le  Pont-Saint-Esprit, 
prieuré     de     l'ordre    de    Cluny;    son    histoire, 

pp.  574,  867. 

—  (liste  des  prieurs  de),  p.  868. 

Saint-Sauveur   de  Lodêve,  abbaye,  pp.  297,  325, 

363,  802. 
Saint-Sauveur  de  Narbonne,  p.  688. 
Saint-Sauveur,  prieuré  près  de  Béziers,  p.  376. 
Saint-Savin,  abbaye,  p.   116. 
Saint-SeriéS,  église,   pp.    164,   3|2  (Hérault),  arr. 

de  Montpellier. 

Saint-Sernin  de  Toulouse,  abbaye,  pp.  2i5,  249, 
33o,  349,  362,  436,  522,  585. 

—  (église  de),  p.  352;  sa  consécration,  p.  385;  sa 
chapelle  extérieure  sert  de  tombeau  aux  comtes 
de  Toulouse,  p.  68. 

—  (abbés  de),  p.  525. 

—  (abbé  de),  p.  7o5. 

—  (prévôts  de),  p.  524. 

—  (nécrologe  de),  p.  523. 
Saint-Sernin,  au  diocèse  de  Nimes,  p.  542. 
Saint-Sever  d'Agde,  abbaye,  pp.  3i  1,  713,  715. 
Sainte-Sigolêne    de   la   Grave   ou    le   Troular; 

histoire  de  cette  abbaye,  p.  663. 
SAINT-SIMPUCE  (Géraud  de),  p.  621. 
Saint-Silpice  d'Uzés,  abbaye,  p.  866. 
Saint-Sïjiphokien,  église  &  château  dans  le  Razès, 

pp.  293,  479. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


io33 


Saint-Théod»bd,  abbnye,  pp.  216,  420.  Foi'r  Mox- 

TAtBAN    Se    SaiXT-MasTIN. 

S»iNT-TimiÉBY,  ville  (Hérault),  arr.  de  Béliers; 
l'abbé  en  a   la   juridiction,  p.  55â. 

—  (abbaye  de),  pp.  460,  556,  579,  848. 

—  (maladrerie  de),  p.  717. 

—  (conciles  de),  en  907,  pp.  98,  262,  276,  3o5; 
en  911,  p.  329;  en  io5o,  pp.  288,  3o6,  329} 
en  1120,  p.  249;  en   1389,  pp.  423,  559. 

Saint-Victor  de  Marseille,  abbaye,  pp.  64,  65, 
72,  249,  341,  362,  405,  433,  663,  680,  7i5, 
719,  721,  802,  804,  817,  876,   881,  883. 

—  (abbé  de),  pp.  762,  821. 

Saint-Vincent,  église  dans  le  Biterrois,  p.  268. 
Saint-Vincent,  ville  près  de  Valence,  p.  480. 
Saint-Vosy,  abbaye  au  Puy,  p.  404. 
Saint-Yiiabs,    Ibabs,    nlleu,   p.    iioj  Saint-Yiars 

(Ariége),  arr.  de  Pamiers. 

—  (collégiale  de),  pp.  442,  83 1. 

Saissac,  château  dans  le  diocèse  de  Carcassonne, 
p.   99  [Aude),  arr.   de  Carcassonne. 

—  (montagnes  de),  p.  857. 

SAISSAC  (Bertrand  de),  pp.  422,  63  I,  724,  854. 

—  (Isarn-Jourdain  de),  p.  63 1. 

—  (Jourdain  de),  p.  616. 
Saissi-lés-Bois,    abbaye    du    diocèse   d'Auxerre, 

pp.  246,  835. 
Saix  (chartreuse  de),  près  de  Castres,  p.  697  (Tarn), 

arr.  de  Castres. 
SAIX  (Ralmond  de),  bourgeois  de  Castres,  p.  762. 
S,\LACiAN,  village  de  la  vicomte  de  Béziers,  p.  io3. 
SALADIN,  Soudan  d'Egypte,  p.  237. 
Salaison  (Saint  Sépulcre  de),  église,  pp.  164,  3i2 

(Hérault),  commune  de  Castelnau-le-Le^. 

Salars,  village,  p.  882;  Pont-du-Salars  [Avcyron), 
arr,  de  Rode^. 

Salenqi'ES,  autre  nom  de  l'Abondance-Dieu, 
pp.  35o,  644,  646.  Voir  Aiiondance-Dieu. 

Salies  (pères  de  la  Merci  de),  p.  776  (Haute-Ga- 
ronne), arr.  de  Satnt-Gaudens. 

SALLA  ou  SANLA,  archidiacre,  puis  évêc[ue  d'Ur- 
gel,  p.  906. 

Sallkle,  prieuré,  pp.  33 1,  343. 

Salles-Comtalx,  château,  p.  872  (Aveyron),  arr, 
de  Rode^, 

SALOMON  I,  évcque  d'Agde,  p.  3o5. 

SALOMON  II,  évéque  d'Agde,  p.  3o6. 

SALOMON,  évéque  d'F.lne,  p.  340. 

SALOMON,  évéque  de  Toulouse,  p.  352. 

SALOMON,  abbé  de  Castres,  p.  433. 

SALOMON  DES  MOUTIERS,  prieur  de  Murasson, 
nbbé  de  Caunes,  p.  468. 

SALOMON,  abbé  de  Jocou,  p.  721. 

SALOMON  DU  COLOMBIER,  abbé  de  Saint-Thi- 
béry,  p.  559. 

SALOMON,  prieur  de  Formignera,  p.  247. 

SALOMON,  seigneur  de  Faugères,  p.  577. 

SALOMON  DE  FELGAIKE  (corr.  FAUGÈRES),  sei- 
gneur de  Lunas,  p.  290. 


Salses,  pp.  480,  632;  Salces  (Pyrénées-Orientales), 

arr.   de  Perpignan. 
SALSES  (Arnaud-Guillaume  de),  p.  342. 
SALUSTER,  p.  567. 

SALVAN  D'AUTERIVE,  abbé  de  Fontcaude,  p.  864. 
Salvanez,  monastère  du   Rouergue,  pp.  264,  289, 

558,  566,   577,  601. 
SALVANHAC  (Jourdain  de),  p.  583. 

—  (Pierre  de),  p.  583. 
SALVATOR,  abbé  d'Aniane,  p.  448. 
SALVATOR  DE  COPONS,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
Salvetat  (prieuré  de  Saist-Pierbe  de  la),  pp.  762 

81  suiv. 
Salvetat,  église,  p.  582  (Tarn),  commune  de  Mo- 
nestier-sur~Cérou. 

—  (maladrerie  de  la),  p.  665. 

—  (bois  de  la),  p.  766. 

S.   SALVI  ou   SAULVE,  évéque  d'AIbi,  p.  383. 
SALVIA,  religieuse  noble,  p.  769. 
SAMPSON  (Pierre  de),  p.  278. 
SAMUEL,  évéque  de  Toulouse,  p.  35i. 
SAMUEL,    juif   de    Narbonne,    fils   d'Abraham, 

p.   5oi. 
SANCHE,  évéque  de  Conserans,  p.  38o. 
SANCHE,  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 
SANCHE  I,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
SANCHE  II,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 
SANCHE   DE    LAGOUSSAN ,    abbé    de    Feuillans, 

p.   637. 
SANCHE  MORLANE,  abbé  de  Foix,  p.  849. 
SANCHE  I,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
SANCHE  II,  abbé  de  Fontcaude,  p.  863. 
SANCHE,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 
SANCHE,  abbé  de  Saint-Martin  de  Lez,  p.  723. 
SANCHE  DE  AISSALA  ou  DE  NARANO,  abbé   de 

Saiiit-Sernin,  p.  526. 

SANCHE  MORLANE,  archidiacre  de  Carcassonne, 

PP-  74'^.  749- 
SANCHE  AXILAN,  chanoine  &  aumônier  de  Saint- 

Nazaire,  p.  334. 
SANCHE  ANIER  (alias  AMELIUS),  prieur  de  Saint- 
Antoine  de  Toulouse  &  de  Peyrissas,  pp.  490, 

692,  775. 
SANCHE  RAMIRE,    roi    d'Aragon,   premier  m»ri 

de  Philippe  de  Toulouse,  pp.  3i,  193. 
SANCHE,  roi  de  Majorque,  p.  3  18. 
SANCHE  VIII,   roi   de   Navarre,  premier  mari   de 

Constance,  p.  3i . 
SANCHE,  comte  &  marquis  de  Provence,  p.  883. 
SANCHE  ou  SANCIE  D'ARAGON,  première  femme 

de  Raimond  Vll,  pp.  3i,  582. 
SANCIUS,  abbé  de  Castres,  p.  433. 
SANCTIMONDE    DE  GAUDIN,  abbesse   de  Valnè- 

gre,  p.  852. 
Sangon   (Saint-Andi'é  de),  église,  p.  288. 
SAPTE  DE  PALLESTR1S,  abbé  de  Saint-Genis  des 

Fontaines,  p.  535. 
Saracosse  (Notre-Dame  de),   p.  564. 
—  (concile  de),  en  592,  p.  902. 


io34 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS   ET  DES   MATIÈRES, 


Saramon,  prieuré,  p.  3ai. 
Saklat,  p.  628. 

—  évêché,  p.  ^10. 

Sarrateix,  dans  le  diocèse  d'Urgel,  p.  901. 
Saiibian,  lieu  dans  le  comté  Venaissin,  p.  6/{. 
S.  SATURNIN  ou  S.  SERNIN,  évéqiie  de  Toulouse, 
p.  35o;  ses  reliques,  pp.  334,  355. 

SATURNIN    DE    NARBONNE,    abbé    de    Caunes, 

p.   470. 
Saixt  (pays  de),  p.  721. 

—  (forêts  du  pays  de),  p.  747. 

SAULX  (Philippe  de),  sénéchal  de  Beaucaire  &  de 

Nimes,  p.  5i8. 
Sahrat  (habitants  de),   p.  849  (Ariége),  arronj.  Je 

Foix. 
SAURE,  vicomtesse  de  Béziers,  pp.   io5,  622. 
Satt.et,  pp.   164,  3 12,  3  10  (^Hérauît^y  commune  de 

Montpellier. 

—  (prieuré  de),  p.  829. 

Saiteyrargues,  pp.  164,  3i2  [Hérault),  arr.  de 
Montpellier. 

Sauve  (Saint-Pierre  de),  prieuré,  puis  abbaye  au 
diocèse  de  Nimes,  pp.  io5,  276,  448,  449,  486, 
540,   541,  542,  719. 

SAUVE  (Almerade  de),  fils  de  Garsinde,  p.  640. 

—  (Bermond  de),    p.  540. 

—  (Eléazar  de),  p.  3oo. 

—  (Pierre-Bermond  de),  second  mari  de  Cons- 
tance, fille  de  Raimond  VI,  comte  de  Toulouse, 
p.  3i. 

SAUVEUR -GUILLAUME,    abbé    de    Saint-Gilles, 

p.  520. 

SAUVEUR  BALAGUER,  prieur  de  Cuxa,  p.  596. 
Salviac   (Saint-Vincent  de),  pp.    164,   3i2   (Hé- 
rault), commune  de  Claret. 

Sauxillanges,  p.  216. 

Salïat,  lieu,   proche  de  Toulouse,  p.  691. 

Sauzens,   p.  854;   Caux  &  Snu^cm  (Aude),  arr.  de 

Carcassonne. 
Smzet,  lieu,  p.  3i5;  corrige^  Saldet. 
Sal/.et   (religieuses   de    Notre-Dame    de),   p.    870 

[Gard),  arr,  d'Usés. 

SAVARI,  abbé  de  Saint-Paul  de  Narbonne,  p,  5oi. 
SivERDUN,  dans  le  comté  de  Foix,  p.  436  (Ariége), 
arr.  de  P  ami  ers. 

SAVILA  ou   SANILA,  abbé  de  Sorède,  p.  5(j2. 
S.  SAVINIEN,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  570. 
Savoie,  comté,  p.  72. 

SAXE  I  DE  MONTESQUIOU,  abbé  de  Montolieu, 
p.   460. 

SAXE  H  DE  MONTESQUIOU,  abbé  de  Montolieu, 
p.   460, 

Saynes,  alleu,  p.  695. 

SCIPION  LANCELIN  DE  LA  ROUVIÈRE,  abbé  de 
Cruas,  p,  576. 

SCIPION  DE  ROQUEFEUIL,  abbé  de  Saint-Guil- 
lem,  p.  544. 

SCLUA  ou  SELVA,  usurpateur  de  l'évéché  d'Urgel, 
pp.  904,  905. 


SCOT     DE     LINIÈRES,    évêque     de    Comminges, 

p.  375. 
S.   SCUTAIRE,  évéque  du  Vêlai,  p.  399. 
SEBASTIAN  DE  VICTORIA  EMPARAN  Y  LOYOLA, 

évéque   d'Urgel,  pp.  900,  911. 
SÉBASTIEN,  évéque  de  Viviers,  p.  414. 
SÉBASTIEN    DE    BONNE,    abbé    de    Montolieu, 

p.   461. 
SEDAT,  évéque  de  Béziers,  p.  261. 
SEDAT  ou  SEDATUS,  évéque  de  Nimej,  p.  274, 
StDENON  (prieuré  de),  p.  836. 
SEGARIUS,    SECHARIUS  ou  SIGER,  abbé  de  La 

Grasse,  pp.  329,  478. 
SÉGUIER,  évéque  de  Meaux,  p.  3153. 
SÉGUIN  D'AUTHON,  évéque  de  Nimes  &  abbé  de 

Saint-Thibéry,  pp.  280,  559. 

SÉ;GUIN  de  ROSET,  abbé  de  Belleperche,  p.  628. 

SÉGUIN,  abbé  de  Cendras,  p.  719. 

SEGUIN,  abbé  de  la  Chaise-Dieu,  pp.  177,  3oo, 
835. 

SÉGUIN,  abbé  de  Lézat,  pp.  489,  586,  587,  769. 

SÉGUIN,  p.  472. 

SfcGUR,  château,  p.  403. 

Ségdret,  abbaye,  p.  405. 

SfcGURET,  chapelle  construite  sur  le  pic  de  l'Ai- 
guille, dans  le  Vêlai,  p.  401. 

SEIGNELAI  DE  COLBERT  (N.  de),  évéque  de  Ro- 
dez, p.  876. 

SEIRGAN  D'ERCE  (N.  de),  abbessede  l'Abondance- 
Dieu,  p.  645. 

SELVA,  évéque  de  Narbonne,  p.  244. 
SELVA,  premier  abbé  du   Canigou,  pp.  463,  594, 
778. 

SELVA,  clerc  espagnol,  p.  246. 

SELVA,  faux  évéque  d'Urgel.  Voir  SCLUA. 

Sni-VE  (la),  lieu,  p.  583. 

SENEBRUS,  seigneur  de  Lesparre,  p.  608. 

Sénégas,  p.  386   (Tarn),  commune  de  Saint-Pierre 

de  Trivisi. 
SÉNÉGILUE,  abbéd'Aniane,  p.  447. 
SÉNÉGONDE,  comtesse  de  Melgueil,  pp.  178,  539. 
SÉNÉGONDE,  femme  de  Fulguald,  p.  3o. 
Sk\enqies,  abbaye,  pp.  601,  639. 
SENIOFRED,    SUNIFRED,    comte  de  BarcelotJe  & 

de  Fenouillèdes,  pp.    140,   144,  721. 

SENIOFRED,  vicomte  de  Cerdagne,  p.  340. 
SENIOR,  évéque  de  Carcassonne,  p.  328. 
SENIOREL,  abbé  de  Sorèze,  p.  5|2. 
SENLIS  (Bertrand  de),  p.  267. 

SENOCH,  Sedocus  ou  Sidocus ,  évéque  d'Eause, 
p.  366. 

SENS  (Robert  de),  châtelain  de  Montréal,  p.  760. 
SENTIMIPvUS,    fondateur    de    l'abbaye    de    Saint- 

Genis,  p.  535. 
Septimame;    manière    de    compter   les   années   du 

règne  de   Charles    le  Simple  employée    dans  cj 

pays,  p.  22. 

S.  SEPTIME,  évéque  d'Albe,  p.  412. 

Sérénac  (Carmes  de),  p.  666  (Tarn),  arr.  d'AHi, 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


io3: 


SERÈNE,  femme  de  Roger  Je  Mirepoix,  p.  466. 
SERGIUS,  évéque  de  Narbonne,  p,  244. 
SERGIUS,  évêque  de  Carcassonne,  pp.  3z8,  736. 
StniGNAN,    prieuré,    p.    HiZS    (Hérault),    arrtnd.    Je 
Béliers. 

—  (couvents  de),  p.  727. 
SÉRIGNAN  (Bernard  de),  p.  558. 

Sekmlr,  église  unie  à  l'abbaye  de  Moissac,  p.  191. 

S.  SERNIN.  ToiV  S.  SATURNIN,  évéque  de  Tou- 
louse. 

SERRELONGUE  (Bernard-Hugues  de),  p.  790. 

SERVANDUS,  évêque  d'Eause,  p.  566. 

SERVAT,  abbé  de  Bonnefont,  p.  633. 

Servian  (Dominicains  de),  p.  726  (Hérault),  arr. 
de  Béliers, 

SERVIAN  (Etienne  ou  Estève  de),  pp.  260,  jji, 
577.  7^4- 

SERVUS-DEI,  évêque  de  Girone,  pp.   12,  poâ. 

SESENAND,  évêque  de  Nimes,  p.  275. 

SEULFE,  archevêque  de  Reims,  p.  53, 

S.  SEVER ,  fondateur  de  Saint-André  d'Agde, 
p.   714. 

Sévébac  (Notre-Dame  de),  monastère,  p.  570; 
Sévérac-V Egl'ne  (Aveyron),  arr.  Je  Millau. 

—  (seigneurs  de),  p.  872. 
SÉVÈRE,  évêque  de  Girone,  p.  299. 
SÉVÈRE,  abbé  de  Quarante,  p.  563. 
Severiacum,  lieu  près  de  Brioude,  p.   i38. 

S.  SEVERIEN,  évêqu»  de  Gévaudan,  p.  391. 

SEYSSES  (Guillem  de),  p.  636. 

SIBILLE  DE  TARASCON,  abbesse  de  Saint-Geniès, 
p.    826. 

SIBILLE  DE  LAUTREC,  abb»sse  de  Vielmur, 
p.   600. 

SIHILLE  D'ALÈSE,  abbesse  de  Vignogoul,  p.  827. 

SIBILLE,  femme  de  Roger  III,  comte  de  Carcas- 
sonne, p,   I i3. 

SIBILLE,  vicomtesse  de  Narbonne,  p.  681. 

SIlilLLE  DE  MONTPELLIER,  femme  de  Rai- 
mond-Gaucelin,  seigneur  de  Lunel,  pp.  184, 
228. 

SIHILLE,  femme  de  Guillaume  VI,  seigneur  de 
Montpellier,  p.   184. 

SIBILLE,  femme  d'Arnaud  d'Omelas,  p.  288. 

SIBILLE,  nièce  de  Josselin,  p.  238. 

SICARD  DE  LAUTREC,  évêque  d'Agde  &  de  Bé- 
ziers,  pp.  268,  3c8,  600,  714. 

SICARD,  évêque  d'Albi,  p.  385. 

SICARD  DE  BOURGUEROL,  évêque  de  Conscrans, 
p.    38i. 

SICARD,  abbé  de  Candeil,  p.  624. 

SICARD,  faussement  indiqué  comme  abbé  de  Can- 
deil en  1222,  p.  624. 

SICARD  DE  MONTIGNAC,  abbé  de  Caunes,p.  467. 

SICARD,  abbé  de  Conques,  p.  473. 

SICARD,  abbé  de  Montolieu,  p.  457. 

SICARD  SQUIVAT,  abbé  de  Lézat,  p.  491. 

SICARD  I,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  529. 

SICARD  II  Je  Aiiiniano,  abbé  de  Saint-Chinian, 
p.   53o. 


SICARD  m,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  53o. 

SICARD,  abbé  de  ViUemagne,  p.  578. 

SICARD,  fils  de  Bernard,  chanoine  de  Saint-Salvi, 
p.   582. 

SICARD,  vicomte  de  Lautrcc,  pp.   io5,  622,  654. 

SICARD  AL  AMAN,  sénéchal  du  comte  de  Tou- 
louse, pp.  386,  656,  671,  700. 

SICARDE,  femme  de  Roger  II,  comte  de  Foix, 
p.    I i3. 

SICFRED  (Bernard),  p.  33o. 

SiGEAN  (étang  de),  p.  686  (AuJe),arr,JeNarionitc. 

—  (salines  de  la  côte  de),  p.  33o. 

SIGEBERT,  cité  à  tort  comme  évêque  d'Uzès, 
p.    299. 

SIGEBERT,  roi  d'Ausfrasie,  p.  797. 

SIGEBODE,    archevêque    de    Narbonne,   pp.    246, 

721,  904. 
SIGER,  abbé  de  La  Grasse,  foir  SEGARIUS. 
SIGIER,  abbé  de  Saint-Martin  de  Lez,  p.  723. 
SIGISMONU  PARATGE,  abbé  du  Canigou,  pp.  464, 

594. 
SIGISMOND,  empereur,  visite  Montpellier,  p.  32i. 
S"-  SIGOLÈNE,  abbesse  de  Troclar,  pp.  383,  663. 
SIGUIN,  vicomte  dans  le  pays  de  Nimes,  p.  104. 
S.  SILVE  ou  SILVIUS,  évêque  de  Toulouse,  p.  35i. 
SILVESTRE  II,   pape,  p.  90. 

SILVESTRE,    évêque   de    Carcassonne,    pp.    3o5, 

328. 
SILVESTRE  DE  CRUSY  DE  MARCILLAC,  évêque 

de  Mende,  p.  396. 
SILVESTRE,  religieux  de  Saint-Maur,  p.  545. 
SIMEON    DE    GUINDA    V    APEZTEGUI ,    évêque 

d'Urgel,  p.  911. 

SIMON    DE    BEAULIEU,    archevêque   de    Bourges, 

p.  253. 
SIMON  VIGOR,   archevêque  de  Narbonne,  p.  258. 
SIMON,  évêque  d'Agen,  pp.  33o,  367. 
SIMON    DE    CRAMAUD,    évêque   de    Béziers   &  de 

Carcassonne,  pp.  268,  335,  460. 
SIMON    DE    BEAUSOLEIL,    évêque    de    Lavaur   8c 

abbé  de  Montolieu,  pp.  439,  461. 
SIMON  DE  COMMINGES,    évêque   élu  de  Mague- 

lonne,  p.  3i8. 
SIMON  DE  MAILLÉ,  évêque  de  Viviers,  p,  417. 
SIMON,  abbé  de  Belleperclie,  pp.  609,  627. 
SIMON  DE  PIERREVIVE,   abbé   de   Saint-Aphro- 

dise,  p.  499. 
SIMON  CHANE,  prieur  de  Bonnefoy,  p.  65i. 
SIMON,    trésorier    de    Saint -Martin    de   Tours, 

p.   4o5. 
SIMON  BONNIER,  religieux  bénédictin,  p.  532. 
SIMON,  seigneur  de  Saint-Germier,  p.  487. 
SIMONE,    femme    de    Jacques    de    Bastet-Crussol, 

p.  228. 
SiMORRE,  abbaye,  pp.  i25,  772. 
fIMPLICIUS,    archiprétre    &    peut-être    évêque   de 

Carcassonne,  p.  737. 
SIMPLICIUS,  évêque  d'Urgel,  p.  902. 
SmPLICIUS,  prêtre,  p.  478. 
SLMPLICIUS,  prêtre,  p.  5oi. 


io36 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


SINTILLUS,  SINTILLE  ou  SINTILA,  abbé  d'Arles, 
pp.   340,  453,   778. 

SiR\  (Saint-Sauveir  de),  inonastère,  p.  798. 

SISEBUTtJS,  évêque  d'Urgel;  preuve  de  l'identité 
des  deux  évêques  d'Urgel  de  ce  nom,  pp.  902, 
9o3. 

SISEGUTUS,  abbé  de  Sorède,  p.  56i. 

SISEMOND,  évêque  de  Lodève,  p.  287. 

SiSTERON  (comté  de),  pp.  67,  68,  69,  70,  71. 

SOFFRED,  abbé  de  Saint-ChafTie,  puis  évêque  de 
Grenoble,  p.  672. 

SoissoNS  (concile  de),  en  866,  p.  400. 

SOI, AGES  (François  de),  baron  deTholef,  séné- 
chal du  comté  de  Roiiergue,  p.  897. 

SOLEMNIUS,  évêque  de  Carcassonne,  pp.  828,  736. 

SoMGNAC  (Saint-Visce.nt  de),  église,  p.  671 
(^Haute-Loire),  arr.  du  Puy, 

—  (abbaye  de),  p.   46. 
SOLIMAN,  sultan  de  Nicée,  p.  2o5. 
SOLOMIAC  (Odilon  de),  p.  .540. 

SoMMiÈBES,  pp.  410,  5o8,  649  (^Gari),  arronJ.  de 
Nimes, 

—  (seigneurs  de),  pp.  629,  63o. 

SONIARIUS  I,  SUNIAIRE  ou  SUNIARIUS,  abbé  de 

La  Grasse,  pp.  247,  478,  5oi. 
SONIARIUS  II  ou  SUNIAIRE,  abbé  de  La  Grasse, 

p.  478. 
SOPHRONIUS,  évêque  d'Agde,  p.  3o5. 
Sor.iis  (SAiNT-CyrniEN  de),  église,  p.  8o3  (Hérault), 

arr.  de  Lodève. 
Soi;Éi>E  (Saint-André    de),    monastère,    pp.    842, 

4-">î.  479.  56 1,  779. 
Sonr.ZE,  ville,  pp.  5io,  5i3  (Tarn),  arr.  de  Castres. 

—  (abbaye  de),  pp.  109,  276,  3 11,  353,  423,  444, 
462,  5 10. 

—  (collège  de),  pp.  5 10,  5i  I. 
SOUBERS  (Bertrand  de),  capitaine,  p.  885. 
SOULAGES  (Pierre  de),  religieux  de  Sorèze,  p.  5i3. 
SniMATBE   (Notre-Dame   de),   prieuré,   pp.    676, 

577,  578  (Hérault),  commune  de  Faugères. 
SOURDIS  (de),  abbé  ou  dom  d'Aubrac,  p.  894. 
Soyons,  ville  en  deçà  du  Rhône,  p.  84  (Ardèche), 

a'r.  de  Tournon, 
SPKRAGUE  ou  HISPARIGUS,  évêque  de  Commin- 

ges,  p.  374. 
STABILIS,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3i3. 
STÉPHANIE,  abbesse  de  Saint-Geniès,  p    826. 
STÉPHANIE,   femme    de   Guillaume   II,    comte    de 

FenouiUèdes,  p.   144. 
STEPHANUS,  prétendu  évêque  d'Urgel,  p.  902. 
STOLD  DE  PAZZr,  abbé  de  Sorèze,  p.  5i3. 
S.  SUACRE,  peut-être  évêque  du  Vêlai,  p.  400. 
SUAVIS,  évêque  de  Comminges,  p.  373. 
SuHSTANTION,  pp.  3i3,  814. 

—  (Saint-Félix  de),  pp.  164,  3i2. 

—  ses  comtes  héréditaires,  p.   174. 
SULMUS,  p.  768. 

SULPICE,  abbé  de  Camon,  p.  806. 

SULPICE,  p.  429. 

SUNIAIRE  I,  évêque  d'Elne,  pp.  840,  475,  478. 


SUNIAIRE  II,  évêque  d'Elne,  p.  341. 
SUNIAIRE  III,  évêque  d'Elne,  p.  779. 
SUNIAIRE,  p.  34T. 

SUNIARIUS,  abbé  de  La  Grasse.  Voir  SONIARIUS  I. 
SUNIARIUS,  comte  d'Ampurias,  pp.  904,  905. 
SUNIEFREDUS,  comte  d'Urgel,  pp.  902,  503. 
SUNIFRED,  évêque  de  NarLonne,  p.  240. 
SUNIFRED,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
SUNIFRED,  abbé  de  La  Grasse,  p.  478. 
SUNIFRED,  abbé  de  Saint-Laurent  de   Cabreresse, 

p.  686. 
SUNIFRED,  comte  de  Barcelone.  Voir  SENIOFRED. 
SUNIFRED,  comte  de  Bésalu,  p.  744. 
SUNIFRED,  vicomte,  fils  d'Adaltrude,  p.  475. 
SuRNOMSj  leur  origine,  p.    108. 
SUSILHAC  (Guillaume  de),  p.  469. 
SY Voir  SI 


Talabois,  fief,  p.  33 1. 
TALAIRAN  (baron  de),  p.  569. 
TALARON   (Hugues    de),    bailli    de    Fourchades, 
p.  65o. 

TALHAFER,  abbé  de  Nlzors,  p.  643. 
TALLEYRAND  (cardinal  de),  p.  35o. 
TANCRÈDE,  prince  d'Antioche,  pp.  3i,  2i3. 
TANNEGUI  LE  BLANC  DE    ROLLET,   abbé   d'A- 
niane,  p.  462. 

TANNEGUI  DU  CHASTEL ,    vicomte   de    Bellière, 

p.   336. 
Takascon,  château  en  Provence,  pp.  46,  67. 
Tarascon,  p.  612  (Ariége),  arr.  de  f'oix. 
Tarragonne  (métropole  de),  pp.  247,  901. 

—  (conciles  de),  en  5i5,  p.  776;  en  1291,  p.  905; 
en  1584,  p.  346. 

—  (Etats    tenus    à)    par   Jacme    I,    roi    d'Aragon, 
p,   343. 

TASSIO,    abbé    de   Saint-Laurent   de    Cabreresse, 
p.   686. 

TATIl  A  ou  TOTILLUS,  évêque  de  Lodève,  p.  187. 
TATZO  (Hugues  de),  p.  793. 

—  (Pons  de),  'p.  790. 
Taur,  p.  595. 

Talr,  château,  p.  408. 

Tal'Riac,  lieu  du  Rouergue,  p.  540  (Aveyron),  arr. 
de  Saint-Affrique. 

TAURINUS  ou  S.  TAURIN,  évêque  d'Eause,  p.  366. 
TalsSAC,  lieu,  p.  578  (Hérault),  arr.  de  Béliers. 
Técou  (ville  de),  p.  625  (Tarn),  arr.  de  Gaillac. 
Teillan  (église  de),  p.  607. 
TEINTOT  (N.),  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  549. 
Temi'Liers,  pp.  i83,  237,  343,  38o,  415. 
Tenaille,  abbaye  en  Saintonge,  p.  6i5. 

—  (abbé  de),  p.  612. 
TENGRINUS,  évêque  de  Viviers,  p.  412. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


1087 


Termes,  château,    p.    33i    (AuJe),  arr.  de   Carcas- 

sonne, 
TERMES  (Bernard  de),  p.  20 1. 

—  (Olivier  de),  pp.  îô  1 ,  480. 
Termenois,  pays,  p.  lôi. 

Tehuail,  château  dans  le  Narbonnais,  p.  2Jo. 
TEî'.BAit,,   château    près  de   Montpellier,    pp.  ?>"), 

326,  327. 
Ttr.ouANE,  évèché,  p.  423;  corrige-^  TiiÈr.of  annc. 
TERRIDE  (vicomte  de),  p.  606. 

—  (Eudes  de),  fils  de  Bernard  d'Astafort,  pp.  6-3, 
609. 

TETBALDUS,  curé,  p.  .iÇiS. 

TETBERGE,  comtesse  de  Forez,  femme  de  Pons, 
comte  de  Gévaudan,  p.  3o. 

TEUDO,  vicomte  de  Béziers  8t  d'Agde,  pp.  5i, 
io3. 

Tellet  (Saint-Amand  de),  monastère,  p.  ^!>c. 

TiiAu  (^tang  de),  p.  Soyj  ses  limites  fixées  en  i3c3, 
p.    317. 

THÉD'SE,  évèque  d'Agde,  pp.  3o7,  558,  578,  585, 
7i3. 

THÉMINES  (maréchal  de),  pp.  58o,  802. 

S.  THÉODARD,  archidiacre,  puis  archevêque  de 
Narbonne,  pp.   10,  246,  299,  424,  904. 

THÉODEGAIRE,  abbé  de  Saint-Théodard,  p.  425. 

THÉODEMIR,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o6. 

THÉODORE,  évéque  de  Conserans,  p.  379. 

THÉODORE,  évéque  de  Fréjus,  p.  244. 

THÉODORE-JEAN  DE  CLERMONT,  abbé  de  Saint- 
Gilles,    p.    520. 

s.  THÉODORIC  ou  THIERRY,  patron  de  l'église 
cathédrale  d'Uzès,  p.  297. 

THÉODORIC  ou  THIERRI,  évéque  de  Lodève, 
p.    287. 

THÉODORIC  I,  roi  des  Visigoths,  p.  705. 

THÉODOSE,  archidiacre,  puis  évéque  de  Rodez, 
p.   873. 

THÉODULFE,  THÉODULPHE,  évéque  d'Orléans, 
pp.  35i,  455,  478,  55-. 

THÉOFRED  ou  S.  CHAFFRE,  abbé,  p.  570. 

THÉOTART,  évéque  du  Puy,  p.  401. 

THÉOTAP.IUS,  évéque  de  Girone,  p.   10. 

THÉOTBERGE,  femme  de  Pons,  comte  de  Gévau- 
dan, p.   139. 

Tiits*c  (SAiNT-JtLiEN  de),  p.  621. 

THÉSAC  (baron  de),  p.  85o. 

TiitSAN,  Thêzan,  lieu,  p.  578  (Hérault),  arr.  Je 
Béliers, 

—  (maladrerie  de),  p.  730. 

THÉSAN  (N.  de),  abbé  de  Villemagne,  p.  58o. 

—  (Pons  de),  p.  578. 

—  (Raimond  de),  religieux  de  Saint-Pons,  abbé 
élu  de  \'illemagne,  p.  579, 

THIBAUT,  évéque  de  Liège,  p.  344. 
THIBAUT,  abbé  d'Arles,  p.  453. 
THIBAUD  I,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 
THIBAUD  II,  abbé  de  Feuillans,  p.  636. 
THIBAUD  III,  abbé  de  Feuillans,  p.  637. 


THIBAUT,  abbé  de  Psalmodi,  p.  5o6. 
TniEr.N,  monastère  en  Auvergne,  p.  86. 
THIERRI,  évéque  de  Lodève,  p.  247. 
THIERRY,  abbé  de  Montredon,  p.  688. 
TiiiyiER  (Notf.e-Dame  de),  église,  p.  264. 
S.  THOMAS  D'AQUIN  (reliques  de),  p.  700. 

—  (reliques  de)  à  Montpellier,  p.  822. 

—  translation    de    son    corps   d'Italie    à  Toulouse 
en   i366,  pp.  268,  358. 

THOMAS    I    DE    BONZT,    évéque    de    Béziers,  abbé 

commendataire  de  Saint-Guillem,  pp.  271,  545, 

695. 
THOMAS  II,  évéque  de  Béziers,  p.  272. 
THOMAS,  évéque  d'Elne,  p.  344. 
THOMAS,  évéque  de  Rieux,  p.  441. 
THOMAS  DU   LAUR,  évéque  de  'Vabre,  p.  569. 
THOMAS  I,  évéque  de  Viviers,  p.  412. 
THOMAS  II,  évéque  de  Viviers,  p.  4i3. 
THOMAS  DUPRAT,  évéque  de  Clermont,  abbé  de 

Candeil,  pp.  623,  626. 
THOMAS    I    MAYO,   abbé    temporaire   de    Saint- 

Genis,  p.  536. 
THOMAS  II  RAJADEL,  abbé  temporaire  de  Saint- 

Genis,  p.  536. 
THOMAS    DE    SAINT-BONNET,   abbé  de    Saint- 
Paul  de  Narbonne,  p.  504. 
THOMAS    BAUDRY,    supérieur    du    séminaire    de 

S.iint-Louis  à  Toulouse,  p.  532. 
Tiiusi   alias  TuSEY  (concile  de),   en   860,  pp.  245, 

3o5,   329,  340,  400. 
TmfcniADE  (bataille  de),  p.  237. 
S.  TIBURCE;    ses   reliques  sont   apportées  à  Albi, 

p.  662. 
TIBURGE,  abbesse  de  Vignogoul,  p.  827. 
TIBURGE,  dame  d'Orange  pour  un  quart,  p.   184. 
TIBURGE,    femme  de    Gausfred  de  Mornas   &  de 

Bertrand  de  Baux,  p.   184. 
TIBURGIE,  vicomtesse  de  Narbonne,  p.  728. 
TIGRIDIUS,  évéque  d'Agde,  p.  3o5. 
TIPHANIE-FRANÇOISE ,    abbesse    de    Vignogoul, 

p.  827. 
TmoN,  abbaye,  p.  325. 
ToLt.DE  (conciles    de),    en    527,    p.    901  ;    en    589, 

pp.  286,  3i3,  328,  902;  en  097,  p.  3i3;  en  633, 

pp.    286,  340J    en   638,  pp.   286,    340;   en  653, 

pp.  328,  902;  en  655,  p.  9025  en  656,  p.  340; 

en  674,  p.    902;   en    683,    pp.    3|3,   340,   384; 

en  694,  p.  287. 
TONANCE  FERRÉOL;  des  membres  de  sa    famille 

ont-ils  été  évêques  d'Uzès,  p.  298? 

TONNELIER  DE  BRETEUIL(N.  le),  abbé  de  Foix, 

p.   85o. 
ToR,  château  en  Provence,  p.  75. 
TORD  CALVO  (N.  de),  abbé  de  Vallbona,  p.  790. 
ToRONET  ou  TouRONET  (abbaye  du),  pp.  354,  601. 
ToiioSELLE,  église,  près  de  la  ville  de  Trèbes,  p.  338; 

Tourou^elle  (J ude),  arr.  Je  Narlronne, 

TORPION,  évéque  du  Puy,  p.  400. 
ToRTOSE,  ville  de  Catalogne,  p.  182. 
TOSCAN  (Jean-Mathieu),  poète  latin,  p.  294. 


io38 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


TOTE,  femme  de  Bernard  Taillefcr,  p.   144. 
ToL'LOLSE;  est  assiégée  par  les  Anglais,  p.  23i. 

—  (diocèse  de);   histoire   de  ses  variations  succes- 
sives de  limites,  p.  690. 

—  son   diocèse  est  démembré  pour  créer   l'évêché 
de  Pamiers,  p.  356. 

—  Jean  XXII  érige  en  archevêché  le  siège  de  Tou- 
louse, p.  357. 


(parlement  tenu  à),  en   128 


333. 


—  (parlement  de)  établi  en  mars  1420,  p,  3C)(}. 
• —  (Eglise  de),  p.  $48. 

—  (la  Dalbade,  église  de),  p.  693. 

—  (la  Daurade,  monastère  de),  p.  460. 

—  (la  Dal'p.ade,  église  de);  la  première  pierre  en 
est  posée  par  Foulques,  évêque,  p.  355. 

—  (églises  paroissiales  de)  possédées  par  les  béné- 
dictins de  la  Daurade,  p.  694. 

—  (chapelle  de  Nazareth  à),  p.  35o. 

—  (chapelle  Saint-Antonin  à),  construite  en  1341, 
dans  le  cloître  des  dominicains,  aux  frais  de 
Dominique  Grenier,  évêque  de  Pamiers,  p.  430, 

.—  (Saint-Antoine,  prieuré  à),  fondé  devant  la 
porte  du  château  Narbonnais,  pp.  490,  690  ïi 
suiv. 

—  (religieux  de  Saint-Antoixe  de),  p.  692. 

—  (chapelle  Saint-Auhix  à),  p.  35o. 

—  (chapelle  Sainte-Barce  à),  p.  35o. 

—  (chapelle  Saint-Barthélémy  à),  p.  35o. 

—  (chapelle  Sainte-Cathsrine  à),  p,  35o. 

^-  (Saint-Etii:nne,  cathédrale  de),  p.  349;  Ber- 
nard de  l'Isle-Jourdain  fait  bâtir  le  chœur  de  la 
cathédrale  &  les  quatre  chapelles  qui  l'entou- 
rent, p.  355. 

—  (Sainte-Eulalie,  monatère  à),   yoir  la  Merci. 

—  (chapelle  Saint-Exupère  à),  p.  353. 

—  (cimetière  des  nobles,  près  de  la  chapelle  Saint- 
Exupère,  à),  p.  353. 

—  (chapelle  Saint-Géraud  à),  p.  35o. 

—  (chapelle  Saint-Julien  à),  p.  35o. 

—  (Saint-Pantalkon,  abbaye  de  femmes,  établie  à) 
en  i35o,  pp.  35o,  357,  670. 

—  (Saint-Pierre  des  Cuisines  à),  p.  701;  le  sé- 
minaire des  jeunes  clercs  est  institué  dans  cette 
église,  p.  363. 

.^  (église  Saint-Rémi  de),  cédée  au  grand  prieuré 
de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  à  Toulouse,  où  est 
aujourd'hui  la  rue  Saint-Remesi,  p.  353. 

.^  (chapelle  Saint-Quentin  à),  p.  35o. 

—  (chapelle  Saint-Sauveur  à),  p.  35o. 

—  (Saint-Sernin,  abbaye  de  femmes  à),  p.  35o. 

—  (église  du  Taur  à);  son  origine,  p.  348. 

—  (château  Nariionnais  à),  p.  221. 

—  (palais  archiépiscopal  de),  reconstruit  par 
Charles  de  Montchal,  p.  .'563. 

—  (évêques  de),  p.  350. 

—  ses  évêques  depuis  la  fin  du  neuvième  siècle 
jusqu'au  commencement  du  douzième,  p.  98; 
erreurs  commises  à  leur  sujet  par  Catel,  Ma- 
billon,  &  les  frères  de  Sainte-Marthe,  pp.  98, 
99,    1 00,    loi ,    102. 

—  (évêque  de),  p.  85j. 


Toulouse  (prévôt  de  Saint-Etienne  de),  p.  609. 
^   (recteur  de  Saint-Rémi  de),  p.  693. 

—  (généalogie  de  la  maison  de),  pp.  3o,  3i. 

—  (comtes  de);  leur  suite  pendant  les  neuvième 
&  dixième  siècles,  p.  27. 

—  (maison  de),  divisée  en  deux  branches;  celle 
de  Toulouse  &  celle  de  Rouergue,  pp.  38,  39, 
40,  41. 

—  (comtes  de);  époque  où  ils  ont  uni  à  leur  do- 
maine  le  marquisat   de  Goihie,  p.  24;   en  quel 

\  temps  ils  ont  aliéné  les  comtés  de  Cahors  &  de 
Rodez,  pp.  199,  200,  201,  202,  2o3  ;  leur  do- 
maine sur  le  bord  du  Rhône,  p.  9. 

—  (sépulture  des  comtes  de),  p.  33o. 

—  (comte  de),  p.  608. 

—  ses  vicomtes,  p.   168. 

—  (AuGusTiNS  de),  pp.  334,  349,  692,  693. 

—  (Augustins  déchaussés  ou  petits  augustins  de), 
pp.  35o,  693. 

—  (couvent  des  Augustines  à),  p.  693. 

—  (couvents  des  Béguins  ou  TiERÇAiRES  à),  pp.  349, 

7o3. 

—  (Bénédictins  de  la  Daurade  à),  pp.  693,  694, 
695. 

—  (Bernardins  établis  à),  en  1228,  p.  349. 

—  (Filles  du  Bon-Pasïeur  établies  à),  en  1715, 
pp.  35o,  064. 

—  (couvent  des  Capucins  à),  pp.  35o,  ôpS,  696. 

—  (couvent  des  grands  Carmes  à),  pp.  355,  696, 
697. 

—  (Carmes  déchaussés  à),  pp.  35o,  362,  697. 

—  (Carmélites  introduites  à),  en  1616,  pp.  35o, 
355,  362. 

—  (chanoinesses  de  Saint-Sermn  à),  pp.  357,  706. 

—  (Chartreux  de);  histoire  de  leur  couvent, 
pp.   349,  36  1 ,  697,  762. 

—  (abbaye  des  Clarisses  à),  p.  698;  liste  des  ab- 
besses,  p.  698. 

—  (Clarisses  de  la  Porte  ou  de  Saint-Cyprien  à), 
pp.  35o,  698,  699. 

—  (Clarisses  du  Salin  établies  à),  en  i386, 
p.  35o. 

—  (Clarisses  de),  p.  670. 

—  (Cordeliers  de),  histoire  de  leur  couvent, 
pp.  349,  376,  699. 

—  (Cordeliers  de  Saint-Antoine  ou  du  Salin  à); 
leur  histoire,  pp.  35o,  702. 

—  (Dames  d'Andouin,  religieuses  établies  i) ,  en 
1628,  p.  35o. 

—  (Dames  de  la  Daurade  à),  p.  671. 

—  (Dames  Noires  établies  à),  en  1687,  p.  35o. 

—  (Dominicains  de);  histoire  de  leur  couvent, 
pp.  349,  355,  368,  699,  702. 

—  (confrérie  de  Saint-Vincent-Ferrier,  chez  les 
dominicains,  à),  p.  702. 

—  (Doctrinaires  établis  à),  en  1Û04,  pp.  35o, 
360,  362. 

—  (Feuillans  de)    pp.  362,  450,  703. 

—  (Feuillantines  de),  pp.   i5o,  362,  703. 

—  (Filles  de  la  Charité  ou  Soeurs  Grises  à), 
p.  35o. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


1089 


Toui.OLSE  (Hospitalières,  religieuses  établies  à), 
en  1657,  p.  35o. 

—  (HospiTAiiÈBES  DE  Saint-Jacques  à),  p.  363. 

—  (jÉsiJiTES  de),  pp.  36 1,  7o3. 

—  (Lazauistes  de),  pp.  349. 

—  (Madeleines,  religieuses  établies  à),  en  i3i6, 
p.  35o. 

—  (religieuses  de  la  Madeleine  de),  sont  fondées 
par  Jean  d'Orléans,  en   f5i6,  p.  36o. 

—  (Maltaises  établies  à),  en   lôiS,  pp.  35c,  362. 

—  (couvent  de  la  Merci  à),  pp.  349,  338,  703, 
704,  705. 

—  (Minimes  de),  pp.  349,  36o,  70S. 

—  (Dames  de  la  Providence  établies  i),  en  1673, 
p.   35o. 

—  (Récollets  établis  à),  en   1481,  pp.  349,  362. 

—  (religieuses  de  Notre-Dame  à),  p.  705. 

—  (religieuses  du  Refuge  à),  p.  35o. 

—  (religieuses  de  Saint-Orens  à),  p.  705. 

—  (religieuses  de  Saint -PAiNTALÉON  à),  pp.  7o5, 
706. 

(couvent  de  Sainte-Catherine   de   Sienne  ou 

DES  Catherinettes  à),  pp.  3Jo,  362,  698. 

(Soeurs    de    Saini-Vincent-de-Paule  à)j    une 

maison  de  leur  ordre  y  est  bâtie,  p.  364. 

—  (Thèatins  de),  pp.  362,  692. 

(Tiercerettes,  religieuses  établies  à),  en   1610, 

p.  35o. 

—  (Trinitaires  ou  frères  de  la  Rédemption  des 
Captifs  à),  pp.  268,  349,  706. 

—  (Ursblines  établies  à),  en  1610,  pp.  35o,  362. 

—  (religieuses  de  Notre-Dame  de  la  Visitation 
établies  à),  en  1647,  pp.  35o,  363. 

—  (Pénitents  Blancs,  Pénitents  Bleus,  Péni- 
tents Gris,  Pénitents  Noirs  à);  dates  de  la 
fondation  de  leurs  confréries  dans  cette  ville, 
p.  35o. 

—  (Pénitents  obtiennent,  en  1262,  la  permission 
de  bâtir  une  église  près  de),  p.  355. 

—  (Saint-Jean  de  Jérusalem  à);  prieuré  fondé, 
en  1120,  par  Amélius,  pp.  349,  353. 

—  (Université  de),  pp.  407,  461;  sa  réformation 
en  i329,  p.  357;  ses  statuts  sont  rédigés  en  I4i3, 
p.  598;  se  déclare  pour  Pierre  de  Rousergue 
contre  Hector  de  Bourbon,  p.  36o. 

—  (collèges  de);  dates  de  leurs  fondations,  p.  35o. 

—  (collège  de  Boulbonne  à),  p.  61  1. 

—  (collège  de  I'Esquillb  à),  p.  35o. 

—  (collège  de  Foix  à),  fondé  par  Pierre  de  Foix, 
évèque  de  Comminges,  pp.  35o,  376,  56o. 

—  (collège  des  Jésuites  à),  p.  670. 

—  (collège  de  Maouelon.ne  à),  pp.  35o,  359. 

—  (collège  de  Mibei'Oix  ou  de  Saint-Nicolas  à); 
son  fondateur,  pp.  35o,  359,  436. 

—  (collège  de  Naruonne  à),  pp.  254,  35o. 

—  (collège  de  Périgord  à),  pp.  35o,  7C6. 

—  (collège  Royal,  autrefois  collège  de  Toulouse  à), 
p.   35o. 

—  (collège  Saint-Bernard  à),  pp.  6o5,  609. 
.—  (collège  S\i\te-Catiii:!.ine  à),  pp.  3o8,  35-). 


Toulouse  (collège  Saint-Martial  à),  p.  35o. 

—  (collège  Smnt-Raimond  à),  p.  35o;  rebâti  sur 
un  autre  emplacement  après  avoir  été  détruit 
par  un  incendie,  p.  337. 

—  (collège  de  Secondât  à),  p.  35o. 

—  (collège  de  Verdalle  à),  fondé  par  l'évèque  de 
Maguelonne  de  ce  nom,  pp.  319,  334,  ^9^' 

—  (séminaires  de),  p.  349. 

—  (séminaire  de  Saint-Louis  à),  érigé  en  1623, 
p.   532. 

—  (séminaire  des  Jeunes-Clercs  à),  p.  363. 

—  (petit  séminaire  de),  p.  706. 

—  (hôpitaux  de);  dates  d«  leurs  fondations, 
p.   35o. 

—  hôpital  fondé  par  saint  Raimond,  abbé  de 
Saint-Sernin;   transformé  en  collège,  p.  525. 

—  (hôpital  Saint-Jacques  à),  pp.  35o,  712. 

—  (hôpital  de  la  Grave  à),  pp.  35o,  363. 

—  (maison  des  Orphelines  à),  p.  35o. 

—  (conciles  tenus  à),  en  824,  p.  35 1;  en  ioo5, 
p.   329)   en    1026,   p.    123;   en    io56,  pp.   341, 

352,  373,  402;  en  1068,  pp.  353,  373,  444, 
5i6;  en  1079,  p.  384;  en  1090,  pp.  248,  314; 
en  II 19  par  le  pape  Calixte  II,  pp.  2i5,  249, 

353,  448;  en  1 129,  p.  355;  en  1  161,  p.  353; 
en  1590,  pp.  427,  437,  440. 

TOULOUSE  (Guillaume  de),  p.  606. 

Toun  (Saint-Amans  de  la),  prieuré,  p.  576. 

TOUR  (N.  de  la),  abbé  de  la  Capelle,  p.  646. 

—  (Arnaud  de  la),  p.  342. 

—  (Arnaud  de  la),  p.  567. 

—  (Bernard  I  de  la),  seigneur  d'Oliergues,  p.  493. 

—  (Henri  de  la),  p.  335. 

—  (Ponce  de  la),  p.  837. 

Tour  (château  de  la),  en  Rouergue,  p.   loS. 

TOURDONNET  (N.  de),  abbé  d'Aniane,  p.  452. 

Tournac  (prieuré  de  Saint-Etienne  de),  p.  718. 

Tournadone  (Saint-Martin  de),  près  du  château 
de  Pnylaurenj,  p.  353;  Tournadoux-Ves-Scné- 
gats  [Tarn),  commune  de  Saint-Pierre  Je  Trivisi. 

TouRNCS,  monastère,  pp.  49,  262,  275,  3i3,  392, 
400,  898. 

TouRONET,  abbaye  au    diocèse  de  Frèjus.  Voir  To- 

RONET. 

Tours  (concile  de),  en  1 163,  pp.  25o,  829. 

TRAÇANTE  (N.),  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  522. 

TRACTORIUS,  abbé  de  Saint-Laurent  de  Cabre- 
resse,  p.  686. 

Tramesaygues  (Notre-Dame  de),  prieuré,  pp.  248, 
263,  379,  475,  476,  5o3,  611,  612,  6i3,  6i5 
[Haute-Garonne),  commune  de  Cintega Belle. 

Tramesaigues  (Sainte-Marie  de),  dans  la  vallée 
U'Aure,  p.  273  (Hautes-Pyrénées),  arr,  de  lia- 
gnères-de-Bigorre. 

TiiAppE  (ordre  de  la),  p.  6o5. 

TRASSOVADUS,  p.  475. 

TiiÈiiES,  p.  338  [Aude),    arr,    de   Carcassonne. 

—  (hôpital  de),  pp.  758,  759. 

TUÉGOl.'^  (François  de),  p.  5o5.  * 


1040 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


Tr.ÉMESAiGUES  (Notue-Dame  de),   église,  p.    248. 

Voir  Tbamesaigles. 
TRENCAVELS,  vicomtes  d'Albi,  de   Nimes,   &c.; 

leur  origine,  p.   104. 

—  (généalogie  des),  p.    io5. 

TRENCAVEL,  vicomte.  Foir  RAIMOND  TRENCA- 

VEL. 
TRENCAVELLE,   comtesse  de   RoiisslUon,    femme 

de  Gaufred,  pp.  56 1,  617.  Foir  ERMENGARUE. 
Trente  (concile  de),  pp.  Byo,  440,  483,  787. 
TRESFONS  (H.  de),  abbé  de  Sauve,  p.  720. 
TRESMIRE,  abbé  de  Montolieii,  p.  456. 
Trêve  de  Dieu,  pp.  248,  25i. 

—  ses  règlements,  p.  384. 

—  son  établissement  dans  le  Vêlai,  p.  400. 
Ti'.irOLi;  époque  de  la  prise  de  cette  ville  par  Ber- 
trand, comte  de  Toulouse,  p.  zi2. 

TRISTAN  D'AURE,  évêque  de  Conserans,  p.  38 1. 

TRISTAN  DE  CLERMONT,  abbé  de  Saint-Paul 
de  Narbonne,  p.  SoS. 

TRISTAN  DE  THÉSAN,  abbé  de  Villemagne, 
p.   579. 

Troliars,  alleu,  p.  340. 

TROSELLE  (Pierre),  mari  de  Bertrande,  p.  3i. 

TRUAND,  doyen  de  la  catliédrale  du  Piiy,  p.  401. 

TRUCTERAND  I,  abbé  de  Saint-Martin  de  Lez, 
p.  723. 

TRUCTERAND  II,  abbé  de  Saint-Martin  de  Lez, 
p.  723. 

TRUCTESINDE,  abbé  d'Aniane,  pp.  245,  448. 

Tbllhabs,  pp.  4r)7,  460. 

TUBUGE,  femme  d'Aymar  de  Murviel,  p.   184. 

TUBURGE,  comtesse  d'Orange,  femme  de  Guil- 
laume, seigneur  d'Omelas,  p.   184. 

Tfi.LJES  (concile  de),  pp.  164,  248,  288,  779;  cor- 
rige:^ Toulolse. 

TURIN  (Raimond-Suitard  de),  p.  462. 

Tureliis  (Saint-Pierre  Je),  p.  463. 

TuSEY  (concile  de),  en  860,  p.  24J.  foir  Thlsi. 


u 


UDAT.GAIRE  ou  ULGER,  abbé  de  Caunes,  p.  46.'). 

U1)A[. GARDE,  femme  de  Bernard,  seigneur  du 
Kouergue,  p.  3o. 

UDALGARIUS,  évéque  d'Elne.  Voir  ULGER. 

UDALGER  D'AJORT,  Je  Ajorto  {corr.  DE  NIORT, 
Je  Aniorto)^  abbé  d'AIet,  p.  422. 

UDALGER,  abbé  de  Saint-Hilaire,  p.  r>^6. 

UDALGER,  vicomte  de  Castelnau,  abbé  de  Saint- 
Paul  de  Narbonne,  p.  002. 

UDALRIC,  marquis  de  Gothie,  p.  246. 

UGA,  femme  d'Otlion  de  Cornon,  p.  264. 

UGBERT,  évéque  de  Nimes,  pp.  93,  275.  Voir 
HUBERT. 

Vg^riiitm,  château,  p.    i85. 

UGOBERT,  abbc  de  Montolicu,  p.  4Ô5, 


ULGER,  évéque  élu  d'Alet,  p.  449. 

ULGER.     l^oir    OLGER,     évéque    de    Comminges, 

p.    373. 
ULGER,  Ujalgarius,  UZALGER  DE  CASTELNAU, 

archidiacre,  puis  évêque  d'Elne,   pp.   227,  J42, 

791. 
ULGER,  archiprèlre  d'Elne,  p.  340. 
ULGER,  prêtre,  p.  341. 
ULIÉBAUD,  abbé  de  Cruas,  p.  674. 
Ulmaise,  archiprêtré  dans  le  Toulousain,  p.  4.'')8; 

lut.  Vlmes'tum,  la  Rotjue  J'Olmes,  dam  le  pays  de 

Fotx  {>). 
ULRIC  I,  abbé  de  Conques,  p.  472. 
ULRIC  II,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
ULRIC  SAUMATE,  prieur  de   Saint-Hippolyte  de 

Rodez,  p.  3 18. 

ULVERADUS,  vicomte  de  Narbonne;  faut-il  le 
confondre  avec  Walchariusi*  p.  5i. 

UMBERGE,  femme  de  Guillaume,  comte  d'Au- 
vergne, p.  91. 

URBAIN  V,  administre  le  diocèse  de  Mende  & 
consacre  son  revenu  à  la  construction  d'églises, 
p.  394. 

URBAIN,  évêque  de  Béziers,  p.  262. 
URBAIN  DE  SAINT-GELAIS,  évêque  de  Commin- 
ges, p.  377. 

URBAIN  D'ASPET,  abbé  de  Gaillac,  p.  599. 
URBAIN  DE  NOÉ,  abbé  de  Villelongue,  p.  633. 
S.  URBICIUS,  prétendu  évêque  d'Urgel,  p.  901. 
S.    URBICIUS,     autre     prétendu     évéque    d'Urgel, 

p.   902. 
Urgel;    ancien    nom    de    cette  ville    épiscopale, 

?•  9°i- 

—  (église  d'),  pp.  900  &  suiv.;  bibliographie  du 
sujet,  pp.  900,  901;  origines  de  cette  église, 
p.  901. 

—  (assemblée  pour  établir  la  vie  canoniale  tenue 
à),  en   1010,  p.  329. 

—  (comte  d'),  p.  909. 

URSINS   (des),  cardinal.  To/'r  FÉLIX  DE  SA\OIE, 

p.   484.^ 
UsSEL,  château,  p.   229  (^GarJ^j,  commune  Je   Gou- 

dargues, 
UZALGER,  évêque  d'Elne.  Toir  ULGER. 
UzELAT  (Saint-Vèuan    d'),  église,   p.    26Ô;    UscL: 

d'Hérault  (^Hérault),  arr.  Je  Béliers. 
UzERCHE,  p.  233  (^Corrè^e),  arr.  de  Tulle, 
UzESTE,  château,  p.  370   {Gironde),  arr.  de  Ea^^s. 
UzÉGE,  p.  JJ. 
UzÈS  (église  d'),  p.  297. 

—  (anciens  seigneurs  d'),  p.  227. 
—^  duché  érigé  en   1572,  p.  23o. 

—  vicomte  érigée  en  i328,  p.  23o. 

—  (viguerie  d'),  p.  865. 

—  (petits  couvents  d'},  p.  870. 

—  (religieuses  de  Notre-Dame  admises  à),  p.  3o3. 

—  (hôpital  Saint-Salvei'R  à),  p.  304. 

—  (Saint-Mammin  d'),  p.  74. 

—  (évêqucsd'j;  histoire  de  leur  pouvoir  tempo- 
rel, pp.  E65,  ?66. 


TABLE  GENERALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIERES. 


1041 


UzÈS  (duc  d'),  p.  865. 

—  (consuls  d'),  pp.  3oo,  3oi. 

—  (concile  tenu  à),  en  i  iSç,  pp.  277,  617,  556. 
UZÈS  (Bermond  d'),  p.  ïî8. 

—  (Bernard  d'],  p.  558. 

—  (Elzéar  d'),  pp.  227,  228. 

—  (EUéar  d'),  pp.  3oo,  865.  Voir  ELTÈAR. 

—  (Raimond  d'),  p.  3oo. . 


Vabbe,  p.  568  (^Aveyron),  arr.   de  Saint-Affrique . 

—  (abbaye  de),  pp.  352,  566. 
<—  (église  de),  p.  566. 

—  (éïêque  de),  p.  658, 

Vai^re  (hôpital  de),   p.  767  {Tarn),  arr.  de  Castres. 
Vairac    (^Saint-Fîmx   de),   église,    p.   3o6j    Veyrac 

[Hérault],  commune  de  Fîorensac. 
Vaiso.v,  lieu,  p.  70. 
Vaissiêhe,    lieu,    p.  5^o    [Hérault),    commune    du 

Soul'ié. 
VAIVRE  DE  ROQUEFEUILLE,  abbesse  de  Gorjan, 

p.    802. 
Vajal,  abbaye,  pp.  611,  612,  6i3,  6i5. 

—  (abbé  de),  p.  863. 

VAL  (Esclarmonde  du),  p.  666. 

^'alabbègle,  château,   p.    75   (Vaucluse),  commune 

de  Caumont. 
Valbo.v.ne,  abbaye  au  diocèse  d'Elne.   Voir  Vall- 

eo.NA. 
Valbonne  (Ciiabtbeuse  de),  pp.  3oo,  415,  449,  870. 
Valcabrébe,  p.  377  [Haute-Garonne),  arr,  de  Saint- 

Gaudens. 

—  (frères  MinecrS  de),  pp.  377,  776. 
ValcrOS  (religieux  de),  p.   863, 
^'AI.-DE-GRACE,  à  Paris,  p.  285. 
Valence  (archidiaconé  de),  p.  817. 

—  (comtes  de),   p.  76. 

—  (conciles    tenus  à),   en    374,    p.   399;  en   890, 
pp.  8,  I4i  en    1248,  p.  278. 

Valè.nes  (foré»  de),  p.  834. 

VALENTIN  DE  BIGORRE,  abbé  de  Saint-Sauveur 

de  Lodève,  p.  804. 
Valëntinois  (comtes  de),  p.  65i. 
S.  VALÈRE  ou  VALERIUS,  évéque  de  Conserans, 

p.  379. 
S.  VALÈRE,  évêque  de  Gévaudan,  p.  391. 
S.  VALÈRE,  évéque  de  Viviers,  p.  412. 
Valespib  et  du  RotssiLLON  (pâturages  du),  p.  342. 
Valgorge,  p.  416  [Ardeche),  arr.  de  Largcnt'ière, 
VALHAUQUÈS  (Bernard    de),    p.    3i5.    Voir  VAL- 

LAUQUÈS. 
Valiébes,  église,  p.  216. 
VALLAN  (Pierre  de),  p.  541. 
VALLAUQUES  (Pons  de),  p.  449. 
Valliona  ,  Valco.v.ne  ,   abbaye  au   diocèse   d'Elne, 

pp.  619,  790. 


Valléoles,  canton  du  diocèse  de  Rodez,  p.  288. 
Vallette,  métairie,  p.  494. 
Vallevkse,  lieu  du  comté  de  Razès,  p.  546. 
VALLORY     LA    POMMERAIE  (N.    de),    abbé    de 

Sauve,  p.  720. 
Valmag.ve,  monastère,  pp.  48,  264,  266,  275,  363, 

447.  617,   7i5,   827. 

—  (abbé  de),  p.  828. 

Valségee,  abbaye,  pp.  611,  614,  85i. 
Val-P«ivas,  monastère  de  filles,  p.  406. 
VALRAN  (la  Garde  de),  p.  205. 
Val-Sainte-Marie  (prieur  du),  p'.  649. 
Valsauve,  couvent  de  religieuses  près  de  Baenols, 

p.   3oi. 
Vaiseguier    ou  VAt-SiGER,   monastère,   pp.    33o, 

302,   455.    Voir   MaLLAST    &    MONTOLIEU. 

Valtoeet  (Saint-Amant  de),  au  diocèse  de  Castres, 
p.  469  [Tarn),  arr.  de  Castres. 

Valz    (paroisse    de),    p.    614    [Ariège),    arrond.    de 

Pamiers. 
Vai.z  (hôpital  de  las),  p.  883. 
Vaolr   (commanderie  de),    p.    673  [Tarn),   arr,    de 

Gaillac, 

—  (commandeurs  de),  pp.  673,  674. 

Vaquiès  (hôpital  de),  p.  7 1 2;  Kacyai'crj  [Haute- 
Garonne),  arr.  de  Toulouse. 

VARENNES  (Geoffroi  de),  bailli  d'Albi,  p.  656. 

Valnage,  partie  du  diocèse  de  Nimes,  p.  92. 

Veuas  (Saint-Jean  de),  pp.  164,  3i2;  Vias  [Hé- 
rault), arr,  de  Béliers, 

Veiradeyres,  lieu  en  Vivarais,  p.  65o. 

Vêlai  j  pouvoir  des  comtes  de  Toulouse  sur  ce  pays, 
pp.  88,  89. 

—  (comtes  de)  et  d'Alvergne,  pp.  85  à  90. 
Venaissin,  comté,  pp.  58,  67,  72. 

S.    VENANT    ou    VENANCE,    évéque    de   Viviers, 

p.  412. 
Venasqle  (comté  de)  ou  de  Caepentbas,  p.  67. 
VENCESLAS,  roi  de  Bohême  &  empereur,  pp.  335, 

416 
Vendôme,  monastère,  p.  384. 
VÉNÉRAND  ou  VIVÉRAND,  abbé  de  Villemagne, 

p.   576. 

VENERIUS,  évéque  de  Marseille,  p.  244. 
Ventajoh,    territoire    au    diocèse    de    Narbonne, 

p.  465. 
VENTAJOU  (Arnaud  de),  p.  466. 
Ventenac-CababdéS  (culte  de  S.  Stapin  à),  p.  737 

[Aude),  arr,  de  Carcassonne, 

S.  VENUSTE,  évéque  d'Agde,  p.  304. 

Vera^  ancien  monastère  d'Aquitaine,  p.  796. 

VÉRANE,  femme  d'Ebolatus,  p.  494. 

VERDAT,  évéque  d'Albi,  p.  384. 

Vebdouble,  rivière.  Voir  Verncsoubre,  p.  528. 

Verdun,  pp.  586,  608;   Verdun-sur-Garonne  [Tarn- 

&-Garonne),  arr.   de  Castelsarrasin. 
Verdun,  château  dans  le  Lodévois,  pp.  486,  541, 
Verieil   (hôpital    de),   p.   712  [Tarn-&-Garonne), 

arr.   de  Montauhan. 


IV. 


1042 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


Vekgi,  ancienne  ville  qu'on  a  identifiée  avec  Ur- 

gel,  p.  901. 
Vergne  (In),  prieuré,  p.  566. 
VERI  (N.  de),  abbé  de  Grandselve,  p.  611. 
Vernedacio,    aujourd'hui    Saint-Cyprien    près    de 

Conques,  p.  472. 
Vernet,  près  d'Elne,  p.  463  (^Pyrénées-Orientales,), 

commune  de  Perpignan, 
VERNEUIL  (la  duchesse  de),  p.  884. 
VERNON  (N.  de),  abbé  de  Caunes,  p.  471. 
Vernosoubre,  rivière,  p.  628. 
Verteuil,  château,  p.  370. 
Vertolaye,    lieu  ,    p.    498   (Puy-de-Déme),  arrond. 

d'Amhert. 
Vertus,  alleu,  p.  595  {Tarn),  commune  de  Rahas- 

tens. 
Vérune  (la),  église  8c  château,  pp.   164,  266,  3iï, 

322  [Hérault),  arr.  de  Montpellier. 
VÉRUNE  (Adélaïde  de  la),  p.  540. 
—  (Pierre  de  la),  p.  817. 
VÉRUS,  évèque  de  Rodez,  p.  SyS. 
VESTRIE  DE  MONTALET  (N.  de),  abbesse  de  Vi- 

gnogoul,  p.  827. 
VÉZELAY  (Henri  de),  enquêteur  du  roi,  p.  727. 
VÉZIAS,  abbé  de  Bonnefont,  p.  684. 
VÉZIAS,  abbé  de  Conques,  p.  473. 
VÉZIAS,  VIDIANUS,   abbé    de  Peyrissas  {&  par  er- 
reur de  Lézat),  pp.    124,  489,  774. 
VÉZIAS  ERMENGAUD,  archidiacre  d'Albi,  p.  663. 
VÉZIAS,  prévôt  de  Snint-Germier  de  Muret,  p.  710. 
VÉZIAS,  vicomte  de  Lomagne,  pp.  607,  608. 
ViAGES,  monastère,  p.  400. 
Vie  (Notre-Dame   de)  ou   de   Quarante,    p.    563. 

Voir  Quarante. 
Vie,  pp.    164,  3  12  {Hérault),  arr.  de  Montpellier. 
Vie    (Saint-Pierre    de),    prieuré,    p.    746    (Aude), 

commune  de  Conijues. 
Vicomte,  terme  synonyme  de  vidame,  p.  5i. 
VICTOR  -  AUGUSTE    MELIAUD ,    évêque    d'Alet, 

p.    424. 
VICTOR-AUGUSTIN  DE  MAILLY,  évêque  de  La- 

vaur,  p.  44°' 
VICTOR  DE  SIRl,  abbé  de  Valmagne,  p.  618. 
Vicus    Urgelli   ou    Sanctae    Mariae;    sens    de    cette 

expression  au  onzième  siècle,  p.  901. 

VIDAL,  abbé  de  Bonnefont,  p.  684. 

VIDAL  I  RAIMOND,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 

VIDAL  II,  abbé  d'Eaunes,  p.  635. 

VIDAL  I,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

VIDAL  II,  abbé  de  Fontfroide,  p.  619. 

VIDAL,  abbé  de  Grandselve,  p.  588. 

VIDAL  D'ESPAON,  abbé  du  Mas-Garnier,  p.  588. 

VIDAL,  abbé  de  Nizors,  p.  642. 

VIDAL  ÉRAIL,  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 

VIDAL,  abbé  de  Villelongue,  p.  632. 

VIDAL  PORTIER,  prieur  de  Saint-Antoine  de 
Toulouse,  p.  692. 

VIDAL  DU  FOUR,  cardinal,  frère  mineur  de  Tou- 
louse, pp.  519,  706. 


Vidame,  signifie  quelquefois  vicomte,  p.  5i. 
VIDIANUS,  VIDIAN,  religieux,  pp.    124,  489.  Voir 

VEZIAS,  abbé  de  Peyrissas. 
V1E1LA1GUE,  p.  609, 
Vielmur,  abbaye,  p.  600. 
Vienne  (église  des  Antonins  à),  p.  268. 

—  (archevêque  de),  p.  898. 

—  (conciles  tenus  à),  en   1289,  p.   574;  en   f3i2, 
p.  3i8. 

Vieux.  Voir  Vioux. 

ViGAN  (hospice  du),  près  d'Albi,  p.  672. 
VIGILIUS,  évêque  de  Lectoure,  p.  366. 
VIGNIER,  évêque  de  Lectoure,  p.  368. 
ViGNOGOUL  ou    BoNLiEU,  prieuré,  p.  827. 

—  (prieures  de),  p.   827. 

—  (religieuses  de),  p.  823. 
Vila-Bertrand  (Notre-Dame  de),  prieuré  du  dio- 


cèse de  Girone, 


p.  792 


Vilar  (Notre-Dame  du),  petit  monastère  en  Rous- 
sillon,  p.  790. 

—  liste  de  ses  prévôts,  p.  791. 

ViLLALEE  (Saint-Pierre  de),  p.  740  {Aude),  com- 
mune de  Carcassonne. 

V1LLALIEB,  village  près  de  Carcassonne,  p.  332 
{Aude),  arr.  de  Carcassonne. 

—  (église  de),  p.  740. 
Villarasa,  en  Roussillon,  p.  340. 
VILLARASA  (Ermengaud  de),  p.  342. 
ViiLARDONNEL,  village,   pp.  ^58,  409  {Aude),  arr. 

de  Carcassonne. 
Villar-en-Val  (seigneur  ie),  p.  648. 
VILLARS  (N.  de),  abbé  de  Saint-Chaffre,  p.  572. 
VILLARS   LA  FARE  (N.  de),  abbesse  de  Monseau, 

p.  829. 
ViiLEDiEU,    prieuré,    p.    423    (Ardèche),  arrond,   de 

Privas. 

—  (Bénédigtines  de),  près   Aubenas,  p.  899. 
Villa  Fedosi,    alleu   dans    le    diocèse    de  Toulouse, 

p.   436. 
Villefranche,  p.  877  {Aveyron). 

—  (Chartreuse  de),  p.  887. 

—  (C0RDELIERS  de),  p.  887.  ^ 

Villelongue,  lieu  en  Carcasses,  pp.  466,  63i 
{Aude),  commune  de  Sainî-Martin-le-Vieil. 

—  (Saint-Jean   et  Sainte-Marie  de),  p.  63 1. 

—  (abbaye  de),  pp.  63  1,  633  ;  possessions  de  cette 
abbaye  en  Roussillon,  p.  794. 

—  (abbé  de),  pp.  647,  648. 
VILLELONGUE  (Guillaume  de),  p.  562. 
ViLLEMAGNE,  abbaye,  pp.  259,  337,  575. 
V1LLEMOCSTAUSSOU    (Saint-Etienne    de),    église, 

p.   740  {Aude),  arr.  de   Carcassonne. 

—  (maladrerie  de  la  Madeleine  à),  p.  758. 
VILLEMUR  (Bertrand  de),  p.   170. 
Villeneuve,  lieu,  vers  Saint-Chinian,  p.  529. 
Villeneuve,  dans  la  Haute-Loire,  p.  410. 
Villeneuve-lès-Maguelonne,  pp.  164,  3i2,  3i3, 

814  {Hérault),  arr.   de  Montpellier. 


TABLE  GÉNÉRALE  DES  NOMS  ET  DES  MATIÈRES. 


1043 


ViiLENEUVE-LÈS-AviGiNON,   p.    394   {Gard),   arroni. 

Villekeuve-de-Bergj   construction  de  cette  ville, 
p.  6o3  (Ardèche),  arr.  de  Privas. 

—  (Capucins  de),  p.  900. 

—  (Notre-Dame  de),  église,  p.  262. 
Villeneuve-Gkalllet,  prieuré  au  diocèse  de  Kieux, 

pp.  436,  804. 
Villeneuve,  lieu,  p.  584. 
VILLENEUVE  (Bernard  &  Pons  de),  p.  63i. 
ViLLEMSAGLES,  village,  p.  588. 
Vii.LEpfxiiE,    alleu,    p.    456;    corrige^  Vjllepinte 

[Villaficta),  {Aude),  arr.  de  Castelnaudary . 
ViLLESÉQtE,  seigneurie  du  diocèse  de  Carcassonne, 

p.  53o;  Fillesè^ue-Lande  {Aude),  arr.  de  Carcas- 
sonne. 
ViLLESÊQCE     (Sainte-ElgéN)E     de),     monastère, 

p.    688  j    yiUesè^ue  des  Corhi'eres  {Aude),  arr.  de 

Narhonne. 
VILLESPASSANS  (Alexandre  de),  p.  863. 
VILLEVIEILLE  (N.  de  la),  abbé  de  Sauve,  p.  710. 
ViLiiEBS,  domaine,  p.  070. 

ViNASSAND,  château  au  diocèse  de  Narbonne,p.  170. 
VINAL'D    (Bernard),    juge-mage    de    Carcassonne, 

p.  334. 
S.  VINCENT,   second    patron    de   Saint-Benoît    de 

Castres,  p.  433. 
VINCENT  DE  MARGARIT.évêque  d'Elne,  pp.  347, 

789. 
VINCENT,  évêque  de  Maguelonne,  p.  3i3. 
VINCENT  FERRIER,  abbé  de  Cuxa,  p.  477. 
VINCENT  UE  SIRAN,  abbé  de  Quarante,  p.  5(55. 
VINCENT  DE  GARZELLES,  abbé  de  Sorèze,  p.  5|3. 
VINCENT     CONCOMBET     DE     SAINT-SÉVERIN, 

abbé  de  Valmagnc,  p.  618. 
VINCENT    FABRE,    chanoine    de    Saint-Paul    de 

Narbonne,  p.  5o5. 
VINTERING  ou  VETERISCUS,   évêque  de   Nimes, 

p.   275. 
VINTRON  (Ermengaud  de),  p.  616. 
Vioux  (Sainte-Eugénie  de),  abbaye,  pp.  384,  597, 

663. 
monastère;  son  union  à  l'église  d'Albi,  p.  43; 

union    de    cette    église    à    l'abbaye   d'Aurillac, 

p.    190. 
—  (maladrerie  de),  p.  664. 
VIRGILE,  abbé  de  Saint-Gilles,  p.  5 16. 
VISSEN  (Guillaume  de),  p.  682. 
VIT  (Pierre  de),  p.  864. 

VITAL  DE  CASTEI^MORON,  archevêque  de  Tou- 
louse, p.  359. 
VITAL,  évêque  de  Velai,  frère  du  vicomte  de   Po- 

lignac,  pp.  49,  400. 
VITAL  DU  LYON  DU  CAMPET,  évêque  de  Rieux, 

p.  441. 
VITAL   DE    MAULÉON,    évêque    de    Rodez    &    de 

Saint-Pons  de  Thomières,  pp.  420,  873. 
VITAL,  abbé  de  Frézelas,  p.  430. 
VITAL  VAQUIER,  prévôt  de  Saint-Etienne,  p.  495. 
VITAL,  prieur  de  Saint-Laurent,  p.  374. 


VITAL  DORADER,  p.  38o. 

VITALIS    ou    VITAL    DE    L'ESTANG ,    évêque   de 

Carcassonne,  pp.  338,  647,  748,  749,  762,  ^53, 

764,  755. 
VITELLOZZI,  évêque  de  Carcassonne,  p.  387. 
VivABAis,  p.  75. 

—  la  maison  de  Toulouse  possède  ce  pays,  p.  76. 
VIVÉRAND.  Toir  VÉNÉRAND,  abbé  de  Valmagne, 

p.   576. 
VIVIEN,  évêque  de  Lectoure,  p.  367. 
VIVIEN  DU  BOYER,   évêque  de    Rodez,   pp.    872, 

874. 
VIVIEN,  abbé  de  Bonnecombe,  p.  641. 
VIVIEN,  abbé  de  Franquevaux,  p.  63o. 
VIVIEN,  vicomte  de  Lomagne,  pp.  367,  627. 
Viviers  (cathédrale  Saint-Vince.\t  de),   pp.  411, 

8<;9. 

—  (église  Saint-Jean  à),  p.  411. 

—  (église  Saint-Laubent  à),  p.  411. 

—  (église  Notre-Dame  du  Rhône  à),  p.  411. 

—  (église  de),  p.   687. 

—  (évêques  de)j  leurs  titres,  p.  898. 

—  (notice  sur  la  puissance  temporelle  des  évêques 
de),  p.  898. 

—  (chapitre  cathédral  de),  p.  899. 

—  (Dominicains  de),  pp.  417,  899. 

—  (couvent  de   Sainte-Cathekine   de   Sienne  à), 
p.   899. 

—  (Sulpiciens;  ont  la  direction  du  séminaire  de), 
p.  417. 

—  (hôpital  du  chapitte  cathédral  de),  p.  900. 

—  (ville  &  habitants  de),  p.  898. 

—  (maison    appartenant    à    l'abbaye    de   Mazan, 
sise  à),  p.  604. 

VIVIERS  (Arnaud  de),  p.  588. 

ViviÈS,  église  paroissiale  près  de  Lavaur,  p.  797; 

Viviers  {Tarn),  arr.  de  Lavaur. 
VoDABLES,  châtellenie,  p.  92  {Puy-de-Dôme),  arr. 

d'Issoire. 
VOÏCA,  abbé  de  Saint-Chinian,  p.  529. 
VOISINS  (Bernard  de),  p.  461. 
VOISINS  (Pierre  de),  enquêteur  du  roi,  p.  727. 
S.  VOLUSIEN  (martyre  de),   p.   849;    ses   reliques, 

p.   85o. 
S.  VOSY,  évêque  du  Velai,  p.  400. 
Voulte-sub-l'Allier,  p.  402. 
VouLTE,  prieuré  de  l'ordre  de  Cluny,  p.  444. 
VouREY,  église,  p.  574   {Isère),  arr.  de  Saint-Mar- 

celïin. 
VULFALD  ou  GOLFALD,  abbé  de  Saint-Chaffre, 

évêque  de  Die,  p.    071. 
VULFARIUS,  comte  d'Albi,  p.  448. 
VULFEGAIRE,  évêque  de  Béziers,  p.  262. 

w 

WADALDUSou  WADALDE,  évêque  d'Elne,  pp.  5l, 

340. 
WAINARD,  évêque  de  Conserans,  p.  379. 


1044 


TABLE  GÉNÉRALE  DES   NOMS   ET  DES   MATIÈRES. 


31 


WALAFRÈDE,  abbé  de  Sotèze,  p.  5i2. 

WALAFRID,  évèque  d'Uzès,  p.  299. 

WALCHARIUS,  frère  du   vicomte  Albéric,   p. 
faut-il  l'identifier  avec  Ulveradus?  p.  5r. 

WALCHERON,  p.  262. 

WALS  (N.  de),  abbé  du  Canigou,  p.  464. 

WALTER.  ydr  GAUTIER,  évéque  de  Maguelonne, 
p.  314. 

WAMBA,  roi  d'Espagne,  p.  902. 

S.   WANDRILLE,  abbé  de  Fontenelle,  p.  35i. 

WAUTIER,  archevêque  de  Sens,  p.  47. 

WENEDURIUS,  évèque  d'Elne,  p.  340. 

WICBERT.  FoiV  UGBERT,  évèque  de  Nimes, 
p.    275. 

WICBERTUS,  évéque  supposé  de  Nimes,  p.   93. 

WIDEFRID,  le  même  que  Walafrid,  évèque  d'Uzès, 
p.    299. 

WIDINILDA,  comtesse  de  Barcelone,  p.  906. 

WIFRED,  archevêque  de  Narbonne,  abbé  de  Saint- 
Paul  de  Narbonne,  pp.  46.'),  5oi.  Voir  GUI- 
FRED. 

WIFRED.  Voir  GUXFRED,  évèque  de  Carcassonne, 
p.    329. 

WIFRED,  abbé  de  Saint-Victor  de  Marseille, 
p.   507. 

WIFRED  LE  VELU,  comte  de  Barcelone,  pp.  246, 
478,   721,   906. 

If^igo.  VolrGVl  DE  TEICHIÈRES,  abbé  de  Gail- 
lac,  p.  59a. 

WILAFRED,  abbé  de  Montolieu,  p.  4,56. 

WILESINDE,  évèque  d'Agde,  p.  3o5. 

WILLARD  ou  GUILLARD,  abbé  de  Saint- Théo- 
dard, p.  425. 

WILLÉGISILIUS,  évêqiie  de  Toulouse,  p.  35i. 

WILLENCUS,  abbé  de  Franquevaux,  p.  629. 

WILLERAN  ou  GUILLERAN ,  évèque  de  Carcas- 
sonne, pp.   i3,  r.6.  FoiV  GISLERAN. 

Wi.vtiiiiSTEr,,  p.  232. 


WINI.MAN,  archevêque  d'Embrun,  p.  71. 
WISADUS   I,  évèque  d'Urgel,  p.  904. 
WISADUS   II,  évéque  d'Urgel,  p.  906. 
WISANDE.  Voir  GISANDE,  évèque  de  Carcassonne, 

pp.   247,  329. 
WITARD    I    ou    GUITARD,    abbé    de    Psalmodi, 

p.  5o6. 
WITARD   II,  abbé  de  Psalmodi,  p.  507. 
WITARD,  nbbé  de  Saint-Julien  d'Uzès,  p.  866. 
WITISA,  abbé  d'Exala,  p.  475. 
WITIZA,  abbé  de  La  Grasse,  p.  478. 
WITTENHALL  (Thomas  de),  sénéchal   ajglais   du 

Rouergue,  p.  884. 
WULFARICUS,  abbé  de  Jocou,  p.  721. 


X 


XATMAR     ou     ACATMEIRUS,    abbé    de    Soride, 

p.    ^61. 
XIMÈNE,   femme   de    Roger   III,  comte    de    Foix, 

pp.  113,429. 


Y 

YOLANDE,  abbcsse  de  Vignogoul,  p.  827. 
YOLANDE,  femme  du  vicomte  Frotard,  p.  600. 
S.  YVES,  date  de  sa  canonisation,  p.  319. 
YVES,  abbé  de  Cluny,  p.  609. 


ZENON,  évéque  de  Bayeux,  p.  i:i5. 


-4p«,«'l/îÇ«,^Ç«.<Ç't4Ç«.iï9t4Ç5t4Ç«,«ît!iÇ't«'t««-iÇ«l/««^^  ,<?« 


ADDITIONS   ET   CORRECTIONS 


Pag'  n7- 

Colonne  i,  troisième  avanf-Jernîère  li- 
j;ne  :  au  lieu  de  Saint-Leucade  /fje^  Sainte- 
Léocadie. 


Page  2(!4. 

Art,  XXXV,  I.  12  :  corrige':^  Caiimonf;  — 
lig.  i5  :  Lieuraa;  —  art.  XXXVI,  lig.  i  : 
de  Rocozels. 


P.ige  252. 

Col.  I,  cinquième  avant-dernière  ligne  ; 
l'ordre  de  Saint-Damien  ;  cest  une  des  deux 
branches  de  l'ordre  des  Clarisses, 

Page  205. 

Col.  I,  art.  LI,  lig.  4  :  corrige'^  d'Haurech 
en  d'Harcourt. 


Page  205. 

Col.  I,  lig.  2  :  corrige'^  Etienne  de  Ser- 
vian  (de  même,  art.  XXXVII,  lig.  5);  — 
lig.  6  :  (le  Pézénas;  —  lig.  7  :  d'Usclas;  — 
art.  XXXVIII,  lig.  2  :  de  Montpeyroux; 
—  lig.  7  ;  de  Bessan. 

Col.  2,  lig.  4  ;  Castelnau  au  lieu  de  Châ- 
teau-Neuf. • 


Page  261. 

Col.  1,  art.  XXI,  lig.  4  :  Badon  corrige'^ 
Badonnes. 

Page  263. 

Col.  I,  lig.  3  :  au  lieu  de  Tremesaigues 
il  faut  Tramesaigues. 

Col.  2,  art.  XXVII,  lig.  7  :  au  lieu  de 
Koyan  il  faut  Roujan;  —  art.  XXVIII, 
lig.  3  :  Piiissclicon  corrige'^  Puissalicon;  — 
art.  XXIX,  lig.  1  :  corrige^  Guillaume  de 
Scrvian  ;  —  lig.  \\  :  au  lieu  de  Popien  liseï^ 
Poupian. 

Page  264. 

Art.  XXXIV,  lig.  16  :  corrige^  Boujan, 


Page  266. 

Col.  1,  art.  XLVI  :  corrige^  de  Vallau- 
quès. 

Col.  2,  art.  XLVII,  lig,  i3j  Clément  II 
corrige^  Clément  IV. 

Page  280. 

Col.  2,  art.  XLIX,  lig.  11  :  corrige^  Saint- 
Symphorien  le  Châtel. 

Page  290. 

Col.  I,  art.  XXX,  lig.  J^  :  au  lieu  de  iijç 
lire  I  259. 

Col.  2,  art.  XXXII,  lig.  2  :  au  lieu  de 
Koquoseille  lire  Roco/els. 


1046 


ADDITIONS   ET  CORRECTIONS. 


Page  292. 

Art.  XLV,  lig.  I  :  au  lieu  de  Bernard 
Guidon  ou  de  la  Guyonie  il  faut  lire  Ber- 
nard Gui. 

Le  véritable  nom  de  ce  célèbre  prélat  &  écrivain 
est  Bcrnardus  GuiJoniSf  par  conséquent  Bernard 
[fils  de]  Gui;  M.  L.  Delisle  prépare  depuis  déjà 
longtemps  une  étude  sur  cet  historiographe,  dont 
les  ouvrages  extrêmement  nombreux  sont  des  plus 
importants  pour  l'histoire  littéraire  du  moyen 
âge. 

Page  293. 

Art.  LV  :  le  véritable  nom  Je  ce  prélat  est 
Guillaume  IV  Grimoard. 


Page  294. 

Art.  LXI  :  le  véritable  nom  de  cet  évèque 
est  de  Casilhac;  c'est  le  nom  d'une  petite  ville 
du  diocèse  d'Albi^ 

Page  299. 

Col.  2,  art.  XII,  avant-dernière  ligne  ; 
lire  Saissi-les-Bois. 

Page  3oo. 

Col.  2,  art.  XXV,  avant-dernière  ligne  : 
lire  Mauriac. 

Page  3o6. 

Co\.  2,  art.  XXVI,  à  la  fin  :  lire  11  22. 

Page  3o8. 

Art.  XLl,  lig.  6  :  lire  Boussagues. 
Col.  2,  lig.  6  : 

L'original  de  ce  testament  est  aujourd'hui  à  la 
Bibliothèque  nationale;  latin  lyiiS. 


Page  373,  art.  VIII  : 

En  effet  certaines  chartes  du  cartulaire  dé  Lézat, 
pour  l'église  de  Saint-Béat,  mentionnent  ces  deux 
personnages  à  la  fois,  &  dom  Vaissete  a  placé  ces 
textes  vers  l'an  980.  (Voir  t.  V,  c.  292.) 

Page  417. 

Art.  LXXXI,  lig,  16  :  au  lieu  de  Pamiers 
lire  Viviers. 

Page  422. 

Art.  VII,  lig.  2  :  lire  Bertrand  de  Saissac  ; 
—  art.  VIII  :  corriger  le  nom  de  cet  abbé 
ainsi  que  suit  Udalger  ou  Uzalger  de  Niort 
(de  Aniorto). 

Page  434. 

Col.  2,  art.  V,  première  ligne  :  au  lieu 
de  abbé  lire  évêque. 

Page  437,  col.   I,  art.  XX  : 

Les  beaux  livres  de  chœur  exécutés  pour  l'égiiss 
de  Mirepoix,  par  ordre  de  l'évêque  Philippe  de 
Lévis,  existent  aujourd'hui  à  la  bibliothèque  pu- 
blique de  Foix;  mais  ils  ont  été  indignement  mu- 
tilés &  les  belles  miniatures  qui  les  ornaient  ont 
toutes  disparu. 

Page  438. 

Dix-septième  avant-dernière  ligne  :  au 
lieu  de  1181  il  faut  lire  1211. 

Col.  2,  art.  II  :  seigneur  de  Daumazan. 

Page  441. 

Col.  I,  art.  VI  :  corrige^  Antoine  de 
Loubens  de  Verdale. 

» 

Page  444. 

Col.  2,  art.  VIII  :  corrige^  Raimond  II 
d'Autigaac. 


Page  309.  Page  461. 

Col.  I,  art.  L,  lig.  2  :  corrige':^  seigneur  Col.  2,  art.  LVI,  lig.  10  :  corrige^  d'Es- 

de  Florensac  &  d'Adéla'ide  de  Caylus.  pondeillan. 


Page  33î,  art.  XXXVII  : 

Ce  prélat  restî  longtemps  sans  obtenir  ses  bulles 
de  confirmation.  —  En  janvier  1267  (v.  st.),  Al- 
phonse de  Poitiers  écrivait  à  Clément  IV  pour  les 
obtenir.  (Lat.    loyiS,  i"  29  r".) 


Page  407. 

Col.  I,  art.  XVIII,    lire  Bernard    1    d'A- 
mansas. 

Col.   2,  art.  XXII  :  Use\  Bernard   II   de 

Magalas. 


ADDITIONS  ET 

Page  460. 

Col.  2,  art.  XXXVI  :  Bertrand  de  Palaja. 

Page  466. 

Col.  I,  art.  XXVIII  :  au  lieu  de  Sperau- 
san  lire  Esperaza. 

Page  468. 

Col.  2,  art.  XLIV  :  corrige'^  de  Gaujeac. 

Page  469,  art.  XLVIII  : 

Cet  article  est  très-incomplet;  Jean  Joiiflfroy  fut 
é»êqiie  d'Arras,  puis  d'Albi  &  abbé  de  Saint-Ser- 
nin  de  Toulouse,  de  Bonnecombe,  de  Caunes,  &c. 
C'est  l'un  des  plus  célèbres  conseillers  de  Louis  XI. 
On  peut  consulter  sur  lui  la  notice  un  peu  confuse, 
publiée  par  M.  Fierrille  en  1874.  Paris,  Hachette, 
in-8°. 

Page  480. 

Col.  I,  art.  XXV,  lig.  5  :  lise^  comte  de 
Pailhas;  —  art.  XXXI  :  Use'^  Guillaume  II 
de  Servian. 

Page  481. 

Col.  I,  art.  XXXVI  :  lise'^  Auger  de  Gou- 
gens;  —  art.  XXXVII,  lig.  11  :  corrige^ 
Saint-Pierre  des  Champs. 

Page  482. 

Col.  2,  art.  L,  lig.  20  :  //«^  Saint-Félix 
de  Pésilha. 

P.ige  486. 

Col.  2,  art.  XVII  :  lise'{  Bernard  II  de 
Magalas. 

faje  489. 

La  liste  des  abbés  de  Lézat  qui  suit  est  assez  dé- 
défcctueuse,  surtout  pour  la  partie  ancienne;  on 
pourra  la  corriger  en  pirtie  au  moyen  du  catalo- 
gue des  actes  de  cette  abbaye  que  nous  donnons  au 
tome  V  de  la  présente  édition.  Quant  aux  abbés 
que  M.  MabiUe  ciie  en  tète  de  cette  note,  le  pre- 
mier &  le  troisième  appartiennent  Peyrissas  ;  le 
second  nous  est  inconnu  &  n'est  pas  cité  par  le 
cartulaire,  au  moins  dans  son  état  actuel;  quant 
au  quatrième,  Asnarius,  c'est  probablement  le  fon- 
dateur de  Peyrissas.  (Voir  sur  cette  dernière  abbaye 
la  Note  sur  les  établissements  religieux  du  diocèse 
de  Comminges.) 


CORRECTIONS.  .  1047 

Page  485. 

Col.  I,  art.  XX  :  corrigeai  Bernard  de 
Durban. 

Pag=  497- 

Col.  I,  art.  IX  :  Zùe^  Guillaume  de  Ro- 
cozels. 

Col.  2,  art.  XV,  lig.  5  :  Saint-Jean  de 
Grézan. 

Page  499. 

Art.  XXXIV  :  corrige'^  Imbert  de  la  Haye. 

Page  5o2. 

Art.  XX  :  ce  Pons  I  de  Brugal  devînt  plus' 
tard  èvèque  de  Carcassonne. 

Page  5o3. 

Art.  XLII  :  probablement  Pons  II  d'O- 
range. 

Page  S04. 

Art.  LXIII  :  ce  Pierre  d'Auxillon /u( /lere- 
dant  plusieurs  années  éveque  de  Carcassonne  ; 
il  avait  été  élu  canoniquement  par  le  chapitre 
cathédral. 

Page  Ô08. 

Col.  I,  art.  XXXII  :  corrigei^  de  Kage. 

Page  r>0(). 

Col.  2,  note  :  corrige'^  Français  20896. 

Page  5 12. 

Art.  IX  :  Arnaud  I  de  Villeboras. 

Page  5i3. 

Art.  XXX  :  corrige^  Gaillard  d'Ondes 
(Haute-Garonne,  arr.  de  Toulouse). 

Page  547. 

Art.  XXVI  :  Use^  Pons  IV  de  Gaja. 

Page  563. 

Col.  2,  lig.  19  :  au  lieu  de  B.  Piano  lire 
B.  de  Piano. 

Page  564. 

Art.  XII  :  lire  Bérenger  II  de  Moussan 
{de  Motiano);  —  art.  XXIX  :  liseï  Pons 
d'Orange. 


1048 

Page  571. 

Art.  IX,  lig.  6  :  lise'{  Sainte-Enimie. 

Page  582,  col.  2,  art.  IX  : 

La  restauration  du  monastère  de  Saint-Salvi 
eut  lieu  à  une  époque  que  nous  ne  connaissons 
pas  exactement,  mais  qu'il  faut  fixer  à  1206-1208. 
(Voir  tome  V,  catalogue  d'Albi,  n.  325,  col.  1408, 
&  l'erratum.') 

Page  583. 

Art.  XIV,  lig.  II  -.au  lieu  de  Ouric  lire 
Oalric. 

Page  584. 

Art.  XXXI  :  lire  peut-être  de  Montoire. 

Page  586. 

Col.  2,  note,  lig.  8  :  corriger  certaine- 
ment en  probablement;  notre  première  affir- 
mation était  trop  absolue. 

Page  586. 

Partout  nous  avons  mis  Mas-Garnier  au 
lieu  de  Mas-Grenier  pour  nous  conformer  à 
l'usage  des  anciens  auteurs;  la  forme  actuelle 
de  ce  nom  est  d'ailleurs  Mas-Grenier. 

Page  587. 

Col.  2,  passim  :  Ocamville  corriger  Au- 
camville. 


Art.  VII,  lig.  10  ;  meiie'{  de  Dieupenlale 
&  supprime':^  l'italique;  commune  du  dépar- 
'  tement  de  Tarn- & -Garonne,  arrondisse- 
ment de  Castelsarrasin. 

P.ige  591,  col.  2,  note  2. 

Nous  laissons  à  l'auteur  de  cette  note  la  respon- 
vabilité  de   cette  étymologie.    Les   plus   anciennes 


ADDITIONS   ET  CORRECTIONS. 


formes   latines   du    nom    de   cette   montagne   sont 
CanicOj  Canlconus, 

Pages  618  &  suiv. 

Voir  sur  l'abbaye  de  Fontfroide  le  récent  ou- 
vrage de  M.  Cauvet,  de  Narbonne,  qui  fournit 
de   curieux  détails   pour  l'histoire  du    pays  &  des 


Col.  2,  art.  XXX,  lig.  6  :  Loup,  comte 
de  Foix  corrige-^  Loup  de  Foix. 

Page  647,  col.  2. 

Il  faut  probablement  identifier  les  abbesses  in- 
diquées sous  les  n"»  III  &  XVIII;  cette  abbesse 
unique  devrait  vraisemblablement  se  placer  au 
commencement  du  quinzième  siècle. 

Page  648. 

Art.  XXV  :  il  faut  probablement  lire  An- 
toinette I  de  Palaja. 

Pages  648  &  suiv. 

Sur  la  chartreuse  de  Bonnefoy  on  pourra  con- 
sulter le  catalogue  des  actes  de  cet  éiablissement, 
publié  au  tome  VIII  de  la  présente  édition  &  dressé 
d'après  un  manuscrit  du  dix-septième  siècle,  com- 
muniqué à  l'éditeur  par  M.  H.  Vaschalde,  de  Vais 
en  \^ivarai5. 

Page  764. 

Note  I,  sixième  avant-dernière  ligne  : 
corrige^  o  |  on  en  von  (pour  vos  ne). 

Page  915,  col.   2,  ajouter  l'article  suivant  : 
AIMERI,  abbé  deCaunes,  p.  465. 

Page  920,  col.   t,  ajouter  de  même  : 

ANTOINE  II  DE  SAINT-NECTAIRE  ou  DE 
SENNETERRE,  évèque  du  Puy,  abbé  de  Saint- 
Chaffre,  p.  410;  à  identifier  avec  l'abbé  de  Saint- 
Chaffre  du  même  nom  (même  page,  col.  2.) 


FIN    DU    TOME    QUATRIÈME. 


TOULOUSE,   TYPOGRAPHIE   PAUL   PRIVAT,   RUE   TRIPIERE,    p. 


O 


DC 

611 

L298V5 

1872 

t.U 

pt.2 


Vie,  Claude  de 

Histoire  génlrale  de 
Languedoc  avec  des  notes 


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